Les collectivités de retour dans le jeu

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:23:28

© Dna, Mardi le 22 Janvier 2019
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Les collectivités de retour dans le jeu
 

 
Les élus veulent défendre leur rôle.
La démocratie directe, c'est bien mais avec des corps intermédiaires, c'est beaucoup mieux. Le premier message envoyé hier par les présidents des associations de communes, départements et régions rassemblées au sein de Territoires Unis rappelle la place « incontournable » de l'élu local dans le dispositif républicain. Gérard Larcher (LR), président du Sénat, la chambre des collectivités, le dit tout net : « Avant de tirer au sort des citoyens, il faut rappeler que plus de 500 000 élus locaux ont la même légitimité que le président de la République à représenter les Français. Ils sont la trame de la République. »
Décentralisation, la solution

« Il faudra bien un corps capable de faire le filtre, la hiérarchisation et la construction de solutions face à des propositions dont le caractère contradictoire sera absolument gigantesque, plaide le Normand Hervé Morin (Centre), président de l'association des Régions de France. Ce n'est pas dans des bureaux à Paris que se dessine l'avenir de la France. Ce n'est pas avec un homme providentiel et des députés qui, avec le quinquennat, sont devenus de simples représentants du chef de l'État que l'on peut résoudre les crises sociale, territoriale et démocratique. Ce système est à bout de souffle ».

Les associations favoriseront donc les remontées mais « nous ne serons pas les animateurs d'un débat décidé et organisé par l'État », avertit François Baroin (LR), président de l'Association des maires de France (AMF). En revanche, ils entendent être associés aux arbitrages qui découleront du grand débat et à leur mise en oeuvre. Ils plaident pour une relance de la décentralisation, « sans aller jusqu'à une République fédérale car ce n'est pas notre culture », tempère François Baroin.

Pour le président des Départements, Dominique Bussereau (droite), « l'État doit se délester de missions inutiles qu'il n'est plus en situation de porter dans le sport, le social, l'emploi, la culture, l'économie, le tourisme qui font doublon pour se recentrer sur la justice, l'enseignement, la sécurité. C'est un bon moyen de répondre à la crise ».
P.J