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72 maires et élus soutiennent Macron

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 08:00:34

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72 maires et élus soutiennent Macron
 

 
Alors que la droite est en pleine crise, 72 maires et élus locaux de droite et du centre ont annoncé leur soutien à Emmanuel Macron, dans une tribune publiée ce samedi soir par Le Journal du dimanche.

« Nous sommes de ceux qui souhaitent la réussite impérative de la France, c'est pourquoi nous voulons la réussite du président de la République et du gouvernement car rien ne se construira sur leur échec », écrivent-ils.

Parmi eux, on trouve Alain Chrétien, maire de Vesoul (Haute-Saône), Laurent Hénart, maire de Nancy (Meurthe-et-Moselle), Pierre-Marie Charvoz, maire de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie), Chantal Eyméoud, maire d'Embrun (Hautes-Alpes), Anne-Marie Forgeoux, maire de Monêtier-les-Bains (Hautes-Alpes), Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace agglomération (Haut-Rhin), Gérard Lebas, premier adjoint au maire de Châlons-en-Champagne (Marne), Franck Leroy, maire d'Epernay (Marne), Franck Reynier, maire de Montélimar (Drôme), et Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère (Drôme).
« Le temps n'est plus aux querelles de chapelles »

« Il n'est pas trop tard pour redonner au plus grand nombre confiance en l'avenir et en l'action politique », écrivent encore les élus signataires. « En tant que maires, en tant qu'élus de proximité en prise directe avec les réalités des Français, nous devons prendre notre part à ce travail de reconstruction nécessaire et largement attendu. »

« Nous refusons de nous laisser réduire à une étiquette, à une consigne de vote, à un appareil partisan. Notre parti, ce sont d'abord nos habitants, c'est la République », affirment-ils. « Le temps n'est plus aux querelles de chapelles ou aux écuries présidentielles. »

 

 
 

 

Fabian Jordan cosigne une tribune de soutien à Macron

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 07:59:54

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Fabian Jordan cosigne une tribune de soutien à Macron
 

 
Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace agglomération (M2A), compte parmi les 72 signataires de la tribune publiée ce samedi par le Journal du Dimanche (JDD), sous le titre « La République des maires et des élus locaux ». Objet de leur texte : soutenir l'action du président de la République Emmanuel Macron et de la majorité parlementaire.

« Nous sommes de ceux qui souhaitent la réussite impérative de la France. C'est pourquoi nous voulons la réussite du président de la République et du gouvernement car rien ne se construira sur leur échec », écrivent ainsi les signataires de la tribune, avant de préciser toutefois : « Nous refusons de nous laisser réduire à une étiquette, à une consigne de vote, à un appareil partisan. Notre parti, ce sont d'abord nos habitants, c'est la République. Nous souhaitons valoriser et transmettre ce qui a fonctionné dans nos villes, sur nos territoires [...]. Pas à un camp, mais à tous. Le temps n'est plus aux querelles de chapelles ou aux écuries présidentielles. »

Joint par nos soins en milieu de soirée, Fabian Jordan explicite sa pensée : « De mon point de vue, il s'agit de tout sauf d'une démarche partisane : il s'agit de rassembler les énergies. C'est Christophe Béchu, président de l'Observatoire national de l'action sociale [NDLR : l'un des initiateurs de cette tribune], qui m'a sollicité par amitié et si j'ai signé ce texte, c'est que je veux effectivement que la France réussisse. » Le président de M2A ajoute : « Le gouvernement doit pour cela tenir compte des initiatives qui émanent des territoires, comme celle de la Journée citoyenne. »
E. D.

 

 
 

 

Le vote alsacien est-il en voie de normalisation ?

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 08:31:33

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Le vote alsacien est-il en voie de normalisation ?
 

 
Élections européennes dans un bureau d'Ostwald, le 26 mai dernier. Photo DNA /Michel FRISON
« Ça donne à réfléchir. » Ce constat volé à un centriste alsacien à l'issue des élections européennes illustre autant la sidération qu'une prise de conscience face au séisme politique à l'oeuvre en Alsace depuis la dernière présidentielle.

Avant, l'Alsace était coupée du reste du pays par un vote acquis à la droite et au centre depuis des décennies. Souvenez-vous : l'îlot bleu dans une France rose aux élections régionales de 2004 et de 2010, et aux législatives de 2012, mais aussi les regards focalisés sur le vote frontiste alsacien depuis l'élection présidentielle de 1995.
« Les structures sociales ont changé »

Aujourd'hui, l'Alsace est coupée en deux comme le reste du pays. Les écarts entre les votes régional et national constatés par le passé à l'occasion de tous les scrutins se réduisent comme peau de chagrin depuis que l'élection d'Emmanuel Macron a cristallisé la fin du clivage gauche-droite. « Les situations se précipitent pendant les campagnes électorales, observe un élu local. Si l'effondrement de la droite alsacienne est tel, c'est parce que les structures sociales ont changé. »

Les prémices de cette évolution ont été visibles dès le premier grand meeting de province qu'Emmanuel Macron a donné le 4 octobre 2016 à Strasbourg. L'assemblée réunie ce soir-là disait déjà tout de la révolution en marche dans les centres urbains. Elle s'est confirmée dès le premier tour de la présidentielle avec le candidat d'En marche en tête à Strasbourg, Colmar et Mulhouse, mais aussi à Saverne, Barr, Sélestat, Molsheim, Rixheim et Brunstatt.

L'ancrage du macronisme s'est confirmé le 26 mai dernier dans ces villes moyennes, mais aussi à Haguenau, Wissembourg et Obernai. Ces résultats sont l'expression d'un électorat qui s'est urbanisé, y compris dans ces communes acquises jusqu'à présent à la majorité alsacienne de la droite et du centre. Ce constat nuance, sans toutefois le mettre à mal, le clivage traditionnel entre le vote urbain, plutôt progressiste, et un vote périurbain, plus conservateur.

La population de ces villes moyennes change plus vite que dans les territoires ruraux. Jeune et mobile, sensible aux questions environnementales et sociales, elle est connectée aux métropoles dont sa commune est souvent le prolongement.
« Nos électeurs sont partis,mais ils ne sont pas loin »

Le vote Macron s'étend plus qu'il n'essaime. Son ancrage a commencé en 2017 par l'adhésion d'une partie de l'électorat social-démocrate avant de se confirmer en 2019 par le ralliement d'un électorat chrétien-démocrate. Les socialistes et les Républicains en sont pour leurs frais.

L'irruption d'Emmanuel Macron permet au centrisme alsacien de retrouver le lit qu'il avait délaissé quand il s'est dissous dans l'UMP en 2002, et aux écologistes de reprendre quelques couleurs. Aujourd'hui RN, l'ex-FN se maintient. Le big bang de 2017 questionne les stratégies politiques du PS et des Républicains.

Si la ligne suivie par les socialistes a pu convaincre en ville, elle est restée inaudible au-delà, dans les champs. Quant aux Républicains, la rente de situation sur laquelle ses élus vivent depuis la Libération les a empêchés de se remettre en question. « Nos électeurs sont partis, mais ils ne sont pas loin », estime Laurent Furst, président des LR du Bas-Rhin. Reviendront-ils aux municipales de 2020 ? Les manoeuvres et les interrogations de certains candidats suggèrent que le particularisme électoral alsacien s'est déjà bien éloigné.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Quand les « Marcheurs » mulhousiens invitent à cogiter

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 07:58:43

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Quand les « Marcheurs » mulhousiens invitent à cogiter
 

 
Vingt-six personnes - de tous bords politiques, hors extrêmes - ont pris part à la rencontre.  Photo L'Alsace /E.D.
Vingt-six participants, pas un de plus, pas un de moins : on est loin de l'affluence classique d'un meeting électoral. Ça tombe bien, il ne s'agit pas de cela. Si la rencontre organisée ce samedi matin à l'hôtel Bristol de Mulhouse est notable sur le plan politique, ce n'est pas par son affluence, mais d'abord par sa nature : une séance de travail des « Marcheurs » locaux, dédiée à l'enjeu des municipales de mars 2020, mais ouverte à tous, sans exclusive, hors les extrêmes, de gauche comme de droite. Une rencontre organisée « contre personne, mais pour Mulhouse », insiste d'emblée le député (apparenté Modem) de la 6e circonscription du Haut-Rhin Bruno Fuchs. Et de fait, l'assistance est transpartisane : assis aux côtés de quelques figures mulhousiennes de LaREM (Annouar Sassi, Cécile Lehr, Denis Rambaud...) et de leurs alliés du Modem (Christian Steger, Philippe d'Orelli, Emmanuelle Suarez), certains présents ont d'abord répondu à l'invitation par intérêt intellectuel : ainsi d'Anne-Catherine Goetz, adjointe du maire de Mulhouse Michèle Lutz, et de Cléo Schweitzer, élue (PS) d'opposition.
Un début de recomposition

Pour le dire autrement, ce n'est pas aujourd'hui que des annonces seront faites en matière d'alliances ou de ralliements. Des discussions existent pour cela en coulisses, mais il s'agit ici d'entamer l'élaboration d'un projet pour Mulhouse, bien au-delà de l'échéance de mars 2020. « Il serait néfaste de partir trop tôt dans une approche politicienne, insiste encore Bruno Fuchs. Il faut d'abord d éfinir une ambition pour la ville, à l'horizon de 2030. »

Aussitôt dit, chacun se joint à une séance de remue-méninges, par groupe de huit ou neuf. Au bout de quelques minutes, des idées similaires fusent des différents cercles : l'envie de valoriser une « ville-monde » forte de 130 nationalités, la volonté d'en faire un modèle de transition écologique, celles de jouer à fond la carte de la proximité avec Bâle et de mettre en valeur son campus, etc. Bref : on n'en est encore qu'aux généralités - mais le véritable enseignement de la matinée est ailleurs : à neuf mois des municipales, la lente recomposition du paysage politique mulhousien est d'ores et déjà engagée.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Un chancelier écolo après Angela Merkel ?

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 08:16:48

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Un chancelier écolo après Angela Merkel ?
 

 
Annalena Baerbock et Robert Habeck, la « dream team » des Verts allemands. Photo Tobias SCHWARZ/AFP
Jamais le parti écologiste n'a été aussi populaire en Allemagne : avec un score de 20,5 % aux élections européennes fin mai, il a pris la deuxième place devant le partenaire de la chancelière au gouvernement, le parti social-démocrate (SPD) en pleine déshérence. Depuis, plusieurs sondages ont donné Die Grünen talonnant le parti conservateur (CDU) d'Angela Merkel, et même, à deux reprises, le dépassant.
« Dream team »

Pour beaucoup, la question aujourd'hui est moins de savoir si un Vert accédera à la tête du gouvernement de la première économie européenne que de déterminer lequel de ses deux dirigeants - Robert Habeck ou Annalena Baerbock - l'obtiendra. Ayant des personnalités très différentes, ils sont souvent qualifiés de « dream team ».

Robert Habeck, avec son éternelle barbe de trois jours et son sourire charmeur, dispute depuis des mois à la chancelière la place de responsable politique le plus populaire du pays. Omniprésent dans les talk-shows, ce docteur en philosophie de 49 ans a récemment fait la couverture de l'hebdomadaire Stern, qui posait la question : « Notre prochain chancelier ? » Père de quatre enfants, originaire du nord de l'Allemagne, il est aussi écrivain et a coécrit des livres avec son épouse, également musicienne.

Le quotidien conservateur Die Welt mise quant à lui sur sa jeune et éloquente collègue Annalena Baerbock, 38 ans, malgré une popularité moindre. Mère de deux enfants, elle se destinait au journalisme avant d'attraper le virus de la politique après un stage avec les Verts au Parlement européen. Elle est décrite par Der Spiegel comme « la patronne » parmi les deux dirigeants, celle qui a réussi à unir les différentes mouvances au sein du parti écologiste, connu pour ses querelles internes chroniques.

 

 
 

 

conseil de l'europe - Des jeunes qui remontent aux sources

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 08:29:50

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conseil de l'europe - Des jeunes qui remontent aux sources
 

 
Une trentaine de jeunes franco-allemands ont notamment découvert le Conseil de l'Europe, à Strasbourg, avec le Rotary Club de Thann-Cernay. Photo L'Alsace /Romain GASCON
Un vent froid balaie le parvis du Conseil de l'Europe, jeudi matin à Strasbourg. Les organisateurs de la 3e édition des Journées des rencontres franco-allemandes des jeunes et les jeunes les premiers arrivés trompent l'attente en essayant de deviner à quels pays correspondent les 47 bannières alignées. La visite du Conseil est la première étape d'un séjour qui va conduire jusqu'à samedi 15 Allemands et 15 Français âgés de 19 à 25 ans à la découverte d'une politique et d'une économie qui se vivent à une échelle transfrontalière.

« Cette année, nous avons souhaité donner une tonalité plus politique à la rencontre. Le Conseil de l'Europe, avec sa vocation de défendre les droits de l'homme, les libertés et la démocratie, nous a semblé une bonne porte d'entrée, explique Antoine Zagari, le membre du club Rotary de Thann-Cernay à l'origine de l'opération. Le moteur franco-allemand est au coeur de l'Europe. Allemands et Français sont-ils liés par une communauté de destin ? C'est sur les jeunes que repose le rapprochement franco-allemand et l'avenir de l'Europe ! Nos rencontres annuelles ont pour but d'établir des passerelles. » Elles sont organisées alternativement par les deux clubs partenaires de Thann-Cernay et de Tuttlingen, dans le Bade-Wurtemberg.
Comme un eurodéputé

Le deuxième temps fort de la journée à thématique politique a projeté les jeunes dans la peau d'un eurodéputé du Parlement, le temps d'une simulation de réunion de commission organisée par les Jeunes européens-Strasbourg. Chaque binôme franco-allemand avait la charge de représenter le point de vue simultanément d'un des partis du Parlement européen et d'un des 28 pays de l'Union européenne, sur un texte très actuel « établissant un cadre pour limiter l'usage et la production de l'huile de palme ».

« Attention, au Parlement, il arrive que les clivages ne soient pas idéologiques mais géographiques, prévient Clément, membre des Jeunes européens. Nous ne connaissons pas tous les tenants et aboutissants de cette thématique, mais dites-vous que c'est pareil pour les députés européens. Il s'agit de se positionner. Doit-on faire des alliances ? Des négociations ? Vous allez lire ce texte et proposer des modifications. »

Sara, 18 ans, serveuse en Allemagne, est enthousiaste : « C'est extrê mement bien fait. En pratiquant, on apprend beaucoup plus d'informations qu'à l'école, où on nous complique les choses en nous surchargeant avec des connaissances ». Élue de l'Alde (Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe), elle est parvenue à trouver un terrain d'entente avec ses camarades des Verts sur des modifications concernant des exigences sur les salaires des travailleurs et sur un label à mettre en place sur les étiquettes des produits, pour mieux informer le consommateur. Les deux amendements sont acceptés en séance plénière. Le texte final inclut entre autres un système de bonus et un fonds de soutien pour la reconversion des producteurs, portés par les sociaux-démocrates. Aucun amendement émanant du PPE (Parti populaire européen) n'a abouti.

Vendredi matin, le groupe a visité le site de l'entreprise Hager à Obernai, « société à capitaux allemands qui a opté pour un statut juridique européen » (Societas europaea), fait remarquer Antoine Zagari. L'après-midi, pendant que le binôme qui s'était montré le plus convaincant la veille prenait les commandes d'un avion de tourisme pour découvrir le ciel alsacien, le reste du groupe explorait le potentiel des applications des nouvelles technologies dans le domaine de la médecine au CHRU (Centre hospitalier régional et universitaire) de Strasbourg. De cette journée, Sara retient « la rencontre avec la professeure spécialiste du cancer du sein Carole Mathelin. Ça n'est pas tous les jours qu'on rencontre une personne qui a un tel niveau dans son domaine ! Elle a su nous expliquer les choses très simplement. »
« Un esprit d'ouverture »

Reda, 21 ans, marocain, étudiant à l'Ecole de management de Strasbourg, a été marqué par la présentation de l'entreprise Hager : « On nous a expliqué que pour des raisons historiques, en Sarre, les gens possèdent une double culture allemande et française, et que cela contribue à un esprit d'ouverture et à l'innovation. C'est aussi le cas au Maroc, qui a été colonisé. Je porte un peu de culture européenne et en tant que marocain, je me sens aussi concerné par les enjeux en Europe que les Européens eux-mêmes. »

Europa-Park était au menu de la dernière journée. Le matin, les jeunes ont visité le chantier de la nouvelle attraction aquatique Rulantica. L'après-midi, ils se sont livrés à un jeu de piste dans les quartiers pavoisés de motifs bigarrés, tous européens.
Romain GASCON SURFER www.jeunes-europeens-strasbourg.eu et www.rotary-club-thann-cernay.org PLUS WEB Notre vidéo sur le site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

 

Rapportages

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 07:49:54

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Rapportages
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Une collectivité rien que pour l'écotaxe
Lors d'une réunion consacrée à leur canton de Colmar 2, jeudi soir à Horbourg-Wihr, Brigitte Klinkert et Eric Straumann ont défendu la future Collectivité européenne d'Alsace (CEA). La présidente du Haut-Rhin a fait vibrer la corde du « désir d'Alsace » et la nécessité d'une collectivité alsacienne « davantage tournée vers l'Est que vers l'Ouest ». Le député a été plus pragmatique, invoquant la compétence transférée des routes nationales, qui permettra la mise en place d'une écotaxe poids lourd sur un axe autoroutier à l'asphyxie. « Rien que pour cette raison, c'est bien de mettre en place la CEA ».

 
Haut-Rhin vs Bas-Rhin

On peut travailler à mettre en place la Collectivité européenne d'Alsace et défendre sa boutique. Interrogé jeudi soir à Horbourg-Wihr sur un éventuel rapprochement Haut-Rhin/Bas-Rhin des prestations de solidarité versées aux personnes âgées, Eric Straumann indique qu'il pourra subsister des montants différenciés pour le financement des places en EHPAD. « Dans le social, on est un peu meilleurs que dans le Bas-Rhin », détaille le député. « Pas que dans le social », a rebondi Brigitte Klinkert avec un sourire en coin.
Wintzenheim peut dormir tranquille

Plus de bruits intempestifs à trois heures du matin. Le récent déménagement du Poisson rouge à Colmar a fait des heureux à Wintzenheim et notamment au centre-ville où la clientèle de la boîte de nuit pouvait quelquefois générer des nuisances sonores, excès de vitesse ou encore dégâts dans les vignes avoisinantes. L'endroit choisi est désormais moins bucolique, rue Timken en ZI Nord à Colmar, mais les gérants du Rota club auront sûrement moins de réclamations de la part du voisinage.
Du Chinese restaurant à la place Tiananmen ?

La récente manifestation qui s'est déroulée cette semaine à Colmar en mémoire des étudiants chinois massacrés il y a 30 ans place Tiananmen a donné une idée à un internaute. Il propose de rebaptiser la place des Six-Montagnes-Noires en place Tiananmen et d'y installer un panneau explicatif en français et chinois rappelant la répression du régime communiste. Pas sûr que cela plaise aux touristes chinois qui, chaque jour, visitent Colmar et passent devant le désormais fameux bistrot des Lavandières où fut tournée il y a un an la saison 2 de l'émission de téléréalité Chinese restaurant.
Niess sur le départ

Le directeur de l'Office du tourisme de Colmar, Hubert Niess, quittera son poste l'an prochain. Poste enviable et important pour une ville qui revendique plus de 3 millions de touristes par an. Et déjà quelques noms circulent pour lui succéder dont celui d'une personne de la famille d'un des proches adjoints de Gilbert Meyer...
Fair play ?

Colmar et sa proche région connaissent des animations culturelles de haut niveau, quasiment tout au long de l'année, notamment en matière de concerts. Si les organisateurs se font les promoteurs de leurs manifestations, cela n'est pas une raison pour torpiller celles des autres.

En organisant par exemple, systématiquement, des conférences de presse un brin prématurées, mais qui tombent toujours au moment où se déroule un festival concurrent.

 

 
 

 

Le zapping Du bruit en moins

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 07:51:51

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Le zapping
Du bruit en moins
 

 
Plus de bruits intempestifs à trois heures du matin. Le récent déménagement du Poisson rouge à Colmar a fait des heureux à Wintzenheim et notamment au centre-ville où la clientèle de la boîte de nuit pouvait quelquefois générer des nuisances sonores, excès de vitesse ou encore dégâts dans les vignes avoisinantes.

L'endroit choisi est désormais moins bucolique, rue Timken en ZI Nord à Colmar, mais les gérants du Rota club auront sûrement moins de réclamations de la part du voisinage. (Dessin Phil)
? Du Chinese restaurantà la place Tiananmen ?

La récente manifestation qui s'est déroulée cette semaine à Colmar en mémoire des étudiants chinois massacrés il y a 30 ans place Tiananmen a donné une idée à un internaute. Il propose de rebaptiser la place des Six-Montagnes-Noires en place Tiananmen et d'y installer un panneau explicatif en français et chinois rappelant la répression du régime communiste.

Pas sûr que cela plaise aux touristes chinois qui, chaque jour, visitent Colmar et passent devant le désormais fameux bistrot des Lavandières où fut tournée il y a un an la saison 2 de l'émission de téléréalité Chinese restaurant.
? Niess sur le départ

Le directeur de l'office de tourisme de Colmar, Hubert Niess, quittera son poste l'an prochain. Poste enviable et important pour une ville qui revendique plus de 3 millions de touristes par an. Et déjà quelques noms circulent pour lui succéder, dont celui d'une personne de la famille d'un des proches adjoints de Gilbert Meyer...
? Une collectivité rienque pour l'écotaxe

Lors d'une réunion consacrée à leur canton de Colmar 2, jeudi soir à Horbourg-Wihr, Brigitte Klinkert et Eric Straumann ont défendu la future Collectivité européenne d'Alsace (CEA). La présidente du Haut-Rhin a fait vibrer la corde du « désir d'Alsace » et la nécessité d'une collectivité alsacienne « davantage tournée vers l'Est que vers l'Ouest ».

Le député a été plus pragmatique, invoquant la compétence transférée des routes nationales, qui permettra la mise en place d'une écotaxe poids lourd sur un axe autoroutier à l'asphyxie. « Rien que pour cette raison, c'est bien de mettre en place la CEA ».
? Haut-Rhin vs Bas-Rhin

On peut travailler à mettre en place la Collectivité européenne d'Alsace et défendre sa boutique. Interrogé jeudi soir sur un éventuel rapprochement Haut-Rhin/Bas-Rhin des prestations de solidarité versées aux personnes âgées, Eric Straumann indique qu'il pourra subsister des montants différenciés pour le financement des places en Ehpad. « Dans le social, on est un peu meilleurs que dans le Bas-Rhin », détaille le député. « Pas que dans le social », a rebondi Brigitte Klinkert, un sourire en coin.
? Pas très fair-play

Colmar et sa proche région connaissent des animations culturelles de haut niveau, quasiment tout au long de l'année. Si les organisateurs se font les promoteurs de leurs manifestations, cela n'est pas une raison pour torpiller celles des autres.

En organisant par exemple, systématiquement, des conférences de presse que l'on pourrait juger prématurées mais qui tombent pile-poil au moment où se décline un festival concurrent.
? Serge Nicole,candidat cet automne ?

Ce n'est qu'au début de l'automne que Serge Nicole annoncera s'il se représente ou pas. Le maire de Wintzenheim prend son temps et surtout, attend de savoir s'il aura un adversaire en face de lui, en l'occurrence son ancien colistier, Claude Klinger-Zind, désormais son principal opposant.

 

 
 

 

« Zenwiller », l'été de l'amour

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 07:51:03

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« Zenwiller », l'été de l'amour
 

 
Les Gilets jaunes du Nouveau-Monde ont gagné la première manche. La dernière, on l'espère. Photo DNA /M.PF.
Lune de miel au couvent
Aux Dominicains de Haute-Alsace comme à la Ville de Guebwiller, on se félicite, on se réjouit, on se congratule : l'été sera zen dans l'ancien couvent et dans tout Guebwiller. Programme commun, plaquette commune : les deux entités ont travaillé de concert sur ce projet, une première ! On se passe même la pommade d'élu (Klinkert) à élu (Kleitz) : « Merci Brigitte », « Merci Francis ». Et de directeur (Dolfus) à directrice (Jurkiewicz).

La lune de miel a démarré tardivement ; peut-être n'était-ce pas si mauvaise chose : Amori finem tempus, non animus facit. (« C'est le temps, et non la volonté, qui met fin à l'amour »).
Positive altitude

Zen, toujours. En préparant l'été du même nom, Francis Kleitz s'est promené dans les rues de Guebwiller avec l'artiste indien Nawab Khan qui animera notamment les siestes musicales. Ce dernier n'évolue visiblement pas dans les mêmes sphères que le commun des mortels. Confidence du maire : « Il m'a dit qu'il ressentait beaucoup d'énergies positives dans le couvent, bien sûr, mais aussi dans toute la ville. » Conclusion : « C'est de très bon augure pour cet été zen ! »

Et pour la suite ? Non, parce que « Guebwiller, l'énergie positive », ça sonnerait bien comme liste aux municipales, non ?
Pas toujours en tête,le maillot jaune

Présentation de la nouvelle saison des Dominicains. Superbe plaquette, nouveau format, nouvelle couleur. Remarque de la conseillère départementale Karine Pagliarulo : « C'est bien d'avoir mis le programme en jaune justement l'été où le Tour de France va traverser Guebwiller. On pense maillot jaune ! »

« Oui, commente, sourire pincé, Philippe Dolfus. C'est avant tout un jaune "émo" (comme émoticône ?) ». Le directeur n'avait, semble-t-il, pas la « chose cycliste » en tête au moment de la conception de la fameuse plaquette.
Contre chant

Bémol en fin d'AG des Dominicains : une représentante de la chorale locale Crescendo regrette le coût « a ssez élevé » de location des Dominicains pour les associations locales (sachant que Crescendo a rempli deux fois la Nef la saison dernière). Elle s'interroge sur la politique menée.

Le bureau fait corps. Dolfus : « Le CA a validé deux projets pour la saison à venir. » Klinkert : « Nous sommes ancrés dans le territoire, mais les moyens humains ne sont pas extensibles. » Kleitz : « Compte tenu de tous ces éléments, il faut laisser la liberté d'action à l'équipe en place. » Trois voix contre une, dans une assemblée comme dans une chorale, ça fait plus de bruit.
2020, année verte ?

Buhl Environnement : c'est le nom d'une nouvelle association qui vient de fleurir dans la vallée du même nom. On y retrouve Francis Kohler, élu d'opposition et futur candidat à la mairie de Buhl.

Bon, évidemment, aucun lien entre la création de l'association et les élections à venir, nous assure-t-on. Idem pour cette réunion publique de l'opposition municipale, mercredi prochain : ce sera l'heure du bilan, et non une réunion électorale, qu'on se le dise !

D'ailleurs, si les associations de protection de la nature servaient de marchepied pour atteindre la mairie, cela se saurait depuis belle lurette. Ce n'est certainement pas Hubert Ott - qui oeuvre depuis 30 ans au sein de Rouffach Incitation Nature - qui dira le contraire... Mais, mais, mais... Le vent des européennes soufflera-t-il encore l'an prochain ? 2020, année verte ?
Piscine : les soldats du feule bec dans l'eau

Les sapeurs-pompiers de Soultz et Guebwiller sont déçus... Le centre aquatique Nautilia est revenu sur les accords qui leur permettaient d'accéder gracieusement aux bassins. Ce passe-droit était une aubaine : outre la connaissance des lieux, il permettait aux pompiers d'entretenir leur forme physique dans l'eau. Idem pour les gendarmes.

Problème : à Nautilia, on a constaté certains abus. Le mot était passé jusque chez des pompiers hors Comcom, semblerait-il. De même, la sortie du dimanche matin en famille ressemblait fort peu à un entraînement...

Le directeur Sébastien Vichard a proposé un système de créneau réservé aux sapeurs qui permettrait de résoudre la question sans léser les pompiers sportifs.
Flamme jaune

En bordure du rond-point, une banderole le clame haut et fort : Nouveau Monde 1 - Pyromanes 0. Au QG des Gilets jaunes locaux, personne n'a oublié la tentative d'incendie perpétrée par trois individus la semaine dernière en pleine nuit (et éteinte dans la foulée par la garde de nuit).

Pour le bien de tous, on espère que le score en restera là...

 

 
 

 

Le rectangle rouge du Club Vosgien sur le chemin de la relégation ?

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 07:54:02

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Le rectangle rouge du Club Vosgien sur le chemin de la relégation ?
 

 
Le balisage au rectangle rouge date de 1897. En 2017, le Club Vosgien a fêté son 120e anniversaire à travers le massif. Archives DNA
Avis de tempête sur le GR5, la portion vosgienne du chemin de grande randonnée reliant Amsterdam à Nice. L'ensemble de cet itinéraire est matérialisé par le balisage blanc et rouge, à l'exception de la traversée des Vosges où c'est l'emblématique rectangle rouge qui prend le relais. Aujourd'hui, cette exception ne convient plus à la fédération française de la randonnée qui veille jalousement sur les marques déposées GR-GRP et leur balisage dont elle est propriétaire.

Faute d'accord avec le Club Vosgien, la FFRandonnée a annoncé il y a un an son désengagement de la coédition du topo-guide GR5 Traversée du massif des Vosges. « Nous sommes le principal éditeur de randonnée pédestre mais seulement sur des itinéraires qui respectent le balisage », précise Robert Azaïs. La fédération qu'il préside édite 230 topo-guides qui s'écoulent à 250 000 exemplaires par an.

Robert Azaïs souhaite aujourd'hui harmoniser le balisage du GR à l'échelle nationale. « La tolérance » dont a bénéficié le « territoire d'Alsace » n'est « plus acceptable aujourd'hui », a-t-il écrit au préfet du Grand Est, au préfet de massif et aux présidents des conseils départementaux. Une « normalisation » qu'il inscrit dans la délégation de service public octroyée par le ministère pour les normes techniques, les règles de sécurité sur les sentiers et le développement de la marche sous toutes ses formes.

Cette demande d'harmonisation a été plutôt mal accueillie par un Club Vosgien qui y voit une atteinte au particularisme régional et à son histoire singulière (lire ci-dessous). « La fédération nationale de la randonnée prône l'efficacité de sa mission et les vertus immatérielles de son balisage et de son action. L'antériorité du balisage au rectangle rouge n'a jamais été reconnue », explique Jean Klinkert, président du Club Vosgien du Haut-Rhin, qui situe « le débat entre une démarche régionalisée et décentralisée, ainsi que résolument européenne, d'une part, et une approche centralisée et jacobine, de l'autre ».
Des sentiers aux travées de l'Assemblée nationale

« Nos relations ont toujours été cycliques », reconnaît Robert Azaïs. « Le sujet revient régulièrement sur la table depuis une décennie mais il n'a jamais été abordé sur le fond », note Jean Klinkert.

Le différend autour du rectangle rouge illustre une différence d'approche culturelle et institutionnelle entre les deux fédérations. La première, forte de sa légitimité nationale, entend développer des outils efficaces et standardisés pour promouvoir la randonnée. La seconde entretient un héritage dans un bassin de vie où les habitants entretiennent une relation étroite avec la nature et la marche à pied. Compte tenu de son histoire, le système de balisage du Club Vosgien est plus proche du balisage suisse, autrichien et allemand que du français.

Aujourd'hui, le dossier a quitté les sentiers pour les travées de l'Assemblée nationale. Eric Straumann, député LR de Colmar, a adressé en mai dernier une question écrite au gouvernement sur le sujet. « Le Club Vosgien a créé et balisé l'intégralité de ces itinéraires et en assure, grâce au travail régulier des bénévoles de ses associations locales, l'entretien et le balisage », relève le parlementaire en estimant que « le double balisage serait évidemment incompréhensible pour les randonneurs ».

C'est pourtant le compromis que Robert Azaïs a proposé au Club Vosgien « sans obtenir aucune réponse ». Ce principe existe déjà par exemple sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, le GR 65, sur lequel le balisage blanc et rouge est complété par le logo de la coquille européenne. Malgré plusieurs réunions de conciliation, le dossier est au point mort.

Alain Ferstler, président de la fédération du Club Vosgien, se refuse à tout commentaire. Avec une prudence de Sioux, il dit « attendre la réponse du ministre » pour s'exprimer et agir. « C'est un dossier délicat », se contente-t-il de dire en exprimant « la tristesse » de nombreux bénévoles. S'il « ne souhaite pas mettre de l'huile sur le feu », Robert Azaïs rappelle que « l'utilisation de la marque GR suppose un balisage blanc et rouge ». Suite à la prochaine étape.
Un dossier de Franck BUCHY L'antériorité du balisage au rectangle rouge n'a jamais été reconnue Jean Klinkert, président du Club Vosgien du Haut-Rhin 1872. Création du Club Vosgien 1881. Édition du premier guide du Club Vosgien 1897. Balisage au rectangle rouge de la traversée du massif des Vosges par le Club Vosgien 1921. Les Eaux et Forêts accordent au Club Vosgien le monopole du balisage des sentiers 1947. Le Comité national des sentiers de grande randonnée (CNSGR) est créé, notamment avec le Club Vosgien 1947. La traversée des Vosges est labellisée GR 5 1978. Le CNSGR devient fédération française de la randonnée pédestre qui compte aujourd'hui 3 450 clubs et 245 000 adhérents 1983. Le Plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée (PDIPR) devient une compétence des départements. 1995. Le Club Vosgien se transforme en fédération. Elle regroupe plus de 120 associations réparties dans les départements du Bas-Rhin, Haut-Rhin, Vosges, Territoire de Belfort, Meurthe-et-Moselle et Moselle.

 

 
 

 

En jaune pour dénoncer le placement de leurs enfants

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 08:02:16

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En jaune pour dénoncer le placement de leurs enfants
 

 
Une quarantaine de personnes, essentiellement des gilets jaunes, ont manifesté devant le conseil départemental pour soutenir le couple Meyer, au premier plan en blanc. Photo L'Alsace /Clement TONNOT
Une quarantaine de manifestants se sont rassemblés ce samedi en début d'après-midi sur le parvis du conseil départemental, à Colmar, suite à un mot d'ordre relayé par les gilets jaunes haut-rhinois « pour le social, contre les placements abusifs, ou encore la maltraitance en Ehpad et des personnes handicapées ». Les gilets jaunes présents venaient surtout soutenir Édouard et Barbara Meyer, un couple originaire de Saint-Louis, qui proteste depuis longtemps contre le placement de ses cinq enfants en familles d'accueil, jugé « abusif ». Les enfants ont été placés sur décision de justice peu après leur naissance, dans le cadre de l'Aide sociale à l'enfance (ASE), le premier il y a sept ans et le dernier il y a moins d'un an.
Déjà en 2013 à Mulhouse

En cause, selon les parents, l'épilepsie de la mère, même si l'ASE assure qu'au-delà de l'état de santé de la maman, il s'agit d'une « situation de protection de l'enfance ». Outre les gilets jaunes, le couple Meyer a trouvé du soutien auprès d'Hélène Lombard et son association Rendez nous nos enfants, qui pointe du doigt d'éventuels vices de procédure et l'impossibilité pour les parents de se défendre.

Édouard et Barbara Meyer avaient déjà manifesté en octobre 2013 à Mulhouse, place de la Réunion. Ils ont repris leur combat cette année, avec deux manifestations à Mulhouse, la première fin avril, la deuxième samedi dernier, déjà soutenue par les gilets jaunes locaux. Selon les parents, une audience s'est tenue ce mardi en vue de prononcer le délaissement des enfants et permettre leur adoption. La décision doit être rendue fin juillet.

À noter que certains manifestants, avec ou sans gilet jaune, défendaient d'autres revendications, notamment une meilleure intégration des handicapés dans le monde du travail, ou encore des moyens pour la protection maternelle et infantile.

Après la manifestation, une dizaine de gilets jaunes se sont retrouvés aux alentours de 15 h sur le rond-point de la statue de la Liberté à Colmar : il n'y a pas eu de blocage, mais un léger ralentissement de la circulation a été constaté.
C. T.

 

 
 

 

Le Conseil rhénan réclame le déstockage total

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 08:32:36

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Le Conseil rhénan réclame le déstockage total
 

 
Réuni vendredi en séance plénière, au siège du conseil régional du Grand Est à Strasbourg, le Conseil rhénan - une assemblée réunissant 71 élus d'Alsace, du Bade-Wurtemberg, du Palatinat Sud-est et de Suisse du Nord-Ouest - a voté une résolution en faveur de la protection de la nappe phréatique, soulignant la menace que fait peser Stocamine, le centre de stockage de déchets spéciaux situé à Wittelsheim.
« Danger de contamination »

En cas d'inondation du site, « le danger d'une contamination de certaines parties de ce grand aquifère commun de la dépression du Rhin supérieur par les déchets spéciaux hautement toxiques de Stocamine concerne aussi bien la partie française qu'allemande », souligne la motion, envoyée à la fois au ministre de la Transition écologique et solidaire, à Paris, et au ministère fédéral de l'Environnement, à Berlin. Le Conseil rhénan « prie » donc le gouvernement français de procéder au déstockage total du site, se disant « persuadé » qu'une telle pollution de la nappe « aurait, à long terme, un coût bien plus élevé ».

 

 
 

 

Loto du patrimoine Quand Paris répond à Strasbourg...

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 08:12:06

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Quand Paris répond à Strasbourg

Loto du patrimoine Quand Paris répond à Strasbourg...

Le coup de colère de Pierre Goetz, délégué régional de la fondation du Patrimoine, qui déplore que l'Alsace ne dispose plus que de deux projets de maillage dans le cadre du Loto du patrimoine (L'Alsace de vendredi), n'a pas échappé au siège parisien de l'institution. On sait que celle-ci, dans le cadre de la Mission Bern, a décidé de sélectionner un projet emblématique par région et un projet de maillage par département.

« Nous apprenons de nos erreurs, commente ainsi Laurence Lévy, directrice du service de presse de la Fondation du Patrimoine. Pour cette deuxième année de la Mission Bern, nous avons décidé de sélectionner moins de projets que l'an dernier afin de mieux les doter. Donc vous comprendrez que si un seul projet a été choisi par département, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin doivent être traités comme les autres départements de France ».

Au siège parisien de la fondation du Patrimoine, on considère même que l'Alsace, en 2018, était loin d'avoir été sacrifiée : « Elle a bénéficié d'un soutien financier de 626 000 EUR alors que la moyenne par région était de 654 000 EUR, ce qui est une somme très conséquente puisque justement l'Alsace ne compte que deux départements ! »

Or, souligne-t-elle encore, dans le même temps, d'autres départements français n'avaient eu aucun projet sélectionné. C'est pour répondre à cette injustice que la règle que déplore Pierre Goetz, d'un projet par département, a été instituée. « L'Alsace est très dynamique sur le plan patrimonial mais on ne peut pas non plus lui appliquer des dérogations spéciales... », conclut Laurence Lévy. Se. H.

ADIL - Secteur très dynamique et loyers stables

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 08:06:39

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logement  Enquête de l'ADIL sur le marché locatif privé dans le Haut-Rhin en 2018
ADIL - Secteur très dynamique et loyers stables
Comme chaque année depuis dix ans, l'ADIL (agence départementale d'information sur le logement) du Haut-Rhin a restitué les résultats de son enquête concernant le marché locatif privé. Les chiffres témoignent de la vivacité de ce domaine dans notre département.
 

 
À Colmar, le montant des loyers diffère beaucoup selon les quartiers. Le Centre se maintient et le quartier des Maraîchers est sans surprise le plus onéreux.
Ce sondage portant sur l'année 2018 a permis de recueillir 2 340 références de loyers, soit 23,7 % de plus qu'en 2017. 2150 d'entre elles se rapportent à des appartements, 190 à des maisons. Il a été mené à bien grâce à un partenariat avec la FNAIM 68 (fédération nationale de l'immobilier), des syndicats de copropriétaires, les intercommunalités qui organisent des bourses au logement (dans le pays de Ribeauvillé et dans le val d'argent).
Le secteur de Saint-Louis en plein boom immobilier

« Il s'agit d'un outil d'aide à la décision pour les professionnels, les bailleurs, les candidats à l'investissement, l'État, qui fait en sorte que les loyers de l'ANAH (agence nationale de l'habitat) soient calés au marché », a souligné Pierre Bihl, président de l'ADIL, vendredi matin, au siège de l'agence, à Colmar. Alexandre Probst, directeur de l'ADIL, y a accueilli Jérôme Broglé, président de la FNAIM, qui considère ce rapport comme un « support indispensable pour réguler le marché » et Rachel Brobecker, vice-présidente. Alexis Foucré, chargé de mission à l'ADIL, a présenté les résultats de l'enquête.

Ce qui ressort de cette étude ? Le marché est globalement bien orienté, très dynamique et les loyers sont stables. Le niveau de loyers moyen s'établit à 9, 1 EUR le m² dans le Haut-Rhin. Un chiffre dépassé dans le secteur de Saint-Louis, en plein boom immobilier, qui se démarque avec ses 10, 7 EUR, suivi sans surprise par la région de Colmar (9, 1 EUR).

On retrouve les marchés les plus vivants dans le Pays de Rouffach (8, 9), le Sundgau (8, 7), le secteur Thann-Cernay (8, 6), Mulhouse (8, 5). Le niveau le plus bas a été observé dans le Val d'argent (5, 4). Le territoire Centre Haut-Rhin - Ensisheim et ses environs subit un décrochage (8 EUR). Les loyers y ont rarement été aussi faibles.

L'analyse des chiffres colmariens montre une grande variation de prix selon les lieux. De 7, 6 EUR le m² dans le quartier Europe, le loyer grimpe à 10 EUR dans les Maraîchers. « Le Centre (9 EUR) se maintient malgré les difficultés de stationnement. Il est recherché par une clientèle qui vieillit ou des jeunes qui démarrent dans la vie », indique Alexis Foucré. Le quartier St-Vincent-de-Paul dépasse même le Centre avec 9, 3 %. Les loyers augmentent là où les constructions neuves sont les plus nombreuses.

N'oublions-pas les meublés de tourisme : 9 % du total des logements figure sur la plateforme Airbnb (12 % à Riquewihr...). « Les locataires ont du mal à se loger dans de petites surfaces du centre historique colmarien », note Alexis Foucré.

La situation mulhousienne est « toujours aussi atypique» avec des loyers plus faibles dans le centre-ville que dans les communes périphériques.

Du côté des maisons, le phénomène constaté il y a quelques années déjà persiste : « Comme il s'agit d'un bien rare, les niveaux de loyers sont à un niveau presque aussi élevé - 9 EUR le m2- que celui des appartements ».
Rafraîchir les logements

« La situation est un peu inquiétante sur Saint-Louis. On peut se demander si une bulle spéculative ne va pas éclater car les prix ne finissent pas de monter », craint Rachel Brobecker. Un appartement de 160 m² y était même proposé au prix vertigineux de 1 million d'EUR. Pour les agents immobiliers, l'existant doit reprendre de la valeur pour que l'éventail de logements à louer soit plus varié.

Pierre Bihl, qui est aussi conseiller départemental, rappelle qu'il existe tout un arsenal de dispositifs, qui, à l'image de Habiter mieux 68, sont conçus pour aider les propriétaires à rafraîchir leurs logements afin de les remettre sur le marché.

« Nous avons aussi remis en route Territoires et habitat qui propose aux propriétaires désireux de rénover des prêts à taux 0 ». Tous les renseignements sont disponibles à l'ADIL.
Michelle FREUDENREICH Renseignements : Colmar : 03 89 21 75 35Mulhouse : 03 89 46 79 50 - contact@adie68.fr - www.adil68.org

Renseignements : Colmar : 03 89 21 75 35Mulhouse : 03 89 46 79 50 - contact@adie68.fr - www.adil68.org

 
 

 

Journée faste pour les arboriculteurs de l'ABCDE

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 08:03:29

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Bernwiller Double inauguration
Journée faste pour les arboriculteurs de l'ABCDE
Les membres de l'association des Arboriculteurs et bouilleurs de cru de l'Eichholtz ont inauguré leur verger conservatoire et un nouvel abri en distinguant quatre d'entre eux.
 

 
Le couper de ruban inaugural du nouvel abri par les officiels de la rencontre.
Journée marquante pour les membres de l'association bernwilleroise ABCDE (Arboriculteurs et bouilleurs de cru de l'Eichholtz) présidée par André Grienenberger, l'autre samedi En présence d'une soixantaine de participants, ils ont inauguré leur verger-conservatoire créé il y a quinze ans mais maintenant mature. Ils ont également coupé le ruban inaugural d'un abri édifié grâce aux bénévoles et saisi l'occasion pour distinguer certains de leurs membres.
109 arbres et 57 variétés de pommes

Ces inaugurations et cette remise de distinctions se sont déroulées en présence de Rémy With, le 1er vice-président du conseil départemental du Haut-Rhin, de Pierre Schmitt, président de la communauté de communes Sud Alsace Largue, de Philippe Schittly et Mathieu Ditner, respectivement maire et maire délégué de Bernwiller, de Pierre Bader, président de la Fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin, et de son prédécesseur, François Kempf.

Le président André Grienenberger a rappelé l'histoire du verger-conservatoire initié fin 2004 grâce à l'impulsion d'un arboriculteur passionné, Éric Wirth (trois années avant la création de l'ABCDE). Il a été implanté sur un terrain de 110 ares qui s'était libéré. Cette même année avec l'aide financière du conseil général, un groupe de bénévoles y plante une centaine d'arbres à hautes tiges.

Le verger compte à présent 109 arbres, 57 variétés de pommes, 26 de poires, 3 cognassiers et 23 fruits à noyaux. C'est en 2007 que l'association ABCDE voit le jour avec pour buts d'entretenir le verger, de valoriser les fruits, de dispenser des cours de taille, de greffe et d'assurer des animations dans les écoles. L'association compte maintenant 72 membres dont bientôt sept moniteurs arboricoles.
Préserver d'anciennes variétés de fruits

Le nouvel abri, réalisé avec l'aide financière du conseil départemental, permet d'accueillir dans de bonnes conditions les visiteurs du verger, les participants aux démonstrations de tailles, d'assurer la vente de pommes produites sans aucun traitement chimique, etc. Tous les orateurs de cette rencontre ont mis l'accent sur la nécessité de préserver d'anciennes variétés de fruits, de protéger l'environnement et l'indispensable monde des insectes.

Une remise de distinctions a clos l'inauguration du verger et de l'abri. La Pomme d'argent a été remise aux membres fondateurs Joseph Schittly, Erika Schittly et Henri Wetzel. La Pomme d'or a été remise au président Grienenberger qui a aussi été distingué de la médaille de la vie associative du conseil départemental.
Albert MURA

 

 
 

 

Le voeu (pieux ?) d'un retour à la normale

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 07:56:10

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Colmar Conservatoire de musique
Le voeu (pieux ?) d'un retour à la normale
Deux mois après la rétrogradation de la directrice, Hélène Sanglier, le conservatoire de Colmar n'a pas retrouvé la paix. Plus que jamais, les professeurs sont divisés et un collectif de parents réclame des réponses qui ne viennent pas.
 

 
Dans quelques semaines, le conservatoire de Colmar fermera ses portes. Nul ne sait comment se passera la rentrée.
Depuis la rétrogradation de la directrice Hélène Sanglier, au poste d'adjointe, le 25 mars, les choses ont bien changé au conservatoire de Colmar (DNA du 24 avril).

La direction est officiellement assurée par Françoise Guillon-Fontaine, cadre du service culturel de la ville. Mais comme elle n'a ni l'expérience, ni le diplôme requis pour diriger un conservatoire, un collège de trois professeurs « bénévoles » (Philippe Spannagel, Giulio Rubino et François Février), qui se sont portés volontaires, a été nommé pour la seconder. La directrice des ressources humaines (Estelle Robert-Munsch), le directeur général des services (Yannick Klein) et l'adjointe au maire en charge de la culture (Cécile Striebig-Thévenin) sont également très présents, rue Chauffour. Une mainmise de la Ville qui traduit le malaise qui règne dans l'établissement.
« La souffrance a changé de camp »

« Lundi, c'est avec une pierre dans le ventre, un noeud dans la gorge et les ongles rongés que je viens travailler au conservatoire » témoigne (anonymement*) un professeur sur le site créé par un collectif de parents du conservatoire. Et ce cas serait loin d'être isolé. « La souffrance a changé de camp, mais elle touche plus de monde qu'avant » note un connaisseur du dossier.

Car l'équipe enseignante est nettement divisée entre ceux qui soutiennent Hélène Sanglier ; ceux qui approuvent sa décharge de fonction (pour avoir souffert de sa gouvernance) et les autres, qui tiennent à garder une certaine neutralité, mais endurent cette ambiance délétère. « Quand on ne sait pas comment un collègue se positionne, on tâte le terrain, avant de parler librement » témoigne un professeur, qui rapporte que plusieurs d'entre eux ont fait l'objet d'un avertissement de leur hiérarchie pour avoir ouvertement pris parti pour l'ancienne directrice, dans un cadre strictement professionnel. La Ville rappelle également aux enseignants, de manière récurrente, leur devoir de réserve vis-à-vis de l'extérieur, en faisant planer le risque de sanctions.

De l'avis général, la réunion pédagogique de fin d'année, réunissant une grande partie des professeurs et l'équipe de direction, s'est tenue, fin mai, dans une atmosphère apaisée. Certains veulent croire que la tempête est passée, « les choses avancent de manière constructive ». D'autres sont plus réservés. « La mairie s'est montrée bienveillante, a parlé de transparence, mais je n'y crois pas. »
Des parents inquiets

Du côté des usagers et des parents d'élèves, aussi, deux camps se dessinent. Ou plutôt trois, si l'on considère ceux qui ignorent tout de la situation. « Et ils sont nombreux », commente une maman d'élève, qui déplore que la Ville n'ait jamais communiqué directement avec eux. Une « note d'information » signée de la main du maire, Gilbert Meyer, a bien été publiée sur le site de la ville et placardée à plusieurs endroits au conservatoire, mais rien n'a été remis en main propre aux parents. Et cette note est jugée, par ses soutiens, comme « stigmatisante et humiliante » pour l'ancienne directrice. Même le nouveau mode de direction de l'établissement (avec Françoise Guillon-Fontaine et le collège de trois professeurs) n'a jamais été officiellement annoncé aux usagers.

D'où l'initiative de quelques parents (qui souhaitent également rester anonymes) de constituer un collectif et de créer un site internet pour échanger des informations, « dans un souci de transparence. » Il est ouvert à tous ceux, professeurs ou usagers, qui veulent s'exprimer.

Ce collectif a aussi adressé dernièrement un mail à Françoise Guillon-Fontaine et à Yannick Klein, pour demander que les deux représentants des parents, Vincent Monteil et Isabelle Lansu, « soient démis de leur mission de délégation. » Il leur reproche leur parti pris contre la directrice et la présence de Vincent Monteil, chef d'orchestre professionnel, dans les jurys d'examen, représente pour eux, « un conflit d'intérêts. » Pour toute réponse, les destinataires du courrier ont proposé un rendez-vous aux plaignants. Ces derniers n'y ont pas donné suite, y voyant surtout une manoeuvre pour les identifier.

D'ici quelques semaines, le conservatoire va fermer ses portes le temps des congés scolaires. À la rentrée de septembre, une nouvelle direction (en cours de recrutement) devrait en prendre la tête. Mais peut-on imaginer que les stigmates laissés par cet épisode douloureux puissent cicatriser en deux mois, et que les rivaux d'hier puissent à nouveau travailler ensemble, en harmonie ? Certains veulent y croire.
Valérie FREUND * Précision. Les personnes interrogées dans le cadre de cette enquête ont accepté de s'exprimer qu'à la condition que leurs identités ne soient pas révélées, par crainte de sanctions ou de pressions quelconques qui pourraient être exercées sur eux ou leurs enfants.

* Précision. Les personnes interrogées dans le cadre de cette enquête ont accepté de s'exprimer qu'à la condition que leurs identités ne soient pas révélées, par crainte de sanctions ou de pressions quelconques qui pourraient être exercées sur eux ou leurs enfants.

 
 

 

Le voeu (pieux ?) d'un retour à la normale

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 07:56:12

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Colmar Conservatoire de musique
Le voeu (pieux ?) d'un retour à la normale
Deux mois après la rétrogradation de la directrice, Hélène Sanglier, le conservatoire de Colmar n'a pas retrouvé la paix. Plus que jamais, les professeurs sont divisés et un collectif de parents réclame des réponses qui ne viennent pas.
 

 
Dans quelques semaines, le conservatoire de Colmar fermera ses portes. Nul ne sait comment se passera la rentrée.
Depuis la rétrogradation de la directrice Hélène Sanglier, au poste d'adjointe, le 25 mars, les choses ont bien changé au conservatoire de Colmar (DNA du 24 avril).

La direction est officiellement assurée par Françoise Guillon-Fontaine, cadre du service culturel de la ville. Mais comme elle n'a ni l'expérience, ni le diplôme requis pour diriger un conservatoire, un collège de trois professeurs « bénévoles » (Philippe Spannagel, Giulio Rubino et François Février), qui se sont portés volontaires, a été nommé pour la seconder. La directrice des ressources humaines (Estelle Robert-Munsch), le directeur général des services (Yannick Klein) et l'adjointe au maire en charge de la culture (Cécile Striebig-Thévenin) sont également très présents, rue Chauffour. Une mainmise de la Ville qui traduit le malaise qui règne dans l'établissement.
« La souffrance a changé de camp »

« Lundi, c'est avec une pierre dans le ventre, un noeud dans la gorge et les ongles rongés que je viens travailler au conservatoire » témoigne (anonymement*) un professeur sur le site créé par un collectif de parents du conservatoire. Et ce cas serait loin d'être isolé. « La souffrance a changé de camp, mais elle touche plus de monde qu'avant » note un connaisseur du dossier.

Car l'équipe enseignante est nettement divisée entre ceux qui soutiennent Hélène Sanglier ; ceux qui approuvent sa décharge de fonction (pour avoir souffert de sa gouvernance) et les autres, qui tiennent à garder une certaine neutralité, mais endurent cette ambiance délétère. « Quand on ne sait pas comment un collègue se positionne, on tâte le terrain, avant de parler librement » témoigne un professeur, qui rapporte que plusieurs d'entre eux ont fait l'objet d'un avertissement de leur hiérarchie pour avoir ouvertement pris parti pour l'ancienne directrice, dans un cadre strictement professionnel. La Ville rappelle également aux enseignants, de manière récurrente, leur devoir de réserve vis-à-vis de l'extérieur, en faisant planer le risque de sanctions.

De l'avis général, la réunion pédagogique de fin d'année, réunissant une grande partie des professeurs et l'équipe de direction, s'est tenue, fin mai, dans une atmosphère apaisée. Certains veulent croire que la tempête est passée, « les choses avancent de manière constructive ». D'autres sont plus réservés. « La mairie s'est montrée bienveillante, a parlé de transparence, mais je n'y crois pas. »
Des parents inquiets

Du côté des usagers et des parents d'élèves, aussi, deux camps se dessinent. Ou plutôt trois, si l'on considère ceux qui ignorent tout de la situation. « Et ils sont nombreux », commente une maman d'élève, qui déplore que la Ville n'ait jamais communiqué directement avec eux. Une « note d'information » signée de la main du maire, Gilbert Meyer, a bien été publiée sur le site de la ville et placardée à plusieurs endroits au conservatoire, mais rien n'a été remis en main propre aux parents. Et cette note est jugée, par ses soutiens, comme « stigmatisante et humiliante » pour l'ancienne directrice. Même le nouveau mode de direction de l'établissement (avec Françoise Guillon-Fontaine et le collège de trois professeurs) n'a jamais été officiellement annoncé aux usagers.

D'où l'initiative de quelques parents (qui souhaitent également rester anonymes) de constituer un collectif et de créer un site internet pour échanger des informations, « dans un souci de transparence. » Il est ouvert à tous ceux, professeurs ou usagers, qui veulent s'exprimer.

Ce collectif a aussi adressé dernièrement un mail à Françoise Guillon-Fontaine et à Yannick Klein, pour demander que les deux représentants des parents, Vincent Monteil et Isabelle Lansu, « soient démis de leur mission de délégation. » Il leur reproche leur parti pris contre la directrice et la présence de Vincent Monteil, chef d'orchestre professionnel, dans les jurys d'examen, représente pour eux, « un conflit d'intérêts. » Pour toute réponse, les destinataires du courrier ont proposé un rendez-vous aux plaignants. Ces derniers n'y ont pas donné suite, y voyant surtout une manoeuvre pour les identifier.

D'ici quelques semaines, le conservatoire va fermer ses portes le temps des congés scolaires. À la rentrée de septembre, une nouvelle direction (en cours de recrutement) devrait en prendre la tête. Mais peut-on imaginer que les stigmates laissés par cet épisode douloureux puissent cicatriser en deux mois, et que les rivaux d'hier puissent à nouveau travailler ensemble, en harmonie ? Certains veulent y croire.
Valérie FREUND * Précision. Les personnes interrogées dans le cadre de cette enquête ont accepté de s'exprimer qu'à la condition que leurs identités ne soient pas révélées, par crainte de sanctions ou de pressions quelconques qui pourraient être exercées sur eux ou leurs enfants.

* Précision. Les personnes interrogées dans le cadre de cette enquête ont accepté de s'exprimer qu'à la condition que leurs identités ne soient pas révélées, par crainte de sanctions ou de pressions quelconques qui pourraient être exercées sur eux ou leurs enfants.

 
 

 

conservatoire - L'ancienne directrice saisit le tribunal administratif

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 07:57:24

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conservatoire - L'ancienne directrice saisit le tribunal administratif
 

 
Par l'intermédiaire de son avocat, Me Didier Clamer, Hélène Sanglier, avait déposé un recours gracieux pour contester la procédure dont elle a fait l'objet. La Ville de Colmar n'ayant pas réagi dans le délai habituel de deux mois, Me Clamer, vient de saisir le tribunal administratif d'un recours contentieux en annulation contre sa décharge de fonction. « Les choses auraient pu s'arranger à l'amiable » déplore-t-il.

L'ancienne directrice demande à être réintégrée dans son poste. L'affaire ne devrait cependant pas être jugée avant huit à dix mois. Pour Me Clamer, spécialisé dans le droit public, « cette affaire a été très mal gérée par la Ville de Colmar. On décharge Hélène Sanglier et on la laisse dans l'établissement. Comment cela peut-il fonctionner ? » Il s'étonne aussi du fonctionnement de la municipalité où tout passe par le maire. « Et avec Gilbert Meyer, les choses prennent très vite une dimension personnelle » commente-t-il.

Hélène Sanglier, qui a vécu cette rétrogradation comme une sanction, souffre d'un syndrome anxio dépressif réactionnel, qui justifie son arrêt maladie depuis la fin mars.

 

 
 

 

L'élan des Foulées de La Ligue

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 08:26:16

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L'élan des Foulées de La Ligue
 

 
Le Dr Bruno Audhuy (à gauche), président de La Ligue contre le cancer du Haut-Rhin, et les bénévoles du CCO (comité commun d'organisation des foulées). Photo DNA

Le Dr Bruno Audhuy (à gauche), président de La Ligue contre le cancer du Haut-Rhin et les bénévoles du CCO, comité commun d'organisation des foulées. Photo DNA /PHOTO DNA

Les foulées de La Ligue, ce n'est pas qu'une question d'argent souligne le docteur Bruno Audhuy dans son propos liminaire, c'est aussi l'engagement des personnes et l'esprit de solidarité qu'elles génèrent. En 2011, nous étions une quarantaine de bénévoles, nous sommes 140 en 2019. Nous avons débuté avec 34 partenaires, il y en a 72 aujourd'hui, et de 800 participants lors de la première édition, nous en avons enregistré plus de 5 000 l'année dernière ».

Depuis le début, cet engagement représente 380 000 EUR, un soutien important aux actions de La Ligue haut-rhinoise, mais les Foulées sont aussi là pour rappeler l'impact protecteur, l'outil de prévention qui permet de réduire les risques et les récidives du cancer, apportée par l'activité physique de loisirs. La prochaine édition se déroulera dimanche 16 juin.

L'année dernière, les foulées du centenaire de La Ligue ont récolté près de 61 000 EUR, dont 30 % de partenariat et de dons en nature, prestations, soutien logistique, et 41 000 EUR de droits d'inscriptions, lesquels sont intégralement reversés aux missions de la Ligue dans le Haut-Rhin, l'aide à la recherche, l'accueil et le soutien aux malades et à leurs proches, et les actions d'information et de prévention.
Le « challenge chapeau », nouveauté de cette édition

Tout le monde peut participer, aucun niveau n'est exigé, et les courses ou la marche ne sont pas chronométrées. Un parcours de neuf ou de six kilomètres pour les coureurs et six kilomètres pour les marcheurs.

En 2018, les 5 035 participants se divisaient en 2116 coureurs et 2919 marcheurs. En plus des challenges habituels, le « challenge chapeau », fait maison ou pas, complète cette nouvelle édition.

Si le prix de l'inscription pour les plus de 15 ans est maintenu à 10 EUR, cette année les moins de 15 ans devront s'acquitter d'un euro symbolique pour participer. « Le but était de sensibiliser les plus jeunes à l'activité physique, mais beaucoup, sensibles à l'action de La Ligue, nous disaient qu'ils voulaient aussi soutenir et apporter leur contribution, alors nous avons décidé de demander un euro de droit d'inscription » explique Mélanie Munch, chargée de communication.

La Ligue compte sur tous - engagé, généreux, solidaire et festif -, pour ne pas briser l'élan.
JO.K PARTICIPER Neuvième Foulées de La Ligue, dimanche 16 juin au Parc des expositions de Colmar. Renseignements sur https ://www.liguecancer-cd68.fr/foulees-de-la-ligue Inscriptions jusqu'au 13 juin dans la limite des places disponibles (5 000) par Internet sur www.le-sportif.com

 

 
 

 

Guebwiller Cinéma Le Florival

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 08:08:01

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Guebwiller  Cinéma Le Florival
Un président pour une inauguration
La cinquième salle, d'une capacité de 280 places, du complexe cinématographique florivalien, à Guebwiller, a été inaugurée jeudi soir en présence de nombreux exploitants de salles du Grand-est.
 

 
Couper de pellicules par Richard Patry en présence de quelques-uns des invités de Claude Brasseur (deuxième à gauche).
Militant de la cause cinématographique en Alsace, ancien enseignant de lettres et créateur d'actions éducatives telles que « Collège au cinéma » et « Lycée au cinéma », Claude Brasseur a sauvé il y a une quinzaine d'années la salle guebwilleroise d'une disparition certaine ; il a relocalisé les spectateurs, convaincu la municipalité alors dirigée par Denis Rebmann de l'accompagner dans la construction d'un ensemble de trois salles... puis quelques années plus tard celle dirigée par Francis Kleitz dans la création de deux salles supplémentaires.

Le public est revenu et, en dix ans, la fréquentation est passée de quelques milliers par an à plus de 130 000 en 2018. Une réussite saluée par la profession puisqu'en cette fin de semaine se tient, dans une des salles du complexe, la rencontre annuelle des directeurs de salles de tout le Grand Est.
L'émergenced'une « nouvelle générationde cinéphiles »

Lors de l'inauguration, en présence de ces congressistes, de Francis Kleitz, conseille régional et maire de Guebwiller, d'Alain Grappe, conseiller départemental, et de Marc Jung, président de la CCRG, Richard Patry, président de la FNCF (Fédération nationale des cinémas français) et distributeur, a souligné que « Claude Brasseur a su agglomérer autour de son projet de nombreuses personnalités, [...] (re)mettre le cinéma au coeur de la cité, [...] faire émerger une nouvelle génération de cinéphiles, [...] et s'adapter à ses publics en proposant aussi bien des programmations familiales que centrées sur le troisième âge, l'éducation à l'image ou les cinéphiles ».

Claude Brasseur a pour sa part rappelé que l'aventure des nouvelles salles n'a pu aboutir que parce que 60 personnes ont, initialement, fait le choix de le soutenir en devenant, un temps, actionnaires ; il a notamment salué l'aide importante de subventions (Pays RVGB, CCRG, Région Alsace puis Région Grand Est, ville de Guebwiller et CNC), même si le financement a été très majoritairement privé. Avant le couper de ruban (en réalité une petite partie de la bande annonce, en pellicule 35mm de Men in black 2), il a également évoqué le changement urbanistique qui s'opère sur l'ancienne friche Cartorhin et auquel le cinéma a participé pleinement... en précurseur.
B.FZ.

 

 
 

 

Soultz Amicale des sapeurs-pompiers

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 08:09:40

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Soultz  Amicale des sapeurs-pompiers
Une assemblée générale sous de bons auspices
L'amicale des sapeurs-pompiers était réunie en assemblée générale, une séance de travail qui avait vu la participation de l'adjoint Joël Heydel, le représentant de l'OMECAS, Guy Rieger et la conseillère départementale Karine Pagliarulo.
 

 
Le nouveau comité de l'amicale
Des débats rondement menés par le président Bruno Falch l'on retiendra en substance que tout va pour le mieux au sein de l'amicale, l'année écoulée ayant vu l'organisation de nombreuses animations réussies.

C'est d'ailleurs par ce chapitre que le président axait son rapport moral, il remercia l'assemblée pour sa mobilisation lors de différentes manifestations sportives comme le cross du groupement qui l'an passé s'est déroulé sur les hauteurs du Gros Chêne dans des conditions climatiques exécrables et surtout pour l'organisation de la marche populaire qui accapare l'amicale durant plusieurs journées.

Comme il est de coutume chaque section fit son rapport lors de cette AG. Pour la batterie fanfare, Jean-Pierre Reinprecht salua la présence du maire honoraire Thomas Birgaentzlé : « C'est en partie grâce à lui et par la suite à Antoine Schneider que la fanfare existe. » En effet il y a plus de 25 ans, l'ancien maire avait lancé le projet de création de cet ensemble musical et en est, du coup, un membre fondateur. Des festivités des 25 ans de la fanfare, il en avait été question et le groupe à force de travail est devenu un ensemble musical reconnu. Le responsable remercia toutes les instances qui aident ce groupe d'une trentaine de musiciens.

Le président de l'amicale fit le rapport de la section sportive, après l'organisation du cross, les sapeurs-pompiers de Soultz étaient représentés à maintes épreuves sportives. Du côté des JSP, « la section compte 32 jeunes, et 4 d'entre eux passeront leur brevet des cadets cette année » s'exclama le responsable Gabriel Galliath.

Des changements sont à signaler au comité, Jean-Marie Brunet ; Jean Baptiste Congil et Thomas Weinreber sont sortants, M. Brunet se représente et José Congil demande à rentrer au comité, les deux candidats ont été élus à l'unanimité. Le nouveau chef de centre Daniel Jecker souligna que l'amicale était le ciment du centre de secours, il ne cacha pas sa satisfaction quant au dynamisme de l'amicale.

Les élus assurèrent leur soutien. La conseillère départementale qui siège CASDIS du SDIS du Haut-Rhin rappela quelques chiffres : le Haut - Rhin compte 6164 sapeurs-pompiers et les interventions sont régulièrement revues à la hausse (+19 % en 2018), outre leur activité opérationnelle, les sapeurs-pompiers organisent aussi régulièrement des journées de formation, notamment aux gestes qui sauvent. Saluant l'engagement des hommes du feu, elle exhorta une fois de plus, les employeurs à signer une convention avec le SDIS afin de libérer leur employé pompier volontaire appelé en intervention.

 

 
 

 

Soultz Collège Beltz

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 07:59:13

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Soultz Collège Beltz
Opération manger bio et local
Jeudi 6 juin, le collège Beltz de Soultz a participé à l'opération « manger bio et local, c'est génial ». Cette opération est organisée par le conseil départemental afin de favoriser le commerce local au sein de tous les collèges du département.
 

 
Jeudi midi, les élèves du collège Beltz ont eu droit à un menu composé de produits locaux.
Ce jour-là, les élèves et les professeurs ont pu déguster en entrée un croustillant de chèvre frais au miel et basilic sur son lit de salade composée bio local, en plat du filet mignon de porc en croûte façon dartois accompagné de son gratin dauphinois fait maison (pommes de terre locales). Et en dessert, une coupe Romanoff et sa boule vanille tatin (fraises locales et glace locale).

Tout le menu était fait maison et élaboré par le chef de cuisine Laurent Thomas, le second de cuisine Sandrine Hehn et l'aide de cuisine Valérie Rohrbach.
Collaboration de la section Ulis

Cette fois-ci la collaboration de la section Ulis du collège a été demandée par l'équipe de la cuisine afin de sensibiliser les élèves aux productions locales.

Tous les élèves, ainsi que l'équipe enseignante de la section Ulis, se sont mis à la tâche, épluchant et taillant tous les légumes utilisés pour l'élaboration de ce menu.

Pour valoriser encore davantage le travail réalisé lors de cette opération, les élèves ont également effectué le service.

Plusieurs partenaires ont participé au succès de cette journée : la ferme Reymann de Raedersheim, le maraîcher Lutz de Biltzheim, la boulangerie Clur de Soultz, Olivier Gutleben de Munwiller, la ferme Kessler de Soultz ou encore les Glaces Alba de Vieux-Thann.

 

 
 

 

wesserling - Bienvenue dans les Jardins de Mowgli

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 08:27:54

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wesserling - Bienvenue dans les Jardins de Mowgli
 

 
Justine Balland, chargée de communication du Parc de Wesserling, sur le canapé évoquant le serpent Kaa du livre de la Jungle. Venez vous asseoir, ayez confiansssssssssss... Photo L'Alsace
Cette année, le Parc de Wesserling a choisi l'Inde comme thème de ses animations 2019. C'est donc logiquement que pour la 17e édition du Festival des jardins métissés, temps forts de l'été, il a choisi d'inviter les visiteurs à plonger dans le célèbre roman de Rudyard Kipling, Le livre de la jungle, dont l'histoire se déroule en Inde.

À partir d'aujourd'hui (le festival est inauguré à 10 h) et jusqu'au 13 octobre, petits et grands pourront partir à la découverte des Jardins de Mowgli, s'essayer à composer des musiques de la jungle, se perdre dans des labyrinthes surprenants, croiser les personnages du livre (et dessin animé qui en a été tiré) comme le redoutable serpent hypnotiseur Kaa, le roi des singes Louis, la panthère Bagheera, qui veille sur Mowgli, et bien sûr le débonnaire ours Baloo.

Parmi la trentaine de projets proposés, le jury a retenu quatre jardins d'artistes. Arborescence, du Canadien Marc Walter, propose un espace qui évoque un arbre géant stylisé de la jungle indienne, au sein duquel le visiteur se retrouve immergé dans une atmosphère de forêt tropicale sèche. En cherchant bien, peut-être découvrirez-vous où se cache Bagheera, la panthère noire...

Le jardin Impressions d'Inde a été réalisé par un collectif alsacien, L'oiseau bleu. Il invite les visiteurs à s'immerger dans divers tableaux évoquant les paysages de l'Inde et l'univers du Livre de la jungle. Les « impressions » sont aussi celles des tissus aux motifs d'inspiration indienne, présents par petites touches pour rappeler l'histoire du site de Wesserling.

Le lycée Lucien-Quelet (Valdoie) a créé Histoire d'une vie sauvage, qui évoque les différents âges de la vie. On pourra ainsi « grandir » au fil des différentes activités artistiques proposées (peinture sur toile, mimes d'animaux sauvages, pêche, tissage et tamponnage...). Au terme du périple, une vue panoramique permettra de révéler toutes les facettes de ce jardin.

Mowgli adventure, conçu par le collectif Pop up (Belgique) et l'artiste Ramya Chuon pour les peintures. Le jardin recrée l'histoire du récit de Kipling en le divisant en sept étapes, sept parties représentant sept univers bien différents. Il faudra suivre les traces de Baloo et Bagheera pour pouvoir trouver son chemin dans ce milieu hostile et se glisser jusqu'au combat final contre le tigre mangeur d'hommes Shere Khan, synonyme de retour à la liberté.

Outre ces quatre jardins, les équipes du Parc de Wesserling ont transformé l'ancienne maison de thé du festival 2018 (consacré au Japon) en « Cité perdue », un grand terrain de jeu qui devrait enthousiasmer les enfants ! Ils pourront sauter par-dessus les précipices et se faufiler sous les planches d'anciens palais.
Jungle sonore et Kaapé

Plusieurs installations sont également à découvrir, comme la Sound jungle, sur la terrasse du château, réalisée par Michael et Anna Rofka (Allemagne). Il s'agit d'une grande installation musicale. On entre dans cette « jungle » composée de multiples éléments de bois qui peuvent être utilisés comme un immense xylophone. Chacun pourra ainsi jouer son morceau de musique ou improviser un concert avec les autres visiteurs.

Et après tout cela, il sera temps de prendre un peu de repos sur le Kaapé (contraction de Kaa et de canapé), le serpent ayant inspiré un banc pas comme les autres ! D'ailleurs, vous pourriez bien, au gré de la balade dans les jardins, rencontrer d'autres animaux géants...

Une visite que le public pourra prolonger par un petit tour dans la chambre mystérieuse du château, une promenade sur le sentier pieds nus et la découverte des magnifiques jardins potagers, qui se sont eux aussi mis à l'heure indienne avec des motifs textiles indiens, des créations d'ambiance autour de la jungle, des épices... Sans oublier la Grande chaufferie et ses créatures mystérieuses, ainsi que l'écomusée et ses expositions.
Texte et photos :Isabelle BOLLÈNE Y ALLER Festival des jardins métissés au Parc de Wesserling, du 9 juin au 13 octobre, ouvert tous les jours de 10 h à 18 h (18 h 30 en juillet-août). Entrée : adulte 10 EUR, enfant 6-18 ans et étudiant 5 EUR. Tél. 03.89.38.28.12, site internet : www.parc-wesserling.fr

 

 
 

 

L'orchestre de Dannemarie fait vibrer la place Goutzwiller

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 08:01:20

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L'orchestre de Dannemarie fait vibrer la place Goutzwiller
 

 
Photo L'Alsace /Vivian MILLET
Après l'Harmonie de Lutterbach la semaine précédente, c'était au tour de l'Orchestre d'harmonie de Dannemarie (OHD) de faire résonner ses belles notes sur la place Goutzwiller pour le premier jour de juin, samedi dernier, au centre-ville d'Altkirch. La quarantaine de musiciens a offert une prestation de haute volée, auréolée d'un beau et franc soleil. Un moment d'évasion et un répertoire varié qui a fait s'arrêter plus d'un curieux. Comme à l'accoutumée, un sympathique pot de l'amitié a clos ce nouveau rendez-vous musical en plein air, proposé jusqu'au début du mois de juillet par la Ville d'Altkirch, en partenariat avec le Conseil départemental pour la musique et la culture (CDMC). Prochains rendez-vous le samedi 15 juin avec la musique Sainte-Cécile de Gueberschwihr, puis le 22 juin avec la musique Harmonie 1882 de Bollwiller.

 

 
 

 

C'est dans la Vallée renaît à Sainte-Marie-aux-Mines

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 08:28:54

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C'est dans la Vallée renaît à Sainte-Marie-aux-Mines
 

 
De gauche à droite, Thierry Danet, d'Ososphère, Cathie Cordival-Venchiarutti, de la SPL Eva, et Rodolphe Burger, auteur-interprète et directeur du festival. Photo DNA / Dostena LAVERGNE
« Les élus ont validé l'idée de confier la partie organisation du festival à la société locale SPL Eva », annonce d'emblée Rodolphe Burger dont la compagnie se charge toujours de la programmation via son réseau personnel. En charge de gros événements comme Mineral & Gem (juin) ou le Carrefour européen du patchwork (septembre), la SPL Eva, créée en 2015, est le garant de la bonne gestion du budget et d'un fort ancrage territorial qui permet d'allier rigueur et improvisation : « Je voudrais que ce festival puisse nous ramener à une époque où il fut encore possible de déborder des horaires prévus, de privilégier l'aspect humain et original de la rencontre entre les artistes et le public », insiste Cathie Cordival-Venchiarutti, directrice en charge du développement de la SPL.

C'est d'ailleurs l'atmosphère unique du festival et de la vallée qui avait rendu Jacques Higelin amoureux de Sainte-Marie-aux-Mines. « Jacques a découvert la ville à l'occasion de sa venue au festival, se souvient Rodolphe Burger. Il en est devenu un invité régulier. Il n'arrêtait pas d'en parler avec enthousiasme en proposant d'ail-leurs que si tout devait partir en vrille, on devrait tous se réfugier à Sainte-Marie-aux-Mines... »

De son vivant, on lui avait déjà remis symboliquement les clés de la ville, tandis que cette année, à l'occasion de la reprise du festival, le 4 octobre au soir sera inauguré le kiosque à musique Jacques-Higelin, à quelques pas du théâtre où le chanteur s'était produit plus d'une fois. Ce sera aussi l'occasion d'un bal populaire mené par les Mulhousiens Fortunato d'Orio, pianiste, et Arnaud Dieterlen, batteur qui avait accompagné Jacques Higelin sur trois disques enregistrés à Sainte-Marie-aux-Mines.
Izïa Higelin, Bertrand Belin...

La journée du samedi 5 octobre reprendra 24 heures de dédicace à Higelin avec un barathon et une programmation spéciale au théâtre. On y retrouvera le chanteur-compositeur-interprète et comédien Fantazio, les compagnons de la dernière tournée d'Higelin, mais aussi sa fille Izïa qui fera ses premiers pas de chanteuse au festival de Sainte-Marie-aux-Mines. Fraîchement confirmée, la venue de Bertrand Belin réjouit Rodolphe Burger, tout comme celle d'Areski ou encore de Sandrine Bonnaire, dont le documentaire Ce que le temps a donné à l'homme met en scène le dialogue de l'actrice avec Jacques Higelin dans un registre lyrique au bord de mer.

Pour la première fois, l'espace Val Expo, une ancienne usine textile réhabilitée, servira de salle de concerts electro « à forte valeur ajoutée artistique », insiste Rodolphe Burger. Le fondateur du festival a sollicité pour l'occasion le partenariat de Thierry Danet dont l'expérience dans l'organisation-programmation d'Ososphère promet une belle ouverture vers le genre. La soirée au Val d'expo débutera à 23 h le samedi avec une partie découverte de jeunes talents, pour s'illuminer à partir de 2 h du matin avec des noms confirmés tels que la DJ Jennifer Cardini, Acid Arab, Arnaud Rebotini etc.
Dostena LAVERGNE

 

 
 

 

Éphémère mais quel talent !

Publié dans le panorama le Dimanche 09 juin 2019 à 08:02:42

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Fislis Orchestre d'harmonie et musiques actuelles du Sundgau
Éphémère mais quel talent !
L'Orchestre d'harmonie et musiques actuelles du Sundgau a clos une belle aventure artistique par un dernier concert à Fislis.
 

 
Après une première partie assurée par l'orchestre d'harmonie de Waldighoffen, l'orchestre d'harmonie et musiques actuelles du Sundgau a offert une belle prestation au public
L'aventure de l'Orchestre d'harmonie et musiques actuelles du Sundgau s'est achevé avec un dernier concert à Fislis.

Après le camps musical et un concert lors des vacances de Pâques, un concert à Dannemarie dans la foulée, cette belle aventure artistique, crée par la volonté et la passion des responsables des écoles de musique sundgauviennes, celle de Ferrette-Waldighoffen, Altkirch et Hochstatt, s'achève dans le Jura alsacien.

Rémi Peterschmitt, directeur musical, avouera même que « ce n'était pas gagné d'avance, mais là nous pouvons être fiers de nous ». Et pour le registre musical choisi, la facilité n'était pas de mise. L'orchestre de jeunes, soutenu de quelques anciens dont Thierry Kauffmann et Gérard Bauer, ont harmonisé Cold play, la création Sound'Go du compositeur alsacien Nicolas Jarrige, et enfin Amy Whinehouse à travers un tribute, sous la direction de Céline Pellmont.

Et pour finir, Smoke on the Water, de Deep Purple, excusez du peu. Thierry Kauffmann saluera, en fin de concert, l'investissement de trois personnes. « Marie-Odile Hecklen, Rémi Peterschmitt et Gérard Bauer se sont dépensés sans compter pour mener à bien ce projet ». Cette belle aventure, musicale et vocale, a pu voir le jour avec le soutien de la com.com Sundgau, le Crédit mutuel et le conseil départemental du Haut-Rhin.
Luc STEMMELIN

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