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Colmar Patrimoine 29 km de linéaires : ces archives qui ont tant à dire...

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 05:58:52

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Colmar  Patrimoine
Colmar Patrimoine 29 km de linéaires : ces archives qui ont tant à dire...
Épousant la semaine internationale des archives, une campagne nouvellement créée, le centre des archives départementales ouvrait ses portes au public ce mercredi à Colmar.

 
Le directeur des archives départementales Jean-Luc Eichenlaub veille amoureusement sur 29 kilomètres de linéaires renfermant toute l'histoire de l'Alsace.
Elles sont régulièrement visitées puisqu'elles accueillent environ 1 200 visiteurs par an et des classes d'écoles tous les vendredis. Mais ce mercredi matin, s'inscrivant dans le mouvement de cette nouvelle semaine internationale des archives, le centre départemental qui ouvrait ses portes au public n'a pas reçu la moindre visite.
Le fonds est constitué de 50 % d'éléments d'après-guerre

C'était pourtant l'occasion de découvrir en avant-première le nouveau site internet mis en place conjointement par les archives départementales et l'institut national de l'audiovisuel (INA), sur lequel il sera possible dès le mois de septembre de visualiser cinquante vidéos d'époque consacrées à l'Alsace et aux moments importants de son histoire. Prises de vue de jadis (la plus ancienne date de 1910) ou extraits d'anciens journaux télévisés, on y évoque aussi bien Léon IX que Hansi, les heures sombres de la guerre avec notamment des extraits sur l'exode forcé des Alsaciens, ou encore la naissance de grands ensembles comme le quartier de l'Esplanade à Strasbourg, d'ouvrages comme le pont de Chalampé ou la reconstruction de communes anéanties comme Mittelwihr. Une mine d'images didactiques rares.
Deux millions de pages vues

Composé notamment des documents issus des seigneuries supprimées après la Révolution, de la régence d'Ensisheim puis de l'ensemble des services de l'état, le fonds des archives départementales est constitué de 50 % d'éléments d'après-guerre dont celles de l'un des principaux architectes de la reconstruction de l'Alsace, Charles-Gustave Stoskopf. Un ensemble patrimonial qui représente 29 kilomètres de linéaires et sur lequel veille amoureusement le directeur du centre Jean-Luc Einchenlaub.

Quant au site internet, il comptabilise deux millions de pages vues par an et par 70 000 internautes du monde entier.
Nicolas PINOT Archives départementales, cité administrative rue Fleischhauer, bâtiment M. Ouvert du mardi au vendredi de 9 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h sans rendez-vous. Site internet : www.archives.haut-rhin.fr

Archives départementales, cité administrative rue Fleischhauer, bâtiment M. Ouvert du mardi au vendredi de 9 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h sans rendez-vous.

 
 

 

Mulhouse : quatre ex-élus d'opposition rejoignent le groupe majoritaire

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 05:59:42

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Mulhouse : quatre ex-élus d'opposition rejoignent le groupe majoritaire
 

 
C'est confirmé. Comme évoqué dans notre dernière rubrique Chuchotements (L'Alsace du lundi 3 juin), quatre élus d'opposition au sein du conseil municipal de Mulhouse vont rejoindre le groupe majoritaire. Alain Couchot, le président de ce groupe majoritaire « En avant Mulhouse », indique qu'une rencontre entre les intéressés a eu lieu ce mercredi.

Le groupe du maire Michèle Lutz, politiquement orienté à droite, et les quatre élus positionnés à gauche (Claudine Boni da Silva, Hacène Binici, Dominique Caprili et Malika Schmidlin-Ben M'barek) « font le constat qu'ils partagent un même engagement pour faire réussir Mulhouse », estime Alain Couchot, qui ajoute : « Michèle Lutz annoncera la veille du conseil municipal [programmé le jeudi 13 juin] les délégations qui leur seront confiées. »

Le président d'« En avant Mulhouse » note que les quatre élus « participeront à la réflexion qui s'engage activement autour des sujets majeurs pour les mois à venir : transition écologique, sécurité, éducation, dynamique commerciale... » Et de conclure : « L'équipe de Michèle Lutz et Jean Rottner confirme sa volonté de travailler avec tous les élus qui défendent les mêmes valeurs et partagent une vision pour la ville, quelle que soit leur appartenance partisane actuelle ou passée, à l'exclusion des extrêmes. »

 

 
 

L'appel d'anciens LR à venir rejoindre le RN

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 06:24:52

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L'appel d'anciens LR à venir rejoindre le RN
 

 
Il faut battre le fer tant qu'il est chaud : six élus du Rassemblement national, issus de la droite traditionnelle (UMP devenu LR) publient une tribune pour convaincre leurs anciens amis de rejoindre le parti dirigé par Marine Le Pen.

La tribune arrive après le score catastrophique des LR aux Européennes (8,48 %) et ce n'est pas un hasard.

André Rougé, récemment élu député européen sur la liste de Jordan Bardella (et ancien du RPR de Jacques Chirac), Jean-Paul Garraud et Jérôme Rivière anciens députés UMP, Thierry Mariani, ancien ministre sous Sarkozy, Sébastien Chenu, porte-parole RN et Franck Allisio, eux aussi UMP il y a quelques années, alignent les arguments.
UMP et LR : « Un cache-sexe »

« Nous sommes partis avant le naufrage car nous avions compris que l'UMP puis les Républicains n'étaient que le cache-sexe du ralliement du RPR aux idées et à la politique du centre mou », écrivent-ils. Pour eux, les Républicains sont « rendus inutiles par le grand rassemblement centro-progressiste d'Emmanuel Macron ».

Depuis la déroute de la liste conduite par François-Xavier Bellamy aux Européennes, l'extrême droite fait les yeux doux aux LR, au niveau national ou localement. Marine Le Pen promet des ralliements mais pour l'instant la digue, fragile du point de vue des militants, reste solide chez les cadres et les élus.

Cette tribune est aussi écrite dans la perspective des municipales car plusieurs villes LR sont menacées. Les six élus RN le savent et posent leur pierre à l'édifice de l'union des droites, qui localement pourrait se concrétiser.
N.M.

 

 
 

Urgences : Buzyn tente d'apaiser la colère

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 05:42:34

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Santé Grèves
Urgences : Buzyn tente d'apaiser la colère
 

 
Agnès Buzyn à l'Assemblée nationale, le 29 mai 2019.
« Soignants méprisés, patients en danger » : plus de 200 manifestants des services d'urgences étaient rassemblés jeudi vers la place Montparnasse, à Paris, pour dénoncer leur condition de travail. À l'appel du collectif Inter-Urgences et soutenus par plusieurs syndicats, ils ont défilé dans les rues de la capitale avant de rejoindre le ministère de la Santé, où une délégation devait être reçue par le cabinet d'Agnès Buzyn.
« Adapter nos urgences aux nouveaux besoins »

« Les urgences sont en détresse, je le sais », avait précédemment déclaré la ministre lors d'une visite aux urgentistes réunis en congrès à Paris. Consciente de la « colère » et du « découragement » de la profession, la ministre avait alors annoncé avoir confié une mission au Conseil national de l'urgence hospitalière (CNUH) et au député (LREM) Thomas Mesnier pour « adapter nos urgences aux nouveaux besoins ». Celle-ci devra aboutir à un rapport à l'automne, à l'issue d'une concertation incluant médecins et paramédicaux.

D'ici là, la ministre entend activer plusieurs leviers pour répondre au mécontentement matérialisé par le mouvement de grève démarré mi-mars à Paris et étendu depuis à 80 services dans toute la France, selon le collectif Inter-Urgences, qui réclame des hausses salariales de 300 euros nets par mois et plus d'effectifs. Entre 1996 et 2016, le nombre de patients pris en charge aux urgences a plus que doublé, passant de 10 millions à 21 millions.

 

 
 

 

Urgences : Buzyn tente d'apaiser la colère

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 06:27:34

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Urgences : Buzyn tente d'apaiser la colère
 

 
Agnès Buzyn à l'Assemblée nationale, le 29 mai 2019. Photo AFP FRANCOIS GUILLOT
« Soignants méprisés, patients en danger » : plus de 200 manifestants des services d'urgences étaient rassemblés jeudi vers la place Montparnasse, à Paris, pour dénoncer leurs conditions de travail. À l'appel du collectif Inter-Urgences et soutenus par plusieurs syndicats, ils ont défilé dans les rues de la capitale avant de rejoindre le ministère de la Santé, où une délégation devait être reçue par le cabinet d'Agnès Buzyn.
« Adapter nos urgences aux nouveaux besoins »

« Les urgences sont en détresse, je le sais », avait précédemment déclaré la ministre lors d'une visite aux urgentistes réunis en congrès à Paris. Consciente de la « colère » et du « découragement » de la profession, la ministre avait alors annoncé avoir confié une mission au Conseil national de l'urgence hospitalière (CNUH) et au député (LREM) Thomas Mesnier pour « adapter nos urgences aux nouveaux besoins ». Celle-ci devra aboutir à un rapport à l'automne, à l'issue d'une concertation incluant médecins et paramédicaux.

D'ici là, la ministre entend activer plusieurs leviers pour répondre au mécontentement matérialisé par le mouvement de grève démarré mi-mars à Paris et étendu depuis à 80 services dans toute la France, selon le collectif Inter-Urgences, qui réclame des hausses salariales de 300 euros nets par mois et plus d'effectifs. Entre 1996 et 2016, le nombre de patients pris en charge aux urgences a plus que doublé, passant de 10 millions à 21 millions.

 

 
 

Trump-Macron à l'unisson en Normandie

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 06:24:13

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Trump-Macron à l'unisson en Normandie
 

 
Emmanuel Macron et Donald Trump, au cimetière de Colleville-sur-Mer, devant les vétérans AFP Photo IAN LANGSDON.
Le 6 juin 1944, la mer était agitée, le ciel couvert, le front effrayant pour ces jeunes GI qui débarquèrent à Omaha Beach. Soixante-quinze ans plus tard, au-dessus de cette plage surnommée « la sanglante », l'horizon était dégagé, la Manche apaisée pour accueillir le 75e anniversaire du Débarquement en présence des présidents Donald Trump et d'Emmanuel Macron. Les canons se sont tus, sauf pour les 21 coups tirés en l'honneur des combattants, morts (9 387 croix au cimetière de Colleville-sur-Mer) ou vivants (45 soldats du 6 juin 1944 présents hier).

« Vétérans, nous savons ce que nous vous devons : la liberté », a lancé, en anglais, le chef d'État français, dans un discours très lyrique, presque romanesque, évoquant notamment « le pari fou de faire libérer l'Europe du joug nazi par la mer ». Donald Trump, le regard strict, au côté d'une Melania cachée derrière ses lunettes noires, a rappelé le destin des héros. « Il y a 75 ans jour pour jour, sur ces côtes, sur ces falaises, 10 000 hommes ont versé leur sang et des milliers ont sacrifié leur vie pour leurs frères, leurs pays, et pour la survie de la liberté », a-t-il déclaré, avant de louer les liens « indestructibles » entre les États-Unis et leurs alliés.
Les messages de Macron sur le multilatéralisme

Sur ce terrain des âpres combats de 1944, les deux présidents se sont effacés devant l'Histoire et ont choisi la voie de la concorde. « Nous serons ensemble à tout jamais », s'est même fendu Donald Trump, multipliant les accolades et les sourires complices avec son homologue français. Ce dernier a néanmoins dévoilé un message plus politique à l'endroit du défenseur d'« America first » : « Nous ne devons jamais cesser de faire vivre l'alliance des peuples libres », citant en exemple les Nations Unies, l'OTAN et l'Union européenne, autant de récentes cibles du milliardaire républicain. « L'Amérique n'a jamais été aussi grande que lorsqu'elle se bat pour la liberté », a ajouté Emmanuel Macron.

Après plusieurs mois de vives tensions, de visions très divergentes sur le climat, ou l'Iran, et des rafales de tweets assassins signés Trump, la réconciliation entre les deux hommes a-t-elle pris racine sur le sable d'Omaha ? Ou plus tard dans les salons de la préfecture de Caen ? Rien ne semble jamais acquis avec Donald Trump, pourfendeur du multilatéralisme, et qui avait emprunté des accents reaganiens pour son message adressé aux Américains, mais aussi, plus exceptionnel, aux Français.

Les deux dirigeants devraient prendre exemple sur leurs armées respectives qui, depuis de longues années et sans l'ombre d'un nuage, conduisent « une coopération militaire parfaite », selon un officier français. Ces commémorations, fortes de 280 événements, devraient attirer en 2019 entre cinq et six millions de touristes. Le prochain anniversaire se déroulera en 2024, pour les 80 ans du Débarquement. Sans la plupart des vétérans présents cette semaine, conscients qu'ils ne reverront peut-être plus le sable normand et les croix blanches des tombes de leurs frères d'armes. Mais avec les deux mêmes présidents ?
Xavier FRERE

 

 
 

Pourquoi la fusion Renault-Fiat-Chrysler a capoté

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 06:26:43

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Pourquoi la fusion Renault-Fiat-Chrysler a capoté
 

 
FCA a besoin d'un partenaire qui couvre l'Asie où il est très peu présent et qui consolide ses positions en Europe. Photo AFP/Bill PUGLIANO
La fusion Renault-Fiat-Chrysler (FCA) reste au garage. Le projet de mariage entre les constructeurs automobiles français et italo-américain devait donner naissance au troisième groupe mondial (8,7 millions de véhicules, 30 milliards d'euros en Bourse). Mais il a capoté dans la nuit de mercredi à jeudi au siège de Renault à Boulogne-Billancourt. « Les conditions politiques n'étaient pas réunies pour mener à bien un tel rapprochement », justifie Fiat Chrysler qui a soudainement retiré son offre. L'entreprise dirigée par John Elkann, héritier de la famille turinoise Agnelli, met en cause les conditions et les délais imposés par l'Etat français (actionnaire à 15 % de Renault) et de nouvelles exigences brandies à la dernière minute. « La raison pour laquelle ce deal ne s'est pas fait est liée à la préservation de l'Alliance entre Renault et Nissan, ça n'a rien à voir avec des interventions politiques », se défend le ministère français de l'Économie.
« Il manquait le soutien explicite de Nissan »

Le gouvernement avait fixé quatre conditions au rapprochement. Outre le maintien de l'emploi dans l'Hexagone, il exigeait que la fusion se réalise dans le cadre de l'Alliance avec le partenaire japonais de la marque au losange depuis 1999.

« Un accord avait été trouvé sur trois conditions. Il restait à obtenir un soutien explicite de Nissan (qui détient aussi 15 % du capital de Renault) », fait valoir Bruno Le Maire. Le ministre français de l'Économie avait ainsi demandé un délai supplémentaire de cinq jours avant le vote du conseil d'administration de Renault.

Tenu à l'écart au début des tractations, Nissan n'avait sur le papier pas les moyens de bloquer l'union de son allié avec FCA, avec seulement deux représentants sur dix-neuf au conseil d'administration de Renault. Mais le Japonais est devenu le poids lourd de l'Alliance avec 5,5 millions de voitures vendues par an, une avance technologique dans l'électrique et une forte présence en Chine. Des atouts justement recherchés par Fiat Chrysler qui a un gros retard technologique à rattraper sur l'électrique et vise les marchés américains et chinois.
Une reprise des négociations ?

De son côté, Nissan s'inquiétait de la création de ce géant automobile qui risquait de le marginaliser, voire de le concurrencer. Et quid de la mutualisation - partage de technologies, achats en commun... - déjà en place au sein de l'Alliance pour réduire les coûts ? « Cela nécessiterait une révision fondamentale de la relation existante entre Nissan et Renault », avait prévenu son patron Hiroto Saikawa.

Ses réticences étaient incontournables pour le gouvernement français dans un climat déjà tendu par l'affaire Carlos Ghosn, l'ex-patron de l'Alliance mis en examen pour malversation. Fiat-Chrysler s'est impatienté et a dit non ! L'hypothèse d'une reprise des négociations n'est toutefois pas exclue. Elles pourraient reprendre sous une forme « plus discrète », avance Gilles Chemla du CNRS. Renault, « déçu » par cet échec, n'a d'ailleurs pas fermé la porte à un possible rapprochement à l'avenir.

 

 
 

Grand Est Emploi dans les lycées : Les syndicats maintiennent la pression

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 05:43:53

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Grand Est  Emploi dans les lycées
Grand Est Emploi dans les lycées : Les syndicats maintiennent la pression
Mobilisée depuis le comité technique du 14 mai, l'intersyndicale (CGT, FO, FSU, Unsa) du conseil régional projette de nouvelles actions contre le projet de suppression de postes d'adjoints techniques dans les lycées du Grand Est.

 
La réorganisation des services de la Région ne passe décidément pas auprès des syndicats. Tout particulièrement dans le collimateur, le plan de suppression de postes d'ATTEE (adjoints techniques territoriaux des établissements d'enseignement supérieur) des 240 lycées du Grand Est. Lesquels emploient actuellement quelque 5 500 ATTEE sur les 7 500 agents de la Région. « La direction prévoit la suppression de 1 003 postes équivalents temps plein, soit 1 200 postes » précise Jacques Castelli (FO), « 600 seraient supprimés sur la base de départs non remplacés, et 400 réaffectés notamment au sein d'équipes mobiles ». Des chiffres contestés par l'exécutif qui évoque « un redimensionnement des équipes sur la base d'une évaluation à venir des besoins de chacun des établissements ». Ce qu'Alain Deschaseaux, secrétaire général Unsa, conteste : « Ces chiffres, on ne les sort pas du chapeau. »
« Un plan social déguisé »

Au diapason, Marie-Jo Jeanront (FSU) dénonce « un coup porté aux conditions de travail ». Lors du comité technique du 14 mai, l'ensemble des syndicats (CGT, FO, FSU, Unsa, CFDT, CFTC) a claqué la porte de la concertation, après avoir rejeté les propositions de la direction. Dénonçant « un plan social déguisé », quatre organisations ont déposé un préavis de grève illimité. « Depuis le 14 mai, on demande, en vain, à être reçu par Jean Rottner » se désole Pascal Koehler de la CGT. Faute d'une réponse d'ici le 20 juin du président de la Région, l'intersyndicale donnera de la voix lors de la séance plénière à Metz, au cours de laquelle devrait être votée la délibération sur la directive temps de travail, préfigurant la réorganisation et l'harmonisation à venir.
Xavier BROUET

 

 
 

 

Thann David Brown France Engrenages Le site thannois liquidé : 36 salariés licenciés

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 05:46:51

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Thann  David Brown France Engrenages
Thann David Brown France Engrenages Le site thannois liquidé : 36 salariés licenciés
Placée en en redressement judiciaire le 5 décembre 2018, le site thannois du groupe anglais David Brown Santasalo a été placé ce 6 juin en liquidation judiciaire. Les 36 salariés vont être licenciés.

 
Sur le site thannois du groupe David Brown Santasalo 36 salariés vont être licenciés pour motif économique.
Triste épilogue pour David Brown France Engrenages, plus connue dans la vallée de la Thur sous l'enseigne Weco, un site industriel centenaire. La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse a prononcé jeudi la liquidation judiciaire du site spécialisé dans la fabrication d'engrenages et d'organes mécaniques de transmission.

La décision fait suite au placement en redressement judiciaire le 5 décembre dernier du site thannois.

En janvier 2014, la direction avait présenté un plan d'investissement d'1,1 million d'euros, mais depuis cinq ans la filiale du groupe anglais avait dû faire face à de sérieuses difficultés liées à une baisse des commandes. « La procédure de redressement n'a malheureusement pas permis de trouver un repreneur », a commenté jeudi Pierre Charlier, liquidateur judiciaire représentant les créanciers.

La production s'arrête donc définitivement sur le site. 36 salariés sont concernés et vont être licenciés pour motif économique. « Notre objectif est de les reclasser dans des secteurs d'activité voisin », a indiqué Pierre Charlier.

 

 
 

 

David Brown liquidé à Thann : 36 salariés licenciés

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 06:08:05

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David Brown liquidé à Thann : 36 salariés licenciés
 

 
Placé en en redressement judiciaire le 5 décembre 2018, le site thannois du groupe David Brown Santasalo a été placé ce 6 juin en liquidation judiciaire.  Archives/DNA
Triste épilogue pour David Brown France Engrenages, plus connue dans la vallée de la Thur sous l'enseigne Weco, un site industriel centenaire. La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse a prononcé jeudi la liquidation judiciaire du site spécialisé dans la fabrication d'engrenages et d'organes mécaniques de transmission.

La décision fait suite au placement en redressement judiciaire le 5 décembre dernier du site thannois. En janvier 2014, la direction avait présenté un plan d'investissement d'1,1MEUR, mais depuis cinq ans la filiale du groupe anglais avait dû faire face à de sérieuses difficultés liées à une baisse des commandes. « La procédure de redressement n'a malheureusement pas permis de trouver un repreneur », a commenté jeudi Me Pierre Charlier, liquidateur judiciaire représentant les créanciers.

La production s'arrête donc définitivement sur le site. 36 salariés sont concernés et vont être licenciés pour motif économique. « Notre objectif est de les reclasser dans des secteurs d'activité voisin », a indiqué Me Charlier.

 

 
 

Le bel optimisme des dirigeants de Manurhin

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 06:11:02

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Le bel optimisme des dirigeants de Manurhin
 

 
Marc Laur .

Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Et si Manurhin avait véritablement tiré le gros lot ? Plus de dix mois après la reprise de Manurhin, devenue Manufacture du Haut-Rhin, par le consortium de la Défense des Émirats-Arabes Unis Edic, l'assemblage de lignes de production de munitions de petit calibre n'a toujours pas repris à Mulhouse. Et pourtant, le directeur général de transition de la société mulhousienne qui emploie 100 personnes, Marc Laur, assure que cela n'a « rien d'inquiétant ». Après avoir refusé de répondre aux questions de L'Alsace (nos éditions du 24 mai) sur les interrogations légitimes que suscite une société de 100 personnes qui ne produit pas, Marc Laur a finalement décroché son téléphone pour contester que l'avenir de Manurhin s'écrirait en pointillé. « L'article a provoqué des troubles chez nos clients et fournisseurs. Mais les salariés comprennent très bien la situation et le redémarrage lent. Nous avons redémarré de zéro, avec une usine arrêtée pendant deux ans », indique le directeur général de transition.

Sur tous les dossiers, l'on est prié de croire M. Laur sur parole. Son prochain départ ? « C'était prévu mais j'accompagnerai autant que nécessaire mon successeur dont le recrutement est en cours », assure l'intéressé. La démission de Luc Vigneron, PDG de l'actionnaire Edic ? « Ce n'est pas une surprise qu'il ait fait valoir ses droits à la retraite. Il est remplacé à la tête d'Edic par Badr Al Olama, un homme de talent, administrateur d'Edic et dirigeant d'un des plus grands fonds émirati Mubadala », explique Marc Laur qui assure que le responsable émirati viendra prochainement à Mulhouse. Pour voir quoi ? « Tout le système de gestion de la société était à revoir. Cela demande un gros travail de remise à niveau qui n'est pas terminé. Notre activité est sur des cycles longs. Les choses se passent comme on le prévoyait. Il n'y a pas d'écart dans le plan de marche. »
Redémarrage fin 2019ou début 2020

Sur le redémarrage de la production, Marc Laur évoque « fin 2019 ou début 2020 ». Et « un plan de charge équivalent à deux années de chiffre d'affaires compte tenu de l'effectif actuel. » Impossible, pour autant, de connaître des chiffres précis, ni « ces acomptes des clients » qui « financent les activités ». Mais « le bureau d'études travaille sur les projets », insiste le DG de transition qui n'arrive décidément pas à lever le doute sur la stratégie d'un actionnaire sans limite financière mais dont nul ne sait quel est son projet pour la Manufacture du Haut-Rhin.
Laurent BODIN

 

 
 

900 places d'apprentissage à prendre dans l'industrie

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 06:12:02

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900 places d'apprentissage à prendre dans l'industrie
 

 
Pour faire découvrir les diplômes et les métiers techniques de l'industrie auxquels il prépare, le pôle formation-CFAI Alsace organise ses portes ouvertes le mercredi 12 juin. L'opération s'adresse en priorité aux jeunes de 15 à 29 ans révolus, intéressés par l'apprentissage et une carrière dans l'industrie.

Le CFAI Alsace propose 34 formations dans les domaines de la maintenance industrielle, de l'informatique, la robotique, la chaudronnerie et le soudage, l'électronique, la productique, l'usinage, sans compter l'organisation et la performance industrielle. 900 places d'apprentissage sont à pourvoir pour la rentrée 2019.
Y ALLER Mercredi 12 juin de 14 h à 18 h aux CFAI de Colmar 31, rue des Jardins, et de Strasbourg Eckbolsheim 6, rue Ettore Bugatti.

 

 
 

Un nouvel élan pour Mulhouse au féminin

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 06:02:14

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Un nouvel élan pour Mulhouse au féminin
 

 
La course solidaire Les Mulhousiennes est désormais intégrée dans la programmation Mulhouse au féminin. Archives L'Alsace /Darek SZUSTER
L'idée du conseil consultatif de l'égalité mulhousien est née du premier rapport sur la situation de l'égalité entre les femmes et les hommes dans le territoire et dans l'administration municipale en 2018. Ce conseil aura pour objectif de garantir l'égalité entre les êtres humains et entre les sexes notamment.

Le comité de pilotage (Copil), qui s'est réuni pour la première fois mardi et doit encore se retrouver trois fois jusqu'en mars 2020, date de lancement du conseil, fonctionne sur un mode participatif, afin d'intégrer différents acteurs de la ville et de la région et travaille à l'élaboration d'un projet durable et ancré dans la vie de Mulhouse. « Le but est de permettre une veille constante et d'ouvrir un espace de dialogue », explique Marie Corneille, conseillère municipale déléguée à la promotion de toutes les formes d'égalité. Le rôle de la Ville est « d'interpeller et de rendre les actions en faveur de l'égalité visibles ». Les réponses à ces questions sont « l'affaire de tous ».
« Mobiliser les forces vives »

L'égalité entre tous les hommes et toutes les femmes étant considérée comme un prérequis à la cohésion sociale, le conseil consultatif de l'égalité suivra les orientations du rapport égalité hommes-femme de la Ville de Mulhouse : promouvoir l'égalité dans tous les domaines en favorisant l'accès aux pratiques sportives et en soutenant l'égalité professionnelle notamment ; renforcer la prévention et l'éducation à l'égalité et lutter contre les comportements sexistes. Ceci en « mobilisant les forces vives mulhousiennes ».

Le conseil et le Copil peuvent déjà compter sur des délégués de la Ville, du conseil départemental et du conseil régional ainsi que sur des professionnelles telles que Patricia Legouge, sociologue, ou encore Claire Felter, de l'Observatoire des violences intrafamiliales et faites aux femmes.

L'engagement de la Ville en faveur de l'égalité entre les sexes est déjà illustré par plusieurs initiatives : la création d'une délégation à l'égalité au sein du conseil municipal, la signature en décembre 2017 de la « charte européenne pour l'égalité des femmes et des hommes dans la vie locale » ou encore la mise en place en janvier 2018 du label « Mulhouse au féminin ».
Des événements

La première programmation annuelle de ce label démarre cette année et propose entre autres : la conférence « femmes, sport, santé et médecine » le jeudi 20 juin, le speed-meeting « Ailes à elles » le 21 juin dans le but d'accompagner les femmes qui souhaitent créer leur entreprise et la course Les Mulhousiennes les 21 et 22 septembre. Forte de ces initiatives, Mulhouse va candidater au prix « Égalité et mixité 2019 » de la Région Grand Est.
Victor REVEILLON SE RENSEIGNER Programmation complète Mulhouse au féminin : www.mulhouse.fr/ma-ville/democratie-participative/mulhouse-au-feminin/

 

 
 

Au boulot à vélo !

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 06:32:27

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Au boulot à vélo !
 

 
(De g. à d.) : Doris, Carmen, Maryline, Julie, Christiane... Toutes ont relevé le défi et viennent au boulot à vélo avec le sourire. Photo L'Alsace /A.H.
« Le vélo, c'est presque tous les jours. Je viens de Thann, je passe par Roderen et Bourbach, soit 24 km aller-retour. Quand on pédale tôt le matin, on a la chance de voir des animaux et le soleil qui se lève. La lumière est belle », raconte Carmen Mattauer, locomotive du défi « Au boulot, j'y vais à vélo » au sein du centre Saint-Jean à Sentheim. Cette sportive invétérée a convaincu plusieurs de ses collègues de venir au travail à vélo pendant les deux semaines du défi. « Le vélo est un moyen de déplacement qui permet d'éviter de prendre la voiture. Ce n'est pas dans un but de performance », ajoute-t-elle.

L'établissement Saint-Jean, rattaché à la Fondation du Diaconat de Mulhouse, n'en est pas à son coup (de pédale) d'essai, Cela fait huit ans qu'il participe au défi. Cette année, les chiffres explosent, plus d'une trentaine d'employés jouent le jeu.
« J'aimerais que ça devienne une habitude »

« Certains viennent à pied, d'autres font du covoiturage ou du vélo. Les premières années, nous n'avions qu'une dizaine de participants. Il y a un gros boom cette année. Il y a une réelle émulation autour de ce challenge et une prise de conscience écologique, on le sent. J'aimerais que ça devienne une habitude », explique Nathalie Bortolussi, secrétaire de direction et référente développement durable au centre Saint-Jean. Elle aussi est une cheville ouvrière du projet. Sans son action et celle de Carmen Mattauer, il n'y aurait pas autant de volontaires.

La direction n'a pas fait les choses à moitié. Elle a mis à disposition de ses salariés, pendant la quinzaine, un vélo à assistance électrique, elle offre deux cadeaux à chaque participant et propose un petit-déjeuner chaque matin. « On donne un billet de tombola aux cyclistes par jour de participation et on met aussi des douches à disposition. »

Une exposition alimente le défi, initié par le Pays Thur et Doller, dans les couloirs du centre de soins de suite et de réadaptation. Isabelle, retraitée du centre, y relate un périple est-ouest de 1370 km à vélo : partie de Leimbach, elle est allée jusqu'à Saint-Nazaire. Des photos et des cartes racontent son expérience. « C'est une manière de mettre en avant le travail d'une de nos anciennes aides-soignantes et de promouvoir la pratique », relève la secrétaire de direction.

Carmen Mattauer vient au travail à vélo depuis trois ans, sauf en hiver. Elle aussi est une adepte des longs trajets : Thann-Amsterdam, le tour de Corse, Lourdes... Elle ne compte plus les kilomètres car « c'est bon pour la planète et pour la forme ». La vallée et son écrin de verdure devraient encourager plusieurs entreprises à emprunter les voies des pistes cyclables avant d'actionner la matière grise. Le centre Saint-Jean, quant à lui, n'est pas prêt de freiner.
Alice HERRY PLUS WEB Voir nos reportages vidéo sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

« C'est vraiment la fête du hand »

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 06:40:31

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« C'est vraiment la fête du hand »
 

 
Réparti par catégorie, expert, confirmé, moyen ou espoir, chacun avait sa chance de gagner.

Photos L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN

Environ 1 500 élèves, issus de 56 classes des écoles primaires du nord du département ont foulé la pelouse du Stadium à Colmar lors de l'Opération grand stade, ce jeudi 6 juin. Organisée par le comité départemental de handball du Haut-Rhin, l'opération a pour but « de pérenniser nos relations avec le monde scolaire, de les fidéliser aussi », note Frédéric Blum, conseiller technique fédéral au comité. Une formule qui séduit les écoles. En effet, cette nouvelle édition continue d'être victime de son succès « chaque année, on refuse des inscriptions qui sont closes en deux jours, dès la Toussaint » rappelle Frédéric Blum.

Sur la pelouse du Stadium, 32 miniterrains de handball ont été installés. Toute la journée, les matchs se succèdent. En équipe de 5 joueurs, les élèves sont également répartis par niveau : expert, confirmé, moyen, espoir, ce qui permet des matchs plus équilibrés.

Une opération qui séduits aussi bien les élèves que les professeurs. « On essaie de participer au maximum de rencontres sportives », souligne Philippe Aguillon, professeur des écoles, venu avec sa classe de CM2 de l'école Barrès de Colmar. « Ça fait plusieurs fois qu'on vient. On essaie de revenir chaque année mais on n'y arrive pas toujours. Après un cycle de handball pour beaucoup de classes et un tournoi interne à l'école, c'est une finalité assez logique. Comme il n'y a pas de classement, c'est vraiment la fête du hand », complète-t-il. Rassurant aussi pour les enseignants : « C'est très bien organisé et sécurisé ».
« On est enchanté »

« Pour nous, c'est une découverte. On a eu la chance d'avoir un intervenant du comité pour des cycles de hand. Il nous a proposé de participer à cette opération pour finaliser notre apprentissage. On est enchanté, depuis la descente du bus, on est pris en charge, il n'y a pas de temps mort », note Audrey Gosserez, directrice de l'école de Pulversheim, venue avec sa classe de CM2. Et d'ajouter « c'est une compétition douce, ni notée, ni classée. Et avec les matchs en fonction des niveaux, chacun a sa chance. C'est stimulant et rassurant. Ça donne envie de revenir ».

La sécurité est aussi soulignée par la directrice : « on a eu besoin de l'infirmerie et elle a été efficace ». Cette dernière comme l'ensemble de la sécurisation du site est assurée par une trentaine d'élèves en CAP agent de sécurité ou BAC Pro Métiers de la sécurité du lycée Charles de Gaule de Pulversheim, dont la moitié est sapeurs-pompiers volontaires.

Enfin, quand les handballeurs en herbe sortent du terrain, ils visitent le village culturel qui propose des animations autour du développement durable ou de l'alimentation. « Avec les collégiens en section sportive du collège Saint-Exupéry de Mulhouse et Berlioz de Colmar, le lycée de Pulversheim et des services civiques assurent les ateliers du village culturel, il y a une responsabilisation pour les plus jeunes », conclut Frédéric Blum.
Christelle DIDIERJEAN PLUS WEB Voir notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

Environnement Une présence très localisée à Saint-Louis Moustique tigre : la population invitée à la vigilance

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 05:50:15

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Environnement Une présence très localisée à Saint-Louis
Environnement Une présence très localisée à Saint-Louis Moustique tigre : la population invitée à la vigilance
Il y a des moustiques tigres à Saint-Louis. Une présence très localisée, autour de parking TIR. La situation est sous contrôle. La population dans les rues adjacentes est invitée à participer aux efforts pour limiter le développement de cette nouvelle espèce de moustiques.

 
A long terme, l'installation du moustique tigre est inéluctable. Il s'agit pour chacun de participer à la lutte pour la ralentir.
Le moustique tigre, à Saint-Louis ? Une nouveauté. « Il a fait son apparition une première fois à l'aéroport, il y a trois ans. La menace a été éradiquée. On l'a ensuite trouvé côté suisse, tout près de la frontière, l'année suivante », explique Philippe Knibiely, adjoint au maire de Saint-Louis. Le moustique ne connaissant pas les frontières, il a aussi été trouvé côté français, sur le parking TIR, grâce aux pièges pondoirs installés un peu partout.

Cette fois, le moustique n'a pu être éliminé totalement, en dépit des efforts déployés par le service de démoustication du Département, au sein de la Brigade verte, raconte Philippe Bindler, son responsable technique. « Tout à côté se trouvent des jardins, avec de nombreux gîtes larvaires potentiels, pas forcément accessibles », indique-t-il. Et puis il suffit d'un rien : « La capsule d'une bouteille de soda retournée, avec un peu d'eau de pluie, c'est assez », pour Philippe Knibiely. Qui rappelle qu'il y a eu, rue Saint-Jean, le cas d'une entreprise qui stockait des pneus notamment, qui a tout de suite procédé au nettoyage nécessaire.
Chacun doit être acteurde la lutte

C'est le grand message, déjà relayé par la Ville de Saint-Louis auprès des riverains : chacun peut être acteur dans la lutte contre le moustique tigre et son implantation dans la région frontalière. Il suffit pour cela de respecter les mêmes consignes que contre le moustique commun : penser à couvrir les bacs de récupération d'eau de pluie. Ou à ne pas laisser d'eau stagnante dans sa propriété : un arrosoir à moitié rempli, la pataugeoire des enfants, etc. Des mesures simples et efficaces... « sans lesquelles notre travail sera inutile. Nous n'y arriverons pas seuls », prévient Philippe Bindler.
Collaborationavec la Ville etles cantons bâlois

Pour cela, son service a déjà fait du porte-à-porte auprès des habitants concernés - pour l'heure, les rues à l'est du parking TIR, jusqu'à l'avenue de Bâle au sud de Saint-Louis. Il a aussi formé des agents de la Ville de Saint-Louis qui, eux aussi, participent à la lutte et à la sensibilisation - comme l'an passé quand ils sont allés à la rencontre des membres des jardins familiaux.

Mais pourquoi lutter, alors qu'il y a déjà d'autres espèces de moustiques dans la région ? « C'est un moustique urbain, et diurne, très agressif », répond Philippe Bindler. Pour faire simple : il pique du matin au soir. Du coup, le premier intérêt à limiter sa progression est simple : il relève de la qualité de vie.

Il y a cependant une deuxième raison, elle est sanitaire. Le moustique tigre est un vecteur potentiel d'agents pathogènes, comme la dengue, le virus Zika ou le chikungunya. Mais pour l'heure, la menace est très faible : il faudrait déjà qu'un moustique pique une personne malade revenant de voyage dans un pays tropical, et soit donc contaminé, avant de piquer d'autres humains...

Pour Philippe Knibiely, le moustique tigre « finira par s'installer sur tout le territoire ». Cette espèce invasive « a pour elle le réchauffement climatique. » Il s'agit donc de le freiner aussi longtemps que possible. « Y compris en collaborant avec nos voisins suisses, eux aussi concernés », conclut l'élu ludovicien.
Jean-Christophe MEYER

 

 
 

 

Turckheim Journée citoyenne : Une belle mobilisation

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 05:39:23

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Turckheim  Journée citoyenne
Turckheim Journée citoyenne : Une belle mobilisation
Samedi 1er juin, pour la quatrième édition de la journée citoyenne, quatre-vingt-dix personnes ont donné de leur temps pour le bien-être collectif de Turckheim.

 
Les plus jeunes ont garni l'hôtel à insectes au square du corps de garde.
Dix chantiers ont pu être mis en oeuvre ce jour-là, dont la création d'une allée et la pose de dalles au cimetière, des plantations en divers endroits de la ville, la réfection du muret de soutènement du banc au niveau du noyer sur le chemin de l'Eichberg, un atelier peinture de la passerelle sur le Mulbach...

Pour suivre la préconisation du conseil départemental d'intégrer les Ehpad dans la journée citoyenne, un chantier de nettoyage s'est déroulé dans la chapelle de l'Ehpad du Brand.

Un atelier était réservé aux plus jeunes avec le garnissage d'un hôtel à insectes installé au square du corps de garde. Cet hôtel, réalisé en amont par Bernard Giambérini aidé de quelques bénévoles, est une reproduction à l'échelle de la porte de France.

Neuf membres de la jeune et dynamique association Les spetzbua étaient présents et ont pris en charge la remise en état du sentier des toits et notamment la montée des marches après la porte de Munster.
Des échanges constructifs pour des résultats visibles

L'équipe des services technique au complet et avec le matériel nécessaire a organisé les chantiers et impulsé le rythme de travail.

La convivialité était de mise dès le rassemblement du matin, fixé cette année à l'espace rive droite. « Les différents travaux ont été réalisés avec passion et compétence, faisant souvent l'objet de discussions animées sur les meilleures façons de les réaliser. Pour moi c'est cela qui me touche le plus, ces échanges spontanés dans le respect de l'autre et j'aime à dire qu'il s'agit là d'un exercice de démocratie participative des plus efficace. Toute cette belle énergie nous a fait du bien à tous et ces échanges constructifs ont permis des résultats visibles par tous les Turckheimois », commente Daniell Rubrecht, l'adjointe à l'initiative de cette journée.

Après l'effort, tous les participants se sont retrouvés à l'espace rive droite pour prendre le déjeuner en commun. Le maire, qui avait fait le tour des chantiers le matin, est resté avec les bénévoles le midi, concluant son discours de remerciement par cette phrase saluée par de vifs applaudissements : « Cette année, j'ai fait le tour des chantiers comme maire et l'année prochaine j'aurai mon gilet jaune journée citoyenne et je serai dans un chantier avec vous comme bénévole ». Jean-Marc Verpillat, le nouveau directeur des services, était actif dès cette année en participant au chantier du cimetière.

 

 
 

 

Wettolsheim Au conseil municipal : Subventions pour le CIM et l'Abbaye de Marbach

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 05:40:01

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Wettolsheim  Au conseil municipal
Wettolsheim Au conseil municipal : Subventions pour le CIM et l'Abbaye de Marbach
Lors du dernier conseil municipal de Wettolsheim, le 13 mai dernier, les élus ont notamment donné un avis défavorable concernant le Schéma régional d'aménagement des territoires.

 
Une subvention de 250 EUR a été attribuée à l'Abbaye de Marbach.
Cet avis défavorable concerne l'objectif 12 (généraliser l'urbanisme durable pour des territoires attractifs et résilients) et la règle 25 (limiter l'imperméabilisation des sols), l'objectif 21 (consolider l'armature urbaine, moteur des territoires), la règle 20 (décliner localement l'armature urbaine), ainsi que les règles 10 (réduire les pollutions diffuses sur les aires d'alimentation de captage) et 17 (optimiser le potentiel foncier mobilisable), et surtout la règle 16 (réduire la consommation foncière). Le conseil a donné différentes propositions pour améliorer ce Schéma.

Parmi les autres délibérations, il a été décidé de verser une subvention de 2599 EUR au CIM (Centre d'initiation à la musique), équivalente à celle attribuée par le conseil départemental, ainsi qu'une subvention de 80 EUR pour un élève pratiquant un instrument d'harmonie. Le conseil municipal décide de verser une subvention de 250 EUR à l'Abbaye de Marbach.
Les autres points en bref

- Résultat de la consultation mobilier (tables et chaises) pour la salle multi-activités.

Une consultation pour l'acquisition de 72 tables pliantes, 400 chaises, 10 chariots pour tables et 10 chariots pour chaises, 9 tables à plateau rabattable sur roulettes et 4 tables hautes « mange-debout » pour la salle multi-activités a été lancée. L'entreprise BBS. (Bureau Bibliothèque Scolaire) a été retenue pour un montant de 106 687,47 EUR TTC.

- Parcelles.

Le conseil municipal a décidé d'acquérir les parcelles n°141, 142 et 143 section 2 au lieu-dit « Aussere Laenge Zweiter Zug » d'une superficie totale de 170,75 ares, et demande l'avis de France Domaine.

- Vente de pierres en granit.

Le conseil municipal décide de vendre des pierres en granit au prix de 300 EUR à l'entreprise Augusto de la rue du Tieffenbach à Wintzenheim.

- Prochaine réunion.

La prochaine réunion du conseil municipal se tiendra aujourd'hui vendredi 7 juin.

 

 
 

 

Ottmarsheim Caserne : Validation ministérielle pour une nouvelle gendarmerie

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 05:48:14

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Ottmarsheim  Caserne
Ottmarsheim Caserne : Validation ministérielle pour une nouvelle gendarmerie
Ouverture du point d'information touristique, du pôle santé et construction d'une gendarmerie ont été abordés par les conseillers municipaux.

 
Les actuels locaux de la gendarmerie pourraient être transformés en logements. La construction d'une nouvelle caserne a été validée par Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur.
Le maire, Marc Munck a fait lecture d'un récent courrier émanant du ministre de l'Intérieur. Il est annoncé la validation du « projet de réalisation par la commune d'Ottmarsheim, sur son territoire, d'une nouvelle caserne de gendarmerie, prise à bail par l'État, au profit de la brigade de proximité d'Ottmarsheim, à l'effectif de douze militaires de la gendarmerie ». Le maire s'est félicité de voir prise en compte ce projet. « Reste à chiffrer le coût de la construction sachant qu'un loyer sera versé mensuellement par l'État » a-t-il souligné en ajoutant qu'il serait « logique que les autres communes du secteur participent au plan de financement ». Des contacts avec un bailleur social permettront ensuite de définir le devenir des anciens locaux.
Route romane : ouverture en continu

La maison de la santé a ouvert ses portes il y a quelques semaines. Jean-Marie Behe, premier adjoint au maire a fait remarquer que les professionnels y exerçant ainsi que les usagers se disent satisfaits de cet équipement.

Autre structure, le point Information « La Route romane ». Les élus ont donné leur aval à la nouvelle organisation du travail mise en place. Elle permet désormais une ouverture en continu le week-end pendant la haute saison. « Je me réjouis qu'un accord avec les deux agents territoriaux concernés aient pu être conclus. Les samedis et dimanches, la fréquentation touristique est importante » a commenté Marc Munck.
Trois édifices protégés

Attractivité de la commune encore avec le marché de Noël. Le conseil a fixé le tarif de location des cabanons pour les musées et créateurs soit 60EUR TTC (50EUR auparavant). Michel Leroy, adjoint au maire en a profité pour remercier les services techniques communaux qui ont restauré les cabanons acquis auprès d'une autre collectivité.

La commune d'Ottmarsheim abrite sur son territoire trois édifices protégés au titre du patrimoine (monument historique) à savoir, une église classée, une maison d'habitation et la chapelle Sainte Anne du prieuré, inscrites. Chacun de ces édifices génère une servitude d'utilité publique appelé périmètre de protection de 500 mètres. Dans le cadre de la transformation du plan d'occupation des sols en plan local d'urbanisme, un nouveau périmètre des abords a été approuvé. Il est moins étendu que le précédent. « Le cône de vision » en a délimité les contours.
B.S.

 

 
 

 

Neuf-Brisach Vols et dégradations :plus d'un fait sur deux élucidé

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 05:58:40

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Neuf-Brisach Vols et dégradations :plus d'un fait sur deux élucidé
 

 
Le chef d'escadron Mikaël de Miras (au centre), commandant de la compagnie de Colmar, entouré de 14 des 18 gendarmes de la brigade territoriale autonome de Neuf-Brisach. Photo L'Alsace /Jean-Frederic Surdey
« C ette tendance à la décrue du nombre de crimes et délits correspond à celle observée dans l'ensemble de la compagnie, c'est très positif mais il faut rester humble et vigilant », souligne le chef d'escadron Mikaël de Miras, commandant de la compagnie de Colmar, qui a présenté ce mercredi 5 juin aux élus le bilan 2018 de la brigade territoriale autonome (BTA) de Neuf-Brisach, à l'occasion de l'inspection annuelle.

Si le nombre de faits constatés a baissé de 11 % pour toute la compagnie, ce taux atteint 15 % pour la BTA : 427 contre 504 l'année précédente. « Cela s'explique partiellement par l'aboutissement de deux grosses enquêtes dans la région, qui ont permis les interpellations de voleurs de voitures dans des commerces de toutes tailles, mais aussi d'un duo familial de voleurs à la roulotte », précise le major Dominique Zirn, commandant de la BTA. Le fait qu'au cours d'une sortie en famille, un gendarme de Neuf-Brisach aperçoive ces voleurs à la roulotte à l'oeuvre sur l'Île du Rhin avait grandement facilité la seconde enquête.
Cambriolages en baisse, violences en hausse

Les atteintes aux biens - vols et dégradations - ont baissé de 25 % (200 faits contre 269 l'année précédente), avec notamment 25 vols à la roulotte contre 47. Du côté des cambriolages, on passe de 37 à 28 vols dans les habitations, et de 24 à 14 vols dans les locaux associatifs et professionnels. « Le taux d'élucidation des atteintes aux biens s'élève à 58 %, soit plus d'un fait sur deux élucidé », souligne le commandant de brigade, qui depuis la fin d'année dernière peut compter sur un effectif au complet de 18 militaires.

Les atteintes aux personnes suivent en revanche la tendance à la hausse (86 cas traités contre 79 en 2017), avec davantage de coups et blessures volontaires entre particuliers. Mais aussi plus d'atteintes aux personnes dépositaires de l'autorité publique : violences, rébellion, menaces ou incivilités à l'encontre des gendarmes, des policiers municipaux ou encore des brigades vertes.

Sur les routes du secteur où une personne avait perdu la vie en 2017, on ne déplore aucun décès en 2018. Le nombre d'accidents (8 contre 14) et de blessés (8 au lieu de 15) a fortement baissé. 18 conducteurs ont été contrôlés sous l'empire d'un état alcoolique, un sous l'emprise de cannabis, et 77 en excès de vitesse.

Enfin, l'année 2018 a été marquée par la découverte dans le Grand canal d'Alsace du corps d'un Algolsheimois ayant vraisemblablement mis fin à ses jours cinq ans plus tôt, par l'accident de travail mortel d'un électricien de la société Constellium à Biesheim, et par le décès par asphyxie d'une octogénaire dans l'incendie de son appartement au sein d'une résidence pour personnes âgées à Volgelsheim. La thèse accidentelle a été confirmée par l'enquête : une cigarette de la victime avait mis le feu.
Jean-Frédéric SURDEY

Problèmes de vétusté, de moisissures y compris dans des canalisations, de fonctionnalité et même de sécurité dans l'actuelle caserne : le projet de nouvelle gendarmerie de Neuf-Brisach évoqué dans nos colonnes en fin d'année dernière reste totalement d'actualité. Les élus de la CCPRB (Communauté de communes Pays Rhin Brisach), des maires ou encore la sénatrice Catherine Troendlé et le député Eric Straumann avaient visité les lieux. « Ils ont pu se rendre compte in situ de la nécessité de faire évoluer les infrastructures pour que les gendarmes puissent travailler dans des conditions de sécurité et de logement décentes, se réjouit le commandant de la compagnie de Colmar. Ce projet très attendu, y compris pour que la brigade reste attractive auprès de nos effectifs, est toujours entre les mains des élus qui ont conscience du besoin ».

 

 
 

Bollwiller Conférence Compteurs Linky : une question de choix

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 05:48:59

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Bollwiller  Conférence
Bollwiller Conférence Compteurs Linky : une question de choix
Environ 160 personnes ont assisté au foyer Saint-Charles de Bollwiller à la conférence organisée par le rassemblement d'élus pour les libertés citoyennes alternatives au Linky (Relcal).

 
Des panneaux « Stop Linky » ont été installés par la municipalité aux entrées du village.
La conférence organisée récemment à Bollwiller par le Relcal (Rassemblement d'élus pour les libertés citoyennes alternatives au Linky) a rassemblé près de 160 personnes au foyer Saint-Charles. Se trouvaient à la tribune, Jean-Paul Julien, maire de la commune et son adjoint Jean-Pierre Beltzung, Bertrand Ivain (Relcal), maire de Saint-Bernard, Marie Gaspard et Philippe Biehlmann (collectif Stop Linky).

Un diaporama intitulé « Le vrai visage du Linky » a été projeté et commenté : « Les factures s'envolent, selon certains usagers qui ont le compteur. Ensuite, des données très détaillées de notre vie quotidienne sont collectées et transmises. Les dysfonctionnements du compteur peuvent avoir de graves conséquences sur les appareils ménagers et la domotique. Des incendies se déclarent. Notre santé peut-être impactée par le courant porteur en ligne ou CPL à des fréquences élevées qu'utilise le compteur. Le Linky représente aussi un gaspillage économique et écologique. En effet 11 millions de compteurs en état de marche ont été remplacés aux frais des usagers et de la collectivité. Enedis veut remplacer environ 35 millions de compteurs au total. »

Le collectif est catégorique : « Linky n'est pas obligatoire pour les particuliers et la loi n'oblige absolument pas à accepter sa pose. » La procédure de refus est détaillée, avec lettres modèles à télécharger sur le site www.stop-linky-68.com. Le public s'est ensuite exprimé. Certains ont abordé le domaine de la santé : « Il faudrait refuser collectivement entre voisins afin de ne pas être impacté. » Une personne électrosensible a témoigné.

Bertrand Ivain a pour sa part expliqué : « L'objectif du groupement d'élus du département n'est pas de dire qui a raison ou tort, mais face au mécontentement de nos administrés, d'exiger que la parole des citoyens de nos communes ou de nos cantons soit entendue. » Jean-Paul Julien a, quant à lui, invité l'auditoire à rester vigilant face au progrès technologique. La conclusion revenant à Jean-Pierre Beltzung : « Rien n'est plus démocratique que de laisser le choix aux habitants d'être pour ou contre l'installation des compteurs Linky. »
M.H.

 

 
 

 

Quelle est la situation ?
En 2018 le conseil municipal a décidé de s'opposer au déclassement des compteurs électriques existants (18 voix pour, quatre contre et trois abstentions) puis il s'est prononcé (4 voix contre et deux abstentions) pour la pose de panneaux « Stop Linky » aux entrées du village. La carte de déploiement d'Enedis (espace-client-particuliers.enedis.fr/) indique : « 81 compteurs déjà posés ; pose à venir entre janvier et juin 2021 ». Sachant que les logements neufs sont équipés d'office en Linky. Pour les autres logements, la pose n'aurait pas encore commencé.

 

Une grande résistante n'est plus

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 06:14:53

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Une grande résistante n'est plus
 

 
Marie-Madeleine Lesur (à gauche) avait reçu les insignes de la Légion d'honneur des mains de son amie Lucienne Wagner en avril 2015. Archives DNA
Marie-Madeleine Lesur, appelée Marilène pour les intimes, était la fille d'Eugène Hussmann qui avait créé en 1940 le premier réseau de résistance de Colmar. Dénoncé à la Gestapo, Eugène Hussmann avait réussi à prendre la fuite en avril 1942 vers la Savoie via la Suisse. En représailles, c'est son épouse Marie et sa fille Marie-Madeleine, âgée de 18 ans, qui seront arrêtées en avril 1942, emprisonnées puis déférées au camp de Schirmeck où elles seront torturées. Marie-Madeleine en reviendra traumatisée pour toute sa vie.
Vivacité d'espritet humour

Cette dernière avait notamment aidé ses parents lors de l'évasion de près de 200 prisonniers de guerre, mais aussi participé à la transmission de plusieurs informations codées que son père destinait à Paul Winter, commandant Daniel, à Mulhouse ou à Auguste Riegel, dit tante Auguste, à Londres.

Mais elle était une femme courageuse, généreuse et dotée d'une grande vivacité d'esprit. Elle pratiquait l'humour en permanence comme antidote à ce qu'elle avait vécu dans sa jeunesse. Avec ses parents elle rencontrait fréquemment la famille Cronenberger à Ingersheim dont le père Henri avait fait partie du réseau Hussmann et qui, dénoncé lui aussi, avait été incarcéré au camp de concentration de Schirmeck. Par la suite, c'est avec Gérard et Françoise que les contacts ont été maintenus lors de rencontres et de repas jusqu'à ces dernières semaines.

Après la guerre, Marie-Madeleine avait épousé M. Lesur, dont elle avait fait la connaissance dans la Résistance. Ensemble, ils ont géré la belle maroquinerie qui existe toujours dans la rue de l'Église derrière la collégiale de Colmar. Marie-Madeleine avait conservé la direction de l'atelier de ferblanterie de son père route de Rouffach. La République reconnaissante l'a honorée en lui décernant la Légion d'honneur.

Amoureuse de la nature, elle a encore pu se réjouir de voir s'épanouir les fleurs de printemps de son jardin. Marie-Madeleine a disparu à un moment où, plus que jamais, il ne faut oublier le passé.

L'Alsace présente ses condoléances à la famille en deuil.
G. C.

 

 
 

Patrimoine La nouvelle règle du Loto pénalise l'Alsace

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 06:06:13

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La nouvelle règle du Loto pénalise l'Alsace
 

 
Pierre Goetz, à droite, sur le terrain des chantiers patrimoniaux en Alsace -- ici à l'église Saint-Pierre-le-Jeune de Strasbourg. Archives DNA / Christian LUTZ-SORG
Il est de nature assez mesurée et évite habituellement les formules lapidaires. Mais là, Pierre Goetz, délégué régional de la Fondation du Patrimoine, avoue l'avoir un peu en travers de la gorge.
De grosses frustrations en perspective...

Déjà qu'une nouvelle fois l'Alsace se verra privée d'un projet emblématique, ces dossiers qui bénéficient d'un traitement de faveur dans le cadre de la Mission Bern. En effet, celui dévolu à la région Grand Est sera consacré cette année à la restauration du moulin de Bar-sur-Seine dans l'Aube.

Mais une déception chasse l'autre. Ce coup-ci, c'est la règle imposée dans l'organisation du Loto du Patrimoine d'un seul dossier dit de maillage par département qui provoque l'irritation de Pierre Goetz. « Avec seulement deux départements, dans une Alsace patrimonialement riche, nous serons pénalisés », explique-t-il pointant les 18 dossiers retenus l'année précédente entre Rhin et Vosges.

« Je vois bien que l'objectif d'une telle règle du jeu vise à un semblant d'équité républicaine. Mais c'est une approche très jacobine de la gestion du patrimoine. Ce que je constate, moi, c'est que nous passons d'une année sur l'autre à neuf fois moins de dossiers retenus », observe Pierre Goetz.

Dans un gros soupir de lassitude, il confie combien seront vives les frustrations générées auprès des porteurs de projets alsaciens par la nouvelle liste bénéficiant des largesses du Loto du patrimoine. Elle sera révélée le 11 juin prochain et Pierre Goetz se désole déjà à l'idée de ne voir seulement retenus deux dossiers pour toute l'Alsace sur les 51 qui y ont été instruits.
« On va dire quoi aux porteurs de projets ? »

« On va dire quoi aux porteurs de projets ? », interroge-t-il. Mais plutôt que de baisser les bras, le délégué régional de la Fondation du Patrimoine entend se mobiliser pour créer une « liste de la seconde chance », ou « une liste rebond » - « Son nom n'a pas encore été clairement défini », lâche-t-il dans un sourire. Mais à défaut du nom, l'idée, elle, est très claire dans son esprit.

« Il s'agit de mobiliser différents partenaires, comme la Drac, la Région Grand Est, les deux départements avec lesquels nous sommes désormais en partenariat, mais aussi nos propres réserves financières, à la Fondation du patrimoine », énumère-t-il, confiant qu'il aimerait bien pouvoir ainsi aider « au moins 18 dossiers comme cela avait été le cas l'an passé ».

Il y a bien sûr loin de la coupe aux lèvres. Mais le message que Pierre Goetz entend passer est clair : « Dire à ceux qui se battent toute l'année pour préserver le patrimoine : on vous soutient ! ». Avec ou sans Stéphane Bern...
Serge HARTMANN

 

 
 

La citerne d'un camion prend feu : la RN 83 coupée

Publié dans le panorama le Vendredi 07 juin 2019 à 06:09:25

© L'alsace, Vendredi le 07 Juin 2019
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La citerne d'un camion prend feu : la RN 83 coupée
 

 
L'une des deux citernes d'un ensemble routier a pris feu, ce mercredi peu avant 23 h, sur la RN 83 à hauteur d'Ostheim, dans le sens Sélestat - Colmar.

Lorsqu'il s'en est aperçu, le chauffeur s'est garé sur la bande d'arrêt d'urgence et a tenté d'éteindre les flammes avec un extincteur, en vain. Il a alors décroché cette deuxième citerne tractée afin de préserver son camion-citerne.

La circulation a dû être totalement coupée pendant une vingtaine de minutes, en raison de l'incendie, du fort dégagement de fumée puis de l'intervention des pompiers. Un bouchon de quelques kilomètres s'est formé. Puis le trafic a repris mais sur une seule voie, celle de gauche, jusqu'à près de deux heures du matin.
12 000 litres de lait

Le feu s'est déclaré au niveau des freins à l'arrière-droit de la citerne, d'après les premières constatations des gendarmes du peloton motorisé de Sainte-Croix-en-Plaine. Les 12 000 litres de lait de cette citerne devant être conduite à Sausheim ont surchauffé, jusqu'à devenir impropres à la consommation humaine.
J-F.S