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Fessenheim Nucléaire : L'ASN attend l'exemplarité jusqu'au bout

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 05:51:55

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Fessenheim Nucléaire
Fessenheim Nucléaire : L'ASN attend l'exemplarité jusqu'au bout
Pour 2018, l'Autoritéde sûreté nucléaire décerneà nouveau à la centralealsacienne une notesupérieure à la moyenne, mais elle réclame à EDFla levée des ultimes incertitudes, afin de garantir que l'arrêt définitif se fera dans les meilleures conditions.

 
L'Autorité de sûreté nucléaire considère pour acquises les échéances de début 2020, pour l'arrêt définitif du réacteur n° 1, et mi-2020, pour l'arrêt du réacteur n° 2.
Dans son rapport pour l'année 2018, certes marquée par « un volume de maintenance très réduit », l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) juge, une fois encore, que le site de Fessenheim se distingue « de manière favorable par rapport à la moyenne du parc » d'EDF. « Le souci d'exemplarité et l'attention particulière que l'exploitant porte à la centrale de Fessenheim depuis l'essor des polémiques sur son âge et des tensions avec les voisins allemands ont porté leurs fruits », estime Pierre Bois, chef de la division de Strasbourg de l'ASN.

« Les compétences des salariés du site sont d'un très bon niveau, ils sont très impliqués, poursuit Pierre Bois. EDF a aussi pris garde que le site ne soit pas exposé aux conséquences qu'aurait pu avoir la perspective de la fermeture anticipée. Nous n'avons pas observé d'impact sur la mobilisation des salariés. C'est la preuve que l'engagement résolu de l'exploitant peut se traduire par de bons résultats en termes de sûreté. »

L'ASN déplore que les deux événements significatifs en matière d'environnement déclarés l'an dernier aient été détectés dans le cadre d'inspections et elle appelle EDF à « un renforcement de la capacité du site à détecter les écarts, notamment concernant les équipements annexes qui se trouvent hors du champ des essais périodiques et des programmes de maintenance préventive ».
« Très forte implication »

Mais Pierre Bois relève que la programmation in extremis de deux arrêts supplémentaires en 2019 - pour rechargement et maintenance - imposés par le report de la fermeture définitive a ainsi été gérée « de manière professionnelle et efficace ». Il note « une très forte implication » de l'encadrement pour maintenir le niveau d'exigence des années précédentes.

Pour autant, l'ASN continue de réclamer, « avec beaucoup d'insistance », la déclaration de mise à l'arrêt définitif que doit lui remettre EDF. « Cette déclaration permettrait de mettre en place le dispositif juridique adapté » à la fermeture, souligne Pierre Bois. Le retard volontaire d'EDF - qui attend la fin de la négociation de son indemnisation avec l'État - « fait perdurer une incertitude qui n'est pas favorable » à la planification de la mise à l'arrêt, à la programmation des chantiers qui suivront, ainsi qu'à la préservation d'un bon « climat social ».

L'agacement de l'autorité est d'autant plus grand qu'elle considère pour acquises les échéances de début 2020, pour l'arrêt définitif du réacteur n° 1, et mi-2020, pour l'arrêt du réacteur n° 2. « Tous les documents techniques que l'exploitant transmet à l'ASN correspondent à un site qui s'organise pour un arrêt en 2020. Nous n'avons aucune raison de penser que ces dates seront remises en question », souligne Pierre Bois.

Ce dernier fait d'ailleurs état d'échanges anticipés entre les services centraux d'EDF et de l'ASN chargés des sites en démantèlement. « Aujourd'hui, l'ASN sait quels types et quel niveau d'exigences elle aura - il n'y aura aucun fléchissement tant que les réacteurs seront en exploitation - mais nous avons encore peu de visibilité sur les chantiers, probables, qui suivront les arrêts définitifs et précéderont le démantèlement proprement dit. »
Démanteler en quinze ans

Après la remise de la déclaration de mise à l'arrêt définitif, EDF aura deux ans maximum pour livrer un dossier de démantèlement, que l'ASN devra instruire dans les trois ans suivants. L'exploitant prévoit à l'heure actuelle un démantèlement étalé sur quinze ans, une durée qui paraît tout à fait « réaliste » à l'autorité de sûreté.
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

 

Fessenheim L'ASN attend l'exemplarité jusqu'au bout

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 06:09:17

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Fessenheim L'ASN attend l'exemplarité jusqu'au bout
 

 
L'autorité de sûreté nucléaire considère pour acquises les échéances de début 2020, pour l'arrêt définitif du réacteur n° 1, et mi-2020, pour l'arrêt du réacteur n° 2.

Photo L'Alsace/ Darek SZUSTER

Dans son rapport pour l'année 2018, certes marquée par « un volume de maintenance très réduit », l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) juge, une fois encore, que le site de Fessenheim se distingue « de manière favorable par rapport à la moyenne du parc » d'EDF. « Le souci d'exemplarité et l'attention particulière que l'exploitant porte à la centrale de Fessenheim depuis l'essor des polémiques sur son âge et des tensions avec les voisins allemands ont porté leurs fruits », estime Pierre Bois, chef de la division de Strasbourg de l'ASN.

« Les compétences des salariés du site sont d'un très bon niveau, ils sont très impliqués, poursuit Pierre Bois. EDF a aussi pris garde que le site ne soit pas exposé aux conséquences qu'aurait pu avoir la perspective de la fermeture anticipée. Nous n'avons pas observé d'impact sur la mobilisation des salariés. C'est la preuve que l'engagement résolu de l'exploitant peut se traduire par de bons résultats en termes de sûreté. »

L'ASN déplore que les deux événements significatifs en matière d'environnement déclarés l'an dernier aient été détectés dans le cadre d'inspections et elle appelle EDF à « un renforcement de la capacité du site à détecter les écarts, notamment concernant les équipements annexes qui se trouvent hors du champ des essais périodiques et des programmes de maintenance préventive ».
« Très forte implication »

Mais Pierre Bois relève que la programmation in extremis de deux arrêts supplémentaires en 2019 - pour rechargement et maintenance - imposés par le report de la fermeture définitive a ainsi été gérée « de manière professionnelle et efficace ». Il note « une très forte implication » de l'encadrement pour maintenir le niveau d'exigence des années précédentes.

Pour autant, l'ASN continue de réclamer, « avec beaucoup d'insistance », la déclaration de mise à l'arrêt définitif que doit lui remettre EDF. « Cette déclaration permettrait de mettre en place le dispositif juridique adapté » à la fermeture, souligne Pierre Bois. Le retard volontaire d'EDF - qui attend la fin de la négociation de son indemnisation avec l'État - « fait perdurer une incertitude qui n'est pas favorable » à la planification de la mise à l'arrêt, à la programmation des chantiers qui suivront, ni à la préservation d'un bon « climat social ».

L'agacement de l'autorité est d'autant plus grand qu'elle considère pour acquises les échéances de début 2020, pour l'arrêt définitif du réacteur n° 1, et mi-2020, pour l'arrêt du réacteur n° 2. « Tous les documents techniques que l'exploitant transmet à l'ASN correspondent à un site qui s'organise pour un arrêt en 2020. Nous n'avons aucune raison de penser que ces dates seront remises en question », souligne Pierre Bois.
Démanteler en quinze ans

Ce dernier fait d'ailleurs état d'échanges anticipés entre les services centraux d'EDF et de l'ASN chargés des sites en démantèlement. « Aujourd'hui, l'ASN sait quels types et quel niveau d'exigences elle aura - il n'y aura aucun fléchissement tant que les réacteurs seront en exploitation - mais nous avons encore peu de visibilité sur les chantiers, probables, qui suivront les arrêts définitifs et précéderont le démantèlement proprement dit. »

Après la remise de la déclaration de mise à l'arrêt définitif, EDF aura deux ans maximum pour livrer un dossier de démantèlement, que l'ASN devra instruire dans les trois ans suivants. L'exploitant prévoit à l'heure actuelle un démantèlement étalé sur quinze ans, une durée qui paraît tout à fait « réaliste » à l'autorité de sûreté.
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

Stocamine : Le tribunal administratif rejette tous les recours

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 05:46:14

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Stocamine
Stocamine : Le tribunal administratif rejette tous les recours

 
Sans surprise, le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté les recours en annulation déposés par le conseil départemental du Haut-Rhin, la région Grand Est, la commune de Wittenheim et Alsace Nature contre l'arrêté préfectoral autorisant le confinement définitif des déchets de Stocamine à Wittelsheim. La décision du tribunal, rendue publique ce mercredi, est conforme aux conclusions de la rapporteure publique, exposées lors de l'audience du 15 mai.

Alors que le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, a demandé une étude technique et financière de faisabilité de la poursuite du déstockage partiel des 41 500 tonnes de déchets enfouis à Wittelsheim, cette décision conforte les MDPA, maison-mère et actionnaire unique de Stocamine, dans la réalisation des études et tests de mise en oeuvre de barrage en vue d'un confinement définitif.
PLUS WEB Les 27 pages du jugement du tribunal administratifde Strasbourg sur notre site internet www.dna.fr

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Stocamine Le tribunal administratif rejette tous les recours

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 06:04:39

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Stocamine Le tribunal administratif rejette tous les recours
 

 
Sans surprise, le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté les recours en annulation déposés par le conseil départemental du Haut-Rhin, la région Grand Est, la commune de Wittenheim et Alsace Nature contre l'arrêté préfectoral autorisant le confinement définitif des déchets de Stocamine à Wittelsheim. La décision du tribunal, rendue publique ce mercredi, est conforme aux conclusions de la rapporteure publique, exposées lors de l'audience du 15 mai.

Alors que le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, a demandé une étude technique et financière de faisabilité de la poursuite du déstockage partiel des 41 500 tonnes de déchets enfouis à Wittelsheim, cette décision conforte les MDPA, maison-mère et actionnaire unique de Stocamine, dans la réalisation des études et tests de mise en oeuvre de barrage en vue d'un confinement définitif.
PLUS WEB Les 27 pages du jugement du tribunal administratifde Strasbourg sur notre site internet www.lalsace.fr

 

 
 

La Région veut créer un Ceser transfrontalier

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 05:53:01

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Grand EST Économie
La Région veut créer un Ceser transfrontalier
La commission Relations internationales du Ceser s'est réunie mercredi à Lauterbourg au siège de l'Eurodistrict Pamina. En perspective : la création d'un Ceser transfrontalier.
 

 
La commission Relations internationales du Conseil économique social et environnemental Grand Est s'est retrouvée à Lauterbourg notamment pour aborder la question frontalière.
Le Conseil économique social et environnemental régional (Ceser) du Grand Est rassemble 180 personnes de la société civile représentant le patronat, les syndicats de salariés ainsi que les associations, qui apportent leur expertise de terrain aux élus de la Région. Cette assemblée, installée par le préfet, travaille sur des thématiques (correspondant aux 14 commissions de l'instance) impliquant l'avenir de la région et donne aux élus régionaux un avis sur tous les rapports.

L'Eurodistrict Pamina a été nommé membre du Ceser par le préfet au 1er janvier 2018 pour y « introduire le transfrontalier [...]. Pour nous c'est un honneur car aucune autre structure transfrontalière n'est membre du Ceser », indique Patrice Harster, rapporteur de la commission Relations internationales, présidée par Bruno Theret.

La Région Grand Est a en effet saisi le Conseil économique social et environnemental régional pour qu'il donne son avis sur la création d'un Ceser transfrontalier. Actuellement, le seul conseil économique et social transfrontalier au niveau européen est celui de la Grande Région (qui comprend la Lorraine, le Luxembourg, la Sarre, la Rhénanie-Palatinat et la Wallonie en Belgique), poursuit Patrice Harster.
La frontière, couture plutôt que fracture

Dans ce sens, la commission Relations internationales, qui traite des sujets transfrontaliers, s'est réunie à Lauterbourg le 29 mai pour se rendre mieux compte du travail mené par l'Eurodistrict Pamina sur son territoire et en particulier dans le domaine de la résolution des obstacles à la frontière et du transfrontalier au quotidien. « Nous sommes soucieux de satisfaire les 12 millions de citoyens du Grand Est en essayant de voir comment faciliter leur vie, leur travail, leurs déplacements transfrontaliers afin que les 700 km de frontière du Grand Est soient une couture et non pas une fracture », explique Bruno Theret.

Pour ce faire, la commission a auditionné de nombreuses personnes et associations oeuvrant dans ce domaine. Car l'an prochain, le groupe de travail devra rendre au président du Grand Est un rapport sur la manière de résoudre les obstacles aux frontières.

Tout un chacun peut donc faire part de difficultés aux membres des commissions du Ceser qui feront ensuite remonter aux élus régionaux.
V. KO.

 

 
 

 

Valérie Pécresse claque la porte des Républicains

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 05:48:56

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Politique Droite
Valérie Pécresse claque la porte des Républicains
Invitée du journal télévisé de France 2, mercredi soir, la présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse, a annoncé son départ des Républicains, assurant que le parti est « cadenassé » de l'intérieur.
 

 
Valérie Pécresse.
« Il fallait un électrochoc. » Il est sûr que son annonce va faire des remous au sein de la droite : la présidente de la Région Ile-de-France Valérie Pécresse a annoncé mercredi soir au journal de 20 heures de France 2 son départ des Républicains, dix jours après la déroute du parti de droite aux élections européennes, et trois jours après la démission du président Laurent Wauquiez.

« J'ai décidé de quitter les Républicains parce que j'ai la conviction qu'il est impossible de refonder les idées de la droite de l'intérieur du parti », a-t-elle indiqué.

« Le parti est cadenassé de l'intérieur, dans son organisation mais aussi dans ses idées », a-t-elle souligné. « J'ai été de tous les combats depuis la défaite de 2012, mais aujourd'hui je pense qu'il faut tout rénover du sol au plafond. »

« J'ai prévenu deux personnes. Nicolas Sarkozy et Gérard Larcher. C'est un déchirement pour moi de quitter le parti de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. »

Mme Pécresse aurait pris sa décision mardi soir après la réunion initiée par le président du Sénat Gérard Larcher selon Le Parisien.
Le député Robin Redaquitte aussi LR

Dans la foulée de Valérie Pécresse, le député de l'Essonne Robin Reda a annoncé son départ de LR sur Twitter. « Je partage son avis », a-t-il déclaré, annonçant qu'il rejoignait Libres !, mouvement de... Valérie Pécresse.

Car Robin Reda ne serait pas le seul sur la ligne de départ. Près d'une quinzaine de députés pourraient aussi partir. Et Libres ! pourraient être leur point de chute.Affaire à suivre.

 

 
 

 

Valérie Pécresse claque la porte des Républicains

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 06:22:55

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Valérie Pécresse claque la porte des Républicains
 

 
Valérie Pécresse. Photo Jacques DEMARTHON/AFP
« Il fallait un électrochoc. » Il est sûr que son annonce va faire des remous au sein de la droite : la présidente de la Région Ile-de-France Valérie Pécresse a annoncé mercredi soir au journal de 20 heures de France 2 son départ des Républicains, dix jours après la déroute du parti de droite aux élections européennes, et trois jours après la démission du président Laurent Wauquiez.

« J'ai décidé de quitter les Républicains parce que j'ai la conviction qu'il est impossible de refonder les idées de la droite de l'intérieur du parti », a-t-elle indiqué.

« Le parti est cadenassé de l'intérieur, dans son organisation mais aussi dans ses idées », a-t-elle souligné. « J'ai été de tous les combats depuis la défaite de 2012, mais aujourd'hui je pense qu'il faut tout rénover du sol au plafond. »

« J'ai prévenu deux personnes. Nicolas Sarkozy et Gérard Larcher. C'est un déchirement pour moi de quitter le parti de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. »

Mme Pécresse aurait pris sa décision mardi soir après la réunion initiée par le président du Sénat Gérard Larcher selon Le Parisien.
Le député Robin Redaquitte aussi LR

Dans la foulée de Valérie Pécresse, le député de l'Essonne Robin Reda a annoncé son départ de LR sur Twitter. « Je partage son avis », a-t-il déclaré, annonçant qu'il rejoignait Libres !, mouvement de... Valérie Pécresse.

Car Robin Reda ne serait pas le seul sur la ligne de départ. Près d'une quinzaine de députés pourraient aussi partir. Et Libres ! pourraient être leur point de chute.Affaire à suivre.

 

 
 

SOCIAL Après des mois de conflit, le collectif Inter-Urgences dans la rue ce jeudi : Les urgences au bord de la crise de nerfs

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 05:47:25

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SOCIAL Après des mois de conflit, le collectif Inter-Urgences dans la rue ce jeudi
SOCIAL Après des mois de conflit, le collectif Inter-Urgences dans la rue ce jeudi : Les urgences au bord de la crise de nerfs
Conditions de travail, sécurité, rémunération : 80 services d'urgences sont en grève dans toute la France. Les urgentistes manifestent ce jeudi pour demander plus de moyens.

 
Le mouvement de grève des urgences fédère aujourd'hui 80 services à travers toute la France.
La fièvre continue de monter aux urgences. Les personnels hospitaliers, en grève depuis plus de deux mois, descendent dans la rue ce jeudi pour demander plus de moyens, humains et financiers.

La crise, profonde, affecte plus de 80 services à travers toute la France.
Un mouvement qui s'étend

Tout a commencé à Paris, par une agression mi-janvier à l'hôpital Saint-Antoine. « Deux infirmières et une aide-soignante ont été agressées très violemment par un patient. Elles ont reçu des coups multiples. L'une avait un oeil au beurre noir, l'autre la mâchoire déformée », raconte Candice Lafarge, aide-soignante dans l'hôpital et membre du collectif Inter-Urgences. Pour le personnel des urgences, c'est l'incident de trop qui agit « comme un signal d'alarme ».

« On n'en pouvait plus de nos conditions de travail », poursuit Candice Lafarge. Devant « l'indifférence » de la direction et la poursuite des tensions - dix agressions entre janvier et mars, selon elle -, les personnels se mettent en grève mi-mars, avec le soutien des syndicats SUD, CGT et FO.

Le mouvement, au départ parisien, fait rapidement tache d'huile. Avec des revendications locales (moyens techniques, sécurisation des locaux) et nationales (effectifs supplémentaires, reconnaissance de la particularité du travail aux urgences se traduisant par une hausse de salaire mensuelle de 300 euros net).

Le mouvement fédère aujourd'hui 80 services, selon le collectif Inter-Urgences. Un palier a été franchi avec les mesures de réquisition prises par le préfet à Lons-le-Saunier (Jura, lire ci-dessous) et la multiplication des arrêts maladie, comme à l'hôpital Lariboisière à Paris.

Pour Agnès Buzyn, ministre de la Santé, « c'est dévoyer ce qu'est un arrêt maladie. Ce n'est pas bien car cela entraîne une surcharge de travail pour les autres ».

Pour les personnels, cela cristallise surtout un malaise profond. Et symbolise un point de non-retour. « La direction nous parle chiffres et budgets ; nous, on parle humain. Ils ne comprennent pas la souffrance du terrain », déplore Candice Lafarge qui évoque un travail à flux tendu en raison du manque de personnels. Et des situations ubuesques, comme « quand vous n'avez plus de brancard pour une mamie qui s'est cassé le col du fémur ou que vous n'avez plus de médicaments car la commande de la pharmacie n'a pas pu être faite ».
Burn out et lumbagos

Résultat : « Des collègues en burn out psychologique ou en fatigue chronique, d'autres victimes de lumbago car ils ont dû porter seul un patient », soupire Candice Lafarge.

Le collectif Inter-Urgences, qui manifeste aujourd'hui à Paris, en appelle à la ministre de la Santé. « Le nombre de passages aux urgences a doublé en vingt ans [...]. Elles n'ont pas vocation à accueillir tous les patients, pour tous leurs problèmes de santé », a répondu la secrétaire d'État Christelle Dubos lors des questions au gouvernement, mardi à l'Assemblée nationale.

Pour faire face à l'engorgement chronique, plusieurs pistes sont sur la table : former davantage d'urgentistes avec la fin du numerus clausus ; revoir l'organisation du système de soins pour que les urgences ne soient que l'ultime recours... Autant de mesures du projet de loi Santé du gouvernement, actuellement en discussion au Sénat.
Élodie BÉCU

 

 
 

 

Les urgences au bord de la crise de nerfs

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 06:22:03

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Les urgences au bord de la crise de nerfs
 

 
Le mouvement de grève des urgences fédère aujourd'hui 80 services à travers toute la France. Photo d'illustration Julio PELAEZ
La fièvre continue de monter aux urgences. Les personnels hospitaliers, en grève depuis plus de deux mois, descendent dans la rue ce jeudi pour demander plus de moyens, humains et financiers.

La crise, profonde, affecte plus de 80 services à travers toute la France.
Un mouvement qui s'étend

Tout a commencé à Paris, par une agression mi-janvier à l'hôpital Saint-Antoine. « Deux infirmières et une aide-soignante ont été agressées très violemment par un patient. Elles ont reçu des coups multiples. L'une avait un oeil au beurre noir, l'autre la mâchoire déformée », raconte Candice Lafarge, aide-soignante dans l'hôpital et membre du collectif Inter-Urgences. Pour le personnel des urgences, c'est l'incident de trop qui agit « comme un signal d'alarme ».

« On n'en pouvait plus de nos conditions de travail », poursuit Candice Lafarge. Devant « l'indifférence » de la direction et la poursuite des tensions - dix agressions entre janvier et mars, selon elle -, les personnels se mettent en grève mi-mars, avec le soutien des syndicats SUD, CGT et FO.

Le mouvement, au départ parisien, fait rapidement tache d'huile. Avec des revendications locales (moyens techniques, sécurisation des locaux) et nationales (effectifs supplémentaires, reconnaissance de la particularité du travail aux urgences se traduisant par une hausse de salaire mensuelle de 300 euros net).

Le mouvement fédère aujourd'hui 80 services, selon le collectif Inter-Urgences. Un palier a été franchi avec les mesures de réquisition prises par le préfet à Lons-le-Saunier (Jura, lire ci-dessous) et la multiplication des arrêts maladie, comme à l'hôpital Lariboisière à Paris.

Pour Agnès Buzyn, ministre de la Santé, « c'est dévoyer ce qu'est un arrêt maladie. Ce n'est pas bien car cela entraîne une surcharge de travail pour les autres ».

Pour les personnels, cela cristallise surtout un malaise profond. Et symbolise un point de non-retour. « La direction nous parle chiffres et budgets ; nous, on parle humain. Ils ne comprennent pas la souffrance du terrain », déplore Candice Lafarge qui évoque un travail à flux tendu en raison du manque de personnels. Et des situations ubuesques, comme « quand vous n'avez plus de brancard pour une mamie qui s'est cassé le col du fémur ou que vous n'avez plus de médicaments car la commande de la pharmacie n'a pas pu être faite ».
Burn out et lumbagos

Résultat : « Des collègues en burn out psychologique ou en fatigue chronique, d'autres victimes de lumbago car ils ont dû porter seul un patient », soupire Candice Lafarge.

Le collectif Inter-Urgences, qui manifeste aujourd'hui à Paris, en appelle à la ministre de la Santé. « Le nombre de passages aux urgences a doublé en vingt ans [...]. Elles n'ont pas vocation à accueillir tous les patients, pour tous leurs problèmes de santé », a répondu la secrétaire d'État Christelle Dubos lors des questions au gouvernement, mardi à l'Assemblée nationale.

Pour faire face à l'engorgement chronique, plusieurs pistes sont sur la table : former davantage d'urgentistes avec la fin du numerus clausus ; revoir l'organisation du système de soins pour que les urgences ne soient que l'ultime recours... Autant de mesures du projet de loi Santé du gouvernement, actuellement en discussion au Sénat.
Élodie BÉCU

 

 
 

En France, les riches sont plus riches et les pauvres vivent moins longtemps

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 06:24:11

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En France, les riches sont plus riches et les pauvres vivent moins longtemps
 

 
 
Après la Suisse, la France est le deuxième pays d'Europe où les riches sont les plus riches : les 1  % les plus fortunés captent 17  % de l'ensemble du patrimoine. C'est l'un des constats du troisième rapport de l'Observatoire des inégalités rendu public mardi. Les 10  % les plus riches des Français perçoivent 23,8  % de l'ensemble des revenus, et gagnent en moyenne 8,7 fois plus que les 10  % les plus pauvres.

En face, cinq millions de personnes pauvres vivent avec moins de 855 EUR par mois pour une personne seule. En hausse entre 2006 et 2016 (de 7,3  % à 8  %), le taux de pauvreté n'a que peu diminué ces dernières années et reste supérieur à celui des années 2000. Ces données de 2016, note l'Observatoire, ne tiennent pas compte des mesures prises par le gouvernement Macron selon qui l'avenir dépendra de la reprise de l'activité économique, à condition qu'elle crée des emplois rémunérateurs.

Car la pauvreté frappe en priorité les mères seules, les classes populaires non diplômées et les immigrés. Ces deux dernières catégories sont particulièrement touchées par le chômage. Et les non-diplômés sont 3,6 fois plus souvent en contrat précaire que les bac + 5, dans un contexte global de hausse de la précarité de l'emploi (+1,6 point sur 10 ans).
Espérance de vie :13 ans de différence

Ces écarts de richesse impactent aussi l'éducation et le mode de vie. « Les enfants pauvres n'existent pas. Leur pauvreté, c'est celle de leurs parents », rappelle l'Observatoire. Si de moins en moins de jeunes quittent le système scolaire avec seulement le brevet (-2,4 points en 10 ans), les différences de résultats scolaires entre élèves favorisés et défavorisés sont visibles dès le CM2. Les enfants de cadres supérieurs sont toujours 2,9 fois plus nombreux à faire des études supérieures que les enfants d'ouvriers. Les ouvriers sont moins à l'aise avec Internet, les plus pauvres vont moins au cinéma. L'espérance de vie des pauvres est enfin inférieure de 13 ans en moyenne à celle des riches : 71 ans pour les hommes pauvres contre 84 ans pour les riches. Ce qui s'explique notamment par la pénibilité physique du travail, laquelle touche évidemment beaucoup plus les ouvriers que les cadres supérieurs (10,6 fois plus).

« Si le modèle social français est loin d'être le plus inégalitaire des pays riches, il ne répond pas à la promesse d'égalité », conclut l'Observatoire, qui estime que les écarts forment aussi un socle à la montée du populisme.
L.B.

 

 
 

Un système anti-errance rassurant dans les Ehpad

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 06:19:53

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Un système anti-errance rassurant dans les Ehpad
 

 
Le système anti-errance a pour but de sécuriser des personnes âgées souffrant de graves troubles cognitifs qui entraînent parfois fugues ou vagabondages nocturnes. Le projet répond à une volonté de conjuguer sécurité et liberté pour rassurer les familles et le personnel.

« Ici, ce n'est pas une prison », explique Didier Petit, directeur adjoint de l'Ehpad (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) de la Maison de l'Arc, qui tient à ce que cet établissement mulhousien reste ouvert sur le monde et que les patients ne soient pas « enfermés ».

Cette conviction est parfois confrontée à des obligations sécuritaires : « Les pathologies des résidents étant de plus en plus lourdes, nous avions besoin de sécuriser davantage notre prise en charge. »

Le système anti-errance permet de conjuguer ces deux exigences : les résidents présentant des troubles cognitifs graves passent devant un médecin qui décide qui est pris en charge. Le patient devra alors porter un bracelet ou un collier qui sera repéré par des bornes installées aux points clés du site. Tout passage entraîne alarme et signal sur le téléphone d'un aide-soignant qui est renseigné sur le lieu en question.
La sérénitéd'une équipe, « ça n'a pas de prix »

Ce procédé permet de suivre spécifiquement les résidents ayant besoin d'un accompagnement sécuritaire plus important. « Les familles et le personnel sont plus sereins », explique Didier Petit, qui insiste sur le fait que la sérénité d'une équipe, « ça n'a pas de prix ».

Pour Lab'tech, filiale du Réseau Apa, il s'agit de présenter une innovation qui s'adapte aux besoins spécifiques des établissements. « Nous pouvons tenir compte des dispositifs déjà mis en place sur le site, notre particularité réside dans cette volonté de faire du sur-mesure », explique Régis Masson, technicien et développeur de cette solution.
Une solutioncréée à Mulhouse

Les membres du Réseau Apa ont travaillé avec l'Ehpad de la Maison de l'Arc pendant deux ans afin de s'adapter au mieux au site et d'offrir un produit fini et opérationnel.

L'autre enjeu de taille est de développer une technologie qui aide et accompagne l'humain sans toutefois le remplacer afin de garder un contact social fort entre les résidents et les aides-soignants. Il s'agit maintenant de dupliquer ce savoir-faire dans d'autres établissements.
Victor REVEILLON

 

 
 

Haut-Rhin Trois nouveaux portraits du président décrochés

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Haut-Rhin Trois nouveaux portraits du président décrochés
 

 
Le collectif ANV Cop 21 a mené une nouvelle opération de décrochage du portrait du président de la République dans les mairies, ce mercredi matin. Une opération apparemment nationale qui s'est soldée, dans le Haut-Rhin, par le vol de trois photographies dans les mairies de Lutterbach, de Bollwiller et de Retzwiller. Des petits groupes ont, à chaque fois, procédé de la même manière : ils sont rentrés tranquillement dans les mairies avant d'aller tout aussi tranquillement décrocher le portrait d'Emmanuel Macron, puis de quitter les lieux, dans certains cas en donnant un tract aux personnes présentes sur place...
Retzwiller pour la décharge

À Retzwiller, « tout s'est passé très vite », a expliqué ce mercredi le maire Franck Grandgirard, qui ne se trouvait pas dans les locaux de la mairie au moment où « quatre ou cinq personnes » sont venues s'emparer du portrait présidentiel. Il était environ 16 h lorsque le vol a été commis dans la salle du conseil. « Retzwiller a été sélectionné », souligne Franck Grandgirard, ajoutant que les auteurs « ont aussi mentionné le site de Suez » lors de leur forfait. La commune du Sundgau accueille en effet la seule décharge autorisée dans le Haut-Rhin, gérée par le groupe Suez, qui accueille jusqu'à 110 000 tonnes de déchets par an. Une installation de stockage « qui fait vivre un calvaire à tous les habitants », selon le mouvement Action non-violente Cop 21, à l'origine de l'opération.

Des plaintes ont été déposées et elles s'ajoutent à celle déposée à Wittelsheim, lieu de la première opération de l'antenne locale d'ANV Cop 21, le 1er mars. Trois personnes sont déjà poursuivies pour ces faits de vol et ils seront jugés à l'automne par le tribunal correctionnel de Mulhouse.
G. L.

 

 
 

Travail Frontalier : La Suisse attire toujours plus

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 05:54:21

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Travail Frontalier
Travail Frontalier : La Suisse attire toujours plus
Dans une nouvelle publication, l'Insee étudie l'évolution du travail frontalierentre 2010 et 2015.Ses statistiques montrent notamment que les Français sont prêts à parcourirdes distances de plus en plus grandes pour aller travailler en Suisse.

 
En 2015, plus de 360 000 habitants des zones frontalières françaises travaillaient dans un pays limitrophe, alors que seuls quelque 10 000 habitants des pays voisins venaient travailler en France. Les raisons de ces migrations quotidiennes sont bien connues en Alsace : des niveaux de salaires plus élevés, un taux de chômage plus faible, qu'il s'agisse de l'Allemagne ou, de façon plus marquée encore, du Luxembourg ou de la Suisse.
La première destination des frontaliers français

Cette dernière est la première destination des travailleurs frontaliers français, avec près de la moitié de ces « actifs en emploi sortants », soit 179 200 personnes en 2015. Ce chiffre a beaucoup progressé en cinq ans, puisqu'il n'était « que » de 150 100 en 2010. Durant cette période, le nombre de résidents français allant travailler en Suisse a augmenté beaucoup plus vite que l'emploi dans les cantons frontaliers (+ 3,6 %, contre + 0,9 % par an en moyenne), « quel que soit le secteur d'activité », souligne l'Insee.

En 2015, la part des frontaliers en provenance de France dans l'emploi local a ainsi atteint 28 % dans le canton de Genève, 17,5 % dans celui du Jura, 11,4 % à Bâle-Ville, 6 % à Bâle-Campagne et dans le canton de Vaud. Inversement, la part de la « population active occupée » (pas au chômage) travaillant dans un pays voisin - en l'occurrence la Suisse ou l'Allemagne - s'élevait à 44,5 % dans le Genevois français (l'arc frontalier allant de Thonon à Gex, en passant par Annemasse, Saint-Julien, Bellegarde...), 41,7 % dans les zones d'emploi de Saint-Louis et Morteau (Doubs), 8,4 % à Mulhouse, 4,5 % à Belfort-Montbéliard, 3,9 % à Colmar, 3,5 % à Sélestat, 2,6 % à Saverne, 2,3 % à Strasbourg.

Si l'on observe les origines géographiques plus finement, les statistiques fournies par l'Insee révèlent que Genève recevait 78 000 travailleurs du « Genevois français » (+2,9 % sur cinq ans), 10 000 d'Annecy (+10,9 %), tandis que 7 900 personnes résidant dans le Genevois français faisaient le trajet jusque dans le canton de Vaud (+9,4 %).
Une surreprésentation des cadres

Au nord-ouest de la Suisse, le canton de Bâle-Ville accueillait chaque jour 13 000 travailleurs en provenance du secteur de Saint-Louis (-0,3 % sur cinq ans), 7 500 de Mulhouse (-1,3 %) et 700 de Colmar (+3,5 %), le canton de Bâle-Campagne 5 600 travailleurs de Saint-Louis (+0,3 %) et 3 000 de Mulhouse (+2,1 %), le canton d'Argovie 1 500 travailleurs de Saint-Louis (+4,4 %) et 800 de Mulhouse (+4,6 %). 900 résidents du secteur de Saint-Louis poussaient jusqu'au canton du Jura (+5,3 %).

Au sud comme au nord de la Suisse, les plus fortes progressions depuis 2010 montrent que les frontaliers français sont prêts à parcourir des distances de plus en plus grandes pour aller travailler en Suisse.

Par rapport à la répartition des catégories socioprofessionnelles (CSP) dans les zones de résidence, on constate, parmi les travailleurs frontaliers en Suisse, une surreprésentation des cadres, des ouvriers et des professions intermédiaires, et une sous-représentation des artisans et des employés.

Dans l'ordre décroissant, la Suisse est suivie du Luxembourg, qui accueillait 75 000 travailleurs frontaliers français il y a quatre ans, puis de l'Allemagne (44 500 : lire l'encadré) et de la Belgique (35 400). Dans le sud de la France, l'Espagne et l'Italie n'attirent que très peu de travailleurs frontaliers, contrairement à Monaco, où ces derniers représentent « la grande majorité de l'emploi salarié », observe l'Insee.
Olivier BREGEARD LIRE. Insee Première n° 1755, juin 2019 : « Forte croissance du nombre de travailleurs frontaliers vers la Suisse et le Luxembourg ».

LIRE. Insee Première n° 1755, juin 2019 : « Forte croissance du nombre de travailleurs frontaliers vers la Suisse et le Luxembourg ».

 
 

 

Malmerspach Réunion publique autour du projet d'implantation de l'entreprise Cyclamen

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 05:59:51

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Malmerspach Réunion publique autour du projet d'implantation de l'entreprise Cyclamen
Un débat stérile qui divise encore plus
La réunion publique concernant la future implantation de l'entreprise Cyclamen à Malmerspach devait apaiser les tensions et instaurer un dialogue constructif entre les riverains, la comcom de Saint-Amarin et les dirigeants de la société. Pari raté. Les différentes parties ont campé sur leur position.
 

 
Daniel Walter, au micro, président de l'association Thur écologie et transports, s'est montré ferme en exposant ses arguments contre l'implantation de l'entreprise Cyclamen.
« C ette réunion doit permettre d'écouter le point de vue des différentes parties afin que chaque citoyen puisse se faire son propre avis. Nous comptons sur vous tous pour que les échanges se déroulent dans le respect », a introduit François Tacquard, président de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin, à l'initiative de cette rencontre publique. Plus de 200 personnes y ont assisté, lundi soir, au Cap, à Saint-Amarin.
« Nous sommes une vallée industrielle »

Venus en nombre, les membres du collectif des riverains en colère de la zone Kleinau de Malmerspach, soutenus par les associations Alsace Nature et Thur écologie et transports, ont tenu à faire part de leur désarroi. Mais avant de faire entendre leur voix, l'intercommunalité a ouvert les hostilités en rappelant que l'implantation de Cyclamen s'inscrit dans la stratégie de reconversion économique du parc de la commune. « Ce site existe depuis plus de 150 ans et il y a encore six ans, il abritait une activité polluante. Nous avons investi 3,5 millions d'euros pour dépolluer. La question de la pollution est posée depuis 12 ans à la comcom. On a fait du traitement des friches, du désamiantage, et de l'enlèvement de produits chimiques. On a créé l'hôtel Hartmann, on a acheté des bâtiments et réalisé des travaux de traitement paysager des espaces extérieurs et des plantations d'arbres. Nous sommes une vallée industrielle et nous aimerions développer le site de Malmerspach à l'image de celui de Wesserling », a insisté le président de la CCVSA. Ce dernier a également rappelé que « rien n'était encore signé ave c l'entreprise. » Les élus « ne laisseront Cyclamen démarrer son activité qu'à la double condition que cette entreprise ait reçu toutes les autorisations de la part de l'État et que la Dreal n'ait pas relevé de risques environnementaux. » Un bail précaire a été mis en place jusqu'au 31 décembre 2020. « C'est une garantie pour nous. Au moindre pépin, nous sommes prêts à envoyer promener l'entreprise. »
Du nettoyage et de la séparation de métaux

Après l'historique du site dressé par les élus, le PDG de Cyclamen a pris la parole. Adrien Antenen a tenu à se présenter officiellement. « Je vais vous dire qui je suis vraiment. » Après avoir détaillé son CV, le chef d'entreprise a expliqué ce qu'il se passait concrètement entre les murs de sa société : « Nous sommes considérés comme une start-up innovante dans le monde de l'écologie. Nous sommes une PME française qui veut continuer à être en France. » Une vingtaine de personnes y travaillent. « Notre usine, de nouvelle génération en matière d'affinage de métaux, tran sforme les mélanges de métaux contenant des impuretés en métaux propres destinés à la vente directe aux fonderies », ajoute-t-il. Si Cyclamen s'implante dans le parc de Malmerspach, le nettoyage et la séparation des métaux seront les missions principales de la société. « I l n'y aura pas de production ! ».
« Pourquoi continuerà défendre l'indéfendable ? »

Du côté des riverains, c'est le désarroi. Ils ne se sentent ni écoutés ni compris. Caroline Eckerlin-Doppler, membre du collectif des riverains en colère, est intervenue avec calme. « Nous n'envisageons pas de vivre sous la menace de voir une catastrophe écologique se reproduire comme au Havre avec son ancienne entreprise Citron. Il paraîtrait que les Malmerspachois ne sont pas dérangés par le bruit. C'est le passé industriel du site qui est censé justifier ça ? On parle bien d'implanter en plein village un atelier de recyclage de métaux issus de déchets d'incinération et autres mélanges. Pourquoi continuer à défendre l'indéfendable et soutenir un industriel controversé ? ».

Le ton est rapidement monté entre les parties adverses. François Tacquard, quelque peu dépassé, tentait de calmer les échanges virulents. « Ce n'est pas un procès ! Je n'autorise pas les attaques personnelles. Chacun doit écouter tout le monde. » D'autres habitants ont rappelé qu'ils « soutiennent le projet de réhabilitation du site mais qu'il est essentiel de préserver l'environnement. » « Et si votre maison était à côté du site, est-ce que vous laisseriez venir s'installer Cyclamen, Monsieur Tacquard ? »

En effet, plusieurs paramètres dérangent les citoyens du village : la pollution, l'augmentation du nombre de poids lourds qui vont traverser la zone (six camions par jour), le bruit sourd des machines tournant quasiment 24 h 24 à plus de 60 décibels, la proximité du site avec les habitations (de 30 à 200 mètres)... « Ce soir, je ne sais plus démêler le vrai du faux », commentait David, habitant de la vallée.

Lundi, les élus ont fait une proposition. Quelle que soit l'entreprise implantée, ils mettront en place un talus antibruit végétalisé et fleuri, d'une hauteur de deux mètres pour amoindrir la pollution sonore. Malgré cet effort, les riverains sont formels. Ils ne veulent pas de Cyclamen.

« La comcom n'a pas encore décidé. La décision est dans les mains du préfet », a conclu le président.
Alice HERRY Voir aussi notre vidéo sur www.dna.fr

Voir aussi notre vidéo sur www.dna.fr

 
 

 

wintzenheim Urbanisme PLU : les concessions de Serge Nicole

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 06:11:52

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wintzenheim  Urbanisme
wintzenheim Urbanisme PLU : les concessions de Serge Nicole
La municipalité de Wintzenheim a fait machine arrière sur le PLU et notamment sur le dossier de la zone d'activités qui « perd » les deux tiers de sa surface, suivant ainsi les recommandations du commissaire enquêteur.

 
La future zone économique du Tiefenbach pourrait voir le jour plus à l'ouest (vers Wettolsheim) de l'emplacement initialement prévu.
Tout se jouera lors du conseil municipal du 26 juin (un mercredi à 18 h, une fois n'est pas coutume) puisque le plan local d'urbanisme (PLU) révisé, amendé par les recommandations du commissaire enquêteur, sera validé ou non par les élus.

Le document, qui a nécessité des mois de travail, qui a suscité de nombreuses critiques, notamment de la part des opposants à la création d'une zone d'activités de 22 ha le long de la rue du Tiefenbach, a été présenté à l'ensemble du conseil municipal, en commission réunie, mardi soir. Selon le maire, Serge Nicole, l'affaire a été pliée en moins d'une heure et demie : deux questions seulement, émanant de l'opposition, ont été posées.

Les groupes minoritaires attendent sûrement le 26 juin pour faire entendre leur opposition, déjà exprimée dans les DNA (édition du 27 avril).
« Il proposaitde diminuer le site, ce que nous avons fait »

Sur le fond, la municipalité a respecté « toutes les recommandations du commissaire enquêteur », indique le maire. Notamment sur le dossier sensible de la zone économique. « Il proposait de diminuer le site, ce que nous avons fait ». En effet, la majorité a décidé de réserver une emprise de 6,5 ha (soit deux tiers de moins que prévu) et de la déplacer plus à l'ouest englobant du coup le terrain où se trouve déjà le tailleur de pierre Augusto.

Néanmoins, le reste de la zone sera inscrit en 2AU (ouverte à l'urbanisation). « Cela nous permettra de créer une réserve foncière et, pourquoi pas, d'envisager d'étendre cette zone économique si les demandes sont là », précise Serge Nicole qui reste ferme sur ce point.

L'élu reprend l'argument de Gilbert Meyer, président de Colmar agglomération, qui rappelait dans un courrier la rareté des terrains dévolus au développement économique. « Il ne reste plus qu'environ 3 ha de terrains libres pour un décompte global de surface supérieur à 40 ha », écrivait le maire de Colmar dans un courrier adressé au commissaire enquêteur.
Dans cinq ans pas avant

« Il faudra au moins cinq années avant de voir cette zone opérationnelle », souligne Serge Nicole qui pense en faire « un site écologique », reprenant ainsi quelques propositions d'Alsace Nature. Il imagine ainsi des parkings partagés, la récupération d'eau, la pose de panneaux photovoltaïques...

Un argument qui ne devrait cependant pas satisfaire les opposants, et notamment le collectif qui s'est créé en opposition à ce projet, regroupant l'association Tiefenbach environnement (ATE), Alsace Nature et les Amis de la confédération paysanne.

La mairie indique par ailleurs avoir suivi les indications du commissaire enquêteur en réduisant les réserves foncières. Près de 60 ha repassent en zone agricole.
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Wintzenheim PLU : les concessions de Serge Nicole

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 06:01:57

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Wintzenheim PLU : les concessions

de Serge Nicole
 

 
La future zone économique du Tiefenbach pourrait voir le jour plus à l'ouest (vers Wettolsheim) de l'emplacement initialement prévu. Photo DNA /Nicolas ROQUEJEOFFRE

Tout se jouera lors du conseil municipal du 26 juin (un mercredi à 18 h, une fois n'est pas coutume) puisque le plan local d'urbanisme (PLU) révisé, amendé par les recommandations du commissaire enquêteur, sera validé ou non par les élus de Wintzenheim.

Le document, qui a nécessité des mois de travail, qui a suscité de nombreuses critiques, notamment de la part des opposants à la création d'une zone d'activités de 22 hectares le long de la rue du Tiefenbach, a été présenté à l'ensemble du conseil municipal, en commission réunie, mardi soir. Selon le maire, Serge Nicole, l'affaire a été pliée en moins d'une heure et demie, deux questions seulement, émanant de l'opposition, ont été posées.

Les groupes minoritaires attendent sûrement le 26 juin pour faire entendre leur opposition déjà exprimée (L'Alsace du 27 avril).

Sur le fond, la municipalité a respecté « toutes les recommandations du commissaire enquêteur », indique le maire. Notamment sur le dossier sensible de la zone économique. « Il proposait de diminuer le site, ce que nous avons fait ». En effet, la majorité a décidé de réserver une emprise de 6,5 hectares (soit deux tiers de moins que prévu), et de la déplacer plus à l'ouest englobant du coup le terrain où se trouve déjà le tailleur de pierre Augusto.

Néanmoins, le reste de la zone sera inscrit en 2AU (ouverte à l'urbanisation). « Cela nous permettra de créer une réserve foncière et, pourquoi pas, d'envisager d'étendre cette zone économique si les demandes sont là », précise Serge Nicole qui reste ferme sur ce point.

L'élu reprend l'argument de Gilbert Meyer, président de Colmar Agglomération, qui rappelait dans un courrier la rareté des terrains dévolus au développement économique. « Il ne reste plus qu'environ trois hectares de terrains libres pour un décompte global de surface supérieur à 40 hectares », écrivait le maire de Colmar dans un courrier adressé au commissaire enquêteur.

Dans cinq ans pas avant

« Il faudra au moins cinq années avant de voir cette zone opérationnelle », souligne Serge Nicole qui pense en faire « un site écologique », reprenant ainsi quelques propositions d'Alsace Nature. Il imagine ainsi des parkings partagés, la récupération d'eau, la pose de panneaux photovoltaïques...

Un argument qui ne devrait cependant pas satisfaire les opposants et notamment le collectif qui s'est créé en opposition à ce projet, regroupant l'association Tiefenbach environnement (ATE), Alsace Nature et les Amis de la confédération paysanne.

La mairie indique par ailleurs avoir suivi les indications du commissaire enquêteur en réduisant les réserves foncières. Près de 60 hectares repassent en zone agricole.

Nicolas Roquejeoffre

 

 
 

Agriculture  Concours général des pratiques agro-écologiques

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 06:15:48

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Agriculture  Concours général des pratiques agro-écologiques
Des prairies fleuries pour la qualité de nos aliments
Institué par le Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, porté par la Chambre d'agriculture et la communauté de communes « Sundgau », le concours des prairies fleuries connaît un nombre de postulants qui va crescendo, doucement mais sûrement.
 

 
De gauche à droite : Lydia Razafindralay (recouvrement de la prairie et présence des espèces en herbes et plantes à fleurs), Dominique Orth (intérêt alimentaire agronomique), Fritz Goldschmidt (variété des espèces et qualité de la prairie) et Michel Lehmann (microfaune).
À l'heure de la malbouffe et des conséquences sur la santé, à l'heure où une prise de conscience des catastrophes sanitaires et écologiques causées par les traitements chimiques sur l'environnement est enfin arrivée, comment ne pas prendre en considération, en mettant en avant leur mérite, les éleveurs qui oeuvrent pour le bien-être et le bien consommer.
Recensement des espèces d'origine naturelle

Pour cette année 2019, dix exploitations agricoles se sont lancées dans le concours des prairies fleuries, à savoir cinq dans le Jura alsacien, secteur dit de montagne, et cinq dans le Sundgau, secteur dit de plaine. Les 23 et 24 mai derniers, un jury composé d'experts est allé arpenter les prairies pour y relever la richesse des espèces en herbes et plantes à fleurs d'origine naturelle (non semées) qui nourrissent le bétail en pâture ou sous forme de fourrage.

Cependant, ces prairies fleuries forment tout autant de magnifiques paysages dans lesquels la biodiversité est préservée, favorisant la présence d'animaux et en particulier d'insectes qui assurent la pollinisation.
Mireille COMPARON

 

 
 

 

Landser Distinction : Prix de l'éducation citoyenne pour deux jeunes lycéennes

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 05:44:50

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Landser  Distinction
Landser Distinction : Prix de l'éducation citoyenne pour deux jeunes lycéennes
Inès Borza et Mathilda Noth, se sont vues décerner le prix de l'éducation citoyenne, conjointement par l'Ordre National du Mérite 68 et les services de l'éducation nationale du Haut-Rhin pour leur implication dans l'organisation d'un concert de solidarité au mois d'avril.

 
Inès et Mathilda lors de la remise du prix de l'éducation citoyenne pour leur esprit de solidarité et leur investissement.
Introduite par le chef d'établissement, Alain Werner, la réception a eu lieu au self, en présence d'une délégation de l'ONM, Daniel Adrian en sa qualité de conseiller départemental, de professeurs et d'élèves délégués de 6è.

La présentation des deux lycéennes, a été l'occasion de mettre en avant l'excellence de leur scolarité, leur sens du dévouement aux autres (tutorat, délégations), de l'encouragement citoyen et leur gentillesse. Pour ce qui concerne l'organisation du concert proprement dit, « dont le cru 2019, fut exceptionnel de par sa qualité », elles ont tout géré, les relations avec les associations caritatives concernées, le programme, les répétitions, la décoration. Au terme de leur investissement, le bilan fut très positif avec près de 350 spectateurs et 2 400 EUR récoltés au cours de la soirée au bénéfice de plusieurs associations locales.
Solidarité dans l'établissement

Conformément aux dispositions de l'Ordre National du Mérite qui récompense notamment l'esprit de citoyenneté et de civisme chez les jeunes, Lionel Bastien, président départemental de l'O.N.M.a dit sa fierté de remettre un prix qui rejaillit également sur tout le corps enseignant et l'équipe pédagogique de Don Bosco. Pour sa part, Daniel Adrian a adressé toutes ses félicitations à Inès et Mathilda au nom du conseil départemental, se disant « heureux lorsque des jeunes s'engagent ».

Dans leur mot de remerciement, ont souligné l'environnement de confiance et l'esprit de solidarité qui règnent dans l'établissement, permettant l'éclosion de nombreux projets philanthropiques. Elles n'ont pas omis d'associer tous ceux et celles, professeurs, élèves, commune qui les ont soutenues dans la réalisation de cette opération solidaire.
M-C.S.

 

 
 

 

Deux nouveaux RPI dans la vallée de la Largue à la rentrée

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 05:57:50

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Éducation  Carte scolaire
Deux nouveaux RPI dans la vallée de la Largue à la rentrée
À l'étude depuis la fin de l'année dernière, évoquée officiellement une première fois en février, la création de deux nouveaux RPI dans la vallée de la Largue sera confirmée mardi prochain.
 

 
L'école de Manspach accueillera la classe élémentaire actuellement située à Strueth.
Le premier projet consiste à regrouper les écoles de Fulleren, Strueth, Mertzen, Saint-Ulrich, Manspach et Altenach. Jusqu'à présent ces six établissements fonctionnaient en deux regroupements pédagogiques distincts. À la rentrée prochaine, il n'y en aura donc plus qu'un seul.

Le projet, soutenu par les élus locaux, devrait être validé définitivement mardi prochain, à Colmar, lors d'un « comité technique », instance qui regroupe la hiérarchie de l'Éducation nationale et les organisations syndicales. C'est en tous les cas ce que croit savoir le SNUipp-FSU, principal syndicat chez les enseignants du primaire, qui a diffusé mardi dernier, sur son site internet, les documents préparatoires à cette réunion dans lesquels l'opération est détaillée.

La création de ce nouveau RPI s'accompagnera du transfert de la classe élémentaire de Strueth vers Manspach. Cette nouvelle organisation entrera en vigueur dès la rentrée scolaire de septembre 2019.

Seconde opération : un peu plus haut, un autre RPI s'apprête à voir le jour, toujours si l'on en croit la FSU. Le syndicat annonce que les écoles actuelles de Friesen, Ueberstrass, Largitzen, Hindlingen seront groupées en un seul RPI avec une direction commune. Là encore le projet sera examiné mardi.
D'autres mesures dans le Sundgau

Toujours lors de ce comité technique, plusieurs autres mesures concernant le Sundgau seront présentées.

À Altkirch, il est ainsi prévu de fermer une classe élémentaire à l'école Saint-Morand mais d'en ouvrir une à école des Tuileries. Un jeu de vases communicants en somme. Toujours à Altkirch et toujours à l'école saint-Morand, l'ouverture d'une section bilingue en maternelle sera proposée.

Côte bonne nouvelle toujours, une quatrième classe en élémentaire ouvrira à Bernwiller.

Contestée au printemps, la fermeture d'une troisième classe élémentaire au RPI de Fislis-Bettlach-Linsdorf devrait finalement être annulée.

En revanche, à Dannemarie, l'école Albert Schweitzer subira une fermeture de classe en élémentaire. Enfin, à Wittersdorf, les directions des écoles maternelle et élémentaire, distinctes jusqu'à présent seront fusionnées.
J.S.

 

 
 

 

Saint-Louis agglomération Tarif unique et voyages illimités Transports scolaires : un nouveau tarif à la rentrée

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 05:58:57

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Saint-Louis agglomération Tarif unique et voyages illimités
Saint-Louis agglomération Tarif unique et voyages illimités Transports scolaires : un nouveau tarif à la rentrée
Un tarif unique et des voyages illimités pour les collégiens et lycéens de Saint-Louis Agglomération : les modalités des transports scolaires changent à la rentrée prochaine.

 
Avec le Distripass junior, les élèves pourront circuler sur tout le réseau Distribus et sur la ligne de tram 3, côté français.
Simplification et équité. C'est le leitmotiv qui a guidé le choix de Saint-Louis Agglomération (SLA) dans la mise en place d'une nouvelle tarification des transports scolaires. Celle-ci prendra effet à la rentrée prochaine. Les tarifs ont été modifiés pour les collégiens et lycéens des 40 communes qui forment aujourd'hui Saint-Louis Agglomération.
Commander ou recharger sa carte dès le 11 juin

« On a fait un constat : celui de la grande disparité tarifaire entre les trois territoires qui ont fusionné. C'était une chose compliquée mais nous sommes arrivés aujourd'hui à une harmonisation, qui fonctionnera de la 6e jusqu'à la fin du lycée », apprécie Alain Girny, président de SLA. Pour exemple, si tous les collégiens des territoires de l'ancien Pays de Sierentz bénéficiaient de la gratuité, les lycéens de cette même zone devaient, quant à eux, payer 345 EUR par an. « Il n'est pas logique de payer plus suivant qu'on soit collégien ou lycéen », considère Alain Girny. Le tarif unique doit permettre de baisser le coût à la charge des familles sur les sept années de scolarité. Nouvel avantage pour les élèves : ils pourront dorénavant utiliser leur abonnement en dehors des déplacements scolaires, en circulant sur tout le réseau Distribus et sur la ligne de tram 3, côté français.

Appelée Distripass junior, la carte personnelle commercialisée par l'agence Distribus est utilisable toute l'année, même pendant les vacances scolaires. Elle pourra être commandée ou rechargée à partir du 11 juin, avec la possibilité d'un paiement en plusieurs fois pour les budgets modestes. Partagée jusqu'alors avec la Région, la compétence des déplacements sera désormais entièrement gérée par SLA. C'est donc cette dernière qui détermine les règles de prise en charge, les tarifs et les itinéraires. Notons que, par an, le coût moyen du transport pour un élève de collège ou de lycée est de 1000 EUR, dont 880 EUR seront pris en charge par SLA. Si dans l'ensemble les services de transports fonctionnent correctement, la communauté d'agglo déplore néanmoins « un souci de qualité à Sierentz, notamment au niveau de la ponctualité. Nous essayons de mettre en place un système de contrôle pour améliorer la situation, mais sommes obligés de conserver ce prestataire jusqu'à 2020 », informe Claude Danner, directeur général des services de SLA.
Caroline ANFOSSI Renseignements Sur le site internet www.distribus.com

Renseignements Sur le site internet www.distribus.com

 
 

 

Guebwiller Au CDMC : Un quatuor de flûtes Renaissance en concert

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 06:13:58

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Guebwiller Au CDMC
Guebwiller Au CDMC : Un quatuor de flûtes Renaissance en concert

 
L'ensemble de flûtistes Un Doulx Regard sera au CDMC vendredi soir.
Le CDMC, installé au premier étage des Dominicains, organise un concert le vendredi 7 juin à 20 h au sein de la grande médiathèque : il accueille l'ensemble Un Doulx Regard, un quatuor de flûtes Renaissance.

Pour ce concert, baptisé « Amours, Amours », l'ensemble a choisi d'illustrer la chanson d'amour aux XVe et XVIe siècles, au travers d'un parcours reflétant la réalité historique de la vie des musiciens de l'époque.

Des auteurs franco-flamands jusqu'aux confins de l'Italie, Un Doulx Regard invite le public à un parcours musical et poétique où nostalgie et mélancolie s'entremêlent pour nous parler d'amour.

L'art musical de la Renaissance française ne serait rien sans un hommage à l'Italie, où nombre de compositeurs ont effectué un « voyage initiatique », s'y installant parfois durant de longues années avant de revenir pleins d'expériences et d'images nouvelles.

Tous ces sentiments et promesses d'amours éternelles (ou de douleurs infinies) seront contrastés par la légèreté des danses, bondissantes et joyeuses, nobles et élégantes car aux XVe et XVIe siècles, « on dansait des chansons »...
Consort de flûtes Renaissances, vendredi 7 juin à 20 h, au CDMC (34 rue des Dominicains) à Guebwiller. Entrée libre. Renseignements au 03 68 00 12 12.

Consort de flûtes Renaissances, vendredi 7 juin à 20 h, au CDMC (34 rue des Dominicains) à Guebwiller. Entrée libre. Renseignements au 03 68 00 12 12.

 
 

 

Guebwiller Aux Dominicains : « Taziri », tout simplement explosif

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 06:14:21

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Guebwiller  Aux Dominicains
Guebwiller Aux Dominicains : « Taziri », tout simplement explosif
Un feu d'artifice musical a clôturé, samedi soir, la saison 2018-2019 des Dominicains.

 
« Taziri », des musiciens dont l'excellence et la profondeur de style ont complètement séduit le public des Dominicains.
Sur scène, quatre artistes d'exception, unis dans une même quête d'authenticité, ont offert une musique du monde méditerranéen, Sud-Nord, sans clivages, riche de ses tendres mélopées, ses rythmes endiablés, de son souffle d'humanité et ses silences apaisés.

De ce côté de la Méditerranée, Titi Robin, musicien-compositeur et grand voyageur, en constante recherche des sources musicales, gitanes, andalouses, musicien extraordinaire autant à la guitare qu'au bouzouq (il est également un excellent joueur de oud). Au départ, une présence qui paraissait légèrement incongrue, Francis Varis et son accordéon. Mais il a été vite évident que Francis Varis, à l'intense carrière multistyles, musette, jazz, classique, avait une place bien solide dans le groupe fondé par Titi Robin et Mehdi Nassouli.

De l'autre côté de cette grande mer partagée, Mehdi Nassouli, qui a parcouru le Maroc durant une décennie pour acquérir une solide connaissance des grandes traditions musicales de son pays, dont celle des « malhun », poèmes mélodiques aux influences andalouses.

Mehdi Nassouri, chanteur à la voix exceptionnelle, époustouflant joueur de guembri (basse aux cordes pincées de la culture guinéenne) et Habib Meftah, percussioniste surdoué (dont c'était la troisième apparition, très applaudie, aux Dominicains) ont offert, avec leurs « complices du Nord », une performance de plus de deux heures, mais le temps ne comptait plus, d'une force rythmique et musicale incroyable. On le voulait sans fin, ce concert ! Et pour mieux partager cette musique qui touche les racines du monde, pour ne pas rester auditeurs, vibrants, certes, mais bien statiques, le public a été invité à se lever et à danser. Il n'y a pas eu beaucoup d'hésitation, tout le monde s'est levé et s'est laissé emporter par le sensuel plaisir de la danse.
ziz La saison estivale des Dominicains débutera bientôt et apportera son lot d'événements pour un été plein d'agréables surprises. A suivre sur le site www.les-dominicains.com

La saison estivale des Dominicains débutera bientôt et apportera son lot d'événements pour un été plein d'agréables surprises. A suivre sur le site www.les-dominicains.com

 
 

 

Tradition A l'Écomusée d'Alsace à Ungersheim-Pulversheim

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 06:00:56

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Tradition A l'Écomusée d'Alsace à Ungersheim-Pulversheim
Le retour du Feuillu de Pentecôte
Le grand cortège printanier du Feuillu de Pentecôte rassemblera 150 bénévoles et artisans de l'Écomusée en habits d'époque ce week-end.
 

 
À la fin du défilé, le Feuillu de Pentecôte est jeté dans la rivière par les conscrits.
Les corporations de l'Écomusée seront présentées l'une après l'autre sur la place des Charpentiers, en tenue de travail, avec leurs outils et leurs productions respectives, depuis les lavandières jusqu'aux apiculteurs en passant par toutes sortes de métiers anciens, comme le tonnelier, le forgeron, le potier, les dentellières, etc. Sans oublier les paysans avec leurs animaux, leurs charrettes et leurs tracteurs, ni les édiles du village dont le maire, le curé et autres gens d'Église...
Parade imaginaire...

Certains personnages sortis tout droit de l'imagination populaire, tel que l'aboyeur aux escargots ou encore le renifleur de givre, paraderont à cheval.

Lui aussi à cheval, sorte d'homme sauvage incarnant l'esprit de la nature, le « Pfengschtflitteri », ou « Feuillu de Pentecôte », donne son nom à ce cortège de la Pentecôte. À la fin du défilé, l'effronté, doublé d'un infatigable bavard sera jeté à l'eau par les conscrits. Le but de cet acte était d'assurer de bonnes récoltes.

Dimanche et lundi, un atelier de confection de couronnes végétales ainsi que différentes animations et médiations autour des chevaux auront lieu au courant de la journée.
M.H. Samedi 9 et le dimanche 10 juin entre 15 h et 16 h 30. Programme précis et complet sur www.ecomuse.alsace.

Samedi 9 et le dimanche 10 juin entre 15 h et 16 h 30. Programme précis et complet sur www.ecomuse.alsace.

 
 

 

Sport Les filles : « Il faut oser y croire ! »

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 05:55:39

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Sport  Les filles : « Il faut oser y croire ! »
 

 
Elles pratiquent (de gauche à droite, à partir de la 2e) le basket, le cyclisme, la boxe, la lutte, le football ou le marathon et elles ont toutes témoigné au micro tendu par Céline Bechler (tout à gauche). Photo L'Alsace /J.N.
Juin, mois du sport au féminin à Riedisheim. Pour le maire Hubert Nemett, « cet événement se veut un acte militant » et il l'a dit devant un petit parterre de sportives qui se sont déplacées pour une soirée ciné-débat organisée ce mardi 4 juin. La projection de la comédie Comme des garçons de Julien Hallard (2018), suivie par des échanges avec le public, a été précédée par un premier débat parfaitement animé par Céline Bechler, journaliste à L'Alsace.

« Longtemps, les femmes n'ont pas eu le droit de participer aux marathons. Les hommes se réfugiaient derrière diverses croyances sociétales [...] Et puis, un jour, une jeune Américaine a décidé de s'inscrire à celui de Boston. Le directeur de la course lui a arraché son dossard. Elle a été harcelée mais elle a terminé le parcours. » Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, adepte « depuis longtemps » de la course à pied et participante à divers marathons et semi-marathons, a rappelé l'histoire vécue par Kathrine Switzer en 1967. Ce n'est que cinq ans plus tard que le plus vieux marathon du monde s'est officiellement ouvert aux femmes. Que de chemin parcouru puisqu'à ce jour les inscriptions atteignent quasiment la parité !
Des préjugés... et du vécu

Du football, Maïlys et Laura-Lyne Ferber en font à l'Entente centre Alsace du football féminin (Ecaff)-Sélestat. « On est championnes de France 2018 et cette année aussi... mais le match n'a pas encore été joué ! », ont-elles annoncé toutes confiantes. À 15 ans, les jumelles n'ont peut-être pas (encore tout à fait) conscience de la voie tracée par leurs aînées pour démocratiser la pratique féminine de ce sport pourtant populaire.

Justement, Marion Ortis, 27 ans, s'est tournée vers le basket « parce qu'à l'époque, les filles ne faisaient pas de football ». Il y a huit ans, « bien mordue » par ce sport, elle a dû faire un choix draconien : continuer à jouer ou endosser le maillot noir. « J'ai choisi l'arbitrage, mais je me suis vite rendu compte qu'on vit beaucoup de choses seule », a-t-elle raconté en multipliant les exemples. Sur une quarantaine d'arbitres en Pro A, deux seules sont aujourd'hui des femmes. L'arbitre internationale ne vit pas de son sport, mais elle n'hésite pas à prendre des congés sans solde dès qu'il le faut. Et les commentaires sexistes, elle en a essuyé un paquet. « C'est dommage qu'ils ne soient pas assez sanctionnés », estime la basketteuse.

Leslie Cohen a commencé la lutte à l'âge de 14 ans. Seule fille de son club et malgré ses résultats, elle était rarement emmenée aux compétitions. Cette discrimination lui a donné l'envie, en devenant à son tour mère d'une fille passionnée par la lutte, « de développer ce sport au niveau féminin ». Belle revanche sur le passé. Entraîneur à la SAO Colmar, elle est aujourd'hui présidente du club féminin de lutte du Grand Est.

Viviane Diringer a dû se battre au sens propre comme au figuré pour faire sa place dans le milieu de la boxe. Les premières fois où elle a enfilé ses gants, elle a dû faire face à des préjugés concernant ses motivations. « Une fille qui voulait faire de la boxe, on disait qu'elle allait pleurer dès qu'elle se prendrait des coups... ou alors qu'elle venait pour draguer. » Et pourtant, « une fille a un meilleur mental que les garçons, même les entraîneurs le disent. Quand elles s'engagent, elles foncent et plus rien ne les arrête et ça, ce n'est pas un préjugé, c'est du vécu ! », a relaté la championne nationale.
Pas assez de soutiens

Joanne Mayer, championne de France en kayak, sélectionnée aux JO de 2012 à Londres, pense que « dans le milieu sportif, il ne devrait pas y avoir de distinction entre homme et femme. On a tous des capacités et il faut aller jusqu'à ses limites et même savoir les dépasser ». C'est ce qu'a fait Sylvie Riedle, sacrée pour la quatrième fois championne de France en cyclisme en 2018... quatre mois seulement après s'être fracturé le col du fémur ! « Nous les femmes, nous sommes plus hargneuses et on n'abandonne pas aussi vite que les hommes », constate la Sundgauvienne.

Quelle que soit l'activité sportive pratiquée, toutes les compétitrices ont souligné la différence de traitement pratiqué par les médias à leur égard et, de fait, regretté que le public les encourage moins que leurs homologues masculins. « Il y a beaucoup de similitudes entre le sport et la politique », a souligné Brigitte Klinkert, l'une des rares femmes à la tête d'un département français. « Il faut oser y croire ! », a-t-elle conseillé en relatant ses propres expériences. Le sport lui a appris « à aller jusqu'au bout ». Un conseil qu'elle applique en toutes circonstances. Pour sûr, avec la première femme à avoir accédé aux fonctions de présidente du Haut-Rhin, tous les sports continueront à être ardemment défendus pour les valeurs et les bienfaits qu'ils incarnent.

En attendant, rendez-vous est donné par la Ville ce vendredi 7 juin dès 18 h à la fan zone de Riedisheim, à l'occasion de la Coupe du monde féminine de football (lire aussi L'Alsace du 29 mai).
Justine NALOUEI SURFER L'intégralité du programme des animations est disponible sur le site www.riedisheim.fr

 

 
 

coupe du monde de foot A Riedisheim : Une « femme-zone » pour les supporters

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 06:02:24

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coupe du monde de foot A Riedisheim
coupe du monde de foot A Riedisheim : Une « femme-zone » pour les supporters
Après le succès de la fan-zone au Waldeck l'année dernière pour la Coupe du monde de foot, la Ville de Riedisheim relance l'opération pour l'épreuve féminine, dès le 7 juin, et en y consacrant tout un mois au sport au féminin.

 
Voici le plan de la fan-zone avec les terrains de foot, beach-volley, badminton, pétanque, gym..., pour pratiquer avant de regarder les filles de l'équipe de France sur un écran de 5,5 m x 3 m.
Cette histoire de fan-zone pour la Coupe du monde de football féminine, c'est un peu la « faute » d'Audrey Noacco-Weber, conseillère municipale chargée des affaires périscolaires. « C'est elle qui a dit que ce que l'on avait fait pour les hommes, il fallait le faire pour les femmes. Mais ce n'est pas la même épreuve, et on ne connaît pas l'impact de l'épreuve sur le public. Alors on a décidé de faire différent, très différent, avec l'opération « J uin, mois du sport au féminin à Riedisheim » , explique Cyrille Laenger, l'adjoint au maire de Riedisheim responsable de la communication et des grands événements.
Déjà trois matchs et sept si la France performe

Le site retenu sera celui du Cosec, entre la rue Gambetta et la rue de la Verdure et, dans un premier temps, seuls les trois matchs de l'équipe de France seront projetés sur grand écran, vendredi 7 juin (France-Corée du sud) ; mercredi 12 juin (France-Norvège) et lundi 17 juin (Nigéria-France). « Sauf que tous les matchs sont à 21 h et en semaine, ça fait tard pour faire sortir les gens de chez eux. Alors on a pensé à des afterworks sportifs prioritairement dédiés aux femmes, de 18 h 30 à 20 h 30 » , poursuit l'adjoint. « On veut vraiment donner envie aux femmes de venir s'essayer à de nombreux sports » , poursuit Audrey Noacco-Weber, qui a mobilisé beaucoup d'associations sportives de Riedisheim.

Durant ces afterworks, les pratiques sportives (lire le détail ci-contre) seront encadrées par des animateurs, gratuites et prioritairement destinées aux femmes, mais sans exclusivité si des hommes veulent aussi découvrir de nouvelles pratiques.

Les organisateurs poussent le concept plus loin en installant deux terrains de beach-volley du côté de la rue Gambetta, en collaboration avec la Beach-team de Marco Lopetrone, qui assurera l'animation. « Ensuite, les terrains vont rester. Cette fan-zone débouchera sur une nouvelle installation permanente. Ce n'est pas un investissement provisoire » , poursuit Cyrille Laenger.

La zone du Cosec pourra accueillir 1 500 personnes maximum et les soirées de football et d'animations sportives pourront se poursuivre si la France avance dans la compétition.

« On part sur trois soirées et, au maximum, on en proposera sept si la France est en finale. Selon l'engouement du public, on ne s'interdit rien. On décidera au fil de la compétition » , poursuit l'élu, qui dispose d'un budget de 15 000 euros pour toute l'opération « Juin, mois du sport au féminin ».

Cette année encore, sur place, on pourra se restaurer grâce à la présence d'un food-truck et profiter d'une buvette municipale tenue par des bénévoles. Et puis, il y aura un stand de maquillage, des animations, des jeux pour gagner par exemple des ballons de foot (offerts par le journal L'Alsace)...
Passer de bons moments ensemble

« On veut vraiment promouvoir le sport au féminin, donner envie aux femmes de pratiquer un sport, faire évoluer les mentalités. Mais c'est aussi l'opportunité de passer de bons moments ensemble. » La « mayonnaise » entre les bénévoles, les sportifs et les fans de foot avait parfaitement fonctionné l'année dernière. Sauf en cas de météo cataclysmique et une équipe de France pathétique sur le carré vert, il n'y a pas de raison que la magie de cette nouvelle fan-zone - ou femme-zone - ne fonctionne pas à nouveau. Surtout si la bande à Corinne Diacre va au bout de son rêve...
Laurent GENTILHOMME A voir, l'interview vidéo d'Audrey Noacco-Weber sur le site www.dna.fr

A voir, l'interview vidéo d'Audrey Noacco-Weber sur le site www.dna.fr

 
 

 

Riedisheim veut courir pour les Mulhousiennes

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 06:02:54

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Mois du sport au féminin
Riedisheim veut courir pour les Mulhousiennes
 

 
«Les Mulhousiennes» propose un entraînement à Riedisheim avant le match de la Coupe du monde de foot du 12 juin.
L'opération « Juin, mois du sport au féminin à Riedisheim » a également un gros volet course à pied, avec deux opérations. La première se déroulera mercredi 12 juin, date du 2e match retransmis dans la fan-zone (lire ci-dessus).

Ce jour-là, un entraînement proposé par les organisatrices de la course les Mulhousiennes se déroulera de 18 h 30 à 19 h 30 avec départ à l'Aronde et retour à la fan-zone (c'est juste en face de l'Aronde). La municipalité va profiter de cet entraînement pour proposer aux Riedisheimoises qui souhaite participer à la 6e édition des Mulhousiennes, le 22 septembre, de rejoindre le groupe Riedi women créé l'année dernière.

« Les femmes s'inscrivent normalement, se font connaître auprès de Julie Baidane et recevront le tee-shirt aux couleurs de l'équipe. On espère vraiment avoir une très grosse équipe en septembre », explique Cyrille Laenger.
Une course le 7 juillet au Waldeck

Autre animation en partenariat avec le Riedisheim athletic club (Rac), une course solidaire en binôme féminin (mère-fille, cousine-cousine, copine-copine...) au Waldeck, avec les enfants, de 10 h à 14 h et sur un parcours accessible à toutes.

Là encore, pas de classement, pas de chrono, juste du plaisir de pratiquer et des départs comme on veut et avec qui on veut, de 10 h à 14 h (5 EUR pour les adultes, 3 EUR pour les 13-17 ans, gratuit moins de 12 ans).
Pour rejoindre l'équipe de Riedisheim ou s'inscrire à la course du 7 juillet, il suffit de contacter Julie Baidane par mail (julie.baidane@riedisheim.fr) ou par téléphone au 03.89.63.46.02.

Pour rejoindre l'équipe de Riedisheim ou s'inscrire à la course du 7 juillet, il suffit de contacter Julie Baidane par mail (julie.baidane@riedisheim.fr) ou par téléphone au 03.89.63.46.02.

 
 

 

Ensisheim L'heure du palmarès

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 06:03:34

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Ensisheim L'heure du palmarès
 

 
 
Entre animations variées et travail des artistes dans les rues et ruelles, la cité des Habsbourg a vécu, ce week-end des 1er et 2 juin, au rythme du Festival de peinture du Club des artistes d'Ensisheim. Après le passage du jury, le public s'est rendu dans la salle de la Régence pour désigner son prix, attribué à une huile de Mireille Dirringer.

Le président du club, Jean-Michel Schmitt, après les remerciements d'usage aux partenaires de cette dixième édition, a proclamé le palmarès sur la place de l'Église, en présence des adjoints Christophe Sturm et François Tomczak, et du président de la FAE (Fédération des associations d'Ensisheim), Manuel Meyer.

Le prix du conseil départemental a été attribué à une aquarelle de Jean-Louis Galy, celui de la Ville d'Ensisheim à une huile de Gilbert Fehrenbach ; le prix de la FAE est allé à une encre et lavis de Maurice Elbert, et le prix Intermarché à une acrylique de Marie-Noëlle Labourel (plus connue pour ses dessins de Berthe).

Xavier Gerrer remporte, avec une aquarelle, le prix du Restaurant Au Boeuf Rouge, et la Brasserie de l'Ill a choisi l'huile d'Agnès Zanuttini.

Enfin, grâce à la tombola, M. Denner, de Haguenau, a décroché le prix du public et pourra donc l'accrocher dans son salon.

 

 
 

Guémar Le pneu d'un camion éclate : un bouchon de 5 km

Publié dans le panorama le Jeudi 06 juin 2019 à 06:10:31

Guémar Le pneu d'un camion éclate : un bouchon de 5 km

Le pneu d'un poids lourd a éclaté, ce mercredi peu après 15 h sur la RN 83 à hauteur de Guémar, dans le sens Colmar - Sélestat. Des débris s'étant répandus sur la voie de droite, la circulation n'a été possible que sur celle de gauche, ce qui a occasionné des ralentissements pendant près d'une heure sur quelque cinq kilomètres. Arrêté sur la bande d'arrêt d'urgence, le camion a été dépanné vers 16 h.
Wettolsheim Dans le talus : le conducteur s'est endormi

Une Citroën Saxo a fait un tête-à-queue avant de s'immobiliser dans un talus, à Wettolsheim près de l'usine Ricoh ce mercredi vers 14 h 20. Le conducteur, un Mulhousien âgé de 23 ans, a indiqué aux gendarmes s'être endormi au volant. Il s'en est sorti indemne.
Turckheim Une voiture heurte un cycliste

Une voiture a heurté un cycliste par l'arrière, dans la montée de la route des Trois-Épis sur le ban communal de Turckheim, ce mercredi vers 10 h 40. Légèrement blessé, le cycliste âgé de 85 ans a été conduit par les pompiers à l'hôpital Pasteur. L'automobiliste, qui a le même âge, s'était brièvement arrêté, avait observé que le cycliste ne semblait pas sérieusement blessé, et était reparti sans laisser ses coordonnées. Il a été rattrapé par les gendarmes, qui ont relevé son identité à toutes fins utiles.
Fréland Sortie de route

Une Renault Clio a percuté un poteau électrique dans le bas-côté de la RD11.3 entre Fréland et Aubure, ce mercredi vers 13 h 45. Le conducteur, un habitant d'Aubure âgé de 20 ans, a été évacué à l'hôpital pour des examens de contrôle. Il a indiqué aux gendarmes s'être assoupi au volant. Les dépistages d'alcool et de stupéfiants se sont révélés négatifs.
Colmar Bus contre voiture

Une voiture et un bus se sont percutés, ce mercredi peu avant 8 h avenue Joseph-Rey à Colmar. Légèrement blessés, deux hommes de 18 et 25 ans ont été transportés par les pompiers à l'hôpital Pasteur.
Collision

Trois voitures sont entrées en collision ce mercredi vers 12 h 15 à Colmar, au bout de l'avenue de Paris vers la patinoire. Légèrement blessées, une fillette de 8 ans et une femme de 32 ans ont été transportées par les pompiers aux hôpitaux Pasteur et Pasteur 2.