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Anne Sander : rester chez LR ou en partir ?

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 05:58:21

© Dna, Mardi le 04 Juin 2019
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Alsace
Anne Sander : rester chez LR ou en partir ?
 

 
Céder aux sirènes d'Agir-La droite constructive, de l'UDI, voire de La République en marche (LaRem) ? Très peu pour eux. Tel est en substance le discours des élus LR alsaciens. « On a tous déjà fait l'objet de ce type d'appels », évacue Éric Straumann. « Certains sont sans doute tentés d'aller à la soupe, glisse Patrick Hetzel, mais la question de fond, quand on fait de la politique, c'est de savoir quelles valeurs on défend. Moi, j'ai deux lignes de démarcation, face au RN et face à LaRem. » « Ma famille, c'est le gaullisme, et j'entends bien rester gaulliste encore longtemps ! », tranche André Reichardt.

N'empêche, certaines tentatives de débauchage passent mal, du moins dans leur méthode. « Les manières de maquignon d'un Sébastien Lecornu me déplaisent », lâche ainsi Jean Rottner [le ministre chargé des Collectivités territoriales a récemment appelé les maires LR à rejoindre la majorité présidentielle, NDLR], avant d'ironiser à propos de sa réputation d'élu de droite « Macron-compatible » : « Si cela veut dire que je sais travailler avec l'État et le gouvernement, alors, d'accord, je suis Macron-compaptible. J'essaie surtout d'être pragmatique ».

« Moi, vous savez, j'ai déjà été très sollicitée au moment de la constitution du groupe Agir à l'Assemblée nationale, confie l'eurodéputée Anne Sander. Par Franck Riester en particulier, comme nous avions tous les deux soutenu Bruno Le Maire lors de la primaire de la droite. Après, je ne peux pas vous dire aujourd'hui si je vais rester chez LR ou en partir, parce que je ne sais pas ce que LR sera demain ».
E. D.

 

 
 

 

L'après-Wauquiez vu d'Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 05:55:38

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L'après-Wauquiez vu d'Alsace
 

 
Laurent Wauquiez et François-Xavier Bellamy, entourés d'élus LR alsaciens, lors du meeting strasbourgeois du 26 avril dernier. Photo L'Alsace/Jean-Marc Loos
« Décision sage », « décision juste et responsable », « décision grave et courageuse », « digne », « honorable », etc. N'en jetons plus : en annonçant sa démission dimanche soir, une semaine après un scrutin européen désastreux pour Les Républicains (LR), Laurent Wauquiez s'est attiré plus de louanges en quelques heures qu'en dix-huit mois de présidence. Et de fait, à en reparler ce lundi avec quelques-unes des principales figures alsaciennes du parti, le soulagement pointe rapidement sous l'hommage... Mais chacun évacue dans la foulée les nombreux appels du pied en provenance d'autres partis de droite ou du centre (lire encadré ci-contre).
« Un mouvementde refondationdevient possible »

« Laurent Wauquiez aurait dû démissionner le soir même de l'élection, assène d'emblée le député haut-rhinois Éric Straumann. Ç'aurait été une attitude gaullienne, qui aurait plu à nos militants. Sarkozy l'a fait à l'époque [NDLR : lors des élections européennes de 1999, perdues par le RPR] et ça ne l'a pas empêché de devenir ensuite président de la République. On a commis une erreur, aussi, en ne régionalisant pas le scrutin. »

« Je prends acte avec satisfaction de cette démission, complète le sénateur bas-rhinois André Reichardt. Personne n'aurait compris que Laurent se maintienne après un score aussi difficile pour notre parti - le pire que j'ai connu en trente ans d'engagement politique. À partir du moment où il prend du champ, un mouvement de refondation devient possible. »

Les termes sont directs, mais tous les responsables alsaciens LR interrogés hier disent peu ou prou la même chose sur le fond, en y mettant juste un peu plus les formes. « Je n'ai jamais visé l'homme Laurent Wauquiez, souligne ainsi Jean Rottner, président de la région Grand Est. Je maintiens en revanche mes propos sur notre besoin de changer de ligne et de gouvernance, en rupture avec le passé récent, les discours sur l'immigration et la peur de l'autre. J'aimerais que la droite et le centre reparlent d'économie, d'agriculture, de transport... Est-ce qu'on les entend là-dessus, aujourd'hui ? Non. »

« Ce qui est certain, renchérit la députée européenne Anne Sander, réélue in extremis le 26 mai dernier, c'est que nous portons une responsabilité collective dans l'échec des élections européennes. Nous allons avoir un énorme travail à réaliser sur notre projet politique. La droite doit profondément se restructurer. »
« Nous portons une responsabilité collective dans cet échec »

Le restructurer, soit, mais comment ? « Nous devons nous interroger collectivement sur la façon de recréer une alternative politique sérieu-se et crédible, avec beaucoup d'humi-lité, plaide à ce sujet le député bas-rhinois Patrick Hetzel. Construire un nouveau projet qui réponde à l'ensemble des préoccupations de nos concitoyens, y compris en matière environnementale et sociale. Nous avons des propositions à faire en la matière, mais elles n'ont pas été suffisamment portées ces derniers mois... »

« Personnellement, reprend André Reichardt, je fais partie de ceux qui ont encouragé l'initiative de Gérard Larcher [NDLR : le président du Sénat a annoncé la semaine passée son intention de « construire un nouveau projet qui rassemble la droite et le centre », hors de LR]. Non pas qu'il soit l'homme providentiel, mais n'étant d'aucune chapelle, il peut prendre le leadership pour nous sortir de l'ornière où nous sommes. Je ne veux pas imaginer qu'il n'y ait plus d'espace politique, demain, entre le RN et LaRem. »

Catherine Troendlé, sénatrice et présidente de la fédération haut-rhinoise de LR, en tient elle aussi pour cette piste Larcher : « Il peut rassembler comme président par intérim, il peut fédérer, car il a toujours dit qu'il ne sera jamais candidat à la présidentielle. Maintenant, il faut se retrousser les manches et faire une remise à plat complète. Bâtir un nouveau projet, sur le terrain, de la base vers le haut, avec les représentants des territoires. Parce que dans ce contexte très, très compliqué de l'après-européennes, nos électeurs - car il en reste ! - continuent de faire confiance à leurs parlementaires et ils sont en attente d'initiatives de ce genre. »
La craintedes querelles d'ego

« La proposition de Larcher ?, tempère le député bas-rhinois Patrick Hetzel. Elle est bonne, mais elle ne doit pas se substituer à un véritable travail interne du côté de LR. Moi, en tout cas, je fais partie de ceux qui pensent que LR demeure une réalité en tant que parti, qui ne doit pas être passée par pertes et profits... »

Bref : si le diagnostic fait somme toute l'unanimité, les avis divergent assez vite sur la méthode. Seule rare certitude des uns et des autres : LaRem aurait tort de pavoiser : « Ils ont fait 23 %, ce qui n'est quand même pas extraordinaire, estime Éric Straumann. Il ne faudrait pas oublier les 77 % restants ! LaRem devrait faire attention de ne pas trop s'installer dans un duo mortifère avec le RN, parce qu'en politique, les choses peuvent évoluer très vite. »

« La politique, ce sont des hauts et des bas, complète son collègue Laurent Furst, également président de la fédération du Bas-Rhin de LR, mais l'une des difficultés que ne résout pas le départ de Laurent Wauquiez, c'est la question des querelles d'ego. Il est important qu'il y ait un véritable travail collectif, qui ne soit pas parasité par les ambitions présidentielles des uns ou des autres, car ce n'est pas en cultivant les chapelles qu'on créera une cathédrale ! »

LR, chef-d'oeuvre en péril au milieu de ruines fumantes ? On n'aurait pas forcément songé à ce rapprochement. Emmanuel DELAHAYE

Céder aux sirènes d'Agir-La droite constructive, de l'UDI, voire de La République en marche (LREM) ? Très peu pour eux. Tel est en substance le discours des élus LR alsaciens, quand on les lance sur les nombreux appels du pied lancés à leur endroit, localement ou sur le plan national. « On a tous déjà fait l'objet de ce type d'appels », évacue Éric Straumann, sur le ton goguenard d'une vieille troupe qui en a vu d'autres. « Certains sont sans doute tentés d'aller à la soupe, glisse Patrick Hetzel, mais la question de fond, quand on fait la politique, c'est de savoir quelles valeurs on défend. MOi, j'ai deux lignes de démarcations, face au RN et face à LREM. » « Ma famille, c'est le gaullisme, et j'entends bien rester gaulliste encore longtemps », tranche enfin un André Reichardt flegmatique.

N'empêche, certaines tentatives de débauchage passent mal, du moins dans leur méthode. « L es manières de maquignon d'un Sébastien Lecornu me déplaisent », lâche ainsi Jean Rottner [N.D.L.R. : le ministre chargé des Collectivités territoriales a récemment appelé les maires LR à rejoindre la majorité présidentielle ] , avant d'ironiser à propos de sa réputation d'élu de droite « macron-compatible » : « Si cela veut dire que je sais travailler avec l'État et le gouvernement, alors, d'accord, je suis macon-compaptible. J'essaie surtout d'être pragmatique. »

« Moi, vous savez, j'ai déjà été très sollicitée au moment de la constitution du groupe Agir à l'Assemblée nationale, confie Anne Sander. par Franck Riester en particulier, comme nous avions tous les deux soutenus Bruno Le Maire lors de la primaire de la droite. Après, je ne peux pas vous dire aujourd'hui si je vais rester chez LR ou en partir, parce que je ne sais pas ce que LR sera demain. » Voilà qui s'appelle douter ; et non pas forcément, se préparer à aller à la soupe.
E.D.

 

 
 

Défection au sein de la majorité régionale

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 05:57:30

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Défection au sein de la majorité régionale
 

 
Charles Sitzenstuhl est conseiller régional et conseiller municipal à Sélestat. Archives L'Alsace/Dominique Gutekunst
La majorité régionale vient de perdre son benjamin. À 30 ans, Charles Sitzenstuhl a décidé de quitter le groupe LR-MoDem-Centristes, où il siégeait depuis 2016, d'abord sous l'étiquette Les Républicains, puis La République en marche, depuis 2017. Cette décision, « mûrement réfléchie », fait suite à la campagne des élections européennes, au cours de laquelle Jean Rottner a soutenu la liste de François-Xavier Bellamy et signé une tribune, dans Le Figaro, qui « critique frontalement la politique européenne du président de la République ».

Pour Charles Sitzenstuhl, l'expression du président du Grand Est constitue « une rupture évidente » avec la période où il s'était montré « constructif, voire très constructif, à l'égard du gouvernement ». « L'équilibre maintenu dans cette majorité très large, avec un positionnement très divers envers le gouvernement, est rompu », estime-t-il.
« Une rupture évidente »

Conseiller politique du ministre de l'Économie et des Finances, Charles Sitzenstuhl justifie son choix par « la fidélité à [ses] convictions pro-européennes » et par la « cohérence » envers son engagement dans l'action gouvernementale. « Il n'y a pas deux Sitzenstuhl : celui de Paris, qui soutient le président de la République, et celui d'Alsace, qui rentre dans une logique d'accommodement et de négociations de couloir », précise-t-il, dans une formule lourde de sens.

Charles Sitzenstuhl, qui travaille auprès de Bruno Le Maire sur l'approfondissement de la zone euro et la coopération franco-allemande, se saisit aujourd'hui de la question européenne pour « clarifier » la situation. « Je soutiens Emmanuel Macron parce que j'y retrouve une partie de l'ADN gaulliste pour lequel je me suis engagé à 17 ans, à l'UMP », explique le conseiller municipal de Sélestat, qui considère que Les Républicains ont commis « une faute » au printemps 2017 par « le non-choix entre Emmanuel Macron est l'extrême-droite ». « Un gaulliste ne refuse pas de choisir », assène le trentenaire.

En attendant, il siégera en tant que non-inscrit et soutiendra « tout ce qui ira dans l'intérêt général de la région ». Il « espère » voir se constituer « un groupe de soutien clair au gouvernement et au président de la République » au sein de l'assemblée régionale.
« Un gaullistene refuse pas de choisir »

Il compte bien « continuer à s'engager pour l'Alsace, localement pour [sa] ville de Sélestat et pour la région Grand Est ». Cette clarification marque-t-elle une ambition politique ? « Chaque chose en son temps », réplique Charles Sitzenstuhl, le visage soudainement inexpressif.
Franck BUCHY

 

 
 

Plan social : Le Maire demande à GE de revoir sa copie

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 05:59:07

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Belfort Industrie
Plan social : Le Maire demande à GE de revoir sa copie
Accueilli sous les huées à Belfort, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a exhorté lundi General Electric (GE) à améliorer son plan social qui prévoit la suppression de 1 050 emplois.
 

 
Bruno Le Maire, lundi à Belfort.
« Le plan social en l'état ne va pas. 1 050 emplois supprimés, c'est trop et je pense que GE peut et doit faire mieux », a déclaré Bruno Le Maire devant les représentants syndicaux de l'entreprise.

« Je ne sais pas de combien nous pourrons descendre -je ne vais pas prendre d'engagement chiffré- mais je pense qu'il est important que GE revoie sa copie », a insisté le ministre.

Celui-ci était arrivé vers 15h30 sur le site industriel sous les huées et les sifflets de 700 à 900 personnes réunies quelques instants auparavant pour une assemblée générale convoquée par les syndicats. Bruno Le Maire a été particulièrement conspué par une vingtaine de gilets jaunes qui s'étaient placés au premier rang des manifestants.
« Ouvrir de vraies perspectives »

« Je suis là pour que nous construisions ensemble l'avenir industriel du site de GE et l'avenir industriel de Belfort de manière plus générale », a insisté le ministre devant les représentants syndicaux.

Il entend « regarder comment nous pouvons investir à nouveau sur le site, en particulier dans l'activité aéronautique », présentée comme la piste de diversification la plus « prometteuse ».

« Pour chaque euro d'argent privé qui sera mis dans l'activité aéronautique, je suis prêt à mettre un euro d'argent public pour ouvrir de vraies perspectives de transformation industrielle sur les activités qui paraissent porteuses », a annoncé le ministre.

GE emploie quelque 4 300 salariés à Belfort, dont 1 900 dans l'entité qui fabrique des turbines à gaz, activité frappée par 800 des 1 050 suppressions d'emplois actuellement prévues par l'industriel américain.

La semaine dernière, l'annonce par le groupe américain de son plan social qui prévoit précisément 792 suppressions de postes dans l'entité belfortaine qui produit des turbines à gaz et 252 dans celles dédiées aux « fonctions supports », avait secoué la Cité du Lion.

« Je veux être clair, Belfort ne fermera pas. Il restera le premier site industriel de GE Power en Europe. Nous y avons des compétences d'excellence », a tenté de rassurer le directeur général de General Electric France, Hugh Bailey, dans une interview au Journal du Dimanche.

 

 
 

 

Belfort sous électrochoc

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 05:59:30

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Belfort sous électrochoc
 

 
Une partie du personnel de General Electric s'est réunie sur le site de Belfort, ce lundi après-midi, avant la visite du ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire. Photo L'Alsace
Les Belfortains avaient vu venir le coup. La rumeur d'un plan de suppression d'emplois courait depuis quelques semaines déjà, le temps de laisser passer les élections européennes. Par contre, l'ampleur du plan de restructuration annoncé le 28 mai, concernant 1 000 postes, dont plus de 800 de manière certaine dans la cité du Lion, a semé la stupeur.

« Nous n'imaginions pas qu'ils iraient jusqu'à supprimer un emploi sur deux dans la branche Turbines à gaz », explique un salarié qui décrit un personnel « stressé et abasourdi ». « Tout le monde soupçonne que la liste des suppressions d'emplois, poste par poste, est définie mais rien ne fuite... Tout le monde est dans l'attente et une psychologue est passée dans tous les bureaux », raconte ce Belfortain entré chez Alstom Énergie, avant son rachat par General Electric, il y a près de trente ans.

« M. Kron, PDG d'Alstom, a vendu son âme au diable en cédant la branche Énergie aux Américains », confie un cadre d'une quarantaine d'années qui dénonce « l'embauche, depuis une dizaine d'années, de têtes pensantes qui aiment la réunionite mais sont peu efficaces et n'ont pas su prendre les décisions stratégiques ». « Il n'y a pas eu de transmission des savoirs entre les générations », regrette-il aussi.

Loin de l'usine, sur la place d'Armes qui réunit la mairie et la cathédrale, Laurence Fissier, ex-employée du conseil départemental, évoque « une catastrophe ». « Je ne dirais pas que c'était magouillé à l'avance mais nous n'avions pas beaucoup d'espoir. Et cela m'étonnerait que le gouvernement puisse s'immiscer dans les affaires de l'entreprise », indique la retraitée qui concède que « cela faisait plusieurs années que la situation de General Electric inquiétait ».
« On vend Alstom par appartements et quand ceux-ci seront vides,la maison tombera »

Sur cette même place d'Armes, il en est un qui vit douloureusement la situation de GE à Belfort. Avant d'être le patron du café-restaurant Aux trois maillets, Denis Jeangérard a travaillé quarante ans à l'Alstom dont il a été secrétaire du comité d'entreprise et du comité central d'entreprise. « À la première filialisation, dans les années 1990, Joël Niess, avec moi à la CGT, m'avait dit : "On commence à vendre Alstom par appartements et quand tous les appartements seront vides, la maison tombera." Joël avait raison », reconnaît Denis Jeangérard qui évoque « un gros coup pour Belfort car aux 800 à 1 000 postes supprimés s'ajoutent les emplois induits ».

« Mais les salariés et les syndicats vont se battre pour réduire le nombre de licenciements et chercher des pistes de diversification. Personnellement, j'étais opposé à la vente de la branche Énergie d'Alstom à GE. Car je pense qu'il y a encore des débouchés dans les turbines à gaz avec la rénovation des centrales nucléaires. GE, ce sont principalement des emplois qualifiés, de haut niveau, que l'on ne retrouve pas du jour au lendemain. Il faudra un gros plan de formation », note Denis Jeangérard qui attend que les syndicats et les élus engagent « une bataille » pour réduire au maximum les suppressions d'emplois. Et l'ancien syndicaliste devenu restaurateur de noter, en signe d'espoir, que « la situation d'Alstom Transport était compliquée il y a un an et maintenant, l'entreprise recherche du monde ».

Contrairement à septembre 2016 lorsque la ville s'était fortement mobilisée pour sauver les 400 emplois de l'usine d'Alstom Transport, dont l'activité de fabrication des motrices de TGV devait être transférée à Reichshoffen, Belfort n'a pour l'heure pas bougé. Pas de panneaux sur les vitrines des commerces, pas de manifestation... « La ville est sonnée mais va réagir », assure un habitant.

« L'État n'a qu'à renationaliser ! C'est important parce qu'on a laissé le pouvoir aux Américains et c'est très grave. Ils ont le pouvoir pour décider pour nous comme ils l'ont fait en Iran. Ce n'est pas acceptable ! », dénonce un autre Denis. Lui-même ancien salarié d'Alstom, ce retraité distribué les tracts du Parti ouvrier indépendant sur le parking du personnel de GE. « On a l'impression que la France est un avion sans pilote... sauf pour accorder des exonérations au grand capital », regrette Denis.

S'agissant d'avion, la piste de diversification du site de Belfort vers la production de moteurs d'avion est jugée prometteuse par les salariés. Avec la réserve, majeure, que le projet a été initié il y a un an et n'a pas progressé depuis. « Ce n'est pas en divisant par deux les effectifs qu'on pourra se lancer dans cette activité qui nécessite des investissements que GE ne semble pas envisager », note un cadre. Selon lui, « la surcapacité de GE sur les turbines à gaz n'est peut-être que passagère. Car aux côtés des énergies renouvelables, c'est l'alternative au nucléaire et aux centrales à charbon. » Un autre salarié rappelle que « les moteurs d'avions, c'est faisable. Alstom en a d'ailleurs produit pour Rolls-Royce en son temps... On a les compétences mais GE a-t-il encore l'intention d'investir ? » Beaucoup, à Belfort, en doutent.
Textes et photos : Laurent BODIN LIRE Aussi le compte rendude la visite du ministre de l'Économie,Bruno Le Maire, dans nos pages Informations générales.

 

 
 

Nouvelle mobilisation contre le pacte ferroviaire

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 06:12:02

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Nouvelle mobilisation contre le pacte ferroviaire
 

 
Le trafic restera normal sur le réseau TGV. Photo Julio PELAEZ
Un an après l'adoption du « nouveau pacte ferroviaire » mi-juin 2018, les cheminots se mobilisent à nouveau ce mardi contre cette réforme jugée « mauvaise » par les syndicats. La CGT, Unsa, SUD et CFDT (les quatre syndicats représentatifs) battront ensemble le pavé parisien, à l'occasion de la première manifestation nationale unitaire depuis la promulgation de cette réforme. La CGT-Cheminots a lancé des appels locaux à la grève, l'Unsa ferroviaire a déposé un préavis hexagonal, tandis que celui, illimité, de SUD-Rail daté de mars 2018 est toujours actif. Seule la CFDT-Cheminots n'appelle pas à cesser le travail.

Le cortège parisien sera renforcé par des retraités du rail, des élus, comités de défense de lignes ferroviaires et associations d'usagers. Des salariés d'autres secteurs seront aussi présents, ainsi que des agents de la RATP.
Peu de perturbations

La direction de la SNCF s'attend cependant à peu de perturbations sur l'ensemble du réseau. Le trafic sera normal pour les TGV, les Intercités, les Transiliens, l'Eurostar et Thalys. Il sera quasi normal pour les TER : les perturbations attendues concerneront seulement « un train sur deux dans les Hauts-de-France et un sur cinq dans la région Centre-Val de Loire ».

Le « nouveau pacte ferroviaire » planifie l'ouverture à la concurrence du transport national ferroviaire de voyageurs, à compter du 1er décembre prochain. Il instaure l'arrêt des embauches au statut de cheminot à partir du 1er janvier 2020, jour où la SNCF sera transformée en plusieurs sociétés anonymes.

 

 
 

Projet de loi mobilités : le marathon est lancé

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 05:57:44

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Transport Assemblée nationale
Projet de loi mobilités : le marathon est lancé
Boîte à outils pour verdir les transports ou projet pas à la hauteur de l'enjeu environnemental ? L'Assemblée s'est saisie lundi du tentaculaire texte de loi sur les mobilités qui promet des joutes autour de l'assouplissement des 80 km/h et de la taxation du transport aérien.
 

 
La niche fiscale dont profite le kérosène des avions est dans la ligne de mire de plusieurs députés.
Déjà passé au Sénat en première lecture, le projet de loi mobilités, au menu de l'Assemblée nationale durant deux semaines, a gonflé d'une cinquantaine d'articles à plus de cent quarante et a généré le dépôt de près de 3 500 amendements, un record sous cette législature.

Il doit permettre de « répondre aux attentes clairement énoncées dans le grand débat national et servir à accompagner la transition écologique et solidaire », a affirmé la ministre des Transports Élisabeth Borne en donnant le coup d'envoi des débats dans un hémicycle clairsemé.

L'enjeu est « d'entretenir en priorité » réseaux ferrés, routes pour répondre à certains Français ayant l'impression de vivre dans un pays coupé en deux. « Nous avons multiplié les TGV [...] au prix d'une dégradation lente, sournoise des autres voies ferrées, mais aussi de nos routes et de notre réseau fluvial : privant ainsi de nombreux territoires du minimum vital », a reconnu la ministre.
Le 80 km/h, encore et toujours

La limitation à 80 km/h sur les routes secondaires depuis juillet 2018, un des détonateurs de la crise des « gilets jaunes », s'est invitée dans les échanges. Les présidents de conseils départementaux auront le pouvoir de relever la vitesse maximale sur certains tronçons, ont voté les députés en commission, après un feu vert du Premier ministre Édouard Philippe. Le groupe LREM souhaite étendre cette compétence aux maires. Des élus LR considèrent ce « revirement » comme « un trompe-l'oeil » et déplorent l'exclusion du dispositif des routes nationales, gérées par l'État.
La pollution du secteur aérien sur la sellette

Autre sujet sensible, la taxation du transport aérien, et notamment l'éventuelle suppression de la niche fiscale dont profite le kérosène, à l'heure de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre des transports. Alors qu'Emmanuel Macron veut « avancer » sur cette question à l'échelle européenne, des élus de sensibilité écologiste plaident pour envoyer un signal au niveau national.

L'ancien « marcheur » Matthieu Orphelin suggère de créer « une contribution écologique au décollage », idée partagée par l'ex-ministre de l'Écologie Delphine Batho. Cette dernière porte avec des Insoumis, dont François Ruffin, une autre proposition : interdire les vols intérieurs pour lesquels le même trajet serait réalisable en train dans une durée raisonnable.

 

 
 

 

Projet de loi mobilités : le marathon est lancé

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 06:12:59

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Projet de loi mobilités : le marathon est lancé
 

 
La niche fiscale dont profite le kérosène des avions est dans la ligne de mire de plusieurs députés. Photo illustration Julio PELAEZ
Déjà passé au Sénat en première lecture, le projet de loi mobilités, au menu de l'Assemblée nationale durant deux semaines, a gonflé d'une cinquantaine d'articles à plus de cent quarante et a généré le dépôt de près de 3 500 amendements, un record sous cette législature.

Il doit permettre de « répondre aux attentes clairement énoncées dans le grand débat national et servir à accompagner la transition écologique et solidaire », a affirmé la ministre des Transports Élisabeth Borne en donnant le coup d'envoi des débats dans un hémicycle clairsemé.

L'enjeu est « d'entretenir en priorité » réseaux ferrés, routes pour répondre à certains Français ayant l'impression de vivre dans un pays coupé en deux. « Nous avons multiplié les TGV [...] au prix d'une dégradation lente, sournoise des autres voies ferrées, mais aussi de nos routes et de notre réseau fluvial : privant ainsi de nombreux territoires du minimum vital », a reconnu la ministre.
Le 80 km/h, encore et toujours

La limitation à 80 km/h sur les routes secondaires depuis juillet 2018, un des détonateurs de la crise des « gilets jaunes », s'est invitée dans les échanges. Les présidents de conseils départementaux auront le pouvoir de relever la vitesse maximale sur certains tronçons, ont voté les députés en commission, après un feu vert du Premier ministre Édouard Philippe. Le groupe LREM souhaite étendre cette compétence aux maires. Des élus LR considèrent ce « revirement » comme « un trompe-l'oeil » et déplorent l'exclusion du dispositif des routes nationales, gérées par l'État.
La pollution du secteur aérien sur la sellette

Autre sujet sensible, la taxation du transport aérien, et notamment l'éventuelle suppression de la niche fiscale dont profite le kérosène, à l'heure de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre des transports. Alors qu'Emmanuel Macron veut « avancer » sur cette question à l'échelle européenne, des élus de sensibilité écologiste plaident pour envoyer un signal au niveau national.

L'ancien « marcheur » Matthieu Orphelin suggère de créer « une contribution écologique au décollage », idée partagée par l'ex-ministre de l'Écologie Delphine Batho. Cette dernière porte avec des Insoumis, dont François Ruffin, une autre proposition : interdire les vols intérieurs pour lesquels le même trajet serait réalisable en train dans une durée raisonnable.

 

 
 

Ensisheim Centre logistique européen de Delticom : L'Europe se construit

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 05:41:12

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Ensisheim Centre logistique européen de Delticom
Ensisheim Centre logistique européen de Delticom : L'Europe se construit
La pose de la première pierre du centre logistique de Delticom, le géant européen de la vente en ligne de pneumatiques, a eu lieu hier matin dans le parc d'activités de la Plaine d'Alsace. Un geste riche de symboles pour ce projet de près de 150 millions d'euros qui doit devenir réalité fin 2020 et être créateur de près de 250 emplois, porté par des investisseurs allemands.

 
Michel Habig et Steven Engler ont présidé hier matin à la pose de la première pierre.
« Le projet de cette zone d'activités d'intérêt départemental d'une centaine d'hectares, remonte à près de vingt ans déjà, et aujourd'hui 42 hectares sont viabilisés, 31 hectares déjà commercialisés et 11 hectares en cours de l'être, et nous avons encore 60 hectares à aménager », a souligné hier matin Michel Habig, le maire d'Ensisheim et président de la communauté de communes du Centre Haut-Rhin à l'occasion de la pose de la première pierre du projet de centre logistique porté par le groupe Engler, spécialisé dans l'immobilier industriel et basé à Gelsenkirchen, en Allemagne.

En présence notamment de Françoise Boog, la vice-présidente de la région Grand Est, du conseiller régional Christian Zimmermann, de Brigitte Klinkert, la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, du député Schellenberger, le sous-préfet Daniel Merignargues, de Gilbert Vonau, le vice-président de la communauté de communes en charge du développement économique et de nombreux invités, Steven Engler a, au nom du groupe Engler, rappelé la genèse de ce projet Eurovia 15 et les raisons du choix de l'Alsace et d'Ensisheim pour l'implantation au coeur de l'Europe de ce centre logistique de la société Delticom, destiné à approvisionner l'Espagne, l'Italie, la Suisse, la France et le sud de l'Allemagne.
La surface d'une quinzainede terrains de football

Le futur site, qui comprendra deux halls et s'étendra sur près de 117 000 m2 pour le stockage de millions de pneumatiques destinés à la vente en ligne, verra son chantier engagé le 1er juillet prochain. Quinze mois de travaux sont ensuite prévus par l'entreprise GSE, chargée de la construction, qui table sur une livraison des bâtiments pour l'automne 2020.

Sous l'oeil de Gernot Engler, le PDG du groupe, Steven Engler a aussi fait part de sa vision de l'Europe « qui va bien au-delà du business ». Michel Habig a remercié l'investisseur allemand pour le choix du site d'Ensisheim, rappelé les 32 mois de travail qui ont été nécessaires pour voir enfin ce projet se concrétiser, et a indiqué qu'à l'horizon 2020, la liaison entre la RD201 et l'A35 pour la desserte de la zone d'activités serait réalisée par le conseil départemental du Haut-Rhin.

Brigitte Klinkert, la présidente de ce dernier, a notamment salué « la volonté du groupe Engler d'investir dans le Haut-Rhin » et souligné le symbole pour la collaboration franco-allemande que représente ce projet. Elle a été rejointe par Françoise Boog qui représentait Jean Rottner, le président du conseil régional du Grand-Est, et par le député Raphaël Schellenberger qui s'est félicité, quant à lui : « Ici, on fait l'Europe avec des actes » ; avant de rendre notamment hommage au rôle des élus locaux dans l'aboutissement de ce dossier complexe à bien des égards et qui a mobilisé de nombreux services.
Jean-Alain HAAN

 

 
 

 

Delticom : l'Europe se construit à Ensisheim

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 05:54:34

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Delticom : l'Europe se construit à Ensisheim
 

 
Michel Habig et Steven Engler ont présidé hier matin à la pose de la première pierre du futur centre logistique de Delticom. Photo DNA/Jean-Alain Haan
« Le projet de cette zone d'activités d'intérêt départemental d'une centaine d'hectares remonte à près de vingt ans. Aujourd'hui, 42 hectares sont viabilisés, 31 hectares déjà commercialisés et 11 hectares en cours de l'être, et nous avons encore 60 hectares à aménager », a souligné hier matin Michel Habig, maire d'Ensisheim et président de la Communauté de communes du Centre Haut-Rhin, à l'occasion de la pose de la première pierre du centre logistique de Delticom. Ce projet est porté par le groupe Engler, spécialisé dans l'immobilier industriel et basé à Gelsenkirchen, en Allemagne.

L'événement s'est déroulé en présence notamment de Françoise Boog, vice-présidente de la région Grand Est, du conseiller régional Christian Zimmermann, de Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, du député Raphaël Schellenberger, du sous-préfet Daniel Merignargues, de Gilbert Vonau, vice-président de la communauté de communes en charge du développement économique, et de nombreux invités. Steven Engler a, au nom du groupe Engler, rappelé la genèse de ce projet Eurovia 15 et les raisons du choix de l'Alsace et d'Ensisheim pour l'implantation au coeur de l'Europe de ce centre logistique de la société Delticom, destiné à approvisionner l'Espagne, l'Italie, la Suisse, la France et le sud de l'Allemagne.
La surface d'une quinzainede terrains de football

Le chantier du futur site, qui comprendra deux halls et s'étendra sur près de 117 000 m2 pour le stockage de millions de pneumatiques destinés à la vente en ligne, sera lancé le 1er juillet. Quinze mois de travaux sont ensuite prévus par l'entreprise GSE, chargée de la construction, qui table sur une livraison des bâtiments à l'automne 2020. Ce site devrait par ailleurs créer 250 emplois.

Sous l'oeil de Gernot Engler, le PDG du groupe, Steven Engler a aussi fait part de sa vision de l'Europe, « qui va bien au-delà du business ». Michel Habig a remercié l'investisseur allemand pour le choix du site d'Ensisheim, rappelé les 32 mois de travail qui ont été nécessaires pour voir enfin ce projet se concrétiser et a indiqué qu'à l'horizon 2020, la liaison entre la RD201 et l'A35, pour la desserte de la zone d'activités, serait réalisée par le Conseil départemental du Haut-Rhin.

Brigitte Klinkert, la présidente de ce dernier, a notamment salué « la volonté du groupe Engler d'investir dans le Haut-Rhin » et souligné le symbole pour la collaboration franco-allemande que représente ce projet. Elle a été rejointe par Françoise Boog qui représentait Jean Rottner, président du Conseil régional du Grand Est, et par le député Raphaël Schellenberger qui s'est félicité de faire ici « l'Europe avec des actes », avant de rendre hommage au rôle des élus locaux dans l'aboutissement de ce dossier complexe à bien des égards et qui a mobilisé de nombreux services.
Jean-Alain HAAN

 

 
 

L'Adie invite les porteurs de projet

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 06:08:03

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L'Adie invite les porteurs de projet
 

 
L'Adie (association pour le droit à l'initiative économique) défend l'idée que chacun peut devenir entrepreneur. Parce qu'elle n'accepte pas le gâchis des talents qui ferait qu'en France la création d'entreprise serait réservée à ceux qui ont de l'argent, des diplômes ou des relations, l'Adie repart en campagne et lance sa 2e semaine de l'entrepreneuriat pour tous, du 3 au 7 juin, afin que toute personne qui en a le projet et l'envie puisse devenir entrepreneur.
Une réunion d'information

À Colmar, l'Adie organise une réunion d'information à l'attention des porteurs de projet sur les étapes de la création d'entreprise, les aides et les financements.

Parallèlement, à travers la 2e édition de son Mégaphone, à l'échelle nationale, l'Adie met les mains dans le moteur pour faire entendre la parole des entrepreneurs auprès du président de la République. Elle a collecté les témoignages de près de 2000 entrepreneurs. Dès le 3 juin, l'Adie révélera ces nouvelles propositions de solutions dans une vidéo sous le hashtag #onlAdieàlElysée.

Lors de sa première édition en 2018, le Mégaphone de l'Adie avait déjà obtenu des victoires auprès du ministre de l'Économie, Bruno Le Maire : en faisant tomber des freins à la création d'entreprise comme l'obligation de stage de préparation à l'installation. En obtenant la suppression de limite d'âge de 5 ans pour les entreprises en développement éligibles au microcrédit.
Y ALLER Mardi 4 juin de 9 h 30 à 12 h à la CCI, 1 place de la Gare à Colmar - www.adie.org

 

 
 

L'indemnisation des ex-Stracel par UPM confirmée en cassation

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 06:05:44

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L'indemnisation des ex-Stracel par UPM confirmée en cassation
 

 
C'est un vieux contentieux social qui est purgé. La Cour de cassation vient de rendre définitive la condamnation de la société UPM à indemniser les ex-Stracel licenciés lors de la vente de l'usine de papier strasbourgeoise à Blue Paper en 2013.

Le groupe finlandais (UPM) avait en effet supprimé 243 postes dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) avant de céder l'usine strasbourgeoise de papier magazine à Blue Paper pour la reconvertir en unité de production de carton d'emballage. Et cela avait été fait en « éludant » l'article L. 1224-1 du Code du Travail. Cette disposition (telle qu'elle était rédigée à l'époque) prévoyait le transfert des contrats de travail au repreneur. Quatre-vingt-dix anciens salariés de Stracel avaient contesté en justice leur licenciement pour motif économique. Ils avaient été déboutés aux prud'hommes en 2014, mais trois ans plus tard, la cour d'appel de Colmar leur donnait gain de cause et obligeait UPM à les indemniser.

Le groupe s'était alors pourvu en cassation. Dans son arrêt du 29 mai, la Cour de cassation, qui se prononce en droit, valide le jugement d'appel qui devient définitif. Les anciens salariés de Stracel auront bien droit à des dommages et intérêts. La haute juridiction estime que la cour d'appel n'a pas commis d'erreur en considérant que l'ancienne usine Stracel constituait « une entité économique autonome avec la poursuite d'une activité identique » - ce qui implique l'application de l'article L.1224-1 du Code du travail sur la reprise des salariés. La cour s'appuie notamment sur « le rachat par Blue Paper de la machine d'UPM pour faire du papier du même grammage, sur le maintien de l'organigramme de l'usine et la proposition de reprendre 130 salariés sur les 140 emplois créés ».

Pour Me Pierre Dulmet, avocat d'une partie des ex-Stracel, cet arrêt met un terme à « un feuilleton judiciaire » qui dure depuis six ans. I. N.

 

 
 

Education Lycée.40 : Le tout numérique donne des boutons

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 06:19:51

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Education Lycée.40
Education Lycée.40 : Le tout numérique donne des boutons
Bon gré, mal gré, tous les lycées d'Alsace passeront aux manuels numériques à la rentrée 2019, 2020 ou 2021. Les opposants parmi les enseignants et parents d'élèves auraient souhaité un bilan de l'expérimentation du lycée 4.0 avant sa généralisation.

 
Une manifestation intersyndicale contre le lycée 4.0 a eu lieu devant la Maison de la Région, ce lundi.
Pas le choix, le scénario était écrit d'avance pour les lycées du Grand Est...

Dès 2017, année au cours de laquelle 49 lycées de la région - dont 13 établissements alsaciens - avaient expérimenté, ou plutôt essuyé les plâtres du dispositif « Lycée 4.0. », la généralisation des manuels numériques à l'ensemble des 353 établissements du Grand Est était programmée pour les années suivantes. Seule petite entorse au plan annoncé : celle qui devait être achevée au plus tard pour la rentrée 2020 a finalement été étendue jusqu'en 2021.

Le sort réservé aux 65 lycées alsaciens qui n'étaient pas encore passés aux manuels numériques a été présenté aux associations de parents d'élève par la Région, hier soir à Strasbourg. Selon le scénario validé par le rectorat et la Région, 26 établissements passeront au Livre 4.0 pour tous les niveaux dès la rentrée 2019. Douze feront de même en 2020. Pour 10 établissements, le livre numérique sera progressivement mis en place, par niveau, jusqu'en 2020 et pour 17 lycées jusqu'en 2021 (liste détaillée à découvrir sur dna.fr).

Au cours de ces deux dernières années, la Région a apporté des réponses à un bon nombre de problèmes techniques, juridiques et financiers apparus lors du lancement du dispositif. En décidant cette année de remettre gratuitement, à la rentrée prochaine, à tous les élèves des classes 4.0 un ordinateur portable. Ainsi, dix mille ordinateurs ont été commandés. Un choix plus ou moins imposé par la réforme du baccalauréat, qui s'appliquera en 2019 aux élèves de première, et qui implique une refonte complète des programmes et donc des manuels scolaires, avait expliqué la Région en mars 2019.
Les risques du « trop d'écran »

Cependant tous les problèmes sont loin d'être résolus et les oppositions au Lycée 4.0 restent nombreuses. Le « trop d'écran » inquiète les associations de parents d'élèves comme la FCPE et la PEEP Alsace, dont la présidente, Juliette Staraselski, rappelle que « le bac se passe à l'écrit ». Les « risques sanitaires du Wifi » sont également soulevés par des groupes de professeurs du Grand Est, de Lorraine et d'Alsace. Un groupe du lycée Kléber à Strasbourg estime que « sur le plan médical, il est scandaleux que les enfants soient en permanence sur des écrans, en journée pour les cours, en soirée pour les devoirs. Il est aussi scandaleux qu'une telle « révolution » soit amenée sans prise en considération des nombreuses alertes émanant d'ophtalmologistes, de pédiatres, d'ergonomes, sans accompagnement médical de prévention pour les élèves et les professeurs ».
« Une généralisation à marche forcée »

Les syndicats enseignants FSU, SE-Unsa et SGEN dénoncent aussi d'une même voix « une généralisation de l'expérimentation 4.0 à marche forcée », « sans réflexion globale sur la plus-value pédagogique apportée par le numérique et le manuel numérique ». Parmi les retours négatifs, des professeurs qui utilisent les manuels numériques ont déjà pu constater que les élèves ont du mal à résister au vagabondage sur internet.

Les lycées du Grand Est qui n'ont pas encore adopté le dispositif 4.0 avaient jusqu'au 1er avril pour choisir entre différents scénarios : passage au numérique à la rentrée 2019 uniquement pour les secondes, dès 2019 pour les secondes et les premières ou passage au numérique pour les trois niveaux à la rentrée 2020. Dans l'académie de Strasbourg, où le rectorat assure respecter le vote des conseils d'administration, le nombre des lycées ayant demandé un report d'un an serait de 17 %.

Qui sont-ils ? Qui a voté quoi ? Le rectorat n'a pas souhaité communiquer sur le sujet, la Région renvoie vers le rectorat... Et plusieurs proviseurs interrogés expliquent qu'il est trop tôt pour en parler ou bien refusent de répondre. Les représentants des professeurs et des parents d'élèves, qui siègent dans les conseils d'administration des lycées, peuvent néanmoins s'exprimer.

« D'un point de vue syndical, nous dénonçons la manière dont le dispositif a été soumis aux conseils d'administration des établissements », explique Arnaud Sigrist du Snes-FSU Strasbourg. « D'une part, il n'y avait pas de véritable choix. C'était passage à la rentrée 2019, à la rentrée 2020, passage dans tous les cas. Aucune analyse de l'expérimentation par les lycées déjà concernés n'a été faite, que cela soit sur le plan matériel ou pédagogique. Enfin l'annonce de la gratuité des ordinateurs portables à fait que même les établissements ayant déjà rejeté une fois le dispositif, ont dû le remettre à l'ordre du jour ».
Tirer un bilan pédagogique

Au lycée Fustel-de-Coulanges de Strasbourg, « nous avons voté contre le livre numérique », indique la présidente de la PEEP Alsace. « Mais nous n'avions pas toutes les cartes en main. C'est la rectrice qui choisit à quel moment le lycée passera au numérique en cas de refus. Du coup, dans cet établissement le passage se fera pour tous les niveaux en 2020 ». Les lycées Kléber à Strasbourg et Jean-Mermoz à Saint-Louis « ont voté le passage au livre numérique à la rentrée 2019 pour les seules secondes et premières », poursuit Juliette Staraselski. Finalement, Jean-Mermoz passera au Lycée 4.0 pour tous les niveaux dès 2019.

Le conseil d'administration du lycée Pasteur à Strasbourg a pour sa part refusé de passer au lycée 4.0 à la rentrée prochaine, indique Xavier Schneider, président de la FCPE 67, avant de remarquer : « à terme le modèle des bourses aux livres se termine. Sauf si le lycée 4.0 s'avère un fiasco dans quelques années ».

Le report du Livre 4.0 à la rentrée 2020 a également été voté au lycée Scheurer-Kestner de Thann, où un référendum organisé en salle des professeurs a fait apparaître une majorité d'opposants au lycée 4.0 (61 %). Même opposition au lycée Kirschleger à Munster, où l'association de parents d'élèves (APEVM) demande « l'ajournement du projet tant que les parents et les équipes pédagogiques n'auront pas été consultés, tant qu'aucun bilan pédagogique ne sera présenté ».

En attendant, toutes les personnes qui s'interrogent sur le Lycée 4.0, qui demandent du temps pour évaluer le dispositif, ont le sentiment de se retrouver face à « un rouleau compresseur ».
Jean-François CLERC avec Catherine CHENCINER.

 

 
 

 

Munster Opération kits scolaires au collège Frédéric-Hartmann

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 06:02:03

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Opération kits scolaires au collège Frédéric-Hartmann
 

 
 
Mercredi 29 mai, alors que leurs camarades de 3e passaient les oraux du brevet des collèges et que les élèves des autres niveaux n'avaient donc pas cours, 20 élèves de 5e du collège Frédéric-Hartmann de Munster ont mis à profit la journée afin de préparer les kits rentrée 2019 pour l'ensemble des classes de l'établissement.

Les élèves, encadrés par quatre adultes - parents d'élèves, professeurs ou assistants d'éducation - ont, tout au long de la matinée, conditionné en kits individuels les trois tonnes de matériel scolaire qui venait de leur être livré par le Super U de Munster. Chaque lot contient les cahiers, les classeurs, les feuilles de copie conformément aux listes de fournitures demandées pour chaque niveau. Un second kit contient le matériel de géométrie.
Pour les futurs élèves de 6e

Cette action, organisée par le Foyer socio-éducatif du collège, inclut les élèves actuellement en CM2, qui rentreront au collège en septembre. Ils recevront le bon de commande pour leur kit rentrée en même temps que leur dossier d'inscription en 6e dès le début du mois de juin 2019.

Frédéric George, trésorier du Foyer socio-éducatif explique : « Pour ces nouveaux élèves, les kits leur seront directement livrés dans leur école. La réception de ce kit par les élèves est un signal fort de leur prochaine transition chez les grands, avec la possibilité de participer activement à la vie de leur futur collège. »
Une économie de 20 % sur les fournitures scolaires

« Cette initiative est un pari gagnant-gagnant, tant pour le Foyer socio-éducatif que pour les élèves qui ont immédiatement le matériel requis, et pour les parents. Les fournitures nous étant fournies au prix de gros par le Super U de Munster, permet aux parents de faire une économie de 20 % sur l'achat des fournitures scolaires tout en leur épargnant le souci de la conformité de leurs achats et de fastidieux déplacements » poursuit Frédéric George.

Le Foyer socio-éducatif du collège de Munster est une association d'élèves et de professeurs. Son but est d'animer, faciliter et agrémenter la vie quotidienne des collégiens. Il rassemble environ 75 % des élèves, sur la base d'une cotisation annuelle de 4 euros, qui élisent les douze élèves qui les représenteront au bureau qui comprend aussi deux professeurs et la conseillère principale d'éducation.

« Le FSE est une dynamique qui oeuvre dans l'optique de l'amélioration de la vie des élèves » tient à souligner Céline Jonas, présidente du Foyer socio-éducatif, « la participation des élèves à cette dynamique est réelle et effective. Ils ont une part active et décisionnelle aux réalisations du foyer. »

Cette année, par exemple, les bénéfices de la vente de 2 000 Manala effectuée par les élèves en décembre 2018 et d'environ 850 brioches lors de l'action « brioches » de février ont permis de financer partiellement plusieurs sorties de classes, l'espace lecture du CDI ainsi que des tables de plein air qui ont beaucoup de succès.
Murielle PARIS

 

 
 

Santé Etablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) : Le CDRS tourné vers l'avenir

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 05:40:45

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Santé Etablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad)
Santé Etablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) : Le CDRS tourné vers l'avenir
La télémédecine fait partie des axes du nouveau projet médical du Centre départemental de repos et de soins (CDRS), qui prévoit également d'ouvrir des places de relayage pour les aidants familiaux et construit un nouveau bâtiment. Tour d'horizon.

 
Le docteur Michel Dimeo (ici en plein examen du fond de l'oeil avec un Smartscope) et ses collègues médecins au CDRS testent depuis plus de dix ans la télémédecine, très utile pour des patients difficiles à transporter.
Le manque de moyens, criant dans le domaine de la santé, n'empêche pas les Ehpad de se projeter dans l'avenir. Celui-ci s'écrit dans un projet médical, renouvelé tous les cinq ans. Au Centre départemental de repos et de soins (630 places, 600 agents, 450 soignants), le projet médical 2018-2022 donne un aperçu des réponses apportées localement aux besoins d'une population vieillissante.

Pour résumer, il s'agit pour le CDRS de s'appuyer sur l'innovation, les valeurs éthiques et la formation pour améliorer la prise en charge des personnes âgées ou souffrant de handicap.

Le tout en prenant en compte le fait que les budgets sont contraints, à la fois pour l'État, mais aussi pour les familles.
Relayer les aidants familiaux

« Il faut qu'on trouve des solutions car les gens ont de moins en moins de moyens pour se payer un Ehpad classique », prévient Nicolas Dubuy, directeur du CDRS, citant « l'Ehpad à domicile ».

Dès septembre, par exemple, des places de « relayage » ouvriront au CDRS pour permettre à un aidant familial de se reposer : « Un soignant ira remplacer l'aidant chez lui pendant quelques heures. »

Le but est à la fois d'encourager le maintien à domicile des personnes âgées, mais aussi « d'éviter que des personnes âgées qui n'ont rien à y faire se retrouvent aux urgences parce que leur aidant n'en peut plus », ajoute le docteur Michel Dimeo, président de la commission médicale d'établissement du CDRS.

Un autre axe important de ce projet médical porte sur l'innovation technique et notamment le développement de la télémédecine. « Le but est d'éviter que les personnes dépendantes se déplacent inutilement », synthétise le docteur Dimeo, qui teste la télémédecine puis 12 ans au CDRS (lire ci-dessous).

« C'est un système gagnant-gagnant, estime Brigitte Klinkert, présidente du conseil de surveillance du CDRS, selon qui « contrairement aux a priori, cela se passe très bien auprès des patients avec 90 % d'adhésion ».

Fort de son expérience, le CDRS s'est « proposé d'être la tête de pont de la télémédecine dans le médico-social pour le groupement hospitalier de territoire 11 [Colmar-Guebwiller-Sélestat, NDLR]», annonce le docteur Dimeo.

C'est donc lui qui va former et aider les spécialistes de Pasteur, notamment, à cet outil appelé à se développer.

Les compétences du CDRS en télémédecine, ainsi que son expertise dans l'accueil des personnes handicapées vieillissantes (60 lits) intéressent les Papillons Blancs (Adapei) qui ont signé un partenariat en octobre dernier.
Changer de regard

Tout comme l'Ugecam, qui construit son nouveau bâtiment sur une partie du terrain du CDRS (lire notre édition du 11 mai) afin d'y centraliser ses activités colmariennes.

Le CDRS pourra en retour profiter de l'expérience des Papillons Blancs en matière de travail adapté, une demande forte de ses résidants en quête d'indépendance. La construction prochaine, par le CDRS (ouverture prévue fin 2020) d'un bâtiment de 2 600 m² (notre édition du 11 mai), pour y transférer les activités du foyer d'accueil spécialisé des Érables, s'inscrit dans cette dynamique. Studios passerelles et habitat inclusif sont prévus pour préparer les résidents qui le souhaitent au retour à la vie ordinaire. Il s'agit d'un axe fort du projet médical du CDRS, qui s'accompagnera d'un lourd volet de formation des personnels. « Pour nous, c'est accepter la prise de risque que cela ne fonctionne pas », estime Nicolas Dubuy. Le changement de philosophie est total car « aujourd'hui, on est beaucoup dans la surprotection de nos résidents contre l'échec », résume Michèle Wrobel, directrice des soins.
Textes : Marie-Lise PERRIN Photos : Hervé KIELWASSER

 

 
 

 

Wuenheim Nouvelle réalisation : Un espace multisports pour la jeunesse locale

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 05:41:47

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Wuenheim  Nouvelle réalisation
Wuenheim Nouvelle réalisation : Un espace multisports pour la jeunesse locale
Fruit d'un long travail notamment de la part du conseil municipal des jeunes, le village de Wuenheim s'est doté d'un tout nouveau espace multisports, permettant la pratique du foot, du basket, du hand, du volley et de mini-tennis.

 
Couper de ruban pour le nouvel espace...
Cette installation est idéalement placée, à l'écart des maisons d'habitation, dans le cadre naturel du haut du village. Cet espace est un formidable outil pour les jeunes wuenheimois désirant pratiquer un sport.

A l'issue d'un tournoi de foot et de basket qui s'est étalé tout au long de la journée, l'inauguration de ce nouveau complexe s'est déroulée en grande pompe le jeudi de l'Ascension, devant un public conséquent.
Un investissementde 57 640 EUR

Parmi l'assemblée composée de représentants d'associations locales et forces vives du village, le maire, Roland Martin, a eu l'occasion de saluer bon nombre d'élus de communes avoisinantes, mais également la conseillère départementale Karine Pagliarulo, le conseiller régional Francis Kleitz et des représentants de diverses instances notamment de la gendarmerie et des brigades vertes. L'invité d'honneur de cette réception était l'ancien joueur de football professionnel, Bernard Genghini.

Après les salutations d'usage, le maire est revenu sur l'histoire de la création de ce terrain. La réalisation de ce complexe s'est faite en deux temps par le biais de divers appels d'offres. Le terrassement, d'un montant de 20 496 EUR HT, a été réalisé en décembre 2017, l'installation du terrain en janvier 2018 a nécessité quant à lui un investissement de 37 145 EUR HT, soit un coût total de 57 640 EUR HT. Le maire a rappelé également que cette réalisation avait vu l'implication de nombreux bénévoles ; que ce soit au travers des journées citoyennes ou autres initiatives personnelles, plusieurs personnes ont donné de leur temps pour travailler sur ce chantier.

Après le traditionnel couper de ruban, le jeune maire du conseil municipal des jeunes a dévoilé la plaque où figurait le nom de baptême du site : Wuanapark. A l'issue de la cérémonie, Bernard Genghini a été mis à contribution, dédicaçant le ballon souvenir de cette inauguration.
JPR

 

 
 

 

mission locale Au centre socioculturel Europe, vendredi 7 juin : Premier forum de l'engagement citoyen

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 05:42:30

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mission locale Au centre socioculturel Europe, vendredi 7 juin
mission locale Au centre socioculturel Europe, vendredi 7 juin : Premier forum de l'engagement citoyen
La Mission locale Avenir Jeunes Colmar Centre Alsace organise en partenariat avec le centre socioculturel Europe de Colmar le 1er forum de l'engagement citoyen.

 
Les objectifs consistent à favoriser l'engagement citoyen à tout âge ainsi que la montée en compétences des demandeurs d'emploi. Le but est aussi de sensibiliser aux valeurs de la République et à la citoyenneté, d'informer sur les différentes possibilités de s'engager ou d'être bénévole.

Le forum présentera les différentes formes d'engagement citoyen, et ce, quel que soit son âge.
Un pôle d'échanges et de témoignages

Il accueillera un espace d'échanges et de témoignages. Les thèmes évoqués : le service civique en France et à l'étranger, le service volontaire européen, le volontariat de solidarité internationale, le service militaire volontaire. Le public pourra aussi s'informer sur les réservistes de l'Armée, France bénévolat, les chantiers solidaires, le bénévolat RSA (revenu de solidarité active).

Plusieurs pôles seront mis en place : un pôle pour les associations du bassin de Colmar qui sont en recherche de bénévoles. Un pôle d'échanges et de témoignages avec des jeunes en service civique, des bénévoles... Un pôle d'appui numérique aux recherches de missions de volontariat ou de bénévolat, animé par une conseillère en insertion professionnelle de la Mission locale.

Plusieurs partenaires seront présents : Unis-Cités, Le Rezo, Pat'à Sel, les conseils citoyens, Tambour battant, France bénévolat, Face Alsace, Pôle emploi, l'association des paralysés de France, La Manne, le Service militaire volontaire, la DDCSPP 68 (direction départementale de la cohérence sociale et de la protection des populations), le conseil départemental, radio RDL 68...

Deux initiations aux gestes qui sauvent seront organisées ainsi que deux ateliers participatifs (Théâtre forum) qui permettront de mieux appréhender les notions de citoyenneté et de valeurs de la République.

Cette journée permettra à la fois de mieux informer les habitants sur les différentes formes d'engagement, mais aussi de leur faire prendre conscience de l'intérêt de s'engager. Les avantages étant de bénéficier d'une éducation formelle et non formelle, de s'initier au travail en équipe, au savoir être, à la solidarité. S'engager permet aussi de sortir de l'isolement, élément essentiel pour les personnes qui sont en démarche de recherche d'emploi.

L'initiative est financée par la ville de Colmar dans le cadre de la politique de la Ville et l'État.
Vendredi 7 juin, de 10 h à 17 h 30 non-stop au centre socioculturel Europe, 13, rue d'Amsterdam, à Colmar - Tous les publics sont invités - Entrée libre - Petite restauration. Information ? 03 89 21 72 20.

Vendredi 7 juin, de 10 h à 17 h 30 non-stop au centre socioculturel Europe, 13, rue d'Amsterdam, à Colmar - Tous les publics sont invités - Entrée libre - Petite restauration. Information ? 03 89 21 72 20.

 
 

 

Rixheim À la rencontre des habitants

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 06:15:21

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Rixheim À la rencontre des habitants
 

 
L'ancien garage Opel sera bientôt démoli. L'arrivée d'un magasin Leclerc y est prévue.  Photo L'Alsace /F.Mi.
Deux fois par an, le maire de Rixheim, Ludovic Haye, invite les habitants des quatre quartiers de la commune pour échanger sur différents thèmes. Ces rencontres permettent aussi aux élus de présenter les projets futurs qui concernent les riverains et les amènent même à réfléchir à des solutions. En ce mois de mai, le premier édile a déjà rencontré près de 200 habitants du centre et d'Entremont, même si les premiers se sont montrés bien plus nombreux que les seconds.

Ces réunions ont permis de prendre connaissance des futurs travaux de la rue du Général-de-Gaulle, au croisement de la rue Saint-Jean. Ce carrefour très fréquenté, constitué de pavés, commence à montrer quelques signes de faiblesse et sera donc repris cet été. Les pavés laisseront place à du macadam, qui a moins tendance à bouger. Côté travaux de voirie, au centre-ville, il faudra composer avec la reprise des différents plateaux surélevés, destinés à ralentir la vitesse, mais qui ont tendance à s'affaisser.
Le point surles commerces

Côté commerces, le maire a annoncé une très bonne nouvelle, l'ouverture d'une boucherie bio en lieu et place de Tempé, fermé il y a quelques semaines. L'ouverture d'un supermarché Leclerc est évoquée depuis longtemps à Rixheim. Il sera construit à la place de l'ancien garage Opel Muller, rue de Mulhouse. Mais des recours déposés par le Super U de Riedisheim ralentissent la procédure, de même que des refus successifs de la CDAC (commission départementale d'aménagement commercial). Mais même si l'avenir de ce magasin reste incertain, un Leclerc drive et la station-service verront bien le jour ces prochaines semaines dans le quartier. Pour préparer l'arrivée du magasin, le garage Opel sera démoli cet été. Le maire se félicite aussi de la venue de trois ophtalmologistes qui s'installeront juste derrière le futur Leclerc.
Réseau de chaleurau parc d'Entremont

Valorim, la société déléguée par M2A (Mulhouse Alsace agglomération) pour exploiter le réseau de chaleur, souhaite prolonger le réseau jusqu'en haut du parc d'Entremont. Une idée qui pourrait paraître séduisante, sauf que la communication entre les riverains, qui sont représentés par les différents syndicats de propriétaires, et l'entreprise est très mauvaise, de l'avis de tous. « Nous attendons des informations et des réponses à nos questions depuis des mois et personne ne répond », ont souligné les participants avec agacement. Même si la décision d'étendre le réseau de chaleur jusqu'au parc d'Entremont est encore en suspens, celui-ci ira bien alimenter le collège Sainte- Ursule dès la rentrée. Des travaux de voirie sont donc à prévoir du côté des terrains de tennis et aux alentours du collège privé dès cet été.
Journée citoyennele samedi 8 juin

La journée citoyenne de Rixheim aura lieu le 8 juin. « Pour moi, cette journée ne doit pas être une course à la commune qui en fait le plus. Les services techniques sont là pour les gros travaux. La journée citoyenne doit surtout permettre aux riverains de s'approprier leur quartier et de l'embellir par des petits tra vaux de peinture et de désherbage », assure le maire, qui promet une journée conviviale. Les inscriptions sont ouvertes.
Francis MICODI

 

 
 

Saint-Hippolyte Un giratoire provisoire

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 05:58:46

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Saint-Hippolyte Un giratoire provisoire
 

 
Un giratoire provisoire a été mis en place pour absorber le report de trafic engendré par les travaux sur l'autoroute. DR
Le Conseil départemental du Haut-Rhin vient de démarrer des travaux de voirie en bordure d'autoroute, à Saint-Hippolyte, au niveau du carrefour RD83-RD1B1, dans l'objectif de créer un rond-point provisoire de 20 mètres de rayon début juillet en lieu et place du carrefour actuel accueillant déjà 17 000 véhicules par jour.
Fluidifier et sécuriser les déplacements

Cet aménagement permettra de fluidifier et de sécuriser les déplacements des usagers dans la perspective d'un report de trafic de 16 000 véhicules journaliers inhérent aux travaux de régénération de chaussée sur l'A35 prévus par la Dir-Est de fin juillet à fin septembre.

La plateforme élargie ainsi créée sera réutilisée pour mettre en place un giratoire cette fois-ci définitif. Le chantier consiste à mettre en place une signalisation temporaire, à démolir des bordures, à entreprendre des terrassements, des remblais de couche de forme, du rabotage et à appliquer des enrobés. Du mercredi 5 juin au mercredi 12 juin, la voie de tourne-à-gauche en provenance de Guémar et à destination de Saint-Hippolyte sera fermée à la circulation. Les usagers seront invités à suivre un itinéraire de déviation par le giratoire RD1083-RD424 à l'entrée de Sélestat, ou à sortir de l'autoroute à Guémar, et à rejoindre Saint-Hippolyte par la RD106. Le Département appelle à la plus grande prudence et au respect des personnels mobilisés sur le chantier. Au total, près de 33 000 usagers transiteront par ce rond-point provisoire.

 

 
 

Les résidents de l'Ehpad de Dannemarie ont construit un projet scénique dansé

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 06:16:26

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Un film autour des souvenirs des bals d'antan. DR
Les résidents de l'Ehpad de Dannemarie ont construit un projet scénique dansé, joué et filmé, en compagnie de plusieurs artistes, intitulé Emballons-nous, dans le cadre du festival Le Printemps du tango. Le but : mobiliser les souvenirs de kilbe des aînés pour montrer le grand âge sous un jour nouveau et valoriser l'image de la vie en Ehpad (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes).
Y ALLER À 18 h 30 au temple Saint-Étienne, place de la Réunion à Mulhouse.

 

 
 

Plus de 90 interventions dues aux orages

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 06:06:27

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Plus de 90 interventions dues aux orages
 

 
Ce lundi entre 13 h et 16 h, de forts orages ont touché le département du Bas-Rhin, principalement les secteurs de Molsheim et Strasbourg. Suite à ces intempéries, les pompiers sont intervenus 90 fois dans l'après-midi.

Le centre de traitement de l'alerte du Service départemental d'incendie et de secours du Bas-Rhin a réceptionné 350 appels dus aux orages de l'après-midi. Au total, 94 interventions ont été comptabilisées - 83 épuisements de locaux, neuf dégagements de chaussées, deux bâchages - pour lesquelles 60 sapeurs-pompiers et 33 engins ont été mobilisés.

À noter qu'au centre commercial Auchan Montagne Verte de la route de Schirmeck, à Strasbourg, une fuite d'eau au niveau de la toiture, avec la chute d'éléments, a nécessité l'évacuation complète du magasin, sans pour autant faire de blessé.

Colmar Incendie sur le site Rohr : l'origine n'est pas suspecte

Publié dans le panorama le Mardi 04 juin 2019 à 06:09:56

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Colmar Incendie sur le site Rohr : l'origine n'est pas suspecte
 

 
Près de 200 tonnes de détritus ont brûlé en dégageant un gros panache de fumée, ce dimanche à partir de 17 h et pendant plusieurs heures sur le site Rohr de la rue du Ladhof à Colmar, sur une parcelle louée par la société Sardi qui collecte des déchets industriels banals (L'Alsace d'hier). Aucun élément suspect n'accréditant la thèse d'un incendie volontaire, la police privilégie clairement la piste accidentelle, d'autant qu'il ne serait pas rare que des tas de détritus prennent feu lorsqu'il fait très chaud. J.-F. S.