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Du neuf pour la CEA

Publié dans le panorama le Lundi 03 juin 2019 à 06:02:40

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Du neuf pour la CEA

Adopté et amendé en première lecture par le Sénat, le projet de loi relatif aux compétences de la future collectivité européenne d'Alsace (CEA) passera en commission des lois de l'Assemblée nationale le 18 juin prochain, puis en séance publique à partir du 24 juin. Si des arbitrages sont en cours pour un éventuel enrichissement du texte, la majorité présidentielle ne souhaite pas empiéter sur sa réforme territoriale envisagée courant 2020, ni sur celle du statut de l'élu. C'est dans cette perspective que les députés devraient retoquer l'alinéa inscrit par les sénateurs à l'article 1 précisant que tout ou partie des compétences et prérogatives attribuées à la CEA le sont également à tous les départements de métropole et d'outre-mer qui en font la demande.

Isolé, Laurent Wauquiez démissionne

Publié dans le panorama le Lundi 03 juin 2019 à 06:05:21

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Isolé, Laurent Wauquiez démissionne
 

 
Laurent Wauquiez s'en va, dans une démarche gaullienne assumée, espérant sans doute qu'une traversée du désert redorera son blason. Photo JEAN-PIERRE CLATOT/AFP
La pression était devenue trop forte. Une semaine après la déculottée de la liste Les Républicains aux élections européennes (8,48 %, score historiquement bas), Laurent Wauquiez a démissionné.

Il l'a annoncé dimanche soir au 20 heures de TF1 d'une voix blanche. « C'est un échec », a-t-il concédé en commentant le score de son parti. « Les victoires sont collectives et les défaites sont solitaires. ll faut que je prenne mes responsabilités. Je vais donc prendre du recul », a-t-il dit en annonçant qu'il se retirait de sa fonction de président des LR.
Démission gaullienne

À 44 ans, celui qui se voyait déjà en candidat incontesté de la droite à la prochaine présidentielle face à Emmanuel Macron, subit donc un revers. Il s'en va, dans une démarche gaullienne assumée, espérant sans doute qu'une traversée du désert redorera son blason.

En cause, il y a la ligne très droitière qu'il a choisie et qui a fait fuir une partie importante de son électorat. La fracture remonte au premier tour de la présidentielle de 2017 quand il a refusé de choisir entre le bulletin Macron et celui de Le Pen pour le second tour.

En choisissant le très conservateur François-Xavier Bellamy comme tête de liste pour les européennes, il voulait sauver les meubles et donc retrouver les 20 % qui avaient fait confiance à François Fillon. Le pari n'a pas fonctionné. Même les seniors, électorat acquis à la droite traditionnelle depuis toujours, ont voté pour Emmanuel Macron. Les classes populaires sont depuis longtemps parties chez Marine Le Pen.
Une ligne politique contestée

Laurent Wauquiez, qui ne s'attendait pas à une telle défaite, avait dès le lendemain des européennes, convoqué un bureau politique au cours duquel il avait annoncé des États généraux pour refonder son parti. Mais cela n'avait calmé personne. Sa volonté de tout reconstruire en trois ans, date de la prochaine présidentielle n'a convaincu personne. Ni ses opposants (Valérie Pécresse, présidente d'Île-de-France) et Xavier Bertrand (président des Hauts-de-France) qui reste stratégiquement en retrait de toute politique politicienne depuis quatre ans, ni ses amis.
Attaqué en interne

Ces derniers jours, les attaques en interne étaient venues de toute part. Gérard Larcher (président du Sénat) et Bruno Retailleau (président du groupe LR au Sénat) organisent demain une réunion pour rassembler la droite et le centre en dehors du parti. Un désaveu de la vieille garde de la droite, doublée de la tribune des députés les plus jeunes qui demandent un comité de renouvellement. Un groupe parlementaire LR dissident était aussi en préparation. Intenable pour Wauquiez.
Quel avenir pour LR ?

Plusieurs personnalités de droite ont quitté les LR cette semaine (voir par ailleurs) pour Agir, le parti de centre droit fondé par d'anciens LR. Marion Maréchal, du côté droit de LR, a repris la parole pour la première fois depuis deux ans ce dimanche. Elle souhaite voir émerger « un courant de droite qui puisse accepter une grande coalition avec le Rassemblement national ».

Pour résister à Emmanuel Macron d'un côté et à la pression du RN de l'autre, les Républicains ont besoin d'un chef fort, incontesté et incontestable. Laurent Wauquiez le sait et en a tiré les conclusions en se retirant. Qui pour lui succéder ? Pour répondre à cette question il faut savoir si la droite traditionnelle est encore vivante. Nicolas Sarkozy, très actif cette semaine, a fait savoir que pour lui, elle était morte.
Nathalie MAURET

 

 
 

Wauquiez, enfin lucide

Publié dans le panorama le Lundi 03 juin 2019 à 06:04:27

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Wauquiez, enfin lucide
 

 
Laurent Bodin

Soulagement pour les uns, évidence pour les autres, la démission de Laurent Wauqiez de la présidence de Les Républicains marque la fin d'un déni de réalité. C'est moins le patron de la droite républicaine qui tire les conséquences politiques de l'échec de la liste du candidat qu'il a imposé, François-Xavier Bellamy, aux élections européennes que les élus du parti, plus lucides -et à juste titre inquiets- parce qu'au contact du terrain, qui ont poussé leur chef à la démission.

Présenté comme un homme pressé, Laurent Wauquiez a eu besoin d'une semaine pleine pour comprendre qu'après avoir emmené LR à un score électoral historiquement bas (8,48 %), son sort à la tête du parti était joué. Son choix d'annoncer son départ au 20 Heures de TF1 témoigne moins d'un quelconque panache que de l'ego d'un homme dont le discours, à l'instar de l'image qu'il cultive, sonne faux depuis des années. Qui peut croire que Laurent Wauquiez a « tout fait pour essayer de rassembler les bonnes volontés », comme il l'assure ? Depuis son accession à la présidence de Les Républicains il y a 18 mois, il n'a, en réalité, cessé d'entretenir les clivages, voire de créer de toutes pièces des divisions. Si le risque du retour d'une guerre des chefs, évoqué ce dimanche par l'intéressé, existe bel et bien, Laurent Wauquiez n'en est pas la victime mais le responsable. Malgré son âge (44 ans), il n'a pas compris que l'élection d'Emmanuel Macron a changé la donne politique et rebattu les cartes du traditionnel clivage droite-gauche. Par son choix assumé du segment conservateur, voire réactionnaire, si proche du positionnement de Marine Le Pen, Laurent Wauquiez a fait fuir les progressistes de droite, issus du gaullisme social, vers La République en Marche, et les tenants de la droite dure vers le Rassemblement national. Élu à la tête d'un parti LR traumatisé par le score de François Fillon à la présidentielle il y a deux ans, Laurent Wauquiez laisse le mouvement exsangue. En quête de chef, certes, mais surtout d'une ligne idéologique claire.

 

 
 

Bruno Le Maire en visite chez General Electric à Belfort

Publié dans le panorama le Lundi 03 juin 2019 à 05:41:27

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Social Emploi
Bruno Le Maire en visite chez General Electric à Belfort
 

 
Bruno Le Maire est attendu ce lundi sur le site de General Electric (GE). Le ministre de l'Économie et des Finances s'est engagé à « garantir l'avenir industriel de Belfort » après l'annonce par le groupe américain de supprimer plus de 1 000 postes en France, dont près de 800 sur 1 900 dans son entité gaz de Belfort.
L'avenir du site en questions

Sur le site de Belfort, où GE emploie un total de 4 300 salariés, le ministre échangera dès 15h30 « avec les représentants des salariés de General Electric ainsi que les élus locaux au sujet de la situation actuelle de l'entreprise et de l'avenir industriel du site ».

Dans nos colonnes, la semaine dernière, Bruno Le Maire avait cité l'aéronautique, la rénovation des centrales et les énergies renouvelables parmi les pistes envisageables pour maintenir l'activité. Selon le groupe américain, jusqu'à 792 suppressions de postes pourraient intervenir dans l'entité gaz de Belfort et 252 dans celle dédiée aux « fonctions supports ».

Dimanche, dans un entretien au Journal du Dimanche, le patron de General Electric France Hugh Bailey avait quant à lui affirmé que le site de Belfort ne fermerait pas.

« Je veux être clair, Belfort ne fermera pas. Il restera le premier site industriel de GE Power en Europe. Nous y avons des compétences d'excellence » avant de déclarer que son rôle est de « développer l'activité française et de la promouvoir à l'étranger ».

 

 
 

 

« La loi mobilités est une réponse au sentiment d'injustice dans les territoires »

Publié dans le panorama le Lundi 03 juin 2019 à 05:38:58

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Transports Entretien
« La loi mobilités est une réponse au sentiment d'injustice dans les territoires »
Comment sortir du tout-voiture et réduire les inégalités sociales et territoriales dans les déplacements ? La ministre des Transports, Élisabeth Borne, défend son projet de loi sur les mobilités débattu à partir de ce lundi à l'Assemblée nationale.
 

 
Élisabeth Borne veut tripler la part du vélo dans les déplacements d'ici 2024 mais elle ne rendra pas le port du casque obligatoire au-dessus de 12 ans.
Les 80 km/h ont sauvé 127 vies en six mois. Pourquoi faire marche arrière dans la loi mobilités ?
Les résultats parlent d'eux-mêmes sur l'intérêt de la mesure. Mais nous avons entendu la demande de souplesse des collectivités sans rien perdre de l'objectif de sauver des vies. La loi donnera aux présidents de conseils départementaux la possibilité de relever la vitesse de 10 km/h après l'avis de la commission départementale de la sécurité routière. Ce sera aux élus de prendre leurs responsabilités.
La loi mobilités répond-elle aux fractures territoriales et sociales soulignées par le mouvement des gilets jaunes ?

L'objectif est d'avoir des transports qui répondent aux besoins de tous, où qu'ils vivent. Nous allons investir beaucoup plus - 13,4 milliards d'euros dans le quinquennat - mais surtout beaucoup mieux avec moins de grands projets et plus de transports du quotidien. C'est une réponse au sentiment d'injustice dans certains territoires, où on a fait des lignes à grande vitesse mais on a laissé se dégrader des réseaux ferrés, routiers et fluviaux. L'État investira 2,6 milliards d'euros en 10 ans dans les trains du quotidien autour des métropoles et 1 milliard d'euros pour le désenclavement routier des villes moyennes et des territoires ruraux. L'État permettra aussi aux collectivités d'apporter des réponses plus adaptées comme le transport à la demande ou le covoiturage. Car il faut des alternatives à la voiture individuelle mais le transport public régulier n'est pas la solution la plus efficace partout.
La prime jusqu'à 400 euros pour les salariés qui vont travailler à vélo ou en covoiturage sera-t-elle obligatoire ?

Nous faisons de la mobilité un thème obligatoire du dialogue social en entreprise. À la négociation de définir les meilleures solutions pour chaque situation. Mais on fera un bilan dans 18 mois. Le gouvernement pourra prendre des dispositions si les entreprises ne répondent pas suffisamment aux besoins des salariés.
Comment sauver les petites lignes de train ?

L'État a prévu 1,5 milliard d'euros pour leur remise en état, nous tiendrons nos engagements. J'ai demandé un plan de bataille dans chaque Région pour définir les besoins et les solutions au cas par cas. La loi mobilités permettra à celles qui le souhaitent de gérer directement ces petites lignes. Je ne veux plus que des lignes ferment et que les gens soient laissés sans solution.
Le président Macron a-t-il eu raison de se fâcher contre la SNCF au sujet de la ligne Saint-Dié Épinal où des bus remplacent les trains ?

Le président l'a dit très clairement : cette ligne doit rouvrir. C'est le sens des études en cours à SNCF Réseau. Je vous annonce que j'irai sur place cet été pour voir notamment avec le président de Région comment on s'assure que, au plus vite, cette ligne pourra rouvrir.
Les Régions ont-elles raison d'accélérer l'ouverture à la concurrence des trains ?

Elle permettra de dynamiser des lignes avec des opérateurs qui proposeront de nouvelles solutions et qui pourront attirer plus de voyageurs. On le voit bien chez nos voisins européens. Ce sera aussi très stimulant pour la SNCF qui donnera le meilleur d'elle-même. Au final les voyageurs auront un meilleur service ferroviaire.
Allez-vous relancer les trains de nuit ?

Je suis convaincue que les trains de nuit ont de l'avenir. Nous avons pérennisé les deux dernières lignes, Paris-Briançon et Paris-Latour de Carol, et nous investissons 30 millions d'euros pour moderniser les trains. On peut faire plus. Nous avons inscrit dans la loi mobilités le principe d'une stratégie pour les lignes de train de nuit.
La France va-t-elle instaurer une taxe sur les poids lourds étrangers ?

Nous aurons le débat à l'Assemblée sur la façon dont les modes de transport les plus polluants peuvent contribuer au financement d'une mobilité plus propre. La question de la taxation des poids lourds qui traversent la France sans faire le plein et donc sans payer de taxe est une piste légitime. Mais ce débat sera tranché d'ici à la loi de finances.
Le gel de la hausse de la taxe sur les carburants sera maintenu ?

Le gouvernement ne reviendra pas sur ce gel. Le message a été très clair : quand on augmente le prix des carburants, ceux qui n'ont pas le choix se sentent piégés. C'est aussi le sens de la loi qui veut donner des alternatives à la voiture individuelle ou permettre de passer à des véhicules qui consomment moins. La conférence citoyenne permettra de voir avec les Français quels sont les bons leviers pour mener le combat contre le changement climatique.
Le casque va-t-il devenir obligatoire à vélo ?

Notre objectif est de tripler la part du vélo dans les déplacements d'ici 2024, pas de créer des contraintes supplémentaires. Ce n'est pas ce que les Français attendent. Le port du casque ne sera pas rendu obligatoire au-dessus de 12 ans.
Le permis de conduire coûte cher. Comment le rendre plus abordable ?

C'est un enjeu fondamental d'accès à la mobilité. Nous voulons baisser son coût de 30 % et réduire les délais d'obtention. La formation pourra se faire davantage sur simulateur. On passe de cinq à dix heures sur les 20 heures obligatoires. Les jeunes en conduite accompagnée pourront préparer l'examen dès 17 ans pour avoir leur permis le jour de leurs 18 ans.
Recueilli par Luc CHAILLOT

 

 
 

 

« La loi mobilités est une réponse au sentiment d'injustice dans les territoires »

Publié dans le panorama le Lundi 03 juin 2019 à 06:15:26

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« La loi mobilités est une réponse au sentiment d'injustice dans les territoires »
 

 
Élisabeth Borne veut tripler la part du vélo dans les déplacements d'ici 2024 mais elle ne rendra pas le port du casque obligatoire au-dessus de 12 ans. Photo Ludovic Marin/AFP
Les 80 km/h ont sauvé 127 vies en six mois. Pourquoi faire marche arrière dans la loi mobilités ?
Les résultats parlent d'eux-mêmes sur l'intérêt de la mesure. Mais nous avons entendu la demande de souplesse des collectivités sans rien perdre de l'objectif de sauver des vies. La loi donnera aux présidents de conseils départementaux la possibilité de relever la vitesse de 10 km/h après l'avis de la commission départementale de la sécurité routière. Ce sera aux élus de prendre leurs responsabilités.
La loi mobilités répond-elle aux fractures territoriales et sociales soulignées par le mouvement des gilets jaunes ?

L'objectif est d'avoir des transports qui répondent aux besoins de tous, où qu'ils vivent. Nous allons investir beaucoup plus - 13,4 milliards d'euros dans le quinquennat - mais surtout beaucoup mieux avec moins de grands projets et plus de transports du quotidien. C'est une réponse au sentiment d'injustice dans certains territoires, où on a fait des lignes à grande vitesse mais on a laissé se dégrader des réseaux ferrés, routiers et fluviaux. L'État investira 2,6 milliards d'euros en 10 ans dans les trains du quotidien autour des métropoles et 1 milliard d'euros pour le désenclavement routier des villes moyennes et des territoires ruraux. L'État permettra aussi aux collectivités d'apporter des réponses plus adaptées comme le transport à la demande ou le covoiturage. Car il faut des alternatives à la voiture individuelle mais le transport public régulier n'est pas la solution la plus efficace partout.
La prime jusqu'à 400 euros pour les salariés qui vont travailler à vélo ou en covoiturage sera-t-elle obligatoire ?

Nous faisons de la mobilité un thème obligatoire du dialogue social en entreprise. À la négociation de définir les meilleures solutions pour chaque situation. Mais on fera un bilan dans 18 mois. Le gouvernement pourra prendre des dispositions si les entreprises ne répondent pas suffisamment aux besoins des salariés.
Comment sauver les petites lignes de train ?

L'État a prévu 1,5 milliard d'euros pour leur remise en état, nous tiendrons nos engagements. J'ai demandé un plan de bataille dans chaque Région pour définir les besoins et les solutions au cas par cas. La loi mobilités permettra à celles qui le souhaitent de gérer directement ces petites lignes. Je ne veux plus que des lignes ferment et que les gens soient laissés sans solution.
Le président Macron a-t-il eu raison de se fâcher contre la SNCF au sujet de la ligne Saint-Dié Épinal où des bus remplacent les trains ?

Le président l'a dit très clairement : cette ligne doit rouvrir. C'est le sens des études en cours à SNCF Réseau. Je vous annonce que j'irai sur place cet été pour voir notamment avec le président de Région comment on s'assure que, au plus vite, cette ligne pourra rouvrir.
Les Régions ont-elles raison d'accélérer l'ouverture à la concurrence des trains ?

Elle permettra de dynamiser des lignes avec des opérateurs qui proposeront de nouvelles solutions et qui pourront attirer plus de voyageurs. On le voit bien chez nos voisins européens. Ce sera aussi très stimulant pour la SNCF qui donnera le meilleur d'elle-même. Au final les voyageurs auront un meilleur service ferroviaire.
Allez-vous relancer les trains de nuit ?

Je suis convaincue que les trains de nuit ont de l'avenir. Nous avons pérennisé les deux dernières lignes, Paris-Briançon et Paris-Latour de Carol, et nous investissons 30 millions d'euros pour moderniser les trains. On peut faire plus. Nous avons inscrit dans la loi mobilités le principe d'une stratégie pour les lignes de train de nuit.
La France va-t-elle instaurer une taxe sur les poids lourds étrangers ?

Nous aurons le débat à l'Assemblée sur la façon dont les modes de transport les plus polluants peuvent contribuer au financement d'une mobilité plus propre. La question de la taxation des poids lourds qui traversent la France sans faire le plein et donc sans payer de taxe est une piste légitime. Mais ce débat sera tranché d'ici à la loi de finances.
Le gel de la hausse de la taxe sur les carburants sera maintenu ?

Le gouvernement ne reviendra pas sur ce gel. Le message a été très clair : quand on augmente le prix des carburants, ceux qui n'ont pas le choix se sentent piégés. C'est aussi le sens de la loi qui veut donner des alternatives à la voiture individuelle ou permettre de passer à des véhicules qui consomment moins. La conférence citoyenne permettra de voir avec les Français quels sont les bons leviers pour mener le combat contre le changement climatique.
Le casque va-t-il devenir obligatoire à vélo ?

Notre objectif est de tripler la part du vélo dans les déplacements d'ici 2024, pas de créer des contraintes supplémentaires. Ce n'est pas ce que les Français attendent. Le port du casque ne sera pas rendu obligatoire au-dessus de 12 ans.
Le permis de conduire coûte cher. Comment le rendre plus abordable ?

C'est un enjeu fondamental d'accès à la mobilité. Nous voulons baisser son coût de 30 % et réduire les délais d'obtention. La formation pourra se faire davantage sur simulateur. On passe de cinq à dix heures sur les 20 heures obligatoires. Les jeunes en conduite accompagnée pourront préparer l'examen dès 17 ans pour avoir leur permis le jour de leurs 18 ans.
Recueilli par Luc CHAILLOT

 

 
 

Bientôt le Revenu universel d'activité

Publié dans le panorama le Lundi 03 juin 2019 à 05:42:02

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Politique Prestations sociales
Bientôt le Revenu universel d'activité
Annoncé par le président de la République en septembre, le dispositif doit simplifier les démarches administratives et inciter à la reprise d'activité. Différents acteurs institutionnels se réunissent à partir de ce lundi pour définir plus précisément le périmètre d'application.
 

 
Le gouvernement souhaite que les Français n'aient plus qu'un seul dossier à remplir pour bénéficier des aides sociales. Le RSA est lui condamné à disparaître en tant que tel.
Le Revenu de solidarité active (RSA) a fêté samedi son 10e anniversaire, et ce pourrait bien être le dernier. Sa disparition - ou plus exactement sa dissolution - a été a entérinée par Emmanuel Macron lors de l'annonce, en septembre, de la création d'un Revenu universel d'activité (RUA), censé regrouper le plus grand nombre possible de prestations sociales. Les problématiques liées à un tel chambardement sont multiples et le gouvernement prend grand soin à ne pas commettre d'impair. C'est pourquoi il lance, ce lundi, une concertation institutionnelle avec divers acteurs pour déterminer le périmètre d'action du RUA.

« Nous avons un système d'aides sociales qui s'est complexifié, considère Christelle Dubos, secrétaire d'État auprès d'Agnès Buzyn, qui pilote le dossier. Les Français ont peu de visibilité sur les aides auxquelles ils peuvent prétendre. Nous souhaitons que nos concitoyens n'aient qu'une seule demande à faire. » L'occasion de simplifier les démarches administratives, donc, mais pas seulement. Le dispositif a également une vocation d'insertion sur le marché du travail : « Ce que je souhaite c'est que le RUA puisse réellement inciter à la reprise d'activité avec une augmentation du pouvoir d'achat. Il faut que les Français constatent que le travail paie. »
Trois allocations déjà concernées

À la table des discussions, on retrouve évidemment la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, ainsi que d'autres membres du gouvernement, mais aussi des associations de lutte contre la pauvreté, des collectivités territoriales et des organisations syndicales.

Le grand dossier sera de déterminer quelles prestations sociales seront regroupées. Une seule certitude : le RSA, l'Aide au logement et la prime d'activité feront partie de la fusion. Reste à trancher certains cas particuliers. Faut-il intégrer à cette réorganisation l'allocation aux adultes handicapés qui ne concerne qu'une partie de la population ? Faut-il élargir le RUA aux 18-25 ans, une tranche d'âge qui souffre également de la précarité, mais qui ne recherche pas forcément de travail ?

Le flou règne aussi autour des bénéficiaires. Une chose est sûre : tous les Français n'en profiteront pas (voir par ailleurs) et le montant ne devrait pas être le même pour tous.
Un texte de loi pour 2020

Toutes ces problématiques devront être résolues dans les mois qui viennent, le rapport devant être remis avant la fin de l'année. Car le gouvernement a pour ambition de présenter un texte de loi en 2020.

Christelle Dubos soutient que les Français ne seront pas laissés à l'écart de la discussion. Ainsi, une concertation citoyenne va voir le jour « prochainement » : « On veut que les citoyens soient partie prenante de cette concertation parce que ce seront eux les premiers concernés. » Reste à déterminer les modalités de cette consultation.

Il faudra en tout cas éviter l'expérience désastreuse du crédit universel britannique, lancé en 2013 et qui ne concerne que 11 % des ayants droit aujourd'hui. « Nous avons prévu avec le rapporteur général d'aller voir comment est-ce que le gouvernement britannique l'a mis en place pour éviter de faire les mêmes erreurs. La première était d'ailleurs d'en avoir profité pour faire baisser les dépenses sociales. Or c'est hors de question pour nous », promet la secrétaire d'État.
Timothée LOUBIÈRE

 

 
 

 

Bientôt le Revenu universel d'activité

Publié dans le panorama le Lundi 03 juin 2019 à 06:07:03

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Bientôt le Revenu universel d'activité
 

 
Le gouvernement souhaite que les Français n'aient plus qu'un seul dossier à remplir pour bénéficier des aides sociales. Le RSA est lui condamné à disparaître en tant que tel. Photo Julio PELAEZ
Le Revenu de solidarité active (RSA) a fêté samedi son 10e anniversaire, et ce pourrait bien être le dernier. Sa disparition - ou plus exactement sa dissolution - a été a entérinée par Emmanuel Macron lors de l'annonce, en septembre, de la création d'un Revenu universel d'activité (RUA), censé regrouper le plus grand nombre possible de prestations sociales. Les problématiques liées à un tel chambardement sont multiples et le gouvernement prend grand soin à ne pas commettre d'impair. C'est pourquoi il lance, ce lundi, une concertation institutionnelle avec divers acteurs pour déterminer le périmètre d'action du RUA.

« Nous avons un système d'aides sociales qui s'est complexifié, considère Christelle Dubos, secrétaire d'État auprès d'Agnès Buzyn, qui pilote le dossier. Les Français ont peu de visibilité sur les aides auxquelles ils peuvent prétendre. Nous souhaitons que nos concitoyens n'aient qu'une seule demande à faire. » L'occasion de simplifier les démarches administratives, donc, mais pas seulement. Le dispositif a également une vocation d'insertion sur le marché du travail : « Ce que je souhaite c'est que le RUA puisse réellement inciter à la reprise d'activité avec une augmentation du pouvoir d'achat. Il faut que les Français constatent que le travail paie. »
Trois allocations déjà concernées

À la table des discussions, on retrouve évidemment la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, ainsi que d'autres membres du gouvernement, mais aussi des associations de lutte contre la pauvreté, des collectivités territoriales et des organisations syndicales.

Le grand dossier sera de déterminer quelles prestations sociales seront regroupées. Une seule certitude : le RSA, l'Aide au logement et la prime d'activité feront partie de la fusion. Reste à trancher certains cas particuliers. Faut-il intégrer à cette réorganisation l'allocation aux adultes handicapés qui ne concerne qu'une partie de la population ? Faut-il élargir le RUA aux 18-25 ans, une tranche d'âge qui souffre également de la précarité, mais qui ne recherche pas forcément de travail ?

Le flou règne aussi autour des bénéficiaires. Une chose est sûre : tous les Français n'en profiteront pas (voir par ailleurs) et le montant ne devrait pas être le même pour tous.
Un texte de loi pour 2020

Toutes ces problématiques devront être résolues dans les mois qui viennent, le rapport devant être remis avant la fin de l'année. Car le gouvernement a pour ambition de présenter un texte de loi en 2020.

Christelle Dubos soutient que les Français ne seront pas laissés à l'écart de la discussion. Ainsi, une concertation citoyenne va voir le jour « prochainement » : « On veut que les citoyens soient partie prenante de cette concertation parce que ce seront eux les premiers concernés. » Reste à déterminer les modalités de cette consultation.

Il faudra en tout cas éviter l'expérience désastreuse du crédit universel britannique, lancé en 2013 et qui ne concerne que 11 % des ayants droit aujourd'hui. « Nous avons prévu avec le rapporteur général d'aller voir comment est-ce que le gouvernement britannique l'a mis en place pour éviter de faire les mêmes erreurs. La première était d'ailleurs d'en avoir profité pour faire baisser les dépenses sociales. Or c'est hors de question pour nous », promet la secrétaire d'État.
Timothée LOUBIÈRE

 

 
 

Gilets Jaunes Marche des « mutilés »...

Publié dans le panorama le Lundi 03 juin 2019 à 06:25:36

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Gilets Jaunes Marche des « mutilés »...

«Éborgnés » et autres blessés des « gilets jaunes » en tête : entre 300 et 400 personnes ont défilé dans le calme dimanche à Paris pour dénoncer les « mutilations policières » et réclamer l'interdiction des lanceurs de balle de défense (LBD) et de certaines grenades lacrymogène. « Plus ils nous tirent dessus, et plus cela attise la colère des gens, mais nous ne lâcherons rien », prévient Antoine Boudinet qui a eu la main arrachée le 8 décembre à Bordeaux par l'explosion d'une GLI-F4 qu'il avait ramassée.
...«Pas de faute des forces de l'ordre »

Le secrétaire d'État à l'Intérieur Laurent Nuñez dit ne pas « avoir de regret » sur la gestion des manifestations de « gilets jaunes » évoquant une crise « inédite depuis 50 ou 60 ans ». Il estime que « ce n'est pas parce qu'une main a été arrachée, parce qu'un oeil a été éborgné » qu'il y a eu faute des forces de l'ordre. Depuis le début du mouvement, 2 448 personnes ont été blessées côté manifestants et 1 797 parmi les forces de l'ordre.
Social Mobilisation mardi contre la réforme du rail

Le trafic ferroviaire risque d'être perturbé mardi en raison de la mobilisation contre la loi de réforme du rail adoptée, fin juin 2018. Fustigeant les incertitudes liées à cette réforme et les réorganisations en cours à la SNCF, les quatre syndicats représentatifs du groupe ferroviaire (CGT, Unsa, SUD et CFDT) manifesteront ensemble à Paris. Des préavis de grève ont également été déposés par la CGT et l'Unsa.

 

 
 

Démission de la cheffe du SPD, Merkel fragilisée

Publié dans le panorama le Lundi 03 juin 2019 à 05:40:40

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Allemagne Politique
Démission de la cheffe du SPD, Merkel fragilisée
Conséquence des résultats des européennes, Andrea Nahles, la cheffe du parti social démocrate allemand, a annoncé sa démission dimanche. De quoi mettre Angela Merkel encore un peu plus en difficulté.
 

 
La démission d'Andrea Nahles met en péril l'avenir de la « GroKo ».
La démission de la cheffe des sociaux-démocrates en réaction à la débâcle aux européennes, met encore à mal la coalition gouvernementale dirigée par la chancelière.

Andrea Nahles cristallisait les critiques depuis le revers du SPD aux européennes : largement devancé par des Verts à plus de 20 %, le parti de centre-gauche n'a recueilli que 15 % des votes, son plus bas niveau historique. La première femme dirigeante du SPD jette donc l'éponge deux jours avant un vote en interne qui devait sceller son sort. Elle renonce aussi à son mandat de députée.
Vers une décomposition du gouvernement ?

Le départ de Nahles, malmenée en interne depuis sa prise de fonction il y a un an par des frondeurs partisans d'une sortie de la coalition au pouvoir, pourrait donc accélérer, par effet domino, la décomposition du gouvernement.

Inquiet, le Parti chrétien-démocrate (CDU) au pouvoir est à la manoeuvre pour maintenir son partenaire junior dans son giron. « Ce que je veux dire au nom du gouvernement, c'est que nous allons continuer notre travail avec tout notre sérieux et notre sens des responsabilités », a déclaré Angela Merkel lors d'une brève allocution en marge d'une réunion de la CDU à Berlin dimanche.
AKK dans la tourmente aussi

À la tête du parti de la chancelière, Annegret Kramp-Karrenbauer, surnommée AKK, est aussi en difficulté depuis les élections européennes, où les chrétiens-démocrates sont arrivés en tête mais avec un score historiquement bas (28,9 %).

AKK, qui a multiplié les faux pas, s'aliénant notamment d'influents YouTubeurs juste avant et après le scrutin européen, se retrouve contestée en interne, un an après avoir succédé à Angela Merkel à la tête du parti, devenant sa dauphine présumée.

Dans le camp du SPD, l'idée de quitter avant 2021 l'alliance formée avec la CDU ne cesse de faire son chemin et pour certains, c'est devenu même presque inévitable.
Essor des Verts

Sur le fond, CDU et SPD accentuent leurs différences depuis des mois, un problème auquel s'ajoute leur incapacité à s'entendre sur un thème devenu stratégique : la lutte contre le changement climatique, un domaine où l'Allemagne est à la traîne mais qui est devenu cher aux électeurs, comme l'illustre le récent très bon score des Verts.

Des législatives anticipées dans ces conditions seraient une première en Allemagne. Elles risqueraient de mener à de lourdes pertes pour les deux partis qui ont dirigé ensemble ou à tour de rôle l'Allemagne depuis 1949.

Après leur score record aux européennes, les Verts poursuivent pour leur part leur ascension. Dans un sondage RTL publié samedi, ils devancent pour la première fois, avec 27 % des intentions de vote, la CDU (26 %) et distancent le SPD (12 %).

 

 
 

 

Démission de la cheffe du SPD, Merkel fragilisée

Publié dans le panorama le Lundi 03 juin 2019 à 06:10:14

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Démission de la cheffe du SPD, Merkel fragilisée
 

 
La démission d'Andrea Nahles met en péril l'avenir de la « GroKo ». Photo Odd ANDERSEN/AFP
La démission de la cheffe des sociaux-démocrates en réaction à la débâcle aux européennes, met encore à mal la coalition gouvernementale dirigée par la chancelière.

Andrea Nahles cristallisait les critiques depuis le revers du SPD aux européennes : largement devancé par des Verts à plus de 20 %, le parti de centre-gauche n'a recueilli que 15 % des votes, son plus bas niveau historique. La première femme dirigeante du SPD jette donc l'éponge deux jours avant un vote en interne qui devait sceller son sort. Elle renonce aussi à son mandat de députée.
Vers une décomposition du gouvernement ?

Le départ de Nahles, malmenée en interne depuis sa prise de fonction il y a un an par des frondeurs partisans d'une sortie de la coalition au pouvoir, pourrait donc accélérer, par effet domino, la décomposition du gouvernement.

Inquiet, le Parti chrétien-démocrate (CDU) au pouvoir est à la manoeuvre pour maintenir son partenaire junior dans son giron. « Ce que je veux dire au nom du gouvernement, c'est que nous allons continuer notre travail avec tout notre sérieux et notre sens des responsabilités », a déclaré Angela Merkel lors d'une brève allocution en marge d'une réunion de la CDU à Berlin dimanche.
AKK dans la tourmente aussi

À la tête du parti de la chancelière, Annegret Kramp-Karrenbauer, surnommée AKK, est aussi en difficulté depuis les élections européennes, où les chrétiens-démocrates sont arrivés en tête mais avec un score historiquement bas (28,9 %).

AKK, qui a multiplié les faux pas, s'aliénant notamment d'influents YouTubeurs juste avant et après le scrutin européen, se retrouve contestée en interne, un an après avoir succédé à Angela Merkel à la tête du parti, devenant sa dauphine présumée.

Dans le camp du SPD, l'idée de quitter avant 2021 l'alliance formée avec la CDU ne cesse de faire son chemin et pour certains, c'est devenu même presque inévitable.
Essor des Verts

Sur le fond, CDU et SPD accentuent leurs différences depuis des mois, un problème auquel s'ajoute leur incapacité à s'entendre sur un thème devenu stratégique : la lutte contre le changement climatique, un domaine où l'Allemagne est à la traîne mais qui est devenu cher aux électeurs, comme l'illustre le récent très bon score des Verts.

Des législatives anticipées dans ces conditions seraient une première en Allemagne. Elles risqueraient de mener à de lourdes pertes pour les deux partis qui ont dirigé ensemble ou à tour de rôle l'Allemagne depuis 1949.

Après leur score record aux européennes, les Verts poursuivent pour leur part leur ascension. Dans un sondage RTL publié samedi, ils devancent pour la première fois, avec 27 % des intentions de vote, la CDU (26 %) et distancent le SPD (12 %).

 

 
 

Bergheim 7 e SlowUp : Lentement mais sûrement

Publié dans le panorama le Lundi 03 juin 2019 à 05:38:01

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Bergheim  7 e SlowUp
Bergheim 7 e SlowUp : Lentement mais sûrement
Occasionnels ou au long cours, chevronnés ou dilettantes, le nez dans le guidon ou parés à la rigolade, en famille ou par grappes de copains, quelque 44 000 cyclistes ont déferlé à Bergheim et sur la véloroute du vignoble ce dimanche.

 
Chacun à son rythme, chacun à sa manière, quelque 44 000 cyclistes et piétons se sont appropriés les routes du vignoble ce dimanche.
Et ils étaient tous de bonne humeur. « Il n'y en a pas un qui a râlé », constate, ravi, Francis qui bloque la route près de Saint-Hippolyte avec son collègue Patrick, lui aussi agent du conseil départemental.

Au pied du Haut-Koenigsbourg, ils sont rouges comme des écrevisses sous ce soleil de plomb. Et ne chôment guère. « Il y a pas mal d'automobilistes qui veulent aller au village, notamment au restaurant parce qu'ils ont réservé. Mais tout le monde est sympa et tout le monde nous dit bonjour ».
« Les gens nous demandent surtout où ils peuvent boire un coup »

À Bergheim, point d'agents des routes mais des « signaleurs » bénévoles un peu partout. « Les gens nous demandent surtout où ils peuvent boire un coup », dit un membre du club de judo de la commune.

À trente mètres de là, une foule d'animations les attend : des stands de dégustation, d'information touristique, des toboggans, d'initiation au roller, un quiz sur les vins d'Alsace, du cor des Alpes, de la réflexologie plantaire ou du coaching sportif.

Mais ce qui marche le mieux, et de loin, c'est l'ombre. « Nous nous arrêtons au gré des zones d'ombre », confirment Serge, Karine, Dominique et Mathilde venus de Sermersheim. Pas des cyclistes habituels, qui de surcroît ne vivent pas dans la zone du SlowUp. « Nous sommes des globe-trotters ! », plaisante Serge, qui ne prend habituellement le vélo « que pour aller à la boulangerie ».

Ils ont un peu mal au bas du dos mais ça fait du bien. « On ne fait du vélo que pendant le SlowUp. On pédale et quand on en a assez, on s'arrête. Pas de stress. Une bière et un peu de crème solaire, et c'est reparti ! », lance Karine.
« Cette année, il y apas mal de piétons »

Non loin de là, sur la véloroute du vignoble, les membres du club de pétanque de Bergheim séparent les piétons des cyclistes sur un cheminement dédié. « Cette année, il y a pas mal de piétons », constate Philippe. Avec Jean-Marie et les autres, ils se chargent aussi de l'ambiance en faisant résonner le rock'n'roll de Sweet ou la musique alsacienne et potache des Bredelers.

« Les Bredelers, c'est super comme groupe. Tout le monde connaît leur tube Bombom stand ! En effet, le refrain Pas de choucroute en été donne la banane aux cyclistes. Certains dansent sur leurs vélos et les pouces levés ne se comptent plus. Nous sommes là pour sécuriser, mais aussi pour s'amuser. La journée est longue ! »
Engins improbables

Vélos de course, rollers et trottinettes sont de sortie mais aussi quelques engins improbables comme « El fantom », l'étrange monture de Lionel. « Nous l'avons fabriqué avec mes amis Robin et Damien, car nous sommes métalliers », dit le jeune homme de Ribeauvillé.

Particularité : la roue avant n'est visuellement pas reliée au cadre. « C'est un vélo fantôme. Quand on le voit passer, on ne sait pas comment il fonctionne ». Construit à l'aide de deux cadres de vélos, formés et soudés, et équipé d'une transmission directe fonctionnant à l'aide d'une tringlerie par rotules, l'engin ne ressemble à rien d'autre. « Nous en avons eu l'idée après une soirée un peu arrosée à la brasserie du Taennchel à Thannenkirch... »
Plus de 40 000à chaque édition

Pour sa septième édition, le SlowUp d'Alsace s'étoffe en s'agrandissant du côté bas-rhinois, et confirme son immense succès en se faisant une belle place au soleil alsacien.

Il avait attiré 15 000 personnes la première année, ils sont à présent plus de 40 000 à chaque édition. Et ils ne pensent qu'à rempiler l'année prochaine.
Nicolas PINOT

 

 
 

 

Lentement mais sûrement au SlowUp

Publié dans le panorama le Lundi 03 juin 2019 à 05:59:53

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Lentement mais sûrement au SlowUp
 

 
Chacun à son rythme, chacun à sa manière, plus de 40 000 cyclistes et piétons se sont approprié les infrastructures routières du vignoble, ce dimanche en Centre Alsace.  Photo DN A
Ils sont tous de bonne humeur. « Il n'y en a pas un qui a râlé ! », constate, ravi, Francis qui bloque la route près de Saint-Hippolyte avec son collègue Patrick, lui aussi agent du conseil départemental. Au pied du Haut-Koenigsbourg, ils sont rouges com-me des écrevisses sous ce soleil de plomb. Et ne chôment guère : « Il y a pas mal d'automobilistes qui veulent aller au village, notamment au restaurant parce qu'ils ont réservé... Mais tout le monde est sympa et tout le monde nous dit bonjour ! »
« Les gens nous demandent où ils peuvent boire un coup »

À Bergheim, point d'agents des routes mais des « signaleurs » bénévoles un peu partout. « Les gens nous demandent surtout où ils peuvent boire un coup », rigole un membre du club de judo de la commune. À 30 m de là, une foule d'animations les attend : stands de dégustation, d'information touristique, toboggans, initiation au roller, quizz sur les vins d'Alsace, cor des Alpes, réflexologie plantaire, coaching sportif...

Mais ce qui marche le mieux, et de loin, c'est l'ombre. « Nous nous arrêtons au gré des zones d'ombre », confirment Serge, Karine, Dominique et Mathilde, venus de Sermersheim. Pas des cyclistes habituels, qui de surcroît ne vivent pas dans la zone du SlowUp. « Nous sommes des globe-trotters ! », plaisante Serge, qui ne prend habituellement le vélo « que pour aller à la boulangerie ». Ils ont un peu mal au bas du dos mais bon... « On ne fait du vélo que pendant le SlowUp. On pédale et quand on en a assez, on s'arrête. Pas de stress... Une bière et un peu de crème solaire, et c'est reparti ! », lance Karine.
« Cette année, il y apas mal de piétons »

Non loin de là, sur la véloroute du vignoble, les membres du club de pétanque de Bergheim séparent les piétons des cyclistes sur un cheminement dédié. « Cette année, il y a pas mal de piétons », constate Philippe. Avec Jean-Marie et les autres, ils se chargent aussi de l'ambiance en faisant résonner le rock'n'roll de Sweet ou la musique alsacienne et potache des Bredelers.

« Les Bredelers, c'est super comme groupe. Tout le monde connaît leur tube Bombom stand ! » En effet, le refrain « Pas de choucroute en été » donne la banane aux cyclistes. Certains dansent sur leurs vélos et les pouces levés ne se comptent plus. « Nous sommes là pour sécuriser, mais aussi pour nous amuser. La journée est longue... »

Vélos de course, rollers et trottinettes sont de sortie, mais aussi quelques engins improbables comme « El Fantom », l'étrange monture de Lionel. « Nous l'avons fabriquée avec mes amis Robin et Damien, car nous sommes métalliers », précise le jeune homme venu de Ribeauvillé. Particularité de l'engin : sa roue avant n'est visuellement pas reliée au cadre. « C'est un vélo fantôme... Quand on le voit passer, on ne sait pas comment il fonctionne », constate le jeune inventeur. Construit à l'aide de deux cadres de vélos, formés et soudés, et équipé d'une transmission directe fonctionnant à l'aide d'une tringlerie par rotule, « El Fantom » ne ressemble à rien d'autre. « Nous en avons eu l'idée après une soirée un peu arrosé à la brasserie du Taennchel, à Thannenkirch... »

Pour sa 7e édition, le SlowUp d'Alsace s'étoffe en s'agrandissant du côté bas-rhinois et confirme son immense succès en se faisant une belle place au soleil alsacien. Il avait attiré 15 000 personnes la première année, ils sont à présent plus de 40 000 à chaque édition. Et ne pensent qu'à rempiler l'année suivante.

Texte et photos : Nicolas PINOT

 

 
 

2018, année faste pour Carola et Wattwiller

Publié dans le panorama le Lundi 03 juin 2019 à 05:45:12

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Agroalimentaire
2018, année faste pour Carola et Wattwiller
Carola et Wattwiller, les deux marques du groupe Spadel ont enregistré une forte hausse de leurs volumes de vente comme de leur chiffre d'affaires l'an passé.
 

 
Carola a vu son chiffre d'affaires progresser de 12% en 2018.
Filiales du groupe belge Spadel, les eaux Carola et les Grandes sources de Wattwiller ont enregistré de très bons résultats 2018. Leader sur le marché des eaux gazeuses dans le Grand Est, la marque Carola a vendu 55 millions de litres d'eau l'an passé, soit une hausse de 7 %. La Société des eaux de Ribeauvillé, qui emploie 45 personnes, a aussi vu son chiffre d'affaires progresser de 12 % par rapport à 2017, à 15MEUR. C'est un peu moins que le chiffre d'affaires de la marque Wattwiller qui s'est élevé à 16MEUR l'an passé, en hausse de 9 % par rapport à 2017. L'entreprise, qui emploie 49 personnes à Wattwiller, a vendu 67 millions de litres d'eau, soit une progression des volumes de 19 % sur un marché stable.
Une année de challenge

« 2018 était une année de challenge pour Carola Wattwiller » rappelle la directrice générale, Valérie Siegler, qui évoque « les hausses des coûts packaging et logistiques, une pression sur les prix, marché très compétitif dominé par les multinationales, difficulté de recrutement dans certains métiers en tension... Mais une météo favorable et l'intérêt des consommateurs pour les produits sains et naturels proposés par des PME engagées sont venus soutenir les efforts de nos équipes en matière de production, d'innovation et de communication. Et au bout du compte, les résultats sont là », se félicite la directrice générale de Carola Wattwiller qui ajoute : « Nous poursuivons nos efforts pour compter parmi les premières « Entreprises du futur » de la région. Transformation digitale, agilité d'organisation, bien-être des salariés et excellence environnementale sont au coeur de nos préoccupations. Justement, nous avons défini une stratégie forte en matière de packaging durable, que nous présenterons prochainement à nos consommateurs, soucieux de nos engagements en la matière. »

Autre satisfaction pour Valérie Siegler, le groupe Carola Wattwiller s'est vu décerner le label « Best Workplaces » délivré par l'organisme officiel du même nom aux entreprises où les salariés considèrent qu'il fait bon travailler. « 75 % des collaborateurs audités pensent que Carola Wattwiller est une entreprise où il fait vraiment bon travailler. Un bond de 20 points par rapport aux résultats de la même enquête, menée en 2016 », souligne le groupe dans un communiqué. « C'est évident pour nous : un environnement de travail agréable avec des salariés engagés ne peut que contribuer aux perspectives de croissance de l'entreprise ! », note encre la directrice générale de Carola Wattwiller.
L.B.

 

 
 

 

Colmar 300 m² de détritus en feu sur le site de Rohr

Publié dans le panorama le Lundi 03 juin 2019 à 06:13:29

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300 m² de détritus en feu sur le site de Rohr
 

 
Une trentaine de pompiers ont été mobilisés pendant plusieurs heures. Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
Un incendie s'est déclaré ce dimanche peu avant 17 h sur le site de la société Rohr Environnement, spécialisée dans la collecte et le traitement de déchets, au 172 rue du Ladhof à Colmar.

Un gros panache de fumée s'est formé, visible à des kilomètres à la ronde. Une trentaine de sapeurs-pompiers se sont rendus sur place, avec notamment un bras élévateur pour prendre la hauteur afin d'arroser plus efficacement le feu. Ils ont mis une petite heure à arrêter la progression de l'incendie, qui a été considéré comme circonscrit vers 18 h. Il n'y avait alors plus de risque de propagation, mais quelques heures d'intervention se révélaient encore nécessaires pour réduire le feu et en venir à bout en évitant toute reprise.

Quelque 300 m² d'un gros tas de détritus ont brûlé, en particulier du plastique et du bois mais aussi d'autres matériaux. Aucune matière considérée comme dangereuse n'était concernée, si bien que l'équipe risques chimiques des pompiers n'a pas été mobilisée.

La police s'est également rendue sur les lieux. La société Rohr a utilisé une tractopelle pour déplacer des déchets et aider les pompiers à les éteindre.
J.-F. S.