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Pour que l'alsacien reste dans la course

Publié dans le panorama le Dimanche 02 juin 2019 à 06:29:42

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LANGUE Régionale
Pour que l'alsacien reste dans la course
La première édition d'une course de relais pour la langue régionale, dite « Sprochrenner », aura lieu dans un an, du samedi 30 mai au lundi 1 er  juin 2020, du sud au nord de l'Alsace.
 

 
Patrick Puppinck organise une course de relais pour promouvoir l'Alsacien.
C'est de Bretagne, où une « Redadeg » bisannuelle rencontre le succès depuis dix ans, que Patrick Puppinck a rapporté le concept.

Il s'agit, par un événement « festif et populaire », de valoriser le patrimoine linguistique alsacien, tant sous ses formes standards que dialectales, et plus largement de marquer un sentiment d'appartenance à l'espace du Rhin supérieur, « un attachement à une culture partagée avec les Bâlois, les Badois. Le fait qu'ils se retrouvent tous, c'est innovant », explique l'organisateur.
Une course sur 375 km de Huningue à Wissembourg

Ça l'est d'autant plus que n'étant pas natif de la région, même s'il y vit depuis longtemps, Patrick Puppinck est « en dehors de toutes les chapelles. Il faut se réconcilier avec cette culture alémanique. On me dit que c'est plus facile pour moi qui ne suis pas d'ici, qui n'ai pas eu de grand-père malgré-nous, qui ne suis pas fils d'une veuve de guerre... »

Néanmoins, s'il n'est pas d'origine, son intérêt de « converti » pour le dialecte est bien réel.

« Il y a beaucoup de croyants et peu de pratiquants. La langue est confisquée par des institutionnels qui tiennent des discours dans les hautes sphères et la laissent dépérir, s'indigne-t-il. Moi je suis pragmatique. »

Et concret, puisque les contours de « Sprochrenner » sont déjà esquissés. Le départ se fera de Bâle, avec un prologue sur le sentier des Poètes, tandis qu'à Weil am Rhein, un Stammtisch public sur « ce qui nous réunit » rassemblera historiens, philosophes et poètes. « La course est un élément de l'événement. »

Celle-ci se poursuivra, de jour comme de nuit, sur près de 375 km, de Huningue à Wissembourg, à travers plus de 100 communes. La participation sera gratuite et sera ouverte à tous, à pied, à vélo, à trottinette, avec des rollers...

Un témoin passera de main en main, symbolisant une transmission intergénérationnelle, et son contenu, un texte de Gérard Leser, sera dévoilé à l'arrivée. Seuls ceux qui se le passeront verseront une participation de 100 ou 200 EUR par km, selon qu'ils sont des particuliers participant en groupe, visibles car vêtus d'un même tee-shirt, des entreprises, ou des collectivités (des reçus fiscaux seront produits).
Une association « apolitique et indépendante »

En plus d'avoir un objectif qualitatif, « Sprochrenner » espère ainsi générer une recette réservée à des projets en faveur du développement de la langue régionale, notamment l'immersion linguistique dès la maternelle.

Tout au long du parcours, du samedi au lundi, se tiendront des rencontres, des échanges, des conférences mettant en relief différents aspects et richesses de l'identité alsacienne, lestraditions et l'histoire, l'économie, les valeurs d'humanisme, les autres langues parlées d'une vallée à l'autre... Le tout dans une perspective « dynamique, accueillante, ouverte, tournée vers le futur », explique Patric Puppinck.

Sur le terrain, l'organisation sera le fait d'équipes bénévoles autonomes, réparties sur huit tronçons d'une cinquantaine de kilomètres, dont certaines doivent encore être étoffées.

Lors de sa présentation en mars 2018, « Sprochrenner » a emporté l'adhésion de la Fédération Alsace bilingue (FAB) de Pierre Klein qui participe à son financement - le budget total étant de 50 000 EUR.

Une association du même nom, « apolitique et indépendante », a été créée et est présidée par Patrick Puppinck, avec 14 membres, dont Pierre Klein ou encore Jean-Marie Woehrling, président de Culture et Bilinguisme d'Alsace et de Moselle.

Également intéressé, l'IUT de Haguenau se charge de la communication digitale du projet, par l'intermédiaire des projets tutorés des étudiants en Métiers du multimédia.

« Nous avons même une mascotte. Il y a un écho fort. Nous avons aussi le soutien des collectivités, en particulier de la présidente du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert », se réjouit Patrick Puppinck, qui sent monter « une impatience ». Un dossier de microprojet Interreg sera bientôt déposé. L'association prévoit déjà de prochaines éditions de la course, tous les deux ans et de part et d'autre du Rhin, de Wissembourg au Sundgau en passant par l'Allemagne.
Catherine CHENCINER contact@sprochrenner.alsace ; site internet : www.sprochrenner.alsace

contact@sprochrenner.alsace ; site internet : www.sprochrenner.alsace

 
 

 

Charlotte Vix, premier prix du concours d'Stimme 2019

Publié dans le panorama le Dimanche 02 juin 2019 à 06:53:33

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Charlotte Vix, premier prix du concours d'Stimme 2019
 

 
De gauche à droite : Julien Hachemi, Charlotte Vix et Christine Wambst, les trois finalistes du concours. Photo DNA/Michel Koebel
La finale de d'Stimme, le concours de chansons en alsacien et en platt organisé par l'Office de la langue et des cultures d'Alsace (Olca) et France Bleu Alsace, s'est déroulée vendredi soir à Sélestat.

Les trois artistes qui se sont qualifiés pour cette dernière étape se sont affrontés sur la scène des Tanzmatten sous les regards des membres du jury présidé par Matskat, de Robin Leon, de Serge Rieger, le gagnant 2018 et, bien sûr, du public.
Un album ou un clip

C'est Charlotte Vix, originaire de Kurtzenhouse, qui a remporté le premier prix. La gagnante a fait la différence avec des reprises de deux chansons cultes : S'Lewe isch scheener mit Lieb, une adaptation de la chanson de Stevie Wonder Isn't she Lovely, et D'gànz Nàcht làng, une adaptation de la chanson de Lionel Richie All night long.

Julien Hachemi est arrivé second pour la deuxième année consécutive. Christine Wambst s'est, quant à elle, classée troisième.

Ce titre va permettre à Charlotte Vix d'aller un peu plus loin encore. Elle a désormais la possibilité d'enregistrer un album ou de réaliser un clip.

 

 
 

 

Quinze ambassadeurs des médias et de l'information

Publié dans le panorama le Dimanche 02 juin 2019 à 06:30:03

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Riedisheim
Quinze ambassadeurs des médias et de l'information
Treize jeunes Alsaciens en service civique ont choisi d'être les ambassadeurs des médias et de l'information. Durant six mois, ils oeuvrent en ce sens.
 

 
Les jeunes ambassadeurs de l'info en service civique ont eu la visite de plusieurs élus, à Riedisheim.
Le petit point d'étape, jeudi 23 mai à Riedisheim, s'est placé au cours du semestre qui occupe 13 jeunes en service civique dans une opération de lutte contre les fausses informations.

La société évolue et entraîne inévitablement de nouvelles habitudes. Beaucoup savent qu'une foultitude de nouvelles fallacieuses (infox) inonde les réseaux sociaux mais tous n'ont pas forcément l'esprit assez critique pour prendre du recul et chercher à confirmer par d'autres sources ce qui a été lu, sinon entendu.
« Cybercitoyens » de demain

Unis-Cité est aussi convaincue que la maîtrise des outils numériques et la connaissance des médias sont fondamentales pour la compréhension du monde d'aujourd'hui afin de faire des jeunes générations les « cybercitoyens » de demain.

La responsable opérationnelle Émilie Coste et Camille Iannone, coordinatrice d'équipes et de projets, ont élaboré un programme en partenariat avec la médiathèque départementale.

Depuis le mois de janvier, les jeunes ont déjà créé ou participé à diverses actions (expositions, ateliers, animation...) dans les bibliothèques de Colmar, Guebwiller, Saint-Louis, Thann, Cernay, Val d'Argent, Munster, Ribeauvillé et dans d'autres espaces comme à Bollwiller.

Dernièrement à Riedisheim, les adolescents ont participé à un jeu - inspiré de celui créé pour la Fête de la science - où il fallait savoir démêler le vrai du faux.
Une expérience importante

Le service civique, « c'est une expérience importante dans la vie d'un jeune », estime Brigitte Klinkert. Lors de sa visite, la présidente du Conseil départemental s'est réjouie « des retours positifs » de la part des services du Département qui accueillent des jeunes volontaires.

Pour avoir rencontré les ambassadeurs à plusieurs reprises, Xavier Galaup, directeur adjoint de la médiathèque départementale, a constaté combien « ils ont évolué » tant dans leur façon de se comporter que de réfléchir. Pour le bénéfice qu'il engendre, le programme est aussi soutenu par le maire de Riedisheim Hubert Nemett et Patricia Bohn, conseillère départementale.
Justine NALOUEI

 

 
 

 

kb - Les transports doux mis en avant

Publié dans le panorama le Dimanche 02 juin 2019 à 06:30:32

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kb - Les transports doux mis en avant
 

 
L'inauguration de la passerelle entre Ammerschwihr et Kientzheim et de la piste cyclable pour relier Kaysersberg à Sigolsheim, ce samedi 1er juin, a mis en lumière les efforts de la CCVK (communauté de communes de la vallée de Kaysersberg) pour développer les déplacements à vélo et transports « doux » dans la vallée.

Construite en 2015, la passerelle piétonne et cyclable entre Ammerschwihr et Kientzheim, longue de 65 mètres (312 000 EUR dont une subvention du Département de 62 000 EUR) n'avait pas encore été inaugurée. C'est chose faite depuis hier matin rue du Moulin : le ruban inaugural a été coupé par Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental, entourée des parlementaires Patricia Schillinger sénatrice, Eric Straumann et Jacques Cattin, députés, de la conseillère régionale Denise Buhl, du conseiller départemental Pierre Bihl, et de Jean-Marie Muller, président de la CCVK et des maires et maires déléguées, adjoints et élus des communes concernées.

Les élus étaient partis (à vélo) de la cour de l'école d'Ammerschwihr où l'installation d'un abri à vélo parmi les dix autres dans les écoles de Fréland, Kientzheim, Labaroche, Orbey, des Cosec et piscine témoigne des efforts de la CCVK d'encourager les déplacements à vélo, notamment vers les écoles et les lieux de loisirs (45 000 EUR dont 14 400 EUR de l'État).
Un maillage continu

Les élus ont rejoint la mairie de Kaysersberg par la nouvelle passerelle inaugurée, puis se sont arrêtés sur la piste cyclable Kayserberg-Kientzheim où une voie cyclable et piétonne de 900 mètres a été créée côté sud de la RD 28. Un nouveau ruban a été coupé au coin du domaine Faller. D'un coût total de 290 000 EUR, subventionné par l'État (110 000 EUR) et le Département (120 000 EUR), ce maillage est désormais continu entre tous les villages du vignoble.

De même, un tronçon a été réalisé en 2017 entre Sigolsheim et Bennwihr (55 000 EUR), la traversée de la RD 18 au carrefour des vignes devrait être réalisée prochainement.

Signalons également les aménagements similaires à Orbey (traversée du hameau de Pairis en 2017, le chemin des écoliers entre Tannach et le centre en 2019), dans les rues du Geisbourg (Kaysersberg), du Stade (Sigolsheim), du rempart (Ammerschwihr).
« Le bonheur de pédaler dans le vignoble »

188 panneaux et 92 marquages au sol ont été réalisés dans la vallée. « Au total, le montant des dépenses engagées pour le vélo et les transports doux dans la vallée depuis 2015 est de 770 000 EUR dont près de 400 000 EUR à la charge de la CCVK », a souligné le président de l'intercommunalité, Jean-Marie Muller. Le maire de Kaysersberg-vignoble, Pascal Lohr, a souligné que l'aménagement de la piste cyclable a vu aussi des travaux d'amélioration de l'éclairage public (à leds) et d'enfouissement des réseaux électriques et téléphoniques.

La présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, a dit son bonheur de pédaler sur ce parcours viticole et félicité Jean-Marie Muller et la CCVK : « Vous êtes dans le peloton de tête » pour l'aménagement des transports doux. Elle a aussi rappelé que « ça fait plus de 30 ans que le Département développe le vélo » et a annoncé la nomination d'une Madame Vélo, chargée de mission pour suivre les dossiers en cours.
Bruno MEYER

 

 
 

 

espoir - Amitié et achats solidaires

Publié dans le panorama le Dimanche 02 juin 2019 à 06:50:51

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espoir - Amitié et achats solidaires
 

 
La fête de l'amitié de l'association Espoir, c'est chaque année l'opportunité pour les visiteurs de chiner, de faire de jolies trouvailles et de passer de bons moments en famille ou entre amis.

Outre l'espace de vente traditionnel accessible toute l'année, des stands extérieurs viendront compléter l'offre et rythmeront la journée.

Parmi les nouveautés, un stand maghreb où du thé à la menthe et des pâtisseries orientales seront servis sous une tente berbère ; une action pour soutenir l'association Chemin de Partage de Lapoutroie.
Un chèque d'une valeurde 10 EUR sera offertpar tranche d'achat de 100 EUR

Par ailleurs, et pour la première fois, un stand de pièces détachées, électricité, plomberie (etc.) fera le bonheur des bricoleurs. Des jeux géants XXL seront également mis à la disposition des petits et des grands.

Espoir saura surprendre le public avec des produits rares et insolites spécialement sélectionnés pour l'occasion : objets précieux, vaisselle, vinyles, vêtements et vélos... Il y aura aussi une vente exceptionnelle potagère et florale, don de trois horticulteurs qui participent chaque année à l'opération.

Le gîte solidaire de la Clausmatt proposera quant à lui des produits de sa ferme et le P'tit Baz'art une sélection des plus belles pièces déco-écolo-solidaires. À noter : exceptionnellement ce jour, un chèque d'une valeur de 10 EUR sera offert par tranche d'achat de 100 EUR.

Pour le déjeuner, les cuisiniers d'Espoir proposeront un couscous. Mais pour les petites faims, grillades et frites seront servies non-stop toute la journée. La pause au salon de thé - garni d'un grand choix de pâtisseries - sera un passage incontournable.

Comme l'ont souligné la présidente de l'association Renée Umbdenstock et la directrice du pôle vie associative Marie-Pierre Strack, « les recettes générées lors de cette journée de l'amitié et des achats solidaires vont nous permettre de poursuivre le travail d'insertion entamé depuis plus de 45 ans ».
J.-R. H. Y ALLER Samedi 8 juin de 9 h à 18 h sur le site Edmond-Gerrer (ateliers d'Espoir), 35 rue Ampère à Colmar.

 

 
 

 

Ephémère mais quel talent !

Publié dans le panorama le Dimanche 02 juin 2019 à 06:35:27

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Ephémère mais quel talent !
 

 
Après une première partie assurée par l'Orchestre d'harmonie de Waldighoffen, l'Orchestre d'harmonie et musiques actuelles du Sundgau a offert une belle prestation au public. Photos L'Alsace /L.S.
L'aventure de l'Orchestre d'harmonie et musiques actuelles du Sundgau s'est achevée par un dernier concert à Fislis. Après le camp musical et un concert lors des vacances de Pâques, ainsi qu'une prestation à Dannemarie dans la foulée, cette belle aventure artistique, née de la volonté et de la passion des responsables des écoles de musique sundgauviennes de Ferrette-Waldighoffen, Altkirch et Hochstatt, s'achève dans le Jura alsacien.

Rémi Peterschmidt, directeur musical, avoue même que « ce n'était pas gagné d'avance mais, là, nous pouvons être fiers de nous ». Et en matière de choix du registre musical, l'ensemble n'a pas choisi la facilité. L'orchestre de jeunes, soutenu par quelques anciens dont Thierry Kauffmann et Gérard Bauer, a harmonisé Coldplay, la création Sound'Go du compositeur alsacien Nicolas Jarrige, et enfin Amy Winehouse à travers un tribute, sous la direction de Céline Pellmont. Et pour finir, Smoke on the water, de Deep Purple, excusez du peu. Thierry Kauffmann a salué, en fin de concert, l'investissement de trois personnes : « Marie-Odile Hecklen, Rémi Peterschmidt et Gérard Bauer se sont dépensés sans compter pour mener à bien ce projet. » Cette belle aventure, musicale et vocale a pu voir le jour avec le soutien de la communauté de communes Sundgau, le Crédit mutuel et le conseil départemental du Haut-Rhin.
Luc STEMMELIN

 

 
 

 

Travaux autour du Florimont

Publié dans le panorama le Dimanche 02 juin 2019 à 06:36:25

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Travaux autour du Florimont
 

 
Travaux autour du Florimont
Des difficultés de circulation sont à prévoir du côté d'Ingersheim du lundi 3 juin au jeudi 14 juin.

Le conseil départemental procédera en effet à des travaux de renouvellement de chaussée au niveau du rond-point dit du Florimont, entre les RD 415, RD 10 et RD 1bis. La route d'Ammerschwihr vers Ingersheim (RD 1 bis) sera fermée du 3 au 6 juin, en conséquence les automobilistes seront invités à suivre un itinéraire de déviation par Ingersheim via la RD 415, la RD 83 puis la RD 11.2.

Des ralentissements sont donc à prévoir et à anticiper notamment aux heures de pointe. Chaque jour, le rond-point est emprunté par environ 25 000 usagers.

 

 
 

 

Muntzenheim Spectacle de Sucrés ç'Allez Une troupe qui a du pep

Publié dans le panorama le Dimanche 02 juin 2019 à 06:31:24

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Muntzenheim  Spectacle de Sucrés ç'Allez
Une troupe qui a du pep
Deux soirées d'enfer ont été programmées à l'Espace Ried Brun de Muntzenheim, par l'association Sucrés ç'Allez, qui proposait un excellent spectacle de danses et de chansons, vendredi et samedi soir.
 

 
La relève est là, avec des petites filles heureuses et pleines de vitalité
L'association Sucrés ç'Allez, créée par Ralph Burdloff en 2007, elle soutient l'Association Argos, qui vient en aide aux personnes bipolaires et à leur famille. Après des mots de bienvenue à Eric Straumann et au public, Assunta laisse la place aux trois talentueuses présentatrices : Gaëlle, Stéphanie et Viviane.

La soirée a été ponctuée par la remise d'un prix aux meilleurs exécutants de chacun des cinq tableaux, qui s'étendait sur plusieurs décennies, de 1930 à nos jours. Les chorégraphies sont toutes écrites par Léa, une artiste multitalent qui chante, danse et entraîne la troupe.

La relève est assurée par une troupe d'adorables petites filles, qui tout au long de la soirée feront des apparitions sur scène, où elles dansent avec un plaisir évident.

Les ados, un trio qui déménagent, dansent les Spice Girls, avec une belle énergie, mais aussi le break avec une grande souplesse, enchaînant les figures avec rapidité et talent.

Les danseuses adultes ont présenté de nombreux shows, certains... chauds, ou déhanchés et dans une parfaite harmonie. Un vrai plaisir pour le public quand elles dansent sur Lisa Minnelli New York New York.

Les chansons (des reprises d'hier et d'aujoud'hui) ont été interprétées en solo ou en duo, par Alban, Sandra, Assunta et Léa pour un magnifique duo mère fille.

Mais comment ne pas parler de David, ce danseur exceptionnel, un homme en caoutchouc qui tricote avec ses longues jambes, et qui offrit quelques break-dance endiablées en solo mais également avec Léa, qui démontrait une autre facette de ses multiples talents.

La soirée s'est achevée en apothéose, par des applaudissements à tout rompre, comme tout au long de la soirée d'ailleurs.

En fin de soirée, Assunta invita tous les acteurs à monter sur scène, les petites mains qui oeuvrent dans les coulisses, qui préparent les nombreux costumes, qui assurent la régie, la mise en scène, l'écriture du spectacle, l'accueil etc, et tout le monde a été chaleureusement remercié.

 

 
 

 

xLe PLUi a été adopté

Publié dans le panorama le Dimanche 02 juin 2019 à 06:37:03

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Centre Haut-Rhin
Le PLUi a été adopté
La principale décision des élus du conseil de la communauté de communes Centre Haut-Rhin, mardi soir, a été l'adoption du PLUi, le plan local d'urbanisme intercommunal.
 

 
Josée Meyer a été installée comme représentante de la commune de Biltzheim, en remplacement d'Alain Guignot, premier adjoint démissionnaire.
Il aura fallu près de quatre années pour en arriver là, la décision de prescrire l'élaboration de ce PLUi ayant été prise le 27 octobre 2015. Sa présentation aux élus a été faite, à la demande du président Michel Habig, par deux représentants de l'Adauhr, l'Agence départementale d'aménagement et d'urbanisme du Haut-Rhin, Christine Weissbach et Carlo Roli.

À la suite de quoi, les élus ont arrêté le projet qui fera l'objet d'un affichage au siège de la communauté de communes Centre Haut-Rhin et dans les différentes mairies des communes membres. Il sera aussi transmis aux personnes publiques et organismes consultés. Le PLUi fera encore l'objet d'une enquête publique.

Mais avant d'en arriver là, Michel Habig a installé Josée Meyer comme représentante de la commune de Biltzheim, en remplacement d'Alain Guignot, premier adjoint au maire de la commune, qui a démissionné de ses fonctions.

Le conseil a approuvé la délégation de maîtrise d'ouvrage pour les travaux d'aménagement de la rue de Sainte-Croix en Plaine à Niederhergheim pour un montant de 350 000 EUR et le prolongement de la piste cyclable en traverse de la commune de Biltzheim pour un montant de 169 000 EUR, dont 48 302 EUR à la charge de la commune de Biltzheim, le reste étant couvert par des dotations de l'État, de la Région, du Département, du groupement de communes.

L'église de Niederentzen, monument historique, bénéficie d'un périmètre de protection d'un rayon de 500 m, qui s'étend sur la commune voisine d'Oberentzen, d'où la nécessité d'instaurer un périmètre délimité des abords (PDA) se substituant au périmètre de protection de 500 m. Il en est de même pour le périmètre de protection de l'église de Réguisheim.

Deux dossiers de demande de soutien financier dans le cadre du programme d'intérêt général « Habiter mieux » ont été retenus par les services de l'État. Ce qui permet à la communauté de communes d'accorder à chacun un soutien de 500 EUR, auxquels s'ajoutera une aide équivalente du conseil départemental.
Création d'un itinéraire cyclable

Une subvention de 900 EUR a également été accordée à un agriculteur de Niederhergheim pour l'acquisition d'équipements d'irrigation, en l'occurrence d'un groupe motopompe peu bruyant.

La création d'un itinéraire cyclable entre Oberhergheim, Biltzheim, Niederentzen et Oberentzen nécessite une acquisition foncière sur le ban communal d'Oberhergheim, une parcelle de 24 m² au prix de 4 000 EUR.

Le conseil de communauté a encore approuvé le projet de périmètre de fusion du syndicat mixte du Quatelbach - Canal Vauban avec le syndicat intercommunal du Muhlbach, le syndicat intercommunal à vocation unique du Giessen et le syndicat intercommunal de la Blind et du canal de Widensolen au sein d'un nouveau syndicat mixte des cours d'eau et des canaux de la plaine du Rhin. Il a aussi renoncé à sa transformation concomitante en EPAGE (Etablissement public d'aménagement et de gestion des eaux).

Enfin, en raison de la réouverture, le 3 juin, de la déchetterie d'Oberhergheim qui proposera de nouvelles filières pour le tri des déchets, un nouveau règlement intérieur des déchetteries a été approuvé. La nouvelle déchetterie sera inaugurée le 29 juin à 10 h 30.
J.M. S.

 

 
 

 

Challenge Lucien Bari : deux trophées pour Berrwiller

Publié dans le panorama le Dimanche 02 juin 2019 à 06:37:49

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Challenge Lucien Bari : deux trophées pour Berrwiller
 

 
Les vainqueurs U11-U13 de l'ASBH avec leurs éducateurs. Photos L'Alsace/Claude Braunschweig
La 17e édition du Challenge Lucien Bari s'est déroulée jeudi 30 mai au stade du Vieil Armand à Berrwiller. Quarante-huit équipes dans les catégories U9, U11 et U13 ont disputé les rencontres qui ont permis à l'ASBH de prouver la qualité de ses équipes de jeunes et de leurs éducateurs puisqu'ils ont remporté les deux challenges mis en jeu en catégories U11 et U13.

Une satisfaction pour l'ensemble du club et que Lucien Bari, décédé il y a dix-huit ans, aurait appréciée à sa juste valeur lui qui s'était investi pour les jeunes du club, notamment pour les moins de 21 ans de l'époque. À noter que cette journée a été une fête de la jeunesse puisqu'aussi bien les U9, qui ont disputé un plateau, que les féminines ont été à l'honneur en s'intégrant aux équipes de garçons ou en équipe filles complètes.

Lors de la remise des récompenses, en présence de Pierre Vogt conseiller départemental, de Fabian Jordan maire de Berrwiller, Jean Szczytowski représentant la LAFA, d'Antoine Martinken le président Bernard Stocker n'a pas manqué de souligner le « dévouement et la compétence » de tous les bénévoles du club qui ont permis la réussite sportive et conviviale de la journée, avant de remercier officiels et sponsors pour leur soutien.

Résultats des vainqueurs en finale U11 : l'ASBH bat Kingersheim 1-0 ; en finale U13 : l'ASBH bat l'AGIIR Florival 3-0.
Le palmarès

U 11

1. Berrwiller

2. Kingersheim

3. Roderen

3.ex Morschwiller

U13

1. Berrwiller

2. AGIIR Florival

3. Berrwiller 2

4. Hirtzbach
Claude BRAUNSCHWEIG

 

 
 

 

Généalogie : portes ouvertes au CRHF

Publié dans le panorama le Dimanche 02 juin 2019 à 06:38:45

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Guebwiller Centre de recherches sur l'histoire des familles
Généalogie : portes ouvertes au CRHF
Le Centre de recherches sur l'histoire des familles (CRHF) ouvrira ses portes au public aujourd'hui dimanche 2 juin de 10 h à 17 h. Des visites guidées seront proposées au public.
 

 
Doris Kasser-Freytag, présidente du Centre de recherches sur l'histoire des familles.
Situé 5, place Saint-Léger à Guebwiller, le CRHF invite aujourd'hui les novices ou généalogistes confirmés, les curieux, les enfants, parents et grands-parents à venir découvrir les secrets de la structure qui a pris le relais du Centre départemental d'histoire des familles (CDHF). Doris Kasser-Freytag, qui a vécu toute la vie du CDHF de 1991 à 2015, et était sa directrice de 2009 à 2015, est présidente de l'association du CRHF depuis 2015.
Doris Kasser-Freytag, que proposez-vous lors de cette journée de découverte ?

L'objectif des portes ouvertes est de découvrir, ou redécouvrir, une association unique en son genre. Un accueil convivial autour d'un café permettra de faire l'historique de la structure et de discuter de généalogie. Cette année, les locaux seront ouverts jusqu'à 17 h, avec des visites guidées à partir de 10 h. Dès qu'il y aura un petit groupe de personnes, il sera pris en charge par un des dix bénévoles de l'association, pour visiter les différentes parties de la bibliothèque et la salle des microfilms. La dernière visite aura lieu à 16 h. Chacun repartira avec un petit arbre généalogique.
Que pourra découvrir le public ?

Dans la bibliothèque, il découvrira la généalogie des personnes par noms et par communes, avec le relevé des actes de naissances, mariages et décès. Nous insisterons sur la partie presse, très utile pour collecter des notices biographiques, des faire-part de décès et des articles sur l'histoire des villages. Des démonstrations de recherche dans la salle des microfilms permettront d'appréhender la complexité des écritures.

Nous répondrons bien sûr aux questions et étudierons cas par cas les demandes. Mais il n'y aura pas de recherche ce jour-là. Nous voulons donner envie aux personnes de revenir après une première approche. Un bénévole du CRHF présentera d'ailleurs le site internet, qui affiche 3 000 connexions par jour, et donnera des conseils et astuces pour y accéder. Ce sera à heure fixe, 10 h 30 et 14 h, pendant une heure. Le public pourra encore acquérir des livres.
Ces portes ouvertes ne sont-elles pas aussi une belle vitrine pour le CRHF et ses projets ?

Assurément ! On remonte en puissance depuis la fermeture, où nous étions un peu anéantis. L'embauche récente, à temps partiel, d'Anne-Marie Santoro, a permis d'ouvrir une journée supplémentaire par semaine. Désormais, nous accueillons le public jeudi et vendredi de 9 h à 18 h, et samedi de 9 h à 17 h, horaires durant lesquels les bénévoles tiennent des permanences pour guider, conseiller et aider à la lecture, aussi bien à la bibliothèque qu'à l'étage des microfilms.

Une nouvelle session de paléographie aura lieu à l'automne, une présentation plus détaillée du site internet est prévue pour les membres de l'association samedi 29 juin et d'autres projets sont en gestation avec des partenariats.

Nous organisons toujours des visites guidées pour des groupes constitués, pour les scolaires et périscolaires. Il suffit de nous contacter. Surtout, nous sommes toujours à la recherche de bénévoles pour des tâches, sur place, de reclassement et de numérisation de la presse locale, mais aussi à domicile, pour des saisies d'actes afin d'alimenter nos bases de données.
Propos recueillis par GSH Y ALLER Portes ouvertes et visites guidées au CRHF ce dimanche de 10 h à 17 h. Entrée libre.

 

 
 

 

mulhouse - Promenons-nous dans les... voix, le loup y est

Publié dans le panorama le Dimanche 02 juin 2019 à 06:39:29

© L'alsace, Dimanche le 02 Juin 2019
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mulhouse - Promenons-nous dans les... voix, le loup y est
 

 
La balade sonore mulhousienne d'une heure et quart dans le quartier Franklin-Fridolin réalisée par le collectif Voix d'ici avec des habitants a été testée par les participants à son inauguration, samedi 25 mai. Testée... et approuvée ! Et dès le lendemain, elle était téléchargeable sur le site de Voix d'ici (www.lesvoixdici.fr).

Le principe ? Tout était expliqué dans l'édition de L'Alsace du 25 mai. Petit rappel : on parcourt l'itinéraire indiqué sur la carte faisant partie du kit, un casque sur les oreilles branché sur MP3 ou téléphone, et on est rapidement captivé par ces histoires, ces anecdotes, ces souvenirs collectés auprès de personnes de toutes générations qui ont vécu ou qui vivent là.

« Des histoires qui nous en apprennent sur le terreau de Mulhouse, qui nous permettent de comprendre comment notre ville s'est transformée. N'importe qui peut s'approprier le parcours, n'importe quand, et l'effectuer au moment de son choix. Les voix off de cette oeuvre que nous présentons aujourd'hui sont super », a commenté Michèle Lutz, maire de Mulhouse, lors de l'inauguration, qui s'est déroulée en présence également de Denis Rambaud, vice-président de M2A (Mulhouse Alsace agglomération), Fatima Jenn, conseillère départementale, et bien entendu Mélanie Antoine, créatrice de Voix d'ici, ainsi que des membres de son équipe mulhousienne, des habitants dont certains ont participé à l'enregistrement.
« Les Mulhousiens connaissent souvent mal leur ville »

On reconnaît parmi les extraits livrés au public pour lui donner un avant-goût la voix de Michèle Lutz, qui a, avant d'être maire, dirigé un salon de coiffure juste là, place Franklin. On s'amuse de celle d'un monsieur âgé qui, avec l'accent alsacien, déclare « Yô ça n'existe plus maintenant » en parlant du marché aux pommes de terre qui se tenait jadis à cet endroit. On approuve la voix qui affirme que « les Mulhousiens connaissent souvent mal leur ville, ils en sous-estiment les richesses ».

Le projet a notamment été soutenu par la Fondation de France. Jean-Damien Collin, délégué général de l'organisme pour le Grand Est, précise que cette action s'inscrit dans la Mécanique des idées, un dispositif mis en place dans l'agglomération mulhousienne pour « appuyer des initiatives privées qui servent l'intérêt général ».

Avant la distribution des casques colorés et des lecteurs MP3 aux candidats à la toute première balade, Mélanie Antoine a dévoilé la carte des lieux retenus dans cette ville qui n'est pas la sienne mais qu'elle semble avoir adoptée. « Il y a certains symboles qu'on ne peut pas décrypter sans en avoir les clés grâce à la balade sonore. Le loup à l'emplacement du marché, par exemple », a-t-elle observé.

Ces petits indices mystérieux ont aiguisé la curiosité et n'ont fait qu'accentuer une envie déjà bien entamée de se lancer dans la balade.
Catherine LUDWIG

 

 
 

 

Cure de jouvence pour la fontaine

Publié dans le panorama le Dimanche 02 juin 2019 à 06:35:57

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Cure de jouvence pour la fontaine
 

 
La fontaine a été inaugurée par les personnalités du Sundgau. Photo DNA
À Luemschwiller, le ciel menaçant n'a pas gâché la fête au village. Une cinquantaine de personnes se sont retrouvées devant la fontaine datée de 1896, restaurée de main de maître par le tailleur de pierre Hubert Gardere. Des bénévoles ont participé aux travaux de finition, ce que n'a pas manqué de relever le maire Germain Goepfert lors de son discours. Mais auparavant Germain Goepfert a invité au traditionnel couper de ruban avant de convier au verre de l'amitié. Entre-temps eut lieu une courte visite guidée par Jean-Jacques Viroulet, historien du village, à l'église du XIIIe siècle, pour admirer le retable inestimable et surtout unique en Alsace pour la qualité de l'oeuvre datée de 1490, réalisée par un artiste alsacien, un triptyque s'exposant au public dans l'intégralité de sa réalisation originelle. Germain Goepfert en premier magistrat du village a entamé les discours, remerciant non sans humour parfois, dans la forme imagée qu'on lui connaît, les personnalités présentes ainsi que tous les acteurs ayant participé à la sauvegarde de la fontaine. Discours concis informant du coût de la restauration devenue indispensable pour cause de fuites d'eau. Le coût s'élève au total à 10 171 EUR hors taxes. Viennent sur ce montant abonder des subventions et des aides appropriées. Le Conseil départemental, pour sa part, a versé 5000 EUR, les mécènes du Sundgau 1000 EUR, et la souscription lancée auprès des villageois a récolté 2575,60 EUR. Ce qui donne en tout un soutien financier de 8576,60 EUR allégeant la facture d'autant.
J.-J.T.

 

 
 

 

Cure de jouvence pour la fontaine

Publié dans le panorama le Dimanche 02 juin 2019 à 06:40:04

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Cure de jouvence pour la fontaine
 

 
La fontaine a été inaugurée par les personnalités du Sundgau. Photo DNA
À Luemschwiller, le ciel menaçant n'a pas gâché la fête au village. Une cinquantaine de personnes se sont retrouvées devant la fontaine datée de 1896, restaurée de main de maître par le tailleur de pierre Hubert Gardere. Des bénévoles ont participé aux travaux de finition, ce que n'a pas manqué de relever le maire Germain Goepfert lors de son discours. Mais auparavant Germain Goepfert a invité au traditionnel couper de ruban avant de convier au verre de l'amitié. Entre-temps eut lieu une courte visite guidée par Jean-Jacques Viroulet, historien du village, à l'église du XIIIe siècle, pour admirer le retable inestimable et surtout unique en Alsace pour la qualité de l'oeuvre datée de 1490, réalisée par un artiste alsacien, un triptyque s'exposant au public dans l'intégralité de sa réalisation originelle. Germain Goepfert en premier magistrat du village a entamé les discours, remerciant non sans humour parfois, dans la forme imagée qu'on lui connaît, les personnalités présentes ainsi que tous les acteurs ayant participé à la sauvegarde de la fontaine. Discours concis informant du coût de la restauration devenue indispensable pour cause de fuites d'eau. Le coût s'élève au total à 10 171 EUR hors taxes. Viennent sur ce montant abonder des subventions et des aides appropriées. Le Conseil départemental, pour sa part, a versé 5000 EUR, les mécènes du Sundgau 1000 EUR, et la souscription lancée auprès des villageois a récolté 2575,60 EUR. Ce qui donne en tout un soutien financier de 8576,60 EUR allégeant la facture d'autant.
J.-J.T.

 

 
 

 

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Discours en flux continu
 

 
o Sabine Drexler : « perpétuer la mémoire des gens »

Sabine Drexler, conseillère départementale, a relevé les analogies entre Luemschwiller et Durmenach dont elle est maire. L'une des particularités qui l'a marquée est le cimetière israélite situé sur les hauteurs du village : « c'est un lieu remarquable qui fait l'objet d'un projet concordant de restauration des stèles. Ces cimetières sont en péril. Ces stèles ont été taillées dans le grès qui se désagrège au fil du temps. C'est un travail juste et essentiel pour perpétuer la mémoire de ces gens. » Sur un autre plan, Sabine Drexler est revenue sur le déblocage du Fonds du Patrimoine. Il a permis au Département de subventionner la fontaine à Luemschwiller et il sera sollicité pour d'autres projets de sauvegarde ailleurs dans le Sundgau. « Il n'y a pas des millions, » prévient-elle. L'information est passée.

o François Eichholtzer : « banalisation... »

Le président du PETR, François Eichholtzer, a mis l'accent sur la sauvegarde non du seul patrimoine historique, mais également du patrimoine environnemental. Mettant en perspective les études portant sur la ressource naturelle de l'eau qui d'ici une trentaine d'années et avec l'augmentation des températures qui pourraient atteindre 55°, risque de devenir une ressource rare. C'est plus une interpellation sur le présent que sur le futur décrit par les scientifiques : « Nous sommes plus aujourd'hui dans une forme de banalisation des ressources. » Depuis que l'homme puise l'eau et la canalise jusqu'aux robinets, les consciences s'évaporent dans la routine. « L'eau va devenir un élément vital très précieux », conclut François Eichholtzer.

o Paul Gasser : « à vos côtés ! »

La Fondation du patrimoine a apporté son soutien financier à l'opération. Son représentant Paul Gasser a tenu à remercier pour leur engagement les mécènes du Sundgau, groupement de chef d'entreprises représenté ce soir-là par l'un de ses adhérents Brice Kaszuk. Non affiliés à un organisme quelconque, mais travaillant en partenariat, ils tiennent à conserver leur liberté d'action : « ils choisissent eux-mêmes les projets à soutenir », a précisé Paul Gasser. Quant à la Fondation du patrimoine, créée il y a vingt-deux ans, son champ d'action est l'aide envers les petits patrimoines ruraux à protéger. Entre 30 et 40 projets en Alsace ont fait l'objet d'une aide de sa part.

 

 
 

 

carspach - Rond-point de la RD 419 :des allures de dépotoir...

Publié dans le panorama le Dimanche 02 juin 2019 à 06:42:44

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carspach - Rond-point de la RD 419 :des allures de dépotoir...
 

 
En plus des déchets qui fleurissent depuis la semaine dernière, un lave-vaisselle et un congélateur ont été abandonnés sur le giratoire. Photo L'Alsace/V.M.
Après les feux de palettes, les poubelles renversées et les déchets divers et variés, le rond-point de la RD 419 voit désormais fleurir les encombrants... Hier matin, les automobilistes ont en effet eu la surprise d'apercevoir un lave-vaisselle et un congélateur abandonnés sur le giratoire, où trône toujours une banderole « rond-point de la préfecture, déposez ici vos doléances ». Une semaine plus tôt, les gilets jaunes avaient déménagé à la hâte une éolienne de leur fabrication, installée sur le rond-point quelques jours plus tôt, avant une opération de nettoyage prévue par les services du Département. L'éolienne trône toujours devant le Mobil'jaune, à quelques dizaines de mètres de là, mais le rond-point a pris depuis des airs de décharge sauvage. Le week-end dernier, plusieurs petits feux de palettes et de déchets avaient également été allumés sur le rond-point. La grenouille en métal, symbole du village, qui trônait depuis fin 2013 sur le giratoire, avait aussi été brûlée. Le maire de Carspach, Rémi Spillmann, avait déposé plainte. Hier, la carcasse calcinée trônait toujours au milieu des déchets. V.M.

 

 
 

 

thann - Jeux en trio

Publié dans le panorama le Dimanche 02 juin 2019 à 06:34:29

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thann - Jeux en trio
 

 
Catherine Courtois, présidente de l'Aroc, découvre dans les entrailles du grand orgue de la collégiale les trois nouveaux jeux installés par Michel Gaillard.  Photo L'Alsace /L.G.
Le 22 septembre 2001, dans la collégiale de Thann, Michel Chapuis inaugurait le chef-d'oeuvre de Michel Gaillard. Le facteur d'orgue de la maison franc-comtoise Aubertin avait transformé la transmission pneumatique d'origine du Rinckenbach en utilisant une technique d'avant-garde, l'injection d'air dans les tuyaux par des pistons conçus pour des automates industriels. Michel Chapuis avait apprécié, comme tous ceux qui lui ont succédé aux claviers, la grande réactivité de l'instrument et sa somptueuse sonorité.
Des jeux typiques de la facture Rinckenbach

« J'avais prévu 55 jeux de tuyaux. Pour des raisons budgétaires, je me suis limité à 49. Mais sur le sommier, six places ont été réservées pour les jeux manquants », raconte le facteur d'orgue. Catherine Courtois, présidente de l'Association pour le rayonnement des orgues de la collégiale (Aroc), a repris le dossier avec sa pugnacité coutumière. Une souscription sous l'égide de la Fondation de France, une subvention du conseil départemental, une dotation de la réserve parlementaire du député Michel Sordi et le soutien de la Ville de Thann ont permis de réunir les 35 000 EUR nécessaires.

« Je tenais à l'unda-maris, qui apporte une douceur suave et sensuelle, et au salicional de 8, deux jeux qui sont typiques de la facture Rinckenbach. Le violoncelle de 8 souligne l'effet orchestral. C'est parfait pour l'interprétation des oeuvres du répertoire romantique », précise Michel Gaillard.

Pour parachever son instrument, il rêve déjà d'installer, parmi la forêt de tuyaux, les trois jeux ultimes, un basson de 16, une trompette de 8 et une fugara de 4. « C'est ainsi que l'avait imaginé Francis Bockel, le fondateur de l'Aroc », plaide l'artisan.

Ces nouveaux jeux, Conrad Zwicky les fera sonner le soir de l'inauguration, samedi 15 juin.
Un répertoire romantique

L'organiste de la Bühlkirche de Zürich interprétera des oeuvres de Jean Sébastien Bach, Max Reger, Ernest Bloch, Félix Mendelssohn, Josef Rheinberger et Brita Leutert-Falch. Un répertoire romantique rêvé pour le Rinckenbach-Aubertin-Gaillard de la collégiale.

Conrad Zwicky sera accompagné par Daniel Robert Graf. Le violoncelliste affiche des états de services prestigieux. Soliste à l'opéra de Francfort et au festival de Bayreuth, il est aujourd'hui membre du quatuor Hindemith.
Louis GRIFFANTI Y ALLER Samedi 15 juin à 20 h à la collégiale de Thann. Tarif : 15 EUR (gratuit pour les moins de 14 ans). Prévente à la caisse du Leclerc Culture de Cernay, à l'office de tourisme de Thann et à la collégiale ou dès 19 h le soir du concert. On peut aussi se procurer les billets sur le site de l'Aroc, arocthann.com

 

 
 

 

Journée faste pour les arboriculteurs de l'ABCDE

Publié dans le panorama le Dimanche 02 juin 2019 à 06:34:59

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Journée faste pour les arboriculteurs de l'ABCDE
 

 
Le couper de ruban inaugural du nouvel abri par les officiels de la rencontre.  Photos L'Alsace /A.M.
Samedi dernier était une journée marquante pour les membres de l'association bernwilleroise ABCDE (Arboriculteurs et bouilleurs de cru de l'Eichholtz) présidée par André Grienenberger. En présence d'une soixantaine de participants, ils ont inauguré leur verger-conservatoire créé il y a quinze ans mais maintenant mature. Ils ont également coupé le ruban inaugural d'un abri édifié grâce aux bénévoles et saisi l'occasion pour distinguer certains de leurs membres.
109 arbres et 57 variétés de pommes

Ces inaugurations et cette remise de distinctions se sont déroulées en présence de Rémy With, le 1er vice-président du conseil départemental du Haut-Rhin, de Pierre Schmitt, président de la communauté de communes Sud Alsace Largue, de Philippe Schittly et Mathieu Ditner, respectivement maire et maire délégué de Bernwiller, de Pierre Bader, président de la Fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin, et de son prédécesseur, François Kempf.

Le président André Grienenberger a rappelé l'histoire du verger-conservatoire initié fin 2004 grâce à l'impulsion d'un arboriculteur passionné, Éric Wirth (trois années avant la création de l'ABCDE). Il a été implanté sur un terrain de 110 ares qui s'était libéré. Cette même année avec l'aide financière du conseil général, un groupe de bénévoles y plante une centaine d'arbres à hautes tiges.

Le verger compte à présent 109 arbres, 57 variétés de pommes, 26 de poires, 3 cognassiers et 23 fruits à noyaux. C'est en 2007 que l'association ABCDE voit le jour avec pour buts d'entretenir le verger, de valoriser les fruits, de dispenser des cours de taille, de greffe et d'assurer des animations dans les écoles. L'association compte maintenant 72 membres dont bientôt sept moniteurs arboricoles.
Préserver d'anciennes variétés de fruits

Le nouvel abri, réalisé avec l'aide financière du conseil départemental, permet d'accueillir dans de bonnes conditions les visiteurs du verger, les participants aux démonstrations de tailles, d'assurer la vente de pommes produites sans aucun traitement chimique, etc. Tous les orateurs de cette rencontre ont mis l'accent sur la nécessité de préserver d'anciennes variétés de fruits, de protéger l'environnement et l'indispensable monde des insectes.

Une remise de distinctions a clos l'inauguration du verger et de l'abri. La Pomme d'argent a été remise aux membres fondateurs Joseph Schittly, Erika Schittly et Henri Wetzel. La Pomme d'or a été remise au président Griennenberger qui a aussi été distingué de la médaille de la vie associative du conseil départemental.
Albert MURA

 

 
 

 

Le philosophe Michel Serres est mort

Publié dans le panorama le Dimanche 02 juin 2019 à 06:43:49

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Le philosophe Michel Serres est mort
 

 
Michel Serre était un « voyageur infatigable de la pensée ». Photo JOEL SAGET/AFP
C'était un intellectuel respecté par les siens. Membre de l'Académie française, Michel Serres est décédé samedi soir à l'âge de 88 ans. « Il est mort très paisiblement à 19 heures entouré de sa famille », a déclaré son éditrice Sophie Bancquart.

Mathématicien, sociologue, historien, académicien, analyste brillant, Michel Serres a repoussé les limites de la philosophie pour en explorer les contours, dans une langue compréhensible par le plus grand nombre. En 2012, « Petite Poucette » (clin d'oeil à la maestria avec laquelle certains utilisent leurs pouces pour taper sur leurs portables) se vendit à plus de 270 000 exemplaires.

« Voyageur infatigable de la pensée », comme le décrit sur son site internet sa maison d'édition Le Pommier, Michel Serres est l'auteur de quelque 80 ouvrages et continuait de publier régulièrement ces dernières années.

Fils d'un marinier de la Garonne, né en 1930 à Agen, Il entre à l'École navale en 1949, puis à l'École normale supérieure en 1952. Agrégé de philosophie trois ans plus tard, ce spécialiste de Leibniz, bouleversé par le bombardement d'Hiroshima en 1945, entreprend pourtant une carrière d'officier de marine, sillonne l'Atlantique et la Méditerranée, et participe comme enseigne de vaisseau à la réouverture du canal de Suez.
Des premiers livresqui passent inaperçu

Il quitte la marine en 1958 et se tourne vers l'enseignement. À Clermont-Ferrand, où il côtoie Michel Foucault, puis à la Sorbonne, où lui, le philosophe, enseigne l'histoire des sciences. Car Michel Serres a toujours opéré au-delà des frontières des disciplines universitaires. Il expliquait : « Un philosophe ne peut se faire entendre sans les sciences et les lettres : à moins d'avoir acquis cette formation, il est désormais inaudible ».

Ses cours d'histoire débutent « avec zéro étudiant » mais peu à peu son auditoire s'étoffe. Ses premiers livres aussi passent inaperçus. La notoriété vient dans les années 1980 avec la série intitulée « Hermès », Dans « Les cinq sens », prix Médicis de l'essai en 1985, il écrit qu'« il n'y a rien dans l'intellect si le corps n'a roulé sa bosse, si le nez n'a jamais frémi sur la route des épices ».

À partir de 1984, il enseigne la philosophie à l'université californienne de Stanford, où il passe une partie de l'année.

Michel Serres place l'environnement au centre de sa réflexion, s'interroge sur « le passage du local au global » et porte un jugement résolument optimiste sur le développement des nouvelles technologies.

En 1990, il est élu à l'Académie française, où il est reçu sans la traditionnelle épée, « en signe de paix ». Il devient dès lors une figure intellectuelle familière et touche un plus large public.
« On appelle utopique ce que l'on ne comprend pas »

Dans « Le contrat naturel » (1990), il propose de bâtir un nouveau droit pour réguler les rapports entre l'homme et la nature. Et « Le tiers-instruit » (1991), réflexion brillante sur l'éducation, l'impose comme un spécialiste de la question. Edith Cresson, Premier ministre, le charge de préparer « l'Université de France », qui doit délivrer un enseignement à distance des savoirs fondamentaux.

Mais son rapport jugé « utopique » est accueilli fraîchement. « On appelle utopique ce que l'on ne comprend pas », rétorque-t-il. « Nous sommes à l'an zéro d'une nouvelle manière de partager le savoir », analyse-t-il en 1996, en relevant que les moyens modernes de communication bouleversent la nature même de l'enseignement.

Son parcours le conduit à s'intéresser aussi bien aux « Origines de la géométrie » (1993) qu'à « La légende des anges » (1993) ou au créateur de Tintin, dont il fut l'ami pendant plus de vingt ans (« Hergé, mon ami », 2000).

À un âge avancé, ce philosophe de la révolution douce continuait à publier un ou plusieurs livres par an. Son dernier ouvrage, « Morales espiègles », était paru en février. Dimanche dernier sur France Inter, il disait à propos de ce livre vouloir éviter de paraître « donneur de leçons ». Mais il nous a livré un dernier conseil philosophique : « S'il y a une voie pour un signal moral, c'est le rire ».