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Macron se refait une Constitution

Publié dans le panorama le Samedi 01 juin 2019 à 07:35:53

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Macron se refait une Constitution
 

 
Emmanuel Macron avec le président de l'Assemblée, Richard Ferrand (à gauche) et le président du Sénat Gérard Larcher. Photo Ludovic MARIN/AFP
Enterrée à chaque crise, elle reparaît dès que l'horizon s'éclaircit... La révision de la Constitution est cette fois annoncée pour l'été. Ce projet de loi constitutionnelle est intitulé « pour un renouveau de la vie démocratique », révèle Le Monde. Il comporte quelques nouveautés et des concessions au Sénat, dont la coopération est indispensable à son adoption.
Davantage de référendums ?

La principale nouveauté, actée il y a un an mais ici confirmée, est verte : la République « agit pour la préservation de l'environnement et de la diversité biologique et contre les changements climatiques », dira la Constitution modifiée dans son article 1, qui fonde ses principes. Et toute résonance avec le résultat des Européennes n'est évidemment pas fortuite.

Autre insistance, sur la démocratie directe - et l'on pense là au mouvement des gilets jaunes : le projet étend le champ du référendum à l'organisation des pouvoirs publics « nationaux ou territoriaux », et aux « réformes relatives aux questions de société ». Il assouplit aussi les conditions de convocation d'un référendum d'initiative partagée (RIP) : il ne faudra plus qu'un million de signatures, contre un dixième des électeurs (soit environ 4,7 millions) fixé lors de sa création en 2008, combiné à un dixième des membres du parlement (et non plus un cinquième).
Citoyens tirés au sort

Toujours au rayon démocratique, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) se transformera en Conseil de la participation citoyenne (CPC). Il pourra prendre le pouls populaire en organisant des conventions de citoyens tirés au sort. Mais il n'accueillera pas de section permanente de citoyens tirés au sort comme l'avait souhaité son président, Patrick Bernasconi.

Le projet instaure encore la possibilité d'organiser les pouvoirs locaux de manière différente, selon les régions et leur histoire particulière. Cette « différenciation territoriale » est en rupture avec l'égalitarisme français.
Un quart de proportionnelle

La principale concession faite à l'opposition et au Sénat est le retrait du texte des modifications de la procédure parlementaire. Les présidents des deux assemblées, Richard Ferrand et Gérard Larcher, sont invités à s'entendre directement sur ce point.

Autre concession, la part de parlementaires élus à la proportionnelle est fixée à 25 %, niveau plus proche des souhaits de l'opposition que les 30 % d'abord envisagés. Il réduit enfin le champ des élus concernés par la limitation du cumul des mandats, satisfaisant une éternelle marotte des sénateurs.

Le débat s'annonce long, et complexe. Et bien sûr soumis aux crises politiques qui ne manqueront pas de surgir.
F.B.

 

 
 

 

La ministre Agnès Pannier-Runacher en opération promotion

Publié dans le panorama le Samedi 01 juin 2019 à 07:44:17

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Artisanat Déplacement de la secrétaire d'État dans le Bas-Rhin
La ministre Agnès Pannier-Runacher en opération promotion
Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher était ce vendredi en déplacement dans le Bas-Rhin à la rencontre d'artisans du territoire. L'occasion de promouvoir la Semaine de l'artisanat qui s'ouvre le 3 juin. Et la politique du gouvernement dans la foulée.
 

 
La secrétaire d'État, peintre d'un jour, sous l'oeil du meilleur ouvrier de France Thomas Cronimus et du président de la CMA Bernard Stalter.
La secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher, vêtue d'une combinaison blanche et s'essayant au pistolet à peinture sous les regards bienveillants de l'artisan peintre et meilleur ouvrier de France Thomas Cronimus et du président national de la Chambre et des métiers et de l'artisanat (CMA) Bernard Stalter. Difficile de trouver meilleure incarnation à l'opération « artisan d'un jour », organisée dans le cadre de la Semaine nationale de l'artisanat qui débutera ce lundi 3 juin.
Un secteur « pas assez reconnu »

À l'invitation du président de la CMA, Agnès Pannier-Runacher s'est rendue ce vendredi dans le Bas-Rhin donner le coup d'envoi de cette semaine destinée à promouvoir l'artisanat, « un secteur qui représente 30 % de l'économie, qui innove, et n'est pas assez reconnu », insiste le président.

Tant chez Tomas Peinture et ses sept salariés à Hoerdt, au salon - fondé par Bernard Stalter et tenu par son fils Benjamin - Coiffure Bernard à Brumath, qu'au centre-ville de Strasbourg, chez quelques incontournables ambassadeurs des métiers de bouche parmi lesquels la fromagerie Maison Lorho, la secrétaire d'État a prêté l'oreille aux professionnels, quelques semaines après la promulgation de loi Pacte, qui les concerne pour beaucoup.

Reste à lever ce que la secrétaire d'État reconnaît comme « le principal obstacle au développement de l'artisanat » : les difficultés de recrutement, dont tous les artisans rencontrés ce vendredi ont fait mention.
« Mon vrai problème aujourd'hui, c'est de savoir avec qui je vais travailler demain »

« Mon vrai problème aujourd'hui, c'est de savoir avec qui je vais travailler demain. J'ai quinze salariés, il m'en faudrait cinq de plus pour développer mon activité », a par exemple fait savoir le meilleur ouvrier de France fromager Cyrille Lorho.

« La réforme de l'apprentissage est faite, la réforme de l'assurance chômage va être faite », rétorque Agnès Pannier-Runacher, qui entend « faciliter la vie des artisans au quotidien. Nous ne sommes pas déconnectés, on avance ensemble », martèle-t-elle.
Hélène DAVID

 

 
 

 

Coup d'oeil sur l'avenir du CDRS

Publié dans le panorama le Samedi 01 juin 2019 à 07:14:31

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Coup d'oeil sur l'avenir du CDRS
 

 
Le docteur Michel Dimeo (ici en plein examen du fond de l'oeil avec un Smartscope) et ses collègues médecins au CDRS testent depuis plus de dix ans la télémédecine, qui s'avère très utile pour des patients difficiles à transporter. Photos L'Alsace/Hervé Kielwasser
Le manque de moyens, criant dans le domaine de la santé, n'empêche pas les Ehpad de se projeter dans l'avenir. Celui-ci s'écrit dans un projet médical, renouvelé tous les cinq ans. Au Centre départemental de repos et de soins (630 places, 600 agents, 450 soignants), le projet médical 2018-2022 donne un aperçu des réponses apportées localement aux besoins d'une population vieillissante.

Pour résumer, il s'agit pour le CDRS de s'appuyer sur l'innovation (notamment la télémédecine), les valeurs éthiques et la formation pour améliorer la prise en charge des personnes âgées ou souffrant de handicap. Le tout en prenant en compte le fait que les budgets sont contraints, à la fois pour l'État, mais aussi pour les familles.
Relayer les aidants familiaux

« Il faut qu'on trouve des solutions car les gens ont de moins en moins de moyens pour se payer un Ehpad classique », prévient Nicolas Dubuy, directeur du CDRS, citant « l'Ehpad à domicile ». Dès septembre, par exemple, des places de « relayage » ouvriront au CDRS pour permettre à un aidant familial de se reposer : « Un soignant ira remplacer l'aidant chez lui pendant quelques heures. » Le but est à la fois d'encourager le maintien à domicile des personnes âgées, mais aussi « d'éviter que des personnes âgées qui n'ont rien à y faire se retrouvent aux urgences parce que leur aidant n'en peut plus », ajoute le docteur Michel Dimeo, président de la commission médicale d'établissement du CDRS.
Éviter les déplacements

Un autre axe important de ce projet médical porte sur l'innovation technique et notamment le développement de la télémédecine. « Le but est d'éviter que les personnes dépendantes se déplacent inutilement » , synthétise le docteur Dimeo, qui teste la télémédecine puis 12 ans au CDRS (lire l'article ci-dessous).

« C'est un système gagnant-gagnant, estime Brigitte Klinkert, présidente du conseil de surveillance du CDRS, et selon qui « contrairement aux a priori, cela se passe très bien auprès des patients avec 90 % d'adhésion ».

Fort de son expérience, le CDRS s'est « proposé d'être la tête de pont de la télémédecine dans le médico-social pour le groupement hospitalier de territoire 11 [Colmar-Guebwiller-Sélestat, NDLR], annonce le docteur Dimeo. C'est donc lui qui va former et aider les spécialistes de Pasteur, notamment, à cet outil appelé à se développer.
Des partenariats

Les compétences du CDRS en télémédecine, ainsi que son expertise dans l'accueil des personnes handicapées vieillissantes (60 lits) intéressent les Papillons Blancs (Adapei) qui ont signé un partenariat en octobre dernier. Tout comme l'Ugecam, qui construit son nouveau bâtiment sur une partie du terrain du CDRS (lire notre édition du 11 mai) afin d'y centraliser ses activités colmariennes.
Changer de regard

Le CDRS pourra en retour profiter de l'expérience des Papillons Blancs en matière de travail adapté, une demande forte de ses résidants en quête d'indépendance. La construction prochaine, par le CDRS (ouverture prévue fin 2020) d'un bâtiment de 2 600 m² (notre édition du 11 mai), pour y transférer les activités du foyer d'accueil spécialisé des Érables, s'inscrit dans cette dynamique. Studios passerelles et habitat inclusif sont prévus pour préparer les résidents qui le souhaitent au retour à la vie ordinaire. Il s'agit d'un axe fort du projet médical du CDRS, qui s'accompagnera d'un lourd volet de formation des personnels. « Pour nous, c'est accepter la prise de risque que cela ne fonctionne pas », estime Nicolas Dubuy. Le changement de philosophie est total car « aujourd'hui, on est beaucoup dans la surprotection de nos résidents contre l'échec », résume Michèle Wrobel, directrice des soins.
Textes : Marie-Lise PERRINPhotos : Hervé KIELWASSER

 

 
 

 

La déchetterie, dernier lieu où l'on cause

Publié dans le panorama le Samedi 01 juin 2019 à 07:16:16

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La déchetterie, dernier lieu où l'on cause
 

 
Parlant du développement des déchetteries mobiles dans certains territoires, alors que la comcom du Pays Rhin-Brisach qu'il préside va investir trois millions pour rénover la déchetterie (fixe) de Biesheim, Gérard Hug a précisé : « J'ai l'impression que les gens aiment bien cavaler un peu en déchetterie, ça devient des lieux de convivialité ! » On ne s'y donnerait sans doute pas spontanément rendez-vous pour l'apéro, mais si c'est l'occasion d'y croiser enfin ce voisin caché derrière sa haie de thuyas que l'on ne voit plus depuis des années, pourquoi pas ! (notre dessin)
? Hemedinger tacle les LR

Pas tendre Yves Hemedinger avec les parlementaires Les Républicains du secteur, « pourtant très majoritaires en Alsace », rappelle-t-il. « Où est leur valeur ajoutée dans le score du mouvement sur une terre très favorable ? », questionne le premier adjoint après les mauvais scores de Bellamy aux Européennes. Une pique à Straumann, son futur adversaire aux municipales de Colmar ?
? La politique autrement,mais avec qui ?

Ce même Yves Hemedinger dit ne plus vouloir « se soumettre aux lourdeurs du système » et veut que « la politique prenne de l'oxygène ». « Nous sommes dans un nouveau monde politique depuis 2017 et cela a été confirmé dimanche dernier », écrit-il. « J'entends y participer pleinement et y contribuer car comme je le dis depuis longtemps il est urgent de faire de la politique autrement ». Certes, mais sous quelle bannière du coup ?
? Cauchemarsau conservatoire

Sur la page internet destinée à recevoir témoignages de professeurs et d'usagers du conservatoire de Colmar, les derniers courriers publiés sont très sombres. Les enseignants, qui s'expriment de façon anonyme, font part de leur mal-être, de leurs peurs également. L'un d'eux parle de la mairie comme d'une « machine à guillotiner ». Un autre fustige celui qui, en coulisse, aurait intrigué pour faire tomber l'ancienne directrice. Certains le surnomment Iznogoud, celui qui voulait être calife à la place du calife...
? Faut remplirle parking Bleylé

Le parking Bleylé aurait-il du mal à faire le plein ? La municipalité de Colmar envisage en tout cas de proposer 35 places contre une redevance d'occupation fixée à 85 EUR par mois et sur trois ans, soit un peu plus d'un millier d'euros par an. Un tarif qui va encore susciter des commentaires acerbes de la part des détracteurs de la politique de stationnement de la mairie.
? Votre boîte maila peur de la comcom

La comcom du Pays Rhin-Brisach a visiblement un problème informatique : il semblerait que bon nombre d'e-mails envoyés depuis l'institution finissent dans la boîte « spam » de leur destinataire - qui plus est, dans la rubrique des messages vraiment très dangereux. Les horaires de la piscine, des déchetteries ou le programme des activités de l'école de musique étant, a priori, plutôt inoffensif, on apprend que le prestataire informatique travail d'arrache-pied pour régler cette erreur.
? L'élu qui aimerait bien se faire inviter au resto

Toujours à la comcom du Pays Rhin-Brisach, lundi soir. Alors que l'on explique qu'un restaurateur bénéficiera, de manière rétroactive, de l'application de nouvelles modalités de calcul pour la participation au financement de l'assainissement collectif - en clair, on va lui rendre une grosse somme -, un élu déclare : « Avec tout cet argent qu'on lui rend, il pourrait bien inviter 40 élus, non ? » Embarras général. « Pratiques d'un autre temps », disent certains, dépités. « Bon, cette intervention on ne va pas l'écrire dans le compte rendu », coupe le bureau.

 

 
 

 

Bernard Badina est décédé

Publié dans le panorama le Samedi 01 juin 2019 à 07:25:38

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Bernard Badina est décédé
 

 
Bernard Badina lors d'une assemblée générale du Crédit Mutuel.  Photo DNA
Bernard Badina est décédé ce mercredi 29 mai. Il était né le 14 décembre 1955 à Haguenau. C'est d'ailleurs là-bas, à l'école maternelle qu'il fait la connaissance de Nicole qui deviendra sa femme en 1977. De leur union naîtront trois enfants, Christelle, Olivier et Laure.

Après un emploi de dessinateur à Mulhouse, il entre à la régie municipale devenue Vialis. Il sera détaché à la Coprotec dont il deviendra le directeur jusqu'à sa retraite.

Bernard Badina est sensibilisé dès son plus jeune âge à l'amour de son prochain, une valeur transmise par sa mère.

Très actif au niveau des Jardins familiaux dont il sera le président départemental, il met en place un réseau d'insertion et permet à des personnes complètement désocialisées de se réintégrer en fabriquant des abris de jardins.

Quand le couple s'installe dans le lotissement des Pommiers à Horbourg-Wihr, Bernard Badina décide de se mettre au service de la collectivité locale. Il sera conseiller municipal sous la mandature de Patrick Alviani, maire délégué à Wihr, puis sous celle de Robert Blatz à Horbourg-WIhr avant de devenir adjoint.

Plus spécialement chargé des affaires sociales, il s'investit beaucoup, entre autres, dans l'expansion de la structure de Planète récré.

Pour les municipales de 2008, il crée une liste dissidente, Horbourg-Wihr autrement, et propose un projet dont le fil conducteur est le développement durable.

En dépit d'un programme minutieusement élaboré avec ses colistiers, la victoire n'est pas au rendez-vous.

Après cela, Bernard Badina renonce à la vie politique.

Il ne manque pas d'occupations pour autant. Il est toujours président du conseil d'administration du Crédit Mutuel Castel. Et puis il a six petits-enfants.

En 2016, il crée l'association Des mains et des sourires. L'objectif est de favoriser l'intégration et l'épanouissement des enfants handicapés par le biais d'activités sportives, culturelles et de loisirs partagés.

Les réalisations sont conséquentes et des projets, Bernard Badina en avait encore beaucoup. Il avait fait sienne cette devise d'Afrique : « Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. » Mais, il y a quelques semaines à peine, une maladie implacable s'est déclarée et ne lui a laissé aucune chance.

Ses obsèques seront célébrées jeudi 6 juin à 14 h 30 à l'église Saint-Maurice à Houssen

L'Alsace adresse ses condoléances à la famille durement éprouvée.

 

 
 

 

Les cartes du Tour de France en Alsace

Publié dans le panorama le Samedi 01 juin 2019 à 07:29:06

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Les cartes du Tour de France en Alsace
 

 
La 5e étape s'élance de Saint-Dié-des-Vosges pour une arrivée à Colmar. Photo ©GEOATLAS
Depuis la présentation officielle de la carte du Tour de France, qui s'élancera le 6 juillet de Bruxelles et s'achèvera le 28 à Paris, les organisateurs d'Amaury Sport Organisation ont peaufiné leur copie et ils l'ont rendue officiellement cette semaine après validation dans les préfectures. La plupart du temps, il s'agit d'une confirmation des éléments déjà dévoilés dans nos colonnes (voir nos éditions du 26 octobre et du 16 mai) à propos des étapes alsaciennes des 10 et 11 juillet. Les cartes officielles viennent illustrer ces détails de la 5e étape entre Saint-Dié-des-Vosges et Colmar, qui fêtera le Tour avec la promotion de la pratique du vélo le 8 juin en présence de l'ultra-triathlète Guy Rossi, et la 6e étape entre Mulhouse, ou plutôt Richwiller, et La Planche des Belles Filles. Il convient de noter que le crochet vers Sélestat, insufflé par Christian Prudhomme, patron du Tour, suite à la demande du directeur général d'AG2R La Mondiale André Renaudin (lire L'Alsace du 17 mai), est bien visible. Aux 18 équipes du World Tour assurée d'être au départ, les organisateurs ont aussi invité Total Direct Energie, Arkea-Samsic, Wanty-Groupe Gobert et Cofidis (2e division). Dans l'effectif de cette formation nordiste, Hugo Hofstetter reste en course pour une place sur le Tour. Le Haut-Rhinois a désormais les cartes en main.
G.L.

 

 
 

 

En 10 ans d'existence, le RSA n'a pas endigué la pauvreté

Publié dans le panorama le Samedi 01 juin 2019 à 07:36:46

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En 10 ans d'existence, le RSA n'a pas endigué la pauvreté
 

 
En 2009, deux ans après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, l'entrée en vigueur du Revenu de solidarité active (RSA) instaure un virage significatif dans l'attribution des minimas sociaux.

Fini le revenu minimum d'insertion (RMI). Avec le RSA, il s'agit désormais, dans une société marquée par l'augmentation de la précarité et le développement des salariés pauvres, de lier reprise de l'emploi et aide sociale aux plus démunis.

Le principe de base de ce changement est assez simple : s'assurer que chaque chômeur soit certain d'avoir plus d'argent à la fin du mois s'il reprend un emploi plutôt qu'en restant bénéficiaire de l'allocation de revenu minimum.

Mais ce « parcours d'insertion » peine encore à être mis en place par les départements : fin 2017, 2,1 millions de personnes avaient en théorie droit à un accompagnement, mais 23 % des bénéficiaires n'étaient toujours pas « orientés » au bout de 6 mois, selon le ministère des Solidarités et de la Santé.
La « trappe à pauvreté » existe toujours

De plus, le service statistique des ministères sociaux souligne aussi la « persistance » de ces allocataires, qui peinent à sortir des minimas sociaux comme source principale de revenus : 46 % de ceux qui ont perçu le RSA en 2017 l'avaient déjà reçu sept fois au cours des dix années précédentes.

De quoi étayer les craintes de la gauche et des syndicats, qui s'inquiétaient dès l'origine des risques d'une « trappe à précarité et à bas salaires ».

 

 
 

 

RSA : une décennie et après ?

Publié dans le panorama le Samedi 01 juin 2019 à 07:21:19

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La Ville en débat  Pauvreté
RSA : une décennie et après ?
Près de 25 000 personnes « vivent ou survivent » grâce au RSA dans le Bas-Rhin, rappelle Frédéric Bierry dans une tribune adressée aux DNA . Le président du conseil départemental appelle à repenser ce « rempart contre la grande pauvreté ».
 

 
Frédéric Bierry.
« Adieu le RMI, bonjour le RSA. Il y a tout juste dix ans, le Revenu minimum d'insertion cédait la place au Revenu de solidarité active pour continuer à venir en aide aux personnes les plus démunies. Au-delà du changement de nom, quel bilan peut-on tirer de cette évolution au bout d'une décennie ?
Une dépense publique toujours plus forte

En 2010 en France, plus de 7 milliards d'euros étaient annuellement versés au titre du RSA. En 2017, ce montant est passé à plus de 10 milliards d'euros, dont près de 150 millions dans le Bas-Rhin.

Versée par les Départements, cette allocation représente une part toujours plus importante de leurs budgets. Initialement compensés intégralement par l'État, ces montants ne cessent d'augmenter. Dans le Bas-Rhin, la part restant à la charge du Département dépasse désormais les 50 %.
Une solidarité toujours aussi essentielle

Le "Rmiste" comme on l'appelait naguère n'a de loin pas disparu, il est simplement devenu un bénéficiaire du RSA dans sa nouvelle appellation administrative.

Aujourd'hui, dans le Bas-Rhin ce sont près de 25 000 personnes qui vivent ou survivent grâce à cette allocation. Trop longtemps et trop souvent stigmatisés du fait des abus d'une minorité, ces bénéficiaires sont aujourd'hui accompagnés par des professionnels dans un parcours de réinsertion et contrôlés pour limiter les fraudes et régulariser certaines situations.

Mais peut-on sérieusement envisager de se loger, manger, se chauffer, se déplacer et se vêtir avec seulement 550 EUR par mois sur le long terme ?

Ce rempart contre la grande pauvreté ne permet malheureusement pas de sortir durablement de la précarité. Veut-on d'un simple revenu de subsistance ou alors donner de réelles perspectives d'insertion dans l'emploi à toutes ces personnes ?

Au regard des besoins de la société (vieillissement, solidarité transition énergétique...) toujours plus importants, nous ne pouvons nous priver d'aucun talent.
Un modèle déjà obsolète

Notre modèle doit inciter les personnes à chercher du travail là où les besoins existent : ce n'est pas la fin du travail qui nous guette mais bien la pénurie de compétences.

Comme le RMI, le RSA s'attaque aux conséquences de la précarité mais ne s'attaque ni à ses racines ni à ses causes. Le futur Revenu universel d'activité voulu par le président de la République y parviendra-t-il ? Attention à ne pas remettre les gens dans des cases !
La solution : le circuit court de l'emploi

Plus qu'un revenu, c'est un emploi ou une activité pour tous qu'il faut viser et auquel je crois profondément. C'est en s'inspirant des initiatives locales et des expérimentations comme les "territoires zéro chômage de longue durée" que nous parviendrons à construire des réponses en adéquation avec les besoins des entreprises et des habitants. »

 

 
 

 

Électricité : une hausse contestée

Publié dans le panorama le Samedi 01 juin 2019 à 07:33:25

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Électricité : une hausse contestée
 

 
D'après l'Autorité de la concurrence, EDF va bénéficier d'une « sur-rémunération » et augmenter sa marge réelle de 87 % grâce à cette hausse des tarifs réglementés de l'électricité. Photo Julio PELAEZ
Il y a de l'électricité dans l'air. La hausse de 5,9 % des tarifs réglementés de l'électricité ce samedi 1er juin passe mal. En décembre dernier, le Premier ministre Édouard Philippe avait annoncé un gel des factures d'électricité et de gaz pendant l'hiver, en réponse au mouvement de colère des « gilets jaunes ». Le répit aura été de courte durée. Le gouvernement a décidé de suivre l'avis de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) qui avait recommandé le 7 février dernier une hausse de 5,9 % des tarifs bleus résidentiels et professionnels.

« Pour un foyer qui se chauffe à l'électricité, cela représente 85 euros TTC supplémentaires par an environ, ce qui n'est pas négligeable pour ceux qui ont déjà des difficultés pour régler leurs factures », reconnaît Jean Gaubert, le médiateur national de l'énergie.

Près de 25 millions de foyers bénéficient toujours des tarifs réglementés d'EDF, soit environ trois ménages sur quatre. Les sept millions de foyers qui ont souscrit à une offre à prix de marché n'échapperont pas à la hausse car leurs prix sont indexés sur les tarifs réglementés. Seuls les clients déjà titulaires d'un abonnement à prix fixe seront préservés de la hausse, mais seulement jusqu'à l'échéance de leur contrat.
Lettre ouverte à Macron

Plusieurs associations de consommateurs s'alarment de l'ampleur de l'augmentation, qui pourrait être suivie d'une autre hausse d'environ 1 % le 1er août pour financer le réseau électrique. La CLCV et l'UFC-Que Choisir ont envoyé une lettre ouverte à Emmanuel Macron pour lui demander de revenir sur cette hausse. « En guise de conclusion du grand débat, les consommateurs n'accepteront pas une hausse de 6 % de leur facture d'électricité qui contrevient à la vérité des coûts », écrivent les deux associations.

En effet, cette hausse de 5,9 % s'explique pour moitié seulement par l'augmentation réelle des coûts d'EDF, plombée par une dette colossale et les investissements nécessaires pour l'entretien du parc nucléaire. L'autre moitié est liée à un mécanisme complexe de calcul des tarifs réglementés. Cet hiver, les fournisseurs concurrents d'EDF ont dépassé le plafond de production nucléaire qui leur est réservé pour échapper à la flambée du prix de l'électricité sur les marchés de gros. D'où cette hausse exceptionnelle des tarifs qui va aussi profiter à EDF.

L'Autorité de la concurrence a émis un avis défavorable en observant que l'opérateur historique allait bénéficier d'une « sur-rémunération » et augmenter sa marge réelle de 87 % grâce à cette hausse. Ce surcoût de 600 millions d'euros pour les clients d'EDF est jugé « contraire à la volonté de [...] restituer aux consommateurs le bénéfice de la compétitivité du parc nucléaire ».

Le PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, a proposé de baisser les taxes sur l'électricité. « Quand on paye une facture d'électricité, on paye plus du tiers de taxes. C'est comme si on avait une TVA à 55 %. Il faudrait peut-être réfléchir à moins taxer l'électricité puisqu'elle n'émet pas de dioxyde de carbone », a-t-il plaidé sur Europe 1.
« Aberration fiscale »

La CLCV fait la même proposition. L'association dénonce « une aberration fiscale qui ponctionne indûment le pouvoir d'achat des consommateurs de 1 milliard d'euros par an ». Le gouvernement n'y est pas favorable. Sa seule réponse consiste à élargir le nombre de bénéficiaires du chèque énergie et à revaloriser son montant. Près de 5,8 millions de foyers vont le recevoir cette année, deux millions de plus qu'en 2018. Cette aide d'un montant de 48 à 277 euros permet de payer ses factures de gaz, d'électricité, de chaleur, de fioul ou de bois.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Journée festive pour les arboriculteurs de l'ABCDE

Publié dans le panorama le Samedi 01 juin 2019 à 07:22:46

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Journée festive pour les arboriculteurs de l'ABCDE
 

 
Photo L'Alsace
Les arboriculteurs distingués
Les membres de l'association bernwilleroise ABCDE (Arboriculteurs et bouilleurs de cru de l'Eichholtz), présidée par André Grienenberger, ont récemment inauguré leur verger conservatoire créé il y a 15 ans avec le couper de ruban d'un abri édifié par les bénévoles.

L'occasion aussi de distinguer des membres de l'association en présence de Rémy With, premier vice-président du conseil départemental du Haut-Rhin, de Pierre Schmitt, président de la communauté de communes Sud Alsace Largue, de Philippe Schittly et Mathieu Ditner, respectivement maire et maire délégué de Bernwiller, de Pierre Bader, président de la Fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin, et de son prédécesseur François Kempf.

Le président d'ABCDE André Grienenberger a rappelé l'histoire du verger conservatoire initié fin 2004 (trois ans avant la création de l'ABCDE) sous l'impulsion d'un arboriculteur passionné, Éric Wirth, sur un terrain de 110 ares qui s'était libéré et qui avait été réservé dans ce but par le conseil municipal. Cette même année, avec l'aide financière du conseil départemental, un groupe de bénévoles y a planté une centaine d'arbres hautes tiges. Le verger compte à présent 109 arbres, 57 variétés de pommes, 26 de poires, 3 cognassiers et 23 fruits à noyaux. C'est en 2007 que l'association ABCDE a été créée, avec pour objectifs d'entretenir le verger, de valoriser les fruits, de dispenser des cours de taille, de greffe et d'assurer des animations dans les écoles. L'association compte désormais 72 membres dont bientôt sept moniteurs arboricoles. Le nouvel abri, réalisé avec l'aide financière du conseil départemental, permet d'accueillir dans de bonnes conditions les visiteurs du verger, les participants aux démonstrations de taille, d'assurer la vente de pommes produites sans aucun traitement chimique, etc.

L'inauguration de l'abri a également été l'occasion de remettre des distinctions à certains membres de l'association. La Pomme d'argent a été remise aux membres fondateurs Joseph Schittly, Erika Schittly et Henri Wetzel, tandis que la Pomme d'or a été attribuée au président André Grienenberger qui a aussi été distingué de la médaille de la vie associative.

 

 
 

 

richwiller - La forêt en fête dimanche 2 juin

Publié dans le panorama le Samedi 01 juin 2019 à 07:23:42

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richwiller - La forêt en fête dimanche 2 juin
 

 
Une décharge dans la forêt du Nonnenbruch, en 1991. Photo L'Alsace /DR
Pour son 30e anniversaire, l'association Gaïa propose de découvrir la forêt du Nonnenbruch autrement, avec le soutien de la mairie de Richwiller et du conseil départemental. Ce dimanche 2 juin, entre 10 h 30 et 12 h, aura lieu un apéro-débat avec Jean Seiller, garde-chasse, et Pierre Roldos, garde forestier, dans la salle des Arts et cérémonies, place du Général-de-Gaulle, à Richwiller. Entre 14 h et 17 h 30, sur réservation, seront proposées des promenades découverte encadrées par des animateurs du Cine (Centre d'initiation à la nature et à l'environnement) du Moulin, à Lutterbach, dont Yann Flory fut le premier président. Pour les promenades tout public et les découvertes nature pour les enfants de 6 à 10 ans, deux départs au choix sont prévus : à 14 h et à 15 h 30. Entre 14 h et 17 h, en entrée libre à la salle des Arts et cérémonies, on trouvera des animations, une exposition de photos retraçant les 30 années d'actions en faveur de l'environnement de Gaïa, un coin lecture, des jeux pour les jeunes à partir de 3 ans (mais sous la responsabilité d'un parent) et de la petite restauration. Réservations au 06.70.76.06.31 ou courriel : gaia68120@laposte.net

 

 
 

 

ensisheim - Le PLUi a été adopté

Publié dans le panorama le Samedi 01 juin 2019 à 07:24:32

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ensisheim - Le PLUi a été adopté
 

 
Josée Meyer a été installée comme représentante de la commune de Biltzheim, en remplacement d'Alain Guignot, premier adjoint démissionnaire. Photo L'Alsace /Jean-Marie Schreiber
Il aura fallu près de quatre années pour en arriver là, la décision de prescrire l'élaboration de ce PLUi ayant été prise le 27 octobre 2015. Sa présentation aux élus a été faite, à la demande de Michel Habig, par deux représentants de l'Adauhr, l'Agence départementale d'aménagement et d'urbanisme du Haut-Rhin, Christine Weissbach et Carlo Roli, tous deux chargés d'études à l'agence.

À la suite de quoi, les élus ont arrêté le projet qui fera l'objet d'un affichage au siège de la communauté de communes Centre Haut-Rhin et dans les différentes mairies des communes membres. Il sera aussi transmis aux personnes publiques et organismes consultés. Le PLUi fera encore l'objet d'une enquête publique. « C'est une belle reconnaissance du travail fourni », a estimé le président, Michel Habig.

Mais avant d'en arriver là, Michel Habig a installé Josée Meyer comme représentante de la commune de Biltzheim, en remplacement d'Alain Guignot, premier adjoint au maire de la commune, qui a démissionné de ses fonctions.

Michel Habig a aussi rendu compte de l'utilisation faite de la délégation de compétences pour l'acquisition de bacs pour la collecte des ordures ménagères et pour la conclusion d'une ligne de crédit de 2 500 000 EUR pour une durée d'un an, auprès de la Caisse d'Épargne d'Alsace.

Le conseil a approuvé la délégation de maîtrise d'ouvrage pour les travaux d'aménagement de la rue de Sainte-Croix en Plaine à Niederhergheim pour un montant de 350 000 EUR et le prolongement de la piste cyclable en traverse de la commune de Biltzheim pour un montant de 169 000 EUR, dont 48 302 EUR à la charge de la commune de Biltzheim, le reste étant couvert par des dotations de l'État, de la Région, du Département, du groupement de communes.

L'église de Niederentzen, monument historique, bénéficie d'un périmètre de protection d'un rayon de 500 m, qui s'étend sur la commune voisine d'Oberentzen, d'où la nécessité d'instaurer un périmètre délimité des abords (PDA) se substituant au périmètre de protection de 500 m. Il en est de même pour le périmètre de protection de l'église de Réguisheim.

Deux dossiers de demande de soutien financier dans le cadre du programme d'intérêt général « Habiter mieux » ont été retenus par les services de l'État. Ce qui permet à la communauté de communes d'accorder à chacun un soutien de 500 EUR, auxquels s'ajoutera une aide équivalente du conseil départemental.
Création d'un itinéraire cyclable

Une subvention de 900 EUR a également été accordée à un agriculteur de Niederhergheim pour l'acquisition d'équipements d'irrigation, en l'occurrence d'un groupe motopompe peu bruyant.

La création d'un itinéraire cyclable entre Oberhergheim, Biltzheim, Niederentzen et Oberentzen nécessite une acquisition foncière sur le ban communal d'Oberhergheim, une parcelle de 24 m² au prix de 4 000 EUR.

Le conseil de communauté a encore approuvé le projet de périmètre de fusion du syndicat mixte du Quatelbach - Canal Vauban avec le syndicat intercommunal du Muhlbach, le syndicat intercommunal à vocation unique du Giessen et le syndicat intercommunal de la Blind et du canal de Widensolen au sein d'un nouveau syndicat mixte des cours d'eau et des canaux de la plaine du Rhin. Il a aussi renoncé à sa transformation concomitante en EPAGE.

Enfin, en raison de la réouverture, le 3 juin, de la déchetterie d'Oberhergheim qui proposera de nouvelles filières pour le tri des déchets, un nouveau règlement intérieur des déchetteries a été approuvé. La nouvelle déchetterie sera inaugurée le 29 juin à 10 h 30.
Jean-Marie SCHREIBER

 

 
 

 

concert A la collégiale de Thann

Publié dans le panorama le Samedi 01 juin 2019 à 07:26:20

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concert  A la collégiale de Thann
Jeux en trio
Samedi 15 juin , le grand orgue de la Collégiale Saint-Thiébaut sera à la fête, pour l'inauguration de trois nouveaux jeux. Conrad Zwicky sera à la tribune, en compagnie du violoncelliste Daniel Robert Graf, pour un concert très attendu.
 

 
Dans les entrailles du grand orgue de la Collégiale, Michel Gaillard présente à Catherine Courtois les trois nouveaux jeux qu'il a conçus.
Le 22 septembre 2001, Michel Chapuis inaugurait le chef d'oeuvre de Michel Gaillard. Le facteur d'orgue de la maison franc-comtoise Aubertin avait transformé la transmission pneumatique d'origine du Rinckenbach en utilisant une technique d'avant-garde, l'injection d'air dans les tuyaux par des pistons conçus pour des automates industriels. Michel Chapuis avait apprécié, comme tous ceux qui lui ont succédé aux claviers, la grande réactivité de l'instrument et sa somptueuse sonorité.
Trois jeux typiquesde la facture Rinckenbach

« J'avais prévu 55 jeux de tuyaux. Pour des raisons budgétaires, je me suis limité à 49. Mais sur le sommier, 6 places ont été réservées pour les jeux manquants », raconte le facteur d'orgue. Catherine Courtois, présidente de l'Association pour le rayonnement des orgues de la Collégiale (Aroc) a repris le dossier avec sa pugnacité habituelle. Une souscription sous l'égide de la Fondation de France, une subvention du Conseil Départemental, une dotation de la réserve parlementaire du député Michel Sordi et le soutien de la Ville de Thann ont permis de réunir les 35.000 EUR nécessaires.

« Je tenais à l'unda-maris qui apporte une douceur suave et sensuelle, et au salicional de 8, deux jeux qui sont typiques de la facture Rinckenbach. Le violoncelle de 8 souligne l'effet orchestral. C'est parfait pour l'interprétation des oeuvres du répertoire romantique », précise Michel Gaillard. Pour parachever son instrument, il rêve déjà d'installer parmi la forêt de tuyaux les trois jeux ultimes, un basson de 16, une trompette de 8 et une fugara de 4. « C'est ainsi que l'avait imaginé Francis Bockel, le fondateur de l'Aroc », plaide l'artisan.
Un répertoire romantique

Ces nouveaux jeux, Conrad Zwicky les fera sonner le soir de l'inauguration. L'organiste de la Bühlkirche de Zürich interprétera des oeuvres de Johann Sébastien Bach, Max Reger, Ernest Bloch, Félix Mendelssohn, Josef Rheinberger et Brita Leutert-Falch. Un répertoire romantique rêvé pour le Rinckenbach-Aubertin-Gaillard de la Collégiale. Conrad Zwicky sera accompagné par Daniel Robert Graf. Le violoncelliste affiche des états de services prestigieux. Violoncelliste solo à l'opéra de Frankfort et au Festival de Bayreuth, il est aujourd'hui membre du quatuor Hindemith.
L.G. Samedi 15 juin à 20h. Entrée : 15 EUR (gratuit pour les moins de 14 ans), prévente à la caisse du Leclerc-Culture de Cernay, à l'Office de tourisme de Thann et à la collégiale, dès 19 heures le soir du concert. On peut aussi se procurer les billets sur le site arocthann.com

Samedi 15 juin à 20h. Entrée : 15 EUR (gratuit pour les moins de 14 ans), prévente à la caisse du Leclerc-Culture de Cernay, à l'Office de tourisme de Thann et à la collégiale, dès 19 heures le soir du concert. On peut aussi se procurer les billets sur le site arocthann.com

 
 

 

SOUVENIR Ce dimanche 2 juin 1979 Soldats bleus

Publié dans le panorama le Samedi 01 juin 2019 à 07:19:18

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SOUVENIR Ce dimanche 2 juin 1979
Soldats bleus
Il y a quarante ans, au lendemain de leur triomphe à Lyon, les footballeurs du Racing Club de Strasbourg, qui vient de remporter son premier et unique Championnat de France,traversent les gares d'Alsace en véritables héros.
 

 
Reporter-photographe à L'Alsace, Christophe Meyer est du voyage dans toutes les gares, aux côtés des joueurs... et derrière Gilbert Gress. Il note qu'il y a dans ce cliché toute la force de l'argentique.
Les quais de gare servent à dire « bonjour » ou « au revoir ». Rarement les deux en même temps. Ce dimanche 2 juin 1979 à midi, des centaines de Colmariens se retrouvent en un clin d'oeil sur le quai de la gare de Colmar.

L'info est relayée comme une traînée de poudre. L'impatience est immense, l'excitation à son comble. Pour ceux que les choses du football indiffèrent, la surprise est totale et le déferlement inquiétant.

Il n'y a bien entendu ni service d'ordre, ni protocole, ni carré VIP, ni édiles. La vraie vie avec des vrais gens comme on dit aujourd'hui, loin des effervescences programmées. Les appareils photo sont rares, les portables n'existent pas. Le moment qui se prépare et qui durera trois minutes chrono se range dans nos réserves cognitives. Et il est inoubliable forcément.
Ypfa, le régionalde l'étape, apparaît en premier

C'est un train régulier avec un wagon affrété qui deviendra le « train bleu ». Il s'est arrêté à Mulhouse. Il s'arrête à Colmar et Sélestat avant la grand-messe à Strasbourg où le convoi mettra deux heures à rejoindre la place Broglie dans une liesse difficile à décrire puisqu'elle n'a ni antécédent ni équivalent.

À Colmar comme ailleurs, il s'agit de toucher les mains des héros comme des soldats incrédules au retour d'une campagne inconnue sur qui l'on jette fleurs et baisers. Alors que les cris retentissent (à l'époque il n'y a pas encore de chants), le wagon s'immobilise. Les baies vitrées s'abaissent, les visages apparaissent, les idoles tombent le masque.

On cherche Albert Gemmrich, Dominique Dropsy, Léonard Specht, Joël Tanter. Le bras de Gilbert Gress, metteur en scène de cette épopée sans lendemain (*), est mangé par les doigts de garçons jeunes et vieux au bord des larmes. À l'ouverture du sas, c'est Ypfa (Yves Ehrlacher, natif de Sundhoffen) qui apparaît en premier comme un plaidoyer instinctif pour le régional de l'étape.

La veille au soir, au Stade de Gerland, les « Alsacos » ont fait le job en détruisant l'équipe de Jean Tigana (3-0), après avoir atomisé huit jours plus tôt le PSG (3-0), dans une Meinau en déconstruction et en transe.

Devant les caméras de Michel Denisot, le staff strasbourgeois bégaie, apeuré par les sunlights. Même chez Bocuse durant la nuit, on sent le groupe emprunté.

Les Strasbourgeois veulent à toute vitesse regagner leurs pénates, pour marquer les esprits, réaliser un doublé et entrer dans l'Histoire. Ils n'en auront pas le temps. Huit jours plus tard, alors que des milliers de supporters ont déjà programmé leur voyage à Paris pour la finale de la Coupe de France, le Racing se fait surprendre par l'A.J.Auxerre de Guy Roux (2-2). Les buts à l'extérieur comptent double, comme les baisers sur un quai de gare.
DANIEL UHMANN (*) L'entraîneur quittera le club le 23 septembre 1980 au terme d'une soirée d'émeute à la Meinau.

(*) L'entraîneur quittera le club le 23 septembre 1980 au terme d'une soirée d'émeute à la Meinau.

 
 

 

Travaux autour du Florimont

Publié dans le panorama le Samedi 01 juin 2019 à 07:26:58

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Ingersheim Circulation
Travaux autour du Florimont
 

 
Des difficultés sont à prévoir durant une dizaine de jours, notamment sur la RD 1bis qui permet d'entrer à Ingersheim par le nord.
Des difficultés de circulation sont à prévoir du côté d'Ingersheim du lundi 3 juin au jeudi 14 juin.

Le conseil départemental procédera en effet à des travaux de renouvellement de chaussée au niveau du rond-point dit du Florimont, entre les RD 415, RD 10 et RD 1bis. La route d'Ammerschwihr vers Ingersheim (RD 1 bis) sera fermée du 3 au 6 juin, en conséquence les automobilistes seront invités à suivre un itinéraire de déviation par Ingersheim via la RD 415, la RD 83 puis la RD 11.2.

Des ralentissements sont donc à prévoir et à anticiper notamment aux heures de pointe. Chaque jour, le rond-point est emprunté par environ 25 000 usagers.

 

 
 

 

Les recherches continuent pour retrouver la fillette

Publié dans le panorama le Samedi 01 juin 2019 à 07:43:21

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Les recherches continuent pour retrouver la fillette
 

 
Malgré les recherches de la compagnie fluviale franco-allemande, qui a notamment mobilisé des plongeurs, le corps de l'enfant n'a pas été retrouvé. Les recherches doivent reprendre ce samedi. Photo DNA/Franck Delhomme
À bord d'embarcations pneumatiques, des pilotes de la compagnie fluviale franco-allemande ont repris les recherches dès 9 h - elles avaient été interrompues la veille en début de soirée.

Les enquêteurs sont partis du lieu du drame situé juste avant le barrage de la centrale hydroélectrique de Gerstheim. « Nous avons exploré les rives française et allemande du fleuve entre les deux déversoirs, ainsi qu'en aval vers Strasbourg », précise Nadia Boughani, commandant en second de la compagnie fluviale franco-allemande.

Il s'agit d'une zone d'une vingtaine de kilomètres de long, assez irrégulière puisque l'accident a eu lieu sur le Vieux Rhin, un bras non canalisé du fleuve. Jusqu'en fin d'après-midi, les gendarmes français et les policiers allemands y ont exploré les seuils entre les rives, les replis et les points d'eau. Un hélicoptère a survolé la zone.

Des plongeurs sont venus en renfort dans l'après-midi. « Ils ont effectué des vérifications en aval de la zone, notamment au niveau des enrochements où le corps de la fillette pourrait avoir été retenu », précise le capitaine Boughani.
Un drone en appui samedi

Jeudi en fin de matinée, deux adultes et deux fillettes naviguaient dans un canot pneumatique sur cette portion du Rhin, interdite aux activités nautiques. Un homme de 29 ans et une fillette de 6 ans, qui se trouvaient à bord, sont décédés dans le chavirement de l'embarcation, ainsi qu'un homme de 22 ans du même groupe qui s'était jeté à l'eau pour les secourir.

Dans l'espoir de retrouver la deuxième fillette, les recherches reprendront ce samedi matin. Cette fois, les enquêteurs partiront du sud de Strasbourg, à proximité du pont Pfimlin, pour remonter le fleuve vers le lieu de l'accident. Ni hélicoptère, ni plongeurs ne devraient intervenir mais un drone survolera la zone en appui. G.Le.