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« Je vais me battre pour chaque emploi »

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:23:24

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Politique Un entretien avec le ministre de l'Économie
« Je vais me battre pour chaque emploi »
Nouvelle alerte sur l'industrie française, avec l'annonce de la suppression de mille emplois chez General Electric, pour la plupart à l'usine de Belfort. L'opposition accuse Emmanuel Macron, qui avait traité ce dossier comme ministre de l'Économie, de n'avoir pas tenu ses promesses. Bruno Le Maire répond dans notre journal.
 

 
À ce stade, y a-t-il encore un espoir de revenir sur la suppression de ces mille emplois ?
« Ma volonté est de réduire le nombre total d'emplois concernés et de réduire le plus possible le nombre de départs contraints. Je vais me battre pour chaque emploi. Je m'entretiendrai avec le président de GE, Larry Culp, d'ici la fin de la semaine pour le lui demander clairement. Je ne baisse pas les bras. »
Mais quand on entend votre secrétaire d'Etat dire que vous allez « accompagner le plan social », on a l'impression que vous prenez acte...

« Je prends acte de la décision de restructurer le site de GE Belfort car, jamais, dans les responsabilités que j'ai occupées, je n'ai vendu d'illusions. Ni aux agriculteurs, ni aux ouvriers des entreprises en difficulté depuis mon arrivée à Bercy. Je ne vais donc pas laisser croire que nous pourrions empêcher la restructuration d'une activité dont les commandes ont fortement baissé au cours des dernières années. C'est la réalité... »
Elle est contestée par l'intersyndicale...

« Je suis évidemment ouvert à une discussion approfondie avec elle sur le constat comme sur les solutions. Mais la réalité, c'est que GE vendait une centaine de turbines à gaz en 2008. Elle en a vendu 29 en 2018. Pour autant je crois indispensable de garder une activité sur les turbines à gaz et de sauvegarder le savoir-faire exceptionnel des ouvriers de GE à Belfort. Peut-être y aura-t-il dans quelques années la possibilité de relancer cette activité comme énergie de transition. »
Il avait été compris que vous niiez tout avenir à cette filière...

« Ce n'est pas ce que je pense et ce n'est pas ce que j'ai dit. Il y a, en revanche, une chute des commandes et un développement de plus en plus rapide des énergies renouvelables. Je suis là pour affronter la réalité, pas pour vendre des illusions. »
Le 28 mai 2015, ministre de l'Économie Emmanuel Macron, disait à notre journal que "l'État veille au respect des engagements pris par GE". Selon vous, GE a respecté ses engagements à Belfort ?

« GE n'a pas pu tenir ses engagements en matière d'emplois. Et donc GE a payé ce qu'il devait payer : 50 millions d'euros placés sur un fonds spécial. Je souhaite que la très grande majorité de ce fonds soit consacrée au site de Belfort, qui a le plus souffert de cette incapacité de GE à respecter ses engagements. »
Mais que répondez-vous aux salariés qui se disent "trahis" par ce ministre de l'Économie devenu président de la République ?

« On fait un mauvais procès à Emmanuel Macron. On confond différentes activités du site de GE. Le plan de restructuration concerne l'activité des turbines à gaz, qui sont la propriété de GE depuis 1999. Or, en 1999, Emmanuel Macron n'était pas ministre de l'Économie, et encore moins président de la République. Quant à l'engagement de créer mille emplois, il avait justement été assorti d'une clause de précaution, ce qui était une sage décision du ministre de l'Économie de l'époque, Emmanuel Macron, qui nous permet de disposer aujourd'hui d'un fonds de 50 millions d'euros. »
Comprenez-vous que ce genre de dossiers, et il y en a malheureusement d'autres en France, donne l'impression d'une impuissance du pouvoir politique face aux grandes entreprises ?

« Je comprends l'émotion que ces annonces provoquent et les questions légitimes que se posent les salariés comme leurs familles face à la situation. Je ne conteste pas les difficultés. Mais je conteste l'idée d'une impuissance et surtout d'un abandon. Nous faisons face et nous assumons nos responsabilités. Nous sommes au contraire en train de réussir la reconquête industrielle du pays. Pour la première fois depuis dix ans, la France recrée des emplois industriels. Nous sommes dans la bonne direction, grâce aux décisions courageuses prises par le gouvernement : sur la fiscalité du capital, sur la relance de la bataille culturelle pour les emplois industriels, sur l'investissement dans l'innovation, avec le crédit impôt recherche, et le suramortissement pour la digitalisation et la robotisation... Cette stratégie a aussi un volet européen générateur d'emplois : la filière « batterie électrique » va créer sur trois ans deux mille emplois industriels. Quant à la discussion avec les grandes entreprises, il y a des cas très différents. Certaines entreprises comme Ford ont une empreinte industrielle très faible en France, ce qui limite beaucoup les marges de négociation. Mais GE a une histoire avec la France : GE a quinze mille salariés dans notre pays, et je vais discuter avec Larry Culp pour que la France devienne le centre européen de GE pour les énergies renouvelables. »
Vous avez évoqué mardi à l'Assemblée la diversification du site. Avec quel argent ?

« Je connais Belfort, je suis au côté des élus de Belfort et des salariés. Je suis prêt à tous les efforts pour soutenir la diversification du site. Je pense en particulier à la branche aéronautique : je souhaite que nous utilisions pour cela le fonds de 50 millions d'euros, et que GE y participe aussi. Si GE décide d'investir, je suis prêt à mettre l'équivalent en argent public via la BPI (Banque publique d'investissement, ndlr). Concernant la diversification, nous sommes prêts aussi à mettre de l'argent public sur la filière hydrogène. »
L'annonce du plan est intervenue au lendemain des élections. La réaction naturelle est de penser que vous le saviez avant...

« Nous savions depuis plusieurs mois que GE avait des difficultés dans ses activités gaz. En revanche, c'est librement que GE a pris la décision de faire cette annonce le lundi 27 mai, et nous l'avons appris en même temps que les organisations syndicales. »
En aucun cas vous n'avez demandé à GE de reporter son annonce après les élections ?

« En aucun cas. GE est une entreprise privée qui décide librement de ses restructurations. »
Propos recueillis par Francis BROCHET

La réalité, c'est que GE vendait une centaine de turbines à gaz en 2008. Elle en a vendu 29 en 2018.

Je ne conteste pas les difficultés. Mais je conteste l'idée d'une impuissance. [...] Nous sommes au contraire en train de réussir la reconquête industrielle du pays.

 

 
 

 

À Belfort, un emploi chez GE « en génère deux ou trois »

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:26:51

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À Belfort, un emploi chez GE « en génère deux ou trois »
 

 
Un savoir-faire industriel unique qui génère des emplois de sous-traitance. Photo LER / Lionel VADAM
Au lendemain de ce « mardi noir pour le Territoire de Belfort », le sujet occupe toutes les conversations. Cette annonce risque d'avoir de grosses conséquences sur le tissu industriel.

« D'une manière générale, on estime qu'un emploi dans une entreprise locomotive génère deux à trois emplois », résume Louis Deroin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) du Territoire de Belfort.

« Pour autant, pour l'heure, il est compliqué de faire une projection sur le nombre d'emplois qui seront impactés. Cela dépendra aussi des métiers concernés par ce plan social. Il est clair que s'il cible des personnels proches de la retraite qui pourraient rester dans le Territoire ou des jeunes cadres, l'impact sera très différent. »

Même regard du côté du cluster de la Vallée de l'énergie. Son président, Dominique Balduini, rappelle que sur les quelque 1 500 emplois chez les sous-traitants, « au moins la moitié travaille directement ou indirectement pour GE ».

Depuis le début de l'année, d'ailleurs, la structure s'est penchée sur les conséquences sur l'emploi en cas de coup dur, en réalisant notamment une cartographie en partenariat avec la Région, le Grand Belfort, Pays de Montbéliard agglomération (PMA), et... GE.
Les sous-traitants souffrent déjà

« Depuis début 2018, on observe une baisse de charge chez General Electric », rappelle Dominique Balduini. « Cela représente en moyenne 30 % d'activités en moins pour les sous-traitants. » Plus concrètement, la trentaine de sous-traitants « significatifs », ceux qui font au moins 30 % de leur chiffre d'affaires avec GE, génère 200 MEUR de chiffre d'affaires. « 80 millions le sont avec GE », précise Dominique Balduini. « Or entre 2017 et 2018, ce chiffre a rétréci d'un tiers. Cela a été la première secousse. » L'annonce du plan social en est une seconde.

« Cela deviendra un très gros problème si ce plan n'est qu'une première étape », poursuit Dominique Balduini.

Pour l'heure, la Vallée de l'énergie travaille à une cartographie des compétences. À l'échelle de l'Aire urbaine, « il y a une forte compétence en mécanique, ingénierie. On a aussi des sous-traitants au top niveau en matière de numérique », résume le président. « Le but est de ne pas perdre ces compétences. »

Le nord Franche-Comté a donc des atouts dans les projets de diversification : « Nous sommes dans une région où il y a une culture industrielle importante. Nous pourrons fabriquer plus rapidement un réacteur d'avion ici », résume Dominique Balduini.

« La diversification peut ouvrir de belles opportunités », partage Louis Deroin. Une éclaircie dans un ciel sombre.
Laurent ARNOLD

 

 
 

 

Une ardoise qui s'allonge

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:22:47

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Une ardoise qui s'allonge
 

 
Laurent Bodin

Ford à Blanquefort, Whirlpool à Amiens, Ascoval à Valenciennes, General Electric à Belfort... La liste est déjà longue des camouflets essuyés par l'exécutif depuis le début de ce quinquennat. Le Tour de France de la désindustrialisation n'a pas débuté en 2017. L'industrie, d'ailleurs, ne se porte pas si mal que cela. Elle souffre autant de la faiblesse des commandes que d'une pénurie de main-d'oeuvre due à l'inadéquation de l'offre et de la demande. Il n'empêche que l'État est responsable de ses choix en matière de politique industrielle et doit en assumer les résultats. Présentement, l'accumulation de casseroles commence à se faire entendre bruyamment.

Nul ne peut nier la difficulté pour tout gouvernement à imposer des décisions à une multinationale dans une économie ouverte. L'État comme, d'ailleurs, les collectivités territoriales, ne peuvent cependant se contenter de subventionner les implantations d'un côté, les restructurations de l'autre. Le président de la République, Emmanuel Macron, aime recevoir les patrons des plus grandes entreprises mondiales à l'Élysée. Mettre en avant les atouts du pays n'exonère pas de rappeler aux multinationales qu'elles ont une responsabilité sociale et sociétale.

Le cas de General Electric est d'autant plus choquant que le timing laisse croire que l'annonce a été reportée pour laisser passer les élections européennes. Surtout, le rachat de la branche Énergie d'Alstom par GE était conditionné par des engagements qui ne sont pas tenus. « La faute à un marché qui s'est effondré », avait, dans un premier temps, expliqué Bruno Le Maire. Un ministre de l'Économie que l'on annonçait candidat à un poste de commissaire européen avant le scrutin de dimanche. Ce qui est sûr, c'est que le patron de Bercy parle beaucoup, sur un ton souvent péremptoire, mais sans grand résultat. Or, ce ne sont pas des incantations qui convaincront et contraindront les multinationales à respecter leurs engagements.

 

 
 

 

Fabienne Keller appelle les élus à rejoindre Agir-La Droite constructive

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:50:30

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Fabienne Keller appelle les élus à rejoindre Agir-La Droite constructive
 

 
L'eurodéputée Fabienne Keller. Archives DNA/Christian Lutz-Sorg
Dans une tribune adressée aux élus locaux, la nouvelle eurodéputée strasbourgeoise entend battre le fer tant qu'il est chaud. Avec Antoine Herth, son collègue au comité d'action départemental, ils relaient un appel du comité national d'Agir-La Droite constructive aux élus des territoires à venir rejoindre leur parti.

« Les résultats des élections européennes sont riches d'enseignements et ont conforté notre stratégie : seule l'alliance des pro-européens au sein de la liste Renais-sance a permis de résister, autant que faire se peut, à la montée de l'extrême droite », estime Fabienne Keller. « De très nombreux électeurs de la droite et du centre droit sont allés voter dimanche dernier pour la liste Renaissance. Cela conforte la stratégie de notre parti », appuie l'élue strasbourgeoise.

« Cette volonté de porter un rassemblement constructif pour l'Europe, nous devons continuer de la porter dans et pour les territoires, à chaque fois que nous partagerons des valeurs et des projets en commun », avance-t-elle, avant d'ajouter : « Le comité national d'action d'Agir-La droite constructive a donc décidé de lancer un appel solennel à tous les élus de la droite et du centre-droit à nous rejoindre pour faire vivre dans tous les territoires de France nos idées, nos valeurs et notre positionnement cons-tructif. » Ph. D.

 

 
 

 

Castaner salue le modèle alsacien

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:11:38

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Castaner salue le modèle alsacien
 

 
Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, a été accueilli, ce mercredi à Strasbourg, par Abdelhaq Nabaoui, président du Conseil régional du culte musulman. Photo DNA/Cédric Joubert
Le ministre de l'Intérieur a été accueilli,ce mercredi soir à Strasbourg, par prèsde 70 personnes à la Villa Schutzenberger, dont le maire Roland Ries et les représentants des cultes Mgr Luc Ravel, Christian Albecker, président de l'Union des Églises protestantes d'Alsace et de Lorraine, Harold Weill, grand rabbin de Strasbourg et du Bas-Rhin, Olivier Wang-Ghen (président de l'Union bouddhiste de France, et Abdelhaq Nabaoui, présidentdu Conseil régional du culte musulman, qui l'avait invité à partager un repas de ramadan. Après la rupture du jeûne, le ministre a salué « l'approche constructive qui se bâtità Strasbourg et qui doit être un exemplepour toute la France », même s'il insiste surle fait que « la loi de 1905 doit rester le socle ». Il a souligné en ce sens que le Concordat estun « modèle spécifique qui ne peut être étendu à d'autres cultes et à d'autres territoires ».De plus, « le droit qui s'applique ici rend possible certains projets mais doit conduire à en écarter d'autres, comme celui d'une faculté de théologie musulmane au sein de l'université de Strasbourg ».M.A.-S.

 

 
 

 

Une rectification fiscale pour 21 ministres

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:27:29

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Impôts Gouvernement
Une rectification fiscale pour 21 ministres
Selon la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, la plupart étaient de « bonne foi ». Le montant des « rectifications » est, en moyenne, de 10 788 euros...
 

 
La HATVP a saisi l'Élysée pour le cas de Laura Flessel, ex-ministre des Sports qui a démissionné du gouvernement en septembre.
Le rapport annuel de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) révèle que 21 ministres (sur 35 !) ont eu droit à une « rectification fiscale » en 2018, soit 60 % des membres du gouvernement. Sont concernés ceux nommés en 2017 et pendant le premier semestre 2018.
Un cas problématique

Le montant de ces rappels d'impôts s'élève en moyenne à 10 788 euros par dossier ce qui, avec les pénalités, aboutit à 11 930 euros. Mais il s'agit d'erreurs commises « de bonne foi », comme on en trouve dans tout contrôle fiscal selon l'administration, à l'exception d'un cas. La HATVP a en effet saisi l'Élysée et Matignon au sujet d'un cas de soupçons de fraude, le « premier cas d'information pour non-respect, par un ministre, de ses obligations fiscales ».

Selon Le Canard Enchaîné, il s'agirait de l'ex-ministre des Sports Laura Flessel, qui a démissionné en septembre 2018, officiellement « pour des raisons personnelles ». À l'époque, l'hebdomadaire et Mediapart avaient évoqué des « ennuis fiscaux ».
Trois ministres ont eu droit à des restitutions

En revanche, trois ministres avaient versé trop d'argent et se sont vus restituer 7 740 euros par l'administration fiscale. Un autre grand classique de la vie fiscale souvent lié aux situations familiales évolutives.

Au total, la HATVP a transmis 30 dossiers de responsables publics à la justice, dont ceux de 15 anciens parlementaires en décembre. Dix autres dossiers, concernant les membres du gouvernement nommés depuis septembre 2018, sont toujours en cours d'instruction.

 

 
 

 

Les écolos ont la cote, droite et Insoumis plongent

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:14:43

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Les écolos ont la cote, droite et Insoumis plongent
 

 
Une célèbre chanson du groupe Abba inspirée d'un dicton américain et intitulée « The winner takes it all » (Le gagnant rafle tout) s'applique bien à la vie politique. Les vainqueurs des européennes de dimanche bondissent dans le baromètre mensuel Odoxa/presse régionale/l'Express/France Inter. Et les perdants perdent pied. Ainsi l'écologiste Yannick Jadot prend l'ascenseur, gagnant 20 points en un mois (25 points auprès des personnes de gauche) pour devenir la personnalité politique qui suscite le plus d'adhésion (32 %) et le moins de rejet (25 %). Il est le seul, avec l'éternel Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, qui affiche un bilan positif adhésion/rejet. La présidente du RN Marine Le Pen se hisse à la deuxième place de l'adhésion (28 %) mais reste plus que jamais la championne du rejet (54 %), si l'on met de côté l'exilé volontaire Manuel Valls. Jordan Bardella (RN) suit la même trajectoire que sa cheffe : +8 % d'adhésion, +10 % de rejet. Cela illustre la difficulté du Rassemblement national : il a fidélisé des électeurs mais chez quasiment tous les autres, il reste un repoussoir.

Dans la même logique du vieux proverbe latin « Vae Victis » (Malheur aux vaincus) tout aussi vrai que la chanson d'Abba, les perdants de ce dimanche 26 mai dégringolent. L'adhésion pour le patron de la droite Laurent Wauquiez tombe à 13 % (-5 points) et le rejet envers l'autre grand perdant, Jean-Luc Mélenchon franchit la barre des 50 % : 51 % (+2).

L'opinion ne fait pas confiance aux trois plus virulents opposants au président de la République. Au fait, et sa cote ? Emmanuel Macron reperd les deux points glanés en avril : 30 % des personnes interrogées répondent « oui » à la question de savoir s'il est un bon président, et ce malgré une adhésion plus importante d'électeurs de droite (+6 points). Du coup, les déçus sont désormais plus nombreux sur sa gauche.

Enquête réalisée les 27 et 28 mai sur un échantillon de 980 Français majeurs

 

 
 

 

Brexit : Boris Johnson rattrapé par ses mensonges

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:29:47

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Brexit : Boris Johnson rattrapé par ses mensonges
 

 
Boris Johnson, Premier ministrable dans la tourmente. Photo DANIEL LEAL-OLIVAS/AFP
Le charisme et la fougue de Boris Johnson avaient largement contribué à la victoire du Brexit, lors du référendum de 2016. Ses slogans simplistes, aussi. Comme celui-ci : « Nous envoyons 350 millions de livres (400 millions d'euros, NDLR) à l'UE chaque semaine ! Finançons plutôt notre service de santé publique».

Une affirmation mensongère, qui vaut à celui qui était alors maire de Londres d'être convoqué devant un tribunal. L'accusation souhaite le poursuivre pour faute grave dans l'exercice de ses fonctions, ce qui est passible, en théorie, de la prison à vie.

Boris Johnson, 54 ans, devra se présenter à Londres devant un tribunal pour une audience préliminaire, dont la date n'a pas été communiquée, qui déterminera si l'affaire doit être ensuite renvoyée devant une autre cour pour être jugée.
« Il savait que ce chiffre était faux »

« La démocratie exige un leadership responsable et honnête de la part de personnes occupant des fonctions publiques », avait plaidé jeudi dernier l'avocat Lewis Power, qui représente le plaignant, l'homme d'affaires Marcus Ball, devant le tribunal de Westminster. « Le Royaume-Uni n'a jamais envoyé ou donné 350 millions de livres par semaine », et Boris Johnson « savait que ce chiffre était faux ».

Le chiffre contesté de 350 millions de livres ne prend notamment pas en compte le rabais britannique obtenu en 1984 par l'ancienne Première ministre Margaret Thatcher. De leur côté, les avocats de l'ex-ministre ont dénoncé un « coup politique ».
Le barrage anti-Farage

L'homme joue gros, lui qui est favori pour succéder à Theresa May, Première ministre qui quittera ses fonctions le 7 juin. Elle partira lorsque le parti conservateur, auquel appartient Johnson, lui aura choisi un successeur. Selon le blog « ConservativeHome », l'homme à la célèbre tignasse blonde est actuellement soutenu par 26 députés conservateurs dans sa course au pouvoir. Au sein des Tories, il semble le seul à pouvoir concurrencer Nigel Farage et son parti du Brexit, grands vainqueurs des dernières Européennes, avec 31 % des voix.

Pour convaincre les Brexiters de le soutenir, Boris Johnson a affirmé que lui, Premier ministre, le Royaume-Uni quittera l'UE, « accord ou pas », le 31 octobre. Reste à savoir si d'ici là il ne sera pas rattrapé par ses ennuis judiciaires.

 

 
 

 

Politique Protection de l'enfance Mieux se coordonner pour mieux protéger

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:09:54

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Politique Protection de l'enfance
Mieux se coordonner pour mieux protéger
Adrien Taquet, secrétaire d'État chargé de la Protection de l'enfance, était ce mercredi à Strasbourg avec l'objectif d'améliorer la prise en charge des enfants les plus vulnérables.
 

 
Au Foyer Notre-Dame, Adrien Taquet a échangé avec des enfants confiés au Département et deux familles qui accueillent ces mineurs non accompagnés.
« Il faut arrêter de partir des structures. Il faut partir des personnes et élaborer avec elles des parcours, autrement on crée des ruptures, explique Adrien Taquet, secrétaire d'État chargé de la Protection de l'enfance. Pour les enfants pris en charge dans le cadre de l'aide sociale à l'enfance, on compte en moyenne six ruptures, avec des changements de lieux, et douze, s'il faut également traiter des problèmes de comportement. C'est de la maltraitance. Il faut coordonner et sécuriser cela dans l'intérêt supérieur de l'enfant. »

Avant d'annoncer en juillet son Pacte national pour la protection de l'enfance (lancé en mars à la suite d'une phase de concertation), Adrien Taquet visite des départements et associations engagés dans la protection de l'enfance aux côtés de l'État. Le secrétaire d'État s'est ainsi rendu ce mercredi à Strasbourg à l'Institut thérapeutique éducatif et pédagogique (Itep) des Mouettes de la fondation Vincent de Paul puis au Foyer Notre-Dame, en compagnie du président du Conseil départemental 67, Frédéric Bierry, chargé du pilotage d'un groupe de travail sur la politique publique de protection de l'enfance.

Selon lui, l'Agence régionale de santé, un établissement de l'État, et le Département, qui a la compétence de l'aide sociale à l'enfance depuis 1983, doivent « développer une prise en charge conjointe » pour éviter les manques dans les accompagnements. « Il faut partir de la personne », insiste Adrien Taquet.
Cherche familles d'accueil

Au Foyer Notre-Dame, le secrétaire d'État s'est fait présenter le Réseau d'accueil solidaire : un dispositif innovant d'accompagnement et d'accueil de mineurs non accompagnés (13 à 16 ans), confiés au Département et hébergés dans des familles. Ce Réseau a été mis en place en juin 2017 par l'association Foyer Notre-Dame, qui accompagne et/ou héberge chaque jour à Strasbourg et Illkirch-Graffenstaden près de 1 000 personnes, demandeurs d'asile, réfugiés, etc.

Depuis la création du Réseau, 29 jeunes de douze nationalités ont été accompagnés et 21 sont hébergés dans des familles d'accueil. « Cinq familles sont en cours d'agrément et nous en cherchons d'autres car notre objectif est d'accompagner trente-sept jeunes en 2019 », indique Agnès L'Hermitte, chargée du pôle jeunesse.

« J'ai voulu héberger un enfant par humanisme et aussi en réaction à ceux qui disent stop aux migrants. Je suis une vraie Alsacienne et je n'ai pas été élevée comme cela. Pendant la guerre, ma famille avait hébergé un prisonnier polonais », témoigne une habitante de Lembach qui accueille depuis Pâques une Géorgienne de 14 ans. « Elle a fui la pauvreté et l'instabilité de son pays. Elle est arrivée en France à l'âge de 13 ans et a un niveau de français impressionnant. Elle est très motivée, participe aux tâches. Elle vient d'apprendre à faire du vélo. C'est gratifiant. »
J.F.C.

 

 
 

 

2018, l'année la moins meurtrière

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:28:10

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2018, l'année la moins meurtrière
 

 
Pour la Sécurité routière, les bons chiffres de l'accidentologie s'expliquent notamment par la mise en place du 80 km/h. Photo Julio PELAEZ
La mortalité routière a reculé de 5,3 % en France en 2018, avec 3 488 personnes tuées, selon un bilan définitif présenté ce mercredi par la Sécurité routière.

Le nombre de blessés et d'accidents corporels enregistrent des baisses comparables. « 2018 est pour l'instant l'année la moins meurtrière sur nos routes de l'histoire », s'est félicité Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière, lors d'une conférence de presse à l'hôpital de Garches, dans les Hauts-de-Seine.

« Ce chiffre fait plaisir car, à la fin, cela veut dire beaucoup moins de douleur », a ajouté Emmanuel Barbe qui devait ensuite rencontrer des accidentés de la route. Le bilan est d'autant plus satisfaisant, selon la Sécurité routière, que le trafic routier a augmenté d'au moins 7 % depuis 2013, année du précédent record.
Les jeunes restentles plus exposés

Dans le détail, on déplore 3 248 victimes en métropole, dont une moitié d'automobilistes. La mortalité de ces derniers connaît toutefois une baisse significative (1637 tués, -7 %), de même que celle des motards (627 tués, -6 %). La tendance à une augmentation de la mortalité des cyclomotoristes, 50 cm3 et en dessous (133 tués, +14 %) est toutefois confirmée. On comptabilise également 175 morts chez les cyclistes (+1 %) et 471 chez les piétons (-3 %), pour moitié des seniors.

Même si la situation s'améliore, les jeunes (18-24 ans) restent toujours les plus exposés. Par rapport à la moyenne nationale, ils ont deux fois plus de chances d'être tués dans un accident de la route. «Les victimes d'accidents de la route sont dans trois-quarts des cas des hommes jeunes, qui auront des difficultés de réinsertion suite à leur hospitalisation et qui garderont des séquelles à vie », a précisé le Dr Caroline Hugeron, du service de réadaptation de l'hôpital de Garches.
Merci les 80 km/h ?

Au risque de faire grincer quelques dents, la sécurité routière a attribué ces bons résultats à l'abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur 400 000 kilomètres de routes secondaires. Cette mesure, en vigueur depuis juillet 2018, a permis de sauver 127 vies sur les six derniers mois de l'année, estime la Sécurité routière, qui regrette un décrochage à partir de novembre - phénomène qu'elle attribue à la dégradation de radars dans le sillage des manifestations des gilets jaunes. Vivement contesté par des associations d'automobilistes et de motards ainsi que par certains élus, le 80 km/h est considérée comme l'un des détonateurs du mouvement social.

Jusqu'alors inflexible, le Premier ministre, Édouard Philippe, ardent défenseur de la mesure, a toutefois ouvert la voie mi-mai à des dérogations locales. Ainsi, à partir de lundi, le projet de loi d'orientation des mobilités (dit LOM) sera examiné en première lecture à l'Assemblée nationale, avec un amendement permettant aux présidents de conseils départementaux de relever la vitesse maximale autorisée à 90 km/h sur certains axes qu'ils gèrent.

Dans son bilan, la Sécurité routière souligne qu'en 2018, 62 % des accidents mortels en métropole ont eu lieu hors agglomération - « un pourcentage parmi les plus élevés d'Europe ». Neuf accidents sur dix se sont déroulés sur des axes à double sens sans séparateur central. Justement ceux visés par le 80 km/h.

 

 
 

 

tgv - La desserte du sud de la France va être améliorée

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:48:36

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tgv - La desserte du sud de la France va être améliorée
 

 
Dans un communiqué, la région Grand Est annonce des « avancées importantes », « actées avec la SNCF », pour la desserte du sud de la France à partir de 2020, avec chaque jour :

? le retour d'un TGV matinal vers le sud, à partir de Metz (6 h), Strasbourg (7 h) et Mulhouse (8 h) ;

? la création d'un aller-retour en TGV entre Nancy et Nice, via Strasbourg ;

? le retour d'un troisième aller-retour vers Marseille, pour Strasbourg, Metz et Mulhouse ;

? le retour d'un aller-retour Luxembourg-Marseille ;

? l'accroissement de l'offre vers Montpellier pour Mulhouse, avec deux allers-retours (contre 1,5 en 2019 et un en 2018) ;

? le maintien de l'expérimentation Nancy-Lyon, via LGV (Marne-la-Vallée), avec un temps de parcours de 3 h 40, et une modifica-tion horaire dans le sens Nancy vers Lyon.

Selon la région, ces annonces s'entendent avec un « maintien des tarifs TGV à l'identique ».

 

 
 

 

cinema « Éduquer le regard »

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:45:34

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cinema « Éduquer le regard »
 

 
L'équipedu Recit (Réseau Estcinémaimage ettransmission), autour desa directriceStéphanieDalfeur.

Photo L'Alsace/ Jean-Marc Loos

« On a changé de nom, de territoire et de membres », indique Stéphanie Dalfeur, la directrice de Recit (Réseau Est cinéma image et transmission), anciennement Alsace Cinéma. Un changement pour répondre à ce qu'on pourrait appeler une crise existentielle de cette structure, créée il a tout juste vingt ans, dont la vocation tourne autour de l'éducation aux images.

Avant l'été dernier, Alsace Cinéma fédérait uniquement les salles de cinéma indépendantes sur la « petite » région Alsace. À savoir toutes les salles, hormis celles liées à de grands groupes (UGC Ciné Cité à Strasbourg, CGR à Colmar, Kinepolis à Mulhouse, Pathé à Brumath), soit 32 salles municipales, privées ou associatives. L'association « déployait » pour elles des dispositifs d'éducation à l'image pour les écoles, collèges et lycées, ainsi que pour les jeunes non scolarisés - centres socioculturels, prisons, banlieues... - à travers le dispositif Passeurs d'images.

L'association gère aussi le festival de cinéma en langues germaniques Augenblick. Elle organise des formations et propose de l'aide à la programmation notamment en permettant à des salles de mutualiser les copies pour les obtenir en sortie nationale. « Tout cela afin que les salles puissent diversifier leur offre et proposer une éducation au regard », ajoute Stéphanie Dalfeur.
« On tournait à vide »

En 2016, Alsace Cinéma avait obtenu le label de Pôle régional d'éducation aux images. « C'est une reconnaissance, comme une médaille, qui signifie que notre expérience fait de nous un partenaire incontournable et un centre de ressources. Que vous soyez un étudiant, une société de production, une salle..., on est capable de répondre à vos questions ou de vous orienter. »

Malgré ce label validant le travail effectué, Alsace Cinéma avait ressenti un coup de mou. « En vingt ans, on a développé énormément de projets. Mais le cinéma a besoin de travailler avec des jeunes, des seniors, des associations... En vase clos, ça ne fonctionnait plus ! Avec toujours les mêmes personnes, qui sont épuisées à force d'être sollicitées , on tournait à vide. On avait donc besoin de se renouveler car l'association se nourrit des besoins de ses partenaires. Et puis le mélange des genres fait tomber les clichés. » D'où l'idée d'ouvrir la structure à davantage d'acteurs.
Nouveaux venus, nouveaux projets

Le changement a été acté au cinéma La Passerelle de Rixheim en juin 2018. Recit agit désormais dans tout le Grand Est. Et fédère potentiellement toute société, association ou individu qui veut développer la culture de l'image sur son territoire. Depuis l'an dernier sont arrivés l'Apage (Association des producteurs audiovisuels du Grand Est), la Safire (Société des au-teurs du Grand Est), Tôt ou t'art qui oeuvre dans le social et le culturel. Ou encore Mira (Mémoire des images réanimées d'Alsace), qui récupère les films en 16 mm dans les greniers. Avec elle a été mise en place une nouvelle action : « En octobre dernier, Mira a récolté d'anciennes bobines de films amateurs. On a proposé aux gens de venir déposer les bobines dans dix salles de cinéma. » Nouveau projet aussi avec un autre petit nouveau, les Films du Spectre, qui organise le Festival européen du film fantastique à Strasbourg. « On a pris en charge une partie du programme et on permet à des salles du réseau de projeter certains films. »

Recit fonctionne avec six employés à temps plein, dont deux s'occupent du festival Augenblick, et un budget de 500 000 EUR par an (50 000 EUR de bénéfice du festival Augenblick et des subventions de la Drac, la région, le département). L'association dispose aussi de matériel qu'elle prête gratuitement aux professionnels pédagogiques : un caméscope, cinq tablettes, une mallette cinéma, une mallette son, une table mashup... Tout cela pour éduquer le regard : « Le cinéma, ce n'est pas que la sortie avant Noël, c'est comme un cours de maths ou de géo. On apprend, on apporte un regard sur l'art... » Annick WOEHL

 

 
 

 

Mieux connaître les tiques

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:51:21

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Mieux connaître les tiques
 

 
Lors des sorties, il faut mettre des vêtements clairs, avec pantalons longs et manches longues.

Archives L'Est Républicain/Ludovic Laude

« Je pensais que les tiques tombaient des arbres et qu'elles provenaient des oiseaux migrateurs », confie Hélène, employée à l'Écomusée d'Alsace. « Moi, je croyais qu'elles ne piquaient qu'en été », avoue Lamia, responsable de l'accueil des Scouts musulmans de France.

Les idées préconçues sur les tiques sont nombreuses, y compris chez des personnes qui peuvent être régulièrement à leur contact. C'est pourquoi la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale du Grand Est (DRDJSCS, ex-Jeunesse et Sports) a lancé un cycle de cinq formations autour des tiques, à destination des acteurs du mouvement sportif et des accueils collectifs éducatifs de mineurs (Acem). « C'est la première fois qu'on fait ça. On cherche à faire évoluer le niveau de connaissance sur la prévention, les piqûres et leurs conséquences », résume Daniel Fieux, de la DRDJSCS.
Communiquer sans effrayer

La première session de formation, lundi dernier à Sélestat - la seule en Alsace -, a réuni une vingtaine de volontaires désireux d'en savoir un peu plus sur cette petite bête qui véhicule pas mal de cochonneries. On songe bien évidemment à la maladie de Lyme, « mais la tique peut transmettre 38 souches de bactéries différentes, des virus et des parasites », énumère Julien Marchand, du centre permanent d'initiatives à l'environnement (CPIE) de Nancy-Champenoux. Et inutile de se rendre au fin fond d'une forêt pour être piqué : près d'un tiers des piqûres enregistrées dans le cadre du programme CiTique (lire ci-dessous) sont issues de parcs ou jardins privés.

Comment, dès lors, communiquer autour de la tique sans déclencher de paranoïa susceptible de confiner la population chez elle ? « En ayant une meilleure connaissance, martèle Daniel Fieux. Et on compte sur les personnes qui seront formées ces prochains jours pour partager autour d'elles le savoir qu'elles auront acquis. L'idée, c'est de former des formateurs, en somme. »

Une plus grande coordination autour de cette problématique est également attendue. Lors d'un travail en atelier au cours de la formation, les volontaires ont constaté que le degré d'information sur la tique varie énormément d'une région à l'autre en France.

Par ailleurs, au cours des discussions, les personnes travaillant dans des structures d'accueil de mineurs ont également fait remarquer que l'application de répulsif ou de désinfectant, conseillée lors d'une sortie nature (lire encadré) leur est interdite et que l'inspection des enfants après une sortie, notamment sur certaines zones du corps, peut s'avérer délicate. La DRDJSCS et l'ARS travaillent actuellement à l'élaboration d'un guide de recommandations pour per-mettre aux animateurs d'intervenir à bon escient.
Des idéespour améliorer la lutte

L'inscription d'une piqûre de tique sur le carnet de santé ou l'intégration d'un volet spécifique sur les tiques lors des formations aux premiers secours sont quelques-unes des idées qui ont été soulevées lundi pour tenter d'améliorer la lutte contre les risques engendrés par les tiques. « Changer les habitudes met du temps », sourit Julien Marchand.

Pour Olivier Gosset, responsable du groupe local des Scouts de France à Obernai et forestier - donc doublement concerné par les tiques -, il devient urgent de réagir. « J'ai été plus sensibilisé en tant que forestier que comme accompagnateur de jeunes... On est en retard par rapport à d'au-tres pays européens même si on commence à s'y mettre. Il est temps car c'est un vrai problème de santé publique ! » Florent ESTIVALS

 

 
 

 

Le transfrontalier à l'épreuve du risque

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:46:14

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Le transfrontalier à l'épreuve du risque
 

 
Les citoyens s'inquiètent, interpellent les médias et appellent à la révolution. L'équipe du préfet affirme que la situation est sous contrôle et qu'il convient de patienter. Les services de santé tentent de trouver des alternatives dans l'urgence... De quoi s'agit-il ? Du scénario échafaudé lors d'un jeu de simulation interactif. L'objectif : tester les compétences interdisciplinaires des participants - salariés d'entreprises, agents du département, étudiants... - répartis en différents groupes d'acteurs - citoyens, autorités, médias, etc. - en cas de situation de crise. En l'occurrence, une panne totale d'électricité provoquée par la centrale nucléaire de Fessenheim dans le Rhin supérieur, soit une zone de 350 km de longueur allant de l'Allemagne à la Suisse en passant par la France.

« Ce n'est pas complètement absurde d'imaginer qu'une grande panne comme ça puisse se produire ici », souligne Björn Brömmelsiek, coordinateur pour l'université de Fribourg-en-Brisgau. Il est le concepteur de ce jeu dont le nom, « Blackout : un risque maîtrisé ? », illustre la problématique au coeur de la réflexion.
Maîtrise des langueset des différences systémiques

C'est notamment pour encourager la recherche sur la notion du risque et vulgariser cette thématique auprès du grand public qu'une journée a été organisée récemment au Forum de Saint-Louis, dans le secteur tout désigné des Trois Frontières. Aux manettes de l'événement, le professeur Serge Neunlist, vice-président des relations transfrontalières de l'université de Haute Alsace (UHA), vice-président Eucor-Le campus européen - un groupement de cinq universités issues de trois pays - et membre du directoire du projet Interreg Graduate Academy Serior (lire encadré), avec le centre de compétences de Haute-Alsace NovaTris, en collaboration avec la collectivité Saint-Louis agglomération.

Accident de contamination de l'eau, matière toxique diffusée dans l'air, incendie à cheval entre deux frontières... Peu importe le scénario. L'exercice présenté sous forme de jeu de rôles démontre concrètement que si un danger menaçait le secteur, la gestion transfrontalière serait complexe à organiser.

C'est en ce sens que les universitaires oeuvrent : pour rappeler la nécessité de maîtriser les langues, d'apprendre à connaître les différences systémiques. « Pour des situations basiques, comme lorsque des pompiers français sont appelés à intervenir en Allemagne et qu'ils doivent être en mesure d'utiliser les bouches à incendie qui ne sont pas les mêmes des deux côtés de la frontière », suggère par exemple Johann Chalmel, responsable de pôle chez NovaTris.
Contradictionentre bien individuel et bien collectif

Alors que la quinzaine de participants tente, chacun dans son rôle, de faire face à la situation d'urgence, le concepteur du jeu confie : « Il n'y a pas de solution clé. Par contre, ce dont les gens vont se rendre compte à la fin, c'est que le jeu est basé sur la contradiction entre le bien individuel et le bien collectif. »

En effet, chaque acteur reçoit au fil des phases du jeu une information personnelle quant à son personnage et peut choisir de « réagir » ou d'« ignorer ». La première fois que le concept a été testé, Björn Brömmelsiek a constaté que plus les gens manquaient d'informations, plus ils optaient pour des décisions allant dans le sens de l'intérêt personnel. Au-delà de la coopération transfrontalière, c'est donc bien l'enjeu de l'individu et du collectif qui est ici mis en exergue. Une dualité inhérente à toute situation de crise.

Si l'exemple du black-out est ici au centre de l'opération, la notion de risque couvre un large champ, comme le rappelle Johann Chalmel, « avec des problématiques allant du décrochage scolaire à la menace chimique en passant par la vidéosurveillance... L'idée est de permettre aux chercheurs de se rencontrer et de proposer des leviers d'action. »
Caroline ANFOSSI

 

 
 

 

La première pierre d'une nouvelle résidence services

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:13:20

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La première pierre d'une nouvelle résidence services
 

 
La cérémonie officielle de la pose de la première pierre a eu lieu le mardi 21 mai.

Photos L'Alsace/Vincent Voegtlin

La construction d'une résidence services seniors de 120 logements sur une surface de plancher totale de 7510 m² a démarré depuis un an et demi sur le site du Nouveau Bassin. Un projet mené en partenariat avec la Ville de Mulhouse, qui compte sur l'attractivité d'un quartier aux multiples atouts : bonne desserte routière (autoroute A36, jonction A35), proximité des transports en commun (bus et tram), lien avec le centre-ville, etc.
« Remettre les gens dans le neuf »

Le projet s'inscrit dans la démarche Mulhouse diagonales qui se propose de rendre la ville à l'eau et à la verdure. Les futurs résidents du Jardin d'Edo pourront apprécier la vue sur les bassins et les espaces verts alentour. La résidence sera construite en L afin que chacun puisse profiter d'un cadre optimal.

Le choix d'une résidence services seniors répond à l'initiative Mulhouse ville amie des aînés, dont la volonté est de remettre les seniors au centre des préoccupations en les intégrant à la vie mulhousienne par le biais de projets divers.

La Ville espère également maximiser leur confort. La résidence mêlera ainsi lieux de vie et espaces de sociabilisation en proposant restauration, animations et salle de gym. Le but étant de « remettre les gens dans le neuf », explique Arnaud Ferrière, directeur général de Nexity immobilier résidentiel Est, le promoteur de ce programme.

Le projet s'inscrit aussi dans la volonté de transformer le Nouveau Bassin pour en faire un quartier attractif en entrée de ville, en lien avec le centre-ville et les structures culturelles présentes (Filature, Kinepolis).

La maire Michèle Lutz a souhaité « un très bel avenir » à ce projet, avant de poser la première pierre de cet édifice en compagnie d'Arnaud Ferrière, de Julien Claude, directeur promotion Est du groupe Aegide Domitys (exploitant de ce programme), Patrice Genre, président de la Française (investisseur), et Philippe Maitreau, président de Citivia SPL (aménageur).
Victor REVEILLON

 

 
 

 

mission locale - Coup de pouce pour l'emploi

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:38:15

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mission locale - Coup de pouce pour l'emploi
 

 
La découverte du travail en entreprise fait partie du programme. Le 14 mai dernier, quatorze jeunes ont découvert la société colmarienne Rauschmaier (lire ci-dessous). Claude Marbach, conducteur de travaux, leur a expliqué le travail de calorifugeur sur le chantier du nouveau gymnase du Grillenbreit. Photos L'Alsace/Christelle Didierjean
Le territoire de la Mission locale du Haut-Rhin Nord Colmar Guebwiller s'étend sur 128 communes. De la région de Ribeauvillé, au nord, à celle d'Ensisheim, au sud, en passant par les localités des bords du Rhin. Son siège est situé rue de la 5e Division-Blindée, à Colmar, mais elle possède deux antennes, l'une, dans le quartier Europe (5a, rue de Zurich), l'autre, à Guebwiller, ainsi que douze permanences. Une implantation géographique qui lui permet d'être au plus proche d'un public qui n'a pas forcément les moyens de se déplacer.
« On peut s'inscrire sur les réseaux sociaux »

L'an passé, les jeunes ont bénéficié de 17 281 entretiens individuels ou collectifs. « Entre 2016 et 2018, nous avons constaté une baisse des premiers accueils. Aujourd'hui, leur nombre se stabilise voire augmente légèrement. C'est une tendance générale en France ». Depuis l'an dernier, la Mission locale multiplie les initiatives en faveur de la génération Z. « Désormais, on peut s'inscrire sur les réseaux sociaux ou sur internet », précise Christel Laffite-Mayer, directrice de la Mission locale qui est présidée par Céline Wolfs-Murrisch.

2019 verra la rénovation de l'accueil. Réalisés avec le concours financier de la région Grand Est, les travaux contribueront à conférer au lieu une ambiance plus « cocooning ». De nouveaux espaces dédiés au coworking ou au numérique seront aménagés.

En 2015, la mission locale du Haut-Rhin a été choisie pour expérimenter la Garantie Jeunes, ouverte aux 16-25 ans et généralisée sur tout le territoire deux ans plus tard. Christel Laffite-Mayer explique son fonctionnement : « C'est la modalité la plus renforcée dans l'accompagnement. Elle dure douze mois. Le premier mois se déroule en collectif tous les jours, ici ou chez un de nos partenaires. Après, les jeunes suivent au moins un rendez-vous individuel par semaine. »
« Inciter les lycéens à ne pas décrocher »

Les statistiques sont éloquentes : les résultats sont supérieurs aux chiffres enregistrés à l'échelle nationale. Sur les 152 jeunes concernés en 2017-2018, 34, 5 % sont « en sorties positives ». 83 d'entre eux, par exemple, ont trouvé un emploi, essentiellement de courte durée et 47 une formation. « La Garantie Jeunes a été mise en place pour les jeunes en grande précarité. L'objectif est l'emploi, mais aussi leur sécurisation par rapport au logement, à leur vie quotidienne ». Bien souvent, l'accompagnement est aussi social.

L'an passé, la Mission locale a lancé deux nouveaux dispositifs. L'accompagnement approfondi à l'orientation, également financé par la Région, a réuni 75 jeunes. L'initiative pour l'emploi des jeunes, subventionnée par des fonds européens, a facilité l'accès à l'emploi de 55 personnes. Depuis trois mois, une permanence a été installée au lycée Blaise-Pascal, en association avec le centre d'information et d'orientation « afin d'inciter les lycéens à ne plus décrocher ». Une dizaine de jeunes y ont montré de l'intérêt. « L'idée est d'étoffer ce dispositif en le développant sur l'ensemble des lycées professionnels, peut-être privés aussi, ainsi qu'à l'IUT ».
« Promouvoir l'alternance car c'est une voie d'excellence »

Tous les mois, les personnes accompagnées sont invitées à découvrir différents métiers grâce à des immersions en entreprise, organisées dans le cadre de l'opération Osez votre avenir. « Nous essayons de promouvoir l'alternance car c'est une voie d'excellence ».

La Mission locale compte 27 salariés, des conseillers en insertion professionnelle pour la plupart. « Il serait intéressant de pouvoir travailler avec plus d'éducateurs spécialisés ». Pour l'instant, il n'y en a qu'un seul, intervenant une fois par semaine. À cela s'ajoute le travail effectué dans le quartier Europe avec l'association de prévention spécialisée. La démarche de l'éducateur - entourer les jeunes en grande difficulté - complète parfaitement celle des spécialistes de l'insertion.
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

L'option japonais maintenue

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:38:50

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L'option japonais maintenue
 

 
Dès que la nouvelle est tombée, mardi, les 70 élèves de japonais ont fêté ensemble le maintien assuré de l'option japonais à la rentrée prochaine au lycée Bartholdi. Photo L'Alsace/Marie-Lise Perrin
L'euphorie était palpable mardi 28 mai au sein de la « famille » japonisante du lycée Bartholdi à Colmar. À l'heure du déjeuner, les 70 élèves se sont réunis pour fêter la bonne nouvelle tombée le matin même : l'option sera bien maintenue à la rentrée prochaine.

« Notre pétition a dépassé les 1300 signatures » se félicitait Eline, Maggie et les autres, heureux de voir que leur sort a ému au-delà des frontières de l'Alsace. « Elle a été relayée jusqu'à Orléans, la Normandie ou le Sud de la France, par d'autres lycées qui font du japonais ou par des anciens élèves ».
Les élèves de Seconde aussi

Les élèves craignaient de la voir disparaître à la rentrée prochaine (notre édition 19 mai), victime de la réforme du lycée. Lors des portes ouvertes, l'option était en effet présentée comme confirmée pour les 1re et les Terminales, mais pas assurée d'ouvrir au niveau Seconde en raison d'un manque d'heures disponibles.

En cause, la réforme du lycée qui n'autorise plus qu'un seul enseignement optionnel, en plus du latin (langue et culture de l'Antiquité). Ce qui met automatiquement en danger les langues vivantes 3, dont le japonais fait partie. Hier (mercredi 29 mai), le rectorat assurait que l'offre n'avait « jamais été menacée ».
Mesure d'aide du rectorat

« Nous sommes en alerte sur les effets de la réforme, et travaillons avec les établissements dans le cadre d'une procédure d'aide à la mise en oeuvre de la réforme » tempérait, ce mercredi, Philippe Guilbert, chargé des relations internationales auprès de la rectrice.

Reste qu'il manquait six heures pour boucler les emplois du temps du japonais à Bartholdi à la rentrée prochaine (notre édition du 19 mai). Six heures qui ont été trouvées « grâce à une mesure d'aide du rectorat et un effort de réorganisation interne de l'établissement » annonce Philippe Guilbert. Un travail conjoint qui permet de maintenir cette option dans le Haut-Rhin (il existe aussi un cursus japonais dans le Bas-Rhin) et, plus largement, d'alimenter le département d'études japonaises de l'université de Strasbourg. « C'est le deuxième au plan national en termes de nombre d'étudiants » note Philippe Guibert, qui y a trouvé un argument pour soutenir le japonais à Colmar car « la réforme du lycée vise à la poursuite d'études. Il était donc normal d'assurer une continuité avec le lycée ».
Marie-Lise PERRIN

 

 
 

 

Des pros du volley au Phare

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:16:42

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Des pros du volley au Phare
 

 
Magali Magail, la manager générale de l'équipe pro A de l'ASPTT Mulhouse-volley, les autres membres du staff et les joueuses ont transmis leur passion en s'adaptant aux difficultés des jeunes.  Photo L'Alsace /J.N.
« Nos animations étaient plutôt réservées, au départ, à des clubs de volley mais depuis quelques années nous souhaitons faire connaître notre sport à un public plus large », expliquait dernièrement Didier Kieffer, responsable de la formation à l'ASPTT. De fait, une quarantaine d'enfants et d'adolescents atteints de déficience sensorielle ou dysphasiques ont saisi l'occasion de s'inscrire à cette animation organisée à l'institut du Phare à Illzach, dans le cadre des Mercredis sportifs du conseil départemental du Haut-Rhin.
Adaptation naturelle

« Pour ces jeunes, c'est une grande chance de rencontrer des joueuses professionnelles », se réjouissait Jérôme Bouillet, le directeur-adjoint du Phare. « Elles étaient déjà venues il y a deux ans, j'espère que cela se passera pareil parce qu'il y avait vraiment une bonne ambiance », glissait Marwa, un peu avant l'arrivée des sportives. « C'est vrai, il y a eu beaucoup de respect de la part des joueuses parce qu'elles se sont adaptées à nos handicaps », ajoutait Mélopée. Mais voilà qu'une haie d'honneur se forme et qu'une salve d'applaudissements retentit dès l'apparition des dix filles de l'ASPTT et du staff comprenant notamment Magali Magail, manager général.
Une passion partagée

Une fois les présentations terminées, avec l'aide parfois des traducteurs en langue des signes, l'échauffement peut commencer pour tous. Valérie, Jérôme, Didier, Rachel et d'autres professionnels du Phare sont également présents. Au moment des petits jeux de passe, il faut faire sentir la forme du ballon, tenir et diriger les mains des enfants malvoyants ou aveugles. « C'est un peu différent qu'avec d'autres enfants mais cela nous apprend plein de choses notamment sur les difficultés qu'ils peuvent rencontrer au quotidien mais surtout, ça nous fait vraiment plaisir d'être là », indique Aurélia Ebatombo, une des joueuses pro.

« C'est gratifiant de voir tous ces sourires et cette envie qu'ils ont tous de vouloir partager notre passion », souligne l'entraîneur-adjoint Christophe Magail. « C'est génial », « Je continue d'apprendre comme la dernière fois », viennent spontanément nous dire Marwa et Mélopée, en affichant un visage radieux. En fonction des âges et des niveaux, on joue différemment dans tous les groupes mais clairement, l'objectif est atteint.
Justine NALOUEI

 

 
 

 

Mercredis du foot : des jeunes motivés

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:17:40

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Football À Blotzheim
Mercredis du foot : des jeunes motivés
Mercredi après-midi, une quarantaine de jeunes footballeurs étaient présents sur la pelouse synthétique de Blotzheim dans le cadre des « mercredis sportifs ».
 

 
Quarante jeunes étaient présents au « mercredi du foot » à Blotzheim.
Cette manifestation organisée par le Conseil départemental du Haut-Rhin est destinée aux jeunes afin de promouvoir la pratique de sports collectifs.

Les participants qui évoluent en catégorie U9, U 11 et U13 étaient encadrés par 10 footballeurs du FC Saint-Louis Neuweg qui se sont déplacés au Blotz'Arena pour leur donner des conseils avisés. Plusieurs ateliers étaient au programme, mis en place par Thomas Martinet, préparateur physique du club ludovicien : technique, coordination, mobilité, jonglage.

Après ces exercices, les jeunes étaient impatients de mettre en application les conseils et ils ont disputé un match de 45 minutes. « Le concept des mercredis sportifs est important pour les jeunes car il leur permet de bénéficier des conseils techniques afin qu'ils puissent continuer à progresser. Tous les participants sont ravis de côtoyer ces footballeurs du club phare de la région » confiait Michel Mangeat, coordinateur sportif de l'AS Blotzheim, qui a eu le plaisir de recevoir des ballons par Sandrine Schmitt, adjointe au Maire. Après l'animation sportive, Philippe Steiner, président du FC Saint-Louis/Neuweg a exprimé sa satisfaction pour le bon déroulement de la manifestation qui restera gravée dans la mémoire de tous ces jeunes footballeurs.

 

 
 

 

Les monstres sortis des livres

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:17:12

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Les monstres sortis des livres
 

 
Depuis 2017, Caritas Colmar a installé des boîtes à livres devant son site de l'espace Saint-Vincent-de-Paul, ainsi qu'une deuxième sur le site de l'espace Saint-Martin, rue du Galtz. Ces boîtes sont remplies notamment avec l'aide du Conseil départemental du Haut-Rhin. Pour les faire fonctionner, les bénévoles colmariens ont encadré une quinzaine de jeunes - tout au long de l'année - sur le thème des monstres. Pour clore ce cycle d'activité, Caritas a invité tous les jeunes suivis par l'association à la fête des monstres, ce mercredi 29 mai. « C'est bien d'avoir cette boîte à livres, mais il faut la faire vivre. Les monstres sortent des livres aujourd'hui. C'est une invitation à lire, à imaginer, à peindre », souligne Sophie Attard, animatrice de Caritas à Colmar et environs.

Dans leurs locaux, puis dans le jardin attenant décoré de monstres confectionnés par les jeunes, les conteuses des Amis de la bibliothèque ont livré leurs histoires aux enfants. Pour finir, ce sont les enfants eux-mêmes qui ont présenté leur monstre et leur histoire.
Christelle DIDIERJEAN

 

 
 

 

Un voyage dans le temps à l'Ecomusée

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:18:05

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Sigolsheim  Ecole vagabonde
Un voyage dans le temps à l'Ecomusée
Les trois classes de l'école des Hirondelles de Sigolsheim ont fait un voyage riche d'expériences dans le temps à l'Écomusée d'Alsace d'Ungersheim.
 

 
Découvrir le passé, pour mieux comprendre le présent.
Après les CE2 de Mme Meyer du 4 au 8 février, les CP/CE1 de Mme Reiss du 25 février au 1er mars accompagnés de plusieurs parents d'élèves, c'était au tour des CM1/CM2 de Mme Piernot de passer une semaine, du 13 au 17 mai, à l'Ecomusée.

Dès leur arrivée, les enfants ont revêtu un costume de paysan du début du XXe siècle qu'ils ont porté toute la semaine. Durant leur séjour, les élèves ont suivi différents ateliers en lien avec les métiers d'autrefois. Pour les classes parties en hiver, les élèves ont compris à la forge que le clou en fer forgé pouvait devenir un joli pendentif. A la poterie, ils ont modelé un pot en terre après avoir découvert de nombreux objets utilitaires tels que les moules à gâteaux. A la cuisine, ils ont fabriqué du beurre à la baratte et dégusté les fameux schankala ou beignets de carnaval.

En se déguisant en sorcière, en bébé, les hommes en femmes et inversement, en berger, en mouton... ils sont allés crier dans les rues du village à la quête de bonbons et autres friandises pour faire le traditionnel charivari. Puis ils ont brûlé la sorcière Dorothée qu'ils avaient confectionnée, pour chasser l'hiver et réaliser leurs voeux.

Les plus grands ont cuisiné les herbes sauvages et fait du beurre. Avec les outils du sculpteur, le maillet et les gouges, ils ont créé un bel hippocampe. La charpente alsacienne, le torchis ainsi que l'élevage des abeilles n'ont plus de secret pour eux. Des promenades en barque, en tracteur ou en calèche étaient également au programme.

Avec François, le maître d'école, ils ont vécu l'école d'autrefois où régnaient la discipline et des sanctions très sévères. Ils ont découvert la leçon de morale et se sont essayés à écrire avec la plume trempée dans l'encrier. Il ne faut pas oublier les veillées passées avec des danses traditionnelles ou la confection et la dégustation de tartes flambées cuites au four à bois.

Ce fut une belle semaine d'aventures dans ce cadre très agréable, avec des animaux, des jeux de bois et des cabanes à construire.

Cette sortie pédagogique a pu se réaliser grâce à l'association de parents d'élèves, les Joyeux Lutins et l'aide financière de Kaysersberg Vignoble et du conseil départemental.

 

 
 

 

« Les retraités ne sont pas des nantis »

Publié dans le panorama le Jeudi 30 mai 2019 à 08:47:41

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« Les retraités ne sont pas des nantis »
 

 
Jean-Pierre Ben Daoud (à gauche) et Jean-Pierre Schoen sont respectivement vice-président et président de la représentation régionale de l'Union française des retraités.  Photo L'Alsace /Antoinette Ober
Jean-Pierre Schoen, de Cernay, est le président de l'UFR (Union française des retraités) Alsace et Jean-Pierre Ben Daoud, un Bruebachois, en est le vice-président. Ils sont plus que jamais vent debout pour la défense des retraités et de leur pouvoir d'achat, dont certains subissent la dévalorisation de leur pension de plein fouet.
Quel est l'objectif général de l'UFR Alsace ?

Jean-Pierre Schoen : C'est la défense des personnes âgées, des retraites par un système de répartition, le maintien de leur pouvoir d'achat, mis à mal depuis des années, le combat pour la préservation des pensions de réversion, la prise en charge de la grande dépendance, avec un maintien à domicile le plus longtemps possible, et la réforme du système de santé dans lequel le vieillissement doit être mieux pris en compte.

Jean-Pierre Ben Daoud : Nous avons, en France, 42 systèmes de retraite. Nous sommes pour les fondre en un seul régime, par répartition. La réforme en cours prévoit un calcul sur l'ensemble de la carrière et non plus sur les vingt-cinq meilleures années. Beaucoup de gens n'ont pas compris cela...
Quels autres objectifs peut-on encore citer ?

J.P. S. : Une de nos grandes revendications est aussi d'être plus activement associés par les instances qui traitent de nos problèmes.

J.-P. B. D. : Aujourd'hui, seuls les syndicats d'actifs sont les interlocuteurs officiels du gouvernement, alors que nous représentons un quart de la population française - nous sommes entre 16 et 17 millions, tous régimes confondus. En France, une personne sur quatre, actuellement, est en retraite.
Quelles sont vos demandesprincipales, au sujet des retraites ?

J.-P. B. D. : Nous demandons l'égalité de l'indexation des pensions sur l'inflation, qu'elles soient adossées sur l'enrichissement de la France, pour qu'elles suivent les salaires. Les petites retraites vont l'être, l'an prochain.
Vous évoquez souventdes inégalités...

J.-P. B. D. : Les retraités sont quadruplement pénalisés. Les pensions au-dessus de 2 000 EUR sont assujetties à 1,7 % de CSG mais sans compensation, comme pour les salariés. Sur les retraites complémentaires est maintenue la cotisation d'assurance maladie de 1 %, suite à la hausse de la CSG, même si elle est supprimée pour les pensions du régime général. La cotisation de complémentaire santé des retraités n'est pas déductible de leur revenu imposable comme pour les actifs. Elle croît en fonction de l'âge, 65, 70, 75 ans... Et, pour ceux qui payent des impôts, ils sont également imposés sur les versements annuels à leur complémentaire santé. L'abattement de 10 % sur revenus est limité à 3 812 EUR pour les retraités, 12 502 EUR pour les actifs. Ce sont des injustices monumentales ! Nous sommes d'accord pour participer à l'effort de solidarité national, mais au même titre que les actifs.

J.P. S. : Il n'est pas normal de payer des impôts sur le revenu sur la cotisation pour les complémentaires santé. Chez les salariés, la cotisation est défiscalisée et la moitié payée par l'employeur. Il y a de la discrimination !
Vous semblez penser queces inégalités sont liées à l'image du retraité...

J.-P. B. D. : Nous défendons aussi l'image du retraité, que d'aucuns dévalorisent en les traitant de nantis, alors que la majorité se situe en dessous du seuil de pauvreté. Nous voulons aussi promouvoir le rôle actif des retraités : ils sont des acteurs de la vie économique, avec la silver économie, et de la vie associative : 38 % d'entre eux sont des bénévoles, 48 % des présidents d'association sont des retraités. Ils aident leurs enfants et petits-enfants, leurs parents, ce sont des aidants familiaux et financiers.

J.P. S. : Il ne faut plus opposer actifs et retraités. Il faut de l'interaction si on veut vivre dans une société harmonieuse.
Propos recueillis par Antoinette OBER CONTACTER Jean-Pierre Schoen, ? 06.81.87.63.32, courriel :jp.schoen@orange.fr ; par courrier :UFR Alsace, 5 rue des Géraniums,68700 Cernay.