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Politique Bruxelles : Le « Game of Thrones » de l'Europe

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 05:41:18

© Dna, Mercredi le 29 Mai 2019
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Politique Bruxelles
Politique Bruxelles : Le « Game of Thrones » de l'Europe
Coup d'envoi du grand marchandage sur les principales fonctions de l'Union, qui déterminera la politique des cinq prochaines années. Et les résultats des Européennes compliquent les règles...

 
Conciliabules au Conseil entre Angela Merkel, Antonio Costa et Emmanuel Macron.
« Game of Thrones va commencer » : Frans Timmermans, lui-même candidat à un trône, a lancé dimanche soir le grand marchandage ouvert par les élections au Parlement européen sur les principaux postes de l'Union. Première étape mardi soir au Conseil européen, avec des chefs d'État et de gouvernement privés de smartphones afin d'éviter les fuites.
La politique pour les cinq prochaines années

L'enjeu est capital : la politique de l'Europe durant les cinq prochaines années. Les personnalités à choisir sont le président du Parlement, le président de la Commission européenne, le président du Conseil européen et le haut-représentant pour les Affaires étrangères - sans oublier, dans une compétition parallèle, le président de la Banque centrale.

Ce Grand jeu entremêle trois lignes de tension : entre institutions, entre groupes politiques, et entre pays. D'où la multiplication depuis deux jours des rencontres à géométrie très variable, quasi quantique !
Des États et des députés

Qui choisit le président de la Commission ? Nous, sur la base des élections, dit le Parlement. Ce serait donc Manfred Weber, tête de liste (Spitzenkandidat, en allemand) du groupe conservateur. Non, c'est nous, répond le Conseil, Emmanuel Macron en tête... Vieille bataille de légitimité entre un Parlement disant représenter le peuple européen, et des chefs d'États et de gouvernement élus.

Compromis obligé, qui se nommera Timmermans, Vestager ou Barnier.
Droite, gauche, et autres...

Dans le nouveau Parlement, « il n'y a pas de majorité avec deux partis », a souligné le président français. Les historiques conservateurs et sociaux-démocrates, qui cogéraient l'Union, doivent partager les postes avec les libéraux et les Verts.

Avec des surprises : le très à droite Viktor Orban fait obstacle avec Macron au conservateur Weber, qui l'a suspendu du groupe...
Mon pays d'abord

« Ce sont les Pays-Bas qui me paient », a précisé le Premier ministre Mark Rutte, pour dire que l'étiquette nationale peut passer avant l'orientation politique. Libéral, il pourrait soutenir son compatriote socialiste Timmermans, comme la gauche allemande soutient le conservateur Weber.

Cette clé nationale implique de « servir » dans la distribution des postes les États de l'Est comme de l'Ouest, du Sud comme du Nord.

Compliqué ? Oui, et le secrétaire général de la Commission recommande la « patience démocratique »... Un nouveau Conseil se réunit les 20 et 21 juin, avant la première session du Parlement, le 2 juillet. Pas sûr qu'on ait alors l'épilogue du Game of Thrones européen.
Francis BROCHET

 

 
 

 

Les jeunes ont verdi les urnes

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 05:36:36

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Politique L'élection du dimanche 26 mai fait apparaître un vote générationnel très tranché
Les jeunes ont verdi les urnes
Troisième au niveau national mais première chez les moins de 35 ans, la liste d'Europe Ecologie les verts a bénéficié de la hausse de la participation chez les18-34 ans. Les plus diplômés, les plus intégrés d'entre eux se mobilisent en marchant pour le climat et cette fois en votant.
 

 
Des marches pour le climat au vote écologiste: certains jeunes ont franchi le pas.
« Je ne voudrais pas que nos jeunes qui marchent pour le climat oublient d'aller voter le 26 mai et qu'ils se retrouvent comme les jeunes Britanniques qui manifestent pour l'Europe trois ans après s'être largement abstenus au référendum sur le Brexit en 2016. » Le leader écologiste Yannick Jadot, qui s'exprimait ainsi dans nos colonnes il y a deux semaines, a été entendu.

Le très bon score de sa liste Europe Écologie-Les Verts, (plus de 13 %), est dû pour l'essentiel à la mobilisation des moins de 35 ans, nous enseignent les analyses de sortie des urnes : 27 % d'entre eux ont glissé un bulletin vert dans l'urne, selon les différentes enquêtes d'opinion post-élection. Le premier parti de France chez les jeunes, c'est bien celui de Yannick Jadot.
Conscience écolo

Le député écolo n'a pas oublié de les remercier aussitôt les résultats connus. D'autant que ces 18-34 ans vont peut-être assurer son avenir. Car les jeunes, c'est bien connu, le seront moins demain ! Or plus on avance en âge, plus on se déplace aux urnes. Si cette génération continue de s'exprimer avec une conscience aussi verte, cela assure des soirées électorales souriantes pour les écologistes. Lors du premier tour de la présidentielle en 2017, les plus jeunes (18-24 ans) avaient voté à 30 % pour Jean-Luc Mélenchon, alors que les écologistes n'avaient pas de candidat (Yannick Jadot s'était rallié à Benoît Hamon). Ils ont cette fois lâché le leader des Insoumis (7,9 % des moins de 25 ans).

Cette tendance se retrouve dans les autres pays européens. En Allemagne, les écolos arrivent aussi en tête chez les jeunes et sont la deuxième force politique du pays après ces Européennes.
Seuls les plus aisés votent

Mais gare à la généralisation ! Les jeunes, même s'ils ont voté verts dimanche, restent majoritairement insensibles au débat politique donc abstentionnistes (60 % des 18-24 ans ne se sont pas déplacés selon Ipsos/Sopra Steria). Seuls ceux qui sont socialement plus aisés ont mis un bulletin vert dans l'urne. Ceux qui sont issu des catégories populaires, surtout entre 25 et 34 ans, votent plus facilement pour le Rassemblement national (ex-FN). Ce parti a pris l'habitude de séduire une partie de l'électorat jeune. Il a d'ailleurs toujours fait confiance à des candidats précoces.
Le RN aime les nouvelles têtes

Jordan Bardella est à 23 ans, la plus jeune tête de liste en Europe et est arrivé en tête des votants dimanche. David Rachline a été élu maire de Fréjus à 26 ans et Fabien Engelman à 34 ans au Pontet. Dans les autres partis, l'investiture attend le nombre des années.

La République en marche dispose aussi selon Harris Interactive Epoka de bonnes réserves chez les moins de 24 ans : 15,4 % ont voté pour Nathalie Loiseau (plus de 22 % pour Yannick Jadot et 14 % pour Jordan Bardella).

Ces trois partis ont la préférence des jeunes. La débâcle des Républicains est d'autant plus inquiétante que moins de 5 % de l'électorat de moins de 35 ans a choisi un bulletin François-Xavier Bellamy. De quoi déprimer encore plus le quadragénaire Laurent Wauquiez.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

« C'est la classe moyenne qui a voté pour la Nouvelle démocratie »

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 06:17:49

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« C'est la classe moyenne qui a voté pour la Nouvelle démocratie »
 

 
MeRA25, le parti de Yanis Varoufakis, n'a récolté que 3 %, soit un député.

Photo L'Alsace/Isabelle Glorifet

Michèle Léonidopoulos, retraité franco-grecque à qui nous avons consacré un article le 24 mai, l'avait prédit : la classe moyenne grecque a trop souffert depuis quelques années. « C'est une grosse claque pour Tsipras, estime-t-elle. Mais il y est allé trop fort. C'est la classe moyenne qui a voté pour la Nouvelle démocratie et qui a fait payer Alexis Tsipras pour la situation économique actuelle et également pour la Macédoine. » L'accord sur la « cession » de la Macédoine du nord avait provoqué des manifestations géantes en Grèce.
« On ne sait pas ce que ça peut donner »

Syriza (gauche radicale), le parti du premier ministre grec, n'a obtenu que 23,8 % des voix (six sièges) aux élections européennes, devancé de près de neuf points par le parti conservateur, Nouvelle démocratie, qui obtient 33,3 % des voix (sept sièges). Mais les élections européennes étaient couplées avec des élections régionales et municipales, toutes perdues, ou presque, par le parti Syriza. « On va revoter le 30 juin apparemment. Le problème, c'est qu'on retrouve Kyriakos Mitsotakis, le chef du parti, dont la famille n'est pas dans le coeur des Grecs. Cette famille a été au coeur de scandales qui n'ont jamais vraiment abouti. Son neveu, Kostas Bakoyannis, est en ballottage très favorable pour la mairie d'Athènes. On ne sait vraiment pas ce que ça peut donner », explique Michèle Léonidopoulos.

Un point positif en revanche, que note la Franco-grecque, la participation : 58 % des Grecs se sont déplacés dimanche pour voter. Et encore un autre : « Le parti néo-nazi Aube dorée a perdu un siège. » I. G.

 

 
 

À gauche, on se reparle

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 05:37:18

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À gauche, on se reparle
 

 
Olivier Faure, patron du PS.
Les dirigeants des Verts, David Cormand, des socialistes, Olivier Faure, et des communistes, Fabien Roussel, se sont parlés depuis lundi. « Bon esprit, réelle envie de travailler ensemble pour les prochaines échéances »... L'addition des voix de gauche dimanche soir tourne autour de 33 %. « LREM et le RN profitent de la division des autres mais n'ont aucune réserve de voix. Ils sont isolés » analyse Olivier Faure.

Ce lundi soir, au conseil national du PS, il a demandé « aux socialistes d'être dans le dépassement, de chercher à tendre une main en direction de toutes celles et ceux qui sont prêts à reconstruire une gauche européenne, sociale et écologiste ».

En clair de renoncer à l'hégémonie passée.
L'inconnue insoumise

Il énonce deux principes qui ne fâcheront pas écologistes et communistes. Le premier concerne la majorité : « Il n'y aura pas d'accord avec la République en marche ni sur les programmes ni aux municipales ». Le second s'adresse aux Insoumis : « C'est plus compliqué avec eux. Le rassemblement dépend d'eux. Sont-ils prêts à abandonner le populisme et cette idée de plan B au niveau européen ? ».

Côté Verts, on est encore moins chaud car on attend en plus des clarifications de LFI sur les gilets jaunes, la Russie, le Venezuela, la Syrie, l'accueil des migrants. Sonnés par le gadin de dimanche plus douloureux que celui de la droite (-13 points par rapport à la présidentielle 2017), les Insoumis n'en sont pas à ces réflexions.

Sans nuances, la députée Clementine Autain a déclenché une fronde contre leur leader tout-puissant Jean-Luc Mélenchon « qui a perdu son capital politique ». Elle appelle à une démarche collective de gauche. L'engagement avec les gilets jaunes soulève de vives critiques en interne : selon une enquête Ipsos/Steria/France 2, 38 % des électeurs du RN (50 % en ajoutant Dupont-Aignan et Asselineau) se sentent proches du mouvement contre seulement 13 % de ceux des Insoumis et 7 % de ceux de gauche en général.

La direction du parti fait bloc, « mais c'est un clan autour de Mélenchon et des députés Quattenens-Corbière, Bompard », déplore un candidat investi en 2017 et qui a pris du recul.
Pascal JALABERT

 

 
 

 

Pollution : l'État sur le banc des accusés

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 05:38:10

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Environnement Justice
Pollution : l'État sur le banc des accusés
Une femme et sa fille, souffrant de maladies respiratoires, réclament 160 000 euros à l'État pour « carence fautive » dans ses politiques de qualité de l'air. La décision a été mise en délibéré au 18 juin.
 

 
Les plaignantes reprochent à l'État de ne pas prendre des mesures suffisamment efficaces contre la pollution.
Une première. Et le début d'une longue série. Hier, au tribunal administratif de Montreuil, en Seine-Saint- Denis, l'État était sur le banc des accusés pour « carence fautive » en matière de lutte contre la pollution de l'air.

Une femme de 51 ans et sa fille de 16 ans souffrant de problèmes respiratoires lui reprochent des mesures insuffisantes pour la protection de l'atmosphère. Elles réclament 160 000 euros d'indemnisation en réparation de préjudice subi.

Farida habitait à Saint-Ouen, en région parisienne, entre le périphérique, l'A1 et l'A86. L'air, pour elle, était devenu à proprement parler irrespirable. Son avocat, François Lafforgue, égrène à la barre la liste des arrêts maladies qui coïncident avec chaque pic de pollution. Elle enchaîne « des rhinopharyngites, des angines, des bronchites non soulagées par les antibiotiques », des pathologies avec « des conséquences très lourdes au quotidien ».

Lina, sa fille, souffre de bronchiolites quand elle est bébé, puis développe de l'asthme à l'âge de 10 ans. Leur médecin finit par conclure que, pour elles, « la vie n'est plus possible en région parisienne ». Elles déménagent à Orléans. Depuis, elles ne souffrent plus de problèmes respiratoires. Pour Me Lafforgue, le raisonnement est implacable : la pollution est la cause de leur pathologie. Et c'est l'État qui est responsable de cette situation. L'avocat va défendre cinquante cas similaires à Paris, Lyon, Grenoble et Lille, soutenus par les associations Respire et Écologie sans frontière.
Droit opposable à l'air sain ?

Pour le rapporteur public, la logique n'est pas si claire. Il n'existe pas de « droit opposable à l'air sain dont serait comptable l'État. La pollution de l'air est multifactorielle », estime-t-il. La responsabilité incombe à l'État mais aussi au secteur privé (industrie, agriculture...) et aux individus qui, par leurs choix de déplacement et d'habitat, pèsent sur la qualité de l'air, poursuit-il.

En revanche, l'État peut être tenu responsable d'autre chose, selon le rapporteur : le caractère insuffisant des plans qu'il met en oeuvre pour la qualité de l'air. Il s'appuie, pour cela, sur une décision du Conseil d'État. En juillet 2017, la plus haute juridiction administrative avait donné raison à l'ONG Les Amis de la Terre et enjoint le gouvernement de prendre toutes les mesures « nécessaires pour que soit élaboré et mis en oeuvre [...] un plan relatif à la qualité de l'air permettant de ramener les concentrations en dioxyde d'azote [NO2] et en particules fines PM10 sous les valeurs limites [...] dans le délai le plus court possible. »

Mais pour reconnaître une responsabilité de l'État, encore faut-il que soit reconnu un lien de causalité entre la pollution de l'air et l'absence de plan ambitieux. Un lien « ténu », « distendu mais pas indirect », estime le rapporteur. Pour cela, il demande une expertise complémentaire sur la santé de la mère par un pneumologue et un expert de la pollution de l'air (mais rejette la demande pour sa fille, jugeant que son dossier médical est trop lacunaire). La décision a été mise en délibéré au 18 juin prochain.

Les associations se félicitent de ces conclusions, généralement suivies par le tribunal. « Si la responsabilité de l'État est retenue, ce serait une grande première en France », juge Me Lafforgue. Il espère que « cela incitera l'État à prendre des mesures efficaces contre la pollution, pour que les personnes les plus vulnérables n'y soient plus exposées ».
À Montreuil, Élodie BÉCU

 

 
 

 

Allemagne Politique : « AKK », cible des youtubeurs

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 05:42:45

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Allemagne Politique
Allemagne Politique : « AKK », cible des youtubeurs
La dauphine pressentie d'Angela Merkel est empêtrée dans une polémique pour avoir accusé de « manipulation électorale » des youtubeurs qui, au nom du climat, ont pris fait et cause aux Européennes contre la coalition gouvernementale.

 
Annegret Kramp-Karrenbauer, en conférence de presse, lundi.
C'est un commentaire qui passe mal et dit beaucoup du conflit de génération, outre-Rhin, entre la classe politique et la jeunesse. Annegret Kramp-Karrenbauer, dite AKK, dauphine pressentie d'Angela Merkel, est critiquée de toutes parts après une remarque acerbe contre des youtubeurs. Des dizaines d'entre eux, très suivis, ont pris fait et cause, aux Européennes, contre la coalition gouvernementale.

Du coup, la cheffe de file des conservateurs de la CDU - arrivée en tête, mais avec seulement 27,9 % des voix -, les a accusés de « manipulation électorale ». Elle a aussi suggéré de mieux réguler le « monde numérique ».
#AKKdémission

Une sortie peu appréciée. Rapidement les hashtags « censure » ou « AKKdémission » étaient en tête des tendances sur Twitter. Deux influenceurs de Youtube, Marmeladenoma (Mamieconfiture), 87 ans, et HerrNewstime, 29 ans, ont quant à eux, mis en ligne une pétition qui a permis de collecter 32 000 signatures en moins de 24 heures pour dire « Non, Madame Kramp-Karrenbauer ».

Le patron de l'Union des journalistes allemands, Frank Überall, a dénoncé « un non-sens », tandis que le secrétaire général du SPD, Lars Klingbeil, a condamné des propos « absurdes ».

De son côté, le magazine Der Spiegel a ironisé : « Si ce n'est pas à l'approche des élections qu'on débat du fond, quand peut-on le faire ? Kramp-Karrenbauer veut-elle un monopole des partis sur la formation de l'opinion publique ? » Depuis, acculée, AKK a précisé son propos à deux reprises, réaffirmant son attachement à la liberté d'expression et à la liberté de la presse.

Les problèmes ont commencé pour elle il y a une semaine. Le youtubeur de renom Rezo publie alors une vidéo appelée « La destruction de la CDU », démontant ses politiques jugées mauvaises pour le climat, favorables aux riches et aux retraités. Critiqué par la CDU (sa vidéo a fait 12 millions de vues), il a répondu par un appel, lancé avec des dizaines de ses confrères, à voter contre la CDU et le SPD.

S'il est difficile de dire si ces vidéos ont pesé, l'analyse post-électorale de ces élections démontre que la CDU a perdu le vote des jeunes, mais fait le plein chez les plus de 60 ans. À l'inverse, les Verts, arrivés en deuxième position, sont en tête de toutes les classes d'âges jusqu'à 44 ans, avec une avance notable chez les moins de 30 ans.

Ce clivage générationnel est d'autant plus visible avec la popularité croissante des « Fridays for future », ces manifestations de jeunes grévistes de l'école tous les vendredis matin pour le climat.

 

 
 

 

General Electric supprime 1044 postes à Belfort

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 05:35:41

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Industrie Emploi
General Electric supprime 1044 postes à Belfort
Catastrophe pour le Territoire de Belfort. Un de ses fleurons industriels, l'activité turbines à gaz va être amputée de la moitié de ses effectifs.
 

 
Le directeur de GE Power, Antoine Peyratout, face à ses salariés la semaine dernière, lors de la prise de parole de l'intersyndicale.
Les représentants du personnel ont été averti lundi soir. La réunion s'est déroulée mardi matin. La direction de General Electric y a annoncé le plan de restructuration qui agite le nord Franche-Comté depuis plusieurs mois. La décision est tombée : 792 suppressions de postes sont prévues sur les sites de Belfort et de Bourogne (Territoire de Belfort) dans l'activité turbines à gaz. S'ajoute à ce chiffre, la suppression de 252 postes dans les services supports, sans que leur localisation précise n'ait été indiquée. Le prix risque cependant d'être élevé pour Belfort, puisque l'organisation mise en place voici deux ans par General Electric répartissait les fonctions supports entre les sites de Belfort et de la région parisienne, avec une concentration de ces emplois souvent administratifs à Belfort.

L'activité turbines à gaz aujourd'hui touchée représente l'ancienne entité Alstom-Power, rachetée en 1999 par GE. Il ne s'agit pas des activités acquises en 2015, toujours à Alstom, par la multinationale américaine.

GE a aussi annoncé qu'il allait vendre le site de Chonas-l'Amballan (Isère), qui emploie moins d'une trentaine de personnes. Pour en savoir davantage, il faudra patienter jusqu'à la mi-juin, lorsque la direction de GE rencontrera les représentants du personnel au niveau européen pour rentrer dans les détails du plan social. Les réunions descendront ensuite au niveau de Belfort.
« Un jour noir pour le Territoire de Belfort »

Pour expliquer cette restructuration, la direction de General Electric et Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances, mettent en avant l'évolution du marché de la turbine à gaz en expliquant que les commandes ont beaucoup chuté : « Sur l'année 2018, GE Power a enregistré une baisse de 22 % de son chiffre d'affaires et une perte opérationnelle de près d'un milliard de dollars. Les commandes mondiales pour de nouvelles turbines à gaz sont passées de 54 GW à 29 GW en 2018 », a ainsi écrit Antoine Peyratout, directeur général de GE Power, dans un mail diffusé au personnel, mardi après-midi.

« C'est un jour noir pour le Territoire de Belfort », a lancé, mardi après-midi, à l'Assemblée nationale Michel Zumkeller, député UDI du Territoire de Belfort, lors des questions d'actualités.
L'appel à Macron

Le commentaire le plus largement partagé à Belfort à l'annonce de ce plan était qu'il intervenait 36 heures seulement après les élections européennes. Il s'est en effet répété, depuis des semaines, que la seule chose qu'Emmanuel Macron avait obtenue dans ce dossier de la part des Américains, était qu'ils reportent leur annonce à après le scrutin.

De la gauche à la droite, tous les élus belfortains étaient sur la même ligne. Ils disent qu'il est grand temps que le président de la République, qui était venu à Belfort tenir aux salariés des propos rassurants en 2015, alors qu'il était ministre de l'Économie, s'implique et agisse dans ce dossier.
Philippe PIOT

 

 
 

 

Inquiétudes pour l'emploi dans les lycées

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 06:05:15

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Inquiétudes pour l'emploi dans les lycées
 

 
La région Grand Est emploie quelque 5 500 adjoints techniques territoriaux dans les 240 lycées qu'elle gère sur son territoire, comme ici au lycée Scheurer-Kestner de Thann. Photo DNA/Fabienne Rapp
L'harmonisation du temps de travail et les dotations en effectifs du conseil régional du Grand Est mobilisent les organisations syndicales à quelques semaines de la séance publique du 20 juin. Ces crispations, qui suivent celles déjà exprimées lors de l'uniformisation des régimes indemnitaires, traduisent la lourdeur et les inquiétudes imposées par la réorganisation des administrations dans chacune des sept régions fusionnées au 1er janvier 2016.

La région Grand Est compte 7 500 agents, dont 5 500 adjoints techniques territoriaux des établissements d'enseignement (ATTEE) répartis dans les 240 lycées gérés par la région. Et c'est justement pour la pérennité de ces derniers emplois que l'intersyndicale CGT-FO-FSU-Unsa de la collectivité se dit la plus soucieuse.
« Un plan socialde grande envergure »

Elle avance « la suppression de plus de 500 postes dans les lycées » et annonce avoir déposé auprès du président Jean Rottner un préavis de grève illimitée contre ce qu'elle qualifie de « plan social de grande envergure ».

Nicolas Pernot, directeur général des services de la région Grand Est, regrette cette « effervescence » autour de « documents de réunions de travail » en estimant que « la réalité est d'une autre nature ». Il qualifie le chiffre avancé par les syndicats de « fake news ».

Il justifie la nécessité de mettre en place « une répartition des effectifs plus harmonieuse dans les lycées » et cite une multitude d'éléments nouveaux inscrits dans l'accord : une journée de formation, la généralisation des horaires variables, l'expérimentation du télétravail, la prise en compte du temps d'habillage et de déshabillage...

Nicolas Pernot voit dans « le renforcement » des équipes mobiles d'ou-vriers professionnels (Emop) et de titulaires remplaçants mobiles (TRM) des « moyens supplémentaires » mis à disposition des lycées. « Les évolutions se feront dans le temps », nuance le patron de l'administration en soulignant la création de 200 postes d'apprentis dans les lycées dans le but de « préparer les futurs fonctionnaires ».

L'autre grief des organisations syndicales est la hausse du temps de travail qui doit s'appliquer au 1er septembre pour les agents techniques des lycées et au 1er janvier 2022 pour les agents des sièges. Pascal Koehler, secrétaire général de la CGT au conseil régional, évoque « six jours supplémentaires » pour les premiers, « deux jours » pour les seconds. Soit un rallongement de la durée de travail hebdomadaire d'une heure à une heure trente, selon les syndicats.

« C'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase », dit le syndicaliste en parlant d'agents « fatigués » et « démotivés » par une « organisation peu claire », des « réorganisations à répétition depuis trois ans » et deux changements de présidents et de directeurs généraux des services.

Les syndicats ne parlent « plus d'une dégradation mais d'une aggravation des conditions de travail », « plus d'une perte de qualité mais d'un service public minimum ». « Les cost killers recrutés tiennent la plume pour réduire les budgets, relève Pascal Koehler. L'expertise de l'administration compte moins que la gestion comptable. »
« Nous en revenonsà la légalitéet au principe d'équité »

Mais ce que les syndicats reprochent surtout au président Jean Rottner, c'est sa volonté d'appliquer la règle des 1 607 heures dans la fonction publique territoriale, c'est-à-dire 35 heures par semaine (lire ci-dessous).

Une annualisation du temps de travail assumée par la région. Elle a décidé de ne plus appliquer la circulaire Lang qui permettait de décompter un jour à l'agent qui travaillait avant ou après un jour férié durant l'année scolaire.

« Cette règle ne s'applique pas aux collectivités territoriales, elle est illégale et est contraire aux 35 heures, assure Nicolas Pernot. Nous en revenons à la légalité et au principe d'équité entre tous les agents qui travaillent au sein de la collectivité. »

L'harmonisation du temps de travail doit être approuvée par l'assemblée régionale qui se réunira le 20 juin. L'intersyndicale a déjà annoncé qu'elle s'invitera au débat, devant la Maison de la région à Metz.
Franck BUCHY

 

 
 

Social Région Grand Est : Inquiétudes pour l'emploi dans les lycées

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 05:49:41

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Social Région Grand Est
Social Région Grand Est : Inquiétudes pour l'emploi dans les lycées
La réorganisation des administrations des régions s'avère complexe et perturbante. L'intersyndicale CGT-FO-FSU-UNSA du conseil régional Grand Est a déposé un préavis de grève pour protester contre la « surcharge de travail » et « la suppression de 500 emplois ». La direction conteste ce chiffre mais assume sa réforme du temps de travail au nom de « l'équité ».

 
La région Grand Est emploie quelque 5500 adjoints techniques territoriaux dans les 240 lycées qu'elle gère sur son territoire, comme ici au lycée Scheurer-Kestner de Thann.
L'harmonisation du temps de travail et les dotations en effectifs du conseil régional Grand Est mobilisent les organisations syndicales à quelques semaines de la séance publique du 20 juin. Ces crispations, qui suivent celles déjà exprimées lors de l'uniformisation des régimes indemnitaires, traduisent la lourdeur et les inquiétudes imposées par la réorganisation des administrations dans chacune des sept régions fusionnées au 1er janvier 2016.

La région Grand Est compte 7 500 agents dont 5 500 adjoints techniques territoriaux des établissements d'enseignement (ATTEE) répartis dans les 240 lycées gérés par la région. Et c'est justement pour la pérennité de ces derniers emplois que l'intersyndicale CGT-FO-FSU-UNSA de la collectivité se dit la plus soucieuse.
« Un plan social de grande envergure »

Elle avance « la suppression de plus de 500 postes dans les lycées » et annonce avoir déposé auprès du président Jean Rottner un préavis de grève illimitée contre ce qu'elle qualifie de « plan social de grande envergure ».

Nicolas Pernot, directeur général des services de la région Grand Est, regrette cette « effervescence » autour de « documents de réunions de travail » en estimant que « la réalité est d'une autre nature ». Il qualifie le chiffre avancé par les syndicats de « fake news ».

Il justifie la nécessité de mettre en place « une répartition des effectifs plus harmonieuse dans les lycées » et cite une multitude d'éléments nouveaux inscrits dans l'accord : une journée de formation, la généralisation des horaires variables, l'expérimentation du télétravail, la prise en compte du temps d'habillage et de déshabillage...

Nicolas Pernot voit dans « le renforcement » des équipes mobiles d'ouvriers professionnels (EMOP) et de titulaires remplaçants mobiles (TRM) des « moyens supplémentaires » mis à disposition des lycées. « Les évolutions se feront dans le temps », nuance le patron de l'administration en soulignant la création de 200 postes d'apprentis dans les lycées pour « préparer les futurs fonctionnaires ».

L'autre grief des organisations syndicales est la hausse du temps de travail qui doit s'appliquer au 1er septembre pour les agents techniques des lycées et au 1er janvier 2022 pour les agents des sièges.

Pascal Koehler, secrétaire général de la CGT au conseil régional, évoque « six jours supplémentaires » pour les premiers, « deux jours » pour les seconds. Soit un rallongement de la durée de travail hebdomadaire de 1 h à 1 h 30, selon les syndicats.

« C'est la goutte qui a fait déborder le vase », dit le syndicaliste en parlant d'agents « fatigués » et « démotivés » par une « organisation peu claire », des « réorganisations à répétition depuis trois ans » et deux changements de présidents et de directeurs généraux des services.

Les syndicats ne parlent « plus d'une dégradation mais d'une aggravation des conditions de travail », « plus d'une perte de qualité mais d'un service public minimum ». « Les cost killers recrutés tiennent la plume pour réduire les budgets », relève Pascal Koehler. « L'expertise de l'administration compte moins que la gestion comptable. »
« Nous en revenons à la légalité et au principe d'équité »

Mais ce que les syndicats reprochent surtout au président Jean Rottner, c'est sa volonté d'appliquer la règle des 1 607 heures dans la fonction publique territoriale, c'est-à-dire 35 heures par semaine (lire ci-dessous).

Une annualisation du temps de travail assumée par la Région. Elle a décidé de ne plus appliquer la circulaire Lang qui permettait de décompter un jour à l'agent qui travaillait avant ou après un jour férié durant l'année scolaire.

« Cette règle ne s'applique pas aux collectivités territoriales, elle est illégale et est contraire aux 35 heures », assure Nicolas Pernot. « Nous en revenons à la légalité et au principe d'équité entre tous les agents qui travaillent au sein de la collectivité ».

L'harmonisation du temps de travail doit être approuvée par l'assemblée régionale le 20 juin. L'intersyndicale a déjà annoncé qu'elle s'invitera au débat, devant la Maison de la Région à Metz.
Franck BUCHY

 

 
 

 

À Mulhouse, l'A36 repart pour un chantier de six mois

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 06:19:24

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À Mulhouse, l'A36 repart pour un chantier de six mois
 

 
La circulation sera difficile durant les travaux d'achèvement de la mise à 2x3 voies de l'autoroute A36, dans la traversée de Mulhouse. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin
Pour la quatrième année consécutive, l'autoroute A36 à hauteur de Mulhouse, où circulent quotidiennement 94 000 véhicules, dont plus de 13 000 poids lourds, sera un axe fortement déconseillé à partir de ce mardi 4 juin. Après le renforcement des bandes d'arrêt d'urgence en 2016, la création de la troisième voie dans le terre-plein central en 2017 et l'aménagement du sens de circulation Belfort-Allemagne en 2018, les travaux reprennent la semaine prochaine, cette fois dans le sens Allemagne-Belfort.

Le chantier 2019, prévu pour durer jusqu'à la mi-novembre, consistera en la réhabilitation et le renforcement des chaussées, la création d'un réseau d'assainissement et d'un bassin de rétention et de traitement des eaux, la mise en place de dispositifs de retenue en béton le long des bandes d'arrêt d'urgence et la mise en place de la signalisation horizontale et verticale.
Délestage par la RD83

« Dans le sens Belfort-Allemagne, la circulation s'effectuera sur deux voies de largeur réduite et dévoyées sur la voie de droite et la bande d'arrêt d'urgence. Dans le sens Allemagne-Belfort, deux voies de circulation seront offertes aux usagers. Suivant la phase, une ou les deux voies seront basculées sur le sens opposé afin de libérer de l'espace pour réaliser les travaux. Lesquels donneront lieu à des fermetures de bretelles des échangeurs 16 (Mulhouse-Les Coteaux) et 17 (Mulhouse-Dornach) », avertit la Direction interdépartementale des routes de l'Est (Dir-Est) qui précise que « des travaux de finalisation de l'aménagement de l'A36 sont envisagés en 2020 et 2021. Il s'agit surtout de travaux d'assainissement, de protection phonique et d'élargissement d'un ouvrage d'art. Ces derniers devraient avoir un impact sensiblement plus léger sur les conditions de circulation sur l'A36. »

En attendant, la Dir-Est « conseille aux usagers d'éviter l'A36 dans la traversée de Mulhouse, dans la mesure du possible, pendant la durée des travaux ». Des embouteillages de 1 à 2 km minimum sont à prévoir aux heures de pointe le matin, dans les deux sens et pendant toute la durée du chantier. Le soir, aux heures de pointe, la Dir-Est prévoit également 1 à 2 km d'embouteillages dans les deux sens jusqu'à fin juillet, montant même à 2 ou 3 km en direction de l'Allemagne à partir de début août. Un itinéraire de délestage via la RD83 est prévu afin de permettre aux usagers en transit d'éviter la zone de travaux. L. B.
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Sept nouveaux membres à la Confrérie des bières d'Alsace

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 06:00:29

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Sept nouveaux membres à la Confrérie des bières d'Alsace
 

 
Les intronisés du septième chapitre de la Confrérie des bières d'Alsace. Marc Haeberlin (absent sur cette photo) a été intronisé plus tôt dans la soirée. Photo L'Alsace/Christelle Didierjean
La confrérie des bières d'Alsace, créé en avril 2016 à Strasbourg, a tenu son septième chapitre mercredi soir 22 mai, dans la salle événementielle du musée Unterlinden à Colmar. Pour cette première incursion de la Confrérie dans le Haut-Rhin, André Renaudin, le président, a rappelé que « le monde se partage en deux civilisations : celui du vin et celui de la bière. L'Alsace est à la frontière de ces deux mondes. Ici, nous avons tout ce qu'il faut pour faire de la bonne bière : de l'eau de qualité, de l'orge - pas assez - et du houblon dont on essaie de relancer la filière, et de très bons brasseurs ».

Pour ce nouveau chapitre, Gilbert Bauer, le grand maître, a intronisé sept personnes emblématiques de la région colmarienne, tous amateurs de bières évidement. Avec le cérémonial traditionnel des confréries, Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départementale du Haut-Rhin, Gilbert Meyer maire de Colmar, Eric Straumann député, Marc Haeberlin chef étoilé de L'Auberge de l'Ill à Illhaeusern, Emmanuel Lenys architecte colmarien à la retraite ainsi que Francis Rebert et Donato Sanchez, respectivement président et administrateur d'Arpège Prévoyance, ont été intronisés. Ils ont déclamé leur amour de la bière (à consommer avec modération), et juré de défendre les bières d'Alsace.

Ils sont désormais 76 intronisés au sein de cette confrérie.

Lors du buffet dînatoire qui a suivi, différentes bières de la brasserie artisanale Saint-Alphonse de Vogelgrun ont accompagné divers mets proposés.
Christelle DIDIERJEAN

 

 
 

REligion Église Sainte Jeanne d'Arc de Mulhouse : Récompensés pour leur engagement

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 05:34:12

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rEligion Église Sainte Jeanne d'Arc de Mulhouse
rEligion Église Sainte Jeanne d'Arc de Mulhouse : Récompensés pour leur engagement

 
De belles personnes récompensées
Les paroissiens « Des Rives du Nouveau Bassin » se sont réunis à l'église Sainte Jeanne d'Arc, pour fêter, pour la première fois depuis sa création il y a déjà treize ans, le saint patron de cet ensemble paroissial, Saint-Jacques-le-Mineur, honoré sur le calendrier, le 3 mai, en même temps que Saint-Philippe. Comme quoi, on n'est pas saint tout seul.

À l'issue de la célébration, plusieurs personnes ont été remerciées pour de nombreuses années d'engagements au sein d'associations diverses. C'est le conseiller départemental du secteur, Marc Schittly, qui a officié et épinglé les différentes médailles (Mérite, bénévolat et vie associative).

« Des Rives du Nouveau Bassin » était officiellement reconnue en 2006. Trois églises : Sainte-Geneviève, Saint-Jean Bosco et Sainte Jeanne d'Arc composent cette communauté conduite par le Curé Claude Muslin. Elle est placée sous le vocable de Saint-Jacques-le-Mineur, suite à une consultation auprès des paroissiens : Jacques d'Alphée ou Jacques, fils d'Alphée, est un Juif de Galilée qui fait partie des douze apôtres de Jésus. Dans la tradition du christianisme occidental, il est aussi appelé Jacques le Mineur, pour le distinguer de Jacques de Zébédée, dit Jacques le Majeur, frère de l'apôtre Jean.

 

 
 

 

Au Fait ...Besoin d'air

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 06:02:39

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Au Fait ...Besoin d'air
 

 
Clément Tonnot

Yves Hemedinger a beaucoup commenté, lundi, les résultats des élections européennes sur les réseaux sociaux. « Trop d'oeillères, de certitudes, de carrières personnelles ont mené à cette chute du monde d'avant », analyse le premier adjoint colmarien. Qui n'est pas tendre avec son propre camp, avec lequel il semble prendre ses distances.

Les Républicains ? « Un parti suspendu qui paie le prix du vide accumulé pendant des années sans réflexions sur de nouveaux modèles », ou encore une « formation tenue par des caciques », restée « sur des schémas d'un autre âge » et marquée par « l'absence d'émulation, de débats, d'idées »...

«Le résultat est catastrophique à Colmar malgré les soutiens et campagnes des poids lourds LR », pointe Yves Hemedinger. On imagine que le compliment vise implicitement deux « caciques » et potentiels rivaux aux prochaines municipales : Eric Straumann, mais aussi Gilbert Meyer, signataires parmi 803 maires de la tribune de soutien à François Xavier Bellamy parue dans le JDD.

Yves Hemedinger, lui, ne veut plus « se soumettre aux lourdeurs du système » et veut que « la politique prenne de l'oxygène ». On sent que le premier adjoint a vraiment besoin d'air. Vivement la rentrée.

 

 
 

Kembs Conseil municipal Futur collège : l'acquisition du terrain validée

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 05:34:55

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Kembs Conseil municipal
Kembs Conseil municipal Futur collège : l'acquisition du terrain validée
Lors de la réunion du conseil municipal de Kembs, lundi, les élus ont abordé une succession de points approuvés à l'unanimité. Parmi ceux-ci, l'acquisition et la vente de terrains en vue de l'implantation du futur collège au lieu-dit Neuweg.

 
La réunion du conseil municipal de Kembs, lundi soir, s'est déroulée de manière linéaire, sans entraîner de discussions spécifiques. Les élus ont en effet approuvé à l'unanimité l'ensemble des points évoqués à l'ordre du jour, dont celui concernant la création du futur collège au lieu-dit Neuweg, au sud du stade rhénan. Pris en charge par le département, le projet devrait voir le jour à l'horizon 2024.
« On a cru rêver lorsqu'on a reçu les estimations de la Direction générale des finances publiques »

Rappelons qu'en janvier, la commune a obtenu l'accord du conseil départemental du Haut-Rhin pour l'implantation de ce collège de 700 places. L'emprise nécessaire pour cette construction est de 3,5 hectares. Si la commune dispose déjà de 265 ares, elle souhaite acquérir 85 ares appartenant à un particulier. L'acquisition de ces parcelles (pour un montant de 212 500 EUR) se fera en contrepartie de la cession de quatre terrains communaux (pour une somme de 326 000 EUR). « On a cru rêver lorsqu'on a reçu ces estimations. L'argument de la Direction générale des finances publiques est qu'un terrain voué à la construction d'un collège vaut moins », s'étouffe Gérard Kielwasser, maire. Les terrains cédés se composent de secteurs destinés, a priori, à être urbanisés. Malgré cette différence de valeur vénale, les élus ont accepté les termes de l'échange. « Il se pourrait que se construise un Cosec à côté du collège, ce qui prend de la place. Il faut donc rester le plus large possible au niveau de l'emprise », expose Gérard Kielwasser. Dans ce même registre, la municipalité a précisé que les enfants kembsois qui se rendront au collège de Rixheim bénéficieront de la gratuité des transports en commun, lesquels sont pris en charge par la Région.
Subventions : 117 960 EUR pour les associations

Accueil de loisirs sans hébergement (ALSH 1, 2, 3 Soleil) : des modifications dans le règlement de la structure d'accueil ont été votées. Parmi ces changements, notons que l'ALSH sera fermé pendant les vacances de Noël compte tenu du faible nombre de demandes. En outre, durant l'été, le nombre de places pour les sorties nécessitant un transport en bus sera limité, avec priorité donnée aux enfants inscrits au moins deux journées durant la semaine de sortie (le nouveau règlement entrera en vigueur le 1er  septembre 2019).

Vie associative : les élus ont voté l'acquisition de divers équipements pour les associations locales. Le premier magistrat a salué le dynamisme de la vie associative kembsoise avec 49 structures au compteur. « Les gens peuvent se rencontrer grâce au sport et à la culture, la vie associative amène un bon esprit, il est important qu'on lui apporte un soutien financier. » Ainsi, l'Association pour le développement de l'accueil de jour (Adaj), l'ASL gymnastique, le Judo club, les Amis de la bibliothèque, l'AAPPMA - Société de pêche et l'association FCKR pourront acquérir du matériel grâce à la participation de la commune. En outre, des subventions de fonctionnement pour un montant total de 117 960 EUR ont été accordées à diverses structures.

Eau potable : le rapport annuel 2018 sur le prix et la qualité de l'eau potable indique que les 20 prélèvements réalisés par l'Agence régionale de la santé (ARS) ont fait état d'une eau qualitativement conforme, hormis l'un d'entre eux, qui a révélé un taux non conforme au niveau du prélèvement bactériologique.

Office national des forêts : les élus ont approuvé une motion en faveur du maintien du service public de l'Office national des forêts. « Au niveau local, nous sommes interpellés par les gens de l'ONF pour qu'il n'y ait plus de suppression de postes », a souligné Gérard Kielwasser.

Vandalisme contre des lieux de culte : une seconde motion en réaction à la recrudescence des actes antisémites et de vandalisme contre les lieux de cultes en France a été votée par le conseil municipal, bien qu'aucune situation de ce type ne soit à déplorer à Kembs. Les élus kembsois ont tenu cependant à élargir la motion, laquelle fait principalement mention de la religion juive, à l'ensemble des confessions religieuses.
C.A.

 

 
 

 

Kembs Futur collège : l'acquisition du terrain validée

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 06:10:25

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Kembs Futur collège : l'acquisition du terrain validée
 

 
La réunion du conseil municipal de Kembs, lundi soir, s'est déroulée de manière linéaire, sans entraîner de discussions spécifiques. Les élus ont en effet approuvé à l'unanimité l'ensemble des points évoqués à l'ordre du jour, dont celui concernant la création du futur collège au lieu-dit Neuweg, au sud du stade rhénan. Pris en charge par le Département, le projet devrait voir le jour à l'horizon 2024.

Rappelons qu'en janvier, la commune a obtenu l'accord du conseil départemental du Haut-Rhin pour l'implantation de ce collège de 700 places. L'emprise nécessaire pour cette construction est de 3,5 hectares. Si la commune dispose déjà de 265 ares, elle souhaite acquérir 85 ares appartenant à un particulier. L'acquisition de ces parcelles (pour un montant de 212 500 EUR) se fera en contrepartie de la cession de quatre terrains communaux (pour une somme de 326 000 EUR). « On a cru rêver lorsqu'on a reçu ces estimations. L'argument de la Direction générale des finances publiques est qu'un terrain voué à la construction d'un collège vaut moins », explique Gérard Kielwasser, maire. Les terrains cédés se composent de secteurs destinés, a priori, à être urbanisés. Malgré cette différence de valeur vénale, les élus ont accepté les termes de l'échange. « Il se pourrait que se construise un Cosec à côté du collège, ce qui prend de la place. Il faut donc rester le plus large possible au niveau de l'emprise », expose Gérard Kielwasser. Dans ce même registre, la municipalité a précisé que les enfants kembsois qui se rendront au collège de Rixheim bénéficieront de la gratuité des transports en commun, lesquels sont pris en charge par la Région.
Subventions : 117 960 EUR pour les associations

D'autres points ont été abordés lors de cette réunion. En voici un aperçu non exhaustif.

? Accueil de loisirs sans hébergement (ALSH 1, 2, 3 Soleil) : des modifications dans le règlement de la structure d'accueil ont été votées. Parmi ces changements, notons que l'ALSH sera fermé pendant les vacances de Noël compte tenu du faible nombre de demandes. En outre, durant l'été, le nombre de places pour les sorties nécessitant un transport en bus sera limité, avec priorité donnée aux enfants inscrits au moins deux journées durant la semaine de sortie (le nouveau règlement entrera en vigueur le 1er septembre 2019).

? Vie associative : les élus ont voté l'acquisition de divers équipements pour les associations locales. Le premier magistrat a salué le dynamisme de la vie associative kembsoise avec 49 structures au compteur. « Les gens peuvent se rencontrer grâce au sport et à la culture, la vie associative amène un bon esprit, il est important qu'on lui apporte un soutien financier. » Ainsi, l'Association pour le développement de l'accueil de jour (Adaj), l'ASL gymnastique, le Judo club, les Amis de la bibliothèque, l'AAPPMA - Société de pêche et l'association FCKR pourront acquérir du matériel grâce à la participation de la commune. En outre, des subventions de fonctionnement pour un montant total de 117 960 EUR ont été accordées à diverses structures.

? Eau potable : le rapport annuel 2018 sur le prix et la qualité de l'eau potable indique que les 20 prélèvements réalisés par l'Agence régionale de la santé (ARS) ont fait état d'une eau qualitativement conforme, hormis l'un d'entre eux, qui a révélé un taux non conforme au niveau du prélèvement bactériologique.

? Office national des forêts : les élus ont approuvé une motion en faveur du maintien du service public de l'Office national des forêts. « Au niveau local, nous sommes interpellés par les gens de l'ONF pour qu'il n'y ait plus de suppression de postes », a souligné Gérard Kielwasser.

? Vandalisme contre des lieux de culte : une seconde motion en réaction à la recrudescence des actes antisémites et de vandalisme contre les lieux de cultes en France a été votée par le conseil municipal, bien qu'aucune situation de ce type ne soit à déplorer à Kembs. Les élus kembsois ont tenu cependant à élargir la motion, laquelle fait principalement mention de la religion juive, à l'ensemble des confessions religieuses.
C.A.

 

 
 

Colmar Conseil municipal Un espace dédié à soeur Emmanuelle

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 06:03:54

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Colmar Conseil municipal Un espace dédié à soeur Emmanuelle
 

 
Le nouveau square, rue de Luxembourg à Colmar. Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Petite séance, courts débats. Les points du conseil municipal de Colmar ont été égrenés à toute vitesse, à l'exception de trois d'entre eux. Les élus ont débattu autour du projet de restructuration du secteur Luxembourg, des tarifs 2020 de la taxe de séjour et de l'installation de panneaux photovoltaïques.

En ouverture des discussions, le chantier de rénovation urbaine du secteur Europe-Schweitzer, et en particulier de la rue de Luxembourg et de son proche environnement. L'opération a été menée avec l'agence nationale de rénovation urbaine.

La transformation du quartier a vu la disparition de 108 appartements gérés par Pôle Habitat Centre Alsace (PHCA) et la construction de 114 autres. Une pépinière d'entreprises va voir le jour sous la houlette de Colmar Agglomération. Enfin, un nouvel espace ouvert à tous, composé d'un square et d'une allée, a été imaginé. Comme l'affirme l'adjoint Yves Hemedinger, rapporteur de ce point, « cette nouvelle organisation urbaine est indissociable de la restructuration du centre commercial adjacent » et de l'aménagement du parking, propriété de la ville depuis 2018.
« Ce square est bien fait, les habitants le reconnaissent »

Une mutation qui a vu l'arrivée de Norma à la place de Match, ainsi que des magasins Action et bientôt Takko.

Lundi soir, les élus ont voté à l'unanimité en faveur des transactions immobilières liées à ce projet : un échange sans soulte de terrains avec PHCA, une cession à Colmar Agglomération.

« Nous aurons l'occasion de présenter ce projet début juillet avec tous les partenaires. Nous terminons cette opération qui est tout simplement remarquable », se félicite le maire Gilbert Meyer.

Frédéric Hilbert en convient : « ce square est bien fait, les habitants du quartier le reconnaissent. Je ne voterai pas contre. » L'élu écologiste tique pourtant sur sa dénomination. « Je n'ai rien contre soeur Emmanuelle qui était bien sympathique, et on peut être reconnaissant pour tout le travail qu'elle a fait ». L'avenue de l'Europe n'est pas loin, la salle Europe non plus, et il aurait préféré qu'on honore une des « figures marquantes qui ont fondé l'Europe ».

Le maire explique ce choix : « Cela a un rapport avec la dimension sociale du quartier, car soeur Emmanuelle était très engagée auprès des populations déshéritées. » Il estime que c'est l'endroit qui « se prête le mieux » à l'hommage qu'on peut rendre à la « petite soeur des chiffonniers du Caire ».
920 000 euros pour la taxe de séjour

En 2018, les sommes recueillies au titre de la taxe de séjour auprès des professionnels de l'hébergement devraient se situer autour de 920 000 EUR.

Cette somme est utilisée par la Ville pour mener à bien des actions se rapportant à l'accueil des touristes. Considérant l'ampleur de la somme récoltée, l'élu MoDem Tristan Denéchaud suggère que l'on supprime la taxe demandée aux commerçants. Pierre Ouadi (groupe des républicains), quant à lui, interroge le maire sur le nombre de nuitées enregistrées, l'argent que cela génère.

« Nous aurons d'ici peu de temps les résultats d'un diagnostic sur l'impact de ce type de séjour ». Gilbert Meyer se base sur des estimations : « On considère qu'un touriste dépense entre 70 et 90 EUR par jour. Si vous multipliez par trois millions, vous aurez une indication. » Même calcul pour les nuitées. « On peut penser qu'un tiers des visiteurs passe la nuit à Colmar et qu'il dépense entre 80 et 100 EUR». À vos calculettes... « Pour le nombre de salariés que cela impacte, je n'ai pas de réponse ».
Deux centrales photovoltaïques

Le troisième débat a porté sur le projet d'implantation de deux centrales photovoltaïques : l'une sur le site de l'ancienne décharge du Ligibel, à Wintzenheim (les parcelles appartiennent à la Ville), l'autre sur d'anciens terrains de manoeuvre militaire à Volgelsheim. Pour ces deux réalisations, Vialis doit s'associer avec Engie Green France au sein de sociétés créées pour l'occasion, Ligelios et Volgelios. La Ville autorise la prise de participation de Vialis dans ces deux sociétés.

L'opération entre dans le cadre des actions menées sous l'égide du gouvernement et du Département du Haut-Rhin pour préparer l'après Fessenheim. Les terrains du Ligibel accueilleront une centrale solaire d'environ dix MWc sur une surface utile de 12,28 hectares. La Ville va signer avec Ligelios une promesse de bail emphytéotique sur trente-six ans en contrepartie d'un loyer fixé à 3000 EUR par hectare utile. Un projet qui s'inscrit dans la volonté de Colmar d'atteindre un quota de 25 % d'électricité verte. Pour Volgelsheim, dont le conseil municipal a validé le point le 11 avril, la Ville autorise Vialis à concrétiser le projet.

Guy Waehren trouve ce projet « assez contradictoire. Il n'y aura pas de compensation par rapport à tout le biogaz dégagé depuis vingt-cinq ans par les torchères ». Le conseiller municipal invite ses collègues à ne pas oublier que le site abritait une décharge « et que les Colmariens y ont déversé tout et n'importe quoi, même du pétrole ».
« S'infiltrer dans une opportunité »

Le maire précise qu'il « fallait s'infiltrer dans une opportunité. En plus, ce projet ne sort pas de la manche puisque plusieurs partenaires sont concernés ».

Frédéric Hilbert intervient à son tour : « On ne peut qu'être satisfait de l'installation d'une production photovoltaïque. » Il y a cependant un bémol, selon lui : « Mettre des panneaux sur le sol entre en conflit avec la production agricole. Pour le Ligibel, on ne peut pas faire autre chose, mais pour Volgelsheim, je m'interroge. » Et de citer la commune d'Ungersheim, qui a fait construire des bâtiments sous les panneaux solaires « afin que l'on puisse développer une activité ».

Gilbert Meyer tient à le souligner : « Pour Volgelsheim, je ne peux pas m'immiscer dans les décisions du conseil municipal car ça ne nous concerne pas. L'important, ce sont les surfaces de toiture. »

Enfin, les élus ont découvert, en avant-première, la programmation 2019-2020 de la salle de spectacles Europe. Ils approuvent le budget de 159 000 EUR correspondant à la centaine de représentations. De même, ils votent en faveur d'une somme de 125 030 EUR destinée à couvrir les 35 représentations à venir du théâtre municipal.
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

COLMAR : Un espace dédié à soeur Emmanuelle

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 06:02:05

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conseil municipal Aménagement du secteur Luxembourg et taxe de séjour
COLMAR : Un espace dédié à soeur Emmanuelle
Les abords de la rue de Luxembourg présentent une configuration inédite. Un nouvel espace public vient d'y être créé.Cette allée pour piétons et le square adjacent ont été baptisés Espace Soeur-Emmanuelle.C'est l'une des décisions prises lundi soir par les conseillers municipaux colmariens.
 

 
Le nouveau square, rue de Luxembourg à Colmar.
Petite séance, courts débats. Les points ont été égrenés à toute vitesse à l'exception de trois d'entre eux. Les élus ont débattu autour du projet de restructuration du secteur Luxembourg, des tarifs 2020 de la taxe de séjour et de l'installation de panneaux photovoltaïques.

En ouverture des discussions, le chantier de rénovation urbaine du secteur Europe-Schweitzer et en particulier de la rue de Luxembourg et de son proche environnement. L'opération a été menée avec l'agence nationale de rénovation urbaine.

La transformation du quartier a vu la disparition de 108 appartements gérés par Pôle Habitat Centre Alsace (PHCA) et la construction de 114 autres. Une pépinière d'entreprises va voir le jour sous la houlette de Colmar Agglomération. Enfin, un nouvel espace ouvert à tous, composé d'un square et d'une allée, a été imaginé. Comme l'affirme l'adjoint Yves Hemedinger, rapporteur de ce point, « cette nouvelle organisation urbaine est indissociable de la restructuration du centre commercial adjacent » et de l'aménagement du parking, propriété de la ville depuis 2018.

Une mutation qui a vu l'arrivée de Norma à la place de Match ainsi que des magasins Action et bientôt Takko.
« Ce square est bien fait, les habitants le reconnaissent » Frédéric Hilbert

Lundi soir, les élus ont voté à l'unanimité en faveur des transactions immobilières liées à ce projet : un échange sans soulte de terrains avec PHCA, une cession à Colmar Agglomération.

« Nous aurons l'occasion de présenter ce projet début juillet avec tous les partenaires. Nous terminons cette opération qui est tout simplement remarquable », se félicite le maire Gilbert Meyer.

Frédéric Hilbert en convient: « ce square est bien fait, les habitants du quartier le reconnaissent. Je ne voterai pas contre ». L'élu écologiste tique pourtant sur sa dénomination. « Je n'ai rien contre soeur Emmanuelle qui était bien sympathique et on peut être reconnaissant pour tout le travail qu'elle a fait ». L'avenue de l'Europe n'est pas loin, la salle Europe non plus et il aurait préféré qu'on honore une des « figures marquantes qui ont fondé l'Europe ».

Le maire explique ce choix. « Cela a un rapport avec la dimension sociale du quartier car soeur Emmanuelle était très engagée auprès des populations déshéritées ». Il estime que c'est l'endroit qui « se prête le mieux » à l'hommage qu'on peut rendre à la « petite soeur des chiffonniers du Caire ».
A Colmar, « un touriste dépense entre 70et 90 EUR par jour »

? En 2018, les sommes recueillies au titre de la taxe de séjour auprès des professionnels de l'hébergement devraient se situer autour de 920 000 EUR.

Cette somme est utilisée par la Ville pour mener à bien des actions se rapportant à l'accueil des touristes. Considérant l'ampleur de la somme récoltée, l'élu MoDem Tristan Denéchaud suggère que l'on supprime la taxe demandée aux commerçants. Pierre Ouadi (groupe des républicains), quant à lui, interroge le maire sur le nombre de nuitées enregistrées, l'argent que cela génère.

« Nous aurons d'ici peu de temps les résultats d'un diagnostic sur l'impact de ce type de séjour ». Gilbert Meyer se base sur des estimations. « On considère qu'un touriste dépense entre 70 et 90 EUR par jour. Si vous multipliez par 3 millions, vous aurez une indication ». Même calcul pour les nuitées. « On peut penser qu'un tiers des visiteurs passe la nuit à Colmar et qu'il dépense entre 80 et 100 EUR». À vos calculettes... « Pour le nombre de salariés que cela impacte, je n'ai pas de réponse ».
Deux centrales photovoltaïques

? Le troisième débat a porté sur le projet d'implantation de deux centrales photovoltaïques : l'une sur le site de l'ancienne décharge du Ligibel, à Wintzenheim (les parcelles appartiennent à la Ville), l'autre, sur d'anciens terrains de manoeuvre militaire, à Volgelsheim. Pour ces deux réalisations, Vialis doit s'associer avec Engie Green France au sein de sociétés créées pour l'occasion, Ligelios et Volgelios. La Ville autorise la prise de participation de Vialis dans ces deux sociétés.

L'opération entre dans le cadre des actions menées sous l'égide du gouvernement et du Département du Haut-Rhin pour préparer l'après Fessenheim.

Les terrains du Ligibel accueilleront une centrale solaire d'environ 10 MWc sur une surface utile de 12 ha 28a. La Ville va signer avec Ligelios une promesse de bail emphytéotique sur 36 ans en contrepartie d'un loyer fixé à 3 000 EUR par hectare utile. Un projet qui s'inscrit dans la volonté de Colmar d'atteindre un quota de 25 % d'électricité « verte ».

Pour Volgelsheim, dont le conseil municipal a validé le point le 11 avril, la Ville autorise Vialis à concrétiser le projet.

Guy Waehren trouve ce projet « assez contradictoire. Il n'y aura pas de compensation par rapport à tout le biogaz dégagé depuis 25 ans par les torchères ». Le conseiller municipal invite ses collègues à ne pas oublier que le site abritait une décharge « et que les Colmariens y ont déversé tout et n'importe quoi, même du pétrole ».

Le maire précise qu'il « fallait s'infiltrer dans une opportunité. En plus, ce projet ne sort pas de la manche puisque plusieurs partenaires sont concernés ».

Frédéric Hilbert intervient à son tour. « On ne peut qu'être satisfait de l'installation d'une production photovoltaïque ». Il y a cependant un bémol, selon lui. « Mettre des panneaux sur le sol entre en conflit avec la production agricole. Pour le Ligibel, on ne peut pas faire autre chose, mais pour Volgelsheim, je m'interroge ». Et de citer la commune d'Ungersheim qui a fait construire des bâtiments sous les panneaux solaires « afin que l'on puisse développer une activité ».

Gilbert Meyer tient à le souligner :. «Pour Volgelsheim, je ne peux pas m'immiscer dans les décisions du conseil municipal car ça ne nous concerne pas. L'important, ce sont les surfaces de toiture ».

? Les élus ont découvert, en avant-première, la programmation 2019-2020 de la salle de spectacles Europe. Ils approuvent le budget de 159 000 EUR correspondant à la centaine de représentations. De même, ils votent en faveur d'une somme de 125 030 EUR destinée à couvrir les 35 représentations à venir du théâtre municipal.
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

Colmar 7 531 EUR de dons pour la Manne

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 05:55:52

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7 531 EUR de dons pour la Manne
 

 
 
Suite à la manifestation pour les 60 ans de la Maison Ferber de Niedermorschwihr qui s'est déroulée le 14 avril dernier, Christine, Bruno, Anne-Catherine et Élisabeth Ferber ont réuni tous leurs partenaires, jeudi 23 mai, dans leurs nouveaux ateliers pour la remise de chèque.

« Chaque année, je réunis des amis pour fabriquer des chocolats lors des portes ouvertes en décembre. Et tous les cinq ans, nous faisons une plus grosse manifestation, a rappelé Christine Ferber. Avec notre activité, nous avons trop peu de temps libre, c'est notre manière d'aider. Noël et Pâques sont des moments où l'on vend beaucoup mais c'est aussi un moment de partage », a-t-elle complété.
80 bénévoles

Par cette action, la Maison Ferber et l'ensemble des bénévoles - environ 80 personnes - qui ont animé le village durant cette journée du 14 avril, ont récolté 7 531,70 EUR. « Nous nous étions fixé un objectif de 6 000 EUR, nous sommes donc très contents. Nous donnons l'intégralité des ventes, pas juste les bénéfices », a précisé la confiturière.

C'est en collaboration avec Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin et marraine de ce 60e anniversaire, que s'est fait le choix de l'association aidée cette année : La Manne. « Une association solidaire, au service des plus démunis dans le cadre de l'aide alimentaire. Une association qui correspond aussi aux valeurs de Christine : la solidarité et le partage », a précisé la présidente.

Une aide bienvenue pour l'association colmarienne. « Avec les baisses générales de subventions, cette somme va nous permettre de rééquilibrer nos comptes pour les travaux de mise aux normes de nos locaux et nous allons continuer le travail qui est le nôtre », a précisé Hubert Philipp, le président de la Manne. Et d'ajouter : « Cela fait du bien de découvrir tous ceux qui ont participé à cette opération. À l'heure du chacun pour soi, nous essayons de démontrer que la solidarité n'est pas un vain mot. Il y a des gens, comme Christine, qui sont des catalyseurs, altruistes et engagés ».
Christelle DIDIERJEAN

 

 
 

Soirée ciné-débat mardi 4 juin

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 06:01:27

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Soirée ciné-débat mardi 4 juin
 

 
Le film « Comme des garçons » sera projeté avant un débat avec des sportives de haut niveau. DR
La Coupe du monde de football féminine débutera vendredi 7 juin mais le coup d'envoi de l'opération « Juin, mois du sport au féminin à Riedisheim » sera donné mardi 4 juin, à 20 h, à l'Aronde de Riedisheim. « On va avoir une soirée inaugurale avec la projection du film Comme des garçons, suivie d'un débat », détaille l'adjoint au maire Cyrille Laenger.

Un débat sur le sport au féminin, avec des femmes sportives, forcément, dont Brigitte Klinkert, présidente du conseil départementale qui est également marathonienne de bon niveau. La Riedisheimoise Joanne Mayer, membre de l'équipe de France de canoë-kayak aux JO en 2012, sera également présente, tout comme Sylvie Riedle (cyclisme), Sabrina Dridi (volley-ball) et Marion Ortis (basket). La soirée débute à 20 h au 20, rue d'Alsace, l'entrée est gratuite et il paraît que le film est une comédie très réussie !

 

 
 

Une « femme-zone » à Riedisheim

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 06:38:58

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Une « femme-zone » à Riedisheim
 

 
Voici le plan de la fan-zone avec les terrains de foot, beach-volley, badminton, pétanque, gym..., pour pratiquer avant de regarder les filles de l'équipe de France sur un écran de 5,5 m x 3 m. DR
Cette histoire de fan-zone pour la Coupe du monde de football féminine, c'est un peu la «faute» d'Audrey Noacco-Weber, conseillère municipale chargée des affaires périscolaires. « C'est elle qui a dit que ce que l'on avait fait pour les hommes, il fallait le faire pour les femmes. Mais ce n'est pas la même épreuve, et on ne connaît pas l'impact de l'épreuve sur le public. Alors on a décidé de faire différent, très différent, avec l'opération "Juin, mois du sport au féminin à Riedisheim" », explique Cyrille Laenger, l'adjoint au maire de Riedisheim responsable de la communication et des grands événements.
Déjà trois matchs et sept si la France performe

Le site retenu sera celui du Cosec, entre la rue Gambetta et la rue de la Verdure et, dans un premier temps, seuls les trois matchs de l'équipe de France seront projetés sur grand écran, vendredi 7 juin (France-Corée du sud) ; mercredi 12 juin (France-Norvège) et lundi 17 juin (Nigéria-France). « Sauf que tous les matchs sont à 21 h et en semaine, ça fait tard pour faire sortir les gens de chez eux. Alors on a pensé à des afterworks sportifs prioritairement dédiés aux femmes, de 18 h 30 à 20 h 30 », poursuit l'adjoint. « On veut vraiment donner envie aux femmes de venir s'essayer à de nombreux sports », poursuit Audrey Noacco-Weber, qui a mobilisé beaucoup d'associations sportives de Riedisheim.

Durant ces afterworks, les pratiques sportives (lire le détail ci-contre) seront encadrées par des animateurs, gratuites et prioritairement destinées aux femmes, mais sans exclusivité si des hommes veulent aussi découvrir de nouvelles pratiques. Les organisateurs poussent le concept plus loin en installant deux terrains de beach-volley du côté de la rue Gambetta, en collaboration avec la Beach-team de Marco Lopetrone, qui assurera l'animation. « Ensuite, les terrains vont rester. Cette fan-zone débouchera sur une nouvelle installation permanente. Ce n'est pas un investissement provisoire », poursuit Cyrille Laenger.

La zone du Cosec pourra accueillir 1500 personnes maximum et les soirées de football et d'animations sportives pourront se poursuivre si la France avance dans la compétition. « On part sur trois soirées et, au maximum, on en proposera sept si la France est en finale. Selon l'engouement du public, on ne s'interdit rien. On décidera au fil de la compétition », poursuit l'élu, qui dispose d'un budget de 15 000 euros pour toute l'opération « Juin, mois du sport au féminin ».

Cette année encore, sur place, on pourra se restaurer grâce à la présence d'un food-truck et profiter d'une buvette municipale tenue par des bénévoles. Et puis, il y aura un stand de maquillage, des animations, des jeux pour gagner par exemple des ballons de foot (offerts par L'Alsace)...
Passer de bons moments ensemble

« On veut vraiment promouvoir le sport au féminin, donner envie aux femmes de pratiquer un sport, faire évoluer les mentalités. Mais c'est aussi l'opportunité de passer de bons moments ensemble. » La « mayonnaise » entre les bénévoles, les sportifs et les fans de foot avait parfaitement fonctionné l'année dernière. Sauf en cas de météo cataclysmique et une équipe de France pathétique sur le carré vert, il n'y a pas de raison que la magie de cette nouvelle fan-zone - ou femme-zone - ne fonctionne pas à nouveau. Surtout si la bande à Corinne Diacre va au bout de son rêve...
Textes : Laurent GENTILHOMME

 

 
 

Colmar Tags au centre-ville : deux gilets jaunes condamnés

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 06:23:14

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Colmar Tags au centre-ville : deux gilets jaunes condamnés
 

 
De multiples coups de bombes de peinture jaune avaient été relevés le 4 avril dernier à Colmar : sur la façade des Dernières Nouvelles d'Alsace et de L'Alsace rue de la Gare, la Banque Postale avenue de la République, le bâtiment des finances publiques, le lycée Saint-André, la communauté d'agglomération de Colmar, mais aussi sur des rideaux métalliques, du matériel urbain et la vitrine d'une bijouterie, du cours Sainte-Anne à la place du Marché-aux-fruits en passant par la rue des Serruriers.
« Montrer aux touristes qu'on est là »

Contrôlés la nuit des faits en possession de bombes fluo, deux hommes se revendiquant gilets jaunes de Colmar et Horbourg-Wihr ont admis en avoir fait usage, mais uniquement dans le secteur allant de la galerie du Rempart à la rue des Boulangers en passant par la mairie. D'autres individus non identifiés ayant sévi cette nuit-là, le duo n'a été poursuivi que pour les faits reconnus, ainsi que les inscriptions sur le lycée.

« Ce n'est pas nous ! Ce qu'on voulait, c'était faire voir nos messages "Gilets jaunes, Macron démission, Gouvernement corrompu ou RIC" aux touristes arrivant au centre-ville, pour leur montrer que notre mouvement n'est pas une fable mais bien réel... avec de la peinture éphémère, dont une partie a été effacée par la pluie. On s'exprime comme on peut ! », ont indiqué les deux hommes en parlant de « censure » et de « répression policière ».

Des mots qui ont surpris le président Jean-Baptiste Poli : « Vous en auriez été victimes à Colmar ? » Les deux gilets jaunes ont aussitôt assuré que non : « Les manifestations se sont bien passées à Colmar et on n'a pas eu de problèmes avec les journalistes colmariens. D'après ce qu'on sait, les médias en général, et particulièrement ceux qui ne rendent pas compte fidèlement des manifestations selon nous, étaient visés à travers les tags de la rue de la Gare... »
« Prêt à repeindrele commissariat »

Avant de requérir 1 000 EUR d'amende à l'encontre de chacun et de préciser qu'« on ne juge pas le mouvement des gilets jaunes », le parquet a souligné que « ce n'est pas un totem d'immunité pour faire n'importe quoi », et qu'« en suivant le raisonnement incohérent des prévenus, n'importe qui aurait le droit de taguer leur maison au nom d'une cause quelconque ». L'un, âgé de 31 ans, a été condamné cinq fois voilà une dizaine d'années, l'autre a 48 ans et deux condamnations au casier, également pour des faits de petite délinquance.

Chacun a écopé de 105 heures de travail d'intérêt général et tous deux devront solidairement verser 1 593 EUR de dommages et intérêts à la mairie de Colmar et 1 000 EUR au lycée Saint-André, dont 500 EUR de frais de justice.

Après avoir évoqué la précarité de sa situation personnelle « malgré trente-trois ans de travail », le plus âgé avait spontanément indiqué qu'il était prêt à repeindre les couloirs du commissariat de police. « En jaune ? », avait lancé le président. « Non, en blanc : ils ne m'ont pas semblé très propres, les policiers aussi ont des problèmes de conditions de travail... » Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

Ligne SNCF Colmar-Metzeral Les inquiétudes de l'association de promotion : Des bus à la place des trains ?

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 05:58:04

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Ligne SNCF Colmar-Metzeral Les inquiétudes de l'association de promotion
Ligne SNCF Colmar-Metzeral Les inquiétudes de l'association de promotion : Des bus à la place des trains ?
Pour répondre à un trafic en baisse, la SNCF envisagerait de remplacer un cinquième des trains par des bussur la ligne Colmar-Metzeral. La pilule a du mal à passer chez l'association de promotion de la ligne qui monte au créneau.

 
Stable de Colmar à Munster, le trafic est en baisse jusqu'à Metzeral.
LE CONTEXTE. L'association pour la promotion du chemin de fer Colmar-Metzeral (APCM) craint que la SNCF ne choisisse cette option en profitant de la « nécessaire » convergence entre les ex-bus départementaux (la ligne 248 passant par le haut des villages) et l'offre de trains.

Depuis deux ans, ces bus sont de la compétence de la Région Grand Est. « Celle-ci n'attendra pas 2022 (l'échéance de la convention qui la lie aux opérateurs de transport) pour remettre à plat les grilles de transport pour la vallée de Munster », pressent le président de l'APCM Pierre Hartmann.
Dans la vallée,on se demande si l'étape suivante ne sera pas la fermeturedu guichet de Munster

Il est vrai que les trains et les bus circulent en parallèle, et parfois en doublon. Dans les projets qui se dessinent, l'association demande que soit pris en compte de façon coordonnée la volonté de réduire l'offre de trains par la SNCF et la restructuration de la ligne de bus 248. Elle croit savoir qu'un bureau d'études externe aurait été mandaté sur cette question.

LA BAISSE DU TRAFIC. L'argument est spécieux pour l'APCM. Le trafic serait stable, voire en légère augmentation sur la section Colmar-Munster, mais en baisse sensible entre Munster et Metzeral (de l'ordre de 20 % en 2016). Ce « curieux constat », alors que le trafic TER progresse en Alsace, « trouve sa cause du côté du service rendu à l'usager, qui décourage de prendre le train », selon Pierre Hartmann.

Encore une fois, il souligne que 8 des 16 arrêts ne sont pas équipés de distributeurs de billets, et n'offrent aucune alternative à ceux qui n'ont pas de smartphone. « Et comme la disparition des contrôleurs ne permet plus d'acheter le billet dans le train, ces voyageurs deviennent des fraudeurs en puissance », relève le président.

Dès lors, « il devient facile de constater une baisse du trafic, alors qu'on ne donne pas les moyens aux habitants de prendre le train ». Les plus touchés seraient les voyageurs occasionnels. « Or ce sont eux qui représentent le potentiel de développement de la ligne. Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage ».

Même si la circulation des trains sur la ligne offre « une des meilleures régularités » dans le Grand Est, l'association constate « que le service rendu n'est pas à la hauteur des attentes ». Elle se montre encore critique sur le nouveau dispositif de taxation des voyageurs pris par un contrôle anti-fraude, « surtout quand ils sont de bonne foi ».

QUELLE OPTIMISATION ? Pour toutes ces raisons, l'APCM refusera toute suppression de train « si elle n'est pas objectivement justifiée ». Pour autant, elle n'est « pas opposée à une optimisation de la grille et à la recherche d'un meilleur équilibre entre le train et les bus qui passent par le haut des villages ». Il y aura un élément fondamental à prendre en compte : sur l'axe Colmar-Munster le train met entre 25 et 30 minutes, le bus 15 minutes de plus en moyenne.

Les enjeux de cette concertation ne sont pas neutres pour les promoteurs de la ligne. Ils s'appuient sur un certain nombre d'études qui montrent qu'en cas de remplacement d'un train par un bus, 30 % des usagers reprennent leur voiture.

LA FIN DE LA CONCERTATION ? L'association a demandé à la Région la tenue d'un comité restreint de concertation, comme à l'accoutumée, avec la SNCF et les associations d'usagers. Une fois n'est pas coutume, sa demande n'a pas été entendue ; alors qu'il lui a été annoncé que la nouvelle grille devait être prête pour la fin d'année. « Le temps de la concertation serait-il révolu ? », interroge Pierre Hartmann.

L'APCM, intégrée au sein de la fédération nationale des associations d'usagers des transports (FNAUT Grand Est), s'est toujours placée « dans un esprit de partenariat » avec les différentes autorités. « Nous faisons malheureusement le constat que cela ne fonctionne plus, déplore le président. La SNCF cherche à passer en force, pour réduire ses coûts jugés trop élevés pour l'entrée dans la concurrence. La Région de son côté est aussi en recherche de financements pour le Grand Est ».

Dans la vallée, on se demande encore si l'étape suivante ne sera pas la fermeture du guichet de Munster. « Nous ne sommes pas opposés à un travail de rationalisation, mais nous n'acceptons pas que l'action vigoureuse et courageuse menée par nos prédécesseurs, élus et SNCF compris, pour sauver notre ligne dans les années 90 puisse à présent être remise en cause. Ce serait une régression, alors qu'il reste encore beaucoup à faire pour capter de nouveaux voyageurs », assure Pierre Hartmann.
PH.V Lire aussi en page 36 Munster et sa vallée, le compte-rendu du conseil municipal.

Lire aussi en page 36 Munster et sa vallée, le compte-rendu du conseil municipal.

 
 

 

Pesticides : 76 produits retirés du marché

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 05:40:28

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Santé Agriculture
Pesticides : 76 produits retirés du marché
Les produits à base d'époxiconazole, fongicide largement utilisé dans l'agriculture, vont être interdits car il s'agit d'un perturbateur endocrinien.
 

 
Le siège de l'agence sanitaire Anses, près de Paris.
C'est une substance qui était déjà considérée comme un « cancérogène suspecté » et « présumée toxique » pour la reproduction humaine : moins connu que le glyphosate mais très utilisé en France, l'époxiconazole va désormais être interdit.

La décision a été prise par l''agence sanitaire Anses, qui a ordonné mardi le retrait du marché de tous les produits à base de ce fongicide. Massivement utilisé dans l'agriculture et qui présente un « danger préoccupant » pour l'homme en raison de son « caractère perturbateur endocrinien ». Servant à prévenir et à traiter les parties aériennes des végétaux contre les champignons, l'époxiconazole est utilisé en France sur environ 50 % des surfaces céréalières (blé, orge, seigle, avoine), et 70 % des surfaces de betteraves.
200 tonnes commercialisées par an

La substance active, dont environ 200 tonnes sont commercialisées chaque année dans l'Hexagone, présente « un danger préoccupant pour l'Homme et l'environnement », insiste l'Anses qui précise que ces produits devront avoir disparu d'ici 12 mois. Ces retraits d'autorisations de mises sur le marché français concernent 76 produits commercialisés sous divers noms, principalement par le géant allemand de la chimie BASF. Composés chimiques présents dans de nombreux produits de consommation courante (jouets, tickets de caisse, plastiques...), les perturbateurs endocriniens sont encore mal connus. Pourtant, la liste des maux qui leur sont attribués ne cesse de s'allonger (problèmes de fertilité, croissance, comportement, origine possible de certains cancers...), alimentant les plus vives inquiétudes.

L'Anses va désormais notifier sa décision aux autorités européennes, qui sont en cours de réévaluation de cette substance, pour laquelle l'autorisation ou non de renouvellement doit être prise d'ici avril 2020.

 

 
 

 

Seniors Un prix à l'Ehpad de Dannemarie : Les aînés font guincher leurs souvenirs

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 05:55:40

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Seniors Un prix à l'Ehpad de Dannemarie
Seniors Un prix à l'Ehpad de Dannemarie : Les aînés font guincher leurs souvenirs
L'Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de Dannemarie vient d'être primé pour son projet Emballons-nous , qui avait mobilisé les résidents durant un an et demi et a débouché sur la réalisation d'un film autour de la mémoire des bals d'antan.

 
La Fondation Ages représentée par Hélène Lichtenberger (à droite) a remis la semaine dernière un chèque de 1 500 EUR à l'Ehpad de Dannemarie pour son projet Emballons-nous en présence du directeur de l'établissement, Laurent Braesch (à gauche).
Mobiliser les souvenirs de kilbe des aînés pour montrer le grand âge sous un jour nouveau et valoriser l'image de la vie en Ehpad : c'était le point de départ du projet « Emballons-nous », initié il y a déjà un an et demi dans l'établissement dannemarien. Un challenge inédit et original, rondement mené autour de Christine Beroud, psychologue clinicienne à l'Ehpad de Dannemarie, et réalisé avec l'équipe d'animation ainsi que la complicité de plusieurs artistes professionnels : la chorégraphe Ximena Zalazar-Firpo de la compagnie Estro, la comédienne, chanteuse et danseuse Hélène Hardouin, ainsi que le réalisateur et vidéaste Ludovic Haas, de la société sundgauvienne Teapot (lire également ci-dessous).
« Un peu les réseaux sociaux de l'époque »

À l'arrivée, un film épatant d'une dizaine de minutes, tourné à partir des témoignages et des souvenirs des bals d'antan recueillis auprès des résidents. Et un prix remis récemment par la Fondation Ages (Alsace Grand Est seniors), qui multiplie les initiatives régionales pour « encourager la société à s'adapter solidairement au vieillissement de la population ».

« Grâce à ce projet, le grand public pourra voir que la vieillesse est belle, que tout n'est pas triste dans un Ehpad. C'est un vrai lieu de vie », souligne Hélène Lichtenberger, responsable développement de la Fondation Ages. « Les résidents se sont vraiment emparés du projet, ils l'ont habité et c'est ça qui est très fort », explique la psychologue Christine Beroud, qui a observé de réels bienfaits sur les participants au fil des différents entretiens préliminaires axés sur les souvenirs de kilbe, ateliers scéniques ou dansants et jusqu'au tournage final. Près de 70 résidents de l'Ehpad dannemarien ont été impliqués à divers degrés et au fil des différentes étapes du projet. « Le bal ou la kilbe, c'était un peu les réseaux sociaux de l'époque », a souligné le directeur de l'établissement, Laurent Braesch, à l'occasion de la récente remise de prix à l'Ehpad, saluant au passage la « masse de travail » abattue par les différents acteurs du projet Emballons-nous, qui fait toujours l'objet d'une campagne de financement participatif (lire ci-contre).

Se souvenir des bons moments de kilbe, esquisser des pas de danse, jouer les comédiens et metteurs en scène d'un jour : autant de choses qui ont soulevé « l'enthousiasme » des résidents, l'autre vraie récompense dont peut se targuer l'équipe de l'établissement.
« Nous sommes tous concernés... »

Une « réussite » qui n'allait pas forcément de soi dans un contexte que chacun sait difficile pour les personnels des Ehpad. « Ce projet a un impact social qui va se démultiplier », présage Hélène Lichtenberger, pour qui ce support vidéo est appelé à trouver un écho plus large auprès du grand public comme d'autres professionnels d'Ehpad de la région. « Nous sommes tous concernés, car nous sommes tous des aidants potentiels. Et tous des personnes âgées en puissance. »
Vivian MILLET Les dons en ligne restent possibles pour soutenir le projet « Emballons-nous » sur la plateforme de financement participatif Puls'Ages. Retrouvez notre vidéo sur dna.fr

Les dons en ligne restent possibles pour soutenir le projet « Emballons-nous » sur la plateforme de financement participatif Puls'Ages.

 
 

 

Munster Conseil municipal : Motion contre la réduction de l'offre de trains

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 05:59:06

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Munster  Conseil municipal
Munster Conseil municipal : Motion contre la réduction de l'offre de trains
Le point principal de la réunion du conseil municipal, lundi soir, concernait lla ligne de chemin de fer Colmar-Metzeral, avec le remplacement programmé, par la SNCF et la Région Grand Est, des trains par des bus.

 
En accord avec ses conseillers, le maire Pierre Dischinger rappela que « nous sommes très attachés à ce service qu'on aimerait garder... », tandis que Serge Jaeggy évoqua la très belle fête des 150 ans de la ligne, le 10 juin 2018 fréquentée par beaucoup de monde, regrettant que « ces personnes qui proclamaient haut et fort qu'il fallait garder ce train soient maintenant ceux qui voudraient le démanteler, réduire les trains à plus de 20 % en les remplaçant par des bus... » !

Une motion a donc été présentée (lire encadré) pour la sauvegarde de la ligne en l'état et qui a obtenu l'assentiment de l'ensemble des conseillers, « motion qu'il convient de proposer à la CCVM, aux habitants... » a ajouté le maire.

À juste titre, la motion dénonce cette dichotomie entre les professions de foi écologiques et le projet de remettre davantage de véhicules sur les routes... Comprenne qui pourra !
Transfert de compétences

On se souvient de la loi dite NOTRe du 7 août 2015 prévoyant le transfert obligatoire aux Comcom des compétences « eau potable » et assainissement au 1er  janvier 2020. Or, une nouvelle loi, celle du 3 août 2018 est venue supplanter la loi précédente, l'assouplissant et donnant la possibilité aux communes membres de la Comcom, de s'opposer ou non, à ce transfert, tout en respectant certaines clauses qu'il serait trop fastidieux de les énumérer toutes, étant assez « alambiquées ».

De toute façon, contrairement à certaines communes de la vallée, la Ville de Munster se déclare favorable à ce transfert (s'agissant de l'eau potable), compte tenu que, de toute façon, l'assainissement fait déjà partie des compétences communes.
Contre le STRADDET

Autre point, particulièrement « alambiqué », celui concernant le STRADDET (Schéma Régional d'Aménagement et de Développement Durable et de l'Egalité des Territoires...). Document relativement volumineux, ardu, complexe censé vouloir traiter de la même façon, appliquer la même politique aux territoires aussi divers « que la vallée de Munster ou le bassin minier... ». « Peut-on seulement avoir une telle politique pour une région aussi disparate que le « Grand Est » composée de l'Alsace, la Lorraine, la Champagne, les Ardennes... » a dit Jean-François Wollbrett, conscient de cette étrange manière de tout vouloir gérer sans réellement connaître les particularités ! Aussi, le maire proposa de ne pas être favorable à ce dit « schéma ». Il fut suivi dans cela par la grande majorité des conseillers, exception faite de deux abstentions.
Les points en bref

- L'avenant aux marchés de réhabilitation du Prélat, en train de devenir Médiathèque communale, entraîne une augmentation du coût du marché de 5,66 % (s'agissant en réalité de différentes plus-values et moins-values)

- Le conseil approuve la nomination des délégués au sein du comité syndical du Syndicat mixte de la Fecht Amont, en l'occurrence Albert Arlen (titulaire) et Laurence Schneider (suppléante) ;

- Chasse : accord est donné à la candidature de permissionnaire sur le lot de chasse n° I à Gérard Fritsch de Sondernach et l'agrément à Vincent Lang de Porrentruy concernant le lot de chasse n° III.

- Les travaux à l'école du Centre viennent de commencer il y a une semaine (mise en accessibilité de l'école maternelle du Centre et l'école primaire) : pendant les travaux, l'entrée de l'école maternelle se fera rue Saint-Grégoire.

- L'acquisition d'ouvrages et documents pour la future médiathèque, à savoir imprimés, périodiques, DVD, CD, livres et autres « dématérialisés », donc numérique, sous forme de fichiers, musique en ligne, vidéo... est entérinée pour un montant prévisionnel de 80 000 EUR HT avec possibilité de subventions de la DRAC, opération prévue en deux tranches (1re en 2019 pour moitié, la seconde en 2020).
Lire aussi notre papier concernant l'association de promotion de la ligne Colmar - Metzeral en page 33 E.H.

Lire aussi notre papier concernant l'association de promotion de la ligne Colmar - Metzeral en page 33

 
 

 

Des trains spéciaux pour le SlowUp dimanche

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 06:24:22

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Des trains spéciaux pour le SlowUp dimanche
 

 
Des attelages singuliers lors de la précédente édition.

Photo DNA/Nicolas Pinot

Pour se rendre au SlowUp Alsace, ce dimanche 2 juin, la SNCF et la région Grand Est feront circuler des trains spéciaux entre Strasbourg et Sélestat, l'un des points d'accès à cette manifestation festive, gourmande et sportive se déroulant sur la route des Vins et la véloroute du vignoble entre Bergheim et Dambach-la-Ville. Dix trains supplémentaires sont mis en place, soit cinq allers au départ de Strasbourg, à 9 h 26, 9 h 51, 10 h 16, 11 h 21 et 12 h 30, et cinq retours au départ de Sélestat, à 14 h 50, 15 h 13, 16 h 10, 16 h 40 et 18 h 07.

La SNCF rappelle que les groupes ou familles de deux à cinq personnes bénéficient d'un tarif spécial avec le billet Alsa + Groupe Journée (23,60 EUR pour la zone Bas-Rhin).

Quelque 45 000 cyclistes, marcheurs et amateurs de rollers sont attendus ce dimanche, sur six boucles à sens unique, de 7 à 38 km de longueur.
SURFER www.ter.sncf.com/grand-est/loisirs/bons plans et www.slowup-alsace.fr

 

 
 

Un défi pour devenir tous cyclistes

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 06:38:01

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Un défi pour devenir tous cyclistes
 

 
Le défi comprend un volet destiné aux plus jeunes, intitulé « À l'école, j'y vais en vélo », qui séduit de plus en plus d'établissements scolaires. Archives L'Alsace/Pierre Gusz
Depuis dix ans, le défi « Au boulot, j'y vais à vélo ! » attire de plus en plus de participants. L'objectif est d'inciter les salariés à se détourner de la voiture pour privilégier des modes de transports propres tels que le vélo. Alors que l'utilisation de la voiture est devenue la norme, cette initiative tente, de manière ludique, de mettre en avant les avantages (santé, environnement) de l'utilisation du vélo.

Le but est également de tordre le cou à certaines idées reçues qui ont pu être exprimées dans diverses enquêtes menées par M2A (Mulhouse Alsace agglomération) : « Le vélo, ce n'est pas fun » ou encore « C'est pour les sportifs ».

M2A se charge de coordonner les actions et de valoriser le défi dans toute la région Grand Est. Afin d'ouvrir le projet à un maximum de participants, la déclinaison « À l'école, j'y vais à vélo ! » a fait son apparition en 2017 et séduit de plus en plus d'établissements scolaires. Le but est de sensibiliser les jeunes générations à la nécessité de changer les comportements pour préserver l'environnement. Certains territoires (au regard de leur configuration) comme le pays du Sundgau ont opté pour le défi multimodal qui valorise tous les moyens de transport autres que la voiture individuelle (covoiturage, transports en commun, etc.).
« Entrer dans un cercle vertueux »

Si Paul-André Striffler, conseiller communautaire délégué aux mobilités douces et partagées, constate que « peu de gens viennent à vélo », il reste confiant et optimiste face à la réussite du défi annuel. Il est déterminé à faire le nécessaire pour que les villes répondent aux attentes des cyclistes en offrant les installations qui permettront de rentrer dans un « cercle vertueux ».

De son côté, Olivier Brenet, directeur de la Coopérative U enseigne établissement Est (qui a entamé un plan de mobilité pour ses salariés dans le cadre de cette transition), croit dans la volonté des entreprises de s'adapter : « Les choses évoluent, les entreprises prennent conscience de l'importance de la question environnementale. » Il remarque aussi que « les jeunes générations s'intéressent à la question et se tournent vers des alternatives à la voiture ». Tout le monde s'entend sur la nécessité de réaliser quelque chose de ludique et de « faire une bonne communication pour promouvoir le vélo chez tous les publics ».
Un parrain exemplaire

Cette année, Bernard Buch-Fortin, champion du monde de cyclisme handisport en 1987, parraine le défi. Il se dit « concerné » et est persuadé que « les gens sont déterminés à changer leurs habitudes pour préserver notre cadre de vie ». Lui qui a parcouru 200 000 km à vélo en vingt-cinq ans entend bien promouvoir ce mode de transport et montrer que « c'est un moyen de transport bon pour la santé et l'environnement, avant d'être un sport ».

L'hôpital Émile-Muller, qui participe à l'opération pour la première fois, suit cette philosophie en accompagnant une partie de ses 6000 salariés pour mettre en place « de nouveaux modes de transports ».
Victor REVEILLON

Les résultats de l'édition 2018 :

? 202 structures participantes, 5154 pédaleurs.

? 229 248 km parcourus.

? 46 tonnes de gaz à effet de serre évitées.

? 5000 EUR de dons pour l'association Cyclo-club de Kingersheim.

En 2019, les kilomètres parcourus seront convertis en euros au profit de l'association THEO2 qui propose aux personnes en situations de handicap des activités de pleine nature par le biais d'engins adaptés.

 

 
 

Ecomusée Qui sera le dix-millionième visiteur samedi ?

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 06:25:35

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Qui sera le dix-millionième visiteur samedi ?
 

 
Bon anniversaire, l'Écomusée d'Alsace ! En juin 1984, l'institution ouvrait ses portes pour la première fois au public, à Ungersheim. Trente-cinq ans - et des tonnes de souvenirs - plus tard, le musée s'apprête à passer le cap des 10 millions de visiteurs, ce samedi 1er juin. Le plus beau cadeau qui soit pour les équipes du musée. À cette occasion, le 10 000 000e visiteur gagnera une « entrée à vie » pour lui et sa famille. Venez tenter votre chance de 10 h à 18 h !

Kayserberg vignoble « Il y a un gros malaise aux services techniques »

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 06:29:56

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Kayserberg vignoble « Il y a un gros malaise aux services techniques »
 

 
Les bâtiments du site scolaire Bristel resteront dédiés aux enfants puisqu'il est envisagé de transférer les locaux de la crèche Boucle d'or dans les locaux de l'école maternelle Bristel. Photo L'Alsace/Marie-Louise Stein
Débats quelque peu houleux, lundi 27 mai, lors du conseil municipal de Kaysersberg Vignoble présidé par le premier magistrat, Pascal Lohr. Durant la lecture des décisions prises par le maire dans le cadre de délégations, Henri Stoll s'est élevé contre le marché public attribué à la Société Axioval SAS pour la mission « accompagnement managérial des services techniques et préconisation d'organisation » pour un montant de 22 032,50 EUR HT.
« C'est monstrueux pour réorganiser un service »

« C'est monstrueux pour réorganiser un service », s'est indigné l'élu de l'opposition. « Il y a un gros malaise aux services techniques, il faut faire une réorganisation totale, chacun retrouvera son identité et son poste, il faut passer par là », a rétorqué le maire tandis que Bernard Carabin a abondé, convaincu du bien fondé de cette opération, « l'addition des trois communes n'est pas facile, il faut se donner les moyens ».

En ce qui concerne les travaux de la maison des associations à Kientzheim, plusieurs avenants ont été ajoutés, portant le montant total des lots pour ce chantier de 241 972,14 EUR à 254 372,51 EUR HT.

Enfin, Henri Stoll a reproché à la municipalité de ne pas avoir réitéré les recours au sujet d'une décision du tribunal administratif concernant les terrains longeant la rivière pour trois propriétaires de la rue des Hêtres. « On a laissé courir, au prix du terrain, c'est un cadeau », s'est-il exclamé tandis que Myriam Paris et Robert Schelcher ont évoqué la notion de possession trentenaire invoquée par le tribunal et l'impossibilité d'un recours possible.
Marie-Louise STEIN

Depuis quelque temps déjà la rumeur se propageait en ville : « l'école Bristel fermera ses portes ». Ce lundi soir, Évelyne Meyer a présenté ce point épineux aux élus en expliquant que compte tenu des effectifs annoncés, l'Éducation nationale a proposé la fermeture d'une classe à l'école maternelle Bristel et envisage de fusionner la direction des écoles maternelle et primaire. La commission des affaires scolaires a donc examiné les faits et a proposé, dans l'intérêt des enfants et pour éviter une fatigue, des pertes de temps dans les transports, de regrouper toutes les classes à l'école Geiler et de fermer le site scolaire Bristel. Lors du débat, Henri Stoll s'est interrogé sur les projections en termes de constructions pour familles et enfants en soulignant que cette problématique n'est pas nouvelle et en concluant : « c'est un service qui ferme ». Évelyne Meyer a complété son exposé en précisant que compte tenu de la disponibilité des locaux de Bristel, du manque d'espaces à la crèche Boucle d'or et des travaux de mise aux normes importants imposés par la PMI à la crèche, il sera proposé à la communauté de communes de déplacer les locaux de la crèche dans les locaux de l'école Bristel. Proposition adoptée avec quatre voix contre. Cependant à l'unanimité, les élus ont approuvé l'octroi de subventions aux écoles : 200 EUR par classe pour le paiement des frais de transports scolaires versés chaque année, 16 EUR par nuitée et par enfant pour les classes natures organisées pour les enfants de Kaysersberg Vignoble, 5 EUR par enfant scolarisé à l'occasion des fêtes de Noël ou l'achat de livres ou de spectacle. Pour mémoire, les crédits de fonctionnement sont prévus à hauteur de 45 EUR par enfant et par année scolaire pour l'achat de fournitures.

 

 
 

Trois millions d'euros pourla déchetterie de Biesheim

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 06:31:07

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Trois millions d'euros pourla déchetterie de Biesheim
 

 
L'agrandissement prévoit la prise en charge des nouvelles filières de recyclage (plastiques rigides, PVC, films plastiques...). Photo DNA/Gerhard Rother
C'était « le point lourd de la soirée », à en croire Gérard Hug, président de la Communauté de communes du Pays Rhin-Brisach (CCPRB) réunie, lundi soir à Volgelsheim, en conseil communautaire. Ce point, c'est celui de la création d'une nouvelle déchetterie intercommunale à Biesheim.

Lourd, le projet l'est d'abord par son ambition. « La déchetterie existante sera agrandie pour passer à 25 quais de déchargement, détaille Frédéric Goetz, vice-président de la CCPRB en charge de la collecte et de la valorisation des déchets. Pour rappel, la déchetterie de Blodelsheim ne compte que douze quais, et on est déjà au taquet. » Cet agrandissement doit permettre de prendre en charge les nouvelles filières de recyclage (plastiques rigides, PVC, films plastiques...) mais aussi de fluidifier le trafic.
« Double flux »

« L'espace sera organisé en double flux, autrement dit, il n'y aura plus de croisement entre les gens qui apportent les déchets et les camions des entreprises qui viennent récupérer les bennes une fois pleines », poursuit Frédéric Goetz. Le nouveau site prévoit aussi de la place pour un espace de stockage des équipements, tels les bacs ou les conteneurs, ou encore une ressourcerie « pour le réemploi de meubles et objets », précise le vice-président. Lourd, ce projet l'est également par l'ampleur du chantier à réaliser. Il se fera en trois phases, afin de permettre une continuité de service : la déchetterie actuelle sera toujours accessible pendant la durée des travaux. Dans un premier temps, les nouveaux quais seront construits, au nord du site actuel.
« Un projet de deuxou trois ans »

Puis le contrôle d'accès sera créé côté sud pour permettre d'y accéder. Dans un troisième temps, les aires et locaux de stockage sortiront de terre à l'est. « On est parti pour un projet de deux ou trois ans, indique Gérard Hug. La première partie de la déchetterie devrait ouvrir, on l'espère, à la fin de l'année 2021. »

Lourd, ce projet l'est enfin par son coût : le budget prévisionnel s'élève à 3,1 millions d'euros. Le projet présenté lundi soir, prend en compte environ un million d'euros de subventions, de l'État et de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie). Il n'a pas soulevé de grandes interrogations dans les rangs. Certains conseillers ont simplement demandé que les points verts, permettant l'apport volontaire des déchets les plus courants comme les branchages ou le bois, ne soient pas supprimés des communes où ils sont installés. Gérard Hug a assuré que ces remarques étaient entendues. L'avant-projet définitif pour l'agrandissement de cette déchetterie a été approuvé à l'unanimité.
Esteban WENDLING

 

 
 

Quatre saxophones au CDMC

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 06:08:56

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Quatre saxophones au CDMC
 

 
 Photo L'Alsace /Jean-Marie Schreiber
Quatre saxophones au CDMC
Dans le cadre de ses scènes ouvertes, le Conseil départemental pour la musique et la culture (CDMC) a accueilli récemment quatre musiciens de l'école de musique de Thann. Quand on parle école, on pense surtout très jeunes musiciens. Ce n'est pas le cas. Dans le cas présent, ce sont des musiciens déjà quelque peu chevronnés qui ont envie d'aller au-delà du simple apprentissage et de la pratique collective en orchestre, de s'éclater à un autre niveau. La famille des saxophones étant nombreuse, il est possible de former un quatuor de ces instruments, à l'instar des quatuors à cordes, par exemple. Le quatuor de l'école de musique de Thann, constitué sous la houlette du directeur de l'école, Guy Egler, a fait voyager un auditoire qui aurait pu être plus nombreux à travers toutes ses spécificités : tango, valse musette, jazz. Un voyage musical très riche.

Prochaines prestations : un quatuor de flûtes, vendredi 7 juin en soirée, et un récital de harpe par une élève de l'académie des arts de Huningue, samedi 15 juin à 10 h 30.

 

 
 

Les Mercredis sportifs

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 06:11:06

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Les Mercredis sportifs
 

 
Mercredi du foot : première rencontre transfrontalière le 29 mai

Le Conseil départemental du Haut-Rhin (CD 68) organise les Mercredis sportifs à destination des jeunes afin de promouvoir la pratique de sports collectifs tels que le volley, le hand, le basket et le foot. C'est également une occasion pour les jeunes de côtoyer des sportifs de haut niveau.

Les joueurs de l'ASC Biesheim Football animeront un mercredi du foot pour les jeunes footballeurs du SV Breisach, dans le cadre d'une rencontre s'inscrivant dans la stratégie OR - Oberrhein Rhin supérieur portée par le CD 68 pour promouvoir le bilinguisme et les échanges avec les voisins suisses et allemands.
Y ALLER Mercredi 29 mai, de 17 h à 19 h, au stade du SV Breisach, Rheinuferstrasse, à Breisach. En savoir plus sur www.mercredisportifs68.fr et sur facebook.

CFA Concours d'excellence

Publié dans le panorama le Mercredi 29 mai 2019 à 06:12:41

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CFA Concours d'excellence
 

 
Mehdi Rezzani et Chloé Keller lors de l'épreuve de flambage ; dans le rôle de l'observateur attentif, Michel Scheer, MOF.  Photo DNA/B.FZ.
Le restaurant d'application du lycée-CFA florivalien a servi de cadre, jeudi, aux épreuves de sélection régionales du concours « Un des meilleurs apprentis de France 2019 » dans la catégorie « arts de la table ». Organisée par la délégation régionale de la Société des MOF (meilleurs ouvriers de France), cette sélection était présidée par Michel Scheer, évidemment MOF et ancien maître d'hôtel de l'Auberge de l'Ill, le jury étant constitué à parité de professionnel-le-s de la restauration. S'adressant dès son intitulé aux « meilleur-e-s » et obligeant à un travail préparatoire intense, ces épreuves ne suscitent qu'un tout petit nombre de vocations... deux cette année, chacun-e effectuant actuellement en alternance sa troisième année de formation : Chloé Keller, apprentie à l'Auberge de l'Ill et en première année bac-pro au CFA Joseph-Storck, Mehdi Rezzani, apprenti Au Bon Coin à Wintzenheim et en première année de brevet professionnel au CFA hôtelier de Colmar.

Identiques dans la vingtaine de sites de sélection en France, huit ateliers, pour une durée d'examen de près de quatre heures, étaient imposés aux deux candidats : une connaissance historique du restaurant parisien Ledoyen ; la mise en place d'un décor floral et celle d'une table de banquet ; la création d'un cocktail à partir d'ingrédients suggérés ; le débouchage et le service d'un vin blanc ; la reconnaissance de fromages ; un argument « commercial » d'après une carte et le flambage de poires. Des épreuves qui peuvent paraître banales pour beaucoup, mais où le jury guette le moindre détail, le geste inadéquat ou la plus petite hésitation, en tenant également compte du sens de l'organisation comme de la présentation.

Les résultats de ce concours, comme ceux organisés dans une vingtaine d'autres spécialisations, seront proclamés le 6 juin au siège du Conseil départemental 68 à Colmar, en présence de l'ensemble des candidats. Sont qualifiés pour les différentes finales nationales, évidemment parisiennes, non les premiers, mais tous les candidats ayant obtenu une note générale au moins égale à 17.
B.FZ.