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EDITORIAL : Une nouvelle bipolarité

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:42:22

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EDITORIAL : Une nouvelle bipolarité
 

 
Le duel Macron-Le Pen de 2017 n'était pas un épisode isolé, mais une préfiguration ; l'Europe occupait déjà la place centrale.

Cela métamorphosa l'ancienne bipolarité. La fracture droite-gauche a été remplacée par un nouveau clivage : souverainistes contre partisans de la construction européenne.

Dimanche, plusieurs listes ont cru pouvoir utiliser le scrutin pour renverser le gouvernement d'Édouard Philippe ; elles doivent déchanter. En obtenant moins de suffrages, mais autant de députés que le Rassemblement national, la République en marche a limité les dégâts, aidée par l'effondrement successif de ses rivaux.

Benoît Hamon, qui s'était cru indispensable à la faveur de l'erreur de casting de la primaire du PS, s'est écroulé. Raphaël Glucksmann n'a pas su entraîner l'attelage de circonstance bricolé par un PS exsangue. Jean-Luc Mélenchon a été lâché par les gilets jaunes avec lesquels il comptait faire la révolution. Quant à Laurent Wauquiez, il a marqué contre son camp en défendant un programme mi-figue mi-raisin, écartelé entre le libéralisme économique et le conservatisme sociétal. Moyennant quoi les libéraux de l'ex-UMP ont rallié la République en marche, les souverainistes passant au Rassemblement national.

La 3e place des écologistes ne doit pas les enivrer. Le mode de scrutin de l'élection européenne (avec répartition des sièges à la proportionnelle) les avantage, de même que leur aimable statut de recours pour les électeurs qui ne voulaient pas départager Macron et Le Pen. Mais en mars 2020, aux municipales, ils devront se résoudre à des alliances de second tour, ce qui compliquera le glorieux positionnement « ni droite, ni gauche ».

Dans l'immédiat, priorité à l'organisation du nouveau Parlement européen. Des coalitions inédites vont surgir, les démocrates-chrétiens et les sociodémocrates ayant perdu la majorité absolue. Qui sera l'ami de qui ?

Plus que jamais, le Parlement de Strasbourg sera fondé sur le compromis et les concessions réciproques, procédés que les Français nouvellement élus devront vite apprivoiser même s'ils n'y connaissent rien, eux qui ont la fâcheuse habitude de raisonner de façon binaire entre majorité et opposition.

 

 
 

 

Élections Européennes : La France coupée en deux

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:47:41

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Élections Européennes
Élections Européennes : La France coupée en deux
Deux partis se partagent la carte politique mais ce ne sont plus le PS et la droite. Le Rassemblement national s'est taillé de véritables fiefs dans les anciens bassins industriels et sur le pourtour méditerranéen. LREM a préservé sa dynamique de 2017 dans les métropoles et à l'ouest. Le scrutin reflète les fractures socioculturelles et territoriales du pays.

 
La carte électorale de ce scrutin ressemble à celle de la présidentielle 2017. La France de Macron n'est géographiquement pas celle de Le Pen. Elle recoupe les votes aux référendums européens beaucoup plus que les cartes des votes « gauche contre droite » de l'ancien monde et du siècle dernier. Elle se superpose sur la carte des fractures territoriales. Appelée « Progressistes contre populistes » par les marcheurs, « Patriotes contre mondialistes » par les lepénistes, la nouvelle bipolarisation RN-LREM se traduit sur les cartes par un choc bicolore entre territoires dynamiques et zones en souffrance industrielle ou rurale. La France de Le Pen recouvre celle des ronds-points les plus jaunes cet hiver. Celle de Macron, les indicateurs positifs des métropoles pimpantes où les écologistes deviennent ses principaux rivaux.
Le Pen tient ses fiefs...

L'expression « terre d'élection » s'applique désormais au Rassemblement national. Le parti lepéniste dépasse 35 % dans les départements qui l'ont porté en tête ou presque au second tour de la présidentielle : Pas-de-Calais, Aisne, Haute-Marne, Ardennes. Il confirme une implantation à l'est d'une diagonale Le Havre/Perpignan : les Hauts-de-France, le pourtour méditerranéen, le Grand Est moins l'eurométropole de Strasbourg.

Il a pris les devants en Bourgogne-Franche Comté (sauf dans le Doubs), dans le Centre, la Normandie (hors Caen), le Val de Garonne et, cette fois, les Charentes. Les électeurs de 72 départements l'ont placé en tête. Seulement voilà, le RN ne comble pas les trous... du FN sur la carte.
Macron s'ancre et résiste

Comme à la présidentielle, Emmanuel Macron reste le champion des grandes villes, de la façade Atlantique, des terres de tradition électorale modérée (Lyon, Aveyron, Bretagne), des territoires où les revenus dépassent nettement les moyennes nationales (Haute-Savoie, Pays basque). La liste LREM-Modem arrive en tête dans 27 départements. Et elle ne s'effondre pas dans les « fiefs » lepénistes.

Deux ans après, le président peut encore s'appuyer sur cette France qui votait clairement au centre et plutôt à gauche « avant ». La majorité des électeurs de François Hollande en 2012, qui s'étaient reportés sur le jeune candidat en 2017 sont restés en 2019, malgré la poussée verte.
Les écolos un peu plus ruraux

La carte du vote écologistes se superpose à celle de LREM et celle... des métropoles. La liste Jadot dépasse 15 % à Paris, Lyon, Grenoble, Strasbourg, Nantes, Rennes, Bordeaux, Montpellier, Toulouse, Tours, Poitiers, où le RN reste marginalisé. Il manque Nice comme toujours, et un trio Marseille, Lille-Roubaix-Tourcoing, Saint-Etienne, les trois métropoles où la démographie est la moins dynamique, le chômage le plus élevé et le score du RN haut (26,3 % à Marseille, 19,5 % à Saint-Etienne).

Nouveauté, le parti écologiste progresse dans les zones rurales, en particulier dans le sillon rhodanien, les Alpes, le Lot, la vallée du Rhône, le Val de Loire, la Bretagne. Des territoires où la conversion agricole s'est accélérée et où les préoccupations environnementales sont réelles. Le vert s'étale, même si comme le RN, les vides restent à combler dans les terres cynégétiques.
La droite en voie d'effacement

Quant à la droite, elle tient au sud du massif Central dans trois départements les moins peuplés et les plus âgés du pays (Lozère, Cantal, Haute-Loire) et à Versailles. Partout ailleurs, c'est la dégringolade avec même une menace d'effacement dans le sud-ouest.
P.J.

 

 
 

 

Élections Européennes : Macron veut sauver l'acte II

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:43:19

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Élections Européennes
Élections Européennes : Macron veut sauver l'acte II
Retraites, fonction publique, assurance-chômage... L'exécutif entend poursuivre les réformes malgré la colère d'une partie des électeurs qui ont placé le Rassemblement national en tête du scrutin européen dimanche soir.

 
Malgré sa deuxième place au scrutin européen de dimanche, le chef de l'État veut continuer de réformer le pays.
Le cap des réformes maintenu, plus d'humanité, de concret et de proximité dans la méthode. C'est le credo répété en boucle depuis dimanche soir par l'Élysée et l'entourage présidentiel. « Avec un autre président, on aurait prédit un coup d'arrêt des réformes. Mais ce président garde un côté joueur de poker qui prend des risques », constate l'analyste Philippe Moreau-Chevrolet de MCGB Conseil.

Six mois de contestation sociale n'ont pas dévié Emmanuel Macron de ses promesses de campagne. Le coup de semonce du scrutin européen - avec la courte victoire du Rassemblement national (RN) - n'a pas entamé sa volonté de réformer le pays et de refonder l'Union européenne. Se sentant au contraire conforté par la résistance de son parti (22,41 % des suffrages exprimés) face à l'extrême droite (23,31 %) et par l'écrasement des partis traditionnels de droite et de gauche, le chef de l'État veut « intensifier » l'acte II de son quinquennat. Et il compte s'appuyer sur une majorité « progressiste » au Parlement européen.
Pas de remaniement en vue

« Le message des Français ce n'est pas que la France arrête de se réformer », résume le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin. « Il convient de continuer sans qu'il soit nécessaire de donner de nouvelles orientations », fait valoir le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, écartant le scénario d'un remaniement gouvernemental. Du moins immédiatement.

La feuille de route de l'exécutif, c'est Gilles Le Gendre, chef de file des députés LREM, qui l'a rappelée : « Nous devons continuer à libérer l'économie pour la mettre sur de bons rails et aller plus loin pour créer plus de richesses et pouvoir les distribuer au profit des populations les plus fragiles ».

Retraites, fonction publique, assurance chômage... Les réformes à venir sont potentiellement explosives. Elles pourraient éclipser les mesures - dont une baisse des impôts - annoncées en clôture du grand débat national pour calmer la fronde des gilets jaunes. Si le gouvernement est « totalement sourd à la colère des électeurs, elle s'intensifiera », met déjà en garde l'eurodéputé RN, Nicolas Bay. L'exécutif devra également prendre en compte les aspirations écologistes des Français qui ont hissé le mouvement Europe Ecologie-Les Verts de Yannick Jadot en troisième position (13,47 %).
Un « double défi »

Depuis le début de son mandat, Emmanuel Macron est critiqué pour son manque d'ambition en matière d'environnement. Et ce n'est pas la mise en place, à trois jours du scrutin, du Conseil de défense écologique qui lui a permis de rectifier le tir. Jugée peu concrète, cette nouvelle instance chargée notamment du suivi des programmes « verts » est déjà contestée.

« Un double défi attend Emmanuel Macron. Maintenir le cap, c'est sans doute attendu par une grande partie de son électorat, mais infléchir sa politique sur certains aspects (social et écologique notamment), cela peut lui permettre de récupérer des électeurs », analyse Bernard Sananès, président d'Elabe. Réchauffement climatique et environnement, immigration et pouvoir d'achat sont les trois thèmes qui ont déterminé le choix des électeurs au scrutin européen, décrypte son cabinet d'études.

« Le socle électoral de LREM a été maintenu mais il s'est droitisé. La question sera de savoir comment le président va gérer cette évolution. L'erreur pour Emmanuel Macron serait de croire qu'il peut continuer à gouverner à 100 % comme avant », met encore en garde Bernard Sananès. « Est-ce qu'il voudra changer de méthode ? La réforme des retraites sera un test. »
Christine BERANGER

 

 
 

 

Élections européennes : Union cherche patron (ne)

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:45:53

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Élections européennes
Élections européennes : Union cherche patron (ne)
Le morcellement du Parlement européen obligera à trouver des coalitions à trois ou quatre groupes. Première indication avec le choix d'un nouveau président de Commission, au menu ce soir des chefs d'État et de gouvernement.

 
Qui dirige l'Europe ? La réponse était simple, au sortir des élections de 2014 : Angela Merkel. La patronne du plus grand (et plus riche) pays, du plus grand parti (CDU-CSU) dans le plus grand groupe (PPE) du Parlement... Cinq ans plus tard, ce n'est plus simple du tout. Et l'on devrait le constater ce mardi soir, au dîner des chefs d'État et de gouvernement réuni pour choisir un président de la Commission.
Fini, le troc

Le principal changement est le morcellement des forces politiques. Dans le Parlement sortant, conservateurs (PPE) et sociaux-démocrates (S & D) occupaient plus de la moitié des sièges (54 %). Dans le nouveau, ils n'en cumulent que 43 %...

Le résultat, c'est qu'en 2014, les deux grands groupes s'étaient rapidement réparti les postes : la Commission aux conservateurs arrivés en tête (Juncker), et la présidence du Parlement aux sociaux-démocrates puis aux conservateurs, deux ans et demi chacun (Schulz puis Tajani).

Un tel troc est devenu impossible. « Nous ne réclamons qu'un poste : la présidence de la Commission pour Manfred Weber », a déclaré dimanche le président du PPE, Joseph Daul. Il actait ainsi la diminution de son pouvoir. La suite pourrait montrer qu'il le surestimait encore...
Le jeu des amitiéset rivalités

Deux groupes s'invitent à la table des négociations. Les libéraux, sur un strapontin il y a cinq ans, cette fois pour une place pleine et entière. Normal, ils sont les vainqueurs de l'élection, avec plus de cent sièges désormais, notamment grâce à Renaissance. Autres invités les Verts, avec un gain d'une vingtaine de sièges à plus de soixante-dix. Car le calcul est simple : pour atteindre au Parlement la majorité absolue de 376 sièges, il faudra l'alliance de trois, voire quatre formations.

C'est là où Manfred Weber cesse d'être favori. Et où remontent les cotes de la libérale Margarethe Vestager et de l'outsider Michel Barnier.

La première indication sera donnée par le Conseil européen de ce mardi, sans doute jusque tard dans la nuit. Les équilibres politiques sont ici différents, avec neuf chefs d'État et de gouvernement conservateurs (PPE), dont le Hongrois Viktor Orban, autant de libéraux (ALDE), six sociaux-démocrates... Jouent également les amitiés personnelles, par exemple entre le social-démocrate portugais Costa et Macron. Ou les inimitiés et rivalités, le jeune Autrichien Kurz défiant la doyenne allemande Merkel...
Réponse plurielle, donc politique

Et les nationalistes et populistes - deux sur vingt-huit au Conseil européen, environ 150 sièges au Parlement ? Ils ne veulent plus sortir de l'Union ou la défaire mais, dit l'Italien Matteo Salvini, « participer à la renaissance d'une Europe en perdition ». Leur potentiel d'action, qui passe par leur capacité d'union, reste cependant à vérifier.

Qui dirige l'Europe ? Le vote des Européens impose une réponse plurielle, donc politique. Le temps de la cogestion entre proeuropéens de gauche et de droite est fini. L'usage dira si c'est une bonne nouvelle pour les citoyens de l'Union.
Francis BROCHET

 

 
 

 

La « terrible défaite » des Républicains

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:58:40

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La « terrible défaite » des Républicains
 

 
Les listes Dupont-Aignan (Debout la France), Lagarde (UDI) et Asselineau (UPR) ont cumulé dimanche en Alsace le même nombre de voix que la seule liste Bellamy (Les Républicains).

Photo DNA/Franck Kobi

De 126 000 voix aux élections européennes de 2014 à 57 300 ce dimanche. Pour les Républicains (ex-UMP), la chute est vertigineuse en Alsace, leur terre d'élection. Au lendemain du scrutin, ils accusent la déroute, se consolant comme ils peuvent avec l'élection d'Anne Sander (lire ci-dessous), l'eurodéputée alsacienne sortante qui sauve son siège de justesse sur la liste de François-Xavier Bellamy (9,1 %).

D'un océan bleu par le passé, les résultats des Républicains apparaissent désormais comme des archipels sur une carte électorale coupée en deux entre la droite nationaliste et la macronie. Leur liste n'a sorti la tête de l'eau que dans neuf villages alsaciens, dont Lucelle (50 %), Hinsingen (37,14 %) et Ohlungen (35,34 %).
« On n'est pas encore une alternative »

Eric Straumann, le député de Colmar, a beau se rassurer en expliquant opportunément que « les européennes ne sont traditionnellement pas favorables » à son parti, Laurent Furst, le président de la fédération des LR du Bas-Rhin, parle d'une « terrible défaite ». « Nous n'apparaissons pas encore comme une alternative crédible à Emmanuel Macron », reconnaît Raphaël Schellenberger, député LR du Haut-Rhin, quand son collègue Laurent Furst s'interroge en creux sur les capacités de son parti à « comprendre les attentes, les colères et les espoirs » de ses concitoyens. Eric Straumann considère pour sa part que l'électorat des Républicains « s'est retrouvé éclaté entre ses convictions pro-européennes et la volonté de sanctionner le gouvernement ».

En Alsace, cette dispersion a d'abord profité aux listes Bardella et Loiseau, mais aussi aux petites listes alternatives, centristes et souverainistes. Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) y réalise un score supérieur au reste du pays (4,9 %), tout comme Jean-Christophe Lagarde (UDI), qui frôle les 3 %, et François Asselineau (UPR), avec 1,3 % des voix. Ces trois listes cumulent à elles seules le même nombre de voix que la liste Bellamy, c'est inédit.

Mais c'est l'alliance La République en marche-MoDem-Agir qui a siphonné l'essentiel du vivier des Républicains. Face à la bipolarisation du paysage politique imposée par Emmanuel Macron, l'électorat centriste de la région, porté par des convictions pro-européennes, a préféré la liste soutenue par Yves Bur, Antoine Herth, Jean-Pierre Raffarin et Bruno Le Maire à celle conduite par François-Xavier Bellamy et portée par le socle filloniste du parti.
« C'est compliqué, compliqué... »

Pour faire court, les territoires démocrates-chrétiens et socio-démocrates ont fait le choix de voter utile pour la sénatrice Fabienne Keller, élue d'Agir-La Droite constructive comme les députés Antoine Herth (Bas-Rhin) et Olivier Becht (Haut-Rhin).

Face à la débâcle, les caciques des Républicains appellent leur famille politique à se « remettre en cause » et à « se renouveler ». Pour Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin, la défaite « impose plus que jamais l'humilité » et « le travail sans relâche aux côtés de nos concitoyens pour développer une alternative sérieuse, réelle et crédible ». « Notre parti doit se poser les bonnes questions, celles des attentes des Français, de tous les Français », indiquait dimanche soir une cadre du mouvement, avant de concéder que « c'est compliqué, compliqué... »
Franck BUCHY

 

 
 

Pour la première fois, moins d'abstention en Alsace qu'au niveau national

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:49:41

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La Participation depuis 1979
Pour la première fois, moins d'abstention en Alsace qu'au niveau national
 

 
Y a-t-il une opinion publique européenne ?, se demandent souvent - et particulièrement avant les scrutins européens - responsables politiques et commentateurs. La question n'a jamais trouvé de réponse claire, mais jeter un oeil à la participation permet de constater que les électeurs européens se démobilisent et se remobilisent de la même façon.
Une région pro-européenne

Après trois décennies d'une baisse qui l'avait amenée autour de 40 %, la participation aux élections européennes a repris une tendance ascendante pour repasser au-dessus de 50 % (ce qui ne s'était pas produit depuis 1994). 20 des 28 pays de l'Union ont vu leur participation augmenter, parfois fortement : +20 points en Espagne, +19 en Pologne, +16 en Roumanie, +14 en Hongrie, + 13 en Allemagne... Effet du Brexit ? Difficile à dire.

En France, la participation est toujours restée assez proche, mais légèrement en dessous, de la moyenne européenne, et elle retrouve, elle aussi, son niveau de 1994 - il y a 25 ans.

Même phénomène en Alsace : l'abstention suit les mêmes évolutions qu'au niveau national ou européen, en étant chaque fois ou presque en dessous des deux. Présentée comme une région pro-européenne (parce que, à la différence du reste du pays, elle avait massivement dit oui à Maastricht en 1992 et voté en faveur du traité constitutionnel en 2005), l'Alsace participe traditionnellement moins pour l'élection des députés européens qui lui rendent visite 12 fois par an. Sauf ce dimanche, où elle a un peu plus participé que la moyenne en France.
ACB

 

 
 

 

À Strasbourg, quelle majorité au Parlement ?

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 06:24:48

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À Strasbourg, quelle majorité au Parlement ?
 

 
Le Parlement européen.

Photo PATRICK HERTZOG/AFP

La « grande coalition » au Parlement européen, c'est vraiment fini ! Elle avait déjà du plomb dans l'aile depuis le milieu de la législature qui vient de s'achever, elle est cette fois devenue impossible. Les conservateurs (PPE) et les sociaux-démocrates (SD) détenaient jusqu'ici assez de sièges (403 sur 751) pour former une majorité. Mais leur nombre d'élus s'est tassé : de 217, le PPE passerait à 177* (-40), et les SD de 186 à 150 (- 36), soit en tout 327 sièges. Pas assez. Dans ce Parlement où les majorités se construisent en fonction des sujets abordés et souvent à force de longues négociations, réunir plus de la moitié de l'hémicycle va nécessiter d'allier au moins trois couleurs. En réalité, peu de votes à Strasbourg se font en bloc : il n'est pas rare de voir des groupes politiques se diviser en fonction, le plus souvent, de considérations nationales (les délégations allemandes défendent leur industrie, celles de l'Est « leurs » travailleurs détachés...) Mais les « petits » groupes, qui ont pris des forces dans le scrutin, vont pouvoir peser bien plus dans les négociations : les libéraux et les Verts.

Au milieu du jeu se trouvent les eurosceptiques, toujours minoritaires dans l'hémicycle mais considérablement renforcés par le scrutin : ils seront plus de 170 dans le nouveau Parlement. Pas assez pour peser, mais assez pour faire basculer des votes serrés.

Nombreux, ils resteront toutefois divisés. À la droite du PPE, on trouve la droite eurosceptique ECR née du départ des conservateurs britanniques du PPE, à leur droite les nationalistes de l'EFDD réunis autour du leader britannique pro-Brexit Nigel Farage, et encore plus à droite le groupe ENL créé en 2015 par Marine Le Pen, dans lequel siégeront les 23 élus RN et les 28 de la Lega de Matteo Salvini. Dans l'immédiat, les interrogations tournent autour du Hongrois Viktor Orban : ses 13 élus vont-ils quitter le PPE, dont il a été suspendu ? Et pour aller où ? Un désaccord de fond l'oppose à la Lega de Salvini : Orban ne veut pas des migrants que l'Italie compte lui envoyer.

À Bruxelles et Strasbourg, les majorités peuvent varier selon les circonstances. Mais un schéma va devoir se dessiner rapidement : les chefs d'Etat ont besoin de savoir si le candidat - de compromis, forcément - qu'ils choisiront pour la présidence de la Commission rassemblera assez de votes ou non...
ACB * Les chiffres concernant le nouveau Parlement ne sont pas encore définitifs et peuvent sensiblement varier.

 

 
 

futur Parlement européen : Sander élue in extremis

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:48:44

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futur Parlement européen
futur Parlement européen : Sander élue in extremis
Et de trois ! Le siège d'Anne Sander au Parlement est sauf, mais il a fallu attendre hier matin pour le savoir. L'Alsacienne est la 8e - et dernière - élue de la liste LR.

 
Anne Sander dimanche soir au Parlement à Strasbourg, avant une longue nuit d'attente...
Il y aura bien trois élues alsaciennes dans le prochain Parlement européen.

En plus de la candidate RN Virginie Joron et de la candidate Agir (sur la liste En Marche) Fabienne Keller, toutes deux élues facilement grâce à des places confortables sur les listes arrivées en tête, Anne Sander (LR), seule sortante des trois, sera bien présente au Parlement européen pour la mandature 2019-2024.
Elle s'est couchée en pensantne pas être élue

Dimanche soir, les résultats laissaient planer un doute alourdi de pessimisme. Les 8,3 % rassemblés par la liste LR, d'après les premiers chiffres, assuraient au parti 7 sièges. Anne Sander était 8e. Elle s'est couchée à 1h30 du matin en pensant ne pas être élue, au mieux dans la "réserve" pour l'après- Brexit, qui permettra à 5 nouveaux élus français d'entrer au Parlement européen une fois que les Britanniques auront quitté l'Union (DNA d'hier).
Prendre de nouvelles marques

« Je me suis relevée à 4h, puis à 5h », et toujours pas de siège, raconte la députée sortante. C'est autour de 7 heures que les données actualisées du ministère de l'Intérieur ont amené la bonne nouvelle. Photo finish à l'aube.

Le résultat de la liste au niveau national est « décevant par rapport à la campagne de terrain que nous avons menée », disait-elle dès dimanche soir : 8,5 % au niveau national, 9,1 en Alsace, 9,6 % dans le Bas-Rhin.

Mais Anne Sander se console en regardant les scores locaux. À Ohlungen, village où elle a grandi, dont son père est maire et où son frère a repris l'exploitation agricole familiale, la liste LR a fait 35,34 %. Et 24,81 % à Roeschwoog, d'où est originaire son assistante parlementaire. Dans le Bas-Rhin, seules ces deux communes et trois autres ont mis sa liste en tête.

Réélue, l'Alsacienne va devoir prendre de nouvelles marques au Parlement : de 20 élus en 2014, la délégation française au groupe PPE (le groupe conservateur, où siègent les élus LR) dans laquelle elle siégeait depuis 2009 passe à 8 seulement, dont 4 novices, pour cette mandature. « Il va falloir s'organiser pour se répartir le suivi des commissions parlementaires », au nombre de 22. Le départ de Michel Dantin et la non-réélection d'Angélique Delahaye (16e sur la liste), tous deux spécialistes des questions agricoles, font qu'Anne Sander va certainement reprendre le flambeau en commission Agriculture dans le prochain Parlement.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

Strasbourg Après les Européennes : L'eurodéputée Fabienne Keller prête pour une liste Renaissance 2 aux municipales ?

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:41:23

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Strasbourg Après les Européennes
Strasbourg Après les Européennes : L'eurodéputée Fabienne Keller prête pour une liste Renaissance 2 aux municipales ?
Fraîchement élue eurodéputée, Fabienne Keller ne s'intéresse pas moins aux affaires strasbourgeoises : si elle ne dit rien, pour l'heure, sur ses intentions aux municipales de 2020, l'ex-maire concède cependant que son parti Agir et ses proches ne seront pas absents des débats. Avec ou sans elle en haut de l'affiche.

 
La coalition Renaissance va-t-elle se poursuivre sur le plan local ? Y aura-t-il une suite à l'idylle politique entre le Président Macron - qui salue ici Fabienne Keller, lors de sa visite du Lieu d'Europe, en avril 2018 - et les membres d'Agir à Strasbourg ?
La stratégie de son parti, Agir - au lendemain des Européennes qui lui permettront de siéger au Parlement européen à Strasbourg - reste inchangée, appuie la nouvelle députée européenne Fabienne Keller. « Nous souhaitons le succès du gouvernement et du président de la République pour permettre la réussite dans la lutte pour l'emploi et pour les jeunes », explique l'ancienne maire de Strasbourg. Avant de préciser : « Tout en veillant à la liberté d'expression, à la rigueur budgétaire, aux territoires les plus fragiles ».
Un premier succès en appelle-t-il d'autres ?

Ça, c'est le pacte qui a été scellé entre macronistes, MoDem et partisans d'Agir, pour la « coalition Renaissance pour une vision commune aux européennes ». Et qui a conduit à un relatif succès avec l'envoi de 23 parlementaires européens - autant que le Rassemblement national, arrivé en tête.

En revanche, en ce qui concerne le prochain scrutin, les municipales - qui auront vraisemblablement lieu en mars 2020 - « la droite humaniste de centre-droit proeuropéenne, qui a voté Renaissance, y jouera un rôle », annonce Fabienne Keller.
« Localement, nous regardons les réalités de terrain »

« À cet instant - c'est dans moins d'un an - nous allons en discuter », poursuit, au lendemain de l'élection, la conseillère municipale - qui entend rester présente jusqu'au bout de son mandat, « si mon calendrier me le permet ». Une chose est sûre : « Localement, nous regardons les réalités du terrain ».

Et Fabienne Keller de pointer du doigt les choses qui ne vont pas à Strasbourg, ou plutôt à l'Eurométropole : « Je ne me satisfais pas du dossier de l'usine d'incinération où 195 millions ont été investis (NDLR : pour le désamiantage et l'externalisation du traitement des déchets) dans une vieille usine, avec des procédés dépassés et non respectueux de l'environnement, sans véritable stratégie sur les biodéchets, ni sur la réduction à la source : ils (N.D.L.R. : l'exécutif eurométropolitain) sont contents de la relance de l'usine dans cette configuration, moi je hurle quand j'entends qu'il faut la « nourrir », c'est absurde ! » L'élue strasbourgeoise ne valide pas non plus le dossier de « l'urbanisme hyperdense comme au Danube : la ville mérite davantage d'harmonie environnementale : les Strasbourgeois y sont prêts ».
Renaissance, le retour ?

Si la nouvelle eurodéputée Fabienne Keller a désormais l'esprit aux dossiers européens, elle a visiblement, dans un coin de sa tête, quelques éléments qui pourraient constituer un premier embryon de programme à défendre... Reste à savoir si elle vise une tête de liste Agir. Ou si elle privilégie plutôt la forme d'une liste Renaissance 2, version "municipales" à Strasbourg. Avec Alain Fontanel, presque candidat, tête de liste de la République en Marche.

D'autant que l'autre eurodéputée novice, Virginie Joron (RN), n'exclut pas, pour sa part, selon son entourage, de briguer, le moment venu, la tête de liste du Rassemblement national à Strasbourg (DNA de lundi). Le succès, en politique, semble donner des ailes.
Philippe DOSSMANN

 

 
 

 

Elections On revote dans moins d'un an : Test avant les municipales

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:45:13

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Elections On revote dans moins d'un an
Elections On revote dans moins d'un an : Test avant les municipales
Le parti d'Emmanuel Macron peut espérer remporter quelques villes françaises aux prochaines élections communales, scrutin propice au consensus politique local. Probablement, encore, au détriment de la droite modérée.

 
Les prochaines municipales pourraient acter la fin de la décomposition de la vie politique française traditionnelle.
Après les européennes, les municipales... Dans moins d'un an, les Français seront rappelés aux urnes pour renouveler leurs maires. Un rendez-vous important pour la majorité présidentielle qui peut espérer à cette occasion fonder le réseau d'élus locaux qui lui fait aujourd'hui cruellement défaut et définitivement décomposer les partis traditionnels. L'enjeu est donc aussi majeur pour Les Républicains comme pour les socialistes qui joueront leur survie en mars prochain après la déroute des européennes.

Arriver, ce dimanche, en deuxième position derrière le Rassemblement national avec un écart somme toute assez réduit n'est pas une si mauvaise nouvelle que cela pour La République en marche (LREM) qui peut se prévaloir d'avoir dominé LR et PS mais aussi La France insoumise (LFI) de Jean-Luc Mélenchon tout en talonnant le candidat de Marine Le Pen.
Main basse sur les villes de droite modérée

S'il est peu probable qu'Emmanuel Macron parviendra à conquérir les communes où le RN est arrivé en tête (c'est le cas à Toulon, Perpignan, Nice, Marseille, Nîmes, Reims), il peut, en revanche, espérer séduire celles actuellement détenues par la droite modérée comme Bordeaux, Annecy, Boulogne-Billancourt ou encore Toulouse où LREM a réalisé d'excellents scores. Lyon étant un cas à part puisque déjà détenue par le macroniste « historique » Gérard Collomb.

Les maires sortants se représentant vont être alors confrontés au lourd dilemme de rester fidèles à leur famille politique d'origine - et de prendre le risque de voir un concurrent LREM s'imposer à eux - ou d'accepter l'investiture macroniste.

L'autre inconnue porte sur l'orientation des villes qui ont donné une nette préférence à la liste d'Europe écologie-Les Verts de Yannick Jadot, telle Grenoble (actuellement détenue par les écologistes) ou encore Rennes, Lille, Limoges ou Nantes où la gauche était traditionnellement forte.

Dans les communes plus petites, où il existe une tradition de listes apolitiques, LREM pourrait aussi positionner un grand nombre de candidats consensuels. La pression sera forte sur les maires, de toutes parts, et la cote de popularité du président de la République, au lancement de la campagne, sera décisive pour les candidats.
Fabrice VEYSSEYRE-REDON

 

 
 

 

M2A : Le RN devant LREM et les Verts

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 06:02:13

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elections Européennes L'analyse des résultats dans l'agglomération mulhousienne
M2A : Le RN devant LREM et les Verts
Dans l'agglo mulhousienne, les résultats des élections européennes confirment des tendances observées depuis plusieurs scrutins : le RN arrive en tête dans 26 des 39 communes, principalement situées au nord. LREM s'impose à Mulhouse. Ainsi que dans 13 communes du sud.
 

 
À Mulhouse, le taux de participation a été le plus faible de l'agglomération : 41,71 %. Dans la ville centre c'est LREM qui arrrive en tête, d'un cheveu, face au RN.
En Alsace, les résultats épousent la tendance nationale. » C'était l'un des enseignements qui figuraient en une de notre édition au lendemain du scrutin européen de 2014. C'est aussi l'un des enseignements des élections européennes de 2019 mentionné en une de notre édition de ce lundi 27 mai. Et pour ce scrutin-là, on peut ajouter que les résultats des 39 communes de M2A (Mulhouse Alsace agglomération) épousent la tendance régionale : un duel entre le RN (Rassemblement national) et LREM (La République en marche), qui a tourné à l'avantage du RN.
Le parti lepéniste s'impose dans les deux-tiers des communes de l'agglomération

Le parti lepéniste s'impose dans 26 communes de l'agglo (les deux tiers), situées au nord d'un arc enjambant Mulhouse et allant de Galfingue à Habsheim. Il réalise son meilleur score à Staffelfelden où il dépasse les 40 % (40,23 %). Le RN réalise aussi des scores importants (entre 30 et 40 %) dans tout le bassin potassique qui, au début des années 2000, était encore acquis à la gauche : 39,70 % à Wittelsheim et 37,58 % à Wittenheim, par exemple. À Kingersheim aussi, le RN arrive largement en tête, avec 33,43 %, mais la liste PS-Place publique, emmenée par Raphaël Glucksmann, fait un peu mieux qu'ailleurs dans l'agglo en arrivant en 5e position avec 6,98 %. Rappelons que le maire, Jo Spiegel, est investi dans le mouvement Place publique.

Là où le parti lepéniste est au plus bas, c'est à Zimmersheim : 17,64 %. Ici, c'est LREM qui arrive en tête avec 31,40 % des voix. Dans l'agglomération, c'est le meilleur score du parti présidentiel, qui devance le RN dans 13 communes de M2A, principalement située au sud-est de Mulhouse : 30,47 % à Eschentzwiller ; 27,09 % à Flaxlanden ; 26,76 % à Bruebach...
La participation la plus faible à Mulhouse

À Mulhouse, où le taux de participation a été le plus faible de l'agglo (41,71 %), LREM (22,41 %) devance aussi le RN (21,77 %), de très peu : moins de 1 point.

Si l'on y regarde de plus près, LREM arrive largement en tête dans les bureaux de vote du centre-ville et du Rebberg.

Dans les bureaux Mairie I et II, par exemple, LREM réalise un score de 31,4 %, contre 16 % pour le RN. Au Rebberg, aux bureaux Célestin-Freinet I et II, LREM atteint 34,6 % et le RN est à moins de 10 % (9 %). À l'inverse, dans le quartier Brustlein, le RN arrive en tête dans les bureaux de l'école Jean Zay I et II avec 32,0 % et LREM est loin derrière avec 20 points de moins, à 12 %. Même tendance au Drouot, aux Coteaux et à Bourtzwiller.

Comme à l'échelle nationale et régionale, la croissance verte est notable dans l'agglo, où EELV (Europe écologie Les Verts) recueille dans toutes les communes entre 10 et 20 % des suffrages. Les Verts réalisent leur meilleur score à Dietwiller, avec 18,75 %. C'est quasi 13 points de plus que lors des européennes de 2014 (5,77 %). À l'opposé, EELV réalise son moins bon score à Ottmarsheim : 10,73 %. C'est tout de même plus de 4 points de plus qu'en 2014 (6,56 %). À Mulhouse, les Verts progressent également (13,71 % contre 8,47 % en 2014), tout comme dans la commune de l'agglo la plus engagée dans la transition écologique : Ungersheim, où le parti emmené par Yannick Jadot réalise un score de 13,45 %, contre 9,09 % en 2014.
La droite, grande absente

Grand absent de ce trio de tête : la droite. Le parti LR (Les Républicains) réalise son meilleur - ou moins mauvais - score à Dietwiller (13,28 %). Un gouffre sépare ce résultat de celui réalisé ici en 2014 : où la droite, qui se présentait sous l'étiquette UMP, avait réalisé un score de 28,83 %. L'érosion de la droite se mesure dans toutes les communes de l'agglo. LR ne dépasse pas les 10 % dans 32 des 39 communes : 6,52 % à Mulhouse (loin des 20,85 % de 2014). Et le parti disparaît quasiment du paysage à Staffelfelden avec 3,73 % des voix, contre 14,31 % en 2014.

Finalement, la cartographie électorale de l'agglo mulhousienne au lendemain des élections européennes est d'un grand classicisme, à l'exception de la poussée des Verts. Sinon, on retrouve l'opposition entre les classes populaires et les classes aisées, qui se traduit par le duel RN/LREM - le parti présidentiel ayant supplanté celui de la droite (LR).

Finalement, la cartographie électorale de l'agglo mulhousienne au lendemain des élections européennes est d'un grand classicisme, à l'exception de la poussée des Verts. Sinon, on retrouve l'opposition entre les classes populaires et les classes aisées, qui se traduit par le duel RN/LREM - le parti présidentiel ayant supplanté celui de la droite (LR) auprès des électeurs les plus aisés.
Cécile FELLMANN Lire aussi page 38, 41 et 43 pour les autres secteurs du Sud Alsace

Lire aussi page 38, 41 et 43 pour les autres secteurs du Sud Alsace

 
 

 

M2A : le RN devant LREM et les Verts

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 06:01:27

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M2A : le RN devant LREM et les Verts
 

 
À Mulhouse, le taux de participation a été le plus faible de l'agglomération : 41,71 %. Dans la ville centre, c'est LREM qui arrive en tête, d'un cheveu, face au RN. Photo L'Alsace/Édouard Cousin
« En Alsace, les résultats épousent la tendance nationale. » C'était l'un des enseignements qui figuraient en une de notre édition au lendemain du scrutin européen de 2014. C'est aussi l'un des enseignements des élections européennes de 2019 mentionné en une de notre édition de ce lundi 27 mai. Et pour ce scrutin-là, on peut ajouter que les résultats des 39 communes de M2A (Mulhouse Alsace agglomération) épousent la tendance régionale : un duel entre le RN (Rassemblement national) et LREM (La République en marche), qui a tourné à l'avantage du RN.
Le RN au plus hautà Staffelfelden

Le parti lepéniste s'impose dans 26 communes de l'agglo (les deux tiers), situées au nord d'un arc enjambant Mulhouse pour aller de Galfingue à Habsheim. Il réalise son meilleur score à Staffelfelden où il dépasse les 40 % (40,23 %). Le RN réalise aussi des scores importants (entre 30 et 40 %) dans tout le bassin potassique qui, au début des années 2000, était encore acquis à la gauche : 39,70 % à Wittelsheim et 37,58 % à Wittenheim, par exemple. À Kingersheim aussi, le RN arrive largement en tête, avec 33,43 %, mais la liste PS-Place publique, emmenée par Raphaël Glucksmann, fait un peu mieux qu'ailleurs dans l'agglo en arrivant en 5e position avec 6,98 %. Rappelons que le maire, Jo Spiegel, est investi dans le mouvement Place publique.

Là où le parti lepéniste est au plus bas, c'est à Zimmersheim : 17,64 %. Ici, c'est LREM qui arrive en tête avec 31,40 % des voix. Dans l'agglomération, c'est le meilleur score du parti présidentiel, qui devance le RN dans 13 communes de M2A, principalement située au sud-est de Mulhouse : 30,47 % à Eschentzwiller ; 27,09 % à Flaxlanden ; 26,76 % à Bruebach...
Taux de participationle plus faible à Mulhouse

À Mulhouse, où le taux de participation a été le plus faible de l'agglo (41,71 %), LREM (22,41 %) devance aussi le RN (21,77 %), de très peu : moins de 1 point.

Si l'on y regarde de plus près, LREM arrive largement en tête dans les bureaux de vote du centre-ville et du Rebberg. Dans les bureaux Mairie I et II, par exemple, LREM réalise un score de 31,44 %, contre 15,98 % pour le RN. Au Rebberg, aux bureaux Célestin-Freinet I et II, LREM atteint même 34,61 % et le RN est à moins de 10 % (8,98 %). À l'inverse, dans le quartier Brustlein, le RN arrive en tête dans les bureaux de l'école Jean-Zay I et II avec 32,04 % et LREM est loin derrière avec 20 points de moins, à 11,97 %. Même tendance au Drouot, aux Coteaux et à Bourtzwiller.
Une croissante verte

Comme à l'échelle nationale et régionale, la croissance verte est notable dans l'agglo où EELV (Europe Écologie-Les Verts) recueille dans toutes les communes entre 10 et 20 % des suffrages. Les Verts réalisent leur meilleur score à Dietwiller, avec 18,75 %. C'est quasiment 13 points de plus que lors des Européennes de 2014 (5,77 %). À l'opposé, EELV réalise son moins bon score à Ottmarsheim : 10,73 %. C'est tout de même plus de 4 points de plus qu'en 2014 (6,56 %). À Mulhouse, les Verts progressent également (13,71 % contre 8,47 % en 2014), tout comme dans la commune de l'agglo la plus engagée dans la transition écologique : Ungersheim, où le parti emmené par Yannick Jadot réalise un score de 13,45 %, contre 9,09 % en 2014.
L'érosion de la droite

Grand absent de ce trio de tête : la droite. Le parti LR (Les Républicains) réalise son meilleur - ou moins mauvais - score à Dietwiller (13,28 %). Un gouffre sépare ce résultat de celui réalisé ici en 2014 : la droite, qui se présentait sous l'étiquette UMP, avait réalisé un score de 28,83 %. L'érosion de la droite se mesure dans toutes les communes de l'agglo. LR ne dépasse pas les 10 % dans 32 des 39 communes. En dépit du soutien apporté par Jean Rottner, le parti n'obtient que 6,52 % à Mulhouse, très loin des 20,85 % de 2014. Et LR disparaît quasiment du paysage à Staffelfelden avec 3,73 % des voix contre 14,31 % en 2014.

Finalement, la cartographie électorale de l'agglomération mulhousienne au lendemain des élections européennes est d'un grand classicisme, à l'exception de la poussée des Verts. Sinon, on retrouve l'opposition entre les classes populaires et les classes aisées, qui se traduit par le duel RN/LREM - le parti présidentiel ayant supplanté celui de la droite (LR) auprès des électeurs les plus aisés.
Cécile FELLMANN PLUS WEB Une cartographie des résultats dans l'agglomération mulhousienne sur notre site www.lalsace.fr

 

 
 

Mulhouse : Les réactions

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 06:02:48

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Mulhouse
Mulhouse : Les réactions

 
Michèle Lutz, maire de Mulhouse
« La participation est supérieure de près de 9 % par rapport à 2014. Le duel annoncé entre la liste Renaissance [LREM] et la liste du Rassemblement national en constitue pour partie l'explication. Les résultats des partis traditionnels de gouvernement, qui sont nettement décrochés, doivent les conduire à une réelle remise en question de leurs fondamentaux et de leur ligne politique. Nous avons vécu un scrutin à enjeu national avec la considération européenne qui est encore une fois passée au second plan. La forte poussée du vote écologiste s'inscrit là aussi dans une tendance nationale. Elle exprime une préoccupation grandissante de nos concitoyens. »
Denis Rambaud, vice-président M2A

« Merci aux Mulhousiens qui ont fait le choix de mettre, dans notre cité, l'Europe en tête avec la liste portée par La République en marche. Ce scrutin rappelle fortement que notre ville est marquée par une fracture territoriale, avec de très nombreux habitants de nos quartiers qui se sentent délaissés ; une demande d'interventions concrètes et fortes en faveur d'une transition environnementale. Ense complaisant dans l'autosatisfaction, la municipalité actuelle n'a voulu ni entendre, ni comprendre les demandes des Mulhousiens. Ils se sont rappelés brutalement à son souvenir ! »
Bruno Fuchs, député LREM, Stéphanie Villemin, référente départementale, LREM, et Cécile Lehr et Annouar Sassi, porte-paroles de CAP 2020

« [...] La liste Renaissance inscrit durablement La République en marche et ses partenaires du Modem, d'Agir et du Mouvement radical comme une force politique majeure et centrale au niveau national. À Mulhouse, notre formation politique arrive en tête des suffrages, confirmant ainsi les échéances précédentes. LREM est ainsi durablement ancrée dnas le paysage local. Cette position nous impose des responsabilités que nous entendons assumer durant les prochaines échéances électorales, au premier lieu les élections municipales. Pour cela, LREM entend bien renforcer et amplifier la dynamique "Mulhouse Cap 2020" qui se veut être une plate-forme centrale de rassemblement et de construction d'un projet au bénéfice des Mulhousiens [...]. »
Fatima Jenn, conseillère départementale

« La liste Renaissance a obtenu 22,41 % à Mulhouse, la liste LR soutenue par le président de la Région et par la maire n'a obtenu qu'un score autour de 7 % des voix. C'est le signe, une fois de plus, que Jean Rottner a perdu le contact avec les Mulhousiens, qu'il n'a plus de capacité d'influence auprès des habitants de notre ville. C'est aussi le signe que les Mulhousiens aiment l'Europe, la modernité et la modération dans leur rejet des extrêmes. La liste RN fait un score toujours aussi inquiétant. Mais ils n'ont de rassemblement que le nom, ils rassemblent peut-être les rancoeurs, la frustration et la haine, mais ils ne rassembleront jamais les Mulhousiens. »

 

 
 

 

Vote écologiste : « Une prise de conscience générale »

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:51:12

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Vote écologiste
Vote écologiste : « Une prise de conscience générale »
Les élus et militants écologistes alsaciens se disent convaincus : le succès enregistré dimanche par la liste d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) est le signe d'un mouvement de fond en faveur des enjeux environnementaux.

 
13,47 % des suffrages exprimés au niveau national, et quasiment un point et demi de mieux en Alsace (14,82 %) : arrivée troisième du scrutin européen de ce dimanche, la liste d'EELV menée par Yannick Jadot fait sans conteste partie de celles qui ont créé la surprise. Si l'on y ajoute les 2,33 % recueillis en Alsace par la liste Urgence écologie (« poussée » en 79e position par Antoine Waechter), la tendance n'en est que plus affirmée. Quant à expliquer cette soudaine poussée verte, voilà une autre paire de manches.
« L'écologie doit devenir la matrice des prochains enjeux électoraux »

On a bien une idée dans les cas particuliers de Kolbsheim (45,31 %) et Handschuheim (23,08 %), deux communes directement concernées par le chantier du Grand contournement Ouest (GCO) de Strasbourg, ou même pour le village sundgauvien de Biederthal (28,68 %), berceau familial de feu Solange Fernex, figure alsacienne de l'écologie politique. On voit bien aussi une explication possible dans le cas de Schiltigheim (21,53 %), commune gérée depuis un an par la majorité écolo de Danielle Dambach. Mais rien de tout cela n'est vraiment généralisable à l'ensemble de la région.

Le tracé du GCO ? Hormis les deux communes déjà citées, les électeurs y ont soit placé en tête la liste du Rassemblement national (RN), soit celle de la République en marche (LaREM). Le bassin potassique, qui vit avec l'épée de Damoclès du site Stocamine ? Abonné au vote lepéniste, tout comme la bande rhénane, où l'« effet Fessenheim », si jamais il existe, n'a pas du tout joué dans le sens espéré par les militants écologistes. Quant à expliquer les scores observés dans certaines petites communes (Solbach, 30,77 % pour EELV, mais seulement 110 inscrits), franchement, on sèche.

« Il y a plusieurs facteurs qui sont intriqués dans le résultat de dimanche, se risque Loïc Minéry, porte-parole régional d'EELV. Un, les Européennes sont un scrutin qui nous est favorable, en raison de la proportionnelle. Deux, on assiste à un vrai mouvement de fond en faveur de la préservation du climat et de l'environnement, et c'est sans doute encore plus vrai en Alsace qu'ailleurs. Même à Fessenheim, EELV compte 70 électeurs (64 en fait, plus 21 pour la liste Urgence écologie menée par Dominique Bourg, NDLR). Maintenant, il faut passer aux actes. Les discours, c'est très bien, mais l'abandon du GCO serait clairement une décision prioritaire, avant que le tracé ne soit bitumé ».

« Si le GCO avait joué un rôle prépondérant dans notre score de dimanche, on aurait retrouvé le vote écolo tout le long du tracé, ce qui n'est pas le cas, complète Michaël Kugler, secrétaire régional d'EELV, et membre du collectif GCO Non Merci !. Mais faire quelque 20 % à Strasbourg intra-muros, ça, j'avoue que ça m'a plus surpris que les 45 % réalisés dans ma commune. J'y vois le signe d'une volonté globale d'alternative et de changement, entre la voie libérale défendue par LaREM et de l'autre le nationalisme du RN ».
Prise de consciencede la jeunesse

« Le GCO, c'est bien sûr une blessure, une catastrophe, renchérit Andrée Buchmann, figure emblématique de l'écologie alsacienne et adjointe au maire de Schiltigheim. Ceci dit, je pense surtout qu'on assiste à une prise de conscience générale, en particulier de la part de la jeunesse. Je l'ai bien vu dimanche dans mon bureau de vote : beaucoup sont venus voter, tout comme ils ont été nombreux ces derniers temps à manifester pour le climat ».

« Maintenant, l'écologie doit devenir la matrice des prochains enjeux électoraux, aux municipales comme aux régionales, reprend Loïc Minéry. EELV doit devenir une force politique pivot, dès l'an prochain, aux municipales de Strasbourg, Colmar, Mulhouse. » Rendez-vous est pris.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Écologistes : une croissance durable ?

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:43:42

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Politique Gauche
Écologistes : une croissance durable ?
La troisième place de Yannick Jadot aux élections européennes sera-t-elle un nouveau feu de paille ? Avec la montée des sujets environnementaux et la recomposition à gauche, les écolos espèrent enfin confirmer.
 

 
Yannick Jadot, qui a refusé toute alliance à gauche, a gagné son pari.
Le temps de l'écologie est-il venu ? Profitant à plein de la montée des préoccupations environnementales, la liste EELV de Yannick Jadot a décroché dimanche une inattendue troisième place lors des élections au Parlement de Strasbourg. Avec les plus confidentiels Parti animaliste et Urgence écologie, les listes vertes ont même raflé quelque 17,5 % des votes. Ce n'est pas tout à fait une première dans un scrutin européen qui leur réussit traditionnellement. Mais c'est largement suffisant pour rêver « de conquérir le pouvoir » en 2022, comme l'a clamé l'ancien militant Greenpeace.
« L'avenir de la gauche, c'est l'écologie »

Car, cette fois, le succès électoral s'accompagne d'une nette victoire culturelle, au moins à gauche. La montée des inquiétudes, les marches pour le climat, les pétitions l'avaient laissé entrevoir : l'écologie est devenue une source de mobilisation, et pas que chez les jeunes. EELV est ainsi allé chercher un quart de son électorat chez les abstentionnistes de la présidentielle 2017 !* Forcément, les autres partis ont dû suivre. Insoumis, hamonistes, socialistes et maintenant communistes : en trois ans, c'est la quasi-totalité de la gauche qui a verdi discours et programmes.

Avec un champ politique en morceaux et en espérant que les électeurs continuent de « préférer l'original à la copie », EELV peut donc rêver de recomposer autour d'elle l'opposition non nationaliste à Emmanuel Macron. « Notre feuille de route est simple : construire une force et une coalition à vocation majoritaires, a lancé dès dimanche soir David Cormand, secrétaire national EELV. L'avenir de ce qui a été appelé gauche, c'est l'écologie. » Avec la contre-performance de Jean-Luc Mélenchon, l'horizon paraît s'être ouvert...
Edouard Philippe : « On a reçu le message »

Reste qu'il va falloir franchir un certain nombre d'écueils. Et d'abord le positionnement de Yannick Jadot, ni à droite, ni à gauche, mais « central ». En modérant son discours sur les questions économiques, le chef de file écolo est allé gratter quelques voix chez les électeurs de La République en marche. Mais rien ne dit que ceux-ci ne retourneront pas au bercail dès qu'il s'agira de « faire barrage à l'extrême droite », surtout si, comme l'a assuré Édouard Philippe, le gouvernement a entre-temps « reçu le message sur l'urgence écologique ». Or, ce recentrage complique les rapprochements à gauche. « Dire "Nous sommes pour l'économie de marché", c'est incompatible avec l'écologie », avait déjà attaqué Jean-Luc Mélenchon durant la campagne. « Il faut manier le social et l'écologie », a insisté dimanche soir le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure. « Ils vont devoir trancher : l'écologie, est-ce que c'est de la gauche ou est-ce que c'est du "en même temps" ? Là-dessus, les divisions peuvent revenir », analyse Bernard Sananès, président de l'institut Elabe.

Les élections municipales en 2020 fourniront déjà un premier indice. « Il faudra voir si, dans les grandes villes de droite, les Verts sont capables de prendre le leadership de l'opposition. Ce sera l'heure de confirmer. »
Alexis BOYER

 

 
 

 

Canton de Brunstatt : Le RN devant dans les villes

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 06:04:07

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Canton de Brunstatt
Canton de Brunstatt : Le RN devant dans les villes
Si Nathalie Loiseau (LREM) devance d'une courte tête Jordan Bardella (RN) dans le canton de Brunstatt, elle ne le doit pas au vote des communes de Saint-Louis agglo, les trois grandes villes de SLA ayant placé l'extrême droite en tête.

 
À Kembs, la liste d'extrême droite réalise l'un de ses meilleurs scores du canton avec plus de 30 % des voix.
Dans le canton de Brunstatt, le vote des communes membres de M2A (Mulhouse Alsace agglomération) a fait pencher la balance en faveur de la candidate de La République en marche. La majorité des communes de M2A, à commencer par le plus importante du canton, Brunstatt-Didenheim placent Nathalie Loiseau en tête, alors que les communes de SLA (Saint-Louis agglomération) ont majoritairement voté pour Jordan Bardellla.
Une différence marquéeà Kembs

Cela se vérifie dans les trois plus grandes communes du secteur. À un degré moindre pour Sierentz où le Rassemblement national recueille 24,84 % des suffrages contre 23,21 % pour LREM. À Kembs, la différence est beaucoup plus marquée : le candidat d'extrême droite dépasse les 30 % (30,66 %) et relègue le parti de la majorité gouvernementale loin derrière (22,29 %). À Bartenheim aussi, l'extrême droit termine en tête (27,46 %) avec plus de trois points d'avance sur la liste LREM (24,01 %). Un résultat surprenant, puisque la commune du maire Jacques Ginther n'avait pas placé le parti frontiste en tête des suffrages lors des dernières européennes, contrairement à Kembs et à Sierentz, fidèles aux votes de 2014, avec une avance pour le parti d'extrême droite toutefois beaucoup moins importante qu'il y a cinq ans dans la commune de Jean-Marie Belliard.

À Landser, pas de surprise en revanche avec un vote majoritaire en faveur de l'extrême droite (27,55 %), alors que La République en marche dépasse timidement les 15 % (16,18 %). La plupart des villages de l'agglo suivent la tendance des grandes villes, avec un vote en faveur du Rassemblement national - comme à Helfrantzkirch, où l'extrême droite atteint 31,71 %.

Mais une commune se démarque nettement, celle de Kappelen, où Nathalie Loiseau obtient 39,34 % des voix, loin devant Jordan Bardella, qui ne totalise que 17,65 % des suffrages exprimés. Un résultat d'autant plus surprenant que la petite commune avait voté à près de 30 % pour la liste de Marine Le Pen en 2014.

Du côté de l'abstention, on suit aussi la tendance nationale, avec plus de votants comptabilisés dans les trois grandes villes du secteur. L'abstention s'élève à 55 % à Kembs (65 % en 2014), 51,15 % à Sierentz (contre 59 % lors des dernières élections européennes) et 52,20 % à Bartenheim (59 % il y a cinq ans).
S.Sp.

 

 
 

 

Canton de Saint-Louis Elections européennes : Loiseau en tête

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:42:54

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Canton de Saint-Louis Elections européennes
Canton de Saint-Louis Elections européennes : Loiseau en tête
Dans le canton de Saint-Louis, Nathalie Loiseau (La République en marche) devance assez nettement Jordan Bardella (Rassemblement national). Même si le candidat d'extrême droite arrive en tête à Saint-Louis, où l'abstention a été forte.

 
À Huningue, où l'extrême droite était en tête lors des élections européennes de 2014, la liste de Bardella (RN) a cette fois été devancée par celle de Loiseau (LREM).
Les électeurs des Trois frontières n'ont pas suivi la tendance départementale lors des élections européennes de dimanche. Si Jordan Bardella (RN) arrive en tête dans la majorité des cantons du Haut-Rhin, il est devancé assez nettement par Nathalie Loiseau (LREM-Modem) dans le canton de Saint-Louis. Cette dernière récolte plus d'un quart des voix (25,37 %) contre 21,95 % pour son adversaire d'extrême droite. Il s'agit du meilleur total par canton de LREM dans le département.
Hégenheim vote plus vert

LREM arrive en tête dans la majorité des petites communes du secteur, ainsi que dans les grandes communes de l'agglo : à Huningue (25,35 % contre 22,29 % pour le RN) où l'écart est le moins significatif, alors qu'il est beaucoup plus important à Village-Neuf (29,15 % contre 18,58 %), Hégenheim (32,09 % contre 14,88 %) et Hésingue (30,50 % contre 20 %).

Parmi les grandes villes de Saint-Louis agglomération, seules Saint-Louis et Blotzheim ont voté majoritairement pour Bardella. Pas vraiment une surprise au regard du vote de 2014, où la liste de Marine Le Pen avait devancé celle de Nadine Morano, aussi bien à Saint-Louis qu'à Blotzheim.

C'est un peu plus surprenant à Huningue, où l'extrême droite arrivait encore en tête lors des dernières élections européennes. Ce n'est plus le cas cette année.

L'une des particularités du canton, c'est le vote des électeurs de Hégenheim. S'ils placent Nathalie Loiseau (la sénatrice Patricia Schillinger avait été un des premiers soutiens d'Emmanuel Macron) largement en tête des suffrages (32,09 %), la surprise vient du vote RN, Jordan Bardella n'arrivant qu'en quatrième position (14,88 %), juste derrière la liste de François-Xavier Bellamy (Les Républicains, 15,18 %) ou de Yannick Jadot (Europe écologie Les Verts), qui obtient 17 % des voix. Lors des dernières élections européennes, déjà, l'ex-Front national avait été largement distancé par la liste UMP de Nadine Morano. Les Verts font, en revanche, une percée extraordinaire dans la commune puisqu'ils n'avaient obtenu que 5,86 % des voix il y a cinq ans.

Pour l'anecdote, la petite commune de Liebenswiller est la seule à avoir placé Les Républicains en tête, ex aequo avec le RN (22,06 %). Et ce sont les centristes de l'UDI qui complètent le podium (16,18 %), devant LREM qui n'est que 4e.

La liste de la majorité présidentielle est par contre en tête (31,36 %) à Ranspach-le-Bas, commune de la sénatrice Catherine Troendlé, dont le parti (LR) résiste en faisant jeu égal avec le RN à 18,22 %.
Abstention recordà Saint-Louis

Au niveau départemental, Saint-Louis arrive en tête d'un classement peu gratifiant, celui de l'abstention. La cité des Lys est celle dans laquelle les électeurs se sont les moins déplacés, avec un taux d'abstention de près de 60 % (59,74 % exactement). Une spécificité ludovicienne ? En partie, puisque l'abstention était encore plus forte lors des dernières européennes il y a cinq ans, le taux de participation n'étant que de 34 % en 2014.

Dans les principales villes de l'agglo qui font partie du canton de Saint-Louis, l'abstention marque un recul significatif.

Elle suit ainsi la tendance nationale : à Huningue, le taux d'abstention était de 54,71 % (62 % en 2014), à Village-Neuf, il s'établissait à 50,14 % (57 % il y a cinq ans), à Blotzheim il était de 51,52 % (58 %), à Hégenheim il montait à 52,61 % (54 %) et à Hésingue, il s'élevait à 56,37 % (60 %).
Sébastien SPITALERI avec J.-C. M.

 

 
 

 

Sundgau Elections européennes : L'avance confortable du RN et poussée verte

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:59:32

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Sundgau Elections européennes
Sundgau Elections européennes : L'avance confortable du RN et poussée verte
La recomposition politique observée à l'échelle nationale se confirme dans le Sundgau : le Rassemblement national est arrivé nettement en tête des élections européennes devant La République en marche (LREM) et la liste d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV).

 
FIle d'attente pour voter dimanche aux alentours de midi dans le bureau de vote d'Altkirch. Le taux de participation s'est élevé à 51, 19 % dans le canton d'Altkirch et 52, 79 % dans le canton de Masevaux.
Un peu plus d'un électeur sur deux s'est rendu aux urnes dans le Sundgau.

Dans le canton d'Altkirch, la liste du Rassemblement national arrive en tête avec 25,12 % des voix, avec un peu plus de quatre points d'avance sur la liste de La République en marche. Une distance un peu moins marquée entre les deux partis en tête de ces élections européennes que dans l'ouest du Sundgau, dans le canton de Masevaux.
LaRem en tête dans 15 communes du canton d'Altkirch

Sur les 64 communes du canton, seize n'ont pas accordé la première place à la liste RN de Jordan Bardella. À Altkirch, Berentzwiller, Bettlach, Emlingen, Ferrette, Froeningen, Hochstatt, Illfurth, Jettingen, Ligsdorf, Linsdorf, Oberlarg, Oltingue, Saint-Bernard, Wittersdorf, la République en marche a dépassé le Rassemblement national. En revanche, à Biederthal, c'est la liste Europe Écologie Les Verts qui a laissé derrière elle le Rassemblement national et la République en marche (voir encadré). À Vieux-Ferrette, la République en marche et le Rassemblement national sont arrivés ex-aequo.

Clairement, dans le canton d'Altkirch, c'est la liste EELV de Yannick Jadot qui engrange de très bons résultats avec 14,57 % des voix, dépassant de près de deux points la moyenne régionale.

Avec cette poussée verte, dans cet ancien fief de l'UMP, les Républicains de François-Xavier Bellamy font pâle figure même s'ils se situent légèrement au-dessus de la moyenne régionale avec 9,74 % des voix. À Lucelle, commune atypique s'il en est, le parti des Républicains récolte son meilleur score dans le département avec 50 % des voix.

Le parti Debout la France de Nicolas Dupond-Aignan fait partie du quinté de tête et affiche un score de plus de deux points au-dessus de la moyenne régionale dans le canton d'Altkirch avec 7,43 % des voix. À Spechbach, où le maire délégué Jean-Michel Monteillet était candidat pour DLF aux dernières législatives en 2017, la liste a obtenu un score de 14,64 %.

Avec un peu plus de 3 % des voix, arrive en 6e, place dans le canton d'Altkirch la liste Place publique-Parti Socialiste, conduite par Raphaël Glucksmann, suivie de la liste UDI de Jean-Christophe Lagarde et de la liste de La France Insoumise de Manon Aubry. Et tout juste sous la barre des 3 % la liste Urgence Écologie de Dominique Bourg, soutenue par le Mouvement Écologiste indépendant d'Antoine Waechter, ce qui témoigne encore une fois de la sensibilité écologique du secteur.

À Altkirch, chef-lieu du canton, la liste de La République en marche arrive en tête avec 25,47 % des voix, quatre points au-dessus de la moyenne régionale, le Rassemblement national avec 19,94 % des voix est à un peu moins de cinq points en dessous de la moyenne régionale tandis qu'Europe-Ecologie les Verts avec 15,47 % des voix caracole à près de 3 points au-dessus de la moyenne régionale. À noter que la liste UDI, parti du maire Nicolas Jander, a réalisé un score de 4,13 % des voix, un score similaire mais inférieur à ceux enregistrés par les listes LFI, PP-PS et Urgence Écologie. Dans l'ancien fief du député LR Jean-Luc Reitzer, la liste des Républicains n'a obtenu que 7 % des voix, près de deux points sous la moyenne régionale.

La recomposition politique observée à l'échelle nationale, régionale et départementale a aussi fait son oeuvre dans le canton de Masevaux-Dannemarie, où le Rassemblement national bénéficie d'une avance encore plus confortable que chez les voisins du canton d'Altkirch : la liste conduite par Jordan Bardella a terminé la course en tête avec 29, 61 %, soit près de dix points d'avance sur celle de La République en marche de Nathalie Loiseau (18, 78 %). Suivent Yannick Jadot et la liste Europe Ecologie-Les Verts (EELV) qui réalisent une performance proche de la moyenne régionale et nationale (12, 94 %) et enfin le parti Les Républicains (LR), une force politique autrefois incontournable dans le secteur mais dont le score de 7, 94 % confirme la perte de vitesse. Comme dans le canton d'Altkirch, l'une des surprises de ce scrutin européen réside dans la percée de la liste portée par Nicolas Dupont-Aignan. Avec 7, 15 % des voix, Debout la France (DLF) se hisse dans le quinté de tête, loin devant la liste de La France insoumise (LFI) et ses maigres 3, 98 %. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon réalise même des scores nuls à Bellemagny et Seppois-le-Haut, tandis que DLF enregistre quelques scores notables comme à Balschwiller, où il se hisse même à la troisième place (12,67 %) derrière le RN et LREM, à Altenach (12,72 %), à Bernwiller (10, 47 %), Hecken (10,16 %) ou encore Largitzen (10 %). Mais la vague verte fait aussi son effet dans plusieurs communes : la liste d'Europe écologie décroche par exemple la seconde place devant le Rassemblement national à Ballersdorf (23,87 %), Ueberstrass (17,99 %), ou encore Fulleren (17,11 %), où la troisième place revient à la liste Urgence écologie (12,5 %).
Le Rassemblement national en tête dans 38 communes du canton de Masevaux

Plus en détail, le Rassemblement national de Marine Le Pen arrive en tête dans 38 communes du secteur Porte d'Alsace-Largue. Dans l'ancien chef-lieu de canton Dannemarie, l'ex Front national bénéficie ainsi d'une très nette avance (32,6 %) sur la liste LREM (20,21 %) ; devant EELV (11,21 %) et LR (7, 67 %). Seules une poignée de communes de la comcom Sud Alsace Largue font exception à la règle : la liste LREM termine en première position à Bellemagny, Buethwiller, Gildwiller et Mooslargue, tandis que Les Républicains devancent LREM d'une petite voix à Gommersdorf. Enfin, et c'est presque une habitude à chaque scrutin, on notera un score toujours aussi impressionnant pour le parti de Marine Le Pen dans le village de Magny : le Rassemblement national y réalise son record haut-rhinois en s'adjugeant 54,29 % des suffrages.
N-B. G et V.M

 

 
 

 

Vallée de la Doller Européennes : Le RN, Macron, et les écologistes

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:41:54

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Vallée de la Doller Européennes
Vallée de la Doller Européennes : Le RN, Macron, et les écologistes
Le vote dans la vallée de la Doller a suivi la tendance générale.

 
Les Masopolitains se sont déplacés plus qu'annoncé.
Participation
Les observateurs annonçaient un taux d'abstention record, ce n'est pas le cas. Dans la vallée de la Doller (Masevaux-Nierderbruck, les deux Burnhaupt, Dolleren, Guewenheim, Kirchberg, Lauw, Le Haut-Soultzbach, Oberbruck, Rimbach, Sentheim, Sewen, Sickert, Soppe-le-Bas, Wegscheid), le taux de participation (51,58 %) est supérieur de deux points à celui du Haut-Rhin (49,58 %). Reste qu'avec à peine plus d'un électeur sur deux s'est déplacé.
Le RN devant, LREM derrière, et EELV 3e

Les résultats sont en phase avec les résultats nationaux et haut-rhinois. Avec 28,40 % des suffrages exprimés, le R.N. s'affirme comme la première force politique de la vallée. Pas franchement une surprise au vu des derniers scrutins qui ont montré l'enracinement électoral du Lepénisme dans la vallée. Bardella (RN) obtient ses meilleurs scores à Rimbach (39,23 %), Sewen (35,89 %), Sentheim (33,92 %) et Soppe-le-Bas (33,23 %). Oberbruck (24,17 %) et Sickert (24,32 %) sont les villages sont en deçà de la moyenne départementale (25,78 %). Masevaux-Niederbruck légèrement au-dessus.

En deuxième position, on retrouve la candidate de la majorité présidentielle, N. Loiseau (LREM). La macroniste réunit 20,05 % des suffrages exprimés, 6,5 points derrière le RN, et en dessous de la moyenne haut-rhinoise (21,58 %). Meilleurs scores à Burnhaupt-le-Haut (26,05 %), Dolleren (22,95 %), et Burnhaupt-le-Bas (22,67 %). Plus bas à Oberbruck (14,83 %) et au Haut-Soultzbach (15,77 %).

Les écologistes d'EELV suivent en 3e place avec 12,16 %, une moyenne inférieure à la départementale (13,94 %). Meilleurs scores à Guewenheim (15,65 %) et au Haut-Soultzbach (14,97 %). Fiasco à Rimbach (1,91 %).
Effondrement des partis traditionnels de gouvernement

Autre conclusion de ce scrutin, l'effondrement des listes représentant les traditionnels partis de gouvernement de la Ve République avant Macron. Les Républicains ne rassemblent que 8,10 % des suffrages exprimés (8,50 dans le 68). La gauche hors EELV fait figure de confettis.

Les Gilets jaunes ne passent pas les urnes

Dernier constat, bien qu'actif sur la vallée, le mouvement des Gilets jaunes ne passe pas le cap des urnes. Le ras-le-bol fiscal et la diminution des revenus des retraités semblent avoir plutôt profité au RN.
Grégoire.GAUCHET

Dimanche à 15 h, sur l'ensemble des trois bureaux de vote de Masevaux, la participation avoisinait les 35 % de participation. Près de 900 électeurs s'étaient ainsi déplacés sur un peu plus de 2 500 inscrits sur les listes électorales.

« Il y a eu un véritable rush entre 10 h 30 et 13 h, depuis, les venues s'effectuent davantage au compte-gouttes, relatait Raymond Trommenschlager, adjoint au maire. Cela peut s'expliquer par le fait que ces élections se déroulent au même moment que la fête des mères et du repas de l'association pour la rénovation de l'église. »

Cette année, la commune de Masevaux-Niederbruck a été choisie comme un des bureaux tests du Haut-Rhin.

À 11 h, la participation était légèrement supérieure à la moyenne du département. Comme le rappelle une électrice, « venir aujourd'hui est avant tout un devoir, beaucoup se sont battus avant nous pour nous permettre d'avoir la possibilité de nous exprimer ».
Guillaume COURTOIS

 

 
 

 

Vallée de la Thur et de Saint-Amarin : Les leçons du scrutin

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 06:05:46

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Vallée de la Thur et de Saint-Amarin
Vallée de la Thur et de Saint-Amarin : Les leçons du scrutin
Comme au niveau national, les habitants du Pays Thur Doller ont mis en tête le RN, devant la REM et la liste écologique EELV. Un électeur sur deux s'est rendu aux urnes.

 
Un électeur vote dans le bureau de vote du Blosen à Thann.
Dimanche, on a un peu moins voté qu'ailleurs dans le canton de Cernay, où la participation s'est élevée à 49,90 %. Un point de moins que la moyenne nationale (50,97 %), et moins que dans le canton voisin de Masevaux (52,73 %). Mais un peu plus que dans la moyenne haut-rhinoise (49,58 %). On retiendra que la palme du civisme revient à Rammersmatt (62,30 %) devant Wildenstein (60,9 %).

On retrouve dans le canton de Cernay le même trio de tête qu'au niveau national, avec toutefois un écart beaucoup plus important entre le premier, le RN (28,43 %) et le 2e la liste LREM (19,45 %). La 3e marche du podium revient à EELV (13,37 %). La liste LR est 4e avec 8,05 %. Et celle de Nicolas Dupont-Aignan suit à 5,80 %, devant la France Insoumise (4,77 %).
À Cernay et Thann...

À Cernay, le maire Michel Sordi (LR) était un peu dépité devant le bon score du RN dans sa ville, (29,54 %), avec des Républicains à seulement 7,36 %, soit moins que la moyenne départementale (8,50 %) (lire ci-contre).

À Thann, le RN est en tête avec 25 % des voix, suivi de la liste REM (22,33 %) et d'EELV (14,54 %) Une douzaine de listes font... zéro voix.

Ce n'est pas une surprise : comme lors des précédents scrutins, le RN a fait un tabac dans la vallée de Saint-Amarin, où il dépasse les 30 % dans plusieurs communes. La liste Bardella pointe nettement en tête (35,22 %) à Saint-Amarin devant la liste Loiseau (14,64 %). - EELV en 3e place totalise 10,74 %, alors que les Républicain avec 7,84 % sont talonnés par Debout la France (6,03 %). La France Insoumise passe tout juste la barre des 5 %.

Le FN dépasse les 30 % dans presque toutes les communes de la vallée, à Wildenstein (31,25) de Bitschwiller-lès-Thann (34,31 %) Willer-sur-Thur (33,49 %) en passant par Moosch (31,87) Fellering (30,71 %), Oderen (34,08 %), Ranspach (36,70 %), Urbès (36,46 %. Storckensohn (35,92 %, Kruth (37 %)... Font exception Mollau, où RN y remporte 27,52 % des voix, devant la liste EELV (14,77 %) et Husseren-Wesserling (28,98 pour le RN) et Geishouse, où le RN fait son plus mauvais score (22 %). Le record pour le RN s'établit 40,94 %, score obtenu à Goldbach-Altenbach.
Bourbach-le-Haut, le plus écologiste

Si beaucoup de communes ont globalement voté comme au national quelques particularités émergent localement : Bourbach-le-Haut, qui s'est longtemps distingué en étant la seule commune du Pays Thur Doller à voter majoritairement à gauche, est désormais le village le plus écolo, puisque le seul à avoir mis en tête la liste EELV, qui remporte 26,23 % des voix.

On peut aussi y raccrocher le score de l'étonnant 5e, le parti animaliste qui engrange 4,92 % des voix. La 2e place va au RN (24,59 %), la 3e à la REM (15,85), et la 4e au PS (8,73 %). Le village pourtant voisin de Bourbach-le-Bas a fait des choix très différent, la liste Debout le France de Nicolas Dupont-Aignan se classe 3e avec 9,66 % des voix, devant deux ex aequo à 7,56 % : la liste UDI et celle EELV. Les Républicains ne récoltent que 4,20 %.

À noter que la liste EELV se place en 2e position dans trois communes : Mollau, Geishouse et Wildenstein.

Quant à la REM, deuxième presque partout et parfois 3e elle est tout de même en tête dans cinq communes. Elle fait son meilleur score à Burnhaupt-le-Haut (26 %) et Steinbach (25,16 %). Elle est aussi en tête à Wattwiller (21,70 %), devant, ex aequo, EELV et le RN (19,17 %), à Rammersmatt avec 22,86 %, devant un RN (20 %) talonné par EELV (19,05 %). Et à Aspach-Michelbach (24,73 %). Il s'en est fallu de peu à Roderen où LREM fait 19,72 % contre 20,19 % au RN et à Leimbach (22,61 % pour le RN, 22,14 % pour LREM). Enfin la R EM fait son plus mauvais score à Staffelfelden (12,44 %) et Goldbach-Altenbach (12,60 %). Sur le canton, elle fait en moyenne 19,45 %), contre 28,43 pour le RN.
Les Républicains à la peine

Les Républicains sont à la peine, avec dans le canton un score de 8 %, en 4e position, contre 8,50 % au niveau départemental. Ils se font même dépasser par Debout la France à Oderen

La France Insoumise fait son meilleur score à Vieux-Thann où elle se classe 4e avec 7,22 % des voix.
Isabelle BOLLÈNE

 

 
 

 

GUEBWILLER : Ce qu'il faut retenir du scrutin

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 06:19:52

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Élections européennes
GUEBWILLER : Ce qu'il faut retenir du scrutin
Le Rassemblement national, la République en Marche et Europe Ecologie-Les Verts arrivent en tête, dans cet ordre, dans la majorité des communes suivies par la rédaction de Guebwiller. Mais il y a aussi quelques surprises.
 

 
Les très nombreuses listes en présence, même si toutes n'ont pas eu de voix, ont ralenti le dépouillement, comme ici à Guebwiller.
? Murbach, presque tousaux urnes
La championne de la participation dans la région de Guebwiller, voire du Haut-Rhin, c'est Murbach : 91 des 125 inscrits se sont déplacés, ce qui représente 72,8 % de participation. Depuis plus de vingt ans, la commune est coutumière du fait. « Nous sommes souvent les premiers ou parmi les trois premiers », reconnaît René Gross, le maire, qui peine toutefois « à trouver une explication rationnelle ». C'est plutôt un constat : « Nos électeurs sont sensibilisés, un peu plus qu'ailleurs, à la politique. Peut-être est-ce parce que nous avons pas mal d'enseignants, de professions libérales... En même temps, notre population s'est pas mal renouvelée ces dernières années et les gens se déplacent toujours beaucoup. » Malgré cette pointe de satisfaction, René Gross est attristé au lendemain de ces élections : « C'est la première fois que le RN arrive en tête à une élection à Murbach. C'est malheureux car ils n'apporteront certainement pas la solution. » Cette liste devance d'une voix la liste conduite par Nathalie Loiseau (17 suffrages) et de deux, celle emmenée par Yannick Jadot (16 voix).
? Meyenheim et Gueberschwihrpour la participation

Parmi les « bons élèves », on peut également citer Gueberschwihr et Meyenheim (62,35 % de participation dans les deux villages). À l'inverse, à Ensisheim, la participation s'élève à 46,26 %. À Ungersheim et à Réguisheim, elle est respectivement de 47,50 et 48,17 %. Il peut même y avoir de très grandes disparités : la participation s'élève à 61,76 % à Oberentzen et à 51,21 % à Niederentzen, le village voisin.
? La liste RN loin devant

La liste RN conduite par Jordan Bardella fait presque carton plein dans la région de Guebwiller : elle arrive en tête dans 37 des 47 communes de notre édition. Et quand elle n'arrive pas en tête, cette liste décroche la deuxième place, sauf à Gueberschwihr et à Rimbach, où elle arrive en 3e position. Le RN réalise ses plus forts scores dans le secteur d'Ensisheim, en particulier à Munwiller (38,32 %), où le maire est encarté RN, Blodelsheim (37,08 %) et Ensisheim (35,62 %).

C'est à Rimbach, où la liste arrive en 3e place, ex aequo avec les Verts, que le RN enregistre ses plus mauvais résultats (14,81 %), puis à Gueberschwihr (15,25 %) et Pfaffenheim (19,10 %).

Un constat aussi : le RN a réalisé ses plus forts scores dans des communes où les électeurs se sont peu déplacés.
? Des « poches de résistance »de LREM

Dans huit communes - Gueberschwihr, Pfaffenheim, Westhalten, Berrwiller, Meyenheim, Roggenhouse, Orschwihr et Rimbach - la liste conduite par Nathalie Loiseau est sortie en tête de ce scrutin. La candidate réussit ses meilleurs scores à Orschwihr (31,96 % des voix), Westhalten (30,05 %) et Meyenheim (28,16 %).

Sinon, dans la plupart des autres communes, la liste de la majorité présidentielle se place en 2e position. Et à Linthal, Hartmannswiller, Gundolsheim et Hattstatt, elle est en 3e place.
? Les « Verts » poussent

Souvent troisième dans la région de Guebwiller, la liste Europe Ecologie-Les Verts, conduite par Yannick Jadot est sortie en tête à Rimbach-Zell, réunissant 30,10 % des suffrages.

Elle arrive aussi en 2e position, derrière la liste RN, à Hartmannswiller, commune dont le maire est écologiste (19,93 % des voix), et à Linthal (19,83 %). À l'inverse, la liste écologiste n'arrive qu'en 5e place à Fessenheim (7,67 % des suffrages) et à Rumersheim-le-Haut (9,14 %).
? La liste LR derrière

La liste conduite par François-Xavier Bellamy (LR) se place le plus souvent au pied du podium. Sauf à Wuenheim, où elle se place en tête de ce scrutin avec 20,52 % des voix. Elle arrive aussi en 2e position à Gueberschwihr (17 %), derrière la liste LREM.

Nicolas Dupont-Aignan et sa liste Debout la France créent la surprise à Rimbach, en arrivant à la 2e place (18,52 %), derrière la liste LREM, et devant les Verts et le RN, ex aequo. Le candidat est arrivé également en 4e position à Blodelsheim, Munchhouse, Oberhergheim et Réguisheim.

La liste Place Publique-PS, conduite par Raphaël Glucksmann fait des scores assez faibles dans la région de Guebwiller (moins de 5 % en moyenne). À Rimbach, son score est même nul.

Enfin, toutes les listes n'avaient pas de bulletins. Ce qui ne les a pas empêchées d'obtenir quelques voix ici et là, grâce à des électeurs qui ont imprimé eux-mêmes leur bulletin.
Élise GUILLOTEAU https ://www.dna.fr/politique/elections-europeennes-2019 ?

Une erreur s'est produite dans la transmission à la préfecture des résultats du scrutin de dimanche à Murbach. Ce ne sont donc pas les bons chiffres qui ont été publiés lundi matin. Les résultats sont les suivants : Inscrits : 125, Votants : 91, Exprimés : 88. Les résultats : 1-Jordan Bardella : 18, 2-Nathalie Loiseau : 17, 3- Yannick Jadot : 16, 4-Fr-Xavier Bellamy : 10, 5- Benoît Hamon : 7, 6-Hamada Traoré : 4, 7-Ian Brossat : 3, 8-Puis Manon Aubry, Jean-Christophe Lagarde, Raphaël Glucksmann, Hélène Thouy : 2 voix chacun, 9-Et Dominique Bourg, Yves Gernigon, Nicolas Dupont-Aignan, François Asselineau et Franis Lalanne : 1 voix chacun.

https ://www.dna.fr/politique/elections-europeennes-2019 ?

 
 

 

Val d'Argent Élections européennes : L'abstention en tête

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 06:09:42

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Val d'Argent Élections européennes
Val d'Argent Élections européennes : L'abstention en tête
Malgré une hausse de la participation par rapport à 2014, c'est bien l'abstentionqui est arrivée en tête du scrutin européen dimanche, partout dans le Val d'Argent,qui aligne le même trio de tête dans les quatre communes, et dans le même ordre.

 
Sainte-Marie-aux-Mines (ici le bureau de vote de la mairie) récolte le plus fort taux d'abstention avec 56,23 %.
Dimanche, la participation a progressé partout par rapport à 2014, mais de manière hétéroclite : un symbolique + 0,57 point à Rombach-le-Franc jusqu'à +8,59 points à Sainte-Croix-aux-Mines, qui est aussi la meilleure élève de la vallée en la matière : 49,23 % des électeurs se sont rendus aux urnes. Les plus mauvais élèves étant Sainte-Marie-aux-Mines avec 43,77 % et Lièpvre avec 43,78 %.
EELV partoutau-dessusde la barre des 10 %

Dans les quatre communes de la vallée, c'est le même trio de tête, et dans le même ordre. Si le Rassemblement national de Jordan Bardella fait moins bien que feu le Front national de Florian Philippot en 2014, il atteint tout de même 35,58 % des suffrages à Lièpvre, son meilleur score de la vallée (39,31 % lors du scrutin précédent).

De 9,79 points d'écart à Sainte-Croix et jusqu'à 20,21 points à Lièpvre : le Rassemblement national, en tout cas, prend davantage le large avec son suivant que dans la moyenne alsacienne, où il n'est que de 0,86 point.

En deuxième position, on trouve donc La République en Marche-Modem de Nathalie Loiseau qui signe son meilleur pourcentage dans le chef-lieu de canton avec 19,51 %.

Sur la troisième marche, la liste d'Europe Écologie les Verts de Yannick Jadot dépasse la barre des 10 % partout dans le Val d'Argent, avec une pointe à 12,77 % à Rombach-le-Franc.

Pour le pied du podium, en 4e position, Sainte-Marie et Lièpvre ont choisi la France insoumise, tandis que Sainte-Croix et Rombach ont préféré Debout la France.
« Neutre et actif » perce à Sainte-Croix-aux-Mines

Dans la catégorie des listes ayant plus de 5 % des voix, on note la percée de « Neutre et actif » (menée par Cathy Corbet, une Nordiste, qui réclame davantage d'investissement européen pour l'emploi et la croissance ainsi qu'une concurrence juste et équitable), à 8,13 % des voix à Sainte-Croix-aux-Mines, la même commune où le parti animaliste d'Hélène Thouy réalise son meilleur score de la vallée avec 6,48 %.

Enfin, Les Républicains de François-Xavier Bellamy s'offrent 7,46 % à Sainte-Marie et le PS/Place publique de Raphaël Glucksmann 6,57 % à Rombach-le-Franc.
Anne MULLER

 

 
 

 

Alsace  : « Le ping-pong RN-LaRem »

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:44:34

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Alsace
Alsace  : « Le ping-pong RN-LaRem »

 
Raphaël Glucksmann et Jo Spiegel, le 22 novembre dernier à Kingersheim.
C'est peu dire que les résultats des Européennes ne sont pas à la hauteur des espérances de Jo Spiegel : 6,2 % au niveau national pour la liste PS-PP conduite par Raphaël Glucksmann et seulement 4,7 % en Alsace. « La première intention qui était la nôtre, rappelle le maire de Kingersheim, c'était de rassembler tous les gens convaincus de l'existence d'une triple urgence, climatique, démocratique et sociale. Nous ne sommes malheureusement pas parvenus à convaincre, sans quoi nous aurions très bien pu faire jeu égal avec le RN et LaRem, occupés à leur partie de ping-pong. »

« Le RN a instrumentalisé les peurs, la colère, et Macron, de son côté, a réussi son hold-up à grand renfort d'"en même temps". Nous, à Place publique, on était d'accord à 95 % avec Yannick Jadot, Benoît Hamon et la partie non productiviste du PS, mais on n'est pas parvenu à faire liste commune. »
E.D.

 

 
 

 

Colmar Elections De la suite dans les idées

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:59:59

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Colmar Elections De la suite dans les idées
 

 
À Colmar, fief historique de la droite, LREM a viré en tête avec 23,72 % des suffrages.Photo L'Alsace/Mathieu Lerch
À Colmar, certains élus se projettent déjà en mars 2020. Frédéric Hilbert (EELV) pourrait conduire une liste. Et La République en Marche annonce la présence d'un candidat.
oFrédéric Hilbert, conseiller municipal (EELV) de Colmar : « Il y a une attente municipale pour plus d'écologie »

« On est très satisfait de savoir que le groupe des Verts s'agrandit au parlement européen, même si voir l'extrême droite aussi forte en France est inquiétant. Au niveau colmarien, le score d'EELV montre qu'il y a une attente municipale pour plus d'écologie. Pour les municipales en 2020, à ma connaissance il n'y a pas d'autres candidats, donc il est probable que ce soit moi qui conduise une liste. Souvent, les partis s'emparent de thématiques écolos avant les élections, mais après ils oublient... Nous, ce n'est pas de l'opportunisme que nous souhaitons. »

oÉric Straumann, député (LR) : « C'est un vote contestataire »

« La forte présence du Rassemblement National est habituelle, surtout lors de ce type d'élections où les gens considèrent qu'il n'y a pas d'enjeux. C'est aussi le signe d'un vote contestataire. De l'autre côté, il y a eu le phénomène de vote utile, capté par les proeuropéens [LaREM, n.d.l.r.]. Pour Les Républicains, il est impossible de tirer des conclusions de ces résultats pour les élections à venir comme les municipales, qui sont d'une autre dimension, avec des enjeux différents. »

oStéphanie Villemin, référente de La République En Marche dans le Haut-Rhin : « Colmar serait-il en train de retrouver ses origines centristes ? »

« Je ne peux pas me satisfaire d'avoir, au niveau national, le RN avec un si gros score. À Colmar, qui se serait imaginé que Les Républicains fassent 8 % ? C'est bien une preuve que l'on est dans une recomposition totale du paysage politique. La ville de Colmar serait-elle en train de retrouver ses origines centristes ? Je me pose la question. Je ne rentrerai pas dans l'illusion de transposer les Européennes au niveau local. Mais force est de constater que nous sommes sur une dynamique, qu'il y a de l'attente, et donc une opportunité à saisir. Pour les municipales, LaREM sera représentée avec un projet et une équipe qui va se dessiner dans les semaines à venir. Je serai représentée, mais il faut parler projet avant de parler personne. »

oChristian Zimmermann, conseiller régional (RN) : « Les gens ne sont pas écoutés »

« Je suis très content des résultats sur la bande rhénane où le RN dépasse les 40 % dans de nombreuses communes, et obtient aussi un bon score à Neuf-Brisach, malgré l'opposition du maire. Même à Colmar, on fait un bon score, on talonne En Marche. Ce qui est surprenant c'est l'effondrement des Républicains. Nos électeurs se mobilisent sur plusieurs thématiques, comme le dossier du post-Fessenheim. On fait bien des réunions, mais on voit que les dossiers n'avancent pas. Les gens ne sont pas écoutés. Leur vote est un vote de protestation et de contestation. »
Propos recueillis par E.W.

 

 
 

Les réactions à Colmar

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 06:18:07

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Les réactions à Colmar
Certains élus se projettent déjà en mars 2020. Frédéric Hilbert (EELV) pourrait conduire une liste. Et La République en Marche annonce la présence d'un candidat sur Colmar.
 

 
À Colmar, la liste LREM arrive en tête à 23,72 %, suivie du RN (21,33 %), d'EELV (15 %), de LR (8,88 %) et de Place publique-PS (5,13 %).
Frédéric Hilbert, conseiller municipal (EELV) de Colmar : « Il y a une attente municipale pour plus d'écologie »

« On est très satisfaits de savoir que le groupe des Verts s'agrandit au parlement européen, même si voir l'extrême droite aussi forte en France est inquiétant. Au niveau colmarien, le score d'EELV montre qu'il y a une attente municipale pour plus d'écologie. Pour les municipales en 2020, à ma connaissance, il n'y a pas d'autres candidats, donc il est probable que ce soit moi qui conduise une liste. Souvent, les partis s'emparent de thématiques écolos avant les élections, mais après ils oublient... Nous, ce n'est pas de l'opportunisme que nous souhaitons. »
Éric Straumann, député (LR) : « C'est un vote contestataire »

« La forte présence du Rassemblement national est habituelle, surtout lors de ce type d'élections où les gens considèrent qu'il n'y a pas d'enjeux. C'est aussi le signe d'un vote contestataire. De l'autre côté, il y a eu le phénomène de vote utile, capté par les proeuropéens [LREM, ndlr]. Pour Les Républicains, il est impossible de tirer des conclusions de ces résultats pour les élections à venir comme les municipales, qui sont d'une autre dimension, avec des enjeux différents. »
Stéphanie Villemin, référente de La République en marche dans le Haut-Rhin : « La ville de Colmar serait-elle en train de retrouver ses origines centristes ? »

« Je ne peux pas me satisfaire d'avoir, au niveau national, le RN avec un si gros score. À Colmar, qui aurait imaginé que Les Républicains ne fassent que 8 % ? C'est bien une preuve que l'on est dans une recomposition totale du paysage politique. Colmar serait-il en train de retrouver ses origines centristes ? Je me pose la question. Je ne rentrerai pas dans l'illusion de transposer les Européennes au niveau local. Mais force est de constater que nous sommes sur une dynamique, qu'il y a de l'attente, et donc une opportunité à saisir. Pour les municipales, LREM sera représentée, avec un projet et une équipe qui va se dessiner dans les semaines à venir. Je serai représentée, mais il faut parler projet avant de parler personne. »
Christian Zimmermann, conseiller régional (RN) : « Les gens ne sont pas écoutés »

« Je suis très content des résultats sur la bande rhénane où le RN dépasse les 40 % dans de nombreuses communes et obtient aussi un bon score à Neuf-Brisach malgré l'opposition du maire. Même à Colmar, on fait un bon score, on talonne En Marche. Ce qui est surprenant c'est l'effondrement des Républicains. Nos électeurs se mobilisent sur plusieurs thématiques, comme le dossier du post-Fessenheim. On fait bien des réunions, mais on voit que les dossiers n'avancent pas. Les gens ne sont pas écoutés. Leur vote est un vote de protestation et de contestation. »
Propos recueillispar E.W. Voir page 46 les résultats des élections européennes dans les cantons de Colmar 1 - 2 et Wintzenheim et page 45 les derniers échos.

Voir page 46 les résultats des élections européennes dans les cantons de Colmar 1 - 2 et Wintzenheim et page 45 les derniers échos.

 
 

 

Vote des villes et vote des champs

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 06:15:46

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Vote des villes et vote des champs
 

 
o NET REGAIN DE LA PARTICIPATION.- 51,70 % de participation à l'échelle de la grande région colmarienne (cantons de Colmar 1 et 2, Ensisheim, Sainte-Marie-aux-Mines et Wintzenheim cumulés). C'est 8 points de plus qu'au précédent scrutin de 2014, quand seulement 43,70 % des électeurs de la région à l'époque s'étaient déplacés.

La tendance est valable tant à la ville (45,39 % de participation pour Colmar intra-muros contre 37,78 % en 2014, 35,61 % en 2009, 37,74 % en 2004), aussi bien qu'à la campagne : entre 43 et 47 % de participation dans les différents cantons en 2014, entre 52 et 54 % aujourd'hui.
Le « nouveau monde » en tête de tableau

o LE RN CONFIRME, LREM RÉSISTE, EELV PERCE.- Avec 23,34 % des suffrages sur l'ensemble des 87 communes de la région de Colmar (15 936 voix), la liste RN de Jordan Bardella devance de moins de 100 voix la liste LREM de Nathalie Loiseau (23,21%, 15844 voix). Europe Écologie réalise une percée à 14,64 %, pratiquement au niveau de son record de 2009. La liste LR de François-Xavier Bellamy est distancée : 9,38 %. Suivent Nicolas Dupont-Aignan (5,04 %), Raphaël Glucksmann (4,26 %) et La France Insoumise (3,70 %), juste devant le Parti animaliste (3,25 %) et l'UDI (3,11 %).

En tête de tableau, c'est le « nouveau monde » qui domine : le RN et LREM sont peu ou prou dans les mêmes eaux que lors du premier tour de la présidentielle 2017. Ce n'est certes pas la même configuration électorale, mais le regain de participation a plutôt profité au parti présidentiel, et bien sûr aux écologistes : en pourcentage, le Rassemblement National s'effrite légèrement (23,34 % au lieu de 26,86 % en 2017) tandis que LREM progresse (de 20,73 % à 23,21 %).
À droite, on se meten marche

oLR S'EFFONDRE AU PROFIT DE LREM.- Ce scrutin confirme aussi le déclin des partis traditionnels et le glissement de l'électorat de la droite traditionnelle vers LREM : François-Xavier Bellamy ne totalise que 9,38 % des suffrages, quand François Fillon en raflait 22,11 % en avril 2017. Ce glissement est encore plus visible sur une carte : LREM arrive en tête dans les anciens bastions de la droite, soit pratiquement tout le vignoble et les quartiers « chics » de Colmar. À ce titre, Nathalie Loiseau réalisé son meilleur score de tout le Haut-Rhin dans le quartier sud : 44,27 % dans le bureau Tulipes 27, un fief historique de la droite. C'est aussi là que le RN réalise son plus mauvais score du département (7,63 %).

oLA DESCENTE AUX ENFERS DU PS.-

L'effondrement concerne aussi le PS, pour qui le renouvellement des têtes ne suffit pas : avec 4,26 %, la liste de Raphaël Glucksmann fait moins bien que Benoît Hamon en 2017 (4,69 %). D'un scrutin européen à l'autre, l'effondrement du PS est particulièrement perceptible pour Colmar intra-muros : 21,73 % en 2004, 14,52 % en 2009, 12,09 % en 2014 et 5,13 % en 2019.

oCENTRE ET PÉRIPHÉRIES.- sur la carte, le phénomène est clair : plus on se rapproche de Colmar, plus on vote LREM, plus en s'en éloigne, plus on vote RN.

Parmi les 87 communes de la région colmarienne, 51 ont placé le RN en tête, notamment dans la plaine, sur les bords du Rhin et dans les fonds de vallées (vallée de Munster et pays Welche). À l'inverse, les 34 communes (dont Colmar) qui ont placé LREM en tête se situent dans le vignoble, la couronne colmarienne et l'entrée de la vallée de Munster.

À noter qu'Europe Écologie arrive en tête à Hohrod et fait jeu égal avec LREM à Labaroche.
Clément Tonnot

 

 
 

Élections européennes Analyse : Vote des villes et vote des champs

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 06:17:45

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Élections européennes Analyse
Élections européennes Analyse : Vote des villes et vote des champs
La liste Rassemblement national est arrivée en pole position, dimanche, sur l'ensemble de la région colmarienneavec 23,34 % des suffrages, devançant d'une très courte tête LREM (23,21 %).Globalement, plus on s'éloigne de Colmar, plus les scores du RN montent.

 
o NET REGAIN DE LA PARTICIPATION.- 51,70 % de participation à l'échelle de la grande région colmarienne (cantons de Colmar 1 et 2, Ensisheim, Sainte-Marie-aux-Mines et Wintzenheim cumulés). C'est 8 points de plus qu'au précédent scrutin de 2014, quand seulement 43,70 % des électeurs de la région à l'époque s'étaient déplacés.

La tendance est valable tant à la ville (45,39 % de participation pour Colmar intra-muros contre 37,78 % en 2014, 35,61 % en 2009, 37,74 % en 2004), aussi bien qu'à la campagne : entre 43 et 47 % de participation dans les différents cantons en 2014, entre 52 et 54 % aujourd'hui.
Le « nouveau monde »en tête de tableau

o LE RN CONFIRME, LREM RÉSISTE, EELV PERCE.- Avec 23,34 % des suffrages sur l'ensemble des 87 communes de la région de Colmar (15 936 voix), la liste RN de Jordan Bardella devance de moins de 100 voix la liste LREM de Nathalie Loiseau (23,21 %, 15844 voix). Europe Écologie réalise une percée à 14,64 %, pratiquement au niveau de son record de 2009. La liste LR de François-Xavier Bellamy est distancée : 9,38 %. Suivent Nicolas Dupont-Aignan (5,04 %), Raphaël Glucksmann (4,26 %) et La France Insoumise (3,70 %), juste devant le Parti animaliste (3,25 %) et l'UDI (3,11 %).

En tête de tableau, c'est le « nouveau monde » qui domine : le RN et LREM sont peu ou prou dans les mêmes eaux que lors du premier tour de la présidentielle 2017. Ce n'est certes pas la même configuration électorale, mais le regain de participation a plutôt profité au parti présidentiel, et bien sûr aux écologistes : en pourcentage, le Rassemblement National s'effrite légèrement (23,34 % au lieu de 26,86 % en 2017) tandis que LREM progresse (de 20,73 % à 23,21 %).
À droite, on se meten marche

o LR S'EFFONDRE AU PROFIT DE LREM.- Ce scrutin confirme aussi le déclin des partis traditionnels et le glissement de l'électorat de la droite traditionnelle vers LREM : François-Xavier Bellamy ne totalise que 9,38 % des suffrages, quand François Fillon en raflait 22,11 % en avril 2017. Ce glissement est encore plus visible sur une carte : LREM arrive en tête dans les anciens bastions de la droite, soit pratiquement tout le vignoble et les quartiers « chics » de Colmar. À ce titre, Nathalie Loiseau réalisé son meilleur score de tout le Haut-Rhin dans le quartier sud : 44,27 % dans le bureau Tulipes 27, un fief historique de la droite. C'est aussi là que le RN réalise son plus mauvais score du département (7,63 %).

o LA DESCENTE AUX ENFERS DU PS.-

L'effondrement concerne aussi le PS, pour qui le renouvellement des têtes ne suffit pas : avec 4,26 %, la liste de Raphaël Glucksmann fait moins bien que Benoît Hamon en 2017 (4,69 %). D'un scrutin européen à l'autre, l'effondrement du PS est particulièrement perceptible pour Colmar intra-muros : 21,73 % en 2004, 14,52 % en 2009, 12,09 % en 2014 et 5,13 % en 2019.

o CENTRE ET PÉRIPHÉRIES.- sur la carte, le phénomène est clair : plus on se rapproche de Colmar, plus on vote LREM, plus en s'en éloigne, plus on vote RN.

Parmi les 87 communes de la région colmarienne, 51 ont placé le RN en tête, notamment dans la plaine, sur les bords du Rhin et dans les fonds de vallées (vallée de Munster et pays Welche). À l'inverse, les 34 communes (dont Colmar) qui ont placé LREM en tête se situent dans le vignoble, la couronne colmarienne et l'entrée de la vallée de Munster.

À noter qu'Europe Écologie arrive en tête à Hohrod et fait jeu égal avec LREM à Labaroche.
Clément Tonnot

 

 
 

 

Fribourg-en-Brisgau : Les Verts grands vainqueurs des élections municipales

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:56:34

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Fribourg-en-Brisgau
Fribourg-en-Brisgau : Les Verts grands vainqueurs des élections municipales

 
Dimanche à Fribourg-en-Brisgau, en plus des élections européennes, près de 174 000 électeurs étaient appelés à désigner leurs conseillers municipaux. La participation a dépassé les 62 %. Les Verts sont les grands gagnants du scrutin. Les écologistes de Die Grünen remportent 13 des 48 sièges qui étaient à pourvoir. Viennent ensuite les conservateurs de la CDU et les socialistes du SPD qui essuient de sévères revers : chaque formation ne décroche que six sièges chacune (contre respectivement neuf et huit sièges dans la précédente mandature). Pour la première fois, l'extrême droite (AfD) fait son entrée au conseil municipal avec deux sièges. Au total, sur les 18 listes qui étaient en lice, 16 seront représentées au conseil municipal de Fribourg-en-Brisgau qui est élu pour cinq ans.
J.S.

 

 
 

 

Tops et flops

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:53:22

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Tops et flops
 

 
Participation
? Les plus hauts taux d'abstention ont été enregistrés à Volksberg (61,3 %), Saint-Louis (59,74 %) et Kaltenhouse (58,92 %).

? Meilleure participation à Murbach (72,80 %), Croetwiller (71,83 %) et Bellemagny (71,76 %).

? Les taux de bulletins blancs et nuls ont été au plus haut à Niedersteinbach (23,81 %), Scherlenheim (21,43 %) et Hengwiller (20,22 %).
Trio de tête

? Le RN obtient ses meilleurs résultats à Magny (54,29 %). Aucune voix n'a été accordée à la liste conduite par Jordan Bardella à Lucelle et Weckolsheim.

? La liste Renaissance obtient ses meilleurs résultats à Mittelhausbergen (37,95 %) et Kappelen (39,34 %) mais fait score nul à Lucelle et Murbach.

? Europe Écologie Les Verts l'emporte dans 17 communes alsaciennes et réalise son meilleur score à Kolbsheim (45,31 %). Yannick Jadot ne récolte aucune voix à Lucelle.
Les historiques

? LR a été placée en tête dans neuf communes alsaciennes : Scheibenhard, Roeschwoog, Ohlungen, Hinsbourg, Hinsingen, Wuenheim, Gommersdorf, Liebensewiller et Lucelle, la commune haut-rhinoise de 14 votants, où la liste conduite par François-Xavier Bellamy obtient 50 % des suffrages, son meilleur score en Alsace.

? La France Insoumise réalise ses meilleurs scores à Memmelshoffen (12,7 %) et Sternenberg (13,7 %).

? Meilleurs résultats pour Raphaël Glucksman et sa liste Envie d'Europe à Bellefosse (10,34 %) et Ranrupt (9,55 %).

? Debout la France obtient 18,52 % des suffrages exprimés à Rimbach-près-Guebwiller.

Dans deux communes alsaciennes, aucun bulletin n'a été déposé en faveur de la liste de Nicolas Dupont-Aignan : Kiffis et Hinsingen.

? Benoît Hamon réalise son meilleur score à Valdieu-Lutran (7,69 %). Génération-s passe la barre des 5 % dans huit communes alsaciennes.
Percées

? L'Union des démocrates et indépendants de Jean-Christophe Lagarde passe la barre des 10 % à Liebenswiller (16,18 %), Lucelle (14,29 %) et Printzheim (10,23 %).

? La liste Ensemble Patriotes et Gilets jaunes frôle les 5 % à Thal-Drulingen (4,71 %) et les dépasse à Rimbach-près-Guebwiller avec 7,41 % (soit 4 voix).

?La liste de François Asselineau Ensemble pour le Frexit dépasse la barre de 5 % à Colroy-la-Roche (5,19 %), Bissert (5,36 %), Winkel (5,48 %), Le Howhald (5,63 %) et Lucelle (7,14 %).

? Score supérieur à 5 % pour Francis Lalanne et son Alliance jaune à Widersbach (5,42 %), Issenhausen (7,32 %), Rimbach-près-Masevaux (5,74 %), Bretten (6,33 %) et Walbach (5,85 %).

? La liste Neutre et actif arrive en tête à Weckolsheim, avec 34,83 % des voix. Elle obtient 8,13 % des suffrages à Sainte-Croix-aux-Mines.

 

 
 

 

Plusieurs dizaines d'électeurs radiés ont pu voter par décision du tribunal

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:52:08

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Plusieurs dizaines d'électeurs radiés ont pu voter par décision du tribunal
 

 
Dans plusieurs communes d'Alsace, quelques dizaines d'électeurs radiés des listes électorales par erreur ont dû saisir le tribunal d'instance (compétent en matière de contentieux électoral, NDLR) pour pouvoir voter.

Mais le problème rencontré lors des Européennes était sans commune mesure avec celui des 2 000 Strasbourgeois exclus des urnes au premier tour de la présidentielle 2017, après avoir découvert le jour même leur radiation des listes électorales municipales toilettées (DNA du 29 avril et du 7 mai 2017).

Dimanche, une quinzaine de cas ont été réglés à Strasbourg et autant à Haguenau. Le tribunal de Molsheim a traité une dizaine de demandes concernant des électeurs d'Obernai. Celui de Guebwiller s'est occupé de restituer leur droit de vote à trois habitants d'Ensisheim qui n'avaient pas reçu leur carte d'électeur. Saverne a examiné trois dossiers.

Le tribunal de Colmar a eu à connaître quatre procédures. « Deux avaient trait à une double inscription sur une liste consulaire et à l'étranger et sur une liste communale. Il se trouve que les intéressés n'avaient pas opté pour une des deux listes en temps et en heure », indique le greffe. La juridiction colmarienne a également rectifié une erreur matérielle d'une commune de la bande rhénane pour permettre à un de ses ressortissants d'accomplir son devoir électoral.

De toute évidence, les radiations accidentelles concernaient plus de monde. Mais certaines personnes ont préféré jeter l'éponge. D'autres, encore inscrites dans une commune après avoir déménagé, ont trouvé plus rapide de se rendre au bureau de vote de leur ancien domicile lorsqu'il n'était pas très loin.

Pour la majorité des demandes déposées, le problème était lié à la mise en oeuvre du répertoire électoral unique qui essuyait les plâtres pour les Européennes. Mais il y avait aussi l'un ou l'autre bug du logiciel de certaines mairies, ou un manque de diligence de l'électeur qui avait omis de s'inscrire sur les listes électorales de sa nouvelle commune.

Autant d'incidents et de négligences qui ont sans doute pesé sur la participation.

 

 
 

 

Agriculture Une antenne créée il y a deux ans à Fréland : Écouter la souffrance des paysans

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 06:01:34

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Agriculture Une antenne créée il y a deux ans à Fréland
Agriculture Une antenne créée il y a deux ans à Fréland : Écouter la souffrance des paysans
Créée il y a deux ans à Fréland, l'antenne alsacienne de Solidarité paysans est une sorte de « SOS amitié » pour les agriculteurs. La démarche d'exprimer son désarroi reste encore rare chez les paysans.

 
La multiplication des épisodes de sécheresse et de canicule risque d'amplifier encore les difficultés des agriculteurs.
« Parler de ses difficultés n'est pas dans la mentalité des agriculteurs, ils voient ceci comme une honte, un échec. » Réunis autour d'une table à Fréland, Marie-Ray Prou, ancienne infirmière et fille d'agriculteurs, Denis Marchal, éleveur à la retraite à Lapoutroie, et Michel Hartweg, viticulteur à la retraite à Dambach-la-Ville, expliquent les raisons de la création, il y a deux ans, de Solidarité paysans Alsace : « Nous leur permettons justement de pouvoir parler en toute confidentialité et sans jugement ; nous sommes d'abord là pour être à l'écoute de leur détresse. »

Antenne régionale de Solidarité paysans, elle peut également leur permettre de prendre du recul par rapport à leur situation, être un relais vers les différents partenaires, MSA (mutualité sociale agricole), chambre d'agriculture (etc.), les accompagner lorsqu'il s'agit de renégocier un prêt...

Elle compte une dizaine de bénévoles accompagnateurs.

En deux ans, une quinzaine d'agriculteurs les ont contactés, principalement des agriculteurs de montagne : « La démarche doit venir d'eux-mêmes, nous ne nous imposons pas », indique Marie-Ray Prou, présidente de l'antenne.

Si bien sûr les difficultés existent dans tous les métiers, celles des agriculteurs sont particulières car elles sont peu connues. D'une part du fait de cette honte d'en parler, d'autre part car elles ont un impact affectif très fort.
L'obligation de cohabiter sous le même toit

Ainsi, « les problèmes de transmission sont parmi les plus fréquents, surtout si l'enfant se sent contraint de reprendre alors que ce n'est pas sa vocation. Quand ils prennent leur retraite, les parents restent souvent sur l'exploitation ; ils ont du mal à lâcher, à accepter que leurs enfants puissent faire d'autres choix de production. » D'où des tensions permanentes.

Souvent, par manque de moyens, le jeune ne peut racheter l'exploitation à ses parents et est locataire, mais il suffit d'une mauvaise année pour qu'il se retrouve en difficulté : soit il ne peut plus rembourser ses parents, lesquels ont eux-mêmes de très faibles retraites, soit c'est lui qui ne peut plus vivre de son travail. Souvent aussi, les parents aident à l'exploitation, mais lorsqu'ils doivent arrêter, le fils se retrouve noyé dans le travail car il n'a pas les moyens d'avoir un salarié.
Un agriculteur ne peutse permettre d'arrêter

Le problème se retrouve aussi lors des divorces : le conjoint participait au travail. Une fois parti le restant ne peut plus en assumer la charge.

C'est le cas d'un éleveur du Haut-Rhin. Après la séparation d'avec sa femme, il a dû peu à peu diminuer l'exploitation, vendre ses bêtes. Cela n'a pas suffi, et il a fait un burn out. « À la différence d'un salarié, un agriculteur ne peut se permettre d'arrêter ; les bêtes ont besoin qu'on s'occupe d'elles chaque jour », souligne Denis Marchal.

Si, en Alsace, les éleveurs sont les plus démunis, le phénomène touche dorénavant aussi les viticulteurs. Solidarité paysans vient d'en rencontrer un, pris à la gorge par ses dettes. « Il avait emprunté pour refaire sa cave. Mais ces dernières années les ventes de vin ont chuté, car la consommation de vin baisse alors que la concurrence des autres pays augmente. Les prix ont donc baissé et il n'a plus pu rembourser », détaille Michel Hartweg.
Noyés sous les dossiers administratifs

Certes, il existe des aides, mais les agriculteurs sont souvent noyés sous la multiplication de dossiers à remplir. « Ceux qui en auraient le plus besoin, les petits, n'ont pas la possibilité de le faire car ils travaillent toute la journée, s'indigne Marie-Ray Prou. Ce sont les grosses exploitations qui en bénéficient, celles dont le patron est au bureau tandis que ses salariés sont au champ. Parfois, les petits agriculteurs ne connaissent même pas leurs droits, la possibilité de demander le RSA par exemple... »

À l'extrême, le suicide arrive. Un a eu lieu dans le secteur récemment, plus une tentative.

Les membres de l'association s'indignent d'autant plus qu'à côté de cela « on se désole que les villages se dépeuplent. Or, un agriculteur c'est une famille, des enfants à l'école... »
Une amplificationavec le dérèglement climatique?

Ils craignent de voir le phénomène de souffrance prendre de l'ampleur avec l'augmentation de la fréquence des périodes de sécheresse « qui se multiplient depuis les années 2000 », reprend Denis Marchal. Et 2019 ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices : « Avec les dégâts de la sécheresse 2018, et ceux des sangliers, on prévoit déjà une récolte en baisse de 50 %. Certains éleveurs se demandent déjà comment ils vont pouvoir nourrir leurs bêtes. »

Le taux de suicide des agriculteurs est trois fois plus élevé que dans les professions à responsabilité, qui génèrent du stress. Chez les femmes, il est deux fois plus important.
Françoise MARISSAL

 

 
 

 

Le taux de suicide des agriculteurs est trois fois plus élevé que dans les professions à responsabilité, qui génèrent du stress. Chez les femmes, il est deux fois plus important
Marie-Ray Prou, présidente de Solidarité paysans Alsace

 

EuroAirport : Pas de contrôle des personnes pour les gardes-frontière

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:57:14

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EuroAirport
EuroAirport : Pas de contrôle des personnes pour les gardes-frontière
Les gardes-frontière suisses n'ont en théorie pas le droit de procéder à des contrôles sur les personnes. Mais cela arrive, notamment parce que la PAF serait en sous-effectifs.

 
ST-Photo/
Début 2019, nous avons raconté l'histoire de cette passagère qui a été bloquée à l'EuroAirport par des gardes-frontière et des policiers suisses à cause d'amendes impayées en Suisse. Contacté, un représentant de la communication des gardes-frontière à Berne certifiait : « Dans ce cas, c'est le droit suisse qui s'applique ». Cela en vertu de l'article 6.2 de la convention de Berne du 4 juillet 1949.

C'est juste, ou plutôt c'était juste. La donne a changé, selon une source compétente, depuis que la Suisse est entrée dans l'espace Schengen, en 2008. Schengen, c'est un grand espace de libre circulation des personnes. Selon l'accord de 1949, l'EAP reste en territoire français. Or la loi française s'applique sur tout le territoire. Et Schengen stipule aussi que pour les ressortissants des pays hors-Schengen, comme la Grande-Bretagne, c'est le pays d'entrée qui doit procéder aux contrôles.

Pour l'EAP, clairement, c'est uniquement la France : la validité des papiers, l'authenticité des visas... Tout cela, c'est le travail de la PAF (police aux frontières) uniquement, y compris pour les gens qui veulent se rendre en Suisse et donc les ressortissants suisses (*).

La situation est différente pour les marchandises. La présence des gardes-frontière suisses ne se justifie donc que d'un point de vue douanier, parce que la Suisse n'a pas adhéré à l'union douanière.

Pour le contrôle des personnes, les gardes-frontière savent très bien ce qu'il en est. « S'il y a eu un contrôle, avec une arrestation par les Suisses, ce contrôle n'est pas légal en droit français. Toute la procédure du contrôle tombe », affirme une source autorisée qui tient à rester anonyme.

Et notre source d'observer : « Le souci est le même sur l'A35, où tous les bâtiments de la douane sont sur territoire français ; la frontière est un peu au-delà, en aplomb du pont autoroutier. Les accords de coopération portent sur les douanes, pas sur le contrôle des personnes ».

Dans le cas d'espèce, la passagère se rendait en Grande-Bretagne, en dehors de l'espace Schengen.

Tout ce qu'auraient dû faire les gardes-frontière, au lieu d'appeler la police bâloise qui a exigé le règlement des amendes, c'est de rappeler à cette dame qu'elle devait de l'argent.

Pour notre source, les gardes-frontière étaient sans doute de bonne foi. Mais dans leur tort. Et, côté français, on laisse passer... « Parce que sans les Suisses, la PAF ne peut fonctionner correctement à l'EAP. C'est que la PAF n'a tout simplement pas le personnel nécessaire. Il y a 80 à 85 personnes pour un EAP qui accueille plus de 8 millions de passagers par an - pour des aéroports de taille comparable, comme Toulouse ou Bordeaux, les effectifs sont plutôt de 250 à 300 ».
« Il manque au moins 30 à 40 personnes » à la PAF

Pour elle, « il manque au moins 30 à 40 personnes pour faire tourner à peu près l'EAP qui n'est pas considéré comme prioritaire pour les dotations en personnels, à cause de la présence de la Suisse. Donc tout le monde continue de faire comme si Schengen n'existait pas, parce que cela arrange tout le monde - la France d'abord ».

Et de rappeler le rétablissement récent des contrôles généralisés, qui a entraîné des temps d'attente insupportable, même si l'EAP a fait des efforts pour fluidifier les passages.

Y'a-t-il des solutions légales pour que les gardes-frontière suisses puissent réaliser des contrôles ? Notre source en évoque plusieurs. Soit notre pays sollicite l'aide de Frontex, mais c'est « un peu humiliant pour une puissance comme la France ». Les Suisses peuvent aussi rétablir les contrôles aux frontières, mais il faut le justifier (menace d'attentat par exemple) et cela vaudrait pour toutes les frontières, pas seulement l'EuroAirport. Ou ils peuvent quitter l'espace Schengen. Enfin, solution ultime, la France pourrait céder un morceau de son territoire à la Suisse, mais cela ne semble pas à l'ordre du jour.

Contactés par la rédaction dès février, les services préfectoraux n'ont pas apporté de réponse à nos questions.
Jean-Christophe MEYER * Les accords de Schengen, Titre III Police et sécurité, Chapitre 1 coopération policière, article 39-47.

* Les accords de Schengen, Titre III Police et sécurité, Chapitre 1 coopération policière, article 39-47.

 
 

 

Les chevaliers du ciel ont réalisé leur rêve

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:35:47

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aérodrome Kiwanis Division Alsace Sud
Les chevaliers du ciel ont réalisé leur rêve
Des enfants handicapés ou défavorisés ont été accueillis, samedi, sur le tarmac de l'aérodrome de Colmar-Houssen, à l'occasion du traditionnel baptême de l'air offert par les Kiwanis clubs colmariens, Bartholdi, Doyen, Hohlandsbourg, Schweitzer et le club de la vallée de Munster.
 

 
Les enfants ont eu l'opportunité de tutoyer les nuages.
Plus de 220 baptêmes se sont déroulés sur les deux sites, réservés à des enfants confiés à divers instituts médico-éducatifs de la région. La présence de la marraine de cette édition, la championne de natation paralympique Béatrice Hess, a été très appréciée.

En sa qualité de past lieutenant gouverneur, Mathilde Mulhaupt, qui remplaçait le lieutenant gouverneur Claude Groell, a remercié dans son allocution, les personnalités et les élus qui ont honoré cette manifestation de leur présence. Dont le député Eric Straumann, la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, le 1er adjoint Yves Hemedinger et l'adjointe Christiane Charluteau qui représentait le maire.
« Je n'ai même paseu peur »

Elle a notamment rappelé : « Nous voilà une fois encore rassemblés autour de ce beau défi d'essayer d'offrir un moment de bonheur aux enfants que la vie n'a pas toujours épargné ; une action emblématique qui a permis depuis 2006 de réaliser quelques 2 031 baptêmes sur le site de Colmar-Houssen et Mulhouse-Habsheim. Cette journée est l'expression du bien-fondé du Kiwanis qui signifie « partageons nos talents au service des enfants » grâce à différentes actions menées par les kiwaniens au cours de l'année ; les fonds ainsi récoltés sont destinés à des projets permettant de soutenir ou de soulager les enfants issus de foyers en difficulté ou frappés par le handicap, la maladie ; en essayant d'endiguer cette injustice qui frappe les plus fragiles, les plus démunis, les enfants ; que ce moment magique qu'ils vivent lors du vol, leur laisse un souvenir impérissable qui viendra illuminer les moments difficiles ». Avant le verre de l'amitié, elle n'a pas oublié de saluer la participation complice des deux aéroclubs respectifs et celle des pilotes chevronnés qui ont alterné les rotations.

Pour Fybbie 15 ans, c'était une première expérience : « Ce vol en avion était génial, je n'ai même pas eu peur, vu du haut tout est plus petit, j'ai aperçu des maisons et des piscines, je suis prête à recommencer dès que l'occasion se présentera ». Pour Camerone, malvoyant, de 17 ans qui a déjà participé en 2018 : « C'était mieux que l'année dernière, la visibilité était meilleure, cette sensation de flotter dans l'air au-dessus de cette mer blanche, d'être libre, je ne trouve pas les mots pour le décrire ».

 

 
 

 

Mercredis du foot

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 06:03:12

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Mercredis du foot
 

 
Photo L'Alsace/Christian Munch
Mercredi du foot
Mercredi dernier, une quarantaine de jeunes footballeurs étaient présents sur la pelouse synthétique de Blotzheim dans le cadre des « mercredis sportifs ». Cette manifestation organisée par le conseil départemental du Haut-Rhin afin de promouvoir la pratique de sports collectifs est destinée aux jeunes. Les participants qui évoluent en catégorie U9, U11 et U13 étaient encadrés par dix footballeurs du FC Saint-Louis/Neuweg qui se sont déplacés au Blotz'Arena afin de leur donner des conseils avisés. Plusieurs ateliers étaient au programme, mis en place par Thomas Martinet, préparateur physique du club ludovicien : technique, coordination, mobilité, jonglage. Après ces exercices, les jeunes étaient impatients de mettre en pratique les conseils et ils ont disputé un match de 45 minutes. « Le concept des mercredis sportifs est important pour les jeunes car il leur permet de bénéficier des conseils techniques afin qu'ils puissent continuer à progresser. Tous les participants sont ravis de côtoyer ces footballeurs du club phare de la région », a confié Michel Mangeat, coordinateur sportif de l'AS Blotzheim, qui a eu le plaisir de recevoir des ballons de Sandrine Schmitt, adjointe au maire.

 

 
 

Pays de Ribeauvillé Faciliter les travaux d'amélioration de l'habitat

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:57:21

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Pays de Ribeauvillé Faciliter les travaux d'amélioration de l'habitat
 

 
Pour un certain nombre de ménages de la Communauté de communes du Pays de Ribeauvillé (CCPR), il est difficile de réaliser des travaux d'adaptation de son logement. L'accès aux crédits bancaires est pour eux compliqué, voire impossible pour les plus âgés. De plus, il leur est parfois délicat de se confronter aux entreprises susceptibles de réaliser les aménagements souhaités. Pour les aider, le dispositif mis en place, vendredi 24 mai, leur permet de disposer d'un guichet unique, en l'espèce l'Adil68 (Agence départementale d'information sur le logement).

Ainsi, un ménage verra son projet étudié et toutes les possibilités de subventions autant que d'accompagnement financier lui seront détaillées.
Jusqu'à 20 000 EUR pour les plus modestes

Alexandre Probst, directeur de l'Adil68, présente ses services comme « une porte d'entrée et d'informations qui sert également de gare de triage ». Il invite toutes les personnes concernées à se renseigner auprès des services de l'Adil68.

Un élément important est que l'ensemble des subventions et accompagnements financiers sont accordés au niveau du projet, avant tout démarrage de travaux. C'est au fur et à mesure de leurs réalisations que les fonds sont débloqués. Par exemple, un ménage, propriétaire occupant son logement, aux revenus très modestes, de l'ordre du Smic, peut obtenir des aides couvrant 100 % des travaux jusqu'à un montant de 20 000 EUR.

Sur près de 2000 ménages qui sont concernés par un besoin d'aménagement de leurs logements, ce dispositif concerne directement un peu plus de 800 d'entre eux.

Cette convention a été signée par Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Umberto Stamile, président de la Communauté de communes du pays de Ribeauvillé, Pierre Bihl pour « Territoires et Habitat 68 » et Christophe Glock, directeur général adjoint de Procivis.

Par ailleurs, elle est, ou sera, mise en place dans neuf communautés de communes et agglomérations du département, avec une politique spécifique à chacune d'entre elles.
Plan sénior et plan patrimoine

Comme l'a rappelé Brigitte Klinkert, ce dispositif s'inscrit dans la démarche de solidarité avec les populations les plus fragiles. La présidente du CD68 a également évoqué dans son intervention, deux autres plans. Le plan senior qui renforce l'aide apportée aux personnes âgées pour qu'elles puissent rester le plus longtemps possible à leur domicile, puis pour rendre leur séjour en Ehpad un peu plus confortable, et le plan patrimoine qui permet aux propriétaires de maison alsaciennes anciennes de bénéficier d'une subvention pour des restaurations portant sur des travaux extérieurs.

Stéphanie Lotz, responsable du service aménagement de la CCPR, a de son côté présenté les actions en cours pour résorber les logements vacants et Jean Louis Christ est intervenu pour promouvoir la lutte contre la prolifération des gîtes.
Gilles Renaud

 

 
 

Guémar : Faciliter les travaux d'amélioration de l'habitat

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:35:18

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Guémar  Action en faveur des ménages les plus modestes
Guémar : Faciliter les travaux d'amélioration de l'habitat
Une convention a été signée vendredi soir à Guémar entre la communauté de communes et plusieurs de ses partenaires. Son objectif : aider financièrement et techniquement les ménages les plus modestes dans la réalisation de travaux d'amélioration ou d'adaptation de leur logement

 
Brigitte Klinkert, Umberto Stamile, Pierre Bihl et Christophe Glock (assis de gauche à droite) ont signé la convention de partenariat avec « Territoire & Habitat 68 » pour un meilleur accompagnement à l'amélioration des logements dans la CCPR.
Pour un certain nombre de ménages de la communauté de communes du pays de Ribeauvillé, il est difficile de réaliser des travaux d'adaptation de son logement. Pour eux, l'accès aux crédits bancaires est compliqué, voire impossible pour les plus âgés. De plus, il leur est parfois délicat de se confronter aux entreprises susceptibles de réaliser les aménagements souhaités. Pour les aider, le dispositif mis en place leur permet de disposer d'un guichet unique, en l'espèce l'ADIL (Agence départementale d'information sur le logement) 68.

Ainsi, un ménage verra son projet étudié et toutes les possibilités de subventions autant que d'accompagnement financier lui seront détaillées.

Alexandre Probst, directeur de l'ADIL68, présente ses services comme « une porte d'entrée et d'informations qui sert également de gare de triage ». Il invite toutes les personnes concernées à se renseigner auprès des services de l'ADIL68.

Un élément important est que l'ensemble des subventions et accompagnements financiers sont accordés au niveau du projet, avant tout démarrage de travaux. C'est au fur et à mesure de leurs réalisations que les fonds sont débloqués. Par exemple, un ménage, propriétaire occupant son logement, aux revenus très modestes, de l'ordre du SMIC, peut obtenir des aides couvrant 100 % des travaux jusqu'à un montant de 20 000 EUR.
Plus de 800 ménages directement concernés

Sur près de 2000 ménages qui sont concernés par un besoin d'aménagement de leurs logements, ce dispositif concerne directement un peu plus de 800 d'entre eux.

Cette convention a été signée par Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Umberto Stamile, président de la communauté de communes du pays de Ribeauvillé, Pierre Bihl pour « Territoires et Habitat 68 » et Christophe Glock, directeur général adjoint de Procivis.

Par ailleurs elle est, ou sera, mise en place dans neuf communautés de communes et agglomérations du département, avec une politique spécifique à chacune d'entre elles.

Comme l'a rappelé Brigitte Klinkert, ce dispositif s'inscrit dans la démarche de solidarité avec les populations les plus fragiles. La présidente du CD68 a également évoqué dans son intervention, deux autres plans. Le plan senior qui renforce l'aide apportée aux personnes âgées pour qu'elles puissent rester le plus longtemps possible à leur domicile, puis pour rendre leur séjour en EHPAD un peu plus confortable et le plan patrimoine qui permet aux propriétaires de maison alsaciennes anciennes de bénéficier d'une subvention pour des restaurations portant sur des travaux extérieurs.

Stéphanie Lotz, responsable du service aménagement de la CCPR, a de son côté présenté les actions en cours pour résorber les logements vacants et Jean Louis Christ est intervenu pour promouvoir la lutte contre la prolifération des gîtes.

 

 
 

 

hôpital schweitzer Les mandolines colmariennes : Bonheur musical

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:36:27

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hôpital schweitzer Les mandolines colmariennes
hôpital schweitzer Les mandolines colmariennes : Bonheur musical
Samedi en fin d'après-midi, la chapelle de l'hôpital Albert-Schweitzer était comble pour le traditionnel concert de la Fête des mères. La société des mandolines et guitares colmariennes intervenaient pour la 25 e fois pour rendre hommage aux mamans.

 
Les musiciens, sous la direction de Laurent Raynaud, ont charmé l'auditoire.
Jean-Luc Tonnelier, aumônier de l'établissement et Olivier Varennes, président de la société de musique, dans leur mot d'accueil, ont exprimé tout leur bonheur au vu des nombreux auditeurs présents. Ils ont souligné l'importance de la mère dans nos familles, de la naissance à l'éducation des enfants et tout au long de la vie.

Le concert était retransmis sur le circuit télévisuel de l'établissement hospitalier, dans les chambres, pour partager cette heure de bonheur musical avec les personnes hospitalisées ne pouvant quitter leur chambre.

A l'accueil, une rose a été offerte à chaque dame présente dans l'auditoire. L'excellente acoustique de la chapelle a permis au public de se laisser porter par les trilles musicaux de ce voyage dans le monde de la musique plectrale. Ce fut un enchantement qui se déroula entre interprétations d'airs classiques vers d'autres plus contemporains, en passant par des compositions italiennes, du pays d'origine de la mandoline.

D'un harmonieux Tagelied de Miwa Naito au A whiter shade of pale, de Keith Reich et Gary Brooker, en passant par la Sinfonie n° 19 d'Antonio Salieri ou le Lovely cab de Pierre Jouvin, c'est toute la finesse et la richesse des mandolines, mandoles et guitares qui ont bercé un public conquis.

Et pour le final c'est Piel Canela, une rumba de Bobby Capo qui a enchanté l'auditoire. L'orchestre était placé sous la direction de Laurent Raynaud, alors qu'Anne-Sophie Buhr introduisait les pièces musicales avec des rappels historiques et poétiques sur les compositeurs et leur époque.

Cet agréable concert se déroula en présence de Pierre Huen, représentant la direction du groupe hospitalier, de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, du premier adjoint au maire de Colmar, de l'adjointe au développement culturel et Michel Glénat, président de l'office municipal de la culture.

 

 
 

 

Manurhin : l'avenir en pointillé

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:58:05

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Industrie
Manurhin : l'avenir en pointillé
Dix mois après sa reprise par le groupe émirati Edic, l'activité de la Manufacture du Haut-Rhin est au point mort. Stratégie illisible, top management sur le départ... L'horizon s'obscurcit.
 

 
La Manufacture du Haut-Rhin n'est plus le leader mondial dans la conception de biens d'équipement de cartoucherie, puisque la production de l'entreprise mulhousienne est arrêtée depuis dix mois.
2019 est l'année du centenaire de la création de Manurhin, devenue l'an passé Manufacture du Haut-Rhin à la suite de sa reprise à la barre, de la chambre commerciale du tribunal de commerce de Mulhouse, par le consortium de la Défense des Émirats arabes unis, Edic. Mais aussi riche et complexe qu'a été le passé, le présent et le futur sont des plus incertains pour la société haut-rhinoise, qui emploie encore 80 salariés.

L'heure n'est pas à la fête pour le fabricant de machines de production de munitions de petit calibre, dont la production est à l'arrêt depuis près d'un an. En fait, il faut dire que les nuages s'accumulent.

Sous l'ère émirati, le plus grand secret entoure le fonctionnement de l'entreprise. Même les élus sont tenus à l'écart, uniquement informés par téléphone qu'« il ne se passe rien », selon l'expression de l'un d'eux. Ce qui est acté, c'est que Marc Laur, le directeur général « de transition », quittera ses fonctions fin juin. Le recrutement de son successeur est d'ailleurs en cours.

Plus surprenant, l'homme qui, à la tête d'Edic, a piloté la reprise est sur le départ. Le Français Luc Vigneron, ancien patron de Thalès et de Giat Industries, n'est plus le PDG du consortium de la Défense émirati. Officiellement, il a fait valoir ses droits à la retraite, quelques mois avant son 65e anniversaire.

« C'est très étonnant. C'est un élément préoccupant de plus », indique un spécialiste de la Défense basé à Paris qui rappelle que « Luc Vigneron était la cheville ouvrière de la reprise ». « A-t-il été viré ? A-t-il démissionné ? Est-ce la conséquence de la situation au Yemen ou en Arabie Saoudite ? C'est difficile de le savoir aujourd'hui. Mais le fait que Manurhin soit entre les mains d'actionnaires basés à 5000 kilomètres de Mulhouse, sans connaissances particulières, est inquiétant », ajoute cette source. Il est en effet acquis que Luc Vigneron sera remplacé à la tête d'Edic par un Emirati.
« Personne ne sait ce qu'ils veulent faire »

« Aucune machine n'est sortie de l'usine depuis dix mois, aucun nouveau contrat n'a été signé... Certes, l'entreprise est sous perfusion d'Edic, mais personne ne sait ce qu'ils veulent en faire », témoigne un proche du dossier, selon qui « le pavillon de l'actionnaire pose problème ».

Cela est d'autant plus probable que le gouvernement est embarrassé par les révélations sur l'utilisation d'armes françaises par l'Arabie Saoudite au Yemen. Pourtant, c'est bien avec l'aval du ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, que Manurhin a été liquidée pour être offerte sur un plateau au consortium des Émirats arabes unis. « Edic veut-il fermer Mulhouse ? Délocaliser ? Les 10 MEUR d'investissement promis et les 25 MEUR de compte courant vont vite être engloutis si l'entreprise ne produit pas. Que reste-t-il, d'ailleurs, des 100 MEUR du carnet de commandes de l'été 2018 ? », interroge encore le spécialiste de la Défense.

Tandis que les analystes réclament l'anonymat, les représentants des salariés, eux, restent silencieux. Nathalie Zettel, déléguée syndicale CGT, fait exception. « Personne ne sait à quelle sauce on va être mangé. En principe, mardi prochain, notre direction devrait rencontrer le successeur de Luc Vigneron. Nous sommes très inquiets pour le futur de l'entreprise », reconnaît la déléguée.

Marc Laur, le directeur général de transition, n'a pas souhaité répondre à nos questions. Tout juste a-t-il confirmé la fin du chômage partiel pour la quarantaine de salariés du montage. Lesquels reviendront donc lundi à temps plein, après six mois de travail temporaire.

« Pour faire quoi ? », s'interroge un salarié, tandis qu'un ancien se dit « pantois » devant la situation de l'entreprise. « La direction se retranchait derrière l'absence d'autorisations à l'export pour justifier le maintien de l'arrêt de la production. Or, les autorisations ont été délivrées pour le Pakistan et l'Égypte. Maintenant, il n'y a plus de raison que la production ne redémarre », s'inquiète le député Bruno Fuchs (MoDem). Lequel a prévu d'interpeller le ministre de l'Économie sur le sujet. L'ancien ministre Jean-Marie Bockel a également été alerté. Reste à savoir s'il n'est pas déjà trop tard.
Laurent BODIN

 

 
 

 

Altkirch Collège Lucien Herr : Un « dovni » pédagogique

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:39:28

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Altkirch  Collège Lucien Herr
Altkirch Collège Lucien Herr : Un « dovni » pédagogique
Le collège Lucien Herr accueille jusqu'à demain mercredi 29 mai l'exposition « 1918-1925 ; les Alsaciens, paix sur le Rhin » réalisé sous l'égide de Conseil départemental avec les Dominicains de Haute-Alsace.

 
Lucas Rivals, un étudiant en service civique passionné par cette riche expérience, s'est montré très pédagogue.
Une exposition en deux parties, l'une réalisée sur des panneaux traditionnels en version papier, avec des documents de l'époque, expliquant diverses problématiques liées au changement de nationalité des Alsaciens après 1918, la francisation des esprits, de l'économie et la catégorisation de la population ainsi que le difficile retour chez eux des militaires alsaciens envoyés sur le front de l'Est, chez eux certes mais pour eux un pays étranger.
«Un an et demi de travail»

C'est un étudiant en service civique dans les services départementaux, Lucas Rivals, qui a commenté les divers thèmes affichés et spécifiquement liés à ces années de rattachement à la France.

L'autre partie de l'exposition, impressionnante de technique numérique et artistique consistait en la projection sous la voûte du dôme (baptisé « dovni ») de documents d'époque, villes, villages, monuments, documents sonorisés en musique et par le texte explicatif et pédagogique. C'est Laetitia Brasseur, chef de service aux archives départementales, qui a compilé l'ensemble de documents et rédigé les textes qu'elle a soumis aux artistes des Dominicains, Claire Willemann et Jérôme Tromson.

« Ce fut 1 an et œ de travail pour tout rassembler et deux mois de mise en forme en collaboration étroite avec les artistes et les techniciens, Vladislav Isaev et Vincent Villuis, qui ont sonorisé l'ensemble et spatialisé les voix. Les spectateurs confortablement allongés dans des transats ont eu une vision et une écoute hors du temps. Interrogés à l'issue de la présentation, les collégiens se sont dits impressionnés par la performance artistique et technique et ont retenu certaines phases historiques de l'époque et surtout l'héritage contemporain de cette période allemande, à savoir tout ce qui figure toujours dans le droit local.

Jusqu'à demain, les collégiens auront encore l'occasion de découvrir cette période historique locale, d'appréhender une pédagogie différente à travers leur sensibilité artistique. Un travail remarquable a été réalisé par les services du département en direction des jeunes, il serait souhaitable qu'il soit ultérieurement accessible au grand public.
FAC

 

 
 

 

Les CADRes Thur et Doller en selle

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 06:04:18

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Les CADRes Thur et Doller en selle
 

 
Laurent, Jocelyne, Jean, Max, Michel et Simone sont les membres fondateurs de l'association CADRes Thur et Doller, un pendant de l'association mulhousienne qui se mobilise pour la sécurisation des espaces dédiés aux cyclistes. Photos L'Alsace/M.S.
« Quand on partait de bon matin/Quand on partait sur les chemins/A bicyclette... », chantait Yves Montand dans les années 1960. Aujourd'hui, l'époque du vélo roi semble révolue. Sauf aux yeux de quelques cyclistes aguerris qui ont décidé de laisser le véhicule à moteur au garage. « Pour moi c'est une contrainte de prendre la voiture, je fais tellement de vélo..., déclare Michel Foudrat. Je n'ai aucun mérite, c'est un plaisir et il faut que ça le soit ! »
Une piste cyclable entre Thann et Roderen ?

Le président de la toute nouvelle association CADRes (pour Cyclistes associés pour le droit de rouler en sécurité) pédale depuis soixante ans. Il a « ça dans la peau », mais « se désolait » de voir qu'en traversant Mulhouse pour aller travailler, il n'y avait sur le trajet aucune piste cyclable. « C'était très dangereux. »

L'idée de créer une association jumelle du CADRes mulhousien « germait » dans son esprit « depuis un moment. » Comme dans celui de Jocelyne Sourd, habitante de Roderen et vice-présidente de l'association : « Je me suis rendu compte que mes filles voulaient aller au collège et au lycée à Thann à vélo, mais on l'interdit à nos enfants parce que la route est dangereuse et sinueuse. » Indignée, elle a déjà fait part de son constat aux élus. Ce à quoi il lui a été répondu de créer une association pour avoir plus de poids...
Il faut se dire : « À la messe, j'y vaisà vélo ! »

 

Chose faite aujourd'hui, les sept membres fondateurs du CADRes Thur et Doller comptent bien relever les points noirs - « la traversée de Willer ou de Moosch » - et « faire l'inventaire aussi de ce qui ne va pas » dans le secteur, notamment en termes de sécurité. « Nous sommes des cyclistes qui connaissons chaque bout de terrain, des pratiquants de la route qui utilisons le vélo pour se déplacer et pour aller travailler », insiste Michel Foudrat qui souhaite « construire l'avenir ensemble », avec les élus locaux et le conseil départemental, en charge de l'entretien et de la construction de certaines routes. « Il faut une volonté politique au départ pour faire de la place aux cyclistes, constate Simone, ancienne Parisienne férue de vélo. Delanoë a insisté et en dix ans, ça a changé ! »

Si l'idée phare de l'association - « le tout voiture, ce n'est plus possible » - est sans appel, l'objectif de ses membres est avant tout de réveiller le bon sens des gens. « Il faut se poser la question : si la boulangerie est à 150 mètres, j'y vais à vélo. Il faut se dire par exemple : à la messe, j'y vais à vélo ! », sourit Michel Foudrat, lançant peut-être là un futur slogan de l'association.
Créer un maillage dans les deux vallées

À l'heure où le Pays Thur Doller élabore un schéma directeur vélo et recrute une chargée de mission pour encourager la mobilité douce (L'Alsace du 13 avril 2019), les CADRes veulent prêcher la bonne parole dans les écoles. « C'est avec les enfants qu'il faut commencer à redonner confiance et ainsi éduquer les parents, comme avec le tri », estime Jocelyne Sourd. Pour elle, laisser sa voiture au garage, « c'est une question d'habitude. » Elle aimerait qu'un « maillage se crée petit à petit » entre les villages - où la vitesse serait limitée à 30 km/h - et entre les deux vallées, permettant aux jeunes d'aller à l'école ou de se rendre à leurs activités. Voire permettre, grâce à des pistes cyclables jusqu'à Thann, puis le tram-train - « on est bien desservi ! » - de rejoindre Mulhouse pour travailler. « Plus il y aura de piétons et de vélos, moins il y aura de voitures et plus les vélos seront en sécurité, juge Michel Foudrat. Beaucoup de gens font du vélo le dimanche, note-t-il. Il faudrait maintenant qu'ils le prennent la semaine... »
Morgane SCHERTZINGER

 

 
 

MULHOUSe PLU : « Un report pour une vraie concertation »

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:40:35

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Plan Local d'Urbanisme La réaction de Fatima Jenn et Bernard Stoessel
MULHOUSe PLU : « Un report pour une vraie concertation »
Le projet de révision du Plan Local d'urbanisme (PLU) de Mulhouse qui date de 2008, a fait l'objet d'une enquête publique qui s'est achevée il y a quelques jours. Fatima Jenn et Bernard Stoessel réclament un report.
 

 
« Le PLU engage la ville pour 15 ans ; ce sera une référence pour l'installation de toutes les politiques publiques. C'est donc un sujet majeur pour Mulhouse et le territoire », commence celle qui est désormais conseillère municipale d'opposition, Fatima Jenn. « Or nous avons remarqué pas mal de lacunes dans ce projet... D'abord, c'est un document impossible à lire, à comprendre , avec 600 pages et 2 000 pages d'annexes... », lance-t-elle en assurant avoir dû se faire assister par des architectes pour en comprendre toutes les subtilités.

Et de regretter ensuite, « la concertation, cosmétique et de surface » qui a été organisée, malgré « les ateliers Place de la Réunion », où n'ont émergé que « des questions générales, n'annonçant aucun changement... » De plus, « l'enquête publique n'a duré qu'un mois, le minimum imposé par la loi, moins deux heures ! », ironise Fatima Jenn, en précisant que l'enquête qui devait s'achever le 17 à minuit, a été bouclée à 22 h... « C'est un motif de recours ! », lâche-t-elle.
Quelle ambition ?

Enfin, pour Fatima Jenn et Bernard Stoessel, son nouvel allié municipal, il y a également un problème sur le fond : « ce projet de PLU n'est pas ambitieux, estime Fatima Jenn. Rien n'y fait référence à la richesse de notre passé historique, au côté transfrontalier, à notre lien à la nouvelle collectivité européenne, à notre caractère de ville jeune, ouvrière... Ce projet n'a pas d'ambition économique, écologique et encore moins sociétale. Rien n'est pensé pour rendre la ville plus attractive pour les entreprises ; il n'y a pas de référence aux transports, au vélo, ni aux équipements sportifs », regrette Fatima Jenn.

Et de conclure par un sujet épineux, la question du Rebberg : « dans ce projet de PLU, les espaces boisés du Rebberg sont menacés. 2 ha peuvent disparaître sans compensation ! », estime-t-elle en précisant que « les relevés d'arbres remarquables ont été réalisés par voie aérienne : ce n'est pas sérieux ! »

Bernard Stoessel y voit un double langage municipal : « d'un côté, la municipalité veut protéger la nature, développe le projet Mulhouse Diagonales, veut renaturer la ville et vote une motion d'urgence climatique ; de l'autre, dans ce nouveau PLU, il est possible de supprimer de manière importante la végétation au Rebberg, un quartier qui contribue à l'attractivité de la ville ; et différents projets de construction sont envisagés », regrette Bernard Stoessel, « comme celui du côté du Foyer Saint-Joseph qui se fera, ou celui qui serait prévu du côté de la rue des Carrières et qui inquiète les riverains ».
Permis de construire annulé au Rebberg

Bernard Stoessel s'interroge de même sur la pertinence de la politique locale du logement qui prévoit de « créer 100 logements par an avec l'ambition de mettre sur le marché quelque 2 000 logements sur quinze ans, dans des quartiers, comme Neppert, où il faudrait au contraire aérer l'espace. »

Et c'est pourquoi, Fatima Jenn et Bernard Stoessel lancent « un cri d'alarme pour protéger ce qui à Mulhouse mérite d'être protégé ». Les deux élus municipaux se félicitent d'ailleurs que « le tribunal de la cour administrative d'appel de Nancy ait annulé l'arrêté de permis de construire du 17 novembre 2015, par lequel le maire de Mulhouse autorisait la construction de quatre immeubles comprenant 52 logements sur un terrain situé entre la rue du Jardin Zoologique et la rue du Frêne au Rebberg ».
Quartier par quartier

Ils réclament donc « un report de la décision concernant le PLU, pour qu'une concertation ait lieu, quartier par quartier, avec des documents simplifiés, et lisibles "avant/après". Car pourquoi une telle urgence ? On nous répond que c'est à cause de la loi ALUR. C'est faux ! », s'insurge Fatima Jenn en proposant que la concertation pour ce projet qui engage la Ville sur quinze ans aille « au-delà des municipales ; et qu'une réflexion soit également engagée au niveau intercommunal, avec toutes les communes de l'agglo ».

Bernard Stoessel, également conseiller communautaire, rappelle que le transfert de la compétence "Plan Local d'Urbanisme" à l'échelon intercommunal décidé par l'agglo le 20 mai dernier, en application de la loi ALUR, « ne se substitue pas aux PLU communaux ». Il poursuit : « Une charte de gouvernance a été décidée, qui lie toutes les communes de l'agglo, permettant aux communes de rester maîtres sur leur sol, avec notamment un droit de veto. Il en ira de même pour Mulhouse, qui ne doit pas se mettre en retrait de ces décisions... C'est aussi pourquoi ce PLU mulhousien ne doit pas être adopté maintenant, plaide encore Bernard Stoessel, mais après que les Mulhousiens ont pu donner leur avis en connaissance de cause. ».
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

Quartier du Rebberg Lieu de vie : Quelles vibrations ?

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 06:08:23

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Quartier du Rebberg Lieu de vie
Quartier du Rebberg Lieu de vie : Quelles vibrations ?
Après Wolf-Wagner, les Coteaux et le secteur Nordfeld-Nouveau Bassin-Salvator, l'association Mulhouse j'y crois a organisé une soirée sur les « belles vibrations de nos quartiers » au Rebberg. Voici ce que les riverains pensent de la "perle rare" de Mulhouse.

 
Le public a été invité à réfléchir à son quartier, à son image, à ce qu'il faudrait conserver ou modifier au Rebberg.
Ceux qui s'attendaient à une soirée polémique ou à ce que soit évoquée la révision du Plan local d'urbanisme de Mulhouse - dont l'enquête publique a pris fin vendredi dernier - peuvent passer leur chemin. Après le secteur Nordfeld-Nouveau Bassin-Salvator, les Coteaux et Wolf-Wagner, la quatrième soirée organisée par l'association Mulhouse j'y crois sur les quartiers de Mulhouse, cette fois au Rebberg, s'est efforcée de dépasser les clivages et d'éviter les tensions.
La ville à la campagne

« Ce n'est pas une soirée où l'on va tomber dans la critique et les sujets techniques urbanistiques liés à l'actualité du quartier », a indiqué en préambule Frédéric Marquet, président de Mulhouse j'y crois (et manager du commerce de la Ville de Mulhouse). « Nous ne sommes pas la mairie. Il n'est pas question de savoir si l'on est de droite ou de gauche. Nous sommes des indépendants qui croient en leur ville et qui sont prêts à se retrousser les manches pour elle », a-t-il insisté. On l'aura compris, cette soirée, qui a rassemblé près de 70 personnes dans la salle du Sacré-Coeur, avait pour objectif de dresser le portrait du Rebberg. De comprendre pourquoi ses habitants s'y sont installés, ce qu'ils apprécient ou ce qu'ils aimeraient changer, voire améliorer, dans leur quartier.

« Quelle a été votre première impression du quartier ? », interroge Frédéric Marquet. Après quelques secondes de réflexion, les réponses fusent. « Celle d'un quartier extraordinaire. C'est un peu la ville à la campagne et la campagne à la ville », estime un riverain. « La proximité de la gare, les grands arbres », ajoute une deuxième participante. Une ancienne Strasbourgeoise apporte aussi son témoignage : « Mon mari a été muté ici il y a vingt ans. Nos amis strasbourgeois nous disaient "Vous allez le regretter". Quand on est arrivé au Rebberg, nous avons été éblouis par l'harmonie, la valeur architecturale du quartier, sa végétation, ses petites ruelles... »
« Le Beverly Hills de l'Alsace »

Deuxième question posée aux participants : qu'est-ce qui les fait vibrer au Rebberg ? « La beauté. C'est beau pour ce que c'est. » « C'est vert et on peut s'y ressourcer. » « À flanc de colline, on jouit d'une vue imprenable sur les Vosges. » « Quand je suis arrivé, le premier matin, je sors sur le balcon, le soleil se lève, accompagné du rugissement du lion au zoo... J'ai presque eu envie de lui répondre », s'amuse un riverain. Entre les « écureuils qui courent dans le jardin », les « rencontres nocturnes avec le blaireau et le renard » et le « réveil au chant des oiseaux », la faune locale est abondamment citée.

Pour la suite du programme, Mulhouse j'y crois avait imaginé un petit jeu. Par petits groupes, les participants ont été invités à réfléchir. Et si le Rebberg était une couleur ? Le vert des arbres, le rose des magnolias, le rouge de la brique et du grès des Vosges. Un animal ? L'écureuil, la cigogne, la chouette, la mésange, le chat, le hérisson, l'ours blanc... Un plat cuisiné ? « La choucroute aux trois poissons, pour son raffinement et sa légèreté », suggère un riverain. « Le kouglof pour son côté doux et pas dense, à l'image du quartier », plaisante un deuxième. « Le pot-au-feu, pour son aspect convivial et ancien », ajoute un troisième. Citons encore les tartes diverses et variées ou la julienne de légumes, avec les légumes du potager.

Maintenant que les participants sont affûtés, Mulhouse j'y crois les lance sur des sujets plus « inouïs ». « Si vous deviez attirer les gens au Rebberg avec un slogan publicitaire ? », reprend Frédéric Marquet. Certains se lâchent. « Ne venez pas, on est trop nombreux. » « Ici, c'est le Beverly Hills de l'Alsace. » « Mulhouse, c'est pas la loose, viens au Rebberg. » Plus convenu : « Réveillez-vous au chant des oiseaux », « Un petit coin de paradis au milieu des animaux ». La palme revient à Pierre Lavabre, riverain de la rue du Réservoir qui s'interroge sur le devenir de l'ancien conservatoire. « Lutz, calme et volupté », dit-il, se référant au patronyme de la maire de Mulhouse. « Mais luxe fonctionne aussi », complète-t-il avec un sourire.
Champion de France de l'éco-transition

« Soyez plus fou encore », encourage Frédéric Marquet. « Redessinez le quartier avec une baguette magique. Que feriez-vous, si tout était possible ? »

Là, à quelques exceptions près, les participants ne se sont guère montrés très imaginatifs. On retiendra quand même l'envie de davantage de petits commerces et de boulangeries dans le quartier, de davantage de pistes cyclables pour circuler à vélo. De thermes. D'un téléphérique gare-zoo-hôpital... Ou cet attachement à la rénovation et à la protection du bâti ancien. « Un boulevard Wallach entièrement piéton pour une transition parfaite entre la gare et le Rebberg », plaide encore Pierre Lavabre. « Être le quartier champion de France de l'éco-transition », ajoute-t-il.

Frédéric Marquet semble peu surpris par toutes ces réponses. « Nous partageons vos préoccupations et votre envie de protéger les spécificités du quartier. » De là à monter au front le moment venu ?

Le mot de la fin revient à cette Mulhousienne d'adoption « depuis 2002 ». « Mulhouse a mis du temps à se rendre compte de son patrimoine industriel. [...] Le Rebberg est une perle rare. J'espère que la Ville en a conscience et a la volonté de la préserver. »
Pierre GUSZ Plus d'infos sur le site internet www.mulhousejycrois.com et sur la page Facebook « Mulhouse j'y crois. »

Plus d'infos sur le site internet www.mulhousejycrois.com et sur la page Facebook « Mulhouse j'y crois. »

 
 

 

Carspach Au rond-point de la RD419 : La grenouille incendiée

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 06:00:03

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Carspach Au rond-point de la RD419
Carspach Au rond-point de la RD419 : La grenouille incendiée
Dimanche soir, peu après 21 h, au rond-point de la RD419 à Carspach, plusieurs petits feux ont été allumés, notamment à partir de palettes en bois et des déchets déposés depuis vendredi dernier sur le giratoire (cf. DNA du 25 mai) et l'apparition d'une pancarte « rond-point de la préfecture déposez ici vos doléances ».

 
La grenouille du rond-point de Carspach, symbole de la commune, dans un piteux état.
Cette pancarte faisait suite au fait que les gilets jaunes ont appris une intervention imminente des services du Département, qui prévoyaient une vaste opération de nettoyage du rond-point vendredi dernier. Opération reportée.
« Pour fêter la défaite du parti présidentiel »

Concernant les feux de dimanche soir, ils ont été allumés « a priori pour fêter la défaite du parti présidentiel » aux élections européennes, indiquaient, ce lundi, les gendarmes qui sont intervenus et ont trouvé une trentaine de gilets jaunes sur place.

Si un des gilets jaunes confirmait que des palettes ont bien été brûlées par leurs soins, il déclinait toute responsabilité concernant la grenouille en métal qui trônait depuis fin 2013 sur ce rond-point de Carspach et, elle aussi, incendiée et laissée dans un piteux état dans la nuit de dimanche à lundi.

« C'est déjà la deuxième qui est victime d'un acte de vandalisme. La première avait été arrachée et volée. Celle-ci était bien scellée et l'on pensait être tranquille, mais certains ont trouvé le moyen de l'attaquer autrement... en la brûlant », a regretté le maire de Carspach, Rémi Spillmann, qui a appris la nouvelle dimanche vers 22 h et a porté plainte hier lundi dans la matinée.
F.Zo.

 

 
 

 

Des marais sur l'île du Rhin à Fessenheim en 2022

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 06:19:03

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Des marais sur l'île du Rhin à Fessenheim en 2022
 

 
Les porteurs du projet en visite sur le site. Photo DNA/Jean-Alain Haan
Un important projet est porté par la communauté de communes du Pays Rhin-Brisach avec EDF, la commune de Fessenheim et le conservatoire des sites alsaciens pour l'aménagement à l'horizon 2022, sur 35 ha, de marais sur l'île du Rhin à Fessenheim avec la remise en eau des anciens bassins de lagunages des MDPA, utilisés dans les années 1960-70, l'aménagement d'un sentier de découverte de 6 km pour l'accueil du public et la restauration de 12 ha de pelouses sèches. Un projet de 2,5 millions d'eu-ros pour la création de milieux humi-des à destination de la biodiversité.

 

 
 

Bilinguisme : Eltern Alsace pousse ses antennes

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 05:55:07

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Bilinguisme
Bilinguisme : Eltern Alsace pousse ses antennes

 
L'année écoulée a été chargée pour l'association Eltern Alsace, association de parents d'élèves des écoles publiques bilingues, qui a tenu son assemblée générale vendredi soir à Colmar. L'équipe présidée par Claude Froehlicher est revenue sur le succès grandissant du dispositif Eurostage 2020, permettant à des élèves de plus en plus nombreux d'effectuer leur stage de 3e de l'autre côté du Rhin (lire l'Alsace du 2 mars 2019), puis sur le 32e colloque national de la Flarep (Fédération pour les langues régionales dans l'enseignement public) organisé, en octobre dernier, à Colmar.

Il a aussi été question du développement des antennes d'Eltern. Cette possibilité, ouverte à des groupes de parents d'élèves ou encore à des associations locales en manque de bénévoles, leur permet de bénéficier des mêmes droits qu'une association (ouverture d'une adresse mail sur le serveur d'Eltern ou d'un sous-compte bancaire) sans en avoir nécessairement les contraintes juridiques (statuts à déposer au tribunal, comptabilité et assemblée générale annuelle...). « Nous sommes passés de trois à quasiment vingt antennes en dix ans, par exemple avec la récente antenne des Trois Frontières à Huningue », indique Claude Froehlicher.

À travers ces structures favorisant les échanges lors de stammtisch, les activités ludiques, les manifestations festives dans les écoles, Eltern Alsace soutient l'enseignement en allemand d'une manière « positive » - « là où ça se passe » - sans, pour autant, renoncer à ses combats, menés depuis 1995. Notamment pour le développement des sites bilingues dans l'académie et contre le manque d'enseignants. En outre, l'association voit, dans cette dynamique, l'occasion d'attirer de nouveaux adhérents.

Elle en compte aujourd'hui 600 et est présente dans les deux tiers des 360 écoles bilingues publiques de l'Académie, ainsi qu'en collège. Soutenue par la région Grand Est et les deux départements alsaciens, Eltern a doublé son budget (passant de 50 000 à 100 000 EUR annuels), en décrochant des fonds européens Interreg et a engagé une deuxième salariée. Désormais, elle travaille à diversifier ses sources de financement, en s'adressant directement aux entreprises à travers le dispositif Eurostage 2020.
C.C.

 

 
 

 

Bilinguisme Eltern Alsace pousse ses antennes

Publié dans le panorama le Mardi 28 mai 2019 à 06:13:06

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Bilinguisme Eltern Alsace pousse ses antennes
 

 
L'association Eltern Alsace milite pour le développement des sites bilingues dans l'académie. Archives L'Alsace/Thierry Gachon
L'année écoulée a été chargée pour l'association Eltern Alsace, association de parents d'élèves des écoles publiques bilingues, qui a tenu son assemblée générale vendredi soir à Colmar. L'équipe présidée par Claude Froehlicher est revenue sur le succès grandissant du dispositif Eurostage 2020, permettant à des élèves de plus en plus nombreux d'effectuer leur stage de 3e de l'autre côté du Rhin (L'Alsace du 2 mars), puis sur le 32e colloque national de la Flarep (Fédération pour les langues régionales dans l'enseignement public), organisé en octobre dernier à Colmar.
Un soutien « positif »

Il a aussi été question du développement des antennes d'Eltern. Cette possibilité, ouverte à des groupes de parents d'élèves ou encore à des associations locales en manque de bénévoles, leur permet de bénéficier des mêmes droits qu'une association (ouverture d'une adresse courriel sur le serveur d'Eltern ou d'un sous-compte bancaire) sans en avoir nécessairement les contraintes juridiques : statuts à déposer au tri-bunal, comptabilité et assemblée générale annuelle... « Nous sommes passés de trois à quasiment vingt antennes en dix ans, par exemple avec la récente antenne des Trois Frontières à Huningue », indique Claude Froehlicher.

À travers ces structures favorisant les échanges lors de Stammtisch, les activités ludiques, les manifestations festives dans les écoles, Eltern Alsace soutient l'enseignement en allemand d'une manière « positive », « là où ça se passe », sans, pour autant, renoncer à ses combats, menés depuis 1995, pour le développement des sites bilingues dans l'académie et contre le manque d'enseignants. En outre, l'association voit dans cette dynamique l'occasion d'attirer de nouveaux adhérents.
600 adhérents

Elle en compte aujourd'hui 600 et est présente dans les deux tiers des 360 écoles bilingues publiques de l'académie, ainsi qu'en collège. Soutenue par la région Grand Est et les deux départements alsaciens, Eltern a doublé son budget (de 50 000 à 100 000 EUR annuels), en décrochant des fonds européens Interreg, et a engagé une deuxième salariée. Désormais, elle travaille à diversifier ses sources de financement, en s'adressant directement aux entreprises à travers le dispositif Eurostage 2020.
C. C.