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Des motards et des doléances phares

Publié dans le panorama le Dimanche 26 mai 2019 à 06:28:25

© Dna, Dimanche le 26 Mai 2019
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COLMAR Sécurité routière
Des motards et des doléances phares
Habitués des lieux, les motards en colère ont été de nouveau reçus à la préfecture ce samedi à Colmar, mais en plus petit nombre que prévu.
 

 
Manifestation de motards devant la préfecture
Ils auraient dû être plus nombreux. Mais les conditions météorologiques ont limité le nombre de participants au rassemblement appelé par les motards en colère du Haut-Rhin. Quelque soixante motards venus de tout le département ont convergé ce samedi vers la préfecture du Haut-Rhin.

Une petite délégation emmenée par le coordinateur 68, Christophe Ritz, a été reçue en tout début d'après-midi par le préfet Laurent Touvet et son directeur de cabinet Emmanuel Coquand. Les motards connaissent le protocole sur le bout des bottes pour avoir déjà été reçus le 17 novembre dernier.
Gilet jaune, 90 km/h...

Ils ont causé état des routes mais aussi déposé un cahier de doléances fameuses, parmi lesquelles le retour de la limitation à 90 km/h et la baisse des taxes sur les carburants. Une revendication déjà portée par les gilets jaunes, certains venus de Horbourg-Wihr étant d'ailleurs sur place pour soutenir les motards. De gilet jaune, justement, les motards ne veulent pas, la loi d'orientation sur les mobilités prévoyant pourtant l'obligation pour eux de le porter.

Le député Eric Straumann est venu aussi leur apporter son soutien, arrivant en scooter 600 cm³. Alors président du conseil départemental du Haut-Rhin, il avait nommé un "monsieur moto" au Département.
Ph.M.

 

 
 

 

fessenheim - Malaise franco-allemand

Publié dans le panorama le Dimanche 26 mai 2019 à 06:45:07

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fessenheim - Malaise franco-allemand
 

 
Hier matin, à Breisach, des militants anti-nucléaires ont exprimé leurs doutes et leurs inquiétudes quant au respect de la date de fermeture de Fessenheim. Photo L'Alsace/Jean-Daniel Kientz
« Fessenheim abschalten », « Fermons Fessenheim ». Le refrain n'a pas changé en dépit de l'annonce des dates de débranchement des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim, programmées en février et juin 2020. Sauf que pour des militants anti-nucléaires franco-allemands, 2020 leur apparaît de plus en plus... élastique. Cette inquiétude est clairement née de la dernière réunion de la Commission locale d'information et de surveillance (Clis), le 21 mai, à Colmar (notre édition du 22 mai). Si le sort du réacteur n° 1 semble définitivement scellé (il fermera en principe le 22 février 2020), celui du n° 2 apparaît en suspend car son exploitation peut, réglementairement, se poursuivre jusqu'à l'hiver 2021.

Samedi matin à Breisach, une petite centaine de militants a tenu à exprimer son intention de ne pas lâcher le morceau. Encadrés par une police bienveillante, ils ont d'abord bloqué durant une dizaine de minutes le rond-point principal de Breisach avant de rejoindre la place du Marché de la ville où Gustav Rosa, responsable de la Mahnwache Dreyeckland et André Hatz, président de Stop Fessenheim ont pris la parole. « Nous devons continuer à agir comme si la centrale n'allait pas fermer », conseille André Hatz. Le militant anti-nucléaire alsacien est persuadé que le réacteur n° 2 continuera à produire de l'énergie au-delà de 2020, mettant en avant « les réserves » désormais exprimées lors de la réunion de la Clis. Du côté allemand, Bärbel Schäfer, présidente du district de Fribourg, a sans doute fait savoir assez rapidement à son entourage politique qu'elle était sortie très mécontente de la réunion de la Clis, estimant que la clarté n'était plus de mise. Pour Stop Fessenheim, le malaise provient également du projet industriel d'EDF ; l'opérateur envisage de créer à Fessenheim un techno centre dédié à la reconversion de composants éléctro-mécaniques contaminés, un métal qui, selon M. Hatz, pourrait connaître une seconde vie sous forme de casseroles et de poussettes. Le maire de Breisach, Oliver Rein, a également pris la parole sur la place publique, prolongeant la mise en garde de Bärbel Schäfer qui menaçait d'interrompre la coopération franco-allemande post-Fessenheim. J.D.K
WEB Notre vidéo sur Lalsace.fr

 

 
 

 

eap - Emplois ou santé, difficile équilibre

Publié dans le panorama le Dimanche 26 mai 2019 à 06:29:28

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eap - Emplois ou santé, difficile équilibre
 

 
L'EuroAirport, poumon économique des Trois pays, devrait connaître une forte croissance dans les prochaines années. Aux détriments des riverains et de leur santé, à cause des nuisances sonores et de la pollution de l'air ? C'est un enjeu qui prend de plus en plus d'importance. Pour preuve, a reconnu Kathrin Amacker, présidente d'une Regio Basiliensis coorganisatrice de l'événement, rarement table ronde qu'elle a proposée n'a suscité autant d'intérêt que celle sur les perspectives d'avenir de l'aéroport. Photo DNA/Jean-François Ott
Elle en souriait, mardi soir : Rahel Bäntzinger, parlementaire de Bâle-Campagne et vice-présidente du Schutzverband (association suisse de défense des riverains), était encore étonnée de se retrouver parmi les invités de la table ronde pour débattre de l'avenir de l'EuroAirport. C'est qu'au départ, les associations de riverains n'étaient pas conviées par le trio d'organisateurs, la Regio Basiliensis, Starke Region et la CCI France-Suisse. Il a fallu qu'elles fassent entendre leur voix...

On arguera que les riverains français n'étaient pas représentés directement. Mais Rahel Bäntzinger a loyalement rappelé à plusieurs reprises les exigences communes aux associations des Trois pays : l'interdiction des vols de 23 h à 6 h du matin, la limitation du nombre de mouvements et la modification de certaines trajectoires (boucle ELBEG, etc.).
Des bus depuis Lörrach en projet

Le débat devait porter sur les « perspectives économiques, politiques et sociétales » de l'aéroport, ce « poumon régional, tant sur le plan économique que sociétal ». Il n'y a pas eu de nouveautés côté perspectives économiques. Marion Damann, Landrätin de Lörrach, a évoqué une réunion avec les Alsaciens pour la mise en place d'une ligne de bus de Lörrach à l'EuroAirport, via Haltingen et Saint-Louis, « avec un cadencement d'une heure, sept jours sur sept », dans un premier temps pour trois ans. Un projet déjà évoqué dans nos colonnes.

Il a beaucoup été question du fameux raccordement ferroviaire de l'EuroAirport. Matthias Suhr, directeur de l'EuroAirport, a rappelé la consultation dans les Trois pays l'an passé. Kathrin Amacker, présidente de la Regio Basiliensis, a souligné les signaux au vert, côté suisse, pour le cofinancement des travaux. L'ensemble des participants a martelé que « le projet de raccordement ferroviaire constitue une contribution majeure et nécessaire afin d'intégrer le site au RER trinational et améliorer son accessibilité ».
Raccordement ferroviaire : encore plus de vols ?

La seule voix discordante a été celle de Rahel Bäntzinger, représentant également le parti des Verts - contre le raccordement. « Nous n'en voyons pas les avantages. Mais nous avons une crainte : que le raccordement augmente encore le nombre de passagers et donc de vols. Parce que les aéroports de Zurich et Genève arrivent à saturation et qu'il s'agira de les délester vers Bâle-Mulhouse, qui sera plus facile d'accès avec le train... » Elle a indiqué : « S'il y a des signaux de l'EuroAirport pour une vraie réduction du bruit, alors nous pourrons discuter du train. Mais pas dans les conditions actuelles ! »

La mesure phare mise en avant par l'EuroAirport pour lutter contre les nuisances sonores serait de tester la fin des décollages (plus bruyants) après 23 h. Mais Matthias Suhr a rappelé que son établissement n'était pas seul à décider : « Les autorités doivent approuver ces mesures. Le travail a été lancé. » D'ici deux ans au plus, il devrait y avoir un feu vert de la DGAC (Direction générale de l'aviation civile)...

Côté politiques, Marion Damann (côté allemand) et Christoph Brutschin (conseiller d'État de Bâle-Ville) ont reconnu qu'il y avait un problème de nuisances sonores la nuit. Il n'y avait malheureusement pas d'élus alsaciens sur le podium, le seul représentant étant Gilbert Stimpflin, président de la CCI. Avec les élus allemands et suisses, il a demandé de la patience et espère « de vrais progrès d'ici deux ans ».

Autre son de cloche, bien sûr, chez Rahel Bäntzinger pour les riverains. « Pourquoi ce repos nocturne est-il possible ailleurs et pas ici ? » Elle souligne : « Je ne suis pas une opposante à l'EAP. Mais il y a aussi la demande légitime des riverains pour la tranquillité. »
« Aucune mesure n'a permis de réduire les nuisances sonores »

Il y a, selon elle, des études qui montrent que les nuisances nocturnes sont dangereuses pour la santé. Elles ont notamment une incidence sur les maladies cardio-vasculaires et le diabète. « Or des collaborateurs en bonne santé, c'est aussi important pour l'économie ! » Et de conclure : « Je juge une mesure d'après ses résultats. Et jusque-là, aucune mesure proposée par l'EuroAirport n'a permis de réduire les nuisances sonores. Le bruit augmente année après année... »

Et l'avenir plus lointain de l'EuroAirport ? On sait qu'en Suède par exemple, un mouvement prend de l'ampleur, celui de la « honte de prendre l'avion »... Ajoutez-y « l'effet Greta Thunberg », l'état d'urgence climatique proclamé par le Grand conseil du canton de Bâle, etc. Est-ce le début d'un déclin ? Matthias Suhr sourit : « Je peux me poser des questions, à long terme. Mais dans les faits, quand je regarde les chiffres, 2019 devrait voir l'EuroAirport battre un nouveau record. » Il y a loin de la coupe aux lèvres... Il faudra donc, comme le souhaite Kathrin Amacker, poursuivre « le dialogue trinational en toute transparence. » Chiche ?
Jean-Christophe MEYER

 

 
 

 

Constant Goerg souffle ses 85 bougies

Publié dans le panorama le Dimanche 26 mai 2019 à 06:35:11

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Andolsheim  Il est maire honoraire
Constant Goerg souffle ses 85 bougies
Demain lundi 27 mai, Constant Goerg, maire honoraire d'Andolsheim, et ancien président du conseil général du Haut-Rhin, aura le bonheur de fêter son 85e anniversaire entouré de sa famille.
 

 
Constant Goerg, toujours très intéressé par les informations régionales et nationales.
Le jubilaire est né le 27 mai 1934 à Colmar où il a résidé pendant 32 années. Après sa scolarité, il avait appris le métier de ramoneur et a travaillé dans l'entreprise de son père jusqu'en 1958, date à laquelle il s'est installé à son compte. Le 15 juillet 1966, il a déménagé avec son épouse et leurs trois enfants à Andolsheim.
Quatre mandats de maire

Dès son arrivée au village, Constant Goerg s'est investi dans la vie associative et municipale. Elu au conseil municipal en mars 1971 jusqu'en 1977, il est reconduit durant quatre mandats en qualité de maire. Pendant ces mandats, sous son impulsion, de grands travaux ont été réalisés : réseau d'eau potable et d'assainissement, transformation de l'école maternelle, construction du dépôt d'incendie, ateliers et vestiaires communaux, réfection des rues...

Constant Goerg a aussi été durant 24 ans président de l'association des maires du canton, président et vice-président de divers syndicats, mais aussi conseiller général (aujourd'hui départemental) de 1992 à 1998, et président de ce conseil de 1998 à 2004. Pour tous ses engagements, Constant Goerg a été fait chevalier de la Légion d'honneur et dans l'ordre national du Mérite, ainsi qu'officier des Palmes académiques.

Ramoneur de métier, M. Goerg a débuté son entreprise avec un employé, pour terminer à l'âge de 60 ans avec 26 employés. À sa grande satisfaction, son entreprise a été reprise par ses deux enfants Philippe et Constance, lesquels ont à leur tour diversifié les activités.

Aujourd'hui, le jubilaire passe une paisible retraite en compagnie de son épouse Suzanne. Ensemble, grâce à une santé satisfaisante, ils entretiennent pelouse, jardin et fleurs, effectuent au moins deux sorties par semaine, et profitent de leur piscine.

Constant Goerg, en qualité d'ancien élu passe beaucoup de temps à son bureau. Il reste informé grâce à la presse et ordinateur de la vie politique nationale et tout particulièrement des activités du Conseil Départemental du Haut-Rhin.

Ce grand anniversaire, il le fêtera avec son épouse, ses enfants Bernard, Constance et Philippe, ses petits-enfants Christophe, Christelle, Guillaume, Mélanie, et son arrière-petit-fils Léo.

Le maire Christian Rebert accompagné d'une délégation municipale se rendra au domicile du maire honoraire, pour lui présenter les voeux au nom des habitants d'Andolsheim.

Les Dernières Nouvelles d'Alsace expriment à Constant Goerg, leurs vives félicitations à l'occasion de son 85e anniversaire.

 

 
 

 

Un chantier de la paix franco-allemand

Publié dans le panorama le Dimanche 26 mai 2019 à 06:26:12

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Un chantier de la paix franco-allemand
 

 
Un moment de recueillement pour clore trois jours de partage. Photo DNA/A.S.
« Pour ne pas oublier que notre vie est placée sous le signe de l'espoir d'une réconciliation entre les hommes et les peuples et qu'il est de notre responsabilité de préserver la paix dans le monde entier. »

Ces quelques mots ont été prononcés par de jeunes lycéens français et allemands lors d'un chantier qui, pour la cinquième année consécutive, avec l'Office franco-allemand de la jeunesse (Ofaj), a réuni autour d'un même projet une vingtaine d'élèves, issus du lycée professionnel d'Überlingen, près de Constance en Allemagne, et du lycée professionnel du bâtiment Gustave-Eiffel de Cernay.
Nettoyage des tranchées

Âgés de 16 à 18 ans, ces élèves ont collaboré à l'entretien et au nettoyage des tranchées et ouvrages français situés entre la croix sommitale et le versant ouest du Hartmannswillerkopf, la montagne mangeuse d'hommes. Depuis la mise en place de ces chantiers, plus de 120 élèves se sont investis dans ce travail de mémoire. Accompagnés de leurs professeurs et de Sébastien Steinebach, référent éducation auprès du Volksbund, équivalent du service des sépultures, de Pierre Wiemer et de Michel Petitjean, munis de pelles, pioches et autres outils, les lycéens ont travaillé main dans la main dans un bel esprit de coopération, de camaraderie et de partage. Au cours de ces trois jours de chantier, des causeries et animations ont été organisées. Les thèmes abordés concernaient la Grande Guerre et la coopération franco-allemande dans les actions entreprises en faveur de la transmission de la mémoire.

La rencontre a pris fin avec un dépôt de gerbe sur l'autel du souvenir en présence de Jean Klinkert, président du Monument national du HWK, et de Murielle Burger, directrice de l'Onac-VG (Office national des anciens combattants et victimes de guerre). Stefan et Théo, au nom de leurs camarades français et allemands, ont lu un texte qui, en quelques mots, a fait part de leur ressenti de ces trois jours de partage : « Nous avons pris conscience du devoir de mémoire et de l'importance de pouvoir travailler, dans une bonne camaraderie, avec des jeunes de notre âge, malgré les difficultés de communication. Cette expérience nous a fait grandir. »
A.S.

 

 
 

 

Trois artistes du collectif Schlager à la Cour des arts

Publié dans le panorama le Dimanche 26 mai 2019 à 06:32:10

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Trois artistes du collectif Schlager à la Cour des arts
 

 
Le collectif Schlager réunit une dizaine d'artistes dans un atelier du quartier de la Mer-Rouge à Mulhouse. Ce week-end, trois d'entre eux, Kean, Djéone et Sbiz exposent leurs toiles et lampes design à la Cour des arts. Vendredi soir, le vernissage a rassemblé de nombreux admirateurs de ces ambassadeurs du street art, autour du vice-président Richard Chapoix, avec Antoine Viola, maire de Brunstatt-Didenheim, Jérémie Friderich, maire délégué de Brunstatt, et Bernadette Groff, vice-présidente du conseil départemental. Le maire a invité chaque exposant à présenter ses oeuvres.

Les tableaux de Kean sont inspirés par les photos prises lors de ses voyages. Après ses graffitis de jeunesse, les lignes se sont apaisées. Cette ligne d'horizon, du bleu qu'il affectionne, sépare le ciel d'azur du bleu foncé, profond. « Mer et ciel parlent à mon esprit contemplatif, rêveur. » Et Kean essaie de trouver « la passerelle vers les gens pour les inviter à voyager à travers [ses] tableaux ». Il conjugue les nuances de bleus comme le fait Soulage dans ses noirs, un artiste qu'il admire. Il expose dans des galeries à Colmar, Strasbourg, Lausanne...

Djéone est encore dans l'art de sa jeunesse mais qu'il a perfectionné. Ses toiles sont à base de lettrages. Il y superpose trois lettres que l'on trouve dans son nom d'artiste, D, J et E. « Je travaille dans l'esprit totem en les imbriquant les unes dans les autres, sur un fond de dégradés de gammes de couleurs. » Ces thèmes sont reproduits en bleu, en rouge et en noir. Dans un aspect plus métallique, les lettres apparaissent sur fond de bronze et de chrome, en dégradé noir et blanc, où ont opéré, tour à tour, rouleau, pinceau, bombe... Il réalise de nombreuses fresques pour les entreprises.

Sibz, le troisième artiste, se dit « créateur de lampes » dans lesquelles le cuivre est omniprésent. Ici, ni soudure ni brasage - car l'étanchéité s'avère inutile - mais un mariage de matières peu habituel. Comme ce bois de prunier avec ces disques vinyle ou encore cette vanne récupérée chez DMC. Partout, des fils gainés de tissus aux couleurs variées qui font briller ces ampoules à filaments aux formes agréables. Sibz les a baptisées Vilebrequin, Vinyle, Dame... « C'est parti d'une idée à laquelle j'ai trouvé une forme palpable. » Il expose dans des restaurants, des galeries ou lors d'événements de design intérieur.
Adrien LERCH Y ALLER Aujourd'hui dimanche 26 mai, de 10 h à 18 h, à la Cour des arts, 301, avenue d'Altkirch à Brunstatt. Entrée libre.

 

 
 

 

Les travaux du COSEC avancent à grand pas

Publié dans le panorama le Dimanche 26 mai 2019 à 06:25:46

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COSEC DE WINTZENHEIM - Les travaux du COSEC avancent à grand pas
 

 
Le chantier du COSEC vu du ciel  Photo DR
Les travaux de restructuration et d'extension du COSEC de Wintzenheim entrepris par le SIVOM vont bon train. Ils respectent quasiment le planning. Une cérémonie de pose de première pierre présidée par Lucette Spinhirny, Présidente du SIVOM et Brigitte Klinkert, Présidente du Conseil Départemental, aura lieu le samedi 8 juin.

Les travaux de gros oeuvre avancent à grand pas et ces jours-ci a été coulée la chape béton de la nouvelle salle. D'ici quelques jours commenceront les travaux de pose de la charpente et de la toiture.

La nouvelle salle qui sera équipée d'un mur d'escalade scolaire, devrait être opérationnelle en avril 2020, et la restructuration complète du complexe terminée pour la rentrée scolaire de septembre 2020.

Pour mémoire, les travaux entrepris concernent les restructurations mises en accessibilité et réfection partielle du COSEC existant, et la construction d'une nouvelle salle multisport de 400 m² avec vestiaires.

 

 
 

 

Une journée au bord de l'eau

Publié dans le panorama le Dimanche 26 mai 2019 à 06:26:36

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Horbourg-Wihr  Seniors
Une journée au bord de l'eau
La première sortie printanière des seniors prend toujours la même direction, celle de l'étang. Et si la météo en début de semaine a donné quelques sueurs froides aux organisateurs, c'est finalement sous un soleil radieux que plus de 100 personnes se sont retrouvées jeudi dans ce cadre bucolique.
 

 
Les membres du comité du club de l'Amitié avec les bénévoles de l'APP et les officiels.
Didier Beck, le président de l'APP (Association de pêche et de pisciculture), et les bénévoles se sont chargés d'éteindre les petites soifs. Pour le repas, ce sont René Schneider, Jean-Paul Schaeck ainsi que Lucien et Jeannette Schneider qui se sont occupés de nourrir tout ce petit monde.

Edith Spadacini, la présidente du club de l'Amitié, a accueilli avec un grand plaisir Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, Eric Straumann, député, Philippe Rogala, le maire, et Thierry Stoebner, président de l'ACSL (Association sport culture et loisirs).

Comme les années précédentes, une délégation du club Bel Automne d'Andolsheim a aussi fait le déplacement.

Après le repas, les carnets de chants ont remplacé les assiettes sur la table et l'assemblée a chanté en choeur des titres incontournables et indémodables.

Et puis, Francis Bulber, membre de l'association, a sorti son accordéon pour faire guincher les nostalgiques sur des airs de musette.

D'ailleurs la musette et d'autres styles de musique seront aussi à l'honneur lors de la « Guinguette au bord de l'eau », le mercredi 14 août 2019 de 15 h à 21 h, à côté du pont des Américains.

 

 
 

 

Kunheim Inauguration de l'extension nord de la Roselière «Une maison innovante »

Publié dans le panorama le Dimanche 26 mai 2019 à 06:27:00

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Kunheim  Inauguration de l'extension nord de la Roselière
«Une maison innovante »
L'Ehpad La Roselière de Kunheim s'est agrandi au nord (DNA du 19 mai) et ses nouveaux locaux ont été inaugurés hier devant un large parterre d'élus.
 

 
Devant la nouvelle extension du bâtiment, Marc Bouché a souhaité la bienvenue à ses invités
Une inauguration effectuée par Marc Bouché, président de l'AGIMAPAK (Association de Gestion Intercommunale pour la Maison d'Accueil pour Personnes Agées de Kunheim) gestionnaire de la maison. Quatre musiciens du Strasbourg Brass Band, ont offert quelques belles interprétations au cours de cette inauguration.

En accueillant les invités devant la maison, M. Bouché salua les élus mais également les résidents, le personnel dans son ensemble et les bénévoles qui participent tous à la vie de la maison, citant Kafka : « Le bonheur supprime la vieillesse ».

La Roselière fête ses 26 ans d'existence, et elle met l'accent sur la personnalisation de l'accueil et l'accompagnement des résidents, qui sont fondamentaux à leur bien-être. « Chacune des personnes que nous recevons apporte avec elle son histoire singulière, sa personnalité et ses préférences ; leur venue est rarement un choix mais une nécessité qui, là encore, leur est propre et diffère pour chaque situation ».

Il énuméra les projets de vie qui passent par l'environnement, l'architecture des bâtiments, les soins, les services administratifs et techniques qui travaillent dans l'ombre, les bénévoles (plus d'une centaine)... l'importance du service hôtelier. La maison est soucieuse d'une alimentation saine, variée et plaisante pour les résidents, et les plaisirs gustatifs sont importants.
Ouverte en 1993

Après le couper de ruban, tous les invités découvrirent cette magnifique extension, depuis le rez-de-jardin jusqu'au balcon du 2e étage. Dans la grande salle de 150 m² du rez-de-chaussée, Raymond Gantz, président du Symapak (Syndicat Mixte pour l'Accueil de Personnes Agées à Kunheim) salua les invités et revint sur les débuts de la maison, jusqu'à son ouverture en janvier 1993 et ses différents agrandissements, dont l'extension sud en 2010.

Thomas Di Nisi, architecte, se dit heureux d'avoir rempli ses fonctions et attentes, qui ont donné lieu à de belles prouesses techniques ; la modernité est entrée au galop dans la maison.

Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, mit l'accent sur l'action menée à la Roselière par son président, son directeur, son personnel et les bénévoles. « C'est une maison d'excellence, innovante, qui pense en premier aux résidents, avec une vue sur la vie, l'école, le hall des sports, la salle des fêtes... » Elle revient encore sur l'investissement du département dans les Ehpad et autres aides aux aînés, qui doivent être accueillis dans les meilleures conditions.

Pour le député Eric Straumann, « C'est un moment important, on a souvent tendance à ne voir que le mauvais côté des accueils pour les aînés, une mauvaise image est véhiculée, beaucoup de choses sont faites pour leur offrir une belle vieillesse. » Et de remercier ceux qui sont dans les étages, qui oeuvrent au quotidien pour le bien-être des résidents, et de souligner la discrétion mais surtout l'efficacité du directeur Robert Kohler.
Trois nouvelles salles

Les trois nouvelles salles portent les noms de Salle Raymond-Gantz pour celle du rez-de-chaussée, Salle Gaby-Frey pour le 1er étage, et Salle Marie-Lou-Wischlen, poétesse primée et résidente de la maison, pour celle du 2e étage. Marie-Lou Wischlen, était émue par cette reconnaissance, et elle lut l'un de ses poèmes voué à La Roselière (DNA du 6 avril).

 

 
 

 

ecomusee - Biodiversités d'antan et d'aujourd'hui

Publié dans le panorama le Dimanche 26 mai 2019 à 06:46:27

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ecomusee - Biodiversités d'antan et d'aujourd'hui
 

 
Les naturalistes, ici avec Denis Leroy, directeur de l'Écomusée, accueillent les visiteurs au bord du plan d'eau, pour des ateliers biodiversité et la présentation de l'inventaire du patrimoine naturel.

Photo L'Alsace/Romain Gascon

En 1980, lorsque les travaux d'aménagement de l'Écomusée d'Alsace (EMA) démarrent, la terre est lunaire. L'exploitation minière a fait disparaître la forêt du Grosswald, qui est elle-même une partie de la grande forêt du Nonnenbruch. Elle a aussi fait s'affaisser le sol, que la remontée de la nappe phréatique submerge, par endroits. Des apprentis sorciers succèdent aux forçats de l'industrie. Ils modèlent le terrain, détournent les eaux de la Thur pour alimenter des canaux et un plan d'eau artificiel, et recréent un village alsacien dans l'esprit du début du XXe siècle. Ce faisant, ils créent aussi de nouveaux milieux, sur le site de 100 hectares. Des milieux variés que la nature et, depuis 2004, des études et des inventaires explorent.
« Un havre protégéde la pollution agricole »

« La préoccupation naturaliste est arrivée plus tard, mais le souci paysager et la nature étaient présents dès le départ dans le projet de l'Écomusée, raconte Michel Zindy, membre de la corporation des naturalistes de l'Écomusée. Dans un village, il y a de l'eau, on trouve des mares, les maisons ont leurs jardins. À proximité, des champs ont été ensemencés, ils sont bordés par des fossés qui ont disparu des campagnes industrielles. Les arbres plantés ont poussé, les milieux se sont refermés, les espèces se sont installées dans ce havre protégé de la pollution agricole, au nord d'un corridor écologique reliant les forêts du Nonnenbruch et de la Hardt. »

Annick Kiesler, naturaliste bénévole, ajoute : « Ce lieu en quelque sorte hors du temps offre une grande diversité de paysages, de biotopes et de microsites, qui abritent une biodiversité remarquable. De plus, cette zone humide d'une grande importance paysagère demeure un des rares milieux humides du Haut-Rhin. Elle représente pour de nombreuses espèces de passage une zone de repos et de tranquillité. »

Un constat qui a conduit la corporation des naturalistes de l'Écomusée à entreprendre des études et des inventaires. Depuis 2007, un inventaire du patrimoine naturel est ainsi conduit de façon permanente par une quinzaine de naturalistes, dont les résultats sont communiqués à l'Odonat (Office des données naturalistes du Grand Est). L'inventaire est aussi photographique. Toutes les semaines, de nouvelles espèces et taxons sont répertoriés. Il y a un mois, le compteur apposé sur la maison des naturalistes de l'Écomusée affichait 4 056 espèces recensées. Cette semaine, 4 086 étaient répertoriées.
« Une nette pertede biodiversité »

Les deux naturalistes tiennent cependant à nuancer : « L'Écomusée fait l'objet de recherches poussées, note Michel Zindy. Nous découvrons des espèces qui sont peut-être présentes ailleurs, sans être identifiées. » Surtout, ils citent deux études ornithologiques effectuées en 2004 et en 2018, dans 15 hectares de zone humide. « Ces relevés mettent en évidence une nette perte de biodiversité en 14 ans, significative en ce qui concerne le nombre de couples nicheurs comme le bruant des roseaux, la rousserolle, la locustelle tachetée, affirme Annick Kiesler. La biodiversité du lieu est en baisse. Pourtant, les milieux n'ont pas sensiblement changé. Ils se sont même enrichis en eau par la réactivation d'anciens bras morts. Dans le village, le suivi de l'hirondelle rustique montre aussi une nette diminution des couples nicheurs, alors qu'elle trouve ici des conditions très favorables. »
L'exemplaritépour guide

Car « l'Écomusée n'est qu'un îlot isolé dans la région », poursuit la naturaliste, qui sous-entend qu'il n'échappe pas à la tendance identifiée par les études scientifiques internationales sur l'effondrement de la biodiversité. « Mais le site a valeur d'exemple à travers la trilogie des habitats, des espèces et des pratiques humaines » qui s'y mêlent, insiste-t-elle. « Il permet une bonne extrapolation sur ce que pourrait être encore la richesse en biodiversité, à notre porte. Et quelques touches d'optimisme sont à relever, concernant les oiseaux : le rossignol philomèle se maintient et le râle d'eau a investi de nouveaux territoires » (voir les photos ci-dessous).

L'Écomusée poursuit donc ses actions : « Nous ne pouvons plus transformer le site, explique Michel Zindy, mais nous aménageons des microsites. La couche superficielle retirée lors de l'aménagement du nouveau parking abrité par des panneaux solaires, a été déplacée et étalée pour créer une friche. Nous avons récupéré des tubercules d'iris, transplanté des sedums... » Annick Kiesler acquiesce : « Le maître mot, c'est l'exemplarité. Nous essayons de générer la plus grande variété de biotopes et de biodiversité à l'intérieur et en périphérie de l'Écomusée. Un jardin sauvage a été créé, ce printemps. Le message que nous adressons aux visiteurs est : vous pouvez faire la même chose chez vous. » Un guide avec des préconisations a été édité. Il s'intitule La nature au village... et chez soi.
Cartographie des microsites en cours

L'exemplarité passe aussi par une meilleure connaissance du site, dans sa globalité. Un nouveau projet d'inventaire et de cartographie des microsites est en cours de réalisation. L'objectif est de lier les espaces aux espèces [lire ci-dessous]. Les naturalistes communiquent régulièrement pour faire connaître les résultats de leurs études, dans des réunions et des colloques, et accueillent et accompagnent les visiteurs depuis leur maison de corporation, en bordure du grand plan d'eau, dans des sorties et des ateliers de biodiversité.

Samedi 1er juin, à l'occasion de l'inauguration de la saison et de la rencontre internationale des bouviers, ils mettront à l'honneur la biodiversité des champs.
Textes : Romain GASCON SE RENSEIGNER www.ecomusee.alsace/fr PLUS WEB Voir notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

 

L'engagement comme enjeu

Publié dans le panorama le Dimanche 26 mai 2019 à 06:33:15

© Dna, Dimanche le 26 Mai 2019
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14 collégiens en Italie
L'engagement comme enjeu
Quatorze jeunes Ludoviciens sont à quelques heures d'un départ pour Naples, voyage qui sera l'aboutissement d'un projet mené depuis l'automne dernier avec un bel engagement.
 

 
Les quatorze collégiens aux côtés de Gilles Dumont-Roty, Sahel Sébahi et Vincent Wender dans les locaux de l'Arche.
Ils vont mettre les voiles vers le sud, et plus précisément l'Italie. Scolarisés en classes de 4e et 3e au collège Georges-Forlen, les jeunes impliqués dans l'aventure n'ont pas ménagé leurs efforts pour respecter l'engagement attendu.
Des collectes et des découvertes

À l'origine de l'initiative, deux professeurs, Sébastien Cabantous et Vincent Wender, un CPE, Laurent Laborie, et deux éducateurs de l'Arche à Saint-Louis, Gilles Dumont-Roty et Sahel Sebahi. L'objectif a été de cibler à la fois de bons élèves et des jeunes en difficultés scolaires, familiales, voire liées à l'absentéisme. « Huit participants sont issus du quartier prioritaire de la gare », relève Gilles, la mixité sociale s'annonçant comme un ciment du collectif.

Depuis le mois d'octobre, ces jeunes se sont pleinement engagés, prenant part à des actions telles que des collectes pour la Banque alimentaire, les Restos du coeur et les Bouchons d'amour, des ventes de chocolats, de gâteaux et de muguet, l'organisation d'un repas solidaire... « Il s'agissait d'une approche du vivre ensemble avec également la découverte d'activités nautiques, notamment un stage de voile à Reiningue et un baptême de plongée avec le club de Saint-Louis. »

Pendant le temps scolaire, chaque lundi, les élèves ont abordé les différents aspects du voyage, le choix des activités et des sites à visiter.
« Sortir de leur zone de confort »

« Cela les mobilise dans leur scolarité, ils ont un contrat à respecter, notamment en termes de présence et de comportement », rappelle Vincent Wender. Mais l'investissement est également énorme pour l'encadrement, avec une mention particulière pour Sébastien Cabantous qui a géré l'aspect administratif dans son intégralité.

L'une des ambitions majeure de ce projet : « Sortir les jeunes de leur zone de confort », estime Gilles. Ils seront hébergés sur deux voiliers, conduits par des skippers, et leur challenge sera de respecter l'espace d'accueil et de s'adapter à la proximité.

L'initiative paraît si belle et promise au succès que l'adhésion s'est fait sans réserve : de la part des parents, des enseignants qui ont donné de leur temps hors du collège, de la principale Isabelle Anastasi, des partenaires financiers (contrat de ville, mairie de Saint-Louis, conseil départemental, Kiwanis...) et des sponsors.

« Un élève, non nageur, a bénéficié de l'apprentissage spécifique pour valider l'attestation du savoir nager », un moment fort dans la préparation du projet. Un jeune n'ayant pas respecté l'engagement a dû être écarté, par contre. Mais le groupe est solidaire et animé par un bel esprit.

Au fil de cinq jours, les collégiens visiteront les catacombes de Naples, le musée d'archives historiques, iront voir un opéra au théâtre San Carlo, découvriront le site archéologique de Paestrum, Agropoli, ils s'initieront à la voile...

« Cette expérience va porter ses fruits ! », promet Gilles.
Brigitte POUX

 

 
 

 

Guebwiller Lycée et CFA Joseph-Storck Concours d'excellence

Publié dans le panorama le Dimanche 26 mai 2019 à 06:34:06

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Guebwiller  Lycée et CFA Joseph-Storck
Concours d'excellence
Le restaurant d'application du lycée-CFA florivalien a servi de cadre, jeudi, aux épreuves de sélection régionales du concours « Un des meilleurs apprentis de France 2019 » dans la catégorie « arts de la table ».
 

 
Mehdi Rezzani et Chloé Keller lors de l'épreuve de flambage ; dans le rôle de l'observateur attentif, Michel Scheer, MOF.
Organisée par la délégation régionale de la société des MOF (Meilleurs ouvriers de France), cette sélection était présidée par Michel Scheer, évidemment MOF et ancien maître d'hôtel de l'Auberge de l'Ill, le jury étant constitué à parité de professionnel-le-s de la restauration. S'adressant dès son intitulé aux « meilleur-e-s » et obligeant à un travail préparatoire intense, ces épreuves ne suscitent qu'un tout petit nombre de vocation... deux cette année, chacun-e effectuant actuellement en alternance sa troisième année de formation : Chloé Keller, apprentie à l'Auberge de l'Ill et en première année bac-pro au CFA Joseph-Storck, Mehdi Rezzani, apprenti Au Bon Coin à Wintzenheim et en première année de brevet professionnel au CFA hôtelier de Colmar.

Identiques dans la vingtaine de sites de sélection en France, huit ateliers, pour une durée d'examen de près de quatre heures, étaient imposés aux deux candidats : une connaissance historique du restaurant parisien Ledoyen ; la mise en place d'un décor floral et celle d'une table de banquet ; la création d'un cocktail à partir d'ingrédients suggérés ; le débouchage et le service d'un vin blanc ; la reconnaissance de fromages ; un argument « commercial » d'après une carte et le flambage de poires. Des épreuves qui peuvent paraître banales pour beaucoup, mais où le jury guette le moindre détail, le geste inadéquat ou la plus petite hésitation, en tenant également compte du sens de l'organisation comme de la présentation.

Les résultats de ce concours, comme ceux organisés dans une vingtaine d'autres spécialisations, seront proclamés le 6 juin au siège du conseil départemental à Colmar, en présence de l'ensemble des candidats. Sont qualifiés pour les différentes finales nationales, évidemment parisiennes, non les premiers, mais tous les candidats ayant obtenu une note générale au moins égale à 17.
B.FZ.

 

 
 

 

30 ans pour le club de tennis

Publié dans le panorama le Dimanche 26 mai 2019 à 06:36:30

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Vieux-Thann  Sport et loisirs
30 ans pour le club de tennis
Pour marquer les 30 ans du club de tennis, Le président Daniel Hergott a invité les associations locales à venir découvrir ce sport, autour d'un tournoi organisé à leur intention.
 

 
Les membres du Tennis Loisirs Vieux-Thann avec leurs invités.
Cela s'est déroulé samedi dernier sur le court qui jouxte le stade Berger André. À la suite de la compétition, une petite réception a permis aux joueurs et aux invités, dont le premier magistrat Daniel Neff et la conseillère départementale Annick Luttenbacher, de découvrir une rétrospective retraçant la vie de club depuis sa création à ce jour. Initié il y a 30 ans par des membres du personnel des établissements Athanor, le Tennis Loisirs de Vieux-Thann, dont le seul membre fondateur resté fidèle au club est Michel Ruffio (son trésorier), a bien évolué, surtout au niveau des équipements. Ils étaient 110 membres au moment de sa création et ne sont plus que 49 aujourd'hui. Le plus jeune a 8 ans et le plus âgé, qui n'est autre que le président, 71 ans. En 30 ans, seulement trois présidents se sont succédé : Bernard Tschieret qui a tenu les rênes de 1983 à 1993, Daniel Neff de 1993 à 2004 et depuis 2004, c'est Daniel Hergott qui en assure la destinée.
Un plateau pour le président

Si au début de cette belle aventure, les premiers pratiquants de ce sport se sont affrontés sur un court en terre battue, il a fallu au fil des années adapter le terrain pour le rendre plus accueillant et l'intégrer dans le complexe sportif Berger André. C'est ce cadre idyllique qui a retenu l'attention de la conseillère départementale car « pouvoir s'y retrouver entre amis, entre gens qui s'apprécient tout en s'offrant des moments de détente en toute convivialité ne peut être que bénéfique ».

Avant de partager le verre de l'amitié le président a donné lecture du palmarès de ce 1er tournoi inter-associations du Tennis Loisirs de Vieux-Thann : 1er AS Blanc, 2e le Handball Club, 3e le Club Cycliste ''Etoile 78'' et 4e le Tennis Loisirs Vieux-Thann.

Alors que maillots et coupes ont récompensé tous les participants, Manu Reis, « super intendant » du complexe Berger André qui oeuvre à son bon fonctionnement depuis près de 50 ans, a remis à Daniel Hergott un magnifique plateau en argent, de quoi le motiver pour en assurer la présidence pour encore quelques années.
A.S

 

 
 

 

Consommer moins : un signe de progrès

Publié dans le panorama le Dimanche 26 mai 2019 à 06:43:53

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Consommer moins : un signe de progrès
 

 
Fanny Parise, docteure en socio-anthropologie et chercheure associée à l'Université de Lausanne : « C'est la première fois depuis un demi-siècle que le fait de consommer moins, de faire soi-même (« do-it-yourself »), de ne pas être dans l'achat compulsif, est perçu comme positif, comme un signe de progrès à la fois social, intellectuel et même matériel. » DR
On entend de plus en plus parler de « déconsommation ». Pouvez-vous nous expliquer ce que ce terme recouvre ?
Fanny Parise : De manière pragmatique, la déconsommation désigne le fait de « consommer moins pour vivre mieux » ; d'un point de vue plus scientifique, on s'aperçoit qu'elle correspond au fait de « consommer différemment pour se sentir mieux ». Elle englobe la baisse du volume d'achat de tous les biens, notamment disponibles en grande distribution, qui ont contribué à l'essor de la société de consommation depuis les années 60.
La déconsommation est motivée par des ressorts très divers, au sein de populations très dissemblables : pouvez-vous nous lister ces différentes motivations et ces différents groupes ?

On peut distinguer de grandes catégories calquées sur l'étude des classes sociales : les classes populaires se situent dans une optique d'urgence et de « survie », elles perçoivent une baisse de leur pouvoir d'achat et se demandent comment faire pour conserver leur mode de vie ; il s'agit de pratiques de débrouillardise. Les classes moyennes sont davantage dans un objectif de « consommation de la déconsommation » : la déconsommation est perçue comme un hobby, un loisir (bricolage, décoration intérieure, couture...) et est vécue comme une pratique de réassurance souvent égocentrée permettant de garder une forme de pouvoir sur sa vie. Pour les classes supérieures, l'objectif est la distinction sociale par rapport à la société de masse, perçue comme dépassée. Ce sont ces classes supérieures qui ont porté la déconsommation jusqu'à sa récupération médiatique et par les classes moyennes.
La déconsommation, ennemie de la transition écologique ?

C'est la première fois depuis un demi-siècle que le fait de consommer moins, de faire soi-même (« do-it-yourself »), est perçu comme un signe de progrès à la fois social, intellectuel et même matériel. Il y a 20 ou 30 ans seulement, il s'agissait au contraire d'un signe d'échec social. Les radicalisés de la déconsommation - dont certains appartiennent au groupe social des « créatifs culturels » -, qui étaient montrés du doigt il y a encore peu de temps, deviennent source d'inspiration. Ces publics « extrêmes » qui cultivaient un entre-soi ont réussi petit à petit à infuser dans la société et à diffuser leur mode de vie tourné vers les valeurs liées à l'écologie, au développement durable, aux valeurs féminines, à la psychospiritualité, à la cause animale et à l'engagement sociétal.
Quelle proportion de la population est concernée par la déconsommation en France ?

Ceux qui continuent à consommer de la même manière représentent encore 62 % de la population (source : Obsoco, Observatoire sur les éthiques alimentaires). Mais le phénomène touche potentiellement tout le monde : dans le cas où une marque propose un produit classique A et un produit B équitable et issu d'une agriculture « raisonnée », même parmi ces 62 %, si la différence de prix n'est pas flagrante, c'est le produit B qui sera choisi en raison des valeurs positives qu'il véhicule dans les médias et sur les réseaux sociaux. Les industriels et la grande distribution l'ont d'ailleurs bien compris.
À quel moment est intervenu ce « basculement », ce changement de modèle de représentation ?

Spécialiste en socio-anthropologie de la consommation, Dominique Desjeux identifie plusieurs grandes phases : la première correspond aux Trente Glorieuses qui ont vu l'avènement de nouveaux biens de consommation ; la seconde voit la montée en puissance de la publicité et des marques ; dans les années 90, on observe un basculement, avec le retour de la crise économique et la montée des nouvelles technologies de l'information et de la communication : le consommateur devient « malin » et va arbitrer, en fonction de ses valeurs, de son pouvoir d'achat et du groupe social auquel il appartient. Avec la crise économique de 2008, le culte de la performance et de la réussite change de visage et s'apparente davantage à une quête du bonheur et du sens.
Finalement, la déconsommation permettrait de continuer à consommer en se donnant bonne conscience ? Ne serait-elle pas dans ce cas le pire ennemi d'une véritable transition écologique ?

C'est le grand problème. Se situe-t-on dans une véritable transition écologique, ou plutôt dans une phase intermédiaire, en amont, dans une période où la majorité de la population a pris conscience que son mode de vie n'était pas soutenable ? C'est une prise de conscience qui peut en effet paraître anecdotique lorsqu'on analyse le phénomène à l'échelle mondiale et qu'on regarde par exemple la place du plastique dans certains pays africains, mais il reste que cette dynamique enclenchée à l'échelle individuelle est éminemment positive.

Le prochain défi de la déconsommation sera donc de s'inscrire dans une dynamique globale, car réellement soutenable.
Propos recueillis parVéronique BERKANI Y ALLER « Déconsommation : en parler c'est bien, agir c'est mieux ! », conférence de Fanny Parise, jeudi 30 mai à 13 h, dans le hall Feu, au Parc des expositions de Colmar. À LIRE Spiruline, bienfaits et recettes d'un aliment incroyable par Emmanuelle Levesque et Fanny Parise, éd. Mango, mai 2019.