Back to top

Un colis piégé explose en plein Lyon

Publié dans le panorama le Samedi 25 mai 2019 à 07:23:28

© L'alsace, Samedi le 25 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Un colis piégé explose en plein Lyon
 

 
Les secours sont intervenus très rapidement après l'explosion. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie de l'enquête. Photo Joël PHILIPPON/Le Progrès
« J'ai entendu un énorme bruit, j'ai reculé sur mon balcon, et j'ai vu dans la rue des gens qui couraient partout. J'ai cru que c'était une explosion de gaz. » Jacqueline habite juste en dessus de la boulangerie, rue Victor-Hugo, sur la presqu'île, en plein centre de Lyon, où se produit l'explosion, vendredi vers 18 heures. Elle voit des blessés courir et se réfugier dans la pharmacie toute proche. Puis, en descendant dans la rue, elle comprend que l'explosion est visiblement criminelle : « Il y avait des vis partout sur la chaussée. »

Son témoignage direct confirme la thèse qui s'impose rapidement. Un engin piégé est à l'origine de la déflagration qui a endommagé la devanture de la Brioche dorée. L'engin explosif a été volontairement conçu et posé dans la rue piétonne qui relie Bellecour à Perrache, à une heure d'affluence. La banque extérieure du commerce est touchée, mais les dégâts se limitent à une dizaine de mètres autour de l'impact. Ce qui relativise l'ampleur de l'acte terroriste.
Une enfant âgé de huit ans blessée

Selon le bilan officiel, l'explosion a blessé treize personnes, dont onze ont été conduites par précaution à l'hôpital. « Des blessés légers », précise une source préfectorale. Plusieurs personnes, dont une enfant âgée de huit ans, ont reçu des bouts de verre et des éclats métalliques. « Que se passe-t-il ? », demandent les badauds. Un policier barrant les rues, lourdement armé, répond : « Ce qui ne s'était pas encore produit à Lyon. » Une façon de dire que la capitale des Gaules est à son tour ciblée par un attentat. Dont la nature et l'ampleur restent à déterminer.
Explosion volontaire ou attentat terroriste ?

Explosion volontaire, oui. Attentat terroriste ? Même si les responsables politiques multiplient les réactions, le terme est pris avec précaution par les enquêteurs. « L'engin a faiblement endommagé les autres commerces, soit il était très artisanal, soit il a mal fonctionné », dit une source policière avec prudence. L'explosion de moyenne intensité a eu des effets relatifs, mais le caractère délibéré ne fait aucun doute. Un suspect est d'ailleurs activement recherché. Il a été vu par des témoins. Et apparaît sur les images de vidéo-surveillance de la ville : l'homme âgé d'une trentaine d'années passe à vélo, modèle VTT noir, devant la boulangerie et jette le sac dans lequel l'engin a explosé. Les patrouilles ont sillonné le secteur. Plusieurs individus ont été contrôlés dans les minutes qui ont suivi. Le suspect s'est volatilisé et un appel à témoin a été diffusé vendredi soir par la police pour le retrouver.

Tout le secteur a été très rapidement bouclé, dans un climat de grande inquiétude. Une lycéenne, proche des lieux de l'explosion, affirme avoir vu « des piles et des bouts de carton et de plastique ».

D'autres témoins parlent de « carte électronique ». Le service du déminage de la protection civile a longuement inspecté une camionnette stationnée dans la rue Victor-Hugo. Une heure plus tard, un autre colis suspect était contrôlé, place Bellecour, près du jardin d'enfants : des fausses alertes, comme la rumeur d'une autre explosion dans un quartier ouest de la ville, sans fondement.
À Lyon, Richard SCHITTLYet Jean-Philippe CAVAILLEZ

 

 
 

 

L'après-Fessenheim doit être penséà l'échelle franco-allemande

Publié dans le panorama le Samedi 25 mai 2019 à 07:06:05

© Dna, Samedi le 25 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Point de vue
L'après-Fessenheim doit être penséà l'échelle franco-allemande
 

 
Par Brigitte KLINKERT, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin

« Face aux doutes et aux craintes que suscite, à juste titre, la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, je suis convaincue que nous pouvons être à la pointe de l'innovation, à la condition d'une véritable volonté politique et économique.

Cette fermeture menace des milliers d'emplois. Une volonté politique forte doit se déployer pour construire une transition économique et sociale à la hauteur des enjeux. Pour bâtir un modèle de développement écologiquement responsable et économiquement durable.

Nous ne sommes pas assez forts et compétitifs pour réussir seuls. L'après-Fessenheim doit être pensé à l'échelle du Rhin Supérieur. Seule une ambition franco-allemande, appuyée par la puissance européenne, permettra à nos acteurs économiques, non seulement de surmonter les difficultés, mais aussi de se placer à la pointe de l'innovation et du progrès.
Une zone économique commune

Cela passera par la réalisation d'une zone économique franco-allemande qui sera à la fois un symbole fort et un outil fort. Elle associera les collectivités locales et les autorités françaises et allemandes pour réaliser l'implantation d'entreprises et d'emplois sur le bassin de vie même de l'ancienne centrale nucléaire. Elle devra être le laboratoire du Traité d'Aix-la-Chapelle et notamment du droit de dérogation. C'est ainsi que l'Europe, loin d'être la cause de nos difficultés, deviendra le moteur de notre développement !
Un train à hydrogène entre Colmar et Freiburg

Bâtir des échanges solides sur le Rhin passe également par un renforcement de l'offre de transport permettant de traverser le Rhin. La liaison ferroviaire Colmar-Freiburg est à ce titre une priorité absolue. Les gains seront nombreux pour les usagers, réduisant le temps, le coût et l'empreinte écologique. En effet, ce train pourra circuler au moyen d'une pile à combustible alimentée par de l'hydrogène. Tout un symbole pour la transition énergétique !

Le Rhin Supérieur est une terre d'innovation, avec ses industries, ses centres de recherches, ses universités prestigieuses. Accompagnons aussi la diversification énergétique de nos entreprises et de nos industries. Nous étudierons, en partenariat avec les universités des deux rives du Rhin, les attentes en formation des industries de demain et les nouveaux métiers des énergies renouvelables.

En France comme en Allemagne, la demande de compétences professionnelles sera forte et notre ambition est que les territoires soient à l'avant-garde pour y répondre. Nous avons tout à gagner en attirant les talents entrepreneuriaux et industriels !

Il est de notre responsabilité d'offrir à notre jeunesse de nouvelles perspectives et de répondre aux grands défis économiques à venir. C'est pourquoi nous devons continuer de faire battre le coeur de l'Europe, ici en Alsace et dans le Rhin supérieur.

 

 
 

 

Comprendre le passé pour construire l'avenir

Publié dans le panorama le Samedi 25 mai 2019 à 07:06:33

© Dna, Samedi le 25 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Colmar  Concours national de la résistance et de la déportation
Comprendre le passé pour construire l'avenir
Mercredi après-midi, la remise des prix aux lauréats de la 58 e édition du concours national de la résistance et de la déportation, a eu lieu à la préfecture de Colmar.
 

 
Les lauréats et tous les acteurs de ce concours de la résistance et de la déportation.
Le concours cette année avait comme thème « Répressions et déportations en France et en Europe, 1939-1945, espaces et histoire ». Dans son mot d'accueil, la directrice de l'ONACVG (Office national des anciens combattants et victimes de guerre) du Haut-Rhin Muriel Burger a remercié l'assemblée d'assister à cette remise des prix, aboutissement de plusieurs mois et semaines de réflexions.

L'inspectrice pédagogique régionale Catherine Lallement a rappelé que trois axes étaient à prendre en compte dans ce concours : les appareils répressifs mis en place par l'Allemagne nazie mais également ses politiques de maintien de l'ordre, de lutte contre les oppositions et les résistances, et le recours à la déportation.

Cette année, huit collèges et six lycées ont participé soit 843 élèves. Les collégiens ont été 315 à rédiger un devoir individuel ; 27 travaux collectifs ont été reçus, dans lesquels 195 élèves se sont engagés, soit un total de 510 inscrits.

Quant aux lycéens, 95 se sont inscrits pour composer un devoir individuel, et 238 se sont investis dans un des 14 travaux collectifs, soit un total de 333 élèves.
87 lauréats récompensés

Brigitte Klinkert a rappelé que le conseil départemental qu'elle préside est très impliqué dans la transmission de la mémoire auprès des jeunes : « L'Alsace est une terre avec une histoire tourmentée, grâce à l'Europe nous connaissons la paix ; je fais partie de la première génération a ne pas avoir connu la guerre, n'oublions pas notre passé ».

Le sous-préfet de Thann-Guebwiller Daniel Merignargues, qui présidait la cérémonie, a adressé ses félicitations aux 87 lauréats récompensés. « Les meilleurs ont fait ressortir avec justesse la multiplicité des formes de répressions et la dispersion des lieux de déportation ; ils ont clairement identifié les responsables de ces actes ignobles et infâmes, ainsi que les mécanismes qui les y ont conduits abjectement et inhumainement ; enfin ils ont mis en évidence la diversité des catégories de victimes de cette barbarie. »

Il a ensuite donné rendez-vous « à ceux qui seront encore en âge de concourir » pour la prochaine édition dont le thème sera : « 1940, entrer en résistance : comprendre, refuser, résister ».

À la lecture du palmarès, les lauréats ont réceptionné leurs récompenses.

De nombreuses personnalités civiles et militaires avaient assisté à cette cérémonie, notamment des représentants d'associations d'anciens combattants et de victimes de guerre accompagnés de leurs porte-drapeaux, des élus et des enseignants.
JR.H Voir aussi notre diaporama sur dna.fr

Voir aussi notre diaporama sur dna.fr

 
 

 

Les jeunes s'approprient la mémoire

Publié dans le panorama le Samedi 25 mai 2019 à 07:07:00

© L'alsace, Samedi le 25 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Les jeunes s'approprient la mémoire
 

 
Le concours cette année avait comme thème « Répressions et déportations en France et en Europe, 1939-1945, espaces et histoire ». Dans son mot d'accueil, la directrice de l'ONACVG (Office national des anciens combattants et victimes de guerre) du Haut-Rhin Muriel Burger a remercié l'assemblée d'assister à cette remise des prix, aboutissement de plusieurs mois et semaines de réflexions.

L'inspectrice pédagogique régionale Catherine Lallement a rappelé que trois axes étaient à prendre en compte dans ce concours : les appareils répressifs mis en place par l'Allemagne nazie mais également ses politiques de maintien de l'ordre, de lutte contre les oppositions et les résistances, et le recours à la déportation.

Cette année, huit collèges et six lycées ont participé soit 843 élèves. Les collégiens ont été 315 à rédiger un devoir individuel ; 27 travaux collectifs ont été reçus, dans lesquels 195 élèves se sont engagés, soit un total de 510 inscrits.

Quant aux lycéens, 95 se sont inscrits pour composer un devoir individuel, et 238 se sont investis dans un des 14 travaux collectifs, soit un total de 333 élèves (lire encadrés ci-dessous).
« N'oublions pas notre passé »

Brigitte Klinkert a rappelé que le conseil départemental qu'elle préside est très impliqué dans la transmission de la mémoire auprès des jeunes : « L'Alsace est une terre avec une histoire tourmentée, grâce à l'Europe nous connaissons la paix ; je fais partie de la première génération a ne pas avoir connu la guerre, n'oublions pas notre passé ».

Le sous-préfet de Thann-Guebwiller Daniel Merignargues, qui présidait la cérémonie, a adressé ses félicitations aux 87 lauréats récompensés. « Les meilleurs ont fait ressortir avec justesse la multiplicité des formes de répressions et la dispersion des lieux de déportation ; ils ont clairement identifié les responsables de ces actes ignobles et infâmes, ainsi que les mécanismes qui les y ont conduits abjectement et inhumainement ; enfin ils ont mis en évidence la diversité des catégories de victimes de cette barbarie. »

Il a ensuite donné rendez-vous « à ceux qui seront encore en âge de concourir » pour la prochaine édition dont le thème sera : « 1940, entrer en résistance : comprendre, refuser, résister ».

À la lecture du palmarès, les lauréats ont réceptionné leurs récompenses.

De nombreuses personnalités civiles et militaires avaient assisté à cette cérémonie, notamment des représentants d'associations d'anciens combattants et de victimes de guerre accompagnés de leurs porte-drapeaux, des élus et des enseignants.
JR.H PLUS WEB Voir notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

 

Des citoyens radiés par erreur

Publié dans le panorama le Samedi 25 mai 2019 à 07:39:26

© L'alsace, Samedi le 25 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Des citoyens radiés par erreur
 

 
Certains électeurs, radiés par erreur des listes, pourraient ne pas pouvoir passer dans l'isoloir, ce dimanche. Archives L'Alsace/Jean-François Frey
Citoyen consciencieux, Mathias avait effectué les démarches nécessaires pour donner procuration à une personne de confiance, puisqu'il avait prévu de partir en week-end durant les élections européennes. Malgré les difficultés - un bureau de police en sous-effectif, fermé durant ses heures officielles d'ouvertures -, sa démarche avait abouti, pensait-il. « Mercredi matin, je reçois un coup de fil de la mairie pour m'informer que ma procuration ne fonctionne pas, car j'ai été radié de la liste électorale », raconte cet habitant d'Ostwald.

Vendredi après-midi, bien décidé à s'exprimer par les urnes, c'est muni d'une « attestation de radiation par mégarde » délivrée par sa mairie, d'un justificatif de domicile et d'une demande de réintégration sur la liste électorale, rédigée sur papier libre, qu'il s'est rendu au tribunal d'instance d'Illkirch-Graffenstaden.
« Pouvoir voter, c'est très compliqué... »

« On m'a dit que je pourrais chercher le jugement dimanche matin, mais c'est impossible : j'ai justement fait une procuration parce que je suis absent le jour du vote ! » Quelques heures avant son départ en week-end, Mathias était toujours dans l'incertitude quant à l'issue de sa demande, mais il gardait espoir : « Le tribunal, semble-t-il, enverra le jugement à la mairie, par mail. Pouvoir voter, c'est tout de même très compliqué... »

Alors que son épouse avait reçu sa carte d'électeur par courrier, lui ne s'était pas trop inquiété de ne pas voir arriver la sienne, disposant encore de l'exemplaire de 2017. Cela a cependant alerté une autre habitante d'Ostwald, dont la fille travaille en mairie. « Maman a toujours voté ici, comme elle n'avait pas encore reçu sa carte, elle s'est dit que quelque chose clochait. Après vérification, on a constaté qu'elle avait été radiée suite à la synchronisation des listes électorales avec le REU (lire le cadre ci-contre) », indique Tatiana Leopold.

Pour la mairie d'Ostwald, qui a comptabilisé 500 radiations cette année, il est possible de savoir lesquelles sont liées à un décès. Impossible, en revanche, de connaître celles justifiées par un autre motif (le plus courant étant l'inscription sur une autre liste électorale, suite à un déménagement) , tout comme les radiations par erreur au moment de la synchronisation entre les listes électorales envoyées par les mairies et les données collectées par l'Insee dans le cadre de la mise en place du REU. « On peut uniquement s'en apercevoir s'il y a une demande de procuration, ou bien si une personne nous avertit parce qu'elle n'a pas reçu sa carte d'électeur... Mais je crains qu'on découvre la majeure partie de ces radiations par erreur dimanche, au bureau de vote », poursuit Tatiana Leopold.

Dispositif habituel les jours d'élection, les tribunaux d'instance seront ouverts, ce dimanche 26 mai, pour rendre des décisions rapides en cas de litige, et notamment de radiation par erreur des listes électorales. Chaque citoyen peut cependant vérifier, au préalable, s'il est inscrit, grâce au site service-public.fr (*)
Ju.M. (*) www.service-public.fr onglet « Citoyenneté » puis « Élections ». Il est conseillé de bien remplir tous les champs proposés, y compris les deuxième et troisième prénoms (s'il y a lieu) et le sexe.

 

 
 

 

Après May, un Brexit dur ?

Publié dans le panorama le Samedi 25 mai 2019 à 07:24:01

© L'alsace, Samedi le 25 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Après May, un Brexit dur ?
 

 
Theresa May en pleurs après l'annonce de sa démission, devant le 10, Downing Street. Photo DANIEL LEAL-OLIVAS/AFP
La voix s'est brisée sur « l'honneur » d'avoir été Premier ministre. Les larmes ont jailli avec l'évocation d'avoir « servi le pays que j'aime ». Puis Theresa May a brutalement tourné le dos aux caméras pour rentrer au 10, Downing Street...

Trois ans après le référendum sur le Brexit, Theresa May a tiré vendredi la leçon de son incapacité à le réaliser. Sa démission, annoncée tant de fois, sera effective le 7 juin, après la venue du président américain Donald Trump pour l'anniversaire du D-Day.
« Les gens en ont assez »

Et maintenant ? L'incertitude domine. Le parti conservateur va se donner courant juillet un nouveau leader, le prochain Premier ministre. L'archi-favori est Boris Johnson, donné à 7 contre 4 par les pronostiqueurs selon The Sun. Ancien ministre des Affaires étrangères de Theresa May, qui avait démissionné contre la perspective d'un Brexit trop « doux » (soft). Il a confirmé hier sa position sur Twitter : « Nous quitterons l'Union européenne le 31 octobre, avec ou sans accord. Le chemin vers un bon accord passe par la préparation d'une sortie sans accord (no deal) ».
L'Union dit non

Que ce soit Boris Johnson ou l'un des dix-neuf autres prétendants, ont-ils vraiment le choix ? « Les gens en ont assez du Brexit », reconnaissait mercredi Lady Ludford, parlementaire des LibDems (libéraux démocrates), pourtant partisane d'un nouveau référendum.

Cette voie paraît d'ailleurs fermée, après que son évocation a provoqué la démission de Theresa May. De même apparaît impossible une annulation du Brexit, par un retrait de l'article 50. Quant à la convocation d'élections générales, encore réclamée vendredi par le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn, elle supposerait une singulière bouffée suicidaire chez des conservateurs promis au massacre - les intentions de vote aux européennes les mettent à 7 %... Boris Johnson va donc demander une nouvelle négociation. Mais l'Union européenne n'en veut pas : « L'accord de retrait n'est pas ouvert à la renégociation », a prévenu le Premier ministre des Pays-Bas, pourtant les plus exposés, avec l'Irlande, à un Brexit « dur ».
La démocratie abîmée

Les choses auraient-elles pu tourner autrement ? Le champion du Brexit Nigel Farage a sans doute raison, Theresa May a « politiquement mal évalué l'humeur de son pays et de son parti ». Mais trois Premiers ministres britanniques étaient déjà tombés sur l'Europe (Thatcher, Major et Cameron), preuve que le mal est plus profond.

La tragicomédie du Brexit raconte aussi le choc entre la démocratie directe et la démocratie représentative, entre « the will of the people » exprimée au référendum et l'incapacité des représentants du peuple à réaliser cette volonté. C'est là une mauvaise nouvelle dont l'impact va très au-delà de la plus vieille démocratie d'Europe.
Francis BROCHET

 

 
 

 

Bruxelles, comment ça marche ?

Publié dans le panorama le Samedi 25 mai 2019 à 07:28:41

© L'alsace, Samedi le 25 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Bruxelles, comment ça marche ?
 

 
Plus de mille journalistes sont accrédités en permanence auprès des institutions européennes à Bruxelles. Ici, le « Berlaymont », siège de la Commission. Photo C.B.
Immense étoile de verre et d'acier, le siège de la Commission européenne domine le rond-point Schuman dans le quartier européen qui fait office de capitale de l'Union. Partout flottent les drapeaux étoilés de l'Europe. Mais Pierre Moscovici n'a guère le temps de contempler les toits de Bruxelles depuis son bureau au 5e étage du « Berlaymont ».

Ce jeudi matin, face à une dizaine de journalistes, le commissaire à l'Economie doit s'expliquer en français et en anglais sur le laborieux projet de taxe numérique. Un des dossiers à l'ordre du jour de l'Eurogroupe mensuel (conseil des ministres de l'Economie de la zone euro) auquel il participe l'après-midi. Juste de l'autre côté de la rue de la Loi, au QG permanent des Etats membres.
Le budget, enjeu de taille

Auparavant, le Français doit mener des entretiens bilatéraux avec les ministres irlandais et espagnol des Finances autour du budget européen 2020. L'enveloppe financière de l'UE totale s'élève à plus de mille milliards (mds) d'euros sur 7 ans, abondée principalement par les Etats membres. Avec toujours d'âpres marchandages de tapis. Et pour le prochain exercice 2021-2027, le chèque britannique en moins (soit 10 mds par an), une fois le Royaume-Uni parti.
Calqué sur le gouvernement français

A 12h15, le commissaire à l'Economie déjeunera avec son homologue à la Concurrence, la Danoise Margrethe Vestager. « C'est déjà tard pour elle; pour nous, c'est un peu tôt », glisse Olivier Bailly, le « chief of staff » (directeur de cabinet) de Pierre Moscovici qui connaît les habitudes de chaque pays et tous les codes de la maison.

La Commission, c'est le moteur de l'Union : elle emploie 33 000 « eurocrates » - fonctionnaires et agents contractuels - aux côtés des 27 commissaires et de leur président, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. L'exécutif propose les textes législatifs, veille à l'application des lois (directives et règlements) des traités. Il gère également le budget. « Son fonctionnement a été calqué sur le modèle du gouvernement français. » A une nuance près : ici, la règle d'or, c'est trois langues au minimum et des équipes multinationales à tous les étages. Un peu moins de dix collaborateurs de cinq nationalités forment l'équipe de travail de Pierre Moscovici. « On doit créer une culture commune. Aucune ne s'est imposée. »

Car le commissaire ne représente pas son pays d'origine mais « l'intérêt commun » des Vingt-Huit. « Ce sont les ambassadeurs de l'Europe. Ils doivent s'adresser à 510 millions de citoyens. Ce que vous dites sur la crise grecque ou le coût du Brexit a un impact majeur », souligne encore Olivier Bailly.

Après l'élection du Parlement, la Commission sera renouvelée. Pierre Moscovici fait le bilan de son mandat : « Nous avons évité le Grexit, cassé la logique d'austérité, établi une liste noire des paradis fiscaux. Tout n'est pas parfait. Il faut encore améliorer la dimension démocratique de l'UE. »
Le rapport de force permanent

Adelina Ilie, 16 ans, fille d'un fonctionnaire roumain en poste dans la capitale belge : « Les institutions européennes, il y en a beaucoup. Pour bien comprendre, il faut baigner dans cet environnement. »

Le rapport de force se joue entre la Commission, qui représente l'intérêt général, les chefs d'Etat et de gouvernement qui défendent leur souveraineté et les eurodéputés qui légifèrent au nom des citoyens. Bruxelles, ou la politique du compromis.
A Bruxelles,Christine BERANGER

 

 
 

 

Le Zapping

Publié dans le panorama le Samedi 25 mai 2019 à 07:10:26

© Dna, Samedi le 25 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Le Zapping
Gazon détruit
 

 
À Herrlisheim alors qu'il reste deux journées à disputer à l'exterieur avant la fin du championnat, le gazon est cuit.
L'affaire du terrain de football de Herrlisheim-près-Colmar, dont la pelouse a été brûlée par un désherbant (DNA de mercredi) traduit un enchaînement d'erreurs comme l'a expliqué le maire du village. On ne connaît pas la marque du désherbant mais on constate qu'il est bigrement efficace. Heureusement que la saison est (presque) terminée.
« C'était mieux avant »

Après Benoit Nicolas, qui s'est déclaré en juin 2018, un deuxième postulant à la mairie de Colmar vient de se faire connaître officiellement. Du moins nous a-t-il adressé un mail stipulant qu'il sera « tête de liste du futur groupe ''Ensemble Réveillons Colmar''»

Il s'agit de Hakim Makmoul qui figurait déjà sur la liste Rosenblieh en 2001, puis sur celle de Gilbert Meyer en 2008. Cette année-là, de la 33e position (en principe éligible) il avait ripé en 39e position à la faveur d'une fusion entre les deux tours. Selon nos archives, le maire lui avait d'ailleurs rendu hommage en lui disant (comme à plusieurs autres soutiens) que s'il avait gagné « c'est grâce à toi ».

Déçu, ce natif de Colmar, âgé de 43 ans, responsable de développement commercial en litige depuis quelques mois avec son employeur, entend s'imposer cette fois-ci. Celui qui n'adhère dorénavant à aucun parti politique, compte sur son « bon relationnel » pour mobiliser suffisamment de monde et constituer une liste de 49 personnes. Son leitmotiv : « Colmar était bien ». Autrement dit, elle ne l'est plus. Tout un programme...
? Leuzy, Hemedinger, même combat

« Consommons en centre-ville ! », clame le conseiller municipal Philippe Leuzy sur un réseau social. Dans la discussion qui suit, l'élu pense « qu'une réflexion est nécessaire sur les coûts du parking en centre-ville pour les consommateurs et sur l'harmonisation des différents parkings ». Une idée que partage Yves Hemedinger. En voilà au moins un dans l'équipe municipale dont on sait derrière qui il sera quand il faudra choisir entre le maire et son premier adjoint.
? Rodenstein en grève d'humeurs

En date du 20 mai, l'ex président d'Espoir, Bernard Rodenstein, annonçait qu'il mettait fin à ses « humeurs dominicales », réflexions postées chaque semaine sur Facebook. Cependant, il demandait à ceux qui voulaient continuer à le lire, de lui communiquer leur adresse mail. Depuis, le Colmarien se contente de livrer quelques citations d'auteur. Tiendra-t-il longtemps, alors même que l'on entrera bientôt dans la campagne pour les municipales ?
? Starbucks, pour les touristes ?

L'annonce de l'arrivée de Starbucks à Colmar ne fait pas que des heureux. Les détracteurs du tout tourisme relèvent qu'une telle enseigne ne fera qu'accentuer cette « dérive » vers un centre-ville de plus en plus dédié aux visiteurs. Sur le site Colmar-info, pas tendre avec la municipalité, on fustige le « deux poids deux mesures » du premier adjoint qui « se bat » pour faire venir des enseignes internationales mais pas pour aider des locaux plus fragiles face aux propriétaires qui exigent des loyers trop élevés.
? Hemedinger le VRP

Colmar aura bien son Starbucks Café, qui s'installera rue des Clefs, à la place de H & M, et ouvrira avant les marchés de Noël (notre édition d'hier). Cela fait trois ans que l'investisseur mulhousien Kamel Boulhadid, qui exploite la franchise dans le Grand Est, cherchait la perle rare, avec pour interlocuteur à la Ville de Colmar Yves Hemedinger. Le premier adjoint en précampagne ne s'est d'ailleurs pas privé de communiquer la nouvelle sur les réseaux sociaux. « Avoir des réseaux, ça aide pour bâtir une ville », s'est autofélicité l'intéressé. Gilbert Meyer risque de trouver ça fort de café...
? Triple bravo !

Les travaux ont redémarré sur l'A35 à hauteur de Sélestat. Par intermittence en ce mois de mai. Mais ils se poursuivront en principe jusqu'à la fin de l'été. Il faut bien dès lors en passer par des ralentissements forcés quand les véhicules ne circulent plus que sur une seule voie. Mais programmer le passage d'un triple convoi exceptionnel à une heure de pointe (19 h) à cet endroit déjà embouteillé relève de l'exploit. Les automobilistes bloqués dans les bouchons le jeudi de la semaine passée n'ont pas applaudi pour autant.
? Le climat attendra

Il n'était que six lycéens mobilisés pour le climat, ce vendredi midi 24 mai sur la place Rapp. Les affiches dans les établissements et les appels sur les réseaux sociaux n'auront pas suffi à relancer le mouvement qui avait vu 200 lycéens de Blaise-Pascal et Bartholdi marcher dans les pas de Greta Thunberg, le 15 mars dernier. Une semaine plus tard, le 22 mars, ils n'étaient déjà plus que 30. Nouveau flop hier, donc. « On voulait échanger, créer des groupes de discussions pour trouver des solutions au niveau local qu'on aurait proposées à la mairie », commente Abel Thiéry, en terminal S à Blaise-Pascal. Les rares manifestants d'hier ne comprennent pas que si peu de monde se sente concerné.

Peut-être le microclimat colmarien ?

 

 
 

 

Rapportages

Publié dans le panorama le Samedi 25 mai 2019 à 07:09:43

© L'alsace, Samedi le 25 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

Rapportages

 

 
Seulement six pour le climat, hier place Rapp. Photo L'Alsace/Christelle Didierjean
Le climat attendra
Il n'était que six lycéens mobilisés pour le climat, ce vendredi midi 24 mai sur la place Rapp à Colmar. Les affiches dans les établissements et les appels sur les réseaux sociaux n'auront pas suffi à relancer le mouvement colmarien, qui avait vu 200 lycéens de Blaise-Pascal et Bartholdi marcher dans les pas de Greta Thunberg, le 15 mars dernier. Une semaine plus tard, le 22 mars, ils n'étaient déjà plus que 30. Nouveau flop hier, donc. « On voulait échanger, créer des groupes de discussions pour trouver des solutions au niveau local qu'on aurait proposées à la mairie », commente Abel Thiéry, en terminale S à Blaise-Pascal. Les rares manifestants d'hier ne comprennent pas que si peu de monde se sente concerné. Peut-être le microclimat colmarien ?
Hemedinger le VRP

La nouvelle est tombée jeudi. Colmar aura bien son Starbucks Café, qui s'installera rue des Clefs, à la place de H & M, et ouvrira avant les marchés de Noël (notre édition d'hier). Cela fait trois ans que l'investisseur mulhousien Kamel Boulhadid, qui exploite la franchise dans le Grand Est, cherchait la perle rare, avec pour interlocuteur à la Ville de Colmar Yves Hemedinger. Le premier adjoint en précampagne ne s'est d'ailleurs pas privé de communiquer la nouvelle sur les réseaux sociaux. « Avoir des réseaux, ça aide pour bâtir une ville », s'est auto-félicité l'intéressé. Gilbert Meyer risque de trouver ça fort de café...
Starbucks, pour les touristes ?

L'annonce de l'arrivée de Starbucks à Colmar ne fait pas que des heureux. Les détracteurs du tout tourisme relèvent qu'une telle enseigne ne fera qu'accentuer cette « dérive » vers un centre-ville de plus en plus dédié aux visiteurs. Sur le site Colmar-info, pas tendre avec la municipalité, on fustige le « deux poids deux mesures » du premier adjoint qui « se bat » pour faire venir des enseignes internationales mais pas pour aider des locaux plus fragiles face aux propriétaires qui exigent des loyers trop élevés.
Le Colmar d'avant d'Hakim Makmoul

Après Benoît Nicolas, qui s'est déclaré en juin 2018, un deuxième postulant à la mairie de Colmar vient de se faire connaître officiellement. Dans un mail, Hakim Makmoul s'annonce comme « tête de liste du futur groupe ''Ensemble Réveillons Colmar" ». Le candidat figurait déjà sur la liste Rosenblieh en 2001, puis sur celle de Gilbert Meyer en 2008. Cette année-là, il avait ripé de la 33e position (en principe éligible) à la 39e, à la faveur d'une fusion entre les deux tours. Pour l'anecdote, le soir du second tour de mars 2008, plein de rebondissements, le maire lui avait glissé - comme à d'autres soutiens - que s'il avait gagné, c'était « grâce à [lui] ». Âgé de 43 ans, ce responsable de développement commercial, qui n'adhère plus à aucun parti, entend s'imposer cette fois-ci. Il compte sur son « bon relationnel » pour mobiliser suffisamment de monde et constituer une liste de 49 personnes. Son leitmotiv : « Colmar était bien ». Autrement dit, elle ne l'est plus. Tout un programme...
Leuzy, Hemedinger, même combat

« Consommons en centre-ville ! », clame le conseiller municipal Philippe Leuzy sur un réseau social. Dans la discussion qui suit, l'élu pense « qu'une réflexion est nécessaire sur les coûts du parking en centre-ville pour les consommateurs et sur l'harmonisation des différents parkings ». Une idée que partage Yves Hemedinger. En voilà au moins un dans l'équipe municipale dont on sait derrière qui il sera quand il faudra choisir entre le maire et son premier adjoint.
Rodenstein en grève d'humeurs

En date du 20 mai, l'ex président d'Espoir, Bernard Rodenstein, annonçait qu'il mettait fin à ses « humeurs dominicales », réflexions postées chaque semaine sur Facebook. Cependant, il demandait à ceux qui voulaient continuer à le lire, de lui communiquer leur adresse mail. Depuis, le Colmarien se contente de livrer quelques citations d'auteur. Tiendra-t-il longtemps, alors même que l'on entrera bientôt dans la campagne pour les municipales ?

 

 
 

 

Europa-Park : le chantier

Publié dans le panorama le Samedi 25 mai 2019 à 07:42:35

© L'alsace, Samedi le 25 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Europa-Park : le chantier

 

gigantesque du Rulantica
 

 
Rulantica, future centre nautique d'Europapark, ouvrira ses portes le 28 novembre. Photo DNA/Franck Delhomme

Les dirigeants d'Europa-Park ont inauguré leur sixième hôtel, Kronasar, d'inspiration scandinave, figure de proue du parc aquatique Rulantica. Ils ont investi 180 millions d'euros au total dans ce parc indépendant. Un record./Page 9

 

 
 

 

Manifestation Marche pour le climat Les jeunes disent « Phoque le réchauffement climatique »

Publié dans le panorama le Samedi 25 mai 2019 à 07:38:46

© Dna, Samedi le 25 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Manifestation Marche pour le climat
Les jeunes disent « Phoque le réchauffement climatique »
Ils s'étaient déjà mobilisés en mars dernier. Les lycéens à l'appel du mouvement « Youth For Climate Mulhouse » ont marché hier matin dans les rues de Mulhouse pour alerter la population à deux jours d'un scrutin qui leur semble important pour l'avenir de la planète...
 

 
Seconde marche pour le climat organisée par les lycéens
Le 15 mars, ils étaient plus de 300, hier matin ils comptaient être le double. Les lycéens se sont mobilisés une nouvelle fois pour le climat. À l'appel du mouvement « Youth for climate Mulhouse », ils étaient plus d'une centaine à prendre le départ d'une marche depuis le lycée Albert-Schweitzer ; marche qui les a conduits notamment devant la mairie, devant le lycée Montaigne et la place de la République pour se terminer devant le campus de la Fonderie. Là, ils étaient quasiment le double à scander le même refrain : « Il y a urgence, urgence pour le climat ». Les banderoles étaient aussi explicites : « Phoque le réchauffement climatique », « État d'urgence climatique » ou encore « Grève pour le climat ».
Avant les électionsde dimanche

Pour Victor Burgart, délégué départemental du Haut-Rhin pour le mouvement, « c'est important de descendre dans la rue et de se mobiliser surtout à quelques heures du scrutin européen. Nous devons nous mobiliser pour notre avenir et celui de la planète. Le changement climatique est à présent engagé, la sixième extinction de masse est en train d'avoir lieu et les océans seront davantage peuplés par les déchets plastiques que par les animaux d'ici 2050. Mais ce changement est également visible ici, chez nous. Il y a de moins d'insectes, de moins en moins de neige et de plus en plus de victimes de la pollution. Face à cette injustice socio-climatique, rebellons-nous et entamons la révolution écologique et sociale ».
Aujourd'hui une nouvelle marche est programmée à 14 h avec un départ place de la Bourse à Mulhouse. Alain CHEVAL

Aujourd'hui une nouvelle marche est programmée à 14 h avec un départ place de la Bourse à Mulhouse.

 
 

 

Vins d'Alsace : Label affaire

Publié dans le panorama le Samedi 25 mai 2019 à 07:34:42

© L'alsace, Samedi le 25 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Vins d'Alsace : Label affaire
 

 
Un couple de Normands bien placé pour embrasser le village de Katzenthal où il passe ses vacances. Archives L'Alsace
Les assises du Tourisme à Kientzheim ont mobilisé de nombreux acteurs (notre édition du 2 avril), montrant le grand intérêt porté à un filon économique consistant à coupler séjours touristiques et visites viti-oenologiques. Colmar et sa proche région ou plutôt le Grand Pays de Colmar a été le second territoire alsacien (en 2012) à se voir attribuer la marque nationale « Vignobles et Découvertes » initiée il y a 10 ans conjointement par les ministères du Tourisme et de l'Agriculture et décernée par Atout France.
« Situation intermédiaire »

« Nous sommes actuellement dans une situation intermédiaire », pointe Claire Weiss, de l'Office du tourisme du Grand pays de Colmar. Car une nouvelle labellisation « Vignobles et découvertes » s'applique désormais sur la Route des vins d'Alsace ». Ce label a été décerné le 15 mai au profit de la destination « Route des vins », une mosaïque de « territoires viticoles » du piémont constituée, au nord, des vignobles de Cleebourg et autour de Strasbourg, celui de la région colmarienne et ceux entre Soultz et Thann, porte sud de la Route des vins. Cette labellisation nationale a ceci de remarquable qu'elle couronne un (long) effort collectif où l'on trouve pêle-mêle l'ADT (Alsace destination tourisme), le Civa (Conseil interprofessionnel des vins d'Alsace), le Synvira (Syndicat des vignerons indépendants), la Marque Alsace, et une kyrielle d'offices de tourisme oeuvrant le long de la mythique Route des vins.
Du contenu, vraiment ?

Ce label national devrait en principe conforter le piémont viticole comme l'une des destinations oenotouristiques les plus attractives. Encore faut-il proposer des contenus produisant du sens (et de la richesse), des offres structurées, des activités répondant aux attentes d'une clientèle bigarrée mais essentiellement franco-française. À Colmar qui se proclame capitale des vins d'Alsace (parce qu'elle abrite les principales institutions de l'interprofession et représente une prestigieuse « porte d'entrée »), la présence de la culture viti-oenologique ne saute pas forcément à la figure, contrairement à d'autres cités du vin comme Beaune où la chose vinique fait partie intégrante de l'espace socio-économique ; certaines critiques se fondent sur la pauvreté de la carte des vins d'une écrasante majorité de restaurants, de la rareté, voire de l'inexistence d'espaces bien identifiés pour déguster et mieux appréhender la subtilité des alsaces (en dehors des caveaux), et un manque d'originalité des activités oenotouristiques jugées trop « classiques ».
« On ne se rend pas compte de l'offre »

« Très sincèrement, je pense que l'on ne se rend pas compte des offres oenotouristiques existantes dans notre secteur », balaie d'un revers de la manche Claire Weiss qui en veut pour preuve l'existence de la mini-foire aux vins de Colmar, de sa grande soeur au Parc des expositions (qui est d'ailleurs plutôt une foire commerciale agrémentée d'un festival de musique), des animations proposées par les vignerons locaux et des « boutiques » commercialisant des vins d'Alsace... À l'Office de tourisme, on souligne une donnée (géopolitique) importante : la logique de l'oenotourisme implique certes Colmar mais surtout ses communes limitrophes, vivant davantage au rythme de la viticulture. Pour l'heure, le Grand Pays de Colmar, si l'on se réfère à son site web compilant l'ensemble des propositions oenotouristiques de « Terres et vins au Pays de Colmar » s'appuie sur 42 domaines et caves, 45 hébergements, 24 restaurants, le tout agrémenté par un peu moins de 50 événements et autres activités oenotouristiques. Ces adhérents se sont engagés à « adopter une démarche qualité » : accueil, promotion des accords mets/vins, etc. Pour Marie Jo Simon, qui a piloté la certification de la Route des vins à l'ADT, l'Alsace a été « une région précurseuse en oenotourisme : la Route des vins n'a-t-elle pas été créée en 1953 ? Les caves ouvertes ou une simple dégustation, c'est déjà de l'oenotourisme », argumente Mme Simon. Dans d'autres régions, l'Alsace est systématiquement « citée en exemple. Nous n'avons pas à rougir de notre offre qui est bien structurée ». La destination « Route des vins » qui englobe le Grand pays de Colmar va donc fonctionner comme « un zoom sur des prestations qualitatives. Ce que nous voulons, c'est un effet réseau et distinguer ceux qui peuvent (bien) accueillir, notamment, les visiteurs étrangers », conclut Marie-Jo Simon.
Textes de Jean Daniel KIENTZ

 

 
 

 

Résultats historiques au Crédit Mutuel

Publié dans le panorama le Samedi 25 mai 2019 à 07:40:41

© L'alsace, Samedi le 25 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Résultats historiques au Crédit Mutuel
 

 
En attendant le Rhénus étendu et rebaptisé « Crédit Mutuel Forum », c'est dans « le cadre original » du Zénith de Strasbourg que se sont retrouvés élus, sociétaires, employés et invités du Crédit Mutuel pour son assemblée générale annuelle, toujours organisée sur le mode de la - très grande - réunion de famille.

Avec en toile de fond les objectifs du plan stratégique 2019-2023 « Ensemble#NouveauMonde » adopté l'année dernière, Nicolas Théry et Daniel Baal ont dressé le bilan 2018 du groupe de bancassurance qui se veut « relationnel dans un monde digital ».
« Nous sommes bien en soutien des territoires »

À l'échelle de l'historique Fédération Centre Est Europe - qui regroupe 380 caisses locales, 6 820 salariés et 4 772 élus sur 16 départements - « 2018 a été une bonne année d'un point de vue commercial », a livré le directeur général Daniel Baal, se félicitant des taux de pénétration enregistrés sur le territoire de la Fédération : 31 % pour le Crédit Mutuel, 40,1 % pour le groupe qui, en particulier, compte deux Alsaciens sur trois parmi ses clients. Le produit net bancaire de la Fédération s'établit à 1,188 milliard d'euros, en progression de 3,9 %, et son résultat net est de 226 millions d'euros, en hausse de 10,5 %.

À l'exception de l'immobilier neuf, domaine pour lequel « 2017 avait été particulièrement exceptionnelle », toutes les activités (télésurveillance, téléphonie, assurance) sont en croissance. Les dépôts et crédits sont en hausse de respectivement 5,1 % et 5 %. « Nous sommes bien en soutien des territoires », a commenté Daniel Baal. Il en veut pour preuve les 9,9 milliards de crédits accordés par les caisses locales en 2018. Soit 52 211 véhicules et 52 200 logements financés, 706 crédits consentis aux collectivités locales, 10,5 millions d'euros de partenariat et mécénat.
De 11 à 13 fédérations

Côté Crédit Mutuel Alliance fédérale, le groupe qui se veut « toujours plus fort, plus solidaire et plus coopératif » passera au 1er janvier 2020 de 11 à 13 fédérations avec l'arrivée des fédérations Antilles-Guyane et Massif central, historiquement dans le giron d'Arkéa. « On avait invité le Crédit Mutuel de Bretagne et du Sud-Ouest mais on n'a pas eu de nouvelles », ironisait en introduction Nicolas Théry en référence entendue aux sécessionnistes.

Avec des « marques fortes » (CIC, Cofidis, TargoBank...), une position de leader français dans la protection du domicile et le statut de « banque française la plus performante », le groupe « en progression dans l'ensemble des métiers » enregistre ses meilleurs résultats (lire le chiffre). Également actionnaire de neuf titres de presse quotidienne régionale (dont L'Alsace et les DNA), il poursuit son plan de transformation décidé en juin 2017. « Il y a aujourd'hui de premiers effets qui nous permettent de réduire le déficit », a précisé Daniel Baal.
« Proximité digitale »

Le Crédit Mutuel poursuit sa dynamique de diversification et de transformation - avec 6,4 % de la masse salariale attribuée à la formation - pour « une proximité de plus en plus digitale ». Et une stratégie forte d'innovation : une factory dédiée à la reconnaissance visuelle et vocale, une autre sur le big data vont être développées, a annoncé Nicolas Théry.

Rien qui ne soit de nature à écarter le groupe de ses fondamentaux, rappelés par le président : la caisse de Crédit Mutuel comme « épine dorsale » et le co-développement comme méthode pour servir une performance globale à la fois « financière, sociale, environnementale et mutualiste ». « On ne peut plus faire de la banque sans se préoccuper d'environnement », a-t-il insisté. Et de conclure sur un souhait adressé à ses troupes : « que vous fassiez encore mieux d'ici l'année prochaine quand on se retrouvera ici. »
Hélène DAVID

 

 
 

 

Voix mulhousiennes dans l'audioguide

Publié dans le panorama le Samedi 25 mai 2019 à 07:39:56

© L'alsace, Samedi le 25 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Voix mulhousiennes dans l'audioguide
 

 
Xavier Jourdin, photographe de l'équipe Les Voix d'ici, dans le secteur très vert de la rue Hubner. Photo L'Alsace
« Hey bonjour ! Vous êtes là pour la balade des Voix d'ici ? Enchantée, Voix Off de cette aventure, pour vous servir. Enfin... pour vous conduire ! » Dans les oreilles du visiteur, c'est Virginie, comédienne mulhousienne, dans la peau de La Voix Off de l'audioguide des habitants qui donne le signal du départ sur la place Franklin de Mulhouse et vous accompagne tout au long de la balade. Elle vous indique où traverser, où vous arrêter, où lever les yeux sur un détail du paysage... « Ouvrez l'oeil, ouvrez vos sens ! Laissez-vous guider par les voix de celles et ceux qui connaissent les lieux comme leur poche ! »
« Marché aux patates »

Les meilleurs experts d'un territoire sont ses habitants. On commence par les limites du quartier et les souvenirs. Les plus âgés savent qu'il y a longtemps, sur la place Franklin se tenait le marché aux patates, « d'(H) Artepfelmarkt », comme le raconte Robert. Michèle, qui dirigeait autrefois un salon de coiffure sur la place et dont la voix est un peu moins anonyme pour les Mulhousiens, décrit la pharmacie de l'Ange, à l'angle, « encore dans son jus », avec sa petite statue au-dessus de la porte et à l'intérieur, son vieux comptoir en bois... L'enseigne Zum Klapperstei, une brasserie désormais fermée, sert de prétexte à Jeanne et Robert pour expliquer la légende de la pierre du bavardage qu'on accrochait autrefois autour du cou des commères pour les punir de lancer des rumeurs.
« Petite Manchester »

Jeanne évoque le journal satirique Le Klapperstei 68 qui « balançait beaucoup sur la politique mulhousienne »... La cheminée de la vieille chaufferie, visible de la place, renvoie à Mulhouse, ville laborieuse « aux 100 cheminées », le passé industriel textile, « la Petite Manchester »...

Rémy raconte la roue de Mulhouse au centre de la place et les jets d'eau qui font la joie des mômes quand il fait chaud. « Si vous passez l'été, c'est trop simple ! Y a les fontaines. Y en a, ils viennent en maillot de bain et ils se mouillent bien » confirme Yann, 8 ans, la plus jeune voix de la balade (absolument craquant !)

D'ailleurs, Julie, néo-Mulhousienne aux racines irlandaises, observe que quelqu'un a changé une lettre et du même coup, le sens du mot « Place » sur un panneau où on peut lire désormais « Plage Franklin ».

C'est pas tout ça, mais beaucoup d'autres découvertes attendent le touriste-explorateur.

Madame Voix Off nous guide pour traverser au bon endroit. On remonte la rue Franklin vers l'avenue de Colmar. Muriel, qui a repris un commerce ici « parce que c'était un axe où y a beaucoup de passage », explique qu'elle a « appris à connaître cette rue [...] Y'avait beaucoup de jeunes, c'est vrai, mais le quartier m'a plu quand même. C'est un quartier un peu bien garni, on va dire, y a une vie, une vie de quartier. »

Sabrina parle des loyers modestes, Yann admire « le bâtiment en verre, le Grand Rex », sur l'emplacement d'un ancien cinéma et parle de son avenir. S'il n'est pas pris chez Soléa (il aimerait être conducteur de tramway), il fera « nettoyeur de vitres là-dessus, parce que c'est trop bien de descendre en... Bon, j'ai oublié le mot... En rappel, ouais, voilà, avec des cordes d'escalade. »
Mixité sociale

Rue du Runtz, Mohamed parle du patron de la laiterie Schmitlin. François raconte l'histoire de l'entreprise fondée en 1925, Nicole se souvient encore du raffut des camions à 3 h du matin, « et les bidons métalliques ! »

Plus loin, sur la « placette » des Vosges, Caroline raconte la Cité ouvrière construite par le patronat mulhousien, les petites maisons avec jardins et leurs célèbres clôtures en croisillon, fabriquées avec les bandes métalliques qui servaient à encercler les balles de coton.

Philippe explique l'histoire du temple protestant Saint-Paul, situé rue Hubner, « plus beau à l'intérieur qu'à l'extérieur », son orgue d'Albert Schweitzer classé monument historique. Le pasteur y organise des concerts de musique classique. « On aurait aimé que ça soit une ouverture encore plus vers le quartier mais malheureusement, ça ne se passe pas comme ça [...] » On comprend que la mixité sociale ne se décrète pas.

Devant l'école maternelle Christian-Zuber, rue de la 4e D.M.M., Marie-Jo, ancienne élève dans les années 60, explique qu'il a fallu agrandir l'établissement qui porte le nom de l'explorateur d'origine mulhousienne « dans les années 2000, parce que la population de Mulhouse est devenue tellement dense. » « C'est quand même une des villes les plus jeunes de France », confirme Anne.

Près du foyer des Papillons Blancs, Élisabeth, René, Yves, Isabelle, Marie-France et Claude expliquent qu'ils ont travaillé dans le Centre d'aide par le travail qui a déménagé depuis.
« Carré mulhousien »

Rémy évoque les drôles de noms des rues choisis par le patronat protestant, rue de l'Économie, rue des Bons-Ménages, rue du Travail... Il nous apprend qu'Émile Hubner était « un ingénieur dans le fil » et qu'il a eu l'idée d'inventer un peigne métallique pour séparer les fibres du coton « en voyant sa femme se coiffer »...

Jean-Joseph, ancien proviseur du lycée Lambert, explique le contexte allemand de la construction de l'édifice en 1910, revient sur la lettre de mission qu'il a reçue lorsqu'il a été nommé en 1986 : « En faire le lycée des langues de Mulhouse ». On y enseigne toujours le chinois.

Rue de Strasbourg, tout près du très beau square Adolphe-May, le jeune Yann explique parfaitement le principe du fameux « c arré mulhousien » enseigné dans les écoles d'architecture : « En fait, c'est des maisons normales, juste qui ont été coupées en quatre, pour que les employés de l'entreprise puissent être logés avec leur famille dans des petits endroits. »

On passe devant le Restau'Chaud géré par l'Association pour le logement des sans-abri qui nourrit quotidiennement plus de 70 personnes sans toit. « Avoir des structures sociales et de réinsertion au coeur des villes, c'est important, commente Nathalie, néo-Mulhousienne originaire du Sundgau. On a une population multiple et c'est bien qu'ils soient là. Ils ont leur place autant que toi et moi, quoi. »

Mulhouse ville généreuse, une réalité qui se vit au marché « un des plus grands marchés de France avec ses 350 commerçants » explique Jean-Marc. « Ce qui est beau dans ce marché, c'est qu'il est très cosmopolite », commente Hélène, une septuagénaire qui habite à deux pas. « Le marché, c'est un concentré de Mulhouse », résume Jacques.
Textes : Frédérique MEICHLERPhotos : Darek SZUSTER PLUS WEB Nos vidéo, diaporama et teaser audio de la balade sonore sur www.lalsace.fr

 

 
 

 

Strasbourg Job Racing 67 : 2ème édition Un job dating au Racing

Publié dans le panorama le Samedi 25 mai 2019 à 07:11:55

© Dna, Samedi le 25 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Strasbourg  Job Racing 67 : 2ème édition
Un job dating au Racing
Le conseil départemental du Bas-Rhin et le Racing ont organisé une journée Job Racing, mercredi, pour rapprocher les demandeurs d'emploi et les employeurs.
 

 
Le Job Racing a rapproché entreprises et chercheurs d'emploi.
Dans les locaux du club, les candidats munis de leur CV ont rencontré, lors d'un job dating, les 57 recruteurs venus avec près de 600 offres à pourvoir : bénéficiaires du RSA (une mission du CD67), demandeurs d'emploi de la Mission Locale et de Pôle Emploi. L'Offre d'Emploi a organisé la manifestation en mobilisant différents acteurs.
Prise de contact directe

Frédéric Bierry, président du Conseil départemental, et Marc Keller, président du Racing, ont procédé à l'ouverture des portes pour l'inauguration, suivie d'un échange avec les usagers et les professionnels. Agences intérimaires, entreprises, administrations disposaient d'un stand sur lesquels les participants pouvaient y trouver informations, conseils, emploi en CDD, CDI ou en intérim. La formule du job dating est rapide et « nécessite une prise de contact directe » pour les candidats se rendant au forum.

Conseiller départemental, chargé de l'emploi, Yves Sublon, a présenté l'équipe dédiée pour soutenir le retour à l'emploi - composée de 20 personnes - et le nouvel outil numérique « job connexion » lancée par le département Bas-Rhin : une plateforme en faveur des bénéficiaires du RSA.
Rapprocher entreprises et recruteurs

Le succès de la deuxième édition est très motivant et le Racing s'engage toujours au plus près de son public, a résumé Marc Keller. L'un des objectifs de l'événement est de rapprocher les entreprises qui ont du mal à recruter avec des chercheurs d'emploi 'isolés'.

Pour Frédéric Bierry, le Racing joue le rôle de réseau avec ses 500 entreprises partenaires du monde économique (mécènes ou acheteurs de prestations) : « Le lien de proximité est possible quand les professionnels sont regroupés dans un même lieu ».

Les pénuries en main-d'oeuvre s'estiment à 42 000 postes dans le département, qui accompagne près de 25 000 allocataires.
N.AG.

 

 
 

 

Expériences de « valorisation des CFA »

Publié dans le panorama le Samedi 25 mai 2019 à 07:12:56

© L'alsace, Samedi le 25 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

GE - Expériences de « valorisation des CFA »
 

 
Les facteurs d'orgue d'Eschau pourraient être intégrés dans un futur CFA du patrimoine (ici lors d'une visite de Bernard Stalter, au côté de l'ancienne rectrice Armande Le Pellec-Muller). Archives L'Alsace/Dominique Gutekunst
Il s'agit de « travailler en bonne intelligence » au développement et à l'excellence de l'apprentissage. Le président du Grand Est Jean Rottner et celui de la Chambre régionale de métiers et de l'artisanat Bernard Stalter l'ont assuré d'une même voix, lors d'un déjeuner à Strasbourg, avec des directeurs et directrices de CFA de l'artisanat, ainsi que Valérie Debord, vice-présidente chargée de l'emploi dans le Grand Est. L'objectif, lors de cette rencontre qui doit devenir un rendez-vous régulier, était d'être « à l'écoute » des préoccupations des établissements dans la perspective de la loi « avenir professionnel » réformant l'apprentissage.
1650 églises classéesdans le Grand Est

La compétence apprentissage lui a été retirée, mais la région n'entend pas y renoncer totalement et s'implique en soutenant des formations identifiées comme prioritaires, comme elle y est autorisée. « Cela ne va pas être simple, les branches sont en ordre de marche, nous avons besoin les uns des autres », a prévenu Jean Rottner. Une idée « pour riposter », lancée après l'incendie de Notre-Dame, consiste à créer un CFA du patrimoine et des métiers rares dans le Grand Est. Celui-ci pourrait être multisites avec éventuellement des enseignements à distance, en lien avec un autre projet déjà évoqué, le CFA numérique d'Eschau. « Les travaux à Paris vont aspirer les compétences, il faut continuer à former pour assurer des chantiers en région, où nous avons 1650 églises classées aux Monuments historiques », a poursuivi Jean Rottner, qui y voit à la fois u ne occasion de « sensibiliser » à l'artisanat d'art enseigné sur le territoire (dans la pierre, les vitraux, les orgues...), de relancer des vocations qui sont insuffisantes et de sauvegarder le patrimoine régional.
« Il faut un dispositifde blocage »

Si tous ont pris acte des nouvelles modalités de financement au coût-contrat, en fonction du nombre d'apprentis formés, à partir du 1er janvier 2020, les responsables de CFA s'inquiètent que d'autres structures créées récemment en profitent avant cette date. Car désormais, t out organisme de formation peut se lancer dans l'apprentissage, soit une ouverture à la concurrence qui risque de fragiliser les plus petits établissements, notamment en secteur rural.

« Il faut un dispositif de blocage », a défendu Valérie Debord. Et ce en commun avec l'Éducation nationale, les chambres consulaires, les branches professionnelles, a renchéri Bernard Stalter, déterminé à « accompagner la réussite de la réforme ». « Nous avons une expérience commune de valorisation des CFA. Les problèmes seront réglés un par un , de manière collégiale et constructive », a-t-il poursuivi. Pour maintenir une forme de régulation en amont, une carte des formations est « en cours d'élaboration », a aussi indiqué Jean Rottner.

Lors de ces échanges informels entre les plats, nombre de questions ont été posées, sur le financement des frais de déplacement des apprentis (en négociation avec la région), ou encore la situation des personnels vacataires. Face à un tel bouleversement, le rectorat de Strasbourg prépare sa propre réponse en fédérant en une seule structure les 14 CFA publics (sur 30 en Alsace, 98 dans le Grand Est).
Le rectoratprend la main

Un nouvel organisme de pilotage qui mutualisera « des services, les ressources humaines -tous les employés étant dans les mêmes conditions --, le développement de la qualité, l'ingénierie pédagogique... », a détaillé Richard Chantier, délégué académique à la formation continue (DAFCO). Il aura une fonction de « caisse de solidarité sur le territoire », un « rôle de péréquation » qu'avait auparavant la région. Laquelle retrouvera une place dans cette dynamique de la formation à travers l'aménagement et l'équipement des lycées professionnels.
Catherine CHENCINER

 

 
 

 

Altkirch Lycée Henner

Publié dans le panorama le Samedi 25 mai 2019 à 07:16:15

© Dna, Samedi le 25 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Altkirch Lycée Henner
« Oui au pardon, non à l'oubli »
Une imposante cérémonie a eu lieu mardi 14 mai, dans le hall du bâtiment A du lycée Jean-Jacques Henner à Altkirch, pour rendre hommage à René Baumann, qui a désormais son nom apposé sur les murs du lycée.
 

 
Des élèves, qui ont fait le voyage à Mauthausen dans les pas de René Baumann, ont lu des témoignages.
C'est par des mots de remerciement que la proviseure du lycée Jean-Jacques Henner d'Altkirch, Marie-Christine Bosswingel, a introduit la cérémonie qui s'est déroulée en hommage à René Baumann, mardi 14 mai.

Elle a particulièrement cité la famille de René Baumann, la professeure Audrey Guilloteau et les élèves de l'ex-1ère ES3 qui ont fait le voyage au camp de Mauthausen en 2018, accompagnés de René Baumann, rescapé des camps de la mort qui avait fait de sa vie un modèle d'engagement citoyen, associatif et éducatif. Et puis, les élèves sont venus au micro pour parler de la guerre de René Baumann, de ses souffrances et de son engagement contre le négationnisme. « Nos rencontres avec René Baumann nous ont fait comprendre ces périodes autrement qu'à travers les livres d'Histoire et nous ont enrichis de valeurs humaines grâce aussi à sa gentillesse, son humilité, son sourire ». Les élèves ont aussi remercié Audrey Guilloteau pour son engagement auprès de René Baumann. Les témoignages des élèves se sont terminés par Le Chant des marais, ce chant de souffrance composé par des déportées.

Les enfants de René Baumann, Huguette et Michel, ont ensuite été invités à dévoiler la plaque en mémoire de leur père. Un moment de silence a suivi, puis les élèves ont entonné La Marseillaise, reprise en choeur par l'assemblée. Michel Baumann a exprimé ses remerciements. Il a eu des mots très chaleureux pour Audrey Guilloteau. « G râce à vous, papa est toujours présent à chaque instant. »

D'autres témoignages ont également marqué la cérémonie, dont celui de Laurent Wendlinger narrant ses souvenirs d'enfance quand, avec son père, il emmenait le grain au moulin d'Hirsingue que dirigeait René Baumann.

PLusieurs autres personnes se sont également exprimées, dont Mme Burger, directrice de l'ONACVG (Office national des anciens combattants et victimes de guerre), M. Meyer, président de la Société de la légion d'honneur, M. Schwab, représentant de l'Amicale des déportés et familles de disparus de Natzweiler-Struthof, M. Muller, président de l'UNADIF (Union nationale des associations de déportés, internés et familles de disparus), M. Arnaud, représentant l'UNC locale (Union nationale des combattants), M. Reinhard, maire d'Hirsingue, M. Jander, maire d'Altkirch et conseiller départemental, et Audrey Guilloteau.

Pour conclure, l'hymne pacifiste Imagine de John Lennon a été repris par les élèves.

Jean-Luc Schwab a souligné « l'hommage exemplaire des lycéens d'Altkirch ».
FAC

 

 
 

 

[Cliquer et glisser pour déplacer] ​ DR Compostage partagé Porte du Miroir

Publié dans le panorama le Samedi 25 mai 2019 à 07:17:33

© L'alsace, Samedi le 25 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

DR
M2A - Compostage partagé Porte du Miroir

 

 
DR
Compostage partagé Porte du Miroir
Une placette de compostage partagé a été inaugurée fin avril à proximité du centre socioculturel Porte du Miroir, à Mulhouse. Cette inauguration s'est déroulée en présence de Lara Million, vice-présidente du conseil département et vice-présidente du Sivom, et de Cécile Sornin, adjointe à Mulhouse en charge des associations. Le président du centre socioculturel Xavier Colombet, son directeur Thomas Lardon et l'animatrice Rozine Schlienger étaient également présents car la placette de compostage est placée sous la responsabilité au centre.

Le Sivom a financé et aménagé le site déjà utilisé par une vingtaine de foyers du quartier. Les habitants qui souhaitent rejoindre cette initiative sont invités à se rendre au CSC Porte du Miroir, 3 rue Saint-Michel pour obtenir le bio-seau permettant d'acheminer ses biodéchets jusqu'au composteur et le code du cadenas.