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Une turbine géante General Electric a traversé Colmar

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 07:08:50

© L'alsace, Vendredi le 24 Mai 2019
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Une turbine géante General Electric a traversé Colmar
 

 
Si la turbine a un poids de plus de 400 tonnes, l'ensemble du convoi pèse 820 tonnes. Photo L'Alsace / Christelle Didiejean
Un convoi exceptionnel de 110 mètres de long, transportant une turbine à gaz General Electric de dernière génération a traversé Colmar, jeudi soir. Ces proportions dantesques font de l'attelage routier de 840 tonnes un des plus grands convois exceptionnels sur route publique de France. La turbine géante est partie mardi matin du site General Electric de Belfort. Une manifestation réunissant 500 personnes a accompagné la sortie du convoi de l'usine, pour défendre « le maintien de l'emploi » sur le site de l'industriel américain.

Cette turbine est la première à emprunter un nouvel itinéraire traversant Colmar via le carrefour des Casernes et l'avenue d'Alsace, pour rejoindre ensuite le port rhénan de Neuf-Brisach, via la RD415, dans la nuit de vendredi à samedi. Les déplacements s'effectuent la nuit pour minimiser les perturbations.

Les précédents convois de turbines géantes rejoignaient le port autonome de Strasbourg via la RD83 mais le nouveau trajet permet de réduire le temps de parcours de deux jours.

 

 
 

 

Européennes : Et pourtant, cette élection compte

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 05:42:32

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Européennes 47 millions de Français appelés à désigner dimanche 26 mai leurs 79 eurodéputés
Européennes : Et pourtant, cette élection compte
Référendum pour ou contre Macron post-gilets jaunes ? Revanche de 2017 ? Poursuite ou fin de fragmentation de la droite et de la gauche ? Dispersion des voix ? Les enjeux de ce vote, très nationaux, sont réels, mais si l'abstention massive promise est confirmée, les enseignements seront difficiles à tirer.

 
Premier vote en France depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron.
Voilà donc le premier appel aux urnes depuis le grand chamboule-tout de 2017. Première haie électorale pour cette majorité inédite et composite. Premier élément de réponse du suffrage universel au malaise national exprimé sur les ronds-points cet hiver. Premier crash-test pour ce jeune président pressé de réformer et de transformer le pays...

Objection ? Aux Européennes, c'est du continent qu'il s'agit, pas du pays, pas des gilets jaunes, pas d'Emmanuel Macron. Eh bien justement, dans ce monde politique nouveau, dans ce paysage social embrumé, avec ce personnage d'un président hors codes et surtout dans le contexte continental, France et Europe se confondent dans la vie politique. Emmanuel Macron a assumé un programme et une entrée en scène aux couleurs et aux sons de l'Union européenne. Le candidat a émergé en 2017 d'une crise des vieux partis politiques, le président a plongé dans la plus imprévisible, la plus éruptive, la plus échevelée des jacqueries sociales « made in France » depuis mai 1968. Il s'est engagé dans cette campagne comme nul autre avant lui. « Je ne peux pas être spectateur », nous disait-il mardi dans un entretien de chef de majorité. Au bout d'une campagne sans événement décapant, sans leader décoiffant, sans thème dominant, il apparaît comme l'élément central de ce vote.
Choc continental

Le nouveau paysage politique français procède d'une mutation en marche dans toutes les démocraties du continent. Elle force les rivaux du siècle dernier, sociaux-démocrates et libéraux-conservateurs affaiblis et effrités, à composer des coalitions social-libérales pour résister à la poussée « nationaliste-populiste-souverainiste ». Alliances et représentations de ces deux adversaires varient d'un pays à l'autre. Mais elles témoignent de fractures socio-culturelles et territoriales identiques. Le choc secoue le vieux continent et la vieille politique. Il mène à plus d'impasses que d'issues : la preuve par ce Brexit pour lequel les Britanniques, pourtant experts en cuisines improbables genre steak sauce à la menthe, n'ont pas trouvé la recette depuis 3 ans !

Donc, le moment est important dans le quinquennat d'Emmanuel Macron et aussi pour l'avenir de cette Union européenne sexagénaire qui a besoin d'un sérieux lifiting. Ce n'est pas pour autant que les Français se déplaceront massivement aux urnes. L'abstention est un marqueur de ce scrutin, de notre époque, de la génération dite Y (1980-2000) qui n'a connu ni guerre de 1940 ni guerre froide.
Record de listes

Pourtant, les raisons de voter sont nombreuses. Conforter la majorité ou la sanctionner, retrouver sa famille originelle d'avant 2017, envoyer des messages ou simplement être représenté, ce que permet le seul scrutin à un tour et à la proportionnelle intégrale en France : chaque électeur peut trouver son intérêt. Le choix n'a même jamais été aussi vaste avec 34 listes à 79 noms. À un spectre politique très large entre extrême gauche et extrême droite (14 listes), s'ajoutent des listes d'intérêts catégoriels (animaux, artisans, jeunes...) et la touche fluo de la couleur à la mode cet hiver (trois listes de gilets jaunes).
Effet waouh ?

Quels seront les ressorts du vote ? Si, comme annoncé, la participation avoisine à peine 40 %, le classement final s'effectuera par défaut : celui qui aura mobilisé le plus sa base, son noyau même, ramassera la mise. Une pile de bulletins, quelques poignées de suffrages détournés par une liste moins huppée, peuvent bouleverser l'ordre d'arrivée, faire basculer un équipage « ric-rac » en dessus ou en dessous d'une barre de 20 %, de 10 % et même des 5 % exigés pour envoyer des eurodéputés à Strasbourg. Dimanche soir, certains auront le sourire ou se contenteront d'un ouf, d'autres la tête des mauvais jours électoraux. Et un effet waouh ? Ce n'est pas prévu. Mais comme toujours en politique et surtout dans cette drôle d'époque, sait-on jamais.
Pascal JALABERT

 

 
 

 

Et pourtant, cette élection compte

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 06:38:39

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Et pourtant, cette élection compte
 

 
Premier vote en France depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron. Photo JOEL SAGET/AFP
Voilà donc le premier appel aux urnes depuis le grand chamboule-tout de 2017. Première haie électorale pour cette majorité inédite et composite. Premier élément de réponse du suffrage universel au malaise national exprimé sur les ronds-points cet hiver. Premier crash-test pour ce jeune président pressé de réformer et de transformer le pays...

Objection ? Aux Européennes, c'est du continent qu'il s'agit, pas du pays, pas des gilets jaunes, pas d'Emmanuel Macron. Eh bien justement, dans ce monde politique nouveau, dans ce paysage social embrumé, avec ce personnage d'un président hors codes et surtout dans le contexte continental, France et Europe se confondent dans la vie politique. Emmanuel Macron a assumé un programme et une entrée en scène aux couleurs et aux sons de l'Union européenne. Le candidat a émergé en 2017 d'une crise des vieux partis politiques, le président a plongé dans la plus imprévisible, la plus éruptive, la plus échevelée des jacqueries sociales « made in France » depuis mai 1968. Il s'est engagé dans cette campagne comme nul autre avant lui. « Je ne peux pas être spectateur », nous disait-il mardi dans un entretien de chef de majorité. Au bout d'une campagne sans événement décapant, sans leader décoiffant, sans thème dominant, il apparaît comme l'élément central de ce vote.
Choc continental

Le nouveau paysage politique français procède d'une mutation en marche dans toutes les démocraties du continent. Elle force les rivaux du siècle dernier, sociaux-démocrates et libéraux-conservateurs affaiblis et effrités, à composer des coalitions social-libérales pour résister à la poussée « nationaliste-populiste-souverainiste ». Alliances et représentations de ces deux adversaires varient d'un pays à l'autre. Mais elles témoignent de fractures socio-culturelles et territoriales identiques. Le choc secoue le vieux continent et la vieille politique. Il mène à plus d'impasses que d'issues : la preuve par ce Brexit pour lequel les Britanniques, pourtant experts en cuisines improbables genre steak sauce à la menthe, n'ont pas trouvé la recette depuis 3 ans !

Donc, le moment est important dans le quinquennat d'Emmanuel Macron et aussi pour l'avenir de cette Union européenne sexagénaire qui a besoin d'un sérieux lifiting. Ce n'est pas pour autant que les Français se déplaceront massivement aux urnes. L'abstention est un marqueur de ce scrutin, de notre époque, de la génération dite Y (1980-2000) qui n'a connu ni guerre de 1940 ni guerre froide.
Record de listes

Pourtant, les raisons de voter sont nombreuses. Conforter la majorité ou la sanctionner, retrouver sa famille originelle d'avant 2017, envoyer des messages ou simplement être représenté, ce que permet le seul scrutin à un tour et à la proportionnelle intégrale en France : chaque électeur peut trouver son intérêt. Le choix n'a même jamais été aussi vaste avec 34 listes à 79 noms. À un spectre politique très large entre extrême gauche et extrême droite (14 listes), s'ajoutent des listes d'intérêts catégoriels (animaux, artisans, jeunes...) et la touche fluo de la couleur à la mode cet hiver (trois listes de gilets jaunes).
Effet waouh ?

Quels seront les ressorts du vote ? Si, comme annoncé, la participation avoisine à peine 40 %, le classement final s'effectuera par défaut : celui qui aura mobilisé le plus sa base, son noyau même, ramassera la mise. Une pile de bulletins, quelques poignées de suffrages détournés par une liste moins huppée, peuvent bouleverser l'ordre d'arrivée, faire basculer un équipage « ric-rac » en dessus ou en dessous d'une barre de 20 %, de 10 % et même des 5 % exigés pour envoyer des eurodéputés à Strasbourg. Dimanche soir, certains auront le sourire ou se contenteront d'un ouf, d'autres la tête des mauvais jours électoraux. Et un effet waouh ? Ce n'est pas prévu. Mais comme toujours en politique et surtout dans cette drôle d'époque, sait-on jamais.
Pascal JALABERT

 

 
 

européennes Allemagne : Fribourg l'enthousiaste en proie au doute

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 05:44:08

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européennes Allemagne
européennes Allemagne : Fribourg l'enthousiaste en proie au doute
Au sud-ouest de l'Allemagne, Fribourg-en-Brisgau vivait l'Europe comme une évidence. Un acquis. Le Brexit a créé comme un électrochoc et semé le doute.

 
Le 9 mai dernier, jour de l'Europatag ou journée de l'Europe, au lycée franco-allemand de Fribourg-en-Brisgau, les élèves ont organisé un scrutin fictif. Objectif : inciter les jeunes et leurs parents à se rendre aux urnes dimanche 26 mai.
Le 7 avril dernier, à la mi-course, les 13 000 participants au « Freiburg Marathon » ont couru sous une forêt de drapeaux européens et entendu des encouragements dans toutes les langues du continent. Sympathique de prime abord ! Mais cette anecdote révèle le doute qui tenaille bon nombre des 230 000 habitants de cette ville du riche Land du Bade Wurtemberg, quasiment frontalière avec la France et perçue par le reste de l'Allemagne comme alternative, tolérante et foncièrement europhile. En 2002 elle fut la première grande ville allemande à être dirigée par un maire écologiste allié aux chrétiens-démocrates de la CDU. Cette coalition a toutefois pâti de l'usure du pouvoir l'an passé : Martin Horn, un jeune candidat de 34 ans, soutenu par les socialistes du SPD, a ravi les clefs du « Rathaus », la mairie.
« La France est toujours dans l'Union ? »

« Les gens de Fribourg se réveillent car ils se rendent compte que cette idée européenne qui coulait de source car elle nous garantit la paix depuis presque 75 ans n'est pas acquise pour toujours. L'Allemagne se trouve au centre d'une Europe qui s'effrite par les côtés », analyse Johannes Remmer, directeur du lycée franco-allemand, un établissement de 800 élèves, ouvert en 1972, et qui se veut un symbole de la construction européenne.

Au marché installé chaque jour au pied de la cathédrale datant du XIIe siècle, le constat est partagé. « Un journaliste de France ? Rassurez-nous, ce pays est toujours dans l'Union, n'est-ce pas ? », ironisent ainsi Cathy et Bernhardt, un couple de touristes berlinois. Alain, 37 ans, lui a constaté que des petits drapeaux européens apparaissent de manière ostentatoire aux fenêtres des immeubles depuis le Brexit. « Le Brexit perturbe beaucoup les gens », croit savoir cet enseignant en école primaire. Bien plus encore que les tensions liées à la crise migratoire : « Celle-ci est derrière nous » dit-il, même s'il craint que la perception en soit différente dans l'ex-Allemagne de l'Est où les sondages prédisent une nouvelle percée de l'extrême droite. « Dans notre région frontalière avec la France il serait difficile d'être europhobe, ne serait-ce qu'en raison de la liberté de circuler que l'Europe nous a amenée », indique Winfried, 64 ans, toutefois critique à l'égard de son pays : « Il faut une autre Union européenne que celle de l'austérité prônée par Mme Merkel », tranche ce militant du parti Die Linke qui, comme son nom l'indique, se situe à gauche, très à gauche même. Infirmière à l'hôpital universitaire, Monika, 54 ans, juge « très grave » le Brexit susceptible selon elle de provoquer jusqu'à l'éclatement de l'Union européenne. « Remettre en question la liberté de circuler ou la monnaie unique serait une catastrophe », considère cette électrice traditionnelle du SPD (socialiste) ou des Grünen (Verts). « Les propositions de ces deux formations sur l'avenir de l'Union détermineront mon choix », dit ainsi cette infirmière qui regrette une campagne atone, morne. Elle en veut pour preuve le peu d'affiches visibles en ville. « On ne peut pas dire que la campagne soit palpitante », confirme Vincent, 51 ans, un Français installé à Fribourg depuis trois ans. Lui aurait par exemple bien vu, soit dans cette ville frontalière, soit en Alsace voisine, « l'organisation d'un débat transfrontalier réunissant des candidats allemands et français ». « Cela aurait été une illustration concrète de l'Europe au quotidien, mais je crois que personne n'y a même songé ».
Concours des villes les plus civiques

Ce doute qui assaille beaucoup d'Allemands quant à l'avenir de l'Union après le séisme du Brexit pourrait amener à un sursaut de participation dimanche 26 mai. Des villes comme Cologne ou Constance ont même lancé un défi à leurs habitants : celui de décrocher la palme du civisme. À Fribourg, les électeurs devraient se déplacer relativement nombreux pour la simple et bonne raison que le scrutin européen est couplé à des élections locales.

En attendant le vote de dimanche, l'agglomération continue de faire valoir son statut de « Fribourg l'européenne ». Dimanche dernier, une manifestation pro-européenne et contre les nationalismes a rassemblé 3 000 participants, dont le maire Martin Horn, sur l'emblématique place de l'ancienne synagogue, un édifice brûlé par les nazis en 1938. Le même jour, à quelques encablures de la ville, à Breisach, sur le Rhin, s'est disputée la « Run for Europe », une course à pied entre Allemagne et France. Comme lors du marathon de Fribourg, 600 sportifs ont, là aussi, couru sous la bannière bleue étoilée tandis que le maire de cette localité, Oliver Rein (CDU), rappelait combien sa commune avait contribué à l'émergence de l'idée européenne : « En 1950, cinq ans à peine après la fin de la deuxième guerre mondiale, lors d'une consultation locale, la population s'était prononcée à plus de 80 % pour l'abolition des frontières nationales en Europe ».
À Fribourg-en-Brisgau,Julien Steinhauser

 

 
 

 

EDITORIAL : Un débat binaire

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 05:41:20

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EDITORIAL : Un débat binaire
 

 
Malgré la présence de 34 listes aux élections européennes de ce dimanche, la course en tête côté français se joue entre la liste Loiseau (La République en marche) et la liste Bardella (RN).

Ce n'est pas seulement la réédition du scrutin présidentiel de 2017 : les priorités de ces deux listes sont si opposées qu'on est au coeur du sujet, l'avenir de l'Union européenne.

Cette posture de duel a été accentuée par l'implication personnelle d'Emmanuel Macron. Le chef de l'État a solennisé un choix binaire : d'un côté Nathalie Loiseau, qui milite pour l'entente intra-européenne, de l'autre Jordan Bardella, qui croit au mirage nationaliste.

Le président a tout intérêt à se mettre en avant. Qu'il ait ou non mouillé sa chemise, il sera fragilisé par un éventuel mauvais classement de Nathalie Loiseau. Donc autant entrer en lice et partager les applaudissements si la liste conjointe de la République en marche et du Modem finit en tête.

La personnalisation du scrutin a toutefois déplacé le raisonnement. Macron s'est concentré sur l'épouvantail Bardella. Du même coup, il est apparu sur la défensive, posture moins glorieuse que de se poser en chantre de l'Europe face à une chancelière allemande en perte de vitesse.

La schématisation des arguments a rétréci le débat. Le combat rapproché et le marquage à la culotte ont monopolisé la fin de campagne (Bardella ciblant pareillement Macron au risque de réduire le scrutin européen en référendum franco-français).

La victoire se jouera à l'arraché, étant entendu que l'écart en suffrages exprimés ne comptera pas moins que l'écart en nombre de sièges. C'est la règle de tout scrutin régi par la proportionnelle.

Il est interdit de finasser. Dimanche, il faudra se déclarer d'emblée : ne pas oublier que la composition du Parlement de Strasbourg se jouera en un seul vote, contrairement aux scrutins majoritaires à deux tours dont nous avons davantage l'habitude.

 

 
 

 

Élections européennes On vote ce dimanche 26 mai : Chronique d'une drôle de campagne

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 05:46:57

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Élections européennes On vote ce dimanche 26 mai
Élections européennes On vote ce dimanche 26 mai : Chronique d'une drôle de campagne
L'élection d'Emmanuel Macron voilà deux ans n'épargne pas la campagne électorale des européennes qui s'achève demain soir à minuit. Cette recomposition perturbe autant les partis que les électeurs, et favorise les contorsions politiques.

 
Les bureaux de vote seront ouverts ce dimanche de 8 h à 18 h, sauf à Strasbourg où ils fermeront à 20 h.
La présidentielle et les législatives n'étaient qu'une galéjade à côté de ces élections européennes. « C'est la campagne la plus complexe et la plus éprouvante que j'ai eue à mener. » Le constat de ce cadre bas-rhinois d'En marche peut être partagé avec l'ensemble des partis en lice pour ce premier scrutin intermédiaire du mandat d'Emmanuel Macron. D'où l'intérêt d'en comprendre les singularités et les coulisses avant le vote de dimanche.

DES PARTIS EN CHARPIE. Affaiblis par le séisme de 2017, les partis traditionnels ont eu du mal à mobiliser leurs troupes dans une campagne peu lisible, lointaine et étouffée par le duel Rassemblement national-La République en marche. Dans ce contexte, seules les bases militantes expérimentées ont tiré leur épingle du jeu en étant très présentes sur le terrain, à commencer par La France insoumise et Les Républicains.

L'ALSACE, TERRE DE GRANDS PASSAGES. Les principales formations politiques ont organisé des meetings en Alsace, passage plus ou moins obligé pour le symbole. Ces événements ont peu mobilisé. Ni Les Républicains ni La République en marche n'ont fait le plein, malgré la mobilisation de têtes d'affiche telles que Laurent Wauquiez et Édouard Philippe. Par prudence, la liste Envie d'Europe (PS-Place publique) de Raphaël Glucksmann a préféré transformer sa réunion publique en apéritif.

PSYCHODRAME AU PS. Pour beaucoup de socialistes, la rétrogradation de la Strasbourgeoise Pernelle Richardot en 12e position sur la liste Glucksmann renvoie à l'éviction de Catherine Trautmann de la liste PS en 2014. Ce choix n'a pas été sans conséquence sur la motivation des troupes socialistes à faire campagne.

LA BATAILLE DU SIÈGE. Elle s'est immiscée dans la campagne, mais pas au même niveau ni même moment pour les listes. La liste Glucksmann assure dans son programme que le siège à Strasbourg « n'est pas négociable ». Le point n° 28 du programme de la liste de François-Xavier Bellamy (Les Républicains) entend « faire de Strasbourg le siège unique du Parlement européen ». Le programme de la liste de Manon Aubry (La France insoumise) contient une ligne : « Défendre le siège du Parlement européen à Strasbourg ». Pas un mot dans les programmes des autres listes, la liste Renaissance de Nathalie Loiseau ayant décidé de lancer sur le tard une pétition pour le « maintien du siège du Parlement européen à Strasbourg » qui affichait jeudi après-midi 10 151 signatures.

LA SALADE STRASBOURGEOISE. La 7e place de la sénatrice strasbourgeoise Fabienne Keller (Agir) sur la liste Renaissance face à la 29e place attribuée à l'adjointe de Roland Ries, Nawel Rafik-Elmrini (LaREM), n'a fait que semer le trouble au sein d'une municipalité déjà bien secouée par l'affaire de l'arrêté anti-mendicité. Cette recomposition électorale a donné lieu à des numéros d'équilibriste : l'appui de Roland Ries (PS) à ses adjointes Richardot et Rafik-Elmrini, candidates sur des listes concurrentes ; le soutien d'Alain Fontanel à Fabienne Keller, farouche opposante de la majorité municipale ; le soutien à la liste Renaissance d'Yves Bur, ancien député UMP, maire de Lingolsheim et 2e vice-président du président socialiste de l'Eurométropole. Roland Ries a fini par préciser qu'il souhaitait que la liste Envie d'Europe « fasse le meilleur score possible ».

LES ÉLUES POTENTIELLES. Une cinquantaine de candidats et de candidates alsacien(ne)s figurent sur les 34 listes, la plupart en position non-éligible. Compte tenu des placements et des dernières intentions de vote, trois Alsaciennes sont assurées, sauf tremblement de terre électoral, de rentrer au Parlement européen le 2 juin prochain. Il s'agit, par ordre alphabétique, de la conseillère régionale Virginie Joron, 8e sur la liste du Rassemblement national, de l'eurodéputée sortante Anne Sander, 8e sur la liste Les Républicains et de la sénatrice Fabienne Keller, 7e sur la liste LaREM-MoDem-Agir.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Chronique d'une drôle de campagne

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 06:32:31

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Chronique d'une drôle de campagne
 

 
Les bureaux de vote seront ouverts ce dimanche de 8 h à 18 h, sauf à Strasbourg où ils fermeront à 20 h. Photo DNA/Jean Francois Badias
La présidentielle et les législatives n'étaient qu'une galéjade à côté de ces élections européennes. « C'est la campagne la plus complexe et la plus éprouvante que j'ai eue à mener. » Le constat de ce cadre bas-rhinois d'En Marche peut être partagé avec l'ensemble des partis en lice pour ce premier scrutin intermédiaire du mandat d'Emmanuel Macron. D'où l'intérêt d'en comprendre les singularités et les coulisses avant le vote de dimanche.

DES PARTIS EN CHARPIE. Affaiblis par le séisme de 2017, les partis traditionnels ont eu du mal à mobiliser leurs troupes dans une campagne peu lisible, lointaine et étouffée par le duel Rassemblement national-La République en marche. Dans ce contexte, seules les bases militantes expérimentées ont tiré leur épingle du jeu en étant très présentes sur le terrain, à commencer par la France insoumise et les Républicains.

L'ALSACE, TERRE DE GRANDS PASSAGES. Les principales formations politiques ont organisé des meetings en Alsace, passage plus ou moins obligé pour le symbole. Ces événements ont peu mobilisé. Ni les Républicains ni La République en marche n'ont fait le plein malgré la mobilisation de têtes d'affiche telles que Laurent Wauquiez et Édouard Philippe. Par prudence, la liste Envie d'Europe (PS-Place publique) de Raphaël Glucksmann a préféré transformer sa réunion publique en apéritif.

PSYCHODRAME AU PS. Pour beaucoup de socialistes, la rétrogradation de la Strasbourgeoise Pernelle Richardot en 12e position sur la liste Glucksmann renvoie à l'éviction de Catherine Trautmann de la liste PS en 2014. Ce choix n'a pas été sans conséquence sur la motivation des troupes socialistes à faire campagne.

LA BATAILLE DU SIÈGE. Elle s'est immiscée dans la campagne, mais pas au même niveau ni même moment pour les listes. La liste Glucksmann assure dans son programme que le siège à Strasbourg « n'est pas négociable ». Le point n° 28 du programme de la liste de François-Xavier Bellamy (Les Républicains) entend « faire de Strasbourg le siège unique du Parlement européen ». Le programme de la liste de Manon Aubry (La France insoumise) contient une ligne : « Défendre le siège du Parlement européen à Strasbourg ». Pas un mot dans les programmes des autres listes, la liste Renaissance de Nathalie Loiseau ayant décidé de lancer sur le tard une pétition pour le « maintien du siège du Parlement européen à Strasbourg » qui affichait jeudi après-midi 10 151 signatures.

LA SALADE STRASBOURGEOISE. La 7e place de la sénatrice strasbourgeoise Fabienne Keller (Agir) sur la liste Renaissance face à la 29e place attribuée à l'adjointe de Roland Ries, Nawel Rafik-Elmrini (LaREM), n'a fait que semer le trouble au sein d'une municipalité déjà bien secouée par l'affaire de l'arrêté anti-mendicité. Cette recomposition électorale a donné lieu à des numéros d'équilibriste : l'appui de Roland Ries (PS) à ses adjointes Richardot et Rafik-Elmrini, candidates sur des listes concurrentes ; le soutien d'Alain Fontanel à Fabienne Keller, farouche opposante de la majorité municipale ; le soutien à la liste Renaissance d'Yves Bur, ancien député UMP, maire de Lingolsheim et 2e vice-président du président socialiste de l'Eurométropole. Roland Ries a fini par préciser qu'il souhaitait que liste Envie d'Europe « fasse le meilleur score possible ».

LES ÉLUES POTENTIELLES. Une cinquantaine de candidats et de candidates alsacien (ne) s figurent sur les 34 listes, la plupart en position non-éligible. Compte tenu des placements et des dernières intentions de vote, trois alsaciennes sont assurées, sauf tremblement de terre électoral, de rentrer au Parlement européen le 2 juin prochain. Il s'agit, par ordre alphabétique, de la conseillère régionale Virginie Joron, 8e sur la liste du Rassemblement national, de l'eurodéputée sortante Anne Sander, 8e sur la liste Les Républicains, et de la sénatrice Fabienne Keller, 7e sur la liste LaREM-MoDem-Agir.
Franck BUCHY

 

 
 

Les PV ne sauteront pas avec la réforme des 80 km/h

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 05:40:12

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Automobile Législation
Les PV ne sauteront pas avec la réforme des 80 km/h
Un avocat médiatique prétend que les contraventions pour excès de vitesse sur les routes à 80 km/h repassant à 90 km/h pourront être annulées. La Délégation à la sécurité routière a démenti, jurisprudence à l'appui.
 

 
Un assouplissement de la législation limitant la vitesse sur les routes à 80 km/h est à prévoir.
Des milliers de conducteurs flashés à plus de 80 km/h ont pu croire qu'ils allaient pouvoir faire sauter leurs PV à la suite de la réforme de la limitation de vitesse annoncée par le gouvernement. Depuis quelques jours, Rémy Josseaume, un avocat spécialisé dans la défense des automobilistes affirme que ceux qui contestent l'infraction pourront échapper à l'amende et au retrait de points éventuel si l'excès de vitesse a eu lieu sur une route qui repasse à 90 km/h.

La semaine dernière, Édouard Philippe a fait marche arrière en ouvrant la voie à un assouplissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les 400 000 kilomètres de routes secondaires. Les députés ont voté en commission un amendement à la loi d'orientation des mobilités pour laisser aux départements la possibilité de déroger localement à cette mesure très impopulaire.

La responsabilité sera laissée aux présidents de conseils départementaux. Ils devront choisir les tronçons de route où ils jugent que le retour aux 90 km/h ne sera pas facteur d'accidents. Une cinquantaine d'entre eux se sont déjà déclarés prêts à user de ce pouvoir.
Une jurisprudence de 2006

Il faudra toutefois attendre l'adoption définitive de la loi mobilités, probablement cet été, pour que cette mesure entre en vigueur. « Vous pourrez demander au juge l'application de la loi qui vous est le plus favorable. La loi la plus douce est rétroactive », affirme l'avocat, habitué des plateaux télé. Il incite donc les conducteurs à contester leurs contraventions, dans l'espoir que la limitation de vitesse repasse un jour à 90 km/h. Le juriste rappelle qu'il ne sera pas possible de faire sauter les PV déjà payés, ni ceux pour lesquels la justice a statué définitivement.

Mais l'avocat qui s'est fait une belle publicité fait fausse route. L'espoir des automobilistes verbalisés a été douché ce jeudi après-midi par la Délégation à la sécurité routière, qui oppose un démenti formel à son analyse juridique.

« La loi sanctionne en tant que tel le fait de ne pas respecter la limitation de vitesse en vigueur. Le fait que la vitesse puisse être augmentée n'a donc aucun impact », explique cet organisme public qui met en garde sur le risque de ne pas payer une contravention dans l'espoir d'une annulation « qui n'interviendra pas ».

La Délégation à la sécurité routière s'appuie sur une jurisprudence de la Cour de cassation. En 2006, la plus haute juridiction française a débouté un automobiliste qui contestait un PV de 45 euros à la suite d'une modification d'une limitation de vitesse intervenue entre le jour de l'infraction et la date du jugement. « Lorsqu'une disposition législative, support légal d'une incrimination, demeure en vigueur, l'abrogation de textes réglementaires pris pour son application n'a aucun effet rétroactif et les faits commis et poursuivis avant cette abrogation sont toujours punissables », rappelle le jugement confirmé par la Cour de cassation.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Économie La loi Pacte promulguée

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 06:34:48

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Économie La loi Pacte promulguée

La loi Pacte sur la croissance des entreprises, prévoyant notamment la privatisation du gestionnaire des aéroports de Paris ADP, a été promulguée au Journal officiel jeudi. La semaine dernière, le Conseil constitutionnel avait rejeté les arguments des opposants à la privatisation d'ADP, estimant que le gestionnaire des aéroports de Paris n'était pas en situation de monopole. Une procédure de référendum d'initiative partagée est néanmoins engagée contre la vente d'ADP.
Social Les personnels des crèches dans la rue

« Les enfants ne sont pas du bétail ! » : des milliers de professionnels de la petite enfance ont une nouvelle fois manifesté jeudi dans plusieurs villes en France contre une réforme des normes encadrant l'accueil des tout-petits dans les crèches. Cette réforme - que le gouvernement doit mener par ordonnances dans les mois à venir, et dont les modalités précises font encore l'objet d'une concertation -, vise à simplifier le cadre normatif pour encourager la création de nouvelles places en crèches.
Informatique Près d'un quart des internautes regardent des programmes piratés en direct

Du foot à gogo, des émissions de tous les continents sans restriction... Près d'un quart des internautes français regardent des programmes TV en direct via des services illégaux selon une étude de l'Hadopi, de quoi donner des sueurs froides aux chaînes payantes.
ANIMAUX Une plateforme contre l'abandon

La Fondation 30 millions d'amis a lancé jeudi une plateforme dédiée aux vacances avec ses animaux, www.nosvacancesentreamis.com, la première du genre, avec de nombreux conseils personnalisés et astuces pour lutter contre les abandons durant la période estivale. « C'est la première plateforme dédiée aux vacances des animaux. On a toujours voulu aider les gens à partir en vacances car c'est aussi la solution pour lutter contre l'abandon », confie Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 millions d'amis.

 

 
 

L'offensive verte du gouvernement

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 05:43:21

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Environnement Politique
L'offensive verte du gouvernement
À seulement trois jours des européennes, le gouvernement a affiché sa détermination à agir en faveur de l'environnement. Emmanuel Macron a réuni le premier Conseil de défense écologique. Principale annonce, l'arrêt du très contesté projet Montagne d'Or, en Guyane.
 

 
En ouvrant le CDE en présence de 13 ministres, Emmanuel Macron a affirmé : « Sur l'écologie, le temps n'est plus à la parole ».
« Nous devons aller plus vite et plus loin », a déclaré Edouard Philippe à la sortie du premier Conseil de défense écologique, réuni jeudi à l'Élysée. La phrase du Premier ministre peut se lire comme une déclaration d'intention. D'autres y verront un aveu.

En tout cas, à trois jours des élections européennes, le gouvernement a mis en scène sa détermination sur ce sujet. Pas moins de treize ministres étaient réunis autour du chef de l'État. « Toutes les politiques publiques doivent être irriguées par cette préoccupation et intégrer les logiques de préservation du climat », a ajouté Édouard Philippe.
« Zéro artificialisation »et budget vert

Seule mesure emblématique annoncée, l'arrêt définitif du projet Montagne d'Or en Guyane, qui prévoyait une immense mine d'or à ciel ouvert, devenu un point de fixation des défenseurs de l'environnement. « Le projet Montagne d'Or ne se fera pas », a tranché le ministre de la Transition écologique, François de Rugy. Par ailleurs, une réforme du Code minier imposant des contraintes environnementales aux projets miniers devrait être présentée en décembre.

François de Rugy a aussi annoncé la mise en place d'un observatoire de l'artificialisation des sols en vue d'un calendrier pour aller vers le « zéro artificialisation » et le lancement d'études pour la consigne des emballages plastique et aluminium.

Le gouvernement va également mettre en oeuvre une « démarche de budget vert » en évaluant ses décisions budgétaires au regard des engagements environnementaux. Selon lui, le « déficit d'investissement vert » est de l'ordre de 20 milliards d'euros par an.

Edouard Philippe a en outre annoncé de nouveaux prêts de la Banque des territoires aux collectivités à hauteur de trois milliards d'euros pour financer des projets de mobilité du quotidien et une hausse d'un milliard d'euros des prêts dédiés à la rénovation énergétique des logements sociaux. Annoncé le 25 avril dans le cadre des mesures post-grand débat, le CDE, présenté comme « l'outil décisionnel ultime », se réunira de nouveau à la mi-juillet.
« Coups de com »

Emmanuel Macron est régulièrement accusé par ses détracteurs de tenir de grands discours sur l'écologie, ponctués de slogans comme son « Make our planet great again », sans qu'ils soient suivis d'effet. De plus, l'environnement est devenu l'un des principaux sujets de bataille à l'approche du scrutin de dimanche. « Encore une réunion pour rien ! », a ainsi cinglé Jean-Luc Mélenchon, leader des Insoumis. « Macron pense que tous les problèmes se règlent avec des coups de com. » Greenpeace a dit peu ou prou la même chose : « Ce Conseil de défense ne sert à rien d'autre qu'à brasser de l'air ».

En réponse, Edouard Philipe s'est défendu : « Nous en parlons, ils nous critiquent, nous n'en parlerions pas, on nous critiquerait ».

 

 
 

 

Affichage : la politique du vide

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 06:30:25

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Affichage : la politique du vide
 

 
Les panneaux de la Montagne-Verte à Colmar sont presque vides. Photo DNA/Valérie Freund
Depuis le 13 mai, toutes les communes de France sont tenues de mettre à disposition suffisamment de panneaux pour permettre aux 34 listes en lice pour les élections européennes d'y apposer une affiche.

Cependant, on constate que l'effort des communes est un peu vain. Même dans les lieux les plus centraux de Colmar, comme la façade de l'hôtel de ville, rue des Clefs, moins de la moitié (16 sur 34) des panneaux accueille un affichage. Sur l'axe très passant de l'avenue de Gaulle à Wintzenheim, on en dénombre 12 sur 34, soit un peu plus d'un tiers. Sans surprise, dans des villages plus reculés, comme Mittlach ou Sondernach, on en compte moins de dix.

Mais étonnamment, c'est sur les panneaux de la Montagne-Verte, à Colmar, face au gymnase éponyme, que l'on en a compté le moins : seules deux listes se tirent la bourre sur toute cette rangée de panneaux métalliques : celles de François Asselineau et de Yannick Jadot.

Manque de moyens pour imprimer les affiches ou de militants pour les placarder, les candidats ont leurs raisons de ne pas s'afficher.

Les communes, quant à elles, sont redevables d'un comptage précis à la préfecture.
V.F.

 

 
 

Unser Land appelle à voter EELV

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 06:11:26

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Unser Land appelle à voter EELV
 

 
Dans un communiqué de presse diffusé mercredi, le parti régionaliste Unser Land (UL) appelle à voter ce dimanche 26 mai pour la liste européenne présentée par Europe écologie-Les Verts (EELV). Motif invoqué : « Les idées de fédéralisme, d'autonomie des régions, de subsidiarité et de respect des minorités linguistiques [...] seront représentées [...] par les candidats de Régions et Peuples solidaires (R & PS), fédération dont Unser Land est l'un des membres les plus importants. Parmi ces candidats, François Alfonsi, membre du Partitu di a Nazione Corsa, est éligible. » De fait, M. Alfonsi figure en 9e position sur la liste EELV conduite par Yannick Jadot. « Unser Land appelle donc à voter pour cette liste, pour la défense de notre Heimet et des autres minorités nationales de France au parlement européen », conclut le communiqué, signé du président d'UL, Jean-Georges Trouillet. E.D.

ÉLECTIONS européennes Dans l'isoloir pour la toute première fois : Coup de jeune sur le vote

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 06:04:19

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ÉLECTIONS européennes Dans l'isoloir pour la toute première fois
ÉLECTIONS européennes Dans l'isoloir pour la toute première fois : Coup de jeune sur le vote
Ils ont 18 ans et glisseront pour la toute première fois un bulletin de vote dans l'urne, dimanche 26 mai, à l'occasiondu scrutin européen. Six lycéens colmariens partagent leurs motivations, leur vision de l'Europe et leurs craintes.

 
Dimanche, Emma, Anabelle, Nicolas, Honoré, Martin et Joshua (de gauche à droite), voteront pour la première fois à l'occasion des élections européennes. Les six lycéens prennent ce vote très au sérieux mais aimeraient que les politiques prennent en compte leurs aspirations écologiques.
Anabelle Ginez et Emma Boehly connaîtront le frisson de l'isoloir pour la toute première fois lors des élections européennes (*).

Dimanche 26 mai, les Colmariennes de 18 ans, en filière franco-allemande au lycée Bartholdi, devront accorder leur confiance à un candidat. Le soir, elles regarderont avec appréhension les résultats à la télévision. Les jeunes filles prennent ce vote très au sérieux. « Nous sommes la nouvelle génération, l'Europe c'est notre avenir », affirme Emma. « C'est important de montrer qu'on s'engage pour que les parlementaires proposent des réformes en faveur de la jeunesse », ajoute Anabelle.

Les réactions d'Honoré Suhner et Joshua Debarnot, également primo-votants, confirment un réel intérêt pour le scrutin européen. « En exprimant notre avis, on peut changer les choses », assure Joshua, en terminale S. « Si on ne vote pas, on ne pourra pas critiquer les décisions qui seront prises », renchérit Honoré, en section ES.

Un discours europhile qui ferait presque oublier que, selon un récent sondage Ifop, 68 % des 18 à 24 ans affichent leur désintérêt pour la campagne. Sans oublier la précédente échéance européenne où seulement 24 % des 18 à 24 ans se sont déplacés aux urnes.
Le virage populiste dans plusieurs États membres les inquiète

Anabelle reconnaît qu'elle a plein d'amis qui n'iront pas voter. « Ça ne les intéresse pas, l'Union européenne leur paraît lointaine et compliquée, ils ne font pas le lien entre l'acte de voter et en quoi l'Europe peut changer nos vies », regrette la lycéenne, qui participe également au Parlement européen des jeunes à Strasbourg. « On n'entend pas assez parler d'Europe, les infos sont compliquées à trouver, mêmes les candidats sont méconnus, déplore Nicolas Le Moine, en cursus franco-allemand. Il faudrait plus d'éducation civique pour améliorer nos connaissances ». Les lycéens analysent de différentes manières le désintérêt de leurs camarades : « Mélange des enjeux européens et nationaux », « préjugés à l'égard du Parlement ».

L'Europe, ils y croient, mais ils ont peur. Le virage populiste dans plusieurs États membres les inquiète, la volonté des Britanniques de quitter l'Union européenne également. Le Rassemblement national, donné en tête des intentions de vote des jeunes, en effraie carrément certains. « Il faut prendre conscience du danger nationaliste et de la fin de l'Europe telle que nous la connaissons, s'alarme Emma. L'Europe de la libre circulation, du programme Erasmus dont nous disposons depuis la naissance, n'est pas acquise. » À ses côtés, Honoré comprend la perte de confiance de la jeunesse européenne dans l'Union : « Touchée de plein fouet par le chômage, elle a l'impression que ses aspirations ne sont pas prises en compte par les politiques ».
Mesures insuffisantespour la jeunesse

À quoi rêvent les six lycéens de Bartholdi ? Quel est leur regard sur l'Union européenne ? Ils se sentent tous européens et jugent que l'Union est une « bonne chose » pour la France. Fédéralistes, ils réclament davantage d'intégration. « Mais les institutions ne sont pas assez démocratiques et les lobbies ont un poids trop important », nuance Honoré.

Hormis Erasmus, ils jugent les avancées de l'Europe en faveur de la jeunesse bien timides. « Il faut un Erasmus pour tous, c'est un super outil pour penser une Europe unie », défend Emma. « Harmoniser le système d'éducation et renforcer l'apprentissage des langues dès le plus jeune âge », propose Martin Schaal, en filière franco-allemande.

L'environnement, c'est l'autre sujet majeur pour les six lycéens qui réclament une Europe à l'avant-garde sur ces questions. Les différentes formations politiques hexagonales, qui misent sur l'écologie, les laissent de marbre. « C'est purement opportuniste, toutes les listes y vont de leur petite mesure écologique pour nous attirer suite à la grève pour le climat », commente Martin. Entre espoir et réalisme, les six lycéens s'interrogent : l'élan des jeunes pour lutter contre le réchauffement climatique se prolongera-t-il dans les urnes dimanche ?
MARINE ERNOULT (*) Tous les bureaux de vote seront ouverts de 8 h à 18 h, sauf à Strasbourg de 8 h à 20 h.

(*) Tous les bureaux de vote seront ouverts de 8 h à 18 h, sauf à Strasbourg de 8 h à 20 h.

 
 

 

Élections EuropÉennes : La fin d'un handicap

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 05:48:07

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Élections EuropÉennes
Élections EuropÉennes : La fin d'un handicap

 
Hervé Perrin votera dimanche à Colmar.
Le droit de vote vient d'être pleinement reconnu aux Alsaciens en situation de handicap mental sous tutelle. À l'approche des élections européennes, les associations les sensibilisent à la citoyenneté et les accompagnent dans l'exercice de leur droit de vote.

Des centaines d'Alsaciens en situation de handicap mental sous tutelle viennent de regagner leur droit de vote, et pourront ainsi participer aux élections européennes, le 26 mai.

Une évolution due à la loi justice, promulguée le 25 mars 2019. Un juge ne peut plus retirer aux majeurs protégés le droit de vote et ceux qui en avaient été privés le retrouvent automatiquement. Seule obligation, s'être inscrit sur les listes électorales avant le 16 mai.
Informer le public

« Cela met fin à des années de discrimination », réagit Jean-Christophe Chemin, ouvrier au sein de l'établissement et services d'aide par le travail (Esat) géré par l'association Les Papillons Blancs d'Alsace. « Voter est un droit essentiel pour être reconnu comme citoyen, se faire entendre et faire partie de la société », ajoute le quinquagénaire.

L'enjeu est désormais d'informer le public concerné de ses nouveaux droits, mais aussi de l'aider à saisir les tenants et les aboutissants du scrutin. L'association a ainsi organisé des réunions d'information, réalisé des affiches avec des mots simples et des phrases courtes qu'elle a déployées dans ses différentes structures, centres de travail et foyers. Un film, sous-titré et traduit en langage des signes, a également été mis en ligne. L'objet et l'histoire de l'Union européenne, l'utilité et les modalités du vote, les partis et leurs orientations, toutes les clés d'une élection compliquée sont abordées.

Pour Océane Haller, assistante sociale au sein de l'Esat des Papillons Blancs à Colmar, ce travail pédagogique est essentiel pour faciliter l'exercice de la citoyenneté. « On reste politiquement neutre, notre objectif premier est de faire prendre conscience de leurs droits et devoirs civiques à des adultes qui, pour certains, n'ont jamais été dans un isoloir à 50 ans », explique la jeune femme.

« Les personnes sous tutelle, conscientes de leur handicap, doivent désormais se sentir légitimes à voter, à prendre leur pleine place de citoyen, renchérit Ornella Recchitti, également salariée des Papillons Blancs. Nous travaillons donc sur leur timidité pour qu'ils osent prendre des décisions. » Cette dernière reconnaît que le but n'est pas que tous aillent voter car « ceux qui souffrent d'une déficience trop profonde ne comprennent forcément pas les enjeux. »

Les personnes en situation de handicap mental sont-elles trop peu éduquées, trop fragiles ou instables pour s'exprimer en conscience ? Nicolas Bourcart, président de l'association L'âtre de la Vallée qui héberge et fournit du travail à 35 adultes handicapés à Orbey, combat ces idées reçues. « C'est à l'image du reste de la société, certains sont passionnés, suivent l'actualité et les débats, et d'autres sont des abstentionnistes dans l'âme ».

« Qui n'est pas influencé aujourd'hui par sa famille, ses amis, les réseaux sociaux, les politiciens ? », ajoute Gildas Le Scouëzec, directeur général des Papillons Blancs d'Alsace. Je suis convaincu qu'il s'agit de leur décision, selon leurs moyens de compréhension ».
L'épreuve de l'isoloir

Le jour de l'élection, la situation reste compliquée. L'épreuve de l'isoloir peut se transformer en parcours du combattant. « Une photographie des candidats devrait être imprimée sur des bulletins écrits plus gros », réclame Maria-Dolores Molina, cheffe de service au foyer d'accueil pour travailleurs handicapés, administré par Les Papillons Blancs à Colmar. Chaque année, la responsable organise avec son équipe des élections fictives au sein du foyer: « La mise en situation dans un isoloir permet d'appréhender les gestes les plus simples ».

Les associations appellent plus que jamais l'État et les partis politiques à jouer le jeu. Pour l'heure, parmi les 34 listes candidates aux élections européennes, cinq - LaREM, LFI, PS/Place publique, EELV, Générations - ont informé qu'elles comptaient adapter leurs documents de campagne.
Marine ERNOULT

 

 
 

 

Macron en déplacement privé à la Robertsau

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 06:16:31

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Strasbourg Obsèques de Charles Kohler
Macron en déplacement privé à la Robertsau
Emmanuel Macron a été vu jeudi après-midi à Strasbourg. Le chef de l'État s'est rendu, en visite privée, aux obsèques de Charles Kohler, père d'Alexis Kohler, actuel secrétaire général de l'Élysée, au centre funéraire de la Robertsau.
 

 
Des Strasbourgeois ont fait part, sur les réseaux sociaux, de la visite éclair du président de la République à Strasbourg, jeudi après-midi. Emmanuel Macron s'est rendu au centre funéraire de la Robertsau, où il a pris la parole devant l'assemblée.

Arrivé à 14 h 30 à la Robertsau, le chef de l'État a assisté aux obsèques de Charles Kohler, natif de Colmar, haut fonctionnaire au Conseil de l'Europe. Il s'agit du père d'Alexis Kohler, plus proche collaborateur du président à l'Élysée.

Le président Macron s'est ensuite rendu, vers 16 h, avec la famille au restaurant Le Rouget de L'Isle, avenue de la Marseillaise, indique un proche. Sur le chemin, quelques étudiants tout étonnés de se trouver nez à nez avec le chef de l'État, se sont pris en photo avec lui.

Emmanuel Macron était accompagné par deux ministres : Julien Denormand, en charge de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, chargé de la Ville et du Logement ; ainsi que de Cédric O, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances et du ministre de l'Action et des Comptes publics, chargé du Numérique.

Nos confrères du journal L'Alsace avait fait un portrait du Colmarien d'origine et Strasbourgeois d'adoption, Charles Kohler, en août 2017.
Ph.D.

 

 
 

 

Macron en déplacement privé

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 06:16:41

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Macron en déplacement privé
 

 
Charles Kohler (ici en août 2017) était âgé de 91 ans.

Archives L'Alsace/Jean-Marc Loos

Des Strasbourgeois ont fait part, sur les réseaux sociaux, de la visite éclair du président de la République à Strasbourg, hier après-midi. Emmanuel Macron s'est rendu au centre funéraire de la Robertsau, où il a pris la parole devant l'assemblée.

Arrivé à 14 h 30, le chef de l'État a assisté aux obsèques de Charles Kohler, décédé le 19 mai à l'âge de 91 ans. Ce natif de Colmar, ancien haut fonctionnaire au Conseil de l'Europe, était le père d'Alexis Kohler, plus proche collaborateur du président à l'Élysée.

Emmanuel Macron s'est ensuite rendu, vers 16 h, avec la famille au restaurant Le Rouget de L'Isle, avenue de la Marseillaise, a indiqué un proche. Sur le chemin, quelques étudiants, tout étonnés de se trouver nez à nez avec le chef de l'État, se sont pris en photo avec lui.

Emmanuel Macron était accompagné par deux ministres : Julien Denormand, en charge de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, chargé de la Ville et du Logement ; et Cédric O, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances et du ministre de l'Action et des Comptes publics, chargé du numérique.

En août 2017, Charles Kohler avait raconté, dans L'Alsace, comment il avait échappé à l'incorporation de force, avant de s'engager dans l'armée française, à la Libération.
Ph.D.

 

 
 

grand est Apprentissage CFA : l'inquiétude domine

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 05:50:07

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grand est Apprentissage
grand est Apprentissage CFA : l'inquiétude domine
La Région a convié ce mercredi les patrons des CFA du Grand Est à une réunion à Metz pour faire un point avant l'entrée en vigueur de la réforme qui confie la responsabilité de l'apprentissage aux branches professionnelles au 1 er   janvier 2020.

 
Valérie Debord (au centre), vice-présidente à l'emploi, a soufflé le chaud et le froid.
Quel avenir pour les 98 CFA du Grand Est (surtout présents en Alsace et en Lorraine), leurs 2 000 formations, fréquentées par 40 000 apprentis, à partir du 1er  janvier 2020 ? Une seule certitude : la Région ne disposera plus de la compétence apprentissage (seulement à la marge), qui sera assurée par les branches professionnelles (à partir de la taxe d'apprentissage qui sera collectée par les Urssaf), selon la loi votée en septembre dernier. Mais dont les décrets d'application ne sont pas tous publiés. Ce qui ajoute à l'inquiétude déjà grande de bon nombre de CFA, surtout les petits et ruraux, qui ne dépendent pas clairement d'une branche ou d'une branche peu argentée (artisanat par exemple).
« Les trois prochaines années vont être difficiles »

L'inquiétude, c'est bien le sentiment dominant qui prévalait ce mercredi matin à la réunion des patrons des CFA publics, para-publics et privés du Grand Est, réunis à Metz à l'invitation de la Région pour dresser un bilan depuis 2016, et ébaucher des perspectives en pointillé.

Valérie Debord, vice-présidente à l'emploi, qui les accueillait avec Christine Guillemy, vice-présidente aux lycées, a planté les enjeux en soufflant surtout le froid et un peu le chaud. Le froid : « Les trois prochaines années vont être difficiles. La Région ne pourra plus soutenir des CFA dont elle ne maîtrisera ni la création ni l'offre de formation, mais seulement des formations identifiées comme prioritaires pour notre territoire comme la loi nous en laissera la possibilité ».

Le chaud : selon Valérie Debord, la Région pourra « contribuer à la régulation du nouveau marché concurrentiel de l'apprentissage au sein d'une instance commune avec l'État, dont les rectorats, pour élaborer une carte des formations initiales et continues adaptées aux besoins, de définir des orientations stratégiques, de structurer et d'optimiser les réseaux de lycées (qui abritent ou abriteront des CFA) ». La Région passera des conventions avec les futurs opérateurs de compétences (OPCO), qui remplacent les anciens organismes collecteurs.

« On est dans le flou », déplore le directeur du CFA de l'université de Lorraine. Les représentants des CFA agricoles sont amers et inquiets. « Continuons à travailler ensemble, notamment pour faire bouger la loi en pesant sur les décrets », invite Christine Guillemy.
Philippe RIVET

 

 
 

 

mission locale Plus de 2 000 jeunes accompagnés dans leur recherche d'insertion professionnelle : Coup de pouce pour l'emploi

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 06:07:05

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mission locale Plus de 2 000 jeunes accompagnés dans leur recherche d'insertion professionnelle
mission locale Plus de 2 000 jeunes accompagnés dans leur recherche d'insertion professionnelle : Coup de pouce pour l'emploi
En 2018, la Mission locale du Haut-Rhin Nord a accueilli 2 842 actifs de 16 à 25 ans révolus, soit 66 % du nombre total des jeunes en âge de travailler. Ils ont été 2 102 (dont 283 venus des quartiers prioritaires) à entamer un parcours alternant entretiens individuels et collectifs. Objectif final de l'opération : les guider dans la voie difficile de la formation ou de l'emploi.

 
La découverte du travail en entreprise fait partie du programme. La semaine dernière, quatorze jeunes ont découvert la société colmarienne Rauschmaier. Claude Marbach, conducteur de travaux, leur a expliqué le travail de calorifugeur sur le chantier du nouveau gymnase du Grillenbreit.
Le territoire de la Mission locale du Haut-Rhin Nord Colmar Guebwiller s'étend sur 128 communes. De la région de Ribeauvillé, au nord, à celle d'Ensisheim, au sud, en passant par les localités des bords du Rhin. Son siège est situé rue de la 5e Division-Blindée, à Colmar, mais elle possède deux antennes, l'une, dans le quartier Europe (5a, rue de Zurich), l'autre, à Guebwiller, ainsi que douze permanences. Une implantation géographique qui lui permet d'être au plus proche d'un public qui n'a pas forcément les moyens de se déplacer.
« Inciter les lycéens à ne pas décrocher »

L'an passé, les jeunes ont bénéficié de 17 281 entretiens individuels ou collectifs. « Entre 2016 et 2018, nous avons constaté une baisse des premiers accueils. Aujourd'hui, leur nombre se stabilise voire augmente légèrement. C'est une tendance générale en France ». Depuis l'an dernier, la Mission locale multiplie les initiatives en faveur de la génération Z. « Désormais, on peut s'inscrire sur les réseaux sociaux ou sur internet », précise Christel Laffite-Mayer, directrice de la Mission locale qui est présidée par Céline Wolfs-Murrisch.

2019 verra la rénovation de l'accueil. Réalisés avec le concours financier de la région Grand Est, les travaux contribueront à conférer au lieu une ambiance plus « cocooning ». De nouveaux espaces dédiés au coworking ou au numérique seront aménagés.

En 2015, la mission locale du Haut-Rhin a été choisie pour expérimenter la Garantie Jeunes, ouverte aux 16-25 ans et généralisée sur tout le territoire deux ans plus tard. Christel Laffite-Mayer explique son fonctionnement : « C'est la modalité la plus renforcée dans l'accompagnement. Elle dure douze mois. Le premier mois se déroule en collectif tous les jours, ici ou chez un de nos partenaires. Après, les jeunes suivent au moins un rendez-vous individuel par semaine ».

Les statistiques sont éloquentes : les résultats sont supérieurs aux chiffres enregistrés à l'échelle nationale. Sur les 152 jeunes concernés en 2017/2018, 34, 5 % sont « en sorties positives ». 83 d'entre eux, par exemple, ont trouvé un emploi, essentiellement de courte durée et 47 une formation. « La Garantie Jeunes a été mise en place pour les jeunes en grande précarité. L'objectif est l'emploi, mais aussi leur sécurisation par rapport au logement, à leur vie quotidienne ». Bien souvent, l'accompagnement est aussi social.

L'an passé, la Mission locale a lancé deux nouveaux dispositifs. L'accompagnement approfondi à l'orientation, également financé par la Région, a réuni 75 jeunes. L'initiative pour l'emploi des jeunes, subventionnée par des fonds européens, a facilité l'accès à l'emploi de 55 personnes. Depuis trois mois, une permanence a été installée au lycée Blaise-Pascal, en association avec le centre d'information et d'orientation « afin d'inciter les lycéens à ne plus décrocher ». Une dizaine de jeunes y ont montré de l'intérêt. « L'idée est d'étoffer ce dispositif en le développant sur l'ensemble des lycées professionnels, peut-être privés aussi, ainsi qu'à l'IUT ».

Tous les mois, les personnes accompagnées sont invitées à découvrir différents métiers grâce à des immersions en entreprise, organisées dans le cadre de l'opération Osez votre avenir. « Nous essayons de promouvoir l'alternance car c'est une voie d'excellence ».

La Mission locale compte 27 salariés, des conseillers en insertion professionnelle pour la plupart. « Il serait intéressant de pouvoir travailler avec plus d'éducateurs spécialisés ». Pour l'instant, il n'y en a qu'un seul, intervenant une fois par semaine. À cela s'ajoute le travail effectué dans le quartier Europe avec l'association de prévention spécialisée. La démarche de l'éducateur -entourer les jeunes en grande difficulté- complète parfaitement celle des spécialistes de l'insertion.
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

Autant de garçons que de filles
À la Mission locale, la parité règne. Les garçons sont aussi nombreux que les filles. 53  % des habitués du dispositif ont entre 18 et 21 ans. Sur les 2 102 jeunes accompagnés, 1 564 habitent dans le bassin d'emploi de Colmar et 538 dans celui de Guebwiller. 13,5 % du public accueilli est issu des quartiers prioritaires. 2 144 contrats ont été signés en 2018. 517 personnes ont démarré une formation, qualifiante dans 26 % des cas. Si 72 % des accueillis résident chez leurs parents, 7 % vivent dans des conditions précaires, parfois sans domicile fixe. Certains ont leur permis de conduire (42 %) quand d'autres n'ont aucun moyen de se déplacer (5 %). La part de jeunes sans diplôme s'élève à 41 %. Les autres sont titulaires d'un CAP/BEP (24 %), du bac (30 %) ou sont diplômés de l'enseignement supérieur, BTS et plus (5 %).

À l'issue du parcours, 49 % des jeunes disposent d'un emploi ou d'un contrat en alternance, 21 % d'entre eux se retrouvent en formation. 41 optent pour une mission de service civique.

 

EuroAirport Table ronde sur le développement de l'aéroport : Emplois ou santé, difficile équilibre

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 05:52:34

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EuroAirport Table ronde sur le développement de l'aéroport
EuroAirport Table ronde sur le développement de l'aéroport : Emplois ou santé, difficile équilibre
Sera-t-il possible un jour de concilier les intérêts économiques et ceux des riverains de l'aéroport ? C'était le sujet principal d'une table ronde proposée mardi soir à l'EuroAirport. Et les débats ont montré que ce n'est pas gagné.

 
L'EuroAirport, poumon économique des Trois pays, devrait connaître une forte croissance dans les prochaines années. Aux détriments des riverains et de leur santé, à cause des nuisances sonores et de la pollution de l'air ? C'est un enjeu qui prend de plus en plus d'importance. Pour preuve, a reconnu Kathrin Amacker, présidente d'une Regio Basiliensis coorganisatrice de l'événement, rarement table ronde qu'elle a proposée n'a suscité autant d'intérêt que celle sur les perspectives d'avenir de l'aéroport. Photo
Elle en souriait, mardi soir : Rahel Bäntzinger, parlementaire de Bâle-Campagne et vice-présidente du Schutzverband (association suisse de défense des riverains), était encore étonnée de se retrouver parmi les invités de la table ronde pour débattre de l'avenir de l'EuroAirport. C'est qu'au départ, les associations de riverains n'étaient pas conviées par le trio d'organisateurs, la Regio Basiliensis, Starke Region et la CCI France-Suisse. Il a fallu qu'elles fassent entendre leur voix...
En Suisse, les signaux sont verts pour le co-financement du raccordement ferroviaire

On arguera que les riverains français n'étaient pas représentés directement. Mais Rahel Bäntzinger a loyalement rappelé à plusieurs reprises les exigences communes aux associations des Trois pays : l'interdiction des vols de 23 h à 6 h du matin, la limitation du nombre de mouvements et la modification de certaines trajectoires (boucle ELBEG, etc.).

Le débat devait porter sur les « perspectives économiques, politiques et sociétales » de l'aéroport, ce « poumon régional, tant sur le plan économique que sociétal ».

Il n'y a pas eu de nouveautés côté perspectives économiques. Marion Damann, Landrätin de Lörrach, a évoqué une réunion avec les Alsaciens pour la mise en place d'une ligne de bus de Lörrach à l'EuroAirport, via Haltingen et Saint-Louis, « avec un cadencement d'une heure, sept jours sur sept », dans un premier temps pour trois ans. Un projet déjà évoqué dans nos colonnes.
« Le raccordement va augmenter le trafic de passagers »

Il a beaucoup été question du fameux raccordement ferroviaire de l'EuroAirport. Matthias Suhr, directeur de l'EuroAirport, a rappelé la consultation dans les Trois pays l'an passé. Kathrin Amacker, présidente de la Regio Basiliensis, a souligné les signaux au vert, côté suisse, pour le cofinancement des travaux. L'ensemble des participants a martelé que « le projet de raccordement ferroviaire constitue une contribution majeure et nécessaire afin d'intégrer le site au RER trinational et améliorer son accessibilité. »

La seule voix discordante a été celle de Rahel Bäntzinger, représentant également le parti des Verts - contre le raccordement. « Nous n'en voyons pas les avantages. Mais nous avons une crainte : que le raccordement augmente encore le nombre de passagers et donc de vols. Parce que les aéroports de Zurich et Genève arrivent à saturation et qu'il s'agira de les délester vers Bâle-Mulhouse, qui sera plus facile d'accès avec le train... » Elle a indiqué : « S'il y a des signaux de l'EuroAirport pour une vraie réduction du bruit, alors nous pourrons discuter du train. Mais pas dans les conditions actuelles ! »

La mesure phare mise en avant par l'EuroAirport pour lutter contre les nuisances sonores serait de tester la fin des décollages (plus bruyants) après 23 h. Mais Matthias Suhr a rappelé que son établissement n'était pas seul à décider : « Les autorités doivent approuver ces mesures. Le travail a été lancé. » D'ici deux ans au plus, il devrait y avoir un feu vert de la DGAC (Direction générale de l'aviation civile)...

Côté politiques, Marion Damann (côté allemand) et Christoph Brutschin (conseiller d'État de Bâle-Ville) ont reconnu qu'il y avait un problème de nuisances sonores la nuit. Il n'y avait malheureusement pas d'élus alsaciens sur le podium, le seul représentant étant Gilbert Stimpflin, président de la CCI. Avec les élus allemands et suisses, il a demandé de la patience et espère « de vrais progrès d'ici deux ans ».
L'effet Greta Thunberg

Autre son de cloche, bien sûr, chez Rahel Bäntzinger pour les riverains. « Pourquoi ce repos nocturne est-il possible ailleurs et pas ici ? » Elle souligne : « Je ne suis pas une opposante à l'EAP. Mais il y a aussi la demande légitime des riverains pour la tranquillité. » Il y a, selon elle, des études qui montent que les nuisances nocturnes sont dangereuses pour la santé. Elles ont notamment une incidence sur les maladies cardio-vasculaires et le diabète. « Or des collaborateurs en bonne santé, c'est aussi important pour l'économie ! » Et de conclure : « Je juge une mesure d'après ses résultats. Et jusque-là, aucune mesure proposée par l'EuroAirport n'a permis de réduire les nuisances sonores. Le bruit augmente année après année... »

Et l'avenir plus lointain de l'EuroAirport ? On sait qu'en Suède par exemple, un mouvement prend de l'ampleur, celui de la « honte de prendre l'avion »... Ajoutez-y « l'effet Greta Thunberg », l'état d'urgence climatique proclamé par le Grand conseil du canton de Bâle, etc. Est-ce le début d'un déclin ? Matthias Suhr sourit : « Je peux me poser des questions, à long terme. Mais dans les faits, quand je regarde les chiffres, 2019 devrait voir l'EuroAirport battre un nouveau record. » Il y a loin de la coupe aux lèvres... Il faudra donc, comme le souhaite Kathrin Amacker, poursuivre « le dialogue trinational en toute transparence. » Chiche ?
Jean-Christophe MEYER

 

 
 

 

Euroaiport Emplois ou santé, difficile équilibre

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 06:02:54

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Euroaiport Emplois ou santé, difficile équilibre
 

 
L'EuroAirport, poumon économique des Trois pays, devrait connaître une forte croissance dans les prochaines années. Aux détriments des riverains et de leur santé, à cause des nuisances sonores et de la pollution de l'air ? C'est un enjeu qui prend de plus en plus d'importance. Pour preuve, a reconnu Kathrin Amacker, présidente d'une Regio Basiliensis coorganisatrice de l'événement, rarement table ronde qu'elle a proposée n'a suscité autant d'intérêt que celle sur les perspectives d'avenir de l'aéroport. Photo DNA/Jean-François Ott
Elle en souriait, mardi soir : Rahel Bäntzinger, parlementaire de Bâle-Campagne et vice-présidente du Schutzverband (association suisse de défense des riverains), était encore étonnée de se retrouver parmi les invités de la table ronde pour débattre de l'avenir de l'EuroAirport. C'est qu'au départ, les associations de riverains n'étaient pas conviées par le trio d'organisateurs, la Regio Basiliensis, Starke Region et la CCI France-Suisse. Il a fallu qu'elles fassent entendre leur voix...

On arguera que les riverains français n'étaient pas représentés directement. Mais Rahel Bäntzinger a loyalement rappelé à plusieurs reprises les exigences communes aux associations des Trois pays : l'interdiction des vols de 23 h à 6 h du matin, la limitation du nombre de mouvements et la modification de certaines trajectoires (boucle ELBEG, etc.).
Des bus depuis Lörrach en projet

Le débat devait porter sur les « perspectives économiques, politiques et sociétales » de l'aéroport, ce « poumon régional, tant sur le plan économique que sociétal ». Il n'y a pas eu de nouveautés côté perspectives économiques. Marion Damann, Landrätin de Lörrach, a évoqué une réunion avec les Alsaciens pour la mise en place d'une ligne de bus de Lörrach à l'EuroAirport, via Haltingen et Saint-Louis, « avec un cadencement d'une heure, sept jours sur sept », dans un premier temps pour trois ans. Un projet déjà évoqué dans nos colonnes.

Il a beaucoup été question du fameux raccordement ferroviaire de l'EuroAirport. Matthias Suhr, directeur de l'EuroAirport, a rappelé la consultation dans les Trois pays l'an passé. Kathrin Amacker, présidente de la Regio Basiliensis, a souligné les signaux au vert, côté suisse, pour le cofinancement des travaux. L'ensemble des participants a martelé que « le projet de raccordement ferroviaire constitue une contribution majeure et nécessaire afin d'intégrer le site au RER trinational et améliorer son accessibilité. »
Raccordement ferroviaire : encore plus de vols ?

La seule voix discordante a été celle de Rahel Bäntzinger, représentant également le parti des Verts - contre le raccordement. « Nous n'en voyons pas les avantages. Mais nous avons une crainte : que le raccordement augmente encore le nombre de passagers et donc de vols. Parce que les aéroports de Zurich et Genève arrivent à saturation et qu'il s'agira de les délester vers Bâle-Mulhouse, qui sera plus facile d'accès avec le train... » Elle a indiqué : « S'il y a des signaux de l'EuroAirport pour une vraie réduction du bruit, alors nous pourrons discuter du train. Mais pas dans les conditions actuelles ! »

La mesure phare mise en avant par l'EuroAirport pour lutter contre les nuisances sonores serait de tester la fin des décollages (plus bruyants) après 23 h. Mais Matthias Suhr a rappelé que son établissement n'était pas seul à décider : « Les autorités doivent approuver ces mesures. Le travail a été lancé. » D'ici deux ans au plus, il devrait y avoir un feu vert de la DGAC (Direction générale de l'aviation civile)...

Côté politiques, Marion Damann (côté allemand) et Christoph Brutschin (conseiller d'État de Bâle-Ville) ont reconnu qu'il y avait un problème de nuisances sonores la nuit. Il n'y avait malheureusement pas d'élus alsaciens sur le podium, le seul représentant étant Gilbert Stimpflin, président de la CCI. Avec les élus allemands et suisses, il a demandé de la patience et espère « de vrais progrès d'ici deux ans ».
« Aucune mesure contre le bruit proposée par l'EuroAirport efficace jusqu'ici »

Autre son de cloche, bien sûr, chez Rahel Bäntzinger pour les riverains. « Pourquoi ce repos nocturne est-il possible ailleurs et pas ici ? » Elle souligne : « Je ne suis pas une opposante à l'EAP. Mais il y a aussi la demande légitime des riverains pour la tranquillité. » Il y a, selon elle, des études qui montrent que les nuisances nocturnes sont dangereuses pour la santé. Elles ont notamment une incidence sur les maladies cardio-vasculaires et le diabète. « Or des collaborateurs en bonne santé, c'est aussi important pour l'économie ! » Et de conclure : « Je juge une mesure d'après ses résultats. Et jusque-là, aucune mesure proposée par l'EuroAirport n'a permis de réduire les nuisances sonores. Le bruit augmente année après année... »

Et l'avenir plus lointain de l'EuroAirport ? On sait qu'en Suède par exemple, un mouvement prend de l'ampleur, celui de la « honte de prendre l'avion »... Ajoutez-y « l'effet Greta Thunberg », l'état d'urgence climatique proclamé par le Grand conseil du canton de Bâle, etc. Est-ce le début d'un déclin ? Matthias Suhr sourit : « Je peux me poser des questions, à long terme. Mais dans les faits, quand je regarde les chiffres, 2019 devrait voir l'EuroAirport battre un nouveau record. » Il y a loin de la coupe aux lèvres... Il faudra donc, comme le souhaite Kathrin Amacker, poursuivre « le dialogue trinational en toute transparence. » Chiche ?
Jean-Christophe MEYER

 

 
 

Manurhin : l'avenir en pointillé

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 06:12:14

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Manurhin : l'avenir en pointillé
 

 
Manurhin, désormais dénommée Manufacture du Haut-Rhin, n'est plus le leader mondial dans la conception de biens d'équipement de cartoucherie, puisque la production de l'entreprise mulhousienne est arrêtée depuis dix mois. Archives L'Alsace/Thierry Gachon
2019 est l'année du centenaire de la création de Manurhin, devenue l'an passé Manufacture du Haut-Rhin à la suite de sa reprise à la barre de la chambre commerciale du tribunal de commerce de Mulhouse par le consortium de la Défense des Émirats Arabes Unis, Edic. Mais si le passé a été riche et complexe, le présent et le futur sont des plus incertains pour la société haut-rhinoise, qui emploie encore 80 salariés. L'heure n'est pas à la fête pour le fabricant de machines de production de munitions de petit calibre, dont la production est à l'arrêt depuis près d'un an. En fait, les nuages s'accumulent.
« Personne ne sait ce qu'ils veulent faire »

Sous l'ère émirati, le plus grand secret entoure le fonctionnement de l'entreprise. Même les élus sont tenus à l'écart, uniquement informés par téléphone qu'« il ne se passe rien », selon l'expression de l'un d'eux. Ce qui est acté, c'est que Marc Laur, le directeur général « de transition », quittera ses fonctions fin juin. Le recrutement de son successeur est d'ailleurs en cours.

Plus surprenant, l'homme qui, à la tête d'Edic, a piloté la reprise est sur le départ. Le Français Luc Vigneron, ancien patron de Thalès et de Giat Industries, n'est plus le PDG du consortium de la Défense émirati. Officiellement, il a fait valoir ses droits à la retraite, quelques mois avant son 65e anniversaire.

« C'est très étonnant. C'est un élément préoccupant de plus », indique un spécialiste de la Défense basé à Paris qui rappelle que « Vigneron était la cheville ouvrière de la reprise ». « A-t-il été viré ? A-t-il démissionné ? Est-ce la conséquence de la situation au Yemen ou en Arabie Saoudite ? C'est difficile de le savoir aujourd'hui. Mais le fait que Manurhin soit entre les mains d'actionnaires basés à 5000 km de Mulhouse, sans connaissances particulières, est inquiétant », ajoute cette source.

Il est en effet acquis que Luc Vigneron sera remplacé à la tête d'Edic par un Emirati. « Aucune machine n'est sortie de l'usine depuis dix mois, aucun nouveau contrat n'a été signé... Certes, l'entreprise est sous perfusion d'Edic, mais personne ne sait ce qu'ils veulent en faire », témoigne un proche du dossier, selon qui « le pavillon de l'actionnaire pose problème ».

Cela est d'autant plus probable que le gouvernement est embarrassé par les révélations sur l'utilisation d'armes françaises par l'Arabie Saoudite au Yemen. Pourtant, c'est bien avec l'aval du ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, que Manurhin a été liquidée pour être offerte sur un plateau au consortium des Émirats Arabes Unis. « Edic veut-il fermer Mulhouse ? Délocaliser ? Les 10 MEUR d'investissement promis et les 25 MEUR de compte courant vont vite être engloutis si l'entreprise ne produit pas. Que reste-t-il, d'ailleurs, des 100 MEUR du carnet de commandes de l'été 2018 ? », interroge encore le spécialiste de la Défense.
Des salariés inquiets

Tandis que les analystes réclament l'anonymat, les représentants des salariés, eux, restent silencieux. Nathalie Zettel, déléguée syndicale CGT, fait exception. « Personne ne sait à quelle sauce on va être mangés. En principe, mardi prochain, notre direction devrait rencontrer le successeur de Luc Vigneron. Nous sommes très inquiets pour le futur de l'entreprise », reconnaît Mme Zettel.

Marc Laur, le directeur général de transition, n'a pas souhaité répondre aux questions de L'Alsace ce jeudi. Tout juste a-t-il confirmé la fin du chômage partiel pour la quarantaine de salariés du montage. Lesquels reviendront donc lundi à temps plein, après six mois de travail temporaire.

« Pour faire quoi ? », s'interroge un salarié, tandis qu'un ancien se dit « pantois » devant la situation de l'entreprise. « La direction se retranchait derrière l'absence d'autorisations à l'export pour justifier le maintien de l'arrêt de la production. Or, les autorisations ont été délivrées pour le Pakistan et l'Égypte. Maintenant, il n'y a plus de raison que la production ne redémarre pas », s'inquiète le député Bruno Fuchs (MoDem). Lequel a prévu d'interpeller le ministre de l'Économie sur le sujet. L'ancien ministre Jean-Marie Bockel a également été alerté. Reste à savoir s'il n'est pas déjà trop tard.
Laurent BODIN

 

 
 

Dans les multi-accueils Mouvement social : 50 % de grévistes : les 2 crèches fermées

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 06:03:24

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Dans les multi-accueils  Mouvement social
Dans les multi-accueils Mouvement social : 50 % de grévistes : les 2 crèches fermées
La moitié du personnel des multi-accueils de Lièpvre et de Sainte-Marie-aux-Mines était en grève ce jeudi, soit 11 professionnelles sur les 22 que comptent ces deux structures gérées par le centre socioculturel du Val d'Argent.

 
Alicia, son fils et ses collègues ont rejoint la centaine de manifestants postés devant la mairie de Strasbourg
Leurs revendications restent les mêmes que lors de leur mouvement social du 28 mars dernier : maintenir un accueil de qualité pour le bien-être et la sécurité des enfants qui leur sont confiés.

Or, suite à l'adoption de la loi pour un État au Service d'une Société de Confiance (loi ESSOC), « de nouvelles mesures très inquiétantes » sont en préparation et devraient passer par ordonnances avant l'été.

À savoir : une diminution du ratio d'encadrement par des professionnels qualifiés, une augmentation du nombre d'enfants par professionnel, l'accueil d'enfants en surnombre, à titre exceptionnel, validé au quotidien, une réduction de la surface d'accueil par enfant.
« Je suis inquiète des mesures qui se profilent »

Et tout cela, les professionnelles n'en veulent pas ! À l'image d'Alicia, auxiliaire de puériculture et maman d'un petit garçon d'un an, qui a fait, avec ses collègues, le déplacement jusqu'à Strasbourg pour manifester : « je suis inquiète des mesures qui se profilent, déjà une professionnelle pour cinq bébés et une pour huit qui marchent c'est parfois difficile, si ce nombre augmente, nous ne serons plus en mesure de répondre dignement et avec bienveillance aux besoins des enfants et leur sécurité ne sera plus assurée. Je suis aussi inquiète en tant que maman, mon fils est aussi accueilli en crèche. »

Les deux multi-accueil sont donc restés fermés ce jeudi. Les familles prévenues en amont ont pu s'organiser et se sont même montrées plutôt favorables à ce mouvement : c'est surtout le bien-être de leurs enfants qui est en jeu.
S.H.

 

 
 

 

gilets jaunes : Une éolienne au rond-point

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 05:41:52

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gilets jaunes
gilets jaunes : Une éolienne au rond-point
C'est un peu la « collection printemps-été » du giratoire de Carspach : six mois après le début du mouvement, les gilets jaunes ont installé (et inauguré) une nouvelle décoration bien en vue sur le rond-point de la RD 419...

 
Une partie des « réguliers » des gilets jaunes de Carspach s'étai t rassemblée vendredi dernier pour fêter leur six mois de présence au rond-point de la RD 419... et inaugurer la nouvelle décoration estivale du giratoire.
C'est un peu la « collection printemps-été » du giratoire de Carspach : six mois après le début du mouvement, les gilets jaunes ont installé (et inauguré) une nouvelle décoration bien en vue...

« On ne lâche rien ! » Des mots qui s'affichent sur les pales d'une éolienne « faite maison », construite « avec du bois de récup'» par « une poignée de gilets jaunes » et érigée en milieu de semaine dernière au milieu du rond-point de la RD 419, à Carspach. Après la déco de Pâques, les habitués du Mobil'Jaune ont donc remis ça pour l'arrivée de la belle saison. « C'est même nous qui avons tondu le rond-point ! » Et d'autres aménagements sont d'ores et déjà prévus sur le giratoire. Vendredi dernier, une vingtaine d'entre eux s'étaient d'ailleurs retrouvés pour inaugurer cette nouvelle installation... et fêter les six mois du mouvement aux abords de la RD 419. « Aujourd'hui, ça fait partie de notre quotidien ; c'est presque un besoin de se retrouver ici », explique l'une des fidèles du Mobil'Jaune. Reste que cette imposante éolienne a été intallée « sans aucune autorisation », expliquait-on cette semaine aux services du Département, qui gèrent ce giratoire en lien avec la commune de Carspach, via une convention pour l'entretien.
« J'aère la démocratie »

Parmi les slogans affichés sur l'éolienne figure une revendication chère au mouvement mais finalement enterrée par le président Macron : le Référendum d'initiative citoyenne (RIC). Les annonces post-Grand débat ? « On a eu que des petites miettes, même pas une tranche du gâteau », assène André, un autre gilet jaune de la première heure. Pour les irréductibles de Carspach, qui revendiquent entre 60 et 70 « réguliers », le mouvement n'est pas près de s'arrêter... Des réunions hebdomadaires sont toujours organisées les lundis (ouverte à tous) et vendredis (en interne), à 19 h 15, au Mobil'Jaune. Et le doute plane sur une nouvelle manifestation annoncée le 8 juin prochain sur des panneaux plantés autour du rond-point.
V.M

 

 
 

 

Carspach Un rond-point dans le vent

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 06:08:07

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Carspach Un rond-point dans le vent
 

 
Une partie des « réguliers » des gilets jaunes de Carspach, rassemblés vendredi dernier pour fêter leurs six mois de présence au rond-point de la RD 419... et inaugurer la nouvelle décoration estivale du giratoire. DR
C'est un peu la « collection printemps-été » du giratoire de Carspach : six mois après le début du mouvement, les gilets jaunes ont installé (et inauguré) une nouvelle décoration bien en vue...

« On ne lâche rien ! » Des mots qui s'affichent sur les pales d'une éolienne « faite maison », construite « avec du bois de récup'» par « une poignée de gilets jaunes » et érigée en milieu de semaine dernière au milieu du rond-point de la RD 419, à Carspach. Après la déco de Pâques, les habitués du Mobil'jaune ont donc remis ça pour l'arrivée de la belle saison. « C'est même nous qui avons tondu le rond-point ! » Et d'autres aménagements sont d'ores et déjà prévus sur le giratoire. Vendredi dernier, une vingtaine de gilets jaunes s'étaient retrouvés pour inaugurer cette nouvelle installation... et fêter les six mois du mouvement aux abords de la RD 419. « Aujourd'hui, ça fait partie de notre quotidien ; c'est presque un besoin de se retrouver ici », explique l'une des fidèles du Mobil'jaune. Reste que cette imposante éolienne a été installée « sans aucune autorisation », expliquait-on cette semaine aux services du Département, qui gèrent ce giratoire en lien avec la commune de Carspach, via une convention pour l'entretien.
« J'aère la démocratie »

« J'aère la démocratie. » Parmi les slogans affichés sur l'éolienne figure une revendication chère au mouvement mais finalement enterrée par le président Macron : le Référendum d'initiative citoyenne (RIC). Les annonces post-Grand débat ? « On a eu que des petites miettes, même pas une tranche du gâteau », assène André, un autre gilet jaune de la première heure. Pour les irréductibles de Carspach, qui revendiquent entre 60 et 70 « réguliers », le mouvement n'est pas près de s'arrêter... Des réunions hebdomadaires sont toujours organisées les lundis (ouvertes à tous) et vendredis (en interne) à 19 h 15, au Mobil'jaune. Et le doute plane sur une nouvelle manifestation, annoncée pour le 8 juin sur des panneaux plantés autour du rond-point.
V.M.

 

 
 

Mulhouse Quelles vibrations au Rebberg ?

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 06:01:27

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Mulhouse Quelles vibrations au Rebberg ?
 

 
Près de 70 personnes ont participé à la soirée proposée par l'association Mulhouse j'y crois au Rebberg, dans la salle du Sacré-Coeur. Photo L'Alsace
Ceux qui s'attendaient à une soirée polémique ou à ce que soit évoquée la révision du Plan local d'urbanisme de Mulhouse - dont l'enquête publique a pris fin vendredi dernier - peuvent passer leur chemin. Après le secteur Nordfeld-Nouveau Bassin-Salvator, les Coteaux et Wolf-Wagner, la quatrième soirée organisée par l'association Mulhouse j'y crois sur les quartiers de Mulhouse, cette fois au Rebberg, s'est efforcée de dépasser les clivages et d'éviter les tensions.

« Ce n'est pas une soirée où l'on va tomber dans la critique et les sujets techniques urbanistiques liés à l'actualité du quartier », a indiqué en préambule Frédéric Marquet, président de Mulhouse j'y crois (et manager du commerce). « Nous ne sommes pas la mairie. Il n'est pas question de savoir si l'on est de droite ou de gauche. Nous sommes des indépendants qui croient en leur ville et qui sont prêts à se retrousser les manches pour elle », a-t-il insisté. On l'aura compris, cette soirée, qui a rassemblé près de 70 personnes dans la salle du Sacré-Coeur, avait pour objectif de dresser le portrait du Rebberg. De comprendre pourquoi ses habitants s'y sont installés, ce qu'ils apprécient ou ce qu'ils aimeraient changer, voire améliorer, dans leur quartier.

« Quelle a été votre première impression du quartier ? », interroge Frédéric Marquet. Après quelques secondes de réflexion, les réponses fusent. « Celle d'un quartier extraordinaire. C'est un peu la ville à la campagne et la campagne à la ville », estime un riverain. « La proximité de la gare, les grands arbres », ajoute une deuxième participante. Une ancienne Strasbourgeoise apporte aussi son témoignage : « Mon mari a été muté ici il y a vingt ans. Nos amis strasbourgeois nous disaient "Vous allez le regretter". Quand on est arrivé au Rebberg, nous avons été éblouis par l'harmonie, la valeur architecturale du quartier, sa végétation, ses petites ruelles... »
« Ici, c'est le Beverly Hills de l'Alsace »

Deuxième question posée aux participants : qu'est-ce qui les fait vibrer au Rebberg ? « La beauté. C'est beau pour ce que c'est. » « C'est vert et on peut s'y ressourcer. » « À flanc de colline, on jouit d'une vue imprenable sur les Vosges. » « Quand je suis arrivé, le premier matin, je sors sur le balcon, le soleil se lève, accompagné du rugissement du lion au zoo... J'ai presque eu envie de lui répondre », s'amuse un riverain. Entre les « écureuils qui courent dans le jardin », les « rencontres nocturnes avec le blaireau et le renard » et le « réveil au chant des oiseaux », la faune locale est abondamment citée.

Pour la suite du programme, Mulhouse j'y crois avait imaginé un petit jeu. Par petits groupes, les participants ont été invités à réfléchir. Et si le Rebberg était une couleur ? Le vert des arbres, le rose des magnolias, le rouge de la brique et du grès des Vosges. Un animal ? L'écureuil, la cigogne, la chouette, la mésange, le chat, le hérisson, l'ours blanc... Un plat cuisiné ? « La choucroute aux trois poissons, pour son raffinement et sa légèreté », suggère un riverain. « Le kouglof pour son côté doux et pas dense, à l'image du quartier », plaisante un deuxième. « Le pot-au-feu, pour son aspect convivial et ancien », ajoute un troisième. Citons encore les tartes diverses et variées ou la julienne de légumes du potager.
« Être le quartier champion de France de l'éco-transition »

Maintenant que les participants sont affûtés, Mulhouse j'y crois les lance sur des sujets plus « inouïs ». « Si vous deviez attirer les gens au Rebberg avec un slogan publicitaire ? », reprend Frédéric Marquet. Certains se lâchent. « Ne venez pas, on est trop nombreux. » « Ici, c'est le Beverly Hills de l'Alsace. » « Mulhouse, c'est pas la loose, viens au Rebberg. » Plus convenu : « Réveillez-vous au chant des oiseaux », « Un petit coin de paradis au milieu des animaux ». La palme revient à Pierre Lavabre, riverain de la rue du Réservoir qui s'interroge sur le devenir de l'ancien conservatoire. « Lutz, calme et volupté », dit-il, se référant au patronyme de la maire de Mulhouse. « Mais luxe fonctionne aussi », complète-t-il avec un sourire.

« Soyez plus fou encore », encourage Frédéric Marquet. « Redessinez le quartier avec une baguette magique. Que feriez-vous, si tout était possible ? » Là, à quelques exceptions près, les participants ne se sont guère montrés très imaginatifs. On retiendra quand même l'envie de davantage de petits commerces et de boulangeries, de davantage de pistes cyclables. De thermes. D'un téléphérique gare-zoo-hôpital... Ou cet attachement à la rénovation et à la protection du bâti ancien. « Un boulevard Wallach entièrement piéton pour une transition parfaite entre la gare et le Rebberg », plaide encore Pierre Lavabre. « Être le quartier champion de France de l'éco-transition », ajoute-t-il.

Frédéric Marquet semble peu surpris par les propositions. « Nous partageons vos préoccupations et votre envie de protéger les spécificités du quartier. » De là à monter au front le moment venu ?

Le mot de la fin revient à cette Mulhousienne d'adoption « depuis 2002 ». « Mulhouse a mis du temps à se rendre compte de son patrimoine industriel. [...] Le Rebberg est une perle rare. J'espère que la Ville en a conscience et a la volonté de la préserver. »
Textes et photos : Pierre GUSZ SURFER Plus d'infos sur le site internet www.mulhousejycrois.com et sur la page Facebook « Mulhouse j'y crois. »

 

 
 

Ensisheim Parc d'activités de la Plaine d'Alsace : Paredes inaugure son nouveau site

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 06:10:54

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Ensisheim Parc d'activités de la Plaine d'Alsace
Ensisheim Parc d'activités de la Plaine d'Alsace : Paredes inaugure son nouveau site
L'entreprise Paredes, un des leaders sur le marché de l'hygiène et de la protection professionnelle, a inauguré hier matin son nouveau site logistique européen de plus de 7000m 2 dans la zone d'activités d'Ensisheim. Un investissement de 5,5 millions d'euros.

 
Le directeur Serge Riff et le directeur général François Thuilleur ont fait visiter le nouvel entrepôt au vice-président et au président de la communauté de communes (au centre).
« Ce projet suit en fait le développement de l'entreprise » expliquait le directeur Serge Riff, alors qu'était inauguré ce jeudi le nouveau site logistique de Paredes à Ensisheim. L'entreprise dont le siège se trouve à Genas dans la région lyonnaise, qui fait travailler plus de 600 personnes en France et a réalisé un chiffre d'affaires de 200 millions d'euros, disposait jusqu'ici d'un site du côté de la zone de l'autoport à Sausheim. Avec ses 1000m2 de bureaux et 3600m2 d'entrepôt, ce site était devenu bien trop petit pour répondre au développement de la société et lui permettre de satisfaire dans des conditions optimales et fonctionnelles ses clients en Alsace, en Lorraine et en Franche-Comté, et demain dans les pays frontaliers (la Suisse, l'Allemagne et le Luxembourg) où les perspectives de développement sont importantes pour l'entreprise spécialisée dans l'hygiène et la protection professionnelle (aujourd'hui n°2 sur le marché français et en Italie). « Nous ne nous sommes pas installés ici à Ensisheim par hasard » soulignait de son côté François Thuilleur, le directeur général de Paredes à propos de la position centrale dans la région de ce nouveau site où une cinquantaine de personnes sont employées. Une réalisation qui représente un investissement de 5,5 millions d'euros et qui s'articule autour de 6000m2 d'entrepôt pour « un espace logistique fonctionnel et un process de gestion des commandes optimisé. Les flux actuels représentent 3600 commandes principalement pour les secteurs de la santé, de l'industrie et des services, des entreprises de propreté et les collectivités. 6000 produits sont référencés à notre catalogue ». Les deux cellules de ce nouveau site logistique sont complétées par un « drive » permettant d'apporter « une solution flexible à nos clients avec l'engagement de préparer et mettre à disposition les commandes en une heure et ce, sans surcoût ».
Un entrepôt, un driveet un showroom

L'entreprise a aussi rassemblé à Ensisheim, sur 1300m2 de bureaux, ses services commerciaux et innove avec la création dans ses nouveaux locaux, d'un showroom permettant de valoriser ses produits auprès de ses clients. « C'est un lieu novateur dans notre métier. L'idée c'est que chaque trimestre, un secteur d'activité soit mis à l'honneur au travers de la présentation des produits clés du catalogue pour nos clients. Pour sa première exposition, à partir du 1er juin, c'est le domaine de la santé qui sera mis à l'honneur avec la présentation de plus de 200 de nos produits destinés à répondre aux besoins de ce secteur et de nos clients », indique Serge Riff.
Jean-Alain HAAN

 

 
 

 

action éducative Armée du salut à Mulhouse : Le foyer Péan voit très grand

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 05:55:20

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action éducative Armée du salut à Mulhouse
action éducative Armée du salut à Mulhouse : Le foyer Péan voit très grand
Le foyer Marie-Pascale-Péan, qui accueille à Mulhouse des jeunes filles en perte de repères sociaux, se lance dans un chantier de 36 mois. Il lui faut mettre ses bâtiments aux normes réglementaires, agrandir et harmoniser l'ensemble.

 
Une jeune fille du foyer Péan part en cours avec son éducatrice. Elles sont une trentaine à vivre ici et sur d'autres sites mulhousiens.
Les deux bâtiments donnant sur la rue de Bâle à Mulhouse (n°40 et 42) ne seront pas démolis. Ils seront réhabilités. En juin, la fondation de l'Armée du salut, dont dépend le foyer Péan, devrait racheter le tout à la Société foncière d'Alsace et procéder à une lourde rénovation, qui pourrait commencer à la fin de l'année. Le permis de construire est en cours d'instruction. Le coût de l'opération est estimé à 6,3MEUR TTC avec un doublement des surfaces (de 1500m2 à 3100m2).

« On nous a proposé d'autres projets qui prévoyaient de tout raser et de construire un bâtiment moderne. Dans le respect de l'histoire du quartier, nous avons préféré cette solution », précise Christophe Schroeder, le directeur du foyer Péan. Trente-six mois de travaux sont envisagés, dix-huit pour construire les maisons et dix-huit pour la restructuration, pour une livraison fin 2022.
« Une zone boisée classée »

Le bâtiment situé à l'arrière, en prolongement perpendiculaire, sera, lui, rasé, et remplacé par trois maisons pour abriter les jeunes filles en situation de vulnérabilité. Ce sera la fin de la grande cour ouverte à tous, qui fait office de parking, y compris pour des personnes non autorisées. « Avec ces maisons, on pourra créer une forme de confidentialité, de discrétion. Les jeunes filles seront protégées de la rue de Bâle. Actuellement, on n'arrive pas à gérer les flux », relève l'architecte en charge de cette vaste rénovation, Jean-François Brodbeck, du cabinet AMRS Architectes. « La partie arrière est une zone boisée classée. On conservera l'arbre remarquable au milieu. »

Il est difficile actuellement d'avoir une perspective du foyer Péan, installé ici depuis le 1er mars 2007. Il n'y a pas de vue d'ensemble. Il est situé au 42 rue de Bâle, sans entrée identifiable sur une façade fatiguée au milieu de volets en partie fermés. Une fois le visiteur entré, ses déplacements se font au fléchage, dans des couloirs qui succèdent à d'autres sur des niveaux différents (attention à la marche !). Les escaliers sont étroits, « étriqués » même, reconnaît l'architecte. « Le bâtiment a subi tellement de restructurations qu'il n'y a plus de cohérence », indique le directeur.
Répondre aux normes de sécurité et d'accessibilité

L'objectif premier du projet est de « répondre à des normes de sécurité et d'accessibilité. Les espaces sont exigus et pas fonctionnels. Grâce à ce projet, on a pu remobiliser toutes les équipes du foyer Péan », qui sont pour beaucoup des éducateurs spécialisés. Le nouveau foyer permettra d'apporter plus de confort, mais aussi d'améliorer l'accueil des parents.

Une partie des locaux du 1er et 2e étage est actuellement utilisée. Les jeunes filles vivent aux 3e et 4e étages. Les futures maisons compteront quatre étages. « Les rez-de-chaussée seront consacrés aux parties communes. Nous pourrons accueillir 32 jeunes filles. Deux chambres seront dédiées aux "placements à domicile", pour les jeunes filles qui ont besoin d'un repli s'il y a des moments de tension dans leurs familles. Nous gardons nos logements extérieurs. »

Le bâtiment donnant sur la rue de Bâle sera réhabilité au cours de différentes étapes et de transferts de bureaux. Sur le côté droit, on a prévu « une surépaisseur du bâtiment pour pouvoir glisser une cage d'escalier (voir image) et il y aura un ascenseur à l'arrière ». Le rez-de-chaussée n'a pas encore de finalité. Le premier étage accueillera la cuisine centrale avec une salle des fêtes et d'activités sportives de 122m2. L'administration monte d'un étage, au second. On se rendra au 3e étage pour l'accueil de jour, l'espace de remobilisation et la salle de parentalité. Au 4e étage, et c'est nouveau, le foyer Péan compte installer deux ou trois logements pour des familles en situation d'urgence.
Karine DAUTEL Foyer d'action éducative Marie-Pascale-Péan, 42 rue de Bâle à Mulhouse. 03 89 42 14 77.

Foyer d'action éducative Marie-Pascale-Péan, 42 rue de Bâle à Mulhouse. 03 89 42 14 77.

 
 

 

Wintzenheim Lindane, incivilités et PLU en questions

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 06:26:24

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Wintzenheim Lindane, incivilités et PLU en questions
 

 
L'installation, il y a quelques jours, d'une centaine de caravanes sur le site pollué au lindane, a relancé le débat sur la dépollution des lieux. Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Le maire Serge Nicole a débuté la soirée par un rapport des activités de la municipalité depuis 2014. Un inventaire mené tambour battant, vidéo à l'appui, fleurant bon le bilan de fin de mandat, sans dévoiler toutefois les velléités d'une nouvelle candidature.

Le maire a présenté les travaux effectués sur les trois quartiers avec des chantiers importants : le pôle sportif, l'extension du périscolaire et de l'école à Logelbach, la traversée de La Forge. Selon les termes de Serge Nicole, « il s'agit de montrer que l'argent public n'est pas trop mal géré ! ». Des réalisations sont encore en cours ou imminentes comme la réfection de la rue Joffre au Centre, l'aménagement du parc Herzog et le pôle médical à Logelbach.

Une fois de plus, le maire évoque les logements sociaux - « Il en manque 200 dans la cité... » et il s'applique à démontrer ses pouvoirs restreints en la matière, justifiant les réalisations immobilières comme le parc Acker à Logelbach.
Le pole sportifdans le viseur

C'est l'ancien DGS de la ville, Marcel Pernet, qui pose la première question : « N'est-il pas possible de définir les projets en fonction du nombre des usagers ? » Serge Nicole se doute que c'est le pôle sportif qui est évoqué et répond : « En 2014 nous avons été élus sur un programme et cet équipement y figurait ! » Il précise que ce sont 800 sportifs qui vont fréquenter le pôle, des sportifs qui brillent par leurs résultats dans toute l'Europe.

La suite des interventions concerne la vitesse excessive dans de nombreuses rues de la ville : les rues de Feldkirch, René-Schmitt, la route de Colmar. Des incivilités récurrentes et dangereuses pour tous les usagers. Le maire avoue qu'il a très peu de solutions, hormis le renforcement des contrôles de vitesse, les aménagements de carrefour ou les ralentisseurs. Beaucoup de ces problèmes trouvent leurs sources dans les difficultés de circulation sur la RN 83, Wintzenheim devenant une voie de contournement.
Le coûtde la dépollution

Un autre sujet a été engendré par l'actualité, le site pollué par le lindane et occupé récemment par les gens du voyage. Un habitant, après un exposé détaillé sur le sujet, somme le maire : « Ce sont 750 tonnes de lindane qui sont enfouies, la nappe phréatique est en danger, il faut dépolluer le site ! »

Serge Nicole lui répond que la dépollution a été demandée par tous les maires et que c'est maintenant le problème de l'État. Il ajoute que « cela revient très cher » : « À Huningue, ce sont les Suisses qui ont payé ! » Naturellement, le PLU s'est invité au débat avec un représentant d'ATE liant le dossier du lindane à celui de la zone d'activité du Tiefenbach pour la détérioration des terres agricoles. Le maire lui répond que l'enquête publique vient de se terminer et qu'il attend les décisions du commissaire enquêteur.

À l'arrivée, plus de deux heures de réunion et des échanges riches dans le meilleur esprit !
Jean-Louis Meyer

 

 
 

Luemschwiller Municipalité : Cure de jouvence pour la fontaine

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 05:39:39

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Luemschwiller Municipalité
Luemschwiller Municipalité : Cure de jouvence pour la fontaine
Cela coulait de source : après la restauration d'une des trois fontaines que compte Luemschwiller, il fallait saluer cette belle restauration par une cérémonie républicaine. Couper de ruban et discours solennels bien enlevés ont ponctué l'événement lundi dernier.

 
La fontaine a été inaugurée par les personnalités du Sundgau.
Le ciel menaçant n'a pas gâché la fête au village. Une cinquantaine de personnes dont en partie une poignée remarquée et remarquable de personnalités du Sundgau, s'est retrouvée devant la fontaine datée de 1896, restaurée de mains de maître par le tailleur de pierre Hubert Gardere. Des bénévoles ont participé aux travaux de finition, ce que n'a pas manqué de relever le maire Germain Goepfert lors de son discours. Mais auparavant Germain Goepfert a invité les invités de marque au traditionnel couper de ruban avant de les convier au verre de l'amitié. Entre-temps eut lieu une courte visite guidée par Jean-Jacques Viroulet, historien du village, à l'église du XIIIe siècle, pour admirer le retable inestimable et surtout unique en Alsace pour la qualité de l'oeuvre datée de 1 490 exécutée par un artiste alsacien, un triptyque s'exposant au public dans l'intégralité de sa réalisation originelle.

Germain Goepfert en premier magistrat du village a entamé les discours, remerciant non sans humour parfois, dans la forme imagée qu'on lui connaît, les personnalités présentes ainsi que tous les acteurs ayant participé à la sauvegarde de la fontaine. Discours concis informant du coût de la restauration devenue indispensable pour cause de fuites d'eau. Le coût s'élève au total à 10 171 EUR hors taxes. Viennent sur ce montant abonder des subventions et des aides appropriées. Le Conseil départemental pour sa part a versé 5 000 EUR, les mécènes du Sundgau 1 000 EUR, et la souscription lancée auprès des villageois a récolté 2 575,60 EUR. Ce qui donne en tout un soutien financier de 8 576,60 EUR allégeant la facture d'autant !
J-J. T.

 

 
 

 

Luemschwiller : Discours en flux continu

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 05:38:38

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Luemschwiller
Luemschwiller : Discours en flux continu

 
Sabine Drexler, conseillère départementale: perpétuer la mémoire des gens

Sabine Drexler, conseillère départementale, a relevé les analogies entre Luemschwiller et Durmenach dont elle est maire. L'une des particularités et plus encore des valeurs qui l'a marqué est le cimetière Israélite situé sur les hauteurs du village : « c'est un lieu remarquable qui fait l'objet d'un projet concordant de restauration des stèles. Ces cimetières sont en péril. Ces stèles ont été taillées dans le gré qui se désagrège au fil du temps. C'est un travail juste et essentiel pour perpétuer la mémoire de ces gens. » Sur un autre plan Sabine Drexler est revenue sur le déblocage du Fonds du Patrimoine. Il a permis au Département de subventionner la fontaine à Luemschwiller et il sera sollicité pour d'autres projets de sauvegarde ailleurs dans le Sundgau. « Il n'y a pas des millions, » prévient-elle. L'information est passée.
François Eichholtzer, président du PETR : banalisation...

Le président du PETR François Eichholtzer a mis l'accent sur deux choses la sauvegarde non du seul patrimoine historique, mais également du patrimoine environnemental. Mettant en perspective les études portant sur la ressource naturelle de l'eau qui d'ici une trentaine d'années et avec l'augmentation des températures estimée à « 55°», risque de devenir une ressource rare. C'est plus une interpellation sur le présent que sur le futur décrit par les scientifiques : « nous sommes plus aujourd'hui dans une forme de banalisation des ressources. » Depuis que l'homme puise l'eau et la canalise jusqu'aux robinets les consciences s'évaporent dans la routine. « L'eau va devenir un élément vital très précieux » conclut François Eichholtzer.
Paul Gasser de la Fondation du Patrimoine : « à vos côtés ! »

La Fondation du Patrimoine a apporté son soutien financier à l'opération. Son représentant Paul Gasser a tenu à remercier pour leur engagement envers le patrimoine les mécènes du Sundgau, groupement de chef d'entreprises représenté ce soir-là par l'un de ses adhérents Brice Kaszuk. Non affiliés à un organisme quelconque, mais travaillant en partenariat, ils tiennent à conserver leur liberté d'action : « ils choisissent eux-mêmes les projets à soutenir » a précisé Paul Gasser. Quant à la Fondation du Patrimoine, créée il y a 22 ans, son champ d'action est l'aide envers les petits patrimoines ruraux à protéger. Entre 30 et 40 projets en Alsace ont fait l'objet d'une aide de sa part.
J-J. T.

 

 
 

 

Wattwiller Hartmannswillerkopf : Quand les lycéens piochent pour la paix

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 05:34:59

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Wattwiller  Hartmannswillerkopf
Wattwiller Hartmannswillerkopf : Quand les lycéens piochent pour la paix
« Pour ne pas oublier que notre vie est placée sous le signe de l'espoir d'une réconciliation entre les hommes et les peuples et qu'il est de notre responsabilité de préserver la Paix dans le monde entier »...

 
Un moment de recueillement pour clore trois jours de partage.
Ces quelques mots prononcés par de jeunes lycéens français et allemands qui, pour la cinquième année consécutive, avec l'Office Franco-Allemand de la Jeunesse (OFAJ), a réuni autour d'un même projet une vingtaine d'étudiants, issus du lycée professionnel de Überlingen, près de Constance en Allemagne, et du lycée professionnel du bâtiment Gustave Eiffel de Cernay.
« Cette expérience nous a fait grandir »

Âgés de 16 à 18 ans, ces élèves ont collaboré à l'entretien et au nettoyage des tranchées et ouvrages français situés entre la croix sommitale et le versant ouest de la montagne mangeuse d'hommes.

Depuis la mise en place de ces chantiers plus de 120 élèves se sont investis dans ce travail de mémoire. Accompagnés de leurs professeurs et de Sébastien Steinebach, référant éducation auprès du Volksbund, équivalent du Service des Sépultures, de Pierre Wiemer, et de Michel Petitjean, munis de pelles, pioches et autres outils, les lycéens ont travaillé mains dans la main dans un bel esprit de coopération, de camaraderie et de partage.

Au cours de ces trois jours de chantier, des causeries et animations ont été organisées à leur bénéfice. Les thèmes abordés concernaient la Grande Guerre et de la coopération franco-allemande dans les actions entreprises en faveur de la transmission de la mémoire. La rencontre a pris fin avec un dépôt de gerbe sur l'autel du souvenir en présence de Jean Klinkert, président du Monument National du HWK, et de Murielle Burger, directrice de l'ONAC- VG.

Stefan et Théo, au nom de leurs camarades, Français et Allemands, ont lu un texte qui en quelques mots a fait part de leur ressenti de ces trois jours de partage : « Nous avons pris conscience du devoir de mémoire et de l'importance de pouvoir travailler, dans une bonne camaraderie, avec des jeunes de notre âge, malgré les difficultés de communication. Cette expérience nous a fait grandir. »
A.S.

 

 
 

 

Bendorf : Bernard Baysang honoré en présence de son petit-fils

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 05:37:15

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Bendorf
Bendorf : Bernard Baysang honoré en présence de son petit-fils

 
Moment fort : maire honoraire de Bendorf, Bernard Baysang mis à l'honneur par la conseillère départementale Sabine Drexler.
Séquence émotion, réelle et sincère, avec la remise de la médaille d'Honneur régionale, départementale et communale en or à Bernard Baysang, maire honoraire. Remise effectuée par la conseillère départementale Sabine Drexler. Une reconnaissance officielle pour les 36 ans mis au service de la commune, dont 24 en tant que conseiller municipal (de 1965 à 1989) et 12 ans en tant que maire (de 1989 à 2001). Comble d'honneur pour Bernard Baysang, c'est Hugo Baysang, son petit-fils élu maire junior à Pfasttat depuis deux mandats, ceint de son écharpe tricolore, qui lui remit le diplôme accompagnant la médaille.

JJT

 

 
 

 

Bendorf Inauguration de la grange rénovée : Une cérémonie « à l'ancienne » bien charpentée !

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 05:35:41

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Bendorf Inauguration de la grange rénovée
Bendorf Inauguration de la grange rénovée : Une cérémonie « à l'ancienne » bien charpentée !
À Bendorf a eu lieu une mémorable inauguration mettant un point final à la rénovation complète de la célèbre Grange, haut-lieu du théâtre alsacien dans les années 1970-1980.

 
Le traditionnel couper de ruban en présence des élus avec de gauche à droite : Sabine Drexler, conseillère départementale, Patricia Schillinger, sénatrice, Laurent Wendlinger, conseiller régional, Antoine Antony maire de Bendorf et René Danesi Sénateur.
Le « Tout » Bendorf s'est déplacé ainsi que le presque « Tout » des élus, puisque se comptaient parmi les invités, les élus régionaux, départementaux, et communaux du Jura alsacien. La Grange modernisée est désormais prête à vivre une autre jeunesse...

Le maire Antoine Antony l'a joué à l'ancienne ! À l'ancienne cette inauguration, car à l'heure des compressions exercées sur ce temps où les réceptions du même genre semblent devenues des anecdotes à Bendorf on se fiche des tendances venues d'ailleurs, on mesure le temps à la hauteur de l'événement.

C'est donc sur la place Émile Ruetsch (le foyer portant son nom a été détruit pour cause de vétusté), sous le toit d'un chapiteau abritant une bonne centaine d'invités stoïques sous une pluie « rafraîchissante », qu'Antoine Antony a entamé un programme des plus cossus. Après avoir relu l'historique de ce lieu quasi mythique, le maire laissa le soin à l'architecte Daniel Munck de développer la chronologie des travaux de l'idée à la réalisation. L'accent fut mis sur l'attention avec laquelle ils furent conduits. Sur le cahier des charges le respect des valeurs anciennes et l'obligation d'introduire de la modernité structurelle pour répondre aux exigences de notre époque ont en été le fil conducteur.
Prise en compte des risques d'incendie

Daniel Munck est ensuite revenu sur la collaboration avec les différents corps de métiers qui sont intervenus sur le site et aussi sur les services de secours. Le problème posé était de concilier la conservation de l'admirable charpente de bois dans son intégralité tout en limitant le danger pour le public des conséquences d'un éventuel incendie. Bien que cette attention portée à la vigilance soit antérieure à l'incendie de Notre-Dame à Paris, toutes proportions gardées, l'actualité brûlante rappelle à la prudence. L'avis des sapeurs-pompiers n'était de loin pas superflu. « À l'issue des discussions il a été décidé d'augmenter considérablement la surface des ouvertures afin que le public en cas de sinistre sorte très rapidement de La Grange », commente Daniel Munck.
Challenge relevé !

Une heure et une bonne dizaine de minutes plus tard... Antoine Antony laisse le micro aux élus, après qu'ils aient visité en avant-première la Grange et les extensions venues s'y greffer. Le postulat était d'adjoindre au bâti existant des locaux annexes en matériaux contemporains sans qu'ils entachent l'architecture de la Grange. Défi relevé et pari gagné à entendre les observations dans la population ce matin-là. Négligeant absolument les froideurs humides et pénétrantes, Antoine Antony, imperturbable, a invité les officiels à un couper de ruban tricolore. Si certains dans le public pensèrent que cette clause républicaine mettait fin au programme plein air, ils en furent pour leur frais. À l'ancienne, c'est quand on croit que le protocole est terminé que... ça redémarre !

Quelques interventions ont encore ponctué la longue cérémonie. Enjouée, la sénatrice Patricia Schillinger se faisant la porte-parole de son collègue du Sénat René Danesi, a salué « la fête au village » ; de son côté le conseiller régional Laurent Wendlinger a rendu hommage à Antoine Antony, non au titre de premier magistrat du village mais pour l'ensemble de son parcours professionnel, d'éleveur de race Montbéliarde en particulier.
JJT

 

 
 

 

Bendorf Solidarité territoriale

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 06:06:24

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Bendorf Solidarité territoriale
 

 
La conseillère départementale Sabine Drexler a mis la puce à l'oreille de nombreux maires des communes voisines en les informant que pour la rénovation de la Grange, le Département avait attribué une subvention à Bendorf. Éclairage fourni par Sabine Drexler : « Le Département n'avait plus, pour compétences, que les charges d'aides sociales, de construction de collèges, de routes... Eh bien depuis le début de cette année, il a retrouvé une compétence qui lui avait été retirée, celle de l'aide aux développements des communes. Désormais, elle lui revient au titre de la solidarité territoriale. »

Et d'inviter les maires à se pencher sur cette opportunité : il y a à nouveau du potentiel budgétaire au conseil départemental...

Bendorf : Au titre de la solidarité territoriale

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 05:36:43

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Bendorf
Bendorf : Au titre de la solidarité territoriale

 
La conseillère départementale Sabine Drexler a mis sciemment la puce à l'oreille des nombreux maires des communes voisines en informant que dans le cadre de cette rénovation, le Département avait attribué une subvention à Bendorf aussitôt engloutie dans l'installation d'un beau bar. Éclairage fourni par Sabine Drexler : « le Département n'avait plus pour compétences que les charges d'aides sociales, de construction de collèges, de routes... Et bien depuis le début de cette année, le Département retrouve une compétence qu'il lui avait été retiré, celle de l'aide aux développements des communes. Désormais elle nous revient au titre de la solidarité territoriale. » Et d'inviter les maires à se pencher sur cette opportunité Il y a à nouveau du potentiel budgétaire dans l'abreuvoir du Conseil Départemental à l'étiage depuis longtemps !
JJT

 

 
 

 

Ungersheim-Pulversheim Ecomusée d'Alsace : De nouvelles expositions

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 05:51:26

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Ungersheim-Pulversheim  Ecomusée d'Alsace
Ungersheim-Pulversheim Ecomusée d'Alsace : De nouvelles expositions
De nouvelles expositions en tous genres sont à découvrir à l'Ecomusée d'Alsace.

 
Huit artisans d'art de la Fremaa exposent leurs créations dans une partie de la gare de l'Ecomusée.
« Architecture en terre d'aujourd'hui » installée au moulin de Soultz est l'une des nouvelles expositions à découvrir à l'Ecomusée cette année. Elle valorise les constructions en terre crue et les savoir-faire qui s'y rattachent. Quarante bâtiments sélectionnés lors du concours international « Terra Award » sont présentés.

La Fremaa (Fédération des métiers d'art d'Alsace) investit pour la troisième année consécutive l'ancienne gare du musée. Huit professionnels des métiers d'art, s'inspirant de la collection d'art brut atypique d'André Bindler (1922-2011) hébergée à l'Ecomusée sous le nom de « Musée de la Doller », ont travaillé en binôme sur le thème des mondes imaginaires : Claire Barberot et Rita Tataï, Christine Devoucoux et Damien Lacourt, Max-Alban Decorsaint et Fanny Songy, Julie Gonce et Barbara Leboeuf.

La visite guidée du grenier aux souvenirs qui réunit une infime partie des milliers d'objets donnés au musée est à suivre absolument. On y découvre des objets qui faisaient partie du quotidien dans les campagnes il n'y a pas si longtemps encore et dont certains sont tombés dans l'oubli.

Enfin, l'exposition « Énergies positives » dit tout sur l'habitat responsable, aborde les principes de construction écologique et affiche les nouvelles pratiques en cours.

La maison des coiffes (alsaciennes) ainsi que d'autres expositions déjà présentes les années précédentes sont toujours à voir ou à revoir : « Histoires ordinaires d'une famille alsacienne 1914-1918 », « Alsace, 1918 - Vies après la guerre », « Propre comme un sou neuf, l'hygiène en Alsace du XIXe siècle à nos jours ».

 

 
 

 

Colmar Distribution de poules rousses ce samedi

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 06:03:44

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Colmar Distribution de poules rousses ce samedi
 

 
Dans le cadre du programme local de prévention des déchets, Gilbert Meyer, maire de Colmar et président de Colmar Agglomération, s'est engagé à distribuer des poules aux foyers volontaires de l'agglomération.

Cette opération, initiée en 2015 vise plusieurs objectifs :

oréduire le volume des déchets collectés globalement sur l'agglomération ;

oencourager le tri des déchets et la valorisation d'une partie des déchets alimentaires ;

omaintenir au plus bas pour les usagers le taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Pour Colmar Agglomération celui-ci s'élève à 7,3 % contre 9,84 % pour la moyenne nationale en 2017.

En effet, deux poules suffisent pour « éliminer » l'essentiel des bio-déchets produits par un ménage de deux personnes. De 2015 à 2018, plus de 218 tonnes de bio-déchets ont été consommées par les poules distribuées par Colmar Agglomération (90 tonnes en 2018).

Pour les habitants des communes de l'agglomération ayant adhéré à ce dispositif, une distribution de poules rousse aura lieu, ce samedi 25 mai de 9 h 30 à 12 h.

La poule rousse est la poule pondeuse issue d'un élevage de Bréchaumont, dans le Sundgau.

 

 
 

COLMAR : Le Clos des Moulins inauguré

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 06:15:51

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seniors Sous le parrainage de l'actrice Véronique Jannot
COLMAR : Le Clos des Moulins inauguré
Entre la conception du projet, l'instruction des permis de construire et les travaux, cinq années ont été nécessaires jusqu'à l'ouverture à Colmar de la résidence pour seniors retraités Ovelia, Le Clos des Moulins, inaugurée officiellement jeudi midi.
 

 
Le Clos des Moulins, une nouvelle résidence seniors à Colmar.
C'est la neuvième résidence de la société et la seconde en Alsace. Affilié au groupe Vinci immobilier, Ovelia est parrainé par l'actrice Véronique Jannot, présente à Colmar à l'inauguration. Pour ceux qui s'en souviennent, elle fut l'héroïne d'une série télévisée dans les années 80, Pause café. Du rôle d'assistante sociale dans un lycée, elle devient l'image d'une résidence pour personnes âgées, un prolongement cohérent.

La construction de la résidence a nécessité deux ans et coûté 8,4 millions d'euros. Elle occupe une surface au sol de 6 500 m² dont 1 000 m² d'espace commun. Elle comporte 120 appartements sur quatre étages, du studio au trois pièces, à partir de 30 m² jusqu'à 60 m², réservés aux seniors retraités autonomes.
« Une vie socialedans la convivialitéet la sécurité »

Les personnes âgées peuvent s'installer avec leurs propres meubles ou choisir un logement meublé. La résidence accueille des personnes seules ou en couple. Le cadre de vie est élégant et de qualité, les pensionnaires bénéficient d'une belle piscine, dont l'un des murs expose une sculpture de l'artiste internationalement connu Rachid Khimoune, d'un restaurant ouvert aux locataires mais aussi aux seniors de la commune, d'une salle informatique, de détente et de fitness et plusieurs activités sont proposées.

« Dans un cadre agréable, nous souhaitons que nos résidents retrouvent une vie sociale dans la convivialité et la sécurité » propose Sabine Fauth, directrice de l'établissement colmarien. Les retraités devront débourser entre 900 et 1 500 euros par mois, comprenant toutes les charges et l'accès aux différents services, dont la télé-assistance et la présence permanente de personnel.

Depuis son ouverture fin novembre 2018, la résidence est occupée à 40 %. « Il faut entre dix-huit mois et deux ans pour atteindre une occupation qui se situe entre 80 et 90 % » souligne Éric Lapierre, président du groupe Ovelia. « En Alsace, la moyenne d'âge des résidents est de 79 ans et de 83 ans au niveau national » précise-t-il, sans savoir si une raison particulière explique cette différence.

L'enseigne inaugure bientôt un dixième établissement et une vingtaine d'implantations sur le territoire national sont à l'étude. Dans Vieillir, Jacques Brel chantait, « mourir cela n'est rien mourir la belle affaire !, mais vieillir Ô ! vieillir », une belle affaire pour les promoteurs de résidences seniors.
JO.K Résidence Ovelia, le Clos des Moulins, 17 rue des moulins à Colmar ? 03 67 35 05 05 - www.ovelia.fr/residences-seniors/colmar-clos-moulins

Résidence Ovelia, le Clos des Moulins, 17 rue des moulins à Colmar ? 03 67 35 05 05 - www.ovelia.fr/residences-seniors/colmar-clos-moulins

 
 

 

Colmar aura son Starbucks pour Noël

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 06:24:09

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Colmar aura son Starbucks pour Noël
 

 
L'enseigne américaine Starbucks ouvrira un établissement à Colmar avant les marchés de Noël. L'entrepreneur mulhousien Kamel Boulhadid a jeté son dévolu sur les locaux de l'ancien magasin H & M du centre-ville de Colmar, 43 rue des Clefs, qui avait fermé ses portes fin 2018. Réparti sur deux niveaux, l'espace offre 340 m². Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Cette fois c'est fait. Le Mulhousien Kamel Boulhadid, qui cherchait depuis trois ans à ouvrir un café Starbucks à Colmar, a enfin trouvé un local pour l'enseigne. Il s'agit des locaux de l'ancien magasin H & M du centre-ville de Colmar, 43 rue des Clefs. L'investisseur mulhousien, gérant de la franchise américaine dans le Grand Est, a signé le rachat du fonds de commerce mercredi 22 mai.
Les designers londoniens de l'enseigne à Colmar dès la semaine prochaine

Starbucks s'installera à Colmar sur 340 m² (rez-de-chaussée et premier étage) répartis sur deux niveaux et bénéficiera d'une terrasse dans la rue. « Un emplacement idéal dans une rue passante, commerçante et attractive, que j'avais repéré il y a environ six mois », souligne Kamel Boulhadid, qui a longtemps cherché la perle rare : depuis 2016, on a successivement parlé de quatre emplacements potentiels rue des Clefs et place de la Cathédrale, sans que jamais les négociations n'aboutissent. « Cela a effectivement été plus compliqué qu'à Strasbourg ou Mulhouse pour trouver un lieu », reconnaît l'investisseur, qui tenait à être présent aussi à Colmar. « J'y ai toujours cru, je n'ai jamais abandonné », indiquait hier l'entrepreneur, qui s'est dit « très heureux » de ce dénouement. L'objectif est désormais d'ouvrir « avant les marchés de Noël ».
Une vingtaine d'embauches

Patron du groupe BK, qui compte 1 500 salariés et 75 points de restauration dans le Grand Est (Domino's, Au bureau, Sushi's et Starbucks), Kamel Boulhadid exploite déjà les enseignes Sushi's et Domino's Pizza à Colmar. Le Starbucks de Colmar sera le huitième qu'il exploite dans le Grand Est (il en a déjà quatre à Strasbourg, un à Mulhouse et deux à Nancy d'ici la mi-juin).

La décoration intérieure sera conçue par les designers de l'enseigne qui se déplaceront de Londres, la semaine prochaine, afin de « s'imprégner de l'histoire de Colmar » et d'orienter leurs choix en fonction de la culture locale. « L'atmosphère de chaque salon est particulière, celui de Colmar ne ressemblera en rien à ceux de Strasbourg et de Mulhouse. »

Le cabinet d'architecte qui travaillera à l'aménagement du futur établissement n'est pas encore connu, mais Kamel Boulhadid sait d'ores et déjà qu'il choisira une agence colmarienne.

Dix-huit à vingt personnes seront recrutées en CDI à partir du mois de septembre pour occuper des postes d'équipiers, de manager et d'assistant manager.

Après Colmar, Kamel Boulhadid indique souhaiter continuer à poursuivre son expansion en Lorraine et compte également s'implanter en Franche-Comté.
Véronique BERKANI

 

 
 

La Société d'histoire de Saint-Louis fête ses 20 ans

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 05:59:53

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La Société d'histoire de Saint-Louis fête ses 20 ans
 

 
Photo L'Alsace/Jules Feron
La société d'histoire fête ses 20 ans
La société d'histoire de Saint-Louis, Les Amis du patrimoine, a soufflé ses 20 bougies, samedi, au foyer Saint-Louis. L'occasion de remettre des diplômes aux membres de la première heure et à ceux qui les ont rejoints, au fil des ans et des activités visant à faire connaître le passé du secteur frontalier. Ces diplômes ont été remis par la présidente Jocelyne Straumann, en présence de Pascale Schmidiger, vice-présidente du conseil départemental, et Jean-Marie Zoellé, maire de Saint-Louis.

Diplômes pour quinze années de fidélité : Pierre Cadé, trésorier, et Sylvie Coquet, déléguée du quartier de Neuweg.

Diplômes pour vingt années de fidélité : Bruno Heitmann, photographe-documentaliste, Marie-Claude Schmitter, responsable du bulletin de liaison « La Plume », Célestin Meder, mémoire vivante de la ville et illustrateur, Paul-Bernard Munch, historien-chercheur connu et reconnu, et Danielle Wittmer, en charge du comité de rédaction. Diplômes d'honneur : Sophie Niobé, archiviste de la Ville de Saint-Louis, et Paul-Bernard Munch.

À noter que le général de brigade Thomas Czirwitzky, directeur allemand de l'Institut de Saint-Louis, a présenté, par le verbe et l'image, l'institut qui fêtera les 60 ans de sa création, fin juin. Un ouvrage de la société d'histoire est en cours de finalisation. À suivre...

 

 
 

L'Harmonie de Lutterbach anime la place Goutzwiller

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 06:04:57

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L'Harmonie de Lutterbach anime la place Goutzwiller
 

 
L'Harmonie de Lutterbach se produira samedi à 11 h. Archives L'Alsace
En partenariat avec le Conseil départemental pour la musique et la culture (CDMC), la Ville d'Altkirch propose une animation musicale, place Goutzwiller, chaque samedi matin à 11 h, jusqu'au 6 juillet. Un pot sera offert à la fin de chaque concert.

Ce samedi 25 mai, place à l'Harmonie de Lutterbach. Les musiciens, sous la direction de Damien Dumont et Doris Margraff, proposeront un panel d'oeuvres variées.

Les rendez-vous suivants seront animés par l'Orchestre d'harmonie de Dannemarie (le 1er juin), le Centre musical de Berrwiller (le 8 juin), la musique Sainte-Cécile de Gueberschwihr (le 15 juin), la musique Harmonie 1882 de Bollwiller (le 22 juin), l'Écho du Brand de Mitzach (le 29 juin) et les Trompettes de Mulhouse 1898 (le 6 juillet).
Y ALLER Samedi 25 mai à 11 h, place Goutzwiller, au centre-ville d'Altkirch.

 

 
 

SoultZ « Dix de Der » : Les joueurs en assises

Publié dans le panorama le Vendredi 24 mai 2019 à 05:37:46

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SoultZ « Dix de Der »
SoultZ « Dix de Der » : Les joueurs en assises
L'association « dix de der » était réunie récemment en assemblée générale, l'occasion de faire le bilan de l'année écoulée.

 
Les plus anciens du club mis à l'honneur.
C'est la présidente Mireille Laeng qui ouvrit la séance en saluant ses membres et notamment les officiels, l'adjoint Joël Heydel et la conseillère départementale Karine Pagliarulo. Le vice-président et trésorier Carino Sangoï tint, quant à lui, à remercier l'assemblée : «si le bilan financier est positif » c'est grâce à vous et à votre assiduité», a-t-il souligné.

Au niveau des manifestations à venir, deux grandes dates sont à noter : le 15 juin pour la fête des associations et le marché aux puces du 11 août. Des changements sont également à noter dans le comité : Michel Noirot a été coopté à l'unanimité, « un excellent choix, a estimé le vice-président. M. Noirot est une personne disponible et qui s'investit pour la cause de l'association ».

En points divers, il a été question de l'activité principale de l'association, à savoir le jeu de belote. « Les lots que nous mettons en jeu ne contiendront jamais d'argent ni de denrées périssables », a martelé le responsable. En fin de séance, le comité tint à mettre les plus anciens à l'honneur et ont remis fleurs et cadeaux à Suzanne Wolff et David Zikoti, tous deux nés en 1926. Dans leurs allocutions, les élus étaient unanimes pour souligner que l'association « dix de der » était utile à plus d'un titre, notamment pour les anciens qui, grâce au club, rompent un peu leur solitude.
JPR