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Fessenheim : EDF entretient encore une part de flou

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 05:50:27

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Fessenheim
Fessenheim : EDF entretient encore une part de flou
L'exploitant de la centrale nucléaire alsacienne n'a toujours pas remis aux autorités sa déclaration de mise à l'arrêt définitif et reste vague sur la fin d'exploitation du réacteur n°2. Lors d'une réunion de la Clis, hier à Colmar, la présidente du gouvernement de Fribourg a menacé de se retirer des projets post-Fessenheim.

 
Bärbel Schäfer, la présidente du gouvernement de Fribourg, s'est dite « fâchée », hier lors de la réunion de la Clis.
Dans un an, le réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Fessenheim aura été définitivement arrêté. C'est une certitude. Ce mardi, lors d'une réunion de la commission locale d'information et de surveillance (Clis) à Colmar, le directeur du site, Marc Simon-Jean, a même annoncé très précisément la date du 22 février 2019, date transmise la semaine dernière à RTE, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité français, en vertu de la « transparence » due aux marchés de l'énergie.

Cette échéance est conforme aux déclarations de ces derniers mois, celles d'EDF comme celles du gouvernement. Elle s'impose de toute façon par le fait que l'exploitant n'a pas préparé le quatrième réexamen périodique du réacteur n°1, qui aurait dû avoir lieu en septembre 2020. En outre, comme l'a rappelé hier l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), ce réexamen aurait dû être précédé d'une épreuve hydraulique du circuit primaire, au plus tard en mars 2020.

Pour le réacteur n°2, la date d'arrêt définitif est plus floue. Le quatrième réexamen périodique aurait dû avoir lieu en août 2022 seulement, l'épreuve hydraulique au plus tard en décembre 2021. « Réglementairement, l'unité pourrait donc continuer à être exploitée jusqu'à cette échéance », explique Pierre Bois, chef de la division de Strasbourg de l'ASN. Dans sa communication récente à RTE, EDF explique « s'organiser pour prolonger » l'exploitation « jusqu'à l'été 2020 », mais « sans préjuger de la décision qui sera retenue, dans le cadre des discussions actuelles avec l'État ».

Car la question de l'indemnisation d'EDF pour le préjudice économique que représente la fermeture de Fessenheim n'est toujours pas réglée. « Le président d'EDF a reçu mandat de ses administrateurs pour engager la fermeture seulement lorsque le volet indemnitaire sera signé », souligne Marc Simon-Jean. « Globalement », ajoute-t-il, l'État et EDF seraient parvenus à un accord, mais ce dernier doit désormais être examiné par une inédite « commission des transactions » que le gouvernement n'a pas encore nommée.

EDF attend la finalisation de cet accord pour transmettre aux autorités la déclaration de mise à l'arrêt définitif des deux réacteurs de Fessenheim, premier acte juridiquement irréversible. L'ASN attend cette déclaration depuis plusieurs mois, et « déplore » l'attendre encore...

Le directeur de la centrale évoque par ailleurs les incertitudes persistantes sur la date de mise en route de l'EPR de Flamanville, le risque de tensions sur le marché en cas d'hiver rigoureux, qui auraient amené RTE à reconsidérer ses prévisions - jusqu'à présent optimistes - quant aux conséquences de la fermeture de la centrale alsacienne.

Marc Simon-Jean rappelle encore qu'EDF est une société privée et que le mandat de son PDG est « d'optimiser les bénéfices » : « Quand vous avez un actif rentable, vous l'exploitez pour dégager des bénéfices. Tant qu'on vous le permet... »
« On a l'impression que plus rien n'est clair »

Toutes ces considérations jettent un trouble, parmi les antinucléaires, mais aussi parmi les élus allemands siégeant à la Clis. « Ce que je viens d'entendre me fâche, réagit la présidente du gouvernement de Fribourg-en-Brisgau, Bärbel Schäfer. Nous avons discuté avec le gouvernement français, les dates qu'il a annoncées pour la fermeture étaient très claires - mars et août 2020. Aujourd'hui, on a l'impression que plus rien n'est clair. Nous avons participé à l'élaboration de projets post-Fessenheim, à des montages de financement, comme pour le rétablissement de la ligne ferroviaire entre Fribourg-Colmar... Si vous remettez tout en question, il n'est pas sûr que nous continuerons ! » Un message destiné à l'État français davantage qu'à la Clis, et dont EDF n'a certainement que faire.
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

 

Fessenheim EDF entretient encore une part de flou

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 06:10:07

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Fessenheim EDF entretient encore une part de flou
 

 
Bärbel Schäfer, la présidente du gouvernement de Fribourg, s'est dite « fâchée », hier lors de la réunion de la Clis. Archives L'Alsace/Thierry Gachon
Dans un an, le réacteur n° 1 de la centrale nucléaire de Fessenheim aura été définitivement arrêté. C'est une certitude. Ce mardi, lors d'une réunion de la commission locale d'information et de surveillance (Clis) à Colmar, le directeur du site, Marc Simon-Jean, a même annoncé très précisément la date du 22 février 2019, date transmise la semaine dernière à RTE, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité français, en vertu de la « transparence » due aux marchés de l'énergie.
L'indemnisation toujours pas bouclée

Cette échéance est conforme aux déclarations de ces derniers mois, celles d'EDF comme celles du gouvernement. Elle s'impose de toute façon par le fait que l'exploitant n'a pas préparé le quatrième réexamen périodique du réacteur n° 1, qui aurait dû avoir lieu en septembre 2020. En outre, comme l'a rappelé hier l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), ce réexamen aurait dû être précédé d'une épreuve hydraulique du circuit primaire, au plus tard en mars 2020.

Pour le réacteur n° 2, la date d'arrêt définitif est plus floue. Le quatrième réexamen périodique aurait dû avoir lieu en août 2022 seulement, l'épreuve hydraulique au plus tard en décembre 2021. « Réglementairement, l'unité pourrait donc continuer à être exploitée jusqu'à cette échéance », explique Pierre Bois, chef de la division de Strasbourg de l'ASN. Dans sa communication récente à RTE, EDF explique « s'organiser pour prolonger » l'exploitation « jusqu'à l'été 2020 », mais « sans préjuger de la décision qui sera retenue, dans le cadre des discussions actuelles avec l'État ».

Car la question de l'indemnisation d'EDF pour le préjudice économique que représente la fermeture de Fessenheim n'est toujours pas réglée. « Le président d'EDF a reçu mandat de ses administrateurs pour engager la fermeture seulement lorsque le volet indemnitaire sera signé », souligne Marc Simon-Jean. « Globalement », ajoute-t-il, l'État et EDF seraient parvenus à un accord, mais ce dernier doit désormais être examiné par une inédite « commission des transactions », que le gouvernement n'a pas encore nommée.

EDF attend la finalisation de cet accord pour transmettre aux autorités la déclaration de mise à l'arrêt définitif des deux réacteurs de Fessenheim, premier acte juridiquement irréversible. L'ASN attend cette déclaration depuis plusieurs mois, et « déplore » l'attendre encore...

Le directeur de la centrale évoque par ailleurs les incertitudes persistantes sur la date de mise en route de l'EPR de Flamanville, le risque de tensions sur le marché en cas d'hiver rigoureux, qui auraient amené RTE à reconsidérer ses prévisions - jusqu'à présent optimistes - quant aux conséquences de la fermeture de la centrale alsacienne.

Marc Simon-Jean rappelle encore qu'EDF est une société privée et que le mandat de son PDG est « d'optimiser les bénéfices » : « Quand vous avez un actif rentable, vous l'exploitez pour dégager des bénéfices. Tant qu'on vous le permet... »

« On a l'impression que plus rien n'est clair »

Toutes ces considérations jettent un trouble, parmi les antinucléaires, mais aussi parmi les élus allemands siégeant à la Clis. « Ce que je viens d'entendre me fâche, réagit la présidente du gouvernement de Fribourg-en-Brisgau, Bärbel Schäfer. Nous avons discuté avec le gouvernement français, les dates qu'il a annoncées pour la fermeture étaient très claires - mars et août 2020. Aujourd'hui, on a l'impression que plus rien n'est clair. Nous avons participé à l'élaboration de projets post-Fessenheim, à des montages de financement, comme pour le rétablissement de la ligne ferroviaire entre Fribourg-Colmar... Si vous remettez tout en question, il n'est pas sûr que nous continuerons ! » Un message destiné à l'État français davantage qu'à la Clis, et dont EDF n'a certainement que faire.
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

Transports LGV Rhin-Rhône : Le bout du tunnel en 2028 ?

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 05:49:43

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Transports LGV Rhin-Rhône
Transports LGV Rhin-Rhône : Le bout du tunnel en 2028 ?
La ministre des Transports s'est engagée à réexaminer l'achèvement de la branche Est de la LGV Rhin-Rhône au regard des nouvelles études de rentabilité. Les Régions concernées saluent l'avancée,les parlementaires LR alsaciens crient au scandale.

 
Près de 80 millions d'euros ont déjà été engagés pour les acquisitions foncières, les études techniques et les procédures administratives pour le tronçon manquant.
Le fameux tronçon manquant sur la branche Est de la LGV Rhin-Rhône a refait parler de lui dans la nuit de lundi à mardi lors de l'examen de la loi d'orientation des mobilités devant la commission du développement durable de l'Assemblée nationale.

Élisabeth Borne a demandé de retirer l'échéance introduite en première lecture par le Sénat pour l'achèvement des travaux.

Si la ministre des Transports justifie sa décision par le fait que cette 2e phase « n'était pas dans les priorités du Conseil d'orientation des infrastructures [COI] », elle s'est engagée à ce que ce même COI « puisse regarder ce projet dans la perspective d'une inscription sur la période 2023-2028 » et au regard des dernières études qui ont « réévalué le bilan socio-économique » des 35 km manquants entre Petit-Croix et Lutterbach.

En commission, les députés Bruno Fuchs (appar. MoDem, Haut-Rhin), Vincent Thiébaut (LaREM, Bas-Rhin), Yolaine de Courson (LaREM, Côte-d'Or) et Jean-Marie Sermier (LR, Jura) ont rappelé l'importance stratégique de cette ligne reliant l'Allemagne, la Suisse et l'Est de la France au sillon rhodanien et à l'Espagne. Bruno Fuchs insiste sur le fait qu'il ne s'agit « pas d'un prolongement » mais de finir un chaînon manquant et Vincent Thiébaut a défendu le compromis d'un tronçon à 250 km/h, moins coûteux.

Marie-Guite Dufay, présidente (PS) de la Région Bourgogne-Franche-Comté, et Jean Rottner, président (LR) de la Région Grand Est, se « réjouissent » de cette annonce. « Toutes les études réalisées par SNCF Réseau en 2018 démontrent la pleine rentabilité de cette branche et la nécessité de reprendre ce chantier au plus vite : 500 000 passagers supplémentaires sont attendus », disent-ils.

Robert Herrmann, président PS de l'Eurométropole de Strasbourg (« Un signe très positif »), et Fabienne Keller, sénatrice Agir du Bas-Rhin (« Une excellente nouvelle »), se félicitent également de l'annonce de la ministre.

« Élisabeth Borne reconnaît enfin qu'il s'agit d'un axe structurant après le rapport Duron » qui avait repoussé son achèvement à 2038, remarque Pernelle Richardot, conseillère régionale PS, qui parle d'une « première victoire pour les élus de tous bords ».

Mais c'était sans compter les parlementaires LR alsaciens qui dénoncent « une gifle pour l'Alsace ». « L'achèvement de cette ligne devait placer la capitale alsacienne sur la dorsale européenne. Strasbourg ressort une fois de plus affaiblie », disent-ils.

« On marche sur la tête », s'agace le député Eric Straumann. « Tout le monde crie victoire alors qu'il n'y a plus d'engagement juridique et que le projet est repoussé ad vitam æternam », dit-il en annonçant que le groupe LR va redéposer son amendement en séance publique.

La LGV Rhin-Rhône entre à pleine vitesse dans la campagne des européennes.
Franck BUCHY

 

 
 

 

LGV Rhin-Rhône : le bout du tunnel en 2028 ?

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 06:00:37

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LGV Rhin-Rhône :

le bout du tunnel en 2028 ?
 

 
Le fameux tronçon manquant sur la branche Est de la LGV Rhin-Rhône a refait parler de lui dans la nuit de lundi à mardi lors de l'examen de la loi d'orientation des mobilités devant la commission du développement durable de l'Assemblée nationale.

Élisabeth Borne a demandé de retirer l'échéance introduite en première lecture par le Sénat pour l'achèvement des travaux. Si la ministre des Transports justifie sa décision par le fait que cette 2e phase « n'était pas dans les priorités du Conseil d'orientation des infrastructures [COI] », elle s'est engagée à ce que ce même COI « puisse regarder ce projet dans la perspective d'une inscription sur la période 2023-2028 » et au regard des dernières études qui ont « réévalué le bilan socio-économique » des 35 km manquants entre Petit-Croix et Lutterbach.

En commission, les députés Bruno Fuchs (appar. MoDem, Haut-Rhin), Vincent Thiébaut (LaREM, Bas-Rhin), Yolaine de Courson (LaREM, Côte-d'Or) et Jean-Marie Sermier (LR, Jura) ont rappelé l'importance stratégique de cette ligne reliant l'Allemagne, la Suisse et l'Est de la France au sillon rhodanien et à l'Espagne.

« Pleine rentabilitéde cette branche »

Marie-Guite Dufay, présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, et Jean Rottner, président de la région Grand Est, se « réjouissent » de cette annonce. « Toutes les études réalisées par SNCF Réseau en 2018 démontrent la pleine rentabilité de cette branche et la nécessité de reprendre ce chantier au plus vite : 500 000 passagers supplémentaires sont attendus », disent-ils.

« Élisabeth Borne reconnaît enfin qu'il s'agit d'un axe structurant après le rapport Duron » qui avait repoussé son achèvement à 2038, remarque Pernelle Richardot, conseillère régionale socialiste, qui parle d'une « première victoire pour les élus de tous bords qui ont su rester unis sur ce dossier ».

Mais c'était sans compter les parlementaires LR alsaciens qui dénoncent « une gifle pour l'Alsace ». « L'achèvement de cette ligne devait placer la capitale alsacienne sur la dorsale européenne. Strasbourg ressort une fois de plus affaiblie », taclent les sénateurs et députés de l'opposition engagés à très grande vitesse dans la campagne des européennes.

« On marche sur la tête », s'agace Éric Straumann (LR). « Tout le monde crie victoire alors qu'il n'y a plus d'engagement juridique et que le projet est repoussé ad vitam æternam », dit-il en annonçant que le groupe LR va redéposer son amendement en séance publique. Franck BUCHY

 

Le fameux tronçon manquant sur la branche Est de la LGV Rhin-Rhône a refait parler de lui dans la nuit de lundi à mardi lors de l'examen de la loi d'orientation des mobilités devant la commission du développement durable de l'Assemblée nationale.

Élisabeth Borne a demandé de retirer l'échéance introduite en première lecture par le Sénat pour l'achèvement des travaux. Si la ministre des Transports justifie sa décision par le fait que cette 2e phase « n'était pas dans les priorités du Conseil d'orientation des infrastructures [COI] », elle s'est engagée à ce que ce même COI « puisse regarder ce projet dans la perspective d'une inscription sur la période 2023-2028 » et au regard des dernières études qui ont « réévalué le bilan socio-économique » des 35 km manquants entre Petit-Croix et Lutterbach.

En commission, les députés Bruno Fuchs (appar. MoDem, Haut-Rhin), Vincent Thiébaut (LaREM, Bas-Rhin), Yolaine de Courson (LaREM, Côte-d'Or) et Jean-Marie Sermier (LR, Jura) ont rappelé l'importance stratégique de cette ligne reliant l'Allemagne, la Suisse et l'Est de la France au sillon rhodanien et à l'Espagne.

« Pleine rentabilitéde cette branche »

Marie-Guite Dufay, présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, et Jean Rottner, président de la région Grand Est, se « réjouissent » de cette annonce. « Toutes les études réalisées par SNCF Réseau en 2018 démontrent la pleine rentabilité de cette branche et la nécessité de reprendre ce chantier au plus vite : 500 000 passagers supplémentaires sont attendus », disent-ils.

« Élisabeth Borne reconnaît enfin qu'il s'agit d'un axe structurant après le rapport Duron » qui avait repoussé son achèvement à 2038, remarque Pernelle Richardot, conseillère régionale socialiste, qui parle d'une « première victoire pour les élus de tous bords qui ont su rester unis sur ce dossier ».

Mais c'était sans compter les parlementaires LR alsaciens qui dénoncent « une gifle pour l'Alsace ». « L'achèvement de cette ligne devait placer la capitale alsacienne sur la dorsale européenne. Strasbourg ressort une fois de plus affaiblie », taclent les sénateurs et députés de l'opposition engagés à très grande vitesse dans la campagne des européennes.

« On marche sur la tête », s'agace Éric Straumann (LR). « Tout le monde crie victoire alors qu'il n'y a plus d'engagement juridique et que le projet est repoussé ad vitam æternam », dit-il en annonçant que le groupe LR va redéposer son amendement en séance publique. Franck BUCHY

 

 
 

Une baisse inédite des taux des impôts locaux

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 05:48:31

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Argent Selon une étude
Une baisse inédite des taux des impôts locaux
L'heure est aux cadeaux fiscaux. Après la promesse d'Emmanuel Macron d'une baisse de l'impôt sur le revenu, les grandes collectivités locales font également un geste pour les contribuables sur fond de crise des « gilets jaunes ».
 

 
La baisse concerne surtout les taxes foncières, car la taxe d'habitation va progressivement disparaître.
À un an des élections municipales de 2020, les taux des impôts locaux payés par les ménages vont diminuer en moyenne de 0,3 % dans les grandes villes de plus de 100 000 habitants, selon une étude du cabinet FSL. Une première depuis 10 ans. La baisse atteint 0,4 % en dehors de Paris.

Sept grandes villes ont voté une diminution de leurs taux d'imposition et 35 les ont maintenus au niveau de l'an dernier. Aucune collectivité n'a décidé d'augmenter la pression fiscale en cette année pré-électorale.
Les élus pensent au pouvoir d'achat

La proximité des élections municipales n'explique pas tout. La crise des gilets jaunes et leurs revendications sur le pouvoir d'achat ont probablement fait réfléchir de nombreux élus, alors que la plupart des conseils municipaux votaient leur budget en plein mouvement de colère sur les ronds-points.

La même tendance s'observe pour les villes de 40 000 à 100 000 habitants avec une baisse moyenne des taux des impôts locaux de 0,1 % cette année. La plupart de ces communes de taille moyenne n'ont pas touché à leurs taux et 19 d'entre elles les ont diminués.

La baisse des taux porte essentiellement sur la taxe sur le foncier bâti, payée par tous les propriétaires. En effet, la taxe d'habitation va progressivement disparaître. Elle a déjà diminué d'un tiers environ pour 80 % des contribuables en 2018. Elle baissera d'un autre tiers cette année, avant d'être totalement supprimée en 2020. Les 20 % de ménages les plus aisés bénéficieront plus tard de la fin de la taxe d'habitation.

L'État compense le manque à gagner pour les communes qui n'ont donc aucun intérêt à diminuer le taux de la taxe d'habitation.

Malgré cette baisse inédite des taux, certains contribuables risquent malgré tout de voir leurs impôts locaux augmenter à cause de la revalorisation annuelle des bases locatives qui atteint 2,2 % en 2019, soit le double de l'an dernier. La nouvelle formule de calcul appliquée depuis 2018 est particulièrement désavantageuse cette année.
L.C.

 

 
 

 

elections e Européennes Sondage : le match RN-LaREM s'annonce serré jusqu'au bout

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 05:47:27

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elections e Européennes
elections e Européennes Sondage : le match RN-LaREM s'annonce serré jusqu'au bout
Selon notre sondage BVA pour la presse régionale, le Rassemblement national (ex-FN) devance de peu la liste de la majorité présidentielle. À quatre jours du scrutin, le résultat est encore incertain même si la dynamique est du côté de l'extrême droite.

 
À quelques jours du scrutin de dimanche, les intentions de vote de notre sondage BVA (1) ont un peu évolué par rapport à la dernière vague, début mai.
Une abstention très forte

C'est le paramètre qui n'évolue pas : l'abstention sera sans doute dimanche la grande gagnante de ces élections européennes. À quatre jours du vote, l'intérêt pour le scrutin faiblit : 57 % des Français se sentent concernés par cette élection. La participation en subira les conséquences. 42 % des Français sont allés voter il y a cinq ans. Ils seraient entre 46 % et 52 % dimanche, selon BVA. Depuis 1994, aucun scrutin européen n'a dépassé 50 %.
L'extrême droite en tête

Le Rassemblement national (ex-FN) est dans une dynamique et selon ce sondage, remporterait de peu les européennes dimanche prochain avec 23 %, soit une hausse de deux points en trois semaines. Dans le même temps, la liste de la majorité, conduite par Nathalie Loiseau reste stable à 22 %. On reste dans la marge d'erreur.
À gauche, rien n'est joué

Quelle liste de gauche arrivera en tête dimanche soir ? Le sondage de BVA projette la France insoumise conduite par Manon Aubry à 8,5 %, au coude-à-coude avec Europe Écologie-Les Verts (8 %), parti qui traditionnellement obtient des scores flatteurs aux européennes. Derrière, la liste de Raphaël Glucksmann (PS, Place Publique, Nouvelle Donne) perd un demi-point en trois semaines et stagne à 5 %, la limite pour placer des élus au Parlement européen. Ce serait le pire score jamais obtenu par le PS. Il est talonné par le PCF qui réalise une campagne très active avec l'élu parisien Ian Brossat : en hausse d'un demi point, le parti communiste atteint dans cette vague les 3 %, qui correspondent au remboursement des frais de campagne.
La droite basse

François-Xavier Bellamy ne bouge pas : la liste les Républicains est à 13 % des intentions de vote, comme au début du mois. C'est sept points de moins qu'il y a cinq ans. Nicolas Dupont-Aignan, patron et tête de liste de Debout la France est aussi à la peine. Il réunit 3,5 % des intentions de vote, soit un point de moins que début mai. Il ne franchirait donc pas la barre fatidique de 5 % et flirte avec celle des 3 %. Il y a un an, il pouvait prétendre dépasser les 10 %... Mais tout peut encore bouger compte tenu de l'abstention annoncée.
N. M. (1) Étude BVA réalisée les 20 et 21 mai sur Internet pour la presse régionale, La Tribune et Europe 1, sur un échantillon de 1 347 inscrits sur les listes électorales, représentatif de la population nationale âgée de 18 ans et plus.

(1) Étude BVA réalisée les 20 et 21 mai sur Internet pour la presse régionale, La Tribune et Europe 1, sur un échantillon de 1 347 inscrits sur les listes électorales, représentatif de la population nationale âgée de 18 ans et plus.

 
 

 

Sondage : le match RN-LaREM s'annonce serré jusqu'au bout

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 06:26:43

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Sondage : le match RN-LaREM s'annonce serré jusqu'au bout
 

 
À quelques jours du scrutin de dimanche, les intentions de vote de notre sondage BVA (1) ont un peu évolué par rapport à la dernière vague, début mai.
Une abstention très forte

C'est le paramètre qui n'évolue pas : l'abstention sera sans doute dimanche la grande gagnante de ces élections européennes. À quatre jours du vote, l'intérêt pour le scrutin faiblit : 57 % des Français se sentent concernés par cette élection. La participation en subira les conséquences. 42 % des Français sont allés voter il y a cinq ans. Ils seraient entre 46 % et 52 % dimanche, selon BVA. Depuis 1994, aucun scrutin européen n'a dépassé 50 %.
L'extrême droite en tête

Le Rassemblement national (ex-FN) est dans une dynamique et selon ce sondage, remporterait de peu les européennes dimanche prochain avec 23 %, soit une hausse de deux points en trois semaines. Dans le même temps, la liste de la majorité, conduite par Nathalie Loiseau reste stable à 22 %. On reste dans la marge d'erreur.
À gauche, rien n'est joué

Quelle liste de gauche arrivera en tête dimanche soir ? Le sondage de BVA projette la France insoumise conduite par Manon Aubry à 8,5 %, au coude-à-coude avec Europe Écologie-Les Verts (8 %), parti qui traditionnellement obtient des scores flatteurs aux européennes. Derrière, la liste de Raphaël Glucksmann (PS, Place Publique, Nouvelle Donne) perd un demi-point en trois semaines et stagne à 5 %, la limite pour placer des élus au Parlement européen. Ce serait le pire score jamais obtenu par le PS. Il est talonné par le PCF qui réalise une campagne très active avec l'élu parisien Ian Brossat : en hausse d'un demi point, le parti communiste atteint dans cette vague les 3 %, qui correspondent au remboursement des frais de campagne.
La droite basse

François-Xavier Bellamy ne bouge pas : la liste les Républicains est à 13 % des intentions de vote, comme au début du mois. C'est sept points de moins qu'il y a cinq ans. Nicolas Dupont-Aignan, patron et tête de liste de Debout la France est aussi à la peine. Il réunit 3,5 % des intentions de vote, soit un point de moins que début mai. Il ne franchirait donc pas la barre fatidique de 5 % et flirte avec celle des 3 %. Il y a un an, il pouvait prétendre dépasser les 10 %... Mais tout peut encore bouger compte tenu de l'abstention annoncée.
N. M. (1) Étude BVA réalisée les 20 et 21 mai sur Internet pour la presse régionale, La Tribune et Europe 1, sur un échantillon de 1 347 inscrits sur les listes électorales, représentatif de la population nationale âgée de 18 ans et plus.

 

 
 

Elections européennes Réactions : Un président doit-il parler comme ça ?

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 05:46:47

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Elections européennes Réactions
Elections européennes Réactions : Un président doit-il parler comme ça ?
L'interview du président de la République parue dans les quotidiens de la presse régionale fait réagir les candidats aux élections européennes. L'intrusiondu chef de l'État dans la campagne électorale est largement critiquée.

 
Le président de la République s'est exprimé sur les européennes, sans être lui-même candidat.
« Je ne peux rester spectateur », déclare le président Macron dans nos colonnes ce mardi. Vu des candidats dans la dernière ligne droite de la campagne des élections européennes, de ce dimanche 26 mai, cette prise de position passe mal. Le chef de l'État se justifie en disant que ce rendez-vous électoral européen est le plus important depuis le premier en 1979 : « L'Union est face à un risque existentiel. Si, en tant que chef de l'État, je laisse se disloquer l'Europe qui a construit la paix, qui a apporté de la prospérité, j'aurai une responsabilité devant l'histoire ».

Les propos du président de la République ne convainquent pas Thierry Mariani, numéro 4 sur la liste du Rassemblement national (ex-FN), donné en tête avec une légère avance par les instituts de sondage (lire ci-dessous). « C'est un procédé totalitaire d'un président dont la fonction est de rassembler. Nous avons un président qui se conduit comme un candidat ».
Nadine Morano : « La Macronie panique »

« La Macronie est en panique. Emmanuel Macron tente d'asphyxier la campagne alors que ce qui va se jouer est extrêmement important. C'est un président diviseur de l'Europe. Les Français ne se sentent pas concernés par cette élection et il en est responsable », tance Nadine Morano, en quatrième position sur la liste Les Républicains.

« C'est creux comme un tambour », renchérit le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France). « C'est une exception française d'être le seul pays où on ne parle pas d'Europe mais de référendum », regrette Jean-Christophe Lagarde à l'UDI.
« Macron rejoue la présidentielle »

De l'autre côté de l'échiquier politique, il y a aussi des critiques, pas beaucoup plus complaisantes. « Ce n'est pas le discours convenu et un peu creux qu'il délivre qui permettra d'amoindrir le rejet que sa politique et sa pratique du pouvoir suscitent dans le pays », estime Emmanuel Maurel, député européen sortant et numéro 5 sur la liste France insoumise.

« Le président considère que son meilleur adversaire c'est l'extrême droite. Il rejoue le match de la présidentielle et déserte en réalité le terrain européen. Il masque ses renoncements et son absence de projet en appelant à voter contre », analyse Yannick Jadot, tête de liste Europe Écologie-Les Verts.

« Annoncer à quatre jours du scrutin la dislocation de l'Europe pour se poser en rempart, ce n'est pas sérieux. Emmanuel Macron est l'accélérateur de l'extrême droite et pas l'antidote », enrage Benoît Hamon (Génération-s).

« Le président dit vouloir être acteur de la campagne. Il endosse en effet un sacré rôle de composition. C'est un peu le requin des Dents de la mer qui voudrait se faire passer pour Flipper le dauphin, l'ultralibéral qui se découvre subitement une ambition sociale », raille Ian Brossat, tête de liste PCF. « On assiste à un kidnapping de l'élection. Emmanuel Macron pose le principe que c'est lui ou le chaos. Or, l'enjeu de cette élection est de savoir si le Parlement de Strasbourg va être de droite ou de gauche », recadre Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-Place Publique.

Les députés de La République en marche au contraire, applaudissent l'entrée dans l'arène électorale de leur président. Le verbatim de l'interview présidentielle leur tient lieu d'éléments de langage. Ils ont jusqu'à vendredi soir pour les dérouler.
N. M.

 

 
 

 

Un président doit-il parler comme ça ?

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 06:28:30

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Un président doit-il parler comme ça ?
 

 
Le président de la République s'est exprimé sur les européennes, sans être lui-même candidat. Photo PQR / Olivier Corsan
« Je ne peux rester spectateur », déclare le président Macron dans nos colonnes ce mardi. Vu des candidats dans la dernière ligne droite de la campagne des élections européennes, de ce dimanche 26 mai, cette prise de position passe mal. Le chef de l'État se justifie en disant que ce rendez-vous électoral européen est le plus important depuis le premier en 1979 : « L'Union est face à un risque existentiel. Si, en tant que chef de l'État, je laisse se disloquer l'Europe qui a construit la paix, qui a apporté de la prospérité, j'aurai une responsabilité devant l'histoire ».

Les propos du président de la République ne convainquent pas Thierry Mariani, numéro 4 sur la liste du Rassemblement national (ex-FN), donné en tête avec une légère avance par les instituts de sondage (lire ci-dessous). « C'est un procédé totalitaire d'un président dont la fonction est de rassembler. Nous avons un président qui se conduit comme un candidat ».
Nadine Morano : « La Macronie panique »

« La Macronie est en panique. Emmanuel Macron tente d'asphyxier la campagne alors que ce qui va se jouer est extrêmement important. C'est un président diviseur de l'Europe. Les Français ne se sentent pas concernés par cette élection et il en est responsable », tance Nadine Morano, en quatrième position sur la liste Les Républicains.

« C'est creux comme un tambour », renchérit le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France). « C'est une exception française d'être le seul pays où on ne parle pas d'Europe mais de référendum », regrette Jean-Christophe Lagarde à l'UDI.
« Macron rejoue la présidentielle »

De l'autre côté de l'échiquier politique, il y a aussi des critiques, pas beaucoup plus complaisantes. « Ce n'est pas le discours convenu et un peu creux qu'il délivre qui permettra d'amoindrir le rejet que sa politique et sa pratique du pouvoir suscitent dans le pays », estime Emmanuel Maurel, député européen sortant et numéro 5 sur la liste France insoumise.

« Le président considère que son meilleur adversaire c'est l'extrême droite. Il rejoue le match de la présidentielle et déserte en réalité le terrain européen. Il masque ses renoncements et son absence de projet en appelant à voter contre », analyse Yannick Jadot, tête de liste Europe Écologie-Les Verts.

« Annoncer à quatre jours du scrutin la dislocation de l'Europe pour se poser en rempart, ce n'est pas sérieux. Emmanuel Macron est l'accélérateur de l'extrême droite et pas l'antidote », enrage Benoît Hamon (Génération-s).

« Le président dit vouloir être acteur de la campagne. Il endosse en effet un sacré rôle de composition. C'est un peu le requin des Dents de la mer qui voudrait se faire passer pour Flipper le dauphin, l'ultralibéral qui se découvre subitement une ambition sociale », raille Ian Brossat, tête de liste PCF. « On assiste à un kidnapping de l'élection. Emmanuel Macron pose le principe que c'est lui ou le chaos. Or, l'enjeu de cette élection est de savoir si le Parlement de Strasbourg va être de droite ou de gauche », recadre Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-Place Publique.

Les députés de La République en marche au contraire, applaudissent l'entrée dans l'arène électorale de leur président. Le verbatim de l'interview présidentielle leur tient lieu d'éléments de langage. Ils ont jusqu'à vendredi soir pour les dérouler.
N. M.

 

 
 

Elections 3ma group, sans faux pli

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 06:07:04

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Elections 3ma group, sans faux pli
 

 
 
Bouillonnement dans les locaux industriels de 3ma group : enveloppes, professions de foi et bulletins de vote défilent par milliers, par millions ; les assembleuses tournent sans répit, les équipes de travailleurs se succèdent. L'« opération européennes » nécessite un engagement de tous les instants : 7j/7 à 24 h/24.
11 listes « et demie »sur 34 ont livréà temps...

Les chiffres frisent la démesure : avant mercredi minuit, ce sont 1 650 000 plis de 23 documents qui seront préparées (les fameuses enveloppes que chaque électeur reçoit à son domicile) pendant que 23 millions de bulletins de vote seront répartis dans 10 000 colis à l'attention des mairies. Et encore : sur les 34 listes en lice, seules 11 ont livré à temps les documents de propagande électorale et les bulletins de vote, une liste n'a fait parvenir que les bulletins, les 22 autres rien... En plus de cela, une opération d'adressage sera réalisée sur 1 300 000 enveloppes. Coutumière de ce type d'activité, 3ma group a remporté les appels d'offres de mise sous pli du Bas-Rhin, de la Meurthe-et-Moselle et de la Côte d'Or, mais pas celui du Haut-Rhin. L'adressage seul est réalisé pour d'autres préfectures, dont les Côtes-d'Armor.

« C'est un gros dossier, confirme Olivier Tschirhart, directeur général. Il représente un défi passionnant, de par les délais très courts et les pénalités colossales risquées [de l'ordre de 15 % par heure de retard]. C'est aussi un marché intéressant qui nous rapporte autour d'un demi-mois de chiffre d'affaires [soit entre 0,8 M EUR et 1 M EUR]. »
150 intérimaires

Pour ne pas se rater, 3ma, qui emploie 200 personnes, a recruté 150 intérimaires qui se relaient en « trois-huit » par équipes de 50. « Nous mobilisons également notre personnel salarié en les formant à ces tâches spécifiques. Il faut une présence constante : le moindre grain de sable peut être fatal... »

Et les contretemps sont toujours possibles pour ne pas dire systématiques : cette fois, ce sont les « petites listes » (parmi celles qui envoient des documents) qui, pour des raisons économiques, ont imprimé un nombre inférieur à celui des inscrits. « Il a fallu créer un algorithme permettant de répartir les bulletins dans les colis en fonction de leur destination et du nombre d'inscrits dans les communes. » Le service d'ingénierie en informatique maison a également développé un programme permettant de mieux répartir les enveloppes destinées à La Poste (un bureau permanent de quatre à cinq fonctionnaires est installé dans les locaux rouffachois) et d'ainsi optimiser les tournées des facteurs. « Un "petit plus maison" qui nous aide à faire la différence avec la concurrence », sourit Olivier Tschirhart. Au-delà de l'échéance de dimanche, l'entreprise ne fait pas de mystère de son positionnement stratégique à l'approche de longue séquence électorale qui se profile dans les trois années à venir.
M.Pf.

 

 
 

Vincent Lambert : déchirures et imbroglio

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 05:45:13

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Société Justice
Vincent Lambert : déchirures et imbroglio
Les avocats des parents du patient, en état végétatif depuis plus de dix ans, se sont rendus à l'hôpital de Reims pour constater la reprise des traitements. Ils entendent mettre à profit le délai obtenu contre toute attente pour obtenir son transfert... que seule son épouse et tutrice peut autoriser.
 

 
Viviane Lambert, la mère de Vincent, lundi à Reims.
En une demi-journée, lundi, la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg a rejeté la requête des parents de Vincent Lambert alors que, de son côté, la cour d'appel de Paris a accédé à la demande de leurs avocats et a provoqué un coup de théâtre en mettant un terme à l'arrêt des traitements de ce patient en état végétatif irréversible depuis plus de dix ans.

Divergences entre juges administratifs et judiciaires, entre normes nationales et internationales, lacunes législatives en France concernant la fin de vie... L'affaire Vincent Lambert a, une nouvelle fois, spectaculairement rebondi, envahissant le champ politique et juridique. Et ravivant, sur le plan humain, toutes les tensions au sein d'une famille qui se déchire.
Soutien des anciens élèves infirmiers

« Comment peut-on parler de remontada, comme si on parlait d'un match de foot », s'est indigné Me Francis Fossier, avocat de l'épouse de Vincent Lambert, en référence aux propos tenus, dans l'euphorie de la victoire judiciaire, par Me Jérôme Triomphe, défenseur des parents. Fait plus rare, le comité de soutien « Laissons partir Vincent » s'est exprimé publiquement, mardi, devant le CHU de Reims où est hospitalisé cet ancien infirmier depuis son accident en 2008 à l'âge de 32 ans. « On est une cinquantaine d'anciens étudiants infirmiers à avoir entendu Vincent dire sa volonté de partir s'il devait se retrouver dans une telle situation et on a apporté ces témoignages au CHU de Reims », a rappelé Vincent Caruel.
De six mois à plusieurs années

À la différence des jours précédents, les parents de Vincent Lambert, son demi-frère et sa soeur, n'ont, eux, fait que très peu de commentaires lors de la visite qu'ils ont effectuée en fin de journée, mardi, au service de soins palliatifs. « Nous souhaitons qu'il quitte cette prison », a brièvement commenté Viviane Lambert, 73 ans. C'est désormais l'enjeu pour ses parents, une fois confirmées la fin de la sédation et la reprise de l'alimentation et de l'hydratation de Vincent Lambert, une douzaine d'heures après leur arrêt. « Ce n'est pas un sursis, c'est un nouveau départ. Le combat, à partir d'aujourd'hui, c'est le transfert de Vincent dans une unité spécialisée où il sera pris en charge de manière bienveillante par des spécialistes et non plus par ce CHU qui n'a fait de lui qu'un mort en sursis », a martelé Me Triomphe, avocat proche des milieux catholiques traditionalistes. La suspension « provisoire » accordée par la cour d'appel de Paris peut durer six mois, voire des années en fonction des nouvelles procédures qu'elle peut impliquer (lire notre interview) .
« Sadisme pur »

Mais, pour obtenir un tel transfert, il faut l'accord du tuteur de Vincent Lambert. En l'occurrence, cette tutelle a été confiée à la justice en 2016, et pour dix ans, à son épouse Rachel Lambert et à l'Union départementale des familles (Udaf) de la Marne, comme suppléante.

Or, un arrêt de la Cour de cassation du 13 décembre 2017, d'ailleurs rendu dans le cadre de cette affaire, stipule que seul le tuteur peut solliciter le transfert d'un majeur protégé dans un autre établissement de soins.

Stigmatisant « le sadisme pur » de cette victoire judiciaire, François Lambert, neveu du patient et qui est, comme six autres frères et soeurs de Vincent Lambert, partisan de la fin de cet « acharnement thérapeutique », a dit espérer un pourvoi en cassation. Rachel Lambert a, pour sa part, confirmé la plainte déposée contre la diffusion des images de son mari par Viviane Lambert. Ce lundi, la déchirure s'est élargie.
Catherine DAUDENHAN

 

 
 

 

Masevaux-Niederbruck Politique : Les municipales se préparent

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 05:46:18

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Masevaux-Niederbruck Politique
Masevaux-Niederbruck Politique : Les municipales se préparent
Depuis quelques mois, les tracts hostiles à la municipalité fleurissent dans les boîtes aux lettres de la commune. Ils émanent d'Alexandre Bina, probable candidat aux municipales.

 
Alexandre Bina veut monter une liste pour les municipales
S'il n'a pas d'opposant au sein de son conseil municipal, Laurent Lerch, maire de Masevaux-Niederbruck, en a désormais un dans sa commune. Il s'appelle Alexandre Bina, il a 26 ans et il est chargé de projet dans le domaine culturel. Anti-macroniste convaincu, il ne cache pas sa sensibilité politique proche de la droite conservatrice. Et envisage très sérieusement aujourd'hui de monter une liste pour les élections municipales.
Un appel au « localisme professionnel »

Déçu de l'élection d'Emmanuel Macron, et considérant Laurent Lerch comme un « petit Macron », Alexandre Bina a créé en juin 2018 un blog où il s'exprime sur tous les sujets aussi bien internationaux que nationaux ou Masopolitains. Mais son engagement local est parti l'an dernier de la fermeture d'une classe à l'école élémentaire de Niederbruck. « Nous nous sommes révoltés et nous avons fait une lettre ouverte pour demander aux élus de se battre », raconte-t-il.

En janvier dernier, Alexandre Bina se tourne à nouveau vers Laurent Lerch, à propos de l'investissement de 4 millions d'euros dans l'extension de l'Ehpad du Castel Blanc, qui, estime-t-il, « ne sera bénéfique pour personne tant le prix de l'admission est élevé. Qui a les moyens de se payer une chambre à 2000EUR? » A la place, il préconise une aide aux dépenses quotidiennes des retraités, par le biais de la mise en place de bons à la consommation ou aux transports pour les plus modestes d'entre eux et dans des services à la personne novateurs. « Mais Laurent Lerch est resté mutique et n'a pas donné suite à mes nombreuses sollicitations », s'indigne-t-il.

Il a franchi une nouvelle étape il y a 6 mois en lançant une campagne de tractage dans les boîtes aux lettres. À chaque série de tracts, il durcit le ton, devenant de plus en plus virulent. En février, il dénonce la commune nouvelle crée en 2016 entre Masevaux et Niederbruck, qui selon lui a « davantage bénéficié financièrement à Laurent Lerch qu'à la collectivité », allusion au fait que l'augmentation de la population a entraîné une augmentation des indemnités du maire. Indigné, Laurent Lerch a dénoncé « une campagne de diffamation » à base « d'informations mensongères et fausses ».

Plus modéré dans son dernier tract, il dénonce le « taux de chômage qui a doublé depuis 2008, passant de 10 à 20 % », et avance un certain nombre de propositions, appelant « au localisme professionnel », en donnant priorité à l'emploi, à compétences égales, à un Masopolitain ou à un Nierbruckois, afin notamment de limiter les déplacements des citoyens, coûteux en carburant. Il propose également « que les acteurs économiques de Masevaux-Niederbruck soient exemptés « de la TLPE (taxe locale sur la publicité extérieure), qui ne bénéficie à personne et noie nos petits commerçants, déjà peu nombreux. »

Il demande aussi un « rapport des autorités supra-communales sur les installations sportives, culturelles et culturelles », dénonçant « l'insalubrité indigne des locaux du club de boxe de Masevaux. »

Citant pour modèle le maire de Sickert, Bertrand Hirth, dont il loue le volontarisme, Alexandre Bina estime « être d'abord dans une démarche de dénonciation. Je voudrais que les gens se demandent « qu'est ce qui a changé depuis que Laurent Lerch est maire ? À mon avis, pas grand-chose... » À Masevaux-Niederbruck, la bataille des municipales se prépare déjà.
Isabelle BOLLÈNE

 

 
 

 

ALTKIRCH Hôpital : « suivi de très près »

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 05:55:18

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ALTKIRCH Hôpital : « suivi de très près »
 

 
Le point chaud majeur du moment à Altkirch concerne bien évidemment l'avenir de l'hôpital Saint-Morand d'Altkirch. « Un dossier suivi de très près », selon le maire qui a relevé, lors de la dernière réunion de concertation avec l'Agence régionale de santé et le Groupement régional hospitalier Mulhouse-Sud-Alsace, duquel relève l'établissement, la remarque « d'un éminent praticien de l'hôpital concernant une communication négative qui peut faire fuir les patients ».

Usant de métaphores, pour Nicolas Jander, « la fin du match n'est pas sifflée » ou « c'est à la fin du marché qu'on compte les bouses », autrement dit, il s'agit d'abord d'avoir une « vue globale et précise de la situation ». « Nous continuons à nous battre et à négocier pour que l'hôpital Saint-Morand reste la porte d'entrée des Sundgauviens dans le système de santé. Nous sommes proactifs puisque Nathalie Singhoff, conseillère municipale et infirmière à domicile qui connaît le terrain, doit élaborer un contrat local de santé en lien avec le conseil municipal et les professionnels de santé de la ville, afin de construire une stratégie pragmatique et établir un programme d'action pluriannuel co-construit. Nous voulons ne rien subir mais agir concrètement ».
N.B.-G.

 

 
 

 

Vieux-Thann Conseil municipal : Le bureau de poste va fermer ses portes

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 05:58:29

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Vieux-Thann Conseil municipal
Vieux-Thann Conseil municipal : Le bureau de poste va fermer ses portes
Lors de la dernière réunion du conseil municipal qui s'est tenue mercredi dernier, le maire Daniel Neff a fait le point sur l'avenir de La Poste à Vieux-Thann.

 
L'ancien bureau de poste de Vieux-Thann va bientôt fermer. Les activités seront transférées chez... Intermarché.
« Les activités de La Poste de Vieux-Thann vont être transférées à l'Intermarché. À l'accueil du magasin, dès la fin de l'été 2019, des membres du personnel spécialement formés se tiendront à la disposition des usagers », a signalé le maire de Vieux-Thann, Daniel Neff, à l'issue de la dernière séance du conseil municipal.
« La possibilité de se garer facilement »

« Du n'importe quoi ! », s'est exclamé un conseiller. « M ais il fallait s'y attendre, lui rétorque le maire. Dans d'autres communes, ce service n'est plus assuré. Beaucoup d'usagers apprécieront la position centrale du nouveau bureau et la possibilité de se garer facilement. »

Parmi les autres informations transmises par le maire, on note : Le départ imprévu au 1er juin de Thierry Ciavarella, directeur du périscolaire (recruté entre-temps par la communauté de communes de la vallée de la Doller). Les annonces de la journée citoyenne du 25 mai (près de 110 personnes sont inscrites) et des portes ouvertes des Loges de la Thur, avec l'inauguration d'une exposition sur l'histoire du textile de Vieux-Thann. Le prochain déménagement des services municipaux causé par le démarrage de travaux en mairie.

Auparavant, les différents points inscrits à l'ordre du jour ont été traités de façon consensuelle en moins de 45 minutes. À savoir : maintien à 48 du nombre de sièges à la communauté de communes de Thann-Cernay où la Ville de Vieux-Thann aura quatre représentants. Amortissement sur cinq ans de la subvention d'équipement versée à la Musique municipale (800 EUR/an). Travaux sur la route de Roderen comprenant le profilage de la voirie sur 700 m avec bordure entre la route et le trottoir mis aux normes personnes à mobilité réduite, système d'évacuation des eaux pluviales et marquage au sol. Les travaux débuteront le 17 juin et se chiffrent à 133 500 EUR HT. Nouveau tarif (hausse de 1,6 %) et réajustement du règlement intérieur de l'accueil de loisirs sans hébergement Les petits futés. Barème 2019 du concours des maisons fleuries ainsi que celui du concours des décorations de Noël avec prix offerts variant entre 40 EUR et 80 EUR. Établissement de la liste par tirage au sort au jury d'assises pour 2020. Motion exprimée à l'encontre de l'encaissement des recettes de bois par l'ONF. Convention avec le Département pour la réfection des rues Berger-André et Charles-de-Gaulle. Coût total de l'opération : 699 625 EUR, dont 152 700 EUR à la charge du Département.
Michel TSCHANN

 

 
 

 

Portrait Association ArtAile : Sur les ailes du papillon

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 06:03:12

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Portrait Association ArtAile
Portrait Association ArtAile : Sur les ailes du papillon
Elle vole sur les ailes d'un papillon coloré. Ce papillon, qui sait se transformer, pour devenir beau et léger. Ce papillon symbole de la vie dans lequel Caroline Lesage lit l'espérance. « Il prend de la hauteur par rapport au mal qui enferme », explique cette historienne de l'art qui depuis presque vingt ans est engagée à côté des personnes âgées, atteintes par la maladie d'Alzheimer.

 
Caroline Lesage présente une partie de la collection ArtAile.
« la beauté sauvera le monde ». Carole Lesage cite cette phrase de l'écrivain russe Dostoïevski pour éclairer le sens de son engagement vers les personnes âgées, dont la mémoire s'effiloche.

Un engagement souvent ingrat, dans des maisons de retraite où le personnel est surchargé de travail. Elle dérange alors le quotidien des résidents quand elle arrive pour montrer la beauté de l'art, seulement armée de son appareil de projection, de quelques illustrations de tableaux célèbres, ses craies grasses, son enthousiasme... et sa détermination.
Faire entrer l'art à l'hôpital

Une détermination qui s'est forgée au fil de son histoire personnelle. Quand à l'âge de 21 ans, un grave accident la cloue dans un lit, sanglée de partout, accrochée à une potence. « Je ne pouvais pas bouger, je ne voyais qu'un ciel blanc, es murs blancs. Pendant deux mois, je suis restée là, nourrie comme une plante verte. J'étais alors en licence de l'Art, mes copains me rendaient visite. Ils ont découpé des fleurs en papier et les ont accrochées sur la potence, puis ils ont décoré les murs avec des reproductions. Petit à petit, ma chambre est devenue un musée, une pièce pleine de couleurs que les soignants venaient voir », se souvient Caroline Lesage. « Mais dans cet hôpital, j'étais enfermée dans un linceul blanc, c'était infernal, à devenir dingue ».

Puis la vie a repris son cours. Caroline Lesage sort de l'hôpital, à Pâques, sur des béquilles, « c'était comme une résurrection ». En septembre, elle passe sa licence, puis s'immerge complètement dans une vie de famille qui démarre. L'accident est refoulé dans un coin de sa tête, jusqu'en 2002 quand cette douloureuse période de sa jeunesse revient faire écho.

« J'avais vu un jeune élève de CM2 en pédiatrie. Il était entouré par ces murs blancs que j'avais connus. Au même moment, je vois une annonce dans le journal. La Société Industrielle de Mulhouse lançait un appel aux projets innovants. Spontanément, j'ai construit un projet, mon projet, celui de faire entrer l'art à l'hôpital ».

Elle porte le projet seule et décroche le premier prix. Le jury est conquis par son ambition, travailler au mieux-être des personnes en souffrance, avec la conviction que l'art apprend à être plus humain. Les 30 000 francs qu'elle touche pour son prix, lui permettent de créer l'association ArtAile. Elle trouve les sept personnes qui doivent l'entourer dans l'association. « Les statuts ont été déposés à la Saint-Valentin et je pouvais démarrer. Le premier à m'appeler fut le Dr Peter en gérontologie. Il m'a dit, "Venez chez moi". J'ai découvert l'accueil de jour. Je suis venue avec mon appareil de projection de diapositives avec des tableaux abordables pour en faire une lecture interactive. Déjà, je perturbais la routine du quotidien dans ce service ».

Mais les résidents sont stimulés par la séance. Ce même jour, quand Caroline Lesage demande qu'ils décrivent le tableau de la marionnette de Paul Klee, une résidente aveugle s'écrie finalement : « mais oui, ça y est, je vois un triangle ».
« La vie est un échiquier »

« J'en ai pleuré d'émotion. Je me suis entendue dire aux résidents qu'ils étaient les yeux de cette dame. Alors que chaque résident était venu, enfermé dans sa maladie, il y a eu un extraordinaire partage. C'était ma première séance, mais j'avais passé les feux de la rampe. Quelqu'un d'aveugle qui dit qu'il voit, c'est comme un miracle. Depuis ce jour, je me rends compte qu'en fait, chaque atelier a son petit miracle ».

Très vite, la présence de Caroline Lesage auprès des résidents se transforme en rendez-vous régulier, à la gériatrie de la MMPA, puis aux Écureuils, à Saint-Damien, aux Salines. Pendant les séances, elle partage avec les résidents l'histoire d'un tableau, puis les incite à dessiner. Les résidents sont invités à parler, ce moment fait remonter des souvenirs. « Un psychiatre m'a dit qu'il en apprenait plus sur chaque résident en assistant à une séance que pendant une année à essayer de les faire parler ».

Caroline Lesage a donc bien été l'une des premières à mettre en oeuvre l'art-thérapie. « Un art, comme l'ont décrit les médecins, qui stimule les sens cognitifs et aide à la reconstruction narcissique. »

Ce travail avec les personnes âgées s'est étendu ensuite aux petits de primaire. Elle leur donne des cours d'histoire de l'art, et en même temps les invite à venir rejoindre les ateliers en maison de retraite pour engager un véritable travail intergénérationnel.

Il en résulte une foule de dessins. Caroline Lesage les compile, les arrange. Un jour, elle réalise un kakemono avec des motifs cachemire et la créatrice Reynen Petrusse, qui venait au Musée de l'impression sur étoffes pour consulter les livres d'échantillons, le remarque. « C'était un hasard, elle voulait m'acheter les droits de reproduction, je l'ai amenée à la maison, et c'est elle qui m'a fait prendre conscience de la beauté des oeuvres. Elle a d'ailleurs ensuite réalisé une « collection Petrusse pour ArtAile » dans son magasin de Bordeaux et a reversé 10 % à l'association pour chaque pièce vendue. »

Cette rencontre a réjouit Caroline Lesage : « C'est elle qui m'a incitée à continuer. La vie est un échiquier, elle est faite de rencontres. »

C'est ainsi qu'est née la collection ArtAile, avec des motifs de potirons, puis de papillons, de roses...

« Ce ne sont pas des objets de consommation, ce sont des cadeaux à valeur ajoutée. C'est un cadeau pour celui qui le reçoit comme pour celui qu'il l'a réalisé. Qu'ils soient sous forme de sac, de pochette pour les lunettes, de torchons à vaisselle ou de parapluie, ils ont une propre histoire.

Imprimés par les entreprises locales, Texcil ou Colorathur à Wesserling, ces objets portent haut les couleurs de l'Alsace terre textile, se félicite Caroline Lesage : « C'est mon côté fille d'entrepreneur qui revient ». Ils sont tous en vente sur le site d'ArtAile.

Derniers en date, les torchons de cuisine aux motifs de cigogne. La cigogne est inspirée de cet oiseau qui était le symbole de la société de commercialisation de la potasse d'Alsace. Elles existent en quatre couleurs, ou à la mode d'Andy Warhol : « Elles sont géniales, c'est de l'art brut, plein de fraîcheur. On dirait qu'elles sont prêtes à s'envoler ».
Françoise ZIMMERMANN

 

 
 

 

Environnement Dans le Jura alsacien : Coup de chaud sur les sapins

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 05:53:47

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Environnement Dans le Jura alsacien
Environnement Dans le Jura alsacien : Coup de chaud sur les sapins
Les sapins du Jura alsacien connaissent la plus grave crise sanitaire depuis 2004. En cause : la chaleur et la sécheresse de l'été 2018, qui ont favorisé le développement d'insectes parasites, les scolytes, entraînant le dépérissement de nombreux arbres. L'avenir de la forêt n'est pas menacé, mais les conséquences économiques pourraient être importantes.

 
Les sapins scolytés sont faciles à reconnaître : les aiguilles passent du vert au brun et l'écorce se décolle sur tout ou partie du tronc. Exemple dans la forêt de Raedersdorf.
Avec le retour du printemps, la nature retrouve peu à peu ses couleurs. Dans le Jura alsacien, la cime des arbres arbore un splendide camaïeu de vert... et de brun. Oui, du brun, sur les aiguilles des sapins pectinés. Une couleur qui vire par endroits au marron orangé. Cette couleur camouflage, qui se propage sur les hauteurs de Ferrette, cache une bien triste réalité. Les sapinières sont malades, victimes d'un insecte parasite depuis l'automne dernier.
Chaleur et sécheresse

Le printemps et l'été 2018, chauds et secs, « ont entraîné une pullulation importante du scolyte », explique C Christophe Mattern, responsable de l'unité territoriale du Jura alsacien à l'Office national des forêts (ONF). « Ce coléoptère est un parasite de faiblesse : il attaque de préférence les arbres affaiblis, généralement âgés d'une centaine d'années. Mais il arrive que de jeunes arbres soient touchés. » Résultat s : les sapins dépérissent. Les aiguilles brunissent, elles passent du vert au brun, la cime s'assèche ; l'écorce n'adhère plus sur tout ou partie du tronc. « Le phénomène s'est déclaré à l'automne par petits paquets. C'est comme un rouleau compresseur qui avance. Ça s'intensifie ce printemps, à la reprise de la végétation. » L es taches brunes n'ont donc pas fini d'apparaître à l'horizon, dans le paysage boisé du Jura alsacien... Car il n'y a pas de possibilité de lutte contre l'invasion du scolyte. « C'est illusoire de penser qu'on peut juguler le scolyte. Il y a une conjonction de facteurs météorologiques et environnementaux. Nous pouvons juste appliquer de bonnes règles de gestion. »

L'ONF procède actuellement à des coupes sanitaires. Les bois scolytés, c'est-à-dire dépérissants, sont coupés, façonnés et vendus rapidement. « Il faut agir dans les meilleurs délais afin de limiter les dégâts et les pertes économiques. » Mi-mai, les techniciens forestiers ont déjà recensé un volume de 14 000 m³ de sapins dépérissants, dans une zone qui s'étend sur 5 110 hectares. En fin d'année, ce nombre pourrait avoir plus que doublé. « Nous n'allons pas mobiliser les 14 000 m³. Nous priorisons des secteurs en fonction de différents critères. » Comme la sécurité des itinéraires ouverts au public. « Nous intervenons sur les sentiers fréquentés par les promeneurs », assure Christophe Mattern. Autre critère : la sensibilité paysagère. « Nous traitons les points noirs dans les secteurs qui sont, par exemple, visibles depuis les routes. » Enfin, le dernier critère est financier : « Nous intervenons en fonction de la valeur économique du bois. » Certains arbres malades, sans grande valeur, situés loin des itinéraires, mourront sur pied et seront conservés au titre de la biodiversité. « Nous gardons trois "arbres bio" à l'hectare. Ils profitent à des tas d'espèces qui ont besoin de bois mort, comme les champignons, les oiseaux, les insectes... Et pas seulement les scolytes ! »
Textes : Anne DUCELLIER Découvrez notre vidéo sur www.dna.fr

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Météorologie : Pas joli, ce mois de mai

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 06:07:48

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Météorologie
Météorologie : Pas joli, ce mois de mai
Ce mois de mai est-il aussi pourri qu'il en a l'air ? Réponse scientifique, chiffres à l'appui : oui, assurément.Il fait 3 à 4 degrés de moins que la normale et il pleut un jour sur deux - le plus souvent longtemps.

 
Pluie et fraîcheur... Selon des experts, le thermomètre n'a dépassé que cinq fois les 20 degrés à Strasbourg depuis le début du mois.
Non non, ce n'est pas une vue de l'esprit. À cette époque, d'habitude, on traîne en terrasse, on jardine, on randonne, on laisse les fenêtres ouvertes et la notion de « radiateur » est totalement sortie de notre esprit. Or cette année, le mois de mai est étrange : il y a bien des feuilles très vertes sur les arbres, mais on a l'impression d'être en train d'attendre les vacances de la Toussaint. On en a même entendu certains avouer, les yeux écarquillés de désespoir : « J'ai même pas encore coupé le chauffage... »
« Des températures de mois de mars »

Nos experts sont formels : le thermomètre n'a dépassé que cinq fois les 20 degrés à Strasbourg depuis le début de ce mois de mai, dont quatre fois ces quatre derniers jours, détaille Stéphane Nedeljkovitch, météorologue à MeteoNews. Normalement « on a souvent en mai des variations de températures maximales entre 15 et 25°C, et on dépasse régulièrement les 25 », poursuit-il. Pour cette année, ça semble loupé.

Les 4 et 5 mai, il a même fait au maximum 10,5 et 10,8°C à Strasbourg, « c'est-à-dire des températures de mois de mars », commente le prévisionniste.

Les saints de glace ont même bien porté leur nom, et carrément pris leurs aises : -1°C a été enregistré à Mulhouse le 6 mai, 0 tout rond le 7... Le tout sous abri à 1,80m environ de hauteur, soit environ deux degrés de moins au sol.

Ces températures inhabituelles ne sont pas des accidents de parcours dans un mois normal : il est vraiment, réellement, froid pour un milieu de printemps. Entre le 1er et le 20 de ce mois, les températures maximales moyennes à Strasbourg ont été de 17,3°C, alors que la moyenne des 30 dernières années, appelée « normale saisonnière », s'établit à 20,2°C. À Mulhouse, la moyenne des maximales est ce mois-ci de 16°C, contre 19,9°C normalement.

Ce qui nous fait donc environ 3°C de moins en moyenne dans le Bas-Rhin, et 4°C dans le Haut-Rhin.

Pour les températures minimales, elles sont jusqu'ici à Strasbourg de 7°C en moyenne, contre 9,8°C normalement. Le thermomètre descend aussi plus bas à Mulhouse : 5,5°C de moyenne minimale depuis le début du mois, contre 9,1°C de normale saisonnière.

Pas étonnant, donc, que les réveils restent si difficiles. Il fait jour avant 6h, certes, mais il fait bien meilleur sous la couette et un ciel bas et gris fait tomber de la pluie sur les fenêtres...

Les niveaux de précipitations ne sont pas délirants, ils sont même parfaitement normaux : il a plu en trois semaines à Strasbourg 62 mm, alors que la normale mensuelle s'établit à 82mm. À Mulhouse le pluviomètre respecte même scrupuleusement les proportions : 60 mm en 20 jours, pour 90 en 31 jours de normales saisonnières.

Mais d'habitude, en mai, il pleut moins souvent et plus fortement. « Normalement c'est un mois plus chaud, ce qui génère des orages et donc des pluies fortes », explique Stéphane Nedeljkovitch. On a même vu récemment des orages déverser près de la moitié de la pluie du mois en une seule fois : l'an dernier, un gros orage avait lâché 52 mm de pluie sur Strasbourg, contre 124 mm pour tout le mois de mai, et Wasselonne se souvient avoir vu tomber 90 mm d'eau pendant la seule journée du 7 juin 2016.
Un peu comme en automne

Il pleut donc globalement autant, mais moins fort et plus longtemps. Un peu comme en automne. Depuis le début du mois 10 journées (sur 20) ont été arrosées par de la pluie. Et celle de ce mardi, parole de météorologue, a été « fraîche, pluvieuse » (13°C, de la pluie quasi continue). Bref, « maussade ». Le tout à cause d'un flux d'est et nord-est : ce temps pourri nous vient d'Allemagne et d'Europe du Nord, et on ne leur dit pas merci.

L'expert prévisionniste l'assure : ce mardi était « la plus mauvaise journée de la semaine ». Il y aura peut-être encore quelques ondées ce mercredi matin, mais les rayons du soleil vont repointer le bout de leur nez dans l'après-midi. Il fera peut-être même, ô miracle !, presque 20°C ! L'éclaircie, malheureusement, sera de courte durée : le week-end à venir s'annonce pluvieux.

Si vous entendez un bruit étrange au fond du garage, c'est le barbecue qui commence à méchamment s'impatienter.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

Commerce météo De nombreux secteurs très impactés

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 06:08:53

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Commerce De nombreux secteurs très impactés
 

 
Ce mardi après-midi, rue des Maréchaux à Mulhouse : le maillot, c'est pas pour tout de suite. Il faudrait déjà tomber la doudoune... Photo L'Alsace/Edouard Cousin
Commerce : l'activité stagne à Colmar
Les commerces d'habillement sont forcément impactés par la météo capricieuse. Vincent Houllé, président des Vitrines de Colmar, à la tête de cinq magasins de chaussures, indique ne pas encore avoir vendu de mules et de sandales alors qu'en général, dans ce domaine, les ventes démarrent dès début mai. « Pour nous, c'est plutôt compliqué », insiste-t-il en déplorant un chiffre d'affaires en baisse de 10 à 15 % par rapport à N-1. « Tout ce qui est ouvert ne se vend pas. On accumule du retard et on aura du mal à récupérer. »

Coté restauration, certains établissements ressentent également un ralentissement par rapport aux prévisions. Ce n'est pas le cas néanmoins des restaurants touristiques ni des brasseries emblématiques. « Au contraire, signale Selina Di Foggia, de l'emblématique restaurant Meistermann, mai est un très gros mois, un peu comme les marchés de Noël. Et cela quelle que soit la météo. »
À Mulhouse, « une vraie catastrophe »

Patricia Vest, présidente de l'association des commerçants du coeur de la ville, qui tient une boutique de vêtements, parle d'une « vraie catastrophe : les stocks ne partent pas et les promos n'y font rien ». La commerçante met également en avant l'effet boule de neige de cette désaffection : « Non seulement les articles de saison ne trouvent pas preneurs puisqu'il faut continuer à porter des vestes chaudes, mais les autres commerces souffrent aussi, puisqu'ils doivent faire face à un centre-ville vide. » De son côté, Robert Soussan, propriétaire de plusieurs magasins de prêt-à-porter, tempère : « Certains samedis sont mauvais mais l'envie des clients reste, malgré le temps. »
Terrasses délaissées

Prisé des Strasbourgeois pour sa programmation musicale et son cadre sans pareil, le bar éphémère Le café de la Biennale, installé depuis fin décembre dans une ancienne salle de tri de l'Hôtel des Postes, jouit d'une terrasse prometteuse. Encore faudrait-il pour en profiter que le soleil pointe son nez. « Nous avons installé une structure extérieure d'une capacité de 250-300 personnes avec une petite buvette : à ce jour, on ne l'a exploitée correctement que deux fois », regrette Alexandre Bureau, alias Rob, le patron de plusieurs bars strasbourgeois à la tête du lieu. Même constat déçu pour les barbecues proposés ici les dimanches et jours fériés : « Le barbecue par ce temps, c'est pas pratique », ironise-t-il. À l'inverse, son bar Le Phonographe qui peut à cette période pâtir de la concurrence des terrasses s'en sort plutôt bien. « Les personnes qui sont dedans restent plus longtemps », constate le patron.
Manifestations repoussées

Le temps froid et humide a conduit de nombreux organisateurs de manifestations à revoir leurs plans. Les Internationaux de tennis à Strasbourg ont reporté ce mardi leurs matches du jour à cause de la pluie. À Ebersheim, les puces du Sanglier organisées le 8 mai ont bien eu lieu mais avec si peu d'exposants que le Sport club de la commune a décidé de réitérer l'événement le 8 septembre. À Haguenau, la fête du quartier des Pins, prévue le 11 mai, a tout bonnement été reportée à une date ultérieure.
Fermes-auberges :la fête des mères pour faire le plein... en salle

« Hormis un week-end magnifique, ce mois de mai est un peu catastrophique », témoigne Sabine Barb, de la ferme-auberge du Strohberg à Wasserbourg, dans la vallée de Munster, avant d'évoquer un froid persistant et les chutes de neige des 5 et 6 mai. L'an dernier la météo de mai avait été plus clémente, mais « il avait plu jusqu'à la mi-juin », se souvient Sabine Barb qui officie aux fourneaux de cette ferme-auberge ouverte du 1er mai au 1er novembre. Impossible pour les visiteurs de manger en extérieur, mais Sabine Barb est surtout inquiète pour ses animaux. « La sécheresse de l'année dernière a fait du mal. Il y a peu d'herbe pour les bêtes et la production de lait a chuté. »

Même constat dans le Bas-Rhin, à la ferme-auberge du Lindenhof sur la commune du Hohwald, ouverte tout au long de l'année. Le mois de mai n'a pas relancé les affaires. « C'est un mois relativement calme. Nous avons eu un seul jour où quelques personnes ont pu manger en extérieur », note Monique Deissler. « En montagne, nous sommes tributaires du beau temps. »

De nouvelles perturbations pluvieuses sont attendues ce week-end. Mais Monique Deissler sait déjà que toutes les places seront réservées pour manger bien au chaud à l'intérieur, comme pour chaque fête des mères.
Un temps à mangerdu chocolat

Il est des secteurs qui pâtissent moins que d'autres de la météo plus que défavorable. Il semblerait que la chocolaterie soit l'un d'eux. « La baisse d'activité que l'on enregistre habituellement après Pâques est plus atténuée cette année du fait de la fraîcheur », confirme-t-on à la chocolaterie artisanale strasbourgeoise Chocolat Noisette.
H.D., J.-F. C., F.E., J-L. W., V.R.

 

 
 

Saint-Louis agglomération : Des captages plus verts ?

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 05:43:54

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Saint-Louis agglomération
Saint-Louis agglomération : Des captages plus verts ?
Les finances du tram et la qualité de l'eau potable figuraient au programme de la dernière réunion du conseil de Saint-Louis Agglomération.

 
Un captage d'eau potable (ici à Mulhouse). Sur le territoire de Saint-Louis Agglomération, deux tiers des puits sont touchés par les pollutions phytosanitaires.
Eau potable : haro sur les molécules indésirables
Les campagnes d'analyse menées sur la qualité de l'eau en Alsace depuis 10 ans montrent une stagnation voire une détérioration des teneurs en polluants. Le territoire de Saint-Louis Agglomération n'y fait pas exception, avec une vingtaine de captages concernés sur un total de trente.

En tant que producteur d'eau potable, l'agglomération a validé une convention de partenariat avec diverses institutions impliquées dans cet enjeu comme l'Agence de l'Eau Rhin Meuse ou la Chambre d'Agriculture d'Alsace. Celle-ci prévoit de mettre en place des opérations destinées à réduire de 20 % d'ici 2022 les teneurs en herbicides dans les eaux de la nappe, pour parvenir aux teneurs autorisées, et de reconquérir 20 % des captages dégradés dans le même laps de temps. Il s'agira plus précisément de réduire de 40 à 50 % l'utilisation d'herbicides d'ici 2022 sur les aires d'alimentation des 19 captages concernés et de baisser de 50 % l'utilisation de phytosanitaires sur l'ensemble de la nappe phréatique d'ici 2025.

Comment y parvenir ? Par le développement d'actions vertueuses, prévoit la convention : développement du désherbage mécanisé, sécurisation de l'utilisation des pesticides, généralisation des zones de filtration comme les bandes enherbées, promouvoir l'agriculture biologique à la hauteur de 20 % de la surface agricole des aires de captage, etc.
Le dixième homme

L'assemblée a procédé à l'élection d'un dixième vice-président. Les effectifs de l'exécutif seraient-ils en progression ? En fait, il ne s'agissait « que » de la réélection du maire de Hésingue Gaston Latscha à son propre poste de vice-président, lui-même ayant du démissionner à l'occasion des élections municipales qui viennent de se dérouler dans sa commune. On prend donc les mêmes et on recommence. Le vice-président sortant a été réélu à une très large majorité, face à l'éternel challenger de l'agglomération, le Huninguois Patrick Striby.
Tram : la pêche aux subventions se poursuit

L'agglomération avait obtenu des subventions destinées à financer le chantier de l'extension du tram 3. En attendant de les percevoir, SLA avait souscrit un emprunt relais d'un montant de 11 millions d'euros en 2016. Le chantier est achevé depuis plus d'un an, mais toutes les subventions n'ont pas encore été perçues. L'agglomération a donc dû substituer un nouveau prêt à ce dernier pour le même montant. « Obtenu aux mêmes conditions », mais requérant tout de même 11 000EUR de frais de dossier. Qui doit donc encore autant d'argent à l'agglomération ? Deux institutions suisses doivent 8,5 millions d'EUR, «mais c'est normal ». L'Europe doit 580 000EUR « mais c'est très compliqué », le Grand Est 800 000EUR, le conseil départemental 3,1 millions d'EUR «mais le solde sera versé cette année alors qu'il était prévu d'étaler le versement jusqu'en 2024 », enfin la ville de Saint-Louis 1,2 million. Rappelons que le montant total des subventions perçues par l'agglomération atteint 38 millions d'euros, rappelait le président de SLA, Alain Girny.
Un soutien à Fernet Branca

La fondation Fernet Branca obtient une subvention exceptionnelle de 15000 EUR pour sa nouvelle exposition « Estampes d'amitié », qui présente 119 oeuvres de Pablo Picasso. L'exposition comprend un champ pédagogique destiné à un public familial, avec un accompagnement à destination des scolaires, de la maternelle jusqu'aux formations supérieures, raison pour laquelle la fondation bénéficie de cette subvention, pour un projet à 223 000EUR.
Généreux comme la Suisse

La Confédération suisse va apporter son soutien au projet d'agglomération de Bâle troisième génération, en visant les projets relatifs aux modes de transport doux. En France, trois projets sont concernés, la piste cyclable Huningue-Saint-Louis, celle de Blotzheim à Neuweg via la maison éclusière enfin Bartenheim-Rosenau. Le soutien pourrait être de l'ordre de 2,3 millions d'euros.
Des moyens pourle quartier de la Gare

28232EUR seront versés par l'agglo à plusieurs structures (comme le centre socio-culturel) qui interviennent au sein du quartier de la Gare à Saint-Louis. Les plus importants versements concernent le Lieu d'Accueil Enfants Parents et Ludologis.
Jean-François OTT

 

 
 

 

Eau Des captages plus verts ?

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 06:04:17

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Eau Des captages plus verts ?
 

 
 
En tant que producteur d'eau potable, l'agglomération a validé une convention de partenariat avec diverses institutions impliquées dans cet enjeu comme l'Agence de l'eau Rhin Meuse ou la Chambre d'agriculture d'Alsace. Celle-ci prévoit de mettre en place des opérations destinées à réduire de 20 % d'ici 2022 les teneurs en herbicides dans les eaux de la nappe, pour parvenir aux teneurs autorisées et de reconquérir 20 % des captages dégradés dans le même laps de temps. Il s'agira plus précisément de réduire de 40 à 50 % l'utilisation d'herbicides d'ici 2022 sur les aires d'alimentation des 19 captages concernés et de baisser de 50 % l'utilisation de phytosanitaires sur l'ensemble de la nappe phréatique d'ici 2025.

Comment y parvenir ? Par le développement d'actions vertueuses, prévoit la convention : développement du désherbage mécanisé, sécurisation de l'utilisation des pesticides, généralisation des zones de filtration comme les bandes enherbées, promouvoir l'agriculture biologique à hauteur de 20 % de la surface agricole des aires de captage, etc.

Élection.- L'assemblée a procédé à l'élection d'un dixième vice-président. Les effectifs de l'exécutif seraient-ils en progression ? En fait, il ne s'agissait « que » de la réélection du maire de Hésingue Gaston Latscha à son propre poste de vice-président, lui-même ayant dû démissionner à l'occasion des élections municipales qui viennent de se dérouler dans sa commune. On prend donc les mêmes et on recommence. Le vice-président sortant a été réélu à une très large majorité, face à l'éternel challenger de l'agglomération, le Huninguois Patrick Striby.

Subventions.- L'agglomération avait obtenu des subventions destinées à financer le chantier de l'extension du tram 3. En attendant de les percevoir, SLA avait souscrit un emprunt relais d'un montant de 11 millions d'euros en 2016. Le chantier est achevé depuis plus d'un an, mais toutes les subventions n'ont pas encore été perçues. L'agglomération a donc dû substituer un nouveau prêt à ce dernier pour le même montant. « Obtenu aux mêmes conditions », mais requérant tout de même 11 000 EUR de frais de dossier. Qui doit donc encore autant d'argent à l'agglomération ? Deux institutions suisses doivent 8,5 millions d'euros, « mais c'est normal ». L'Europe doit 580 000 EUR « mais c'est très compliqué », le Grand Est 800 000 EUR, le conseil départemental 3,1 millions d'euros « mais le solde sera versé cette année alors qu'il était prévu d'étaler le versement jusqu'en 2024 », enfin la ville de Saint-Louis 1,2 million. Rappelons que le montant total des subventions perçues par l'agglomération atteint 38 millions d'euros, rappelait le président de SLA, Alain Girny.

Art.- La fondation Fernet Branca obtient une subvention exceptionnelle de 15 000 EUR pour sa nouvelle exposition « Estampes d'amitié », qui présente 119 oeuvres de Pablo Picasso. L'exposition comprend un champ pédagogique destiné à un public familial, avec un accompagnement à destination des scolaires, de la maternelle jusqu'aux formations supérieures, raison pour laquelle la fondation bénéficie de cette subvention, pour un projet à 223 000 EUR.

Transports doux.- La Confédération suisse va apporter son soutien au projet d'agglomération de Bâle troisième génération, en visant les projets relatifs aux modes de transport doux. En France, trois projets sont concernés, la piste cyclable Huningue-Saint-Louis, celle de Blotzheim à Neuweg via la maison éclusière et enfin Bartenheim-Rosenau. Le soutien pourrait être de l'ordre de 2,3 millions d'euros.

Social.- 28 232 EUR seront versés par l'agglo à plusieurs structures (comme le centre socioculturel) qui interviennent au sein du quartier de la Gare à Saint-Louis. Les plus importants versements concernent le Lieu d'accueil enfants parents (LAEP) et Ludologis.
Jean-François OTT

 

 
 

Environnement Steinbrunn-le-Bas : L'urgence climatique, c'est maintenant

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 05:56:33

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Environnement Steinbrunn-le-Bas
Environnement Steinbrunn-le-Bas : L'urgence climatique, c'est maintenant
Heike Woock, présidente de l'ASAVE (association sauvetage des animaux, végétalisme et écologie), souhaite que des élus en Alsace décrètent l'état d'urgence climatique.

 
Heike Woock, présidente de l'ASAVE (association sauvetage des animaux, végétalisme et écologie), ici à Bâle lors d'une manifestation « Fridays for future » (le mouvement initié par la jeune Suédoise Greta Thunberg), souhaite que des intercommunalités et des communes en Alsace décrètent l'état d'urgence climatique.
Heike Woock, présidente de l'Association sauvetage des animaux, végétalisme et écologie, installée à Steinbrunn-le-Bas, vient d'envoyer un courrier (daté du 19 mai) à une série d'élus dans l'Est de la France. Elle a personnellement rencontré Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace Agglomération, pour lui remettre le texte en main propre.

Ce que contient ce courrier ? « Nous demandons que ces élus proclament l'état d'urgence climatique. » C'est-à-dire, concrètement, « de prendre chaque décision et action dans la perspective de la protection du climat et de la biodiversité. »

Pour les communes, cela veut certes dire de faire attention à ce qu'elles mettent dans leur plan local d'urbanisme... « Mais cela va beaucoup plus loin. Quand on organise la sortie des aînés ou une fête associative, par exemple. Ici, à Steinbrunn-le-Bas, on achète encore des gobelets en plastique jetables... En 2019 ! Alors qu'il y a des solutions alternatives... »
À l'image de Bâle

Cet « état d'urgence climatique » n'est pas une lubie. Il a déjà été voté par des grandes villes, comme Constance ou Kiel, énumère Heike Woock... Mais aussi par le Grand Conseil de Bâle, rappelle-t-elle. Et « oui, cela a déjà des effets. Il y a beaucoup plus de sujets de discussions au sein de l'assemblée bâloise en lien avec le climat. »

Elle-même a pris conscience de cette urgence à agir pour le climat dès les années soixante-dix. « La première conférence de Rio, c'était en 1992. Cela fait aussi déjà plus de 20 ans. Depuis on discute, les grands élus de la planète se rencontrent. On ne peut pas dire qu'il ne se passe rien, mais cela ne va pas assez vite... Or nous sommes à un point où nous avons peut-être encore la possibilité du choix entre évolution et révolution. Il faut saisir cette chance. Je parle de juin 2019, pas de 2025 ou 2030. Chaque jour compte, si cela n'est pas déjà trop tard ! »

Alors elle a rejoint le mouvement Klimabewegung qui groupe les adultes soutenant les jeunes de Klimastreik, dont un des groupes les plus actifs en Suisse est à Bâle. « La prochaine manifestation internationale pour le climat à l'appel de Greta Thunberg aura lieu ce vendredi. Rendez-vous à 10 h 45 sur Münsterplatz. »
Pétition et manifestation

Et en Alsace ? « Au début de l'année, j'ai pris l'initiative d'appeler tous mes contacts côté alsacien... Mais je n'ai pas eu de réaction. Alors j'ai pris contact avec Bâle. Mais l'idée ce serait de créer un groupe trinational. » Elle espère que l'exemple, comme en Suisse ou ailleurs en Europe, viendra d'en bas, des jeunes. « Cela aidera les élus à agir, à l'image du maire d'Ungersheim qui prouve depuis des décennies qu'on peut le faire. »

Heike Woock estime « qu'il ne faut pas attendre que tout vienne d'en haut. Chacun de nous peut changer sa vie quotidienne. Cela aurait déjà un effet positif sur le climat... » Quant à ceux qui estiment que la transition écologique est trop chère, elle rappelle : « Si on ne fait rien, cela reviendra encore beaucoup, beaucoup plus cher. Cela coûtera de l'argent. Et puis des vies... D'un autre côté, en matière de transition écologique et sociale, il y a tellement de choses à faire qui ne coûtent rien ou qui permettent même de faire des économies ! »

Dans son courrier, elle donne une liste de sujets sur lesquels les élus peuvent agir. Un courrier cosigné par des élus comme Bernard Juchs, le maire de Schlierbach, ou des personnalités comme Delphine Wespiser ou Mathieu Hestin, qui vient de lancer une pétition sur www.change.org, « Déclarons l'urgence écologique et climatique ! » que Heike Woock invite aussi à signer.

« Les élections européennes sont aussi une occasion pour évoquer ces sujets. D'ici là, il y a toujours moyen d'aller manifester, comme à Bâle ce vendredi », conclut la présidente de l'ASAVE.
Jean-Christophe MEYER Renseignements : en écrivant à contact@asave.net ou sur www.asave.net. Signer la pétition « Déclarons l'urgence écologique et climatique » sur www.change.org. Manifestation A Bâle ce vendredi 24 mai, dans le cadre de « Fridays for future », rendez-vous à 10 h 45 devant la cathédrale.

Renseignements : en écrivant à contact@asave.net ou sur www.asave.net. Signer la pétition « Déclarons l'urgence écologique et climatique » sur www.change.org. Manifestation A Bâle ce vendredi 24 mai, dans le cadre de « Fridays for future », rendez-vous à 10 h 45 devant la cathédrale.

 
 

 

forêt du Neuland Samedi : La nature en fête

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 05:43:04

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forêt du Neuland Samedi
forêt du Neuland Samedi : La nature en fête
La Fête de la nature se tiendra samedi 25 mai de 14 h à 18 h à l'Observatoire de la nature de Colmar, dans la forêt du Neuland. Vingt-deux stands et autant d'animations sont au programme.

 
Eric Altermath présentera les avantages du débardage du bois avec un cheval de trait.
Inscrite depuis plusieurs années dans le paysage, la Fête de la nature revient ce samedi 25 mai à l'Observatoire de la nature du Neuland. Le programme de cette fête gratuite a été concocté en partenariat avec des acteurs de l'environnement et de l'éducation à l'environnement du bassin de vie de Colmar, autour du thème « la nature en mouvement ».

Les visiteurs trouveront sur place vingt-deux stands ludiques, par exemple de l'origami pour apprendre à réaliser des petits animaux et des hommages à Dame nature, en papier donc.

Rémy Brunner, forestier de l'Office national des forêts (ONF) de Colmar, présentera son métier avec les outils du quotidien et quelques pots de culture issus de la pépinière forestière.
Un safari sur les tracesdes animaux

Les Amis de la nature proposeront un quiz sur la protection de l'environnement. Également au menu, une initiation à la pêche moderne via un simulateur mis à disposition par la Fédération départementale de pêche. Eric Altermath, accompagné de l'un de ses chevaux de trait Ardennais, présentera pour sa part les avantages du débardage du bois avec un cheval de trait.

L'Observatoire de la nature proposera aussi ses propres stands ; un mini-zoo « rempli d'animaux qui passent habituellement inaperçus » et qui fourmille d'anecdotes, ou encore un safari sur les traces des animaux qui peuplent la forêt du Neuland.

À l'atelier « saut de puce » les visiteurs pourront essayer de concurrencer... le saut, tout en longueur, du chevreuil. Sur le stand « migration de la cigogne », les bénévoles expliqueront les différents pièges qu'il peut exister lors de la migration de ces animaux emblématiques d'Alsace.

On notera que chaque stand permettra d'acquérir des points qui seront utilisés lors d'un tirage au sort permettant, peut-être, de gagner l'un des nombreux lots mis en jeu.

Un cheminement pour les cycles et un autre pour les voitures sera mis en place à partir du carrefour du conseil départemental du Haut-Rhin (rue de la Semm à Colmar). En cas de mauvais temps, une version abritée de la fête sera mise en place.
Samedi 25 mai de 14 h à 18 h à l'Observatoire de la nature, 1 Chemin du Neuland à Colmar. Retrouvez le programme complet sur la page Facebook de l'Observatoire de la nature.

Samedi 25 mai de 14 h à 18 h à l'Observatoire de la nature, 1 Chemin du Neuland à Colmar. Retrouvez le programme complet sur la page Facebook de l'Observatoire de la nature.

 
 

 

M2A Soléa : en juillet, les prix fondent

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 06:20:46

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M2A Soléa : en juillet, les prix fondent
 

 
 
Il y a dix jours, Soléa présentait son nouveau réseau, qui sera complètement modifié à compter du 2 septembre (lire L'Alsace du vendredi 10 mai). « Une quasi-révolution », dixit Denis Rambaud, vice-président de M2A, délégué aux transports et aux mobilités.

M2A a profité, ce lundi 20 mai, de la tenue de son conseil d'agglomération pour annoncer une baisse significative de la tarification d'une partie de ses titres de transport.

« On est vraiment engagés dans une mobilité durable et plus juste, note Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace agglomération. Clairement, on a mis en place des actions concrètes, comme les cinq bus électriques au mois d'avril. »
Objectif : fidélisation et conquête

Avec cette baisse des tarifs (les tarifs des abonnements, eux, sont « gelés »), M2A et Soléa veulent fidéliser la clientèle actuelle et « convaincre de nouveaux usagers » de délaisser leur voiture et de prendre les transports en commun.

« Pour réussir la mise en place de ce nouveau réseau, nous devons atteindre une hausse de 15 % d'usagers à la fin de la délégation de service public (DSP) dans six ans, indique Denis Rambaud. Cela concerne aussi bien Soléa que Domibus, le service pour les personnes à mobilité réduite. »

Pour pallier la baisse des recettes, liée à la baisse du prix des tickets (-1,10 % « en effet masse »), l'agglo consent cette année à participer à un effort financier à hauteur de 200 000 EUR.

La grille tarifaire a été simplifiée pour plus de lisibilité à l'achat des tickets et des abonnements : 13 titres seront proposés à compter de cet été, contre 20 actuellement.

« Le ticket unitaire passe de 1,50 EUR à 1,40 EUR, avec le droit d'user du réseau pendant soixante minutes », souligne Denis Rambaud. On a le droit de prendre ses correspondances et même d'effectuer le retour, à condition de descendre du bus ou du tramway moins d'une heure après l'oblitération.

Si on dépasse ce temps, on poinçonne un second ticket. Le carnet de dix tickets passe aussi au prix avantageux de 12 EUR, contre 13,40 EUR aujourd'hui. À noter que le tarif du ticket à l'unité baissera même à 1,20 EUR en utilisant le Compte mobilité (une appli gratuite, utilisable sur son smartphone, qui permet de payer bus, tram, parking, location de vélo et de voiture en autopartage de manière groupée et non plus à chaque utilisation).

Pour Soléa et M2A, il est important d'expliquer « commune après commune, la réorganisation du réseau le 2 septembre, avec des pôles mieux desservis, comme Carrefour Île-Napoléon, la piscine de Rixheim/Habsheim et le prolongement de la ligne rejoignant l'hôpital... La desserte de la ville-centre et de la première commune est de bonne qualité, poursuit Denis Rambaud, on veut que cela soit aussi le cas pour les autres communes, quel que soit l'endroit où l'on habite. » Des réunions publiques sont au programme.

« Il risque d'y avoir des réactions par rapport aux changements de lignes, cela fait treize ans qu'il n'y en avait pas eus, reconnaît Christiane Eckert, présidente de Soléa. Forcément, cela va entraîner des modifications des habitudes. Le but est de fluidifier les déplacements, avec le moins de changements possibles. »

Ce lundi, lors du vote, Philippe Duffau, élu de Wittenheim et militant de la gratuité totale des transports, a souhaité s'abstenir.
Karine DAUTEL et É.C.

 

 
 

M2A Un PLUi qui ne passe pas

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 06:21:43

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M2A Un PLUi qui ne passe pas
 

 
 
Fabian Jordan, président de M2A (Mulhouse Alsace agglomération) et Rémy Neumann, conseiller communautaire délégué, sont venus présenter le PLUi (Plan local d'urbanisme intercommunal) ainsi que la charte de gouvernance qui l'accompagne, au conseil municipal de Bruebach.

Fabian Jordan a rappelé que le Scot (schéma de cohérence territorial) avait été adopté à l'unanimité et que le PLUi, instauré par la loi, applique les grands principes du Scot. « Il permettra une cohérence au niveau du territoire, en laissant aux communes le pouvoir de décision, a-t-il insisté, précisant encore qu'il n'a rien à voir avec l'instruction des permis de construire. » « Le PLUi est l'addition des différents Plu. [...] Aucune décision ne sera prise sans l'aval du conseil municipal », a-t-il répété. « Les 39 communes de l'agglomération pèsent de la même manière sur les décisions, qu'elles soient petites, moyennes ou grandes », a-t-il terminé, avant de passer la parole à Rémy Neumann qui a dressé un historique et mis en valeur les avantages d'un PLUi.
Le droit de veto

« Au lieu que vous fassiez la révision de votre PLU tout seul, on va travailler ensemble, techniciens et élus, en respectant vos volontés. Cela permettra de faire de petites modifications rapidement. L'objectif est d'avoir une cohérence dans l'agglomération, avec l'accord des communes », a développé ce dernier. Une charge de gouvernance en fixe les règles. « Nous y avons mis un élément très fort : le droit de veto. Une commune a le droit de veto sur son ban, si elle n'est pas d'accord avec une modification. M2A (Mulhouse Alsace agglomération) n'ira jamais à l'encontre de l'avis d'un maire. »

Les économies ont été chiffrées : au lieu de payer entre 30 000 et 50 000 EUR pour une révision, les membres de M2A ne verseraient qu'une participation de 1 EUR par habitant et par an, soit, pour Bruebach, environ 1000 EUR. « Pour résumer, ce n'est pas une révolution, elle a été faite lors de l'adoption du Scot, c'est juste une manière de travailler ensemble », a conclu Rémy Neumann.
L'ombre des élections de 2020

Malgré ces assurances, les élus bruebachois n'ont pas été convaincus. Le président de M2A souhaite l'adoption du PLUi avant les élections municipales, ou les nouveaux conseillers n'auront que six mois pour y réfléchir. « Et le PLUi s'appliquera automatiquement, s'il n'y a pas une nouvelle minorité de blocage, en septembre 2020 », a plaidé Rémy Neumann.

Mais c'est justement cette échéance si proche qui a fait tiquer le conseil municipal : « Si la gouvernance change, l'an prochain, la charte sera-t-elle appliquée ? », s'est interrogé le maire de Bruebach, Gilles Schillinger, qui a révélé s'être abstenu lors du vote pendant la conférence des maires, ne voulant pas décider seul de la position de la commune.

Le vote a été sans appel : 13 élus se sont prononcés en défaveur du PLUi, deux se sont abstenus.
Textes : Antoinette OBER

 

 
 

Salon Bilan de la Foir'Expo de Mulhouse 2019 : 82 200 visiteurs en dix jours

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 06:01:09

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Salon Bilan de la Foir'Expo de Mulhouse 2019
Salon Bilan de la Foir'Expo de Mulhouse 2019 : 82 200 visiteurs en dix jours
Après dix jours de manifestation, contre douze en 2018, la Foir'Expo de Mulhouse 2019 a refermé ses portes dimanche à 18 h, sur un « bon bilan ». Du 10 au 19 mai, 82 200 visiteurs ont sillonné les allées du Parc-Expo.

 
Déco'Folie est aujourd'hui très clairement l'un des moteurs de la Foir'Expo de Mulhouse. Impossible de savoir quelle part des 82 200 visiteurs est d'abord venue au Parc-Expo pour voir le show, mais elle doit être chaque année un peu plus importante depuis cinq ans et la création de cet espace.
Il y a des signes qui ne trompent pas. Ce lundi matin, quelques heures après la fermeture de la 72e Foir'Expo de Mulhouse qui s'est déroulée du 10 au 19 mai, l'équipe du Parc-Expo avait les traits tirés et le sourire.
« La météo a été en notre faveur»

Les premiers mots de Laurent Grain, le directeur du Parc-Expo, ont confirmé ce qui se lisait sur les visages : « Ça a été une belle foire. » En chiffre, cela veut dire que « l'objectif » des 80 000 visiteurs a été atteint. 82 200 entrées précisément en dix jours (entrées payantes et gratuites confondues, sachant que les invitations comptent pour une « grosse part » ). C'est un peu plus qu'en 2018, où la foire, qui se déroulait sur douze jours, avait attiré 81 800 visiteurs.

Comme souvent, si la foire a été belle, c'est parce que le ciel, lui, ne l'a pas été. « La météo a été en notre faveur , confirme Christiane Eckert, la présidente du Parc-Expo. Il n'a fait ni trop chaud, ni trop pluvieux. » Seulement un peu venteux les premiers jours. Ce qui a obligé les exposants installés à l'extérieur à bien arrimer leur stand, mais n'a visiblement pas joué sur la fréquentation, surtout les week-ends.

À eux seuls, les 11, 12, 18 et 19 mai représentent 61 % de la fréquentation totale, avec 50 000 visiteurs.

Et dans quelles allées du Parc-Expo ces visiteurs ont-ils déambulé et potentiellement consommé ? Plusieurs secteurs, qui commencent à bien s'installer dans le paysage de la Foir'Expo, jouent un rôle de locomotive.
Les locomotives de la foire

Le premier, c'est Déco'Folie. Depuis cinq ans, l'espace, dédié à la décoration intérieure, monte en puissance. Désormais, comme certains visiteurs viennent aux Journées d'octobre surtout, voire uniquement, pour Folie'Flore, Déco'Folie a aussi son public.

Autre espace incontournable de la manifestation, l'espace Rêves de bain, lancé en 2018 et consacré à l'une des pièces principales d'une habitation : la salle de bains. Les artisans de la corporation des installateurs chauffage climatisation sanitaire zinguerie chaudronnerie du Haut-Rhin Sud, qui ont monté l'espace, indiquent avoir pris « 70 à 80 contacts cette année, contre 50 à 60 en 2018 » .

Lui aussi a été lancé en 2018 et a encore cartonné en 2019 : L'Elsass store. Ce dimanche, à 18 h, au moment de la fermeture de la foire, il y avait encore beaucoup de monde dans les 900 m2 de boutique, aménagés à la sortie de Déco'Folie, où les visiteurs pouvaient trouver les produits d'une trentaine de créateurs alsaciens. La responsable du lieu indique que « le volume de vente est l e même qu'en 2018 » .

Et puis, il y a aussi l'espace des structures gonflables réservé aux enfants qui a bien fonctionné. Ouvert seulement les week-ends, il a vu défiler « 4000 enfants » et leurs parents. Un nombre qui n'a rien d'anecdotique pour l'équipe du Parc-Expo. Sans vouloir perdre "leur" public de retraités - « ce sont des très bons clients , indique Laurent Grain. Ils ont du pouvoir d'achat et ce sont eux qui font des travaux de réhabilitation de leur maison » et vont donc à la rencontre des dizaines d'artisans présents à la foire -, les organisateurs veulent s'adresser davantage aux familles. Et cela passe par ce type d'espaces.

Voilà pour les tops de la Foir'Expo 2019. Et sinon, y a-t-il eu des flops ? Sans aller jusque-là, Laurent Grain reconnaît que « si les retours sont positifs dans le secteur de l'habitat, c'est un peu plus compliqué pour ce qui concerne les petits produits gastronomiques à emporter » .
Des gros bouchons

Et puis, il y a eu « ce gros point noir » , comme le qualifie Christiane Eckert, ce dimanche 19 mai, au moment de la fermeture, à 18 h : « Après une très bonne journée en termes de fréquentation, on a eu une heure très compliquée avec des gros bouchons sur les parkings à la sortie... » , développe Laurent Grain. De ce côté-là, les choses devraient mieux rouler dans les prochaines années.

Lors de l'inauguration de la Foir'Expo, Fabian Jordan, président de M2A (Mulhouse Alsace agglomération), qui a dévoilé les grandes lignes du projet d'extension et de rénovation du Parc-Expo pour quelque 13 millions d'euros, a indiqué que ce chantier se ferait « en lien avec la réalisation d'un nou vel échangeur » pour « renforcer l'accessibilité » du site depuis l'A36.

Très prudemment, Christiane Eckert a indiqué : « On nous parle de 2021. » En attendant, ce qui est sûr, c'est qu'en 2020, la 73e édition de la Foir'Expo se déroulera du 15 au 24 mai.
Cécile FELLMANN

 

 
 

 

Mittelwihr Distinction : Hélène Siegler, chevalier du Mérite agricole

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 05:40:27

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Mittelwihr  Distinction
Mittelwihr Distinction : Hélène Siegler, chevalier du Mérite agricole
La cave du domaine Siegler Fernand et Fils fourmillait de monde samedi après-midi, pour mettre à l'honneur Hélène Siegler à l'occasion de sa distinction dans l'ordre du Mérite agricole.

 
Le moment attendu de la remise de la médaille par Jacques Cattin.
Une distinction qu'allait lui remettre le député Jacques Cattin au nom du Ministre de l'Agriculture.

La cérémonie réunissait de nombreux membres de la famille, des amis, des consoeurs et confrères de la viticulture, des officiels du monde viticole dont Messieurs Goulby et Chaffart, respectivement directeur et président du SINVYRA, le maire de Mittelwihr Alain Kleindienst et les membres du conseil municipal, Edgar Schiele maire honoraire, ainsi que des personnalités des instances politiques parmi lesquels Jacques Cattin, député et conseiller régional, Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental et Patricia Schillinger, sénatrice.

Tous n'ont pas tari d'éloges à l'encontre d'Hélène Siegler, rappelant une forte implication dans sa vie professionnelle au service de la viticulture alsacienne, dans la lutte qu'elle a menée pour la reconnaissance du travail des femmes épouses de viticulteurs, dans sa vie familiale pour laquelle elle a obtenu la Médaille de la Famille en 2016, ou encore dans le monde du bénévolat.

Après le moment officiel de remise de la médaille et du diplôme de chevalier du Mérite agricole par Jacques Cattin, c'est avec beaucoup d'émotion qu'Hélène Siegler a remercié la nombreuse assistance présente à ses côtés en son honneur et a retracé en quelques phrases son passé de 42 années au sein du monde viticole et sur le domaine familial auprès de son époux Fernand, ses nombreuses années au comité directeur du Syndicat des propriétaires viticulteurs récoltants où elle s'occupait plus spécifiquement de la section féminine et sa mobilisation pour la reconnaissance du travail des femmes viticultrices et l'élaboration du statut de l'épouse du viticulteur.

Un copieux buffet agrémenté bien évidemment des meilleurs crus du domaine a permis de poursuivre en toute convivialité échanges et retrouvailles autour du verre de l'amitié.

 

 
 

 

Mittelwihr Le Mérite agricole pour Hélène Siegler

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 05:57:40

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Mittelwihr Le Mérite agricole pour Hélène Siegler
 

 
Hélène Siegler est entourée de ses parrains et marraines à sa droite et des représentants du monde viticole à sa gauche.  Photo L'Alsace/Guy Faivre
La cave du domaine Siegler Fernand et Fils fourmillait de monde, samedi 18 mai après-midi, pour mettre à l'honneur Hélène Siegler, à l'occasion de sa distinction dans l'ordre du Mérite agricole.

La cérémonie réunissait de nombreux membres de la famille, des amis, des consoeurs et confrères de la viticulture, des officiels du monde viticole dont Messieurs Goulby et Chaffart, respectivement directeur et président du syndicat des vignerons indépendants d'Alsace, le maire de Mittelwihr Alain Kleindienst et les membres du conseil municipal, Edgar Schiele maire honoraire, ainsi que des personnalités des instances politiques parmi lesquels Jacques Cattin, député et conseiller régional, Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental et Patricia Schillinger, sénatrice du Haut-Rhin.

Dans leurs interventions respectives, Alain Kleindienst, Brigitte Klinkert, Patricia Schillinger et Jacques Cattin, parrains et marraines de la récipiendaire, n'ont pas tari d'éloges à l'égard d'Hélène Siegler, rappelant une forte implication dans sa vie professionnelle au service de la viticulture alsacienne, dans la lutte qu'elle a menée pour la reconnaissance du travail des femmes épouses de viticulteurs, dans sa vie familiale pour laquelle elle a obtenu la médaille de la famille en 2016, ou encore dans le monde du bénévolat.

Après le moment officiel de remise de la médaille et du diplôme de chevalier du Mérite agricole par le député Jacques Cattin, c'est avec beaucoup d'émotion qu'Hélène Siegler a remercié l'assistance présente en son honneur. Elle a retracé en quelques phrases son passé de 42 années au sein du monde viticole et sur le domaine familial auprès de son époux Fernand mais aussi ses nombreuses années au comité directeur du syndicat des propriétaires viticulteurs récoltants où elle s'occupait plus spécifiquement de la section féminine, sans oublier son travail pour l'élaboration du statut d'épouse de viticulteur.

 

 
 

Ingersheim Parc Mauriac : Livres en boîte

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 05:40:51

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Ingersheim  Parc Mauriac
Ingersheim Parc Mauriac : Livres en boîte
Comme l'a rappelé l'adjointe Françoise Horny, c'est à une suggestion de la conseillère municipale, Marie-Madeleine Eschbach, que l'on doit l'installation d'une boîte à livres dans le parc Mauriac, à l'ombre du colombier.

 
Une boîte à livres originale a été installée dans le parc Mauriac.
L'inauguration s'est déroulée vendredi en fin d'après-midi en présence de l'adjointe Françoise Horny, du maire honoraire, Gérard Cronenberger, d'autres élus et d'un nombreux public. Dans son discours, l'adjointe s'est dite heureuse de l'initiative de Marie-Madeleine Eschbach qui s'est ouverte auprès d'elle d'une telle idée. « J'avais moi-même pensé à cela, mais je n'avais pas trouvé le temps de concrétiser. C'est avec bonheur et joie que je découvre la concrétisation de ce projet dans ce lieu idéal propice à la lecture, calme, à l'ombre des arbres du parc. Ne trouvant pas sur le marché de modèles plaisants, nous avons contacté la métallurgie locale Bettinger. Je l'ai conçue sous forme d'alvéoles d'abeilles dont les opercules, ici les portes, sont en plexiglas ».

Sur le coût total de 3 300 EUR, la commune a bénéficié d'une aide de 60 %, pris sur le fonds personnel des deux élus départementaux, Yves Hemedinger et Martine Dietrich. Celle-ci s'exprimant au nom de la présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, a dit qu'une telle bibliothèque constituait un lieu de partage, un geste vers l'autre en créant du lien et a noté que le livre, malgré le règne des écrans, perdurait. « C'est pour cela que le Département favorise et développe la lecture dans les écoles.

Lire c'est chouette, partager c'est mieux ! ».

 

 
 

 

Lièpvre Ferme d'animation des Tournesols : « Bravo, c'est un projet novateur ! »

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 05:41:19

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Lièpvre Ferme d'animation des Tournesols
Lièpvre Ferme d'animation des Tournesols : « Bravo, c'est un projet novateur ! »
La présidente du conseil départemental du Haut-Rhin était en visite hier dans la vallée pour rencontrer le nouveau directeur général des Tournesols au siège sainte-marien et visiter le chantier de la future ferme d'animation des Tournesols, sur le vallon du Frarupt à Lièpvre. Date d'ouverture prévue : avril 2020.

 
Dans le futur bâtiment d'accueil et boutique de la ferme d'animation des Tournesols, de gauche à droite : Brigitte Klinkert, Pierrot Hestin, Lucien Siles, Pierre Bihl, Émilie Helderlé, Guillaume Fischer et Michel Jeanmougin.
« C'est une aventure humaine pour la vallée, en synergie avec les bonnes volontés, c'est une belle réussite ! » se réjouit Guillaume Fischer, le nouveau directeur général des Tournesols en évoquant la future ferme d'animation de l'institution, dont l'ouverture a encore été repoussée : la dernière date prévue est désormais avril 2020.

Devant un aréopage d'élus et de représentants d'entreprises, le directeur technique, Michel Jeanmougin et Martine Kilcher, la référente ESAT, se sont relayés pour expliquer le projet, qui présente l'histoire de l'homme à travers l'évolution de l'agriculture, de la préhistoire au futur (lire encadré).
Tous les bâtiments agricolessont montés

Pour l'heure, les gros travaux de terrassement se poursuivent en contrebas du site, tandis que tous les bâtiments agricoles sont montés. Il reste encore les aménagements intérieurs à installer. Ainsi la mini-ferme est bien visible, de même que la porcherie, et tous les petits abris qui accueilleront, çà et là, vaches, chevaux et moutons.

Avant sa visite sur le vallon du Frarupt hier en fin de matinée, la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin (CD68) Brigitte Klinkert est allée au siège des Tournesols, à Sainte-Marie-aux-Mines pour y rencontrer le nouveau directeur.
À présenter au ministre du tourisme du Bade-Wurtemberg

« C'est une belle structure qui prend en charge les personnes en situation de handicap, à plusieurs niveaux. Je suis ici pour discuter des perspectives et de l'accompagnement par le conseil départemental » indique Mme Klinkert. « Nous sommes ici pour être à l'écoute des préoccupations des Tournesols, pour les faire remonter auprès de la secrétaire d'État en charge du handicap, Mme Sophie Cluzel, et on va essayer de la faire venir ici. »

La présidente départementale a été séduite par le projet de chantier d'insertion « Tout à fait innovant, dans le domaine de la restauration et du tourisme ». L'aspect transfrontalier l'a particulièrement marquée puisqu'elle a demandé un dossier à présenter au ministre du tourisme du Bade-Wurtemberg avec qui et elle est en contact, et qu'elle doit rencontrer au début de l'été. « C'est un très beau projet pour le territoire, bravo, et c'est un projet novateur dans le domaine du handicap et du tourisme ».
Et la signalétiquesur l'autoroute ?

« Au début, on a mis du temps à convaincre », glisse Claude Abel, le président de la communauté de communes du Val d'Argent (CCVA), appuyé par le témoignage de Lucien Siles, de l'ADIRA.

Le maire de Lièpvre, Pierrot Hestin, également vice-président de la CCVA, a profité de l'occasion pour que la signalétique sur l'autoroute indique enfin le Val d'Argent et ses trésors en place, et à venir. Il a rappelé qu'« il y a parfois la moindre chapelle qui est indiquée, mais pas Tellure par exemple». Il espère que d'ici l'ouverture de la ferme d'animation, les choses auront avancé positivement.

La présidente du CD68 sourit, « en 2021, ce sera de notre compétence ! Avec la collectivité européenne d'Alsace, ça ira mieux ! »
Avec Argentin,le petit génie

« M. Rustenholz [directeur de Tellure] nous en parle régulièrement », souligne pour sa part le conseiller départemental Pierre Bihl. Impressionné par l'évolution du chantier depuis sa dernière visite, il a souligné que « l'important, c'est ce qui va se passer après, pour les personnes accueillies sur le site ».

Son binôme Émilie Helderlé est intrigué par la façon dont la structure va évoquer l'agriculture du futur. « Ce sera sous forme de questions ouvertes au public », répond Martine Kilcher, qui évoque aussi l'installation d'un système aquaponique, une technologie entre l'élevage de poissons et la culture de végétaux en autonomie.

Autant de découvertes qui seront proposées sur un parcours scénographié, avec ses animaux et végétaux totems.

Le fil conducteur sera un petit génie appelé « Argentin ». Et son antre sera logiquement baptisé « La Ferme d'Argentin ».
Anne MULLER 6 millions

C'est en euros, l'investissement pour ce projet, achat des terrains et constructions/réhabilitation compris.
335 000

C'est en euros, la subvention accordée par le conseil départemental du Haut-Rhin dans le cadre du contrat de territoire de vie.
45000

Ce sera la fréquentation à terme, d'après une étude de marché de Fox Consulting.
40

C'est le nombre de postes pour des travailleurs en situation de handicap (français et allemands), en plus des huit postes de personnel d'encadrement et quatre postes d'animateurs.

L'impact du projet est à la fois économique (création d'une nouvelle activité touristique), social (créations d'emplois pour les travailleurs en situation de handicap et d'encadrants), et environnemental (sensibilisation aux espèces en voie de disparition au bien-être animal, aux ressources alimentaires).

Pédagogiquement, il s'agit de présenter l'histoire de l'Homme à travers l'évolution de l'agriculture, de la préhistoire au futur ; de découvrir et entrer en contact avec les animaux de la ferme ; de présenter la biodiversité de réfléchir aux changements de comportement face à son alimentation.

 

 
 

 

Obersaasheim A l'Écurie de la Renardière : Plein succès pour le rendez-vous équestre

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 05:42:25

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Obersaasheim  A l'Écurie de la Renardière
Obersaasheim A l'Écurie de la Renardière : Plein succès pour le rendez-vous équestre
Les portes ouvertes de l'Écurie La Renardière, à Obersaasheim, se sont déroulées dimanche en présence de nombreux visiteurs.

 
Les enfants ont pu faire des balades à poney, encadrés par des membres du club.
Après un début de journée pluvieux, le soleil était finalement au rendez-vous, faisant de l'événement une réussite. Débutant à 10 h par un concours interne pour les cavaliers de la Renardière, la manifestation a permis au public de découvrir les activités du club équestre.

L'après-midi, les jeunes membres ont présenté des jeux à poney pendant que leurs camarades s'occupaient des petits visiteurs désirant effectuer des balades à poney gratuites. Malik Oudni, prestataire externe, est également venu faire des démonstrations de débardage au cours de l'après-midi, avec son cheval nommé Wizir.
Des cavaliersà l'honneur

Vers 17 h, Christophe et Géraldine Fritz, propriétaires de l'écurie et moniteurs, ont présenté les résultats du challenge hivernal et ont mis à l'honneur les cavaliers suivants : Mélody Demaison, Sébastien Fuchs, Chloé Martin, Maud Boesch, Florence Horrenberger, Marie Lozano, Alexandra Groshaeny, Fanny Moltes et Enora Thoraval. Ils ont ensuite procédé au tirage au sort de la tombola organisée en grande partie grâce aux dons de nombreux commerçants, comptant plus de 150 lots pour une valeur estimée à 3 900 EUR, comprenant un téléviseur, un four à tartes flambées et un GPS.

Les organisateurs se sont également réjouis d'accueillir plusieurs élus du secteur, dont le maire Patrick Clur et la conseillère départementale et maire de la commune voisine de Geiswasser, Betty Muller.

A noter que l'Écurie de la Renardière sera présente comme chaque année à l'Ile aux enfants, qui se déroulera le 29 et le 30 juin à l'Ile du Rhin de Vogelgrun.

 

 
 

 

Saint-Louis L'engagement comme enjeu pour 14 collégiens

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 06:02:31

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Saint-Louis L'engagement comme enjeu pour 14 collégiens
 

 
Les quatorze collégiens aux côtés de Gilles Dumont-Roty, Sahel Sébahi et Vincent Wender dans les locaux de l'Arche.

Photo L'Alsace /B.P.

Ils vont mettre les voiles vers le sud, et plus précisément l'Italie. Scolarisés en classes de 4e et 3e au collège Georges-Forlen, les jeunes impliqués dans l'aventure n'ont pas ménagé leurs efforts pour respecter l'engagement attendu.
Des collectes et des découvertes

À l'origine de l'initiative, deux professeurs, Sébastien Cabantous et Vincent Wender, un CPE, Laurent Laborie, et deux éducateurs de l'Arche à Saint-Louis, Gilles Dumont-Roty et Sahel Sebahi. L'objectif a été de cibler à la fois de bons élèves et des jeunes en difficultés scolaires, familiales, voire liées à l'absentéisme. « Huit participants sont issus du quartier prioritaire de la gare », relève Gilles, la mixité sociale s'annonçant comme un ciment du collectif.

Depuis le mois d'octobre, ces jeunes se sont pleinement engagés, prenant part à des actions telles que des collectes pour la Banque alimentaire, les Restos du coeur et les Bouchons d'amour, des ventes de chocolats, de gâteaux et de muguet, l'organisation d'un repas solidaire... « Il s'agissait d'une approche du vivre ensemble avec également la découverte d'activités nautiques, notamment un stage de voile à Reiningue et un baptême de plongée avec le club de Saint-Louis. »

Pendant le temps scolaire, chaque lundi, les élèves ont abordé les différents aspects du voyage, le choix des activités et des sites à visiter.

« Cela les mobilise dans leur scolarité, ils ont un contrat à respecter, notamment en termes de présence et de comportement », rappelle Vincent Wender. Mais l'investissement est également énorme pour l'encadrement, avec une mention particulière pour Sébastien Cabantous qui a géré l'aspect administratif dans son intégralité.
« Sortir de leur zone de confort »

L'une des ambitions majeure de ce projet : « Sortir les jeunes de leur zone de confort », estime Gilles. Ils seront hébergés sur deux voiliers, conduits par des skippers, et leur challenge sera de respecter l'espace d'accueil et de s'adapter à la proximité.

L'initiative paraît si belle et promise au succès que l'adhésion s'est fait sans réserve : de la part des parents, des enseignants qui ont donné de leur temps hors du collège, de la principale Isabelle Anastasi, des partenaires financiers (contrat de ville, mairie de Saint-Louis, conseil départemental, Kiwanis...) et des sponsors.

« Un élève, non nageur, a bénéficié de l'apprentissage spécifique pour valider l'attestation du savoir nager », un moment fort dans la préparation du projet. Un jeune n'ayant pas respecté l'engagement a dû être écarté, par contre. Mais le groupe est solidaire et animé par un bel esprit.

Au fil de cinq jours, les collégiens visiteront les catacombes de Naples, le musée d'archives historiques, iront voir un opéra au théâtre San Carlo, découvriront le site archéologique de Paestrum, Agropoli, ils s'initieront à la voile...

« Cette expérience va porter ses fruits ! », promet Gilles.
Brigitte POUX

 

 
 

Éducation École des Pâquerettes à Colmar : Gérer l'ingérable avec l'équipe mobile

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 06:10:50

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Éducation École des Pâquerettes à Colmar
Éducation École des Pâquerettes à Colmar : Gérer l'ingérable avec l'équipe mobile
Quand un professionnel n'arrive plus à « gérer » un enfant, il peut désormais faire appel à l'équipe mobile ressources (EMR). Ce nouveau dispositif dans le Haut-Rhin vise à éviter les ruptures de parcours pour les enfants jugés difficiles. Et ça fonctionne...

 
Une secrétaire, Anne Lucas, un coordinateur, Elian Géa, un éducateur, Benjamin Siewiera, une professeure, Véronique Dorain et une psychologue, Aurélie Jacquot : depuis septembre 2018, l'équipe mobile ressource basée à l'Itep La Forge, vient en aide aux professionnels de l'éducation dans le Nord du Haut-Rhin.
Entre midi et deux, à l'école des Pâquerettes à Colmar. Tous les enfants sont partis déjeuner, pourtant l'équipe au grand complet reste à l'école car elle va rencontrer l'éducateur et la psychologue de l'équipe mobile ressource (EMR) de La Forge. Depuis six mois, l'EMR suit les professionnels des Pâquerettes en difficulté avec certains élèves qui « posent problèmes ».

Benjamin Siewiera, l'éducateur, et Aurélie Jacquot, psychologue, n'ont jamais rencontré aucun des enfants dont parlent les institutrices. Pourtant, Esther, Yolanda, Gaëlle, Sophie, Clarisse et les autres jurent que l'aide qui leur est apportée une fois tous les quinze jours est « efficace ».
« Notre regard est neutre et extérieur »

« Nous ne rencontrons jamais la famille, ni l'enfant en question. C'est ce qui fait que notre regard est neutre et extérieur », décode Elian Géa, coordinateur de l'équipe mobile ressource (EMR) de La Forge. De prime abord, ce parti pris surprend, d'autant que les professionnels qui composent l'équipe de l'EMR de La Forge - il y a une deuxième équipe à Mulhouse -, ont tous travaillé auprès de jeunes souffrant de troubles du comportement ou psychiques avant d'être détachés sur ce nouveau dispositif, créé en septembre 2018 dans le Haut-Rhin par l'Agence régionale de Santé (ARS) à titre expérimental et pour trois ans. Dans le Bas-Rhin, une EMR a été créée sur le même principe en janvier 2019. « Comme on ne dépend ni de la MDPH, ni de l'aide sociale à l'enfance, notre neutralité est bienveillante. On n'est pas là pour juger », complète Benjamin Siewiera.

Cette neutralité a d'emblée rassuré l'équipe des Pâquerettes car « il est toujours compliqué de dire qu'on est en difficulté avec des enfants et que même avec beaucoup d'ancienneté, on n'y arrive pas », avoue sans fard Gaëlle Thirion, professeure expérimentée.

Aux Pâquerettes, école classée REP + habituée à travailler en équipe pour faire face aux nombreuses difficultés du travail en zone d'éducation prioritaire, la décision de faire appel à l'EMR est née, au départ, d'un manque de moyens. L'équipe a demandé à l'Éducation nationale un poste d'AESH (accompagnant d'élève en situation de handicap), pour seconder des institutrices confrontées à plusieurs cas difficiles en classe. Au lieu d'une AESH, le rectorat leur a envoyé l'équipe mobile ressource.
Pas de recettemagique

Les rencontres avec l'EMR et les conseils prodigués n'ont rien de la recette magique. Pour travailler sur les temps de pause et de rassemblement des élèves, toujours difficiles à gérer pour les enfants souffrant de troubles du comportement, des outils ont été mis en place : un contrat visuel, avec des pictogrammes, a par exemple été adopté pour expliquer à l'enfant ce qu'on attend de lui en tant qu'élève. Parfois, des mesures plus lourdes peuvent être prises, comme des aménagements du temps scolaire. « Ce n'est pas une recette. Notre travail commun permet de sortir d'une situation où c'est la guerre et d'arriver à trouver notre solution », résume Sophie Noirjean, professeure aux Pâquerettes.

Mais à écouter les échanges entre l'équipe des Pâquerettes et celle de l'EMR, on comprend que c'est la rencontre entre le monde de l'éducation et celui des éducateurs spécialisés qui rend l'expérience féconde. « Ce que change notre intervention, c'est le regard sur l'enfant. Grâce à notre éclairage, les professionnels peuvent mettre des mots sur les troubles, confirme Benjamin Siewiera, qui recherche « l'apaisement dans la relation enseignant/élève ».

L'EMR apporte également sa connaissance du tissu médico-social qui souvent gravite autour de l'enfant : « Les enseignants ont l'impression d'être seuls, alors que souvent il y a des structures impliquées », estime Aurélie Jacquot, psychologue. « Dans 45 % des cas, les jeunes sont déjà suivis par l'ASE ou la MDPH », précise Benjamin Siewiera dont la mission est de coordonner l'action de tous ces professionnels.

Le but de l'EMR est d'éviter les ruptures de parcours chez des jeunes qui se retrouveraient sinon sans solution. En aidant leurs professeurs ou éducateurs à « gérer » leur mal-être, l'EMR évite leur exclusion volontaire ou subie.
Marie-Lise PERRIN

 

 
 

 

Colmar Au moins trois mois de travaux rue de la Poudrière

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 06:17:56

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Colmar Au moins trois mois de travaux rue de la Poudrière
 

 
 
Ça va être la pagaille pour aller de l'ouest à l'est. Dans le prolongement de ce qui s'est fait l'année dernière rue de Londres, la rue de la Poudrière va subir une réfection complète et bienvenue. Mais la fermeture de cet axe névralgique risque de donner du fil à retordre à ceux qui ont l'habitude de l'emprunter.
D'abord des renouvellements sur le réseau d'eau

Préalablement au réaménagement de voirie, Colmar Agglomération doit réaliser le renouvellement du réseau et des branchements d'eau potable dans la rue de la Poudrière et la rue de Londres, dans la partie comprise entre la rue Robert Schuman et la route d'Ingersheim.

Ces travaux se dérouleront en deux phases : la rue de la Poudrière sera concernée du 20 mai au 8 juillet entre la rue du Logelbach et la route d'Ingersheim, tandis que le tronçon situé entre la rue du Logelbach et la rue Robert-Schuman sera en travaux du 8 juillet au 23 août.

Suite à ces interventions lourdes, les travaux de voirie démarreront pour s'achever, eux aussi, dans le courant de l'été.

Le détail des opérations cosmétiques n'est pas encore arrêté mais le chantier durera au moins trois mois. Les usagers ont deux solutions pour se rendre d'Ouest en Est et inversement : passer par le quartier Saint-Joseph en empruntant soit la place éponyme, soit la rue du Pont-Rouge ou privilégier Logelbach, le plus simple étant de prendre la RD 83 via le carrefour du Ligibel...
Nicolas PINOT

 

 
 

Biltzheim Antenne orange : mobilisation des habitants

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 06:15:20

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Biltzheim Antenne orange : mobilisation des habitants

Dans notre édition du 11 avril dernier, nous nous faisions l'écho de la mobilisation des habitants du lotissement des bleuets à Biltzheim au travers d'une pétition, qui depuis la fin mars a recueilli plus de 280 signatures, et du projet de création d'une association contre l'implantation d'une antenne de téléphonie par l'opérateur Orange, sur un terrain privé, à proximité d'un city park où jouent les enfants du quartier, et des habitations. La commune avait proposé dans un premier temps à l'opérateur, son aménagement sur un autre site et une réunion d'information s'était tenu lundi 8 avril à l'Espace Horizon.

Près de deux mois plus tard, le maire comme les riverains qui sont en train de créer l'association Bien vivre dans le 68 sont toujours sans réponse de l'opérateur qui a été destinataire, pourtant, d'une seconde proposition de la part de la commune pour l'implantation de cette antenne destinée à améliorer la couverture des communes de Niederentzen, Oberentzen, Oberhergheim et Biltzheim, sur un terrain, situé plus à l'ouest, au bout du chemin de la ferme, à proximité de l'A35. Faute de retour, les riverains envisagent donc à présent de déposer un recours gracieux contre le projet dont le chantier pourrait être engagé dès le mois d'octobre. De son côté, le maire Gilbert Vonau espère quant à lui : « qu'une solution puisse être trouvée dans les meilleurs délais ».

 

 
 

Brexit : un nouveau référendum ?

Publié dans le panorama le Mercredi 22 mai 2019 à 06:27:40

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Brexit : un nouveau référendum ?
 

 
Theresa May, malgré ses revers, ne ménage pas ses efforts pour mener le Brexit à bien.  Photo Kirsty WIGGLESWORTH/AFP
Deux jours avant des élections européennes, organisées en catastrophe de l'autre côté de la Manche, Theresa May ne relâche pas ses efforts pour sortir le Royaume-Uni d'une impasse nommée Brexit.

La Première ministre britannique a annoncé mardi une série de compromis, afin de tenter de rallier à son plan de Brexit la majorité des députés. Parmi les annonces fortes de la dirigeante conservatrice figurent, à la condition que les députés approuvent son projet de loi, la possibilité d'organiser un second référendum ou le maintien du Royaume-Uni dans une union douanière temporaire avec l'Union européenne.
« Dernière chance »

Theresa May a enjoint les parlementaires de la soutenir, assurant qu'il s'agissait de la « dernière chance de trouver un moyen » d'accéder à la volonté du peuple britannique, qui avait voté à 52 % pour la sortie de leur pays de l'Union européenne en juin 2016.

Depuis, le Brexit va de report en report. Les élus ont ainsi rejeté à deux reprises l'accord conclu en novembre par la dirigeante avec Bruxelles, l'obligeant à repousser deux fois la date de la sortie britannique, désormais programmée pour le 31 octobre au plus tard. Au point que les Britanniques se retrouvent à voter, ce jeudi, pour les élections européennes, près de trois ans après leur « No » majoritaire.
Elle lâche du lest au Labour

La Première ministre a affirmé que son projet de loi donnera des garanties supplémentaires sur les droits des travailleurs et les protections environnementales, ce qui était aussi réclamé par l'opposition travailliste.

Ces annonces interviennent quatre jours après la rupture par le Labour des discussions, avec Theresa May, destinées à trouver une solution pour mettre en oeuvre le Brexit.

May, qui avait promis de faire une « offre audacieuse » a déclaré mardi avoir aussi écouté les inquiétudes des unionistes du petit parti nord-irlandais DUP à propos du filet de sécurité (« backstop » en anglais) une solution incluse dans le Traité de retrait de l'UE et destinée à éviter le retour d'une frontière physique entre la province britannique d'Irlande du Nord et l'Irlande, après le Brexit, afin de préserver les accords de paix de 1998 et l'intégrité du marché unique européen.

Il s'agit d'une solution de dernier recours qui n'entrerait en vigueur qu'après la période de transition si aucune autre solution n'est trouvée d'ici à la mi-2020 entre Londres et Bruxelles.

Theresa May a précisé que le gouvernement aura l'obligation de chercher des arrangements alternatifs au backstop d'ici décembre 2020.

Qu'ils adoptent ou rejettent ce projet de loi, Theresa May devra se préparer à céder sa place.