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Élections européennes Le président prend la parole à cinq jours du scrutin du 26 mai : « Je ne peux pas rester spectateur »

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:37:08

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Élections européennes Le président prend la parole à cinq jours du scrutin du 26 mai
Élections européennes Le président prend la parole à cinq jours du scrutin du 26 mai : « Je ne peux pas rester spectateur »
Dans un entretien à la presse régionale, le président explique pourquoi il s'engage, et pas à moitié, dans la campagne :« Si, en tant que chef de l'État, je laisse se disloquer l'Europe qui a construit la paix, et qui a apporté de la prospérité,j'aurais une responsabilité devant l'histoire. »

 
n président « heureux » d'être en campagne. C'est sa première réponse ce lundi dans le salon des aides de Camp de l'Élysée lors de cet entretien de 90 minutes accordé à neuf journalistes de la presse régionale pour « parler concret ». « J'ai le sentiment, moi, de mettre un maximum d'engagement et d'enthousiasme », explique-t-il. «L'abstention devrait tous nous désespérer »

Emmanuel Macron ne laisse à personne le soin de prendre la tête de la campagne de la majorité. La sienne en France et celle qu'il espère constituer au niveau des institutions européennes en proposant une convention, « un conclave », réunissant les dirigeants du pays, du parlement et de la commission après l'élection. À Paris, comme à Bruxelles et à Strasbourg, le Président se voit donc en position centrale autour d'un « modèle appuyé sur trois piliers : le climat, la souveraineté européenne, la solidarité avec les territoires ».. Signe qu'il est décidé à faire bouger les lignes politiques : après cet entretien, il recevait les sociaux-démocrates polonais et portugais Donald Tusk et Antonio Costa. « La menace aujourd'hui, c'est que si les replis, les égoïsmes, la déconstruction l'emportent, comme le veulent les nationalistes, non seulement les démocraties seront menacées, mais encore les pays européens deviendront le terrain de jeu d'autres grandes puissances », avertit le président tout en rappelant « que la France sera d'autant plus forte si nous faisons un bon score ».

Dans sa tête c'est clair : le score de la liste Renaissance sera le sien.
À l'Élysée, Pascal JALABERT

 

 
 

 

Vous êtes en désaccord avec les Allemands sur de nombreux sujets... La mécanique est-elle grippée ?

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 06:24:27

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Emmanuel Macron a reçu la presse régionale. Photo PQR/Olivier Corsan
Vous êtes en désaccord avec les Allemands sur de nombreux sujets... La mécanique est-elle grippée ?

« Je ne pense pas qu'elle soit grippée, je pense qu'elle s'est rééquilibrée. Nous faisons entendre notre voix. Avec le discours de la Sorbonne, nous avons eu de vrais résultats. Sur le budget de la zone euro, la défense, le droit d'auteur, la protection d'intérêts européens face aux grandes puissances, les travailleurs détachés... les Allemands ont accepté de vrais compromis. Nous devons bâtir l'acte II de ce projet. Et ce nouvel acte doit être marqué par l'ambition et la cohérence. À ce titre, la position française rejetant de construire un nouvel accord commercial avec les États-Unis est essentielle. On ne peut pas imposer des règles plus dures à nos industriels tout en négociant un accord avec les États-Unis qui ont décidé de ne plus respecter l'accord de Paris. Ce serait faciliter l'importation de biens industriels produits dans des conditions ne respectant pas ce que nous imposons à nos entreprises. C'est déloyal. »
Mais ces désaccords entre Français et Allemands ont rarement été aussi forts...

« Vous avez oublié ce qu'étaient les grands temps du projet franco-allemand. De Gaulle-Adenauer, Mitterrand-Kohl, Schröder-Chirac : ces trois grands tandems ont eu de vrais désaccords, qui ont permis de vraies avancées. Avec Angela Merkel, nous nous respectons et nous travaillons très bien ensemble, mais je ne crois pas à l'entente feinte et stérile, qu'il faille gommer les différences quand elles existent. Si on ne dit pas les choses on ne peut pas progresser. Mais on ne peut pas faire progresser l'Europe sur un désaccord franco-allemand. »
Mais avec qui allez-vous pouvoir faire alliance pour peser ?

« Je ne sais pas dire demain ce que sera l'état des forces politiques sur le plan européen. Il y aura sans doute des forces d'extrême droite qui seront à un niveau non négligeable mais divisées. Mon ambition c'est que nous puissions être au coeur d'une nouvelle coalition de progrès et d'avenir. L'Europe peut s'offrir tous les luxes sauf celui de la paralysie. Soit, nous voulons nous diviser et nous devenons le théâtre de jeux d'influence extérieurs, chinois russes, américains, soit on décide de se ressaisir et d'être souverainement nous-mêmes. Il faut être unis car c'est l'union qui fait la force. »
Quels postes la France doit-elle obtenir au sein des institutions pour espérer peser ?

« Je ne raisonne pas de cette manière. Je souhaite d'abord que l'on ait des dirigeants aux postes clés qui soient forts et compétents. On a trop souvent fait des compromis pour choisir les dirigeants qui feraient le moins d'ombre autour de la table. Je ferai tout pour avoir le maximum de personnes qui partagent la vision que j'évoque. Cela ne s'arrête pas à des questions de nationalité. »
Qui est le plus grand ennemi de l'Europe ? Trump, Poutine, ou les Européens eux-mêmes ?

« Est ennemi de l'Europe celui qui ne croit pas en son avenir. Les nationalistes qui veulent la diviser sont ses premiers ennemis. Je suis un patriote français donc européen. Et je vois pour la première fois une connivence entre les nationalistes et des intérêts étrangers, dont l'objectif est le démantèlement de l'Europe. Des lobbyistes comme M. Bannon, proches du pouvoir américain, le disent. Les Russes et quelques autres n'ont jamais été à ce point intrusifs pour financer, aider les partis extrêmes. On ne peut être que troublé. Il ne faut pas être naïf. Mais je ne confonds pas les États et certains individus, même si les groupes d'influence américains ou les oligarques russes affichent des proximités avec les gouvernements. »

L'Europe est le cache-sexe de la lâcheté des dirigeants nationaux ou parfois locaux.

 

 
 

Macron Chef de campagne...

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 06:21:02

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Macron Chef de campagne...
 

 
À cinq jours du scrutin européen, l'exécutif accélère. Depuis le week-end dernier, la macronie redouble d'efforts pour dramatiser l'enjeu alors que la liste de la majorité présidentielle est malmenée dans les sondages.
L'Europe, une stratégie pour Macron

En tête des intentions de vote depuis des mois, talonnée par le Rassemblement national, la liste de Nathalie Loiseau est désormais devancée, dans la plupart des enquêtes, par celle de Jordan Bardella. Or, c'est une règle en science politique : il est difficile d'inverser les dynamiques de fin de campagne.

Pire, les sondages montrent que les électeurs qui peuvent changer d'avis ne choisissent que peu la liste de la République en marche en deuxième choix. En revanche, la porosité existe entre les listes de gauche et celles de droite.

Pour Emmanuel Macron, qui a fait de ce scrutin un objectif stratégique pour lancer la deuxième partie de son quinquennat, c'est une semaine capitale. Ne pas arriver en tête dimanche soir, c'est ne pas sortir par le haut de la crise des gilets jaunes, c'est être en position de faiblesse pour préparer les municipales et c'est hypothéquer la réussite des réformes à venir (chômage, retraite, etc.).
Parler aux territoires

Alors le président se démultiplie, d'autant que la plupart des listes d'opposition ont fait du scrutin de dimanche un référendum anti-Macron.

L'interview qu'il accorde aujourd'hui à la presse quotidienne régionale est une façon de peser dans le débat et de parler à la France des territoires qui se sent souvent loin des décisions de Bruxelles. Il présidera jeudi le premier conseil de défense écologique dont il a annoncé la création après le grand débat national.
Opération mobilisation

Emmanuel Macron est partout et son gouvernement aussi. Le Premier ministre fait une réunion publique par jour et ses ministres aussi.

Le but est de mobiliser les électeurs d'Emmanuel Macron du premier tour de la présidentielle en insistant sur ce que représenterait une victoire du Rassemblement national. Bref, en espérant un « vote utile » dans la dernière ligne droite. C'est comme cela qu'il faut interpréter le tir de barrage de la majorité contre la présence à Paris de Steve Bannon, ex-conseiller de Donald Trump et soutien de Marine Le Pen. « Une Europe forte, c'est la condition de notre souveraineté et je vois bien que ça gêne Monsieur Bannon et Monsieur Trump », répète Édouard Philippe. Quant à Nathalie Loiseau, elle en est à demander aux chaînes de télévision un dispositif anti fake news en direct pour les débats de cette semaine. Une position défensive qui montre la fébrilité de l'exécutif.
Nathalie MAURET

 

 
 

Vincent Lambert finalement maintenu en vie

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:38:28

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Société Santé
Vincent Lambert finalement maintenu en vie
Énième rebondissement dans l'affaire Vincent Lambert. L'arrêt des traitements du patient, en état végétatif depuis plus de dix ans, avait débuté lundi au CHU de Reims. Mais, dans la soirée, la cour d'appel de Paris a ordonné la reprise des soins.
 

 
Viviane Lambert, la mère de Vincent, à son arrivée à l'hôpital lundi.
Un temps impalpable pour Vincent Lambert et un contre-la-montre, judiciaire et politique, de ses parents qui semblait leur échapper : ce lundi matin avait débuté, au CHU de Reims, l'arrêt des traitements de ce patient de 42 ans, tétraplégique et en état végétatif chronique depuis un accident de la route en 2008. Dans l'après-midi, la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg, appelée pour la troisième fois à la rescousse par les avocats des parents de Vincent Lambert, hostiles à ce qu'ils qualifient de « crime », a de nouveau rejeté leur requête.

Mais, énième rebondissement, lundi soir vers 22h30 : la cour d'appel de Paris, saisie par les parents de Vincent Lambert, a ordonné le rétablissement des traitements visant à le maintenir en vie, jusqu'à ce qu'un comité de l'ONU se prononce sur le fond de son dossier. La cour « ordonne à l'État français [...] de prendre toutes mesures aux fins de faire respecter les mesures provisoires demandées par le Comité international des droits des personnes handicapées le 3 mai 2019 tendant au maintien de l'alimentation et l'hydratation » de Vincent Lambert, selon la décision des juges. Cette reprise des traitements durera six mois, a précisé Jean Paillot, avocat des parents. La mère, Viviane Lambert, s'est réjouie : « C'est une très grande victoire ! [...] Pour une fois, je suis fière de la justice ». Opposé à cette décision, le neveu François Lambert a dénoncé « du sadisme pur de la part du système médico-judiciaire ».
La classe politique divisée

Entre ces deux événements la journée de lundi a suscité de nombreuses réactions politiques : le Rassemblement national demandait à son tour la suspension de l'arrêt des traitements tandis que les Républicains étaient divisés. De son côté, le président Emmanuel Macron déclarait sur sa page Facebook qu'il ne lui « appartient pas de suspendre une décision qui relève de l'appréciation de ses médecins et qui est en conformité avec nos lois ». Une prise de position similaire à celle de son prédécesseur Jacques Chirac. À l'époque, c'était un autre patient, Vincent Humbert, tétraplégique, aveugle et muet, qui lui avait demandé le droit de mourir.

À Reims, dans la journée, le va-et-vient devant l'hôpital Sébastopol s'est déroulé sans renfort visible de police. Informés tôt le matin, par un courriel du docteur Vincent Sanchez, chef du service des soins palliatifs, les parents et deux autres membres de la fratrie se sont aussitôt rendus au chevet du patient. Ancien gynécologue, le père du malade, Pierre Lambert, 90 ans, a interpellé quelques secondes le docteur Sanchez. « Vous n'avez pas le droit, ni médicalement, ni moralement », lui a-t-il lancé. « Ce sont des monstres, des nazis », s'est insurgée, pour sa part, Viviane Lambert, 73 ans. Ils sont revenus dans la soirée, accompagnés de deux moines en soutane, avant de connaître la « bonne nouvelle » de la cour d'appel.
Rachel Lambert : « Le voir partir en homme libre »

François Lambert, une des figures de ce combat contre l'« acharnement thérapeutique », s'est rendu à l'unité des « cérébrolésés » dans l'après-midi. Quant à Rachel Lambert, épouse et tutrice légale de Vincent Lambert, elle avait demandé, sur RTL, de la retenue : « Là, je fais abstraction de tout, le moment est à la dignité, à l'accompagnement et à l'amour ». Pour elle, « le voir partir, c'est le voir en homme libre ». Soutenue par cinq autres frères et soeurs de son mari, elle avait souhaité, plus encore qu'avant, observer une grande discrétion. Ce qui ne l'a pas empêché d'annoncer, via son avocat Francis Fossier, son intention de porter plainte pour la diffusion d'une vidéo de son mari sur le site de Valeurs actuelles et le site jesoutiensvincent. La mère de Vincent Lambert a en effet diffusé un petit film qu'elle dit avoir tourné dimanche soir, dans la chambre de son fils. « On le voit cligner des yeux, bouger la tête, ce ne sont que des manifestations réflexes. Elles ne traduisent en rien une vie de relation ou d'une vie d'interaction », a estimé Vincent Morel, président de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs.
Catherine Daudenan (avec AFP)

 

 
 

 

Jean-Luc Romero-Michel: « Sortir de l'hypocrisie »

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:41:32

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Paris
Jean-Luc Romero-Michel: « Sortir de l'hypocrisie »
Pour Jean-Luc Romero-Michel, la France n'a jamais été aussi près d'une légalisation du suicide assisté. Raison pour laquelle, il fait le tour de France pour tenter de convaincre, encore et encore.
 

 
Jean-Luc Romero-Michel, président de l'ADMD.
Jean-Luc Romero-Michel, le président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), sera à Colmar le 14 juin et à Strasbourg le 15 juin pour une conférence intitulée : Pour une loi visant à légaliser l'euthanasie et le suicide assisté et à assurer l'accès universel aux soins palliatifs.
? Donnez-vous souvent des conférences ?

«Plusieurs fois par semaine, je fais le tour de France ! Comme on espère obtenir une loi, c'est le moment ou jamais de se mobiliser.»
? Que souhaitez-vous ?

«Qu'on sorte de l'hypocrisie de la loi Leonetti. On veut une loi qui protège ceux qui veulent vivre et qui entende ceux qui n'en peuvent plus. Que les Français qui le souhaitent puissent opter pour un suicide assisté sur le modèle belge ou néerlandais. Il n'y a pas de principe supérieur qui vous oblige à vivre le plus tard possible. On veut aussi que cette loi instaure l'accès aux soins palliatifs pour tous, car actuellement, seuls 20 à 25 % des malades en bénéficient en France.»
? Les détracteurs craignent des dérapages...

«En Belgique, le suicide assisté ne concerne que 2,5 % des morts. C'est 4,5 % aux Pays-Bas et 1 % en Suisse. Et j'ajoute qu'on dit que 0,8 % des patients reçoivent une sédation létale en France. Ce qu'on veut, c'est une loi d'ultime liberté. L'Espagne et le Portugal vont bientôt s'y mettre. L'Italie travaille également sur le sujet.»
? Quels sont les éléments qui vous font dire que c'est le moment ?

«C'est la première fois qu'on a une majorité à l'Assemblée nationale. On a des défenseurs dans tous les groupes. Comme la ministre de la Santé est contre la légalisation de l'euthanasie, on espère qu'une loi sera mise au débat, à l'initiative des parlementaires fin 2019 ou début 2020.»
? La ministre est contre, et le président ?

«On ne sait pas. Pendant la campagne, il a dit qu'à titre personnel, il aimerait choisir. Sans aller plus loin. Il garde une grande neutralité.»
? En tout cas, il n'a pas mis ce sujet à l'ordre du grand débat.

«Il n'a pas mis la santé à l'ordre du Grand débat. Mais le thème de la fin de vie est quand même sorti, avec une unanimité sur l'euthanasie. Ça a surpris les pouvoirs publics, mais pas nous. Tous les gens ont vécu des choses difficiles et savent que la loi actuelle ne fonctionne pas.»
? Pourquoi cela n'avance-t-il pas ?

«À cause du milieu médical. Je ne parle pas des médecins qui sont pour l'euthanasie à 60 %, mais des mandarins, des chefs de service, des institutions. Et il y a de nombreux médecins parlementaires. Et les députés catholiques, très bien organisés.»
? En attendant, les directives anticipées existent...

«Oui, sauf que ça ne marche pas. Il n'y a pas de fichier national, donc quand vous arrivez aux urgences, les médecins ne savent pas et, fort légitimement, vous réaniment. L'ADMD dispose d'un fichier, mais les médecins ne peuvent y accéder. Du coup, ça met tout le monde dans l'embarras, y compris les médecins à qui on donne tous les pouvoirs et qui n'en demandent pas tant. Mais il faut quand même rédiger ses directives et choisir une personne de confiance qui pourra intervenir s'il le faut.»
? Il y a aussi la sédation terminale.

«La sédation profonde fonctionne si ça prend moins de 24 heures. Mais ça peut durer des semaines, avec des conséquences affreuses : des escarres, des étouffements... En quoi est-ce scandaleux de faire mourir quelqu'un en quelques secondes, au lieu de l'obliger à mourir en trois semaines ?»
? Avez-vous un avis sur le dernier arrêt Lambert ?

C'est encore de la responsabilité de Leonetti. En Belgique, il n'y aurait pas d'affaire Lambert, car la loi prévoit qui décide quand il n'y a ni directive, ni personne de confiance : d'abord le conjoint ou la conjointe, ensuite l'enfant adulte, ensuite les parents, etc. En France, on n'a pas voulu prendre cette décision et, du coup, c'est épouvantable ! [NDLR: ce lundi soir, la cour d'appel de Paris a ordonné la reprise des traitements].
? Vous dites et répétez que c'est une question de bon sens.

Quand vous entrez dans un hôpital, vous avez du mal à être un citoyen. Il faut du courage.

L'acharnement thérapeutique continue, même Leonetti reconnaît qu'en Ehpad on force les gens à se soigner. Des médecins reconnaissent qu'on meurt mal en France. Et on continue, pour une raison idéologique.
Jean-Luc Romero-Michel sera au Cref à Colmar le 14 juin à 17 h et à la Maison des associations, place des Orphelins à Strasbourg, le 15 juin à 10 h 30. Entrée libre.

Jean-Luc Romero-Michel sera au Cref à Colmar le 14 juin à 17 h et à la Maison des associations, place des Orphelins à Strasbourg, le 15 juin à 10 h 30. Entrée libre.

 
 

 

Fin de vie (1/2) : Il a choisi, elle l'a accompagné

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:39:23

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Fin de vie (1/2)
Fin de vie (1/2) : Il a choisi, elle l'a accompagné
Il y a trois ans, un médecin mulhousien faisait le choix d'aller mourir en Suisse, par suicide assisté. Sa compagne et sa fille racontent ce moment « grandiose et difficile ».

 
«Accepter le choix de l'autre, celui de mourir, n'est pas facile, mais il le faut, par respect pour lui. »
Au départ, c'était « non ». Pas envie de se replonger dans ces moments difficiles. Et puis finalement, elle a dit oui. Une sorte de défi lancé à elle-même, puisqu'elle a toujours voulu mettre des mots. Colette (*) a aujourd'hui 89 ans et vit dans la région mulhousienne. Il y a quatre ans, elle a accompagné en Suisse son compagnon, Robert (*), pour que soit mis fin à ses jours. Il avait 85 ans. Ce médecin hospitalier à la retraite était atteint d'une polyarthrite chronique évolutive incurable. Une maladie qui le faisait terriblement souffrir et qui avait fini par le clouer dans une chaise roulante, « avec toutes les dépendances qui tournent autour... », se souvient Colette.
Le droit de mourirdans la dignité

Le couple a fait partie des premiers militants de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). « Nous avions participé à la fondation du planning familial à Mulhouse. On trouvait que l'ADMD, c'était aussi un droit de choisir, comme la contraception. » Elle rappelle aussi qu'à l'époque, on entendait beaucoup parler de suicide. Il y avait eu ce livre : Suicide mode d'emploi, rapidement retiré de la vente en France, et des cas de personnes célèbres ayant fait le choix de mettre fin à leurs jours, comme la mère de Lionel Jospin.

« On a beaucoup parlé entre nous, raconte l'octogénaire. Moi, j'étais à SOS Amitié. J'écoutais des gens qui voulaient se suicider, d'autres qui étaient en train de le faire. Entendre tout cela m'a beaucoup sensibilisée, alors j'ai accepté le choix de Robert. »

Elle le concède : « Accepter n'est pas facile, mais il le faut. » Elle parle de « respect de l'autre, de ses choix » et poursuit : « Imaginez, forcer à vivre quelqu'un de complètement dépendant. Allez faire un petit tour dans un Ehpad... Quand vous réfléchissez un peu plus loin, vous pensez à la douleur physique et morale de l'autre. Le regard se porte ailleurs... »

Et puis le couple entend parler de la façon dont l'euthanasie est traitée en Suisse par un ami auteur d'une thèse sur le sujet. « On a appris qu'il y avait une adresse à Bâle. On a téléphoné. Une doctoresse est venue voir Robert. C'était en janvier, se rappelle-t-elle. Je crois qu'elle s'est très bien entendue avec lui. Ils ont fixé une date. Un autre médecin est venu plus tard. Puis sa demande a été acceptée. Je crois qu'à partir du moment où il a vu la médecin, il s'est décidé. »

Colette assiste aux deux entretiens. Elle souligne à quel point l'accompagnement est important. En Suisse, il peut durer plusieurs années. Dans ce dispositif, il faut être capable de se faire une injection ou d'avaler un produit, et d'être « dans le vouloir ». Il faut exprimer son choix de mourir « jusqu'au dernier instant ».

« Robert a eu le bonheur d'être accompagné par tous ses enfants, ainsi que par un ami très proche et moi. C'était cadeau Le dernier ! » Après un silence, elle s'échappe vers d'autres histoires. « Mme Jospin, elle désirait ne voir personne je crois. Je connais un cas où ils [la famille et la personne en fin de vie, NDLR] ont fait un repas en commun juste avant ; un autre a vu les uns et les autres avant... Ça dépend des gens. »

Elle ajoute : « Je trouve que c'est à la fois grandiose, parce que la personne a toute sa tête, qu'elle est présente à ce qu'elle fait, et à la fois très dur pour ceux qui restent. » Car bien sûr, après, il y a la douleur. « On ne peut pas juste passer un coup de gomme. J'ai perdu un fils, un ex-mari, un compagnon... Toute séparation est dure, il faut vraiment la traverser. »
La France en retard

Colette regrette que la France « ne progresse pas beaucoup » sur le sujet. « Une fois passé 80 ans, on sait bien que les jours sont comptés. Même si aujourd'hui, il y a de plus en plus de centenaires, concède-t-elle. Ça fait un peu peur ! Personnellement, je n'ai aucune envie d'aller jusque-là. » La vieille dame ne se satisfait pas de la loi Leonetti [la loi de 2005 fixe les alternatives des médecins face à des personnes en fin de vie, NDLR] qui, selon elle, « n'est pas très bien appliquée », puis développe : « Se retrouver dans un hôpital, c'est la hantise des personnes âgées. Les médecins apprennent à guérir les gens, ils les prolongent à tout prix, c'est complètement dingue. » Elle s'est fixé un âge maximum : 92 ans. « Mais on est tous pareil, au fil du temps, on repousse. »

Colette est « contente d'avoir réussi à raconter cette histoire très intime ». Avant de conclure : « Il faut dire qu'avec Robert, on était très engagés dans la vie. Ce choix du suicide assisté, on a pu le faire, parce qu'on est un tout. »
Annick WOEHL (*) Les prénoms ont été modifiés.

(*) Les prénoms ont été modifiés.

 
 

 

Fin de vie (2/2) : Un choix pas toujours honoré

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:40:36

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Fin de vie (2/2)
Fin de vie (2/2) : Un choix pas toujours honoré
Audrey raconte la mort de sa soeur, il y a quelques jours à Colmar. Au-delà de la tristesse, elle a le désagréable sentiment de ne pas avoir réussi à faire respecter le souhait de la défunte de ne pas « subir » d'acharnement thérapeutique.

 
« L'acharnement thérapeutique commence quand ? Quand il s'agit de quelqu'un de proche, c'est insupportable. ».
Quelques jours après le décès de sa soeur aînée, Audrey (*), 62 ans, se dit « secouée », « culpabilisée ». Cette Colmarienne est hantée par le sentiment de ne pas avoir réussi à faire respecter les dernières volontés de Martine (*), la défunte. Au point de l'avoir exprimé dans l'annonce de décès par ces mots : « Elle nous a quittés après deux années de souffrances, la loi l'ayant privée de son souhait de mourir dans la dignité».

Martine, qui avait « un genre d'Alzheimer », se trouvait depuis longtemps dans un Ehpad de Colmar. Sa situation s'est aggravée il y a deux mois. « On nous a dit qu'elle avait développé une infection, raconte la sexagénaire. Elle a été transférée dans un service de soins et, à partir de là, ça s'est très vite dégradé. Elle n'en avait plus que pour quelques jours. »
« On a été surprisde voir qu'elle allait mieux »

Audrey va rendre visite à sa soeur Martine, alors qu'elle est dans le coma. « Quelques jours plus tard, on a été surpris de voir qu'elle allait mieux, qu'elle répondait aux questions par oui ou par non, livre-t-elle. Je ne l'avais jamais constaté. »

Le médecin indique alors à la famille, que la malade est nourrie par perfusion « avec une pompe à morphine ».

Mais Martine n'a pas rédigé de directives anticipées, elle a seulement parlé oralement au médecin, de son désir de ne pas subir d'acharnement thérapeutique. « La médecin lui a demandé ce qu'elle souhaitait. Ma soeur a été très crue et lui a dit : si je deviens un légume, je veux que vous m'acheviez, se remémore Audrey. C'est ce qu'elle craignait le plus. »

La Colmarienne se souvient de sa soeur qui avait perdu 40 kg, « recroquevillée sur elle-même ». L'image la hante. « Après coup, on se dit qu'on n'a pas réussi à faire ce qu'elle demandait. »

Et pourtant, Audrey a exprimé, à un médecin et à deux infirmières, le souhait de sa soeur d'en finir. « J'ai l'impression que dès qu'on abordait le sujet de la mort, c'était tabou. À chaque fois, la discussion était déviée vers le confort, mais c'est quoi le confort ? L'acharnement, ça commence quand ? Quand c'est quelqu'un de proche, c'est insupportable. »

Aujourd'hui, la soeur de la défunte n'en veut pourtant pas au personnel médical. « Ce n'est pas de leur faute, je comprends qu'ils soient limités par la loi française, alors qu'ils ont un pouvoir immense dans le domaine de la fin de vie. »
Un manque criantde communication

Elle regrette néanmoins, que personne n'ait eu « le courage » de donner « un coup de pouce ». Et de poursuivre : « Je me suis même dit qu'ils la maintenaient en vie pour faire des tests, comme un cobaye. En tout cas, ça m'est passé par la tête. » Audrey ignore aussi si sa soeur a été sédatée. À l'entendre, il semble qu'il y ait surtout eu un manque de communication entre l'hôpital et la famille.

La Colmarienne espère désormais que la France légalise le suicide assisté. « On devrait être libre de choisir sa mort. » C'est à cause de cette profonde et ancienne conviction qu'elle a adhéré il y a une vingtaine d'années à l'ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité). Pour ne pas revivre le cauchemar de sa soeur, elle a rédigé ses directives anticipées, mais reste convaincue que « c'est compliqué de les faire respecter ».

Selon elle, la position des uns et des autres sur le thème de la fin de vie reste figée. « Certains disent que c'est à Dieu seul de décider », précise-t-elle. Pour Audrey, ce tabou sociétal soulève une question essentielle : « La mort lente est-elle humaine ? »
Un dossier d'Annick WOEHL (*) Les prénoms ont été modifiés.

(*) Les prénoms ont été modifiés.

 
 

 

wintzenheim Les gens du voyage au quartier Logelbach : Des caravanes sur un terrain pollué au lindane

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:57:45

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wintzenheim Les gens du voyage au quartier Logelbach
wintzenheim Les gens du voyage au quartier Logelbach : Des caravanes sur un terrain pollué au lindane
Des gens du voyage se sont installés sur deux terrains privés situés à Wintzenheim-Logelbach.Dans le sous-sol de l'un d'eux se trouve un dépôt de lindane, un insecticide peu biodégradable et cancérogène.

 
Une centaine de caravanes de gens du voyage sont installées sur un terrain situé à proximité du Village alsacien à Colmar.
L'absence d'aire d'accueil de grand passage pour les gens du voyage oblige ces derniers à s'installer là où ils le peuvent dès qu'ils arrivent dans le nord du Haut-Rhin.

Depuis dimanche, plus d'une centaine de caravanes se trouvent sur deux champs situés sur le ban communal de Wintzenheim, à l'arrière de la zone d'activités Europe, près du Village alsacien de Colmar. Des terrains appartenant à un privé.
« Je leur ai demandé d'évacuer car le siteest potentiellement dangereux » Serge Nicole

Dès dimanche et de nouveau hier, le maire, Serge Nicole, s'est déplacé pour rencontrer les pasteurs évangéliques de l'association Action grand passage et leur signaler la présence, en sous-sol, de déchets de lindane. « Je leur ai demandé d'évacuer car le site est potentiellement dangereux », dit l'élu. « Je leur ai proposé de s'installer sur le terrain voisin qui, lui, n'est pas pollué ».

Selon l'un des pasteurs, le terrain serait moins praticable. Le groupe évangélique devrait rester deux semaines. Un chapiteau pouvant accueillir quelque 200 personnes doit être monté pour les cultes dont le premier aura lieu ce soir. Ils quitteront ensuite Colmar pour Besançon où se trouve un site de « grand passage ».

Chaque année, au printemps, c'est la même chanson. Les itinérants posent leurs caravanes sur des terrains privés ou publics et suscitent l'ire des élus et des riverains. Mais les gens du voyage rappellent que le nord du Haut-Rhin n'est toujours pas doté d'une aire de grand passage contrairement au sud du département où un terrain a été aménagé à Rixheim.
Une aire rue de la Semm,au sud-est de l'échangeur autoroutier

Cependant, sous l'impulsion de la préfecture, un site a été trouvé et validé en mars dernier par les élus de Colmar Agglomération. L'aire en question - un terrain de 4,2 ha - se situe au sud-est de l'échangeur autoroutier de la Semm à Colmar. Mais elle est située en zone inondable et donc inconstructible. Elle a déjà suscité des oppositions. Notamment de la part d' Alsace Nature.

Lors du vote, en mars, le président de Colmar Agglomération, Gilbert Meyer, indiquait que le site « échappait aux contraintes du SCoT et du PLU ». « On n'aura pas besoin de construire, seulement de poser des réseaux », soulignait-il.

« Il est temps d'avoir une aire de grand passage », clame Serge Nicole qui a soutenu ce projet. « On se sent impuissant ». Le maire a obtenu des gens du voyage qu'ils participent financièrement au coût de l'évacuation des ordures ménagères. Une grande benne doit être installée à cet effet.
NICOLAS ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Des riverains inquiets
C'est durant les années 60 et 70 que l'entreprise Produits chimiques Ugine-Kulmann (PCUK) a déchargé en vrac et en fûts du lindane sur trois sites alsaciens dont celui de Wintzenheim où se trouve l'équivalent de 700 tonnes de résidus de cet insecticide. L'usine a cessé son activité en 1974 et a été mise en liquidation judiciaire. L'État, à l'époque actionnaire majoritaire, a, à la fin des années 2010, pris en charge des travaux de confinement de ce dépôt. Une couverture en polyéthylène a été posée et permet d'éviter toute infiltration d'eau de pluie, bloquant ainsi la contamination de la nappe phréatique déjà fortement polluée au droit du dépôt.

Depuis ces travaux, l'Ademe (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) réalise régulièrement des mesures de la qualité des eaux souterraines.

L'arrivée des gens du voyage a poussé plusieurs riverains (notamment du Village alsacien) à écrire une lettre ouverte à destination des autorités de l'État. Ils s'inquiètent de la possible détérioration de cette membrane par la pose de piquets métalliques dans le sol. Surtout, ils renouvellent leur demande de protection de l'endroit. « Malgré des demandes répétées pour sécuriser le site (pose d'une clôture, panneaux d'interdiction de circulation aux motos) pour éviter toute pénétration de véhicules, aucune mesure n'a été prise à ce jour ». « Les habitants ont eux-mêmes invité les gens du voyage à ne pas soulever ou jeter de déchets dans les piézomètres mis en place pour la surveillance de la nappe phréatique », ajoutent les signataires. Selon Serge Nicole, l'État « devrait racheter ce terrain et le fermer ».

 

Colmar Agglo Des caravanes sur un terrain pollué

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:58:56

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Colmar Agglo Des caravanes sur un terrain pollué
 

 
Près de 100 caravanes de gens du voyage sont installées sur un terrain situé à proximité du Village alsacien à Colmar.

Photos L'Alsace/Hervé Kielwasser

L'absence d'aire d'accueil de grand passage pour les gens du voyage oblige ces derniers à s'installer là où ils le peuvent dès qu'ils arrivent dans le nord du Haut-Rhin.

Depuis dimanche, plus d'une centaine de caravanes se trouvent sur deux champs situés sur le ban communal de Wintzenheim, à l'arrière de la zone d'activités Europe, près du Village alsacien de Colmar. Des terrains appartenant à un privé.
« Je leur ai demandé d'évacuer car le site est potentiellement dangereux »

Dès dimanche et de nouveau hier, le maire, Serge Nicole, s'est déplacé pour rencontrer les pasteurs évangéliques de l'association Action grand passage et leur signaler la présence, en sous-sol, de déchets de lindane. « Je leur ai demandé d'évacuer car le site est potentiellement dangereux », dit l'élu. « Je leur ai proposé de s'installer sur le terrain voisin qui, lui, n'est pas pollué ».

Selon l'un des pasteurs, le terrain serait moins praticable. Le groupe évangélique devrait rester deux semaines. Un chapiteau pouvant accueillir quelque 200 personnes doit être monté pour les cultes dont le premier aura lieu ce mardi 21 mai. Ils quitteront ensuite Colmar pour Besançon où se trouve un site de « grand passage ».

Chaque année, au printemps, c'est la même chanson. Les itinérants posent leurs caravanes sur des terrains privés ou publics et suscitent l'ire des élus et des riverains. Mais les gens du voyage rappellent que le nord du Haut-Rhin n'est toujours pas doté d'une aire de grand passage contrairement au sud du département où un terrain a été aménagé à Rixheim.
Une aire rue de la Semm...

Cependant, sous l'impulsion de la préfecture, un site a été trouvé et validé en mars dernier par les élus de Colmar Agglomération. L'aire en question -un terrain de 4,2 ha- se situe au sud-est de l'échangeur autoroutier de la Semm à Colmar. Mais elle est située en zone inondable et donc inconstructible. Elle a déjà suscité des oppositions. Notamment de la part d'Alsace Nature.

Lors du vote, en mars, le président de Colmar agglomération, Gilbert Meyer, indiquait que le site « échappait aux contraintes du Scot et du PLU ». « On n'aura pas besoin de construire, seulement de poser des réseaux », soulignait-il.

« Il est temps d'avoir une aire de grand passage », clame Serge Nicole qui a soutenu ce projet. « On se sent impuissant ». Le maire a obtenu des gens du voyage qu'ils participent financièrement au coût de l'évacuation des ordures ménagères. Une grande benne doit être installée à cet effet.
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

MULHOUSE : Le ticket Soléa en baisse au 1er juillet

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:51:09

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Conseil d'agglomération Transports
MULHOUSE : Le ticket Soléa en baisse au 1er juillet
Un ordre du jour resserré a occupé ce lundi le conseil d'agglomération. Une information intéressante pour les habitants des 39 communes de m2A : le prix du ticket bus et tram passera de 1,50EUR à 1,40EUR, avec un voyage valable une heure, retour possible.
 

 
L'objectif de Mulhouse Alsace Agglomération est d'augmenter de 15 % le nombre de passagers d'ici 6 ans.
Il y a dix jours, Soléa présentait son nouveau réseau, qui sera complètement modifié le 2 septembre (les DNA du 11 mai). M2A a profité ce lundi de la tenue de son conseil d'agglo pour annoncer une... baisse de la tarification d'une partie de ses tickets.

« On est vraiment engagés dans une mobilité durable et plus juste, note Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace Agglomération. Clairement, on a mis en place des actions concrètes, comme les cinq bus électriques au mois d'avril. »

Avec cette baisse des tarifs, qui ne touche pas les abonnements cependant (lire encadré), m2a et Soléa veulent fidéliser la clientèle actuelle et « convaincre de nouveaux usagers » de délaisser leur voiture et de prendre les transports en commun.

« Pour réussir la mise en place de ce nouveau réseau, nous devons atteindre une hausse de 15 % d'usagers à la fin de la délégation de service public (DSP), dans six ans, indique Denis Rambaud, vice-président m2A, délégué aux transports et mobilités. Cela concerne aussi bien Soléa que Domibus, pour les personnes à mobilité réduite. » Pour pallier la baisse des recettes, liée à la baisse du prix des tickets (-1,10 % « en effet masse »), l'agglo consent cette année à participer à un effort financier à hauteur de 200 000 EUR.
« Le droit d'user du réseau pendant soixante minutes »

La grille tarifaire a été simplifiée pour plus de lisibilité lors de l'achat des tickets et des abonnements : treize titres seront proposés à compter de cet été, contre vingt actuellement.

« Le ticket unitaire passe de 1,50EUR à 1,40EUR, avec le droit d'user du réseau pendant soixante minutes, souligne Denis Rambaud. » On a le droit de prendre ses correspondances et même d'effectuer le retour, à condition de descendre du bus ou du tramway moins d'une heure après l'oblitération. Si on dépasse ce temps, on poinçonne un second ticket. Le carnet de dix tickets passe aussi au prix avantageux de 12EUR, contre 13,40EUR aujourd'hui.
Expliquer « commune après commune »

Pour Soléa et m2A, il est important d'expliquer « commune après commune la réorganisation du réseau le 2 septembre, avec des pôles mieux desservis, comme Carrefour Ile-Napoléon, la piscine de Rixheim/Habsheim et le prolongement de la ligne rejoignant l'hôpital... La desserte de la ville-centre et de la première commune est de bonne qualité, poursuit Denis Rambaud, on veut que cela soit aussi le cas pour les autres communes, quel que soit l'endroit où l'on habite. » Des réunions publiques sont au programme.

« Il risque d'y avoir des réactions par rapport aux changements de lignes, cela fait treize ans qu'il n'y en avait pas eus, reconnaît Christiane Eckert, présidente de Soléa. Forcément, cela va entraîner des modifications des habitudes. Le but est de fluidifier les déplacements, avec le moins de changements possible. »
Karine DAUTEL

 

 
 

 

La nouvelle offre de tarifs
Les changements de tarifs de Soléa, à compter du 1er juillet concernent les tickets de transport.

- Le ticket de « un voyage une heure » passe de 1,50EUR à 1,40EUR (valable 1heure après validation, correspondances et retour autorisés).

- Le carnet de « dix voyages une heure » passe de 13,40EUR à 12EUR.

- Le ticket « un voyage une heure compte mobilité » (une appli téléchargeable sur son smartphone) passe de 1,34EUR à 1,20EUR.

- Le ticket « Domibus, un voyage », passe de 1,50EUR  à 1,40EUR  (valable 1 heure après validation).

- Pas de changement pour le ticket « 24 heures », et le ticket « famille », qui restent respectivement à 4,40EUR et 4,60EUR. Les abonnements, les titres événementiels, spécifiques et multimodaux conservent les mêmes tarifs, y compris le P + tram à 2EUR.

 

M2A Soléa : en juillet, les prix fondent

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 06:12:19

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M2A Soléa : en juillet, les prix fondent
 

 
 
Il y a dix jours, Soléa présentait son nouveau réseau, qui sera complètement modifié à compter du 2 septembre (lire L'Alsace du vendredi 10 mai). « Une quasi-révolution », dixit Denis Rambaud, vice-président de M2A, délégué aux transports et aux mobilités.

M2A a profité, ce lundi 20 mai, de la tenue de son conseil d'agglomération pour annoncer une baisse significative de la tarification d'une partie de ses titres de transport.

« On est vraiment engagés dans une mobilité durable et plus juste, note Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace agglomération. Clairement, on a mis en place des actions concrètes, comme les cinq bus électriques au mois d'avril. »
Objectif : fidélisation et conquête

Avec cette baisse des tarifs (les tarifs des abonnements, eux, sont « gelés »), M2A et Soléa veulent fidéliser la clientèle actuelle et « convaincre de nouveaux usagers » de délaisser leur voiture et de prendre les transports en commun.

« Pour réussir la mise en place de ce nouveau réseau, nous devons atteindre une hausse de 15 % d'usagers à la fin de la délégation de service public (DSP) dans six ans, indique Denis Rambaud. Cela concerne aussi bien Soléa que Domibus, le service pour les personnes à mobilité réduite. »

Pour pallier la baisse des recettes, liée à la baisse du prix des tickets (-1,10 % « en effet masse »), l'agglo consent cette année à participer à un effort financier à hauteur de 200 000 EUR.

La grille tarifaire a été simplifiée pour plus de lisibilité à l'achat des tickets et des abonnements : 13 titres seront proposés à compter de cet été, contre 20 actuellement.

« Le ticket unitaire passe de 1,50 EUR à 1,40 EUR, avec le droit d'user du réseau pendant soixante minutes », souligne Denis Rambaud. On a le droit de prendre ses correspondances et même d'effectuer le retour, à condition de descendre du bus ou du tramway moins d'une heure après l'oblitération.

Si on dépasse ce temps, on poinçonne un second ticket. Le carnet de dix tickets passe aussi au prix avantageux de 12 EUR, contre 13,40 EUR aujourd'hui. À noter que le tarif du ticket à l'unité baissera même à 1,20 EUR en utilisant le Compte mobilité (une appli gratuite, utilisable sur son smartphone, qui permet de payer bus, tram, parking, location de vélo et de voiture en autopartage de manière groupée et non plus à chaque utilisation).

Pour Soléa et M2A, il est important d'expliquer « commune après commune la réorganisation du réseau le 2 septembre, avec des pôles mieux desservis, comme Carrefour Île-Napoléon, la piscine de Rixheim/Habsheim et le prolongement de la ligne rejoignant l'hôpital... La desserte de la ville-centre et de la première commune est de bonne qualité, poursuit Denis Rambaud, on veut que cela soit aussi le cas pour les autres communes, quel que soit l'endroit où l'on habite. » Des réunions publiques sont au programme.

« Il risque d'y avoir des réactions par rapport aux changements de lignes, cela fait treize ans qu'il n'y en avait pas eus, reconnaît Christiane Eckert, présidente de Soléa. Forcément, cela va entraîner des modifications des habitudes. Le but est de fluidifier les déplacements, avec le moins de changements possibles. »

Ce lundi, lors du vote, Philippe Duffau, élu de Wittenheim et militant de la gratuité totale des transports, a souhaité s'abstenir.
Karine DAUTEL et É.C.

 

 
 

M2A Un nouvel élan pour le vélo

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 06:11:13

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M2A Un nouvel élan pour le vélo
 

 
 
Mulhouse Alsace agglomération, territoire vélo ? M2A affirme en tout cas donner « un nouvel élan à l'usage du vélo » avec son schéma directeur cyclable qui « représente le monde idéal dans vingt ans ». Parmi ses cinq objectifs, figurent des aménagements plus lisibles, continus et sécurisés, des nouveaux services comme les vélos électriques (un parc de 565 deux-roues à louer), ou encore la lutte contre le vol (une assurance proposée prochainement).

« On n'impose rien, on écoute les demandes et on tente de proposer des solutions », indique Paul-André Striffler, conseiller communautaire délégué à la mobilité douce et partagée.

Il évoque les aménagements cyclables, qui ne sont pas forcément continus, et qui suscitent les critiques les plus fréquentes.

Sur 505 km d'itinéraires à terme, 292 km sont déjà aménagés. « Il nous reste à aménager encore énormément de voies », reconnaît le conseiller communautaire. Parmi les nouvelles pistes cyclables dans les cartons, on trouve celles de Zillisheim/Hochstatt, Heimsbrunn/Galfingue (« on y pense depuis des années ») ou encore la rue de Belfort, entre les Coteaux et Morschwiller-le-Bas. Ce qui est sûr, c'est que « les nouveaux cyclistes ont besoin de se sentir en sécurité ».

M2A mène en parallèle une politique de promotion du vélo qui, peu à peu, pourra amener « le vélo comme une évidence ». « Il s'agit pour nous de nous adresser aussi bien aux cyclistes du quotidien que ceux du loisir. » Le 12 juin, M2A signera la convention label Territoire vélo avec la Fédération française de cyclotourisme, en présence de 350 cyclotouristes européens.
K.D. PLUS WEB Notre vidéo et la carte des aménagements cyclables de M2A sur www.lalsace.fr

 

 
 

Bischwihr Journée citoyenne : 108 volontaires pour 17 ateliers

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:54:13

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Bischwihr  Journée citoyenne
Bischwihr Journée citoyenne : 108 volontaires pour 17 ateliers
Cent huit bénévoles ont participé à la journée citoyenne organisé samedi 11 mai, par la commune de Bischwihr.

 
Les bénévoles ont participé aux 17 ateliers proposés.
Ils se sont donné rendez-vous à 7 h à l'atelier communal, où le maire, Marie-Joseph Helmlinger, et les adjoints les ont accueillis pour cette journée d'action en faveur de la commune. Café et brioche ont été proposés aux participants avant la répartition des équipes sur les 17 ateliers. Tous les participants ont été dotés d'un gilet de sécurité, financé en partie par le Crédit Mutuel Le Castel de Horbourg-Wihr.

Au programme a figuré : le rempotage des jardinières et des suspentes, le fleurissement des bacs, la mise en place des jardinières et des suspentes, le ponçage et la mise en peinture des volets de la salle des fêtes, le nettoyage de la commune (Haut-Rhin propre), le nettoyage des murs de la chapelle, et la pose de dalle dans l'abri pêche.

Les bénévoles se sont aussi chargés de la mise en peinture, par les enfants du Foyer Club Aurore de notre amitié, de la maisonnette de style alsacien réalisée par Philippe Schaller, qui ornera prochainement le giratoire, à l'entrée de la commune, ainsi que la maçonnerie de bordure, autour des arbres rues des Alouettes et de la Foulque.
Installation d'une porte coupe-feu à la maternelle

Cette matinée a aussi permis l'installation de panneau d'affichage, pour les élections Européennes, ainsi qu'une porte coupe-feu à l'école maternelle, le pavage de l'emplacement des poubelles rue du Lavoir ainsi que de la sortie de secours du périscolaire Les Lucioles et la mise en place, dans les combles du bâtiment de l'école, d'un mur anti-feu.

Le désherbage du village ainsi que le nettoyage des vitres de la salle des fêtes et de la mairie ont aussi été réalisés. A 13 h, tous les chantiers étant terminés, les bénévoles ont rejoint la salle des fêtes pour le repas offert par la commune. Un diaporama leur a été présenté, portant sur le déroulement de la journée citoyenne, avec les différents chantiers et la bonne humeur qui y a régné.

 

 
 

 

Assemblée générale des bénévoles du CDRS : Grégory Merlen, nouveau président

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:34:27

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Assemblée générale des bénévoles du CDRS
Assemblée générale des bénévoles du CDRS : Grégory Merlen, nouveau président
A l'occasion de leur 10 e assemblée générale, les membres de l'association des bénévoles du centre départemental de repos et de soins de Colmar se sont retrouvés, ce jeudi, à la salle des fêtes du CDRS.

 
Le nouveau bureau avec au centre le directeur entouré du nouveau président à sa droite et du vice-président ; à l'extrême droite la responsable de l'équipe d'animation.
Dans son mot de bienvenue, le président Claude Masson a remercié les invités pour leur présence qui prouve l'intérêt qu'ils portent à l'association. Notamment la présidente du conseil de surveillance Brigitte Klinkert, le directeur de l'établissement Nicolas Dubuy, ainsi que la coordinatrice de l'animation sociale Annick Zimmermann.

Le procès-verbal 2018, lu par Grégory Merlen qui remplaçait la secrétaire Eliane Hassler absente, a été approuvé à l'unanimité. Le rapport d'activités 2018, présenté par le président, a mis en évidence les réunions mensuelles qui sont un point incontournable de l'association. Echanges, élaboration des plannings d'actions en relation avec les animateurs sont les points majeurs des ordres du jour.

A ce jour, l'association est forte de 44 bénévoles dont 20 au titre de l'aumônerie, avec un total de 3 274 heures de bénévolat en 2018. Il a conclu par : « Derrière la froideur des chiffres, il y a la chaleur des contacts avec les résidents, témoignages des liens qui se tissent au fil des activités tout au long de l'année ».

Le rapport financier, développé par la trésorière Danielle Buckel, laisse apparaître un solde positif confirmé par les réviseurs aux comptes Albertine Lehmann et Anita Haeffélé qui ont demandé quitus à la trésorière et décharge à l'assemblée. Parmi les projets d'activités en 2019 : relancer le recrutement de bénévoles et poursuivre l'action dans le cadre de la nouvelle année universitaire de recrutement d'étudiants bénévoles. Mais également maintenir la présence des bénévoles dans le domaine de la gériatrie et l'augmenter après formation préalable dans le handicap ; enfin relancer l'espace de l'association du site internet du CDRS.
Une nouvelle équipe rajeunie

L'élection d'un nouveau bureau a suivi avec la nomination de Grégory Merlen comme président, le poste de vice-président a été attribué à Claude Masson qui, pour raisons de santé, a préféré prendre du recul.

Brigitte Klinkert s'adressant à la nouvelle équipe rajeunie a remercié les membres de leur engagement au détriment de leur vie personnelle. Elle a remis la médaille d'honneur du conseil départemental au président sortant qu'elle a qualifié de vrai rayon de soleil auprès des résidents.

Le directeur a remercié pour son implication l'équipe des bénévoles qui remplace les familles de ceux qui n'en ont pas. Le mot de la fin est revenu à Annick Zimmermann, qui a valorisé les anciens à l'origine de l'association pour leurs compétences qu'ils vont transmettre aux nouveaux.
Le nouveau comité

Président : Grégory Merlen, vice-président : Claude Masson, trésorière : France Lamette, trésorière adjointe Carmen Gauer, secrétaire : Danielle Haumesser, secrétaire adjointe : Angélique Martz.

Les nouveaux réviseurs aux comptes élus sont : Michèle Ott et Marinette Simonis.

 

 
 

 

colmar-Houssen Ancienne gravière : Holcim cède du terrain

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:58:18

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colmar-Houssen Ancienne gravière
colmar-Houssen Ancienne gravière : Holcim cède du terrain
Colmar Agglomération vient d'acquérir 26 hectares supplémentaires sur le site de l'ancienne gravière, cédés par l'entreprise Holcim, qui ne conserve que deux hectares. Aucun projet précis n'est encore arrêté à ce stade.

 
L'actuelle base nautique avec ses plages se situe à l'est du site (au premier plan). La partie acquise hier par Colmar Agglomération se trouve à l'ouest (au fond).
« C'est une opération importante, voire très importante » a commenté le président de Colmar Agglomération, Gilbert Meyer, lundi matin, lors de la signature de l'acte de vente avec l'entreprise Holcim Béton Granulat du Haut-Rhin.

Colmar Agglomération vient de doubler la surface qu'elle possède sur le site de l'ancienne gravière située à cheval sur Colmar et Houssen, passant ainsi de 26 hectares à 52.

Les 26 hectares supplémentaires ont été cédés par l'entreprise Holcim, à la faveur de plusieurs actes : la majeure partie l'est pour un euro symbolique, conformément à une convention signée en 1993 entre l'ancien Syndicat de communes regroupant Houssen et Colmar (SIHOCO) et Holcim. À cette rétrocession s'ajoute une cession de 1,4 hectares de terrain pour un montant de 479 000 EUR. Et un échange entre deux terrains de même taille.

Pour sa part la commune de Houssen cède, pour 26 000 EUR au total, un ancien chemin rural (environ 5 ares) pour partie à CA, pour partie à Holcim, qui était représentée par son directeur haut-rhinois Laurent Bihri.

Le cimentier ne conserve que deux hectares pour poursuivre son activité de production de béton. « Il alimente notamment le chantier de la Montagne-Verte » souligne le maire de Colmar.
« Tout est possible »

Pour décider de la destination de ces 26 hectares de plan d'eau et de terrains, situés à l'ouest du site, Colmar Agglomération va mettre en place un comité de pilotage composé de Gilbert Meyer, Christian Klinger, vice-président de CA et maire de Houssen, Lucien Muller, Matthieu Thomann et Gérard Hirtz. « Ce projet est une vraie page blanche. Tout est possible. On a quelques pistes, peut-être un mix entre zone économique et de loisirs. Pourquoi pas une zone de jeux indoor pour la saison froide. De nouvelles activités nautiques sont également possibles » indique Christian Klinger. Pour Gilbert Meyer, « une externalisation de l'exploitation n'est pas exclue. »

Ouverte en 2009, l'actuelle base nautique, exploitée en régie, est située à l'est du site. En 2015, les élus ont voté une extension pour un million d'euros. Deux tranches, déjà réalisées pour 650 000 EUR, ont abouti à la création, en 2016, sur la partie sud-est, d'une promenade boisée et d'une colline de glissade. Les deux dernières tranches de travaux sont prévues à l'automne 2019 et au printemps 2020 pour créer une plaine de jeux et reconfigurer les terrains de beach soccer et de beach-volley.

Très courue durant ses trois mois annuels d'ouverture, de juin à fin août, la base nautique accueille plus de 40 000 usagers par an. En 2018, un record a été battu avec 60 000 entrées vendues.
VALÉRIE FREUND

 

 
 

 

Colmar Agglo Holcim cède du terrain

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:58:01

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Colmar Agglo Holcim cède du terrain
 

 
L'actuelle base nautique avec ses plages se situe à l'Est du site (au premier plan). La partie acquise hier par Colmar Agglomération se trouve à l'Ouest (au fond). Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
« C'est une opération importante, voire très importante » a commenté le président de Colmar Agglomération, Gilbert Meyer, lundi matin, lors de la signature de l'acte de vente avec l'entreprise Holcim Béton Granulat du Haut-Rhin.
26 hectares cédés par Holcim

Colmar Agglomération vient de doubler la surface qu'elle possède sur le site de l'ancienne gravière située à cheval sur Colmar et Houssen, passant ainsi de 26 hectares à 52.

Les 26 hectares supplémentaires ont été cédés par l'entreprise Holcim, à la faveur de plusieurs actes : la majeure partie l'est pour un euro symbolique, conformément à une convention signée en 1993 entre l'ancien Syndicat de communes regroupant Houssen et Colmar (Sihoco) et Holcim. À cette rétrocession s'ajoute une cession de 1,4 hectare de terrain pour un montant de 479 000 EUR. Et un échange entre deux terrains de même taille.
« Tout est possible »

Pour sa part la commune de Houssen cède, pour 26 000 EUR au total, un ancien chemin rural (environ 5 ares) pour partie à CA, pour partie à Holcim, qui était représentée par son directeur haut-rhinois Laurent Bihri.

Le cimentier ne conserve que deux hectares pour poursuivre son activité de production de béton. « Il alimente notamment le chantier de la Montagne verte » souligne le maire de Colmar.

Pour décider de la destination de ces 26 hectares de plan d'eau et de terrains, situés à l'Ouest du site, Colmar Agglomération va mettre en place un comité de pilotage composé de Gilbert Meyer, Christian Klinger, vice-président de CA et maire de Houssen, Lucien Muller, Matthieu Thomann et Gérard Hirtz. « Ce projet est une vraie page blanche. Tout est possible. On a quelques pistes, peut-être un mix entre zone économique et de loisirs. Pourquoi pas une zone de jeux indoor pour la saison froide. De nouvelles activités nautiques sont également possibles » indique Christian Klinger. Pour Gilbert Meyer, « une externalisation de l'exploitation n'est pas exclue. »

Ouverte en 2009, l'actuelle base nautique, exploitée en régie, est située à l'Est du site. En 2015, les élus ont voté une extension pour un million d'euros. Deux tranches, déjà réalisées pour 650 000 EUR, ont abouti à la création, en 2016, sur la partie Sud Est, d'une promenade boisée et d'une colline de glissade.

Les deux dernières tranches de travaux sont prévues à l'automne 2019 et au printemps 2020 pour créer une plaine de jeux et reconfigurer les terrains de beach soccer et de beach-volley.

Très courue durant ses trois mois annuels d'ouverture, de juin à fin août, la base nautique accueille plus de 40 000 usagers par an. En 2018, un record a été battu avec 60 000 entrées vendues.
Valérie FREUND

 

 
 

Papeterie Turckheim Bientôt la fin

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 06:09:35

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Papeterie Turckheim Bientôt la fin
 

 
La pelle grand bras peut arracher du béton et de la ferraille à plus de 20 mètres de haut.

Photos L'Alsace

Depuis de longues semaines, la déconstruction de la papeterie Schwindenhammer attire son lot de curieux. Quelques anciens papetiers viennent ainsi découvrir un site, désormais vide ou presque de bâtiments et de hangars. Il ne subsiste que quelques pans de murs, deux silos et de nombreux monticules de pierres, de briques et de gravats.
« La partie la plus spectaculaire du chantier »

Depuis quelques jours, la route qui mène au centre-ville de Turckheim est fermée à la circulation, sur la partie qui longe l'ancien site industriel, le temps que les engins de la société Lingenheld terminent les travaux de démolition du bâtiment. Ce qui devrait être fait d'ici dimanche selon Adrien Haenn, ingénieur travaux au sein de l'entreprise alsacienne.

« Il s'agit de la partie la plus spectaculaire du chantier », dit-il. Une pelle grand bras, qui peut arracher béton et ferraille à plus de 20 mètres de hauteur, tourne autour de cet ancien hangar qui accueillait, il y a bien longtemps maintenant, l'une des anciennes machines.
« De 90 à 95 % des matériaux seront revalorisés »

Une fois ce bâtiment à terre, il ne restera plus que les deux grands silos à faire tomber et quelques murs à casser.

Selon les estimations de l'entreprise de TP, quelque 25 000 tonnes de béton seront recyclées tout comme 850 tonnes de métaux. Les ouvriers ont également récupéré 400 tonnes de bois et 150 tonnes de déchets industriels banals (DIB). « De 90 à 95 % des matériaux seront revalorisés », précise Adrien Haenn.

Le chantier a débuté fin décembre par des travaux de désamiantage. Une centaine de tonnes du produit toxique -présent dans des toitures fibrociments, dans le carrelage, dans des joints- a été récupérée et évacuée vers le site spécialisé de Lingenheld, à Saint-Louis en Lorraine.

La société pense terminer le chantier de déconstruction courant août puis enchaînera sur les travaux de voirie. Le promoteur Deltaménagement, filiale du groupe Lingenheld, doit construire une centaine de logements sur ces 2,7 ha. L'ensemble immobilier jouxtera une vaste zone d'activités, déjà « débarrassée » de ses anciens bâtiments industriels (dont l'ancienne station d'épuration). Ces 6,5 ha, aujourd'hui propriété de la ville de Turckheim, seront, dans le futur, gérés par Colmar Agglomération.
Nicolas ROQUEJEOFFRE PLUS WEB Voir notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

Hommage à Agnès Varda

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 06:03:00

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Hommage à Agnès Varda
 

 
Dans le cadre de son hommage à Agnès Varda, la médiathèque du Haut-Rhin proposera notamment la projection du film « Visages Villages » le 24 mai. Photo Agnès Varda-JR-Ciné-Tamaris
À l'instar du Festival de Cannes, la Médiathèque départementale, qui dispose d'une collection de 12 000 DVD, a souhaité rendre hommage à Agnès Varda à travers le premier cycle de « La Médiathèque départementale fait son cinéma ». L'occasion pour la structure de valoriser son offre et en particulier celle correspondant au cinéma documentaire.
Projection du documentaire « Visages Villages »

Dans ce cadre, elle organise une projection publique du documentaire Visages Villages, le dernier film tourné par cette réalisatrice aux multiples récompenses, en collaboration avec le célèbre photographe JR, le 24 mai à 17 h 30, à l'Hôtel du Département (100 avenue d'Alsace à Colmar). Agnès Varda et JR ont des points communs : passion et questionnement sur les images en général et plus précisément sur les lieux et les dispositifs pour les montrer, les partager, les exposer. Agnès a choisi le cinéma, JR la photographie. Quand ils se rencontrent en 2015, ils ont aussitôt envie de travailler ensemble, tourner un film en France, loin des villes, en voyage avec le camion photographique et « magique » de JR.

Hasard des rencontres ou projet préparé, ils sont allés vers les autres, les ont écoutés, photographiés et parfois affichés. Le film raconte aussi l'histoire de leur amitié qui a grandi au cours du tournage, entre surprises et taquineries, en se riant des différences.

Les agents du Département pourront, quant à eux, voir ou revoir la série de documentaires Agnès de-ci de-là Varda, diffusée à leur intention durant la pause déjeuner, du 20 au 23 mai à l'Hôtel du Département.
Y ALLER Renseignements et inscriptions pour la projection publique : 03.89.22.90.10 - www.mediatheque68.fr

 

 
 

Photographie A la Petite Camargue alsacienne à Saint-Louis : La biodiversité en images

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 06:02:18

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Photographie A la Petite Camargue alsacienne à Saint-Louis
Photographie A la Petite Camargue alsacienne à Saint-Louis : La biodiversité en images
Le photographe allemand Huber Reinhard, expose ses oeuvres à la Maison éclusière, à Saint-Louis.

 
Huber Reinhard, passionné de photo et de nature.
Jusqu'au 28 juillet, la Maison éclusière à Saint-Louis/Neuweg accueille une exposition de Huber Reinhard, sur la biodiversité des espaces reliés par le Rhin et la barre d'Istein.

On parle beaucoup de la biodiversité et de la menace qui plane sur sa préservation ces derniers temps. Or, pour mieux la protéger, il est impératif de mieux la connaître. L'exposition temporaire Biodiversité de part et d'autre du Rhin qui lui est actuellement consacrée à la Maison éclusière de la Petite Camargue y contribue de manière éclatante. Les superbes photos de Huber Reinhard en sont de parfaites ambassadrices.

Des images qui sont autant d'hymnes à la nature, comme on aimerait en voir encore et encore. Des prises de vue patiemment glanées tout au long de l'année entre le Markgräflerland et la Petite Camargue alsacienne, de préférence au petit matin, quand la lumière est la plus douce et irisée par la rosée.

Originaire d'Eimeldingen, la commune proche de Weil am Rhein, où il vit toujours, Huber est passionné de photo et de nature depuis plus de trente ans. L'homme fait partie de la société des photographes allemands, section Pays de Bade. Il a déjà exposé à l'office de tourisme des Trois Frontières et deux fois en Petite Camargue, dont l'exposition de posters le long du canal de Huningue, et contribue régulièrement à des conférences sur la biodiversité.

En Petite Camargue, Huber s'est lié d'amitié avec des photographes et des ornithologues de toutes origines. Quand on vous dit que c'est un passionné de biodiversité. « L'objectif de cette exposition qui sera visible jusqu'au 28 juillet à la Maison éclusière est de montrer au public ce qu'il ne verra pas forcément. Et de partager mon enthousiasme. » Les 17 magnifiques prises de vue exposées, non manipulées, il tient à le préciser, sont de nature à épater la galerie et à sensibiliser les visiteurs.
J.-L.N. Exposition, Maison éclusière, jusqu'au 28 juillet, du mercredi au dimanche de 13 h 30 à 17 h 30. Entrée libre. Contact : Huber Reinhard, annereinihuber@t-online.de ; tél. 0049.7621.65128.

Exposition, Maison éclusière, jusqu'au 28 juillet, du mercredi au dimanche de 13 h 30 à 17 h 30. Entrée libre. Contact : Huber Reinhard, annereinihuber@t-online.de ; tél. 0049.7621.65128.

 
 

 

Altkirch Lycée Jean-Jacques Henner : 50 ans d'échanges franco-allemands

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:35:08

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Altkirch EchanLycée Jean-Jacques Henner
Altkirch Lycée Jean-Jacques Henner : 50 ans d'échanges franco-allemands
Le lycée Jean-Jacques-Henner d'Altkirch fête cette année cinquante ans d'échanges franco-allemands avec le Markgrafen-Gymnasium de Karlsruhe en Allemagne. L'occasion d'organiser une petite cérémonie et de planter un arbre qui scelle symboliquement « ce lien très fort » entre les deux établissements.

 
Les élèves ont planté un arbre, dans un coin de verdure de ce véritable « campus universitaire » qu'est le lycée Henner, selon le mot du député Jean-Luc Reitzer.
Cinquante ans d'échanges franco-allemands, ça se fête ! D'autant qu'en 1969, le lycée Jean-Jacques-Henner d'Altkirch et le Markgrafen-Gymnasium de Karlsruhe-Durlach en Allemagne faisaient partie des pionniers. Ce jumelage était en effet l'un des premiers entrepris, dans les années 1960, entre des établissements français et allemands.
« Planter un arbre, c'est planter une idée qui aura des ramifications »

L'idée a germé dans l'esprit de deux professeurs d'allemand à Altkirch, Messieurs Heinrich et Brunner, qui ont noué ce partenariat outre-Rhin avec leurs homologues du lycée Markgrafen. Après eux, d'autres enseignants ont poursuivi cette belle idée : il y a eu Messieurs Koch et Meier, Mesdames Munsch et Harno-Gonthier..., puis aujourd'hui, Fabienne Reck et Martine Dietsch.

Ainsi, presque sans interruption depuis cinquante ans, une classe de seconde du lycée altkirchois entretient chaque année une correspondance avec une classe allemande - autrefois par courrier, aujourd'hui par internet ! Deux temps forts viennent rythmer l'année : les rencontres dans les pays respectifs. Après un premier échange en février, c'était au tour des élèves de seconde en section européenne d'allemand au Henner de recevoir leurs correspondants du lycée Markgrafen, la semaine dernière, accompagnés de leurs professeures de français, Nadine Fesenmayr et Mirjam Wittorski.

Dans le riche programme d'activités et de visites qu'ils avaient concocté durant cinq jours, les lycéens altkirchois et leurs professeures avaient prévu une petite cérémonie en présence de familles et d'officiels pour marquer le cinquantenaire de ce jumelage. « Nous avons voulu sceller ce lien très fort par la plantation d'un arbre », a commenté Fabienne Reck. L'enseignante a ensuite demandé à des élèves d'illustrer cette plantation symbolique de quelques mots bien choisis : « Planter un arbre, c'est planter une idée qui aura des ramifications », ont déclamé deux d'entre eux. Mais encore : « Mon capital amitié fructifie » ; « Ce voyage m'est précieux, nous pouvons nous enrichir l'un l'autre mais aussi nous entraider » ; « Planter un arbre, c'est parier sur l'avenir... »

La proviseure Marie-Christine Bosswingel a salué les professeurs qui s'impliquent autant et qui transmettent « l'amour de la langue allemande ». « Il n'y a pas que l'anglais qui compte, nous sommes dans un pays aux Trois frontières, avec la Suisse et l'Allemagne, il est important de parler la langue de nos voisins. Nous vivons actuellement dans un monde en constante mutation avec tout ce que ça implique de repli identitaire, d'intolérance, de racisme. » La proviseure s'est alors tournée vers les élèves, « qui sont l'incarnation de l'Europe, le lien indéfectible entre la France et l'Allemagne. Cette amitié entre les jeunes, c'est un coeur qui bat à l'unisson pour la paix. »

Avec humour, Isabelle Pi, première adjointe au maire d'Altkirch et professeur d'anglais de profession, s'est fendu d'un discours entièrement en allemand, avec l'aide ponctuelle d'une élève de Karlsruhe. Sabine Drexler, conseillère départementale, a elle aussi prononcé quelques mots en allemand et félicité, en français, les lycéens du Henner pour leurs bons résultats en section européenne. « Ces échanges sont les outils d'une véritable identité rhénane qui est renforcée ! » Le mot de la fin est revenu au maire honoraire d'Altkirch, qui connaît les formules de politesse dans la langue de Goethe. « Herzlich willkommen ! » (bienvenue).
Large ouverture sur le monde

L'élu s'est rappelé son premier voyage à Berlin à l'âge de 14 ans, en 1966. « C'est par les échanges qu'on apprend à se connaître et qu'on s'enrichit mutuellement. » Les lycéens altkirchois ne sont pas en reste... Une classe de section européenne d'espagnol a aussi accueilli pour la première fois ces jours derniers des élèves de Guadalajara au Mexique. Quand d'autres sont partis à Dresde en Allemagne, à Zionsville dans l'Indiana aux États-Unis, à Asker près d'Oslo en Norvège ou encore en Italie... Une ouverture sur le monde nécessaire à « la construction d'une société de paix, de compréhension et de tolérance ».
A.D.

 

 
 

 

Foir'Expo : 82 200 visiteurs en dix jours

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 06:13:16

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Foir'Expo : 82 200 visiteurs en dix jours
 

 
Déco'Folie est aujourd'hui très clairement l'un des moteurs de la Foir'Expo de Mulhouse. Impossible de savoir quelle part des 82 200 visiteurs est d'abord venue au Parc-Expo pour voir le show, mais elle doit être chaque année un peu plus importante depuis cinq ans et la création de cet espace. Archives L'Alsace/Darek Szuster
Il y a des signes qui ne trompent pas. Ce lundi matin, quelques heures après la fermeture de la 72e Foir'Expo de Mulhouse qui s'est déroulée du 10 au 19 mai, l'équipe du Parc-Expo avait les traits tirés et le sourire. Les premiers mots de Laurent Grain, le directeur du Parc-Expo, ont confirmé ce qui se lisait sur les visages : « Ça a été une belle foire. » En chiffre, cela veut dire que « l'objectif » des 80 000 visiteurs a été atteint. 82 200 entrées précisément en dix jours (entrées payantes et gratuites confondues, sachant que les invitations comptent pour une « grosse part »). C'est un peu plus qu'en 2018, où la foire, qui se déroulait sur douze jours, avait attiré 81 800 visiteurs.

Comme souvent, si la foire a été belle, c'est parce que le ciel, lui, ne l'a pas été. « La météo a été en notre faveur, confirme Christiane Eckert, la présidente du Parc-Expo. Il n'a fait ni trop chaud, ni trop pluvieux. » Seulement un peu venteux les premiers jours. Ce qui a obligé les exposants installés à l'extérieur à bien arrimer leur stand, mais n'a visiblement pas joué sur la fréquentation, surtout les week-ends. À eux seuls, les 11, 12, 18 et 19 mai représentent 61 % de la fréquentation totale, avec 50 000 visiteurs.

Et dans quelles allées du Parc-Expo ces visiteurs ont-ils déambulé et potentiellement consommé ? Plusieurs secteurs, qui commencent à bien s'installer dans le paysage de la Foir'Expo, jouent un rôle de locomotive.
Déco'Folie, Rêves de bain et l'Elsass store : les locomotives de la foire

Le premier, c'est Déco'Folie. Depuis cinq ans, l'espace, dédié à la décoration intérieure, monte en puissance. Désormais, comme certains visiteurs viennent aux Journées d'octobre surtout, voire uniquement, pour Folie'Flore, Déco'Folie a aussi son public.

Autre espace incontournable de la manifestation, l'espace Rêves de bain, lancé en 2018 et consacré à l'une des pièces principales d'une habitation : la salle de bains. Les artisans de la corporation des installateurs chauffage climatisation sanitaire zinguerie chaudronnerie du Haut-Rhin Sud, qui ont monté l'espace, indiquent avoir pris « 70 à 80 contacts cette année, contre 50 à 60 en 2018 ».

Lui aussi a été lancé en 2018 et a encore cartonné en 2019 : L'Elsass store. Ce dimanche, à 18 h, au moment de la fermeture de la foire, il y avait encore beaucoup de monde dans les 900 m2 de boutique, aménagés à la sortie de Déco'Folie, où les visiteurs pouvaient trouver les produits d'une trentaine de créateurs alsaciens. La responsable du lieu indique que « le volume de vente est le même qu'en 2018 » .

Et puis, il y a aussi l'espace des structures gonflables réservé aux enfants qui a bien fonctionné. Ouvert seulement les week-ends, il a vu défiler « 4000 enfants » et leurs parents. Un nombre qui n'a rien d'anecdotique pour l'équipe du Parc-Expo. Sans vouloir perdre "leur" public de retraités - « ce sont des très bons clients, indique Laurent Grain. Ils ont du pouvoir d'achat et ce sont eux qui font des travaux de réhabilitation de leur maison » et vont donc à la rencontre des dizaines d'artisans présents à la foire -, les organisateurs veulent s'adresser davantage aux familles. Et cela passe par ce type d'espaces.

Voilà pour les tops de la Foir'Expo 2019. Et sinon, y a-t-il eu des flops ? Sans aller jusque-là, Laurent Grain reconnaît que « si les retours sont positifs dans le secteur de l'habitat, c'est un peu plus compliqué pour ce qui concerne les petits produits gastronomiques à emporter ».

Et puis, il y a eu « ce gros point noir », comme le qualifie Christiane Eckert, ce dimanche 19 mai, au moment de la fermeture, à 18 h : « Après une très bonne journée en termes de fréquentation, on a eu une heure très compliquée avec des gros bouchons sur les parkings à la sortie... », développe Laurent Grain. De ce côté-là, les choses devraient mieux rouler dans les prochaines années. Lors de l'inauguration de la Foir'Expo, Fabian Jordan, président de M2A (Mulhouse Alsace agglomération), qui a dévoilé les grandes lignes du projet d'extension et de rénovation du Parc-Expo pour quelque 13 millions d'euros, a indiqué que ce chantier se ferait « en lien avec la réalisation d'un nouvel échangeur » pour « renforcer l'accessibilité » du site depuis l'A36. Très prudemment, Christiane Eckert a indiqué : « On nous parle de 2021. » En attendant, ce qui est sûr, c'est qu'en 2020, la 73e édition de la Foir'Expo se déroulera du 15 au 24 mai.
Cécile FELLMANN

 

 
 

Jungholtz Société ASC : Roi des quilles !

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:35:57

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Jungholtz Société ASC
Jungholtz Société ASC : Roi des quilles !
La Société de quilles ASC St-Joseph, présidée par Claude Nguyen, a primé le Roi des quilles 2019 ainsi que les trois premiers de chaque catégorie.

 
À Jungholtz, le roi des quilleurs, Raphaël Hilberer, et les trois premiers de chaque catégorie ont été primés.
? Catégorie seniors : 1er Raphaël Hilberer 180 bois, 2e Eric Laucher 169 bois, 3e Alban Greth 159 bois.

? Catégorie dames : 1re Christiane Grimaz 138 bois, 2e Isabelle Greth 128 bois, 3e Annick Pabst 126 bois.

? Catégorie vétérans : 1er Jean Woinson 143 bois, 2e Patrice Perocchi 137 bois, 3e Roland Billing 123 bois.

? Catégorie juniors : Hugo Garrigos 92 bois.

Lors d'un repas ce même jour, le président a remis les trophées aux gagnants et en a profité pour faire un récapitulatif de la saison écoulée.

? Equipe Jungholtz : elle a gagné le challenge du Conseil départemental contre Logelheim et a fait 2e en Coupe de France contre Andolsheim.

? Equipe I : 2e en Division Nationale.

En senior A : 3e Raphaël Hilberer avec 147,17 de moyenne, qualifié pour les championnats de France individuels.

En senior B : 1er Eric Laucher 149 de moyenne, qualifié pour les championnats d'Alsace, de France individuels ainsi que qualifié pour l'équipe de France qui se rendra au Luxembourg au mois d'octobre 2019 ; 4e Jean-Louis Reisser 143 de moyenne, qualifié pour les championnats de France individuels.

? Equipe II : 1er dans sa division et monte en Excellence.

En senior A : 1er Alban Greth avec 148,89 de moyenne, qualifié pour les Championnats d'Alsace, de France individuel ainsi que qualifié pour l'Equipe de France qui se rendra au Luxembourg au mois d'octobre 2019.

En dame B : 2e Isabelle Greth avec 121,06 de moyenne, qualifiée pour les championnats de France individuel.

? Equipe III : 4e en Division Promotion.

En senior A : 1er Vincent Garrigos avec 131,33 de moyenne, qualifié pour les championnats d'Alsace individuel ; 3e Emmanuel Robé avec 127,61 de moyenne.

En dame B : 2e Christiane Grimaz avec 116, 11 de moyenne, qualifiée pour les championnats d'Alsace et de France individuel ; 3e Martine Irig avec 108,59 de moyenne.

En vétéran : 3e Jean Woinson avec 126,78 de moyenne, qualifié pour les championnats de France individuel.

? Equipe IV : 1re et monte en Division II.

En senior A : 2e Louis Josse avec 122,53 de moyenne.

En senior B : 1er Serge Pabst avec 137 de moyenne, qualifié pour les championnats d'Alsace Individuel ; 3e Francis Fallecker avec 114,81 de moyenne.

En dame A : 1re Valérie Stutz avec 128,47 de moyenne, qualifiée pour les championnats d'Alsace et de France individuel.

En dame B : 3e Annick Pabst avec 98,47 de moyenne.

 

 
 

 

Colmar Opération antidrogue : quinze personnes arrêtées

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 06:05:12

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Colmar Opération antidrogue : quinze personnes arrêtées
 

 
Les forces de l'ordre sont notamment intervenues rue de Lausanne, à Colmar. Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Pilotée par les gendarmes de la Section de recherches (SR) de Strasbourg et le Groupe d'intervention régional (GIR) Alsace, l'opération a mobilisé des moyens considérables, sous l'égide de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Nancy.
Plusieurs arrestations à Ingersheim

Hier à l'aube, ce sont ainsi près de 300 personnels (enquêteurs de la SR, militaires du groupement de gendarmerie du Haut-Rhin, policiers du commissariat de Colmar, CRS) qui ont été engagés simultanément à Colmar et alentour. Les hommes de l'antenne du GIGN ont également pris part au dispositif.

Quinze interpellations ont été réalisées, en particulier dans le quartier Europe de Colmar, centre névralgique du réseau. En milieu de matinée, les forces de l'ordre étaient encore présentes en nombre dans le secteur, notamment rue de Lausanne et rue des Trois-Châteaux. Des personnes ont également été appréhendées à Ingersheim, dans la périphérie colmarienne.

Des perquisitions ont été effectuées tout au long de la matinée, en présence de chiens renifleurs, spécialisés dans la détection de drogue. Des voitures, à Ingersheim notamment où deux jeunes ont été interpellés, ont été inspectées par les chiens. Les gendarmes ont saisi des produits stupéfiants dans plusieurs logements.

Les personnes arrêtées ont été placées en garde à vue afin d'être interrogées par les enquêteurs. Elles sont soupçonnées d'être impliquées dans un vaste trafic portant sur différents produits : cannabis, cocaïne et héroïne. C'est la brigade de recherches (BR) de Colmar qui avait initié les investigations en 2018, avant d'obtenir le renfort de la SR de Strasbourg début 2019.
Un réseau structuré autour d'un clan familial

Le réseau, qui opérait depuis au moins un an, se serait constitué autour d'une famille colmarienne, dont plusieurs membres figurent parmi les interpellés. Certains d'entre eux ont déjà été condamnés et incarcérés par le passé pour des infractions à la législation sur les stupéfiants.
Antoine BONIN et Philippe MARCHEGAY