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PAGE CHUCHOTEMENTS : N'allons pas trop vite

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 05:34:00

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PAGE CHUCHOTEMENTS : N'allons pas trop vite
Le Premier ministre Édouard Philippe vient de s'y résoudre : les Départements pourront fixer eux-mêmes la vitesse maximale autorisée. La Collectivité européenne d'Alsace aussi... quand elle existera. (Dessin de Yannick Lefrançois)
 

 
 

 

 
 

 

Europe Journée portes ouvertes : Le Parlement fait le plein

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 05:37:29

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Europe Journée portes ouvertes
Europe Journée portes ouvertes : Le Parlement fait le plein
Le Parlement européen tenait ses portes ouvertes annuelles, ce dimanche à Strasbourg. Cette année, ce sont près de 12 000 citoyens qui ont pu en arpenter les couloirs. À une semaine des élections européennes, le rendez-vous était donc crucial pour les formations politiques présentes... moins pour les visiteurs.

 
Les portes ouvertes du Parlement européen sont aussi l'occasion de réviser sa géographie du Vieux continent, comme ici sur le stand du Parti populaire européen.
Chaque année, c'est le même plébiscite. À l'occasion des portes ouvertes, ils sont plusieurs milliers à faire la queue - parfois pendant plus d'une heure - pour découvrir, le temps d'une journée, les entrailles du Parlement européen.

Et dès l'entrée dans le célèbre édifice strasbourgeois, le ton est donné : chaque visiteur reçoit un petit drapeau, un stylo et des autocollants aux couleurs de l'Union européenne (UE).
Des portes ouvertesun peu spéciales

Si cette Fête de l'Europe n'a rien de surprenant dans la capitale alsacienne, les militants et les employés des groupes parlementaires s'emploient à dire qu'elle a, cette année, une saveur particulière. « Les élections ont lieu la semaine prochaine, alors forcément ces portes ouvertes sont un peu spéciales, précise Eugen Sandu, attaché de presse au Parti populaire européen (conservateurs). On essaie de ne pas trop distribuer de gadgets pour ne pas acheter le vote des gens. »

À quelques mètres de là, sur une affiche bleue et jaune, format A3, figure le slogan #ThisTimeIamVoting, « cette fois, je vote ». « Peu importe le parti, l'essentiel c'est de voter », ajoute-t-il.

Sur l'aile opposée, les Verts interpellent les citoyens pour tester leurs connaissances sur la parité en Europe, l'accueil des réfugiés ou sur le taux de cohésion au sein des différents groupes parlementaires. Isabelle s'en sort avec un score honorable et repart avec son totebag du groupe écologiste. « De manière générale, je trouve qu'on ne parle pas assez d'Europe et c'est regrettable », concède-t-elle. Inscrite sur les listes électorales allemandes, cette Française ne manquera pas le scrutin de dimanche prochain. « Il est très important que la jeune génération prenne conscience que l'UE doit rester unie, assure-t-elle. C'est pour ça que je suis venue avec mon fils. »
« L'Europe, ça m'étouffe »

Roues de la fortune, puzzles, quiz ludiques, séances photo, jeux, concerts... Les groupes parlementaires rivalisent de créativité pour rendre la politique européenne séduisante, et le fonctionnement de ses institutions limpide. Mais malgré tous ces efforts, nombreux sont les visiteurs qui avouent ne pas se sentir concernés. « Je suis simplement venue découvrir les lieux. Le bâtiment est magnifique mais l'Europe, ça m'étouffe », lâche Pasqualina.

Un comportement qui agace Matteo Aletta, chargé de communication du groupe de la GUE/NGL (extrême gauche). « On a abandonné le militantisme pendant les portes ouvertes. L'écrasante majorité des gens fait son shopping de goodies, quel que soit le parti », explique-t-il, frustré.

« Franchement Monsieur, cachez-moi ce sac de l'ENL, lance-t-il en interpellant un passant. Vous savez que c'est le groupe auquel appartient le Rassemblement national de Marine Le Pen ? » Réponse négative du badaud, qui accepte volontiers son sac de la GUE. « Je ne suis pas communiste, mais c'est moins pire que le FN. » « Vous voyez, ils s'en fichent ! », reprend-il.
Affiner son vote

Étudiantes en kiné en Allemagne, Justine et Romane ont fait la même erreur, en prenant, au début de leur visite, des produits dérivés du groupe nationaliste européen. « On s'est fait avoir au premier stand. Maintenant on regarde sur Internet et on fait attention à ce qu'on prend », indiquent-elles en choeur.

Novices en politique européenne, les amies réalisent au fur et à mesure du parcours l'importance de l'Union, européenne. « Je me suis rendu compte que les députés pouvaient avoir de vrais leviers d'action, admet Justine. En faveur du climat par exemple ! » Et son amie de compléter : « Ça permet d'y voir plus clair et d'affiner notre vote de dimanche prochain. »
Robin DUSSENNE

 

 
 

 

Breisach Défendre le drapeau bleu étoilé

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 06:09:05

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Breisach Défendre le drapeau bleu étoilé
 

 
 
Pour la troisième fois, le collectif franco-allemand Run for Europe, créé en 2017, a invité ce dimanche 19 mai, à la journée Run for Europe sur la Marktplatz à Breisach.

« Avec le Brexit, l'élection de Donald Trump et la montée du Front national à l'élection présidentielle, nous voulions mettre en avant les côtés positifs de l'Europe. Montrer que même si elle n'est pas parfaite, nous, nous avons envie de cette solidarité », explique Sophie Frantz, une des organisatrices.

« Au départ, c'est la peur de la montée des extrêmes qui m'a donné envie de faire quelque chose, de rencontrer des gens portés par les mêmes valeurs que les miennes. Je suis née au Brésil, mon père est né et a travaillé en Allemagne, je suis dans la multiculturalité. Et je pense qu'on ne peut répondre à certains problèmes, comme le climat, qu'à l'échelle européenne. »
« Donner la parole à la majorité silencieuse »

Pour ce rassemblement qui se voulait avant tout festif, les organisateurs ont fait le choix de ne pas inviter l'AFD et le RN, partis d'extrême droite, quitte à perdre leur subvention. « Ça a été un choix important. On a souhaité donner la parole à la majorité silencieuse qui est pour l'Europe contre la minorité trop bruyante qui est contre l'Europe », estime Lionel Macor, le président du collectif.

Après un début de journée en musique, plus de 500 personnes ont pris part à la course à 11 h. Quittant le centre de Breisach, coureurs et marcheurs ont traversé le pont du Rhin pour continuer sur l'île du Rhin avant de revenir à leur point de départ. Une traversée de la frontière toute symbolique pour ces pro-européens.

Sur leurs stands, les militants défendaient leurs programmes et échangeaient leurs points de vue sur l'Europe. « Il y a une urgence européenne, d'où notre présence », note Isabelle Beunard, militante Envie d'Europe (coalition de gauche). « On veut changer les instances européennes pour qu'elles soient plus démocratiques, mettre en place une fiscalité verte et lutter contre les lobbies qui ne doivent pas prendre des décisions européennes. On veut une Europe démocratique, sociale et écologique. Nous sommes venus défendre nos valeurs », ajoute-t-elle.

Non loin de là se trouvent les militants de la liste Renaissance qui souhaitaient, eux aussi, participer à « cet événement proeuropéen. On défend une Europe plus forte, très décriée mais qui fait partie de l'ADN de notre parti », souligne Thierry Crepin-Leblond, coordinateur Europe LREM 68. « On veut une Europe engagée dans la protection de l'environnement, qui protège au niveau social, qui doit être plus forte pour sa sécurité et plus humaniste ».

Dirk Labuch, lui, a été séduit par le parti Volt qu'il soutient sans en être membre. « J'ai été séduit par cet esprit européen avec un programme à l'échelle de l'union et en dehors des intérêts nationaux. Je suis fasciné par l'idée. Le parti sera candidat dans huit pays », souligne le Fribourgeois. La France n'en fait pas partie.

À la tribune, pendant le forum de l'après-midi, chacun avait quelques minutes pour défendre sa vision, à commencer par le maire de Breisach, Oliver Rein. « Toutes les manifestations qui défendent l'Europe sont les bienvenues à Breisach. Il ne faut pas laisser la main aux populistes et s'engager pour elle. Elle doit parler d'une seule voix pour être forte à l'international. » S'il ne s'est prononcé en faveur d'aucune formation politique particulière, il a invité le public « à aller voter pour un parti qui veut de l'Europe ».
« Certains compromis ne sont pas tolérables »

Brigitte Klinkert, présidente du Conseil département du Haut-Rhin, qui avait chaussé ses baskets dans la matinée, s'est également exprimée. « Il est important de mobiliser nos concitoyens à aller voter en faveur de l'Europe. Aujourd'hui, par le sport, on a montré qu'on peut surmonter les frontières. Nous avons besoin de construire des ponts, des passerelles. » Et le premier pont que les deux représentants aimeraient voir construit, c'est celui de la liaison ferroviaire Fribourg-Colmar.

Côté allemand, Marianne Schäfa, militante FDP (Freie demokraten partei, parti libéral démocrate) défend « la vision d'une nation européenne » et se demande « pourquoi il y a encore une frontière. J'aime l'Europe, c'est important spécialement ici, en zone frontalière ».

Également invité, le député démocrate italien Andrea Burzacchini a, quant à lui, tenu à alerter sur la situation dans son pays : « En Italie, il a une coalition entre deux partis populistes. On a sous-estimé leur côté néfaste pour l'Europe. [...] En politique, les compromis sont importants mais il y a des valeurs - l'intégration, la protection de l'Europe et du climat, la tolérance - où ces compromis ne sont pas tolérables. »
Christelle DIDIERJEAN PLUS WEB Voir également notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

Européennes : l'abstention favorite

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 06:27:38

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Européennes : l'abstention favorite
 

 
Les Européens se rendront-ils aux urnes le 26 mai ? Photo OMER MESSINGER/AFP
Tous les sondages sont d'accord sur un point : les abstentionnistes seront plus nombreux que les votants le 26 mai, lors des élections européennes.

Si la participation est de 45  % (hypothèse basse mais réaliste), plus de 25 millions de Français auront donc boudé ses élections. 25 millions sur 47 millions d'électeurs ! C'était deux fois moins lors du second tour de la présidentielle, qui a pourtant battu des records (un électeur sur quatre est resté chez lui).
Moins d'un électeur sur deux depuis 1994

Ce n'est pas nouveau. Les Français boudent les Européennes, dont la participation n'a pas dépassé 50  % depuis 1994.

En 1979, il y a quarante ans, 38  % des électeurs avaient préféré faire autre chose que de remplir leur devoir de citoyen. Il y a cinq ans, ils étaient 57  %, et il y a dix ans la barre des 60  % avait été frôlée, un record jusqu'ici.

Les politiques ont toujours regretté l'abstention, mais l'oublient assez vite pour mesurer leurs scores à l'aune des équilibres nationaux. Le Front national (devenu Rassemblement national) était en tête d'une élection et cette première a fini par éclipser l'abstention massive.
Une abstention très politique

Pourtant, les abstentionnistes sont régulièrement en tête des élections. Lors des dernières législatives, l'abstention a dépassé 50  % pour atteindre 58  % au second tour. Là aussi, un record. Mêmes les élections municipales, longtemps préservées, voient leurs urnes moins se remplir, de scrutin en scrutin.

L'abstention est devenue une réponse politique pour une partie de l'électorat, une façon de montrer sa défiance vis-à-vis des politiques. Ne pas voter est pour certains une façon d'affirmer une opinion.
La course à la mobilisation

C'est à ceux-là, ces abstentionnistes intermittents, que s'adressent désormais tous les partis à la peine dans les sondages. Manon Aubry (La France insoumise), Yannick Jadot (EÉ-LV) sont loin de leur objectif de score à deux chiffres et savent que c'est chez les abstentionnistes qu'ils trouveront les voix qui leur manquent.

Raphaël Glucksmann (Place publique/PS) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) tentent de mobiliser pour franchir la barre des 5  %, synonyme d'élus pour Bruxelles.

Même chose pour Ian Brossat (PC) et Benoît Hamon (Génération-s), mais pour dépasser la barre des 3  % et obtenir le remboursement de leur campagne.
Nathalie MAURET

 

 
 

Berlin Ils se mobilisent contre le nationalisme

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 06:28:41

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Berlin Ils se mobilisent contre le nationalisme

Des milliers de personnes ont manifesté dimanche dans plusieurs villes d'Allemagne contre le nationalisme. À Berlin, 20 000 manifestants, selon les organisateurs (plusieurs milliers selon la police), ont défilé dans le centre de la capitale. Ils étaient des milliers de pro-Européens à Francfort (14 000 selon la police), Hambourg, Cologne ou encore Munich. Dans un pays où les Verts ont le vent en poupe mais où l'extrême droite défend des idées climato-sceptiques, les sympathisants écologistes se sont mobilisés en nombre. Ils arboraient des pancartes « Le climat ne connaît pas de frontières » ou « Les abeilles ne votent pas mais vous, si ! ». Ces manifestations s'inscrivaient dans le cadre d'une journée de mobilisation européenne « contre le nationalisme » dans plusieurs pays d'Europe, à l'appel de plus de 250 organisations, dont Attac, Pro Asyl, Campact, et des partis. Photo OMER MESSINGER/AFP

 

 
 

La Suisse durcit la loi sur les armes

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 06:32:44

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La Suisse durcit la loi sur les armes
 

 
Les Suisses ont approuvé dimanche, à une large majorité, un durcissement de la législation sur les armes. Le « oui » l'a emporté à 63,7  %. La Suisse n'appartient pas à l'Union européenne, mais elle était tenue de transposer dans son droit national les dispositions prises par l'UE après les attentats de Paris en novembre 2015, pour rester membre de l'espace Schengen de libre circulation. Le pays devra donc mieux contrôler l'achat et la possession d'armes automatiques et semi-automatiques, dans le but d'éviter qu'elles puissent être utilisées par des terroristes.

Le référendum avait été demandé par les populistes de l'UDC, le premier parti suisse, et 14 clubs de tir, farouchement opposés à un contrôle des armes imposé par Bruxelles. Tous les autres partis étaient favorables à la transposition des règles européennes, avec des exceptions pour le tir sportif et pour que les miliciens continuent à garder leur fusil d'assaut chez eux après leur service militaire.
Trois armes pour dix habitants

La Suisse est l'un des pays européens où les armes sont les plus répandues, en raison notamment de cette tradition d'armes militaires à la maison. Plus de 2,3 millions d'armes étaient détenues par des civils en Suisse en 2017, selon le centre de recherche genevois Small Arms Survey. Soit près de trois pour 10 habitants, ce qui classe la Suisse au 16e rang mondial pour le nombre d'armes par habitant. Les propriétaires de près de 200 000 armes vont être obligés de les déclarer.

Le rejet de la loi aurait conduit à un rétablissement des frontières très préjudiciable à l'économie et au tourisme. La Suisse se serait aussi automatiquement exclue du système Dublin, qui empêche les migrants de demander l'asile dans plusieurs pays. Le pays aurait donc été confronté à un afflux de demandeurs d'asile, une perspective qui a effrayé les électeurs.
L.C.

 

 
 

horbourg-wihr : Le QG des gilets jaunes noir de cendres

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 05:38:23

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horbourg-wihr
horbourg-wihr : Le QG des gilets jaunes noir de cendres
Deux campements de gilets jaunes avaient déjà été incendiés dans l'agglomération colmarienne. Hier, c'est le QG d'Horbourg-Wihr qui est parti en fumée.

 
Après deux départs de feu, le QG a été totalement détruit dans la nuit de samedi à dimanche
Le gilet jaune est peut-être ignifugé. Les campements brûlent, les uns après les autres dans l'agglomération colmarienne mais les occupants sont toujours là. Après le « QG » de la rue du Ladhof à Colmar, celui de la rue de Morat, près de l'avenue de Lorraine, c'est celui d'Horbourg-Wihr qui a été hier détruit par les flammes.

Un habitant d'Andolsheim qui passait sur la RD 415 a donné l'alerte juste avant minuit samedi. Les sapeurs-pompiers sont intervenus, ont extrait deux bouteilles de gaz des décombres et ont sauvé une partie du camp. Une bouteille avait explosé.

Mais un second départ de feu, vers 4h du matin a été fatal. Un témoin a aperçu deux silhouettes prenant la fuite. « Il est arrivé que certains d'entre nous dorment ici », s'inquiète Steve, l'un des vingt gilets jaunes à l'ouvrage hier.
« On va reconstruire, c'est sûr »

Les gilets jaunes étaient pourtant fiers de leur construction, bâtie avec les habituels matériaux premiers, pneus, palettes, bâches... Une rampe, destinée notamment aux personnes à mobilité réduite a même été installée. Elle a échappé à la destruction.

Les gilets jaunes avaient jusqu'à présent subi quelques actes délinquance, de petits vols par exemple. Mais hier, c'est le coup le plus sérieux porté à leur installation qui remonte au début de l'année, le campement originel situé de l'autre côté du rond-point ayant été déménagé.

Le feu a même fait fondre l'armature d'aluminium du dôme, principal abri. Dès hier matin, les bâtisseurs commençaient le déblayage des débris. Ils n'ont pas renoncé à poursuivre l'occupation des lieux, sur ce bout de champ concédé par un exploitant agricole : « On va reconstruire, c'est sûr », promet Steve. Gilles lui, lance un appel : « Si par hasard quelqu'un peut nous mettre à disposition un local, en dur, on est preneur ».
Ph.M.

 

 
 

 

GJ Le QG d'Horbourg-Wihr noir de cendres

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 06:13:57

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Le QG d'Horbourg-Wihr

noir de cendres

Le gilet jaune est peut-être ignifugé. Les campements brûlent, les uns après les autres dans l'agglomération colmarienne mais les occupants sont toujours là. Après le QG de la rue du Ladhof à Colmar, celui de la rue de Morat, près de l'avenue de Lorraine, c'est celui d'Horbourg-Wihr qui a été détruit ce dimanche par les flammes.

Un habitant d'Andolsheim qui passait sur la RD 415 a donné l'alerte juste avant minuit samedi. Les sapeurs-pompiers sont intervenus, ont extrait deux bouteilles de gaz des décombres et sauvé une partie du camp. Une bouteille avait explosé. Mais un second départ de feu, vers 4h du matin a été fatal. Un témoin a aperçu deux silhouettes prenant la fuite. « Il est arrivé que certains d'entre nous dorment ici », s'inquiète Steve, l'un des vingt gilets jaunes à l'ouvrage hier.

« On va reconstruire

Coller

Les gilets jaunes étaient pourtant fiers de leur construction, bâtie avec les habituels matériaux premiers, pneus, palettes, bâches... Une rampe, destinée notamment aux personnes à mobilité réduite,a même été installée. Elle a échappé à la destruction. Ils avaient jusqu'à présent subi quelques actes de délinquance, de petits vols par exemple. Mais hier, c'est le coup le plus sérieux porté à leur installation qui remonte au début de l'année, le campement originel situé de l'autre côté du rond-point ayant été déménagé.

Le feu a même fait fondre l'armature d'aluminium du dôme, principal abri. Dès hier matin, les bâtisseurs commençaient le déblayage des débris. Ils n'ont pas renoncé à poursuivre l'occupation des lieux, sur ce bout de champ concédé par un exploitant agricole. « On va reconstruire, c'est sûr », promet Steve. Gilles lui, lance un appel : « Si par hasard quelqu'un peut nous mettre à disposition un local, en dur, on est preneur. »

Ph.M.

 

Le gilet jaune est peut-être ignifugé. Les campements brûlent, les uns après les autres dans l'agglomération colmarienne mais les occupants sont toujours là. Après le QG de la rue du Ladhof à Colmar, celui de la rue de Morat, près de l'avenue de Lorraine, c'est celui d'Horbourg-Wihr qui a été détruit ce dimanche par les flammes.

Un habitant d'Andolsheim qui passait sur la RD 415 a donné l'alerte juste avant minuit samedi. Les sapeurs-pompiers sont intervenus, ont extrait deux bouteilles de gaz des décombres et sauvé une partie du camp. Une bouteille avait explosé. Mais un second départ de feu, vers 4h du matin a été fatal. Un témoin a aperçu deux silhouettes prenant la fuite. « Il est arrivé que certains d'entre nous dorment ici », s'inquiète Steve, l'un des vingt gilets jaunes à l'ouvrage hier.

« On va reconstruire

Coller

Les gilets jaunes étaient pourtant fiers de leur construction, bâtie avec les habituels matériaux premiers, pneus, palettes, bâches... Une rampe, destinée notamment aux personnes à mobilité réduite,a même été installée. Elle a échappé à la destruction. Ils avaient jusqu'à présent subi quelques actes de délinquance, de petits vols par exemple. Mais hier, c'est le coup le plus sérieux porté à leur installation qui remonte au début de l'année, le campement originel situé de l'autre côté du rond-point ayant été déménagé.

Le feu a même fait fondre l'armature d'aluminium du dôme, principal abri. Dès hier matin, les bâtisseurs commençaient le déblayage des débris. Ils n'ont pas renoncé à poursuivre l'occupation des lieux, sur ce bout de champ concédé par un exploitant agricole. « On va reconstruire, c'est sûr », promet Steve. Gilles lui, lance un appel : « Si par hasard quelqu'un peut nous mettre à disposition un local, en dur, on est preneur. »

Ph.M.

 

 
Après deux départs de feu, le QG a été totalement détruit dans la nuit de samedi à dimanche.

Photo DNA/Ph.M.

 
 

Marcher pour le climat

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 06:25:25

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Marcher pour le climat
 

 
En mars à Mulhouse. Archives L'Alsace/Vincent Voegtlin
Face à l'urgence climatique, le collectif Citoyens pour le climat, regroupant plusieurs associations locales, appelle à une nouvelle mobilisation samedi 25 mai pour agir en faveur de la biodiversité et contre le réchauffement climatique. Une marche pour préserver la biodiversité, limiter les pollutions, réduire la production de déchets, freiner l'artificialisation des terres, etc.
Y ALLER Marche pour le climat et la biodiversité, samedi 25 mai à 14 h, place de la Bourse à Mulhouse.

 

 
 

Mulhouse : Gigantesque incendie gare du Nord

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 05:39:23

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Mulhouse
Mulhouse : Gigantesque incendie gare du Nord
Un incendie de grande ampleur s'est déclaré dans la nuit du samedi à dimanche à Mulhouse. Plus de 80 pompiers ont oeuvré pour éteindre le feu qui a totalement détruit des bâtiments de la SNCF gare du Nord, sur 8000 m2, sans faire de victimes.

 
Les charpentes de métal et de bois se sont rapidement effondrées, ne laissant plus debout que la façade en grès.
D'immenses flammes sur plus d'une centaine de mètres, des explosions sporadiques, un millier de riverains dehors pour assister au triste spectacle et des pompiers courant dans tous les sens : la nuit de samedi à dimanche 19 mai a été mouvementée rue Josué-Hofer, au nord de Mulhouse. Cette rue a été totalement bloquée à la circulation et infranchissable pour les habitants : les anciens hangars SNCF de la gare du Nord ont brûlé sur 8 000 m².

Ce violent incendie, dont l'origine reste encore inconnue, a mobilisé plus de 80 pompiers venus de tout le département du Haut-Rhin. Car sur une surface totale de 12 000 m² de bâtiments, plus de 8 000 m² étaient en feu. Il a fallu faire vite pour éviter toute éventuelle propagation aux immeubles voisins.

Il a d'abord été question de sécuriser les lieux et d'évacuer les riverains qui se trouvaient face aux hangars de la gare du Nord. Un important périmètre de sécurité a ensuite été dressé tout au long de la rue Josué-Hofer. Policiers nationaux, municipaux mais aussi des gendarmes venus en renfort ont empêché quiconque de passer. La maire de la ville Michèle Lutz, son adjoint à la sécurité Paul Quin, puis le président de Mulhouse Alsace Agglomération Fabian Jordan, le sous-préfet mulhousien Jean-Noël Chavanne, le préfet du Haut-Rhin Laurent Touvet et le député mulhousien Bruno Fuchs se sont retrouvés sur place.

Tous ont observé les nombreux fourgons de pompiers qui se trouvaient sur les lieux avec des centaines de mètres de lances déployées. La première difficulté, pour les hommes du feu a été d'être suffisamment alimentés en eau pour mettre en oeuvre trois lances sur des échelles au-dessus des flammes et quelques-unes au sol. Une cellule dévidoir a été requise pour assurer une partie de l'approvisionnement.

Les pompiers ont arrosé pendant des heures les bâtiments afin de contenir l'incendie. « La difficulté principale était d'entrer dans le bâtiment pour attaquer les flammes car avec une charpente métallique, il y a un risque d'effondrement, indiquait le colonel hors classe René Cellier, directeur du Service d'incendie et de secours du Haut-Rhin. La priorité a été de protéger les bâtiments et de limiter la propagation. »
Quelles causes?

Ce dimanche matin, trois lances étaient encore en action pour venir à bout des derniers foyers, avec une vingtaine de pompiers qui sont encore restés sur place durant toute la journée.

Une réunion s'est tenue vers 16 h, entre les pompiers, les responsables de la Ville, mais aussi des membres de la SNCF, parmi lesquels le directeur immobilier basé à Strasbourg Laurent Fevre : « Ce site était exploité en partie par six entreprises, qui y faisaient du stockage, et un épicier italien qui pouvait recevoir du public. La bonne nouvelle, c'est qu'il n'y a aucune victime. On est en train de voir avec nos locataires comment assurer la continuité de leur activité et faciliter la reprise du travail de ces entreprises. »

Des experts étaient déjà sur place ce dimanche et devraient encore se retrouver aujourd'hui afin de déterminer les causes de cet incendie hors norme.
Grégory LOBJOIE

 

 
 

 

Gigantesque incendie gare du Nord

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 06:18:54

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Gigantesque incendie gare du Nord
 

 
Les entrepôts de la SNCF, ici côté rue Josué-Hofer, étaient presque totalement embrasés à l'arrivée des pompiers, peu après 23 h. Photo L'Alsace/Jean-François Frey
D'immenses flammes, sur plus d'une centaine de mètres de longueur, des explosions sporadiques, un millier de riverains dehors pour assister au spectacle et des pompiers courant dans tous les sens : la nuit de samedi à dimanche a été mouvementée rue Josué-Hofer, au nord de Mulhouse. La rue a été totalement bloquée à la circulation et rendue infranchissable pour les habitants : les anciens hangars SNCF de la gare du Nord ont brûlé sur 8000 m2, sous les yeux ébahis des riverains et badauds.
Riverains évacués

Ce violent incendie, dont l'origine reste encore inconnue à ce jour, a mobilisé plus de 80 pompiers venus de tout le département du Haut-Rhin. Car sur la surface totale de bâtiments, s'étendant sur 12 000 m², plus de 8000 m² étaient en feu. Il a fallu faire vite pour éviter toute propagation aux immeubles voisins.

Il a d'abord fallu sécuriser les lieux et évacuer les riverains qui se trouvaient face aux hangars de la gare du Nord. Un important périmètre de sécurité a ensuite été dressé tout le long de la rue Josué-Hofer, depuis la rue de la Passerelle jusqu'à celle de Steinbach. Policiers nationaux, municipaux mais aussi des gendarmes venus en renfort ont empêché quiconque de passer. La maire de la ville Michèle Lutz, son adjoint à la sécurité Paul Quin, puis le président de Mulhouse Alsace Agglomération Fabian Jordan, le sous-préfet mulhousien Jean-Noël Chavanne, le préfet du Haut-Rhin Laurent Touvet et le député mulhousien Bruno Fuchs se sont retrouvés sur place. Tous ont observé les nombreux fourgons de pompiers qui se trouvaient sur les lieux avec des centaines de mètres de lances déployées. La première difficulté, pour les hommes du feu, a été celle d'être suffisamment alimenté en eau. Car pour mettre en oeuvre trois lances sur des échelles au-dessus des flammes et quelques-unes au sol, il fallait de nombreux points d'eau. Une cellule dévidoir a été requise sur place pour assurer une partie de l'approvisionnement.
« Un risque d'effondrement »

Les pompiers ont arrosé pendant des heures les bâtiments afin de contenir l'incendie. « La difficulté principale était d'entrer dans le bâtiment pour attaquer les flammes car avec une charpente métallique, il y a un risque d'effondrement, indiquait le colonel hors classe René Cellier, directeur du Service d'incendie et de secours du Haut-Rhin. La priorité a été de protéger les bâtiments et de limiter la propagation. »

Ce dimanche matin, trois lances étaient encore en action pour venir à bout des derniers foyers, avec une vingtaine de pompiers qui sont restés sur place durant toute la journée.

Une réunion s'est tenue vers 16 h, entre les pompiers, les responsables de la Ville, mais aussi des membres de la SNCF, parmi lesquels le directeur immobilier basé à Strasbourg Laurent Fevre. « Ce site était exploité en partie par six entreprises, qui y faisaient du stockage, et un épicier italien qui pouvait recevoir du public. La bonne nouvelle, c'est qu'il n'y ait aucune victime. On est en train de voir avec nos locataires comment assurer la continuité de leur activité et faciliter la reprise du travail de ces entreprises », a-t-il indiqué. Des experts étaient déjà sur place dimanche et devraient encore se retrouver ce lundi afin de déterminer les causes de cet incendie hors norme.
Grégory LOBJOIE LIRE Également en page 22. VOIR Nos photos et vidéossur lalsace.fr

 

 
 

Ungersheim Ecomusée d'Alsace : Nuit martienne à l'Ecomusée

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 05:41:24

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Ungersheim  Ecomusée d'Alsace
Ungersheim Ecomusée d'Alsace : Nuit martienne à l'Ecomusée
À l'occasion de la Nuit des musées et de la Nuit des mystères, l'Écomusée d'Alsace a prolongé certaines de ses animations jusqu'à minuit. Certains visiteurs ont même rebroussé chemin, par manque de place sur le parking, par ailleurs plongé dans le noir à cause des ombrières.

 
Quelques-uns des Martiens qui ont envahi l'Ecomusée dans le cadre de la Nuit des mystères.
La Nuit des mystères étant consacrée aux invasions extraterrestres, une effervescence supplémentaire s'est ajoutée à la Nuit des musées de l'Écomusée. Certains visiteurs ont traqué le Martien ou, à l'inverse, se sont transformés en petits bonshommes verts. Pour les autres, un voyage dans le temps était proposé jusqu'au milieu de la nuit. Le « grenier aux souvenirs » a ouvert ses portes sur une partie de l'incroyable collection d'objets anciens donnés au musée par les Alsaciens depuis trente ans et racontés dans le cadre d'une visite guidée.

De son côté, le barbier a rasé ces messieurs à l'ancienne, au blaireau, au savon à barbe et au rasoir coupe-choux. Sans oublier ni la pierre d'alun, ni la serviette chaude, s'il vous plaît. La vitrailliste, le potier et le forgeron ont montré et expliqué les savoir-faire d'autrefois. Les manèges vintages ont tourné tandis qu'une animation musicale égayait l'une des places du village. Les visites guidées sur le thème des croyances et des superstitions dont les empreintes sont visibles ici et là dans le village (à condition d'ouvrir l'oeil) furent diablement intéressantes.

Les plaisirs de la bouche n'ont pas été oubliés, « La Taverne » a proposé un menu spécial « Nuit des mystères » et les cuisinières de la maison des goûts et des couleurs ont concocté des plats « extraterrestres » : kryptonite, soupe au chou et infusion regénérante...
M.H.

 

 
 

 

Musées Visiter autrement

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 06:22:50

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Musées Visiter autrement
 

 
La Nuit des musées était animée par plusieurs collégiens et lycéens au Musée Unterlinden, qui avaient au préalable décrypté en cours d'année diverses oeuvres (ici les élèves du collège Schweitzer de Kaysersberg).  Photos DNA/Nicolas Pinot
Pour pimenter la déambulation entre le Musée Unterlinden, le Musée Bartholdi, le Musée du jouet, le Musée d'histoire naturelle et d'ethnographie et le plus excentré Musée des usines municipales, le « bureau des missions secrètes » avait mis sur pied un passionnant jeu de piste destiné aux enfants de six à quinze ans. Traquant le gang des « Jaimepalart », les jeunes visiteurs ont ainsi été amenés à s'arrêter sur des détails nichés dans les collections et à faire fonctionner leurs méninges pour obtenir des codes secrets, déjouer des pièges et sauver des oeuvres. Un réjouissant moyen de se divertir tout en s'éveillant aux fonds patrimoniaux, aux trésors parfois, et aux expositions temporaires de ces musées dont l'accès était gratuit samedi soir.

Une riche idée due aux élèves de la classe « option patrimoine » du lycée Camille-Sée et à leur professeur Nadine Resch-Rosin qui, après avoir visité les musées, ont élaboré un scénario croustillant et fourmillant d'énigmes, couché sur un livret ludique distribué aux visiteurs.
Associer les écoles

Le Musée Unterlinden accueillait en outre des élèves issus des collèges Molière de Colmar et Schweitzer de Kaysersberg, et des lycées Ribeaupierre de Ribeauvillé et Camille-Sée de Colmar. Ayant décrypté certaines oeuvres en cours d'année avec leurs professeurs, ils se sont fait un plaisir de restituer leurs connaissances au public, s'improvisant guides d'un soir, tandis que les élèves de l'option théâtre de Camille Sée proposaient quelques lectures théâtrales au pied des oeuvres.

Dans chaque établissement, un cheminement spécifique était mis en place et la fréquentation était partout flatteuse avec un public essentiellement familial. C'était aussi l'occasion pour certains de découvrir le Musée des usines municipales qui n'ouvre habituellement que sur demande. Au Musée Bartholdi, les membres de la société des amis du Musée Bartholdi (SAMBA) proposaient quant à eux une visite guidée axée sur des pièces judicieusement choisies. De quoi découvrir l'oeuvre du plus célèbre des sculpteurs colmariens sous un jour nouveau.
Nicolas PINOT PLUS WEB Voir aussi notre diaporama sur www.lalsace.fr