Back to top

conseil départemental du haut-rhin L'ode à l'Europe de Brigitte Klinkert

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:48:34

© Dna, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

conseil départemental du haut-rhin
L'ode à l'Europe de Brigitte Klinkert
Quelque 300 personnes ont assisté vendredi à la « Grande soirée européenne » voulue par la présidente du Conseil départemental, en lieu et place des habituels voeux de nouvel an.
 

 
« Nous avons, ensemble, la responsabilité et la chance d'être le laboratoire de l'Europe de demain, une Europe palpable, facile, concrète, humaine », a plaidé Brigitte Klinkert.
Ce vendredi, une douzaine de grands portraits ont fait leur apparition aux murs du vaste hall de l'hôtel du département du Haut-Rhin, à Colmar : Winston Churchill, Jean Monet, Konrad Adenauer, Simone Veil, Louise Weiss, Sophie Scholl, Robert Schuman... Des pères fondateurs de l'Union européenne et des « figures inspirantes », en somme.
« Nous avons connu dans notre chair, le prix du manque d'Europe »

Voilà un cadre idéal pour la « Grande soirée européenne » voulue par Brigitte Klinkert, en lieu et place de l'habituelle cérémonie des voeux de nouvel an. À moins de dix jours du prochain scrutin européen, la date choisie n'est pas anodine. 300 personnes ont répondu à l'invitation, au bas mot. Des élus locaux, des représentants des communes voisines d'Allemagne et de Suisse, des représentants des forces de l'ordre, le préfet Joseph Zimet, directeur général de la Mission du Centenaire de la Première Guerre Mondiale... Mais aussi une vingtaine d'élèves du collège Victor-Hugo de Colmar, fin prêts à interpréter l'Ode à la joie tirée de la 9e symphonie de Beethoven -l'hymne européen, si l'on préfère.

Un soupçon d'émotion dans la voix, la présidente du conseil départemental entame son discours par un rappel poignant : «Je suis européen parce que je suis Alsacien» . Cette déclaration forte de Pierre Pflimlin prend chaque jour un peu plus de sens. Si pour beaucoup l'Europe est une affaire étrangère, pour nous Alsaciens, elle est une affaire familière. Nous avons connu dans notre chair le prix du manque d'Europe, nous connaissons aujourd'hui dans nos coeurs la chaleur de plus d'Europe. L'Europe a un coeur et je crois pouvoir dire que c'est ici, dans le Rhin supérieur, qu'il bat , poursuit Brigitte Klinkert. Nous avons, ensemble, la responsabilité et la chance d'être le laboratoire de l'Europe de demain, une Europe palpable, facile, concrète, humaine. Ensemble, Zusammen ! »
« C'est ici, dans le Rhin supérieur, que bat le coeur de l'Europe »

Dans la foulée, la voici qui évoque le projet de Collectivité européenne d'Alsace (CEA), actuellement en débat au parlement : « Oui il reste beaucoup de travail. Oui, comme le bon vin notre projet se bonifiera avec le temps. Mais ne boudons pas notre plaisir de voir l'Alsace renaître. L'Alsace retrouve la maîtrise de son destin au service des Alsaciens, de la France et de l'Europe. Vous voyez tout autour de cette salle des portraits inspirants... À nous, à notre échelle, de continuer leurs oeuvres et leurs combats. »

Après avoir cité Simone Veil (« Nous ne sommes pas de ceux et celles qui redoutent l'avenir ! »), Brigitte Klinkert termine son « ode européenne » sur une dernière tirade enthousiaste, juste avant de céder la place à la 9e de Beethoven : « Vive le Haut-Rhin, vive l'Alsace, vive la France et vive l'Europe ! Es lebe Europa ! »
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

L'ode à l'Europe de Klinkert

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:46:55

© L'alsace, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

L'ode à l'Europe de Klinkert
 

 
« Nous avons, ensemble, la responsabilité et la chance d'être le laboratoire de l'Europe de demain », a estimé Brigitte Klinkert.

Photo L'Alsace/Vanessa Meyer

Vendredi, une douzaine de grands portraits ont fait leur apparition aux murs du vaste hall de l'hôtel du département du Haut-Rhin, à Colmar : Winston Churchill, Jean Monet, Konrad Adenauer, Simone Veil, Louise Weiss, Sophie Scholl, Robert Schuman... Des pères fondateurs de l'Union européenne et des « figures inspirantes », en somme.

Voilà un cadre idéal pour la « grande soirée européenne » voulue par Brigitte Klinkert, en lieu et place de l'habituelle cérémonie des voeux de nouvel an. À moins de dix jours du prochain scrutin européen, la date choisie n'est pas anodine. Trois cents personnes ont répondu à l'invitation, au bas mot. Des élus locaux, des représentants des communes voisines d'Allemagne et de Suisse, des représentants des forces de l'ordre, le préfet Joseph Zimet, directeur général de la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, mais aussi une vingtaine d'élèves du collège Victor-Hugo de Colmar, fin prêts à interpréter l'Ode à la joie tirée de la 9e Symphonie de Beethoven - l'hymne européen, si l'on préfère.
« Une affaire familière »

Un soupçon d'émotion dans la voix, la présidente du conseil départemental entame son discours par un rappel poignant : « "Je suis européen parce que je suis Alsacien." Cette déclaration forte de Pierre Pflimlin prend chaque jour un peu plus de sens. Si pour beaucoup l'Europe est une affaire étrangère, pour nous, Alsaciens, elle est une affaire familière. Nous avons connu dans notre chair le prix du manque d'Europe, nous connaissons aujourd'hui dans nos coeurs la chaleur de plus d'Europe. »

« L'Europe a un coeur et je crois pouvoir dire que c'est ici, dans le Rhin supérieur, qu'il bat, insiste Brigitte Klinkert. Nous avons, ensemble, la responsabilité et la chance d'être le laboratoire de l'Europe de demain, une Europe palpable, facile, concrète, humaine. Ensemble, Zusammen ! »

Dans la foulée, la voici qui évoque le projet de collectivité européenne d'Alsace, en débat au Parlement : « Oui il reste beaucoup de travail. Oui, comme le bon vin notre projet se bonifiera avec le temps. Mais ne boudons pas notre plaisir de voir l'Alsace renaître. L'Alsace retrouve la maîtrise de son destin au service des Alsaciens, de la France et de l'Europe. Vous voyez tout autour de cette salle des portraits inspirants... À nous, à notre échelle, de continuer leurs oeuvres et leurs combats. »

Après avoir cité Simone Veil - « Nous ne sommes pas de ceux et celles qui redoutent l'avenir ! » -, Brigitte Klinkert termine sur une dernière tirade enthousiaste, juste avant de céder la place à la 9e de Beethoven : « Vive le Haut-Rhin, vive l'Alsace, vive la France et vive l'Europe ! Es lebe Europa ! »
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Le Haut-Rhin, premier de France

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:52:30

© L'alsace, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Le Haut-Rhin, premier de France
 

 
La signature de la charte LGBT + entre le conseil départemental du Haut-Rhin, représenté ici par sa présidente Brigitte Klinkert, et l'association l'Autre Cercle, s'est tenue au sein du collège René-Schickelé, à Saint-Louis. Photo CD 68
« Lorsqu'on vous demande si vous êtes gay, vous le prenez mal ? » Jeudi, à la veille de la journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, les élèves de 3e du collège ludovicien René-Schickelé ont été invités à s'exprimer sur le sujet. Un moment particulier, initié notamment par Sylvie Graber, infirmière scolaire, et s'inscrivant dans le cadre de l'adhésion du conseil départemental du Haut-Rhin à la charte LGBT + (* et lire ci-contre). Gérant de la construction et de l'entretien des collèges, le conseil départemental est aussi acteur des politiques éducatives.
« Un moment clé de leur construction »

Deux bénévoles de l'association SOS Homophobie sont intervenus tout au long de la journée pour sensibiliser les collégiens à la question de l'homophobie. Vocabulaire, définitions, mises en situation : les jeunes se sont montrés attentifs, curieux, parfois timides. L'établissement ludovicien ne déplore pas particulièrement de discriminations de ce type, l'opération était surtout instaurée à titre préventif, à « un moment clé de leur construction », note Pascale Schmidiger, adjointe déléguée à l'enseignement. « L es élèves de 3e et 4e ont des questions sur ce thème spécifique. Ce genre d'échanges permet de les rassurer, de lever des tabous », indique Pamela Ottmann, principale. Mais aussi de les sensibiliser « à une banalisation du langage. Dans la cour de récréation, les élèves emploient souvent des mots sans savoir réellement à quoi ils font référence... »

Sébastien Prioul-Bernard, vice-président de l'association l'Autre Cercle Alsace, porteuse de la charte, leur a souhaité « d'être libres et épanouis », tenant à montrer aux élèves que, comme lui, on pouvait être homosexuel et père de famille. « Il est important aussi qu'ils puissent avoir des modèles au niveau des personnalités médiatiques », citant l'exemple de Bilal Hassani, candidat de la France à l'Eurovision.

Pour que la sensibilisation soit percutante, elle passe ainsi par les témoignages de personnes homosexuelles. « Ils nous demandent par exem-ple comment nos parents ont réagi à l'annonce de notre homosexualité. Nous, notre objectif, c'est de leur donner un peu d'optimisme », souligne Julien Defer, bénévole pour l'association SOS Homophobie. La structure intervient auprès de 3 000 élèves, chaque année, et doit, faute de personnes disponibles, décliner certaines demandes.
« Bourrage de crâne »

Ce que tous les élèves semblent avoir assimilé, c'est cette nouvelle liberté d'être dont ils peuvent jouir : « Il y a trente ou quarante ans, les gens assumaient moins leur homosexualité », « ils considéraient que la norme, c'est un homme et une femme », relèvent-ils. Certaines questions les divisent : « Est-ce que l'on choisit son orientation sexuelle ? », interrogent les intervenants. « Si les parents répètent à l'enfant que ce n'est pas bien d'aimer quelqu'un du même sexe, alors il peut choisir qui il va aimer », suggère un garçon. « Ça, c'est du bourrage de crâne ! On naît comme ça, on ne peut pas choisir de qui l'on tombe amoureux », rétorque une camarade. « L'orientation sexuelle, tu ne la choisis pas. Mais tu peux choisir de la vivre ou pas, éclaire Floriane Varieras, bénévole. Moi, je suis homosexuelle. Et si je suis là, c'est parce qu'à votre âge, j'ai été victime de discrimination. Mais on n'est pas obligé d'être homo pour faire partie de l'association et pour avoir envie de défendre ces valeurs. »

Les notions de tolérance et de respect véhiculées par les bénévoles se sont parfois heurtées aux objections de nature religieuse ou aux appréhensions physiques de certains élèves : « Je ne serais pas trop à l'aise si j'apprenais que mon meilleur ami est homosexuel, j'aurais peur qu'il me touche... » Néanmoins, si certains messages semblent avoir profondément capté leur attention, un combat d'envergure reste à mener sur le long terme : la discrimination sur les réseaux sociaux. Caroline ANFOSSI
(*) Lesbiennes, gay, bisexuelleset transgenres.

 

 
 

 

charte LGBT - « Donner de la visibilité »

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:45:22

© L'alsace, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

charte LGBT - « Donner de la visibilité »

 
C'est la première fois en France qu'un conseil départemental signe la charte LGBT +, portée par l'association L'Autre Cercle Alsace. Le document vise, entre autres, à assurer à l'égard des personnes LGBT, dans le cadre de leur sphère professionnelle, « un environnement inclusif, une égalité de droits et un soutien en cas de discrimination ».

« L'intolérance est encore trop présente en France, estime Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin. Parmi nos missions, nous avons celle de nous occuper des plus fragiles, de veiller à la solidarité et à l'humanité. Je parle en tant que présidente du conseil départemental, mais aussi en tant qu'employée et femme. » Le conseil départemental 68 compte environ 2 500 salariés, « notre rôle est de veiller à ce que chacun s'y sente bien... »

Une centaine de structures diverses sont déjà signataires de la charte - Axa, France Télévisions, EDF, La Poste, Monoprix, Total, les ministères de la Culture, de la Santé, du Travail ou encore, au niveau local, l'eurométropole de Strasbourg et l'Opéra National du Rhin - « et nous sommes heureux qu'un département la signe, souligne Sébastien Prioul-Bernard, vice-président de l'Autre Cercle Alsace. La vie personnelle est toujours présente au travail, on est forcément amené à y faire référence, lorsque l'on rentre de vacances, par exemple. Notre objectif est de donner de la visibilité aux personnes LGBT. C'est une manière d'inciter les services des ressources humaines des entreprises et organi-sations à inclure cette thématique dans leur politique. »

© L'alsace, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

 
Je vous lance un appel : ne laissez pas ce fléau pourrir votre avenir ! On est tous différent de quelqu'un. Écoutez, soutenez vos amis qui sont victimes de discrimination homophobe et, surtout, parlez-en !

Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin

 
 

 

La Suisse va fermer ses frontières

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 07:24:47

© L'alsace, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

La Suisse va fermer ses frontières
 

 
Un message informant les téléspectateurs de l'abandon de la TNT , le 3 juin prochain, apparaît depuis début janvier sur les chaînes suisses. Photo L'Alsace/Jean-François Frey
« Une date historique » : c'est ainsi qu'un lecteur qualifie d'avance la date du 3 juin prochain, jour de l'arrêt de la diffusion des chaînes de télévision suisses hors des frontières du pays.

Cette disparition est d'abord liée à une contrainte budgétaire. Si l'initiative populaire « No Billag », visant à supprimer la redevance, a été rejetée par 71,6 % des votants l'an dernier, cette redevance a été plafonnée et la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR) est désormais contrainte de réaliser 100 millions de francs d'économies par an.
Des raisons budgétaires avant tout

Constatant qu'en 2018, seul 1,4 % des ménages suisses possédant un téléviseur regardaient ses chaînes via la TNT, elle a décidé d'arrêter ce mode de diffusion, ce qui lui permettrait d'économiser 10 millions par an à partir de 2020.

Donc plus de diffusion par antenne terrestre à compter du 3 juin, comme l'annonce, depuis plusieurs semaines, un bandeau déroulant sur les chaînes concernées. Mais les restrictions sont encore plus larges, puisque la SSR profite de ce changement technologique pour reprendre le contrôle total de ses programmes, à contre-pied des logiques de diffusion mondiale observées dans l'audiovisuel.

« La SSR acquiert les droits des productions tiers (blockbusters, sport, documentaires, etc.) pour le territoire suisse uniquement, explique Lauranne Peman, porte-parole de la direction générale de la SSR. Or la TNT est une technologie qui permet un débordement naturel des ondes [overspill] au-delà du territoire sur lequel nous sommes autorisés à diffuser ces productions ; il n'y a en effet aucun moyen technique de limiter la diffusion en fonction des frontières. Ce cas de figure, jusqu'alors toléré par les détenteurs des droits, n'a plus de raison d'être avec la fin de la diffusion par TNT. »

Résultat : les chaînes suisses vont également disparaître des bouquets audiovisuels des câblo-opérateurs français, comme SFR (qui proposait les chaînes SRF 1, RTS 1 et RTS 2) ou Vialis (dont les offres comprenaient les chaînes RTS 1, RTS 2, SRF 1 et RSI la 1). « Il n'existe pas de base légale permettant cette pratique, souligne au passage Lauranne Peman. La SSR est un média de service public financé à 75 % par la redevance des ménages suisses et elle acquiert en conséquence les droits de diffusion pour le marché suisse uniquement. Étendre l'acquisition de ces droits à l'étranger pour un marché plus large ne serait financièrement pas viable pour la SSR et ne répondrait pas à son mandat. »

Des droits acquis pourle seul marché suisse

Pour les mêmes raisons de droits d'auteur, les programmes de la SSR relayés par satellite seront désormais cryptés et seuls les ressortissants suisses pourront commander la carte d'accès nécessaire au décryptage (lire encadré ci-contre).

La SSR souligne que ses productions originales - dont elle détient les droits - resteront visibles par les étrangers sur internet, via le site de rattrapage www.rts.ch/play/tv. « En tant qu'entreprise de média, nous n'avons aucun intérêt à restreindre l'accès au contenu que nous produisons », ajoute Lauranne Peman.

Mais pas question de regarder le « direct » sur internet, en tout cas pas depuis une adresse IP française (lire la parade proposée ci-dessous). « Pour des raisons juridiques, cette vidéo n'est visible qu'en Suisse », est-il déjà écrit sur l'écran noir du site de la RTS, sans attendre le black-out total du 3 juin. Olivier BRÉGEARD

 

 
 

 

tv suisse - Une relation privilégiée

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 07:03:36

© Dna, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

tv suisse - Une relation privilégiée
 

 
La RTS permettait de voir gratuitement des matches de la Ligue des Champions.
Pouvoir regarder les chaînes de télévision suisses a longtemps constitué davantage qu'un signe distinctif des régions françaises frontalières : une sorte de privilège. Avant la révolution numérique, la TSR (rebaptisée TSR1 lors de la création de la TSR2 en 1997, puis RTS1 en 2012) concentrait à elle seule le meilleur des télévisions publiques et privées.

Le panthéon des productions maison comprend des émissions humoristiques comme « Carabine FM » (1986-1998) et « Le Fond de la corbeille » (1989-2003), des variétés avec « Les Oiseaux de nuit » (1973-1980), des programmes pour enfants comme « Les Babibouchettes » (1981-1999) ou pour ados dingues de rock comme « Juke-Box Heroes », les interviews de Christian Defaye, le Bernard Pivot du 7e Art, dans « Spécial cinéma » (1974-1995), les enquêtes et reportages du magazine « Temps présent », lancé en 1969 et toujours dans la grille...
«La Suisse sera encore plus isolée en Europe»

Dans les années 80-90, la TSR a également été très en avance dans la diffusion des séries anglo-saxonnes les plus pointues, à une époque où elles ne passaient que sur des chaînes payantes comme Canal + ou sur des chaînes du câble assez confidentielles (Jimmy). Les films récents passaient également avec plusieurs mois d'avance par rapport aux chaînes françaises gratuites.

Le tout en VO sous titrée, bien avant que cette option apparaisse dans le paysage audiovisuel hexagonal. Entre « Twin Peaks » et les concerts de cors des Alpes, la TSR cultivait l'art du grand écart et une certaine idée du service public, à la fois populaire et intello.

Les chaînes suisses se sont aujourd'hui banalisées avec la multiplication des offres, en particulier celles des opérateurs téléphoniques, mais on pouvait toujours y voir gratuitement les matches de la Ligue des champions ou ceux de Roger Federer, où qu'il joue dans le monde, la diffusion des séries y gardait une longueur d'avance...

Le 3 juin, l'Alsace va non seulement perdre une composante forte de son environnement culturel, mais aussi un lien privilégié avec son voisin.

« Nous allons peu à peu oublier ce qui se passe en Suisse, déplore un lecteur. Elle sera encore plus isolée en Europe. »
O.Br.

 

 
 

 

udi - « Transformer en recentrant »

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 07:23:48

© L'alsace, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

udi - « Transformer en recentrant »
 

 
Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, était vendredi à Mulhouse, au coté du sénateur et ancien maire Jean-Marie Bockel, pour défendre son programme. Photo L'Alsace/Jean-François Frey
« On peut regretter que la famille centriste soit dispersée », introduit l'ancien maire socialiste de Mulhouse Jean-Marie Bockel, aujourd'hui sénateur UDI. Mais partir seuls leur permet de « faire entendre notre projet pour l'Europe », sujet qui est « au coeur de la tradition et des valeurs centristes ». Il faut « développer une Europe qui est aujourd'hui en danger », « menacée par les forces extérieures qui veulent la détruire et qui ont des complices à l'intérieur, comme Marine Le Pen », explique Jean-Christophe Lagarde.

C'est aussi le projet présenté par Emmanuel Macron, mais « sa méthode n'est pas la bonne », lui reproche le président de l'UDI : « Il y a deux ans Emmanuel Macron était un espoir dans beaucoup de capitales européennes... Aujourd'hui, il est isolé et je regrette cette situation. »
Une Europe« plus démocratique »

En 2017, l'UDI avait soutenu Juppé à la primaire, puis Fillon, jusqu'à ce que « l'affaire Pénélope » n'accentue les désaccords internes : une partie du parti a soutenu Emmanuel Macron. Aujourd'hui crédité de 2 % dans les sondages, Jean-Christophe Lagarde compte sur les indécis... et tape aussi bien sur la campagne LR que sur celle de LaRem, dont il espère attirer les déçus.

Son projet ? D'abord, une Europe « plus démocratique. Il n'est pas normal que ce soit les chefs d'État, et non les députés européens, qui choisissent le président de la Commission. » Pour le profil du président en question, Lagarde dit d'ailleurs rêver « d'un nouveau Delors », du nom du socialiste français « qui a su lancer des projets concrets pour sortir l'UE de la panne dans les années 1980 ».

Il souhaite aussi réserver l'unanimité aux questions sur les droits des personnes - « Je ne voudrais pas que l'Union puisse imposer la GPA à tous les États », dit-il, alors que les États restent seuls souverains en la matière -, aux nouvelles adhésions d'États et à la politique étrangère.

La liste de l'UDI qu'il mène souhaite surtout « transformer profondément l'Europe en la recentrant », notamment sur la lutte contre le réchauffement climatique et la politique énergétique.

Il prône aussi d'investir massivement « dans l'intelligence artificielle, les ordinateurs quantiques, les nano et biotechnologies, sinon l'Europe va très vite devenir une colonie de la Chine et des États-Unis ». Il défend le siège du Parlement à Strasbourg, qui va être l'objet « de pressions énormes pendant le mandat à venir ».

S'il est élu, il devrait partager les bancs du groupe centriste libéral ALDE, dont l'UDI est membre, avec les élus de LaRem.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

Européennes Italie Scandale en Autriche, les souverainistes affaiblis

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 07:06:21

© Dna, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Européennes Italie
Scandale en Autriche, les souverainistes affaiblis
La démission du sulfureux vice-chancelier autrichien Heinz-Christian Strache, après une affaire de collusion avec la Russie, a terni la grand-messe des partis nationalistes à Milan et le rapprochement entre Matteo Salvini et Marine Le Pen.
 

 
Le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini avec Marine Le Pen, samedi à Milan.
Le grand rassemblement des partis souverainistes samedi à Milan devait être une démonstration de force, à une semaine des élections européennes. Mais la grand-messe des europhobes a été ternie par le scandale qui a entraîné la démission du vice-chancelier autrichien. Heinz-Christian Strache, le chef du Parti autrichien de la liberté (FPÖ), a été contraint de quitter son poste au sein de la coalition au pouvoir après avoir été mis en cause dans une tentative de collusion avec un oligarque russe.

Une vidéo tournée en caméra cachée il y a deux ans montre le leader d'extrême droite autrichien en train de discuter d'un possible soutien financier russe, en échange de l'accès à des marchés publics autrichiens.

La discussion, filmée lors d'une soirée arrosée, évoque également une prise de contrôle par l'investisseur russe du premier journal tabloïd autrichien afin d'en faire un média favorable au FPÖ.
La compétition entre Salvini et Le Pen

La démission du sulfureux vice-chancelier autrichien, piégé par un coup monté, tombe mal pour ses alliés politiques Matteo Salvini et Marine Le Pen, au moment où le ministre de l'Intérieur italien et la présidente du Rassemblement national tentent d'afficher leur unité, malgré leur compétition pour le leadership souverainiste en Europe.

Marine Le Pen a tenté de minimiser la chute du « Monsieur Propre » autrichien, qu'elle résume à « une affaire intérieure ». Le départ fracassant de Heinz-Christian Strache la fragilise pourtant, quand elle prétend s'appuyer sur l'expérience au pouvoir de ses alliés en Italie et en Autriche pour démontrer sa capacité à gouverner.

Le séisme au sein de l'extrême droite autrichienne remet aussi en lumière les relations financières et idéologiques entre le Rassemblement national et la Russie. Marine Le Pen a obtenu un prêt d'une banque russe pour financer sa campagne présidentielle de 2017 et Vladimir Poutine l'a reçue peu avant le scrutin.
Viktor Orban, absent de taille

À Milan, Matteo Salvini et Marine Le Pen ont cherché à souder l'alliance de 12 partis nationalistes et identitaires, avec l'objectif de faire du groupe Europe des nations et des libertés (ENL) la troisième force du Parlement européen. Ils n'ont pas réussi cependant à faire taire leurs divergences sur de nombreuses questions, comme la répartition des migrants ou la discipline budgétaire. Outre l'eurodéputé autrichien Harald Vilimsky, tête de liste du FPÖ aux Européennes, qui a annulé en catastrophe sa présence aux côtés des deux ténors de la droite souverainiste en Europe, une autre absence a été très remarquée à Milan : celle de Viktor Orban.

Le Premier ministre hongrois s'est rapproché de Matteo Salvini, mais cet autre sérieux prétendant pour prendre la tête des nationalistes européens refuse toute alliance avec Marine Le Pen.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Des électionsanticipées
L'affaire de tentative de collusion avec un oligarque russe a fait imploser le gouvernement autrichien. Le Premier ministre Sebastian Kurz a annoncé samedi soir des élections législatives anticipées et la fin de la coalition avec le parti d'extrême droite dirigé par Heinz-Christian Strache. Le jeune chef du gouvernement autrichien était arrivé en pouvoir fin 2017 en faisant alliance avec le FPÖ, malgré la proximité de son allié avec des néonazis dans sa jeunesse et ses liens troubles avec le président russe Vladimir Poutine. Le FPÖ avait obtenu six portefeuilles dans le gouvernement, dont trois ministères régaliens : l'Intérieur, la Défense et les Affaires étrangères. La fin de la coalition « turquoise-bleue » entre le Parti populaire autrichien (ÖVP) de Sebastian Kurz et le FPÖ pourrait remettre en selle le parti social-démocrate (SPÖ), qui a dirigé l'Autriche jusqu'en 2017 au sein d'une grande coalition à l'allemande avec les conservateurs du parti ÖVP.

 

© L'alsace, Dimanche le 19 Mai 2019 Droits de reproduction et de diffusion réservés Fonction publique : les députés votent les 35 heures effectives Les députés ont adopté dans la nuit de vendredi à samedi un amendement gouvernemental de dernière minu

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 07:07:58

© L'alsace, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Fonction publique : les députés votent les 35 heures effectives
 

 
Les députés ont adopté dans la nuit de vendredi à samedi un amendement gouvernemental de dernière minute au projet de loi de transformation de la fonction publique, stipulant que « la durée du travail effectif des agents de l'État » est celle fixée par le Code du travail.

La règle s'appliquera aussi aux agents de la fonction publique hospitalière et de la territoriale, mais pas aux enseignants, qui déjà « travaillent largement la durée légale », selon le secrétaire d'État Olivier Dussopt. Il est prévu des adaptations possibles pour tenir compte des sujétions particulières de certains agents, telles le travail de nuit, le travail le dimanche, ou les travaux pénibles et dangereux.
Fin des particularités

« Un rapport d'audit évalue à 120 000 le nombre de fonctionnaires de l'État travaillant moins de 1 607 heures dans l'année sans qu'il y ait de raison objective », avait relevé lundi Olivier Dussopt, qui disait ne pas « doute (r) de notre capacité à mettre fin à ces "particularités" sur le temps de travail à la fin 2020, par souci d'équité ».

Le projet de loi prévoyait déjà d'harmoniser la durée du travail dans la territoriale, en supprimant d'ici à 2022 les régimes dérogatoires à la durée légale du travail (1 607 heures) antérieurs à la loi de 2001. La mesure a été critiquée par la gauche comme une atteinte au principe de libre administration des collectivités et comme un coup de « communication sur le dos des fonctionnaires », selon Stéphane Peu (PCF).

Les Républicains, par la voix d'Olivier Marleix (LR), ont pointé un gouvernement « jouant les redresseurs de torts » et faisant « de l'esbroufe », tout en appelant l'État à avoir le « courage » de se pencher sur ses propres pratiques. Olivier Dussopt a fait valoir que par son amendement, l'État s'imposait la même obligation. Et un rapport sera remis au Parlement d'ici un an, « pour montrer ce que le gouvernement aura mis en place ».

 

 
 

 

Sécurité routière Fédération des motards en colère Un rassemblementavant le cortège

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:57:02

© Dna, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Sécurité routière Fédération des motards en colère
Un rassemblementavant le cortège
Cent vingt motards se sont retrouvés à Colmar, vendredi, sous l'égide de ceux qui sont en colère. Ils seront encore plus nombreux la semaine prochaine.
 

 
Non au port du gilet jaune mais oui aux casques qui décoiffent.
L'invitation de la Fédération des motards en colère a été honorée vendredi soir par plus de 120 motards. La FFMC avait donné rendez-vous au Champ-de-Mars à Colmar pour porter la bonne parole de la sécurité par la voix de son coordinateur haut-rhinois Christophe Ritz qui a parlé notamment reprise de guidon.

Ils sont venus de Ribeauvillé, Habsheim, Mulhouse, Rixheim mais aussi de Sélestat pour partager un moment de convivialité à deux-roues. La FFMC entend renouveler l'opération tous les mois. Les motards se retrouveront ainsi en juin à Altkirch, en juillet et septembre à Colmar, à Mulhouse en août.
Un cortège revendicatif,la semaine prochaine

Samedi prochain, deux cortèges de motards devraient converger vers Colmar depuis le Sud, par la RD 83 de Burnhaupt et par l'autoroute A 36 pour un rassemblement devant la préfecture.

La FFMC a des choses à dire. Elle dit par exemple non au port obligatoire du gilet jaune pour les motards mais oui au retour des 90 km/h et à la baisse des taxes sur les carburants.

Les représentants de la FFMC s'expriment déjà dans les commissions départementales : « Nous nous félicitons de l'excellente collaboration avec le conseil départemental », annonce Christophe Ritz. Il y est notamment question d'infrastructures, de route des Crêtes, de gravillonnage...
Ph.M.

 

 
 

 

Les motards se rassemblent à Colmar

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:53:55

© L'alsace, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Les motards se rassemblent à Colmar
 

 
Non au portdu gilet jaune,mais oui auxcasques quidécoiffent !

Photo DNA/ Philippe Marchegay

L'invitation de la Fédération des motards en colère a été honorée vendredi soir par plus de 120 motards. La FFMC avait donné rendez-vous au Champ-de-Mars à Colmar pour porter la bonne parole de la sécurité par la voix de son coordinateur haut-rhinois Christophe Ritz qui a parlé notamment reprise de guidon. Ils sont venus de Ribeauvillé, Habsheim, Mulhouse, Rixheim mais aussi de Sélestat pour partager un moment de convivialité à deux-roues. La FFMC entend renouveler l'opération tous les mois. Les motards se retrouveront ainsi en juin à Altkirch, en juillet et septembre à Colmar, à Mulhouse en août.

Samedi prochain, deux cortèges de motards devraient converger vers Colmar depuis le sud, par la RD83 depuis Burnhaupt et par l'autoroute A36 pour un rassemblement devant la préfecture. La FFMC a des choses à dire. Elle dit par exemple non au port obligatoire du gilet jaune pour les motards, mais oui au retour des 90 km/h et à la baisse des taxes sur les carburants. Les représentants de la FFMC s'expriment déjà dans les commissions départementales : « Nous nous félicitons de l'excellente collaboration avec le conseil départemental », annonce Christophe Ritz. Il y est notamment question d'infrastructures, de route des Crêtes, de gravillonnage... Ph. M.

 

 
 

 

Un dôme numérique pour mieux comprendre l'histoire de l'Alsace

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 07:17:49

© L'alsace, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Un dôme numérique pour mieux comprendre l'histoire de l'Alsace
 

 
Le dôme numérique est remarquable tant sur le plan technologique que sur le plan artistique.  Photo L'Alsace
Le grand dôme blanc installé pour une semaine au fond de la cour du collège de Bourtzwiller, à Mulhouse, ne passe pas inaperçu. Ce défi technologique et artistique a été réalisé avec les Dominicains de Haute-Alsace à partir d'images issues des archives départementales.

En poussant la porte de cette installation baptisée Le Dovni, un espace sphérique de huit mètres de diamètre muni de huit vidéoprojecteurs, les élèves vont vivre une « expérience immersive et émotionnelle », qui leur permettra de mieux comprendre la situation des Alsaciens au sortir de la guerre 1914-1918 et d'en appréhender la complexité. Ce matin-là, une classe de 4e est concernée. « À tour de rôle, une moitié approfondira la visite de l'exposition avec Lucas qui m'accompagne, tandis que l'autre se rendra dans le dôme », annonce Laurence Brasseur, archiviste, aux jeunes rassemblés autour des douze panneaux dans le hall du collège.

Dans le bâtiment un peu surréaliste, les élèves ont le plaisir de s'installer à demi couchés dans des fauteuils. Les images qui vont les englober, belles et marquantes, leur parleront efficacement de la sortie de la guerre, des flux de population, de la nouvelle appartenance, des difficultés administratives, de l'identité, des problèmes de rationnement, de la reconstruction, de la question linguistique, du concordat...

Si certains ont déjà eu l'occasion de visiter un dôme numérique (mais beaucoup plus grand, à Europa-Park), ils n'en sont pas moins séduits par celui-ci, impressionnés surtout par ce qu'ils viennent de voir. Au passage, les élèves ont repéré des documents qu'ils avaient déjà rencontrés dans l'exposition : cartes postales, cartes d'identité, films, photos...

Après cette semaine au collège de Bourtzwiller, où il était accessible à d'autres établissements de la ville qui l'auraient souhaité (comme c'est le cas dans chacun des lieux où il s'arrête), le dôme numérique va poursuivre au collège d'Altkirch sa tournée, entamée à Sainte-Marie-aux-Mines, puis l'achever au collège Forlen à Saint-Louis.

À noter que cette exposition itinérante peut être mise à disposition de l'ensemble des acteurs de la politique culturelle et sociale du territoire.
Catherine LUDWIG EN SAVOIR PLUS Sur le site http://1918-1925-lesalsaciens.fr

 

 
 

 

Conseil départemental Exposition sur la Maison d'accueil de jour Pain d'Epices 11 ans d'accompagnement à la parentalité

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:47:24

© Dna, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Conseil départemental  Exposition sur la Maison d'accueil de jour Pain d'Epices
11 ans d'accompagnement à la parentalité
Les anniversaires sont des occasions de réunir famille et amis, de se réjouir, de se souvenir... C'est ce qui s'est passé cette semaine au conseil départemental pour le 11e anniversaire de la Maison d'Accueil de Jour Pain d'Epices.
 

 
Lors des dix ans de la crèche.
Guy Zolger, président de Résonance (la structure qui réunit désormais l'association Caroline-Binder de Colmar et la Fondation St-Jean de Mulhouse) et Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin mais qui lors de la création de Pain d'épices était vice-présidente en charge du Pôle solidarité, n'étaient pas peu fiers de fêter les 11 ans de cette structure qui accueille à titre préventif une trentaine d'enfants qui ont entre 3 mois et 5 ans, dont les parents rencontrent des difficultés mais sont volontaires pour être accompagnés.

En effet « Pain d'épices » est le fruit d'une réflexion commune à l'association Caroline-Binder et aux élus et services départementaux en charge de la Solidarité.

D'ailleurs ce qui était à l'époque considéré comme une innovation (maintenir les enfants au domicile familial tout en leur apportant un fort soutien éducatif) est maintenant vu comme une nécessité dans le cadre du Plan national de lutte contre la pauvreté.

Les objectifs de l'équipe pluridisciplinaire qui anime Pain d'épices et que dirige Christelle Lassiat sont de favoriser l'épanouissement et l'éveil des enfants ainsi que les premiers apprentissages en y impliquant le plus possible leurs parents au travers d'ateliers parents-enfants, des cafés des parents... Pour cela les professionnels travaillent en partenariat avec l'Education nationale, le Centre socio-culturel Europe et peuvent s'appuyer sur les bénévoles de l'association des amis de Caroline et de Gustave qui forment une précieuse passerelle avec le milieu ordinaire, association que préside Martine Burdloff.

Brigitte Klinkert a rappelé que le Département consacre 80 millions EUR par an à la protection de l'enfance soit 10 % du budget départemental et qu'en 2019, 15 postes ont été créés pour cette mission.

Pour sa part Guy Zolger a remercié pour leur soutien les paroisses protestantes de Colmar et de Mulhouse.

Les cadeaux offerts pour cet anniversaire sont le recueil Il était une fois la Maison d'accueil pain d'épices. Ce document en vente au prix de 10 EUR fait l'historique de ce projet. Il contient aussi de poignants témoignages de parents et de professionnels qui disent le bout de route fait ensemble dans un lieu où l'on s'écoute, on se questionne, on s'explique, on s'épaule, on fait l'artiste, on joue, on pleure, on cuisine, on ose croire que l'avenir sera meilleur que le présent... on vit quoi.

Autres cadeaux : un livret de recettes, une belle fresque réalisée par des parents, par des enfants et des panneaux d'exposition.
Le tout est visible dans le hall du conseil départemental 100, avenue d'Alsace à Colmar jusqu'au 23 mai de 8 h à 12 h et de 14 h à 18 h. M.P.

Le tout est visible dans le hall du conseil départemental 100, avenue d'Alsace à Colmar jusqu'au 23 mai de 8 h à 12 h et de 14 h à 18 h.

 
 

 

Football Exposition au Conseil Général du Haut-Rhin jusqu'au 6 juin La naissance du foot alsacien

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:55:09

© Dna, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Football Exposition au Conseil Général du Haut-Rhin jusqu'au 6 juin
La naissance du foot alsacien
Depuis le 13 mai et jusqu'au 6 juin, le Conseil Général du Haut-Rhin, à Colmar, accueille une exposition sur la naissance du football en Alsace.
 

 
Pour Quentin Joerger, l'expérience a été d'une grande richesse.
Grand passionné d'histoire et de football, Quentin Joerger s'est plongé dans le vaste sujet de la naissance du football en Alsace en octobre 2017, l'objectif étant de préparer l'exposition pour l'assemblée générale de la Fédération Française de Football de juin 2018. À la demande de la "Fédé", l'expo trouvait ensuite sa place au Stade de France dans le cadre du match France-Allemagne en octobre dernier.

« Notre présence était symbolique, on était un peu en dehors des salons officiels, mais on peut dire qu'on y était », relève Quentin Joerger.
Des racines en Alsace dès 1893

Après ce détour parisien, l'exposition s'installe au Mémorial Alsace Moselle pour une durée de deux mois et demi, en fin d'année 2018. « Le succès reste mitigé, elle a surtout profité aux visiteurs qui venaient au Mémorial. On n'a pas réussi à toucher un public qui venait spécialement pour cela, peut-être n'a-t-on pas assez appuyé sur la communication. »

Cependant, quelques groupes s'étaient déplacés à Schirmeck. Parmi les visiteurs les plus intéressés, des anciens footballeurs, des dirigeants, curieux de savoir quelle place prenait alors le football dans ce processus d'intégration alsacienne à la France, comment il allait se structurer durant cette période de la Première Guerre mondiale.

« Dans les premières années, le football alsacien fait face à de nombreuses difficultés. Bien qu'étant essentiellement matérielles, la première d'entre elles découle du conflit mondial et de ses nombreuses victimes. En effet, la guerre a décimé toute une catégorie d'âge. Difficile, dans ces conditions, de remonter des équipes et de trouver des dirigeants », narre Quentin Joerger.

Née des ruines de la "Süddeutscher Fussball Verband", la Ligue d'Alsace a vu jour le 1er novembre 1919. « C'est là, une grande date dans les annales de notre sport. Elle consacre définitivement notre libération du Deutscher Fussball Verein », titrait L'Alsace Sportive le 6 août 1919. Mais si le football a été popularisé pendant la "Grande Guerre", il a pris son essor en Alsace, avec la création du premier Comité du football alsacien, le 25 janvier 1919.

L'exposition retrace ainsi le début de l'histoire de cette institution, mais un coup d'oeil dans le rétroviseur, rappelle que le football a pris racine en Alsace en 1893, grâce à des étudiants de l'école de chimie de Mulhouse qui ont fondé le FC Mulhouse.

Pour Quentin Joerger, l'expérience aura en tout cas été d'une grande richesse. Elle lui a permis de se plonger dans les archives de ce sport si populaire en Alsace (et ailleurs) avant de les partager avec le grand public. Son travail n'aura pas été vain puisqu'il servira aussi de support dans le cadre du 100e anniversaire de la LAFA (devenu District) avec, comme point d'orgue, l'assemblée générale qui se tiendra en novembre à Sélestat.

En attendant, elle a trouvé sa place au Conseil Départemental du Haut-Rhin (100, avenue d'Alsace à Colmar) depuis le 13 mai et jusqu'au 6 juin. L'occasion pour le grand public de se replonger dans les débuts de l'histoire de la LAFA, mais qui tente à prouver que le football existait déjà bien avant.
Jean-Marie HOLTZ

 

 
 

 

Jeunesse «Mercredi sportif» à Saint-Louis... Avec l'US Altkirch

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:56:04

© Dna, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Jeunesse «Mercredi sportif» à Saint-Louis...
Avec l'US Altkirch
Il y avait moins d'enfants que l'année précédente pour les Mercredis sportifs du handball à Saint-Louis. Mais la bonne ambiance apportée par les filles de l'équipe Une de l'US Handball Altkirch a compensé ce manque.
 

 
Travail de la coordination des mouvements pour les jeunes handballeurs, sous l'oeil avisé des filles de l'AS Altkirch.
Pour la deuxième année, le CS Saint-Louis Handball (CSSL) organisait les mercredis sportifs, version handball, au gymnase municipal à Saint-Louis. Petite déception, la faible participation. « Il y a environ 25 jeunes des catégories U9, U11 et U13. La moitié par rapport à l'an passé », souligne Laurent Juge, président du CSSL. Et toutes ces jeunes filles et garçons sont licenciés dans le club ludovicien, en entente avec Village-Neuf. Ce qui signifie que l'événement Mercredis sportifs, initié par le conseil départemental du Haut-Rhin, a du mal à intéresser les enfants non familiarisés avec le handball. Pourtant, l'an passé, ils étaient quelques-uns non licenciés à s'être essayés à ce sport, cette séance étant ouverte à tous. Il suffit de s'inscrire sur le site internet du conseil départemental du Haut-Rhin, le moment venu.
« C'est impressionnant de la voir en vrai »

Mais les enfants présents n'ont pas caché leur plaisir de participer à cet après-midi handballistique. Les plus jeunes ne demandant qu'à jouer, les plus grands raffolant des ateliers. Des ateliers organisés par huit filles de l'équipe Une de l'AS Altkirch handball - qui évolue en N1 -, dont la championne du monde Sophie Herbrecht. « C'est trop bien ! On apprend plein de choses, à mieux jouer, à améliorer notre dribble », annoncent Lilia, Alisa et Malen, toutes trois âgées de 10 ans et licenciées au CSSL. Et se trouver face à une championne du monde, « c'est impressionnant et un peu bizarre de la voir en vrai ! ». Dribbles, coordination des mouvements, tirs au but, matches... Sans oublier les précieux conseils qui vont avec, de quoi ravir la jeunesse. Un véritable entraînement particulier avec des joueuses de haut-niveau, où toutes les catégories évoluent ensemble, filles et garçons.
« Le transfert d'expériencevers la jeunesse »

« Les clubs qui participent à ces mercredis du hand sont volontaires. Et ce sont les clubs évoluant au plus haut niveau, comme Altkirch ou Kingersheim, qui se partagent les rendez-vous, qui ont la responsabilité de faire venir leurs joueuses ou joueurs des équipes Une », expliquent Frédéric Bois, chargé de développement au conseil départemental, et Bruno Tschann, représentant le conseil.

Un rendez-vous qui permet aux joueuses d'Altkirch « de ne pas trop s'éloigner de la réalité du terrain, de se rappeler d'où elles viennent. Mais le plus important reste le transfert d'expérience vers la jeunesse », souligne Bruno Tschann. Et « ça peut aussi donner aux filles des idées de reconversion en tant qu'entraîneur. » Des filles méritantes car quasiment toutes ont dû prendre congé pour être présentes mercredi, à Saint-Louis.

Robert Pallaro, entraîneur de l'équipe Une de l'AS Altkirch, souhaiterait voir plus d'après-midi de ce style. Car le handball attire les foules, surtout après « les deux titres de champions du monde décrochés par les féminines et les masculins, du jamais vu. Et chez nous, à Altkirch, les soirs de matches, la salle est remplie. Il faut dire qu'Altkirch est une terre de handball », conclut l'entraîneur.
Nadine MULLER

 

 
 

 

...et à Sierentz Joueurs en herbe

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:56:33

© Dna, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

...et à Sierentz
Joueurs en herbe
Les Mercredis sportifs sont déclinés à travers plusieurs activités, notamment le football avec la présence des joueurs du FC Saint-Louis/Neuweg.
 

 
Près de 50 jeunes ont participé au Mercredi du foot.
Mercredi après-midi, une cinquantaine de jeunes footballeurs étaient présents sur la pelouse synthétique du FC Sierentz dans le cadre des Mercredis sportifs. Cette manifestation, organisée par le conseil départemental du Haut-Rhin, est destinée aux jeunes afin de promouvoir la pratique des sports collectifs.
Plusieurs ateliers

Les participants qui évoluent en catégorie U9 et U 11 étaient encadrés par 13 footballeurs du FC Saint-Louis/Neuweg venus pour leur donner des conseils avisés. Plusieurs ateliers étaient au programme, mis en place par Thomas Martinet, préparateur physique du club ludovicien : technique, coordination, mobilité et jonglage.

Après ces exercices, les jeunes impatients de mettre en application les conseils, ont disputé un match de 45 minutes.
« Je suis content d'être avec les joueurs de Saint-Louis »

Tous ces jeunes footballeurs étaient ravis de côtoyer ces sportifs de haut niveau, à l'image d'Axel Bohrer qui évolue au sein des U9 du FC Sierentz : « Je suis content d'être avec les joueurs de Saint-Louis car ils vont me montrer les gestes techniques pour marquer beaucoup de buts lors des matchs. » Bernadette Groff, vice-présidente du conseil départemental, a remis des ballons au FC Sierentz, représenté par Marc Larger, président des jeunes. Après l'animation sportive, Philippe Steiner, président du FC Saint-Louis/Neuweg, a remercié ses joueurs en leur exprimant sa satisfaction pour le bon déroulement de la manifestation.
Chr.M.

 

 
 

 

COnseil départemental Hommage à Agnès Varda

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:58:27

© Dna, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

COnseil départemental
Hommage à Agnès Varda
 

 
Avec sa nouvelle action « La Médiathèque départementale fait son cinéma », la Médiathèque départementale du Haut-Rhin met à l'honneur le travail de la réalisatrice Agnès Varda.

À l'instar du Festival de Cannes, la Médiathèque départementale, qui dispose d'une collection de 12 000 DVD, a souhaité rendre hommage à Agnès Varda à travers le premier cycle de « La Médiathèque départementale fait son cinéma ». L'occasion pour la structure de valoriser son offre et en particulier celle correspondant au cinéma documentaire.

Dans ce cadre, elle organise une projection publique du documentaire Visages Villages, le dernier film tourné par cette réalisatrice aux multiples récompenses, en collaboration avec le célèbre photographe JR, le 24 mai à 17h30, à l'Hôtel du Département (100 avenue d'Alsace à Colmar).

« Agnès Varda et JR ont des points communs : passion et questionnement sur les images en général et plus précisément sur les lieux et les dispositifs pour les montrer, les partager, les exposer. Agnès a choisi le cinéma, JR la photographie. Quand ils se rencontrent en 2015, ils ont aussitôt envie de travailler ensemble, tourner un film en France, loin des villes, en voyage avec le camion photographique et « magique » de JR.

Hasard des rencontres ou projet préparé, ils sont allés vers les autres, les ont écoutés, photographiés et parfois affichés. Le film raconte aussi l'histoire de leur amitié qui a grandi au cours du tournage, entre surprises et taquineries, en se riant des différences ».

Les agents du Département pourront, quant à eux, voir ou revoir la série de documentaires Agnès de-ci de-là Varda, diffusée à leur intention durant la pause déjeuner, du 20 au 23 mai à l'Hôtel du Département.

De nouveaux rendez-vous seront proposés dès l'automne.

Renseignements et inscriptions pour la projection publique

? 03 89 22 90 10

www.mediatheque68.fr

 

 
 

 

[Cliquer et glisser pour déplacer] Wintzenheim SIVOM Les travaux du COSEC avancent à grands pas

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:47:58

© Dna, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Wintzenheim  SIVOM
Les travaux du COSEC avancent à grands pas
 

 
L'impressionnant chantier du COSEC.
Les travaux de restructuration et d'extension du COSEC de Wintzenheim entrepris par le SIVOM vont bon train.

Ils respectent quasiment le planning.

Une cérémonie de pose de première pierre présidée par Lucette Spinhirny, présidente du SIVOM et Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, aura lieu le samedi 8 juin.

Les travaux de gros oeuvre avancent à grand pas et ces jours-ci a été coulée la chape béton de la nouvelle salle. D'ici quelques jours commenceront les travaux de pose de la charpente et de la toiture.

La nouvelle salle qui sera équipée d'un mur d'escalade scolaire, devrait être opérationnelle en avril 2020, et la restructuration complète du complexe terminée pour la rentrée scolaire de septembre 2020.

Pour mémoire, les travaux entrepris concernent les restructurations mises en accessibilité et réfection partielle du COSEC existant et la construction d'une nouvelle salle multisport de 400 m² avec vestiaires.

 

 
 

 

Enseignement Lycée Bartholdi L'option « japonais » menacée

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:50:00

© Dna, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Enseignement Lycée Bartholdi
L'option « japonais » menacée
Héritière de la présence japonaise dans le secteur de Colmar, la section de langue japonaise est sur la sellette pour la rentrée prochaine au lycée Bartholdi. Ses élèves et son réseau étendu d'anciens élèves se mobilisent auprès du rectorat et du public.

 
 

 
Florian, Iona, Linh, Arthur et Antoine (de gauche à droite) se mobilisent pour sauver l'option japonais au lycée Bartholdi à la rentrée prochaine.
La nouvelle est tombée lors des dernières portes ouvertes au lycée Bartholdi. « On nous a informés que la section japonais risquait de disparaître à la rentrée prochaine », lâche Florian Nicolas, élève de 1re et membre de la « famille » japonaise au lycée Bartholdi (76 élèves au total). Comme ses camarades, il s'est mobilisé immédiatement : « J'ai écrit à la rectrice pour lui demander de sauver l'option ».

Car Florian, comme Arthur, Antoine, Iona et les autres n'imaginent pas le lycée sans cette option. « À Strasbourg, ils ont ouvert une section japonais au lycée Jean-Monnet il y a deux ans et elle n'est pas menacée. Nous, ça fait 30 ans qu'elle existe à Colmar et on risque de nous la fermer », s'étrangle Iona Guth, élève de Terminale.
« Madame Endo nous fait cours comme au Japon »

Iona n'est théoriquement pas concernée par la fermeture de la section au lycée, puisqu'elle passe son bac cette année. Cela ne l'empêche pas de se mobiliser, tout comme la flopée d'anciens élèves qui ont déjà signé la pétition mise en ligne sur change.org (560 signatures à ce jour) et qui ont pour certains adressé un courrier à la rectrice afin de défendre cette option qui a « changé leur vie ».

« Ici à Colmar, la professeure, Mme Endo est japonaise. Elle nous fait cours comme au Japon, nous pousse à monter des projets comme le font les élèves au Japon. C'est plus que des cours de langue, c'est un véritable échange culturel » argumente Antoine Mancho, élève de 1re et japonisant heureux. En cas de fermeture de l'option, Antoine sera contraint d'arrêter : « Je n'aurai pas le choix. Je fais déjà une heure de bus par jour pour venir de Labaroche à Colmar, je ne pourrai pas aller à Strasbourg ».
Il manque six heures.

En l'état actuel des choses, Antoine n'aura pourtant pas à arrêter le japonais. « Pour l'instant, nous n'avons pas les moyens d'ouvrir cette option en Seconde et Première, mais le maintien du groupe de Terminale est acté », explique le proviseur du lycée Eric Mariet, qui « attend toujours les moyens supplémentaires demandés au rectorat » pour maintenir le japonais en 2nd et 1re : il manque six heures.

Dans le cadre de la réforme du lycée, les élèves ne peuvent en effet plus cumuler autant d'options qu'auparavant. Ils ne pourront prendre qu'une ou deux options, sauf en ce qui concerne le latin, qui reste cumulable avec deux options afin d'éviter que l'enseignement de cette langue morte, déjà en perte de vitesse, ne disparaisse. Les moyens horaires ont été fléchés en fonction de ce nouveau cadre et le japonais n'est pas le seul à pâtir de la réforme. L'espagnol en langue vivante 3 est également sur la sellette à la rentrée prochaine.

Mais le Japon et Colmar ont une histoire particulière. Issue de la présence japonaise à Colmar, la section japonais a même eu les honneurs d'une question au gouvernement posée par Eric Straumann à l'Assemblée cette semaine (notre édition d'hier).

Cela illustre l'attachement de la Ville et de ses habitants à cette option, une des dernières traces de la présence japonaise à Colmar. Marie Endo, professeure à Bartholdi depuis 13 ans, en est elle-même l'héritière. Ancienne professeure au lycée Seijo, fermé en 2006, elle donne aussi des cours aux enfants et aux épouses de cadres japonais encore présents à Colmar.
Marie-Lise PERRIN

 

 
 

 

 

Des photos pour ne pas détourner le regard

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:44:04

© L'alsace, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Des photos pour ne pas détourner le regard

 
 

 
L'exposition « propose de rester vigilants dans le combat pour la dignité humaine ». DR
L'association Tourni Gay présente une exposition de photographies, Mulhouse Tchétchénie - À qui le tour ?, jusqu'au 23 mai à la brasserie Gambrinus à Mulhouse.

Les 22 photographies réalisées par Arnaud Martin, dans le cadre d'un projet mené en collaboration avec Cédric Schorr et Karim Ben Salem, illustrent les discriminations homophobes. « L'exposition veut créer un pont entre les exactions subies par les communautés LGBTQI à l'étranger et les métastases de l'intolérance qui ne cessent de se développer en France et partout dans le monde. Ainsi, placés dans un environnement familier, 52 Mulhousiens développent l'idée que, face à cette violence sociale, il ne faut pas oublier les leçons de l'histoire, ne pas détourner le regard de la Tchétchénie ou des pays qui condamnent l'homosexualité, en se disant : c'est loin de chez nous. Le message invite à se questionner sur notre acceptation de la différence et sur ce que nous pouvons mettre en oeuvre pour que l'indifférence ne conditionne pas nos réactions. Elle nous propose de rester vigilants dans ce combat pour la dignité humaine », affirme Arnaud Martin.

Lors de l'inauguration de l'exposition, Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, a soutenu par sa présence l'action de Tourni Gay et a souligné la qualité du travail effectué par les bénévoles. Présentes aussi, les élues mulhousiennes Fatima Jenn, Marie Corneille, Anne-Catherine Goetz et Emmanuelle Suarez, qui témoignent elles aussi de la nécessité de lutter encore et toujours contre toutes les discriminations.
Y ALLER Jusqu'au 23 mai à la brasserie Gambrinus, 5, rue des Franciscains à Mulhouse.

 

 
 

 

Émotion et fierté pour la tour restaurée

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:54:22

© L'alsace, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Émotion et fierté pour la tour restaurée
 

 
Mission accomplie, la tour des Fripons a été inaugurée hier par le maire et son conseil en tenue d'époque. Photo L'Alsace /Bruno Meyer
Entouré de son conseil en costume d'époque, le maire d'Ammerschwihr Patrick Reinstettel a salué toutes les personnalités présentes, dont le député Jacques Cattin, Pierre Bihl et Émilie Helderlé, conseillers départementaux, Pierre Wick de la Fondation du patrimoine, maires et élus des communes environnantes, ainsi que tous les artisans de cette belle réalisation, sous la houlette de l'architecte Denis Valette. Il a dit toute sa satisfaction de voir terminé cet imposant chantier de la tour emblématique d'Ammerschwihr, reprise sur bon nombre d'étiquettes de vin ou sur d'innombrables photographies. Grâce à ces dernières, les deux cadrans solaires d'avant-guerre ont ainsi pu être reconstitués avec l'aide de passionnés bénévoles comme Jean Balthazard qui encore aujourd'hui donneront toutes les explications nécessaires au pied de la tour.
Souscription publique

Pierre Wick, de la Fondation du patrimoine, s'est aussi félicité d'une telle réalisation et d'un beau partenariat qui se poursuit désormais avec la restauration de la tour des Bourgeois de 1535, une autre tour plus discrète celle-là, mais tout aussi charmante et intéressante. Une souscription publique est d'ailleurs en cours. Pierre Bihl, représentant la présidente du conseil général du Haut-Rhin, a félicité tous les acteurs de cette belle réalisation. Il a rappelé l'aide de 41 200 EUR accordée à ce projet par le Département : « le patrimoine contribue à l'attractivité de notre territoire [...] tous ces monuments façonnent notre cadre de vie et fondent notre identité culturelle » a-t-il souligné. Il a mentionné le fonds de solidarité territoriale doublé en 2018 pour apporter une aide à des projets d'équipement des communes et d'autre part une aide de 12 M d'EUR sur 3 ans pour accompagner les investissements de proximité tout comme un plan départemental en faveur de la préservation du patrimoine alsacien. Le député Jacques Cattin a également félicité tous les acteurs de cette restauration avant de couper le ruban inaugural.
Jeu concours et exposition photo

On pourra encore aujourd'hui visiter librement la tour des Fripons de 14 h à 18 h. De très belles sculptures sur le thème de la Renaissance agrémentent la visite, jusqu'au sommet où une magnifique reproduction de la tour réalisée par Martine Warth, greffier de la ville, est soumise à un jeu concours : deviner le poids de la tour (la maquette, pas la réelle !) avec la promesse de décrocher quelques bonnes bouteilles de vins d'Ammerschwihr. Une exposition de photos, sous les tilleuls de la place, retrace les principales étapes du chantier et les cadrans solaires seront présentés par les bénévoles passionnés.
Bruno MEYER

 

 
 

 

mulhouse musées - Voyage avec les extraterrestres

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 07:16:23

© L'alsace, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

mulhouse musées - Voyage avec les extraterrestres
 

 
La Nuit des mystères a connu une belle affluence dès le début d'après-midi. Pour y participer, il faut être concentré, certes, mais aussi afficher un esprit festif. Photos L'Alsace/Darek Szuster
Le centre-ville de Mulhouse a connu ce samedi 18 mai une concentration importante... d'extraterrestres. Et pour cause, la Nuit des mystères, qui a débuté à 14 h pour se terminer à minuit, avait choisi ce thème.

Devant le Musée des beaux-arts à 14 h, la file est longue et fait le tour du bâtiment. Cinq minutes plus tard, déjà, les premiers participants sortent en courant. Une fusée doit les attendre pour la suite des épreuves. Jules et Parany, 20 ans, patientent à l'entrée. Ils sont motivés par l'esprit de compétition et par le premier prix, un voyage dans l'Ouest des États-Unis. Ces jeunes gens ont préparé leur voyage mulhousien en achetant en amont le passeport pour y participer et en calculant les itinéraires les plus courts possibles d'un musée à l'autre. Lucile attend ses amis dans la longue file : « C'est ma première participation. Ils m'ont tous motivée pour que je sois avec eux. Ouf, je les vois. » Romane, Rose, Axelle et Antoine sont présents pour la première fois : « Désolés, nous n'avons pas le temps de parler. Il faut filer rue du Marteau à Mulhouse pour chercher un glyphe (un indice). »
Pas un regardpour Marianne

Le portable reste indissociable de cette épreuve, tout comme le sac à dos, le stylo... et l'esprit logique. À l'intérieur du musée, des combinaisons blanches de la Nasa côtoient des perruques improbables et des tenues étranges. Les participants ne voient pas les peintures exposées, mais lisent avec attention leurs cartouches. Même Vénus et Cupidon n'ont pas droit à un regard. Arnaud est un habitué des escapes games et découvre ce musée pour la première fois. Aynur, surveillante du musée, souligne : « Certains jeunes entrent dans notre musée lors de cette manifestation. C'est une bonne chose. »

Pour Théophile, 8 ans, venu avec ses parents et sa petite soeur, Diane, 13 mois, c'est l'occasion de découvrir ce lieu. « Je vais aussi aller à la Cité du train. Je me réjouis. »

Installé au premier étage, Joël Delaine, conservateur du Musée historique et de celui des beaux-arts de Mulhouse, connaît son public : « Les plus motivés arrivent dès le tout début d'après-midi, puis c'est le tour d'un public familial. Tandis que le soir, ce sont les personnes qui viennent se faire plaisir et s'amuser. »

Arrivent des participants déguisés : costumes et cravates noirs version Men in black, mais aussi des grunges, des gothiques ou encore des tenues tout en argent, comme cette robe en pare-soleil. Certains sont affublés d'un 3e oeil, d'autres, d'ampoules sur la tête ou de gants vert pistache en caoutchouc.

Un peu plus loin au Musée historique, une garde rapprochée surveille discrètement le buste et les seins bien ronds de la Marianne. Ils n'ont pas fait un carton : le passeport en main, les participants ne l'ont pas vue. Valérie est venue avec sa peluche E.T. dans une cagette. « Vous savez, c'est la mascotte des BMX. Depuis une semaine, nous travaillons avec les enfants pour les costumes », explique, à côté d'elle, cet étrange astronaute venu avec ses petits extraterrestres, Kaïs, 8 ans, et Inaya, 7 ans.
En Espace

Puis direction les bains romains à la piscine Pierre-et-Marie-Curie de Mulhouse. Une partie du bâtiment normalement inaccessible au grand public est aménagée en Hôtel de la galaxie, équipé de quatre chambres. Il est demandé aux candidats de faire une valise pour un voyage intersidéral, sous le regard d'une réplique de... Mona Lisa. Cinq objets sont à découvrir pour réussir cette épreuve. « Non, non, monsieur, là, la brosse à dents et les palmes, ça ne va pas », explique l'une des aliens, chargée d'ouvrir la porte d'une chambre. Des couples la visitent avec envie, les amis rient de se trouver dans ce décor insolite.

En bas de l'escalier, trois générations d'une même famille participent à ce jeu de piste. Elles utilisent un véhicule Renault Espace, « de 1987, il faut le savoir. Nous nous lançons dans cette aventure depuis le début. C'est l'occasion de découvrir des endroits méconnus et insolites. On rit ensemble et, en plus, ça fait monter l'adrénaline. L'an dernier, on était dans le carré final. Cette année, on compte bien décrocher le premier prix. On a déjà l'Espace », indique Marc avec conviction.
Sabine HARTMANN PLUS WEB Voir notre vidéo et notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

 

« Message de paix » depuis la passerelle de Huningue

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 07:20:06

© L'alsace, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

« Message de paix » depuis la passerelle de Huningue
 

 
De gauche à droite, Dominique Fuchs, Jean-Mathieu Thallinger, Gerd Möller et Bärbel Schaefer. Photo L'Alsace/Nadine Muller
Quatre membres de Kirk, le groupe de travail transfrontalier des églises catholiques et protestantes des trois pays, Allemagne, France et Suisse, se sont réunis, ce samedi en fin de matinée, pour porter « un message de paix et de confiance » du haut de la passerelle de Huningue, en vue des élections européennes. Une passerelle symbole « du lien entre la France et l'Allemagne ».
Contre « le populisme »

Dominique Fuchs, animatrice de la zone pastorale mulhousienne, Gerd Möller, doyen du décanat catholique de Wiesental, Jean-Mathieu Thallinger, pasteur à Mulhouse, et Bärbel Schaefer, doyenne et pasteur allemande, à la tête du Kirk, ont affirmé d'une seule et même voix que « l'Église et l'Union européenne portent les mêmes valeurs : paix, justice sociale, confiance et abolition des frontières. L'oecuménisme avance aussi dans ce sens. Les défis politique et religieux sont les mêmes, nous pouvons les relever ensemble. La liberté religieuse permise au sein de l'Union européenne nous permet d'avancer. Ce n'est pas le populisme qui nous aidera à construire l'Europe de demain, ni un repli confessionnel... »

Leur souhait principal étant, « tout comme celui de l'Europe, de placer l'homme au centre des projets. Nous ne pouvons avancer que si l'on construit ensemble et que nous nous ouvrons aux autres. » Un message que les quatre représentants de Kirk ont adressé aux Français, Suisses et Allemands ce samedi via les représentants des médias invités à Huningue, mais qui n'a pas encore été transmis aux paroissiens des paroisses respectives des membres de Kirk.
Nadine MULLER

 

 
 

 

école Saint-Exupéry De l'oeuf à la poule Une belle leçon de viepour les enfants

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:57:30

© Dna, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

école Saint-Exupéry De l'oeuf à la poule
Une belle leçon de viepour les enfants
L'équipe enseignante de l'école Saint-Exupéry de Colmar a renouvelé, cette année avec quatre classes de l'établissement, un projet sur le monde vivant à travers le cycle de vie de l'oeuf à la poule.
 

 
Entourés de l'équipe enseignante et de Gilbert Schaffauser, les enfants tiennent fièrement dans leurs mains les petits poussins noirs qui piaillent.
Ce projet concernant les animaux ovipares a pu se concrétiser grâce au partenariat avec l'association avicole de Logelbach, et son président et référent Gilbert Schaffauser.

Ainsi une couveuse a été mise à la disposition de l'école, ainsi qu'une quarantaine d'oeufs fécondés. Grâce à une mire artisanale fournie par l'association, les enfants, qui avaient quotidiennement et à tour de rôle tourné les oeufs, ont pu observer le processus du développement de l'embryon à l'intérieur des oeufs.
Le moment magiquede l'éclosiondes petits poussins

Au terme des 21 jours d'incubation, ce sont 25 petits poussins noirs de race poule noire d'Alsace qui ont vu le jour. C'est avec émerveillement que les élèves ont assisté au moment magique où les poussins avec leur petit bec muni d'un diamant ont brisé leur coquille.

La directrice Mélanie Steinmetz et les trois enseignantes Magali Schreck, Annemarie Hilbert et Aude Benoit ont, quant à elles, été sollicitées les week-ends pour retourner les oeufs deux fois dans la journée. Une opération importante qui permet au poussin de s'orienter avant l'éclosion.

Cette belle leçon de vie aura une suite avec la présentation des poules issues des poussins que les petits ont vu naître. Pout tout apprendre sur les poules et les lapins, des valises pédagogiques sont disponibles pour les scolaires par l'union des aviculteurs du Haut-Rhin en collaboration avec le conseil départemental.

 

 
 

 

hoHLandsbourg animations au château

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 07:20:52

© Dna, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

hoHLandsbourg animations au château
Cap sur la Renaissance
 

 
Des danses et costumes d'époque.
Plutôt timidement étant donné les menaces de pluie qui finalement même si elle n'est pas tombée, a tout de même dissuadé nombre de personnes à prendre le chemin du château du Hohlandsbourg. Un public clairsemé donc mais réceptif et ravi de découvrir en ces murs séculaires des animations axées sur le thème de la Renaissance. Musique de circonstance, combats à l'épée, costumes d'époque ont apporté leur contribution à cette ambiance particulière de l'Histoire revisitée.

La danserie de Ribeauvillé accompagnée des musiciens de Hauvoy, avec luths, vièles et chalemies, présentait des danses du XVe et du XVIe siècles en habits d'époque. Une fête comme en a certainement connu le baron de Schwendi, seigneur du fief à cette époque.

Les trognes de la compagnie Scaramouche de Rilleux La Pape, personnages masqués de la commedia dell'arte, offraient quant à elles un spectacle plus baroque.

À souligner aussi la présentation vivante d'un atelier d'imprimerie et des savoir-faire ancestraux : relieur, coloriste, relieur, orfèvre... ou encore l'exposition permanente de costumes d'époque Renaissance en vogue dans les pays européens selon le rang et le rôle dans la société.
Encore ce dimanche, de 10 h à 18 h. De 7 EUR à 9,50 EUR; 0389301020.

Encore ce dimanche, de 10 h à 18 h. De 7 EUR à 9,50 EUR; 0389301020.

 
 

 

Ils veulent « sauver » le soldat nippon

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:49:19

© L'alsace, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Ils veulent « sauver » le soldat nippon

 
 

 
Florian, Iona, Linh, Arthur et Antoine (de gauche à droite) se mobilisent pour sauver l'option japonais au lycée Bartholdi à la rentrée prochaine. Photos L'Alsace/Vanessa Meyer
La nouvelle est tombée lors des dernières portes ouvertes au lycée Bartholdi. « On nous a informés que la section japonais risquait de disparaître à la rentrée prochaine », lâche Florian Nicolas, élève de 1re et membre de la « famille » japonaise au lycée Bartholdi (76 élèves au total).

Comme ses camarades, il s'est mobilisé immédiatement : « J'ai écrit à la rectrice pour lui demander de sauver l'option. »

Car Florian, comme Arthur, Antoine, Iona et les autres n'imaginent pas leur lycée sans cette option. « À Strasbourg, ils ont ouvert une section japonais au lycée Jean-Monnet il y a deux ans et elle n'est pas menacée. Nous, ça fait 30 ans qu'elle existe à Colmar et on risque de nous la fermer », s'étrangle Iona Guth, élève de Terminale.
Une pétition en ligne

Iona n'est théoriquement pas concernée par la fermeture de la section au lycée, puisqu'elle passe son bac cette année. Cela ne l'empêche pas de se mobiliser, tout comme la flopée d'anciens élèvesqui a déjà signé la pétition mise en ligne sur le site change.org (560 signatures à ce jour) et qui ont pour certains adressé un courrier à la rectrice afin de défendre cette option qui a « changé leur vie ».

« Ici à Colmar, la professeure, Mme Endo, est japonaise. Elle nous fait cours comme au Japon, nous pousse à monter des projets comme le font les élèves au Japon. C'est plus que des cours de langue, c'est un véritable échange culturel », argumente Antoine Mancho, élève de 1re et japonisant heureux.

En cas de fermeture de l'option, Antoine sera contraint d'arrêter : « Je n'aurai pas le choix. Je fais déjà une heure de bus par jour pour venir de Labaroche à Colmar, je ne pourrai pas aller à Strasbourg. »
Six heures à trouver

En l'état actuel des choses, Antoine n'aura pourtant pas à arrêter le japonais. « Pour l'instant, nous n'avons pas les moyens d'ouvrir cette option en Seconde et Première, mais le maintien du groupe de Terminale est acté », explique le proviseur du lycée Eric Mariet, qui « attend toujours les moyens supplémentaires demandés au rectorat » pour maintenir le japonais en 2de et 1re : il manque six heures.
Une conséquence de la réforme

Dans le cadre de la réforme du lycée, les élèves ne peuvent en effet plus cumuler autant d'options qu'auparavant. Ils ne pourront prendre qu'une ou deux options, sauf en ce qui concerne le latin, qui reste cumulable avec deux options afin d'éviter que l'enseignement de cette langue morte, déjà en perte de vitesse, ne disparaisse.

Les moyens horaires ont été fléchés en fonction de ce nouveau cadre et le japonais n'est pas le seul à pâtir de la réforme. L'espagnol en langue vivante 3 est également sur la sellette à la rentrée prochaine.

Mais le Japon et Colmar ont une histoire particulière. Héritière de la présence japonaise à Colmar, la section japonais a même eu les honneurs d'une question au gouvernement posée par Éric Straumann à l'Assemblée cette semaine (notre édition d'hier).

C'est dire l'attachement de la Ville et de ses habitants à cette option, une des dernières traces de la présence japonaise à Colmar. Marie Endo, professeure à Bartholdi depuis 13 ans, en est elle-même l'héritière. Ancienne professeure au lycée Seijo, fermé en 2006, elle donne aussi des cours aux enfants et aux épouses de cadres japonais encore présents à Colmar.
Textes : Marie-Lise PERRIN

 

 
 

 

Ammerschwihr Inauguration Emotion et fierté pour la tour restaurée

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:58:56

© Dna, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Ammerschwihr  Inauguration
Emotion et fierté pour la tour restaurée
Après plus de six mois de restauration, la tour des Fripons a été inaugurée hier matin. L'occasion pour chacun d'admirer les travaux extérieurs réalisés sur cette imposante tour de fortification du XVIe siècle que l'on peut visiter encore aujourd'hui.
 

 
Mission accomplie, la tour des Fripons a été inaugurée hier par le maire et son conseil en tenue d'époque.
Entouré de son conseil en costume d'époque, le maire d'Ammerschwihr Patrick Reinstettel a salué toutes les personnalités présentes, dont le député Jacques Cattin, Pierre Bihl et Emilie Helderlé, conseillers départementaux, Pierre Wick de la Fondation du Patrimoine, maires et élus des communes environnantes, ainsi que tous les artisans de cette belle réalisation, sous la houlette de l'architecte Denis Valette.

Il a dit toute sa satisfaction de voir terminé cet imposant chantier de la tour emblématique d'Ammerschwihr, reprise sur bon nombre d'étiquettes de vin ou sur d'innombrables photographies.

Grâce à ces dernières, les deux cadrans solaires d'avant-guerre ont ainsi pu être reconstitués avec l'aide de passionnés bénévoles comme Jean Balthazard qui aujourd'hui encore donneront toutes les explications nécessaires au pied de la tour.

Pierre Wick, de la Fondation du Patrimoine s'est aussi félicité d'une telle réalisation et d'un beau partenariat qui se poursuit désormais avec la restauration de la tour des Bourgeois de 1535, une autre tour plus discrète celle-là, mais tout aussi charmante et intéressante. Une souscription publique est d'ailleurs en cours.

Pierre Bihl, représentant la présidente du conseil général du Haut-Rhin a félicité tous les acteurs de cette belle réalisation. Il a rappelé l'aide de 41 200 EUR accordée à ce projet par le département : « le patrimoine contribue à l'attractivité de notre territoire [...] tous ces monuments façonnent notre cadre de vie et fondent notre identité culturelle » a-t-il souligné.

Il a mentionné le fonds de solidarité territoriale doublé en 2018 pour apporter une aide à des projets d'équipement des communes et d'autre part une aide de 12MEUR sur 3 ans pour accompagner les investissements de proximité tout comme un plan départemental en faveur de la préservation du patrimoine alsacien. Le député Jacques Cattin a également félicité tous les acteurs de cette restauration avant de couper le ruban inaugural.

On pourra encore aujourd'hui visiter librement la tour des Fripons de 14 h à 18 h. De très belles sculptures sur le thème de la Renaissance agrémentent la visite, jusqu'au sommet où une magnifique reproduction de la tour réalisée par Martine Warth, greffier de la ville, est soumise à un jeu concours : deviner le poids de la tour (la maquette, pas la réelle !) avec la promesse de décrocher quelques bonnes bouteilles de vins d'Ammerschwihr.

Une exposition de photos retrace les principales étapes de chantier sous les tilleuls de la place et les cadrans solaires seront présentés par les bénévoles passionnés.
B.M.

 

 
 

 

La salle multi-activités s'appellera « La Vigneraie »

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:59:26

© L'alsace, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

La salle multi-activités s'appellera « La Vigneraie »
 

 
Le maire de Wettolsheim a annoncé le nom de la salle multi-activité « La Vigneraie » dont les travaux d'accès sont en cours. Photo L'Alsace /Hélène Bléger
Les habitants de Wettolsheim ont répondu nombreux à l'invitation à la réunion publique animée par le maire et conseiller départemental Lucien Muller et Antoine Bohrer, premier adjoint, ce jeudi 16 mai à 19 h 30 dans la salle de la société Espérance.

Les villageois ont été accueillis par Lucien Muller, Antoine Bohrer, chargé de la communication, les adjoints et les élus. Cette rencontre a permis d'évoquer l'évolution de la commune, ses projets mais aussi les problèmes rencontrés par les habitants.

À l'aide d'un rétroprojecteur, Lucien Muller a expliqué le budget communal et son évolution, la vidéo-projection urbaine qui sera installée prochainement, la salle multi-activité et dévoilé son nom de baptême : « La Vigneraie ». La livraison reste fixée à la fin de l'été 2019.

Le maire a également évoqué le projet du cimetière de la Feldkirch, Colmar Agglomération, l'environnement : le zéro phyto et les libellules ; Haut-Rhin propre : une première à Wettolsheim, le périscolaire Quat'Saisons, les nouvelles « En bref » dont le jumelage avec Fleurie en Beaujolais, le recensement, la chasse, le renforcement 20 000 volts Enedis, le Tour de France, le compteur intelligent Linky, ou les élections européennes. Le maire a ensuite répondu aux questions écrites posées à la mairie puis à celles de la salle. La soirée s'est prolongée autour des discussions et par le verre de l'amitié.
Hélène BLÉGER

 

 
 

 

hwk - Une Fête de la nature pour découvrir le site mémoriel

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:53:07

© L'alsace, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

hwk - Une Fête de la nature pour découvrir le site mémoriel
 

 
La Fête de la nature traitera du reboisement après le conflit. DR
La Fête de la nature au Hartmannswillerkopf est un ensemble d'événements (exposition éphémère, projection, visites guidées) qui permettent de découvrir le site mémoriel sous un angle inédit.
Le programme

Exposition éphémère « Experts du camouflage » jusqu'au 26 mai.

Présentation en fil rouge de l'exposition « Experts du camouflage » dans l'Historial réalisée par le Musée d'histoire naturelle et d'ethnographie de Colmar et qui présente des clichés réalisés par des photographes naturalistes alsaciens. Bien avant son emploi par les militaires, à partir XVIIIe siècle, le camouflage est une technique de défense employée par différentes espèces animales dans leur milieu naturel. À l'occasion de la Fête de la nature, les visiteurs pourront découvrir différentes photographies d'espèces d'Alsace et d'ailleurs qui usent de cette technique pour se fondre dans leur environnement.

Gratuit pour les visiteurs de l'Historial.

Visite thématique du champ de bataille accompagnée d'un garde forestier, mercredi 22 mai.

Accompagnés d'un garde forestier de l'Office national des forêts, possibilité de découvrir le site mémoriel du Hartmannswillerkopf sous un angle inédit qui a été le théâtre d'expérimentations en matière de régénération forestière au lendemain de la Première Guerre mondiale. Aujourd'hui, histoire et environnement y forment un ensemble exceptionnel. Avec Pierre Tettamanzi (ONF) et Florian Hensel (CMNHWK). Rendez-vous à 14 h à l'Historial, gratuit (durée deux heures environ). Chaussures de randonnée conseillées.

Sortie sur le terrain avec Nathalie Savey, artiste-photographe, samedi 25 mai.

Balade sur le site historique en compagnie de l'artiste-photographe Nathalie Savey, co-auteure des photographies composant l'exposition temporaire Mutations-Wandlungen, présentée à l'Historial jusqu'au 23 juin.

Nathalie Savey : « J'invite à découvrir sur place, sur la montagne du Hartmannswillerkopf, différents points de vue issus de mes photographies. De la même manière que vous essayeriez de deviner les épices dans un dessert, je propose, avec mon appareil photographique, de retrouver d'où mes photos ont été faites. Ainsi nous partagerons un moment sur la création, sur le médium photo, sur le regard et, bien sûr, sur la nature. » Départ à 14 h devant l'Historial, gratuit (durée deux heures environ). Chaussures de randonnée conseillées.

Projection du documentaire « Verdun : forêt d'exception » dimanche 26 mai.

Verdun : forêt d'exception est un documentaire sur l'évolution de la forêt de Verdun d'avant 1914 à nos jours. Il a été réalisé par Fabrice Millot en partenariat avec l'atelier Canopé 55, la Mission histoire du Conseil départemental de la Meuse et l'ONF.

La forêt domaniale et communale du Verdunois est une implantation récente. La zone rouge du champ de bataille étant impropre à la culture et à la réintroduction de l'urbanisme, l'État a fait le choix de la boiser après la Première Guerre mondiale. Aujourd'hui, elle constitue un écosystème unique sur le plan environnemental, économique et historique. C'est à ce titre que cette forêt a été labélisée en 2014.

Cette forêt souffre aujourd'hui des effets du réchauffement climatique. Le court métrage Une forêt d'exception, la forêt domaniale de Verdun porte sur différentes thématiques telles que la genèse et la constitution de l'espace forestier, la présentation de cet espace productif à dominante agricole/forestière mais aussi son écosystème biologique et les espèces obsidionales, c'est-à-dire les végétaux qui ont été propagés lors des conflits armés ou des occupations militaires, que l'on y trouve encore aujourd'hui.

Dimanche 26 mai à 15 h à l'Historial, gratuit pour les visiteurs de l'Historial (durée une heure environ). Le documentaire sera présenté par François Wittersheim, responsable de l'atelier Canopé 68.
Y ALLER Fête de la nature du mercredi 22 au dimanche 26 mai ; Historial franco-allemand du Hartmannswillerkopf - Lieu-dit Vieil Armand à Wattwiller. Renseignements et réservations : 09.71.00.88.77. accueil@memorial-hwk.eu

 

 
 

 

Inauguration du rucher-école

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 07:00:07

© L'alsace, Dimanche le 19 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Inauguration du rucher-école
 

 
Les membres du Syndicat des apiculteurs de Kaysersberg et environs se sont retrouvés, dimanche 12 mai en fin de matinée, pour déclarer ouvert leur rucher-école. Ce fut une agréable fête sous un soleil radieux. Toutes bourdonnantes, les abeilles des nombreuses ruches posées sur le terrain étaient de la partie.

Le président Bernard Marck a salué Émilie Helderlé, conseillère départementale, Pascal Lohr, maire de Kaysersberg Vignoble, et André Frieh, président de la Fédération des syndicats d'apiculteurs du Haut-Rhin et Patricia Hild, maire de Bennwihr.
14e rucher-écoledu département

Dans les discours on a parlé bien sûr de la nécessité de protéger les abeilles pour garantir une parfaite biodiversité et assurer la pollinisation des arbres fruitiers. Il a été également question du glyphosate et des autres molécules nocives en usage dans les vignes et dans l'agriculture. Ici, dans le Kirchtal, dans l'ancienne pépinière au coeur d'une forêt à essences mixtes, le fameux Mischwald cher aux forestiers allemands, les butineuses pourront s'épanouir tranquillement. Ce 14e rucher-école du département permettra de former les apiculteurs débutants qui trouveront tout le matériel nécessaire sur place avant de se lancer dans la profession. Ce nouvel outil appartenait à Gilbert Mattern, ancien technicien de l'Office national des forêts (ONF), qui a décidé de céder les deux bâtiments à son syndicat et la Ville loue le terrain.

Conçu à l'origine pour exploiter des ruches « alsaciennes », le grand rucher sera cloisonné pour créer une miellerie ou salle d'extraction et un espace de rangement du matériel et d'atelier. Grâce à ces installations, le Syndicat de Kaysersberg pourra travailler confortablement et suivre les progrès de ses jeunes membres.
Yvan HOBEL