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Les vins d'Alsace à la reconquête du marché français

Publié dans le panorama le Samedi 18 mai 2019 à 07:30:11

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Vignoble Communication
Les vins d'Alsace à la reconquête du marché français
La nouvelle campagne de communication nationale des vins d'Alsace a été lancée par le Civa (*) vendredi à Strasbourg, une ville que les crus alsaciens veulent reconquérir pour retrouver la place qu'ils méritent sur le marché français.
 

 
Le riesling, le gewurztraminer, le crémant et les grands crus : quatre vins blancs emblématiques s'affichent pour susciter le « désir d'alsace ».
Cette opération de promotion à grande échelle tombe à point nommé pour requinquer les ventes de vins d'Alsace à la peine. Plus de 500 vignerons l'ont découverte jeudi en avant-première. Et l'accueil a été plus que positif. « Le vignoble alsacien a décidé de se repositionner dans un marché mondialisé et très concurrentiel, ou d'autres vignobles se sont montrés plus agressifs, et l'Alsace en a souffert », explique Didier Pettermann, président du Civa.
La restaurationpour cible

La viticulture alsacienne devait se bouger face à l'érosion de la consommation de vin en France. « Sur 50 millions d'adultes, 38 millions consomment du vin, mais seulement 8,4 millions, du vin d'Alsace ». Et le nombre d'achats de cols alsaciens comme les volumes, ont diminué.

La profession s'est fixée comme priorité « la reconquête du marché français, pour que les vins d'Alsace deviennent prophètes en leur pays », insiste le président du Civa.

La campagne se focalise sur trois zones stratégiques : le Grand Est, le Nord avec la région Lilloise et Paris, avec des villes, des quartiers et des places emblématiques.

Au premier chef, les vins d'Alsace doivent « regagner le coeur de Strasbourg et des Strasbourgeois ». Un gros défi à relever chez les restaurateurs où les cépages alsaciens font pâle figure quand ils n'ont pas disparu de la carte. Alors qu'on trouve 95,5 % de bordeaux sur la carte des vins dans le sud-ouest et que les bourgognes sont présents à 62,8 % dans le nord-est, moins de 50 % d'alsaces figurent sur la carte des vins dans le Grand Est.

La nouvelle stratégie de communication des vins d'Alsace a été élaborée de façon collaborative « avec la base » : « 172 entreprises se sont impliquées dans le projet qui a mis trois ans à mûrir. Et plus de 80 % des maisons consultées l'ont approuvé », indique Gilles Neusch, le directeur du Civa.

Elle se concentre sur quatre produits phare : le riesling, le gewurztraminer, le crémant et les grands crus. Chaque vin est incarné sur une affiche reproduisant la silhouette d'une bouteille dans laquelle reflète un paysage de vignes. La cigogne se retrouve juste sur le panneau « grands crus ». « On garde les codes, mais on les rajeunit ». La campagne véhicule le message d'un vignoble à visage humain, riche d'une diversité de terroirs, la référence en matière de vins blancs, un vignoble écolo qui cultive une tradition oenotouristique (la Route des Vins d'Alsace vient d'être labellisée dans sa totalité Vignobles et Découvertes NDLR).

Pour « faire passer les vins d'Alsace de l'ombre à la lumière », le Civa a mis les moyens. Il a consacré un million d'euros sur un budget total de huit millions à cette campagne, dont 50 % sur la région. « On a arrêté le saupoudrage pour se recentrer sur l'essentiel : le développement de la marque Alsace », précise son président.
Affichage dans le métro et les villes alsaciennes

Les vins d'Alsace s'afficheront dès la semaine prochaine sur 700 faces publicitaires dans le métro et sur 400 supports digitaux dans les gares parisiennes, et aussi sur un millier de panneaux dans les villes alsaciennes (Strasbourg, Colmar, Mulhouse, Sélestat, Haguenau, etc.). La campagne irriguera également en septembre lors des foires aux vins la presse, les médias en ligne et les brasseries parisiennes.
Isabelle NASSOY (*) Conseil interprofessionnel des vins d'Alsace

(*) Conseil interprofessionnel des vins d'Alsace

 
 

 

Les retrouvailles du vignoble avec Strasbourg
En lançant la campagne à l'hôtel de ville de Strasbourg en présence du maire Roland Ries, le Civa (Conseil interprofessionnel des vins d'Alsace) a voulu donner un signal fort. La manifestation a scellé les retrouvailles du vignoble avec la capitale alsacienne qui fut un haut-lieu du commerce du vin au Moyen-Âge. Aujourd'hui, le vignoble semble loin de Strasbourg. À part la cave des Hospices Civils et quelques magasins du côté de la cathédrale, rien n'y rappelle la vocation viti-vinicole historique de l'Alsace. Pourtant les vignes ne sont qu'à 18 km. L'adjoint au tourisme Paul Meyer a annoncé l'intention de la Ville de prévoir des temps forts pour mettre en avant les vins d'Alsace. « Nous n'avons aucune difficulté à faire la promotion de Colmar, de Mulhouse et du vignoble, nos concurrents, c'est Bordeaux, Nice et Lyon ». Sur le projet d'implanter une vitrine du vin d'Alsace à Strasbourg, un serpent de mer, l'élu a fait état de la volonté strasbourgeoise d'avoir à proximité du secteur piétonnier, « un lieu dédié à la gastronomie et à la viticulture ». Parmi les sites possibles, figure l'étage supérieur du bâtiment de l'Ancienne Douane.

 

Le printemps de l'historial

Publié dans le panorama le Samedi 18 mai 2019 à 07:31:59

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Le printemps de l'historial
 

 
Nouvelle exposition temporaire, Nuit des musées, Fête de la nature... Le site mémoriel du Vieil Armand proposera dans les prochaines semaines une multitude de rendez-vous pour vivre le HWK autrement.

Tout commence ce samedi avec la Nuit des musées, qui verra l'historial franco-allemand ouvrir exceptionnellement ses portes de 17 h à 22 h pour une redécouverte de l'exposition permanente sous un éclairage nocturne. La crypte elle aussi bénéficiera d'une mise en lumière particulière.
Regards de photographes

Visible jusqu'au 23 juin, l'exposition « Mutations » prend également ce samedi une autre envergure. Nathalie Savey et Tobias Kern, les deux photographes dont les regards sur le HWK se répondent, seront présents pour une séance de présentation et de dédicaces du catalogue (de 14 h à 17 h) avant une visite de l'exposition commentée par les deux artistes (de 18 h à 20 h 30). Le soir, il sera aussi possible de visiter le champ de bataille à la lampe de poche (départ à 19 h 30, 20 personnes maximum, 5 EUR, bonnes chaussures et lampe de poche de rigueur) pour une immersion totalement inédite.

Le HWK s'associera ensuite à la Fête de la nature, qui se tiendra du 22 au 26 mai. Cette participation prendra la forme d'une exposition consacrée au camouflage. Pas d'uniformes ou de toiles peintes, mais des photographies d'animaux passés maîtres dans l'art de se fondre dans l'environnement (gratuit).

Deux autres activités sont à retenir dans le cadre de cette fête : le mercredi 22 mai (à 14 h, gratuit) sera proposée une visite accompagnée d'un garde forestier qui expliquera les expérimentations en matière de régénération forestière dont le HWK a été le théâtre au lendemain de la Première Guerre mondiale ; le samedi 25 mai (à 14 h, gratuit), visite du site en compagnie de la photographe Nathalie Savey qui expliquera la démarche artistique ayant mené à l'exposition « Mutations » qu'elle cosigne à l'historial avec Tobias Kern.
Une appli pourla rentrée prochaine

Voici détaillée une partie seulement du travail d'animation entrepris par l'équipe du Hartmannswillerkopf. Outre la mémoire et l'art, la pédagogie fait partie intégrante de la réflexion. Développée avec l'opérateur Canopé, de Mulhouse, une application franco-allemande proposera ainsi à la rentrée de septembre un parcours interactif destiné aussi bien au grand public qu'aux scolaires. Conçu sous la forme d'un jeu de piste se nourrissant de questions ayant trait à l'exposition permanente, ce nouvel outil pédagogique - téléchargeable ou disponible sur tablettes à l'accueil - permettra une lecture plus ludique favorisant une plongée plus complète dans l'exposition.

Frédéric STENGER
CONTACTER ? 09.71.00. 88.77 ;site : www.memorial-hwk.eu

 

 
 

 

Une nouvelle Meinau en 2024 ?

Publié dans le panorama le Samedi 18 mai 2019 à 07:06:54

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Une nouvelle Meinau en 2024 ?
 

 
Les travaux de réhabilitation du stade de la Meinau devraient débuter au cours de l'été 2021 . DR
Le projet est en gestation depuis quelques mois. Il prend une tournure de plus en plus concrète à mesure que les services de l'Eurométropole, propriétaire du stade de la Meinau, peaufinent les plans, que les responsables du dossier au Racing précisent leur vision des choses et que les exécutifs de la Ville, du département du Bas-Rhin et de la Région Grand-Est expriment leur volonté d'accompagner la locomotive du sport alsacien et strasbourgeois dans son développement.

Ce qui semble acquis, c'est qu'un grand chantier de rénovation de l'enceinte devrait débuter au troisième trimestre 2021 pour une livraison à la toute fin de l'année 2023, voire début 2024. Il concernera notamment la tribune Sud, celle au pied de laquelle les joueurs apparaissent les soirs de match. Elle sera détruite et reconstruite afin de faire passer la jauge globale d'un peu plus de 26 000 places à un peu plus de 32 000.

« C'est la responsabilité des collectivités d'être un interlocuteur présent, a souligné Robert Herrmann hier. Les travaux réalisés chaque année, de l'ordre d'1,5 million d'euros pour conforter l'existant, ressemblent un peu au tonneau des Danaïdes. On veut passer à une autre étape et permettre au club de disposer d'un outil de qualité. »

Le Racing et ses dirigeants sont à l'étroit depuis deux ans dans la « deuxième cathédrale de Strasbourg » - pour reprendre les termes du maire, Roland Ries. 19 des 21 matches qui auront été disputés cette saison ont fait le plein.
100 millions d'euros investis

Les 100 millions d'euros investis devraient permettre de voir plus large. Le montage financier a été précisé avec le recours à une « maîtrise d'ouvrage public ». L'Eurométropole investira 25 millions d'euros et consentira un emprunt d'autant, mis à la disposition du club qui lui remboursera sous la forme du loyer. La Région Grand-Est met 25 millions d'euros au pot, la Ville et le département 12,5 millions chacun.

« Le budget de l'Eurométropole n'aurait pas permis d'atteindre ce résultat, précise encore Robert Herrmann. C'est grâce à l'unité autour du club, pas si fréquente que ça dans son histoire, que nous pouvons envisager ce projet. » Sa portée économique, sociale, territoriale ont séduit Jean Rottner, le président de la Région, et Frédéric Bierry, à la tête du département 67. L'origine à plus de 60 % d'un public qui ne vient pas de l'Eurométropole a conduit à une initiative qui débutera par des réunions de concertation, comme le veut le processus juridique. Le souhait de ne pas seulement investir pour l'accueil des VIP tend également à rendre le projet séduisant. La « Fan Zone », côté rue de l'Extenwoerth, sera agrandie. La plaine des jeux, côté rue des Vanneaux, sera complètement revue.
« On veut faire le stade de demain avec l'ambiance d'aujourd'hui »

« On veut faire le stade de demain avec l'ambiance d'aujourd'hui, précise Marc Keller. Aujourd'hui, nos recettes nous situent entre les 10e et 30e clubs français. On veut franchir un cap et faire partie de la catégorie des clubs stables de L1. Pour y parvenir, il faut que notre budget se situe entre 80 et 90 millions. Pour l'instant, on est au taquet à 42 millions. Avec ce projet ambitieux et réaliste, et en gardant un stade ouvert à tous les publics, on veut franchir un cap. »

Il s'agira tout de même, un temps, de faire le dos rond. Pour les besoins du chantier, le Racing sera contraint d'évoluer dans un stade limité à 19 000 places, pendant une saison au moins, en 2021-2022.
Fr.N.

 

 
 

 

zapping Nicole, l'élu à tout faire

Publié dans le panorama le Samedi 18 mai 2019 à 07:05:24

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zapping
Nicole, l'élu à tout faire
 

 
A un an des municipales, pour lesquelles il n'a pas (encore) annoncé sa candidature, Serge Nicole multiplie les sorties sur le terrain et le fait savoir à grand renfort de photos postées sur les réseaux sociaux. Le maire de Wintzenheim serre les mains et se transforme en jardinier (pour le rempotage de géraniums lors du marché aux fleurs), en cuisinier (pour la journée citoyenne), en danseur (lors du spectacle de 5e Avenue à l'Arthuss). En résumé, un homme à tout faire ! (Dessin Phil)
? Nicole, droit dans ses bottes

Ce même Serge Nicole a récemment reçu en mairie les responsables de l'association Tiefenbach Environnement qui s'opposent à la création d'une zone d'activités de 22 ha sur un terrain agricole. Ces derniers lui ont remis une lettre dans laquelle ils lui demandent une nouvelle fois de renoncer à ce projet. Le maire attend les conclusions du commissaire enquêteur pour prendre une décision qui, selon la tournure de la conversation, ne semble pas favorable à un rétropédalage.
? Une quenelle sans réaction

La photo du polémiste Alain Soral faisant une « quenelle » devant le TGI de Colmar a, étonnement, été peu commentée par les élus locaux. Mais peut-être ne savent-ils pas que ce geste est considéré par la Justice comme un salut nazi inversé. Seul Eric Straumann proposait d'inclure le site du Struthof dans le circuit alsacien de « ce sinistre visiteur ».
? Hemedinger bien croqué ?

L'une des dernières images postée sur le mur Facebook d'Yves Hemedinger est le croquis d'un enfant de l'école Brant le représentant avec une écharpe... de maire. « Je trouve son dessin très réaliste non? », questionne le premier adjoint. Si certains membres de la majorité commentent la phrase par un « j'aime », d'autres, pourtant assidus des réseaux sociaux, ne lèvent pas le pouce... Serait-ce les prémices d'une fracture au sein de l'exécutif entre les pro Meyer et les pro Hemedinger ?
? La section « japonais » de Bartho en péril ?

Cette semaine, le député Straumann a interrogé le ministre de l'Education nationale sur le risque de fermeture de la section « japonais » au lycée Bartholdi. « Porteuse de nombreux projets culturels et d'échanges, notamment avec le lycée Funairi d'Hiroshima, la section participe au dynamisme, à la réputation de l'établissement », plaide le parlementaire qui rappelle que la section a ouvert il y a 30 ans. « Une éventuelle fermeture paraît à cet égard incompréhensible », assure-t-il.
? Les élèves japonisants mobilisés

Près de 200 personnes ont déjà signé une pétition en ligne (sur change.org) pour justement «sauver la section "japonais" du lycée Bartholdi». Elle a été lancée par certains élèves de cette section. Parmi les signataires, Yves Hemedinger, le premier adjoint de la ville de Colmar.
? Ambiance délétère

Rien ne va plus au conservatoire de Colmar. Certains professeurs disent venir « la boule au ventre » donner leurs cours. D'autres n'osent plus évoquer (et surtout commenter) l'affaire de la rétrogradation de la directrice de peur d'être dénoncés, surtout s'ils défendent celle qui occupe désormais le poste d'adjointe. Cette mauvaise ambiance n'est pas prête de s'estomper quand on sait que les professeurs sont clairement divisés en deux groupes et qu'ils ne savent pas toujours le camp d'appartenance de leur voisin...
? Conservatoire : la réponse de Vincent Monteil

Directeur musical de l'Opéra studio, par ailleurs représentant des parents d'élèves au Conservatoire de Colmar, Vincent Monteil réagit aux informations publiées dans le zapping de la semaine dernière où l'on indiquait qu'il pourrait briguer la direction du Conservatoire. «Je démens fermement ces allégations, inventées de toutes pièces : je n'ai jamais eu l'intention de quitter mon poste actuel à la direction de l'Opéra Studio et n'ai jamais ni envisagé, ni postulé à la direction du Conservatoire de Colmar», répond-il. «Ces insinuations mensongères sont guidées par une volonté délibérée de me nuire et de mettre en cause mon intégrité.»
? Speitel heureux

L'annonce de la non candidature de Pascal Lohr a fait au moins un heureux et il l'a clairement souligné dans un post Facebook. Thierry Speitel, l'ancien maire de Sigolsheim, n'a jamais caché son inimitié à l'égard de celui qui fut élu maire de Kaysersberg Vignoble en 2016. « Comme quoi la critique est bien plus facile que de se mettre au service des autres », écrit-il. « Ne peut pas être un bon maire qui veut. Quelques mois et puis s'en va... », assure l'intéressé.
? Et Partageons Demain très critique

Le choix de Pascal Lohr de ne pas se représenter a aussi fait réagir Partageons Demain. Sur la page Facebook des élus d'opposition et de l'ancienne équipe municipale, fusent les commentaires acides. L'auteur du texte évoque un «bilan inexistant et désastreux» pour ce qui est notamment de la gestion du personnel de la mairie et du cadre de vie. Et de rappeler que la fonction de maire est une «mission à plein temps». Le constat est sévère. Pour lui, le bilan du maire de Kaysersberg et de son conseil se résume à avoir «essayer de faire aboutir les projets de l'équipe précédente». En tout cas, l'annonce n'a guère créé de surprise. Il l'affirme: «la rumeur courait depuis 2018».
? Aux dernières loges

On a tiré un peu vite dans les Rapportages/Zappings de samedi dernier. Les panneaux électoraux qui manquaient encore à Colmar, vendredi dernier à 14 h, ont été posés l'après-midi même. Samedi, la Ville de Colmar avait donc relevé la gageure consistant à pouvoir accueillir les affiches des 34 listes candidates aux Européennes. Bien sûr, le nombre complique la disposition des panneaux, comme devant le siège de Vialis, rue des Bonnes-Gens, où certaines listes se retrouveront reléguées au fond du parking et non au bord de la rue (notre photo). Reste que ce bel effort n'est pas récompensé : à l'heure actuelle, pratiquement la moitié des panneaux reste désespérément vide.
? Tragi-comédie

On a appris ce mardi que la Comédie de l'Est serait rebaptisée Comédie de Colmar, rejoignant le réseau des « Comédie de » Reims, Valence, Saint-Etienne, Béthune ou Caen, plus facilement identifiables. Ce nouveau nom peut faire à sourire à l'approche des municipales qui, à Colmar, s'apparentent de plus en plus à un feuilleton mêlant coups de théâtre, règlements de compte et trahisons. Ce serait plus tôt la tragi-comédie de Colmar. Reste à savoir qui de Gilbert Meyer, Yves Hemedinger ou Eric Straumann, tiendra le rôle titre.

 

 
 

 

Rapportages

Publié dans le panorama le Samedi 18 mai 2019 à 07:04:18

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Rapportages

 

 
Photo L'Alsace/Clément Tonnot
Aux dernières loges
On a tiré un peu vite dans les Rapportages de samedi dernier. Les panneaux électoraux qui manquaient encore à Colmar, vendredi dernier à 14 h, ont été posés l'après-midi même. Samedi, la Ville de Colmar avait donc relevé la gageure consistant à pouvoir accueillir les affiches des 34 listes candidates aux Européennes. Bien sûr, le nombre complique la disposition des panneaux, comme devant le siège de Vialis, rue des Bonnes-Gens, où certaines listes se retrouveront reléguées au fond du parking et non au bord de la rue (notre photo). Reste que ce bel effort n'est pas récompensé : à l'heure actuelle, pratiquement la moitié des panneaux reste désespérément vide.
La tragi-comédie de Colmar

On a appris ce mardi que la Comédie de l'Est serait rebaptisée Comédie de Colmar, rejoignant le réseau des « Comédie de » Reims, Valence, Saint-Etienne, Béthune ou Caen, plus facilement identifiables. Ce nouveau nom peut faire sourire à l'approche des municipales qui, à Colmar, s'apparentent de plus en plus à un feuilleton mêlant coups de théâtre, règlements de compte et trahisons. Ce serait plus tôt la tragi-comédie de Colmar. Reste à savoir qui de Gilbert Meyer, Yves Hemedinger ou Eric Straumann, tiendra le rôle-titre.
Hemedinger bien croqué ?

L'une des dernières images postée sur le « mur » Facebook d'Yves Hemedinger est le croquis d'un enfant de l'école Brant le représentant avec une écharpe... de maire. « Je trouve son dessin très réaliste non ? », questionne le premier adjoint. Si certains membres de la majorité commentent la phrase par un « J'aime », d'autres, pourtant assidus des réseaux sociaux, ne lèvent pas le pouce... Serait-ce les prémices d'une fracture au sein de l'exécutif entre les pro Meyer et les pro Hemedinger ?
Nicole, élu à tout faire

À un an des municipales, pour lesquelles il n'a pas (encore) annoncé sa candidature, Serge Nicole multiplie les sorties sur le terrain et le fait savoir à grand renfort de photos postées sur les réseaux sociaux. Le maire de Wintzenheim serre les mains et se transforme en jardinier (pour le rempotage de géraniums lors du marché aux fleurs), en cuisinier (pour la journée citoyenne), en danseur (lors du spectacle de 5e Avenue à l'Arthuss). En résumé, un homme à tout faire !
La section « japonais » de Bartho en péril ?

Cette semaine, le député Straumann a interrogé le ministre de l'Éducation nationale sur le risque de fermeture de la section « japonais » au lycée Bartholdi. « Porteuse de nombreux projets culturels et d'échanges, notamment avec le lycée Funairi d'Hiroshima, la section participe au dynamisme, à la réputation de l'établissement », plaide le parlementaire qui rappelle que la section a ouvert il y a 30 ans. « Une éventuelle fermeture paraît à cet égard incompréhensible », assure-t-il. Le député n'est pas le seul à se mobiliser pour sauver la section. Près de 200 personnes ont déjà signé une pétition en ligne (sur le site change.org), lancée par certains élèves. Parmi les signataires, le 1er adjoint Yves Hemedinger...
Ambiance délétère au Conservatoire

Rien ne va plus au Conservatoire de Colmar. Certains professeurs disent venir « la boule au ventre ». D'autres n'osent plus évoquer (et surtout commenter) l'affaire de la rétrogradation de la directrice de peur d'être dénoncés, surtout s'ils défendent celle qui occupe désormais le poste d'adjointe. Cette mauvaise ambiance n'est pas près de s'estomper quand on sait que les professeurs sont clairement divisés en deux groupes et qu'ils ne savent pas toujours à quel camp appartient leur voisin... Quant à Vincent Monteil, le directeur musical de l'Opéra Studio, par ailleurs représentant des parents d'élèves au Conservatoire, à qui on prêtait des vues sur le poste de directeur (nos Rapportages de la semaine dernière), il dément formellement : « Je n'ai jamais eu l'intention de quitter mon poste actuel à l'Opéra Studio et n'ai jamais ni envisagé, ni postulé à la direction du Conservatoire de Colmar. Ces insinuations mensongères sont guidées par une volonté délibérée de me nuire et de mettre en cause mon intégrité. »
Lohr habillé pour l'hiver

L'annonce de la non-candidature de Pascal Lohr a fait au moins un heureux et il l'a clairement souligné dans un message Facebook. Thierry Speitel, l'ancien maire de Sigolsheim, n'a jamais caché son inimitié à l'égard de celui qui fut élu maire de Kaysersberg Vignoble en 2016. « Comme quoi la critique est bien plus facile que de se mettre au service des autres. Ne peut pas être un bon maire qui veut. Quelques mois et puis s'en va... ». Les commentaires acides fusent aussi sur la page Facebook des élus d'opposition et de l'ancienne équipe municipale de Kaysersberg, Partageons Demain : la fonction de maire est une « mission à plein-temps », rappelle l'auteur du texte, pour qui le bilan du maire de Kaysersberg et de son conseil se résume à avoir « essayé de faire aboutir les projets de l'équipe précédente ». Déjà habillé pour l'hiver prochain, Pascal Lohr...

 

 
 

 

Tristan Denéchaud se fait recadrer

Publié dans le panorama le Samedi 18 mai 2019 à 07:01:39

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municipales
Tristan Denéchaud se fait recadrer
Le conseiller municipal colmarien Modem espérait ouvrir un espace au centre pour les prochaines municipales. Il se voit rappelé à l'ordre par son groupe « Colmar veut bouger ».
 

 
Le 24 mars dernier, Tristan Denéchaud lançait dans nos colonnes un appel aux « petits candidats » aux municipales de Colmar, en vue d'ouvrir un espace qui s'étendrait du centre-gauche aux Marcheurs. L'élu MoDem et animateur du collectif « Bougeons les lignes » disait alors ne se retrouver dans aucune des candidatures qui se profilent aujourd'hui, entre Benoît Nicolas, Gilbert Meyer, Yves Hemedinger et Eric Straumann.

Ce cavalier seul a visiblement agacé ses collègues du groupe « Colmar veut bouger » au conseil municipal. Saloua Bennaghmouch, Christian Meistermann, Éric Spaety et Isabelle Fuhrmann ont signé hier un communiqué qui sonne comme un recadrage très sec : « L'engagement politique implique un sens minimum du collectif », déplorent les colistiers de Tristan Denéchaud, qui reprochent à ce dernier une « course à la reconnaissance individuelle » et des déclarations « tendant à se faire passer pour une tête de liste ». Ils digèrent particulièrement mal un commentaire à propos du programme de Bertrand Burger, « qui était à 60 % celui de Bougeons les lignes » selon Tristan Denéchaud.

Ce qui a mis le feu aux poudres ? Absent au dernier conseil municipal, Tristan Denéchaud a préféré donner sa procuration à la socialiste Victorine Valentin plutôt qu'à ses colistiers. Ceux-ci soupçonnent visiblement un rapprochement opéré dans leur dos. « Ces prises de liberté réitérées avec la discipline collective ne sont pas compatibles avec nos valeurs », avertissent les colistiers de Tristan Denéchaud, sans toutefois le menacer d'exclusion.

Rien ne va plus au sein du groupe d'opposition depuis le départ de Brigitte Klinkert en septembre 2017. Les défections de la tête de liste Bertrand Burger, puis des Républicains Pierre Ouadi et Nejla Brandalise, en avaient déjà sapé la cohésion. Il semble bien que chacun ira de son côté en 2020.
CLÉMENT TONNOT

 

 
 

 

Les ailes du désir

Publié dans le panorama le Samedi 18 mai 2019 à 07:07:55

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Les ailes du désir
 

 
Jean Rottner s'est vu remettre ce vendredi à Strasbourg la Marianne d'or 2018 du développement durable pour la stratégie de la Région Grand Est en faveur de la méthanisation. Le Grand Est est la première région française en puissance installée et la deuxième en nombre d'installations. Le conseil régional subventionne à hauteur de 70 % les études de faisabilité des unités de production de biogaz, au nombre actuel de 143. Photo DNA/Franck Delhomme
Éviter les collisions. Tel est l'objectif de la stratégie de développement coordonné des plateformes aéroportuaires du Grand Est souhaité par le conseil régional.

La commission permanente a engagé ce vendredi une mission d'assistance à maîtrise d'ouvrage pour un montant de 200 000 EUR. Celle-ci devra proposer « un modèle économique viable et durable » sur un territoire qui ne compte pas moins de quatre aéroports majeurs : l'Euroairport de Bâle-Mulhouse, Strasbourg-Entzheim, Lorraine-Airport et Paris-Vatry, et six plus modestes.

Si ce maillage est dense et bien connecté aux lignes à grande vitesse, il présente aussi de multiples handicaps comme l'a souligné Mireille Gazin. « L'efficacité et les modalités de gestion de ces plateformes aéroportuaires doivent être interrogées, à l'exception de Bâle-Mulhouse », note l'élue régionale en évoquant « la concurrence exacerbée des pays voisins et des systèmes structurellement déficitaires ».

? Coup de sifflet. La socialiste Pernelle Richardot s'est une nouvelle fois attaquée à la SNCF après l'annonce de la suppression de l'Intercité qui assurait les liaisons Strasbourg-Nancy-Paris les week-ends. « Je ne veux pas que la Région Grand Est soit l'idiote utile de la SNCF », a-t-elle lancé, agacée de voir « une liste de plus en longue de dossiers plantés » par la société nationale.

La formule a énervé Jean Rottner. « Plutôt que de persifler dans cet hémicycle, je préfère agir », a répondu le président à son opposante qu'il juge « déconnectée ». « Vous vous agitez, nous agissons », a-t-il conclu avant de couper le micro à l'élue strasbourgeoise.

David Valence, le vice-président chargé des Transports, a annoncé « la création d'un train identique entre Paris et Strasbourg, tous les jours de la semaine », d'ici 2020. « Il s'agira d'une offre plus lente mais moins chère », dit-il.

? Coup de pouce. La Région a débloqué une aide complémentaire de 7 millions d'euros pour apporter un complément de rémunération aux jeunes de 16 à 25 ans inscrits à l'École de la 2e chance. Ceux-ci pourront désormais cumuler la rémunération de stagiaire de la formation continue et bénéficier d'un complément équivalent au montant de la Garantie Jeunes, soit une aide financière plafonnée à 784,82 EUR pour les plus de 18 ans et à 615,15 EUR pour les mineurs.

? Coup de main. La commission permanente au également attribué une subvention annuelle de 35 000 euros au Conseil culturel d'Alsace, « think tank au service de la langue et de la culture alsaciennes ».
F. BY

 

 
 

 

Loiseau : « Reprendre le contrôle de notre destin »

Publié dans le panorama le Samedi 18 mai 2019 à 07:21:03

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Loiseau : « Reprendre le contrôle de notre destin »
 

 
Nathalie Loiseau : « Les élections européennes ont un impact direct sur l'avenir des Français. » Photo Frédérick FLORIN/AFP
Vos débuts de campagne ont été difficiles. Plus que prévu ?

« J'ai commis des maladresses, je l'ai reconnu. Je note aussi que j'ai pris dix fois plus d'attaques que n'importe lequel de mes opposants, et je m'y attendais, en tant que tête de liste de la majorité. Si j'ai été surprise, c'est par la violence en politique, très acrimonieuse. Mais je ne suis pas dupe, ceux qui ont exploité ces polémiques l'ont fait pour éviter de parler du fond. »

L'abstention s'annonce forte. Quel est votre argument pour convaincre les Français de voter ?

« Les Européennes ont un impact direct sur l'avenir des Français. Nous ne lutterons contre le réchauffement climatique qu'à l'échelle de l'Europe. Reprendre le contrôle de notre destin, lutter pour plus de justice sociale ou plus d'emplois, c'est en Europe qu'on peut le faire. »

Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, dit que ces élections opposent les anti-immigrations de son côté, aux pro-immigrations avec Macron...

« C'est une présentation totalement faussée. Le nombre d'arrivées de clandestins en Europe a été divisé par dix depuis 2015, c'est considérable. Nous voulons protéger nos frontières et protéger nos valeurs. Nous devons donc faire mieux pour l'accueil de ceux qui fuient des persécutions ou la guerre. Nous avons besoin d'une politique européenne de l'asile, en harmonisant les critères et les procédures. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, et ce sont les trafiquants d'êtres humains qui en profitent. D'un autre côté, il faut lutter contre l'immigration économique illégale, en renforçant les frontières de l'Union européenne. C'est pour cela que nous voulons remettre Schengen à plat. Quant à Orban, ceux qui le résument à son attitude sur les migrations ferment les yeux sur tout le reste : la violation des libertés, le respect de la séparation des pouvoirs, le dumping social et le dumping fiscal... »

Combien espérez-vous de députés dans votre groupe au Parlement de Strasbourg ?

« Notre objectif est que le groupe des progressistes, libéraux et démocrates compte une centaine de députés, pour devenir le troisième groupe du Parlement européen. Un groupe pivot, central, sans lequel aucune majorité n'est possible, pour peser sur les politiques menées. »

Les Britanniques votent le 23 mai. Formidable « non-sens » anglais, non ?

« J'adore les Britanniques, j'adore le « non-sens », mais là ils poussent le bouchon un peu loin ! C'est la traduction d'un pays au bord de la crise de nerfs, et cela donne ces élections, avec un parti du Brexit très haut dans les sondages, mais aussi des libéraux démocrates qui portent la volonté de rester dans l'Union et qui seront très probablement dans notre groupe. »
Propos recueillispar Francis BROCHET

 

 
 

 

Marine Le Pen fait feu sur la « Babel européiste »

Publié dans le panorama le Samedi 18 mai 2019 à 07:29:39

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Marine Le Pen fait feu sur la « Babel européiste »
 

 
Marine Le Pen, jeudi soir à Fessenheim : « Nous arrivons à l'heure de vérité... » Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Fouille au corps et passage au détecteur de métaux pour tout le monde, comme pour prendre l'avion. Hormis cet accueil inédit, l'ambiance de la salle des fêtes de Fessenheim est bon enfant. On est jeudi soir, il reste pile dix jours avant le scrutin européen du 26 mai, mais l'heure est déjà à la liesse parmi les quelque 400 militants et sympathisants frontistes qui prennent place dans les travées, drapeaux tricolores en main : dans quelques minutes, leur championne Marine Le Pen sera sur scène en chair et en os, flanquée de la jeune tête de liste du Rassemblement national (RN, ex-FN) Jordan Bardella, ainsi que de l'essayiste Hervé Juvin, 5e de liste.
« Deux visions s'affrontent »

« Marine, Marine, Marine ! », scandent les plus impatients. Avec 20 minutes de retard, c'est Jordan Bardella qui ouvre le feu, en ciblant d'emblée la liste « Renaissance » menée par Nathalie Loiseau (LaREM), et plus encore Emmanuel Macron. « Deux visions de la construction européenne s'affrontent. Face à nous se trouvent des hommes et des femmes du passé, des partis du passé, des idées du passé ! Nous, nous préparons une Europe du bon sens, avec nos alliés souverainistes, qui partout arrivent au pouvoir en Italie, en Autriche, en Estonie... Alors le 26 mai, ce sera soit l'Europe des Nations, soit l'Europe de Macron. »

Le public exulte, tandis qu'Hervé Juvin hérite du micro. Chantre d'un localisme aux accents très « Nouvelle droite » des années 1970, l'intéressé a beaucoup contribué au nouveau discours écolo du parti : ainsi le RN prône-t-il désormais le « juste-échange » plutôt que le libre-échange, car « on ne résoudra les problèmes écologiques actuels qu'avec des États en pleine possession de leur territoire et de leurs frontières » . Lors d'un point presse tenu en amont du meeting, Marine Le Pen a résumé l'idée à sa façon : « L'écologie est l'enfant naturel du patriotisme. Quand on est un nomade de passage, quand on n'est pas enraciné quelque part, on assèche l'oasis, et l'on repart quand on a tout épuisé. Moi, je veux que ce qui vient du bout de la rue coûte moins cher que ce qui vient du bout du monde ! »

20 h tout juste : la voici qui arrive sur scène à son tour, sous les vivats, pour faire feu sur la « Babel européiste » de Bruxelles, son « armée de technocrates hors sol », « une Union européenne rébarbative, dépressive, incapable d'innover », « un ancien monde qui n'a plus d'autre projet que de survivre ».

« Le sursaut viendra des forces que le pays trouvera en lui, mes amis, prophétise Marine Le Pen, en guise de conclusion. Nous arrivons à l'heure de vérité. Le 26 mai, c'est l'occasion ou jamais de stopper Emmanuel Macron, l'Europe de Macron, la politique de Macron, les méthodes de Macron. Contrairement à ce que rabâche cette oligarchie, nous ne sommes pas un petit pays. Nous sommes un grand pays. Et cette grandeur, nous allons la faire revivre. » Ultimes vivats, vite suivis d'une Marseillaise chantée avec entrain.

Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

bale - Le projet d'aquarium géant mis aux voix

Publié dans le panorama le Samedi 18 mai 2019 à 07:31:18

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bale - Le projet d'aquarium géant mis aux voix
 

 
L'ouverture de ce complexe, qui devrait comprendre 40 aquariums, à proximité du zoo, est désormais envisagée en 2024. Photo Zoo Basel
Projet « visionnaire », qui donnera naissance à un lieu « unique » où les gens « pourront apprendre à comprendre et protéger la mer », comme le prétend la direction du zoo de Bâle, à l'initiative de l'Ozeanium ? Ou projet « totalement absurde », « dépassé et destructeur », « écologiquement et économiquement insensé », comme le dénoncent ses opposants ?
En contradiction avec « l'état d'urgence climatique »

Évoqué dès 2010, dévoilé fin 2012, ce complexe géant, dont le coût est estimé à 100 millions de francs, devrait comprendre 40 aquariums, installés essentiellement en sous-sol, à proximité du zoo, dans le quartier de la Heuwaage. Les travaux auraient dû débuter en 2018, mais le Grand conseil (parlement) du canton ne s'est prononcé que le 17 octobre dernier, en votant par 69 voix pour et 13 voix contre. L'ouverture, annoncée à l'origine pour cette année 2019, est désormais envisagée en 2024.

Mais rien n'est acquis. Ayant récolté 4649 signatures, soit plus de deux fois le nécessaire pour organiser une votation, les Verts de Bâle-Ville et la Fondation Franz Weber, rejoints par Greenpeace et diverses associations de protection de la nature et des animaux, ont imposé un référendum sur le projet, qui se tiendra ce dimanche, en même temps que deux votations fédérales, sur une réforme fiscale et une modification de la loi sur les armes.

Ces écologistes pointent « un projet non durable et néfaste pour l'environnement », en contradiction avec « l'état d'urgence climatique » officiellement déclaré à Bâle le 20 février dernier. « Les actions doivent être cohérentes : l'aquarium géant contredit la nécessité d'innovation et de durabilité que la ville de Bâle invoque, et n'est absolument pas compatible avec son but d'atteindre une société à 2000 watts (NDLR : de consommation énergétique annuelle par personne, soit en moyenne trois fois moins qu'actuellement dans les sociétés occidentales). Il y a des manières beaucoup plus intelligentes d'investir 100 millions de francs », comme la création « d'aires maritimes protégées », résument les porte-parole du « non » au projet. Ils considèrent en outre que « des milliers d'animaux marins, dont des requins, devront être capturés dans la nature », afin de rejoindre l'Ozeanium, qui « participera lui aussi à la destruction des écosystèmes qu'il prétend vouloir préserver ».

« La protection de la nature et des espèces est la principale vocation du Zoo de Bâle, dirigé à des fins scientifiques », rétorque le conseil d'administration du zoo, qui ajoute que le complexe sera « un modèle de construction durable et d'efficacité énergétique ».

Il souligne que le projet doit être « entièrement financé, construit et géré par des fonds privés, sans soutien de l'État ». Près de 60 % du financement était assuré à la date de janvier dernier. Le conseil d'administration ne cache pas que l'Ozeanium permettrait aussi de renforcer l'attractivité de la ville de Bâle et celle du zoo, et d'offrir à ce dernier « un complément saisonnier idéal », pour compenser la baisse de la fréquentation en hiver et « atténuer sa dépendance à la météo ».
Un complément idéal pour le zoo de Bâle

La Fondation Franz Weber constate que l'Aquatis, un musée sur le thème de l'eau comportant un aquarium et un vivarium, ouvert fin 2017 à Lausanne, n'a pas accueilli autant de visiteurs que prévu, et craint que, si l'exploitation de l'Ozeanium s'avère déficitaire, « il incombera aux contribuables de mettre la main à la poche ». La FFW observe également que les 500 000 visiteurs attendus constitueront une charge supplémentaire sur le trafic routier et le réseau de transports, dans une agglomération où la circulation est déjà bien difficile.

Quelle vision l'emportera dimanche, alors que les récentes élections dans divers cantons suisses ont montré une forte poussée des écologistes et que les manifestations pour le climat ont fait l'objet de mobilisations massives, notamment à Bâle ?
O.Br.

 

 
 

 

Le Rotary soutient la Pouponnière de Mulhouse

Publié dans le panorama le Samedi 18 mai 2019 à 07:12:16

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Le Rotary soutient la Pouponnière de Mulhouse
 

 
Le Rotary soutient la pouponnièrede Mulhouse
Le Rotary club de Saint-Louis - Huningue a apporté sa contribution au bien-être des enfants qui sont hébergés à la pouponnière de l'Ermitage, à Mulhouse. Si les travaux du nouveau bâtiment sont entièrement pris en charge par le conseil départemental, pour ce qui sort un peu de l'ordinaire, le soutien de mécènes est le bienvenu. Divers clubs services de la région ont apporté leur contribution. Parmi eux, le Rotary club de Saint-Louis - Huningue. Le club s'est rendu récemment à l'Ermitage pour apporter un chèque de 5000 EUR à l'établissement et pour découvrir le nouveau bâtiment dont l'architecte est Denis Dietschy, membre du club. Comme l'ont expliqué successivement le président de la fondation de l'Ermitage, Jean-Marie Nass, et le directeur de l'établissement, Jean-Marc Dezeque, la pouponnière, délégataire d'un service public, accueille 30 enfants jusqu'à 5 ans, placés par décision de justice. Ils ont aussi présenté les importants travaux d'extension réalisés pour aménager des espaces spécifiques pour le développement psychomoteur de ces enfants. Ces explications ont été suivies par une visite des lieux, tant intérieurs qu'extérieurs. Le chèque de 5000 EUR, qui a été remis par le past-président Thomas Pesin, en l'absence du président Stéphane Kuntzelmann, servira notamment à installer des bancs à l'extérieur. Le club a aussi offert une fontaine en forme d'oiseau stylisé, réalisée par deux membres du club selon une esquisse de Denis Dietschy.

 

 
 

 

AGGLOMÉRATION Environnement La journée citoyenne, 12e

Publié dans le panorama le Samedi 18 mai 2019 à 07:09:39

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AGGLOMÉRATION Environnement
La journée citoyenne, 12e
La 12e édition de la journée citoyenne va mobiliser de nombreux bénévoles dans le département. L'occasion de se retrouver autour d'actions citoyennes.
 

 
Au collège d'Illfurth, une nouvelle mare a été construite par des collégiens l'an dernier, lors de la journée citoyenne. Elle a été conçue pour accueillir plantes et batraciens.
La journée citoyenne a été initiée, rappelons-le, par le président actuel de Mulhouse Alsace agglomération (M2A), Fabian Jordan. Ce dernier a organisé, mercredi 15 mai à Richwiller, un point presse pour en rappeler les fondamentaux, les changements et présenter l'implication de l'Association des maires du Haut-Rhin et l'arrivée dans le dispositif du conseil départemental.

« La journée citoyenne est toujours d'actualité. C'est une fierté de permettre aux habitants d'être acteurs de cette initiative qui ne coûte rien aux municipalités participantes. C'est une journée civique qui favorise la communication entre les habitants. Elle permet la création de liens sociaux, dans le respect de l'autre » , indique le président de M2A en préambule. Il a initié cette journée en 2007, à Berrwiller, et porte toujours cette initiative à bout de bras. Elle consiste à réaliser, sur la base du volontariat, des petits chantiers, dans des lieux publics des communes. « Depuis le lancement de cette opération, aucune des communes participantes n'a quitté le dispositif. Aujourd'hui, nous enregistrons environ 55 000 participants à travers le Haut-Rhin » .
Des collégiens dans la boucle

Pour Christian Klinger, président de l'Association des maires du Haut-Rhin, « cette journée est une bonne graine qui continue de croître. D'ailleurs, deux nouvelles communes viennent rejoignent ce dispositif cette année. Il s'agit de Bennwihr et Sainte-Croix-en-Plaine. Sur les 380 communes de notre département, 300 ont rejoint ce dispositif, quelle que soit leur importance » .

Le conseil départemental, par la voix de la conseillère Sabine Drexel, en charge de la jeunesse, de la citoyenneté et de l'engagement, s'investit également cette année. Avec, comme cible, la jeunesse. « Il s'agit de lui donner le goût de l'engagement dans une démarche citoyenne afin que les jeunes y prennent goût » , note l'élue. Et de rappeler qu'au niveau des collèges, l'initiative revient à celui d'Illfurth, qui a lancé sa journée citoyenne en interne, en 2017. « Il est important que chaque collège conserve la liberté de l'organiser en fonction des initiatives des élèves. » Pour 2019, 15 établissements sur les 57 que compte le département vont y participer, contre quatre l'an dernier.

Cette année, seront également mobilisés le Sdis 68 (Service départemental d'incendie et de secours) via les jeunes sapeurs-pompiers volontaires, des MJC (Maison des jeunes et de la culture), des sections de scouts, des associations d'éducation populaire... Et le service environnement du conseil département pour des ateliers dédiés. À noter aussi l'implication de certains partenaires comme Transdev, EDF, la fondation SNCF, la MSA (Mutuelle sociale agricole) et La Poste. « Cette journée, c'est juste du bon sens pour le bien vivre ensemble » , conclut Fabian Jordan.
Sabine HARTMANN

 

 
 

 

La 12e journée citoyenne, dans le secteur de M2A (Mulhouse Alsace agglomération), se déroule comme suit.

? Les communes de Baldersheim et Flaxlanden ont ouvert cette nouvelle édition le 11 mai dernier.

? Le 18 mai, les habitants des communes de Richwiller (dont c'est la 10e édition), Chalampé, Feldkirch, Morschwiller-le-Bas, Riedisheim, Sausheim (opération Sausheim propre) et Wittenheim, prendront le relais.

? Le 25 mai, la journée nationale sera déclinée à Battenheim, Berrwiller, Bruebach, Brunstatt-Didenheim, Dietwiller, Eschentzwiller, Galfingue, Habsheim, Heimsbrunn, Hombourg, Illzach, Lutterbach, Mulhouse, Ottmarsheim, Pfastatt, Pulversheim, Reiningue, Ruelisheim, Staffelfelden, Wittelsheim et Zillisheim.

? Le 8 juin, elle se déroulera à Kingersheim et à Rixheim.

? Le 28 septembre, elle se tiendra à Bollwiller.

? Le 5 octobre à Zimmersheim.

? Les communes de Bantzenheim, Petit-Landau et Ungersheim mènent pour leur part des actions de citoyenneté et de civisme sous une autre forme.

 

Belles, tristes ou drôles : que d'histoires...

Publié dans le panorama le Samedi 18 mai 2019 à 07:13:32

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Belles, tristes ou drôles : que d'histoires...
 

 
Pascal « Monsieur Propre » Jung, au centre, a été récompensé par le vice-président du Département Michel Habig... qui, lui aussi, a déjà fait ses preuves dans l'art du nettoyage. DR
« Monsieur Propre »ne reste pas les bras croisés
Bien connu dans la région pour ses « promenades anti-déchets » (il en ramasse des kilos), le Soultzien Pascal Jung était invité au conseil départemental par Alain Grappe et Karine Pagliarulo pour les 40 ans de l'opération Haut-Rhin propre.

Le « Monsieur Propre » du Florival a profité de cette tribune pour tenter d'insuffler une nouvelle dynamique à cette manifestation « vieillissante ». Avant de recevoir une médaille départementale qui, elle, ne finira pas à la poubelle...

Stupéfiantes découvertes

 

On retrouve notre « nettoyeur », Pascal Jung, en pleine vélorution dimanche dernier. Son périple cycliste l'emmène avec quelques collègues jusque devant le collège du Hugstein à Buhl. La voie de stationnement, plus précisément. Là, son oeil exercé lui indique des objets brillants à même le sol : des cartouches de siphons à chantilly - plusieurs dizaines - ayant contenu du protoxyde d'azote (N20), comme il le découvrira plus tard.

Le hic, c'est que depuis plusieurs mois, ces capsules sont devenues très populaires parmi la jeunesse ; leur inhalation possède des propriétés euphorisantes. Plus grave, cette pratique n'est pas sans danger pour la santé : « Répété à intervalles trop rapprochés et sans reprise suffisante d'oxygène, l'usage par inhalation fait courir un risque d'asphyxie », souligne l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies.
Port d'écharpesur la voie publique

Inauguration de l'espace d'accueil et de dégustation des Domaines Schlumberger, lundi soir : 300 invités - tout le « gratin » - dont évidemment le maire de Guebwiller.

En civil, tout d'abord, Francis Kleitz retourne rapidement à sa voiture. Il en revient ceint de sa très officielle écharpe tricolore. Explication lors du discours : « À la différence d'autres communes, Guebwiller ne compte qu'un seul domaine viticole. C'est presque une mission de service public que nous remplissons ici ! », plaisante-t-il.

À quand le remboursement des grands crus par la Sécu ?
Nom d'un centriste !

Inconnu du monde politique il y a cinq ans, Francis Kleitz s'est rapidement fait un nom : maire de Guebwiller, conseiller régional, vice-président de la commission des transports, etc. Il n'y a guère qu'au sein de sa famille politique que les choses ne sont pas si claires.

Vendredi, sur le marché guebwillerois, le maire guidait Jean-Marie Bockel, en campagne européenne pour Jean-Christophe Lagarde. La presse avait été prévenue : un courrier de Philippe Trimaille, délégué départemental de l'UDI, nous informait qu'un certain Francis KLEIST (sic) serait présent sur le marché.

Ils ne sont déjà pas bien nombreux à l'UDI, mais si en plus ils ne se connaissent pas les uns les autres... Deux chutes pour le prix d'une : Nomen est omen (« Le nom est présage »), dit l'adage. Oui, mais lequel ?
Un moment de Grâce

Nous avions consacré un portrait à la chanteuse Grâce Dakpogan, originaire d'Issenheim, en décembre dernier. Elle y disait son admiration pour le prix Nobel de la paix 2018, le Dr Denis Mukwege, engagé dans la lutte contre les mutilations génitales pratiquées sur les femmes en République démocratique du Congo. Gracie D, son nom de scène, organise également des galas caritatifs. Les fonds récoltés sont destinés à l'hôpital fondé par le Dr Mukwege. Tout cela, elle a pu le dire en personne au « grand homme » lors de son passage à Paris la semaine dernière. Une rencontre inoubliable : « L'entrevue a duré quelques minutes tout au plus, raconte la jeune femme. J'étais très stressée et j'ai parlé, parlé, parlé... Tout d'un coup, il m'a pris dans ses bras. C'était un moment rempli d'émotion, d'apaisement et aussi d'encouragement à poursuivre mes actions. J'en suis ressortie pleine d'énergie. »

Idéal pour entamer le week-end... et boucler cette rubrique.

 

 
 

 

Mercredis du foot

Publié dans le panorama le Samedi 18 mai 2019 à 07:14:06

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Mercredis du foot

 

 
Photo L'Alsace/Christian Munch
Cinquante-neuf jeunes footballeurs des catégories U10/11, U12/13 et U15 s'étaient déplacés à Schlierbach pour participer à l'animation des Mercredis du foot. Ils ont tous bénéficié des conseils techniques d'Éric Descombes, l'entraîneur du FC Mulhouse qui était accompagné d'une dizaine de ses joueurs. Les ateliers étaient mis en place par Oriol Sendros, préparateur physique du club mulhousien. Bernadette Groff, vice-présidente du conseil départemental, a tenu à remercier l'AS Schlierbach en remettant des ballons à la dirigeante du club. Le FC Mulhouse était représenté par son président Francis Daverio et par Luc Frechin, secrétaire général.

 

 
 

 

Pulversheim Conseil municipal Unité de méthanisation : le projet avance

Publié dans le panorama le Samedi 18 mai 2019 à 07:18:42

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Pulversheim  Conseil municipal
Unité de méthanisation : le projet avance
Les deux groupes minoritaires ont alimenté le débat lors du dernier conseil municipal de Pulversheim, à force de questions, de remarques et de propositions. Notamment lors de l'adoption du principe d'installation d'une unité de méthanisation.
 

 
Les aménagements de voirie liés à la construction du lotissement Rosen nécessitent l'achat d'un terrain de 26 ares.
Lors du récent conseil municipal de Pulversheim, le maire Jean-Claude Eicher a proposé d'adopter le principe d'installation d'une unité de méthanisation : « C'est un projet intéressant, dans l'air du temps, qui va apporter quelque chose à la planète entière et qui est une plus-value pour notre commune. Certes, il y a des inquiétudes quant aux nuisances mais on pourra la mettre où on voudra il y aura toujours des inconvénients et des avantages. Il s'agit aujourd'hui d'acter le fait que nous allons continuer de travailler avec M. Peterschmitt, porteur du projet. Cependant, dire « oui » ce soir ne veut pas dire que cela aboutira. »
Prendre son temps

Le tout nouveau conseiller du groupe minoritaire « Une nouvelle voie pour Pulversheim » Jean-Marc Leclere a demandé le report du point : « Juste avant ce conseil municipal nous avons eu une discussion en commissions réunies au cours de laquelle beaucoup de questions ont été posées. Pourquoi ne pas attendre pour avoir un peu plus d'informations plutôt que de décider à brûle-pourpoint ? Est-il prévu d'autre part de demander l'avis de la population ? » Jean-Claude Eicher a trouvé la remarque « pertinente » et rappelé que certains élus ont visité des unités déjà en fonctionnement. Après un assez long échange entre différents conseillers, le vote s'est avéré positif (20 voix pour et 3 voix contre). Concernant l'avis des habitants, le premier magistrat a estimé : « C'est envisageable, mais nous avons été élus pour décider. On fera une information via le bulletin municipal. »
Trois possibilités d'implantation

À la demande de Claude Thiriet (« Pulversheim sincèrement »), Christian Horn, responsable des services techniques a apporté des précisions quant aux possibilités d'implantation de l'unité de méthanisation : « Trois options se présentent. À côté de la station d'épuration d'abord, mais il faudrait inclure un changement de zonage dans la révision du PLU qui est en cours et le planning de M. Peterschmitt ne cadre pas avec ce déroulement. Les deux autres options étant en zone agricole, il n'y a pas d'inconvénient à déposer un permis de construire, M. Peterschmitt étant exploitant agricole. »

Dans le cadre de l'aménagement de la rue de Cernay conséquent à l'édification du lotissement Rosen, la commune va acheter, au prix des Domaines de 83 200 EUR, une parcelle de terrain de 26 ares jouxtant la route départementale 2, de manière à pouvoir réaliser un aménagement de voirie cohérent de part et d'autre de la chaussée. « En effet le chemin de l'association foncière doit être déplacé dans l'alignement de celui de la sortie du lotissement. La commune n'a besoin que de 6,75 ares mais le propriétaire n'a accepté la vente qu'à condition de pouvoir vendre toute sa parcelle. Le reste continuera d'être exploité par l'agriculteur locataire du terrain » a expliqué le premier magistrat.

Jean-Marc Leclere, qui a voté contre avec deux de ses colistiers, a estimé : « On ajoute l'achat de ce terrain aux nombreux frais déjà engagés. Pourquoi cela n'a-t-il pas été prévu ? ». Réponses apportées par le DGS Dominique Hermmerlé et le chef des services techniques : « On ne savait pas au départ où seraient installés les bâtiments, ni la voirie et des choses ont été imposées par le Département après coup. »
M.H.

 

 
 

 

Question-réponse
Les membres des groupes minoritaires ont posé de nombreuses questions, fait plusieurs remarques et donné leur avis lors de la séance, Claude Thiriet regrettant notamment de ne pas recevoir de comptes rendus des commissions. Réponses du maire et de Jean-Robert Gimenez : « Les commissions légales se réunissent, les autres se sont étiolées au cours du temps ; d'autre part on ne peut pas constamment arroser tout le monde de comptes rendus. » Claude Thiriet a aussi déclaré : « Je suis un peu choquée de voir qu'à la sortie des Aînés on demande aux conseillers municipaux qui ne sont pas indemnisés de payer 65 EUR s'ils participent à la sortie ; par contre la municipalité, maire et adjoints, vous ne payez pas alors que vous avez une indemnité. » Louis Kleinhoffer a pour sa part demandé que le bulletin municipal rende compte des extensions d'horaires du Carrefour Express. « Non, ce n'est pas le rôle de la commune, et c'est une porte ouverte aux problèmes » a tranché Jean-Claude Eicher.

Marie-Claire Foehrenbacher-Hug a pour sa part estimé que le numéro spécial du bulletin municipal « payé par le contribuable pulversheimois, sert la campagne électorale du maire ». Ce dernier a indiqué : « Il s'agit du bilan de toute l'équipe du conseil municipal. »

 

Guebwiller Ensemble de mandolines Des prix pour les musiciens

Publié dans le panorama le Samedi 18 mai 2019 à 07:14:52

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Guebwiller Ensemble de mandolines
Des prix pour les musiciens
À l'issue du concert célébrant le centenaire de la Société de mandolines de Guebwiller qui a eu lieu le 5 mai dernier au théâtre municipal, la présidente Corinne Taquard a remis aux musiciennes et musiciens une distinction honorifique
 

 
Norbert Maurer, le plus ancien membre de l'Ensemble de mandolines de Guebwiller, a été mis à l'honneur.
Cette cérémonie s'est déroulée en présence du maire Francis Kleitz et des vice-présidents du conseil départemental Karine Pagliarulo et Alain Grappe, qui ont distribué les diplômes par ordre croissant d'ancienneté.

Les 21 récipiendaires se sont vus remettre un diplôme et un bouquet de fleurs.

Une ovation particulière a été réservée à Norbert Maurer, le plus ancien membre de l'EMG, actif depuis 47 ans. « Parmi les différents dirigeants de cette société, s'il en fut un de passionné, qui pendant plus de 40 ans, de 1962 à 2002, en assuma la direction et s'investit sans relâche au service des musiciens et de l'instrument, qui forma un grand nombre d'élèves, c'est Monsieur Norbert Maurer. Aujourd'hui, il joue toujours aux pupitres des mandolines et est président d'honneur de l'ensemble de mandolines », a expliqué Corinne Taquard.
Les récipiendaires

Christian Pastor, guitare, fait partie de la formation depuis deux ans ; Arlette Froehly, mandoline, 5 ans ; Germaine Hansmann, 5 ans ; Robert Jamann, directeur musical, 10 ans ; Annie Liermann, mandoline, dix ans ; Simone Keller, mandoline, 11 ans ; Liselotte

Kornacker, mandoline, 12 ans ; Émilie Sortino, mandoline, 16 ans ; Guy Clement, mandole, 17 ans ; Gautier Taquard, mandoline, 23 ans ; Marie-Flore Wick, mandoline, 30 ans ; Francine Bissey, mandoline, 35 ans ; Huguette Spinner, mandoline, 38 ans ; Francine Wexler, mandoline, 38 ans ; Roland Gerber, mandole, 40 ans ; Estelle Heim, mandoline, 40 ans ; Joseph D'Onorio, guitare, 46 ans ; Anne-Marie Braun, mandoline, 47 ans ; Gérard Schmitt, mandoline, 56 ans ; Marlène Gerber, mandole, 65 ans ; Norbert Maurer, mandoline, 72 ans ; Édouard Schwaller, contrebasse, 52 ans.

 

 
 

 

290 marcheurs par une météo incertaine

Publié dans le panorama le Samedi 18 mai 2019 à 07:02:04

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290 marcheurs par une météo incertaine
 

 
Les marcheurs méritants de la 48e marche populaire ont été récompensés.  Photo L'Alsace/Robert Furderer
En raison d'une météo incertaine, la 48e édition de la traditionnelle marche populaire internationale de l'association de marche Zehaloifer de Muntzenheim n'a pas remporté le succès escompté, mercredi 8 mai.

Si les groupes n'ont pas été nombreux, les marcheurs individuels ont répondu favorablement à l'invitation de l'équipe de la présidente Simone Kauffmann, pour parcourir l'un des trois circuits de 5,770, 11 ainsi que 21 km.

Depuis la salle des fêtes Marcel Meyer, 290 marcheurs seulement ont apprécié de pouvoir sillonner le chemin le long de l'embranchement de Colmar du canal du Rhône au Rhin, avant de prendre des chemins de terre et forestiers en direction de Durrenentzen et Urschenheim, et de revenir sur Muntzenheim.

Dans la salle Marcel Meyer, les randonneurs ont partagé le repas, tout comme les membres de l'association Les Selwer Leckla de Muntzenheim ne pouvant plus participer à la marche, dans une ambiance des plus conviviales.

En début d'après-midi, Simone Kauffmann a remercié les marcheurs « pour leur participation, malgré la météo incertaine ». Elle a remis une enveloppe à Astrid Boehrer pour son anniversaire, et remis une coupe à Yvonne Weisang, 85 ans, dame la plus âgée.

Elle également convié les personnes intéressées à la marche populaire de Luxeuil-les-Bains, en Haute-Saône, le jeudi de l'Ascension 30 mai, où l'association rendra visite aux marcheurs qui participent, depuis deux années, à la marche populaire du Téléthon à Muntzenheim.

Eric Straumann, Bernard Gerber et Brigitte Klinkert étaient présents. Claude Reignier a remis le challenge de la commune à Gérard Meye, président de l'amicale des sapeurs-pompiers de Muntzenheim, qui comptabilisait 19 marcheurs.
Le palmarès

1erLes sapeurs-pompiers de Muntzenheim 19 marcheurs. 2e Les Randonneurs du Leh de Bindernheim 17 ; 3e Les Diables de Mooslargue 13 ; 4e Les Louveteaux de Marckolsheim 11 ; 5e Les Pionniers d'Ammerschwihr 10.

Organisateurs et élus se sont donné rendez-vous au vendredi 8 mai 2020, pour la prochaine marche populaire.
R.F.

 

 
 

 

Buhl Lauréats du concours Fleurir le Florival

Publié dans le panorama le Samedi 18 mai 2019 à 07:15:35

© Dna, Samedi le 18 Mai 2019
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Buhl Lauréats du concours
Fleurir le Florival
Soixante lauréats du palmarès du fleurissement florivalien ont été primés, samedi dernier, lors d'une réception dans le cadre du marché aux fleurs de Buhl.
 

 
Les lauréats du fleurissement de la vallée avec les personnalités.
Buhl a accueilli, samedi matin, la 34e édition de la fête des fleurs pour la proclamation du palmarès florivalien 2018. Le maire Fernand Doll a accueilli les lauréats et salué la présence d'Alain Grappe, conseiller départemental, et des maires et adjoints de la vallée. Il a remercié Marianne Loewert, la coordinatrice et son équipe du fleurissement de la vallée, non sans oublier Dany Hossenlopp qui, depuis 34 ans, oeuvre pour le marché et ce rassemblement.

Puis, il s'est adressé aux lauréats : « cette édition est ensoleillée grâce à vous. Merci pour votre participation au fleurissement de la vallée ! ». Michel Keller, le 1er adjoint de Linthal, a également félicité les lauréats pour « leur travail au quotidien », invitant, après la proclamation, l'assemblée au verre de l'amitié offert par sa commune.
Palmarès 2018

Rocco Nuzzo, Jean-Marie Erny, Denis Hetsch, Vito Rauseo, Rosario Anastasi, Etienne Blonde, Marguerite Rimelin-Groshans, Henri Pierobon, Raymond Riethmuller, Jean-Marc Simonklein, Marie-Claire Frey et Christophe Traber.

? Guebwiller

Daniel Stocker, Michel Habermehl, Claude Bitsch, Anatole Federenko, Anne Kupeck, Pierre Etterlen, Claire Henry, Mac Donald's, Fernand Wunderly et l'hôtel de l'Ange.

? Lautenbach

Odile Schilling, Pascal Jumeau, Jean-Marc Hiertz, Daniel Hossenlopp, Michel Gay, Serge Ambiehl, Marc Gurly, Monique Haegy, Etienne Remtschek, Marie-Claire Wetterwald Jean-Claude Tschudy et Jean-Pierre Furstenberger.

? Lautenbach-Zell

Philippe Schliffer, Jean Vogel, Richard Schaffhauser, Pierre Mutz, Yvonne Mysliwics, Jeanne Simonklein, Edmond Kuster, Jean-Marc Chambard, Gérard Richert, Claude Chambard, Jean-Paul Franck et le restaurant À la Truite.

? Linthal

Frédéric Roedre, Rose-Marie Roeder, Jules Debenath, Philippe Krust, Hubert Martin, Pierre Cayer-Barrioz, Fernand Debenath, Christian Boeglin, Raymond Schaffhauser, Jean-Jacques Christmann et le Crédit Mutuel.

? Murbach

Le Schaeferhof et Fabien Longhino.
BE

 

 
 

 

Kaysersberg Vignoble Apiculture Un nouveau rucher école

Publié dans le panorama le Samedi 18 mai 2019 à 07:16:19

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Kaysersberg Vignoble  Apiculture
Un nouveau rucher école
Dimanche 12 mai, le syndicat des apiculteurs de Kaysersberg et environs a inauguré son rucher-école dans une clairière du Kirchtal. Une belle installation au service des abeilles.
 

 
Un havre de paix pour les abeilles.
Les apiculteurs du Syndicat de Kaysersberg et des amis des environs se sont retrouvés dimanche 12 mai en fin de matinée pour déclarer ouvert leur rucher-école. Toutes bourdonnantes, les abeilles des nombreuses ruches posées sur le terrain étaient de la partie.

Le président Bernard Marck eut le plaisir de saluer Emilie Helderlé, conseillère départementale, Pascal Lohr, maire de Kaysersberg Vignoble, André Frieh, président de la Fédération des syndicats d'apiculteurs du Haut-Rhin et Patricia Hild, maire de Bennwihr. Dans les discours on parla bien sûr de la nécessité de protéger les abeilles pour garantir une parfaite biodiversité. Il fut également question du glyphosate et des autres molécules nocives en usage dans les vignes et dans l'agriculture. Ici, dans le Kirchtal, dans l'ancienne pépinière au coeur d'une forêt à essences mixtes, le fameux Mischwald cher aux forestiers allemands, les butineuses pourront s'épanouir tranquillement.

Ce 14e rucher-école du département permettra de former les apiculteurs débutants qui trouveront tout le matériel nécessaire sur place avant de se lancer dans la « profession ». Ce nouvel outil appartenait à Gilbert Mattern, ancien technicien ONF qui a décidé de céder les deux bâtiments à son syndicat et la ville loue le terrain. Conçu à l'origine pour exploiter des ruches « alsaciennes », le grand rucher sera cloisonné pour créer une miellerie ou salle d'extraction et un espace de rangement du matériel et d'atelier. Grâce à ces installations, le syndicat de Kaysersberg pourra travailler confortablement et suivre les progrès de ses jeunes membres.

 

 
 

 

Le parcours pieds nus inauguré

Publié dans le panorama le Samedi 18 mai 2019 à 07:17:38

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Le parcours pieds nus inauguré
 

 
Le traditionnel couper de ruban, en présence d'élus, d'Alain Ferstler, président fédéral du Club vosgien (à gauche), et de Jean-Marie Jeanniot (à droite) notamment. Photo DNA
« Inauguration pluvieuse, inauguration heureuse ! », comme l'a indiqué avec un brin de malice le président du Club vosgien de Guewenheim, Raphaël Buchele, lors de l'inauguration, samedi 11 mai, du nouveau sentier pieds nus. Jean-Marie Jeanniot a été l'instigateur de ce projet qui aura mis plusieurs années à se concrétiser.

Divers problèmes techniques ont été contournés pour aboutir à la finalisation d'un très beau parcours circulaire de 250 m, valorisant l'aménagement et l'embellissement de la digue qui jouxte la Doller. Une pompe à main et un pédiluve sont accessibles pour les promeneurs. Maîtriser la renouée du Japon, plante invasive qui envahit les berges de la Doller, n'a pas été une mince affaire. La pose de bâches recouvertes de terre a été nécessaire pour enrayer sa progression. Le terrain a été aplani et un escalier créé afin de rendre l'accès plus facile. Les écoliers ont également participé activement en fournissant des bouchons.
Bon pour la santé

« Les personnels de santé contactés m'ont encouragé, car cela contribue à l'équilibre du corps. Nous avons tous marché pieds nus en vacances, sur la plage ou dans l'herbe, a expliqué Jean-Marie Jeanniot. Alors je vous invite à essayer ce parcours et à devenir officiellement des piénusiens. »

Le département, la communauté de communes et la commune ont contribué à l'élaboration de ce projet, à travers des aides financières et matérielles, pour un coût total du chantier qui avoisine les 6000 EUR. « L a mise en place d'un parcours sensoriel le long de la Doller, dans un cadre agréable et surprenant, a conduit notre association à réaliser ce circuit avec des ateliers procurant des sensations oubliées par le modernisme », s'est réjoui Raphaël Buchele.

Il a profité de l'occasion pour rendre un vibrant hommage « au passionné et passionnant Jean-Marie Jeanniot » pour son investissement dans ce projet ainsi qu'à tous ceux qui y ont contribué. L'après-midi s'est poursuivi par un test grandeur nature du parcours pieds nus, profitant d'une brève accalmie de la météo.
Guillaume COURTOIS Y ALLER Parcours pieds nus du Club vosgien de Guewenheim, prendre la départementale 34 en direction Dolleren, parking au pont de la Doller, suivre les panneaux indicatifs. Accès gratuit.

 

 
 

 

Sierentz a accueilli les championnats de France

Publié dans le panorama le Samedi 18 mai 2019 à 07:11:27

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Sierentz a accueilli les championnats de France
 

 
Les champions de France ATSCAF avec les officiels.

 Photo L'Alsace /Christian Munch

Le championnat de France de tir ATSCAF (Association touristique, sportive et culturelle des administrations financières) s'est déroulé au stand de tir de Sierentz. Six Alsaciens étaient en lice parmi les 36 compétiteurs qui disputaient les différents titres en jeu.

La section tir a été créée en 2009 au sein de l'ATSCAF. Pour cette compétition, « on applique la formule des finales avec les dix meilleurs au pistolet dans les catégories hommes et femmes et les six meilleurs à la carabine », expliquait Pierrette Baldenweck, responsable de la structure haut-rhinoise, qui s'adonne à son sport favori depuis une dizaine d'années.

Dans l'ensemble, l'épreuve était de très bonne qualité technique et a été marquée par de bonnes performances, à l'image de celle du Francilien Christian Chauvel qui a décroché le titre à la carabine, avec le score de 555,5 points.

La remise des prix a été effectuée par Albert Noël, président de l'ATSCAF 68, Catherine Vernier, représentante fédérale, Pierrette Baldenweck et Bernadette Groff, vice-présidente du conseil départemental.
Chr.M.