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EDITORIAL : Coup de volant

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 05:45:59

© Dna, Vendredi le 17 Mai 2019
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EDITORIAL : Coup de volant
 

 
Si la limitation à 80 km/h s'impose par des considérations de sécurité routière, une question émerge : sur quoi se fonde alors son assouplissement ? Le souci reste peut-être la sécurité. Électorale, cette fois. Si près d'un scrutin, le Premier ministre donne ce petit coup de volant pour éviter un gros écueil dans l'opinion.

Impopulaire en diable, catalyseur de gilets jaunes, l'abaissement de la vitesse sur le réseau secondaire a contribué à fragiliser le pouvoir, voire à le faire passer pour déconnecté des réalités d'une certaine France.

L'annonce d'Édouard Philippe d'en moduler l'application apparaît dès lors comme un geste extrêmement flagrant pour se rabibocher avec les bataillons d'automobilistes atteints dans leur quotidien. C'est tardif, à visée plutôt électoraliste, mais ni contrit, ni forcément si conciliant qu'il y paraît. En transférant aux départements la patate chaude de la limitation sur certains axes, en même temps que la responsabilité juridique de leurs décisions, le Premier ministre se déleste. Il transforme ce qui est un fardeau pour lui en ce qui deviendra un casse-tête pour les élus. À eux, les joies des frondes et des empoignades publiques sur l'accidentologie dans les cantons.

Le chef du gouvernement sait aussi que si se multiplient des régimes selon le type de tronçons, on passe de l'irritation des changements de vitesse incessants à un brouillard dans les esprits. Le réseau routier virera à la foire du cas par cas, nécessitant une mémorisation des ruptures d'allure selon que l'on transite par des départementales ou des nationales, avec ou sans séparateurs.

Qui veut la peau des 80 km/h ? Bien du monde, y compris des ministres, et même Macron qui en a mesuré l'effet durant le grand débat. Mais le Premier ministre ne veut pas tomber dans le panneau : il favorise au contraire leur germination spontanée et les polémiques, sans perdre sûrement de vue l'impératif de sécurité routière. Tout en sachant également que pour mieux faire passer une mesure générale aussi critiquée que les 80 km/h, il n'est pas inutile d'instiller des ferments locaux de discorde.

 

 
 

 

Routes Les 80 km/h en question : L'Alsace est prête au démarrage

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 05:37:57

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Routes Les 80 km/h en question
Routes Les 80 km/h en question : L'Alsace est prête au démarrage
La proposition du Premier ministre de laisser les présidents de conseils départementaux décider de la limitation de vitesse satisfait pleinement Frédéric Bierry et Brigitte Klinkert.

 
Le 29 juin dernier, des agents du conseil départemental du Haut-Rhin procédaient au remplacement des panneaux de limitation de vitesse à 90 km/h par ceux à 80 km/h. Ils pourraient refaire le travail très rapidement pour rétablir la vitesse à 90 km/h.
Motion dans le Haut-Rhin, demande de dérogation dans le Bas-Rhin... La réduction de 90 à 80 km/h de la limitation de vitesse sur la route, entrée en vigueur le 1er  juillet dernier, a provoqué la grogne des automobilistes comme des élus. Et les conseillers départementaux ont été aux avant-postes, eux qui ont en charge la - coûteuse - gestion des routes. Aussi l'annonce faite hier par le Premier ministre, Édouard Philippe, de laisser le libre choix aux présidents des conseils départementaux (lire page 2) a été accueillie avec satisfaction par les élus concernés. « Nous avions d'abord proposé au gouvernement de travailler ensemble mais le Premier ministre nous avait opposé une fin de non-recevoir. J'avais ensuite demandé au préfet d'utiliser son pouvoir réglementaire pour maintenir, par dérogation, la limitation à 90 sur certains axes », indique le président du conseil départemental du Bas-Rhin, Frédéric Bierry. Et l'élu de préciser son propos : « Nous ne sommes pas contre la sécurité routière mais sur de grandes lignes droites, limiter la vitesse à 80 km/h peut accroître le danger dans la mesure où l'automobiliste est moins attentif, s'ennuie et donc fait autre chose, notamment regarder son téléphone portable. La pression de la population a fait évoluer les choses mais on aurait pu éviter des dépenses inutiles. Le remplacement des panneaux a coûté 30 000 EUR», rappelle Frédéric Bierry qui juge « inacceptables » les propos du Premier ministre, « vexé », demandant aux élus d'assumer leurs responsabilités. « Comme si ce n'est pas ce que nous faisons en permanence. On connaît les routes accidentogènes. Je vais demander aux élus de chaque canton de voir avec les maires quels secteurs peuvent être rétablis à 90 km/h. Pour autant, il est prématuré de dire si 90 km/h sera la règle ou l'exception », assure le président du conseil départemental du Bas-Rhin.

« L'enjeu de sécurité routière est notre priorité et notre responsabilité mais si l'annonce du Premier ministre est confirmée, c'est une bonne chose », estime, pour sa part, la présidente du conseil général du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, selon qui « le gouvernement doit faire confiance aux élus locaux ». « Là où il y a un vrai risque, la vitesse maximale sera maintenue à 80 km/h. Le cas échéant, quand cela est possible, nous rétablirons les 90 km/h. Mais il faudra éviter que cela change plusieurs fois sur une même route. Car cela est coûteux et entraîne la confusion. Il faudra donc faire les choses simplement », précise la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin.
54 km ciblés dans le Bas-Rhin

Six routes avaient fait l'objet, l'an passé, d'une vaine demande de dérogation auprès de la préfecture pour que la vitesse maximale demeure à 90 km/h. Il s'agit de la RD2 et de la RD4, les deux entre l'autoroute A35 et la frontière allemande, de la RD 263 entre les carrefours des RD 264 et 34, de la RD 1 062 entre les carrefours sud et nord de la RD662, de la RD 1 404 entre le carrefour de la RD 1 004 et l'autoroute A4 et de la RD 1 420 entre l'autoroute A352 et le carrefour de la RD2420 au nord de Schirmeck. Ces routes-là devraient donc rapidement retrouver une vitesse limitée à 90 km/h. « Pour ces routes, il faut aller vite », confie Frédéric Bierry.
Laurent BODIN

 

 
 

 

80 ou 90 km/h : l'Alsace est prête au démarrage

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 06:04:54

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80 ou 90 km/h : l'Alsace est prête au démarrage
 

 
Le 29 juin dernier, des agents du conseil départemental du Haut-Rhin procédaient au remplacement des panneaux de limitation de vitesse à 90 km/h par ceux à 80 km/h. Ils pourraient refaire le travail très rapidement pour rétablir la vitesse à 90 km/h. Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Motion dans le Haut-Rhin, demande de dérogation dans le Bas-Rhin... La réduction de 90 à 80 km/h de la limitation de vitesse sur la route, entrée en vigueur le 1er juillet dernier, a provoqué la grogne des automobilistes comme des élus. Et les conseillers départementaux ont été aux avant-postes, eux qui ont en charge la - coûteuse - gestion des routes.

Aussi l'annonce faite ce jeudi par le Premier ministre, Édouard Philippe, de laisser le libre choix aux présidents des conseils départementaux (lire en page 3) a été accueillie avec satisfaction par les élus concernés. « Nous avions d'abord proposé au gouvernement de travailler ensemble, mais le Premier ministre nous avait opposé une fin de non-recevoir. J'avais ensuite demandé au préfet d'utiliser son pouvoir réglementaire pour maintenir, par dérogation, la limitation à 90 km/h sur certains axes », indique le président du conseil départemental du Bas-Rhin, Frédéric Bierry.

Et l'élu de préciser : « Nous ne sommes pas contre la sécurité routière mais sur de grandes lignes droites, limiter la vitesse à 80 km/h peut accroître le danger dans la mesure où l'automobiliste est moins attentif, s'ennuie et donc fait autre chose, notamment regarder son téléphone portable. La pression de la population a fait évoluer les choses mais on aurait pu éviter des dépenses inutiles. Le remplacement des panneaux a coûté 30 000 EUR. » Frédéric Bierry juge « inacceptables » les propos du Premier ministre « vexé » demandant aux élus d'assumer leurs responsabilités. « Comme si ce n'est pas ce que nous faisons en permanence ! On connaît les routes accidentogènes. Je vais demander aux élus de chaque canton de voir avec les maires quels secteurs peuvent être rétablis à 90 km/h. Pour autant, il est prématuré de dire si 90 km/h sera la règle ou l'exception », assure le président du conseil départemental du Bas-Rhin.
« Examiner chaque route, chaque tronçon »

« L'enjeu de sécurité routière est notre priorité et notre responsabilité, mais si l'annonce du Premier ministre est confirmée, c'est une bonne chose », estime, pour sa part, la présidente du conseil général du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert. Selon elle, « le gouvernement doit faire confiance aux élus locaux ». « Ce sera plus efficace et moins coûteux », pronostique l'élue haut-rhinoise, qui évoque « un travail dans chaque canton, route par route, tronçon par tronçon ». « Là où il y a un vrai risque, la vitesse maximale sera maintenue à 80 km/h. Le cas échéant, quand cela est possible, nous rétablirons les 90 km/h. Mais il faudra éviter que cela change plusieurs fois sur une même route, car c'est coûteux et cela entraîne la confusion. Il faudra donc faire les choses simplement », annonce la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin. Laurent BODIN

 

 
 

Édouard Philippe freine sur les 80 km/h

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 06:13:31

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Édouard Philippe freine sur les 80 km/h
 

 
Au second semestre 2018, la baisse de la limitation de vitesse a permis de diminuer le nombre de morts sur les routes départementales. Photo Julio PELAEZ
La loi Mobilités actuellement en discussion à l'Assemblée nationale, tombe bien. Elle donne l'opportunité au gouvernement de revoir sa copie sur la mise en place des 80 km/h sur les routes secondaires bidirectionnelles. La mesure, prise de façon unilatérale, et assumée comme telle, par Édouard Philippe pour lutter contre la mortalité sur les routes, n'a été ni comprise, ni acceptée. Emmanuel Macron, pas convaincu, avait laissé faire son Premier ministre. Cette baisse de la vitesse a été l'une des mèches qui a allumé la colère des gilets jaunes.
90 km/h possible sur certains tronçons

La règle des 80 km/h va rester la norme. Mais grâce à un amendement de la majorité, les conseils départementaux pourront adapter la vitesse sur certains tronçons. Au Sénat, où le projet de loi a d'abord été présenté, un amendement proposait déjà la liberté pour les présidents de conseils départementaux de relever la vitesse minimale, en corresponsabilité avec les préfets.

Dans le texte actuellement sur les bureaux des députés, seuls les conseillers départementaux auront ce pouvoir. C'est finement joué : en laissant la seule responsabilité aux présidents de conseils départementaux, la majorité mise sur le fait que peu d'entre eux oseront franchir le pas, trop soucieux de ne pas assumer la hausse des accidents mortels.
Le Premier ministre pliemais ne rompt pas

À Matignon, les conseillers du Premier ministre nient cette parade politique. « Non, il ne fait pas la leçon », jure-t-on, en rappelant que, dès janvier, Emmanuel Macron avait ouvert la porte à des aménagements. « Édouard Philippe courbe un peu l'échine. Il y a eu les gilets jaunes et le grand débat. Il a écouté et il met un peu d'eau dans son vin. Il accepte les critiques. »

Pourtant, il est resté sourd durant des mois aux remontées de certains députés et des préfets qui l'ont alerté dès le mois de juillet sur les ravages dans l'opinion de cette décision qui touchait des populations qui vivent en périphérie et roulent tous les jours. En bon juppéiste, Édouard Philippe a toujours été droit dans ses bottes. Il le reste. Il plie, mais ne rompt pas.
La première mesure estampillée Philippe

Matthieu Orphelin, député du Maine-et-Loire, ancien membre du groupe La République en marche, a été l'un de ceux qui ont alerté Matignon. « Je suis favorable à cette mesure de sécurité routière, mais elle a été très mal perçue par beaucoup de citoyens qui l'ont prise comme une décision anti ruraux. C'était la première mesure d'affirmation du Premier ministre ». Ce dernier assume toujours cette décision et veut croire que les conseils généraux ne se précipiteront pas pour ressortir les panneaux ''90 km/h''.

Voeu pieux : l'amendement n'est pas encore voté que plusieurs départements, dont l'Isère et la Côte d'Or, ont annoncé que l'on pourrait rouler plus vite chez eux. Certains vont même jusqu'à moquer le Premier ministre qui enfin les écoute à dix jours des élections européennes. Pourtant, c'est une règle qui ne connaît pas d'exception : aucun recul politique n'a de bienfait électoral.
Nathalie MAURET

 

 
 

Édouard Philippe freine sur les 80 km/h

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 05:41:50

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Sécurité routière Presqu'un an après l'entrée en vigueur, la mesure controversée est amendée
Édouard Philippe freine sur les 80 km/h
Le Premier ministre a confirmé hier que les conseils départementaux, et eux seuls, pourront adapter la vitesse sur le réseau secondaire. Le président Macron s'était montré ouvert à ce sujet dès janvier.
 

 
Au second semestre 2018, la baisse de la limitation de vitesse a permis de diminuer le nombre de morts sur les routes départementale .
La loi Mobilités actuellement en discussion à l'Assemblée nationale, tombe bien. Elle donne l'opportunité au gouvernement de revoir sa copie sur la mise en place des 80 km/h sur les routes secondaires bidirectionnelles. La mesure, prise de façon unilatérale, et assumée comme telle, par Édouard Philippe pour lutter contre la mortalité sur les routes, n'a été ni comprise, ni acceptée. Emmanuel Macron, pas convaincu, avait laissé faire son Premier ministre. Cette baisse de la vitesse a été l'une des mèches qui a allumé la colère des gilets jaunes.
90 km/h possible sur certains tronçons

La règle des 80 km/h va rester la norme. Mais grâce à un amendement de la majorité, les conseils départementaux pourront adapter la vitesse sur certains tronçons. Au Sénat, où le projet de loi a d'abord été présenté, un amendement proposait déjà la liberté pour les présidents de conseils départementaux de relever la vitesse minimale, en corresponsabilité avec les préfets.

Dans le texte actuellement sur les bureaux des députés, seuls les conseillers départementaux auront ce pouvoir. C'est finement joué : en laissant la seule responsabilité aux présidents de conseils départementaux, la majorité mise sur le fait que peu d'entre eux oseront franchir le pas, trop soucieux de ne pas assumer la hausse des accidents mortels.
Le Premier ministre plie mais ne rompt pas

À Matignon, les conseillers du Premier ministre nient cette parade politique. « Non, il ne fait pas la leçon », jure-t-on, en rappelant que, dès janvier, Emmanuel Macron avait ouvert la porte à des aménagements. « Édouard Philippe courbe un peu l'échine. Il y a eu les gilets jaunes et le grand débat. Il a écouté et il met un peu d'eau dans son vin. Il accepte les critiques. »

Pourtant, il est resté sourd durant des mois aux remontées de certains députés et des préfets qui l'ont alerté dès le mois de juillet sur les ravages dans l'opinion de cette décision qui touchait des populations qui vivent en périphérie et roulent tous les jours. En bon juppéiste, Édouard Philippe a toujours été droit dans ses bottes. Il le reste. Il plie, mais ne rompt pas.
La première mesure estampillée Philippe

Matthieu Orphelin, député du Maine-et-Loire, ancien membre du groupe La République en marche, a été l'un de ceux qui ont alerté Matignon. « Je suis favorable à cette mesure de sécurité routière, mais elle a été très mal perçue par beaucoup de citoyens qui l'ont prise comme une décision anti ruraux. C'était la première mesure d'affirmation du Premier ministre ». Ce dernier assume toujours cette décision et veut croire que les conseils généraux ne se précipiteront pas pour ressortir les panneaux ''90 km/h''.

Voeu pieux : l'amendement n'est pas encore voté que plusieurs départements, dont l'Isère et la Côte d'Or, ont annoncé que l'on pourrait rouler plus vite chez eux. Certains vont même jusqu'à moquer le Premier ministre qui enfin les écoute à dix jours des élections européennes. Pourtant, c'est une règle qui ne connaît pas d'exception : aucun recul politique n'a de bienfait électoral.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

élections européennes : Journal de campagne

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 05:40:46

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élections européennes
élections européennes : Journal de campagne

 
Une conférence-débat de LaREM à Colmar samedi
Stéphanie Villemin, référente haut-rhinoise de La République en marche (LaREM) et 41e de liste aux élections européennes de ce 26 mai, organise une conférence-débat, ce samedi 18 mai à 10 h, au cercle Saint-Martin à Colmar (13 avenue Joffre), en présence de Jean-Michel Fauvergue, député et ancien patron du RAID. Thèmes abordés : la sécurité, la protection des frontières et la lutte contre le terrorisme en Europe.

Christophe Steger (Modem), lui aussi membre de la liste « Renaissance » (en 56e position) menée par Nathalie Loiseau, sera également présent.
Réunion publique de LFI à Erstein ce samedi

Dans le cadre de leur campagne européenne, les militants bas-rhinois de La France Insoumise (LFI) seront présents ce samedi matin, 18 mai, sur le marché de Sélestat. Le même jour à 14 h, ils organisent une réunion publique à Erstein, salle Herinstein n°2 (5, rue du Vieux-Marché), en présence de deux membres de la liste « Maintenant le peuple », Laure Manesse (59e de liste) et Julien Poix (28e).
Sander aux portes ouvertes du Parlement dimanche...

Anne Sander (8e de la liste LR) participera au débat entre des eurodéputés sortants qui aura lieu ce dimanche dans le cadre des portes-ouvertes du Parlement européen. Il aura lieu de 11 h à 14 h. Les portes ouvertes annuelles du Parlement se dérouleront quant à elles de 10 h à 18 h.
... Et à Haguenau mercredi 22 mai

Une réunion publique autour de la candidate alsacienne et députée européenne sortante Anne Sander a lieu salle de la Douane, à Haguenau, mercredi 22 mai à 19 h 30, en présence notamment de Claude Sturni, maire de Haguenau, Isabelle Dollinger, vice-présidente du Conseil départemental du Bas-Rhin et maire de Batzendorf, et Etienne Wolf, vice-président du Conseil départemental du Bas-Rhin et maire de Brumath.

 

 
 

 

En bref : Européennes

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 05:49:43

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En bref : Européennes

 
Ségolène Royal.
Royal en soutien de la liste de Macron ?
L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal va s'exprimer ce week-end en faveur de la liste de la majorité présidentielle pour les Européennes, selon le journal Les Échos. Elle s'apprête donc à soutenir la liste « Renaissance » de Macron et non la liste Place publique-PS de Raphaël Glucksmann...
Un débat entre 14 têtes de listes

LCI diffusera lundi soir, en partenariat avec RTL et Le Figaro, un débat en deux parties entre 14 têtes de liste, soit deux échanges successifs entre sept candidats, moins d'une semaine avant les élections européennes. Le premier débat, de 18 à 20 heures réunira Nathalie Arthaud (LO), François Asselineau (UPR), Ian Brossat (PCF), Benoît Hamon (Générations), Jean-Christophe Lagarde (UDI), Francis Lalanne (Gilets jaunes) et Florian Philippot (Patriotes). Puis de 20 h 45 à 23 heures ce sont Manon Aubry (LFI), Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Jordan Bardella (RN), François-Xavier Bellamy (LR), Raphaël Glucksmann (PS/PP), Yannick Jadot (EELV) et Nathalie Loiseau (LREM) qui débattront. Ce numéro spécial de « La grande confrontation » sera présenté par David Pujadas, Elizabeth Martichoux de RTL et Alexis Brézet du Figaro. Par ailleurs, Jean-Christophe Lagarde (UDI), qui menace de boycotter ainsi que Nicolas Dupont-Aignan, Benoît Hamon et Ian Brossat, un débat de France 2, a demandé la tenue d'un débat entre ces quatre candidats « par un média libre ».
Le rallié de LFI au RN s'exprimera au meeting de Le Pen

Le conseiller régional anciennement LFI Andréa Kotarac, qui a annoncé qu'il voterait RN aux Européennes, s'exprimera au dernier meeting de campagne de Marine Le Pen, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), commune RN située dans un bassin minier historiquement de gauche. Élu en Rhône-Alpes et ancien membre de l'équipe de campagne présidentielle du chef de file de LFI Jean-Luc Mélenchon, M. Kotarac a annoncé mardi qu'il quittait La France insoumise et allait voter pour la liste du RN, « la seule liste souverainiste » à ses yeux.

 

 
 

 

Européennes Les candidats au scrutin du 26 mai Bellamy : « La famille se reconstruit »

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 05:47:01

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Européennes  Les candidats au scrutin du 26 mai
Européennes Les candidats au scrutin du 26 mai Bellamy : « La famille se reconstruit »
L'enseignant en philosophie, au profil très conservateur tête de liste LR pour les Européennes, fait à nouveau espérer la droite, laminée par la présidentielle. Mais la reconstruction sera longue...

 
François-Xavier Bellamy.
Vous êtes dans une dynamique positive, mais loin du score d'il y a cinq ans (près de 21 %). Qu'est-ce qui vous manque ?
Il nous manque de la place dans les salles bondées ! Nous avons fait plus de 50 déplacements en France, et partout nous sentons un élan que nous n'avions pas connu depuis des années. Notre famille politique se reconstruit, et le résultat le 26 mai le confirmera.
Le soutien de Nicolas Sarkozy serait-il déterminant ?

Il n'y a pas d'incertitude sur le fait qu'il garde un lien fort avec sa famille politique. Je note que beaucoup d'élus nous rejoignent, y compris des maires de grandes villes. Cela montre que cette campagne rassemble.
Populistes contre progressistes : quel est votre camp ?

C'est exactement à cela que doit échapper le débat politique si nous ne voulons pas que notre pays s'enlise dans le désespoir. Je ne vois aucune alternative dans cette opposition artificielle. Les Français ne veulent ni poursuivre dans la voie de l'Europe qui ne marche pas, comme le propose M. Macron ; ni déconstruire l'Europe comme le veulent Mme Le Pen et M. Dupont-Aignan.
Quelle est votre troisième voie ?

C'est celle que les Français attendent. Ils savent que nous avons besoin d'Europe pour répondre aux grands défis de l'avenir, mais ils savent qu'il faut la réformer. Nous avons la possibilité de peser dans l'un des groupes les plus importants, le PPE (Parti populaire européen). Avec nos alliés, nous devons obtenir la réorientation de l'Europe pour peser dans la mondialisation. Aujourd'hui, la République en marche ne dit même pas dans quel groupe elle va siéger !
Vous siégerez au PPE avec les nationalistes du parti de Viktor Orban s'il est réintégré. Est-ce que cela vous dérange ?

On ne peut pas rentrer dans un débat par l'anathème ou le rejet. Il faut chercher un dialogue clair et exigeant. Sur la question migratoire, notre conviction est que l'Europe doit défendre ses frontières, et pas nous imposer des quotas de migrants comme le veut M. Macron. On ne doit pouvoir entrer en Europe que si on y a été d'abord autorisé ; et ainsi chaque pays doit pouvoir garder la maîtrise de sa politique migratoire.
Vous êtes de plus en plus dur envers la politique du président Macron. Est-ce votre principal adversaire ?

Je respecte les convictions défendues par chacun. Mais je ne partage pas du tout sa vision. Nous avons besoin d'une Europe capable de défendre nos entreprises et nos emplois, pas d'une Europe qui veut créer de nouveaux impôts et dépenser toujours plus d'argent public.
Propos recueillispar Nathalie MAURET

 

 
 

 

Bellamy : « La famille se reconstruit »

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 06:16:41

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Bellamy : « La famille se reconstruit »
 

 
François-Xavier Bellamy. Photo Geoffroy VAN DER HASSELT/AFP
Vous êtes dans une dynamique positive, mais loin du score d'il y a cinq ans (près de 21 %). Qu'est-ce qui vous manque ?
Il nous manque de la place dans les salles bondées ! Nous avons fait plus de 50 déplacements en France, et partout nous sentons un élan que nous n'avions pas connu depuis des années. Notre famille politique se reconstruit, et le résultat le 26 mai le confirmera.
Le soutien de Nicolas Sarkozy serait-il déterminant ?

Il n'y a pas d'incertitude sur le fait qu'il garde un lien fort avec sa famille politique. Je note que beaucoup d'élus nous rejoignent, y compris des maires de grandes villes. Cela montre que cette campagne rassemble.
Populistes contre progressistes : quel est votre camp ?

C'est exactement à cela que doit échapper le débat politique si nous ne voulons pas que notre pays s'enlise dans le désespoir. Je ne vois aucune alternative dans cette opposition artificielle. Les Français ne veulent ni poursuivre dans la voie de l'Europe qui ne marche pas, comme le propose M. Macron ; ni déconstruire l'Europe comme le veulent Mme Le Pen et M. Dupont-Aignan.
Quelle est votre troisième voie ?

C'est celle que les Français attendent. Ils savent que nous avons besoin d'Europe pour répondre aux grands défis de l'avenir, mais ils savent qu'il faut la réformer. Nous avons la possibilité de peser dans l'un des groupes les plus importants, le PPE (Parti populaire européen). Avec nos alliés, nous devons obtenir la réorientation de l'Europe pour peser dans la mondialisation. Aujourd'hui, la République en marche ne dit même pas dans quel groupe elle va siéger !
Vous siégerez au PPE avec les nationalistes du parti de Viktor Orban s'il est réintégré. Est-ce que cela vous dérange ?

On ne peut pas rentrer dans un débat par l'anathème ou le rejet. Il faut chercher un dialogue clair et exigeant. Sur la question migratoire, notre conviction est que l'Europe doit défendre ses frontières, et pas nous imposer des quotas de migrants comme le veut M. Macron. On ne doit pouvoir entrer en Europe que si on y a été d'abord autorisé ; et ainsi chaque pays doit pouvoir garder la maîtrise de sa politique migratoire.
Vous êtes de plus en plus dur envers la politique du président Macron. Est-ce votre principal adversaire ?

Je respecte les convictions défendues par chacun. Mais je ne partage pas du tout sa vision. Nous avons besoin d'une Europe capable de défendre nos entreprises et nos emplois, pas d'une Europe qui veut créer de nouveaux impôts et dépenser toujours plus d'argent public.
Propos recueillispar Nathalie MAURET

 

 
 

Élections européennes : Debout la France vante « l'Europe des nations »

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 05:52:45

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Élections européennes
Élections européennes : Debout la France vante « l'Europe des nations »
Confrontés à une campagne atone, les militants du parti de Nicolas Dupont-Aignan tentent malgré tout de faire entendre leur dénonciation d'une « Europe fédérale sans âme ».

 
Marie-Jo Zimmermann et Jean-Louis Masson, lundi soir à Morschwiller-le-Bas.
Huit personnes pour la réunion publique organisée lundi soir dans une brasserie de Morschwiller-le-Bas - celle de l'ex-frontiste mulhousien Patrick Binder -, en présence de deux colistiers de Nicolas Dupont-Aignan. Une poignée de badauds en une heure, pour la « caravane des territoires » de passage jeudi à Altkich, en compagnie du secrétaire départemental du parti, Pascal Tschaen...

Les souverainistes de Debout la France (DLF) en font chaque jour l'amère expérience : cette campagne des européennes peine à passionner les foules. Qu'importe, ils continuent d'aller porter leur discours en faveur d'une « Europe des nations », à rebours d'« une vision fédéraliste sans âme où les États finissent par perdre leur identité ». La phrase est de Jean-Louis Masson, sénateur (divers droite) de Moselle et dernier de la liste DLF, intitulée « Les Amoureux de la France ».

Attablé lundi soir à Morschwiller-le-Bas, en compagnie de l'ancienne députée Marie-Jo Zimmermann (ex-UMP, ex-LR, désormais DLF et 4e de liste), il déroule un argumentaire bien rodé : « On cherche à nous imposer un duel factice entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, on esquive les vrais problèmes de façon ridicule ! Le véritable enjeu du scrutin, c'est ce choix entre l'Europe des nations et l'Europe fédéraliste. Regardez ce qui se passe à propos des migrants : il est totalement inadmissible, comme Macron le fait, de vouloir donner des leçons de démocratie à des gouvernements légitimes, comme ceux de Salvini en Italie et d'Orban en Hongrie. »

« Philippe Séguin l'avait prédit dès l'époque du traité de Maastricht, en 1992, et l'histoire lui a donné raison, opine Marie-Jo Zimmermann. De nos jours, l'Europe ne respecte plus les nations. Et le seul à le dire, aujourd'hui, c'est Nicolas Dupont-Aignan. Lui, il a eu le courage de claquer la porte de l'UMP, quand on a contourné la victoire du non au référendum de 2005, élaborant trois ans plus tard le traité de Lisbonne. Lui, il a montré qu'il respecte le vote des Français. Chez Les Républicains [LR], c'est comme ça, désormais : ils font des promesses lors des campagnes et font l'inverse une fois élus. »

« Ce n'est pas nous qui avons varié, reprend Jean-Louis Masson, ce sont les membres de LR, parti qui n'a plus rien à voir avec le RPR gaulliste d'il y a 30 ans. LR, c'est devenu une auberge espagnole où les gens vont pour décrocher des places. Moi, je ne supporte plus les partis... Hors de question que j'adhère un jour à quelque parti que ce soit ! Mais en politique, il y a quand même des gens plus sympathiques que d'autres et Nicolas Dupont-Aignan en fait partie. »

« Sympathique » ou pas, lui et ses troupes n'ont plus qu'une semaine de campagne pour enfin attirer les foules.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

élections européennes 400 personnes à Fessenheim pour le meeting de Marine Le Pen

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 06:25:53

élections européennes 400 personnes à Fessenheim pour le meeting de Marine Le Pen (RN)

Lors d’une conférence de presse donnée en amont du meeting, Mme Le Pen et M. Bardella ont tour à tour insisté sur ce qui constitue à leurs yeux les « deux grands enjeux » de ce scrutin : faire prévaloir « l’Europe des Nations, contre l’Europe fédérale de Bruxelles » et sanctionner Emmanuel Macron à la faveur d’un vote sanction.

« L’UE s’est construite contre les peuples, plaide à ce sujet M. Bardella, avant de fustiger « le mythe qu’on nous a vendu en 1992 avec le traité de Maastricht » : « L’Europe dit investir pour vous, elle le fait avec votre argent ! Nous, nous préparons une Europe du bon sens et souverainiste, avec nos alliés, qui partout arrivent au pouvoir en Italie, en Autriche, en Estonie... Le 26 mai, ce sera soit l’Europe des Nations, soit l’Europe de Macron. Il reste dix jours, dix petits jours. Nous n’avons pas le droit de lui laisser la victoire, lui qui en deux ans a divisé le peuple français comme jamais. »

Sans surprise, cette volonté de faire du scrutin un « match » avec Macron est également présente dans les propos de Marine Le Pen, mais le propos de la patronne du RN présente un autre angle saillant : la critique de l’« Europe ultra-libérale de Bruxelles, cette Babel européiste », « l’Europe de la mise en danger des peuples - mise en danger culturelle, physique, sanitaire, sociale et économique ».

« L’Europe n’est pas vraiment l’Europe si elle n’est pas enracinée, poursuit Mme Le Pen. Le vice originel de l’UE, c’est de s’être conçue comme un grand marché. La conséquence de cette conception mercantile, c’est que tout est à vendre. L’ouverture des frontières, c’est l’ouverture aux armes, aux produits contrefaits, aux drogues et au terrorisme. C’est aussi la Chine, qui déverse chez nous des millions de tonnes de productions sans aucun respect de quelques normes que ce soit... Or l’écologie est l’enfant naturel du patriotisme, car quand on est nomade, on assèche le puits, ou l’oasis et quand il n’y a plus de ressources, on va voir ailleurs. Il y’a une adéquation totale entre l’écologie, l’enracinement et le patriotisme. Je veux, moi, remplacer le libre-échange par le juste-échange. Faire que ce qui vient du coin de la rue coûte moins cher que ce qui vient du bout du monde. »

Fessenheim : 400 personnes au meeting de Marine Le Pen

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 05:53:22

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Fessenheim
Fessenheim : 400 personnes au meeting de Marine Le Pen

 
Quelque 400 personnes étaient réunies hier soir dans la salle des fêtes de Fessenheim, à l'occasion du meeting de Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN) et de Jordan Bardella, tête de liste du parti. En amont du meeting, Mme Le Pen et M. Bardella ont tour à tour insisté sur ce qui constitue à leurs yeux les « deux grands enjeux » de ce scrutin : faire prévaloir « l'Europe des nations, contre l'Europe fédérale de Bruxelles » et sanctionner Emmanuel Macron à la faveur d'un vote sanction. Le scrutin est considéré comme un « match » avec Macron. Mme Le Pen critique aussi l'« Europe ultralibérale de Bruxelles » et défend « l'écologie enfant naturel du patriotisme ».

 

 
 

 

Morschwiller Debout la France vante « l'Europe des nations »

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 06:15:43

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Morschwiller Debout la France vante « l'Europe des nations »
 

 
Marie-Jo Zimmermann et Jean-Louis Masson, lundi soir à Morschwiller-le-Bas. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin
Huit personnes pour la réunion publique organisée lundi soir dans une brasserie de Morschwiller-le-Bas - celle de l'ex-frontiste mulhousien Patrick Binder -, en présence de deux colistiers de Nicolas Dupont-Aignan. Une poignée de badauds en une heure, pour la « caravane des territoires » de passage jeudi à Altkich, en compagnie du secrétaire départemental du parti, Pascal Tschaen...

Les souverainistes de Debout la France (DLF) en font chaque jour l'amère expérience : cette campagne des européennes peine à passionner les foules. Qu'importe, ils continuent d'aller porter leur discours en faveur d'une « Europe des nations », à rebours d'« une vision fédéraliste sans âme où les États finissent par perdre leur identité ». La phrase est de Jean-Louis Masson, sénateur (divers droite) de Moselle et dernier de la liste DLF, intitulée « Les Amoureux de la France ».

Attablé lundi soir à Morschwiller-le-Bas, en compagnie de l'ancienne députée Marie-Jo Zimmermann (ex-UMP, ex-LR, désormais DLF et 4e de liste), il déroule un argumentaire bien rodé : « On cherche à nous imposer un duel factice entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, on esquive les vrais problèmes de façon ridicule ! Le véritable enjeu du scrutin, c'est ce choix entre l'Europe des nations et l'Europe fédéraliste. Regardez ce qui se passe à propos des migrants : il est totalement inadmissible, comme Macron le fait, de vouloir donner des leçons de démocratie à des gouvernements légitimes, comme ceux de Salvini en Italie et d'Orban en Hongrie. »
« Dupont-Aignan respecte le votedes Français »

« Philippe Séguin l'avait prédit dès l'époque du traité de Maastricht, en 1992, et l'histoire lui a donné raison, opine Marie-Jo Zimmermann : de nos jours, l'Europe ne respecte plus les nations. Et le seul à le dire, aujourd'hui, c'est Nicolas Dupont-Aignan. Lui, il a eu le courage de claquer la porte de l'UMP, quand on a contourné la victoire du non au référendum de 2005, élaborant trois ans plus tard le traité de Lisbonne. Lui, il a montré qu'il respecte le vote des Français. Chez Les Républicains [LR], c'est comme ça, désormais : ils font des promesses lors des campagnes et font l'inverse une fois élus. »

« Ce n'est pas nous qui avons varié, reprend Jean-Louis Masson, ce sont les membres de LR, parti qui n'a plus rien à voir avec le RPR gaulliste d'il y a trente ans. LR, c'est devenu une auberge espagnole où les gens vont pour décrocher des places. Moi, je ne supporte plus les partis... Hors de question que j'adhère un jour à quelque parti que ce soit ! Mais en politique, il y a quand même des gens plus sympathiques que d'autres et Nicolas Dupont-Aignan en fait partie. »

« Sympathique » ou pas, lui et ses troupes n'ont plus qu'une semaine de campagne pour enfin attirer les foules. Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

Masevaux La bataille des municipales se prépare

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 06:14:40

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Masevaux La bataille des municipales se prépare
 

 
Alexandre Bina veut monter une liste pour les municipales. DR
S'il n'a pas d'opposant au sein de son conseil municipal, Laurent Lerch, maire de Masevaux-Niederbruck, en a désormais un dans sa commune. Il s'appelle Alexandre Bina, il a 26 ans et il est chargé de projet dans le domaine culturel. Anti-macroniste convaincu, il ne cache pas sa sensibilité politique proche de la droite conservatrice. Et envisage très sérieusement aujourd'hui de monter une liste pour les élections municipales.

Déçu de l'élection d'Emmanuel Macron, et considérant Laurent Lerch comme un « petit Macron », Alexandre Bina a créé en juin 2018 un blog où il s'exprime sur tous les sujets aussi bien internationaux que nationaux ou masopolitains. Mais son engagement local est parti l'an dernier de la fermeture d'une classe à l'école élémentaire de Niederbruck. « Nous nous sommes révoltés et nous avons fait une lettre ouverte pour demander aux élus de se battre », raconte-t-il.

En janvier dernier, Alexandre Bina se tourne à nouveau vers Laurent Lerch, à propos de l'investissement de quatre millions d'euros dans l'extension de l'Ehpad du Castel Blanc, qui, estime-t-il, « ne sera bénéfique pour personne tant le prix de l'admission est élevé. Qui a les moyens de se payer une chambre à 2000 EUR ? » À la place, il préconise une aide aux dépenses quotidiennes des retraités, par le biais de la mise en place de bons à la consommation ou aux transports pour les plus modestes d'entre eux et dans des services à la personne novateurs. « M ais Laurent Lerch est resté mutique et n'a pas donné suite à mes nombreuses sollicitations », s'indigne-t-il.

Il a franchi une nouvelle étape il y a six mois en lançant une campagne de tractage dans les boîtes aux lettres. À chaque série de tracts, il durcit le ton, devenant de plus en plus virulent. En février, il dénonce la commune nouvelle créée en 2016 entre Masevaux et Niederbruck, qui selon lui a « davantage bénéficié financièrement à Laurent Lerch qu'à la collectivité », allusion au fait que l'augmentation de la population a entraîné une augmentation des indemnités du maire.

Indigné, Laurent Lerch a dénoncé « une campagne de diffamation » à base « d'informations mensongères et fausses » ( L'Alsace du 19 mars).
Pour le « localisme professionnel »

Plus modéré dans son dernier tract, il dénonce le « taux de chômage qui a doublé depuis 2008, passant de 10 à 20 % » et avance un certain nombre de propositions, appelant « au localisme professionnel », en donnant priorité à l'emploi, à compétences égales, à un Masopolitain ou à un Niederbruckois, afin notamment de limiter les déplacements des citoyens, coûteux en carburant. Il propose également « que les acteurs économiques de Masevaux-Niederbruck soient exemptés de la TLPE (taxe locale sur la publicité extérieure), qui ne bénéficie à personne et noie nos petits commerçants, déjà peu nombreux. » Il demande également un « rapport des autorités supra-communales sur les installations sportives, culturelles et culturelles », dénonçant « l'insalubrité indigne des locaux du club de boxe de Masevaux. »

Citant pour modèle le maire de Sickert, Bertrand Hirth, dont il loue le volontarisme, Alexandre Bina estime « être d'abord dans une démarche de dénonciation. Je voudrais que les gens se demandent : "Qu'est-ce qui a changé depuis que Laurent Lerch est maire ?" À mon avis, pas grand-chose... »

À Masevaux-Niederbruck, la bataille des municipales se prépare déjà.
Isabelle BOLLÈNE

 

 
 

Le chômage poursuit sa baisse

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 05:50:27

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Société Emploi
Le chômage poursuit sa baisse
Malgré une croissance faible, le chômage recule de 0,1% au premier trimestre.
 

 
Le chômage a atteint son plus bas niveau depuis dix ans. Pourtant, au premier trimestre 2019, sa baisse a été ralentie par un manque de croissance forte et se situe encore loin des 7 % voulus par l'exécutif d'ici 2020.

Selon les chiffres provisoires de l'Insee publiés jeudi, ce taux, mesuré selon les normes du Bureau international du travail (BIT), a reculé de 0,1 point à 8,7 % de la population active pour la France entière (hors Mayotte). Pour la seule métropole, le taux baisse également de 0,1 point et s'établit à 8,4 %, ce qui représente 2,4 millions de chômeurs et 19 000 de moins sur un trimestre.
« Activité mollassonne »

Cette diminution est cependant moins forte que celle du trimestre précédent, 0,3 point et 90 000 chômeurs. Pour Eric Heyer, économiste à l'OFCE, « c'est une toute petite baisse, on est dans l'épaisseur du trait », commente-t-il, soulignant que le taux d'emploi (la proportion des 15-64 ans qui travaillent) est resté stable. « On reste sur une tendance de légère baisse », poursuit Eric Heyer, qui estime difficile de faire mieux du fait « d'une activité mollassonne ».

Sur Franceinfo, Édouard Philippe a expliqué cette moindre baisse par « un niveau de croissance dans l'Union européenne plutôt plus faible qu'il y a un an ou deux » et à des « éléments d'incertitude » comme « les guerres commerciales ».
Plus de temps completset contrats à durée indéterminé

Bonne nouvelle toutefois, à défaut de baisse spectaculaire, « les indicateurs de qualité de l'emploi vont dans le bon sens. On crée plutôt des temps complets et des CDI », explique Eric Heyer. La part du sous-emploi est en recul.

Enfin, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a fini de signer les pactes régionaux du plan d'investissement dans les compétences (PIC), destinés à former un million de jeunes décrocheurs et un million de demandeurs d'emploi. Mais, à ce rythme et sans perspective de croissance plus forte, l'objectif de 7 % en 2022 semble encore ambitieux.

 

 
 

 

Gilets jaunes Une marque fluo indélébile

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 06:09:42

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Gilets jaunes Une marque fluo indélébile
 

 
Il y a six mois, les gilets jaunes du Nouveau-Monde - comme ceux d'ailleurs - ne se connaissaient pas. Photo DNA/Mathieu Pfeffer
On était le samedi 17 novembre 2018 et la foule commençait à envahir le rond-point du Nouveau-Monde. Était-ce pour se protéger du vent de nord-est glacial qui balayait la plaine d'Alsace ce matin-là que ce cortège hétéroclite d'habitants des communes environnantes avait revêtu le gilet de sécurité - jaune, donc - de son véhicule ? Ces citoyens ordinaires, pour bonne partie étrangère au milieu des manifs institutionnalisées, avaient-ils seulement conscience de participer à l'écriture d'un nouveau chapitre de la - longue - histoire de la contestation sociale à la française ? Certainement pas.

On était le samedi 17 novembre 2018, il y a six mois, il y a un siècle. Depuis, pas un jour, pas une heure n'a passé sans la présence d'un gilet jaune autour du rond-point ! Ce n'est vraiment qu'en lisant cette dernière phrase qu'on prend conscience de la déconcertante épaisseur du phénomène...

Oh, bien sûr, ils ne sont plus aussi nombreux qu'au premier jour. Mais tout de même... Euplio Rinaldi, dit Elio, autoproclamé patriarche - « Pas chef, hein ! » -, revendique 308 membres dans la sphère du Nouveau-Monde. « En vraiment actifs, on est plutôt une centaine », glisse un autre GJ. Elio développe : « À peu près 60 % de retraités, 30 % de salariés ou petits patrons et 10 % de chômeurs ou au RSA. Un tout petit peu plus de femmes que d'hommes. » La part des retraités a sensiblement augmenté avec le temps : « C'est plus difficile pour les travailleurs de se rendre disponible. Ils passent par-ci par-là... »
« Ici, les genssavent travailler »

Avant Noël, les cabanons originels - un pour chaque barrage filtrant, au nord et au sud - ont été détruits à la demande des forces de l'ordre. Feux de joie... Trois semaines plus tard, le QG actuel prenait forme en contrebas de la route, sur le terrain d'un agriculteur sympathisant de la cause.

Murs en palette, toit en bâche, toilettes de chantier, caravane pour les équipes de nuit (trois personnes minimum dorment sur le site), des poubelles de tri, de l'eau, un raccord à l'électricité urbaine - négociée avec le département du Haut-Rhin -, un système de protection, une autorisation de stationnement pour les véhicules devant le campement : « On s'est débrouillé, on a négocié. Ici, on a tous les corps de métiers. Les gens savent travailler. »

À l'intérieur, poêle et réchaud à bois, un liquide indescriptible mijote dans une marmite. Confort rustique, salle de réunion, plafond bas : « On va monter le toit de 30 cm pour les grands ! » Comme dans l'« autre monde », on joue aux cartes, on boit des bières, « mais pas trop ». La seule exclusion officielle d'un membre est due à un « problème d'alcool ».

Partout aux murs, des affiches, des caricatures, des slogans qui disent l'hétérogénéité du mouvement. Sur le frigo cohabitent des appels à la radicalisation due la contestation, à voter aux européennes, à la grève générale... ainsi que la carte de visite du restaurant tunisien le plus proche. « Venez voir derrière le QG ! » Nils, 14 ans, de Jungholtz, est le benjamin de la bande. Il désigne fièrement une cage : « Ici, il y a les poules. On en a quatre, bientôt plus, j'espère. La semaine prochaine, je viendrai avec mon motoculteur pour commencer le potager. »« Il y avait une taupe »

On est vendredi soir, c'est l'heure de pointe. Et l'assemblée générale hebdomadaire : bilan de la semaine, planning des permanences, actions à venir. Confidentiel, on se méfie des taupes... « Il y en avait une », affirme-t-on.

Et puis c'est le repas. Parce qu'on ne plaisante pas avec la nourriture, les gilets jaunes ont recours au système D. « On a mis en place des partenariats avec les boulangers, les supérettes..., explique Elio. Le soir, on récupère les invendus et en échange, on fait nos courses chez eux. »

Et puis, on discute, on discute... « Ici, j'ai trouvé une deuxième famille », disent nombre d'entre eux. Pour la plupart, ils ne se connaissaient pas il y a six mois. Philippe, de Bergholtz, Vincenzo, de Soultz, Annette et son caractère bien trempé... Tous se sont rencontrés autour de ce rond-point.

« Chari » et Manuel, retraités soultziens, comparent les retraites de leurs foyers : 2 000 EUR mensuels pour le premier (avec Madame), un peu plus pour le second, ouvrier chez Peugeot de 1969 à 2000. « On peut vivre avec ça, mais on ne fait pas de folie. Ici, il y en a qui sont des situations beaucoup plus difficiles. »
« On recrée du lien »

À Soultz, on accueille tout le monde. Les « cousins » du Kaligone ou de Colmar sont les bienvenus. Christian, jeune retraité de Staffefelden, a trouvé ses marques ici : « Le Système nous pousse à l'individualisme. Je ne fais pas ça pour moi mais pour mon fils qui ne trouve pas de travail. Ici, on recrée des liens sociaux qui n'existaient plus. On a un peu rouvert tous ces troquets qui ont fermé ces dernières décennies ! »

Au Nouveau-Monde comme dans l'ancien, le cours immuable des sociétés humaines s'est mis en place. Rapidement. Les grandes gueules ont parlé plus fort que les autres, les travailleurs (euses) de l'ombre ont fait le travail de l'ombre, les enthousiastes se sont enthousiasmés, les râleurs ont râlé, les profiteurs ont profité. Une - très - grande famille, on vous dit, dont la principale fierté est d'avoir « passé l'hiver ».

Pour un peu, on aurait oublié qu'ici, le long de la RD83 qui traverse le Haut-Rhin du nord au sud, l'angélisme n'est pas vraiment de mise. Aude, guebwilleroise, la trentaine, montre son doigt « cassé par un policier lors de la manifestation strasbourgeoise ». Les regards se durcissent un peu. La famille jaune n'en démordra pas : « Notre ennemi, c'est le pouvoir en place. Et tant qu'on ne l'aura pas fait plier, on sera là ! »
Mathieu PFEFFER PLUS WEB Notre diaporamasur le site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

Social Gilets jaunes : six mois plus tard : Indélébile marque jaune

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 05:51:19

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Social Gilets jaunes : six mois plus tard
Social Gilets jaunes : six mois plus tard : Indélébile marque jaune
Six mois après le début du mouvement, acteurs quotidiens comme sympathisants occasionnels s'accordent sur un point : les gilets jaunes ont changé leur vie. Une famille s'est formée dans l'adversité. Reportage dans l'un des hauts lieux de la contestation : le rond-point du Nouveau-Monde à Soultz (Haut-Rhin).

 
Il y a six mois les gilets jaunes du Nouveau-Monde - comme d'ailleurs - ne se connaissaient pas.
On était le samedi 17 novembre 2018 et la foule commençait à envahir le rond-point du Nouveau-Monde. Était-ce pour se protéger du vent de nord-est glacial qui balayait la plaine d'Alsace ce matin-là que ce cortège hétéroclite d'habitants des communes environnantes avait revêtu le gilet de sécurité - jaune, donc - de son véhicule ? Ces citoyens ordinaires, pour bonne partie étrangère au milieu des « manif'» institutionnalisées, avaient-ils seulement conscience de participer à l'écriture d'un nouveau chapitre de la - longue - histoire de la contestation sociale à la française ? Certainement pas.

On était le samedi 17 novembre 2018 ; il y a six mois, il y a un siècle. Depuis, pas un jour, pas une heure n'a passé sans la présence d'un gilet jaune autour du rond-point ! Ce n'est vraiment qu'en lisant cette dernière phrase qu'on prend conscience de la déconcertante épaisseur du phénomène...
«Ici, on a tous les corps de métiers. Les gens savent travailler »

Oh, bien sûr, ils ne sont plus aussi nombreux qu'au premier jour. Mais tout de même... Euplio Rinaldi, dit Elio, autoproclamé patriarche (« Pas chef, hein ! »), revendique 308 membres dans la sphère Nouveau-Monde. « En vraiment actifs, on est plutôt une centaine », glisse un autre GJ.

Elio développe : « À peu près 60 % de retraités, 30 % de salariés ou petits patrons et 10 % de chômeurs ou au RSA. Un tout petit peu plus de femmes que d'hommes ». La part des retraités a sensiblement augmenté avec le temps : « C'est plus difficile pour les travailleurs de se rendre disponible. Ils passent par-ci par-là... »

Avant Noël, les cabanons originels - un pour chaque barrage filtrant, au nord et au sud - ont été détruits à la demande des forces de l'ordre. Feux de joie... Trois semaines plus tard, le QG actuel prenait forme en contrebas de la route, sur le terrain d'un agriculteur sympathisant de la cause.

Murs en palette, toit en bâche, toilettes de chantier, caravane pour les équipes de nuit (trois personnes minimum dorment sur le site), des poubelles de tri, de l'eau, un raccord à l'électricité urbaine (négociée avec le Département), un système de protection, une autorisation de stationnement pour les véhicules devant le campement : « On s'est débrouillé, on a négocié. Ici, on a tous les corps de métiers. Les gens savent travailler. »

À l'intérieur, poêle et réchaud à bois ; un liquide indescriptible mijote dans une marmite. Confort rustique, salle de réunion, plafond bas (« On va monter le toit de 30 cm pour les grands »). Comme dans l'« autre monde », on joue aux cartes, on boit des bières (« mais pas trop »). La seule exclusion officielle d'un membre est due à un « problème d'alcool ».

Partout aux murs, des affiches, des caricatures, des slogans qui disent l'hétérogénéité du mouvement. Sur le frigo cohabitent des appels à la radicalisation de la contestation, à voter aux Européennes, à la grève générale ainsi que la carte de visite du restaurant tunisien le plus proche...

« Venez voir derrière le QG ! » Nils, 14 ans, de Jungholtz est le benjamin de la bande. Il désigne fièrement une cage : « Ici, il y a les poules. On en a quatre, bientôt plus, j'espère. La semaine prochaine, je viendrai avec mon motoculteur pour commencer le potager. »
Le système J pour les repas

On est vendredi soir, heure de pointe. C'est l'assemblée générale hebdomadaire : bilan de la semaine, planning des permanences, actions à venir. Confidentiel, on se méfie des taupes. « Il y en avait une », affirme-t-on.

Et puis, c'est le repas. Parce qu'on ne plaisante pas avec la nourriture, les gilets jaunes ont recours au système J. Elio : « On a mis en place des partenariats avec les boulangers, les supérettes... Le soir, on récupère les invendus et, en échange, on fait nos courses chez eux. »

Et puis, on discute, on discute... « Ici, j'ai trouvé une deuxième famille », disent nombre d'entre eux. Pour la plupart, ils ne se connaissaient pas il y a six mois. Philippe de Bergholtz, Vincenzo de Soultz, Annette et son caractère bien trempé... Tous se sont rencontrés autour de ce rond-point.

« Chari » et Manuel, retraités Soultziens, comparent les retraites de leurs foyers : 2 000 EUR mensuels pour le premier (avec Madame), un peu plus pour le second, ouvrier chez Peugeot de 1969 à 2000. « On peut vivre avec ça, mais on ne fait pas de folie. Ici, il y en a qui sont des situations beaucoup plus difficiles. »

À Soultz, on accueille tout le monde. Les « cousins » du Kaligone ou de Colmar sont les bienvenus. Christian, jeune retraité de Staffefelden, a trouvé ses marques ici : « Le système nous pousse à l'individualisme. Je ne fais pas ça pour moi mais pour mon fils qui ne trouve pas de travail. Ici, on recrée des liens sociaux qui n'existaient plus. On a un peu rouvert tous ces troquets qui ont fermé ces dernières décennies. »

Au Nouveau-Monde comme dans l'ancien le cours immuable des sociétés humaines s'est mis en place. Rapidement. Les grandes gueules ont parlé plus fort que les autres ; les travailleurs(euses) de l'ombre ont fait le travail de l'ombre ; les enthousiastes se sont enthousiasmés ; les râleurs ont râlé ; les profiteurs ont profité. Une - très - grande famille, on vous dit, dont la principale fierté est d'avoir « passé l'hiver ».

Pour un peu, on aurait oublié qu'ici, le long de la RD83 qui traverse le Haut-Rhin du Nord au Sud, l'angélisme n'est pas vraiment de mise. Aude, Guebwilleroise, la trentaine, montre son doigt « cassé par un policier lors de la manifestation strasbourgeoise ». Les regards se durcissent un peu. La famille jaune n'en démordra pas : « Notre ennemi, c'est le pouvoir en place. Et tant qu'on ne l'aura pas fait plier, on sera là ! »
Mathieu PFEFFER VOIR Notre diaporama : La vie dans le QG du Nouveau-Monde sur www.dna.fr

VOIR Notre diaporama : La vie dans le QG du Nouveau-Monde sur www.dna.fr

 
 

 

Parcoursup : il faut «être réactif »

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 05:56:10

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orientation
Parcoursup : il faut «être réactif »
Au lendemain de l'ouverture de la phase d'admission sur Parcoursup, les lycées de l'académie, comme Montaigne à Mulhouse, proposent aux élèves des séances d'accompagnement pour les aider dans leurs choix.
 

 
Pascale Rietsch-Maira examine le dossier de chacun de ses élèves.
À présent, « il va falloir être réactif », a conseillé Emmanuelle Hardy, proviseure du lycée Montaigne de Mulhouse, au lendemain de l'ouverture de la phase d'admission sur Parcoursup, la plateforme d'accès post-bac. De sorte que, réunis en séance d'accompagnement, avec leurs deux professeurs principaux, hier après-midi, les élèves avaient des questions concrètes et précises, en particulier : comment faire pour accepter provisoirement un voeu sans perdre les autres mis en attente ?

Dans cette terminale scientifique, rares sont ceux dont les demandes ont été toutes refusées, mais la plupart ont l'oeil rivé sur cette liste. Les délais étant resserrés par rapport à l'an dernier, les places se libéreront nécessairement plus vite. En outre, constate Nathalie Schumacher, proviseure-adjointe, « on a l'expérience et on sait que des élèves qui ne pensaient pas être pris peuvent l'être ».

Ainsi, sachant quels ont été les derniers acceptés sur liste d'attente en licence de chimie à Strasbourg et à Mulhouse en 2018, Pascale Rietsch-Maira, enseignante de SVT, peut rassurer Aymen. « Continue de surveiller et n'oublie pas de répondre ! ». Et, constatant qu'il est demandé au jeune homme de suivre des aménagements pédagogiques, ne manque pas de le prévenir : « Il faudra être motivé et travailler... »

Comme sa collègue, Eric Brasseur, enseignant de physique, passe en revue le dossier de chacun de ses élèves. Pour cette deuxième année de Parcoursup, il a la sensation que « c'est plus fluide ». Le système étant connu, « il y a moins d'interrogations, ils sont plus indépendants. » « C'est très clair, en plus il y a des vidéos d'explication », confirme, entre autres, Lisa-Pearl, d'autant plus détendue qu'elle est assurée d'avoir une place en fac de psycho. Ce qui n'empêche pas les incompréhensions, comme pour cette jeune fille qui n'a postulé que dans des formations contingentées croyant « que les facs c'était hors Parcoursup... »
« C'est dur de choisir pour toute la vie »

En outre, la plupart des lycéens restent « stressés » s'agissant de leur avenir. « J'ai choisi large, des BTS en esthétique, en génie biologique, et je suis loin sur liste d'attente, soupire Lysa. Je vais peut-être m'engager dans l'armée ou tenter une école de police. C'est dur de choisir quelque chose pour toute la vie, on n'a pas vu assez de choses... Et au moment de passer le bac, on a forcément ça en tête. » Pour ceux qui n'ont pas encore fait de choix définitif, qui sont encore dans l'attente d'une réponse satisfaisante et s'interrogent sur leur projet d'orientation, une autre séance d'accompagnement sera proposée au lycée Montaigne, à partir du 27 mai.
De nombreuses explications sur le site www.parcoursup.fr C.C.

De nombreuses explications sur le site www.parcoursup.fr

 
 

 

Handicap Pour une revalorisation des AESH

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 06:19:44

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Handicap Pour une revalorisation des AESH
 

 
Des manifestants ont été reçus au rectorat. Photo DNA/Laurent Réa
Une intersyndicale d'une bonne vingtaine de représentants (CGT, FO, FSU, Sgen-CFDT-Sud, Unsa, Snalc) a manifesté, mercredi devant le rectorat de Strasbourg, avec quelques AVS (auxiliaires de vie scolaire) et AESH, pour défendre les conditions de travail de ces personnels en charge de l'accompagnement des élèves handicapés, qui sont 778 dans le Haut-Rhin et 1 057 dans le Bas-Rhin.

Le projet de loi du ministre Blanquer, examiné cette semaine au Sénat, prévoit que les AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap ; il n'y aura plus d'AVS) bénéficieront d'un CDD de trois ans, au lieu d'un contrat annualisé, avec la perspective d'un CDI au bout de six ans.

Une trop « maigre consolation pour ces personnels précaires dont beaucoup sont en deçà du seuil de pauvreté », regrette Gauvain End, pour la FSU . Carlos Pissaro, du Snalc, n'y voit pas « pas de quoi améliorer le quotidien de ces accompagnants, à 90 % des femmes, qui gagnent environ 700 EUR par mois pour 24 heures mais sont souvent à temps partiel, pour s'occuper d'élèves avec des handicaps très divers, jusqu'à l'autisme et aux troubles hyperviolents. »
Manque de formation

Comme ce syndicat, la FSU revendique un statut de la fonction publique avec, détaille Gauvain End, « un concours, une formation, une grille de rémunération, permettant de répondre aux besoins pérennes d'inclusion des élèves en situation de handicap ».

La revalorisation des salaires passerait aussi par le versement d'une indemnité en réseau d'éducation prioritaire, de frais pour les déplacements et lors des formations... Lesquelles, dénoncent les syndicats, restent encore très insuffisantes. « Les 60 heures annuelles annoncées sont devenues de la formation initiale », regrette Nathalie Burgard qui souhaite qu'elles « se tiennent sur le temps de travail, en dehors des heures avec les élèves, pour obtenir un temps plein de 35 heures, en incluant les heures invisibles de suivi éducatif, de concertation avec les enseignants, de rencontre avec les familles... »

Autre point à l'ordre du jour : le lancement de PIAL (pôles inclusifs d'accompagnement localisés), dont plusieurs syndicats demandent « l'arrêt immédiat », à l'instar de la FSU. « Mutualiser les personnels en les affectant sur plusieurs établissements, avec des profils différents d'élèves et plusieurs chefs d'établissement, c'est intenable », s'alarme Gauvain End.

Plus mesuré, le Sgen-CFDT n'est pas contre « une expérimentation » qui permettrait qu'il y ait « des référents, des coordonnateurs sur un territoire ». « Cela permettrait de recenser les suivis et d'être plus proches des besoins qu'en passant par la Maison départementale des personnes handicapées », expose Nathalie Burgard.

Pour l'heure, huit de ces PIAL regroupant plusieurs écoles, voire collèges, sont prévus à la rentrée dans le Bas-Rhin et quatre dans le Haut-Rhin.
C. C.

 

 
 

CD67 Bas-Rhin Schéma départemental de l'autonomie : Le Conseil départemental s'engage contre la dépendance

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 05:39:54

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Bas-Rhin Schéma départemental de l'autonomie
CD67 Bas-Rhin Schéma départemental de l'autonomie : Le Conseil départemental s'engage contre la dépendance

 
Frédéric Bierry à Wasselone
Jeudi, à Wasselonne (Bas-Rhin), le président du Conseil départemental Frédéric Bierry, accompagné d'acteurs de l'accompagnement des personnes âgées dépendantes et des personnes en situation de handicap, a présenté le Schéma départemental de l'autonomie 2019-2023.
Un plan pour les Ehpad

Élaboré en collaboration avec les acteurs locaux, ce plan pluriannuel prévoit 240 millions d'euros de dépenses en faveur des personnes âgées et handicapées, alors que leur population est amenée à croître.

Des investissements sont notamment prévus dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes. L'accompagnement des aidants ainsi que l'inclusion des personnes dépendantes sont aussi des priorités du département.
B.D

 

 
 

 

formation Portes ouvertes à la CCI avec les CFA et la chambre des Métiers : Des apprentis convoités

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 06:07:37

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formation Portes ouvertes à la CCI avec les CFA et la chambre des Métiers
formation Portes ouvertes à la CCI avec les CFA et la chambre des Métiers : Des apprentis convoités
L'apprentissage est l'un des rares domaines où les offres dépassent les demandes. Mercredi après-midi, à la chambre de commerce et d'industrie de Colmar, les jeunes de 15 à 29 ans étaient invités à rencontrer les représentants de centres de formation des apprentis, de la CCI et de la chambre des Métiers d'Alsace. Objectif : trouver la formation de ses rêves.

 
Le Job Wall, une mosaïque constituée de 326 offres de places d'apprentissage.
Thomas, bientôt 15 ans, voit son avenir dans la boulangerie-pâtisserie. Élève de 4e SEGPA au collège Berlioz, il est venu glaner des renseignements. « Il fait déjà de la pâtisserie à la maison, mais n'a pas le droit de toucher au four », révèle sa maman. « Il est gourmand ! », glisse sa petite soeur Julie, qui, elle, a l'ambition d'être maîtresse.

Petit bout de femme toute pomponnée, Angela va passer son CAP restauration. Mais, elle cherche, sans succès jusqu'ici, une place d'apprentissage dans une pâtisserie, pas dans un restaurant. « Depuis toute petite, je fais des gâteaux pour ma famille. Aujourd'hui, je ne veux plus seulement faire des cakes, mais me spécialiser». Elle l'assure : « J'ai fait toutes les pâtisseries de Colmar. Ils disent que je suis trop vieille... ». Elle n'a que 17 ans.
«Il faut insister, aller sur place»

« C'est une excuse », affirme Philippe Meyer, chargé du développement de l'apprentissage au CFA Centre Alsace Marcel-Rudloff. Et de lui montrer la longue liste des pâtisseries de Colmar et environs en quête de personnel. Il prodigue ses conseils avec une bonne humeur communicative. « Les employeurs veulent des jeunes motivés. Il faut insister, aller sur place, pas se contenter de téléphoner. Ne restez pas sur un échec ».

Aymeric, 19 ans, très décidé, souhaite oeuvrer dans la mécanique. « J'aimerais travailler sur l'aspect des voitures et sur celui de ma propre voiture plus tard ». Le jeune Wintzenheimois a obtenu son bac STMG l'an passé et s'est accordé une année de césure pour bien réfléchir à son avenir professionnel. Philippe Meyer lui propose de s'adresser à l'entreprise Liebherr qui « cherche désespérément des apprentis et n'a pas de candidatures ». Il vante les qualités des postes. « Chez eux, c'est du mondial. L'évolution peut aller jusqu'au niveau ingénieur ». L'âge n'est pas un souci, au contraire. « Le fait que vous soyez majeur est important car vous pourrez effectuer certaines tâches qui ne sont pas autorisées aux mineurs ».

Antoine, 18 ans, élève en terminale STI2D (sciences et technologies de l'industrie et du développement durable) et Emma, presque 19 ans, cherchent tous deux un patron pour devenir concessionnaires automobiles. Ou alors dans le prêt-à-porter ou l'animalerie, autres voeux de la jeune fille, qui « sort d'un bac pro gestion administration ». Elle voudrait décrocher un BTS commerce. « C'est difficile. Les employeurs ne recherchent pas de candidats au BTS ».

« Le secteur viticulture/oenologie est porteur. On attend les jeunes », souligne Dominique Marzullo du CFA agricole du Haut-Rhin, à Rouffach et Wintzenheim. Pascal Maire, de CCI Campus et Sabrina Grimaz, du CFAU, ont accueilli des jeunes tentés par des formations diplômantes. « Le commerce reste une valeur sûre », souligne le premier, qui évoque les filières commerciales en alternance préparant notamment à la gestion d'une unité commerciale ou d'une boutique.

Sur le Job Wall, 326 offres de places d'apprentissage sont affichées. Comme autant de promesses d'épanouissement professionnel à venir.
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

Saint-Amarin Communauté de communes : Économie et valorisation du patrimoine naturel et touristique

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 05:38:38

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Saint-Amarin Communauté de communes
Saint-Amarin Communauté de communes : Économie et valorisation du patrimoine naturel et touristique
Les élus communautaires de Saint-Amarin, réunis mardi soir, ont été accueillis par une délégation du collectif « Riverains en colère de la zone Kleinau de Malmerspach ».

 
Les élus intercommunautaires ont été accueillis par une délégation du collectif « Riverains en colère de la zone Kleinau de Malmerspach ».
Le projet d'implantation de l'entreprise Cyclamen dans le parc économique de Malmerspach suscite l'inquiétude des riverains (lire ci-contre). Environ 25 d'entre eux ont tenu à l'exprimer avec banderoles et pancartes à l'appui, en accueillant les élus convoqués à la réunion du conseil d'administration de la communauté de communes.

« Notre objectif est de sensibiliser la comcom aux risques de pollution et de nuisances sonores que représente le recyclage des mâchefers... », explique l'un des riverains.

La délégation présente était composée de parents, enfants, aînés... elle a ensuite assisté, avec sérénité, aux délibérations du conseil d'administration.
Le parc économique à l'ordre du jour

Du parc économique de Malmerspach, il en était question dans l'ordre du jour. Gilles Steger, le vice-président délégué à l'économie, a rappelé que la société Alsaplast Team, spécialisée dans la chaudronnerie et la tuyauterie plastique, installée jusqu'à présent sur 3 500 m² dans le parc de Wesserling, projette de s'implanter dans l'hôtel d'entreprise La Filature à Malmerspach (lots 5 et 8) ainsi que sur les parcelles situées à l'arrière de ces bâtiments.

Les conseillers ont validé à l'unanimité cette transaction, à savoir une location-vente d'une durée de quinze ans pour un montant total de 630 000 EUR HT, au sein des anciens bâtiments de Fibertechs (1800m2 et 2132m2) d'un sous-sol de 2000m2 et de 50 ares de terrain.

Toujours dans le cadre du développement du parc, les élus ont décidé d'acquérir, le bâtiment « Gérard », situé à l'entrée pour une requalification en habitat (coût : 100 000 EUR). « On disposera ainsi de bâtiments artisanaux, industriels, tertiaires, d'une zone de logements avec jardins partagés, aire de jeux, pistes cyclables qui, au même titre que le Parc de Wesserling, peuvent servir de modèle pour reconvertir les friches industrielles. Cent trente PME sont désormais implantées à Malmerspach suscitant plus d'une centaine d'emplois locaux ! » reconnaît François Tacquard.
Vers la rénovation du château de Wesserling

À quelques exceptions près, (validation du dernier conseil d'administration, report d'une proposition d'accord local sur la répartition des sièges des communes), l'unanimité était de mise pour approuver la décision de la commission d'appel d'offres d'attribuer le marché de réhabilitation du Château de Wesserling à Jean-Luc Isner, architecte du patrimoine (231 342 EUR) ainsi qu'un schéma de développement durable du barrage de Kruth-Wildenstein.

Il se décline en quatre principaux axes : restauration des atouts patrimoniaux naturels, valorisation des atouts patrimoniaux et touristiques, meilleur accueil, développement d'activités touristiques multisaisons. « C'est un site majeur, a estimé Claude Walgenwitz. Nos financeurs, Département, Région, Europe... demandent une réflexion globale pour répartir plus de trois millions d'euros sur la prochaine décennie. » A

un total, 25 actions ont été présentées par François Tacquard qui, avec le maire de Kruth, s'est beaucoup investi dans la valorisation du site.

Certaines actions, telles que l'achat ou la location d'un petit train touristique, peuvent paraître trop onéreuses ou utopiques, d'autres seront à nouveau débattues... « Le schéma a été présenté à Colmar, annonce Annick Lutenbacher, conseillère départementale, une dizaine de projets sera validée prochainement ».
Michel TSCHANN

 

 
 

 

football Mercredis sportifs à Sierentz : Footballeurs en herbe !

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 05:39:13

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football  Mercredis sportifs à Sierentz
football Mercredis sportifs à Sierentz : Footballeurs en herbe !
Mercredi après-midi, une cinquantaine de jeunes footballeurs étaient présents sur la pelouse synthétique du FC Sierentz dans le cadre des « mercredis sportifs ».

 
Les jeunes des catégories U9 et U 11 étaient présents sur la pelouse du FC Sierentz.
Cette manifestation organisée par le Conseil départemental du Haut-Rhin est destinée aux jeunes afin de promouvoir la pratique de sports collectifs.

Les participants qui évoluent en catégorie U9 et U 11 étaient encadrés par 13 footballeurs du FC Saint-Louis Neuweg venus pour leur donner des conseils avisés. Plusieurs ateliers étaient au programme, mis en place par Thomas Martinet, préparateur physique du club ludovicien : technique, coordination, mobilité, jonglage.

Après ces exercices, les jeunes impatients de mettre en application les conseils, ont disputé un match de 45 minutes Tous ces jeunes footballeurs étaient ravis de côtoyer ces sportifs de haut niveau, à l'image d'Axel Bohrer qui évolue au sein des U9 du FC Sierentz « je suis content d'être avec les joueurs de Saint-Louis car

ils vont me montrer les gestes techniques pour marquer beaucoup de buts lors des matchs. Bernadette Groff, Vice-présidente du Conseil départemental a remis des ballons au FC Sierentz, représenté par Marc Larger, Président des jeunes. Après l'animation sportive, Philippe Steiner, Président du FC Saint-Louis/Neuweg a remercié ses joueurs en leur exprimant sa satisfaction pour le bon déroulement de la manifestation.
CHR.M.

 

 
 

 

Mercredis sportifs : place au hand avec les pros d'Altkirch

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 06:10:46

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Mercredis sportifs : place au hand avec les pros d'Altkirch
 

 
Travail de la coordination des mouvements pour les jeunes handballeurs, sous l'oeil avisé des filles de l'AS Altkirch.

Photos L'Alsace/N.M.

Pour la deuxième année, le CS Saint-Louis Handball (CSSL) organisait les mercredis sportifs, version handball, au gymnase municipal à Saint-Louis. Petite déception, la faible participation. « Il y a environ 25 jeunes des catégories U9, U11 et U13. La moitié par rapport à l'an passé », souligne Laurent Juge, président du CSSL. Et toutes ces jeunes filles et garçons sont licenciés dans le club ludovicien, en entente avec Village-Neuf. Ce qui signifie que l'événement Mercredis sportifs, initié par le conseil départemental du Haut-Rhin, a du mal à intéresser les enfants non familiarisés avec le handball. Pourtant, l'an passé, ils étaient quelques-uns non licenciés à s'être essayés à ce sport, cette séance étant ouverte à tous. Il suffit de s'inscrire sur le site internet du conseil départemental du Haut-Rhin, le moment venu.
« C'est impressionnant de la voir en vrai ! »

Mais les enfants présents n'ont pas caché leur plaisir de participer à cet après-midi handballistique. Les plus jeunes ne demandant qu'à jouer, les plus grands raffolant des ateliers. Des ateliers organisés par huit filles de l'équipe Une de l'AS Altkirch handball -qui évolue en N1-, dont la championne du monde Sophie Herbrecht. « C'est trop bien ! On apprend plein de choses, à mieux jouer, à améliorer notre dribble », annoncent Lilia, Alisa et Malen, toutes trois âgées de 10 ans et licenciées au CSSL. Et se trouver face à une championne du monde, « c'est impressionnant et un peu bizarre de la voir en vrai ! ». Dribbles, coordination des mouvements, tirs au but, matches... Sans oublier les précieux conseils qui vont avec, de quoi ravir la jeunesse. Un véritable entraînement particulier avec des pros, où toutes les catégories évoluent ensemble, filles et garçons. « Les clubs qui participent à ces mercredis du hand sont volontaires. Et ce sont les clubs évoluant au plus haut niveau, comme Altkirch ou Kingersheim, qui tous se partagent les rendez-vous, qui ont la responsabilité de faire venir leurs joueuses ou joueurs des équipes Une », expliquent Frédéric Bois, chargé de développement au conseil départemental, et Bruno Tschann, représentant le conseil.
« Le transfert d'expériencevers la jeunesse »

Un rendez-vous qui permet aux pros « de ne pas trop s'éloigner aussi de la réalité du terrain, de se rappeler d'où elles viennent. Mais le plus important reste le transfert d'expérience vers la jeunesse », souligne Bruno Tschann. Et « ça peut aussi donner aux filles des idées de reconversion en tant qu'entraîneur. » Des filles méritantes car quasiment toutes ont dû prendre congés pour être présentes mercredi, à Saint-Louis.

Robert Pallaro, entraîneur de l'équipe Une de l'AS Altkirch, souhaiterait voir plus d'après-midi de ce style. Car le handball attire les foules, surtout après « les deux titres de champions du monde décrochés par les féminines et les masculins, du jamais vu. Et chez nous, à Altkirch, les soirs de matches, la salle est remplie. Il faut dire qu'Altkirch est une terre de handball », conclut l'entraîneur.
Nadine MULLER PLUS WEB Découvrez la vidéo du mercredi du hand sur www.lalsace.fr

 

 
 

Le patron du Tour face aux lecteurs

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 06:21:05

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Le patron du Tour face aux lecteurs
 

 
Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, était en direct live avec les lecteurs du journal L'Alsace, hier dans nos locaux à Mulhouse. Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
? Le poids de l'Histoire. « Le Tour de France, c'est une épreuve qui a des racines. L'Alsace, c'est un des rendez-vous historiques, c'est le centenaire du Tour de France, mais c'est la première fois aussi où le Tour est venu en Alsace. Il y a bien sûr le Ballon d'Alsace dès 1905, qui était à la frontière à l'époque où l'Alsace-Lorraine était allemande, mais il y avait la volonté du patron du Tour de France d'aller en Alsace. Il y a une étape qui va de Genève jusqu'à Strasbourg avec un contrôle de ravitaillement à Mulhouse, avec une foule immense. Henri Desgrange avait dit : « Nous rentrons chez nous ». »

? Présidents de la République. « Quelle que soit la tendance politique du président, c'est une reconnaissance. Nicolas Sarkozy s'y connaît le mieux, mais ils ont tous en commun de savoir ce qu'est le Tour d'un point de vue social. François Mitterrand, en 1980 avant le titre mondial de Bernard Hinault, avait donné la sélection qu'allait donner Richard Marillier (le sélectionneur national). Sur le Tour 2016, Froome attaque dans la descente à la surprise générale et, au pied du podium, Emmanuel Macron me dit : « Moi aussi, je vais faire une échappée ». On entend parfois des choses qui restent dans la voiture... »

? Aspect social. « Dans le Tour, il y a d'abord l'attrait sportif, mais il y a tout cet aspect social de bonheur des gens sur la route. Nous ne sommes pas un stade, la compétition cycliste est dans la vie. Les soubresauts de la vie sociale, on les ressent plus que d'autres. Ce que j'ai ressenti ces dernières années, c'est une fierté bien plus grande d'accueillir le Tour de France. C'est peut-être l'expression d'un mal-être : là où l'hôpital est plus loin, là où l'école est plus loin, là où le dispensaire est plus loin, le Tour de France passe toujours ».

? Logistique. « Le Tour de France, c'est d'abord un défi pour les coureurs, mais aussi un défi d'organisation, sans aucun doute. Et la logistique, c'est essentiel. Il y a quinze ans, on avait une zone technique à format unique, qui devient parfois aujourd'hui deux ou trois zones, car si on n'avait pas fait ça, on ne serait jamais arrivé au Galibier (Ndlr : avec Thomas Voeckler qui sauve son maillot jaune en 2011). Ce sera aussi le cas à la nouvelle Planche des Belles Filles (ndlr, avec une arrivée poussée plus haut, sur du chemin). C'est une sacrée machine.
« J'ai signé un CDI avec le cholestérol »

? Gastronomie, on/off. « Sur le Tour, on ne refuse pas un verre ou le gâteau qu'on nous propose, les gens l'ont fait avec coeur. Il ne faut pas me pousser. En ce moment, je suis dans une période off, deux mois avant le Tour et un mois après. Quand je suis arrivé chez ASO, j'ai signé un CDI avec le cholestérol ».

? Souvenir douloureux. « Mon plus grand souvenir, c'est quand je couvrais mon premier Tour comme journaliste en 1995. C'est la mort de Fabio Casartelli. C'est forcément le plus douloureux et le plus fort. De l'avoir vu sur la route en position foetale avec cette tache de sang qui coulait, c'est, au sens propre, inoubliable ».

? Rage. « À l'occasion du salon de l'agriculture, à table, je demande à l'ancien maire de Fontcouverte : « T'as pas une montée ? » Il me parle des lacets de Montvernier. Je prends mon portable, je vois 18 lacets sur trois kilomètres, d'une beauté totale. Ça date de 1934 ! J'étais fou de rage, parce qu'on est passe à côté sur l'autoroute et que personne n'avait vu ça. On peut y aller parce qu'on a interdit le public, sinon les coureurs ne pourraient plus passer ».

? Copenhague, grand départ 2021. « C'est le point de rencontre entre la ville la plus cyclable au monde et la plus grande course. Ce lien entre la bicyclette du quotidien et le vélo des champions n'est pas pour les Français, il existe pour les Belges, les Néerlandais, les Danois et les Britanniques. Quand on va chercher sa baguette sur un faux plat, on se dit que les coureurs sont sacrément courageux. On développe ce lien ».

? Hybride. « J'espère que nous aurons des voitures hybrides l'année prochaine. A priori, oui ».

? Autonomie dans la lutte contre le dopage. « L'Agence mondiale antidopage a été créée après l'affaire Festina. Il lui faudrait des moyens, l'AMA en manque cruellement. Il faudrait une gestion indépendante et de manière similaire dans tous les sports. Le vélo n'est pas un monde parfait. Au Tour de France, nous ne sommes pas juge et partie, ce n'est pas dans toutes les disciplines comme ça. Tous les sports devraient être régis comme le cyclisme ! ».
G.L.

 

 
 

OMS Colmar Dans le dur et dans le rouge

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 06:05:51

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OMS Colmar Dans le dur et dans le rouge
 

 
La grande famille des sportifs réunie et entourée des personnalités locales. Photo DNA
Les représentants présents des 135 associations sportives, que compte la Ville, ont été accueillis par le président de l'OMS Jean-Claude Geiller.

Dans son rapport moral, le patron de l'OMS a souligné d'emblée qu'il « entamait la dernière année de son mandat. » Colmar est une ville sportive et les pratiquants ont tout ce qu'il leur faut pour réussir comme l'a rappellé le président : « L'OMS est présent auprès des associations et sera de toutes les grandes étapes de la vie colmarienne, comme celle de l'arrivée du Tour de France à Colmar, le 10 juillet, dans le cadre de la 100e année du maillot jaune ou pour d'autres événements encore. Colmar porte bien son nom de ville sportive. »
Un déficit dû au rabotagedes subsides de l'Etat

Et Jean-Claude Geiller de poursuivre son rapport moral : « Le point noir se situe dans le bilan financier que va dresser tout à l'heure le trésorier. Notre président de la République ne nous a pas gâtés en nous supprimant les aides à l'emploi. Et puis nous avons dû investir dans du matériel informatique. Merci au maire de Colmar de ne pas avoir fait de rabotage dans la subvention qui nous est allouée. »

Les subventions de l'Etat étant donc en baisse, l'OMS voit ses comptes plonger dans le rouge comme le souligne le trésorier Jean Joho (48e année à ce poste) : « Le déficit est de 12 373,96 EUR dû en grande partie au rabotage des subsides de l'Etat. » La question a été posée à l'assemblée de savoir ce qu'il faudrait faire pour résorber ce déficit.

À contre-courant des décisions habituelles, le comité a décidé de réduire la cotisation des associations qui passe de 41 EUR à 40 EUR, « puisqu'il semble que l'euro pose problème » tance Jean-Claude Geiller, lui qui est à sa 11e année en qualité de membre du comité directeur à laquelle il faut ajouter 23 ans au comité départemental, dont 10 ans de présidence, n'a guère apprécié cette mesure et l'a fait savoir. Il a enchaîné sur les activités de l'organisme et ses bénévoles « aujourd'hui les bénévoles deviennent rares, je me pose des questions pour savoir comment les attirer. »

La parole aux invités a donné lieu à une longue prise de parole de Gilbert Meyer, lequel a souligné que la ville de Colmar est d'un « soutien indéfectible auprès des associations. À Colmar, nous en avons 450, cela demande de l'organisation, de l'animation et des gens qui encadrent. La Ville est dans l'action et doit être à côté des associations, cela passe par la promotion des équipements. »
15 000 licenciés

L'édile n'a pas manqué de rappeler les investissements « en 2018, nous avons investi 3,8 MEUR en équipement et 2,9 M EUR en subventions. Sur 15 000 licenciés que regroupent les associations, nous versons 190 EUR (193 EUR, exactement !) par an pour chaque personne. En 2019, nous sommes supérieurs à l'inflation de 1,5 %. L'Etat nous a raboté 5 MEUR en quatre ans, néanmoins nous avons maintenu notre soutien pour atteindre des performances au niveau national. »

Pour Eric Straumann, qui représentait Brigitte Klinkert, « l'OMS a un rôle important dans la ville et dans la collectivité. Le Département sera toujours à vos côtés. C'est vrai que les emplois aidés supprimés ont mis en difficultés les associations mais vous aurez toujours une oreille pour écouter vos doléances. »

L'OMS Colmar a encore de beaux jours devant lui, les associations sont nombreuses à le solliciter pour ses services de conseils et de soutien.

 

 
 

Ingersheim Conseil municipal : « Une séance ordinaire »

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 05:40:21

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Ingersheim Conseil municipal
Ingersheim Conseil municipal : « Une séance ordinaire »
Sans points financiers importants, et sans longues discussions, le conseil municipal d'Ingersheim, réuni mercredi, a rapidement examiné l'ordre du jour.

 
« C'est une séance ordinaire » a dit le maire d'Ingersheim, Mathieu Thomann, en ouvrant la séance du conseil municipal, mercredi soir dans la salle de l'ancienne mairie. Le quorum étant atteint malgré de nombreux absents ayant délégué leurs voix, les élus ont adopté les douze points à l'ordre du jour à l'unanimité.

Points financiers.- La décision modificative n° 1 du budget primitif prenant en charge des dépenses non prévues se monte au total à 41 818 EUR. On y trouve l'achat d'un terrain en vue de la prolongation de l'impasse route d'Éguisheim, la création du plan de réseau d'éclairage public, un crédit complémentaire pour le remplacement de matériel informatique. Quant aux dépenses liées aux achats de chapiteaux pour les associations ainsi que pour le football club, elles sont compensées par le reversement des bénéficiaires et l'octroi d'une subvention par le conseil départemental.

Admission en non-valeur d'une dette irrécouvrable de 10,50 EUR.

Foncier.- Deux parcelles enclavées ne faisant l'objet d'aucun projet communal sont cédées aux propriétaires riverains : à Rémy Wessang pour 2 171 EUR et à François Bohn pour 1 742 EUR. Un échange de terrains a été convenu avec Jean-Paul Hirsinger pour lui permettre de disposer de parcelles d'un seul tenant.

La commune a acheté deux parcelles pour un montant de 14 560 EUR avec comme perspective la suppression du caractère d'impasse de la route d'Éguisheim lors de la création d'une voie perpendiculaire.

Forêt.- Suite à la demande du président de la Fédération nationale des communes forestières, les élus ont décidé de s'opposer à l'encaissement des recettes des ventes de bois par l'ONF en lieu et place de la commune, « ce qui entraînerait un retard de reversement aux communes ». « Les services de Bercy essayent de récupérer un peu d'argent de par ce système imaginé par des algorithmes » commente Mathieu Thomann.

En points divers, les élus ont décidé de signer une convention d'installation, entretien, gestion et remplacement de lignes en fibres optiques avec l'opérateur Orange pour équiper l'immeuble sis 14 A, rue Jeanne d'Arc.

Denis Masson annonce des travaux au niveau du carrefour du Florimont à partir de la mi-juin ainsi que des travaux préalables, le chantier étant prévu pour une dizaine de jours.

Jean-Marc Bettinger a été remercié pour la parfaite organisation du récent déplacement à Mauriac, ville jumelée qui, après avoir accueilli des Ingersheimois durant la Seconde Guerre mondiale, a ensuite contribué à réparer les dégâts des bombardements. Lors de ce séjour, 120 pieds de vignes représentant sept cépages alsaciens ont été offerts par les visiteurs, puis plantés au pied de la stèle qui commémore le jumelage. Les liens entre les deux communes sont amenés à se renforcer, notamment au travers d'échanges au niveau scolaire.

 

 
 

 

Saint-Louis/Bâle Etudes spatiales : L'oeil du géographe sur la cité bâloise

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 05:59:21

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Saint-Louis/Bâle Etudes spatiales
Saint-Louis/Bâle Etudes spatiales : L'oeil du géographe sur la cité bâloise
Des images satellites de villes accompagnées d'analyses : c'est l'objectif du site internet créé récemment par le Centre national d'études spatiales et l'Éducation nationale. Jérémy Rudy, professeur d'histoire-géographie au lycée Mermoz, s'est attelé à l'étude de la cité bâloise.

 
Cette image de Bâle a été prise le 23 août 2016 par un satellite Sentinel 2. Il s'agit d'une photo en couleurs naturelles.©
« Comment la ville de Bâle peut-elle se métropoliser, donc s'étendre, alors qu'il y a une frontière ? » C'est la problématique qui a guidé la réflexion de Jérémy Rudy, professeur d'histoire-géographie au lycée Jean-Mermoz, à Saint-Louis. Ce dernier a été sollicité par Laurent Carroué, géographe et inspecteur général de l'Éducation nationale, pour fournir une analyse de Bâle à partir d'une image satellite. Cette observation alimente le portail d'un site récemment mis en ligne (lire ci-dessous).
Le tram 3, une étape importante

« Au début, j'étais inquiet par rapport à l'ampleur de la tâche, confie Jérémy Rudy. Il a donc fallu cadrer le sujet, faire des recherches pour trouver les géographes compétents sur certaines thématiques, puis rédiger un commentaire en fonction des éléments recueillis. » Bâle, en tant que sujet d'étude, implique évidemment la question de la frontière, des transports, de la coopération transfrontalière : « Comment est-ce que les acteurs des différents pays vont réussir à se mettre en synergie pour construire un territoire ? »

Rien de bien neuf en termes de lecture sociologique - il s'agit avant tout d'un travail de synthèse - si ce n'est le zoom opéré par le professeur sur le tram 3. « L'aménagement du tram 3 marque une nouvelle étape dans la fabrique du territoire métropolitain. L'arrivée de ce tramway vert transforme le paysage de la ville. Lorsque les rames vertes arrivent du côté français, elles sont reconnues par la population. Le tram 3 est donc intégré à l'identité territoriale des Ludoviciens qui peuvent avoir le sentiment de faire partie de Bâle, d'y habiter, sans être pour autant des Bâlois », indique Jérémy Rudy.
La réalitén'est jamais figée

Les notions mises en exergue par cette étude trouvent un écho particulier ces jours-ci avec la décision de la BVB (Basler Verkehrsbetriebe), le 2 mai, d'interrompre la circulation du tram 3 entre les arrêts de Burgfelderhof et de la gare de Saint-Louis à partir de 20 h, cela pour des raisons de sécurité. Si la cité bâloise est présentée dans l'analyse du professeur comme une frontière pacifiée (lire ci-contre), cet exemple montre que la réalité n'est jamais figée et que l'apprentissage de la frontière exige des acteurs la capacité à dépasser d'éventuels conflits.
« Dépasser les tensions »

« Attention à ne pas donner trop d'importance à cet événement. Comme dans tout apprentissage, il y a des moments d'achoppement. Les acteurs sauront trouver des solutions pour dépasser ces tensions et poursuivre le processus de création de territoire. Ils ne peuvent faire autrement, à mon sens », a réagi Jérémy Rudy. « Je continue de penser que pour que la territorialisation réussisse, il faut s'assurer que les Ludoviciens ne se sentent pas exclus. La métropolisation est toujours un processus à deux vitesses. Le tram ne doit pas devenir, dans les représentations, le symbole d'un aménagement suisse sur le territoire français à la place d'un aménagement transfrontalier. »
Caroline ANFOSSIavec Paul-Bernard MUNCH SE RENSEIGNER https ://geoimage.cnes.fr/fr

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Guebwiller Des prix pour les musiciens de l'EMG

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 06:11:47

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Guebwiller Des prix pour les musiciens de l'EMG
 

 
Norbert Maurer, le plus ancien membre de l'Ensemble de mandolines de Guebwiller, a été mis à l'honneur. DR
À l'issue du concert célébrant le centenaire de la Société de mandolines de Guebwiller qui a eu lieu le 5 mai dernier au théâtre municipal, la présidente Corinne Taquard a rendu hommage à la fidélité et au dévouement des musiciennes et musiciens en leur remettant une distinction honorifique, sous la forme d'un diplôme attribué par l'Ensemble de mandolines de Guebwiller (EMG) lui-même.

Cette cérémonie s'est déroulée en présence du maire Francis Kleitz, des vice-présidents du conseil départemental, Karine Pagliarulo et Alain Grappe qui ont distribué les diplômes par ordre croissant d'ancienneté.

Les 21 récipiendaires se sont vus remettre un diplôme et un bouquet de fleurs.

Une ovation particulière a été réservée à Norbert Maurer, le plus ancien membre de l'EMG, actif depuis 47 ans. « Parmi les différents dirigeants de cette société, s'il en fut un de passionné, qui pendant plus de 40 ans, de 1962 à 2002, en assuma la direction et s'investit sans relâche au service des musiciens et de l'instrument, qui forma un grand nombre d'élèves, c'est Monsieur Norbert Maurer. Aujourd'hui, il joue toujours aux pupitres des mandolines et est président d'honneur de l'ensemble de mandolines », a expliqué Corinne Taquard.
Les récipiendaires

Christian Pastor, guitare, fait partie de la formation depuis deux ans ; Arlette Froehly, mandoline, 5 ans ; Germaine Hansmann, 5 ans ; Robert Jamann, directeur musical, 10 ans ; Annie Liermann, mandoline, dix ans ; Simone Keller, mandoline, 11 ans ; Liselotte

Kornacker, mandoline, 12 ans ; Émilie Sortino, mandoline, 16 ans ; Guy Clement, mandole, 17 ans ; Gautier Taquard, mandoline, 23 ans ; Marie-Flore Wick, mandoline, 30 ans ; Francine Bissey, mandoline, 35 ans ; Huguette Spinner, mandoline, 38 ans ; Francine Wexler, mandoline, 38 ans ; Roland Gerber, mandole, 40 ans ; Estelle Heim, mandoline, 40 ans ; Joseph D'Onorio, guitare, 46 ans ; Anne-Marie Braun, mandoline, 47 ans ; Gérard Schmitt, mandoline, 56 ans ; Marlène Gerber, mandole, 65 ans ; Norbert Maurer, mandoline, 72 ans ; Édouard Schwaller, contrebasse, 52 ans.

 

 
 

MALMERSPACH Dossier Cyclamen : Le débat s'enflamme

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 06:01:34

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MALMERSPACH Dossier Cyclamen
MALMERSPACH Dossier Cyclamen : Le débat s'enflamme
Le collectif « Riverains en colère de la zone Kleinau de Malmerspach », soutenu par Alsace Nature et Thur Écologie et transports ont organisé une réunion publique à Saint-Amarin, autour de la prochaine installation de Cyclamen à Malmerspach.

 
De gauche à droite : Dominique Heissler, riverain en colère et habitant de la rue des Prés, à Malmerspach, Daniel Walter, président de TET et Albert Gasser, président d'Alsace Nature.
Près de 200 personnes ont assisté, lundi soir au Cap, à Saint-Amarin, à la réunion publique concernant la prochaine installation de l'entreprise de recyclage Cyclamen, à Malmerspach.

Initiée par le collectif « Riverains en colère de la zone Kleinau de Malmerspach » et soutenue par les associations Alsace Nature (AN) et Thur Ecologie et transports (TET), cette rencontre a duré jusque tard dans la soirée.

Daniel Walter, le président de TET, a évoqué le communiqué de presse transmis par Cyclamen, déplorant « que l'entreprise n'ait pas été conviée » à ladite réunion. « Comme l'indique notre invitation, la réunion est publique. On n'allait pas envoyer une invitation spéciale aux représentants de Cyclamen qui pouvaient y assister sans problème. »
Au Havre, « de nombreuses plaintes d'associations et de riverains »

Si François Tacquard, président de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin (CCVSA) et Eddie Stutz, maire de Malmerspach, n'étaient pas présents, on a vu, dans l'assistance, José Schruoffeneger, maire de Moosch, des élus de Fellering et David Duss, membre du parti autonomiste alsacien Unser Land. « Nous n'avons aucun contentieux avec MM. Stutz et Tacquard, a rappelé Daniel Walter. Le débat doit avoir lieu dans la sérénité. »

Pour débuter la réunion, un journaliste suisse du Luzerner Zeitung, invité pour la soirée, est intervenu. Il enquête depuis 2005 sur le parcours de M. Antenen et notamment celui de la société Citron Holding AG, basée en Suisse, pour laquelle M. Antenen a travaillé jusqu'à son licenciement, en février 2007, et qui a fait faillite en 2010. « Les déchets de cette usine, filiale de Citron Holding AG et basée à côté du Havre, sont toujours sur le site, sur une hauteur de 15 à 20 m. Ils sont toujours visibles. »
Les réticences d'Alsace Nature

Cette entreprise a fait l'objet d'un article mis en ligne le 25 février 2011 sur le site L'Usine nouvelle. « Suite aux nombreuses plaintes d'associations environnementales et de riverains à propos de déchets toxiques, dont une partie est en auto-combustion à l'extérieur de l'usine, laissés sur le site, l'État devrait débloquer environ 1,5 million d'euros pour l'assainir via l'Ademe. »

Albert Gasser, président d'Alsace Nature, est quant à lui revenu sur le dossier administratif relatif à Cyclamen et consultable à la mairie de Malmerspach. « Nous avons passé de nombreuses heures à l'éplucher », a-t-il relevé avant de développer : « M. Antenen parle de 15 000 t d'aluminium produits en pleine puissance alors qu'un grand recycleur dans ce domaine, Suez, arrive à 12 000 t globales de métaux ; rien de précisé sur le CV de M. Antenen, sinon une expérience de 23 ans, peu de choses précisées sur le montage financier de l'entreprise ; pas de description du laboratoire, pas de PPRT (plan de prévention des risques technologiques), pas d'études d'impact, pas de contrôle des émissions radioactives ; auto-surveillance de l'eau ; mise en danger des riverains avec un risque de mauvaises odeurs et de nuisances sonores... »

Rappelons la position des élus de la CCVSA qui « ne laisseront Cyclamen démarrer son activité qu'à la double condition que cette entreprise ait reçu toutes les autorisations de la part de l'État et que la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) n'ait pas relevé de risques environnementaux liés à cette entreprise. » Et François Tacquard de conclure : « Nous avons des garanties, nous n'avons mis en place qu'un bail précaire. Si au bout de quelques mois, les prescriptions, telles qu'elles sont adoptées dans notre accord, ne sont pas respectées, nous dénoncerons aussi sec le contrat. »

Quid des riverains, présents à la réunion publique, qui déplorent la dévaluation de leur habitation et qui s'estiment « délaissés » ?
Elisa MEYER

«Nous ferons le nécessaire pour être de bons voisins»

Des questions jugées « légitimes » par Adrien Antenen, joint par téléphone pendant plus d'une heure, qui a bien voulu répondre, évoquant son parcours universitaire et professionnel depuis son diplôme de polytechnicien de l'école de Zurich, obtenu en 1984.

En 1991, il fonde Citron Holding AG. « Après avoir travaillé en sous-traitance pour le compte de la société Batrec pour le recyclage des piles d'après un process japonais, j'ai eu le droit d'utiliser cette technologie à mon compte et j'ai ouvert une filiale au Havre. En 2007, un arrêté préfectoral m'a même donné l'autorisation d'augmenter la capacité de traitement de notre usine à 450000t par an, soit la plus grande jamais autorisée en Europe. (NDRL : à cette époque, l'entreprise a reçu le prix 2007 pour l'innovation et le développement durable). L'entreprise était cotée en bourse à plus de 130MEUR. L'entreprise connaissait un succès florissant, dit-il. Pourtant, quelques semaines après, j'ai été licencié car je n'étais pas actionnaire majoritaire. Mon associé unique de l'époque, majoritaire, a voulu faire place nette car il voulait devenir l'unique chef d'entreprise de la société... J'ai ensuite repris un projet de partenariat avec la société Immark à qui appartenaient trois usines de recyclage D3E. Même scénario puisqu'en 2012, j'ai à nouveau été licencié. On me reproche des faits qui se sont produits dans une entreprise dans laquelle, à la date indiquée, je ne travaillais plus !

C'est en 2013 que j'ai créé Cyclamen qui exploite deux usines « mobiles » avec deux bureaux administratifs à Clapiers et Tarascon. Nos douze semi-remorques (NDLR : six par usine) se déplacent auprès des incinérateurs pour lesquels c'est une logique financièrement plus rentable. »

Concernant les problèmes relevés dans le dossier disponible à la mairie, Adrien Antenen dit avoir rempli un questionnaire réglémenté par la législation. « C'est la législation française qui prévoit, par exemple, la possibilité d'augmenter le volume des bruits durant 30 % de chaque plage horaire. Nous ferons le nécessaire pour être de bons voisins. je n'ai rien inventé et nous irons au-delà de ce que prévoit la loi française. Il y aura bien un laboratoire dans notre usine. Chacun pourra s'en apercevoir quand le bâtiment sera construit ! Quant à l'eau, notre process n'en nécessite pas. Nous aurons bien une cuisine, des toilettes mais nous n'avons pas prévu de les soumettre à des tests, les recommandations ne nous y soumettant pas non plus. Enfin, j'ai choisi le site de Malmerspach car il se situe stratégiquement à proximité avec la Suisse et l'Allemagne.

Nous n'avons peut-être pas été de bons communicants mais je reste ouvert et j'invite les représentants des associations à me rencontrer personnellement. »

 

 
 

 

Le Hohlandsbourg à l'heure de la Renaissance

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 06:38:43

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Le Hohlandsbourg à l'heure de la Renaissance
 

 
 
Les 18 et 19 mai prochains aura lieu au château du Hohlandsbourg une animation intitulée « Splendeur de la Renaissance ! ».

C'est le premier temps fort de la saison 2019 consacrée à la Renaissance, une période de l'histoire qui a vu les Grandes découvertes, les progrès scientifiques et techniques, les arts florissants mais également les guerres de religion.

Musiques, danses, commedia dell'arte, escrime, imprimerie etc., évoqueront les loisirs et divertissements pratiqués à l'aube de la Renaissance.

Les visiteurs pourront retrouver le luxe étincelant dans les divertissements et les arts des cours princières.
Les animations de ce week-end

Il sera possible d'assister à la présentation vivante d'un atelier d'imprimerie et des savoir-faire ancestraux : coloriste, lieur, relieur, papetier, orfèvre.

« Les Sales Trognes » proposeront une mise en scène de personnages masqués inspirés de la commedia dell'arte, initiation théâtralisée à l'escrime.

Enfin, « Le Scarashow », spectacle humoristique de cape et d'épée, présentera notamment des danses en costumes et en musiques.

Les animations sont assurées par les Hanau de Lichtenberg, Scaramouche and Compagnie, la Dancerie des Ribeaupierre, Hauvoy.
Jean-Louis MEYER Y ALLER Samedi 18 et dimanche 19 mai, de 10 h à 18 h. De 7 EUR à 9,50 EUR - Tarif famille (2 adultes + 2 enfants 6/17 ans) : 28 EUR. Accès Jean voiture par Wintzenheim et Husseren -les- Châteaux (route des Cinq-Châteaux).

 

 
 

15/2 Peines ferme pour les militaires

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 06:31:32

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15/2 Peines ferme pour les militaires
 

 
Il est près de 2 h du matin, le 21 décembre, quand deux militaires du 15-2, âgés de 26 et 29 ans, bien alcoolisés, se glissent derrière les platines du bar pour changer la musique. Loin de s'arrêter là, ils renversent malencontreusement un verre sur l'ordinateur. L'exaspération du patron du bar monte encore d'un cran quand les deux Diables rouges passent derrière le comptoir, « près de la caisse » qui était bien pleine en cette soirée d'apéro du Colmarien.

Un extrait de la vidéo-surveillance montre que le gérant tente de les repousser fermement. Il se prend alors un coup de tête de l'un et plusieurs coups de poing au visage de l'autre. Un client, qui tente de s'interposer, tombe au sol où il perd connaissance. Selon des témoins, l'un des militaires lui porte plusieurs coups à terre. L'homme, de santé fragile, se voit prescrire 45 jours d'ITT (interruption totale de travail) pour un poignet cassé, un traumatisme crânien et un problème au tympan. Les deux hommes prennent la fuite quand le gérant appelle la police.

Après avoir minimisé les faits, confrontés à la vidéo, ils ont finalement reconnu les coups. « Mais les victimes ne sont pas toutes blanches » a lâché l'un d'eux, avant de s'excuser.

« Les victimes sont prêtes à tout entendre : qu'il s'agit d'un accident de parcours, que l'alcool leur a fait perdre la maîtrise, mais ils ne supportent pas qu'on leur fasse porter une partie de la responsabilité » s'est insurgé l'avocat des parties civiles, Me Charpentier.

La procureure, Laure-Alexandra Mairot, elle, a déploré « l'absence de prise de conscience des prévenus ».

Ils ont été condamnés, l'un à deux mois de prison, l'autre à trois mois, des peines aménageables. Ils devront indemniser les victimes à hauteur de 500 EUR pour le gérant et 1 000 EUR pour le client. Une audience au civil déterminera le montant du préjudice physique pour ce dernier.
V.F.

 

 
 

RD2 Un mort dans une collision frontale

Publié dans le panorama le Vendredi 17 mai 2019 à 06:23:14

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RD2 Un mort dans une collision frontale
 

 
Le choc a été très violent.

Photo L'Alsace/Élise Guilloteau

Un choc frontal entre deux voitures a fait un mort et un blessé, ce jeudi vers 14 h 20, sur la RD2, à la sortie d'Ensisheim en direction de Pulversheim. Selon les premières constatations, l'un des conducteurs, en provenance de Pulversheim, se serait déporté sur la voie de gauche, percutant de plein fouet l'autre véhicule.

Les sapeurs-pompiers d'Ensisheim et le Samu se sont aussitôt rendus sur place. Légèrement blessée, une femme de 74 ans, la conductrice de l'un des véhicules, a été transportée au centre hospitalier Louis-Pasteur à Colmar. L'occupant du second véhicule, un homme de 57 ans originaire d'Ensisheim, grièvement blessé, a fait un arrêt cardio-respiratoire peu après avoir été désincarcéré. Les secours ont tout mis en oeuvre pour le réanimer, en vain.

Durant l'intervention des secours, la route a été fermée à la circulation, entre la sortie d'Ensisheim, d'une part, et le rond-point à la sortie de Pulversheim, d'autre part. Elle a pu rouvrir à 16 h 10, après l'intervention de nettoyage du service des routes du département. E. G.