Back to top

Élections européennes : Journal de campagne

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 05:53:41

© Dna, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Élections européennes
Élections européennes : Journal de campagne

 
Réunion publique de Marine Le Pen
Dans le cadre de la campagne pour les élections européennes, Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, tiendra une réunion publique aujourd'hui jeudi 16 mai, à partir de 19 h, à la salle des fêtes de Fessenheim (rue de la 1re Armée), en présence de Jordan Bardella, tête de la liste RN aux européennes, et de l'essayiste Hervé Juvin.
Réunion publiquede Jean-Christophe Lagarde

Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI et tête de la liste « Les Européens », sera à Mulhouse vendredi 17 mai à l'invitation de Jean-Marie Bockel, sénateur du Haut-Rhin et candidat sur la liste, pour une réunion à partir de 13h15 au local de l'UDI 58, avenue du Président Kennedy à Mulhouse.

 

 
 

 

Le Président Macron affiche son soutien à Nathalie Loiseau

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 06:39:32

© L'alsace, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Le Président Macron affiche son soutien à Nathalie Loiseau
 

 
L'affiche de soutien de Macron à la liste de sa majorité. PHOTO LRL/JP
Le président de la République ne se présente pas aux élections européennes et pourtant il figure sur les affiches de campagne du parti de la majorité. Elles montrent Emmanuel Macron souriant. Son nom n'est pas mentionné mais le slogan est parlant : « En marche pour l'Europe ! Le 26 mai je vote Renaissance ».

Cette affiche n'est pas celle qui figurera sur les panneaux électoraux, mais elle a pour but avoué de mobiliser les électeurs qui au premier tour de la présidentielle avaient voté pour Emmanuel Macron. À dix jours du scrutin, alors que le Rassemblement national talonne ou dépasse la liste de la majorité menée par Nathalie Loiseau dans les sondages, l'investissement d'Emmanuel Macron est jugé décisif pour relancer une campagne poussive.
Mélenchon et Le Pen aussi

Emmanuel Macron n'est pas le seul à donner un coup de main à son parti. Jean-Luc Mélenchon s'affiche aussi à côté de Manon Aubry, la tête de liste de La France insoumise, pour annoncer les meetings et appeler au vote. Là aussi, le slogan ne laisse pas la place à l'ambiguïté : « Le 26 mai, un seul tour : ne laissez pas Macron décider à votre place ».

Marine Le Pen fait la même chose et pose à côté de Jordan Bardella, la tête de liste du Rassemblement national, inconnu du grand public.

L'investissement de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen est cependant plus logique, dans la mesure où ils sont chefs de parti mais pas chef de l'État.

Il y a dix ans, Nicolas Sarkozy, alors président de la République, avait participé à un meeting de son parti (l'UMP) un mois avant le scrutin. Emmanuel Macron le fera-t-il ? L'hypothèse avait été envisagée mais semble avoir été abandonnée.
N.M.

 

 
 

Manon Aubry : « Zéro convergence avec le RN »

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 06:40:17

© L'alsace, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Manon Aubry : « Zéro convergence avec le RN »
 

 
Manon Aubry, 29 ans, tête de liste de La France Insoumise coachée par Jean-Luc Mélenchon. Photo GERARD JULIEN/AFP
Un élu régional LFI d'Auvergne-Rhône-Alpes vient d'appeler à voter pour le rassemblement national. RN et LFI ont soutenu les gilets jaunes. Il y a donc des convergences ?
« Non, pas la moindre. C'est un non-événement d'un non-candidat et ce monsieur n'a rien à faire à La France insoumise. Cette manipulation, cette bassesse pour salir notre image, c'est grossier. Tout nous oppose au RN. Le RN converge avec LREM quand il refuse la hausse du SMIC, quand leurs élus au Parlement de Strasbourg s'opposent à l'extension du congé parental, à la réduction du temps de travail et ne font rien pour le climat. »
Au référendum sur le traité européen en 2005, Mélenchon et Le Pen ont voté non...

« Les raisons de l'opposition au traité ne sont pas du tout les mêmes. Si je suis entrée en politique, c'est parce qu'à Fréjus, d'où je viens, j'ai vu la municipalité Front national mener une politique contraire aux valeurs d'humanisme, de solidarité, d'égalité, d'accueil qui sont celles des Insoumis. »
La gauche totalement divisée, vous l'assumez ?

« Nous avons tenté l'union et certains l'ont compris. J'ai sur ma liste un ancien député vert (Sergio Coronado), un sortant socialiste (Emmanuel Maurel), des communistes. Mais nous avons des points de divergence sur les traités européens avec le PS et les écologistes. Nous ne sommes pas d'accord avec l'écologie punitive que veulent les écologistes favorables à des taxes carbone socialement injustes. Quant aux socialistes et Benoit Hamon, ils ont validé la désignation de M. Juncker, un président de la Commission promoteur des paradis fiscaux. »
Ce que vous aimez dans l'Union européenne ?

« C'est un outil de paix qui a fait ses preuves et le pacifisme doit devenir une vraie valeur européenne. »
Ce que vous n'aimez pas ?

« L'Europe a remplacé la coopération par la compétition en imposant la concurrence dans les services publics, en autorisant le travail détaché, en fermant les yeux sur le dumping fiscal. Son ADN est devenu le libre-échange. Voilà pourquoi nous voulons changer les traités, imposer une harmonisation fiscale et sociale et arrêter la concurrence, les objectifs budgétaires pour le service public. »
Ce vote, c'est un référendum anti-Macron ?

« Oui à deux égards. S'il sort de ce scrutin renforcé, d'une part il poursuivra les coupes budgétaires pour le service public et il mettra fin à la retraite par répartition, et d'autre part il accentuera la concurrence, l'austérité en transposant des directives d'une Europe qui est la sienne et dont nous ne voulons plus. »
Recueilli par Pascal JALABERT

 

 
 

? Les eurodéputés, à quoi servent-ils ?

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 06:35:32

© L'alsace, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
? Les eurodéputés, à quoi servent-ils ?
 

 
Les eurodéputés, partagés entre Bruxelles et Strasbourg, sont la plupart du temps hors des radars médiatiques. Pourtant, ils ont un réel pouvoir. D'abord, parce qu'ils votent des lois qui priment sur le droit national. Le pouvoir du Parlement européen s'est en effet considérablement accru depuis les débuts de l'Union européenne. De simple institution consultative, il est devenu co-décisionnaire avec le Conseil de l'UE (qui réunit des ministres des États membres selon les sujets traités). C'est-à-dire qu'il vote et amende les lois présentées par la Commission européenne (l'équivalent du gouvernement), et peut même les bloquer. Il a également la possibilité de proposer des textes.

Ensuite, parce que les parlementaires européens peuvent agir de manière indépendante, sans forcément suivre les consignes de leur parti lorsqu'il s'agit de voter. Pour faire avancer un dossier, ils s'inscrivent souvent dans une logique transpartisane. En comparaison, à l'Assemblée nationale, le travail des parlementaires est plus marqué par un clivage politique entre les partis au pouvoir et ceux dans l'opposition.

 

 
 

Conseil de l'Europe La présidence française du Comité des ministres commence ce vendredi : La France présidente

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 05:52:48

© Dna, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Conseil de l'Europe La présidence française du Comité des ministres commence ce vendredi
Conseil de l'Europe La présidence française du Comité des ministres commence ce vendredi : La France présidente
La France va prendre vendredi, pour 6 mois, la présidence du Comité des ministres du Conseil de l'Europe. Elle coïncide avec les 70 ans de l'organisation. La France va aussi avoir à négocier la crise qui oppose le Conseil à la Russie, et menace 250 emplois.

 
Emmanuel Macron a reçu la semaine dernière à l'Élysée le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Thorbjorn Jagland, pour un dernier entretien préparatoire avant le début de la présidence.
L'occasion d'une présidence est rare : tous les 23 ans environ. Le Conseil de l'Europe a 47 États membres, et deux d'entre eux assurent la présidence du Comité des ministres chaque année, six mois chacun.

Le dernier tour de la France remonte à 1997. Elle avait alors mis les petits plats dans les grands, avec un sommet des chefs d'État et de gouvernement des États membres (à l'époque au nombre de 40) à Strasbourg.
En 1997, Eltsine et sa limousine

Sous l'égide de Jacques Chirac, s'étaient donc réunis à Strasbourg, entre autres, l'Allemand Helmut Kohl, le Britannique Tony Blair, le Turc Mesut Yilmaz, le Tchèque Vaclav Havel, l'Ukrainien Leonid Koutchma et celui vers qui tous les regards se tournaient : le président russe Boris Eltsine. Il s'était baladé dans Strasbourg en énorme limousine ZIL de facture soviétique.

La Russie, en pleine transition post-soviétique, avait adhéré au Conseil de l'Europe l'année précédente, quelques mois après l'Ukraine, et participait en cet automne 1997 au renforcement des moyens d'action de l'organisation. C'est là qu'avait été décidée la création du poste de Commissaire aux droits de l'homme, devenu l'une des voix les plus percutantes du Conseil.

Pour la version 2017 de la présidence française, l'idée d'un nouveau sommet a bien effleuré l'Élysée. Mais c'était sous François Hollande. Lors de sa venue devant l'Assemblée parlementaire en octobre 2016, le président socialiste avait dit souhaiter l'organisation d'« un événement politique et pas uniquement une cérémonie d'anniversaire » (le Conseil a 70 ans cette année, voir notre édition du 5 mai). L'idée était de relancer le Conseil, dont « l'oeuvre n'est pas achevée », et de développer certaines de ces missions, notamment sur les défis que le terrorisme pose aux démocraties.

Et finalement... il n'y aura pas de sommet. Entre-temps, l'occupant de l'Élysée a changé. Lors de sa visite au Conseil en octobre 2017, un an après Hollande, Emmanuel Macron n'a pas rebondi sur sa proposition. Et, surtout, les relations avec la Russie, déjà compliquées en 2016, se sont encore détériorées.
Un "Ruxit" serait « dramatique »

Sanctionnée par l'Assemblée parlementaire du Conseil suite à l'invasion de la Crimée, la Russie a cessé il y a deux ans de contribuer au budget de l'organisation. Et tant que dure cette crise froide entre Strasbourg et Moscou, Paris ne juge pas envisageable d'organiser de grand raout paneuropéen : ce serait courir le risque qu'il n'y ait pas d'émissaire russe sur la photo...

L'un des objectifs de la présidence française qui commencera ce vendredi sera justement de faire revenir la Russie. Un "Ruxit" serait « dramatique », pour les citoyens russes s'ils sortaient du cadre de protection du Conseil de l'Europe, qui inclut l'action de la Cour européenne des droits de l'homme, estime le secrétaire général du Conseil, le Norvégien Thorbjorn Jagland.

Cette position est aussi celle de la France. Lors d'une rencontre à l'Élysée avec Thorbjorn Jagland la semaine dernière, Emmanuel Macron a rappelé que le Conseil « a vocation d'être la "maison commune" des Européens ». Et il « souhaite, à cet égard, que la Russie reste au sein du Conseil de l'Europe. Le Conseil de l'Europe a besoin de la Russie comme la Russie et les Russes ont besoin du Conseil de l'Europe, ce qui suppose que ses droits d'États membres soient respectés mais aussi que la Russie remplisse ses obligations à l'égard de l'institution. » Des obligations en matière de respect des droits de l'homme et de l'état de droit... et des obligations financières, à commencer par régler les 60 millions d'impayés. Ce trou budgétaire, s'il n'est pas comblé, pourrait causer la suppression de 250 des 2 200 emplois du Conseil.

Le temps presse pour trouver une solution : un nouveau secrétaire général du Conseil doit être élu le 25 juin et une absence des délégués russes pour le scrutin scellerait le divorce.

Comme rien au Palais de l'Europe ne se fait sans soft diplomacy (« diplomatie douce »), c'est à pas feutrés que le scénario échafaudé ces derniers mois commence à se dérouler. La conférence ministérielle d'Helsinki, pendant laquelle la présidence finlandaise passera ce vendredi le flambeau à Paris, en sera un moment clef. La mise en place d'une nouvelle procédure pour faire rester la Russie « va dans la bonne direction, mais nous ne pouvons pas garantir que cela aboutisse à une solution d'ici juin », prévient, prudent, l'ambassadeur français auprès du Conseil de l'Europe, Jean-Baptiste Mattei.

De façon plus visible, la France, pendant ces 6 mois, va organiser ou soutenir nombre d'événements autour de trois thématiques. Le premier est la préservation et la consolidation du système européen de protection des droits de l'homme, avec notamment une réunion des présidents des cours suprêmes des 47 États.

Un deuxième axe portera sur les nouveaux défis posés aux droits de l'homme, notamment numériques : protection des données personnelles, lutte contre la cybercrminalité, intelligence artificielle...
Macron en octobre ?

Et enfin, la présidence française se penchera sur la promotion de l'égalité et du vivre ensemble en insistant sur l'égalité hommes-femmes et sur l'enseignement de l'histoire en Europe (lire ci-dessous).

Le 70e anniversaire du Conseil, bien sûr, ne sera pas oublié. Une commémoration de la première réunion du comité des ministres, à l'hôtel de ville de Strasbourg, place Broglie, sera organisée le 18 septembre, avec une exposition historique qui sera ouverte au public pendant le week-end suivant, lors des Journées du patrimoine.

D'autres événements commémoratifs devraient avoir lieu autour de la session d'automne de l'Assemblée parlementaire, la première semaine d'octobre. Avec, peut-être, une visite d'Emmanuel Macron.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

cour de justice de la république La sénatrice Catherine Troendlé membre titulaire

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 06:34:08

© L'alsace, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 
cour de justice de la république La sénatrice Catherine Troendlé membre titulaire

Catherine Troendlé, sénatrice du Haut-Rhin, vice-présidente du Sénat, a été élue, ce mardi, membre titulaire de la Cour de justice de la République. Elle était membre suppléante de la Cour depuis le 13 décembre 2011. Catherine Troendlé remplacera François Pillet dont elle était la suppléante. La Cour de justice de la République juge les infractions commises par les membres du gouvernement pendant l'exercice de leurs fonctions. Elle se compose de quinze juges : douze parlementaires (élus pour moitié par l'Assemblée nationale et pour moitié par le Sénat) et trois magistrats du siège de la Cour de cassation.

Déclaration sur internet obligatoire

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 06:44:48

© L'alsace, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Déclaration sur internet obligatoire
 

 
Il est obligatoire de déclarer ses revenus en ligne. L'administration fiscale se montre clémente envers les personnes éloignées du numérique. Photo L'Alsace/Jean-François Frey
En ce début du mois de mai, l'impôt sur le revenu pointe à nouveau le bout de son nez. Après l'entrée en vigueur du prélèvement à la source en janvier 2019, les particuliers doivent remplir leur déclaration de revenus de l'année 2018. La déclaration concerne tous les contribuables, y compris les 21,5 millions qui ne sont pas imposables. Pour la première fois, tous les contribuables sont obligés de télédéclarer leurs revenus via la plateforme Impots.gouv.fr. Le service est accessible depuis le 10 avril dernier.
Amende de 15 EUR

La loi de finances 2016 avait introduit un seuil de revenu fiscal au-delà duquel la télédéclaration était une obligation. Ce seuil a été abaissé d'année en année jusqu'à disparaître complètement en 2019, généralisant ainsi la déclaration en ligne. En théorie, les récalcitrants qui continuent à envoyer leur avis par courrier risquent une amende de 15 EUR par formulaire. La sanction ne tombe qu'à partir de deux manquements.

L'administration fiscale indique toutefois qu'elle fera preuve de « bienveillance ». Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin assure que l'utilisation d'internet est « encouragée » mais n'est pas « obligatoire ». « Nous devons accompagner les personnes âgées, celles qui vivent dans des zones blanches et les gens éloignés de la vie administrative », déclare le ministre qui précise que 15 millions de contribuables remplissent encore des feuilles de déclaration papier.
Sursis jusqu'en 2024 pour les zones blanches

Dans le Haut-Rhin, des ordinateurs en libre-service sont déployés dans les centres des impôts de Colmar, Saint-Louis, Mulhouse et Altkirch. Des agents et des jeunes en service civique sont présents pour accompagner dans leurs démarches les usagers les moins à l'aise avec le numérique.

Dans les faits, les Alsaciens qui ne savent pas utiliser internet ou « ceux qui estiment ne pas être en mesure de le faire » pourront continuer à utiliser le traditionnel formulaire papier à condition de signaler leur situation à l'administration. Le fisc précise à cet égard que « le dépôt d'une déclaration papier vaut engagement sur l'honneur de pas être en capacité de le faire en ligne ». Les contribuables vivant en zone blanche (desservie par aucun réseau, téléphonie mobile ou internet) bénéficient par ailleurs d'un sursis jusqu'en 2024, tout comme les primo-déclarants n'ayant pas reçu de courrier des impôts leur indiquant leurs identifiants de connexion.

En Alsace, vous avez jusqu'à ce jeudi 16 mai pour faire parvenir la version papier de votre déclaration de revenus. Et jusqu'au 4 juin, minuit, pour déclarer vos revenus sur internet.
Marine ERNOULT

 

 
 

Stocamine : les recours des opposants enterrés

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 06:08:13

© L'alsace, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Stocamine : les recours des opposants enterrés
 

 
Le chantier de déstockage des déchets de Stocamine à Wittelsheim, en octobre 2017. Archives L'Alsace/Thierry Gachon
En Alsace, la protection de l'environnement est souvent de nature juridique. Le dossier Stocamine n'échappe pas à cette tradition. Ce 15 mai, le tribunal administratif de Strasbourg examinait donc les requêtes formulées par le conseil départemental du Haut-Rhin, la région Grand Est, la commune de Wittenheim et Alsace Nature contre l'arrêté préfectoral du 23 mars 2017 autorisant la prolongation pour une durée illimitée du stockage souterrain de déchets non radioactifs dans les anciennes mines des MDPA, sous Wittelsheim.
« Le principe de réversibilité remis en cause »

Sans surprise, la rapporteure publique a proposé au tribunal de rejeter ces requêtes. Elle a d'abord motivé l'irrecevabilité des recours des trois collectivités publiques au motif que celui déposé par Wittenheim était « hors délais » et que le Département et la Région n'avaient pas d'intérêt à agir dans le dossier. Elle a par ailleurs écarté les uns après les autres les arguments avancés par Alsace Nature sur les insuffisances supposées des études d'impact et des méthodes d'évaluation des produits stockés. La rapporteure publique s'appuie sur différents rapports d'experts pour affirmer qu'il n'y a eu « aucune insuffisance » et considérer que l'abandon de matériel souillé ayant servi au déstockage ne peut être considéré comme un apport de déchets.

Les avocats du département et de la région défendent l'intérêt à agir des deux collectivités dans la mesure où elles ont des compétences en matière de déchets et d'eau. « On ne peut pas dire que le Département doit préserver la qualité de l'eau et de l'autre soutenir qu'il serait étranger à une entreprise susceptible de polluer », avance le premier.
« Une décision prise sur des éléments robustes »

L'avocat d'Alsace Nature parle pour sa part de « mensonges d'État » tout en pointant les « insuffisances substantielles » dans le dossier et « la remise en cause du principe de réversibilité ». Il parle de « legs » aux générations futures et s'inscrit dans « un temps géologique », deux préoccupations étrangères au droit administratif. « L'État est le pétitionnaire, l'État autorise, l'État contrôle et l'État effectue les études d'impact », relève l'avocat de l'association environnementaliste.

La défense du préfet du Haut-Rhin invoque la consultation de « sachants », le respect « des standards nationaux et internationaux », et « une décision prise sur des éléments robustes ». L'avocate des Mines de potasse d'Alsace minimise l'impact d'une pollution éventuelle de la nappe phréatique d'Alsace en expliquant que « le seuil de potabilité ne sera pas touché ». Elle jure également qu'« il n'y a pas de déchets surprises » au fond.

Au-delà du dossier Stocamine, cette audience souligne l'extrême fragilité du principe de réversibilité promise dans tous les projets d'enfouissement, y compris à Bure pour les déchets nucléaires. Elle interpelle aussi sur la notion d'intérêt à agir qui tend à circonscrire l'action judiciaire dans le domaine environnemental qui précisément ne connaît pas de frontières. Elle interroge enfin sur les responsabilités successives et croisées d'un État présent à tous les étages de ce dossier. Franck BUCHY

 

 
 

Tribunal administratif Stocamine : Les recours des opposants enterrés

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 05:47:52

© Dna, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Tribunal administratif Stocamine
Tribunal administratif Stocamine : Les recours des opposants enterrés
Pour la rapporteure publique du tribunal administratif de Strasbourg, les recours contre l'arrêté préfectoral prolongeant pour une durée illimitée le stockagedes déchets de Stocamine doivent être rejetés. Jugement le 5 juin.

 
Chantier de déstockage de déchets de Stocamine, à -535 mètres, dans l'ancienne mine de potasse Joseph-Else à Wittelsheim, en octobre 2017.
En Alsace, la protection de l'environnement est souvent de nature juridique. Le dossier Stocamine n'échappe pas à cette tradition.

Ce 15 mai, le tribunal administratif de Strasbourg examinait donc les requêtes formulées par le conseil départemental du Haut-Rhin, la Région Grand Est, la commune de Wittenheim et Alsace Nature contre l'arrêté préfectoral du 23 mars 2017 autorisant la prolongation pour une durée illimitée du stockage souterrain de déchets non radioactifs dans les anciennes mines des MDPA, sous Wittelsheim.
« Le principede réversibilitéremis en cause »

Sans surprise, la rapporteure publique a proposé au tribunal de rejeter ces requêtes. Elle a d'abord motivé l'irrecevabilité des recours des trois collectivités publiques au motif que celui déposé par Wittenheim était « hors délais » et que le Département et la Région n'avaient pas d'intérêt à agir dans le dossier.

Elle a par ailleurs écarté les uns après les autres les arguments avancés par Alsace Nature sur les insuffisances supposées des études d'impact et des méthodes d'évaluation des produits stockés. La rapporteure publique s'appuie sur différents rapports d'experts pour affirmer qu'il n'y a eu « aucune insuffisance » et considérer que l'abandon de matériel souillé ayant servi au déstockage ne peut être considéré comme un apport de déchets.

Les avocats du Département et de la Région défendent l'intérêt à agir des deux collectivités dans la mesure où elles ont des compétences en matière de déchets et d'eau. « On ne peut pas dire que le Département doit préserver la qualité de l'eau et de l'autre soutenir qu'il serait étranger à une entreprise susceptible de polluer », avance le premier.
« Une décision prise surdes éléments robustes »

L'avocat d'Alsace Nature parle pour sa part de « mensonges d'État » tout en pointant les « insuffisances substantielles » dans le dossier et « la remise en cause du principe de réversibilité ». Il parle de « legs » aux générations futures et s'inscrit dans « un temps géologique », deux préoccupations étrangères au droit administratif. « L'État est le pétitionnaire, l'État autorise, l'État contrôle et l'État effectue les études d'impact », relève l'avocat de l'association environnementaliste.

La défense du préfet du Haut-Rhin invoque la consultation de « sachants », le respect « des standards nationaux et internationaux », et « une décision prise sur des éléments robustes ». L'avocate des Mines de potasse d'Alsace minimise l'impact d'une pollution éventuelle de la nappe phréatique d'Alsace en expliquant que « le seuil de potabilité ne sera pas touché ». Elle jure également qu'« il n'y a pas de déchets surprises » au fond.

Au-delà du dossier Stocamine, cette audience souligne l'extrême fragilité du principe de réversibilité promise dans tous les projets d'enfouissement, y compris à Bure pour les déchets nucléaires. Elle interpelle aussi sur la notion d'intérêt à agir qui tend à circonscrire l'action judiciaire dans le domaine environnemental qui précisément ne connaît pas de frontières. Elle interroge enfin sur les responsabilités successives et croisées d'un État présent à tous les étages de ce dossier.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Glyphosate, l'impossible débat

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 05:51:24

© Dna, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Santé Le puissant herbicide est encore très utilisé dans l'agriculture
Glyphosate, l'impossible débat
Le climat de défiance autour de la question du glyphosate empêche toute discussion apaisée. Présenté aujourd'hui au Sénat, un rapport doit proposer des pistes pour restaurer la confiance mais ne répond pas à la question qui divise scientifiqueset politiques : est-il cancerogène ?
 

 
Environ 8 800 tonnes de glyphosate ont été utilisées en France en 2017 : un chiffre en diminution de 7 % sur un an.
Si l'objectif était d'apaiser le débat, c'est raté. En déclarant dimanche dans les colonnes de La Dépêche, à quatre jours de la remise d'un rapport sur la question (*), que « le glyphosate est moins cancérogène que la charcuterie », le sénateur Pierre Médevielle a lancé un beau pavé dans la mare aux pesticides. Plouf ! Depuis, le parlementaire UDI de Haute-Garonne récolte d'ailleurs les éclaboussures. « Enfumage signé Monsanto », a réagi l'eurodéputé José Bové. « Stratégie du mensonge », a fustigé l'ancienne ministre Corinne Lepage. Jusqu'aux corédacteurs du rapport qui se sont désolidarisés de leur collègue, alors que Cédric Villani montait au créneau pour calmer le jeu : non, le rapport confié à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) ne se prononcera pas sur la toxicité du glyphosate.
Des méthodes toxiques

S'il faut trouver une vertu à cette polémique, c'est toutefois celle d'illustrer l'extrême polarisation du débat. Le glyphosate est-il cancérogène ? Depuis quelques années, la question ne divise plus seulement. Elle fracture. Y compris au sein de la communauté scientifique, pourtant censée éclairer l'opinion et fournir des éléments de décision objectifs.

Car les études disponibles, loin de clore la polémique, semblent condamnées à l'alimenter. Impossible de dégager un consensus. Pendant vingt ans, des épidémiologistes ont suivi plus de 54 000 agriculteurs américains. Leur conclusion : les utilisateurs de glyphosate n'ont pas plus de cancers que les autres. Deux ans plus tard, une autre équipe américaine établit un lien entre une forte exposition à l'herbicide et un risque accru de lymphome non hodgkinien, une forme de cancer du sang.

Alors, qui croire ? En Europe comme aux États-Unis, les agences sanitaires estiment que le lien entre glyphosate et cancer n'est pas établi. Seul le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui a classé l'herbicide comme « probable cancérogène », joue les francs-tireurs.

Mais l'opinion publique, elle, a choisi son camp : en 2017, un sondage révélait que 81 % des Français souhaitaient interdire le glyphosate. L'herbicide miracle est devenu l'incarnation des pires outrances de l'agriculture intensive. Et le fait qu'il soit historiquement commercialisé par Monsanto (passé l'an dernier dans le giron de l'allemand Bayer) n'arrange rien. Corruption de scientifiques pour endosser des pseudo-études, campagnes de dénigrement, fichage de personnalités... Les méthodes sulfureuses de l'entreprise ont fini par jeter la suspicion sur toute étude ou décision favorable à ses intérêts. Pas toujours à tort, d'ailleurs : l'essentiel du rapport du Bfr, l'agence sanitaire allemande dont l'avis s'est révélé déterminant pour le renouvellement de la licence du glyphosate dans l'Union européenne, s'est finalement révélé être un « copier-coller » du dossier fourni par Monsanto. Un débat apaisé sur les pesticides ? Avant d'y parvenir, il faudra d'abord restaurer la confiance.
Jean-Michel LAHIRE (*) Corédigé par les sénateurs Pierre Médevielle et Pierre Ouzoulias, et les députés Philippe Bolo et Anne Genetet.

(*) Corédigé par les sénateurs Pierre Médevielle et Pierre Ouzoulias, et les députés Philippe Bolo et Anne Genetet.

 
 

 

Gilets jaunes savoyards au Parlement européen

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 06:12:37

© L'alsace, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Gilets jaunes savoyards au Parlement européen
 

 
 
En rejoignant la capitale européenne, « on voulait se faire entendre ailleurs qu'à Paris... où on ne nous écoute pas », estime Jean-François qui a tracé le parcours entre Albertville et Strasbourg.

Une petite dizaine de gilets jaunes, tous retraités, ont participé à ce mouvement « pacifique ». Un seul d'entre eux, Patrice, a parcouru l'ensemble de la marche, espérant « un avenir meilleur pour [sa] fille et [sa] petite-fille ». Les autres ont parcouru l'une ou l'autre étape.

Pendant leurs vingt-huit jours d'efforts, le gîte et le couvert leur ont été offerts par des gilets jaunes des sections locales - une quarantaine de membres de QG du Bas-Rhin et du Haut-Rhin les ont rejoints ce mercredi à l'arrivée de la dernière étape.

Ils sont partis dans la matinée d'Illkirch-Graffenstaden pour arriver devant le Parlement européen de Strasbourg où ils n'avaient pas sollicité d'entretien.

 

 
 

Véhicules électriques de demain

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 06:11:08

© L'alsace, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Véhicules électriques de demain
 

 
Une voiture électrique « écorchée » présentée au forum franco-allemand sur les mobilités, qui se poursuit ce jeudi au conseil régional à Strasbourg. Photo DNA/Marc Rollmann
La 4e édition du forum franco-allemand Mobilités, énergies, territoires, organisé par la revue Passages/ADAPes et la région Grand Est, démarré ce mercredi se poursuit ce jeudi au conseil régional, à Strasbourg. Comme il est axé sur le thème « Mobilités propres et véhicules autonomes », les questions du véhicule électrique, des batteries et des bornes de recharge y sont largement évoquées.
Développerune stratégie

D'autant que l'Union européenne a réaffirmé récemment sa volonté de développer une filière européenne de production de véhicules électriques, en promettant une enveloppe de 1,7 milliard d'euros. « Nous avons lancé un signal d'alerte sur la production de batteries, trop fragmentée en Europe, relève Dominique Ristori, directeur général de l'énergie à la Commission européenne. Or, on est aussi en retard sur les batteries par rapport aux Chinois notamment. Il faut un soutien au développement de technologies européennes. Mais cet effort doit se faire à la fois sur la recherche et développement et sur l'industrialisation de la production. »

Il rappelle ainsi qu'en 2025, le marché européen du véhicule électrique va représenter quelque 250 milliards d'euros. « C'est un enjeu considérable, pour lequel il faudra construire plusieurs usines, aider à cette production et développer une stratégie à long terme. »

Les constructeurs européens Volkswagen et Nissan ont eux aussi annoncé un effort d'investissement de plusieurs milliards d'euros pour les véhicules électriques, dont une aide à la conversion (voir encadré).

Car, pour Luc Chausson, directeur des Projets stratégiques « Together 2025 » chez Volkswagen, « pour fournir 22 millions de véhicules électriques, toutes les productions asiatiques ne suffiront pas. Il faudra une production européenne mais un constructeur seul ne s'en sortira pas. Il faudra ouvrir des partenariats avec des sociétés et des start-up ainsi que des industriels. »

Thomas Chrétien, directeur Véhicules électriques et écosystème chez Nissan France, explique qu'il faudra aussi trouver « un équilibre entre la fabrication et l'impact environnemental des batteries ». Il préconise une réduction de leur taille, « car elles sont aujourd'hui trop grandes pour des véhicules qui font en moyenne 29 km/jour. » Son collègue Brice Fabry, directeur Stratégie zéro émission et écosystème à Nissan Europe souligne qu'il sera aussi nécessaire « de développer des formations professionnelles et des filières de compétences qui n'existent pas aujourd'hui, pour produire, installer, charger, recycler et détruire les batteries. »

« De même, insiste-t-il, il faut arriver à fabriquer à meilleur coût des batteries avec des matériaux courants et non plus des matériaux rares. »
Augmentation du parc ?

Les représentants de Volkswagen et Nissan sont confiants sur une demande en véhicules qui ne va pas baisser, au contraire. Au risque d'accroître les problèmes de congestion du trafic en et autour des villes. « D'autres usages vont venir se greffer sur le véhicule électrique, dont la multipropriété, note Brice Fabry. Un véhicule qui, jusqu'à présent comme le chat, dormait en moyenne 20 h par jour va être utilisé quasiment 24 heures sur 24. Mais avec de multiples utilisateurs. Le matin et le soir pour effectuer un trajet domicile/travail, puis dans la journée pour des livraisons sur le dernier kilomètre. Et la nuit pour assurer des services de messagerie. » Geneviève DAUNE

 

 
 

neuf-brisach Carte scolaire : Le soulagement à l'école

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 05:44:37

© Dna, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

neuf-brisach Carte scolaire
neuf-brisach Carte scolaire : Le soulagement à l'école
En visite ce lundi à Neuf-Brisach, la rectrice de l'Académie de Strasbourg Sophie Béjean a annoncé aux élusqu'elle renonçait à fermer la classe bilingue de l'école élémentaire. En revanche, l'école de Weckolsheimperdra bien ses élèves monolingues, qui devront se rendre à Wolfgantzen.

 
Contrairement à Neuf-Brisach, Weckolsheim n'a pas obtenu gain de cause : ses élèves monolingues devront se rendre à Wolfgantzen.
C'est un grand ouf de soulagement qui a retenti du côté de Neuf-Brisach. A la rentrée prochaine, la classe bilingue, qui était menacée de fermeture [nos éditions précédentes] sera finalement maintenue. Mieux encore, elle bénéficiera de moyens renforcés pour devenir un véritable « pôle bilingue », a annoncé Sophie Béjean aux élus qui ont participé lundi à cette réunion à huis clos.

Est-ce la mobilisation de ces élus aux côtés des parents d'élèves qui a permis cet heureux dénouement ? La rectrice préfère évoquer un engagement conjoint des services de l'Etat, de la Région, du Département et de la commune.

Devant les représentants de ces collectivités (et notamment Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental), Sophie Béjean a détaillé le futur dispositif : un professeur des écoles assurera les enseignements en allemand, pour moitié en maternelle et pour l'autre en élémentaire. Un locuteur germanophone sera également recruté par le conseil départemental pour les activités extra-scolaires, ou scolaires en lien avec l'enseignant : « Il est important que les enfants entendent de l'allemand en dehors de l'école, justifie Sophie Béjean. Notre objectif est que cet enseignement soit ouvert à tous, et qu'il ait des résonances à l'extérieur. Nous voulons convaincre les familles de Neuf-Brisach d'inscrire à nouveau leurs enfants dans cette classe bilingue, où nous avons observé une baisse d'effectifs ces dernières années. Avec ce pôle, nous insufflons un nouveau dynamisme et une attractivité qui bénéficieront à la commune. »
Un problème d'organisation et de coût pour les parents

A Weckolsheim, en revanche, la maire Arlette Bradat s'est vu confirmer ce qu'elle redoutait : dès la rentrée prochaine, son école n'accueillera plus que les élèves de la classe bilingue (18, selon les prévisions), alors que les monolingues (12 a priori) devront se rendre à Wolfgantzen. « Les parents qui auront des fratries sur les deux villages risquent de ne pas pouvoir s'organiser, s'insurge-t-elle. Et cela leur occasionnera des frais supplémentaires de cantine et de garde. Je vais devoir mettre un bus à disposition quatre fois par jour, or je n'en ai pas les moyens ! »

« Notre préoccupation, c'est la qualité de l'enseignement, rétorque Sophie Béjean. Avec une classe unique comprenant une section bilingue, il arrive que l'on se retrouve avec un seul élève par niveau. Et dans ce cas de figure, en général, les parents quittent l'école. Sur la question des transports, le conseil départemental va bientôt proposer une réunion. » L'ensemble s'organisera sur la base d'une convention et non d'un RPI, « un dispositif qui crée de l'incertitude, s'inquiète encore Arlette Bradat, puisque la commune de Wolfgantzen pourra un jour refuser nos élèves si son école est au complet... »
Pas de fermetureà Geiswasser

Les parents d'élèves de Geiswasser enfin, peuvent se rassurer : la menace de fermeture d'une classe, voire de l'école entière, s'éloigne pour l'instant. Mais le dossier n'est pas clos pour autant : « Ces prochaines années nous allons regarder de près les effectifs, souligne la rectrice. Comme ailleurs, en vertu des récentes annonces du président de la République, nous allons devoir nous rapprocher d'un effectif de 24 élèves en CP-CE1. » Mais ce n'est pas pour tout de suite, l'échéance est fixée à 2021 ou 2022.
VALÉRIE KOELBEL

 

 
 

 

Canton de Neuf-Brisach Carte scolaire : le soulagement

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 06:03:27

© L'alsace, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Canton de Neuf-Brisach Carte scolaire : le soulagement
 

 
Contrairement à Neuf-Brisach, Weckolsheim n'a pas obtenu gain de cause : ses élèves monolingues devront se rendre à Wolfgantzen. Archives DNA/Laurent Habersetzer
C'est un grand ouf de soulagement qui a retenti du côté de Neuf-Brisach. À la rentrée prochaine, la classe bilingue qui était menacée de fermeture, sera finalement maintenue. Mieux encore, elle bénéficiera de moyens renforcés pour devenir un véritable « pôle bilingue », a annoncé Sophie Béjean, rectrice de l'Académie de Strasbourg aux élus qui ont participé lundi à cette réunion à huis clos. En revanche, l'école de Weckolsheim perdra bien ses élèves monolingues, qui devront se rendre à Wolfgantzen.

Est-ce la mobilisation de ces élus aux côtés des parents d'élèves qui a permis cet heureux dénouement ? La rectrice préfère évoquer un engagement conjoint des services de l'État, de la Région, du Département et de la commune.
Le futur dispositif

Devant les représentants de ces collectivités (et notamment Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental), Sophie Béjean a détaillé le futur dispositif : un professeur des écoles assurera les enseignements en allemand, pour moitié en maternelle et pour l'autre en élémentaire. Un locuteur germanophone sera également recruté par le conseil départemental pour les activités extrascolaires, ou scolaires en lien avec l'enseignant : « Il est important que les enfants entendent de l'allemand en dehors de l'école, justifie Sophie Béjean. Notre objectif est que cet enseignement soit ouvert à tous, et qu'il ait des résonances à l'extérieur. Nous voulons convaincre les familles de Neuf-Brisach d'inscrire à nouveau leurs enfants dans cette classe bilingue, où nous avons observé une baisse d'effectifs ces dernières années. Avec ce pôle, nous insufflons un nouveau dynamisme et une attractivité qui bénéficieront à la commune. »

À Weckolsheim, en revanche, la maire Arlette Bradat s'est vue confirmer ce qu'elle redoutait : dès la rentrée prochaine, son école n'accueillera plus que les élèves de la classe bilingue (18, selon les prévisions), alors que les monolingues (12 a priori) devront se rendre à Wolfgantzen. « Les parents qui auront des fratries sur les deux villages risquent de ne pas pouvoir s'organiser, s'insurge-t-elle. Et cela leur occasionnera des frais supplémentaires de cantine et de garde. Je vais devoir mettre un bus à disposition quatre fois par jour, or je n'en ai pas les moyens ! »

« Notre préoccupation, c'est la qualité de l'enseignement, rétorque Sophie Béjean. Avec une classe unique comprenant une section bilingue, il arrive que l'on se retrouve avec un seul élève par niveau. Et dans ce cas de figure, en général, les parents quittent l'école. Sur la question des transports, le conseil départemental va bientôt proposer une réunion. »
Incertitude

L'ensemble s'organisera sur la base d'une convention et non d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI), « un dispositif qui crée de l'incertitude, s'inquiète encore Arlette Bradat, puisque la commune de Wolfgantzen pourra un jour refuser nos élèves si son école est au complet... »

Les parents d'élèves de Geiswasser enfin, peuvent se rassurer : la menace de fermeture d'une classe, voire de l'école entière, s'éloigne pour l'instant. Mais le dossier n'est pas clos pour autant : « Ces prochaines années nous allons regarder de près les effectifs, souligne la rectrice. Comme ailleurs, en vertu des récentes annonces du président de la République, nous allons devoir nous rapprocher d'un effectif de 24 élèves en CP-CE1. » Mais ce n'est pas pour tout de suite, l'échéance est fixée à 2021 ou 2022.
Valérie KOELBEL

 

 
 

Bartenheim Jeunes migrants : un collectif créé

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 05:46:12

© Dna, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Bartenheim
Bartenheim Jeunes migrants : un collectif créé
 

 
En fin de conseil, mardi soir, le maire de Bartenheim, Jacques Ginther, a abordé le sujet qui alimente bon nombre de discussions ces dernières semaines à Bartenheim, jusqu'à susciter parfois quelques dérives, voire des commentaires haineux, sur les réseaux sociaux. Depuis le début d'année, une trentaine de MNA (mineurs non accompagnés) étrangers, des jeunes migrants réfugiés économiques, sont accueillis dans l'un des hôtels de la ville. Ils sont suivis par le service départemental d'aide sociale à l'enfance (ASE). Pas informé en amont, le maire de Bartenheim avait envoyé un courrier à la présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, pour obtenir des renseignements. La réponse est arrivée il y a peu. Le Département précise que la prise en charge des MNA s'effectue en priorité dans les centres d'accueil prévus à cet effet, mais qu'en cas de forte affluence, il se tourne vers des établissements hôteliers du Haut-Rhin, situés dans des secteurs géographiques différents, pour éviter toute densification. Il est également rappelé que la prise en charge de la totalité des dépenses liées à l'hébergement de ces adolescents est assurée par les services du conseil départemental, mais que si des bénévoles sont volontaires pour intervenir lors d'animations ponctuelles, leur aide est la bienvenue.

« Des jeunes qui ont envie de faire des choses... »

C'est ce qui semble se mettre en place à Bartenheim avec la création d'un collectif, sous l'impulsion d'une vingtaine d'habitants, dont une grande partie de bénévoles de l'association La Clef. Une association qui a d'ailleurs déjà été sollicitée par le Département « afin de donner des cours de français langue étrangère à ces jeunes », précise Céline Christe-Soulage, la 2e adjointe. Laëtitia Holder-Loll, conseillère municipale investie dans ce projet, a apporté quelques précisions : « Ce sont des jeunes qui sont relativement sympathiques, qui ont envie de faire des choses et de s'investir, parce qu'ils s'ennuient. Et si on ne fait rien avec eux, ils vont commencer à zoner. Il est important de leur apprendre le français, pour qu'ils s'intègrent aussi. » La plupart de ces 31 mineurs sont des adolescents, seuls quatre d'entre eux étant scolarisés parce qu'ils ont moins de 16 ans. « Notre rôle est de nous investir en faveur d'une certaine population en détresse, mais l'on a aussi des jeunes de notre ville qui ont des besoins », a tempéré Jacques Ginther. Lionel Mignan, conseiller municipal du groupe d'opposition a, pour sa part, suggéré d'organiser une réunion publique pour informer la population. Une solution qui ne semble pas convenir au maire : « On ne va pas donner l'occasion à certaines personnes de déballer des propos haineux ou racistes comme on peut le voir actuellement sur les réseaux sociaux. » C'est dit !

 

 
 

 

Bartenheim Jeunes migrants : un collectif créé

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 06:02:30

© L'alsace, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Bartenheim Jeunes migrants : un collectif créé
 

 
En fin de séance du conseil municipal de mardi soir, le maire de Bartenheim, Jacques Ginther, a abordé le sujet qui alimente bon nombre de discussions ces dernières semaines à Bartenheim, jusqu'à susciter parfois quelques dérives, voire des commentaires haineux, sur les réseaux sociaux.

Depuis le début d'année, une trentaine de MNA (mineurs non accompagnés) étrangers, des jeunes migrants réfugiés économiques, sont accueillis dans l'un des hôtels de la ville. Ils sont suivis par le service départemental d'aide sociale à l'enfance (ASE).

Pas informé de la situation en amont, le maire de Bartenheim avait envoyé un courrier à la présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, pour obtenir des renseignements. La réponse est arrivée il y a peu. Le Département précise que la prise en charge des MNA s'effectue en priorité dans les centres d'accueil prévus à cet effet, mais qu'en cas de forte affluence, il se tourne vers des établissements hôteliers du Haut-Rhin, situés dans des secteurs géographiques différents, pour éviter toute densification. Il est également rappelé que la prise en charge de la totalité des dépenses liées à l'hébergement de ces adolescents est assurée par les services du conseil départemental, mais que si des bénévoles sont volontaires pour intervenir lors d'animations ponctuelles, leur aide est la bienvenue.
« Des jeunes qui ont envie de faire des choses, de s'investir »

C'est ce qui semble se mettre en place à Bartenheim avec la création d'un collectif, sous l'impulsion d'une vingtaine d'habitants, dont une grande partie de bénévoles de l'association La Clef. Une association qui a d'ailleurs déjà été sollicitée par le Département « afin de donner des cours de français langue étrangère à ces jeunes », précise Céline Christe-Soulage, la 2e adjointe.

Laëtitia Holder-Loll, conseillère municipale investie dans ce projet, a apporté quelques précisions : « Ce sont des jeunes qui sont relativement sympathiques, qui ont envie de faire des choses et de s'investir, parce qu'ils s'ennuient. Et si on ne fait rien avec eux, ils vont commencer à zoner. Il est important de leur apprendre le français, pour qu'ils s'intègrent aussi. » La plupart de ces 31 mineurs sont des adolescents, seuls quatre d'entre eux étant scolarisés parce qu'ils ont moins de 16 ans. « Notre rôle est de nous investir en faveur d'une certaine population en détresse, mais l'on a aussi des jeunes de notre ville qui ont des besoins », a tempéré Jacques Ginther.

Lionel Mignan, conseiller municipal du groupe d'opposition a, pour sa part, suggéré d'organiser une réunion publique pour informer la population. Une solution qui ne semble pas convenir au maire : « On ne va pas donner l'occasion à certaines personnes de déballer des propos haineux ou racistes comme on peut le voir actuellement sur les réseaux sociaux. » C'est dit !

 

 
 

Santé Une association, un registre haut-rhinois : La courbe du cancer scrutée depuis 30 ans

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 05:50:30

© Dna, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Santé Une association, un registre haut-rhinois
Santé Une association, un registre haut-rhinois : La courbe du cancer scrutée depuis 30 ans
Il y a 30 ans, une association composée de médecins créait à Mulhouse un registre des cancers dans le Haut-Rhin. Rattaché depuis au groupe hospitalier avec une équipe plus étoffé, il continue de livre ses informations.

 
Séverine Boyer, épidémiologiste et responsable par intérim de l'équipe de l'Arer68 (Association pour la recherche épidémiologique par les registres dans le Haut-Rhin). Sur son écran de gauche, la courbe du cancer de la prostate et celle du sein.
Les chiffres collectés pour ce registre concernent tous les habitants du Haut-Rhin, même s'ils se font soigner ailleurs, à Strasbourg par exemple. Ils sont véritablement représentatifs de l'évolution de ces maladies dans le département. Ils sont ensuite rendus publics, « en toute transparence », relève le Dr Bernard Stoessel, le président de l'Arer68.

« Nous avons un an pour recueillir les données d'une année et elles remontent au niveau national », précise Séverine Boyer, l'épidémiologiste qui réalise les études. Comme les autres départements à disposer d'un registre, le Haut-Rhin est membre du réseau Francim, le réseau français des registres des cancers.

Élément important à prendre en compte : les résultats ne sont exploitables qu'au bout d'un certain temps et sont comparés par périodes et non d'une année sur l'autre. Les tendances les plus récentes ayant été livrées suivent par exemple l'évolution 2014-2016 pour le nombre de cas de cancer homme et cancer femme ou l'évolution 1990-2016 pour les deux cancers les plus fréquents qui touchent la prostate et le sein (lire ci-contre). « On travaille en décalé ; actuellement on recueille les données de 2017. »
Une dizaine de laboratoires

Le recueil des données mobilise cinq enquêtrices, deux secrétaires et un informaticien. Les bureaux sont situés dans un pavillon de l'hôpital du Hasenrain à Mulhouse. Séverine Boyer, l'épidémiologiste, est responsable de l'équipe par intérim pendant le recrutement d'un nouveau médecin. « On rassemble les données fournies par une dizaine de laboratoires d'anatomopathologie, les hôpitaux et les cliniques. » Le travail est long, « il faut le temps du recueil, de la validation médicale, de la présentation ». Les enquêtrices vont aussi sur le terrain. On classe ensuite les cancers par topographie (vessie, rein...) et par histologie (c'est-à-dire le type de cancer, exemple le carcinome épidermoïde ou l'adénocarcinome pour le poumon).
Le poumon chez la femme, préoccupant

L'anonymat des patients est strictement préservé. « Nous avons les identités des personnes pour ne pas les enregistrer deux fois mais les noms ne ressortent pas », rassure Séverine Boyer.

En 2014, le registre a été rattaché au groupe hospitalier de la région de Mulhouse Sud-Alsace, « lui conférant ainsi une double gestion ». Le personnel est maintenant hospitalier, l'association continue de faire son travail d'information.

Le Dr Bernard Stoessel, médecin généraliste, est président de l'Association pour la recherche épidémiologique par les registres dans le Haut-Rhin depuis le tout début en 1988. Il souligne « l'intérêt de cet enregistrement continu ». Un cancer se révèle particulièrement préoccupant, celui du poumon chez les femmes, du fait de l'augmentation du tabagisme. « On reste prudents dans les conclusions car plusieurs facteurs peuvent intervenir, comme la pollution atmosphérique et la sédentarité. »

Concernant le cancer de la prostate, dont la courbe s'est brutalement élevée à partir des années 2000 pour redescendre vers 2006, il avance une explication simple liée à l'évolution de la pathologie, mais aussi de la méthode de diagnostic. Il évoque à cette période l'usage intensif du dosage du PSA (antigène prostatique spécifique), qui a été plus limité ensuite. « Il révèle aussi des micro-cancers qui ne nécessitent pas de traitements invasifs. »
Sein : tendance ascendante

Concernant le cancer du sein, le premier chez la femme, on « relève une petite baisse vers 2005-2007, mais la tendance globale est ascendante ». Là encore il est compliqué de déterminer tous les facteurs qui agissent. « On sait que la mammographie a permis de détecter la maladie à un stade plus précoce. »

Bernard Stoessel rend hommage au Dr Denis Laedlein-Greilsammer qui a convaincu au départ ses collègues pathologistes du département de le suivre, et en particulier le Dr Antoine Buemi, médecin du registre, qui travaillait avec une salariée. Mireille Grandadam a été « la véritable cheville ouvrière du registre pendant 25 ans ».

Aujourd'hui directeur honoraire, le médecin a sorti à l'occasion de cet anniversaire une lettre, Info Registres. Il suit notamment l'évolution de la survie des patients atteints de cancer dans le Haut-Rhin entre 1989-1993 et 2004-2008.
Karine DAUTEL Arer68, 87 avenue d'Altkirch à Mulhouse, 03 89 61 62 51. arer68@ghrmsa.fr

Arer68, 87 avenue d'Altkirch à Mulhouse, 03 89 61 62 51. arer68@ghrmsa.fr

 
 

 

Triste duo gagnant
Le cancer de la prostate chez les hommes et le cancer du sein chez les femmes restent très largement en tête dans le Haut-Rhin sur la période 2014-2016 avec presque 700 et environ 650 nouveaux cas par an. Suivent, chez l'homme, le cancer du poumon (plus de 300 cas), du côlon-rectum, les hémopathies ; le côlon-rectum (plus de 200 cas), les hémopathies et le poumon chez la femme.

 

Porte du Ried Tennis de Table : Des nouvelles tables pour le HTT

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 05:45:04

© Dna, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Porte du Ried  Tennis de Table
Porte du Ried Tennis de Table : Des nouvelles tables pour le HTT
Le Holtzwihr Tennis de Table a inauguré deux nouvelles tables de très grande qualité, subventionnées par le conseil départemental, le Crédit Mutuel et la mairie de La Porte du Ried.

 
Les membres du HTT et les invités posent devant une table.
Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, Bernard Gerber, maire de la Porte du Ried, et Maurice Taglang, représentant du Crédit Mutuel des 3 écus de Holtzwihr, ont répondu à l'invitation de Philippe Barad, président du HTT. En présence de nombreux membres du club, les invités ont eu la surprise de commencer la soirée en chanson. Sur scène, Jean -Michel Neff, membre du club, a interprété deux chansons, dont il avait transformé les paroles.
21 membres

Un diaporama très complet proposé par Patrice Mezard, membre du club, a présenté la vie du HTT depuis sa naissance, il y a 17 ans. Le HTT est composé aujourd'hui de 21 membres, qui s'entraînent deux fois par semaine, les lundis et jeudis et organise des tournois et des moments festifs tout au long de l'année. Depuis peu, le club dispose d'un site internet.

Mme Klinkert a remercié le président et son équipe pour l'accueil chaleureux et l'esprit convivial de la soirée. Elle a relevé l'esprit sportif et de fraternité visible à travers les moments festifs présentés par les images projetées. Elle a rappelé que les conseils départementaux sont aussi des acteurs de proximité permettant d'aider des petites structures, grâce au fonds de solidarité territorial.

Heureuse d'avoir pu contribuer à l'achat de ces magnifiques tables, elle a confié avoir joué de temps en temps au tennis de table lorsqu'elle était à l'IRA (Institut régional d'administration) de Metz. Philippe Barad, l'a donc invitée à échanger quelques balles sur les nouvelles tables.

Dans son discours, le président a souligné que les tables étaient fabriquées en France et agréées pour la compétition internationale. Bernard Gerber a remercié le club d'exercer son sport dans un état d'esprit serein et convivial et de dynamiser ainsi le territoire et la vie associative.

Les sponsors ont signé les deux tables avant de prendre part au verre de l'amitié.

Dans les prochains mois, deux grands moments seront organisés au sein du club : un tournoi rassemblera les membres du club et de celui d'Ingersheim le 27 mai et un barbecue sera organisé le 28 juin. Pour tout renseignement on peut joindre le président au 06 88 90 73 14 ou par mail swanson@laposte.fr

 

 
 

 

Une journée pour les 16 à 25 ans

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 06:06:52

© L'alsace, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Une journée pour les 16 à 25 ans
 

 
La MSA et ses partenaires (Communauté de communes Pays de Rouffach, Vignobles et Châteaux, CAF, conseil départemental du Haut-Rhin, fédération des foyers clubs d'Alsace) portent une démarche en direction des jeunes âgés de 16 à 25 ans.

La « charte famille » a pour objectif de déterminer collectivement les actions et services pour accompagner ce public dans leur quotidien. Après une phase de diagnostic effectué auprès des 16-25 ans en novembre 2018, des groupes de travail portant sur cinq thèmes ont été créés : le logement, l'accès aux loisirs, la santé et bien être, les transports, l'emploi et la formation.

Le groupe de travail emploi-formation a décidé d'organiser une manifestation dédiée à la promotion des emplois du territoire de la CC Parovic auprès des jeunes de 16 à 25 ans. Les sujets traités ne concerneront pas que le domaine agricole mais tous les coeurs de métiers du territoire de la CC Parovic.
Y ALLER L'ensemble des offres d'emploi sera affiché durant la manifestation qui se déroulera ce vendredi 17 mai, de 15 h à 19 h dans les locaux du Lycée agricole de Rouffach.

 

 
 

Du son dans l'ex-gare de Dornach

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 06:05:19

© L'alsace, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Du son dans l'ex-gare de Dornach
 

 
Photo de la grande famille du Squart qui a déjà pris ses quartiers en gare de Dornach.

Photos L'Alsace/J.-M.V.

Bons sons ne sauraient mentir, si l'on écoute les paroles des bonnes fées qui, en cette matinée d'un lundi venteux, se sont penchées sur le berceau du dernier né des projets de la Ville de Mulhouse. « Un pari réussi, pour Jean Rottner. Un véritable défi de faire de ce lieu patrimonial le premier cluster musical mulhousien dans un quartier en pleine rénovation. »

En ce jour d'inauguration d'un lieu baptisé La Station, l'heure était aux paroles et aux musiques, car, comme le soulignait Coralie Lerch, présidente de l'association Le Squart (ou Square suivant les goûts et couleurs de chacun,) en accueillant la grande foule des invités, « à La Station, le Squart n'est pas simplement un lieu de création mais aussi un lieu d'échange de savoirs et d'expériences ».
Un nouveau départ

Ce lieu marque donc un nouveau départ pour les musiques actuelles à la gare de Dornach et personne ne restera sur le quai, promis, parole de Squart(eur) ! Comme l'a souligné le maître de cérémonie du jour, Azzedine Boufrioua, conseiller municipal délégué aux musiques actuelles, « il a semblé important à la Ville de Mulhouse de répondre aux attentes de ces scènes nouvelles. Notre démarche s'inscrit dans une cohérence de projets et de lieux culturels développés sur le territoire mulhousien avec des vraies complémentarités à construire, avec le site DMC notamment ».

Ce projet est né il y a un peu plus d'un an sous la bannière du Squart, une association créée en 2016 ayant pour objet la promotion et l'accompagnement des musiques actuelles et abritée jusqu'alors à Bourtzwiller. Pour ses responsables, « il y a, à Mulhouse et dans son agglomération, une dynamique qui prend de l'ampleur et il était nécessaire de créer un environnement propice et mutualisé favorisant une professionnalisation du secteur ».

Message reçu cinq sur cinq par la Ville dans la continuité de la création, déjà quasi-préhistorique, du Noumatrouff, plus récente, de Motoco et d'autres lieux ou événements vitrines de la richesse de la scène musicale et artistique.
Une scène riche

Ainsi est né ce que l'on appelle « le premier cluster musical mulhousien », qui propose un accompagnement complet aux artistes autour de plusieurs pôles allant de la photo/vidéo au beat making, en passant par l'acoustique, les DJ et les MC, sans oublier l'ouverture au public par le biais d'ateliers dans les différentes techniques et l'indispensable soutien administratif. Mais d'autres idées sont déjà en gestation pour faire de ce lien un véritable bouillon de toutes les cultures et de tous les talents.

Lundi matin soufflait, sur le parvis de La Station, un vent nouveau, celui des musiques nouvelles bien décidées à se faire entendre.
Jean-Marie VALDER SE RENSEIGNER Association Le Squart, 8, rue Antoine-Herzog à Mulhouse. Par mail : info@le-squart.fr et sur Facebook/lesquartmulhouse/

 

 
 

MULHOUSE : Trois immeubles derrière la gare ?

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 06:02:36

© Dna, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Urbanisme
MULHOUSE : Trois immeubles derrière la gare ?
Et si, dans un futur proche, trois immeubles de 36 mètres de haut venaient pousser à la place de l'ancien conservatoire de Mulhouse ? C'est ce que redoutent les riverains de la rue du Réservoir, au regard de la révision du Plan local d'urbanisme.
 

 
L'ancien conservatoire de Mulhouse laissera-t-il la place à des immeubles allant jusqu'à 36 mètres de haut ? C'est toute la question posée au travers de la révision du Plan local d'urbanisme.
Quand l'ancien conservatoire de musique de Mulhouse, qui occupait auparavant les locaux des 39 et 41, boulevard Wallach, a commencé à se vider début 2018, ses voisins proches - et en premier lieu les riverains de la rue du Réservoir - ont cherché à savoir ce qui serait envisagé à l'avenir dans cette zone. « À l'époque, nous avons pris contact avec la mairie qui nous a orientés vers Citivia », se remémore Pierre Lavabre. Citivia étant spécialisée dans le conseil en aménagement immobilier, construction, habitat... « Il n'y avait alors pas vraiment de projet, si ce n'est l'éventualité de la construction de trois immeubles d'une hauteur de 15 mètres ou la création d'un silo pour les voitures », poursuit le pharmacien, qui habite rue du Réservoir depuis cinq ans.

Il a fallu attendre la révision du Plan local d'urbanisme (lire ci-dessous), pour voir ses craintes, et celles de ses voisins, se renforcer. Pierre Lavabre a consciencieusement épluché tous les documents. Et relevé un fait bien précis, dans la planche n° 14 : il serait prévu, pour la zone UT3d - qui englobe l'ancien conservatoire -, « une hauteur maximale des constructions de 36 mètres ». « Il ne nous a pas échappé que le projet actuellement envisagé de réaménagement de la zone entend, dans l'état actuel des choses, construire trois immeubles, de 7, 10 et 13 étages », ajoute-t-il.

De là à imaginer que trois immeubles pouvant aller jusqu'à 36 mètres de haut viennent un beau jour pousser à deux pas de la rue du Réservoir, on comprend bien que personne ne semble enchanté dans le voisinage... Pierre Lavabre ne le cache pas : « Cette histoire commence par un intérêt personnel mais notre volonté, avec nos voisins, est de défendre le quartier. Le message n'est pas de dire "pas touche au site", mais de rester attentif au réaménagement de la zone, à ce que l'on nous propose un projet harmonieux, qui respecte les règles actuelles. » Soit reconduire la règle concernant la hauteur maximale de construction autorisée - 15 mètres maximum dans le PLU actuel, si l'on en croit la zone UR1d, article 10. En cela, il rejoint la position de Nasser Rachedi (notre édition du 3 mai). Celle de ne pas dénaturer le quartier du Rebberg, celle aussi de « s'indigner quant aux constructions déraisonnées, sans concertation, sans études de paysagistes et sans respecter l'existant », comme l'a répété Nasser Rachedi.

Pierre Lavabre a fait suivre ses commentaires et ses propositions à la commissaire-enquêtrice et à la maire de Mulhouse. Un nouveau courrier, commenté et signé cette fois de manière plus collective, leur sera adressé dans les jours qui viennent.
Pierre GUSZ

 

 
 

 

Marche populaire des Zehaloifer : Des récompenses pour les courageux

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 05:44:12

© Dna, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

 Marche populaire des Zehaloifer
Marche populaire des Zehaloifer : Des récompenses pour les courageux
La président des Zehaloifer, Simone Kauffmann était bien entourée pour la 49e marche populaire du 8 mai, à Muntzenheim, mais cela n'aura pas suffis à attirer les marcheurs habituels.

 
Les courageux marcheurs ont été récompensés
La météo étant carrément mauvaise, les groupes présents habituellement ne se sont pas risqués au déplacement, craignant à juste titre une météo très pluvieuse ; par contre, les individuels avaient répondu présents.

Les 290 marcheurs sont partis de la salle des fêtes Marcel-Meyer pour s'élancer sur les trois circuits proposés. A midi, les marcheurs ont pu partager le repas en compagnie des membres de l'association Les Selwer Leckla de Muntzenheim qui, à leur grand désespoir, ne peuvent plus participer à la marche.

En début d'après-midi, Simone Kauffmann salua et remercia les marcheurs, pour leur participation, malgré la météo incertaine. Elle remit une enveloppe à Astrid Boehrer pour son anniversaire fêté au courant de l'année, et une coupe à Yvonne Weisang, 85 ans, dame la plus âgée. Elle invita les personnes intéressées à la marche populaire de Luxeuil-les-Bains, en Haute-Saône le jeudi de l'Ascension 30 mai : l'association s'y rendra et retrouvera ainsi les marcheurs participant depuis deux ans à la marche populaire du Téléthon à Muntzenheim.

Bernard Gerber, Eric Straumann et Brigitte Klinkert ont tous relevé le dynamisme et l'engagement des membres de cette association. Claude Reignier félicita l'association pour l'organisation de la manifestation et remit le challenge de la commune à Gérard Meyer, président de l'amicale des sapeurs-pompiers.

Le palmarès

1) Amicale des sapeurs-pompiers (19 marcheurs), 2) Les Randonneurs du Leh de Bindernheim (17) ; 3) Les Diables de Mooslargue (13) ; 4) Les Louveteaux de Marckolsheim (11) ; 5) Les Pionniers d'Ammerschwihr (10).

 

 
 

 

Mahle : 380 postes supprimés à Stuttgart, inquiétude à Rouffach

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 05:54:39

© Dna, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

industrie
Mahle : 380 postes supprimés à Stuttgart, inquiétude à Rouffach
 

 
L'enseigne Mahle Behr France emploie 687 CDI et 6 intérimaires.
L'annonce, mardi dans la presse allemande, de la suppression de 380 postes administratifs au siège social de Malhe à Stuttgart (4300 salariés), suscite des inquiétudes sur le site Mahle Behr France qui emploie 687 CDI et six intérimaires à Rouffach. À la veille du 50e anniversaire de l'usine haut-rhinoise spécialisée dans la production de systèmes de climatisation, Denis Pieczynski, élu Unsa au comité social et économique, estime que « ce genre d'informations en provenance de la maison mère n'est vraiment pas de bon augure ». « Même si la direction rouffachoise a souhaité maintenir les 50 ans du site malgré la demande de réduction des coûts, les salariés savent pertinemment qu'après cette échéance et les vacances d'été, la direction annoncera une baisse des effectifs. Encore faut-il savoir combien de salariés vont être concernés et dans quelles conditions. À l'heure actuelle, pour faire face, l'entreprise gère le surplus de l'effectif par de nombreuses ruptures conventionnelles », indique Denis Pieczynski. Pour lui, « avec des réductions de personnel tous les trois ans (2013, 2 016 ; 2019 ?), l'incertitude rend le personnel de plus en plus pessimiste ». « Les salariés s'interrogent fortement sur la réelle motivation du groupe [...] de continuer à fabriquer des climatisations en France », ajoute le syndicaliste.

 

 
 

 

Mahle : 380 postes supprimés à Stuttgart, inquiétude à Rouffach

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 06:16:50

© L'alsace, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Mahle : 380 postes supprimés

à Stuttgart, inquiétude à Rouffach
 

 
L'annonce, mardi dans la presse allemande, de la suppression de 380 postes administratifs au siège social de Malhe à Stuttgart, où travaillent 4300 salariés, suscite des inquiétudes sur le site Mahle Behr France. Celui-ci emploie 687 CDI et six intérimaires à Rouffach. À la veille du 50e anniversaire de l'usine haut-rhinoise spécialisée dans la production de systèmes de climatisation, Denis Pieczynski, élu Unsa au comité social et économique, estime que « ce genre d'informations en provenance de la maison mère n'est vraiment pas de bon augure ». « Même si la direction rouffachoise a souhaité maintenir les 50 ans du site malgré la demande de réduction des coûts, les salariés savent pertinemment qu'après cette échéance et les vacances d'été, la direction annoncera une baisse des effectifs. Encore faut-il savoir combien de salariés vont être concernés et dans quelles conditions. À l'heure actuelle, pour faire face, l'entreprise gère le surplus de l'effectif par de nombreuses ruptures conventionnelles », indique Denis Pieczynski. Pour lui, « avec des réductions de personnel tous les trois ans (2013, 2 016 et peut-être 2019 ?), l'incertitude concernant l'avenir du site rend le personnel de plus en plus pessimiste ». « Les salariés s'interrogent fortement sur la réelle motivation du groupe et de la maison mère de continuer à fabriquer des climatisations en France », ajoute le syndicaliste.

 

L'annonce, mardi dans la presse allemande, de la suppression de 380 postes administratifs au siège social de Malhe à Stuttgart, où travaillent 4300 salariés, suscite des inquiétudes sur le site Mahle Behr France. Celui-ci emploie 687 CDI et six intérimaires à Rouffach. À la veille du 50e anniversaire de l'usine haut-rhinoise spécialisée dans la production de systèmes de climatisation, Denis Pieczynski, élu Unsa au comité social et économique, estime que « ce genre d'informations en provenance de la maison mère n'est vraiment pas de bon augure ». « Même si la direction rouffachoise a souhaité maintenir les 50 ans du site malgré la demande de réduction des coûts, les salariés savent pertinemment qu'après cette échéance et les vacances d'été, la direction annoncera une baisse des effectifs. Encore faut-il savoir combien de salariés vont être concernés et dans quelles conditions. À l'heure actuelle, pour faire face, l'entreprise gère le surplus de l'effectif par de nombreuses ruptures conventionnelles », indique Denis Pieczynski. Pour lui, « avec des réductions de personnel tous les trois ans (2013, 2 016 et peut-être 2019 ?), l'incertitude concernant l'avenir du site rend le personnel de plus en plus pessimiste ». « Les salariés s'interrogent fortement sur la réelle motivation du groupe et de la maison mère de continuer à fabriquer des climatisations en France », ajoute le syndicaliste.

 

 

Bâle Après l'arrêt de la circulation du tram le soir Tram 3 : un retour à la normale

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 06:00:30

© Dna, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Bâle Après l'arrêt de la circulation du tram le soir
Bâle Après l'arrêt de la circulation du tram le soir Tram 3 : un retour à la normale

 
Le 2 mai dernier, l'exploitant du tram 3 bâlois, les BVB, a décidé d'interrompre la circulation du tram sur le tronçon ludovicien de la ligne 3 le soir après 20h, à la suite d'un certain nombre d'incivilités constatées côté français. Le caractère unilatéral de la décision avait d'ailleurs choqué les autorités locales, de ce côté-ci de la frontière. L'interruption a été maintenue en dépit des protestations de Saint-Louis Agglomération.

A la suite d'une rencontre entre les représentants des BVB et les autorités françaises (agglomération, mairie de Saint-Louis, canton de Bâle et police française), les parties en présence ont décidé de mettre en place un certain nombre de mesures entre 20h et la fin du service pour renforcer la sécurité sur le passage du tram 3 et ainsi garantir son exploitation sur l'extension ludovicienne. Il s'agirait, selon Saint-Louis Agglomération, de renforcer les moyens humains et techniques comme la vidéosurveillance sur l'ensemble du trajet du tram, la frontière passée.

A partir de ce jeudi 16 mai, le tram 3 reprendra donc une circulation régulière aux horaires habituels entre la frontière et la gare de Saint-Louis.

Dans un communiqué, les BVB et l'agglomération estiment que l'ensemble des mesures prises permettront d'assurer la sécurité des usagers du tram et des employés des BVB.

 

 
 

 

Cernay Capitale de la préservation des sites naturels alsaciens

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 06:01:07

© L'alsace, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Cernay Capitale de la préservation des sites naturels alsaciens
 

 
Un ruban de lierre a été dénoué pour l'inauguration . Photo L'Alsace/S.R.
L'inauguration des nouveaux locaux du Conservatoire des sites alsaciens (CSA) à Cernay a eu lieu en présence de nombreux élus : Michel Sordi, maire de Cernay, Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, et des conseillers des deux départements alsaciens, et Bernard Gerber, conseiller régional et vice-président de la commission environnement. Tous ont souligné le travail remarquable et précurseur du Conservatoire des sites alsaciens.

Celui-ci est aujourd'hui installé dans ses nouveaux locaux, rue de Soultz, dans les anciens locaux de la comcom de Thann et Cernay. Il dispose d'un grand bâtiment de 22 pièces, qui permettra à ses collaborateurs et aux nombreux bénévoles de l'association de travailler plus confortablement et de choyer le séquoia vieux de 150 ans planté dans le parc de l'ancienne maison d'industriels cernéens.
Legs généreuxd'un Ribeauvillois

L'acquisition a pu se faire grâce au legs généreux de Roland Mathis, de Ribeauvillé. Une plaque à sa mémoire a été dévoilée lors de l'inauguration et la salle de réunion principale porte désormais son nom.

Né en 1976, le CSA est le premier conservatoire de sites naturels régionaux en France. il est propriétaire ou locataire d'espaces naturels, zones humides, landes, vergers, pelouses sèches, forêts et sites géologiques et préserve faune et flore sur ses territoires. Il gère près de 400 sites représentant 3600 hectares, soit 0,01 % du territoire « seulement », a regretté, devant l'ampleur des zones à préserver, le président Frédéric Deck, à la tête d'une équipe de 20 salariés, 137 conservateurs et 1800 adhérents. « La conservation des sites, la préservation de la faune et de la faune sont une responsabilité partagée de tous, associations, collectivités et citoyens », a-t-il souligné, invitant tout un chacun à rejoindre l'association.

L'inauguration a donné lieu à un dénouage symbolique d'un ruban végétal et s'est poursuivie par des visites guidées du site pour finir sur une note festive : un groupe de musiciens de Bal'ustrade, une boutique, une expo photos et une buvette.
Sylvie REIFF SE RENSEIGNER www.conservatoire-sites-alsaciens.eu

 

 
 

munster Centre d'entrainement de ski de la vallée : 131 podiums, 58 victoires

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 05:46:49

© Dna, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

munster Centre d'entrainement de ski de la vallée
munster Centre d'entrainement de ski de la vallée : 131 podiums, 58 victoires
En ce samedi 11 mai, la salle de la Laub de Munster était remplie jusqu'à la dernière place à l'occasion de la présentation du centre d'entrainement de ski de la vallée de Munster et de son bilan de la saison 2018/2019. Une première.

 
Le centre d'entraînement de ski a enregistré des résultats exceptionnels.
Dans son mot de bienvenue, le nouveau président Franck Schlosser tint avant tout à saluer, entre autres, Jean-Marc Villmain, président du Comité de ski du massif des Vosges, Pascal Spannagel, président du comité départemental de ski, Antoinette Straumann, membre du comité, présidente de la section alpine des Amis de la nature, Monique Martin, en sa qualité de conseillère départementale, Pierre Dischinger, maire de Munster ou encore Christian Ciofi, maire de Soultzeren...

Dans son propos, il mit en avant le « formidable dynamisme et les résultats quasi exceptionnels que connaît notre structure. » Il est vrai que ce centre d'entraînement de la vallée est un pôle de compétition de ski tout à fait exemplaire, conjugaison des Amis de la nature et des Skieurs du Tanet, créé en 1995.

Et de rendre hommage à Françoise Froelicher-Ertle, « qui était encore à ma place il y a quelques semaines, et qui a su insuffler au comité une superbe énergie sportive - et ceci pendant 8 ans. » Hommage appuyé et fleurs à l'appui, avant la présentation du comité.

Et de rappeler que « l'organisation d'une telle structure ne s'improvise pas, elle se réfléchit tout au long de l'année, elle demande rigueur, sécurité, anticipation et peut s'appuyer, outre le comité, sur les parents, bénévoles, qui répondent toujours présent (...) ».

Projet :

Pour conclure, le président Franck Schlosser fit part d'un projet qui lui tient à coeur, un « chantier de réflexion : trois stations de ski ont été désignées prioritaires dans le département : le Markstein, le Lac Blanc et le Schnepfenried. Nous avons une chance inouïe dans la vallée de pouvoir bénéficier de terrains de jeux extraordinaires avec le « Schnepf » et le Tanet. (...) Or, il se trouve que le Markstein et le Lac Blanc disposent d'un stade de slalom. Un stade de slalom est synonyme de piste fermée, parfaitement sécurisée, afin qu'il n'y ait nul contact entre les compétiteurs et les skieurs loisirs [...] D'où l'intérêt, voire la nécessité, d'un tel stade au Schnepfenried [...]»
Une saison exceptionnelle

Ce samedi-là, ce fut surtout l'occasion de présenter le bilan de la saison qui, lui aussi, est à l'image du dynamisme de ce centre d'entraînement, avec 51 coureurs inscrits, 10 stages organisés dont 9 sur skis (36 jours) et un en préparation physique (2 jours), 19 séances de préparation physique, 131 podiums dont 58 victoires, 19 jeunes sélectionnés à des épreuves nationales)

Les Skieurs du Tanet sont le 2e club du Massif des Vosges et Les Amis de la nature le 4e club du Massif des Vosges.

S'en suivit une pléiade de remise de coupes, dont il serait fastidieux de nommer tous les lauréats, mais à relever quand même la 14e place de la finale du slalom géant de Martine Baur et la 3e place au slalom géant des championnats de France de Samuel Schlosser.

Le maire de Munster s'est dit « fier de voir les résultats de ces véritables ambassadeurs de notre vallée [... ]».

Pierre Gsell, président du Syndicat mixte des stations de la vallée, rappela que cela représente « un investissement de 10 millions d'euros en 15 ans [... ]», alors que Monique Martin félicita le centre d'entraînement pour son investissement total et de sa vitalité « preuve de votre compétence, de vos admirables résultats... »
Victor Schuller comme Emile Allais?

Jeune homme de 24 ans, Victor Schuller est un « ancien » du Centre d'entraînement de ski de la vallée de Munster, s'étant quasi mis dans les pas d'Emile Allais, cette icône du ski français décédé à 100 ans en octobre 2012, et ayant eu des attaches munstériennes, puisqu'en parenté avec la dynastie Gilg.

Et Victor, qui a commencé le ski à l'âge de deux ans et la compétition à 10-11 ans, est en bonne voie de devenir une célébrité à son tour en matière de ski, avec des succès extrêmement éloquents : 2 victoires en Coupe d'Europe de descente à Chamonix. 2e du classement général de la Coupe d'Europe. Impressionnant. Et son sentiment ? « Une grande passion, une grande joie. Une fierté d'être de la vallée de Munster... »
E.H.

 

 
 

 

Munster 8e marché aux pains : Aux champignons, aux légumes ou au café

Publié dans le panorama le Jeudi 16 mai 2019 à 05:47:14

© Dna, Jeudi le 16 Mai 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Munster  8e marché aux pains
Munster 8e marché aux pains : Aux champignons, aux légumes ou au café
Mardi matin, une nouvelle fois, le marché aux pains de Munster a drainé beaucoup de monde, avide de découvrir les merveilles concoctées par les boulangers de Munster et sa vallée.

 
Le marché aux pains, une formidable vitrine du savoir-faire des boulangers de la vallée.
Ils étaient réunis pour la 8e fois grâce à la volonté, le dynamisme sans faille du maître d'oeuvre Jean-Claude Iltis, Meilleur Ouvrier de France en 2000, en boulangerie.

Sous le soleil, les « piliers » du début de cette manifestation, toujours fidèles au poste : les boulangers Allenbach, Maurer et Heinrich de Munster, Hebinger de Luttenbach, voire Schaffhauser de Soultzeren, auxquels s'étaient ajoutés deux nouveaux, Olivier Krieg (Munster), par ailleurs gérant de la boulangerie « L'Enfariné » de Kaysersberg, et Hervé Fleith qui a repris la boulangerie Lehmann et qui exploite celle du Mambourg à Sigolsheim (à noter, par ailleurs, qu'Olivier Krieg a repris la boulangerie de François Marchand qui a fait valoir ses droits à une retraite bien méritée).
Première sortie pour Nathalie Zaric

Ce matin-là furent présentés le pain aux champignons à déguster sans modération ainsi que la toute nouvelle directrice de l'OTVM Nathalie Zaric, présentée par le président Pierre Gsell et dont ce fut sa première sortie munstérienne, ayant pris ses fonctions la veille, 13 mai !

Nathalie Zaric est quelqu'un de très expérimentée, ayant été durant une quinzaine d'années dans cette même fonction à l'Office du Tourisme de Neuf-Brisach.

Devant les invités Denise Buhl, conseillère régionale, Monique Martin, conseillère départementale, Pierre Dischinger, maire de Munster, entouré de ses homologues Christian Ciofi de Soultzeren et Bernard Florence de Hohrod, sans oublier Alain Rebert, président de la Fédération des boulangers du Haut-Rhin, Raphaël Kempf, vice-président de la CMA et responsable de la section de Colmar ou encore Jean-Pierre Bechler, ancien vice-président de la CMA, Jean-Claude Iltis rendit hommage à ses pairs, aux partenaires ainsi qu'aux aubergistes, restaurateurs etc. ; il tint à mettre en avant le soutien des uns et des autres, notamment de la ville de Munster, rendant surtout un hommage appuyé à Nicolas Bézu, l'ancienne directrice de l'OTVM, brutalement disparue fin décembre 2018 et « qui nous a laissé orphelins. Elle s'était beaucoup investie pour la promotion de ce marché aux pains. Merci à elle. En outre, Nicole souhaitait que nous mettions en avant un pain aux herbes aromatiques de la vallée et avait suggéré le nom : pain des poètes ! Son voeu sera exaucé pour le marché en 2020 ! »

Plusieurs prises de paroles ont aussi mis en relief les mérites de Jean-Claude Iltis, notamment par le président Rebert : « On est fier de ce marché de Munster. Jean-Claude arrive à fédérer notamment des nouveaux venus. Cette manifestation est une émulation pour tous et fait relever le niveau... » Idem pour MM. Kempf et Bechler ou Pierre Gsell : « Merci à l'ensemble des participants. Voilà une belle animation pour la vallée. Sans Jean-Claude, ce marché n'existerait sans doute pas... »

Il faut dire que plusieurs pains se sont succédés tout au long des années : « Tout avait commencé en 2012 avec le Malkerbrot, suivi des Baribrot, G'miasbrot, Freijohrsbrot, Trèche-Brot, Kàffebrot, Keschabrot et maintenant s'Champignonbrot ! »