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PAGE CHUCHOTEMENTS : Des européennes très stylées

Publié dans le panorama le Lundi 13 mai 2019 à 05:43:19

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PAGE CHUCHOTEMENTS : Des européennes très stylées
À deux semaines du scrutin européen les ténors politiques défilent en Alsace sans susciter l'enthousiasme. Qui aura le plus d'allure à la sortie des urnes ? (Dessin de Yannick Lefrançois)
 

 
 

 

 
 

 

« Strasbourg pour la renaissance »

Publié dans le panorama le Lundi 13 mai 2019 à 06:11:49

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« Strasbourg pour la renaissance »
 

 
Autour de Nathalie Loiseau et Édouard Philippe, une scène bien pleine pour un parterre de quelque 700 spectateurs. Photo DNA/Laurent Réa
À Strasbourg, ils sont venus défendre le siège du Parlement européen. Ce point n'est pas dans le programme écrit de la liste, mais en ce samedi après-midi, il est central dans les paroles. « Quel meilleur endroit que Strasbourg pour poser la refondation, initier la renaissance européenne ? », insiste Fabienne Keller (Agir), ancienne maire de Strasbourg et alsacienne la mieux placée sur la liste. « Avec Strasbourg qui a la Petite France et qui est la grande France, j'ai un lieu de profondeur [...], il faut qu'elle reste capitale européenne ! », s'emporte l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (Agir).

« Les pères fondateurs ont choisi Strasbourg parce qu'aucune autre ville ne pouvait incarner le projet d'une réconciliation européenne », explique le Premier ministre Édouard Philippe. « Strasbourg est le siège du Parlement européen et doit le rester ! », insiste-t-il en haussant le ton devant la salle qui se lève pour l'applaudir.
« Projet, proposition, construction »

Tous insistent sur « capitale européenne » (Strasbourg l'est par la seule présence du Conseil de l'Europe, distinct de l'UE), mais aussi sur « siège du Parlement européen », chose qu'Emmanuel Macron n'a jamais faite, jusque récemment dans sa lettre à Jean Rottner (L'Alsace du 18 avril).

Tous ? En fait pas vraiment. Certains ne sont pas du même avis, mais se gardent bien de le dire. Dans le panel d'invités venus d'autres pays d'Europe pour représenter la liste avec laquelle les macronistes feront alliance dans le prochain Parlement (d'Espagne, République tchèque, Hongrie, Allemagne...), certains sont résolument anti-Strasbourg : la libérale néerlandaise Sophie In't Veld, eurodéputée depuis 15 ans, ou encore le Belge Guy Verhofstadt (hospitalisé et présent par vidéo), président du groupe libéral ALDE que rejoindront les élus macronistes.

L'ancien eurodéputé écologiste Daniel Cohn-Bendit, soutien de la liste et qui devait être présent hier mais n'est finalement pas venu, ne cache pas non plus son penchant pour un déménagement du Parlement à Bruxelles.

Selon une règle parfois cruelle (surtout quand on passe après les brillants orateurs que sont Raffarin et Philippe), la tête de liste Nathalie Loiseau clôt le meeting par un discours qui n'exalte pas les quelque 700 spectateurs. « Ensemble, nous allons réussir : notre groupe au Parlement européen sera celui du projet, de la proposition, de la construction. »
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

Jordan Bardella (RN) : « Un coup d'arrêt à Macron »

Publié dans le panorama le Lundi 13 mai 2019 à 06:10:56

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Jordan Bardella (RN) : « Un coup d'arrêt à Macron »
 

 
Jordan Bardella, 23 ans, a été choisi comme tête de liste du Rassemblement national. PHOTO A.M./LRL
En meeting à Metz, vous avez décrit l'Union européenne (UE) comme un Tchernobyl social, économique et identitaire. Que voulez-vous dire ?
L'UE a tout raté et beaucoup de Français s'aperçoivent aujourd'hui que l'Union qu'on leur a vendue il y a quelques années comme une protection et comme la défense de notre identité organise en réalité l'impuissance collective, livre les peuples à l'austérité, à la mondialisation sauvage, à la casse des services publics et à l'immigration.
Justement, on a l'impression que le RN bégaie un peu sur l'immigration, comme hier le FN ?

L'immigration est la première préoccupation des peuples européens qui ont été sondés sur le sujet. En France, beaucoup de concitoyens pensent que, compte tenu de la situation économique, sociale, et des tensions communautaires dans nos quartiers, nous ne pouvons pas accueillir d'immigration supplémentaire. On est les seuls à prôner une régulation stricte. Ensuite derrière, il y a la question économique : le dogme de la concurrence libre et non faussée et les traités de libre-échange nuisent à nos entrepreneurs.
Emmanuel Macron a fait de la lutte contre les nationalismes et les populismes qui montent en Europe son axe de campagne. Ça vous arrange ?

Bon, c'est une obsession de leur part ! Nathalie Loiseau a dit qu'elle était en politique pour lutter contre le Rassemblement national. Bon, nous, on veut mettre un coup d'arrêt à la politique d'Emmanuel Macron. Qu'il s'agisse d'injustice sociale, de matraquage fiscal, de laxisme en matière de sécurité, d'immigration. S'il est en tête le 26 mai, il fera la même chose au niveau européen.
Votre programme, les Français d'abord dans une Europe des nations, c'est contradictoire...

Ah non, notre projet, c'est plus de France, moins d'Union européenne et plus de nations. Emmanuel Macron veut aller toujours plus loin dans la construction européenne et transférer plus de pouvoirs à Bruxelles et nous, on veut l'inverse : rendre du pouvoir aux Français, une Europe des coopérations qui a su produire Ariane ou Airbus.
Avez-vous occupé le poste d'assistant parlementaire du député européen Jean-François Jalkh, de février à juin 2015 ?

Mais oui, à tel point que la justice française n'a rien trouvé à redire sur mon cas et que le Parlement européen n'a pas exigé le remboursement des indemnités que j'ai touchées. J'avais 19 ans, j'étais en deuxième année de fac. On voit que le "système" se défend bien à trois semaines des élections européennes en lançant cette polémique alors que des sondages nous placent en tête. On nous fait le coup à chaque élection !
Recueilli par Alain MORVAN

 

 
 

34 listes et autant de panneaux : le casse-tête des petites mairies

Publié dans le panorama le Lundi 13 mai 2019 à 05:46:23

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Politique
34 listes et autant de panneaux : le casse-tête des petites mairies
La campagne officielle pour le scrutin européen du 26 mai démarre ce lundi matin. Et les communes vont devoir procéder à l'affichage des candidats. Et ce n'est pas toujours simple...
 

 
Maire de Blémerey, dans els Vosges, Edwige Henrion a dû composer avec de la récup pour rendre possible l'affichage des 34 listes dans sa commune.
« C'est la première fois que l'on se retrouve dans une telle situation. » À l'époque où les hommes politiques privilégient le numérique pour communiquer, la scène pourrait prêter à sourire. Pourrait seulement, car c'est loin d'être le cas dans certaines petites communes. Afin d'être en mesure d'afficher les 34 listes en lice pour les élections européennes, lesdits maires doivent redoubler d'imagination et faire avec les moyens du bord.
30 habitants, 34 candidats...

C'est le cas d'Edwige Henrion, première magistrate depuis 2001 de la petite commune de Blémerey dans l'ouest vosgien. Avec son budget de fonctionnement de 10 000 euros, chaque euro compte dans le bourg de 30 habitants tout juste. Pas question donc de mettre un centime dans cette vaste opération : « Nous avons fait pas mal de travaux, près de 40 chantiers, nous avons d'autres priorités. Nous avons toujours réussi à faire face en mettant la main à la pâte. On fera pareil pour ces élections. On a décidé d'investir dans un panneau par an. Pour le moment, nous en avons deux ». Bien loin du compte

Pour le reste, ça sera système D. « C'est une ineptie. D'autant que je ne suis pas persuadée que les habitants regardent beaucoup ces panneaux. Mais cela fait partie de nos devoirs de le faire. »
Des planches

Comment ? En ressortant du grenier quelques planches. Ou plutôt en utilisant les planches que son époux avait récupérées il y a quelques années dans une entreprise du secteur et qui était vouées à quelques travaux dans sa maison. « Ce sont des panneaux d'environ 2 m sur 1, 20 m que nous disposerons en enfilade le long de la mairie ou un peu plus loin en fonction de la place. »

Tant pis pour le patchwork proposé où se côtoient différentes tailles et matières de panneaux. Les colleurs d'affiches peuvent être rassurés, ils pourront entrer en action dès mardi. Gage à eux de bien respecter leur emplacement pour ne pas compromettre les plans millimétrés de l'édile locale.
Séb. C.

 

 
 

 

Commission européenne : Barnier, candidat à la présidence

Publié dans le panorama le Lundi 13 mai 2019 à 05:45:07

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Politique UE
Commission européenne : Barnier, candidat à la présidence
 

 
Michel Barnier.
Le doute n'est plus possible : Michel Barnier est candidat à la présidence de la Commission européenne, que Jean-Claude Juncker quittera le 1er novembre. Il le dit à sa manière dans un entretien au Journal du Dimanche quand, interrogé sur son ambition, il répond : « Je prends ma part au débat d'idées et je veux être utile ». Négociateur du Brexit au titre de la Commission, il a dû laisser l'Allemand Manfred Weber devenir le candidat officiel de son parti, le PPE conservateur. Mais tout se jouera après les élections européennes, dans un bras de fer entre le nouveau Parlement de Strasbourg et les chefs d'État et de gouvernement. Et l'absence de majorité claire au Parlement ouvrira largement le jeu. Michel Barnier l'anticipe en évoquant « une coalition de projets », ainsi que son travail passé avec « le PPE, les Verts, les socialistes et les libéraux ». Et il n'oublie pas de saluer au passage Emmanuel Macron, dont il est le candidat officieux. Première réponse le 28 mai, lors d'un Conseil européen extraordinaire.
F.B.

 

 
 

 

Run for Europe Comme une grande fête des voisins

Publié dans le panorama le Lundi 13 mai 2019 à 06:06:59

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Run for Europe  Comme une grande fête des voisins
 

 
Lionel Macor : « Il faut conserver l'Europe, ne serait-ce que parce qu'elle a permis de maintenir la paix depuis 75 ans ». Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Dix jours après la Journée de l'Europe, le dimanche 19 mai, à 11 h, sera donné le départ de la troisième édition de Run for Europe, une course à pied prétexte à mobiliser Français et Allemands autour d'une réflexion sur les enjeux européens. Rencontre avec Lionel Macor, fondateur de l'événement.

Comment avez-vous eu l'idée de créer cet événement ?

Après l'arrivée de Trump au pouvoir, le Brexit anglais, et la montée de d'extrême droite un peu partout, j'étais très inquiet. Je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose. Marathonien moi-même, j'ai pensé à une course à pied pour élargir mon cercle d'influence et fédérer du monde.

Avez-vous choisi Neuf-Brisach et Vieux-Brisach pour le symbole de leur histoire ?

En effet. Depuis le XVIIe siècle, ces deux forteresses se sont observées avec angoisse. Et puis dans le secteur de Neuf-Brisach, l'extrême droite est très présente. C'est paradoxal, car ces mêmes personnes profitent de la libre circulation des biens en faisant leurs courses le samedi en Allemagne.

Quelles valeurs défendez-vous ?

Celles d'une Europe unie. J'ai conscience qu'elle n'est pas parfaite. Mais il faut la conserver ne serait-ce que parce qu'elle a permis de maintenir la paix depuis 75 ans.

Comment se déroule la journée ?

Le départ est donné dimanche, à 11 h, à la Marktplatz de Vieux-Brisach. Les coureurs, marcheurs ou bébés en poussette, feront à leur rythme une boucle de 7 km en traversant le Rhin. Vers 12 h 20 débutera un forum avec une dizaine d'hommes politiques allemands et français qui prendront la parole durant dix minutes chacun pour donner leurs arguments en faveur de l'Europe. Brigitte Klinkert m'avait annoncé qu'elle viendrait courir pour l'Europe. Je lui ai proposé d'ouvrir le forum, ce qu'elle a accepté.

Comment avez-vous choisi les intervenants ?

Nous n'avons fait appel qu'à des élus proeuropéens. Seront représentés les Verts, le Modem, le PS/PP, la CDU, le SPD, KENK et le FPD. Tous les discours seront traduits simultanément.

Vous parlez de rencontre sportive et festive à la fois ?

Oui, en effet, nous avons imaginé l'événement comme une grande fête des voisins. Les discours seront entrecoupés de musiques. Puis sept à huit groupes français et allemands se succéderont jusqu'à 17 h. On pourra aussi manger de la cuisine des deux pays.

Combien de coureurs pensez-vous réunir ?

Entre 500 et 1 000 selon la météo. Dans l'idéal, j'invite les volontaires à s'inscrire sur notre page Facebook (www.facebook.com/Run-for-Europe). C'est gratuit mais ça nous permet de mieux préparer l'organisation de la manifestation.
Propos recueillis par Dom POIRIER

 
Y ALLER Le 3e Run for Europe aura lieu le dimanche 19 mai. Départ de la boucle à 11 h, discours, festivités et restauration sur la Marktplatz de Vieux-Brisach jusqu'à 17 h.

 

 
 

Social 52 e congrès de la CGT à Dijon : Martinez s'impatiente

Publié dans le panorama le Lundi 13 mai 2019 à 05:47:07

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Social 52 e congrès de la CGT à Dijon
Social 52 e congrès de la CGT à Dijon : Martinez s'impatiente
Comment faire évoluer ce qui fut longtemps le premier syndicat de France ? C'est l'interrogation du secrétaire général de la CGT alors que s'ouvre un congrès pouvant être mouvementé.

 
Philippe Martinez dans la manifestation des fonctionnaires, jeudi à Paris.
« Peut-être que je ne suis pas assez autoritaire, que je ne tape pas assez du poing sur la table... » À ce moment-là, sur le visage de Philippe Martinez, le désarroi l'emporte sur l'impatience. Comme s'il réalisait, après quatre années de secrétaire général de la CGT, combien il est difficile d'infléchir la trajectoire de ce paquebot qu'est l'ex-premier syndicat de France.
Perte de bastions

« Ex », et c'est bien l'un des problèmes, car sous son mandat, la CGT est passée derrière la CFDT. Elle reste première dans la fonction publique, mais elle a perdu de nombreux bastions historiques, comme l'usine PSA de Sochaux où elle a été devancée par la CFE-CGC.

« La CGT a pris beaucoup de retard, reconnaît Philippe Martinez. Prise entre son histoire, qui existe et qui est importante, et le fait que ceux qui subissent les changements du monde du travail ne sont pas forcément des travailleurs historiquement dans le périmètre de la CGT. »

Les gilets jaunes ont servi de révélateur aux faiblesses des syndicats, dont la CGT. « Qui trouvons-nous sur les ronds-points ? s'interrogeait déjà Philippe Martinez début janvier dans notre journal. Beaucoup de salariés des petites et moyennes entreprises, des retraités, des chômeurs... Tous des secteurs de population où la CGT n'est pas assez présente. »
L'expérience du camping-car

L'impatience pointe, quand il évoque les blocages de l'organisation, par exemple la quasi-impossibilité de se syndiquer à la CGT sans passer par une fédération. Avec une pointe de colère, quand il souligne que deux fédérations (non nommées) n'ont pas agi face à des cas de harcèlement sexuel. Mais le sourire revient, à l'évocation d'une expérience de camping-car CGT sillonnant les zones commerciales pour aller à la rencontre des salariés...

« On ne lâche rien » sera le slogan de ce 52e congrès, et singulièrement celui de Philippe Martinez. Entre désarroi, impatience - et ténacité.
Francis BROCHET

 

 
 

 

Environnement : Rien ne freine la chalarose

Publié dans le panorama le Lundi 13 mai 2019 à 05:48:27

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Environnement
Environnement : Rien ne freine la chalarose
Depuis son arrivée en Alsace il y a dix ans, la chalarose du frêne connaît une progression inexorable qui inquiète les acteurs de la forêt, récemment réunis à Sélestat pour tenter de limiter ses impacts.

 
Jean-Marie Clussmann, technicien ONF, au pied d'un arbre malade.
« Catastrophe », « calamité », « fléau ». Les vocables employés lors de la récente réunion d'information organisée par les communes forestières d'Alsace, en partenariat avec l'ONF et la Ville de Sélestat, témoignent de l'inquiétude que suscite la chalarose du frêne.

Originaire d'Asie, ce champignon a été introduit en Europe centrale à la fin des années 80 (Pologne, pays baltes) avant de se propager vers l'ouest à un rythme effréné, 60 km par an. Le premier cas en France a été découvert en 2008 en Haute-Saône, puis le champignon a gagné l'Alsace l'année suivante. Depuis, il ravage les populations de frênes, au grand dam des acteurs du milieu forestier. « C'est une de nos principales préoccupations », reconnaît Pascal Meric, directeur de l'agence ONF de Colmar.

Alors que le frêne représente 2,6 % du volume total d'arbres sur pied en France, la proportion atteint 4,2 % en Alsace et bien davantage dans certaines zones, comme l'Illwald à Sélestat (lire ci-dessous). Le développement du champignon, favorisé par l'humidité, provoque des nécroses sur les feuilles et tiges ainsi qu'au pied des arbres, qui empêchent la sève de circuler et conduisent à la mort de l'arbre.

Pour limiter les conséquences de la chalarose, les acteurs du milieu forestier ont tenté, lors de la réunion à laquelle n'assistaient malheureusement qu'une trentaine de personnes, de rappeler quelles mesures peuvent être prises.
Une formation obligatoire pour le travail en forêt ?

En matière de sécurité, le risque de chute de branches ou d'arbres sur des promeneurs ou des bûcherons est réel. Si aucun accident n'est intervenu en Alsace, un bûcheron polonais a trouvé la mort en 2016 en Haute-Saône en coupant un frêne malade qui en a entraîné un autre. Plusieurs communes sensibilisent aux risques les propriétaires forestiers et durant les ventes de bois de chauffage. « Il faudra mener une réflexion sur l'obligation d'une formation pour le travail en forêt, même si ça risque de faire grincer des dents », juge Jean-Marie Clussmann, technicien forestier en charge de la forêt de l'Illwald, tout en insistant sur le port d'un équipement de sécurité. En attendant, les professionnels recommandent de ne couper que les arbres les plus touchés, ceux dont la mortalité du houppier (la partie haute de l'arbre) est supérieure à 50 %, de relever la hauteur de coupe de 50 à 70 cm pour éviter de travailler dans la partie malade de l'arbre, de ne pas procéder à d'abattage en cas de vent, de développer l'abattage mécanique et de récolter en priorité le bois d'oeuvre.

L'impact paysager, lui, est énorme, « au moins équivalent à celui des tempêtes de décembre 1999, même si c'est plus insidieux », indique Jean-Marie Clussmann. La chalarose oblige les communes à procéder à des coupes sanitaires, provoquant des trouées et créant ainsi des couloirs de vent qui auront un impact sur les autres essences.

Pour remplacer les frênes, l'ONF prône la diversification des essences (chênes pédonculés, érables, aulnes, noyers voire peupliers), « maître mot en matière de replantation », insiste Pascal Meric. Le frêne, lui, est évidemment exclu, « ce qui ne veut pas dire qu'on n'en plantera plus jamais », prévient le directeur de l'agence ONF de Colmar.
Le cours du frênese maintient...

L'impact économique est en revanche encore limité car le cours du frêne se maintient, à environ 100 euros le mètre cube pour le bois d'oeuvre. « On avait peur que ça se casse la figure, mais le marché se porte bien, notamment grâce à l'export en Asie du bois d'oeuvre et une forte demande sur le bois de chauffage et le bois énergie », souligne M. Clussmann. L'agence ONF de Colmar est ainsi passée de 3800 m3 commercialisés en 2014/2015 à 14 000 m3 en 2018/2019. Des volumes importants, mais qu'on ne trouvera plus à moyen et long termes.

Face à ces difficultés, les motifs d'espoir sont minces, mais existent. La disparition du frêne, un temps redoutée à l'image de celle de l'orme en raison de la graphiose, un autre champignon, n'est pas envisagée. La population va drastiquement se réduire dans les années à venir mais le développement d'arbres résistants - c'est le cas en Asie - est espéré. « Ce n'est pas gagné, mais on en observe déjà », indique Pierre Grandadam, président de l'association des communes forestières d'Alsace, qui exhorte ses collègues élus à ne pas se décourager : « Il n'y a ni réponse unique ni sylviculture miracle. Quand vous coupez un arbre, plantez en trois : un pour le remplacer, un que la nature mangera, un pour votre petit-fils. » « Il est encore temps de réagir, ajoute Pascal Meric. A nous de travailler ensemble pour mieux connaître la chalarose et la gestion à adopter pour limiter les risques, en sachant que la forêt a une capacité d'adaptation énorme. »
Florent ESTIVALS

 

 
 

 

Sécheresse : la région Grand Est réaffirme son soutien aux éleveurs

Publié dans le panorama le Lundi 13 mai 2019 à 05:49:43

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Agriculture
Sécheresse : la région Grand Est réaffirme son soutien aux éleveurs
 

 
A l'occasion du Festival de l'élevage qui s'est tenu ce week-end à Brumath, le président de la région Grand Est, Jean Rottner, a réaffirmé son soutien aux éleveurs. Il s'est notamment exprimé devant Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin, Denis Ramspacher, président de la Chambre d'Agriculture d'Alsace, Xavier Lerond, président de la Chambre d'Agriculture de Moselle, Julien Koegler, président des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin.

Il a rappelé qu'en décembre 2018, un plan de soutien de 8 millions d'euros a été mis en oeuvre, à l'attention des agriculteurs les plus en difficulté à cause de cette sécheresse exceptionnelle. 3 030 éleveurs ayant fait des achats de fourrages ont pu bénéficier de cette aide. Parmi eux, 515 jeunes agriculteurs et 343 exploitations situées en zone de montagne ont été accompagnés (aide moyenne de 2 606 EUR par exploitation).

Maintenant, une seconde phase du plan sécheresse est en cours de déploiement avec des nouveaux soutiens financiers : aides aux investissements en faveur du bien-être animal ou encore adaptation du Plan de compétitivité et d'adaptation des exploitations agricoles (PCAE) à travers des aides aux bâtiments et aux silos de stockage de fourrages.

 

 
 

 

Course caritative Seconde édition de la Hommes Run : Plus de 600 au départ

Publié dans le panorama le Lundi 13 mai 2019 à 05:51:41

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Course caritative Seconde édition de la Hommes Run
Course caritative Seconde édition de la Hommes Run : Plus de 600 au départ
Les dames sont en rose avec leur « Mulhousiennes », les hommes, eux, sont en bleu pour leur course solidaire. Hier, ils étaient plus de 600 à prendre le départ de la seconde « Hommes Run » depuis le site de l'Université de Haute-Alsace à Mulhouse.

 
Un trail de 15 km, un 7 km et des marcheurs... Il y a eu trois vagues de départs. PHOTOS DNA - Alain CHEVAL
Lorsque Stéphane Renger prend le micro et avant de passer la parole aux différents politiques présents, il sait que le pari est gagné... La seconde édition de la « Hommes Run » va partir. Que de coups de téléphone, de réunions, d'angoisses pour lui et son équipe qui ont eu cette idée il y a quatre ans de se lancer dans une telle aventure. Il a fallu plus d'un an pour mettre la première course sur pied et l'édition 2017 avait permis avec les fonds récoltés de créer une association caritative au profit des couples touchés par le cancer de la prostate. Cette association composée d'un collectif de cancérologues, d'urologues, de radiothérapeutes, et de psychologues est toujours en cours de développement. Ce projet ambitieux est le premier dans la région.
Une affiche qui fâche ?

Pour la course, une centaine de bénévoles ont été mobilisés, les police municipale et nationale ont été chargées de sécuriser le parcours qui traverse Mulhouse, Brunstatt-Didenheim, Hochstatt et Bruebach. Côté parrain, c'est Nacer Ben Abdeljalil, premier marocain à avoir gravi l'Everest et porté le Maroc jusqu'au pôle nord, qui a donné le top départ de cette course (il a inspiré le film L'Ascension en 2017, de Ludovic Bernard avec le comique Ahmed Sylla).

Côté discours, on retiendra celui d'Antoine Viola, maire de Brunstatt, qui est revenu sur l'affiche de la course « elle a tant fait parler... C'est regrettable mais finalement le fait qu'elle suscite autant de commentaires c'est une réussite en soi puisque l'important était que l'on en parle ». Même son de cloche du côté de Hochstatt, avec Michel Willemann, « cette course même si elle reste une épreuve sportive, doit aussi être un moment de prise de conscience de ce que représente ce fléau qu'est le cancer de la prostate. C'est la 3e cause de décès du cancer chez l'homme » et de lancer un appel : « Messieurs, vous qui n'êtes pas là aujourd'hui, sortez de votre bulle. Si cette course avait été déclinée chez les dames, nous serions trois, quatre, cinq fois plus ».

Alors à bon coureur salut.
Alain CHEVAL

 

 
 

 

Foir'expo Mulhouse « Du monde en continu » pour un beau début

Publié dans le panorama le Lundi 13 mai 2019 à 06:14:46

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Foir'expo Mulhouse « Du monde en continu » pour un beau début
 

 
De nombreuses idées créatives, voire du relooking, à l'Elsass Store. Photo L'Alsace/Justine Nalouei
« Les parkings sont archi pleins », constatait hier Alain, mais « on ne se marche pas sur les pieds » dans les allées de la Foir'Expo de Mulhouse. Le visiteur colmarien souhaitait déjeuner tout de suite à midi « mais c'était impossible, c'était partout complet. » Effectivement, dès que des places se libéraient, elles étaient aussitôt prises d'assaut par ceux qui attendaient. Il n'y avait pas que les restaurateurs à afficher une mine réjouie, les commerçants aussi.

« Le premier jour est habituellement calme, mais ce n'était pas le cas cette année et puis, samedi, malgré la pluie et des bourrasques, on a continué à prendre de nouveaux contacts et à discuter avec d'anciens clients. Aujourd'hui (hier, Ndlr) le soleil est de retour et on voit défiler du monde depuis ce matin en continu », raconte Michel, spécialiste de la rénovation et de l'habillage d'escaliers. En résumé : « Les journées s'égrènent avec des flux variables, mais on a le plaisir de ne pas s'ennuyer. »
Nombreux artistes régionaux

La foule attire la foule, dit-on. Preuve en est avec ce démonstrateur qui râpe et tranche les légumes avec beaucoup d'humour et à l'Arche des animaux qui attirent les curieux et les familles avec de jeunes enfants. Retour à l'intérieur de la halle où Nathalie bataille pour prendre des photos dans l'univers Déco'Folie.

« C'est vraiment merveilleux », lâche cette passionnée de street-art qui a fait le trajet depuis Luxeuil-les-Bains. Originaires de Village-Neuf, André et Liliane ont aussi déambulé dans cet espace. « La concentration d'artistes met en valeur toute la région et ça, c'est vraiment très bien », estime le retraité.

Du côté de l'Elsass store, Myriam anime quotidiennement des ateliers de bricolage. La créatrice bas-rhinoise propose aussi du relooking de meubles avec des produits écologiques et alsaciens « et ça plaît énormément. »

À 18 h, les visiteurs se pressaient encore aux caisses d'entrée. « On peut dire que c'est un beau début de foire avec, rien qu'aujourd'hui, plus de 16 000 visiteurs. On a donc dépassé la barre des 30 000 depuis vendredi », se réjouissait hier soir Laurent Grain, le directeur du Parc-Expo.
Justine NALOUEI Y ALLER Foir'Expo de Mulhouse jusqu'au 19 mai tous les jours de 10 h à 20 h (ou 22 h). Plus d'infos : www.parcexpo.fr

 

 
 

Un tournage pour la mémoire

Publié dans le panorama le Lundi 13 mai 2019 à 06:18:34

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Un tournage pour la mémoire
 

 
Le Conseil départemental du Haut-Rhin lance un appel à témoignages avec l'objectif de réaliser un film documentaire qui accompagnera une exposition, prévue en juillet, sur les 80 ans de l'évacuation des Haut-Rhinois dans le Lot-et-Garonne. Au début de l'automne 1939, près de 50 000 Haut-Rhinois ont été évacués vers le Sud-Ouest. Le Lot-et-Garonne a accueilli 11 000 réfugiés alsaciens, dont la totalité des habitants de communes comme Biesheim, Kunheim ou encore Dessenheim. Du fait de l'accueil, parallèlement aux réfugiés, des services de la préfecture du Haut-Rhin et de l'inspection académique à Agen, les relations entre les deux départements ont connu un développement privilégié et leur amitié n'a cessé de se renforcer depuis.

Le tournage du documentaire est prévu mercredi 29 mai, à Colmar. Quels que soient leur forme ou leur contenu, tous les témoignages sont les bienvenus.

Contacter dans un premier temps les Archives départementales pour échanger sur votre vécu. Votre participation au tournage vous sera par la suite confirmée.
CONTACTER Jean-luc Eichenlaub, chef de service des Archives départementales au 03.89.21.97.00 ou par mail : archives@haut-rhin.fr Site internet : www.archives.haut-rhin.fr

 

 
 

Colmar Les musicales Sur les notes d'Hector Berlioz

Publié dans le panorama le Lundi 13 mai 2019 à 06:27:27

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Colmar Les musicales Sur les notes d'Hector Berlioz
 

 
Dans le cadre de l'année Berlioz, célébrant le 150e anniversaire de la mort de l'artiste, le festival Les Musicales n'a pas manqué de mettre à l'honneur le compositeur, à travers deux concerts donnés samedi 11 mai.

En fin d'après-midi, le théâtre municipal de Colmar a résonné du récital du pianiste Jean-Baptiste Fonlupt. Le musicien a entremêlé des arrangements de partitions d'Hector Berlioz et des oeuvres de Franz Liszt.

Dans l'esprit de Liszt, au XIXe siècle, il s'agissait surtout de mettre à portée d'oreille du public des oeuvres difficiles à entendre. Pour l'auditeur actuel, ces pages suscitent surtout l'admiration pour l'interprète. Aussi, en entendant la Danse des Sylphes , extraite de la Damnation de Faust, est-on séduit par la légèreté diaphane du son que produisent les doigts ailés de Jean-Baptiste Fonlupt.
Les Nuits d'été à Saint-Matthieu

La Valse, 2e mouvement de la Symphonie Fantastique, dans sa vélocité phénoménale, ferait presque jeu égal avec l'original, grâce à la virtuosité de l'interprète, aux mains bondissantes, aux doigtés entrecroisés et puissants.

En revanche, dans les deux derniers mouvements de la Fantastique, si brillants soient-ils, on ne peut manquer de se dire qu'il manque quelque chose. Et c'est le génie d'orchestrateur d'Hector Berlioz qui en ressort grandi : comme si le piano n'offrait que la vision en noir et blanc d'une scène largement colorée. Ici, évidemment, l'interprète est hors de cause : quelle vigueur dans le jeu de Jean-Baptiste Fonlupt, quel art des contrastes et des nuances pour éviter que la technique, impeccable, ne prenne le pas sur l'expressivité.

En début de soirée, dans la vaste nef de l'église Saint-Matthieu, la soprano Anna Reinhold, accompagnée de ses musiciens, a chanté Les Nuits d'été d'Hector Berlioz. Il aura fallu que le violoncelliste Marc Coppey ait connaissance de la toute récente transcription de la partition orchestrale par Luca Antignani pour qu'Hector Berlioz puisse être entendu dans un festival de musique de chambre.
Une vie vouée à l'opéra

Cette transcription, donnée pour la première fois en concert, a conservé, pour l'essentiel l'esprit original et souligne efficacement la beauté du chant. Anna Reinhold, dont les fidèles des Musicales connaissent le timbre lumineux et la puissance dramatique, a chanté les six mélodies avec une expressivité sans cesse renouvelée, passant de la grâce moqueuse au pathétique ou à l'ironie tragique et sarcastique. Surmontant l'acoustique défavorable régnant dans l'église, elle a su rappeler qu'Hector Berlioz, qui avait voué sa vie à l'opéra, était un mélodiste et un orchestrateur de génie.

Le Quatuor Kelemen a également interprété le 7e quatuor (le premier des Razumovski) de Ludwig van Beethoven, l'un des maîtres d'Hector Berlioz. Avec un manifeste plaisir du jeu d'ensemble, les quatre artistes (Barnabas Kelemen, Alissa Margulis aux violons, Katalin Kokas à l'alto et Alexander Buzlov au violoncelle) ont conjugué leurs talents dans des échanges éloquents et passionnés. C'est l'Adagio qui a bénéficié de la plus grande intensité. Les Allegros ont été davantage pénalisés par la forte réverbération dans l'église, qui tantôt estompait la finesse des échanges, tantôt introduisait une sorte de confusion dans le son, bien étrangère à l'interprétation. Le contrepoint serré de Ludwig van Beethoven se serait mieux accommodé d'un cadre plus intime.

Le Trio pour flûte violoncelle et piano de Carl Maria von Weber, l'autre maître d'Hector Berlioz, a moins souffert de cette acoustique, grâce à un son plus chaud et une plus grande simplicité dans la mélodie. Alerte et volubile, la flûte de Juliette Hurel a donné gaiement la réplique au violoncelle chaleureux de Marc Coppey, que soutenaient les arabesques pianistiques de Jean-Baptiste Fonlupt.
Jacques WEIL

 

 
 

Horbourg-Wihr Sortie de route : quatre jeunes gens blessés

Publié dans le panorama le Lundi 13 mai 2019 à 06:21:09

© L'alsace, Lundi le 13 Mai 2019
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Horbourg-Wihr Sortie de route : quatre jeunes gens blessés

Quatre jeunes hommes, trois adultes et un mineur, qui se trouvaient dans la même voiture, ont été blessés dans la nuit de samedi à dimanche lors d'une sortie de route due à un cocktail vitesse et alcool.

L'accident s'est produit rue de Lorraine, à Horbourg-Wihr, à 1 h 30, le dimanche matin. Le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule à la sortie d'un virage. La voiture a violemment percuté une autre voiture en stationnement, laquelle a reculé de 25 mètres en arrière sous le choc.

Les occupants étaient en fait six à bord, les deux occupants d'origine, plus quatre auto-stoppeurs. Ils étaient originaires de Horbourg-Wihr, Riquewihr, Wintzenheim et Wolfgantzen.

Les sapeurs-pompiers d'Horbourg-Wihr et ceux de Colmar sont intervenus et ont conduit quatre d'entre eux, âgés de 17, 18, 19 et 20 ans, à l'hopital Pasteur de Colmar pour examen.

La gendarmerie de Colmar a dressé le constat.
Colmar Collision devant l'hopital

Les pompiers de Colmar sont intervenus dimanche, à 6 h 45, pour une collision entre deux voitures, avenue de la Liberté, devant l'hopital Pasteur. Un jeune homme de 28 ans a été légèrement blessé et transporté à l'hopital.
En sens interdit

Les policiers ont interpellé samedi soir un conducteur qui roulait en sens interdit, rue Vauban, à Colmar. Les faits se sont produits à 23 h 20. Le dépistage a indiqué un taux d'alcoolémie de 1,80 g/l. L'individu, un habitant de la région de Colmar, a été placé en cellule de dégrisement. Il a reconnu les faits et comparaîtra en juin prochain en CRPC (comparution en reconnaissance de culpabilité).
Coincé sur un balcon

Un groupe d'enfants jouaient au foot hier après-midi, rue des Marguerite à Colmar, quand ils ont envoyé le ballon sur un balcon au premier étage d'un bâtiment désaffecté. Un des jeunes est grimpé sur le balcon pour le récupérer mais n'a pas réussi à redescendre ensuite. Les pompiers l'ont délivré de son balcon à l'aide d'une échelle coulissante.
Katzenthal Chute à vélo

Une dame d'une cinquantaine d'années à fait une chute à vélo hier, vers 15 h, rue d'Ammerschwihr, à Katzenthal. Les pompiers de Colmar l'ont conduite à l'hopital Pasteur.

 

 
 

Wesserling : Une fête des couleurs sous le soleil

Publié dans le panorama le Lundi 13 mai 2019 à 06:33:03

© Dna, Lundi le 13 Mai 2019
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Wesserling
Wesserling : Une fête des couleurs sous le soleil
Nouveauté 2019, la fête des couleurs a profité hier d'une météo clémente. Les visiteurs ont pu rencontrer la trentaine de photographes qui exposent dans les jardins.

 
La fête des couleurs a débuté par un lancer de poudres colorées.
Destinée à promouvoir l'exposition photographique « l'Inde aux mille couleurs » la fête des couleurs a connu un beau succès dimanche dans les jardins d Wesserling. Animations diverses et sentier des couleurs ont ponctué une très agréable après-midi.

« À travers cette fête, nous avons souhaité mettre en avant l'exposition de photos consacrée à l'Inde qui est le thème des jardins cette année, explique Justine Balland, chargée de communication. Il s'agit aussi de permettre au public de rencontrer les trente photographes exposants et tous présents aujourd'hui. »

François Tacquard, président de la communauté des communes a, en quelques mots, loué la météo enfin clémente et rappelé que c'était à Wesserling qu'avait démarré l'indiennage en termes d'industrie textile.

Le coup d'envoi de la manifestation a été donné par un superbe lancer de couleurs à l'aide de poudres colorées : très spectaculaire. Puis, la danseuse Aurélie Oudiette a présenté deux danses Kathak (danses classiques traditionnelles du nord de l'Inde). A suivi la ballade photos avec la participation des photographes, qui, pour chaque oeuvre, y sont allés de leur commentaire et de leurs petites anecdotes. Conçue par Cécilia Hager, l'exposition présente les photos par groupes de couleurs en liaison avec le lieu d'exposition.

Tout en découvrant les témoignages, les anecdotes et les nombreuses histoires que cachent ces clichés multicolores, on pouvait aussi s'amuser. Le manège en bois a été peint au pochoir, on pouvait s'amuser à « accroche des fils colorés à l'arbre », créer des kolams géants (équivalent d'un mandala) ou s'initier au yoga.
François FROEHLY

 

 
 

 

colmar Festival Les Musicales : Sur les notes de Berlioz

Publié dans le panorama le Lundi 13 mai 2019 à 06:29:59

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colmar Festival Les Musicales
colmar Festival Les Musicales : Sur les notes de Berlioz
Les Musicales ont rendu hommage à Hector Berlioz, samedi, à travers deux concerts au théâtre municipalet à l'église Saint-Matthieu de Colmar. Au programme, ses oeuvres et celles de ses maîtres, Beethoven et Weber.

 
Le pianiste Jean-Baptiste Fonlupt a donné, samedi, un récital entremêlé d'oeuvres de Franz Liszt et d'arrangements de partitions d'Hector Berlioz.
Dans le cadre de l'année Berlioz, célébrant le 150e anniversaire de la mort de l'artiste, le festival Les Musicales n'a pas manqué de mettre à l'honneur le compositeur, à travers deux concerts donnés, ce samedi.

En fin d'après-midi, le théâtre municipal de Colmar a résonné du récital du pianiste Jean-Baptiste Fonlupt. Le musicien a entremêlé des paraphrases ou arrangements de partitions d'Hector Berlioz avec des oeuvres de Franz Liszt.

Dans l'esprit de Liszt, au XIXsiècle, il s'agissait surtout de mettre à portée d'oreille du public des oeuvres difficiles à entendre. Pour l'auditeur actuel, ces pages suscitent surtout l'admiration pour l'interprète. Aussi, en entendant la Danse des Sylphes, extraite de la Damnation de Faust, est-on séduit par la légèreté diaphane du son que produisent les doigts ailés de Jean-Baptiste Fonlupt.
Les Nuits d'été à Saint-Matthieu

La Valse, 2e mouvement de la Symphonie Fantastique, dans sa vélocité phénoménale, ferait presque jeu égal avec l'original, grâce à la virtuosité de l'interprète, aux mains bondissantes, aux doigtés entrecroisés et puissants.

En revanche, dans les deux derniers mouvements de la Fantastique, si brillants soient-ils, on ne peut manquer de se dire qu'il manque quelque chose. Et c'est le génie d'orchestrateur d'Hector Berlioz qui en ressort grandi : comme si le piano n'offrait que la vision en noir et blanc d'une scène largement colorée. Ici, évidemment, l'interprète est hors de cause : quelle vigueur dans le jeu de Jean-Baptiste Fonlupt, quel art des contrastes et des nuances pour éviter que la technique, impeccable, ne prenne le pas sur l'expressivité.
Un mélodiste etun orchestrateur de génie

En début de soirée, dans la vaste nef de l'église Saint-Matthieu, les musiciens ont accompagné la soprano Anna Reinhold dans Les Nuits d'été d'Hector Berlioz. Il aura fallu que le violoncelliste Marc Coppey ait connaissance de la toute récente transcription de la partition orchestrale par Luca Antignani pour qu'Hector Berlioz puisse être entendu dans un festival de musique de chambre. Cette transcription, donnée pour la première fois en concert, a conservé pour l'essentiel l'esprit original et souligne efficacement la beauté du chant.

Anna Reinhold, dont les fidèles des Musicales connaissent le timbre lumineux et la puissance dramatique, a chanté les six mélodies avec une expressivité sans cesse renouvelée, passant de la grâce moqueuse au pathétique ou à l'ironie tragique et sarcastique. Surmontant l'acoustique défavorable régnant dans l'église, elle a su rappeler qu'Hector Berlioz, qui avait voué sa vie à l'opéra, était un mélodiste et un orchestrateur de génie.

Le Quatuor Kelemen a également interprété le 7e quatuor (le premier des Razumovski) de Ludwig van Beethoven, l'un des maîtres d'Hector Berlioz. Avec un manifeste plaisir du jeu d'ensemble, les quatre artistes (Barnabas Kelemen, Alissa Margulis aux violons, Katalin Kokas à l'alto et Alexander Buzlov au violoncelle) ont conjugué leurs talents dans des échanges éloquents et passionnés. C'est l'Adagio qui a bénéficié de la plus grande intensité. Les Allegros ont été davantage pénalisés par la forte réverbération dans l'église, qui tantôt estompait la finesse des échanges, tantôt introduisait une sorte de confusion dans le son, bien étrangère à l'interprétation. Le contrepoint serré de Ludwig van Beethoven se serait mieux accommodé d'un cadre plus intime.

Le Trio pour flûte, violoncelle et piano de Carl Maria von Weber, l'autre maître d'Hector Berlioz, a moins souffert de cette acoustique, grâce à un son plus chaud et une plus grande simplicité dans la mélodie. Alerte et volubile, la flûte de Juliette Hurel a donné gaiement la réplique au violoncelle chaleureux de Marc Coppey, que soutenaient les arabesques pianistiques de Jean-Baptiste Fonlupt.
JACQUES WEIL