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Le retour des deux ex-otages français

Publié dans le panorama le Dimanche 12 mai 2019 à 09:27:25

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Le retour des deux ex-otages français
 

 
Laurent Lassimouillas et Patrick Picque, en compagnie de l'otage sud-coréenne qui a été libérée en même temps qu'eux.  Photo AFP / FRANCOIS GUILLOT
C'est sous la pluie, samedi à 18 heures, que les deux otages français et l'otage sud-coréenne, libérés par les forces françaises au Burkina Faso, sont arrivés à l'aéroport de Villacoublay à bord d'un Falcon de l'armée de l'Air. Emmanuel Macron, accompagné du ministre des Affaires étrangères et de la ministre de la Défense, les a accueillis sur le tarmac. Un accueil sobre sans effusions, ni accolades ou déclarations du président. Sans doute par respect et en hommage aux deux soldats français qui ont perdu la vie dans l'opération de libération.

Le président s'est ensuite entretenu avec Laurent Lassimouillas, Patrick Picque et leurs familles dans un bâtiment de la base.
Polémique

« Il est très important pour les militaires qu'il se rende sur place, il est dans son rôle de chef des armées », a expliqué l'entourage du chef de l'État. « C'est une mission qu'il a décidée lui-même en tant que chef des armées donc il veut aller au bout de cela. »

« Sa décision d'aller accueillir les otages va de pair avec sa décision de rendre un hommage mardi aux militaires » à Paris, a poursuivi cette source, en soulignant qu'Emmanuel Macron « est le président de tous les Français, y compris ceux qui ont commis des actes inconsidérés ».

Car la décision des deux touristes d'aller en vacances dans cette zone a alimenté la polémique tout au long de la journée de samedi. Jean-Yves Le Drian a le premier déploré « les risques majeurs pris par les otages » dans une « zone rouge ». Le maire LR de Toulon chef-lieu du département où étaient basés les militaires tués, Hubert Falco, est allé plus loin en refusant de « cautionner l'accueil solennel envisagé » pour les ex-otages qu'il a qualifiés de « touristes inconscients ». Pourtant, le magazine Marianne et France Info ont produit des captures d'écran qui montrent que la zone du Parc de la Pendjari - où se trouvaient les Français au moment de leur enlèvement - est passée en zone rouge sur le site Internet des Affaires étrangères dix jours après l'enlèvement...
Hommage appuyé aux deux soldats

Laurent Lassimouillas, qui a lu une déclaration, aux côtés de Patrick Picque et de l'otage sud-coréenne, a fait acte de contrition : « Sans doute aurions-nous dû prendre davantage en considération les recommandations de l'État et la complexité de l'Afrique » et « éviter de nous rendre dans cette magnifique région du monde qui malheureusement bascule dans l'instabilité. » Avant cela, il a, comme le matin lorsque les ex-otages ont été reçus par le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, rendu un hommage appuyé aux deux soldats décédés dans l'opération. « Nos premières pensées vont aux deux militaires qui ont donné leur vie pour nous libérer de cet enfer, leur sacrifice donne un sens à nos vies ».

« L'heure est désormais à la fierté et à l'hommage », a déclaré la ministre de la Défense Florence Parly invitant les Français à se joindre à l'hommage national qui sera rendu aux deux militaires , Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, mardi aux Invalides.

 

 
 

 

Fontanel et Keller sur la même scène, Ries absent

Publié dans le panorama le Dimanche 12 mai 2019 à 09:15:31

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Fontanel et Keller sur la même scène, Ries absent
 

 
La disruption politique est toujours en marche. Illustration encore ce samedi après-midi au meeting de la liste Renaissance (LaREM-MoDEM-Agir) à Strasbourg où Yves Bur, ancien député UMP, maire de Lingolsheim et 2e vice-président du président socialiste de l'Eurométropole côtoyait Alain Fontanel, premier adjoint macroniste du maire socialiste de Strasbourg. Même un gilet jaune n'y retrouverait plus ses petits sur un giratoire.

Et ce n'est pas tout ! Fontanel, élu aux municipales de 2008 et 2014 sur une liste opposée à celle de l'ancienne maire Fabienne Keller (à l'époque UMP), soutient maintenant la liste sur laquelle elle figure (7e de la liste Renaissance, sur le quota Agir). Il s'est même retrouvé à inviter sur scène son ancienne ennemie, « Fabienne Keller, qui s'est beaucoup battue pour Strasbourg », a-t-il bredouillé.

Le maire de Strasbourg Roland Ries, qui avait pourtant promis de soutenir ses deux adjointes Pernelle Richardot (12e sur la liste Glucksmann) et Nawel Rafik-Elmrini (29e sur la liste Loiseau) était absent du meeting du parti présidentiel. Il était en revanche présent jeudi pour la soirée de la liste Envie d'Europe (PS-Place Publique) à Strasbourg en présence de Raphaël Glucksmann et d'Olivier Faure (patron du PS), Roland Ries y a précisé qu'il « souhaite que notre liste fasse le meilleur score possible ». Son choix semble fait.
F. By et ACB

 

 
 

 

« L'incapacité française à se décentraliser »

Publié dans le panorama le Dimanche 12 mai 2019 à 09:17:36

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« L'incapacité française à se décentraliser »
 

 
Tradition oblige, c'est chaque année à l'occasion de la Foire internationale de Mulhouse que se tient la Journée des maires du Haut-Rhin. Pour ce nouveau rendez-vous, le protocole a été bousculé, les élus ont observé une minute de silence en hommage aux soldats français tués lors de la libération des otages au Burkina Faso.

La réunion a repris ensuite son cours normal avec une première intervention, celle de la maire de Mulhouse, Michèle Lutz, qui a plaidé pour une union des forces locales : « On ne peut pas tout attendre de l'État ! Une partie des solutions viendra de nous. L'innovation doit venir des territoires que nous représentons. Mais les collectivités ne doivent pas s'opposer les unes aux autres. »

Pour sa part, Christian Klinger, le président de l'association des maires du Haut-Rhin, a évoqué la résolution de l'association à destination du gouvernement dans le cadre du grand débat : « Nous appelions l'attention du gouvernement tant sur les contraintes insupportables, qui remettent en cause la libre administration des collectivités locales, que sur le sentiment d'abandon ressenti par certains concitoyens, notamment en ce qui concerne l'accès aux services publics de proximité. Le président de la République a annoncé un nouvel acte de décentralisation adapté à chaque territoire, portant sur le logement, le transport et la transition écologique. Il convient également d'annoncer les moyens qui vont avec... » Et de glisser au passage que « 79 % des communes haut-rhinoises verront leur dotation globale de fonctionnement baisser ».

Invité à cette grand-messe, Jean Rottner, le président de la région Grand Est, a rappelé le potentiel du territoire et indirectement de chaque commune qui la constitue, tout en pointant du doigt « le mal français, cette incapacité de notre pays à se décentraliser véritablement ». Pour illustrer ses propos, il a comparé le Grand Est au Bade-Wurtemberg, en Allemagne : « Stuttgart dispose de 31 milliards d'euros de budget annuel, quand Strasbourg n'en a que 3 ! Il faut un facteur cinq pour mesurer le retard français en matière de décentralisation. »
« Il faut que l'État fasse d'avantage confiance aux élus locaux »

Mais le budget ne dit pas tout. « Le Bade-Wurtemberg a plus de latitude dans la recherche, l'innovation, le développement économique, l'emploi ou encore l'éducation. Il faut que l'État fasse d'avantage confiance aux élus locaux. C'est sur le terrain que les solutions se trouvent, au contact des entreprises, des associations, des acteurs sociaux, économiques et culturels. » Jean Rottner n'a pas eu peur de critiquer ce système de l'entre soi qui freine les collectivités territoriales et fait que « certains de nos dirigeants refusent de voir qu'il y a une réalité en dehors des sept premiers arrondissements parisiens. Regardons nos voisins, ils n'ont aucun complexe avec la décentralisation, aucun complexe avec la régionalisation... »

Et pour convaincre des leviers qui existent ici, il a réaffirmé « que nous ne sommes pas une petite région en France. Nous avons vocation à appartenir au peloton de tête européen ! Un seul chiffre : depuis le 1er janvier 2019, nous avons dépassé le milliard d'euros d'investissements industriels dans le Grand Est. Et l'année n'est pas finie... »

Europe Depuis le Sud et l'Est vers le Nord L'autre migration dans l'Union

Publié dans le panorama le Dimanche 12 mai 2019 à 09:31:11

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Europe Depuis le Sud et l'Est vers le Nord
L'autre migration dans l'Union
Les jeunes Espagnols ou Hongrois, souvent les mieux formés, partent travailler en Allemagne ou au Royaume-Uni. Cette migration interne, qui creuse les inégalités en Europe, pourrait être la prochaine crise.
 

 
Josema est finalement resté à Madrid. Il y a trois ans, en galère, il voulait partir pour la France, voire le Canada, comme nombre de ses amis. La reprise économique lui a ménagé des petits boulots pour financer ses études d'aéronautique. Il espère maintenant travailler chez EADS, en France... Entre-temps, ses amis partis à l'étranger ne sont pas revenus.
Une perte pour leur pays

L'Espagne perd ainsi chaque année une partie de sa force de travail au profit de la France ou l'Allemagne. Deux chiffres résument le mouvement : entre les départs et les arrivées chez les 20-34 ans, le solde est négatif de 136 000 en Espagne, et positif de 492 000 en Allemagne, sur la période 2013-2017.

C'est « l'autre migration » de l'Union européenne. Pas celle des migrants chassés par la guerre en Syrie ou la pauvreté en Afrique. Non, la migration des citoyens européens, et surtout des plus jeunes et des mieux formés, des pays pauvres vers les pays riches.

« Ces migrants sont une perte pour les pays d'origine qui ont financé leur éducation et leur formation, explique l'Institut Bruegel qui publie ces chiffres. Et un gain pour les pays d'accueil, où ils paient des cotisations sociales et des impôts, et comblent les pénuries des marchés du travail. »
L'Est, puis le Sud

Les perdants sont d'abord à l'Est. Les anciens États communistes, dont les économies ont durement souffert dans le changement de système, ont vu leur jeunesse partir à l'Ouest dès la chute du Mur de Berlin. Et la saignée continue : la Lituanie a un solde négatif de 85 000 jeunes entre 2013 et 2017, quand elle n'enregistre que 30 000 naissances par an.

Les perdants sont ensuite au Sud, depuis l'éclatement en 2010 de la crise de l'euro. L'Espagne et, bien sûr, la Grèce : près de 400 000 Grecs, sur une population de dix millions, vivent entre l'Allemagne, le Benelux et le Royaume-Uni.

La situation économique a beau s'améliorer, au Sud comme à l'Est, les retours sont rares, et plutôt synonymes d'échecs : de jeunes diplômés qui exerçaient des emplois peu qualifiés, souligne une autre étude de Bruegel.
Crise démographique

Les gagnants sont les pays riches du Nord de l'Union : l'Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, l'Autriche... Ils ont en commun d'avoir une balance des paiements positive, c'est-à-dire un solde financier et commercial en excédent. En clair, ils gagnent sur tous les tableaux.

Le déséquilibre n'est pas tenable. D'autant que les pays perdant leur jeunesse ne sont pas moins en crise démographique que l'Allemagne. Le sujet est devenu très politique : en Hongrie, passée sous la barre symbolique des dix millions d'habitants, le Premier ministre Viktor Orban veut contraindre les boursiers à rester dans le pays, mais en appelle aussi aux minorités hongroises des pays voisins. La crise des migrants est finie, expliquait récemment le politologue bulgare Ivan Krastev dans Le Monde. « La démographie, en revanche, est en passe de devenir une question cruciale. »La liberté de bouger, naguère vécue comme une chance, devient un péril national. Ces pays aussi pourraient avoir envie, comme le Royaume-Uni du Brexit, de « reprendre le contrôle » sur les migrations - mais dans l'autre sens.
Francis BROCHET

 

 
 

 

« L'Europe oui, mais pour quoi faire ? »

Publié dans le panorama le Dimanche 12 mai 2019 à 09:40:04

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« L'Europe oui, mais pour quoi faire ? »
 

 
Le Mouvement européen, association créée en 1949 et réunissant, « au-delà de leur appartenance politique », des personnes engagées en faveur de la construction européenne, a pris l'initiative d'organiser un débat au campus Fonderie à Mulhouse, sur le thème « L'Europe oui, mais pour quoi faire ? ». Quelque 150 personnes y ont assisté.

Si les partis europhobes n'étaient pas conviés, les candidats de cinq listes ont répondu présents (dans l'ordre sur la photo) : le régionaliste François Alfonsi pour Europe écologie (9e sur la liste), Jérôme Quéré pour Place publique-PS (27e), Stéphanie Villemin pour La République en marche (41e), Antoine Waechter pour Urgence écologie (79e) et Anne Sander pour les Républicains (seule députée européenne sortante, 8e de la liste et donc éligible) se sont prêtés au jeu.

Les questions venaient de la salle, écrites sur des post-it, et lues par un membre de l'association. Certaines semblaient faire consensus, comme la nécessité de limiter le pouvoir des lobbies. Anne Sander se fera pourtant attaquer un peu plus tard par François Alfonsi, à propos de la FNSEA et du climat. À ce sujet le candidat EELV a soulevé le problème de la concordance entre intentions et actes. Anne Sander considère que « l'Europe protège l'environnement », avec les lois antipollution, les prêts à taux zéro, mais Jérôme Quéré veut, lui, « se bouger. Fini le temps des mesurettes ! » Et Antoine Waechter considère qu'« il faut modifier fondamentalement nos modes de vie ».

La salle ne s'est pas laissée séduire. « En fait, vous êtes tous pour l'écologie ! », lâche une auditrice exaspérée, alors que Stéphanie Villemin botte en touche sur le GCO et Stocamine, « qui ne sont pas des dossiers européens » pour elle. La candidate LaRem a énuméré les personnalités de sa liste se revendiquant de l'écologie, s'attirant les sifflets de la salle.
« Une harmonisation sur ce qui se fait le mieux »

Divergences de points de vue sur des questions comme les traités de libre-échange. D'un côté, préférence communautaire et réciprocité (Anne Sander et Stéphanie Villemin), contrat d'échanges gagnant-gagnant (Antoine Waechter), et de l'autre, souhait du respect des droits de l'homme et de l'environnement (Jérôme Quéré et François Alfonsi).

Sur le social aussi, le fossé est creusé. Antoine Waechter souhaite « un Smic dans tous les pays et une politique sociale donnant un emploi à tout le monde » ; François Alfonsi vise « l'égalité des droits pour tous les citoyens européens » ; Jérôme Quéré propose « une harmonisation sur ce qui se fait le mieux » ; Stéphanie Villemin est favorable au salaire minimum représentant 50 % du salaire médian du pays ; Anne Sander veut prendre le problème par le prisme des charges sociales.

L'Europe, c'est aussi la libre circulation des personnes. Et sur les questions de démocratie, Antoine Waechter a regretté des dérives de nos « dictatures libérales », responsables de la montée des populismes. Même si tous les candidats l'ont revendiquée, pour lui, « la question de la paix a été oubliée et l'Europe devrait être un médiateur ».

Anne Sander a été interrogée sur la présence de Viktor Orbán au sein du PPE, groupe européen auquel appartient LR. Selon elle, d'autres gouvernants posent problème, comme à Malte ou en Roumanie. Jérôme Quéré assure ne pas cautionner les socialistes roumains et propose que la Cour de justice de l'Union européenne gère ces questions. Anne Sander pose le problème des frontières et pour Stéphanie Villemin, la montée des populismes est due au fait qu'on « n'a pas su gérer l'immigration » et la crise en Italie. François Alfonsi approuve et veut régler le problème de l'immigration (Syrie et Érythrée) en aidant les pays à « gagner leurs enjeux démocratiques locaux ».
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

13 millions d'euros pour agrandir le Parc-Expo de Mulhouse

Publié dans le panorama le Dimanche 12 mai 2019 à 09:20:38

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13 millions d'euros pour agrandir le Parc-Expo de Mulhouse
 

 
Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace agglomération (M2A), a dévoilé, vendredi soir lors de l'ouverture de la Foir'Expo, un projet conséquent d'extension du Parc-Expo. Photo L'Alsace/Darek Szuster
Une fois n'est pas coutume. L'inauguration de la Foir'Expo, la manifestation commerciale du printemps à Mulhouse, vendredi soir, a été l'occasion d'une annonce : le Parc-Expo, qui accueille la foire jusqu'au 19 mai, va faire l'objet d'un agrandissement de 3 000 m² et d'une rénovation.

Inauguré en 1996, le parc des expositions et des congrès de Mulhouse est construit sur 12 ha dans le secteur nord/nord-est de la ville. Il dispose actuellement de 17 000 m² de bâtiments modulables - un espace exposition, un espace congrès et un espace spectacle -, d'un accès direct à l'autoroute A36 et de 2 500 places de parking.
130 événements,600 000 visiteurs,15 000 nuitées...

« Le Parc-Expo est un équipement majeur de l'agglomération mulhousienne. Il renforce le rayonnement et l'attractivité de notre territoire : en organisant plus de 130 événements, en accueillant environ 600 000 visiteurs, en générant 15 000 nuitées, en développant de nouveaux salons », a indiqué Fabian Jordan, le président de Mulhouse Alsace agglomération (M2A), principal actionnaire de Mulhouse Expo SAEML, la société qui exploite le site, avec la ville de Mulhouse et la Chambre de commerce et d'industrie, dans son discours inaugural, vendredi soir. « Malheureusement, il doit refuser un certain nombre de salons ou congrès faute de place... C'est pour cela qu'il est apparu nécessaire de réfléchir à une extension et à un rafraîchissement des halles actuelles. Si cet équipement veut maintenir et développer son attractivité, répondre aux besoins actuels, à l'accroissement de la demande et faire face à la concurrence des villes voisines, une nouvelle dimension doit lui être donnée », a-t-il poursuivi.

Bien qu'aucune décision politique et administrative n'ait encore été votée, Fabian Jordan a dévoilé les grandes lignes de ce projet initié il y a deux ans : « Il est nécessaire de créer 3 000 m² de halles supplémentaires et de rénover les bâtiments existants afin de se mettre au niveau d'autres équipements proches de nous. L'agrandissement devrait permettre d'accueillir a minima 30 nouvelles manifestations sur l'année, qui généreraient 120 000 visiteurs supplémentaires, 4 000 nuitées et 8 millions d'euros dans l'économie locale », a assuré le président de M2A.

« Les investissements sont estimés à 13,45 millions d'euros. En lien avec ce projet ambitieux et structurant, l'accessibilité depuis l'A36 sera renforcée avec la réalisation d'un nouvel échangeur », a-t-il conclu.

 

 
 

 

Qui se souvient de l'Évacuation ?

Publié dans le panorama le Dimanche 12 mai 2019 à 09:21:49

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Qui se souvient de l'Évacuation ?
 

 
Dessin de Hansi illustrant l'Évacuation, réalisé pour un ex-libris de l'avocat Henry Mennrath, secrétaire général du Service des réfugiés à Agen. DR
C'était à l'automne 1939, il y aura bientôt quatre-vingts ans. Une personne qui avait alors 15 ans en a désormais 95. Combien, dans le Haut-Rhin, peuvent encore parler de ce moment terrible de l'Évacuation, qui fut tout à la fois un traumatisme et une aventure, un déchirement et une découverte ?

Le 1er septembre 1939, sous la menace de la guerre, quelque 600 000 Alsaciens et Mosellans issus de 550 communes situées dans une bande d'environ 9 km de large le long de la frontière allemande ont été contraints de partir pour une destination inconnue dans « la France de l'intérieur », laissant derrière eux leurs maisons et leurs terres et n'emportant avec eux que 30 kg de bagages et trois jours de vivres.
Dans le Lot-et-Garonne, le Gers et les Landes

Dans ce total, on dénombrait environ 375 000 Alsaciens, dont un peu moins de 50 000 Haut-Rhinois. Ces derniers furent évacués dans le Lot-et-Garonne, le Gers et les Landes. Ceux qui reviendront - ce fut la majorité - ne pourront le faire qu'à l'été ou à l'automne 1940.

Par le biais de son service d'archives, le conseil départemental du Haut-Rhin lance aujourd'hui un appel à témoignages : il souhaite que tous les Haut-Rhinois qui se souviennent de l'Évacuation se signalent et viennent raconter cette page d'histoire devant une caméra. Si un nombre suffisant d'« acteurs » se manifeste, un film documentaire d'une quinzaine de minutes sera tourné le mercredi 29 mai à l'hôtel du département, à Colmar.

Mais le Haut-Rhin ne recherche pas seulement la parole, forcément rare, des témoins directs : « On espère aussi qu'il reste dans des familles des documents et des objets liés à cette époque, et que l'on voudra bien nous confier », précise Jean-Luc Eichenlaub, chef du service des Archives départementales du Haut-Rhin. Il pourrait s'agir de photographies, de cahiers d'élèves - car les écoles aussi ont été déplacées - ou encore de papiers administratifs liés par exemple aux commissions de sauvegarde, restées le long du Rhin pour surveiller des villages devenus fantômes... Toutes les contributions sont bienvenues ; il faudra juste, avant de se déplacer, les proposer par téléphone ou par courriel aux Archives afin de s'assurer de leur intérêt. Ensuite, à l'image de ce qui a été fait pour la Grande Guerre, les documents seront numérisés et leurs possesseurs pourront soit en confier la conservation aux Archives, soit les remporter chez eux.
Une expositionprévue en juillet

En plus de l'éventuel film documentaire, une exposition sur l'Évacuation sera montée et présentée courant juillet dans les locaux de l'hôtel du département. Elle sera vue par une délégation du Lot-et-Garonne, présente cet été dans le Haut-Rhin. « Les deux départements sont jumelés depuis 1950, rappelle Jean-Luc Eichenlaub. 11 000 Haut-Rhinois ont été évacués dans le Lot-et-Garonne : c'est moins que dans le Gers et les Landes, mais il se trouve que c'est à Agen, préfecture du Lot-et-Garonne, qu'avaient été rapatriés les services de la préfecture et de l'inspection académique du Haut-Rhin. » Chaque année, les uns rendent visite aux autres, soit ici, soit là-bas. Ce que l'on célébrera en 2019 dans le Haut-Rhin, ce sera aussi l'histoire d'une amitié. Et celle-ci est toujours plus forte quand elle naît dans la difficulté. H. de C.
CONTACTER Archives départementales du Haut-Rhin, ? 03.89.21.97.00 ;courriel : archives@haut-rhin.fr

 

 
 

 

bas rhin - La protection de l'enfance sous tension

Publié dans le panorama le Dimanche 12 mai 2019 à 09:14:11

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social
bas rhin - La protection de l'enfance sous tension
Le département du Bas-Rhin est confronté à une hausse sensible des jeunes confiés à l'Aide sociale à l'enfance. La collectivité assure réagir en conséquence, ce dont doutent les syndicats, qui menacent d'une action mardi, après une grève le 30 avril.
 

 
Si ce service ne va pas bien, des enfants peuvent aller très mal. Les agents de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) remplissent une mission essentielle et ardue : protéger l'enfance en danger. Or, assure Hülliya Turan, représentante du personnel pour la CGT au sein du conseil départemental du Bas-Rhin, « chez les agents, le fil est en train de craquer. Il y a un gros malaise et une demande de mobilisation. »

Ce malaise et cette mobilisation se sont traduits dans le Bas-Rhin par une grève le mardi 30 avril dernier. Hülliya Turan a comptabilisé 49 grévistes sur 16 9 agents. Ceci représente moins d'un tiers ou plus si, comme la syndicaliste, on ne tient pas compte de l'encadrement et des personnes en arrêt maladie. Une précédente grève avait eu lieu au printemps dernier ; elle avait moins mobilisée que celle-ci.
Plus de 130 enfants en plus en un an

Ces deux actions ont été lancées à l'appel de la CGT, qui évoque « près de 130 enfants en danger toujours dans leurs familles sans solution de placement » et une « centaine de mineurs non accompagnés hébergés en hôtel sans suivi éducatif ». « En théorie, chaque agent doit s'occuper de 40 enfants ; dans la réalité, c'est plus, poursuit la syndicaliste. Les difficultés de la société font que les besoins augmentent. Or, au sein du service, les moyens sont constants. » Comme souvent, les diverses revendications se résument simplement : plus de moyens. En mettant un terme à la précarité des contrats, en ouvrant des places d'accueil, en déchargeant les agents de tâches administratives...

Côté direction, on s'accorde sur le constat concernant la conjoncture, mais on conteste sans surprise celui concernant la réponse donnée. « Les problématiques sociales explosent, c'est vrai, et pas seulement dans le Bas-Rhin, mais nous ne raisonnons pas à moyens constants ! », assure la directrice générale des services Delphine Joly.

Quand les sociétés souffrent, les enfants font partie des victimes. « Nous sommes confrontés à une hausse des jeunes confiés à l'ASE, remarque le vice-président du Bas-Rhin Étienne Burger. Il y en avait 2 608 en mars 2018, il y en a 2 741 en mars 2019. Soit plus de 130 enfants en un an. » Cet accroissement est généré par des carences familiales locales et par la question migratoire. Concernant les mineurs non accompagnés, Delphine Joly parle d'une « massification » du phénomène : on en dénombrait 367 en janvier 2018, on en recense 488 un an plus tard.

Face à cette « explosion » des besoins, « le Bas-Rhin a voté en 2018 un plan d'action Jeunesse-famille de 145 MEUR annuels, et on l'a encore augmenté d'environ 4 MEUR en 2019 », rappelle Étienne Burger. Delphine Joly répond par ailleurs aux critiques point par point : une vingtaine de postes sont en cours de recrutement, des personnes en charge de l'administratif sont pérennisées, des places d'accueil sont créées, un accompagnement du personnel est mis en place... Les chiffres de la CGT sont minorés : la directrice évoque plutôt une centaine d'enfants non encore placés et environ 80 à l'hôtel, « mais avec un suivi. Les décisions prises permettront de résorber ces problèmes. On fera face à cette explosion des besoins, et même à une suivante... »
Création d'une intersyndicale

Delphine Joly a entrepris une série de rencontres avec le personnel pour expliquer cette politique. Reste à convaincre les syndicats : la CGT a constitué une intersyndicale sur cette question avec les quatre autres organisations présentes au Département (FO, Unsa, CFDT, CFTC). Une réunion avec la direction est prévue lundi ; si les syndicats ne sont toujours pas convaincus, une nouvelle grève débutera mardi. « Des annonces, il y en a déjà eu, on veut des actes ! », martèle Hülliya Turan.

Cette charge exponentielle est un fardeau pour les Départements ; dans une tribune publiée ce mardi dans les DNA, le président du Bas-Rhin Frédéric Bierry a appelé à « une prise de conscience de toute la société » pour répondre à ce défi. Mais, paradoxalement, ce fardeau est aussi une chance : il rappelle que les Départements, si souvent remis en cause mais en charge de la cohésion sociale, sont aujourd'hui indispensables.
H. de C.

 

 
 

 

municipales secteur guebwiller - Entre motivation et incertitudes

Publié dans le panorama le Dimanche 12 mai 2019 à 09:18:52

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municipales secteur guebwiller - Entre motivation et incertitudes
 

 
Dans les cinq communes de la région de Guebwiller qui dépendent de M2A, les discussions sur les prochaines municipales vont déjà bon train.
Il y va

? Jean-Claude Eicher (Pulversheim) :

« Je vais y retourner. » C'est ce qu'annonce sans tergiverser le maire de Pulversheim qui achève son 2e mandat. Et ce n'est pas un coup de tête mais « une décision mûrement réfléchie », assure l'intéressé. Ces derniers temps, plusieurs signes allaient dans le sens d'un lancement de campagne ou au moins d'un bilan, en particulier une « Édition spéciale » de 28 pages sur papier glacé de Pulversheim information (en général un 4 pages sur papier ordinaire). Mieux, Jean-Claude Eicher sait déjà qu'une « bonne partie de l'équipe » repart avec lui et que « du sang neuf s'annonce aussi ». Il est même plutôt confiant : « On a fait un mandat exceptionnel et j'ai le soutien de la population. »
Ils devraientse représenter

? Fabian Jordan (Berrwiller)

Le président de M2A et maire de Berrwiller est sur tous les fronts. Tellement qu'on peine à imaginer les prochaines élections sans lui. Et pourtant, il n'a que deux mandats de maire à son actif et deux années passées à la tête de M2A. Toutefois, sur la forme, il n'entend pas modifier ses habitudes de gouvernance : « Je vais échanger avec mes conseillers, nous allons prendre notre décision et je me positionnerai officiellement après. » Ce qui est sûr, s'il repart, c'est qu'il tient à conserver une présence dans le village et y porter les projets. Quant à M2A, il continuera à défendre l'existence des communes et la place des maires au sein de l'intercommunalité. N'est-ce pas déjà la base d'un programme ?

? Jean-Paul Julien (Bollwiller)

Sa décision n'est pas encore vraiment prise mais « j'y réfléchis », assure Jean-Paul Julien. Élu maire en 2014, il reconnaît que ce n'est pas toujours facile de cumuler activité professionnelle et présence à la mairie. Il devrait prendre sa retraite cet automne. Et comme l'envie est là, les projets aussi, tout est ouvert. « Je me positionnerai officiellement en septembre. »
Il ne se prononce pas

? Pierre Salze (Feldkirch)

Élu en 2016 après la démission de Bertrand Felly, Pierre Salze refuse de se prononcer « avant d'en parler avec les conseillers ». Il espère d'ailleurs « une décision d'équipe ». On ne saura rien avant le mois de juin.
Il ne sait plus

? Jean-Claude Mensch (Ungersheim)

Depuis plusieurs mois, les temps sont durs pour Jean-Claude Mensch, qui en a pourtant vu d'autres (il a cinq mandats derrière lui). « Je souhaitais arrêter mais un certain nombre d'obstacles se sont dressés sur la voie bienheureuse de l'arrêt que je m'étais tracée », glisse-t-il. Ses soucis ? Il y a eu l'incendie, en novembre 2017, de la future maison des natures et des cultures d'Ungersheim, qui l'a beaucoup affecté. Et depuis près de deux ans, il n'arrive pas à faire avancer son projet d'épicerie dans les locaux de l'ancienne Poste. La commune, propriétaire des lieux, est en conflit avec les locataires. Et vice-versa. « Mais tout ça, c'est politique », assure-t-il, lesdits locataires étant supposés être en lien avec l'opposition de plus en plus virulente au maire et à son équipe. « J'ai envie de lâcher, je peux aussi très bien continuer à me battre sans être élu. Mais je ne sais plus. » Il y a quelques mois encore, la rumeur plaçait Catherine Muller, sa fille, élue dans un premier temps dans les rangs de l'opposition, à la tête de l'équipe municipale. Les jeux ne sont décidément pas faits.

 

 
 

 

Le pont sur l'Ill en réfection

Publié dans le panorama le Dimanche 12 mai 2019 à 09:26:59

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Le pont sur l'Ill en réfection
 

 
Le pont sur l'Ill, à l'intersection avec la RD201, doit être rénové d'ici le mois d'octobre. Photo DNA
« Le pont sur l'Ill, qui date de l'après-guerre et avait été rénové il y a une trentaine d'années, est en très mauvais état. Cela fait déjà trois ou quatre ans que l'on parle de sa réfection, le chantier devait déjà avoir lieu l'année dernière et doit finalement être engagé prochainement par le département du Haut-Rhin pour une réouverture fin octobre », explique le maire de Réguisheim Bernard Hoegy. Sur place, à l'intersection de la RD201 et de la D47 en direction de Merxheim et Ungersheim, le pont qui relie les deux parties du village fait actuellement l'objet de travaux préparatoires du chantier. Ce dernier devrait débuter à la fin du mois et la circulation y sera coupée à partir du 8 juillet et jusqu'au 2 septembre avec la mise en place de déviations par Ensisheim et Meyenheim.
Une passerelle et des feux tricolores

« La circulation sera perturbée avec la mise en place d'un alternat au niveau du pont jusqu'au 5 juillet pour les véhicules, mais pendant toute la durée du chantier, les piétons et les cyclistes pourront continuer de l'emprunter puisqu'une passerelle sera installée. Le gros du chantier s'échelonnera en juillet et août parce que c'est la période creuse pour les écoles et les entreprises et parce que c'est là qu'il y aura le moins de perturbations. » La structure du pont va être reprise, ainsi que son assise qui est en mauvais état. « Il faudra notamment surélever le pont d'1,50 m pour la réfection des piles du pont », poursuit le maire de Réguisheim.
Le passage souterrain supprimé

Le pont actuel qui a une longueur de 70 m, sera aussi élargi : « il n'y aura plus de trottoirs sur la partie nord du pont. Une passerelle de 2 mètres de large sera aménagée pour les cyclistes et piétons avec une bande séparative en béton pour les mettre en sécurité de la voie de circulation qui sera un peu plus large avec la suppression des trottoirs ».

Le passage souterrain aménagé sous la RD201 sera quant à lui supprimé et des feux tricolores installés pour la sécurisation de la traversée de la route par les cyclistes et les piétons.

Un chantier d'envergure qui est chiffré autour d'un million d'euros. La commune, qui a depuis près de vingt ans dans ses cartons un projet de réaménagement et de sécurisation des entrées sud et nord du village et de sa traversée au niveau de la RD201, profitera des travaux du pont et des travaux prévus de réfection de la chaussée pour engager la première des quatre tranches. « En fonction des financements que pourra nous allouer le Département, il est prévu une tranche de travaux tous les ans. La seconde tranche devrait concerner l'année prochaine le tronçon allant jusqu'à l'ancienne déchetterie et à l'accès à l'Eiblen », précise Bernard Hoegy. Un projet d'ensemble pour lequel la Communauté de communes du Centre Haut-Rhin assure la maîtrise d'ouvrage déléguée et qui pourrait ainsi s'échelonner jusqu'en 2022.
Un giratoiresur la RD201et l'entrée nord

Cette première tranche de travaux, qui représente un investissement de près d'1 million d'euros (dont 800 000 euros pour la commune), concernera un tronçon d'environ 1,2 km entre le terrain de football au nord et le sud de la traversée du village. « La voie de circulation, qui a près de quinze mètres de large aujourd'hui, sera réduite à 6,50 mètres, un giratoire sera aménagé sur la RD201 entre le stade et le pont sur l'Ill au niveau de l'accès à la Grand-rue, où l'on en profitera pour remplacer les conduites d'eau qui sont vieillissantes et plus au bon diamètre, et à la zone artisanale du Parc d'activités de l'Ill. Des pistes cyclables, des trottoirs, des espaces verts et des plantations compléteront l'aménagement sur toute la longueur ».

Autre réalisation prévue dans le cadre de ce projet, la rue du pont sera fermée et ne donnera plus sur la RD201. La vitesse qui est limitée aujourd'hui à 70 km/h, le sera à 50 km/h à l'issue de ces travaux de sécurisation.
Jean-Alain HAAN

 

 
 

 

Pour renforcer le partenariat avec le lycée agricole du Pflixbourg de Wintzenheim

Publié dans le panorama le Dimanche 12 mai 2019 à 09:21:21

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Pour renforcer le partenariat avec le lycée agricole du Pflixbourg de Wintzenheim
 

 
  Photo L'Alsace/Hélène Bléger
Pour un partenariat renforcé
Afin de renforcer le partenariat avec le lycée agricole du Pflixbourg de Wintzenheim, une rencontre s'est déroulée dernièrement au Parc du Millénaire, à Éguisheim, entre la directrice du lycée du Pflixbourg de Wintzenheim, Magali Dallos, professeur d'aménagement paysager et la directrice, Mme Laude accompagnées de quelques élèves et le maire, Claude Centlivre, ses adjoints et des élus. Cette journée était l'aboutissement de trois années de travail entre les deux instances, avec la mise en place de la roseraie, la réimplantation du parc pour le rendre intergénérationnel, la mise en place des tunnels d'osier, et la plantation des arbres fruitiers. Ces belles réalisations ont permis de décerner à Éguisheim le prix spécial Alsace, « deuxième prix pour le Parc du Millénaire », lors du 59e concours des maisons, villes et villages fleuris décerné par le Conseil départemental du Haut-Rhin et d'Alsace destination tourisme (ADT). Dorénavant, le lycée agricole du Pflixbourg s'associera avec Éguisheim aux journées d'Octobre à Mulhouse.

 

 
 

 

guebwiller Centre régional d'histoire des familles

Publié dans le panorama le Dimanche 12 mai 2019 à 09:23:02

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guebwiller Centre régional d'histoire des familles
Paléographie et généalogie : des cours pour le public
Depuis le mois de mars, le Centre régional d'histoire des familles de Guebwiller ouvre davantage ses portes au public. Des cours y sont donnés régulièrementpour accompagner les particuliers.
 

 
À l'aide d'un diaporama, la présidente Doris Kasser-Freytag a présenté les points forts des activités du CRHF.
La cave dîmière de Guebwiller a accueilli dimanche dernier une bonne soixantaine de membres du Centre de recherches sur l'histoire des familles (CRHF), qui ont tenu leur assemblée générale. Karine Pagliarulo, vice-présidente du conseil départemental, et Francis Kleitz, maire de Guebwiller, avaient pris place au premier rang.

La présidente du CRHF, Doris Kasser-Freytag, a mis l'accent sur les points forts de l'activité du centre à l'aide d'un diaporama. Elle a remercié les nombreux donateurs, notamment la région Grand Est, le département, les villes de Guebwiller, Wittenheim et Rammersmatt, ainsi que le Crédit mutuel et le Super U de Guebwiller. La présidente a souligné l'embauche d'une salariée supplémentaire, Anne-Marie Santoro, depuis le 14 mars, « ce qui a permis d'étoffer nos horaires d'ouverture au public ».
Familiariserles personnes avec les écritures anciennes

Depuis le 11 avril, le CRHF est ouvert au public le jeudi et le vendredi de 9 h à 18 h, et le samedi de 9 h à 17 h. Afin de familiariser les personnes accueillies avec les écritures anciennes - elles étaient 1 813 l'année dernière - des cours de paléographie allemande et latine, sont proposés le samedi matin.

Cinq séances ont déjà eu lieu, consacrées aux papiers de famille, les périodes du Reichsland et de la Révolution, les registres paroissiaux catholiques et protestants. Hier, samedi, le cours s'est décliné autour de la thématique du contrat de mariage et, samedi 25 mai, il sera question de l'inventaire et le partage. Le tarif de la séance est de 30 EUR, et de 20 EUR pour les membres du CRHF. La première heure est consacrée au contexte historique, avec des conseils et astuces pour progresser plus aisément dans les recherches. Le cabinet généalogique Dorigines assure le cours pratique des deux heures suivantes.

Doris Kasser-Freytag a évoqué la mise en place d'un partenariat avec l'historial du Hartmannswillerkopf pour la rédaction de notices biographiques de soldats morts au HWK, afin d'alimenter la borne mémoire.

Le CRHF a aussi acquis un traceur qui permet d'imprimer des arbres généalogiques grand format. Et le site internet a fait l'objet d'une mise à jour complète en 2018.
Une plateforme en ligne

Quant aux projets 2019, il s'agit de la création d'une plateforme web (e-learning) proposant des cours de généalogie en ligne, accessible par abonnement. Une journée porte ouverte du CRHF se déroulera dimanche 2 juin de 10 h à 16 h.

La participation au forum des associations de Guebwiller, le 1er septembre, le salon généalogies et histoire du Haut-Jura à Prémanon, les 14 et 15 septembre, la journée du patrimoine, le 21 septembre, et le festival du livre de Colmar, les 23 et 24 novembre, sont également au programme.

Après la partie statutaire, les deux élus présents ont renouvelé leur soutien à la structure. La discussion s'est poursuivie autour du verre de l'amitié, et les membres qui étaient inscrits à l'avance, ont partagé un repas en commun dans un restaurant de la place.

 

 
 

 

Les chiffres
? 1 066 membres en 2018.? 361 abonnés aux six numéros de la Petite Feuille.? 120 courriers postaux et 563 courriels envoyés.? 1 112 abonnés Facebook.? 3 000 visites du site par jour.? 5 325 abonnés à la Lettre d'info.

Bases de donnée

? 7 291 faire-parts de décès numérisés.? 102 203 notices biographiques.? 288 089 mariages.? 7 676 images mortuaires.

 

Centre de repos et de soins Médiation animale La cabane aux animaux

Publié dans le panorama le Dimanche 12 mai 2019 à 09:10:00

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Centre de repos et de soins Médiation animale
La cabane aux animaux
Dans le parc du centre départemental de repos et de soins ( CDRS) a eu lieu, dernièrement, l'inauguration de la cabane de jardin aux animaux. Six lapins, neuf cochons d'Inde, un canari, deux chiens Madison et Jedi et deux chats accompagnent Valérie Florence dans son aventure qui a démarré en 2016.
 

 
Brigitte Klinkert, présidente du conseil de surveillance du CDRS, Christiane Charluteau pour la ville de Colmar et Nicolas Dubuy le directeur de l'établissement entourent Valérie, la médiatrice.
Désireuse d'amorcer un grand virage dans sa vie professionnelle, Valérie Florence s'est courageusement lancée dans la médiation animale, elle organise des activités d'éveil, éducatives ou thérapeutiques.

La médiation animale est basée sur l'attrait que l'animal exerce auprès des personnes et sur sa capacité à les stimuler. Elle permet de créer ou de faciliter la rencontre ou la relation d'aide.
Pour favoriserla stimulation

Elle vise donc à mettre en contact des animaux familiers, spécifiquement éduqués, avec des personnes fragilisées (personnes souffrant de divers troubles, aussi bien physiques que cognitifs, psychologiques ou sociaux) afin de susciter des réactions positives, de l'intérêt, de la stimulation.

En fin d'année 2017, Valérie, qui intervenait déjà dans d'autres Ehpad de la région (Pfastatt, IMP de Bollwiller, Foyer du Graethof à Guebwiller, pôle de gérontologie St-Damiens à Mulhouse, résidence Bien-être à Sélestat, pension de famille ADOMA à Volgelsheim, Ehpad de Lapoutroie et bientôt à l'Ehpad de Marckolsheim), a pris contact avec le CDRS à Colmar où elle a rencontré Mme Helou, à l'époque éducatrice à la résidence aux Peupliers.

Cette dernière a présenté son travail au directeur, Nicolas Dubuy qui a validé une première convention de partenariat.

Les séances ont lieu chaque semaine aux Peupliers. Avec le développement de son activité et l'augmentation du nombre d'animaux intervenants, Valérie a imaginé la mise en place d'un accueil sur place, un joli chalet en bois a été depuis installé dans l'enceinte du CDRS avec le soutien de Brigitte Klinkert, présidente du conseil de surveillance de l'établissement et du directeur Nicolas Dubuy, séduit par l'idée.

Depuis fin septembre, les animaux y sont installés confortablement. Un groupe de résidents vient régulièrement la voir, les familles aussi, ils apprécient d'échanger avec la médiatrice sur leur quotidien, leurs soucis ou leurs joies.

Brigitte Klinkert a également évoqué un projet d'éco-pâturage avec l'introduction de moutons sur les prés du CDRS.

 

 
 

 

Plus de 400 marcheurs malgré une météo calamiteuse

Publié dans le panorama le Dimanche 12 mai 2019 à 09:23:56

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Plus de 400 marcheurs malgré une météo calamiteuse
 

 
Des grands-parents de Belfort avec leurs petits-enfants dans la descente du terril sur le 5 km.  Photos L'Alsace/G.B.
La marche populaire du 8 Mai a attiré 200 marcheurs dès 9 h 30 à Wittelsheim, avant que la pluie et le vent ne viennent perturber la manifestation. En fin de journée, les organisateurs avaient totalisé 403 participants. Un tiers du chiffre record de l'année dernière. Mais cela n'a pas empêché les organisateurs, la Ville et l'OMSC (Office municipal des sports et de la culture), de garder le sourire, malgré ce coup du sort.

Car rien ne manquait pour que la journée soit une fête sportive et conviviale. Deux beaux parcours de 5 et 10 km ont emmené les marcheurs sur le terril de la mine Amélie, où avait lieu le premier contrôle, puis au centre-ville, où le deuxième contrôle se tenait dans la salle Saint-Michel avec en prime la proposition d'un repas (jambon braisé, gratin, salade), d'un barbecue avec frites et salade ou de sandwichs.
Dans la bonne humeur

Le retour, par prés et forêt, passait par les Jardins du monde, avant l'arrivée à la salle Grassegert. Là étaient proposés le même repas et des pâtisseries maison. Ah si le soleil avait daigné pointer le bout de son nez ! En tout cas la bonne humeur, elle, était bien présente.

La proclamation du palmarès, animée par Denis Wolff, du service des sports de la Ville, s'est déroulée en présence du maire Yves Goepfert, de l'adjoint Thierry Rauber, du conseiller départemental Pierre Vogt, du président de l'OMSC Fabien Zimmermann et du président des Randonneurs de la Thur, Jean-Paul Meyer. Ces derniers sont les partenaires de cette marche depuis sa création. Après la remise des récompenses aux huit premiers groupes, la convivialité est restée de mise jusqu'en fin d'après-midi dans un joyeux brouhaha.
Les vainqueursde la journée

1ers : les Randonneurs de la Thur avec 30 marcheurs.

2es : les Marcheurs d'Angeot (27).

3e : le Club de marche de Cernay (22).

4es : les Marcheurs d'Amiez (14).

5es : les Amis de la marche de Brunstatt (12).

6es : les Marcheurs de Schneckerberg de Blotzheim (9).

7es : les pompiers de Moosch (8).

7es : les Diables de Moslargue (8).

Le plus jeune marcheur était Esra Jublian-Zanetti, 2 ans, de Wittelsheim. Le plus âgé était Antoine Basso, 87 ans, de Fellering.
G.B.

 

 
 

 

Au Koifhüs Plume colmarienne Des formes et des couleurs

Publié dans le panorama le Dimanche 12 mai 2019 à 09:10:25

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Au Koifhüs Plume colmarienne
Des formes et des couleurs
C'était une invitation à découvrir les formes et les couleurs du printemps mises en lumière par les membres de la Plume colmarienne.
 

 
Kathy H a présenté ses récentes créations.
L'exposition annuelle de l'association s'est tenue, le week-end dernier, au Koïfhus. Un agréable pied de nez aux averses et à une météo capricieuse.

Les visiteurs ont pu découvrir les variations autour de monuments emblématiques colmariens par Fethi el Euchi qui présentait aussi son travail sur Bartholdi et la statue de la Liberté. Des meubles en carton et de la peinture intuitive ont formé le décor. Les écrivains, Richard Jacquet, Micaéla Sissler, Huguette Bleyer et F.M.R. ont évoqué le rêve offert aux lecteurs.

Enluminures et créations sur du parchemin formaient un trait d'union avec les moines copistes du Moyen-Âge. Les paysages vosgiens au fil des saisons reproduits sur huiles ont enrichi la manifestation. L'association Espoir était l'invitée de cette édition. Le président de la Plume colmarienne Bernard Harth a salué la présence de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, Yves Hemedinger, 1er adjoint au maire, Cécile Striebig-Thevenin, adjoint à la culture et Michel Glénat, président de l'office municipal de la Culture.

 

 
 

 

ligue contre le cancer - Plus de soixante personnes vont quêter du 13 au 18 mai

Publié dans le panorama le Dimanche 12 mai 2019 à 09:25:17

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ligue contre le cancer - Plus de soixante personnes vont quêter du 13 au 18 mai
 

 
Les quêteurs bénévoles, avant leur récente réunion, à Habsheim.  Photo L'Alsace/J.N.
La Ligue contre le cancer fédère 103 comités départementaux en France (métropole et outre-mer). L'antenne haut-rhinoise a mis l'accent en avril dernier sur les « 70 ans de bénévolat pour la lutte contre le cancer ». La quête à domicile est une vraie spécificité, puisqu'elle n'existe dans aucun autre département français. Son initiatrice, Marie Weishaupt, vice-présidente de la Ligue 68, était présente lors de la réunion préparatoire à Habsheim. « Je suis impressionnée par le nombre de quêteurs chez vous », a-t-elle dit en félicitant les 64 personnes engagées pour cette cause dont la déléguée locale Véronique Weiss.

La générosité des Habsheimois a aussi été largement mise en avant d'autant que la commune se place depuis quelques années en tête des dons les plus importants. « Six mille cas nouveaux de cancer ont été déclarés l'an passé dans le Haut-Rhin », a chiffré la vice-présidente. Chacun peut être concerné ou avoir une personne de son entourage touchée par la maladie, soit une raison de plus pour aider à la recherche. Les sommes collectées seront également affectées à l'aide aux malades, à la prévention et aux équipements des hôpitaux haut-rhinois.

Pour ne laisser planer aucun doute quant à leur action, les bénévoles qui sillonneront en binôme tous les quartiers de Habsheim du lundi 13 au samedi 18 mai sont tous munis d'une carte officielle de quêteurs et de signes distinctifs apportés par la Ligue.
Justine NALOUEI

 

 
 

 

Colmar interdit la mendicité « agressive » depuis vingt ans

Publié dans le panorama le Dimanche 12 mai 2019 à 09:12:58

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Colmar interdit la mendicité « agressive » depuis vingt ans
Le 25 février dernier, la Ville de Colmar a adopté un arrêté anti-mendicité. Un texte loin d'être inédit dans la cité de Bartholdi. La municipalité est la première d'Alsace à avoir adopté une telle mesure en 1999.
 

 
La municipalité de Colmar a adopté, le 25 février dernier, un arrêté visant à lutter contre les « comportements agressifs de groupe d'individus », et notamment les actes de mendicité. « Toute occupation prolongée du domaine public, accompagnée de sollicitations ou quête d'argent auprès des passants et automobilistes, portant atteinte à la sécurité publique et à la libre circulation, » est interdite sur 18 rues et places du centre-ville. De la même manière, « le regroupement prolongé sur la voie publique de plusieurs chiens, même accompagnés de leurs maîtres et tenus en laisse, portant atteinte à la sûreté et à la tranquillité du voisinage », est prohibé. Le texte s'applique pendant les périodes de forte affluence touristique, du 1er avril 2019 au 30 septembre 2019 et du 15 novembre 2019 au 31 décembre 2019, de 9 h à 21 h. Il permet d'infliger des amendes aux mendiants ou de les évacuer hors du périmètre.

Ce type d'arrêté n'est pas une nouveauté. Colmar, à l'instigation de son maire Gilbert Meyer (Les Républicains), est la première municipalité d'Alsace à en publier un en 1999. Étendu à l'intégralité de la ville, le texte est annulé par le tribunal administratif de Strasbourg le 18 février 2000. La mairie rectifie le tir dans la foulée, en limitant la mesure aux artères les plus fréquentées. Abandonné en 2004, l'arrêté est remis au goût du jour sept ans plus tard. Il vise spécifiquement les mendiants qui s'improvisent « placiers » sur les deux plus grands parkings de la commune.

À partir de 2013, l'arrêté anti-mendicité réapparaît sous sa forme initiale, circonscrit à certains endroits. Gilbert Meyer insiste sur la large portée du texte, qui « réprime également la consommation d'alcool et de stupéfiants », et se félicite de son efficacité : « Il y a beaucoup moins de gens qui traînent dans les rues avec des bouteilles. Les situations conflictuelles, susceptibles de donner une mauvaise image de la ville, ont disparu ».

Bernard Rodenstein, ancien président de l'association colmarienne Espoir, dénonce l'inutilité d'une mesure, « qui déplace la misère loin des yeux des visiteurs ». L'argument de lutte anti-alcool ? Une « excuse bidon » selon ses mots. « Les touristes en état d'ébriété laissent aussi traîner leurs bouteilles dans la rue ». L'ancien responsable associatif appelle à gérer le problème de la pauvreté « de façon humaine, dans le dialogue avec les associations ».
Marine ERNOULT

 

 
 

 

Un centre de dialyse à Saint-Louis

Publié dans le panorama le Dimanche 12 mai 2019 à 09:26:17

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Un centre de dialyse à Saint-Louis
 

 
Le pôle médical comprendra, au nord de la clinique des Trois frontières, le centre de dialyse, qui devrait être opérationnel en 2021, un pôle de santé développé par un investisseur privé à l'initiative de la Ville de Saint-Louis, et un foyer d'accueil spécialisé de l'Afapei, qui n'a pas encore été lancé. Document Saint-Louis agglomération
L'Aural est une association créée en 1972 qui a vocation à répondre à la demande de prise en charge de patients dialysés hors les murs des établissements hospitaliers (elle gère 900 patients en Alsace, soit la moitié du nombre de personnes dialysées dans notre région). Cela fait plusieurs années que cet établissement de santé envisage de s'implanter à Saint-Louis, de préférence aux abords de la clinique des Trois frontières, au regard du nombre de patients dialysés à Saint-Louis et environs.
Trente à quarante patients potentiels

« Le bassin de population des Trois frontières compte 80 000 habitants. Nous estimons que cela représente 30 à 40 patients potentiels et que ce nombre augmentera de 3 à 4 % par an en raison du vieillissement de la population, même si dans ce territoire, celle-ci est plus jeune et a une moindre propension au diabète que dans le reste de l'Alsace », présente le Dr François Chantrell, chef de service de l'unité de néphrologie du groupement hospitalier Mulhouse Sud Alsace (GHRMSA) et médecin référent pour l'Aural.

Dès 2015, des études ont mis en lumière un potentiel de personnes dialysées dans les Trois frontières, obligées de se rendre à Mulhouse pour leur traitement récurrent (au rythme de trois séances par semaine) qui s'avère suffisant pour envisager d'implanter une unité de dialyse médicalisée à Saint-Louis, où le Dr Chantrell assure des consultations avancées de néphrologie depuis 2015, pour préparer le terrain.
Une logique sanitaire

« Nous pourrions continuer à développer notre implantation mulhousienne, mais il va se poser tôt ou tard un problème de tension capacitaire, relève Rebecca D'Antonio, directrice régionale de l'Aural. En revanche, il vaut mieux répondre aux problématiques de santé publique, en particulier de maillage du territoire, en limitant les déplacements, qui représentent un coût important (lire ci-contre). Les insuffisants rénaux sont sujets à des traitements répétitifs, on a tous intérêt à ce que cela se fasse à proximité du malade. »

Il y a donc une logique sanitaire à envisager l'implantation d'une unité médicalisée de dialyse (pour les pathologies les moins lourdes, qui n'ont pas besoin d'un suivi médical continu) en dehors des sites médicaux d'importance que sont Mulhouse et Colmar, dans le Haut-Rhin. Saint-Louis serait ainsi la troisième ville dans le département à accueillir un centre de dialyse. D'autant plus que l'ARS (Agence régionale de santé) a validé le principe.

Le projet initial prévoyait d'implanter ce centre de dialyse en site propre, à côté du parking de la clinique des Trois frontières.

Mais la fermeture de la maternité de Saint-Louis à l'automne 2017 a amené Saint-Louis agglomération et l'Aural à imaginer un nouveau projet à l'intérieur des murs de l'ex-maternité.
Un investissementde quatre millions d'euros

« Il est apparu que ce projet se révélait trop difficile et trop contraignant à mettre en oeuvre sur un plan technique (au vu des contingences matérielles que requiert un centre de dialyse), donc nous sommes revenus à la proposition initiale », déroule Alain Girny, le président de Saint-Louis agglomération.

Il était initialement prévu d'ouvrir ce centre en 2019, il faudra finalement attendre l'automne 2021 pour sa mise en service. « Il s'agira bien d'une construction en site propre d'un bâtiment de 1000 m² pour un coût total de quatre millions d'euros, financés sur ses fonds propres par l'Aural, sans subventions. L'équipement d'un poste de dialyse coûte à lui seul 20 000 à 25 000 EUR», présente Rébecca d'Antonio.

Le terrain, propriété de l'agglomération ludovicienne, sera mis à disposition via la signature d'un bail emphytéotique.

« Le centre sera dimensionné pour 16 postes de dialyse, avec la possibilité de mettre en place quatre ou cinq roulements par semaine. Ce qui devrait nous permettre de prendre en charge plus d'une soixantaine de patients, avec un effectif d'une dizaine de personnes au début, qui pourra dépasser la vingtaine en fonction de l'évolution de la patientèle », poursuit la directrice de l'Aura.

Quatre à cinq médecins, de l'équipe médicale de Mulhouse, apporteront leur appui, notamment via la télémédecine.

L'ensemble devrait donc être opérationnel au courant de l'année 2021. Une bonne nouvelle pour les insuffisants rénaux de la région frontalière.
Textes : Jean-François OTT VOIR Notre vidéo sur le site www.lalsace.fr