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Rapportages

Publié dans le panorama le Samedi 11 mai 2019 à 06:44:28

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Rapportages

 

 
La lutte des places
Les panneaux électoraux pour les élections européennes fleurissent à Colmar, mais avec 34 listes en compétition, les services municipaux sont débordés. Devant le gymnase du Ladhof ou l'école Wickram, on ne compte encore qu'une vingtaine de panneaux. Du côté de la mairie, on assure que les obligations électorales seront respectées. Pour les législatives de 2017, avec un record de 18 candidats, elle avait parfois eu recours à des panneaux « maison » en bois. Les services techniques risquent d'avoir encore du pain sur la planche. Sans compter que la place manque parfois sur les trottoirs pour installer tous ces panneaux...
Montagne Verte : la tour de mal en pis(e)

Nouvel épisode dans le feuilleton des dommages collatéraux qui accompagnent le chantier du parking souterrain de la Montagne Verte (nos éditions des 8 février et 21 mars). Après le gymnase de la Montagne Verte, la situation s'est vraisemblablement aggravée du côté de la tour d'accès à la médiathèque Edmond Gerrer, qui s'écarte du bâtiment historique en raison des mouvements du sol. Sous surveillance depuis l'hiver, la tour est fermée depuis une quinzaine de jours aux usagers, invités à emprunter les ascenseurs d'ordinaire réservés au personnel. Là aussi, il semble qu'il va falloir renforcer les fondations. Les Italiens, eux, ont bien réussi à redresser la Tour de Pise.
Straumann, ce héros...

Le concert sur le thème des Super héros, donné samedi dernier à Houssen, a donné lieu à une séance de rigolade quand la présidente de l'Entente musicale a cité les vedettes de la soirée : Hercule, Thor, Zorro, Superman, Ironman, Spiderman et... Straumann !
Un poste pas très zen

Dans le profil de poste de directeur (trice) du conservatoire publié sur le site de la ville de Colmar mais également passé dans les colonnes de Télérama, il est dit que la personne doit maîtriser les « techniques de communication, d'animation de groupes et de résolution de conflits ». Il ou elle aura en effet du pain sur la planche vu l'état du personnel et l'animosité perceptible entre les professeurs, désormais séparés en trois groupes : ceux qui soutiennent l'ancienne directrice, ceux qui se satisfont de sa rétrogradation et ceux qui gardent une certaine neutralité.
Monteil sur les rangs ?

L'affaire du conservatoire, c'est un peu un scénario à la Game of Thrones ou, pour les plus anciens, à la Dallas. À chaque semaine son rebondissement sur fond d'omerta et de non-dits. Désormais, on apprend que Vincent Monteil, directeur musical de l'Opéra studio à l'Opéra du Rhin briguerait la direction du conservatoire. Or, le chef d'orchestre est également l'un des deux représentants de parents d'élèves de l'établissement. Clairement, il semble avoir oublié le principe de neutralité de cette fonction.
Petite leçon d'Histoire...

Au conseil départemental du Haut-Rhin, on s'emmêle les pinceaux entre les deux guerres. En compte-rendu de la cérémonie du 8-Mai sur sa page Facebook, la collectivité évoque l'Armistice de 1945 mais aussi la capitulation de l'Allemagne... Un petit cours d'Histoire permettrait au rédacteur de faire la différence entre l'Armistice du 11-Novembre 1918 et la Victoire du 8-Mai 1945.

 

 
 

 

Zapping L'animalerie colmarienne...

Publié dans le panorama le Samedi 11 mai 2019 à 06:45:42

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Zapping
L'animalerie colmarienne...
 

 
Les rencontres entre Gilbert Meyer et Eric Straumann (après l'Assemblée nationale, les voilà qui se retrouvent dans le train !), révélées dans le Zapping de la semaine dernière, ont alimenté les rumeurs en ville. Les observateurs et politiques avisés en tirent une même conclusion. Même s'ils ne font pas liste commune, ils sont bien d'accord sur un point : empêcher l'émergence du premier adjoint Yves Hemedinger qui, pour sa part, est déjà en pleine campagne électorale. Au final, qui sera le dindon de la farce ? (Dessin Phil)
? Affaires de successions

André Klein, ancien président du Centre européen d'Études japonaises d'Alsace, est formel. Naruhito, le nouvel empereur du Japon, alors qu'il était encore célibataire et prince héritier, est passé à Colmar au tout début des années 90. La photo, publiée dans les DNA le montrait devant le musée Unterlinden. Aujourd'hui, sur le plan local, c'est un autre héritier qui revendique la place du trône (voir ci-dessus)... mais à Colmar les choses sont visiblement plus compliquées qu'à Tokyo.
? Gilet solidaire

Guilain, un septuagénaire handicapé, a assisté à la cérémonie du 8-Mai à Colmar. Sur l'arrière de son fauteuil roulant, il revendiquait son adhésion au mouvement des gilets jaunes (photo). À l'avant figuraient les trois couleurs du drapeau national. Et un brassard noir. « En hommage aux policiers qui se sont suicidés », explique-t-il. Bien à l'opposé des slogans haineux proférés par les black blocs.
? Straumann, comics heros...

Le concert sur le thème des Super héros, donné samedi dernier à Houssen, a donné lieu à une séance de rigolade quand la présidente de l'Entente musicale a cité les vedettes de la soirée : Hercule, Thorr, Zorro, Superman, Ironmann, Spiderman et... Straumann !
? ... et le marcheur

« La marche est une activité à la mode. Il y a même un parti politique qui s'est mis "en marche". Mais au moins, au Club Vosgien, on sait toujours où on va car il y a des panneaux de balisage !» A quelques semaines des Européennes, le député Straumann n'hésite pas à égratigner le parti présidentiel dès qu'il le peut. Cette fois, c'était lors de la réunion du district du Club Vosgien le 4 mai à Colmar. Quant au parlementaire, ne serait-il pas en marche vers les municipales de Colmar ?
? Un poste pas très zen

Dans le profil de poste de directeur (trice) du conservatoire publié sur le site de la ville de Colmar mais également passé dans les colonnes de Télérama, il est dit que la personne doit maîtriser les « techniques de communication, d'animation de groupes et de résolution de conflits ». Il ou elle aura en effet du pain sur la planche vu l'état du personnel et l'animosité perceptible entre les professeurs, désormais séparés en trois groupes : ceux qui soutiennent l'ancienne directrice, ceux qui se satisfont de sa rétrogradation et ceux qui gardent une certaine neutralité.
? Monteil sur les rangs ?

L'affaire du conservatoire, c'est un peu un scénario à la Game of thrones ou, pour les plus anciens, à la Dallas. A chaque semaine son rebondissement sure fond d'omerta et de non-dits. Désormais, on apprend que Vincent Monteil, directeur musical de l'opéra studio à l'Opéra du Rhin briguerait la direction du conservatoire. Or, le chef d'orchestre est également l'un des deux représentants de parents d'élèves qui, clairement, semble avoir oublié le principe de neutralité de cette fonction.
? Petite leçon d'Histoire...

Au conseil départemental du Haut-Rhin, on s'emmêle les pinceaux entre les deux guerres. En compte-rendu de la cérémonie du 8-Mai sur sa page Facebook, la collectivité évoque l'Armistice de 1945 mais aussi la capitulation de l'Allemagne... Un petit cours d'Histoire permettrait au rédacteur de faire la différence entre l'Armistice du 11-Novembre 1918 et la Victoire du 8-Mai 1945.
? La lutte des places

Les panneaux électoraux pour les élections européennes fleurissent à Colmar, mais avec 34 listes en compétition, les services municipaux sont débordés. Devant le gymnase du Ladhof ou l'école Wickram, on ne compte encore qu'une vingtaine de panneaux.
? Montagne-Verte : la tour de mal en pis (e)

Nouvel épisode dans le feuilleton des dommages collatéraux qui accompagnent le chantier du parking souterrain de la Montagne-Verte (nos éditions des 8 février et 21 mars). Après le gymnase, la situation s'est vraisemblablement aggravée du côté de la tour d'accès à la médiathèque Edmond-Gerrer, qui s'écarte du bâtiment historique en raison des mouvements du sol. Sous surveillance depuis l'hiver, la tour est fermée depuis une quinzaine de jours aux usagers, invités à emprunter les ascenseurs d'ordinaire réservés au personnel. Là aussi, il semble qu'il va falloir renforcer les fondations. Les Italiens ont bien réussi à redresser la Tour de Pise.

 

 
 

 

Le sort de Notre-Dame divise les députés

Publié dans le panorama le Samedi 11 mai 2019 à 07:03:56

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Le sort de Notre-Dame divise les députés
 

 
À quoi ressemblera Notre-Dame de Paris dans vingt ans ? En attendant que la décision soit prise, la cathédrale a été recouverte de bâches. Photo Ludovic MARIN/AFP
À patrimoine exceptionnel, mesures exceptionnelles. Les députés se sont penchés vendredi, en première lecture, sur le projet de loi encadrant la restauration de Notre-Dame de Paris. Et pour un texte dont l'objectif devrait faire consensus, les discussions ont été vives.

Sur son opportunité tout d'abord : une loi spécifique était-elle nécessaire ? 72 % des Français s'y montraient opposés, selon un sondage Odoxa réalisé cette semaine pour Franceinfo et Le Figaro. Mais surtout, un régime dérogatoire est-il bien justifié ? C'est ce que prévoit l'article 9 du texte, dont la rédaction semble donner carte blanche au gouvernement. Ce dernier serait autorisé à procéder par ordonnances et à s'affranchir, en cas de besoin, des règles relatives à l'urbanisme, à la commande publique, l'évaluation environnementale ou l'archéologie préventive.

« Inadmissible » pour plusieurs députés d'opposition, qui estiment ce régime dérogatoire taillé sur mesure, non pour la cathédrale, mais pour la promesse formulée par Emmanuel Macron au lendemain de l'incendie. « Nous rebâtirons Notre-Dame, plus belle encore, et je veux que cela soit achevé d'ici cinq années », avait alors déclaré le chef de l'État.
Procès en précipitation

Ce délai a depuis fait l'objet de nombreuses critiques et polémiques. Fin avril, plus d'un millier d'experts avaient appelé Emmanuel Macron à éviter toute précipitation. Vendredi, le débat s'est invité dans l'hémicycle dans un climat de méfiance partagé à gauche comme à droite. « Une vieille dame vient de chuter et avant même de faire un diagnostic sur son état, on lui prescrit une ordonnance, des anxiolytiques, un régime et on lui demande de préparer un marathon », a fustigé une Clémentine Autain (LFI) filant la métaphore médicale. « Les bâtisseurs de cathédrales travaillent pour l'éternité. Qui sommes-nous pour précipiter la rénovation ? », a dénoncé de son côté la députée Brigitte Kuster (LR).

Face à la grogne, Franck Riester s'est improvisé démineur. « Il n'est pas question de remettre en cause les principes fondamentaux de la préservation du patrimoine », a rassuré le ministre de la Culture à l'ouverture des débats, expliquant qu'il s'agissait surtout de « gagner du temps sur les démarches administratives ».
Anciens contre modernes

En filigrane, c'est également la question des choix de restauration qui se dessine. Vaut-il mieux reconstruire la toiture et la flèche « à l'identique » (du moins en apparence), ou en profiter pour faire entrer Notre-Dame de Paris dans le XXIe siècle, à l'image de ce qui a été fait avec la Pyramide du Louvre à la fin des années 1980 ?

La question - centrale - n'a pas encore été tranchée, mais annonce déjà des débats passionnés... Pour remplacer la flèche de Viollet-le-Duc, Emmanuel Macron envisagerait en effet un « geste architectural contemporain ». Un concours international a d'ailleurs été lancé par le gouvernement et plusieurs cabinets d'architecture ont déjà dévoilé leurs propositions. Toitures en verre transformées en serres, flèches lumineuses, vitraux gigantesques... Tout cela sera-t-il au goût du plus grand nombre ? Plusieurs sondages récents indiquent qu'une majorité de Français (de l'ordre de 55 %) préféreraient une reconstruction à l'identique.
J.-M.-L. (avec AFP)

 

 
 

 

Deux otages f rançais libérés deux soldats tués

Publié dans le panorama le Samedi 11 mai 2019 à 07:00:42

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Terrorisme Enlevés au Bénin, les deux Français étaient détenus au Burkina Faso
Deux otages f rançais libérés deux soldats tués
Laurent Lassimouillas et Patrick Picque, qui avaient été enlevés au Bénin le 1 er  mai, sont attendus aujourd'hui à Paris. Deux militaires des forces spéciales françaises ont perdu la vie dans l'opération qui a permis leur libération au Burkina Faso.
 

 
Patrick Picque et Laurent Lassimouillas ont été libérés par une opération militaire « complexe » au Burkina Faso.
Une opération exceptionnelle. Par sa rapidité, son ampleur et son bilan. L'intervention des forces spéciales françaises au Burkina Faso a permis de libérer quatre otages : les deux Français enlevés le 1er mai au Bénin, une Américaine et une Sud-Coréenne. Deux militaires français ont perdu la vie dans l'offensive.

Tout s'est joué dans la nuit de jeudi à vendredi. Mais tout avait été minutieusement préparé en amont. Dans les affaires d'otages, comme dans les enlèvements d'enfants, les premiers instants sont cruciaux, a expliqué hier, le général François Lecointre, chef d'État-major de l'armée française.

Après l'enlèvement de Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, l'armée française traque les moindres mouvements de leurs ravisseurs. Elle s'appuie sur l'aide logistique du Burkina Faso, et les renseignements des Américains.
En silence, dans la nuit noire

Les choses s'accélèrent jeudi. Une fenêtre de tir se dessine pour les forces spéciales françaises. Les terroristes font une dernière halte en territoire burkinabè, avant d'atteindre leur prochaine destination : le Mali.

Pas question de laisser passer cette opportunité. Les autorités veulent éviter le risque « de transfèrement de ces otages à une autre organisation terroriste qui agit au Mali, et qui est la Katiba Macina », ce qui aurait dès lors « rendu impossible d'organiser une quelconque opération de libération », a précisé le général François Lecointre lors d'une conférence de presse vendredi après-midi.

Des ressources sont prises en urgence sur les forces françaises de Barkhane (4 500 militaires au Sahel dans le cadre de l'opération anti-djihadiste depuis 2014). L'opération est menée par la Task Force Sabre, le volet forces spéciales de l'engagement militaire français au Sahel,

Dans la nuit noire, une vingtaine de commandos issus des unités d'élite cheminent à découvert, en silence. C'est quand ils sont à dix mètres de la sentinelle qui garde le campement terroriste qu'elle s'aperçoit de leur présence.

Les commandos passent à l'assaut dans les abris mais sans ouvrir le feu pour ne pas mettre en danger les otages. C'est à ce moment-là que sont tués, « à courte distance », les deux militaires français, raconte le général Lecointre, avec beaucoup d'émotion. Au final, dans l'assaut, quatre des six terroristes présents sur place sont tués. Les deux autres prennent la fuite
.Un hommage national

L'armée française découvre alors, outre les deux otages français, une Sud-Coréenne et une Américaine. Elles étaient retenues probablement depuis 28 jours, mais tout le monde ignorait leur présence sur place, selon les autorités françaises.

Florence Parly, la ministre des Armées, n'a pas indiqué l'identité du groupe des preneurs d'otages, envisageant deux pistes : « L'analyse est en cours. Ce que l'on peut dire c'est qu'il y a deux mouvements terroristes principaux qui opèrent dans cette zone et qui sont affiliés pour l'un à al-Qaïda, pour l'autre à l'EIGS (Etat islamique au Grand Sahara). Nous n'en savons pas plus pour l'instant ».

Un hommage national sera rendu en début de semaine aux deux commandos marine tués dans l'opération. Il sera présidé par Emmanuel Macron.

Aujourd'hui, le chef de l'État accueillera les deux ex-otages français, ainsi que l'ex-détenue sud-coréenne à Villacoublay (Yvelines) ce samedi après-midi. Au grand soulagement de leurs proches.
E.B.

 

 
 

 

Réseaux sociaux : comment Facebook et Paris veulent réguler

Publié dans le panorama le Samedi 11 mai 2019 à 07:02:32

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Réseaux sociaux : comment Facebook et Paris veulent réguler
 

 
Marc Zuckerberg a exposé ses arguments à Emmanuel Macron, vendredià l'Élysée.  Photo PHILIPPE LOPEZ/AFP
Quelle stratégie faut-il adopter pour réguler les réseaux sociaux, Facebook en tête ? Emmanuel Macron et Marc Zuckerberg, le patron du réseau social, ont défendu leurs points de vue, vendredi lors d'une rencontre à l'Élysée. Cette entrevue illustre la convergence de vues entre le patron américain, qui désormais appelle les États à intervenir pour réguler Internet, et la France, qui veut mettre en place de nouvelles législations aux niveaux français et européen.

Mais s'ils souhaitent tous les deux lutter contre les contenus haineux sur la toile, leurs opinions divergent sur la manière de procéder.

Le président français envisage de promouvoir une loi qui obligerait les réseaux sociaux à retirer les contenus signalés dans les 24 heures, sous peine d'une forte amende. Avec l'espoir de transposer une telle régulation au niveau européen. Marc Zuckerberg, lui, a évoqué l'idée de limiter la « viralité » du contenu plutôt que sa durée de publication.

« Mark Zuckerberg demande de distinguer l'impact et la durée, en se concentrant non sur le délai de retrait mais en s'assurant que personne ne voit ces contenus. Il préférerait que la notion de délai ne figure pas dans le texte en cas de signalement par un utilisateur lambda », précise l'Élysée, sans se prononcer sur cette suggestion.
Un modèle pour l'Europe ?

Pour autant, le créateur de Facebook a fait part de son optimisme après cette rencontre : « J'ai bon espoir qu'elle (la législation française, ndlr) puisse devenir un modèle utilisé dans l'Union européenne ».

Autre élément sur la table, le rapport de la mission Loutrel sur « la responsabilisation des réseaux sociaux ». Ce rapport est le fruit d'une mission de plusieurs semaines de fonctionnaires français auxquels Facebook a entrouvert ses portes pour expliquer comment les contenus haineux étaient repérés et retirés.

Ce rapport propose la création d'une autorité administrative indépendante dans chaque pays européen, chargée de faire respecter par les réseaux sociaux un principe de « transparence » sur la manière de hiérarchiser et modérer les contenus publiés par les internautes.

La proposition de loi portée par la députée Laetitia Avia, centrée sur le retrait très rapide des contenus suspects, pourrait-elle être amendée pour tenir compte de ces suggestions ? « Comme tout texte, il peut y avoir des modifications », répond l'Élysée.

Le rapport Loutrel préconise aussi un traitement différencié selon la taille des plates-formes, avec un contrôle maximal pour les très gros acteurs comme Facebook, mais moindre pour les autres. Le rapport se garde d'aborder la question des critères de fond qui permettraient de déterminer quels types de contenus sont inacceptables.

 

 
 

 

Chine - États-Unis : accord très hypothéqué

Publié dans le panorama le Samedi 11 mai 2019 à 07:01:50

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Chine - États-Unis : accord très hypothéqué
 

 
Le climat des discussions s'est tendu malgré les sourires de façade du vice-Premier ministre chinois Liu He et du représentant au Commerce américain Robert Lighthizer. Photo SAUL LOEB/AFP
La signature de l'accord commercial entre Washington et Pékin se concrétisera-t-elle ? Négociateurs américains et chinois étaient censés finaliser ce texte vendredi soir dans la capitale fédérale américaine. « Pas besoin de se précipiter », a averti Donald Trump sur Twitter douchant les espoirs d'une conclusion rapide.

Jeudi à la reprise du dialogue pourtant, le président Trump estimait encore « possible » un accord cette semaine. Mais sa décision d'appliquer dès vendredi matin des droits de douane américains supplémentaires (de 10 à 15 %) sur des produits (télévision, ameublement, automobiles, etc.) importés de Chine hypothéquait sérieusement les chances d'aboutir rapidement entre les deux géants économiques.

Cette mesure, annoncée dimanche, était suspendue depuis janvier pour apaiser le climat des discussions. Washington a décidé de la réactiver prétextant qu'elles n'allaient pas assez vite et doutant de la bonne foi des négociateurs chinois.

L'issue des pourparlers a été rendue encore plus incertaine par le tweet de Donald Trump. Jeudi, il a en outre fait valoir que les tarifs douaniers, en remplissant les caisses de l'État américain, étaient une « alternative excellente » à un accord tentant de rassurer les agriculteurs américains, exportateurs vers la Chine et donc fragilisés par les tensions commerciales.

Concrètement, les surtaxes portent sur des produits représentant environ 200 milliards de dollars de commerce annuel de la Chine vers les États-Unis : soit près de la moitié des ventes de Pékin à l'oncle Sam.
Pékin annonce des représailles

L'argent généré par ces droits de douane - plus de 100 milliards de dollars par an selon Trump- pourrait servir à « acheter des produits agricoles » aux « formidables agriculteurs » américains « dans des proportions supérieures à ce que n'a jamais fait la Chine ».

C'est « dommageable » pour les deux économies prévient le vice-Premier ministre chinois Liu He. Pékin « n'aura d'autre choix que de prendre de nécessaires mesures de représailles », a de son côté déclaré le ministre chinois du Commerce.

La pression était déjà forte sur les épaules des négociateurs chargés de refonder la relation commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, qui se disputent la domination dans les hautes technologies du futur.

Washington exige la réduction du colossal déficit commercial américain avec la Chine, des « changements structurels » (la fin du transfert forcé des technologies en particulier) ainsi que la protection de la propriété intellectuelle américaine. Elle demande également la fin des subventions chinoises aux entreprises d'État.

Trump se sent en position de force, s'appuyant sur une croissance plus forte que prévu au premier trimestre (+3,2 %) et un taux de chômage à son plus bas niveau depuis 1969 (3,6 %). Le gouvernement chinois se sent, lui aussi, conforté par les mesures prises pour stimuler son économie : « La Chine ne capitulera pas face à la pression et nous avons la détermination ainsi que les moyens de défendre nos intérêts ».

 

 
 

 

Encore trop de pesticides en Alsace

Publié dans le panorama le Samedi 11 mai 2019 à 07:14:03

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Encore trop de pesticides en Alsace
 

 
Un agriculteur pulvérise un produit sur ses champs. Archives L'Alsace/Thierry Gachon
En dépit des plans successifs visant à réduire l'usage des produits phytosanitaires, les ventes d'insecticides, herbicides et fongicides ont augmenté de 23 % en Alsace entre 2008 et 2017. À l'heure du plan Ecophyto version « II + » et de la sortie programmée du glyphosate, la chambre d'agriculture d'Alsace s'inquiète de la baisse des moyens pour l'animation du réseau Ecophyto.
8 % de baisse en 10 ans, hors cuivre et soufre

La liste des produits vendus dans les deux départements est longue. Près de 500 références sont indiquées dans les tableaux de ventes annuelles, disponibles en ligne. Certains noms sont obscurs - chlorure de lauryl dimethyl benzyl ammonium, 2 kg vendus en 2015 -, d'autres sont plus connus - le glyphosate, médaille de bronze des ventes en 2017 avec 92 tonnes.

En tête, on retrouve le soufre pour pulvérisation, utilisé dans la lutte contre l'oïdium et autorisé en agriculture biologique. Le cuivre est aussi en bonne place. Si l'on retire ces deux produits et toutes leurs variantes, les ventes sont en baisse de seulement 8 % en dix ans. Un chiffre louable, mais qui se situe bien loin des objectifs du plan Ecophyto I, qui prévoyait de réduire de moitié la consommation des phytosanitaires sur la même période, réduction aujourd'hui repoussée à 2025.

Alfred Klinghammer, responsable du sujet à la chambre d'agriculture, préfère regarder l'évolution des ventes en « moyenne triennale, pour lisser les effets annuels ». Mais même avec cette méthode, « on est sur des ordres de grandeur équivalents ».

« En France, ça ne baisse pas du tout », s'empresse d'ajouter Alfred Klinghammer. Selon lui, l'Alsace figure parmi les bons élèves au niveau national, et la prédominance de la culture du maïs, déjà peu gourmande en pesticides, y rend d'autant plus difficile la réduction prévue par les objectifs Ecophyto.

« Les augmentations de soufre sont très élevées », note Florian Beck-Hartweg, vigneron bio à Dambach-la-Ville, étonné de voir que le produit phare pour lutter contre l'oïdium a vu ses ventes multipliées par 10 en une décennie (2016, année très pluvieuse, fait figure d'exception).
« Pas vocation à faire de l'écologie pourle reste du monde »

Le viticulteur, qui prône le « soin de la plante » pour réduire l'usage des molécules de synthèse, fait un constat global : le monde agricole vante ses efforts pour diminuer l'usage des produits phytosanitaires, mais cela ne se voit pas dans les chiffres. « Hors cuivre et soufre, c'est quasi stable », s'inquiète-t-il. Selon lui, le bio soufre d'un manque de compétitivité et de préjugés. « La pression des vendeurs de produits est forte, et l'essentiel du syndicalisme agricole reste dans ce modèle ».

Michel Busch, directeur de la FDSEA du Haut-Rhin, s'en défend : « Aucun paysan ne traite pour le plaisir. » Le syndicaliste évoque les règles sanitaires strictes à respecter, notamment concernant les mycotoxines du blé. Il vante les nouvelles technologies, qui apportent « des solutions extraordinaires », telles que le « binage avec guidage caméra », permettant d'atteindre « le juste équilibre » dans le traitement des plantes.

Paul Fritsch, président de la Coordination rurale Grand Est, est plus direct. Il est préoccupé par la concurrence déloyale qu'engendrerait une interdiction de produits en France, telle que celle prévue sur le glyphosate : « On n'a pas vocation à faire de l'écologie pour le reste du monde ! »

L'interdiction des produits, comme les néonicotinoïdes en septembre 2018, devrait motiver les agriculteurs à baisser leur usage, mais « ils espèrent toujours une solution chimique » de remplacement, reconnaît Alfred Klinghammer.

La chambre d'agriculture travaille avec les exploitants pour les aider à diminuer l'usage des phytos et à traiter au bon endroit, au bon moment. Elle développe des outils d'aide à la décision et prône la substitution par des produits de biocontrôle, comme le soufre, ou par des techniques de désherbage mécanique.

L'étape suivante est plus compliquée : il s'agit de changer de système de production, revoir les assolements, allonger les rotations, réorganiser les filières pour permettre une plus grande variété dans la production. « Le bout, c'est le bio », lance Alfred Klinghammer.
« Il n'avait pas dormi pendant des semaines »

Le responsable de la chambre d'agriculture regrette la baisse des moyens dédiés à des actions qui, pour lui, « commençaient à fonctionner ». Le budget communication et animation est ainsi passé de 150 000 EUR en 2016 à 13 000 EUR en 2019, avec, pour conséquence, la perte d'un poste d'animateur sur trois.

D'autres axes voient leur budget augmenter, comme la recherche, dans le cadre de la sortie du glyphosate. « Il faut remplacer l'herbicide par du temps, du travail et de l'énergie, explique Alfred Klinghammer. On va y arriver, mais il faut mettre des moyens en place. »

Le principal frein à la réduction des phytosanitaires est, selon lui, la prise de risque économique entièrement supportée par les agriculteurs. Il raconte volontiers l'histoire d'un producteur, satisfait des conseils de la chambre d'agriculture et des économies réalisées en traitant moins, mais refusant de poursuivre l'expérience : « Il n'avait pas dormi pendant des semaines. »

Alors qu'en bio, la valorisation du prix permet la prise de risque et de compenser la perte de rendement, rien n'est prévu pour une solution intermédiaire, de transition.

 

 
 

 

Métabolites, méga problèmes

Publié dans le panorama le Samedi 11 mai 2019 à 07:14:47

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Métabolites, méga problèmes
 

 
À Ungersheim, l'Aprona a retrouvé jusqu'à cinq pesticides différents dans la nappe. Un chiffre plutôt faible : à Rosheim, 30 molécules ont été mesurées au même point. Archives L'Alsace/Thierry Gachon
Atrazine, S-métolachlore, nicosulfuron... Les résidus de nombreux pesticides sont présents dans les eaux souterraines alsaciennes. Sur 113 pesticides recherchés lors d'une étude menée en 2016 (rapport Ermes), 77 ont été mesurés au moins une fois dans la nappe phréatique d'Alsace et 37 dans les aquifères (eaux souterraines) du Sundgau. « Nous enregistrons des concentrations de plus en plus élevées », réagit Emmanuelle Witz, chargée d'étude à l'observatoire de la nappe d'Alsace (Aprona), avant de rappeler que la nappe phréatique d'Alsace alimente en eau potable 80 % des Alsaciens. Un constat partagé par l'Agence de l'eau Rhin-Meuse, chargée de surveiller la qualité de l'eau au quotidien.
Un herbicide interdit depuis 2003

En tête des pesticides les plus présents figure l'atrazine. L'herbicide, utilisé pour le désherbage du maïs, se retrouve dans près de 70 % des points de mesure dans la nappe d'Alsace et dans plus de la moitié de ceux des aquifères du Sundgau, preuve de sa persistance dans l'environnement, car il est interdit en France depuis 2003. Le S-métolachlore, première molécule vendue en Alsace (hors soufre), est retrouvé dans 25 % des points de mesure de la nappe d'Alsace. « Il remplace l'atrazine dans les champs de maïs », observe Baptiste Rey, de l'Aprona.

Au niveau des concentrations, certaines sont au-dessus de la limite autorisée (2 microgrammes par litre) pour la production d'eau potable. Quinze dépassements sont ainsi constatés dans la nappe phréatique d'Alsace pour au moins un pesticide.

Mais le danger est plus diffus. Les scientifiques s'accordent pour reconnaître qu'il est compliqué de fixer un seuil d'exposition en dessous duquel aucun effet sur l'homme et l'environnement n'est susceptible d'apparaître. En 2010, des chercheurs américains ont par exemple mis en évidence les effets, même à faible dose, de l'atrazine sur le développement des batraciens : 75 % des grenouilles mâles se transforment en castrats et 10 % en femelles. C'est ce qu'on appelle l'effet perturbateur endocrinien. Autrement dit, la capacité d'un produit à interférer avec le système hormonal.
Les métabolites, issus de la dégradationde pesticides

Une nouvelle source d'inquiétude émerge depuis 2015 : les métabolites. Issus de la dégradation de pesticides, ces micropolluants sont omniprésents dans les eaux souterraines alsaciennes. L'Aprona en dénombre 22 dans la nappe phréatique d'Alsace et 16 dans les aquifères du Sundgau. « Leur concentration est beaucoup plus importante que celle des pesticides », assure Miguel Nicolaï, spécialiste des substances toxiques à l'Agence de l'eau Rhin-Meuse qui prend l'exemple des métabolites du S-métolachlore, dont la concentration est parfois cinquante fois plus élevée que celle du pesticide.

Pour l'instant, leur toxicité est encore mal évaluée, la réglementation floue, voire inexistante. « Dans la plupart des cas, les métabolites sont moins toxiques que les pesticides, assure Miguel Nicolaï. Mais nous ne sommes qu'au début de la connaissance. »
« Un mauvais cadeau aux générations futures »

En janvier 2019, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a rendu un premier avis sur le sujet. L'agence a fixé pour le métolachlore ESA, le métabolite le plus présent en Alsace, une limite de qualité identique à celle des pesticides, en raison du « risque sanitaire inacceptable pour le consommateur ». Mais les auteurs du rapport précisent que cette limite « a été fixée dans un objectif de protection de la ressource et ne repose pas sur une approche toxicologique. Elle n'a donc pas de fondement sanitaire ». Miguel Nicolaï, de l'Agence de l'eau, se veut rassurant : « Nous ne sommes pas face à une crise sanitaire. L'eau potable respecte les normes et n'est pas dangereuse à boire. » Mais il reconnaît que « les concentrations actuelles de pesticides et métabolites induisent des risques qu'on ne connaît pas à long terme. Nous faisons un mauvais cadeau aux générations futures ».
Zéro traitementen 2027

Les défis s'annoncent difficiles à relever. Surtout qu'à l'horizon 2027 l'objectif est ambitieux : utiliser, sans traitement préalable, la ressource souterraine pour alimenter en eau potable les foyers alsaciens. Pour y parvenir, de nouveaux dispositifs sont dans les tuyaux. 19 captages d'eau potable sont concernés.

La région Grand Est et l'Agence de l'eau Rhin Meuse ont réuni autour de la table tous les acteurs intéressés. Les coopératives agricoles, qui vendent les produits phytosanitaires, y sont associées pour la première fois. Les partenaires s'engagent à réduire de 40 à 50 % l'utilisation des intrants d'ici à 2022. « Jusqu'à présent, nous étions dans l'ajustement des pratiques agricoles avec des résultats insuffisants. Désormais, nous visons un changement de système », résume Stéphanie Gries, chargée de mission captage à la région Grand Est. Mais aucune sanction financière n'est prévue si les objectifs ne sont pas atteints.
PLUS WEB Les données de l'Aprona révèlent également la présence de « cocktails » de pesticides, aux effets mal connus. Pour en savoir plus, rendez-vous sur lalsace.fr

 

 
 

 

Le CDRS construit aussi

Publié dans le panorama le Samedi 11 mai 2019 à 07:06:45

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Le CDRS construit aussi
 

 
Le bâtiment de plain-pied sur 2600 m², imaginé par l'architecte colmarien Plisson, doit sortir de terre fin 2020. Crédit Plisson
À côté du bâtiment de l'Ugecam en cours de construction, le centre départemental de repos et de soins (CDRS) mène son propre projet.

Un nouveau bâtiment de plain-pied sur 2600 m² doit sortir de terre d'ici fin 2020 pour accueillir les activités du foyer d'accueil spécialisé des Erables « particulièrement vétuste et inadapté au handicap » résume Nicolas Dubuy, directeur du CDRS citant les « chambres doubles et les WC partagés à 4 résidents » et les « longs couloirs de 80 mètres ».
44 lits et trois studios passerelle

La nouvelle structure proposera des chambres individuelles et des studios et sera organisée en trois unités autour d'un patio central : 8 lits dédiés à l'autisme et aux autres troubles psychiques, 20 lits dédiés à l'éducation nutritionnelle et à la prise en charge de l'obésité morbide et enfin 16 lits plus trois studios consacrés à la préparation à la sortie du milieu institutionnel.

Les Érables et ses 43 lits seront donc remplacés par 44 lits et trois studios dits « passerelle » conçus comme « la dernière étape avant le retour à la vie ordinaire ». Des résidents pourront s'y familiariser avec l'autonomie complète sans limite de temps avec des « allers-retours possibles si le besoin se fait sentir », précise Nicolas Dubuy.
5,6 millions d'euros

À l'issue de ce chantier à 5,6 millions d'euros prévu pour durer 13 mois et demi, le bâtiment des Érables sera vidé de ses activités médicales. Il ne sera pas détruit mais devrait, si le CDRS trouve les financements, regrouper à terme les services administratifs du CDRS, aujourd'hui éclatés sur trois sites différents. Une fois l'administration regroupée, la place libérée dans l'actuelle bâtisse de la direction, à l'entrée du site rue Staufen, pourrait accueillir la crèche d'entreprise que Nicolas Dubuy espère créer d'ici fin 2021.

 

 
 

 

colmar - Une réhabilitation au goût du jour

Publié dans le panorama le Samedi 11 mai 2019 à 06:50:30

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pôle habitat Cours Sainte-Anne
colmar - Une réhabilitation au goût du jour
Réhabilitée, plus confortable et moins énergivore, une partie du cours Sainte-Anne de Colmar a été inaugurée ce jeudi. Un chantier conséquent de plus de 2 MEUR qui s'achève après un an et sept mois de travaux.
 

 
Le chantier de l'ensemble d'immeubles du cours Sainte-Anne à Colmar vient de s'achever. D'importants travaux d'amélioration ont été apportés.
Le projet prévoyait essentiellement des travaux d'économie d'énergie, le renouvellement de certains équipements techniques et confortatifs des logements ainsi que des travaux d'amélioration de la qualité de service pour cet ensemble d'immeubles sis aux 34, 36, 38 et 40 cours Sainte-Anne à Colmar.

Ainsi les travaux énergétiques ont porté sur l'isolation extérieure de l'ensemble des façades et de la toiture, le remplacement de la couverture, des fenêtres des cages d'escaliers et des portes-fenêtres des logements, le changement des portes palières de ceux-ci, la mise en oeuvre d'une ventilation mécanique contrôlée hygroréglable et la pose de robinets thermostatiques sur l'ensemble des radiateurs.
Amélioration de la qualitéde service et du confort

Le renouvellement des équipements a, quant à lui, concerné la mise en sécurité des installations électriques, le remplacement des équipements sanitaires d'origine, la possibilité de mise en oeuvre d'une douche en lieu et place de la baignoire, la pose de répartiteurs sur l'ensemble des radiateurs qui ont eux aussi été remplacés et la mise en place dans l'entrée du logement d'un visiophone à la place de l'interphone.

L'amélioration de la qualité de service et du confort a été permise par la réparation des ouvrages en béton et crépis sur les façades, le remplacement des tuiles, des gouttières et des tuyaux d'évacuation d'eaux pluviales, la mise en place de systèmes de désenfumage dans les cages d'escaliers, le remplacement des châssis en toiture par de nouveaux éléments menuisés et des portes d'entrées d'immeuble avec création d'auvents, la pose de nouvelles boîtes aux lettres, l'aménagement des halls d'entrée avec pose de revêtements muraux et au sol avec intégration des bandes podotactiles, la pose de points lumineux complémentaires avec système à détection, la mise en peinture des cages d'escaliers, la condamnation des vide- ordures et enfin la création d'un local pour le ménage et d'un autre pour les vélos.

Inaugurés ce jeudi matin par le président de Pôle Habitat et maire de Colmar Gilbert Meyer, son adjointe Cécile Siffert, le directeur de Pôle Habitat Jean-Pierre Jordan et le maître d'oeuvre, les travaux, qui ont débuté en octobre 2017, ont coûté 2 307 804EUR TTC. Avant les travaux, le loyer mensuel se situait en moyenne à 2,54 EUR au m². Il est désormais aux alentours de 2,95EUR au m². Soit un loyer compris entre 235 EUR et 461 EUR pour des appartements allant de une à cinq pièces.
NICOLAS PINOT

 

 
 

 

campus La Nef des sciences Enfin à bon port

Publié dans le panorama le Samedi 11 mai 2019 à 06:42:42

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campus La Nef des sciences
Enfin à bon port
La Nef des sciences a inauguré ses nouveaux locaux sur le campus de l'Illberg, à Mulhouse, en présence de nombreuses personnalités venues découvrir le nouveau pied à terre de cet incubateur de la culture scientifique.
 

 
Un atelier de découverte scientifique, plus particulièrement destiné à un public jeune, propose des activités basées sur l'expérimentation.
L'inauguration du nouveau bâtiment de la Nef des sciences, sur le campus de l'Illberg à Mulhouse, s'est déroulée en présence de Jean-Noël Chavanne, sous-préfet de Mulhouse, Thierry Nicolas, conseiller régional du Grand Est et conseiller communautaire de m2A (Mulhouse Alsace agglomération), Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Alain Leconte, conseiller communautaire de m2A, Michèle Lutz, maire de Mulhouse, et Alain Dieterlen, premier vice-président de l'université de Haute-Alsace.

En accueillant ses invités, Gérard Binder, président de la Nef des sciences et de l'association C'est dans l'aire, a rappelé que cet ouvrage s'inscrivait dans le cadre du projet Territoires de la culture scientifique, technique et industrielle (CSTI), porté par l'association C'est dans l'aire et lauréat du programme d'investissements d'avenir (PIA).

L'acquisition des équipements de culture scientifique a été cofinancée par l'Union européenne dans le cadre du programme Feder Alsace 2014-2020.
Une association créée en 1980

Créée en 1980, née de l'Association des musées des arts et des techniques, après un long vagabondage, la Nef des sciences rejoint enfin son port d'attache sur le campus. Cette cérémonie d'inauguration a été l'occasion de mettre en lumière l'association Nef des sciences, « une structure de terrain menant des projets scientifiques et pédagogiques en collaboration étroite avec l'université de Haute-Alsace et dont la principale mission est de diffuser et rendre accessible au plus grand nombre, notamment aux plus jeunes, la culture scientifique, technique et industrielle, toutes disciplines confondues ».

La Nef des sciences bénéficie depuis 2008 du label national Science, culture et innovation, et a obtenu en avril 2017 l'appellation Geste (Grand Est science et technique expérience) de la Région Grand Est. Enfin, en janvier dernier, la Nef des sciences, l'association rémoise Accustica et l'Université de Lorraine ont signé une convention de partenariat pour mutualiser leurs ressources de CSTI et déployer des actions à l'échelle du Grand Est.

La Nef des sciences dispose aujourd'hui d'un lieu d'accueil du public sur le campus Illberg de l'UHA (université de Haute-Alsace), destiné à présenter des expositions et à proposer des animations scientifiques.

Réalisé sous maîtrise d'ouvrage de la Région Grand Est, le bâtiment, d'une surface de 520 m², comprend un hall d'accueil équipé de cimaises pouvant accueillir des expositions facilement renouvelables, mais aussi les groupes scolaires, une salle d'exposition dont la première, Secrets de fabriques (voir notre encadré), a été présentée aux invités, un atelier de découverte scientifique avec fablab de 50 m², plus particulièrement destiné à un public jeune, proposant des activités basées sur l'expérimentation grâce à des équipements performants.

La construction du bâtiment s'est achevée en mars dernier, après six mois de travaux, bénéficiant d'un financement global de 1,3 million d'euros de la Région Grand Est, de l'État via le PIA, de M2A, du Département du Haut-Rhin et de 140 000 EUR au titre des équipements.
Jean-Marie VALDER

 

 
 

 

mulhouse - Le Camping de l'Ill monte en gamme

Publié dans le panorama le Samedi 11 mai 2019 à 06:49:32

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mulhouse - Le Camping de l'Ill monte en gamme
 

 
Depuis 2018, M2A a confié à l'Office de tourisme et des congrès de Mulhouse et sa région la gestion du Camping de l'Ill. Pour appuyer sa volonté de rendre le territoire toujours plus attrayant en encourageant la diversité de l'offre touristique, l'agglomération mulhousienne y a investi dans un ambitieux programme de travaux répartis sur une durée de trois ans.

Entamés l'année dernière, ils portent déjà leurs fruits. Des efforts reconnus par l'attribution de la marque Qualité tourisme et le classement 3 étoiles.
Résidence de loisirs pour des personnesà mobilité réduite

Grâce à ces travaux engagés dès 2018, le camping de Mulhouse a pu constater immédiatement une nouvelle dynamique : 20 000 nuitées sur sept mois (à comparer aux moins de 6000 nuitées comptabilisées en 2017). Sans compter un chiffre d'affaires en hausse de 28 %.

« Pour le démarrage, Mulhouse Alsace agglomération a investi 300 000 EUR qui ont permis de financer des nouveaux services et d'améliorer la qualité des hébergements. En 2019, la somme de 515 000 EUR concerne le réaménagement du sanitaire principal, à terme couvert par une verrière, l'acquisition de blocs de salles de bains privatives, du locatif Quatre saisons, une résidence de loisirs adaptée aux personnes à mobilité réduite, un hébergement familial, l'aménagement d'une zone de camping-car et un outil de promotion », a indiqué Jean-Pierre Walter, président de l'Office de tourisme et des congrès, lors de la cérémonie de remise de la marque Qualité tourisme et liée au classement 3 étoiles, avant d'inviter les personnes présentes à visiter le camping.

Parmi ces personnalités figuraient notamment Fabian Jordan, président de M2A ; Jean-Claude Eicher, vice-président de M2A délégué au tourisme, et Gilbert Stimpflin, président de la CCI Grand Est.

Cabanons insolites, vastes espaces ombragés, mobil-homes confortables, cadre verdoyant ont été fort appréciés et ont fait l'objet d'élogieux commentaires. Les visiteurs du jour ont pu mesurer combien les distinctions étaient justifiées. La marque Qualité tourisme, qui couvre toute la chaîne touristique, a été attribuée, pour une durée de cinq ans, au nom de l'État par la CCI Alsace Eurométropole. Et ce, après un audit portant sur plus de 300 points. La marque salue particulièrement la qualité et la diversité du locatif, les emplacements spacieux, la réactivité de l'équipe, les outils d'information.

Quant au classement 3 étoiles - un repère important pour la clientèle -, il répond à la volonté d'Atout France, opérateur de l'État, d'améliorer constamment la qualité de l'offre en matière de tourisme. Il répond à des critères tels que le fait que deux langues sont parlées, en plus du français, ou encore qu'un accueil permanent est assuré.
Un espace de loisirs et de convivialitéen projet en 2020

Dès Pâques, l'espace locatif Quatre saisons du camping a fait le plein pour une cousinade. En juin, pas moins de 350 cyclotouristes sont attendus, public souvent présent à Mulhouse où se croisent deux véloroutes. En juin toujours, un regroupement de caravanes vintage et de voitures anciennes est prévu.

« C'est une saison pleine de promesses », s'est réjoui Jean-Claude Eicher. Pour sa part, Fabian Jordan a souligné l'engagement de tous les protagonistes et la cohérence de cette démarche de revalorisation. En 2020, les travaux envisagés concerneront la reconfiguration des espaces de loisir et de convivialité.
Catherine LUDWIG Y ALLER Camping de l'Ill, 1 rue Pierre-de-Coubertin à Mulhouse. Tél. 03.89.42.64.76. Site web : www.camping-mulhouse.com

 

 
 

 

foire expo de mulhouse - Du papier peint qui devient tissu

Publié dans le panorama le Samedi 11 mai 2019 à 07:13:28

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foire expo de mulhouse - Du papier peint qui devient tissu
 

 
Dans ses créations pour la Foir'Expo, Marie-Jo Gebel revisite un motif provenant du Musée du papier peint de Rixheim. Photo L'Alsace/Darek Szuster
« Le rendez-vous du beau et du nouveau », c'est reparti depuis le 10 mai à 10 h et pour dix jours au Parc-Expo de Mulhouse. Trois cent cinquante boutiques, cinq restaurants, six food-trucks, une ferme pédagogique... et pour la cinquième année l'espace Déco'Folie qui devient, peu ou prou, l'équivalent de Folie'Flore pour les Journées d'octobre.

Depuis le début de cette aventure, Marie-Jo Gebel, créatrice textile mulhousienne - le tissu de Noël de Mulhouse, c'est elle - propose un tissu de printemps. Puis le motif est décliné sur des objets à admirer, et éventuellement à acheter à la boutique Elsass Store (là encore, un superbe endroit imaginé par Caroline Boeglin pour retrouver les meilleurs créateurs locaux). « J'ai beaucoup travaillé avec les motifs du Musée de l'impression sur étoffes. Et puis cette année, il y a eu une belle rencontre avec Ludovic Haye, le maire de Rixheim. J'ai fait la décoration pour le marché de Noël de cette commune et on a commencé à parler d'une collaboration avec le Musée du papier peint », détaille la créatrice.

« Marie-Jo, je la connais depuis vingt ans, explique Philippe de Fabry, le directeur du musée de Rixheim. On s'est vu à Noël et elle avait besoin d'un motif. Alors on a regardé dans nos collections. »
« Marie-Jo, elle sait ce qu'elle veut »

Qui a choisi de décliner en tissu ce décor floral en papier peint qui date du Second empire ? « C'est elle. Marie-Jo, elle sait ce qu'elle veut. Ensuite elle a modernisé le motif à sa façon. » « Le papier peint date du milieu du 19e siècle et les teintes étaient altérées. Alors j'ai retouché les couleurs pour un aspect pop art, wharholien, j'ai retravaillé chaque fleur. Ce tissu de printemps baptisé Le Chant des fleurs, c'est un mois de travail. »

Un mois de travail et un nom en hommage à Geneviève Risterucci « qui vient de nous quitter et m'avait fait confiance à Altkirch pour la Forêt enchantée... »

L e Chant des fleurs est mis en lumière, en musique (avec The show must go on de Queen) et décliné sur des chaises longues (85 EUR), sous des parapluies (98 EUR en motif floral pour les dames ou en écossais pour les hommes), en serviette à lunettes pour les petites bourses (3,90 EUR) et surtout en foulard de soie. « Les foulards sont créés par une soierie de Lyon. Purée, zut, j'ai super-serré les prix (115 EUR) pour que ça reste accessible. C'est bientôt la Fête des mères ! » On vous confirme, le 26 mai pile, et les carrés de Marie-Jo sont aussi beaux et beaucoup moins chers que les fameux carrés logotés du mythique H... « Tout le reste c'est du made in Alsace », poursuit Marie-Jo Gebel. Elle s'est également occupée des présentoirs « racontant » la transformation d'un papier peint en tissu.

« On est très content d'être à Déco'Folie. On attend des visiteurs qu'ils redécouvrent le musée à travers le travail de Marie-Jo. La suite logique, c'est la visite à Rixheim », explique Philippe de Fabry, le directeur du Musée du papier peint.

Mais avant, il faut prendre la direction du Parc-Expo, de Foir'Expo puis Déco'Folie, avant le 19 mai, 19 h.
Laurent GENTILHOMME

 

 
 

 

Vitrine commerciale et solidaire

Publié dans le panorama le Samedi 11 mai 2019 à 06:51:27

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Vitrine commerciale et solidaire
 

 
Mobilier, objets, etc. Tout est à vendre au Village solidaire qui réunit, jusqu'à ce dimanche 12 mai, neuf associations au coeur de la Foir'Expo. Photo L'Alsace
C'est un peu un ovni dans les allées de la Foir'Expo, qui est avant tout une vitrine commerciale pour des dizaines de professionnels et artisans du secteur de l'habitat et de la maison. Mais c'est un ovni plus si "non identifié" que cela, puisque c'est la deuxième fois que le Village solidaire est installé en plein coeur de la Foir'Expo. Le Village solidaire, quèsaco ? Il s'agit d'un espace de 200 m2 (à retrouver sous le chapiteau dédié à la santé et au confort) consacré pour trois jours (depuis ce vendredi et jusqu'à ce dimanche 12 mai) à des associations d'entraide de la région.
Neuf associationssont présentes

Cette année, elles sont neuf à avoir investi les lieux : l'Armée du salut, le Relais Est, Terre des Hommes Alsace, l'Unicef, le Secours populaire, le Secours catholique, l'association Utilys/Tri services/Envie, l'Atelier du beau et la Banque alimentaire. Et pour elles toutes, leur présence ici est importante. « Les associations ne disposent pas toujours d'un local où elles peuvent recevoir du public. Du coup, elles ne sont pas forcément visibles. Ainsi, la foire est l'occasion de toucher un public qui ne connaît pas forcément très bien le milieu associatif. Là, les gens viennent pour flâner, se balader et prennent le temps de venir échanger avec les bénévoles pour découvrir ce qu'ils font au quotidien », explique Aurélia Firoben, de l'association Tri services de Sausheim.

En pratique, dans ce petit salon à l'intérieur du grand salon, chaque association dispose d'un stand spécifique où elle présente ses actions et vend du mobilier, des objets déco et des vêtements. Et puis les neuf associations ont aussi uni leurs forces pour aménager un espace commun dans le thème de la Foir'Expo. « Nous avons reproduit les pièces d'un petit appartement (salon, salle à manger, chambre) avec des meubles et objets qui ont déjà servi et ont été relookés », précise Aurélia Firoben. Dans cet espace aussi, tout est à vendre, toujours au profit des causes portées les associations présentes qui, pendant trois jours, veulent montrer que « se faire plaisir peut se conjuguer avec solidarité ».

Les prochains organismes et artisans à investir cet espace éphémère seront le conseil départemental pour deux journées (les 14 et 15 mai) dédiées aux seniors et, enfin, les couturières, photographes et bijoutiers de la région proposeront leurs dernières créations et présenteront leurs savoir-faire les 18 et 19 mai.
Textes : Cécile FELLMANNPhotos : Darek SZUSTER

 

 
 

 

Jacques Dreyfuss, puissance 80

Publié dans le panorama le Samedi 11 mai 2019 à 07:07:55

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Jacques Dreyfuss, puissance 80
 

 
Homme de caractère, Jacques Dreyfuss ne se départit jamais de son sens aiguisé de l'humour. Archives DNA - Laurent Habersetzer
S'il n'a été ni ministre ni parlementaire, comme il le souligne volontiers avec l'ironie qui le caractérise, Jacques Dreyfuss compte tout de même 42 ans de mandat électif. C'est le plus expérimenté des élus colmariens encore en fonction.

Fin connaisseur et observateur avisé des évolutions aussi sur un plan national, il estime qu'aujourd'hui « quel que soit le fond du dossier, la stratégie, la méthode ou la façon d'agir [du gouvernement] est très mauvaise ». Ce ne sont pas les gilets jaunes qui le contrediront.

À Colmar, il assiste aux premières joutes de la précampagne des municipales avec le recul du vieux sage. Celui qui ne se représentera plus mais qui a tout vu, ou presque. Pour lui, « Colmar est une ville réussie. C'est le travail fait par une équipe qui connaît son métier : les élus et les fonctionnaires », analyse-t-il concédant toutefois qu'un « petit peu de questions se posent aujourd'hui sur les commerces du centre-ville ».

La rivalité annoncée entre le député, le maire et son premier adjoint dans le cadre du scrutin de l'an prochain, il n'en perd pas une miette.
L'ami Huster

Au chapitre du bilan, il exprime le bonheur trouvé dans la création, l'organisation et la présidence des deux festivals : de jazz et du film. « On a quand même fait venir entre 1 200 et 1 400 personnes - acteurs, actrices et réalisateurs - à Colmar, en 23 ans », se félicite celui qui connaît parfaitement le milieu et qui est devenu, entre autres, l'ami intime de Francis Huster. Ce dernier lui a d'ailleurs rendu un bel hommage en même temps qu'un trophée d'honneur lors de la dernière édition du festival. « L'homme est une boule d'énergie. Un trompe-la-mort infatigable ! Il ne cède jamais ! Ni aux flatteurs ni aux traîtres. Il a appris à souffrir et à être exigeant », dit de lui Huster qui souligne aussi la finesse, l'élégance, la sincérité et la sensibilité de l'homme.
Dans le Who's Who

Commandeur de la Légion d'honneur, de l'ordre national du Mérite et de l'ordre des Arts et Lettres, Jacques Dreyfuss collectionne huit décorations prestigieuses. Cette reconnaissance de la République, il l'assume avec fierté. Il figure aussi dans le Who's Who depuis 2015. Là, une page suffit à peine pour contenir sa très riche biographie. On y cite sa brillante carrière qui l'a mené à prendre des postes à Francfort, Cologne, Londres. Ses mérites de président de sociétés qu'il a fondées avec réussite dans l'agroalimentaire, les fleurs et plantes, l'immobilier d'entreprises et l'exportation ; ses activités au titre du commerce extérieur de la France, de la Bourse de Commerce de Strasbourg et d'une multitude d'organismes économiques souvent internationaux.

Ce radical valoisien (depuis 1968) a été le président de la fédération du Haut-Rhin pendant 35 ans, vice-président national et secrétaire national du Parti Radical, membre de l'UMP. Il est avant tout républicain... de la République, assure-t-il. Il était aussi pendant douze ans vice-président du conseil régional d'Alsace, du temps d'Adrien Zeller, dont il a apprécié les qualités et dont le portrait figure en bonne place dans son bureau.

Humaniste, homme de conviction et de mémoire, il était par ailleurs président du Comité de liaison et d'études juives ainsi que du Comité de soutien aux Juifs d'URSS. À ce titre, il est allé physiquement aider les dissidents en URSS et en Roumanie, tout comme il fut engagé volontaire sous l'autorité paramilitaire lors de la guerre du Kippour.

Pour ses 75 ans, Valérie Dreyfuss et Lara Million, ses filles, ainsi que Jeff Ouadi, son petit-fils, lui avaient offert un album souvenir intitulé « Reconnaissance de la Nation », tiré à 300 exemplaires. Un ouvrage de plus de 200 pages - le minimum pour rendre compte d'une vie à ce point remplie - qui retrace notamment ses rencontres, ses humeurs, sa soif de vie qu'il croque chaque jour avec beaucoup de gourmandise.

Au début des années 2010, la maladie a failli l'emporter. C'était sans compter la résistance et le courage de celui dont la santé est à nouveau affectée, mais qui compte bien ne pas en rester là. L'Alsace lui adresse ses voeux de rétablissement en même temps que des félicitations en ce jour anniversaire.
Jean-Luc WILL

 

 
 

 

La croix du combattant pour Bernard Fleisch

Publié dans le panorama le Samedi 11 mai 2019 à 06:52:44

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La croix du combattant pour Bernard Fleisch
 

 
Bernard Fleisch (à dr.) a été décoré de la croix du combattant par Christian Schaub, vice-président de la section locale de l'UNC.  Photo L'Alsace /M.H.
À Wittelsheim, la cérémonie du 8 Mai s'est déroulée sous la pluie, en présence du maire Yves Goepfert. Il était entouré de ses adjoints et d'élus municipaux, du conseiller départemental Pierre Vogt, des membres de la section locale de l'UNC emmenés par leur président Jean-François Schott, de l'adjudant-chef Cyril Malhage, nouveau commandant de la brigade de gendarmerie de Wittelsheim, du major Guy Pernot, représentant l'Association nationale des sous-officiers de réserve de l'armée de l'air, du capitaine Julien Gsell, commandant le centre de secours de Cernay-Wittelsheim, du conseil consultatif des jeunes (CCJ), de la musique municipale, du groupe folklorique Aigle Blanc, des sapeurs-pompiers et des JSP.

La cérémonie, à laquelle s'ajoutait celle de la Journée de la déportation, normalement célébrée le dernier dimanche du mois d'avril, a été dirigée par l'adjointe Pascale Zimmermann.

Christian Schaub, vice-président de l'UNC locale, a décoré Bernard Fleisch de la croix du combattant, puis Aurélien Schwob, du CCJ, a lu le message de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (FNDIRP).

Le maire a pour sa part transmis le message de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, avant de conclure : « Les guerres n'ont jamais rien réglé de façon pérenne ; on doit pouvoir régler les problèmes par la négociation. »
Hommage aux incorporés de force

Jean-François Schott a également pris la parole. Rappelant le sacrifice des libérateurs, il a particulièrement rendu hommage aux « oubliés de l'histoire » que sont les incorporés de force : « Ils ont été contraints de chausser les bottes de l'oppresseur. Chacun de ceux qui en sont revenus a été marqué à vie. »

Quatre gerbes ont ensuite été déposées au pied du monument aux morts, au nom de la FNDRIP, de l'UNC, du CCJ et de la commune, alternativement par des jeunes du CCJ et les officiels.
Michel HARTMANN

 

 
 

 

kb - Pascal Lohr passe la main

Publié dans le panorama le Samedi 11 mai 2019 à 07:09:28

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kb - Pascal Lohr passe la main
 

 
Pascal Lohr renonce à se représenter en raison d'un surcroît de travail. Photo DNA/Julien Kauffmann
« Les bruits courent tellement vite qu'on n'arrive pas à les rattraper ». Hier, lors d'un point presse, Pascal Lohr tient à ménager le suspense. Il préfère d'abord évoquer les réalisations marquantes d'un mandat municipal qui aura duré moins longtemps que dans les autres communes.

Son équipe est arrivée au pouvoir en juin 2016, six mois après la création de la commune nouvelle qui réunit les trois communes, à la faveur d'une élection municipale partielle. Une décision prise par le préfet suite à la démission massive de conseillers municipaux. Au 2e tour, la liste menée par Pascal Lohr l'avait emporté sur celle de l'équipe sortante conduite par Françoise Grass et qui comptait dans ses rangs l'ancien maire Henri Stoll. Le 1er adjoint, Thierry Speitel-Gotz, qui se présentait également, s'était retiré de la course à l'issue du 1er tour.

Le maire de Kaysersberg Vignoble est très clair. « Je trouve notre bilan satisfaisant. On a maintenu les projets et les finances. Pourtant, nous n'avons eu qu'un demi-mandat avec une commune nouvelle où rien n'avait encore été fait. » Pascal Lohr insiste sur le fait qu'il n'était « pas opposé à la commune nouvelle. Mais nous nous sommes rendu compte de la complexité de réunir trois communes ».
« Je ne me défile pas »

En guise d'initiatives menées à bien, il cite entre autres le projet de maison de santé pluridisciplinaire de Sigolsheim qui s'installera au-dessus de la mairie. La rénovation du musée Schweitzer « même s'il y a eu quelques grains de sable dans le rouage ». « Les travaux démarreront début septembre et s'achèveront fin 2020 normalement. Il est envisagé de travailler en complète liaison avec le musée de Guns bach. Eux travailleront sur le thème de la vie, nous sur celui de la paix », annonce le 1er adjoint Robert Schelcher, qui renonce lui aussi à son poste d'élu.

Un projet a été modifié, rappelle le maire, celui de l'aménagement du terrain Witt, à côté du collège. « Nous n'avons pas jugé le projet opportun car il ne correspondait pas à l'architecture locale et qu'il ne comprenait que des F2 et des F3. Le but est d'accueillir des familles pour remplir nos écoles. »

Ses adversaires ont beaucoup reproché à la nouvelle équipe son immobilisme. Pascal Lohr risque la métaphore jardinière. « Il nous a d'abord fallu étudier les choses. Préparer le jardin, le bêcher. Le deuxième mandat devra être celui de la fertilisation. » Mais ce sera sans lui.

« Je n'ai pas assez de temps à consacrer à Kaysersberg Vignoble. J'ai réellement des obligations. Je ne me défile pas. Je ne peux pas consacrer plus de temps à la commune que je peux le faire aujourd'hui. » Le gérant d'Accueil funéraire, implanté à Kaysersberg et à Colmar, a des règles de calcul bien à lui. « Je travaille à 100 % dans mon entreprise et à 100 % pour la Ville » ! » Il se dit « fermement défenseur » de l'idée d'un maire présent à plein-temps.

Pascal Lohr ne regrette rien de son expérience d'élu. « Cela m'a donné une autre façon de découvrir les choses. »
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

Michel Rothé, le net de la juste mémoire

Publié dans le panorama le Samedi 11 mai 2019 à 07:11:19

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Michel Rothé, le net de la juste mémoire
 

 
Michel Rothé, dans la synagogue où ses parents se sont mariés en 1945 et qui l'a vu grandir.

Photo L'Alsace/Darek Szuster

Michel Rothé est une personne-ressource de la communauté israélite de la région, tout en vivant à des milliers de kilomètres, à Jérusalem (lire son portrait dans L'Alsace du 3 juillet 2017). Né en 1953 à Mulhouse, il reste très attaché à sa ville natale et à l'Alsace qu'il sillonne régulièrement, pour poursuivre son oeuvre de « chasseur de mémoire ».
Qu'est-ce qui vous a motivéil y a vingt ans pour créer ce site ?

Je me suis passionné très tôt pour l'histoire du judaïsme, le patrimoine, la mémoire... Je possède une collection de cartes postales qui témoignent de la présence de la communauté juive en Alsace, je récupérais des documents divers. J'avais une patiente, Barbara Weill, qui s'y connaissait en informatique, je lui ai demandé un coup de main pour créer un site qui permettait de partager tout cela. On était aux balbutiements d'internet. Ce site est né en même temps que Google ! Il est toujours là, nous ne sommes pas nombreux à avoir une telle longévité...
Ce site est une mine dansdes domaines variés. Combiende personnes le consultent-ils ?

On doit avoir 10 000 à 15 000 visites par mois. On a créé récemment une page Facebook et en très peu de temps, on a atteint 2 500 membres. Le site est devenu un outil incontournable. On a des contributions du monde entier ! C'est grâce au site par exemple que Charles Altorffer, ancien directeur des Cultes d'Alsace et de Lorraine pendant la guerre, devenu maire de Strasbourg en 1955, a été nommé Juste parmi les nations.
Des personnes s'adressent à vous pour des recherches sur leur famille.

Oui... et parfois, elles découvrent leur judéité ! Après la Shoah, des parents ont préféré taire leurs origines juives, pensant épargner leurs enfants de la souffrance. Des personnes cherchent aussi où des grands-parents ou arrière-grands-parents sont enterrés. Nous sommes en train de faire l'inventaire de toutes les tombes dans les cimetières juifs de la région, nous sommes à plus de 40 000 noms.
Pour ces festivités du 20e anniversaire, vous présentez une exposition.

Oui, notamment des cartes postales représentant des synagogues. Beaucoup ont été détruites. Les gens sont touchés de retrouver ces témoignages de la communauté israélite dans leur village d'origine. Il y a aussi des photographies qui m'ont été confiées dans les années 1970 par Paul Lichenstein, du studio Roger. Elles ont été prises dans la synagogue de Mulhouse, juste après la Libération.

Pendant la guerre, on y avait entreposé les décors du théâtre. L'Arone Kodesh [l'Arche sainte, armoire où sont conservés les rouleaux de la Torah] avait été dissimulée derrière un grand portrait d'Hitler... On fêtera bientôt le 170e anniversaire de cet édifice. Mes parents se sont mariés ici le 28 novembre 1945, c'était le tout premier mariage de la communauté juive à Mulhouse, après la guerre... Nous rendrons hommage au rabbin Hirschler, mort en déportation, un homme qui avait beaucoup de charisme. Il a été rabbin de Mulhouse, a habité au 3, rue Scheurer-Kestner, et nous aimerions que soit posé un Stolperstein [pavé mémoriel imaginé par l'artiste allemand Gunter Demnig, en hommage aux victimes du nazisme (L'Alsace du 30 avril)].
Propos recueillis parFrédérique MEICHLER PLUS WEB Notre vidéo surle site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

 

Les têtes d'affiche du forum du livre de Saint-Louis

Publié dans le panorama le Samedi 11 mai 2019 à 07:12:18

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Les têtes d'affiche du forum du livre de Saint-Louis
 

 
le Forum du livre à Saint-Louis permet au public de rencontrer les auteurs de manière privilégiée. Photo L'Alsace/Jean-François Frey
La 36e édition du Forum du livre de Saint-Louis a été lancée ce vendredi en présence des premiers auteurs, maisons d'édition, des lauréats des prix littéraires et, bien sûr, de la présidente de l'événement, Danièle Sallenave. Les allées du Forum se sont animées progressivement au fur et à mesure de l'après-midi, notamment grâce à la venue d'un public de fidèles, celui-ci préférant l'accalmie du vendredi à l'ambiance plus bouillonnante du week-end.

Car aujourd'hui, l'ensemble des 250 auteurs seront en effet présents pour rencontrer le public. Comme à chaque édition, une place est faite aux invités régionaux que l'on retrouve où que l'on découvre, mais aussi aux personnalités connues. Parmi elles : Amin Maalouf, prix Goncourt en 1993, membre de l'Académie française, est l'un des invités d'honneur du salon avec son ouvrage Le naufrage des civilisations. Livre dans lequel il évoque des événements majeurs dont il a été le témoin. Amin Maalouf sera présent ce samedi après-midi au Forum et dimanche, à 16 h, pour un grand entretien à la salle des Portes.
Quand France Brel fait revivre Jacques

À l'occasion du 40e anniversaire de la disparition de son père, France Brel présente Jacques Brel, chanteur, une publication qui rassemble les textes chantés par l'artiste, et Jacques Brel, auteur, regroupant des textes inédits, des scénarios et des billets radiophoniques. France Brel présentera ses livres après la projection de Brel parle ce samedi à 14 h, à la Coupole.

Autre rencontre : celle avec le chanteur Cali, lequel vient de publier son deuxième roman, Cavale, ça veut dire s'échapper. L'auteur-compositeur-interprète sera au théâtre La Coupole ce samedi de 18 h 30 à 19 h 30. Mathieu Vidard, Daniel Picouly, Chloé Mons, autres « têtes d'affiche », font également partie de la programmation.
« Triompher des emmerdes » grâce à la méditation

C'est notamment parce qu'il « ne connaît pas du tout » le territoire des Trois Frontières que Fabrice Midal, auteur du best-seller Foutez-vous la paix et commencez à vivre, a accepté avec enthousiasme de participer au Forum du livre. Traité de morale pour triompher des emmerdes : comme le nom le suppose, Fabrice Midal suggère dans son nouvel ouvrage des pistes pour faire face aux problèmes quotidiens au travers de la méditation. « Pour trouver le courage, l'allant, l'énergie devant toutes les difficultés de la vie, pour développer une sorte d'intelligence intuitive de la situation », souligne-t-il. La méditation, une pratique qui a le vent en poupe ces dernières années. Et qui s'appréhende de façon différente selon les écoles. « Aujourd'hui, la méditation est face à un défi. Elle est souvent présentée comme une technique de contrôle de gestion des esprits, de façon à être encore plus performant, ce que je trouve dangereux, déshumanisant. Cela participe à une forme de barbarie nouvelle. Tout le discours actuel sur vivre le moment présent, le lâcher-prise que l'on recommande aux gens lorsqu'ils sont dans des situations difficiles : c'est quand même insensé. La méditation telle que je la conçois consiste à savoir dire non, à voir ce qui est juste, injuste, pour nous », explique Fabrice Midal. L'auteur donnera une conférence dimanche, de 11 h 30 à 12 h 30, « Méditez pour triompher des emmerdes ! », au théâtre La Coupole.

« Il y a toujours de grands auteurs invités au Forum de Saint-Louis : c'est ce qui donne envie aux gens de venir et nous, nous en profitons », observe Patrick Frickert, auteur originaire de Thann venu présenter Ballade à Sylvie, un ouvrage écrit avec son comparse mulhousien Vittorio Di Marco.
Caroline ANFOSSI Y ALLER Forum du livre de Saint-Louis, ce samedi de 10 h à 19 h ; et dimanche de 10 h à 18 h. Entrée libre. Infos : www.forumdulivre.fr

 

 
 

 

soultz -Solennité sous la pluie

Publié dans le panorama le Samedi 11 mai 2019 à 06:55:31

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soultz -Solennité sous la pluie
 

 
La Ville de Soultz a célébré le 74e anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 sous une pluie incessante, qui n'a cependant pas découragé le public venu en nombre. Parmi l'assemblée des élus locaux, dont la conseillère départementale Karine Pagliarulo, des représentants d'associations et forces vives de la commune et des responsables de diverses institutions. Cette cérémonie s'est déroulée dans la plus pure tradition militaire devant le monument aux morts, sous les ordres du colonel Christophe Feugère, ancien de la BA 132. Les sonneries d'usage ont été interprétées par la batterie fanfare de l'amicale des sapeurs-pompiers de Soultz. Le maire, Marcello Rotolo, après la lecture du message de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, a exhorté l'assemblée à se rassembler autour des valeurs qui régissent le bien vivre, et a appelé l'auditorat à s'investir dans des actions qui font avancer la communauté. Marcello Rotolo, le président de l'UNC Wlady Kos et Guy Violini, président du Souvenir français, ont déposé tour à tour une gerbe devant le monument aux morts, accompagnés de jeunes sapeurs-pompiers et de membres du conseil municipal des jeunes. Une marche d'ensemble, interprétée par la batterie fanfare, et la Musique de la Ville de Soultz ont clos la cérémonie.