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mutualité FRANçAISE Etape en Alsace : « L'avenir de l'Ehpad, c'est le domicile »

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 05:58:05

© Dna, Vendredi le 10 Mai 2019
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mutualité FRANçAISE Etape en Alsace
mutualité FRANçAISE Etape en Alsace : « L'avenir de l'Ehpad, c'est le domicile »
Le grand âge et la dépendance ? Il existe une solution de prise en charge par l'assurance notamment, rappellent aujourd'hui en Alsace les instances dirigeantes de la Mutualité française.

 
Tous les avis convergent, et un rapport national vient encore de le souligner : le reste à charge mensuel est conséquent pour les résidents les moins autonomes entrant en Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). 2 000 euros environ dans le pays. Certes, en Alsace, le chiffre est inférieur d'à peu près 5 %. Mais ce coût-là, « l'un des plus élevés en Europe », en plus de peser sur les familles, a cet autre inconvénient de ne pas régler un problème grandissant : le triplement d'ici 2060 du nombre de personnes de plus de 85 ans (âge constaté de l'entrée en Ehpad).

Il n'est pas envisageable dans le contexte actuel, et pas forcément pertinent socialement, de tripler en une génération le nombre de places pour absorber le péril montant de la dépendance. Voilà pourquoi la Mutualité Française, qui gère à travers ses mutuelles adhérentes 460 établissements pour seniors en France, dont 217 Ehpad, a son propre plan.
Un peu moins cher en Alsace

Dans le cadre des réunions mutualistes tenues un peu partout dans le pays, son président rappellera aujourd'hui en Alsace que la Mutualité est prête à apporter sa pierre à un système de prise en charge envisageant par ailleurs des contributions de solidarité nationale pour baisser le reste à charge moyen de 300 euros environ. Selon Thierry Beaudet, les mutuelles qui couvrent déjà 70 % des plus de 65 ans sont partantes de leur côté pour assumer un volet assurantiel permettant de financer la dépendance.

Pour Albert Lautman, directeur général de la Mutualité française, cela pourrait se faire sous la forme d'une contribution de quelques euros par mois prélevés les contrats de santé existants. Ainsi éviterait-on, d'après lui, des prélèvements et cotisations obligatoires que par ailleurs le gouvernement a voulu baisser pour des questions de pouvoir d'achat et de compétitivité.

Cumulée à l'idée de moduler les prix des Ehpad en fonction des revenus des résidents, cette solution pourrait servir à monter des filières de prises en charge à domicile, envisageables pour étendre à tous, partout, des services dont la demande va fortement augmenter.
Des plate-formes logistiques

Dans ce cadre, explique Albert Lautman, les Ehpad deviendraient des plates-formes organisant une logistique complexe de soins et d'assistance autour des bénéficiaires à leur domicile. Le coût au final ne sera pas forcément beaucoup moins cher par patient. Mais, en répondant à un souhait largement exprimé de rester à la maison, on évite aussi d'alourdir encore un fonctionnement national reposant largement sur des institutions ayant elles-mêmes de gros problèmes de recrutement de personnel et de gestion des carrières.

Selon la Mutualité Française, l'argent de la dépendance doit aussi permettre de mieux rémunérer les professions associées, pour l'instant peu valorisées. Si « l'avenir des Ehpad, c'est le domicile », le futur de la prise en charge de la dépendance passe ainsi par l'attractivité des métiers du grand âge.

En Alsace, le nombre de places d'hébergement en Ehpad rapporté à la population des plus de 75 ans est légèrement supérieur à la moyenne nationale. Le nombre d'heures d'aide à domicile subventionnées pour les pertes d'autonomie les plus sévères est, lui, inférieur au reste du pays, et classe le Bas-Rhin et le Haut-Rhin respectivement en 66e et 78e places nationales.
DiR

 

 
 

 

Élections européennes Liste Envie d'Europe (Raphaël Glucksmann) : Une « place publique » face à la « privatisation du monde »

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 05:59:21

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Élections européennes Liste Envie d'Europe (Raphaël Glucksmann)
Élections européennes Liste Envie d'Europe (Raphaël Glucksmann) : Une « place publique » face à la « privatisation du monde »
Raphaël Glucksmann, tête de la liste Envie d'Europe, a fait campagne avec des colistiers à Strasbourg ce jeudi 9 mai. Avec Olivier Faure, patron du PS, ils défendent une Europe écologique et sociale.

 
Raphaël Glucksmann, tête de la liste Envie d'Europe aux côtés des socialistes Sylvie Guillaume et Pernelle Richardot, au Centre européen des consommateurs à Kehl.
La morosité se lit autant sur les visages que dans la pluie qui fait presser le pas aux candidats entre le Centre européen des consommateurs à Kehl et la crèche franco-allemande de Strasbourg. Raphaël Glucksmann propose de faire une photo de groupe sur la passerelle du tram, au milieu du Rhin. « C'est la réconciliation », glisse la tête de la liste Envie d'Europe en campagne à Strasbourg.

Réconciliation franco-allemande, réconciliation espérée avec le peuple de gauche qui ne se traduit pas encore dans les sondages, réconciliation enfin avec une partie du PS local qui ne digère pas le déclassement de leur représentante Pernelle Richardot en place inéligible. On a déjà connu déplacement de campagne plus enjoué.
« Imposer des règles à l'ultralibéralisme »

Olivier Faure, son patron, a beau dire que « l'urgence nécessitait de dépasser les égoïsmes partisans au nom de l'intérêt général », la secrétaire du PS 67 juge Strasbourg et le Grand Est maltraités, rappelant au passage que « le sentiment de déclassement du territoire conduit à la tentation forte du repli identitaire ». « Il nous faut changer l'Europe ; ça passe par davantage de décentralisation, par un changement des traités et par une Europe fédérale », se reprend la conseillère régionale.

Raphaël Glucksmann partage. « L'Europe, qui a rempli ses missions de paix et d'ouverture, doit maintenant répondre aux tragédies du présent et de l'avenir », observe l'initiateur de Place publique. C'est-à-dire « lutter contre le réchauffement climatique », « imposer des règles à l'ultralibéralisme » et « préserver le modèle social ». Autant de marqueurs qui restaurent selon lui le clivage droite-gauche et balaient « le kidnapping démocratique » d'un Emmanuel Macron qui entend réduire le débat à un « affrontement entre le parti libéral et les nationalistes ».

Pour Olivier Faure, l'autre marqueur est la question des services publics. La validation par le Conseil constitutionnel de la démarche d'un référendum d'initiative partagé contre la privatisation d'Aéroports de Paris est vue comme « un véritable impeachment de la politique gouvernementale » par le premier secrétaire national du PS. Ce sera le principal rayon de soleil de l'après-midi, avec les sourires des enfants de la crèche.

L'occasion pour Raphaël Glucksmann d'enfoncer le clou : « Il y a d'un côté la logique des malls, avec toujours plus d'individualisme, et une autre vision qui défend l'idée même de place publique, d'argent public, de service public face à la privatisation du monde. »

La tête de liste est convaincue de pouvoir mobiliser un électorat qui aspire à une alternative sociale et écologique au « duel Bardella-Loiseau ». Dans les couloirs du Centre européen des consommateurs à Kehl, la troupe paraissait plus importante que dans la salle de réunion, a-t-on fait remarquer à Raphaël Glucksmann. « C'est la gauche », répond-il. Le fils d'André a toujours le mot juste.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Macron et la « malédiction des 2 ans »

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 06:19:30

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Macron et la « malédiction des 2 ans »
 

 
Jupiter est redescendu sur terre. Deux ans après avoir conquis l'Élysée « à la hussarde » et remporté 66 % des voix au deuxième tour de l'élection présidentielle face Marine Le Pen, Emmanuel Macron a devant lui un solide mur d'insatisfaction. Selon le sondage BVA commandé notamment par la presse régionale, sa cote de popularité a été divisée par deux en 24 mois : le jeune quadragénaire ne peut compter maintenant que sur 32 % d'opinions favorables.

Cela n'a rien de bien original. Certains appellent même cela « la malédiction des deux ans ». Les prédécesseurs d'Emmanuel Macron à l'Élysée ont amèrement éprouvé ce phénomène. Plombé par la crise de 2008 et par une personnalité clivante raillée pour son côté « bling-bling », l'hyperprésident Nicolas Sarkozy avait perdu quatorze points de confiance entre 2007 et 2009.
Se repentir mais garder le cap

Mais ce n'est rien en comparaison avec François Hollande. La cote du président « normal » s'était effondrée, passant de 61 % d'opinions favorables en 2012 à 21 % en 2014. Manque de charisme, affres conjugales, affaire Leonarda, fronde des députés de la majorité... Rien n'a vraiment fonctionné pour le président socialiste, dont le chemin de croix dans les sondages aura duré jusqu'au bout de son quinquennat.

Face au mécontentement, l'un comme l'autre avaient répondu de manière assez différente. Nicolas Sarkozy avait esquissé une forme de « repentance », reconnaissant avoir « commis des erreurs ». « Il faut un temps [...] pour se hisser à la hauteur d'une charge qui est, croyez-moi, proprement inhumaine », disait-il début 2009. Mais il n'y eut pas de changement dans sa politique : à ce jour, il reste le seul président à avoir conservé le même Premier ministre, François Fillon, tout au long de son mandat.

François Hollande, lui, avait écarté le fidèle Jean-Marc Ayrault après les calamiteuses élections municipales de 2014, pour le remplacer par l'ambitieux Manuel Valls. Mais il avait aussi voulu « garder le cap », annonçant un « retournement économique » qui devait lui permettre de faire baisser le chômage... et de se représenter en 2017. Las...
Un dirigeant dynamique mais pas rassembleur

Mais pour les deux, ce fut peine perdue. Depuis François Mitterrand en 1988, les Français n'ont reconduit à l'Élysée qu'un seul président en exercice. C'était Jacques Chirac, en 2002, dans des circonstances bien particulières de l'accession surprise de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de la présidentielle.

Mais lui aussi avait connu la malédiction des deux ans. Élu sur le thème de la fracture sociale en 1995, il avait mis en place une politique de rigueur qui lui a coûté cher en image : sa popularité est passée de 64 % en 1995 à 38 % en avril 1997, amenant la catastrophique dissolution de l'Assemblée nationale.

On pourrait aussi évoquer l'effondrement de la cote de Jacques Chirac entre 2002 et 2004, ou celle de François Mitterrand de 1981 à 1983, grande désillusion qui amorça le tournant de la rigueur. Ces exemples confirment la difficulté du cap des deux ans de mandature. Le défi qui attend aujourd'hui Emmanuel Macron est donc grand, pour son avenir politique comme pour le pays.

Comme Nicolas Sarkozy, il affiche maintenant le « regret » d'avoir été « dur ». Mais comme François Hollande, il compte « tenir le cap ». L'analyse du sondage BVA (lire ci-dessous) révèle que les Français le perçoivent comme un dirigeant dynamique mais absolument pas rassembleur. C'est déjà l'image qu'il renvoyait quand il marchait seul, au Louvre, le soir de son élection. Tout reste à faire.
Aurélien POIVRET

 

 
 

Macron et la « malédiction des 2 ans »

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 05:50:39

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Politique Le président vient de « fêter » les deux ans de son élection
Macron et la « malédiction des 2 ans »
Après deux ans de pouvoir, l'impopularité d'Emmanuel Macron est criante. Incapable de sortir de l'image du président des riches et des « bien nés », il est confronté à des difficultés que ces prédécesseurs à l'Élysée ont connues avant lui.
 

 
Jupiter est redescendu sur terre. Deux ans après avoir conquis l'Élysée « à la hussarde » et remporté 66 % des voix au deuxième tour de l'élection présidentielle face Marine Le Pen, Emmanuel Macron a devant lui un solide mur d'insatisfaction. Selon le sondage BVA commandé notamment par la presse régionale, sa cote de popularité a été divisée par deux en 24 mois : le jeune quadragénaire ne peut compter maintenant que sur 32 % d'opinions favorables.

Cela n'a rien de bien original. Certains appellent même cela « la malédiction des deux ans ». Les prédécesseurs d'Emmanuel Macron à l'Élysée ont amèrement éprouvé ce phénomène. Plombé par la crise de 2008 et par une personnalité clivante raillée pour son côté « bling-bling », l'hyperprésident Nicolas Sarkozy avait perdu quatorze points de confiance entre 2007 et 2009.
Se repentir mais garder le cap

Mais ce n'est rien en comparaison avec François Hollande. La cote du président « normal » s'était effondrée, passant de 61 % d'opinions favorables en 2012 à 21 % en 2014. Manque de charisme, affres conjugales, affaire Leonarda, fronde des députés de la majorité... Rien n'a vraiment fonctionné pour le président socialiste, dont le chemin de croix dans les sondages aura duré jusqu'au bout de son quinquennat.

Face au mécontentement, l'un comme l'autre avaient répondu de manière assez différente. Nicolas Sarkozy avait esquissé une forme de « repentance », reconnaissant avoir « commis des erreurs ». « Il faut un temps [...] pour se hisser à la hauteur d'une charge qui est, croyez-moi, proprement inhumaine », disait-il début 2009. Mais il n'y eut pas de changement dans sa politique : à ce jour, il reste le seul président à avoir conservé le même Premier ministre, François Fillon, tout au long de son mandat.

François Hollande, lui, avait écarté le fidèle Jean-Marc Ayrault après les calamiteuses élections municipales de 2014, pour le remplacer par l'ambitieux Manuel Valls. Mais il avait aussi voulu « garder le cap », annonçant un « retournement économique » qui devait lui permettre de faire baisser le chômage... et de se représenter en 2017. Las...
Un dirigeant dynamique mais pas rassembleur

Mais pour les deux, ce fut peine perdue. Depuis François Mitterrand en 1988, les Français n'ont reconduit à l'Élysée qu'un seul président en exercice. C'était Jacques Chirac, en 2002, dans des circonstances bien particulières de l'accession surprise de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de la présidentielle.

Mais lui aussi avait connu la malédiction des deux ans. Élu sur le thème de la fracture sociale en 1995, il avait mis en place une politique de rigueur qui lui a coûté cher en image : sa popularité est passée de 64 % en 1995 à 38 % en avril 1997, amenant la catastrophique dissolution de l'Assemblée nationale.

On pourrait aussi évoquer l'effondrement de la cote de Jacques Chirac entre 2002 et 2004, ou celle de François Mitterrand de 1981 à 1983, grande désillusion qui amorça le tournant de la rigueur. Ces exemples confirment la difficulté du cap des deux ans de mandature. Le défi qui attend aujourd'hui Emmanuel Macron est donc grand, pour son avenir politique comme pour le pays.

Comme Nicolas Sarkozy, il affiche maintenant le « regret » d'avoir été « dur ». Mais comme François Hollande, il compte « tenir le cap ». L'analyse du sondage BVA (lire ci-dessous) révèle que les Français le perçoivent comme un dirigeant dynamique mais absolument pas rassembleur. C'est déjà l'image qu'il renvoyait quand il marchait seul, au Louvre, le soir de son élection. Tout reste à faire.
Aurélien POIVRET

 

 
 

 

Européennes Scrutin du 26 mai : Ces « petits » candidats qui gênent les gros

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 05:51:29

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Européennes  Scrutin du 26 mai
Européennes Scrutin du 26 mai : Ces « petits » candidats qui gênent les gros
Les sondages les créditent de 0.5 à 2 % des intentions de vote. Mais ces listes agacent celles mieux placées car elles peuvent capter un électorat à la marge et modifier l'ordre d'arrivée.

 
Nicolas Dupont-Aignan a échoué de peu sous la barre des 5 % à la présidentielle, synonyme de remboursement des frais de campagne. Son équipe enrageait en voyant les 330 000 voix de François Asselineau qui leur aurait permis de souffler financièrement. De la même façon, Marine Le Pen serait arrivée en tête du premier tour si on additionne ses voix avec celle du leader de debout la France.

Sondages scrutés

Certes, une élection ne se joue que dans les urnes et l'arithmétique a ses limites, les reports de voix n'étant pas une science exacte. Mais dans tous les états-majors, ces calculs sont quotidiens. À la République en marche et au Rassemblement national, que les sondages donnent à égalité, la priorité est d'arriver en tête du scrutin le 26 mai au soir. La République en marche peine à dépasser sa base électorale de 23 à 24 % (son score du premier tour de la présidentielle) et lorgne vers les 2 à % de l'UDI.

Tout le monde est écolo

Le parti de centre droit s'inscrit dans une opposition constructive à l'Assemblée nationale et est très pro-européen comme le parti présidentiel. Les marcheurs, qui plaident aussi pour un verdissement de l'économie, ont placé l'écologie très haut dans leur programme et Pascal Canfin, l'ancien ministre écologiste de François Hollande, en deuxième position sur leur liste. Ce n'est pas un hasard dans la mesure où l'environnement est l'une des préoccupations des Français.

Les voix de l'UDI sont aussi convoitées par le parti les Républicains, qui bien qu'en hausse dans les sondages, reste en deçà de son score de la présidentielle. La tête de liste, François-Xavier Bellamy, a intégré le mot « centre » plus fréquemment dans son discours et met en avant l'alliance avec Les Centristes d'Hervé Morin.

Ces calculs électoraux se retrouvent aussi sur la partie gauche de l'échiquier politique, qui a la particularité d'être éclatée en quatre listes (La France insoumise, Europe Écologie-Les Verts, Place Publique avec le Parti socialiste, Génération-s).

EE-LV, qui fait traditionnellement de bons scores aux Européennes est pénalisé par cet émiettement, de même que la France insoumise qui dans les sondages perd la moitié de son score de la présidentielle.

 

 
 

 

Pour une politique agricole « réellement commune »

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 06:01:16

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Agriculture Rassemblement
Pour une politique agricole « réellement commune »
Une quarantaine d'agriculteurs d'Alsace et du Bade-Wurtemberg se sont donné rendez-vous ce jeudi devant le Parlement européen. Un rassemblement symbolique pour dire l'attachement des agriculteurs « à l'Europe, à une PAC plus ambitieuse et réellement commune ».
 

 
Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin a insisté aux côtés de ses collègues haut-rhinois et allemands sur l'aspiration à « une Europe qui porte les valeurs des agriculteurs ».
Réunis ce jeudi, sous la pluie, devant le Parlement européen à l'appel de la FDSEA (67 et 68), du BLHV - son homologue du Bade-Wurtemberg -, des Jeunes agriculteurs et de la Chambre d'agriculture, une quarantaine d'agriculteurs sont venus dire leur aspiration à « plus d'Europe », à quelques jours des élections. « Évitons de nous refermer sur nous-même, nous avons besoin d'une Europe capable de protéger ses agriculteurs », a résumé Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin.

Symbolique, ce rassemblement - auquel s'est joint un unique tracteur drapé d'une banderole « Plus d'Europe et mieux d'Europe » - entendait « afficher un axe franco-allemand fort » et, « inciter les agriculteurs à voter pour des candidats qui portent les vraies valeurs de l'agriculture », sans pour autant donner de consignes. « Nous avons besoin d'une vision politique claire pour l'Europe de demain », a insisté le président du BLHV Werner Räpple, rappelant que « la PAC reste un dossier important de consolidation de l'Europe ».

Une dizaine de candidats ont, d'après la Chambre d'agriculture, été invités à se joindre à cette rencontre. Seule la députée européenne et candidate Anne Sander a répondu présent, réaffirmant l'engagement des Républicains et du PPE à « parler des sujets agricoles ».

Principales revendications des représentants de la profession : un budget européen suffisant, une simplification administrative et une harmonisation des politiques fiscales, sociales et environnementales. « Nous voulons des lois qui soient les mêmes pour tous les agriculteurs car nous sommes dans un marché commun », a insisté Franck Sander qui appelle à ce que cesse les « négociations bilatérales qui portent atteinte à notre modèle ». Autrement dit : « que ce qui est importé en Europe soit soumis aux mêmes normes imposées à nos agriculteurs ».
H.D.

 

 
 

 

Fonction publique : une mobilisation unitaire

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 05:53:01

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Social Manifestations
Fonction publique : une mobilisation unitaire
Des dizaines de milliers d'agents de la fonction publique sont descendus dans la rue, jeudi, contre le projet de loi censé « moderniser » leur statut. De son côté, le gouvernement ne compte pas faire marche arrière.
 

 
L'ensemble des syndicats a défilé ensemble, comme ici à Montpellier. Et cette coalition pourrait durer.
La fin de non-recevoir opposée dans la matinée par Olivier Dussopt, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics, n'a pas refroidi les ardeurs des fonctionnaires, jeudi. Plusieurs dizaines de milliers d'entre eux ont battu le pavé partout dans l'Hexagone pour protester contre le projet de loi censé « moderniser » leur statut. Et tenter de contredire Olivier Dussopt. A contrario, pour ce dernier, cette réforme, dont il a martelé qu'elle ne serait ni retirée, ni renégociée, est « attendue par les agents ».

À Paris, on a assisté à une unité syndicale clairement affichée, avec tous les leaders des grandes centrales côte à côte : Philippe Martinez (CGT), Laurent Berger (CFDT), Yves Veyrier (FO) et Laurent Escure (Unsa). Une chose exceptionnelle, un « fait rare qui devrait alerter le gouvernement » a estimé le patron de la CGT.

Dans la capitale, plus de 30 000 personnes ont défilé dans leurs pas, d'après la CGT, qui a, par ailleurs, recensé 250 000 manifestants sur l'ensemble du territoire, avec une mobilisation encore plus marquée chez les enseignants, déjà en colère contre leurs propres réformes de l'éducation. Le ministère de l'Intérieur chiffre, lui, à 108 900 le nombre de manifestants. Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Marseille, Lyon, Nantes, Rennes, Montpellier, Bordeaux, Angers, Lille, Strasbourg, Perpignan, Albi, Toulouse...
Santé, école, retraite

Professeurs, donc, mais aussi employés des finances publiques, contrôleurs aériens, personnels de la fonction publique hospitalière, parfois soutenus par des gilets jaunes... tous les secteurs de la fonction publique étaient représentés dans les cortèges. Y compris les douaniers, qui étaient très majoritaires à Dunkerque par exemple. Ils sont en conflit depuis début mars avec Bercy pour obtenir des moyens et des effectifs supplémentaires. Le trafic des ferries à Calais a ainsi été annulé dans la matinée.

Partout les slogans interpellaient notamment sur la santé, « Plus de moyens humains Buzyn pour la santé publique » (Paris), « Aide-soignante, métier formidable, salaire fort minable » (Rennes) ; l'école « Pour un service public égalitaire, non à Blanquer » (Bordeaux), ou les retraités « contre l'austérité ».
« Une étape »

Côté perturbations, la grève a occasionné « des retards de 40 à 50 minutes » sur les vols intérieurs au départ des aéroports parisiens, mais c'est l'aéroport de Toulouse qui était le plus affecté par le mouvement. En revanche, la grève a connu un impact très limité du côté de la SNCF et de la RATP. Le fonctionnement des écoles, avec un enseignant gréviste sur cinq, selon le ministère de l'Éducation, des cantines scolaires et des crèches, a été fortement perturbé à certains endroits également.

Les syndicats ont déjà prévenu que cette journée n'était « qu'une étape » d'une mobilisation « dans la durée » pour « dire non » au projet de loi qui figurera au menu de l'Assemblée nationale à compter de ce lundi 13 mai.

 

 
 

 

ADP : le projet de référendum d'initiative partagée validé

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 06:18:07

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ADP : le projet de référendum d'initiative partagée validé
 

 
Le processus inédit va bien pouvoir se poursuivre. Le Conseil constitutionnel a donné son feu vert, jeudi, à la proposition de référendum d'initiative partagée (RIP) de parlementaires opposés à la privatisation d'Aéroports de Paris, prévue fin 2019-2020. Une « première » pouvant conduire à la consultation de la population.
4,7 millions de signatures requises

À l'initiative des parlementaires socialistes, quelque 250 députés et sénateurs de droite et de gauche (de LFI à LR, avec le soutien du RN) ont enclenché il y a un mois cette procédure, introduite dans la Constitution en 2008 mais jamais utilisée. Ils entendent s'opposer à la privatisation controversée du groupe aéroportuaire inscrite dans la loi Pacte pour la croissance et la transformation des entreprises, adoptée définitivement par le Parlement le 11 avril.

Mais ce feu vert des « Sages » est loin d'être suffisant pour autoriser la consultation des Français. La prochaine étape sera pour ses initiateurs de recueillir en neuf mois, par voie électronique, l'approbation d'au moins 10 % du corps électoral, soit plus de 4,7 millions de personnes.

Le groupe PS du Sénat a salué une « décision historique » et « une étape majeure » dans la procédure. « Les exigences imposées par la Constitution sont lourdes mais avec l'engagement des Français, nous pouvons réussir », ont ajouté ces sénateurs, appelant « à se mobiliser partout en France pour mener ce combat ».

Rapporteur général du projet de loi, Roland Lescure (LREM) s'est dit « un peu surpris » par la décision du Conseil constitutionnel. De son côté, le ministère de l'Economie a indiqué qu'aucune décision ne serait prise concernant la privatisation d'Aéroports de Paris durant «le délai de la procédure».

 

 
 

Fonction publique Près de 2000 manifestants en Alsace

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 06:03:12

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Fonction publique Près de 2000 manifestants en Alsace
 

 
 
? À Mulhouse, les neuf organisations syndicales qui avaient appelé à la grève ce jeudi ont réuni plus de 500 manifestants pour « protéger la fonction publique ». Banderoles et panneaux ont largement relayé le message avec des slogans chocs : « ARS pour Agence de réduction des services », « Quand tout sera privé, on sera privé de tout » ou « Oui, j'ai choisi de soigner, mais pas les caisses de l'État ».

« On ne lâchera rien !, assure Valérie Poyet, secrétaire départementale FSU. Le projet de loi dit de transformation de la fonction publique est indiscutablement une attaque sans précédent de notre statut, il vise à casser le service public. » Valérie Poyet reste lucide : « Cela a déjà commencé sous Sarkozy. Il faut arrêter avec ce discours qui fait passer les fonctionnaires pour des fainéants ! »

Signe fort, selon la syndicaliste, de ce qui se joue, « aujourd'hui, à nos côtés, nous avons les syndicats de la police. C'est une première. » Dans le long cortège, il y avait donc des policiers, des infirmiers avec une bonne partie du personnel des urgences du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace, mobilisé depuis fin avril pour dénoncer la dégradation des conditions de travail et de l'accueil des patients.

Après avoir traversé la ville, les manifestants se sont retrouvés devant la sous-préfecture pour réaffirmer « stop à une logique exclusivement comptable ». Le matin même, une délégation syndicale avait été reçue par le secrétaire général. « Nous avons fait part de nos inquiétudes et évoqué le projet de loi dans son ensemble avec ses conséquences, précise Fabien Camus, de la CGT. Nous avons aussi parlé de la perte de valeur dans nos fonctions. »

À noter qu'une dizaine de gilets jaunes ont voulu rejoindre le mouvement mais sont restés à l'écart.

? À Strasbourg, tous les syndicats de la fonction publique étaient présents pour une manifestation qui a rassemblé environ 1 200 personnes dans les rues du centre-ville, ce jeudi après-midi. Pour Anne-Marie Haller, secrétaire départementale du syndicat Unsa 67, se désole notamment des exigences d'évaluation dans les premier et second degrés sans que les enseignants aient leur mot à dire : « On nous impose des méthodes et on devient de simples exécutants, surtout dans le premier degré. »

Côté fonction territoriale, ce sont la contractualisation et la précarisation croissantes des agents qui inquiètent les syndicats. « La commission administrative paritaire est vidée de sa substance, s'émeut une agent du département du Bas-Rhin. Le déroulé de carrière et l'avancement, qui avant relevait de l'employeur et des représentants du personnel, relèveront des employeurs et autorités hiérarchiques. Les comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail vont être supprimés. La sécurité et la santé au travail ne sont visiblement pas la priorité du gouvernement ! »

Quant aux infirmières et aides-soignantes, elles n'en peuvent plus. « Nous sommes mal payées, juge Corinne Spehner, secrétaire générale adjointe CFDT Santé Sociaux, et nos conditions de travail se dégradent constamment. Dans les hôpitaux, de plus en plus de postes ne sont pas pourvus. Dans les Ehpad, on peut avoir une infirmière pour une centaine de patients pendant le week-end ! »

Ce n'est pas mieux dans les finances publiques où la réduction du personnel a été drastique, selon les syndicats, avec 64 % d'emplois supprimés dans des effectifs qui ne représentent que 4,3 % de la fonction publique d'État. Une fonctionnaire en gestion publique arbore un macaron « Même plus l'impôt sur les os ». Elle explique : « On n'y arrive plus car on a du travail à outrance ! Tous les mois, je travaille dix, vingt ou trente heures gratuitement... Et aujourd'hui le gouvernement veut nous basculer dans la fonction publique territoriale. »
Alain CHEVAL et Geneviève DAUNE

 

 
 

Colmar : Soral fait une « quenelle »devant le tribunal

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 06:00:31

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Colmar
Colmar : Soral fait une « quenelle »devant le tribunal

 
L'essayiste d'extrême droite Alain Soral, présent à Brunstatt samedi soir pour les besoins d'une « conférence » donnée devant une centaine de personnes, se targue sur le réseau social Twitter d'avoir prolongé son séjour alsacien de 24 heures, afin de se promener dimanche à Colmar.

Photos à l'appui, on le découvre en particulier posant devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Colmar, en train de faire une « quenelle » (du nom du geste antisémite popularisé par le polémiste Dieudonné).

La volonté de défi semble évidente : le 15 avril dernier, Alain Soral a en effet été condamné à un an de prison ferme par la 13e chambre correctionnelle de Paris, pour contestation de l'existence de la Shoah. Une vive polémique s'est développée depuis lors, le parquet parisien - puis tout récemment celui de Mulhouse - ayant refusé de mettre à exécution le mandat d'arrêt prononcé en même temps que sa condamnation, au grand dam des diverses parties civiles (Licra, SOS Racisme, MRAP, etc.), dont certaines n'hésitent plus à parler de « voie de fait » et même de « Munich judiciaire », dans une tribune publiée le 7 mai par le site web de L'Obs.

En réplique, le procureur de Paris, Rémy Heitz, soutient que M. Soral a été condamné pour une infraction relevant du droit de la presse, ce qui n'autorisait pas le tribunal à décerner un mandat d'arrêt. Seule certitude : Alain Soral semble plus que jamais convaincu de son impunité.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

aide en faveur de la ruralité : C'est intolérable pour J.-M. Bohly

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 06:06:53

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RAMMERSMATT
aide en faveur de la ruralité : C'est intolérable pour J.-M. Bohly

 
Le maire de Rammersmatt et vice-président des maires ruraux du Haut-Rhin Jean-Marie Bohly a écrit à la rédaction.

« Une aide en faveur de la ruralité dans le cadre des fonds européens destinés au développement des territoires ruraux - soit 700 millions'euros - a été débloquée il y a cinq ans, dans le cadre du programme Leader.

La France a bénéficié de 687 millions d'euros du fonds européen pour le développement rural. Ce qui est surprenant, c'est que dans cette belle enveloppe, seuls 4 % (soit 28 millions d'euros) de la somme ont été dépensés et versés aux régions. Pourquoi ? La cause proviendrait d'un souci informatique lié à

Osiris, le logiciel dédié à la gestion des fonds. Cet outil informatique aurait mis des années à être correctement paramétré, suscitant depuis 2014 un conflit entre l'État et les régions.

Le plus terrible dans cette affaire, c'est que l'argent qui n'a pas été dépensé en 2020, date butoir, devra être rendu... Si les dirigeants et l'État Français ne savent pas comment faire, confions les fonds à l'association des maires ruraux de France qui saura comment les utiliser à bon escient , favorisant la création d'emplois et des recettes nouvelles aux entreprises qui en ont bien besoin. »

 

 
 

 

Manifestation Journée de mobilisation dans la fonction publique : Plus de 500 à défiler dans Mulhouse

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 05:53:26

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Manifestation Journée de mobilisation dans la fonction publique
Manifestation Journée de mobilisation dans la fonction publique : Plus de 500 à défiler dans Mulhouse
Même si elles en attendaient le double, les organisations syndicales ont réussi à mobiliser hier plus de 500 personnes à Mulhouse pour défendre la fonction publique. Une réussite en tous les cas du point de vue de l'unité du discours...

 
La manifestation est partie de la place de la Bourse.
Le verre à moitié vide ou à moitié plein ? La question ne se posait finalement pas hier. Pour les manifestants l'essentiel était de faire passer un message d'unité et ce message est passé avec la présence de neuf organisations syndicales qui avaient appelé à la grève en ce jeudi.

D'un bout à l'autre de cette chaîne humaine qui a traversé la ville le discours était unanime et unique : « il faut protéger la fonction publique ».

Banderoles et panneaux ont aussi largement relayé le message avec des slogans chocs : « ARS pour Agence de réduction des services », « Quand tout sera privé, on sera privé de tout » ou encore « Oui, j'ai choisi de soigner... mais pas les caisses de l'État ».
« Même les policiers nous ont rejoints... c'est un signe fort »

Certains avaient même accroché autour du cou les panneaux déclaratifs de travaux marqués « permis de démolir »... Le ton était donné et à l'image de Valérie Poyet (secrétaire départementale FSU), « on ne lâchera rien. Nous faisons un gros travail de pédagogie pour expliquer au grand public les enjeux des réformes qui se préparent. Il faut absolument protéger la fonction publique et le statut des fonctionnaires. Le projet de loi dit de transformation de la fonction publique est indiscutablement une attaque sans précédent de notre statut, il vise à casser le service public ». La secrétaire départementale est d'ailleurs lucide, « cela a déjà commencé sous la présidence de Sarkozy. Il faut arrêter avec ce discours latent qui fait passer les fonctionnaires pour des faignants ! ». Et de poursuivre « qu'avec cette logique, nous allons nous retrouver avec une école à deux vitesses, des hôpitaux à deux vitesses... ». Signe fort selon la syndicaliste de ce qui se joue, « aujourd'hui à nos côtés nous avons les syndicats de la police. C'est une première ». Et c'est vrai que dans le long cortège aux côtés des enseignants, il y avait des policiers, des infirmiers avec une bonne partie du personnel des urgences du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud-Alsace (GHRMSA) mobilisé depuis fin avril pour dénoncer la dégradation des conditions de travail et de l'accueil des patients.

Le cortège, après avoir traversé la ville, s'est retrouvé devant la sous-préfecture de Mulhouse pour passer un dernier message et dire stop à une logique « exclusivement comptable » alors que l'Assemblée nationale s'apprête à se pencher sur le projet de loi de transformation de la fonction publique. À noter que le matin même, une délégation des neuf organisations syndicales avait été reçue par le secrétaire général.

Comme le précise Fabien Camus (CGT). « Nous avons fait part de nos inquiétudes, évoquées le projet de loi dans son ensemble avec ses conséquences. Nous avons aussi parlé de la perte de valeur dans nos fonctions... ».

À noter qu'une dizaine de gilets jaunes ont voulu rejoindre le mouvement mais sont restés à l'écart. Un nouveau rendez-vous est d'ores et déjà programmé le 18 mai prochain.
Alain CHEVAL

 

 
 

 

Le décès de Christian Wilsdorf

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 05:49:43

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haut-rhin Nécrologie
Le décès de Christian Wilsdorf
Né en 1926, l'ancien directeur des archives du Haut-Rhin est décédé le 6 mai dernier. Ce brillant chartiste était un spécialiste de l'Alsace au Haut Moyen âge.
 

 
Christian Wilsdorf, en 2012, lors de la parution de son ouvrage L'Alsace des Mérovingiens à Léon IX.
Gabriel Braeuner ne tarit pas d'éloges sur celui qui fut durant près de 40 ans directeur des archives départementales du Haut-Rhin (1952-1991). « C'était le doyen de l'Académie d'Alsace. Il y était entré en 1959 », rappelle celui qui est l'actuel chancelier de la société savante. « C'était un homme bienveillant avec un tel savoir, une telle générosité ! »

Originaire de Ribeauvillé, Christian Wilsdorf avait été diplômé en 1951 de la prestigieuse Ecole nationale des chartes. Après son parcours universitaire, il avait rejoint son Alsace natale pour intégrer dès 1952 la collectivité territoriale haut-rhinoise dont il fut l'archiviste en chef avant de devenir, en 1991, le directeur honoraire des services d'archives du Département.
Un amoureuxdes châteauxet du patrimoine

Sa thèse d'école portait sur « les comtes de Ferrette et leurs seigneuries du début du XIIe à 1324 », souligne le site internet de l'école qui illustre l'information du décès du nonagénaire avec la couverture de l'un de ses ouvrages Comment la Sainte-Croix parvint à Niedermunster : une légende carolingienne écrite au XVe siècle.

Ce médiéviste, spécialiste du Haut Moyen âge, avait contribué « de façon déterminante au sauvetage et à la mise en valeur du château du Hohlandsbourg et à la restauration de l'église Saint-Matthieu de Colmar », indique Gabriel Braeuner. C'est lui qui avait en effet conseillé l'ancien président du conseil général, Henry Goetschy, lorsque la collectivité, propriétaire du château, avait démarré les premiers grands travaux de consolidation de la forteresse, entrepris en 1989/90, puis le chantier de restauration (réhabilitation castrale) du monument. « Il avait également presque sauvé le château de Saint-Ulrich qui domine sa ville natale », ajoute Gabriel Braeuner. « On lui doit également la création de la commission départementale d'héraldique qui, dès 1960, attribua ou confirma les armoiries de chaque commune du Haut-Rhin ».

Officier de l'ordre national du Mérite, chevalier des palmes académiques, officier des Arts et Lettres, Christian Wilsdorf fut, de 1951 à 1955, chargé de la mission de rassembler et d'organiser les archives des Hauts Commissariats de la République française en Allemagne et en Autriche qu'il rapatria à Colmar, ajoute Gabriel Braeuner. « C'est sur sa proposition que la Haute Commission alliée d'occupation en Allemagne confia en dépôt à la France les archives franco-anglo-américaines. Installées d'abord à Metz, elles furent transférées à Colmar aux Archives de l'occupation créées par le ministère des Affaires étrangères en 1956 ».

Ses obsèques seront célébrées ce vendredi à 10 h en l'église Saint-Matthieu. A son épouse, Odile, et à fille, Nicole Clauss-Wilsdorf et aux autres membres de sa famille, les DNA présentent leurs sincères condoléances.

 

 
 

 

Un don de 100 000 photos

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 05:54:16

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Un don de 100 000 photos
 

 
 
Il n'a pas les yeux dans la poche. Au cours d'une carrière lui permettant de vivre sa passion, le Colmarien de naissance Bernard Naegelen, qui a été photographe indépendant à Strasbourg, a déclenché des millions de fois du matin au soir et du soir au matin, du Sundgau profond au haut du Bas-Rhin, du Landskron au Fleckenstein, qu'il neige ou que l'on cuise et tel un « dinosaure » à l'Ektachrome, le fameux film argentique de chez Kodak terrassé par le numérique voici quelques années...

Un travail de mémoire visuelle colossal qui s'est traduit ce lundi par un don de 98 553 images aux Archives départementales du Haut-Rhin via une convention de dépôt dûment signée par la présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, en présence du directeur des archives, Jean-Luc Eichenlaub. « C'est aussi un fonds pédagogique et il sera utilisé comme tel », a assuré la présidente.
« L'Alsace colorée, celle des traditions »

Fêtes des vendanges, corsos fleuris, carnavals, photos aériennes, paysages de neige, massif vosgien sous toutes ses coutures, traditions, vendanges, festivités de Noël, châteaux, artisanat, vie du vignoble, bâtiments, salles de spectacle et de cinéma, orgues d'église... L'intégralité des villages fleuris de la région, musées, faune locale, prises de vues touristiques, Bernard Naegelen a photographié « l'Alsace colorée, celle des traditions », dans l'idée de pérenniser un peu de sa culture vernaculaire. Certaines de ces images témoignent en effet d'activités ou de paysages appartenant désormais au passé. Il a en outre déjà réalisé une quinzaine d'ouvrages consacrés à l'Alsace, dont l'un a été écrit par François Loos.

Très figuratif, passionné de peinture, Bernard s'est investi corps et âme dans l'art de photographier « le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, sans distinction. C'est l'Alsace telle que je l'ai toujours vue. Même Yann Arthus-Bertrand m'a dit que j'avais à disposition un sujet énorme, malgré le fait qu'il n'y ait que deux départements. » Quitte à dormir dans sa voiture pour saisir un rayon de soleil sur un alignement de toitures. « Il fallait y aller au bon moment. Je connais les villages par rapport au soleil. » Son épouse Virginie, qui l'accompagnait ce lundi à Colmar depuis Avignon où le couple vit désormais, note qu'il reconnaît même les villages grâce à leurs clochers !

Ce fonds à l'intérêt patrimonial indéniable est à présent à disposition du conseil départemental, qui rendra hommage au photographe en lui consacrant une exposition dans les murs de son siège, au mois d'octobre prochain. Le visiteur pourra également y découvrir des peintures de Bernard Naegelen. Et s'il a fait don de ces vingt cartons de déménagement remplis d'images classées avec précision au département, c'est tout simplement parce que son coeur est resté en Alsace. Nicolas PINOT

 

 
 

Pour que l'alsacien reste dans la course

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 05:55:10

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Pour que l'alsacien reste dans la course
 

 
La mascotte de Sprochrenner, une cigogne alsacienne baskets aux pieds, à retrouver, dans diverses situations, sur le site www.sprochrenner.alsace DR
La 1re édition d'une course de relais pour la langue régionale, dite « Sprochrenner », aura lieu à la Pentecôte 2020, du samedi 30 mai au lundi 1er juin, du sud au nord de l'Alsace. C'est de Bretagne, où une « Redadeg » bisannuelle rencontre le succès depuis dix ans, que Patrick Puppinck a rapporté le concept.

Il s'agit, par un événement « festif et populaire », de valoriser le patrimoine linguistique alsacien, tant sous ses formes standard que dialectales, et plus largement de marquer un sentiment d'appartenance à l'espace du Rhin supérieur, « un attachement à une culture partagée avec les Bâlois, les Badois. Le fait qu'ils se retrouvent tous , c'est innovant. »

Ça l'est d'autant plus que n'étant pas natif de la région, même s'il y vit depuis longtemps, Patrick Puppinck est « en dehors de toutes les chapelles. Il faut se réconcilier avec cette culture alémanique. On me dit que c'est plus facile pour moi qui ne suis pas d'ici, qui n'ai pas eu de grand-père malgré-nous, qui ne suis pas fils d'une veuve de guerre... »

Néanmoins, s'il n'est pas d'origine, son intérêt de « converti » pour le dialecte est bien réel. « Il y a beaucoup de croyants et peu de pratiquants. La langue est confisquée par des institutionnels qui tiennent des discours dans les hautes sphères et la laissent dépérir, s'indigne-t-il. Moi je suis pragmatique. »

Et concret, puisque les contours de Sprochrenner sont déjà esquissés. Le départ se fera de Bâle, avec un prologue sur le sentier des Poètes, tandis qu'à Weil am Rhein, un Stammtisch public sur « ce qui nous réunit » rassemblera historiens, philosophes et poètes. « La course est un élément de l'événement. »

Celle-ci se poursuivra, de jour comme de nuit, sur près de 375 km, de Huningue à Wissembourg, à travers plus de 100 communes. La participation sera gratuite et sera ouverte à tous, à pied, à vélo, à trottinette, avec des rollers...

Un témoin ira de main en main, symbolisant une transmission intergénérationnelle, et son contenu, un texte de Gérard Leser, sera dévoilé à l'arrivée. Seuls ceux qui se le passeront verseront une participation de 100 ou 200 EUR par km, selon qu'ils sont des particuliers participant en groupe, visibles car vêtus d'un même tee-shirt, des entreprises, ou des collectivités (des reçus fiscaux seront produits).
Une association « apolitiqueet indépendante »

En plus d'avoir un objectif qualitatif, Sprochrenner espère ainsi une recette réservée à des projets en faveur du développement de la langue régionale, notamment l'immersion linguistique dès la maternelle.

Tout au long du parcours, du samedi au lundi, se tiendront des rencontres, des échanges, des conférences mettant en relief différents aspects et richesses de l'identité alsacienne, lestraditions et l'histoire, l'économie, les valeurs d'humanisme, les autres langues parlées d'une vallée à l'autre... Le tout dans une perspective « dynamique, accueillante, ouverte, tournée vers le futur ».

Sur le terrain, l'organisation sera le fait d'équipes bénévoles autonomes, réparties sur huit tronçons d'une cinquantaine de kilomètres, dont certaines doivent encore être étoffées. Aussi, un Stammtisch de présentation du projet aura lieu ce vendredi 10 mai à 19 h, au cercle Saint-Joseph à Colmar, dans le but de recruter des volontaires.

Lors de sa présentation en mars 2018, Sprochrenner a emporté l'adhésion de la Fédération Alsace bilingue (FAB) de Pierre Klein qui participe à son financement - le budget total étant de 50 000 EUR. Une association du même nom, « apolitique et indépendante », a été créée et est présidée par Patrick Puppinck, avec 14 membres, dont Pierre Klein ou encore Jean-Marie Woehrling, président de Culture et Bilinguisme d'Alsace et de Moselle.

Également intéressé, l'IUT de Haguenau se charge de la communication digitale du projet, par l'intermédiaire des projets tutorés des étudiants en Métiers du multimédia. Les inscriptions seront d'ailleurs bientôt possibles sur le site internet.

« Nous avons même une mascotte. Il y a un écho fort. Nous avons aussi le soutien des collectivités, en particulier de la présidente du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert », se réjouit Patrick Puppinck, qui sent monter « une impatience ». Un dossier de micro-projet Interreg sera bientôt déposé. L'association prévoit déjà de prochaines éditions de la course, tous les deux ans et de part et d'autre du Rhin, de Wissembourg au Sundgau en passant par l'Allemagne.
CONTACTER courriel : contact@sprochrenner.alsace ; site internet : www.sprochrenner.alsace ; Stammtisch le 10 mai à 19 h, au Cercle Saint-Joseph, 29 rue Saint-Joseph à Colmar.

 

 
 

pfastatt Risques : Le sol se dérobe sous Les Acacias

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 06:07:45

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pfastatt Risques
pfastatt Risques : Le sol se dérobe sous Les Acacias
Les parents des enfants qui fréquentent l'institut d'éducation motrice des Acacias, à Pfastatt, font part de leurs vives inquiétudes quant aux risques d'effondrement des galeries souterraines révélés par une étude.

 
L'IEM accueille 60 enfants et ados. Les premiers sont scolarisés soit sur place, soit à l'école du Fehlacker. Les seconds sont scolarisés soit aux Acacias, soit au collège de Lutterbach.
L'étude du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) sur l'état des galeries souterraines du Hohlerberg à Pfastatt, commanditée par la mairie de Mulhouse, propriétaire du site des Acacias, a fait apparaître des risques d'aléas forts, dont un qui touche un bâtiment de l'IEM (institut d'éducation motrice). Ses conclusions avaient déjà inquiété les riverains.
Une cartographie des lieux

À la suite d'un courrier du 22 mars de la direction, les parents des enfants accueillis dans l'établissement se sont alarmés à leur tour. « Le rapport final du BRGM datant de mai 2018 a édité une cartographie des lieux, avec les risques d'effondrement à très court terme : deux ans, relève Florence Lesage, déléguée au CVS (conseil de vie sociale) des Acacias. Les bâtiments se sont dégradés et il y a des menaces fortes sur des parties du bâtiment de l'école. Le préfabriqué [situé le long de la rue d'Illzach] qui abrite du matériel sportif et des ateliers de préprofessionnalisation pour les ados, a été fermé. Le réfectoire et l'atelier cuisine aussi. »

« Le 2 avril, nous avons reçu un deuxième courrier qui augmentait le périmètre des fermetures. Elles concernent les aléas moyens. Tout l'accès au réfectoire a été fermé avec des barrières. Réfectoire, cuisine et passerelle de l'école sont condamnés », poursuit la déléguée. Le terrain de basket extérieur a également été interdit.
« Je stresse »

La passerelle barrée, qui menait de l'école à la salle à manger, pose bien des problèmes aux 36 élèves handicapés moteurs qui déjeunent à présent dans la salle de réunion : « Ils doivent descendre les uns après les autres par l'ascenseur, qui n'accepte que deux fauteuils. Les soins de 11 h 30 ont été supprimés », explique encore Florence Lesage.

« En fermant les bâtiments, on aurait dû rajouter du personnel, ajoute Imenne Laouiti, autre parente. Le parcours pour aller manger passe par une voie goudronnée mais qui n'est pas adaptée aux fauteuils et aux déambulateurs. Or les enfants marchent avec des troubles de l'équilibre. Il faut du personnel pour les tenir, sans compter que ces fermetures rallongent le trajet. On diminue ainsi le temps des rééducations. »

« Dès que je vois Acacias s'afficher sur mon téléphone, je stresse. On a tous les jours des infos qui nous stressent davantage », appuie la jeune femme.

Une réunion, le vendredi 12 avril, avec le directeur des Acacias, Jean-François Stirn, et le directeur régional de l'APF (Association France handicap), Pierre Salachas, a un peu rassuré ces parents.

« On nous a dit qu'ils allaient travailler désormais avec nous car les bribes d'infos qu'on nous envoie, loin de nous apaiser, nous angoissent, confirme Florence Wendling, autre maman. Ils nous ont aussi dit qu'ils étaient décidés à déménager avant l'été dans des locaux provisoires, car le projet au Phare à Illzach dans de nouveaux locaux, ne sera pas terminé avant quatre ans. Ils ont des pistes et attendent des réponses. »

À cela s'ajouterait la difficulté que rencontrent désormais taxis et fournisseurs à circuler à l'intérieur de l'IEM. « On espère un déménagement rapide. L'échéance du 15 juillet est beaucoup trop lointaine sans aménagement du site et sans personnel supplémentaire », conclut Imenne Laouti.
A.O.

 

 
 

 

MULHOUSE : Une école primaire publique expérimentale français/anglais

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 06:08:38

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Conseil municipal
MULHOUSE : Une école primaire publique expérimentale français/anglais
Le conseil municipal de Mulhouse a voté hier l'ouverture à la rentrée de septembre d'une école publique expérimentale bilingue français/anglais dans les locaux désormais disponibles de l'école Illberg.
 

 
L'école Illberg accueillera dès septembre une école bilingue français/anglais.
Mulhouse dispose déjà de 16 écoles bilingues français/allemand (maternelles et élémentaires confondues). La 62e école de Mulhouse sera donc également bilingue, mais français-anglais, cette fois.

Elle s'installera dès le mois de septembre dans les locaux désormais disponibles de l'école relais Illberg et sera dès l'ouverture composée de quatre classes, une maternelle et trois en élémentaire, avec des ouvertures complémentaires dès l'année suivante.

Sur quatre jours et demi, les enfants seront immergés dans la langue anglaise, à parité horaire, et une troisième langue, dont l'allemand, sera possible, en option, dans l'objectif de « permettre aux enfants de construire leur apprentissage et leur culture dans un espace rhénan et européen », dira Chantal Risser, adjointe à l'éducation.

L'école disposera également d'espaces de travail décloisonnés pour des ateliers de coworking. Des outils numériques seront mis à disposition des élèves pour les apprentissages. La coopération avec «les partenaires du système éducatif» sera recherchée et notamment avec les parents qui seront invités à s'impliquer dans la vie de l'école. Un service périscolaire sera également proposé aux familles.

L'école étant désectorisée, c'est-à-dire ouverte à tous les enfants de la ville quelle que soit leur adresse, l'unique critère de sélection sera « l'appétence linguistique avéré de l'enfant et de la famille », assure Chantal Risser. Les candidatures devront être déposées au service Éducation de la ville.
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

formation Un après-midi portes ouvertes le mercredi 15 mai : Visa pour l'apprentissage

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 06:14:51

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formation Un après-midi portes ouvertes le mercredi 15 mai
formation Un après-midi portes ouvertes le mercredi 15 mai : Visa pour l'apprentissage
Le rendez-vous est prévu le même jour à Colmar et à Mulhouse. Les portes ouvertes de l'apprentissage, initiées par la CCI Alsace Eurométropole, invitent les jeunes de 15 à 30 ans à venir découvrir plus de 500 offres de formation. Des places d'apprentissage qu'ils pourront occuper dès la rentrée prochaine.

 
Les visiteurs pourront notamment se renseigner sur les métiers de la boulangerie grâce à la présence de représentants du CFA Marcel Rudloff de Colmar.
Qu'ils aient 15 ou 29 ans (*), qu'ils soient collégiens, lycéens, étudiants ou en quête d'un emploi, tous les jeunes (ainsi que leurs parents) sont les bienvenus. Ils s'intéresseront au Job Wall où seront affichées plus de 500 possibilités de se construire un avenir dans le monde de l'apprentissage. Ils pourront également rencontrer tous ceux, qui, à la chambre de commerce et d'industrie Alsace Eurométropole, à la chambre des Métiers d'Alsace et dans différents centres de formation des apprentis (CFA), sont des spécialistes de la question.
Plus de 350 voies de formation en Alsace

Plusieurs établissements seront représentés à Colmar : les deux CFA colmariens (Marcel-Rudloff et hôtellerie-restauration), le CCI Campus Alsace, le pôle formation de l'UIMM (Union des industries et des métiers de la métallurgie), le CFA agricole du Haut-Rhin, le CFA Storck, le CFAU (centre de formation d'apprentis universitaire). S'y ajoutent trois autres à Mulhouse : Sinclair, celui du lycée du Bâtiment de Cernay, le CFA Roosevelt et le CFA sanitaire, social et médico-social.

Les jeunes convaincus que leur place se situe bien dans cette filière pourront gagner le point A - Apprentissage de la CCI. Ils y glaneront ces conseils si précieux lors de la signature du contrat avec le futur employeur. Les places à pourvoir le sont dès la rentrée prochaine. Une reprise, qui, pour les élèves de 15 ans, a lieu dès cet été.

La chambre de commerce s'est donné pour mission de contribuer à mieux faire connaître cet enseignement en alternance qui peut amener le jeune jusqu'au niveau Bac + 5. Elle se charge d'inciter de plus en plus de jeunes à s'engager dans cette voie et encourage les rencontres entre les candidats et leurs futurs employeurs. L'an passé, précisent Yves Bavau, responsable de l'apprentissage dans le Haut-Rhin et Rodolphe Birling, inspecteur à la CCI, les spécialistes de l'apprentissage se sont rendus dans 800 entreprises et en ont contacté 1 700 par téléphone.

La CCI se charge aussi de la formation des maîtres d'apprentissage et de l'enregistrement et du contrôle des contrats d'apprentissage. 717 professionnels ont ainsi été formés en 2018 et 6000 contrats étudiés. « Il y a six, sept ans, on formait en Alsace autant de maîtres d'apprentissage que dans toute la France ! ».

Le choix est vaste. Il existe en Alsace plus de 350 voies de formation par apprentissage. 16 000 jeunes ont opté pour cette filière. 56 % des contrats sont enregistrés par la CCI, 34 % par la chambre des métiers, 5 % par la chambre d'agriculture et autant par la Fonction publique. L'hôtellerie-restauration, secteur toujours en tension, arrive en tête (30 % des contrats), suivie de l'Industrie et du Commerce (20 % chacun).

Les titulaires d'un CAP restent les plus nombreux puisqu'ils totalisent 40 % des apprentis sous contrat d'apprentissage. Le pourcentage de jeunes ayant obtenu un DUT, un BTS, une licence pro, un master ou un diplôme d'ingénieur s'établit à 35 %. Quant à ceux dont les études ont été sanctionnées par un baccalauréat et un brevet professionnels, ils représentent 25 % de l'ensemble.

(*) Il n'est pas fixé de limite d'âge pour les personnes handicapées et les sportifs de haut niveau.
Michelle FREUDENREICH Le mercredi 15 mai, de 14 h à 17 h 30 - A Colmar : à la CCI Alsace Eurométropole, 1, place de la Gare - Informations au 03 89 20 20 12 - A Mulhouse : à l'Orientoscope, 10, rue de la Bourse - Renseignements au 03 89 66 71 20. Entrée libre.

Le mercredi 15 mai, de 14 h à 17 h 30 - A Colmar : à la CCI Alsace Eurométropole, 1, place de la Gare - Informations au 03 89 20 20 12 - A Mulhouse : à l'Orientoscope, 10, rue de la Bourse - Renseignements au 03 89 66 71 20. Entrée libre.

 
 

 

Missions multiples
Les portes ouvertes ne sont pas les seules manifestations organisées par la CCI en faveur de la promotion de l'apprentissage. Il y a aussi les semaines de découverte d'un métier en entreprise, d'un à cinq jours durant les vacances scolaires, ouvertes aux étudiants depuis le 1er janvier ainsi qu'aux collégiens dès la 4e. L'an passé, ont été entérinées 1 200 conventions de stages Découvertes de métier. Les mercredis de l'apprentissage, avec séances de coaching animées par un professionnel de l'association EGEE (Entente des générations pour l'emploi et l'entreprise). Le forum découverte des métiers de l'Industrie, du Transport et de la Logistique. La Nuit de l'orientation et les interventions de la CCI en classe. En 2018, 8 000 jeunes ont été accueillis au cours de ces journées.

Toutes informations sue le nouveau site : www.apprentissage-grandest.fr

Les professionnels peuvent y afficher leurs offres de postes et de stages.

 

wittelsheim : Euro-Information services investit

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 06:01:51

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wittelsheim
wittelsheim : Euro-Information services investit
La première pierre d'un imposant centre logistique a été posée mardi matin à Wittelsheim. Construit sur un terrain de 6,8 hectares, il est destiné à Euro- Information services.

 
Le futur centre logistique à haute valeur ajoutée d' Euro Information Service à Wittelsheim.
Les automobilistes passant à proximité du Super U de Wittelsheim l'ont sûrement remarqué : sur un vaste terrain de 6,8 hectares dans la zone Heiden, situé derrière le supermarché, un grand chantier a démarré.

Il s'agit de la construction d'un centre de logistique à forte valeur ajoutée destiné à Euro-Informations services (EIS). Cette dernière, filiale d'Euro-Informations, assure l'installation et la maintenance du matériel informatique de l'ensemble des entités du Crédit Mutuel, sièges, caisse et agences, ainsi que de ses clients « monétique ». Cela concerne aussi bien les serveurs que les réseaux, les automates bancaires, la téléphonie, les alarmes, les terminaux de paiement des commerçants...
Une centaine de personnes employées

Un secteur en pleine expansion, et l'activité d'EIS ne cesse de se développer. Les 450 agents terrains de la société assurent 300 000 interventions par an sur tout le territoire. La logistique est évidemment un rouage essentiel de l'activité de l'entreprise et tous les matériels sont expédiés à partir du centre de la Mer Rouge, à Mulhouse. Mais ce dernier est désormais insuffisant.

Le groupe EIS a donc décidé de le compléter par un nouveau centre et a jeté son dévolu sur ce terrain de Wittelsheim, où d'ici la fin de l'année sortira de terre un grand bâtiment de 26 000m², dont 22 000 destinés à l'activité logistique et 4 000m² à la personnalisation des matériels (changement de logiciel, options...) et au traitement des matériels désinstallés.

« Ce nouveau bâtiment respectera toutes les normes de construction en vigueur, et particulièrement les normes thermiques, a expliqué François Haessler, président d'EIS. Les installations techniques sont conçues pour optimiser les consommations d'énergie, les zones de travail bénéficieront d'un éclairage naturel important complété d'un éclairage artificiel à leds asservi à la détection de présence et le toit pourra accueillir à l'avenir des panneaux photovoltaïques ».

Le temps de finir les aménagements et le nouveau centre devrait être opérationnel en juin 2020. Une centaine de personnes y seront employées.

Fabian Jordan, président de M2A, s'est réjoui de ce projet, « l'un des plus importants de la décennie pour notre agglomération avec les locaux logistiques de Décathlon et le magasin Ikéa ». Il y voit l'occasion de rappeler que « la dynamique économique de notre agglomération est en pleine expansion et s'accélère ». Il a souligné également le « partenariat exemplaire » qui a permis la réalisation de ce projet.

Mais après tout, le choix d'EIS est logique, car comme l'a souligné dans son discours Frantz Rublé, président d'Euro-Information, « Mulhouse est au centre de l'Europe ». Une situation idéale pour un centre logistique...

La première pierre a été posée mardi mardi Fabian Jordan et les présidents d'EIS et d'Euro-Information, assistés par Marc Buchert, vice-président de M2A, Marc Buchert et le conseilller communautaire délégué aux zones d'activités Guy Dumez, fortement impliqués dans ce projet, avec le maire de Wittelsheim, Antoine Home et Gilbert Fuchs.
Isabelle BOLLÈNE Notre vidéo sur www.dna.fr

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M2A Soléa : côté bus, tout change le 2 septembre

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 06:15:34

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M2A Soléa : côté bus, tout change le 2 septembre
 

 
Les bus Soléa vont changer de trajets à partir du 2 septembre. Archives L'Alsace/Denis Sollier
L'ENJEU.- Du côté des utilisateurs des bus, ça va bouger à compter du 2 septembre. Si le réseau tram et tram-train ne change pas, tout le réseau bus est modifié pour passer actuellement de 16 lignes à 13. « On est dans un schéma de rupture. Même si le réseau a évolué chaque année, ses grandes lignes datent de 2006, au moment de l'arrivée du tram », souligne Denis Rambaud, vice-président de M2A en charge des transports. Le renouvellement de la délégation de service public (DSP) cette année a été l'occasion de tout remettre en place en matière de bus. Rappelons que Transdev était le seul opérateur candidat, mais que M2A a imposé à l'entreprise prestataire une importante refonte de l'organisation du réseau mulhousien avec deux objectifs : augmenter la fréquentation (lire en Chiffre) et économiser deux millions d'euros par an (le fonctionnement du réseau représente une charge annuelle de 70 millions d'euros pour M2A, dont 36,5 millions versés au délégataire Soléa). Christiane Eckert, la présidente de Soléa, a d'ailleurs souligné que « les discussions n'avaient pas été faciles. Les élus sont dans leur rôle, le prestataire aussi. » Il s'agit d'une communication très diplomatique. D'après nos informations, M2A a bien « tordu » Transdev... et Soléa doit maintenant faire plus de passagers avec moins d'argent. Pas simple...

LA MÉTHODE.- Soléa va donc appliquer la méthode CLE, soit Clarté des itinéraires (le C), lisibilité des horaires (le L) et efficacité commerciale (le E) « et plus exactement une affectation proportionnée des moyens en fonction des besoins », souligne Guillaume Aribaud, directeur de Soléa. La méthodologie CLE a été inventée par Transdev et appliquée dans la majeure partie des réseaux du groupe en France.

LES GRANDES LIGNES.- À compter du 2 septembre, le réseau bus change profondément avec quatre lignes chrono « structurantes et à forte fréquence » selon les éléments de communication de l'opérateur.

La C4 Châtaignier-Sainte-Barbe (actuellement, la 4 qui prolonge le tram vers Kingersheim et Wittenheim) ; la C5 qui sera une vraie nouveauté puisqu'elle sera circulaire, de Jonquilles à Jonquilles, exploitée dans les deux sens pour irriguer tous les quartiers de Mulhouse et les connecter au tram sans passer par le centre-ville ; la C6 (lire ci-dessous) et enfin la C7 de Brustlein à l'hôpital Émile-Muller, pour connecter les quartiers à l'hôpital sans correspondances. Les quatre lignes C auront des fréquences de 10-12 minutes (15 en heures creuses).

LES LIGNES PRINCIPALES.- Ensuite, on passe à neuf lignes principales, de la ligne 8 à la ligne 16. Elles seront exploitées selon une fréquence pouvant varier entre 12 et 30 minutes selon les lignes, les heures d'affluence et les heures creuses. Dixit Soléa, « sur ces lignes, les itinéraires sont peu bouleversés ». Reste dix lignes périurbaines - ou lignes de car - (de la 50 à la 59) et qui conservent des itinéraires quasiment identiques à l'offre actuelle.

S'INFORMER.- Mieux, moins bien, impactant... Sur le papier et le nouveau plan de Soléa, impossible d'imaginer qui va y gagner, qui va y perdre. Combien d'arrêts supprimés ? « Très peu », d'après les personnes qui ont travaillé sur ce nouveau plan. Côté tarifs, rien n'est fixé non plus. « Ils seront décidés lors d'une délibération par les élus M2A », précise Denis Rambaud. En revanche, tout le monde peut déjà se faire sa propre opinion et mesurer l'impact sur ses trajets actuels. Lors de la Foir'Expo, un stand Soléa permettra de découvrir ce nouveau plan de circulation, de s'informer, de questionner... et on peut aussi s'informer via le site www.soleacabouge.com, avant le lancement de la campagne d'information « Soléa ça bouge ! » Ce sera aussi l'occasion de découvrir le nouveau logo de la société de transport. Tout un symbole !
Textes : Laurent GENTILHOMME PLUS WEB L'interview de Denis Rambaud sur notre site www.lalsace.fr S'INFORMER Sur le site www.soleacabouge.com et à la Foir'Expo dès aujourd'hui.

La ligne C6 risque de faire parler d'elle, en particulier du côté des commerces de centre-ville. En traversant la ville du sud-ouest au nord-est, elle va relier la zone Collines-Ikea au pôle Carrefour-Île Napoléon. « Il s'agit d'apporter de nouvelles réponses au public. Ce sont des zones commerciales où de très nombreuses personnes travaillent, comme dans la zone industrielle de Sausheim, souligne Christiane Eckert, présidente de Soléa. Avec la hausse du prix de l'essence, pour une vendeuse dans une grande surface, pouvoir se rendre à son travail en transports en commun, c'est important. » Après le Parc des Collines, un nouveau service Chronopro sera lancé pour le parc d'activités Espale.

Selon Guillaume Aribaud, directeur général de Soléa, l'objectif de cette nouvelle DSP signée avec Transdev (exploitant de Soléa jusqu'en 2024) et de ce nouveau réseau de bus est d'augmenter la fréquentation « de 15 % », sachant que l'entreprise transporte chaque année 24 millions de personnes (60 % par le rail et 40 % par la route).

 

 
 

Biodiversité : le Jura alsacien résiste !

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 06:04:28

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Ferrette Sortie botanique
Biodiversité : le Jura alsacien résiste !
Les sorties botaniques organisées conjointement par Alsace Nature, la Maison de la nature du Sundgau et Trésors de Ferrette se succèdent à un rythme régulier, de mars à juillet. La dernière, conduite par Dominique Oesterlé, a été suivie par une vingtaine de personnes.
 

 
Une sortie botanique c'est aussi une randonnée pédestre vivifiante.
Les amoureux de la nature se lèvent tôt pour participer à cette invitation. Ils doivent sacrifier une grasse matinée dominicale mais le plaisir qu'ils tirent en découvrant les plantes qui s'éveillent en cette saison n'a pas de prix. Passionnés ou tout bonnement avides de connaissances, ils entament alors une randonnée qui s'ouvre sur un horizon surprenant. Une sortie botanique en compagnie de très bons connaisseurs assure de s'en mettre plein la vue, plein les narines quand le temps voire surtout si la saison s'y prête.
Autour du château

Dominique Oesterlé décrit aux personnes formant groupe le déroulement de la randonnée éducative de ce mois d'avril. On fera cette fois-ci le tour du château de Ferrette en remontant vers les hauteurs plus à l'est où se situe bien plus loin Sondersdorf. Et c'est parti d'un bon pas. Le chemin longe les contreforts abrupts des belles ruines. Les frondaisons en été en camoufleront l'architecture. En cette fin d'hiver, le froid revenant, les plantes se font encore discrètes. Malgré tout il y a voir. Dominique Oesterlé, à l'oeil exercé, s'arrête et cueille une toute petite plante qui à hauteur d'homme inattentif ne se distinguait pas des autres.

« C'est une spirule odorante, elle ne sent qu'une fois séchée. Habituellement elle émerge au mois de mai », déclare l'experte en biodiversité. La troupe l'a écoutée attentivement, mémorisant ses paroles en les rangeant dans un coin de cerveau. Car des informations il y en aura beaucoup d'autres à stocker. Plus loin, au centre de la cour du château c'est une violette blanche qui attire toutes les attentions sur elle. Les têtes se penchent nez à ras-de-terre parce qu'il n'y a pas de pâquerettes ici.
En montagne tout va bien, en plaine... ce n'est pas pareil

Une question brûle les lèvres le froid aidant... « est-ce que l'on observe ici les signes d'un changement climatique ? Par la disparition accélérée et définitive des plantes endémiques ? Réponse claire de Dominique Oesterlé : « non, il y a bien quelques plantes répertoriées il y a quelques décennies qui ont disparu mais on ne peut pas dire que la biodiversité dans le Jura alsacien est fortement touchée. Les arbres eux souffrent du changement. Au niveau de la faune c'est la même conclusion, on a même pu observer le retour d'un grand-duc. On ne sait pas où il niche. »

Dominique Oesterlé n'a pas épuisé le sujet pour autant : « dans les montagnes si la biodiversité est relativement préservée, en revanche plus bas dans la plaine c'est une autre histoire. On en est aujourd'hui à se battre pour maintenir la biodiversité sur les bords des chemins. On ne parle même pas des champs cultivés... » On sent que le bât blesse.

Plus que le changement climatique ce sont les traitements épandus sur les cultures qui dégradent cette sacro-sainte biodiversité indispensable à notre propre survie. Manger oui, c'est vital, mais au prix du sacrifice d'un milieu naturel que l'on sait d'une extrême fragilité dont nous sommes dépendants est l'un des plus grands paradoxes de notre temps. Un problème auquel il y aura bientôt urgence à résoudre avant que la Terre ne devienne une planète stérile.

L'invitation à une sortie botanique a bien sûr une connotation scientifique. Pour autant, car s'adressant aussi à un public néophyte, elle ne se départ pas d'un aspect ludique. C'est fort plaisant de marcher tout en s'éduquant. Une forme d'enseignement qui force l'admiration des auditeurs quand l'univers d'une seule pervenche est détaillé avec autant de soin. Et combien de mots éclairants pour décrire cette élégante capillaire nichée dans sa rocaille ! Le temps se couvre. Mais il vient l'heure de se sustenter, de retrouver l'asphalte bitumeux. Au revoir les amis et au prochain rendez-vous de l'émerveillement.
JJT

 

 
 

 

Le groupe Rodolphe en plein essor

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 06:01:24

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Le groupe Rodolphe en plein essor
 

 
Les visiteurs sont emmenés sur tout le site, pour découvrir les installations minières. Archives L'Alsace
Plus de 120 personnes ont assisté à la présentation complète des activités, du bilan financier et des projets pour l'année du groupe Rodolphe lors de l'assemblée générale qui s'est déroulée à Pulversheim.

Dans son rapport moral, Jean Misiano, le président, a rappelé que cela fait vingt-cinq ans que l'association est engagée dans l'action de pérennisation de la mémoire minière, pour la transmettre aux générations futures.
Trouver de nouveaux adhérents

À ce jour, 445 personnes sont membres du groupe Rodolphe et le neuvième bulletin de liaison, dans lequel sont retracées les principales activités, a déjà été distribué. Il enrichit ainsi le centre documentaire du carreau Rodolphe. Le président a ensuite dressé le bilan des activités de 2018 : « Une année intense, où nous n'avons cessé de travailler sur le front patrimonial . »

Il a aussi lancé un appel afin de trouver de nouveaux adhérents pour poursuivre la route. Depuis 2005, l'association a enregistré, chaque année, une augmentation de ses adhérents d'environ 15 %. Jean Misiano a également salué le soutien financier apporté par les subventions des différentes collectivités, les communes, les sponsors et le conseil départemental.

Jean Misiano a aussi évoqué les traditionnelles activités du mercredi, auxquelles s'ajoutent parfois des interventions d'autres jours de la semaine. Tout ce travail est effectué pour « proposer aux visiteurs une offre touristique de cette mémoire industrielle dans laquelle se mêlent la culture et l'émotion ». Le carreau Rodolphe demeure, en effet, l'unique site conservé des anciennes mines de potasse à proposer aux visiteurs une immersion dans le fonctionnement d'un carreau minier et de ses installations du fond et bien sûr des chevalements et machines d'extraction (de 1912 et 1928) avec une importante collection de machines allant des années cinquante à aujourd'hui. Des machines restaurées et toutes en état de fonctionnement, ce qui fait la fierté de l'association.

Pour conclure, le président a affirmé que « le bilan associatif est positif et motivant. Il n'y a aucun doute, nous devons impérative ment continuer, jour après jour, à poser et à sceller chaque pierre de la construction du futur Centre historique de la potasse en Alsace. L'association groupe Rodolphe continuera, sans relâche, ce travail de mémoire, afin de rendre un hommage vibrant à la corporation des mineurs. »
Des travaux à réaliser

Le président a terminé son intervention en évoquant la liste de travaux à réaliser cette année, comme la réfection de la toiture du bâtiment de la recette, les travaux de sécurisation du parapluie, la restauration du chevalement, la création d'une aire d'accueil des visiteurs ou encore la restauration de la sondeuse Hausher.
V.S. SE RENSEIGNER Association groupe Rodolphe, Carreau Rodolphe, route de Guebwiller à Pulversheim, tél. 03.89.48.86.54 ou 06.27.70.63.43, e-mail : contact@carreau-rodolphe.com

Le projet citoyen « Emmène moi ! » propose la découverte d'une partie de la Route de la potasse d'Alsace, secteur économique majeur de la région pendant près d'un siècle, mercredi 15 mai de 14 h à 16 h 30, rue de Guebwiller à Pulversheim.

Cette visite permettra de découvrir les différentes techniques d'exploitation de la potasse, extraite jusqu'en 2003, et de présenter l'association Rodolphe qui fait renaître l'histoire régionale grâce à son engagement citoyen.

Les participants seront accompagnés par des guides sur les pas du mineur à travers la reconstitution des chantiers d'extraction.

Le circuit dure environ deux heures 30. Il permet de découvrir également deux chevalements, Rodolphe 1 et 2, ainsi que les deux machines d'extraction de 1912 et 1928 parfaitement restaurées et en état de marche ainsi que les installations de surface ayant permis le traitement du minerai, mais aussi un ensemble complet et unique en France de machines minières des années 1950 à 2004. Les réservations sont à faire auprès de Michel Fehr par courriel à : michelfehr68@gmail.com ou par SMS au 06.70.76.76.77. Une contribution de 7 EUR par personne sera demandée au profit de l'association des anciens mineurs. Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans. Le groupe sera limité à 50 personnes.

 

 
 

Horbourg-Wihr Commémoration du 8-Mai : 74 ans après, deux monuments aux morts

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 05:45:03

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Horbourg-Wihr  Commémoration du 8-Mai
Horbourg-Wihr Commémoration du 8-Mai : 74 ans après, deux monuments aux morts
Pour la première fois, une commémoration du 8-Mai a été rendue devant le monument aux morts d'Horbourg et celui de Wihr, rassemblés sur le parvis de l'église St- Michel.

 
Les deux monuments réunis devant l'église Saint-Michel.
En attendant la création d'une place du souvenir, et pour résoudre les difficultés liées à l'emplacement du monument d'Horbourg au bord de la route départementale, celui-ci a été descellé et implanté à côté de celui de Wihr.

C'est dans cet écrin de verdure qu'a eu lieu la cérémonie du 74e anniversaire de la victoire, sous un ciel gris mais sans qu'aucune goutte de pluie ne vienne perturber le recueillement d'une assemblée très nombreuse.

Gérard Kritter a été le maître de cérémonie. L'AGEM a joué le chant des déportés. C'est Claude Spieth, président des Anciens Combattants Victimes de Guerre qui a tenu le premier discours avant que Philippe Rogala ne lise la lettre de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées. Puis Claude Spieth accompagné de Julie a déposé une gerbe devant le monument d'Horbourg, puis de Wihr. Philippe Rogala et Brigitte Klinkert en ont fait autant. Après la Marseillaise jouée par l'Argentovaria et chantée par l'assemblée, tout le monde s'est rendu à la salle des fêtes de Wihr. C'est là qu'ont été remises les distinctions à trois sapeurs-pompiers. Yves Tourette, chef de corps a appelé à avancer Alexandre Obrecht pour son grade d'adjudant, Laurent Munch pour celui de sergent et Benjamin Hanser pour celui de caporal.

Après la remise des insignes, Philippe Rogala a tenu son discours dans lequel il s'est inquiété de la transmission de cette mémoire sur les guerres dans lesquelles tant de gens ont perdu la vie. Il a aussi fait un zoom sur l'extraordinaire sacrifice des Canadiens qui ont débarqué en Normandie en 1942 et qui ont payé un lourd tribut à la libération de la France. Après un appel à la paix, il a lancé un appel à partager le verre de l'amitié.

 

 
 

 

Saint-Amarin : Commémoration et promotion

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 05:48:07

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Saint-Amarin
Saint-Amarin : Commémoration et promotion
La commémoration du 74e anniversaire de la victoire de 1945 et de la fin de second conflit mondial a été célébrée mardi soir par la commune de Saint-Amarin.

 
Dépôt de gerbe en honneur aux morts des conflits.
Devant le monument aux morts de la commune sur la place de l'église, le maire Charles Wehrlen avait le plaisir d'y saluer, outre ses concitoyens, les conseillers départementaux Annick Lutenbacher et Pascal Ferrari, ainsi qu'un important détachement du corps des sapeurs-pompiers placés sous le commandement du lieutenant Yves Fleisch, la clique des sapeurs-pompiers et la musique municipale placée sous la direction de Nicolas Jarrige.

Avant de procéder à la lecture du message de la secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées Geneviève Darrieussecq, le premier magistrat a rappelé l'horreur de ce second conflit mondial, avec ses millions de victimes, tout en souhaitant transmettre un message d'espoir pour les jeunes générations, « afin que l'un des plus grands bonheurs de l'homme soit de naître, de vivre et de mourir sans connaître la moindre guerre ».

Après le dépôt de gerbe et les hymnes joués par la clique et la musique municipale, le maire avait encore le plaisir de promouvoir un membre du corps des sapeurs-pompiers. Entré dans les jeunes sapeurs pompiers à Geishouse il y a cinq ans et ayant rejoint les effectifs du corps local depuis un an et demi, Benjamin Christen a été promu au grade de caporal.

Après le défilé des sapeurs-pompiers jusqu'à la place des Diables bleus, le verre de l'amitié pris au CAP a clôturé cette cérémonie placée sous le signe de la paix retrouvée.
P.R.

 

 
 

 

assemblée générale AEP Saint-Joseph : De nouvelles forces vives attendues

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 05:46:18

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assemblée générale AEP Saint-Joseph
assemblée générale AEP Saint-Joseph : De nouvelles forces vives attendues
 

 
L'assemblée générale de l'association d'Education Populaire Saint-Joseph de Colmar s'est déroulée, vendredi soir, dans la salle du cercle. Le président Sven Bachert a remercié de leur présence l'ensemble des membres et a salué le conseiller départemental et 1er adjoint au maire de la ville de Colmar Yves Hemedinger, le président de l'office municipal de la culture Michel Glénat, François Martz, curé de la paroisse et Germain Mergel, président du conseil de fabrique.
La nouvelle orientationdu terrain Wenzler aboutie

Le président a relevé que l'année 2018 a une nouvelle fois été riche en actualité pour l'AEP. « Outre le côté festif et convivial des activités qui contribue à l'animation de la cité, l'année a été marquée par l'aboutissement de deux grands projets : les travaux de rajeunissement de la grande salle du cercle Saint-Joseph, qui ont été menées à bien, et le dossier de la nouvelle orientation donnée au terrain Wenzler, qui a trouvé sa concrétisation après près de quatre années de négociations ». Le président en a profité pour remercier le maire et son 1er adjoint, qui par leur écoute, leur soutien, ont permis à ce dossier de trouver une belle orientation, assurant le maintien du patrimoine de l'AEP, tant celui en propriété, que celui en gestion, tout en préservant l'âme du quartier ; une partie du square y sera maintenue et un pavillon composé d'une salle et de deux logements resteront propriété de l'AEP.

Le président a également remercié tous les membres du comité et ceux de l'AEP, les collectivités, les partenaires qui ont permis d'atteindre ces deux beaux succès, permettant de maintenir et d'assurer l'avenir du patrimoine de l'AEP.
De nouveaux défis à relever

D'autres défis de taille, comme la mise aux normes du centre d'accueil Montjoie, autre propriété de l'AEP, l'accessibilité du cercle St-Joseph, mais aussi la nécessité d'assurer l'avenir de l'association par le recrutement de nouvelles forces vives qui acceptent de s'engager dans la durée, attendent les responsables de l'AEP. Notamment pour anticiper l'avenir et continuer à oeuvrer en maintenant les traditionnels et incontournables rendez-vous festifs. Le président de s'inquiéter sur l'avenir de l'association avec le vieillissement des bénévoles, la difficulté de trouver des jeunes, la baisse des ressources, l'augmentation des coûts, les réglementations de plus en plus nombreuses avec de fortes contraintes administratives et financières.

Le rapport d'activités 2018, qui a mis en avant le bénévolat, a précédé le rapport financier développé par le trésorier Jean-Michel Bechler qui laisse apparaître une situation des plus saines avec un solde positif. Les interventions d'Yves Hemedinger, Michel Glénat et François Martz ont souligné le climat de confiance réciproque, l'engagement sans faille des bénévoles de l'AEP qui ont toujours oeuvré et oeuvrent toujours pour le bien de la paroisse entière, au service de la population, d'un quartier et d'une ville.

 

 
 

 

Colmar L'indispensable mémoire

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 05:56:12

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Colmar L'indispensable mémoire
 

 
Photo DNA
L'indispensable mémoire
Ce mercredi, le mémorial de la Première Armée Française a prêté son cadre à la commémoration de la victoire des nations alliées le 8 mai 1945. Il y a 74 ans, l'Allemagne signait sa capitulation sans conditions inscrivant la France dans le cercle des vainqueurs. C'est la victoire sur une idéologie totalitaire, raciste et criminelle qui a mené la violence jusqu'à sa plus effrayante extrémité.

Trois quarts de siècle plus tard, la cérémonie a été suivie par un public venu plus nombreux qu'à l'habitude. Sans doute le mémorial du square Szendeffy fédère-t-il davantage que la place du 2-février. Parmi les personnalités civiles et militaires présentes, le préfet Laurent Touvet, le député Eric Straumann, la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, la conseillère régionale Claudine Ganter, ainsi que le maire Gilbert Meyer entouré du maire junior Corentin Denommey et de plusieurs élus du conseil municipal de la ville. Les associations patriotiques étaient représentées par 20 porte-drapeaux et fanions. Un piquet d'honneur en armes du 152e régiment d'infanterie, et la prestation des harmonies St-Martin et Colmarienne réunies ont rehaussé ces instants consacrés à la mémoire.

La gendarmerie a été mise à l'honneur par le colonel Guillaume Le Blond, qui a remis la médaille militaire au major Pascal Maire, à l'adjudant-chef Carole Calas, et à l'adjudant-chef Jean-Pierre Zuttion. La médaille de l'ordre national du mérite a été épinglée au capitaine Christian Bader, et au major Jean Schilling. La lecture de l'ordre du jour n° 9 du général d'armée de Lattre-de-Tassigny a été donnée par le président du Souvenir Français Gilbert Dollé. Le message de la secrétaire d'État auprès du ministre des armées, a été lu par le préfet.

Huit gerbes ont été déposées par les autorités accompagnées par les jeunes du conseil municipal des enfants. La sonnerie aux Morts a précédé l'hymne national et le salut aux emblèmes par les autorités.

 

 
 

Paléographie et généalogie : des cours avec le CHRF

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 06:00:27

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Paléographie et généalogie : des cours avec le CHRF
 

 
 
La cave dîmière de Guebwiller a accueilli dimanche dernier une bonne soixantaine de membres du Centre de recherches sur l'histoire des familles (CRHF), qui ont tenu leur assemblée générale. Karine Pagliarulo, vice-présidente du conseil départemental, et Francis Kleitz, maire de Guebwiller, avaient pris place au premier rang.

La présidente du CRHF, Doris Kasser-Freytag, a mis l'accent sur les points forts de l'activité du centre à l'aide d'un diaporama. Elle a remercié les nombreux donateurs, notamment la région Grand Est, le département, les Villes de Guebwiller, Wittenheim et Rammersmatt, ainsi que le Crédit mutuel et le Super U de Guebwiller. La présidente a souligné l'embauche d'une salariée supplémentaire, Anne-Marie Santoro, depuis le 14 mars, « ce qui a permis d'étoffer nos horaires d'ouverture au public ».
Des cours de paléographie

Depuis le 11 avril, le CRHF est ouvert au public le jeudi et le vendredi de 9 h à 18 h, et le samedi de 9 h à 17 h. Afin de familiariser les personnes accueillies avec les écritures anciennes - elles étaient 1813 l'année dernière - des cours de paléographie allemande et latine, sont proposés le samedi matin.

Cinq séances ont déjà eu lieu, consacrées aux papiers de famille, les périodes du Reichsland et de la Révolution, les registres paroissiaux catholiques et protestants. Samedi 11 mai, le cours se déclinera autour de la thématique du contrat de mariage et, samedi 25 mai, autour de l'inventaire et le partage. Le tarif de la séance est de 30 EUR, et de 20 EUR pour les membres du CRHF. La première heure est consacrée au contexte historique, avec des conseils et astuces pour progresser plus aisément dans les recherches. Le cabinet généalogique Dorigines assure le cours pratique des deux heures suivantes.

Doris Kasser-Freytag a évoqué la mise en place d'un partenariat avec l'historial du Hartmannswillerkopf pour la rédaction de notices biographiques de soldats morts au HWK, afin d'alimenter la borne mémoire.

Le CRHF a aussi acquis un traceur qui permet d'imprimer des arbres généalogiques grand format. Et le site internet a fait l'objet d'une mise à jour complète en 2018.
Une plateforme en ligne

Quant aux projets 2019, il s'agit de la création d'une plateforme web (e-learning) proposant des cours de généalogie en ligne, accessible par abonnement. Une journée porte ouverte du CRHF se déroulera dimanche 2 juin de 10 h à 16 h.

La participation au forum des associations de Guebwiller, le 1er septembre, le salon généalogies et histoire du Haut-Jura à Prémanon, les 14 et 15 septembre, la journée du patrimoine, le 21 septembre, et le festival du livre de Colmar, les 23 et 24 novembre, sont également au programme.

Après la partie statutaire, les deux élus présents ont renouvelé leur soutien à la structure. La discussion s'est poursuivie autour du verre de l'amitié, et les membres qui étaient inscrits à l'avance, ont partagé un repas en commun à la Taverne du vigneron.
Gabrielle SCHMITT HOHENADEL

 

 
 

Monument historique Collégiale Saint-Thiébaut de Thann : La restauration ne perd pas le nord

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Monument historique Collégiale Saint-Thiébaut de Thann
Monument historique Collégiale Saint-Thiébaut de Thann : La restauration ne perd pas le nord
Les travaux de restauration du portail nord et du pilier des anges de la collégiale Saint-Thiébaut de Thann vont bon train. Mais que se cache-t-il derrière les échafaudages ? Visite guidée en compagnie d'Édouard Heinrich, président de la Fondation pour la sauvegarde de la collégiale.

 
Du haut de la collégiale, saint Thiébaut veille sur sa ville.
S'ils marquent ces temps-ci un petit temps de pause, certains restaurateurs ayant été appelés à Paris au chevet de Notre-Dame, les travaux se poursuivent à la collégiale de Thann et devraient s'achever dans les temps, fin 2019. Ils portent sur la restauration du portail nord et du pilier des anges.

Les Thannois ne le voient pas mais, sous les bâches de protection, vénérables pierres, gargouilles et statues retrouvent peu à peu leur éclat d'autrefois. Trois entreprises interviennent sur ce chantier : l'entreprise colmarienne Scherberich s'occupe de la taille des pierres, l'entreprise Socra de la sculpture sur site ou en ateliers et la société Mescla Patrimoine, d'Illkirch-Graffenstaden, du nettoyage et de la remise en peinture des statues.
Scalpel de chirurgien

Premier objectif : ôter l'épaisse couche de crasse accumulée au fil du temps. « Le décrassage se fait de trois façons, explique Édouard Heinrich, président de la Fondation pour la sauvegarde de la collégiale : au laser, par sablage et par compresses. Les mousses sont enlevées au scalpel de chirurgien. » Et une fois la crasse ôtée, les restaurateurs tombent sur des trésors cachés, comme des dessins insoupçonnés qui datent de l'origine de l'édifice. Sur le poitrail d'une statue de saint Thiébaut, ils ont ainsi découvert une image du Christ portant un globe terrestre.

Ils ont eu bien d'autres surprises : au dos d'une statue, ils sont tombés sur une date, 1899, et la signature de l'auteur, ce qui était normalement interdit. Mais comment résister à la tentation de laisser son nom dans l'histoire... ? Plus surprenant, en dessous d'une statue de Marie, et donc normalement complètement invisible, ils ont trouvé une lune sculptée. Message ésotérique façon Da Vinci Code ou private joke ? On ne le saura sans doute jamais...

Les statues endommagées sont restaurées avec soin - certaines ont été décapitées pendant la Révolution - et reconstituées à l'identique. Les pièces manquantes ou endommagées des pinacles sont refaites sur place ou en atelier et les pierres abîmées ou fragilisées découpées et remplacées par du grès. Une patine sera déposée pour harmoniser les couleurs des pierres installées lors des diverses restaurations.

Mais ce qui émouvra et frappera le plus les passants, à la fin de la restauration, ce sera la découverte des couleurs remises au jour sur le tympan, comme le bleu de la robe de la Vierge. « On ne remet pas de la couleur, on fait réapparaître celle qui existait », précise Édouard Heinrich. Ce dernier suit avec soin ces travaux, aidé par un autre membre de la fondation, Jean-Pierre Cholay, ancien dirigeant de l'entreprise Blanck de Vieux-Thann. On a hâte de découvrir le résultat final des travaux...
Isabelle BOLLÈNE Voir notre diaporama sur dna.fr

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Euroairport : Le message d'Aimée Oswald n'est pas resté lettre morte

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 05:57:17

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Euroairport
Euroairport : Le message d'Aimée Oswald n'est pas resté lettre morte
Cette malvoyante alsacienne a eu la surprise de voir sa suggestion d'aide visuelle prise en compte par la société Swissport.

 
Aimée Oswald sur une passerelle équipée de bandes jaunes grâce à sa suggestion.
Aimée Oswald voyage moins depuis qu'elle est devenue malvoyante, il y a cinq ans, après plus de dix années de chimiothérapie et un décollement de la rétine. À 76 ans, cette Alsacienne établie à Ingersheim vole cependant encore régulièrement entre Bâle-Mulhouse et Montpellier, où habite sa fille. C'est après y avoir ramené son petit-fils à la fin des dernières vacances de la Toussaint qu'elle a glissé une suggestion dans la boîte à messages installée dans une salle d'attente de l'aéroport.
La première suggestiond'un passager réalisée

« Ayant perdu l'usage de l'oeil droit, je ne distingue plus les reliefs, notamment les marches, et comme celles des passerelles d'accès aux avions sont uniformément grises, je suis obligée de demander de l'aide pour en descendre quand je voyage seule, explique-t-elle. J'ai donc proposé d'équiper ces marches de bandes jaunes, comme j'en avais déjà vu dans d'autres aéroports. »

En février dernier, quelle ne fut pas sa surprise en apprenant que son idée avait été prise en compte ! « A ma connaissance, c'est la première fois que la suggestion d'un passager est réalisée, indique Jean-Luc Groell, responsable qualité-sécurité chez Swissport, principal fournisseur des services techniques à l'EuroAirport. En général, nous recevons surtout, dans cette boîte, des plaintes des passagers à propos de la gestion de leurs bagages. Mais la suggestion de Mme Oswald était particulièrement intéressante. »
300 aéroports concernés

Toutes les passerelles de l'aéroport - plus d'une vingtaine - ont ainsi été modifiées ou vont l'être, au fil des cycles de maintenance. L'opération coûte certes davantage en heures de travail qu'en investissement matériel, mais le fournisseur d'escaliers mobiles a lui aussi été prié d'adapter sa production en conséquence. « Swissport est une entreprise à but lucratif, mais l'amélioration continue de nos services est un objectif », souligne Jean-Luc Groell.

Au-delà de Bâle-Mulhouse, Swissport devrait, à terme, mettre en oeuvre cette modification dans les quelque 300 aéroports où la société est prestataire. Grâce à Aimée Oswald, les voyageurs malvoyants du monde entier pourront, comme elle, « rester autonomes le plus longtemps possible ».
O. BR.

 

 
 

 

Grussenheim Des fleurs et du soleil

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 05:58:49

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Photo L'Alsace/Jean-Claude Oberle
Grussenheim Des fleurs et du soleil

Le soleil était de la partie pour le 17e marché aux fleurs, proposé mercredi 1er mai par le conseil municipal de Grussenheim en coordination avec l'association de gestion du Foyer. Plusieurs horticulteurs ont proposé leurs produits. Des panneaux d'information sur le compostage et un stand du Smitcom avaient été installés et quelques artistes ont exposé leurs oeuvres. Les parents d'élèves ont vendu des pâtisseries au profit de l'école primaire. Le Groupe des jeunes avait préparé une animation pour les enfants. A 11 h 30, le maire, Martin Klipfel, a accueilli le député Eric Straumann et les membres du jury intercommunal des maisons fleuries. Les lauréats (trois, quatre et cinq fleurs) ont reçu leurs diplômes des mains de Colette Weixler, adjointe en charge du fleurissement. Les récompenses ont été attribuées à Aimé Blatz, Gérard Blatz, Fernand Rinderknecht, Marc Flècher, Jean-Claude Dirninger, Bernard Strauel.

Bollwiller MJC-CSC/Assemblée générale : Soixante ans et toujours des projets

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 05:47:06

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Bollwiller  MJC-CSC/Assemblée générale
Bollwiller MJC-CSC/Assemblée générale : Soixante ans et toujours des projets
L'assemblée générale annuelle de la MJC-CSC de Bollwiller a permis de faire un point détaillé des actions menées à bien l'an dernier et de présenter les orientations 2019, année du 60e anniversaire.

 
Yvan Wildy et Alain Meunier entrent au conseil d'administration de la MJC-CSC de Bollwiller.
Le président de la MJC de Bollwiller, Bertrand Naudin, a ouvert l'assemblée générale de l'association : « L'année 2018 fut une année chargée avec de nombreux projets menés à bien. »

La MJC qui comptait 1 687 adhérents en 2018 demeure attractive grâce d'abord aux activités traditionnelles « toujours aussi dynamiques et aussi diversifiées » qui rassemblent 73 % des adhérents dans 37 activités à l'adresse des enfants, des adolescents et des adultes.

L'année dernière a été principalement marquée par l'obtention de l'agrément Centre social et culturel (CSC) décerné par la CAF, « fruit d'un travail de longue haleine », pour son démarrage en janvier 2019. Les deux axes développés sont ceux de l'accompagnement des familles et le renforcement du lien social à Bollwiller.
Le temps de midi

L'association a également obtenu le label « École centre de danse » qui sera bientôt accordé par le Conseil départemental, « une reconnaissance du travail mené par les différents professeurs », Bertrand Naudin rendant au passage hommage à Anny Fielder, ancienne danseuse étoile, décédée début 2018, qui a enseigné son art durant 50 ans à la MJC.

Dans le domaine de la petite enfance, Céline Treiber a remplacé Hélène Studer à la direction de la Cour des Petits Pages ; Hélène Studer devenant directrice adjointe de la MJC, particulièrement chargée du CSC.

Dans le secteur du périscolaire (« Les Saltimbanques » et « La Pirouette ») m2A a mis en place une solution « permettant d'accueillir pendant le temps de midi 120 enfants au lieu des 82 places initialement prévues ».

Le SAJ (Service actions jeunesse) a mené des actions « fortes » avec notamment l'exposition « Non à la haine » dans les lycées et collèges du secteur, ainsi qu'avec la pièce de théâtre « Djihad » présentée à Guebwiller. Sans oublier le festival des jeunes qui a rassemblé près de 1 000 personnes en juillet, ni le soutien scolaire (dispositif CLAS) mené tout au long de l'année.

Le Relais art et culture porté par Frédéric Cano a permis la tenue de la première rencontre « Handpanala » dans les locaux de la Maison, et la préparation du projet « Art des Co'» dans les collèges.

« Enfance plurielle » continue, sous la houlette d'Isabelle Simon, d'intervenir sur l'ensemble du département « pour soutenir l'accueil des enfants porteurs de handicap dans les lieux d'accueil de droit commun ». D'autre part, les enfants de l'IME-IMP des « Papillons Blancs » voisins de la MJC, participent à la vie de cette dernière.

2019, année du 60e anniversaire qui sera dignement fêté, voit la mise en oeuvre du projet social et culturel, avec de nouvelles activités menées avec des partenaires extérieurs. Enfin, la coopération entre tous les différents acteurs de la MJC-CSC va être amplifiée pour faire de 2019, « une année exceptionnelle ».
M.H.

 

 
 

 

Pulversheim Fête nationale de la Pologne : Constitution et renaissance

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 05:47:44

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Pulversheim  Fête nationale de la Pologne
Pulversheim Fête nationale de la Pologne : Constitution et renaissance
La fête nationale et la constitution ont été commémorées et fêtées ce dimanche à Pulversheim.

 
« L'Akademia » présenté par les enfant de l'école polonaise.
Cette constitution, la première en Europe après celle des États-Unis, votée le 3 mai 1791, est devenue le symbole de la capacité de renaissance et développement politique, exprimant les aspirations d'indépendance du peuple polonais vis-à-vis de ses occupants.

Elle n'aura duré qu'une année, les Russes envahissant la Pologne, abolissant la constitution.

Néanmoins, l'a rappelé le président du groupement des associations polonaises d'Alsace, Alfred Kaluzinski, « les Polonais ont conservé cette date comme celle de la fête nationale, rétablie en 1990 à la fin du régime soviétique, devenue depuis quelques années, le jour de la Polonia vivant à l'étranger ».

Les festivités débutèrent par l'office religieux célébré en l'église Saint-Jean par le curé Piotr Kopitzara, assisté des prêtres Michal Dziedzic et Kazimierz Kopacz, rehaussé par les chorales réunies, et l'« Akademia » spectacle présenté par les enfants de l'école polonaise et de la catéchèse, retraçant l'historique. En présence du maire, Jean-Claude Eicher, du député Raphael Schellenberger, des conseillers départementaux Marie-France Vallat et Pierre Vogt, les représentants des associations avec leurs porte-drapeaux, des groupes folkloriques.

Après le repas à la salle polyvalente où a été un servi un repas polonais préparé par un traiteur, le service à table étant assuré par les « Scouts Hufiec Alzacja », Alfred Kaluzinski salua le maire Jean-Claude Eicher, Louis Feder, maire honoraire, la nombreuse assistance qui a entonné les hymnes nationaux polonais et français.

L'après-midi récréatif s'est prolongée par un spectacle de danses époustouflant de grande qualité artistique par le groupe folklorique Tatry d'Ensisheim.
A.K.

 

 
 

 

Un camion perd un objet :collision et 12 km de bouchon

Publié dans le panorama le Vendredi 10 mai 2019 à 06:07:22

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Un camion perd un objet :collision et 12 km de bouchon
 

 
Trois voitures étaient impliquées dans l'accident.

Photo L'Alsace/Christelle Didierjean

Une collision en chaîne a impliqué trois voitures, ce jeudi peu après midi sur l'autoroute A35 à hauteur de Sainte-Croix-en-Plaine, dans le sens Colmar-Mulhouse. Les véhicules s'étant immobilisés sur les différentes voies, la circulation a été totalement coupée pendant une bonne demi-heure, puis une voie a été dégagée. Un bouchon a atteint 12 km et l'autoroute n'a été totalement rouverte que vers 13 h 15. Légèrement blessé d'après les premiers examens, un habitant de la région colmarienne âgé de 79 ans a été transporté à l'hôpital Pasteur. D'après les constatations des gendarmes du peloton motorisé de Sainte-Croix-en-Plaine, un bloc en polystyrène de taille moyenne est tombé de la remorque d'un poids lourd, si bien que le premier des trois automobilistes qui le suivaient a freiné pour l'éviter, ce qui a entraîné l'accident. Lorsque le chauffeur routier, domicilié dans la région, est sorti de l'autoroute un peu plus loin, un autre automobiliste lui a dit qu'il avait perdu quelque chose. Faisant le lien avec l'accident dont il venait de prendre connaissance, il s'est présenté à la gendarmerie. J.-F. S.