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Mutzig Elections européennes Anne Sander fait salle comble

Publié dans le panorama le Mercredi 08 mai 2019 à 08:42:17

© Dna, Mercredi le 08 Mai 2019
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Mutzig Elections européennes
Anne Sander fait salle comble
La députée européenne sortante et candidate Les Républicains, Anne Sander était en meeting à Mutzig lundi. En régionale de l'étape.
 

 
En régionale de l'étape, Anne Sander occupe le terrain. Et ça lui réussit.
« Ça fait longtemps que je n'ai pas vu une telle affluence à une réunion des Républicains. En accueillant la députée européenne Anne Sander et la bonne centaine de sympathisants venue l'écouter lundi soir en mairie de Mutzig, le patron bas-rhinois de LR et député Laurent Furst avait le sourire. Un intérêt que traduisent les sondages, note la candidate Anne Sander. « En décembre nous étions à 8 %, nous sommes aujourd'hui à 15 % » lance-t-elle face à un auditoire de droite en quête d'un autre horizon que le match Macron - Le Pen.
Jeunes et travailleurs détachés

Macron, justement et « son Europe technocratique », que tacle volontiers Anne Sander. « A chaque problème il veut créer une nouvelle agence européenne », ironise-t-elle.

Face à un auditoire conquis elle déroule le programme de la liste qu'elle conduit aux côtés de François Xavier Bellamy avant de se prêter au jeu des questions-réponses. Sur l'Europe et les jeunes par exemple, grands absents de la soirée. « On ne sait pas tout l'argent que l'Europe met dans le développement des réseaux wifi » ou dans les programmes Erasmus « qu'il faudrait étendre à tous les jeunes quel que soit leur type d'études ».

Un restaurateur l'interroge sur les travailleurs détachés auxquels il se dit prêt à recourir, faute de candidats locaux. L'occasion pour la députée de rappeler que l'UE a fait évoluer les textes pour des conditions « plus loyales pour les salariés détachés comme pour les entreprises, même s'il reste encore à faire évoluer la législation sur les charges sociales ».

A la tribune, tout le staff de LR (*) boit du petit-lait. La campagne semble décoller un peu.
Hervé Miclo *Le pdt du CG67, Frédéric Bierry, le sénateur André Reichardt, la conseillère régionale Marie-Reine Fischer, les conseillers départementaux Chantal Jeanpert et Philippe Meyer, le délégué de circonscription, Jean Biehler et le maire de Mutzig Jean-Luc Schickelé.

*Le pdt du CG67, Frédéric Bierry, le sénateur André Reichardt, la conseillère régionale Marie-Reine Fischer, les conseillers départementaux Chantal Jeanpert et Philippe Meyer, le délégué de circonscription, Jean Biehler et le maire de Mutzig Jean-Luc Schickelé.

 
 

 

L'UE revoit à la baisse ses prévisions de croissance

Publié dans le panorama le Mercredi 08 mai 2019 à 08:54:30

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L'UE revoit à la baisse ses prévisions de croissance
 

 
Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici. photo ERIC VIDAL/AFP
La Commission européenne a une nouvelle fois abaissé mardi ses prévisions de croissance pour la zone euro en 2019 et 2020, dans un contexte d'incertitudes sur le commerce mondial et l'éventualité d'un « Brexit sans accord ».

L'exécutif européen table désormais sur une hausse du Produit intérieur brut (PIB) de 1,2 % en 2019, et 1,5 % en 2020, pour l'ensemble des 19 pays ayant adopté la monnaie unique, après 1,9 % en 2018. Le 7 février dernier, il avait déjà fortement revu ses attentes à la baisse, ne prévoyant plus qu'une croissance de 1,3 % en 2019 et 1,6 % en 2020 pour la zone euro.

« L'économie européenne tient bon face à une conjoncture mondiale moins favorable et à des incertitudes persistantes », a estimé le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, lors de la présentation de ces prévisions à Bruxelles.

« Soutenue par une demande intérieure robuste, une progression continue de l'emploi et des coûts de financement faibles, la croissance devrait se poursuivre dans tous les Etats membres de l'UE cette année et remonter l'an prochain », a ajouté le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis.
Une baisse du chômage est annoncée

Le commissaire letton a énuméré les risques sur le plan extérieur pesant sur la zone euro : « l'aggravation des conflits commerciaux, en particulier la Chine [...] l'éventualité d'un Brexit sans accord et les incertitudes politiques », avant les élections européennes du 26 mai prochain.

Côté inflation, la Commission prévoit 1,4 % pour 2019 (exactement le même chiffre qu'en février dernier) et 1,4 % pour 2020 (contre 1,5 % lors de la prévision précédente). Selon les pronostics de la Commission, le chômage devrait poursuivre son recul en 2019 avec un taux de 7,7 % et de 7,3 % en 2020, contre 8,2 % en 2018.

 

 
 

 

Non, les lois françaises ne sont pas dictées par l'UE

Publié dans le panorama le Mercredi 08 mai 2019 à 08:43:26

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Non, les lois françaises ne sont pas dictées par l'UE
 

 
Tout au long de la campagne, nous décryptons des affirmations et idées reçues sur l'Europe.
Une écrasante majorité (80 %) des lois votées en France sont de simples transpositions de directives européennes ?

De nombreux responsables politiques souverainistes et/ou eurosceptiques l'assurent. Jordan Bardella, tête de liste RN, l'a encore asséné récemment face à Ruth Elkrieff sur BFMTV. C'est faux.
Pourquoi cette phrase revient-elle ?

Remontons à 1988. Cette année-là, Jacques Delors, alors président de la commission, déclare que « vers l'an 2000, 80 % de la législation économique sera décidée par les institutions européennes ». Ce faisant, il ne dresse pas un constat : il risque juste un pronostic. Peu importe, le mal est fait, et ces fameux 80 % acquièrent le statut de quasi-vérité révélée.
Pourtant, des directives sont transposées en droit français ?

Dans les faits, moins d'un quart des directives européennes sont transposées dans le droit français sous forme de lois, et ce, avec de grandes disparités : la proportion va d'un tiers à la moitié en matière d'agriculture, d'environnement ou de services financiers, mais l'impact est en revanche marginal, voire nul, en matière de logement, de défense ou d'éducation.

Parmi bien d'autres, on peut citer l'étude publiée début 2010 par la fondation Terra Nova (« Normes européennes, loi française : le mythe des 80 % »). Après examen de plus de 1 000 textes votés entre 1998 et 2008, ses auteurs concluent que 25 % des lois françaises comportent au moins une mesure - parfois marginale - d'origine européenne.

La chaîne de télévision LCI, qui s'est livrée à un exercice similaire sur des textes plus récents, arrive au chiffre de 30 %. Avec cette précision : « Les normes européennes ne sont pas toujours retranscrites sous forme de lois. Elles le sont également par décret ou arrêté [...] Résultat : 4 % des décrets [français] transposent des directives européennes, et moins de 1 % des arrêtés. » Très loin des 80 %, donc.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Consommation Le gouvernement, qui a déjà renoncé aux taxes, n'envisage pas de mesure Carburants chers, le retour

Publié dans le panorama le Mercredi 08 mai 2019 à 08:51:52

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Consommation Le gouvernement, qui a déjà renoncé aux taxes, n'envisage pas de mesure
Carburants chers, le retour
Les tarifs à la pompe ont retrouvé les niveaux du début de la crise des gilets jaunes du fait de la remontée des cours du pétrole très fluctuants. Pas question cependant pour le gouvernement d'adapter les taxes à une flambée qui pourrait vite retomber.
 

 
Les carburants retrouvent leurs niveaux de l'automne 2018.
Le gouvernement « n'envisage pas » le retour à la taxe flottante indexée sur les prix du pétrole.

La porte-parole Sibeth Ndiaye l'a répété lundi et mardi : la mesure imaginée par le gouvernement Jospin pour endiguer une vraie flambée des cours du pétrole au début du siècle n'est pas sur la table. Elle n'avait d'ailleurs abouti qu'à une baisse de 2,2 centimes.

Au moment où il faut trouver 17 milliards pour financer les mesures annoncées le 10 décembre et le 25 avril par le président, la perte des recettes procurées par les taxes sur le carburant (TICPE + TVA) obligerait à trouver de l'argent ailleurs. Or, l'heure n'est pas à inventer des taxes.
Comme au début de la crise des gilets jaunes

Pourtant, la nette remontée des prix du carburant depuis le mois de mars a ramené le coût du gazole et du SP 95 aux niveaux les plus hauts depuis six mois.

Ceux qui ont déclenché la crise des gilets jaunes en novembre.

Lundi, le litre de gazole, carburant le plus vendu en France (78 % des volumes), s'élevait à 1,47 euro en moyenne, et celui de sans-plomb 95 atteignait 1,58 euro, un sommet depuis 2013. « Ce que montre cette hausse, c'est qu'il n'y a pas un problème de taxes, il y a un problème de dépendance au pétrole », souligne Sibeth Ndiaye. Comme disait le président Macron à un automobiliste l'interpellant à Verdun le 8 novembre : « La hausse des carburants, c'est pas bibi ».

Exact. Mais l'annulation des surtaxes prévues dans le budget 2019 (3 centimes pour le SP95, 6 pour le gazole) n'a pas empêché les tarifs des carburants de repartir vers le haut, pour la même raison qu'à l'automne 2018. À savoir la remontée cours du pétrole (lire par ailleurs).

En pleine campagne des Européennes, à l'approche des ponts de juin (Ascension, Pentecôte) et de l'été, au moment où le mouvement des gilets jaunes cherche un troisième souffle, cette « remontada », comme on dit en football, tombe mal pour le gouvernement.

En plus, du fait de rattrapages sur les années 2015 à 2017, la facture énergétique des ménages va s'alourdir cet été : l'électricité augmentera de 5,6 % le 1er juin. « Ce sont des dépenses incompressibles pour la grande majorité de ménages. Même si les Français roulent moins quand les prix des carburants sont élevés, l'impact est immédiat sur le pouvoir d'achat notamment des plus modestes qui souvent circulent dans des véhicules anciens donc peu économes », note l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), qui aboutit à la même conclusion que la porte-parole du gouvernement : baisser la consommation de pétrole.
Changer de voiture : oui mais quand ?

Quand Sibeth Ndiaye ajoute « nous souhaitons inciter les Français à changer de voiture lorsqu'ils en ont la possibilité et nous développons des aides pour le faire », elle projette une politique de moyen terme. Et le véhicule électrique peine à démarrer : 1,43 % du marché européen selon les statistiques 2018. En attendant, le gouvernement mise sur la compréhension des automobilistes et un répit sur les cours du pétrole.

« Il n'y a pas de signe inquiétant sur une flambée des prix du pétrole », estime Francis Duseux, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip). « Les cours se stabilisent et restent loin des records. Il faut être prudent, mais je crois que l'Opep va jouer son rôle traditionnel de régulateur de la production pour que les prix restent à peu près stables. » Le gouvernement espère que ce pronostic sera validé.

 

 
 

 

L'allocation adultes handicapés revalorisée de 40 euros

Publié dans le panorama le Mercredi 08 mai 2019 à 08:56:54

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L'allocation adultes handicapés revalorisée de 40 euros
 

 
La secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel, a confirmé mardi que l'allocation adulte handicapé (AAH) allait être revalorisée de 40 euros au 1er novembre, atteignant ainsi les 900 euros pour une personne seule. En novembre 2018, cette allocation, versée à près d'1,1 million de personnes, avait déjà été augmentée de 50 euros. « Ce gain de 90 euros mensuel en deux ans est une avancée énorme », s'est félicitée la secrétaire d'État. Durant sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait toutefois déjà promis d'augmenter l'AAH à 900 euros. De son côté, l'Association nationale pour l'intégration des personnes handicapées moteurs (Anpihm) a déploré que cette allocation reste en dessous du seuil de pauvreté (60 % du revenu médian, soit 1 026 euros).

 

 
 

 

Grande journée de mobilisation ce jeudi

Publié dans le panorama le Mercredi 08 mai 2019 à 09:06:39

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Grande journée de mobilisation ce jeudi
 

 
Neuf syndicats appellent à la grève, jeudi, afin d'obtenir le retrait du projet de loi sur la fonction publique. Archives L'Alsace/Thierry Gachon
Le projet de loi dit de « transformation de la fonction publique » est examiné au Parlement depuis le 2 mai et le gouvernement souhaite le faire valider avant l'été. Face à ce qu'elles considèrent comme une « attaque sans précédent du statut des fonctionnaires et la casse des services publics » - avec la suppression de 120 000 postes -, les neuf organisations syndicales haut-rhinoises annoncent à l'unisson une « grande journée de mobilisation », ce jeudi.

Rouler une demi-heure, une heure, voire plus, pour aller accoucher à Mulhouse, payer pour obtenir un renseignement du service des impôts, mettre ses enfants dans des classes où les enseignants ne sont jamais remplacés, financer la maison de retraite de ses parents où ils seront maltraités : de la pure science-fiction ?
« Logique comptableet libérale »

Pas si sûr, si l'on en croit les représentants syndicaux de la fonction publique, conscients que pour remporter « la bataille des idées », il va falloir faire preuve de beaucoup de pédagogie. « Deux tiers des Français ont une bonne image des fonctionnaires, c'est une bonne nouvelle. Mais beaucoup sont favorables au changement de statut ou à la rémunération au mérite, indique André Gehenn, secrétaire départemental de l'Unsa enseignants. Mais nous ne sommes pas là pour faire de la performance ou de la rentabilité ! » « Rémunération au mérite, mobilité forcée, recours aux contractuels, ce texte est en rupture totale avec la vision portée par la loi de 1946 qui affirme un service public pour tous, neutre et indépendant, non soumis à des intérêts privés, revendique Valérie Poyet, secrétaire départementale FSU. Ça ressemble à du management privé et ça mène au démantèlement et à l'atomisation de la fonction publique à grand renfort de restructurations, de suppressions de postes, d'externalisations et de privatisations. Cela relève d'une pure logique comptable et libérale et nous entraîne vers une société du chacun pour soi. Tout le contraire de la société solidaire que nous portons. »

« Ce texte est un grand plan social sans aucune discussion de l'État avec les organisations syndicales ni aucun moyen », résume encore Anne Delaroque, secrétaire de la Fédération générale des fonctionnaires FO. Les élus des neuf organisations syndicales, qui estiment représenter « bien 60 % des agents publics », témoignent des changements « sournois » sur le terrain. Dans le domaine de la santé, « on ne ferme pas de services, mais on transforme l'hôpital, témoigne Bertrand Brandt, secrétaire général santé-sociaux de la CFDT 68, qui travaille au Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud-Alsace (GHRMSA). Les gens n'ont pas compris qu'ils ne pourront plus accoucher à Altkirch ou à Thann, qui deviendront des centres de soins de jour. Tout sera centralisé à Mulhouse qui est déjà débordé. L'accès aux soins n'est donc pas garanti pour les personnes qui vivent en milieu rural. »
Contractualisationet précarité

« Au début de cette année, il manquait 70 infirmiers au GHRMSA, complète Richard Ramdani, secrétaire général santé-sociaux de l'Unsa et soignant à Colmar. Les conditions de travail sont telles que les écoles sont vides et qu'on peine à recruter. Du coup, on les embauche à coup de primes pour des périodes d'un à deux ans. Dans certains établissements comme les Ephad, on fait même des contrats d'un mois », s'indigne-t-il.

Dans l'Éducation nationale aussi, les inquiétudes sont vives : « La logique est de supprimer des postes et de recourir aux contractuels. Dans le Haut-Rhin, ça pose des problèmes dans la filière bilingue où les contractuels sont nombreux. Ils s'en vont car se rendent compte de la réalité du terrain - effectifs trop chargés, triples niveaux - et ne sont pas remplacés. Derrière, c'est la prise en charge des enfants qui n'est pas assurée », regrette Valérie Poyet.

Dans la fonction publique territoriale, Bertrand Pfeiffer, représentant CGT, dénonce lui aussi le recours aux contractuels pour les animateurs de sites périscolaires et les Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles), ainsi que l'augmentation « de 35 % en moyenne » des tarifs du périscolaire au sein de Mulhouse Alsace agglomération, « en raison de la baisse des dotations de la Caf et de l'État. On s'interroge sur l'impact pour les parents et on voit déjà des enfants de 7-8 ans qui rentrent seuls après l'école avec la clé autour du cou ».
Céline BECHLER À NOTER À Mulhouse, le rendez-vous est fixé à 14 h place de la Bourse.

 

 
 

 

altkirch - Les urgences de demain

Publié dans le panorama le Mercredi 08 mai 2019 à 08:47:42

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altkirch - Les urgences de demain
 

 
La transformation des urgences en centre de soins non programmés doit se faire avant fin juin. Photo DNA
Trois heures ont été nécessaires, vendredi soir, pour faire le tour du diagnostic et des premières propositions d'évolution et de transformation du service des urgences et de la maternité d'Altkirch, présentés par l'Agence régionale de santé Grand Est et le Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA). Il a aussi été question de la prise en charge des enfants et adolescents, des maladies chroniques et des personnes âgées dans le territoire d'Altkirch et du Sundgau (nous y reviendrons). Il s'agissait aussi de la première concertation ouverte à la presse. La transformation des urgences en centre de soins non programmés a été le gros morceau de la soirée et celui qui a suscité le plus de débats.

Le contexte. « Les ressources humaines sont fragilisées. Pour faire fonctionner ce service, il faudrait huit urgentistes par jour. Il n'en reste qu'un seul qui va partir au 30 juin. Le reste fonctionne avec des intérimaires, mais ils ne s'impliquent pas dans le fonctionnement des services », explique le Dr Jean Sengler, président de la CME, commission médicale d'établissement, pour qui la question centrale reste « la qualité et de la sécurité du service rendu ». Le site d'Altkirch a un atout dans sa poche : sa maison médicale de garde gérée par les médecins généralistes avec « 15 passages par jour, en moyenne ».
Comment recruterdes urgentistes

La démographie médicale et la pénurie des urgentistes ont été au centre des débats. Le Dr Sengler assure « tout faire pour trouver des urgentistes. Nous en manquons aussi à Mulhouse, Colmar, Sélestat, Strasbourg et dans tous les établissements de santé ».

Le maire d'Altkirch Nicolas Jander demande ce qui est fait, concrètement, pour recruter des urgentistes. Le député Jean-Luc Reitzer déplore que « le climat d'incertitude qui pèse sur l'hôpital ait provoqué le départ du seul urgentiste titulaire. Ce climat fait fuir les médecins et les patients. Dans l'esprit des gens, l'hôpital d'Altkirch est plus que menacé. C'est un cercle vicieux qu'on a mis en place, volontairement ou pas, et l'attractivité n'est plus là ».

Le Dr Sengler et Corinne Krencker, directrice du GHRMSA, ont détaillé leurs méthodes de recrutement : les publications dans les revues spécialisées, l'appui de chasseurs de têtes. Mais l'impact reste limité. « La meilleure voie de recrutement passe par les professionnels qui font venir les médecins de leur réseau », explique le président de la CME. « Or, avec la réforme du 3e cycle de médecine, les internes ne vont plus dans des établissements comme Altkirch. » Quant au soutien demandé aux patrons des hôpitaux universitaires, la réponse n'est pas plus rassurante : « Eux aussi n'arrivent pas à compléter leurs services. Je ne veux pas laisser planer l'idée qu'on laisse filer les médecins. Les messages qui circulent aujourd'hui, dans les journaux, dans les courriers, sont délétères pour les hôpitaux d'Altkirch et de Thann. »

Aucun urgentiste intérimaire n'a souhaité reprendre le poste de titulaire à Altkirch. Corinne Krencker explique le paradoxe d'une gestion entre des urgentistes qui ne veulent plus faire de gardes de nuit, ceux qui veulent rester en intérim et ceux qui ne veulent réaliser que des soins très techniques. « À Altkirch, ce sont des actes qui n'ont plus cette hyper-technicité. L'urgentiste sur le départ dit ne pas vouloir perdre de la compétence et de la technicité. On doit organiser à la fois de l'urgence vitale et répondre à la médecine de proximité autour de ce centre de soins non programmés. »

Les scénarios à l'étude. Avec un flux de passages qualifié de « faible » et, en l'absence de titulaire, les urgences d'Altkirch ne pourront plus avoir cette appellation à la fin du mois de juin. « Soit on ferme, soit on supplée. Nous proposons de suppléer par un centre de soins non programmés équivalent à une polyclinique ou à un service d'urgences de jour, ouvert de 7 h à 23 h, animé et, là, nous avons des candidats, par des urgentistes qui ne veulent plus faire de gardes de nuit, mais qui sont prêts à faire fonctionner ce centre, qui rendra un service de jour de la même qualité. Les six passages de la nuit seront transférés à Mulhouse. » Un centre similaire existe à Thann depuis 2017. « Les retours sont excellents, les objectifs sont dépassés, les professionnels sont contents, j'ai beaucoup moins de plaintes de patients », assure le Dr Sengler. Les médecins généralistes peuvent aussi travailler dans ces centres de soins. Il encourage à « aller vers ces exercices mixtes ».

Pistes de réflexion : une prise en charge des patients directement dans les services concernés afin d'éviter le passage aux urgences ; éduquer la population à composer le 15 pour favoriser une meilleure régulation ; accentuer le travail avec la médecine de ville ; éviter les transferts d'Altkirch à Mulhouse. « Le scanner et l'unité de surveillance continue est un élément favorable à Altkirch et permet de garder certains malades sur site grâce à la présence des anesthésistes », dit le président de la CME, qui ne cache pas les difficultés que rencontrent aujourd'hui les urgences de Mulhouse.

Développer la chirurgie ambulatoire

Une réflexion est menée avec le Sdis sur les moyens de transport plus rapides, mais aussi le développement de la chirurgie ambulatoire. « C'est quelque chose qui va ancrer cet établissement dans son territoire, estime Corinne Krencker. C'est une chirurgie programmée qui permettra de garder la proximité pour certaines pathologies. »

Avec le départ de l'urgentiste à la fin juin, l'hôpital est au pied du mur : « Pas d'urgentistes, pas d'urgences. Soit on se dépêche de mettre en place un centre de soin non programmés ou on va dans le mur », conclut le Dr Sengler avant les débats (lire ci-dessous et ci-contre).

« Au regard des personnes qui sont aujourd'hui accueillies aux urgences d'Altkirch, le service ne changera pas avec le centre de soins non programmés, assure Virginie Cayre, directrice de l'ARS. La quasi-totalité de ce que nous avons en prise en charge est maintenue. On n'a jamais dit qu'on fermait, mais on transforme. En journée, le service à la population sera maintenu. Et en soirée, jusqu'à une heure qui reste à déterminer. »
Laurence BEHR

Le constat. «La permanence de soins, un médecin 24h/24 est l'affaire de tous pas que des hôpitaux», rappelle le Dr Jean Sengler, président de la CME, commission médicale d'établissement. «S'il n'y avait pas cet état désastreux du manque d'urgentistes, 130 postes vacants dans le Garnd Est, nous ne serions pas entrain de parler des urgences d'Altkirch vers un centre de soin non programmé qui est une piste de travail que nous explorons».

En chiffres, les urgences d'Altkrich ce sont 13500 passages par an, 40 par jour: 85% des patients vus aux urgences sont des consultations (retours à domicile), 85% des patients relèvent des CCMU 1 et 2 (des états stables), soit 34 patients/jour; 15% des patients relèvent de la CCMU 3 (des états qui deviennent instables) soit 6 patients/jour. «Il n'y a plus depuis longtemps des CCMU4 (pronistique vital engagé) et CCMU 5 (avec en en plus troubles comportement) qui sont régulés par le 15 et envoyés sur Mulhouse ou Colmar. En nuit profonde, de minuit à 6 heures du matin, il y a en moyenne 4 passages», dit encore le Dr Sengler qui pointe le problème de la démographie médicale et son corrolaire le manque d'urgentistes.

J'ai vu l'évolution des urgences, la qualité de service rendu par les intérimaires est déplorables. On a senti un virage depuis que ce service fonctionne avec des intérimaires. Ce n'est donc pas la solution

Dr Wurtz, anésthésite à l'hôpital d'Altkirch

 

 
 

 

« Le maire n'est pas d'accord de fermer l'hôpital d'Altkirch »

Publié dans le panorama le Mercredi 08 mai 2019 à 08:46:47

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« Le maire n'est pas d'accord de fermer l'hôpital d'Altkirch »
 

 
Cette deuxième réunion de concertation élargie était conduite par l'ARS, Agence régionale de santé, du Grand Est, et la direction du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace, GHRMSA, en présence de représentants des institutions sanitaires et médico-sociales (hôpitaux, Sdis, Samu, Ehpad, Ugecam...), des professionnels de santé libéraux, des usagers et d'élus : le député Jean-Luc Reitzer, la conseillère départementale Sabine Drexler, Laurent Wendlinger, conseiller régional, le président du Pays du Sundgau François Eiccholtzer. Aucun élu n'a claqué la porte, comme à la première concertation. Dans son mot d'accueil, le maire d'Altkirch et conseiller départemental Nicolas Jander a vu, dans cette concertation qui s'est déroulée dans la salle des mariages de la mairie, « un signe encourageant. Il n'est pas question de célébrer un divorce. Je ne suis pas inquiet, puisque Macron a dit qu'il n'y aurait pas de fermeture d'hôpitaux avant la fin du quinquennat sans l'accord du maire, et le maire n'est pas d'accord de fermer l'hôpital d'Altkirch ».

 

 
 

 

Récoler les morceaux au Mise

Publié dans le panorama le Mercredi 08 mai 2019 à 08:49:58

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Récoler les morceaux au Mise
 

 
Jacqueline Jacqué, conservatrice retraitée, et Catherine Fuchs Roucher-Sarrazin, coordinatrice scientifique des musées de Mulhouse Alsace agglomération, dans la bibliothèque du Service d'utilisation des documents, où les disparitions sont les plus flagrantes. Photo L'Alsace
Mais comment tout cela a-t-il pu disparaître ? Pourquoi tout n'a-t-il pas été inventorié dans les règles ? Ces questions, parmi bien d'autres, que se posent des observateurs de l'affaire des vols et disparitions au Musée de l'impression sur étoffes (Mise) à Mulhouse, trouvent en partie leurs réponses lorque l'on pénètre dans les lieux.

Dans les réserves tout d'abord, un endroit gardé secret, non loin du musée, un entresol vieillot, où sont entreposées les étoffes : châles, mouchoirs, carrés, boubous... mais aussi des livres, des pochoirs... Véronique Lourenço, régisseur, règne sur ce dédale d'étagères drapées de blanc, de commodes à profonds tiroirs, de larges boîtes entassées.

Au premier regard, on ne voit rien des trésors conservés ici. Comment 440 carrés Hermès ont-ils pu s'évaporer ? Rien de plus facile. Les huit grandes boîtes dans lesquels ils étaient conservés bien à plat ne sont qu'une goutte dans l'océan des réserves. Ce qui n'a pas empêché que, dès 2016, des disparitions soient constatées et signalées au directeur...
« L'inventairedes inventaires »

C'est dans ce labyrinthe que depuis une bonne année Catherine Fuchs Roucher-Sarrazin, conservatrice en chef du patrimoine, apprend à s'orienter. Nommée coordinatrice scientifique des musées de Mulhouse Alsace Agglomération au 1er janvier 2018, elle s'est vite retrouvée confrontée au Mise à une tâche hors normes : celle de superviser le récolement du fonds de ce musée pillé en interne dans des conditions qui restent à élucider.

Catherine Fuchs peut s'appuyer sur Véronique Lourenço, Clara Cappitta, jeune diplômée en muséologie embauchée pour le récolement au Service d'utilisation des documents (Sud) en juin dernier, mais aussi sur Jacqueline Jacqué, ancienne conservatrice, retraitée depuis 2009, qui donne un coup de main bénévolement ainsi que sur d'autres bénévoles formés pour cela.

Face à ce fonds pléthorique, « il a fallu commencer par faire l'inventaire des inventaires pour tenter de recoller les morceaux », indique la conservatrice en chef. Car il y a bien eu des inventaires dans ce musée. Le premier, qui remonte à 1858, a été fait par la Société industrielle de Mulhouse, qui venait de créer son musée du dessin industriel. Il existe aussi, entre autres documents, un inventaire des « souches », les livres d'échantillons du Sud, datant de 1954. Et Jacqueline Jacqué se souvient de ses jeunes années dans ce musée passées à rédiger des fiches d'inventaire à tour de bras.
De 23 salariés en 2000à 7 en 2018

Un travail de Sisyphe... « Dans les musées en général, et dans celui-ci en particulier, les coupes budgétaires ont fait que la gestion des collections est devenue très compliquée, explique Catherine Fuchs. Quand une seule personne doit gérer le fonds, monter des expositions, les ranger, forcément, ça coince. » « Et puis, c'est un musée industriel, ici, ce n'est pas de l'art », ajoute Jacqueline Jacqué. Les biens conservés le sont donc en quantités... industrielles. À l'image de ces quatre grands chariots remplis de morceaux de pagnes : c'est le fonds Galzy donné en 2008, des tissus africains imprimés au Japon par des industriels anglais. L'inventaire a été commencé, pas fini évidemment...

Et pour s'occuper de tout cela, le personnel du musée est passé de 23 salariés en 2000 à 7 en 2018 - avant le décès du directeur Eric Bellargent et l'interpellation pour vols du délégué à la conservation, Jean-François Keller. Entre-temps, en 2001, le Mise avait acquis le gigantesque fonds Texunion. « L'État a donné de l'argent pour l'acquérir, mais pas pour le gérer », rappelle Jacqueline Jacqué. Or, dans un musée, ajoute Catherine Fuchs, « même un don n'est pas gratuit. Il faut le traiter derrière... » Et pour cela, insiste-t-elle encore, « il faut du personnel compétent et qualifié. » Au Mise, la dernière véritable conservatrice a été « remerciée » pour d'obscures raisons en 2014. Il n'existe pas non plus de gestion informatisée des collections. Et l e récolement se fait sur Excel.

Pléthore de textiles dans les réserves, masse d'échantillons, dessins, empreintes... au Service d'utilisation des documents. Là, nous sommes dans l'enceinte même du musée. En haut de l'escalier monumental, à droite, la première pièce est la salle de consultation. Elle abrite 18 commodes de dix grands tiroirs, contenant chacun une centaine de pages de livres. Le contenu d'ouvrages du fonds constitutif qui avaient été démontés pour être manipulés plus facilement et pour photographier chaque motif.
« Une mémoire industrielle qu'on était seuls à avoir »

Dûment gantée, Clara Cappitta ausculte, trie, reconditionne le contenu de ces grands tiroirs depuis près d'un an. Elle est plongée dans les cachemires, ces produits mulhousiens des années 1850-60 qui ont fait la renommée de la ville dans le monde entier. « Nous avions une dizaine de livres de cachemire. C'était parmi les plus belles choses du musée, rarissimes au niveau international », note Jacqueline Jacqué. Dessins, gouaches, maquettes, empreintes, échantillons... « Une grosse partie a disparu, le plus beau. »

Pour identifier ce qui manque, Clara peut s'appuyer sur les photos et sur le catalogue de l'exposition cachemire de 2009 (« je le connais par coeur », dit-elle). Mais « tout n'avait pas forcément été inventorié ». Et quand une pièce manque, il faut encore vérifier qu'elle ne se trouve pas dans les réserves où certaines avaient été déplacées. Un travail de fourmi...

Quelques marches encore à gravir et voici la fameuse bibliothèque du Sud, là où sont (étaient, pour beaucoup) rangés les ouvrages d'échantillons. On y trouve des archives d'usines locales et ces livres de prud'hommes de la chambre de commerce, où les industriels déposaient leurs motifs pour les protéger - « un peu l'INPI [Institut national de la protection industrielle] de l'époque », résume Catherine Fuchs. C'est au Sud, où tous les livres ont été récolés, que les disparitions sont les plus importantes, les plus énigmatiques aussi. Des 3600 ouvrages Texunion, il en reste, à vue de nez, 300, 400... Le fonds ancien a aussi été touché. Qui ? comment ? Où ? Mystère. « Ces livres étaient tous des pièces uniques, ils étaient le vrai trésor du musée, soupire Jacqueline Jacqué. C'est une mémoire industrielle qu'on était seuls à avoir et que maintenant on partage avec... on ne sait pas qui... » Geste las, sourire navré. Placardé sur la porte de la bibliothèque, un message indique que tout livre déplacé doit être remis à sa place...

Reportage : Hélène POIZAT et Darek SZUSTER
VOIR Notre diaporama sur lalsace.fr EN SAVOIR PLUS Carole Ecoffet et Maryvonne Buckenemeyer, créatrices du groupe « Sauvons le Mise », organisent une réunion publique pour faire le point sur la situation le 7 juin à 18 h, à la Sim à Mulhouse.

 

 
 

 

Mercredis du handball,une belle opération

Publié dans le panorama le Mercredi 08 mai 2019 à 08:44:57

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Mercredis du handball,une belle opération
 

 
L'animation s'est déroulée à la salle Mermoz, à Wittelsheim.  Photo L'Alsace/Richard Rummelhard
La dernière étape des Mercredis du handball, proposés par le conseil départemental, s'est déroulée à la salle Mermoz à Wittelsheim.

À cette occasion, l'Asca Wittelsheim a accueilli l'équipe féminine d'Altkirch et son entraîneur Robert Pallaro, sociétaire de la Nationale 1, où elle réussit une belle saison. Mais c'était également la rencontre entre Sophie Herrbrecht et les jeunes pousses de l'Asca, où elle a débuté une belle carrière, qui l'a amenée jusqu'à l'équipe de France.

Le but de cette animation est de permettre aux enfants de participer à un entraînement dirigé par les professionnelles de l'US Altkirch. Des ateliers ont permis de travailler différents aspects du jeu, le tout se terminant par de petits matches. Place ensuite à la dédicace de posters, suivie d'un goûter, et à la remise de ballons par Pierre Vogt, conseiller départemental, accompagné de Thierry Rauber, adjoint, pour le plus grand plaisir de Christophe Pozzi, président de l'Asca. Les enfants sont tous repartis enchantés de cette rencontre qui les a motivés pour continuer leur parcours.
R.R.

 

 
 

 

Houssen A la salle des fêtes Les supers héros sur scène

Publié dans le panorama le Mercredi 08 mai 2019 à 08:39:53

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Houssen  A la salle des fêtes
Les supers héros sur scène
Les musiciens de l'entente musicale Espérance de Houssen et Echo de la Fecht d'Ingersheim étaient réunis dans la salle des fêtes de Houssen, samedi soir, pour leur concert de printemps, sur le thème des supers héros.
 

 
Les musiciens ont été largement applaudis par le public sous le charme de leurs interprétations.
C'est confortablement installés que les amateurs de musique ont pu assister aux excellentes interprétations offertes par la trentaine de musiciens de l'entente.

Julien Murschel, le jeune et talentueux chef, a su diriger ses musiciens dans des interprétations musicales de très bon niveau.

La soirée a démarré par Salute to a Hero, puis la présidente Myriam Hassler a pu saluer le public, dans lequel Eric Straumann, le député qui représentait Brigitte Klinkert, Christian Klinger, le maire ou Philippe Lisse, le président de l'Echo de la Fecht, « avec qui l'Espérance de Houssen collabore depuis plus de 25 ans » étaient présents.

Aline Murschel s'est chargée de la présentation des morceaux interprétés « par de supers collègues musiciens ».

Tout au long du concert, les supers héros étaient au premier plan, au travers des musiques de film qui ont bercé l'enfance et la jeunesse, voire plus, de pratiquement tous les mélomanes présents.

Au cours de la soirée, les musiciens ont souhaité remercier leur chef « pour sa patience et sa ténacité lors des répétitions » en lui remettant un cadeau.

Pour finir, Aline a adressé un magnifique hommage à tous les musiciens, pour ce concert de qualité sous la direction de Julien Murschel.

Trois rappels ont été entendus, soit autant d'interprétations supplémentaires.

En fin de concert, le tirage de la super-tombola, a permis de remporter de nombreux lots.

 

 
 

 

colmar : la place de la cathedrale Libérée des voitures

Publié dans le panorama le Mercredi 08 mai 2019 à 09:03:21

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urbanisme Les alentours de la collégiale Saint-Martin se mettent au vert
colmar : la place de la cathedrale Libérée des voitures
Cinq cabinets d'architectes exposent leur vision de la future place de la Cathédrale. Dans leurs projets, choisis après appel à candidatures, la collégiale Saint-Martin retrouve un environnement digne de sa fière architecture. L'édifice colmarien s'inscrit au centre d'une esplanade arborée, rafraîchie de miroirs ou de jets d'eau, enfin rendue aux piétons.
 

 
IOEW veut métamorphoser la place en « espace de contemplation ».
Les esquisses sont visibles durant tout le mois de mai sur les grilles du pôle Média Culture. Le cabinet parisien Debarre Duplantiers associés (architecte, urbaniste, paysagiste), adepte d'un espace plutôt dénudé, a l'idée de faire ressortir trois éléments. Il imagine une pente menant en douceur jusqu'au bord du canal, une terrasse plantée d'arbres et un « socle » qui tient lieu de point de vue sur la place et se situe à l'horizontal par rapport à la collégiale. La place, ponctuée d'un miroir d'eau, exhale les senteurs fraîches d'un jardin des simples où poussent la lavande, la camomille, la mélisse et la sauge officinales, le thym et la verveine.
La collégiale doit retrouver sa « luminosité »

Du côté de Frys associés, architecte, urbaniste, paysagiste, basé dans les Yvelines, la collégiale s'inscrit dans un cercle à 360° afin de rendre à la place son unité. Là aussi, le projet dont la conception lumière est confiée à Vialis fait la part belle aux plantations et aux pièces d'eau.

Transformer la place en un « espace de contemplation ». Telle est la proposition du cabinet colmarien IOEW, qui s'attache les collaborations de l'architecte paysagiste de Buhl Marie Hungler et de l'architecte urbaniste strasbourgeois UN1ON. À travers un « périmètre circulaire », les concepteurs entendent donner une place centrale à une collégiale qui, pour eux, doit retrouver sa « luminosité » et sa « rayonnance » au coeur de la cité.

Pena Paysages veut bien marquer la différence entre le parvis et la place. Le paysagiste concepteur parisien dessine un parvis imposant « multifonctionnel » où les dalles de pierre cohabitent avec les pelouses. Il y verrait bien l'organisation de manifestations variant au fil des saisons. La partie Sud, orientée plein soleil, sera arborée. Le passant s'y ménagera une pause détente sur des chaises longues et bancs d'inspiration moderne.

Commes les autres, l'urbaniste paysagiste Stoa, de Marseille, centre son projet sur la collégiale. Sa place est pleine de vie et de soleil, côté Nord. Plus tranquille, côté Sud. Il envisage même de faire s'écouler l'eau du Muhlbach qui, aujourd'hui, stagne tristement. Il collabore avec des Alsaciens : Imagine L'architecture d'Obernai et OTE Ingénierie, VRD et circulation, de Colmar.

Le réaménagement de la place de la Cathédrale, qui entre dans le cadre de l'opération Action coeur de ville, est l'affaire de tous. Chacun est invité à opter pour le projet qui lui semble le plus attrayant. L'on peut consigner ses remarques dans le registre disposé à l'entrée du pôle Média Culture ou visiter la page dédiée sur le site colmar.fr
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

Cathédrale de l'orthographe

Publié dans le panorama le Mercredi 08 mai 2019 à 08:40:35

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Cathédrale de l'orthographe
 

 
Quatre finalistes issus de lycées professionnels de Colmar, Mulhouse, Guebwiller, Sainte-Marie-aux-Mines, Ingersheim, Pulversheim, Cernay et Masevaux ont fait chauffer stylos et méninges jeudi 25 avril, dans la somptueuse salle des bains du musée Unterlinden de Colmar.
Un extrait de Notre-Dame de Paris de Victor Hugo

Au menu pour ce concours concocté par le vainqueur des trois précédentes éditions, le lycée Louise-Weiss de Sainte-Marie-aux-Mines sous l'égide de son proviseur Etienne Bastian, de sa proviseure-adjointe Anne Pfliegersdoerffer et de sa documentaliste Perrine Pageot, une dictée pas piquée des hannetons distillant accords et participes, termes peu usuels et même quelques mots de latin, dont le choix s'est imposé de lui-même.

En effet, Perrine Pageot a choisi un extrait de Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, « qui parle justement de l'architecture mais aussi des dégradations que l'édifice a subi en son temps ». Un thème épousant l'actualité, mais ouvrant aussi les yeux sur ce joyau architectural et ses « trois portails creusés en ogive » ou le « cordon brodé et dentelé des vingt-huit niches royales », sans omettre « l'immense rosace centrale flanquée de ses deux fenêtres latérales comme le prêtre du diacre et du sous-diacre »... Des accents à tire-larigot dont l'oubli pouvait coûter un point, tandis que les fautes de grammaire entraînaient quatre pénalités et celles d'orthographe, deux.

Le cadre des anciens bains municipaux ne dépareillait guère. « Pour cette troisième organisation consécutive du concours qui existe depuis 1992, nous désirions changer de format », explique Anne Pfliegersdoerffer. « Nous nous sommes donc rapprochés du musée Unterlinden afin de cumuler l'exercice littéraire à la culture. »

C'est ainsi à bras ouverts que les élèves ont été accueillis par la conservatrice générale du musée, Pantxika de Paepe. À l'issue de la dictée, une visite des lieux était au programme autour de deux thèmes, l'époque médiévale et la découverte des collections contemporaines.

L'établissement vainqueur, en l'occurrence une fois encore le lycée Louise-Weiss de Sainte-Marie-aux-Mines, pour la quatrième fois, a remporté un trophée et l'organisation du prochain concours, tandis que les élèves ont été récompensés par des chèques-cadeau ainsi que des entrées au musée Unterlinden, au cours d'une remise de prix en présence du député Éric Straumann.
Résultats

Lycée Louise Weiss de Sainte-Marie-aux-Mines (1er avec 64 pénalités), lycée Gustave Eiffel de Cernay (2e avec 101 pénalités), lycée Joseph-Storck de Guebwiller (3e avec 112 pénalités).

Élèves : Léa Onorato (lycée Storck, trois pénalités), Océane Beysang (lycée Weiss, quatre pénalités), Coline Trouillet (lycée Weiss, quinze pénalités).
Nicolas PINOT

 

 
 

 

alsace nature - Comment ne pas faucher la faune et la flore

Publié dans le panorama le Mercredi 08 mai 2019 à 09:05:42

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alsace nature - Comment ne pas faucher la faune et la flore
 

 
Les zones herbeuses et les bords de champ sont des sanctuaires à préserver pour la biodiversité.

Archives DNA

Talus, accotements routiers, terrains vagues, espaces verts, berges, pelouses, abords divers. Tous ces sanctuaires, aussi étroits ou morcelés soient-ils, sont bons pour reconquérir la biodiversité. Tel est le défi qu'Alsace Nature lance aujourd'hui aux collectivités, aux entreprises et aux citoyens en charge de la gestion de zones naturelles et d'espaces publiques qui ne remplissent aucune fonction économique.

Ces bouts de territoires sont modestes au regard des immenses surfaces agricoles et espaces gelés, mais l'association préfère s'engager sur cette voie étroite plutôt que de ne rien faire. « Nous avons pris le parti de reconquérir la biodiversité sur ce qui reste sans remettre en cause pour l'instant le modèle économique de l'agriculture », explique Daniel Reininger, président d'Alsace Nature.
Éviter les débroussailleusesà fil

Cette stratégie intervient alors que la biodiversité a été au coeur du G7 Environnement qui vient de se dérouler à Metz et d'une « série d'actions » annoncées le 6 mai par le président de la République. « Les incantations ne suffisent pas, s'agace Daniel Reininger. On peut faire de grandes déclarations mais on continue d'artificialiser les sols et d'utiliser de la chimie car on refuse de changer de modèle. »

« Il faut regarder la réalité en face : la population des insectes et des oiseaux s'effondre en milieu agricole, remarque Anne Vonesch, vice-présidente d'Alsace Nature. Tout le monde critique la régression des pollinisateurs alors que tout le monde détruit leur habitat. » Une contradiction qui se lit dans ces hôtels à insectes qui poussent partout dans des environnements stériles.

Des paroles aux actes. C'est l'objectif des 10 principes déclinés dans une brochure pour la gestion des zones herbeuses conçue par Alsace Nature (*). Ces pratiques visent à préserver au maximum ces haies et ourlets herbacés qui servent de garde-manger, de refuge et de pouponnière aux insectes, ainsi qu'aux oiseaux.

Alsace Nature préconise de ne jamais intervenir partout en même temps et de laisser des zones refuge durant l'hiver, au moins 20 à 30 % des zones jusqu'à la campagne de fauche suivante. La hauteur de coupe se situe entre 15 et 30 cm, jamais à moins de 10 cm. Les débroussailleuses à fil sont à éviter car elles déchiquettent les insectes.

Le ramassage par aspiration du produit du broyage (le mulch) est mortel pour la faune. Le compromis consiste à laisser l'herbe fauchée pendant au moins deux jours, le temps que la petite faune puisse migrer, et de la ramasser ensuite. Alsace Nature plaide aussi pour la fauche au détriment du broyage ( lire le cadre ci-contre) .

« Chacun peut trouver son compte dans l'éventail de solutions que nous proposons. Elles vont dans le sens de la nuance et de la créativité », indique Anne Vonesch en parlant d'une « mosaïque » de pratiques. La diversité n'est jamais très loin.
F. BY (*) Disponible sur le site alsacenature.org