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Élections européennes Le point sur les 33 listes candidates : Cherchez les Alsaciens

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 05:45:09

© Dna, Mardi le 07 Mai 2019
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Élections européennes Le point sur les 33 listes candidates
Élections européennes Le point sur les 33 listes candidates : Cherchez les Alsaciens
Le sort réservé aux candidats alsaciens aux élections européennes est très variable d'une liste à l'autre. Le jeu des alliances et les compromis idéologiques priment sur la représentativité géographique pour un scrutin où les enjeux nationaux sont plus prégnants que jamais. L'Alsace et Strasbourg l'Européenne cherchent leur place comme elles se cherchent un avenir.

 
Le Parlement européen vu depuis la terrasse de la Cathédrale de Strasbourg.
Un rebond, une renaissance. Tirant profit de l'accord national entre La République en marche (LaREM) et Agir-La droite constructive, la sénatrice strasbourgoise Fabienne keller (Agir) s'est hissée à la 7e place de la liste Renaissance, de Nathalie Loiseau, ce qui a pénalisé l'adjointe LaREM de Roland Ries, Nawel Rafik-Elmrini (29e). Stéphanie Villemin, la référente de LaREM 68, est en 41e position.

Nouvelle donne, mauvaise pioche. La liste Envie d'Europe écologique et sociale (Place Publique-PS-Nouvelle donne), de Raphaël Glucksmann, n'a visiblement ressenti aucun désir d'Alsace ni de Strasbourg. Et c'est la première secrétaire du PS 67 et trésorière nationale du PS, Pernelle Richardot, qui en fait les frais en étant rétrogradée de la 8e à la 12e place. Véronique Brom, référente de Place Publique dans Bas-Rhin, occupe la 30e place.

En 8e de finale. Eurodéputée sortante, Anne Sander occupe la 8e place de la liste Les Républicains, place éligible obtenue après une mobilisation très forte du pack alsacien. Laurent Wauquiez a compris que son parti aurait eu beaucoup à perdre en Alsace en reléguant une élue appréciée et reconnue plus loin après des colistiers qui n'ont pas la même image.

L'insoumis énergique. 46e sur la liste de La France insoumise, le militant écologiste et antinucléaire strasbourgeois Jean-Marie Brom se démène comme un beau diable pour faire campagne sur le terrain.

Les conseillers régionaux de l'étape. Pour compléter sa liste Ensemble Patriotes et Gilets jaunes, Florian Philippot a dû puiser dans son vivier de conseillers régionaux. Il en a trouvé deux dans le coin : la Bas-Rhinoise Éliane Klein (12e) et le Haut-Rhinois Sylvain Marcelli (37e).

Le dernier des centristes alsaciens. C'est ce qu'on appelle « pousser une liste ». Et c'est la tâche qu'a accepté d'honorer le sénateur et ancien ministre Jean-Marie Bockel en 79e et dernière position de liste Les Européens menée par Jean-Christophe Lagarde (UDI) qui n'a trouvé aucune autre personnalité alsacienne à placer dans son équipe.

La plus alsacienne. Portée par le Parti fédéraliste européen et Objectif Euro-région Alsace, la liste Pour une Europe qui protège ses citoyens décroche le trophée de la liste la plus alsacienne avec sept candidats et candidates du cru : Jonathan Herry (13e), Margarethe Leonhart (22e), Frédérique Karmann (26e), Christophe Leclere (31e), Isabelle Marcou (40e), Anne Nusbaumer (66e), Stéphanie Karmann (68e).

Le réseau Waechter. La deuxième palme de l'alsacianitude revient à la liste Urgence écologie (Dominique Bourg) qui ne compte pas moins de cinq candidats locaux, à commencer par Antoine Waechter (79e), le président du Mouvement écologiste indépendant (MEI) qui a fait alliance avec Génération écologie. Les autres Alsaciens sont Claudine François-Wilser (28e), Adrien Arbeit (43e), Corinne Morgen (50e) et Laure Grosheitsch (60e).

Une pirate rhénane. Si l'Alsace est loin de la mer, le parti Pirate y a trouvé sa sirène en la personne de Florie Marie pour piloter sa liste. La cheffe de cabinet de la maire écologiste Danielle Dambach à Schiltigheim y côtoiera un autre moussaillon rhénan : le Strasbourgeois Julien Rimaire (60e).

En rouge et jaune. Hülliya Turan, secrétaire départementale du PCF du Bas-Rhin, est en 36e position sur la liste Pour l'Europe des gens contre l'Europe de l'argent, de Ian Brossat (PCF), liste où figure aussi le Haut-Rhinois Aurélien Crifo (63e) qui se présente comme « auteur et interprète de rap, soutien aux revendications des gilets jaunes ».

Rester groupés. Sur la liste Le courage de défendre les Français, de Nicolas Dupont-Aignan, les deux Alsaciens se trouvent dans un mouchoir de poche entre la 53e place, pour Pascal Tschaen, secrétaire départemental de Debout la France Haut-Rhin, et la 55e place, pour Daniel Degrima, maire de Mollkirch et vice-président de la comcom des Portes de Rosheim.

Deux décroissants. On retrouve aussi une paire d'Alsaciens sur la liste Décroissance 2019 : le Haut-Rhinois Félix Zirgel (14e) et le Bas-Rhinois Nicolas Boterf (66e).

Des drapeaux rouges sous la ligne bleue. Les trois camarades alsaciens de liste Lutte ouvrière-Contre le grand capital, le camp des travailleurs, de Nathalie Arthaud, ne contrediraient pas Pierre Bourdieu. On y retrouve les fidèles candidats syndicalistes de PSA Mulhouse : Julien Wostyn (16e) et Salah Keltoumi (20e), ainsi que Louise Fève (63e), « cheminote contractuelle à Strasbourg ».

Génération strasbourgeoise. Le Strasbourgeois Joao Cunha est 27e sur la Liste citoyenne du printemps européen, de Benoît Hamon, où il côtoie une autre Strasbourgeoise : Sophie Dupressoir (56e).

Des régionales aux européennes. Avec sa 8e place sur la liste du Rassemblement national (Prenez le pouvoir), la conseillère régionale Virginie Joron (Haut-Rhin) est assurée d'être élue. Une ascension fulgurante pour cette cadre dans les assurances qui a réussi à se faire apprécier par le clan Le Pen. La Bas-Rhinoise Hombeline du Parc, également élue régionale, est 48e de la liste.

La ligne verte. Sur la liste Europe écologie, de Yannick Jadot, l'écologie politique alsacienne sera à chercher à la 22e place seulement avec la militante strasbourgeoise Leyla Binici (EELV), loin devant Dany Karcher (75e), maire de Kolbsheim et figure de l'opposition au GCO.

Candidats de tous poils. Pour monter sa liste, le parti Animaliste a puisé dans le vivier alsacien pas moins de quatre candidats et candidates : la Strasbourgeoise Laure Gisie (5e), l'ancienne eurodéputée mulhousienne Michèle Striffler (11e), le Bas-Rhinois Jean-François Staad (28e) et le Strasbourgeois Nino Toussaint (34e).
Franck BUCHY

 

 
 

 

Elections Européennes Cherchez les Alsaciens !

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 06:09:07

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Elections Européennes Cherchez les Alsaciens !
 

 
Le Parlement européen vu depuis la terrasse de la cathédrale de Strasbourg. Photo DNA/Michel Frison
? Un rebond, une renaissance. Tirant profit de l'accord national entre La République en marche (LaRem) et Agir-La droite constructive, la sénatrice strasbourgoise Fabienne Keller (Agir) s'est hissée à la 7e place de la liste « Renaissance », de Nathalie Loiseau, ce qui a pénalisé l'adjointe LaRem au maire Roland Ries, Nawel Rafik-Elmrini (29e). Stéphanie Villemin, la référente de LaRem 68, est en 41e position.

? Nouvelle donne, mauvaise pioche. La liste « Envie d'Europe écologique et sociale » (Place publique-PS-Nouvelle donne) de Raphaël Glucksmann n'a visiblement ressenti aucun désir d'Alsace ni de Strasbourg. Et c'est la première secrétaire du PS 67 et trésorière nationale du PS, Pernelle Richardot, qui en fait les frais en étant rétrogradée de la 8e à la 12e place. Véronique Brom, référente de Place publique dans Bas-Rhin, occupe la 30e place.

? L'insoumis énergique. 46e sur la liste de La France insoumise, le militant écologiste et antinucléaire strasbourgeois Jean-Marie Brom se démène comme un beau diable pour faire campagne sur le terrain.

? Les conseillers régionaux de l'étape. Pour compléter sa liste « Ensemble Patriotes et Gilets jaunes », Florian Philippot a dû puiser dans son vivier de conseillers régionaux. Il en a trouvé deux dans le coin : la Bas-Rhinoise Éliane Klein (12e) et le Haut-Rhinois Sylvain Marcelli (37e).

? Le dernier des centristes alsaciens. C'est ce qu'on appelle « pousser une liste ». Et c'est la tâche qu'a accepté d'honorer le sénateur et ancien ministre Jean-Marie Bockel en 79e et dernière position de liste « Les Européens » menée par Jean-Christophe Lagarde (UDI) qui n'a trouvé aucune autre personnalité alsacienne à placer dans son équipe.

? La plus alsacienne. Portée par le Parti fédéraliste européen et Objectif Euro-région Alsace, la liste « Pour une Europe qui protège ses citoyens » décroche le trophée de la liste la plus alsacienne avec sept candidats et candidates du cru : Jonathan Herry (13e), Margarethe Leonhart (22e), Frédérique Karmann (26e), Christophe Leclere (31e), Isabelle Marcou (40e), Anne Nusbaumer (66e), Stéphanie Karmann (68e).

? Le réseau Waechter. La deuxième palme de l'alsacianitude revient à la liste « Urgence écologie » (Dominique Bourg) qui ne compte pas moins de cinq candidats locaux, à commencer par Antoine Waechter (79e), le président du Mouvement écologiste indépendant (MEI) qui a fait alliance avec Génération écologie. Les autres Alsaciens sont Claudine François-Wilser (28e), Adrien Arbeit (43e), Corinne Morgen (50e) et Laure Grosheitsch (60e).

? Une pirate rhénane. Si l'Alsace est loin de la mer, le Parti pirate y a trouvé sa sirène en la personne de Florie Marie pour piloter sa liste. La cheffe de cabinet de la maire écologiste Danielle Dambach à Schiltigheim y côtoie un autre moussaillon rhénan, le Strasbourgeois Julien Rimaire (60e).

? En rouge et jaune. Hülliya Turan, secrétaire départementale du PCF du Bas-Rhin, est en 36e position sur la liste « Pour l'Europe des gens contre l'Europe de l'argent » de Ian Brossat (PCF), liste où figure aussi le Haut-Rhinois Aurélien Crifo (63e) qui se présente comme « auteur et interprète de rap, soutien aux revendications des gilets jaunes ».

? Rester groupés. Sur la liste « Le courage de défendre les Français » , de Nicolas Dupont-Aignan, les deux Alsaciens se trouvent dans un mouchoir de poche entre la 53e place, pour Pascal Tschaen, secrétaire départemental de Debout la France Haut-Rhin, et la 55e place, pour Daniel Degrima, maire de Mollkirch et vice-président de la communauté de communes des Portes de Rosheim.

? Deux décroissants. On retrouve aussi une paire d'Alsaciens sur la liste « Décroissance 2019 » : le Haut-Rhinois Félix Zirgel (14e) et le Bas-Rhinois Nicolas Boterf (66e).

? Des drapeaux rouges sous la ligne bleue. Les trois camarades alsaciens de liste LO « Contre le grand capital, le camp des travailleurs », de Nathalie Arthaud, ne contrediraient pas Pierre Bourdieu. On y retrouve les fidèles candidats syndicalistes de PSA Mulhouse, Julien Wostyn (16e) et Salah Keltoumi (20e), ainsi que Louise Fève (63e), « cheminote contractuelle à Strasbourg ».

? Génération strasbourgeoise. Le Strasbourgeois Joao Cunha est 27e sur la « Liste citoyenne du printemps européen » , de Benoît Hamon, où il côtoie une autre Strasbourgeoise, Sophie Dupressoir (56e).

? Des régionales aux européennes. Avec sa 8e place sur la liste du Rassemblement national « Prenez le pouvoir », la conseillère régionale Virginie Joron (68) est assurée d'être élue. Une ascension fulgurante pour cette cadre dans les assurances qui a réussi à se faire apprécier par le clan Le Pen. La Bas-Rhinoise Hombeline du Parc, également élue régionale, est 48e.

? La ligne verte. Sur la liste Europe écologie de Yannick Jadot, l'écologie politique alsacienne sera à chercher à la 22e place seulement avec la militante strasbourgeoise Leyla Binici (EELV), loin devant Dany Karcher (75e), maire de Kolbsheim et figure de l'opposition au GCO.

? Candidats de tous poils. Pour monter sa liste, le Parti animaliste a puisé dans le vivier alsacien pas moins de quatre candidats et candidates : la Strasbourgeoise Laure Gisie (5e), l'ancienne eurodéputée mulhousienne Michèle Striffler (11e), le Bas-Rhinois Jean-François Staad (28e) et le Strasbourgeois Nino Toussaint (34e).
Franck BUCHY

 

 
 

Élections européennes Liste Europe Écologie : « Dépasser l'Europe des États »

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 05:52:32

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Élections européennes Liste Europe Écologie
Élections européennes Liste Europe Écologie : « Dépasser l'Europe des États »
La fédération Régions et Peuples solidaires, dont est membre Unser Land , présente six candidats sur la liste Europe Écologie de Yannick Jadot.

 
Dans le cadre d'un accord national, la fédération Régions et Peuples solidaires (R & PS) présente six candidats sur la liste Europe Écologie aux élections européennes, dont le Corse François Alfonsi en 9e position. Il y a aussi une Occitane, deux Bretons, une Catalane et un Basque, mais pas d'Alsaciens. Un choix assumé par les dirigeants d'Unser Land qui ont préféré « concentrer leur force sur le dossier alsacien » tout en faisant confiance en François Alfonsi, eurodéputé de 2009 à 2014.

Pour le maire d'Osani, « le partenariat entre les écologistes et les régionalistes s'inscrit dans la durée parce qu'il est lié à une convergence d'objectifs à long terme ». « Nos chemins différents tendent vers un même but : le combat des écologistes dépasse les États parce que les problèmes climatiques ne s'arrêtent pas aux frontières et les régionalistes considèrent que les États empêchent les Bretons, les Catalans, les Basques ou les Alsaciens de prendre leur destin en main », explique-t-il. « La biodiversité est aussi culturelle donc les régionalistes sont écologistes », résume Andrée Munchenbach, présidente d'Unser Land.

François Alfonsi voit dans la crise de confiance dans le projet européen une opportunité pour le régionalisme. « C'est l'Europe des États qui bloquent. Donner davantage de pouvoir aux régions et aux petits peuples permettrait de rapprocher l'Union européenne de ses citoyens », assure-t-il en rêvant d'« introduire les régions dans le processus de décision européen ». « Ce sont les réalités vécues en Alsace avec nos voisins Allemands par exemple qui feront le mieux accepter l'Europe », plaide Jean-Georges Trouillet, secrétaire général d'Unser Land.
F. BY

 

 
 

 

Unser Land et les écologistes :« Dépasser l'Europe des États »

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 06:09:51

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Unser Land et les écologistes :« Dépasser l'Europe des États »
 

 
Andrée Munchenbach et Jean Georges Trouillet. Archives L'Alsace/Jean-Marc Loos
Dans le cadre d'un accord national, la fédération Régions et Peuples solidaires présente six candidats sur la liste Europe Écologie aux élections européennes, dont le Corse François Alfonsi en 9e position. Il y a aussi une Occitane, deux Bretons, une Catalane et un Basque, mais pas d'Alsacien. Un choix assumé par les dirigeants d'Unser Land qui ont préféré « concentrer leur force sur le dossier alsacien » tout en faisant confiance en François Alfonsi, eurodéputé de 2009 à 2014.

Pour le maire d'Osani, « le partenariat entre les écologistes et les régionalistes s'inscrit dans la durée parce qu'il est lié à une convergence d'objectifs à long terme ». « Nos chemins différents tendent vers un même but : le combat des écologistes dépasse les États parce que les problèmes climatiques ne s'arrêtent pas aux frontières et les régionalistes considèrent que les États empêchent les Bretons, les Catalans, les Basques ou les Alsaciens de prendre leur destin en main », explique-t-il.
« La biodiversitéest aussi culturelle »

« La biodiversité est aussi culturelle, donc les régionalistes sont écologistes », résume Andrée Munchenbach, présidente d'Unser Land.

François Alfonsi voit dans la crise de confiance dans le projet européen une opportunité pour le régionalisme. « C'est l'Europe des États qui bloque. Donner davantage de pouvoir aux régions et aux petits peuples permettrait de rapprocher l'Union européenne de ses citoyens », assure-t-il en rêvant d'« introduire les régions dans le processus de décision européen ». « Ce sont les réalités vécues en Alsace avec nos voisins allemands, par exemple, qui feront le mieux accepter l'Europe », plaide Jean-Georges Trouillet, secrétaire général d'Unser Land. F. By

 

 
 

Environnement Une charte signée : À Metz, le G7 s'engage pour la biodiversité

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 05:43:54

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Environnement Une charte signée
Environnement Une charte signée : À Metz, le G7 s'engage pour la biodiversité
Ça n'était pas gagné mais c'est signé. La charte de Metz sur la biodiversité, comme le communiqué final du G7 environnement. Même les Américains ont apposé leur griffe, tout en marquant leur différence sur le paragraphe relatif au réchauffement climatique. Une position attendue.

 
La charte de Metz a été signée par l'ensemble des pays participants, mais elle reste une simple déclaration d'intention.
Ça n'était pas gagné mais c'est signé. La charte de Metz sur la biodiversité, comme le communiqué final du G7 environnement. Même les Américains ont apposé leur griffe, tout en marquant leur différence sur le paragraphe relatif au réchauffement climatique. Une position attendue.

Impression finale des sept ministres de l'environnement composant le G7, réunis à Metz depuis dimanche ? Un succès, plein et entier, une dynamique lancée et même, dixit l'Italie, « la question du réchauffement climatique intégrée de façon très habile dans les deux textes ».

Deux textes : un communiqué final, et la charte de Metz sur la biodiversité. Tous les deux signés par Andrew Wheeler pour les États-Unis. Ce qui, au départ, n'était pas gagné. Mais alors, pas du tout. On savait que les États-Unis allaient se désolidariser de la question du réchauffement climatique, « réitérant leur intention de se retirer de l'Accord de Paris et réaffirmant leur volonté de promouvoir la croissance économique, la sécurité et l'accès énergétiques et la protection de l'environnement ». Les couloirs bruissaient d'une possible mise à l'index.
Une déclaration d'intention

Finalement, ce fut tout le contraire. Andrew Wheeler est intervenu, lors de la présentation finale, tout de suite après les interventions des ministres français. François De Rugy a souligné tous ses efforts pour aboutir à ce (presque) consensus. Les discussions avec Washington ayant lieu jusqu'au bout du bout, retardant même la diffusion du communiqué final : c'est le jeu, paraît-il, la « magie de ce type d'événement » pour reprendre l'expression de conseillers.

Impression finale de ce G7 environnement pour le commun des mortels ? Mitigée. Des « solutions concrètes » avaient tellement été annoncées en amont du sommet qu'on s'attendait à une liste pragmatique d'actions. Finalement, le communiqué final reste dans la déclaration d'intention, la réaffirmation de grands principes et la volonté de mener des coalitions entre pays sur des thèmes précis. La fameuse feuille de route pour le G7 des États à Biarritz cet été, qui lui dépassera peut-être les déclarations d'intention. « Nous ne pouvons pas entrer dans les détails, admet François De Rugy, ministre de l'Environnement, mais nous parlons de choses concrètes : l'efficacité des climatiseurs, les déchets plastiques dans les océans, les déchets et l'économie circulaire ».

Côté concret, Brune Poirson, secrétaire d'État, veut embarquer le monde de la finance et les grands investisseurs dans la lutte, « pour que ça ne reste pas un accord sur le papier. L'argent privé doit servir à financer les projets bons pour la planète. » Sans oublier les décisions symboliques mais d'importance de rejoindre le partenariat pour la survie des grands singes ou l'initiative internationale pour les récifs coralliens.
Laurence SCHMITT

 

 
 

 

À Metz, le G7 s'engage pour la biodiversité

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 06:23:55

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À Metz, le G7 s'engage pour la biodiversité
 

 
La charte de Metz a été signée par l'ensemble des pays participants, mais elle reste une simple déclaration d'intention. Photo Gilles Wirtz/RL
Ça n'était pas gagné mais c'est signé. La charte de Metz sur la biodiversité, comme le communiqué final du G7 environnement. Même les Américains ont apposé leur griffe, tout en marquant leur différence sur le paragraphe relatif au réchauffement climatique. Une position attendue.

Impression finale des sept ministres de l'environnement composant le G7, réunis à Metz depuis dimanche ? Un succès, plein et entier, une dynamique lancée et même, dixit l'Italie, « la question du réchauffement climatique intégrée de façon très habile dans les deux textes ».

Deux textes : un communiqué final, et la charte de Metz sur la biodiversité. Tous les deux signés par Andrew Wheeler pour les États-Unis. Ce qui, au départ, n'était pas gagné. Mais alors, pas du tout. On savait que les États-Unis allaient se désolidariser de la question du réchauffement climatique, « réitérant leur intention de se retirer de l'Accord de Paris et réaffirmant leur volonté de promouvoir la croissance économique, la sécurité et l'accès énergétiques et la protection de l'environnement ». Les couloirs bruissaient d'une possible mise à l'index.
Une déclaration d'intention

Finalement, ce fut tout le contraire. Andrew Wheeler est intervenu, lors de la présentation finale, tout de suite après les interventions des ministres français. François De Rugy a souligné tous ses efforts pour aboutir à ce (presque) consensus. Les discussions avec Washington ayant lieu jusqu'au bout du bout, retardant même la diffusion du communiqué final : c'est le jeu, paraît-il, la « magie de ce type d'événement » pour reprendre l'expression de conseillers.

Impression finale de ce G7 environnement pour le commun des mortels ? Mitigée. Des « solutions concrètes » avaient tellement été annoncées en amont du sommet qu'on s'attendait à une liste pragmatique d'actions. Finalement, le communiqué final reste dans la déclaration d'intention, la réaffirmation de grands principes et la volonté de mener des coalitions entre pays sur des thèmes précis. La fameuse feuille de route pour le G7 des États à Biarritz cet été, qui lui dépassera peut-être les déclarations d'intention. « Nous ne pouvons pas entrer dans les détails, admet François De Rugy, ministre de l'Environnement, mais nous parlons de choses concrètes : l'efficacité des climatiseurs, les déchets plastiques dans les océans, les déchets et l'économie circulaire ».

Côté concret, Brune Poirson, secrétaire d'État, veut embarquer le monde de la finance et les grands investisseurs dans la lutte, « pour que ça ne reste pas un accord sur le papier. L'argent privé doit servir à financer les projets bons pour la planète. » Sans oublier les décisions symboliques mais d'importance de rejoindre le partenariat pour la survie des grands singes ou l'initiative internationale pour les récifs coralliens.
Laurence SCHMITT

 

 
 

Social Réunion à Matignon : Réponses « sur mesure » aux gilets jaunes

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 05:45:55

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Social Réunion à Matignon
Social Réunion à Matignon : Réponses « sur mesure » aux gilets jaunes
La « mobilisation nationale » lancée par le Premier ministre se poursuivra dans les régions. Non sans confrontations, comme le montre l'exemple de la prime mobilité, qui oppose patronat et syndicats.

 
Manifestation de gilets jaunes à Bordeaux, samedi.
Une dizaine de ministres, et pas moins de 57 délégations d'élus, de syndicats patronaux et salariés et d'associations, mais pas de gilets jaunes... Il y avait foule lundi autour du Premier ministre à Matignon pour lancer la « mobilisation nationale » devant permettre de sortir de la crise ouverte par les gilets jaunes.
« Territoire par territoire »

L'heure n'était pas à l'annonce de mesures, mais à l'énoncé d'une « nouvelle méthode » devant déboucher sur des mesures concertées en septembre.

« Territoire par territoire, il faut qu'on fasse de la haute couture, en tout cas du sur-mesure pour être certain que les solutions concrètes sont bien apportées et que les changements se voient », a expliqué Édouard Philippe. Il s'agit donc, dans la continuité de la conférence de presse d'Emmanuel Macron, de mettre un peu moins de « verticalité » dans la pratique du pouvoir et de renouer avec les « corps intermédiaires », selon l'expression désormais consacrée.
Chaise vide de la CGT

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, qui avait suggéré ce genre de réunion dès novembre, en était évidemment satisfait : « Mon appréciation est simple, la porte est entrouverte et il faut mettre le pied dans la porte pour pousser nos sujets. » Michel Beaugas (Force ouvrière) a de son côté regretté « le grand absent de la présentation initiale : l'augmentation des salaires et du pouvoir d'achat ». Quant à la CGT, elle avait choisi au dernier moment de laisser sa chaise vide.

La concertation va maintenant se poursuivre dans chaque région, sous le double pilotage des préfets et des présidents de région. Six chantiers ont été retenus : l'apprentissage, les emplois non pourvus, les freins à la reprise d'emploi (transport, logement, garde d'enfant), l'accompagnement des territoires dans la transition écologique et numérique, les gestes écologiques du quotidien, enfin la rénovation thermique et énergétique des bâtiments - ce dernier ajouté à la demande de la CFDT, a précisé le Premier ministre.
Prime de tension

Les discussions devraient cependant rapidement se tendre. Car elles se dérouleront en parallèle avec d'autres dossiers polémiques comme l'assurance chômage, les retraites et la fonction publique, celle-ci étant l'objet d'une mobilisation unitaire le 9 mai. Et parce qu'il faudra parler de gros sous. Contre Laurent Berger, qui insistait dans un entretien à notre journal sur l'importance d'une prime mobilité obligatoire, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a répondu qu'il « faut laisser les entrepreneurs et les salariés négocier sur une base volontaire ».
Francis BROCHET

 

 
 

 

Région Grand Est Mois de l'Europe : « Voyagez, parlez, échangez ! »

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 05:47:17

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Région Grand Est Mois de l'Europe
Région Grand Est Mois de l'Europe : « Voyagez, parlez, échangez ! »
Le Mois de l'Europe a été lancé, hier à Strasbourg. Près de 6 000 jeunes du Grand Est ont bénéficié du soutien de la région en 2017-2018 pour étudier ou se former dans d'autres pays d'Europe.

 
Pour le lancement du Mois de l'Europe, des lycéens, étudiants, apprentis et professionnels sont venus témoigner de leur expérience de mobilité, hier à la Maison de la Région à Strasbourg.
« Vous n'avez pas énormément de démarches administratives à faire, c'est une grande chance de vivre dans l'Union européenne », témoigne Claire, une étudiante du Grand Est, actuellement en troisième année de Sciences po Paris, qui est partie l'an dernier à l'université de Karlsruhe dans le cadre d'un échange Erasmus. « Voyagez, parlez, échangez », recommande la jeune fille qui a fait « le plein de rencontres avec des gens de cultures différentes mais qui partagent beaucoup de points communs ».

Romain est un ancien élève du CUEJ (Centre universitaire d'enseignement du journalisme) de Strasbourg. Dans le cadre du dispositif Expérience de jeunesse de la Région Grand Est, il a bénéficié d'une bourse de 1 500 euros pour réaliser un reportage en Ukraine sur « Les nouveaux nés du Donbass ». Une région en guerre depuis cinq ans.

Pour le lancement du Mois de l'Europe sur le thème « L'Europe s'invente avec les jeunes du Grand Est », avec les élections européennes du 26 mai en fil rouge, la région avait invité, hier à Châlons-en-Champagne, Metz et Strasbourg, plus de 300 jeunes pour témoigner de leur expérience internationale. Mais aussi pour se rencontrer et créer une communauté de jeunes qui conseilleront les futurs candidats au départ et deviendront des ambassadeurs de la mobilité, a expliqué la vice-présidente chargée de la Jeunesse Elsa Schalck. En 2017-2018, la Région a soutenu, pour un total de 4,26 millions d'euros, près de 6 000 jeunes partis en mobilité pour étudier ou se former, dont 5 321 étudiants, 414 lycéens, 569 apprentis et 363 professionnels infirmiers ou du secteur sanitaire et social.
Plus d'1,4 milliard d'investissements européens

Le Mois de l'autre est l'occasion de valoriser les projets cofinancés dans le Grand Est par les fonds européens, soit plus de 1,4 milliard d'euros d'investissements européens sur un budget régional total de 3,2 milliards. Il permet aussi de promouvoir, jusqu'au 31 mai, en partenariat avec les quatre Centres d'information Europe direct (CIED) du Grand Est, les valeurs de l'Europe à travers des manifestations, visites, rencontres sportives, expositions...

Parmi les prochains événements à suivre : une pièce de théâtre participative, L'Europe à la barre, mardi 14 mai à Strasbourg. La projection d'un documentaire, Toi d'Europe, suivi d'un débat le 21 mai à Mulhouse. La Région participe aux journées portes ouvertes du Parlement européen, le 19 mai à Strasbourg et propose d'organiser des repas européens en téléchargeant des livrets de recettes. L'Europe est si riche de ses saveurs.
J.F.C. Plus d'informations sur : www.grandest.fr/grande-region-coeur-de-leurope/mois-europe/

Plus d'informations sur : www.grandest.fr/grande-region-coeur-de-leurope/mois-europe/

 
 

 

Réponses « sur mesure » aux gilets jaunes

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 06:26:46

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Réponses « sur mesure » aux gilets jaunes
 

 
Manifestation de gilets jaunes à Bordeaux, samedi. Photo Mehdi FEDOUACH/AFP
Une dizaine de ministres, et pas moins de 57 délégations d'élus, de syndicats patronaux et salariés et d'associations, mais pas de gilets jaunes... Il y avait foule lundi autour du Premier ministre à Matignon pour lancer la « mobilisation nationale » devant permettre de sortir de la crise ouverte par les gilets jaunes.
« Territoire par territoire »

L'heure n'était pas à l'annonce de mesures, mais à l'énoncé d'une « nouvelle méthode » devant déboucher sur des mesures concertées en septembre.

« Territoire par territoire, il faut qu'on fasse de la haute couture, en tout cas du sur-mesure pour être certain que les solutions concrètes sont bien apportées et que les changements se voient », a expliqué Édouard Philippe. Il s'agit donc, dans la continuité de la conférence de presse d'Emmanuel Macron, de mettre un peu moins de « verticalité » dans la pratique du pouvoir et de renouer avec les « corps intermédiaires », selon l'expression désormais consacrée.
Chaise vide de la CGT

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, qui avait suggéré ce genre de réunion dès novembre, en était évidemment satisfait : « Mon appréciation est simple, la porte est entrouverte et il faut mettre le pied dans la porte pour pousser nos sujets. » Michel Beaugas (Force ouvrière) a de son côté regretté « le grand absent de la présentation initiale : l'augmentation des salaires et du pouvoir d'achat ». Quant à la CGT, elle avait choisi au dernier moment de laisser sa chaise vide.

La concertation va maintenant se poursuivre dans chaque région, sous le double pilotage des préfets et des présidents de région. Six chantiers ont été retenus : l'apprentissage, les emplois non pourvus, les freins à la reprise d'emploi (transport, logement, garde d'enfant), l'accompagnement des territoires dans la transition écologique et numérique, les gestes écologiques du quotidien, enfin la rénovation thermique et énergétique des bâtiments - ce dernier ajouté à la demande de la CFDT, a précisé le Premier ministre.
Prime de tension

Les discussions devraient cependant rapidement se tendre. Car elles se dérouleront en parallèle avec d'autres dossiers polémiques comme l'assurance chômage, les retraites et la fonction publique, celle-ci étant l'objet d'une mobilisation unitaire le 9 mai. Et parce qu'il faudra parler de gros sous. Contre Laurent Berger, qui insistait dans un entretien à notre journal sur l'importance d'une prime mobilité obligatoire, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a répondu qu'il « faut laisser les entrepreneurs et les salariés négocier sur une base volontaire ».
Francis BROCHET

 

 
 

L'Allemagne dirige-t-elle l'Europe ?

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 05:45:30

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L'Allemagne dirige-t-elle l'Europe ?
Depuis la crise financière de 2008, l'équilibre des pouvoirs entre la France et l'Allemagne a-t-il basculé en faveur de Berlin ? Angela Merkel décide-t-elle seule de la conduite de l'Union européenne ? La réponse mérite évidemment d'être nuancée.
 

 
Angela Merkel est à la tête de la première économie européenne.
Pendant la campagne des élections européennes, nous publierons régulièrement un vrai/faux sur des idées reçues entourant l'Union européenne. Nous commençons ce mardi sur la supposée hégémonie allemande. Depuis la crise financière de 2008, l'équilibre des pouvoirs entre la France et l'Allemagne a-t-il basculé en faveur de Berlin ? Angela Merkel décide-t-elle seule de la conduite de l'Union européenne ? La réponse mérite évidemment d'être nuancée.
L'Allemagne est un leader économique...

VRAI. L'Allemagne est la première économie européenne et quatrième puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, la Chine et le Japon. Si le pays est confronté à un trou d'air avec une progression de 1,5 % de son produit intérieur brut en 2018 et une prévision de croissance de 0,5 % cette année, les fondamentaux restent solides. L'Allemagne a enregistré des excédents budgétaire et commercial records. Et le chômage y est inférieur à 5 %.

En France, la croissance s'est élevée à 1,6 % en 2018 et le chômage devrait baisser à 8,7 % de la population active à la mi-2019. Quant au déficit budgétaire, il continue de se creuser.
... incapable de faire des concessions

FAUX. Outre-Rhin, cette bonne santé économique et les efforts consentis « appuient les positions des dirigeants quand il s'agit de faire des choix, au niveau européen, entre rigueur budgétaire ou hausse des dépenses publiques », note Hans Stark, secrétaire général du Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa) de l'Institut français des relations internationales (Ifri). Pour Michel Drain, chercheur associé au Cerfa, les Allemands « préfèrent faire avancer leurs idées au sein d'un groupe, plutôt que de rechercher le leadership ». Ils savent aussi faire des compromis.
Un poids lourd politique...

VRAI. L'Allemagne compte 96 eurodéputés : c'est le contingent le plus élevé au Parlement européen. Berlin est, par ailleurs, le plus gros contributeur au budget européen (environ 20 milliards d'euros par an), suivi par La France (16 milliards d'euros). Après les élections du 23 au 26 mai, chaque pays gardera le même nombre d'élus... jusqu'au départ du Royaume-Uni. Dans cette hypothèse, l'Allemagne restera à 96 députés, tandis que la France passera de 74 à 79 représentants.

Politiquement, le Parti populaire européen (PPE), principal groupe au PE, est présidé par l'Allemand Manfred Weber.
... aux postes-clés des institutions...

VRAI. Des fonctionnaires allemands occupent les plus hauts postes au sein de l'UE : Martin Selmayr est secrétaire général de la Commission européenne, tandis que Klaus Welle remplit la même fonction au Parlement européen. On pourrait multiplier les exemples, des finances européennes jusqu'à l'Eurocorps commandé par le général Jürgen Weigt. « L'offensive allemande a été lancée il y a une quinzaine d'années lorsqu'ils se sont rendu compte qu'ils étaient sous-représentés dans les institutions européennes », explique Hans Stark.
... qui domine l'Union européenne

FAUX. Pour ce professeur de civilisation allemande à la Sorbonne, « il n'y a pas de domination globale de l'Allemagne. » D'autant que le pays est « fragilisé avec une chancelière mal réélue et affaiblie politiquement, et confronté à la montée de l'extrême droite. Tout cela n'en fait pas un leader », renchérit Michel Drain.« L'Allemagne est dans une phase de transition politique : la force dominante en Europe, ce serait la France s'il n'y avait pas les gilets jaunes », conclut Hans Stark.
Pascal Mazoué

 

 
 

 

De la paille contre le gel dans le vignoble

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 05:53:31

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Météorologie
De la paille contre le gel dans le vignoble
Dans les secteurs de Mittelwihr et Beblenheim, des vignerons s'organisent collectivement depuis dimanche soir pour contrer les températures gélifères.
 

 
Les vignerons de Mittelwihr ont allumé des bottes de paille dans la nuit de dimanche à lundi pour protéger les vignes du froid.
De la paille enflammée pour contrer les gelées ? C'est une première, du moins à l'aide de cette technique-là, la moins onéreuse, dans les secteurs viticoles de Mittelwihr et Beblenheim. Une quarantaine de vignerons des deux syndicats viticoles se sont organisés collectivement dans la nuit de dimanche à lundi pour placer des bottes de paille dans le grand cru Mandelberg et aux alentours (sur les tournières et entre les rangs lorsque ceux-ci sont larges) au cas où des gelées feraient leur apparition.
« Il faisait moins 1,5 °C dans les vignes vers 1 h 15 »

C'est vers 4 h lundi matin que les bottes de paille ont été allumées pour que les fumées denses et tièdes maintiennent une atmosphère soutenable pour le végétal. Ils ont réussi à « couvrir » ensemble une centaine d'hectares dans des parcelles réputées gélifères. « Il faisait moins 1,5 °C dans les vignes vers 1 h 15 », indique Thibault Specht, vigneron à Mittelwihr qui a pris l'initiative de mobiliser ses collègues, une quarantaine lundi matin, des deux communes. « Les températures les plus froides sont atteintes au lever du jour. On cherche à éviter l'effet loupe lorsque le soleil se lève et réchauffe les bourgeons recouverts d'une fine pellicule de givre qui n'est d'ailleurs pas visible à l'oeil nu. L'idée est de faire en sorte que ce soit l'air ambiant qui fasse fondre cette pellicule.»

Ces vignerons luttent surtout contre la température dite « humide », toujours plus basse que la température sèche. « À moins 1 °C et 90 % d'humidité, c'est l'équivalent de moins 2 °C ». Dans ce cas de figure tant redouté, les dégâts sur le végétal peuvent être irréversibles, à l'image ce qui s'est passé en avril 2017 où des centaines d'hectares avaient été touchées, comme « brûlés » par le gel.

Certains cépages, les moins tardifs, comme le gewurztraminer, en sont déjà à 5 ou 6 feuilles étalées ; le stade de l'inflorescence ou la sortie de grappe est atteint. « Le gel a un effet d'avortement sur les inflorescences », poursuit Thibault Specht. Hier, seuls des vignerons de Mittelwihr ont pris la décision de réitérer l'expérience ; en fin d'après-midi, ils ont installé une trentaine de balles (une par hectare) de près de 300 kg chacune, cernant le grand cru Mandelberg et ses lieux-dits annexes. Ce n'est qu'à la floraison que ces vignerons sauront si leurs efforts ont porté leurs fruits.
Jean-Daniel KIENTZ

 

 
 

 

De la paille contre le gel dans le vignoble

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 06:21:52

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De la paille contre le gel dans le vignoble
 

 
Dans le vignoble grand cru du Mandelberg, entre Mittelwihr et Beblenheim, une trentaine de balles de foin de 280 kilos chacune sont réparties à des endroits stratégiques. Photo L'Alsace/Jean Daniel Kientz
De la paille enflammée pour contrer les gelées ? C'est une première, du moins à l'aide de cette technique-là, la moins onéreuse, dans les secteurs viticoles de Mittelwihr et Beblenheim. Une quarantaine de vignerons des deux syndicats viticoles se sont organisés collectivement, dans la nuit de dimanche à lundi, pour placer des bottes de paille dans le grand cru Mandelberg et aux alentours - sur les tournières et entre les rangs lorsque ceux-ci sont larges - au cas où des gelées feraient leur apparition.
« Effet d'avortement »

C'est vers 4 h lundi matin que les bottes de paille ont été allumées pour que les fumées denses et tièdes maintiennent une atmosphère soutenable pour le végétal. Ils ont réussi à « couvrir » ensemble une centaine d'hectares dans des parcelles réputées gélifères. « Il faisait moins 1,5 °C dans les vignes vers 1 h 15 », indique Thibault Specht, vigneron à Mittelwihr qui a pris l'initiative de mobiliser ses collègues, une quarantaine lundi matin, des deux communes. « Les températures les plus froides sont atteintes au lever du jour, explique-t-il. On cherche à éviter l'effet loupe lorsque le soleil se lève et réchauffe les bourgeons recouverts d'une fine pellicule de givre qui n'est d'ailleurs pas visible à l'oeil nu. L'idée est de faire en sorte que ce soit l'air ambiant qui fasse fondre cette pellicule. »

Ces vignerons luttent surtout contre la température dite « humide », toujours plus basse que la température sèche. « À moins 1 °C et 90 % d'humidité, c'est l'équivalent de moins 2 °C. » Dans ce cas de figure tant redouté, les dégâts sur le végétal peuvent être irréversibles, à l'image ce qui s'est passé en avril 2017 où des centaines d'hectares avaient été touchées, comme « brûlés » par le gel.

Certains cépages les moins tardifs, comme le gewurztraminer, en sont déjà à cinq ou six feuilles étalées ; le stade de l'inflorescence ou la sortie de grappe est atteint. « Le gel a un effet d'avortement sur les inflorescences », poursuit Thibault Specht. Ce lundi, seuls des vignerons de Mittelwihr ont pris la décision de réitérer l'expérience : en fin d'après-midi, ils ont installé une trentaine de balles - une par hectare - de près de 300 kg chacune, cernant le grand cru Mandelberg et ses lieux-dits annexes. Ce n'est qu'à la floraison que ces vignerons sauront si leurs efforts ont porté leurs fruits. Jean Daniel KIENTZ
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EuroAirport : Air France va réduire ses effectifs de moitié

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 05:56:51

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EuroAirport
EuroAirport : Air France va réduire ses effectifs de moitié

 
Selon plusieurs médias, citant un document interne, la direction d'Air France devait présenter ce lundi, lors d'une réunion du comité social et économique de l'entreprise, un plan de départs volontaires visant à supprimer 441 postes au sol, principalement en province. L'effectif basé à l'aéroport de Bâle-Mulhouse devrait être ainsi réduit de moitié.

Ce plan serait motivé par les effets de la concurrence conjuguée du TGV et des compagnies à bas coût. Des effets particulièrement sensibles à l'EuroAirport, où easyJet s'accapare près de 60 % du trafic passagers. En 2016, Air France, déjà sous la barre des 4 %, était passée du troisième au cinquième rang, en termes de parts de marché, avant de perdre encore 6,2 % en 2017, alors que toutes les autres compagnies étaient en progression.

 

 
 

 

Bâle Après l'arrêt de la circulation du tram à Saint-Louis après 20h : pas de reprise avant une amélioration de la sécurité

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 06:01:22

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Bâle Après l'arrêt de la circulation du tram à Saint-Louis après 20h
Bâle Après l'arrêt de la circulation du tram à Saint-Louis après 20h : pas de reprise avant une amélioration de la sécurité
Le problème de l'interruption du tram de nuit à Saint-Louis a été évoqué et discuté lors de la conférence de presse annuelle de la BVB (Basler Verkehrs-Betriebe) lundi matin à Bâle. Il n'y aura pas de rétablissement de la circulation avant le rétablissement de la sécurité sur le parcours du tram, avancent les Suisses.

 
Le tram ne circulera plus à Saint-Louis, le soir, jusqu'à nouvel ordre...
La circulation des trams de nuit ne reprendra pas avant que des mesures concrètes pour assurer la sécurité des passagers et de notre personnel aient été prises », a déclaré lundi matin Erich Lagler, le directeur de la BVB. « Les premiers incidents se sont produits en automne 2018. La surveillance a alors été renforcée et la situation s'est calmée. Mais ces derniers 15 jours, cela a repris. Nous avons répertorié 18 cas d'incivilité, dont des usages de laser qui mettent la sécurité en péril. Une personne a même dû être hospitalisée pour des examens des yeux, suite à cela. »
Un premier avertissementdes BVB fin avril

Au niveau de la communication, la BVB affirme avoir « toujours tout soigneusement aussitôt documenté et informé la police française. » Erich Lagler est tout aussi formel par rapport à la mesure controversée de l'interruption du trafic de nuit. « Lors de la réunion du 29 avril avec les autorités françaises, nous avions averti que si les incidents se poursuivaient, nous pourrions stopper partiellement le trafic. » Un avertissement devenu réalité le 2 mai, puisque les trams ne circulent plus à Saint-Louis après 20h. « Il faut préciser que cette mesure ne touche qu'un nombre restreint de personnes », complètent les dirigeants de la BVB. Quoi qu'il en soit, la balle est dans le camp français...

Cette conférence de presse a également été l'occasion de prendre la température de la société bâloise de transports. Une société qui va bien, malgré un déficit explicable de 765000 CHF en 2018. Le nombre de passagers transportés est également en léger recul (127,7 millions, soit -2.2 %) mais là non plus, rien d'alarmant.

Pour cette première année pleine de fonctionnement de l'extension du tram 3, on compte 500 000 passagers ayant transité entre Bâle et Saint-Louis. « Cela correspond à nos estimations, et ces valeurs seront en hausse cette année », affirme Yvonne Hunkeler, la présidente du conseil d'administration.

Au niveau des projets, l'horizon 2027 verra la disparition des bus à énergie fossile, car la BVB passera au tout électrique, avec l'e-bus. « Bâle est la seule ville de Suisse avec cette volonté politique », déclare Erich Lagler. Dans un autre domaine, la première pierre du musée du tram sera posée la semaine prochaine au Dreispitz et sa construction sera achevée en 2020. On a aussi évoqué l'accident qui avait fait dérailler le tram à Saint-Louis et la résolution du problème en 24heures. On aurait aimé une résolution aussi rapide du problème des incivilités...
J.-L.N.

 

 
 

 

Tram suisse : le CDTF appelle à la retenue

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 06:14:21

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Tram suisse : le CDTF appelle à la retenue
 

 
La décision, la semaine dernière, de la compagnie bâloise BVB de suspendre son service après 20 h entre la frontière suisse et la gare de Saint-Louis, à la suite d'incidents répétés sur la ligne 3 du tramway, a suscité un début de polémique (L'Alsace des 3 et 4 mai), auquel a voulu réagir, à son tour, le président du Comité de défense des travailleurs frontaliers (CDTF), Jean-Luc Johaneck. Il met en garde contre toute volonté de « monter cette affaire en épingle ». « Si Bâle avait soudain opté pour une politique anti-frontaliers, ça se saurait », estime-t-il, soulignant que le climat, dans le Nord-Ouest de la Suisse, n'a rien à voir avec l'hostilité dont font l'objet, depuis quelque temps, les travailleurs français du côté de Genève - hostilité entretenue par certains partis.
« Il faut vite trouverune solution »

Le président du CDTF observe qu'en France aussi, il arrive que des quartiers sensibles ne soient plus desservis par les transports publics pendant un certain temps, après des épisodes de violence. Se targuant d'avoir toujours évité de jeter de l'huile sur le feu dans les dossiers qu'il avait à gérer, il souhaite éviter que les méfaits d'une « infime minorité » de jeunes Ludoviciens viennent perturber la relation transfrontalière. « C'est donner à ces quelques individus beaucoup d'importance !, juge-t-il. Il faut trouver rapidement une solution pour rétablir le tram, tout en assurant la sécurité des conducteurs. »

Jean-Luc Johaneck rappelle que le prolongement de la ligne 3 jusqu'à la gare de Saint-Louis n'aurait pas été possible sans l'effort financier de la partie suisse, et que son éventuelle extension vers le futur centre commercial et de loisirs d'Unibail ne le sera pas davantage. « J'ai lu par ailleurs, il y a quelques jours dans L'Alsace, que la ville de Saint-Louis avait d'immenses projets de résidences de "haut standing" : mais qui pourra y habiter, sinon des travailleurs frontaliers ? »

O. Br.

 

 
 

Lycée 4.0 : un rapport très critique

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 05:50:45

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Éducation
Lycée 4.0 : un rapport très critique
 

 
« L'introduction trop rapide du dispositif Lycée 4.0, sans préparation, sans consultation préalable des équipes concernées et sans adaptation technique des établissements, a des conséquences négatives quant aux conditions de travail des équipes. C'est la triste conclusion de l'enquête du CHSCT du Haut-Rhin* (Comité hygiène sécurité conditions de travail) effectuée auprès des professeurs des lycées expérimentateurs depuis la rentrée 2017 », indiquent les syndicats enseignants FSU, SGEN et SE-UNSA.

Alors que le dispositif lycée 4.0 va être généralisé à la rentrée 2019 à l'ensemble des élèves de seconde de la région Grand Est, le SE-UNSA réclame, comme les autres syndicats, « une réflexion globale sur la plus-value pédagogique apportée par le numérique et le manuel numérique ». Il demande également « que la liberté pédagogique des enseignants soit préservée et qu'ils restent libres d'utiliser ou non avec leurs élèves au gré de leurs besoins, ces outils qui finalement leur ont été imposés ».

Dénonçant une « généralisation de l'expérimentation 4.0 à marche forcée », ainsi que des « décisions uniquement politiques », le SNES-FSU s'oppose à la disparition des livres scolaires en papier. « Les élèves n'ont plus de livres. Et comment font les parents qui n'ont pas de connexion internet à la maison ? » s'interroge le syndicat.

Outre « les défaillances techniques, le manque de formation pour les enseignants », l'enquête du CHSCT révèle « des déstabilisations pédagogiques pour les élèves les plus fragiles qui n'arrivent pas à se concentrer », déplore le SNES-FSU qui demande « un moratoire immédiat » de l'expérimentation du lycée 4.0.
Le questionnaire et l'exploitation des 151 réponses de l'enquête ont été réalisés par les syndicats de l'enseignement qui siègent au CHSCT : La FSU, le SGEN et le SE-UNSA.

Le questionnaire et l'exploitation des 151 réponses de l'enquête ont été réalisés par les syndicats de l'enseignement qui siègent au CHSCT : La FSU, le SGEN et le SE-UNSA.

 
 

 

Brunstatt-Didenheim Conseil municipal : Le périscolaire ne fait pas l'unanimité

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 06:02:47

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Brunstatt-Didenheim Conseil municipal
Brunstatt-Didenheim Conseil municipal : Le périscolaire ne fait pas l'unanimité
Le conseil municipal de Brunstatt-Didenheim s'est réuni le lundi 29 avril avec un seul point à l'ordre du jour : les périscolaires de la commune.

 
Le périscolaire de Brunstatt, né d'une extension de la maternelle du Centre, date de 2009.
Le maire, Antoine Viola, avait déjà signalé, à maintes reprises, que les périscolaires de Brunstatt-Didenheim n'étaient plus adaptés à la situation actuelle. À présent, avec les nouvelles inscriptions pour la rentrée prochaine, il était urgent de prendre une décision, d'autant plus que les demandes de subvention, pour être retenues, devaient être déposées avant le 30 avril.

C'est pourquoi une réunion du conseil municipal « non programmée » a été convoquée pour le 29 avril. Ceci au grand dam de l'opposition. Pour François Schmitt, du groupe Ensemble pour Brunstatt-Didenheim, « une réunion de commission aurait dû avoir lieu avant ». Jean-Denis Bauer, du groupe Démocratie pour Brunstatt-Didenheim, a lu une déclaration où il dénonçait « des manquements graves » (lire ci-dessous).

« Il est inacceptable de refuser des enfants à l'école par manque de place au périscolaire. Un enfant de moins à l'effectif et on ferme une classe. Il y a donc urgence, d'autant plus qu'il faut déposer une demande de subvention au Département avant le 30 avril », a précisé le maire, avant de déclarer : « On va lancer un concours d'architecte. On n'a pas de projet, juste un programme. »
Une réfection et une extension

À Didenheim, « à part quelques petits problèmes », le maire relève surtout « une incohérence » par rapport à la situation excentrée du périscolaire alors que l'école de la Sirène de l'Ill est au centre, dans le même bâtiment que la mairie, « totalement vide à l'étage ». Il s'agit donc de réaliser, au premier étage de la mairie, une réfection et une adaptation des locaux sur une surface de 420 m², afin de transférer le périscolaire actuellement situé rue des Carrières dans ce nouveau lieu. En sus du gain de temps de trajet, cette réalisation permettra d'augmenter la capacité d'accueil et de profiter de la cour de l'école. « Ces travaux représentent 400 000 EUR TTC, honoraires compris », a précisé Antoine Viola.

Pour Brunstatt, il s'agit de la réalisation d'une extension du périscolaire de la rue du Fossé, construit en 2009, et dont les caractéristiques ne permettent pas aujourd'hui la mise en oeuvre d'une restauration sur place. Et là, le trajet est encore long... « Les enfants se déplacent à l'Espace Saint-Georges qui n'est pas une cantine. On y instaure un double service, avec un chahut insupportable », a noté le maire, en ajoutant qu'une classe bilingue va ouvrir en maternelle, dans une salle jusque-là occupée par le périscolaire.

L'extension à réaliser, au périscolaire, sera d'une surface de 250 à 300 m², pour un coût prévisionnel de 800 000 EUR, honoraires compris, et permettra également une augmentation de la capacité totale dans la commune.

Le périscolaire étant une compétence de l'agglomération, M2A consent une délégation de maîtrise d'ouvrage à la commune de Brunstatt-Didenheim, qui se charge de la préparation des dossiers de permis de construire, des marchés afférents ainsi que du suivi de ces derniers. Le financement sera assuré par un versement de l'agglomération à la commune et par le FCTVA (Fonds de compensation pour la TVA).
Décision modificative

La décision budgétaire modificative prévoit, en dépenses d'investissement, 1 200 000 EUR, équilibrés par des recettes provenant de la subvention d'un groupement à fiscalité propre (m2A, participations Caf, Département, État) de 1 003 152 EUR et le FCTVA de 196 848 EUR. « Ces chiffres seront ajustés en fonction de l'étude de faisabilité à venir », a précisé le maire.

Une subvention sera sollicitée auprès du Département au titre du programme « Politique de développement territorial » et une demande de soutien au titre du Fonds d'attractivité des territoires s'inscrivant dans la thématique suivante : « Répondre aux besoins en matière de petite enfance et de périscolaire ».

Laissant entendre qu'il y a des solutions en attente pour le périscolaire et la cantine, avec l'utilisation de la salle des mariages, la Cour des arts, la salle d'activités, Antoine Viola a promis : « Je suis prêt à stopper tout, même les voiries, pour que le périscolaire puisse se faire. Ce sera difficile pour septembre, mais l'idéal serait après les vacances de la Toussaint. » Avec un sourire vers les représentants de Didenheim, il a évidemment laissé entendre qu'il ne pensait pas à la voirie de la rue Zwiller et autre...

Au moment de passer au vote, on aurait pu croire à l'unanimité, puisque les doigts ne se sont levés, ni à « qui est contre ? », ni à « qui s'abstient ? », Jean Steinmetz répondant au regard interrogateur du maire : « Nous avons dit que nous ne prendrons pas part au vote. »
Adrien LERCH

 

 
 

 

Andolsheim Ecole Maternelle : « A vos langues, prêts, parlez »

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 06:06:26

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Andolsheim  Ecole Maternelle
Andolsheim Ecole Maternelle : « A vos langues, prêts, parlez »
Vendredi matin 3 mai, les 74 élèves des deux classes bilingues et d'une classe monolingue de l'école maternelle d'Andolsheim ont été invités à participer à une rencontre intitulée « A vos langues, prêts, parlez ».

 
« A vos langues, prêts, parlez ». Dans ces ateliers, on apprend à avoir la langue bien pendue !
La directrice Anne Frieh, avec ses collègues, les Atsem et douze mamans d'élèves ont réparti les élèves dans trois catégories : les petits parleurs (PP), les moyens parleurs (MP) et les grands parleurs (GP).

Durant toute la matinée, des équipes de neuf élèves maximum, selon leur niveau, sont passées dans douze ateliers, pour une durée de 15 minutes.

Dans chaque atelier, les enfants ont trouvé un autre thème : remettre en ordre une histoire courte, faire parler une marionnette, trouver ce qui manque sur une carte (vélo sans pédales), choisir une carte et la décrire, jeu des 7 familles (meubles, vêtements, cuisine...), corriger les phrases dans le désordre...

A l'école maternelle d'Andolsheim, l'objectif de cette rencontre « A vos langues, prêts, parlez » a fort bien fonctionné dans les douze ateliers.

 

 
 

 

Thur Collège : fin du gros oeuvre mi-2020

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 06:03:01

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Thur Collège : fin du gros oeuvre mi-2020
 

 
L'extension du bâtiment B vue de face avec l'emplacement des baies vitrées des locaux administratifs, du bureau du principal, de l'infirmerie et d'un local pour les collégiens. Photo DNA
Le conseil départemental du Haut-Rhin est particulièrement attentif à la communication. Annick Luttenbacher, conseillère départementale, et Bernard Peterschmidt, responsable du service bâtiment du Département, ont accompagné Jean-Marie-Grunenwald, principal du collège Robert-Schuman de Saint-Amarin, pour faire un point sur l'évolution des travaux concernant l'établissement de la vallée de la Thur.

À la suite du diagnostic de 2016 sur les 57 collèges du Haut-Rhin dont le Département a la charge, un livre blanc avait été établi. Il listait les priorités concernant tant la performance énergétique que la mise en conformité en termes d'accessibilité. Un plan sur dix ans avait alors été mis en place, avec une somme prévisionnelle de 160 millions d'euros pour la modernisation des établissements et de 10 millions d'euros pour les équipements numériques.
Sécurité et conditions de travail

Beaucoup de marqueurs prioritaires étaient liés au cas du collège Robert-Schuman, calibré à 800 élèves en 1973 et à 500 en 2019... Image criante de la baisse démographique de la vallée de Saint-Amarin. Onze millions d'euros prévus en 2017, 11,7 aujourd'hui - le diagnostic sur la nature d'un terrain très rocailleux n'avait pas été défini avec assez de précision.

Le Schuman est un des plus vieux collèges, il date de 1956. Il a vécu quelques transformations en 1967 et 1973. Aujourd'hui, c'est un chantier de grande envergure que connaît l'établissement. Il comprend la démolition du bâtiment A, la démolition et reconstruction d'une passerelle technique sur le Logelbach sont déjà réalisées. La restructuration des logements du bâtiment B et la construction de la cage d'ascenseur en cours, avec un emménagement programmé du personnel pour le 1er septembre 2019. Le gros oeuvre de l'extension du bâtiment B sera terminé également en septembre 2019. Le second oeuvre pour une livraison du bâtiment est programmé pour juillet 2020.

À la rentrée 2020 seront donc opérationnelles l'administration, l'infirmerie, la salle polyvalente, de musique, d'arts plastiques, de technologie et des salles banalisées. Les travaux concernant le préau, les sanitaires des élèves, le local casiers et la passerelle piétons sur le Logelbach démarreront à l'été 2019 pour une livraison au printemps suivant.
Restructurationen site occupé

La restructuration du bâtiment B se fera de l'été 2020 à l'été 2021 pour accueillir les collégiens à la rentrée 2021. L'automne 2021 verra la démolition du bâtiment C et le démarrage du gymnase dont la maîtrise d'ouvrage sera assurée par le conseil départemental du Haut-Rhin. Coût : 3MEUR dont 1,5 MEUR financés par la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin qui en sera le propriétaire. Dans ce grand chantier, seuls les locaux de la demi-pension ne seront pas touchés.

Le souci du chef d'établissement Jean-Marie Grunenwald : la sécurité et les conditions de travail des collégiens et des professeurs. Quelque peu rodé aux chantiers - c'est son quatrième après Bel-Air à Mulhouse, Faesch et Scheurer à Thann, il affiche une force tranquille face à l'ampleur du chantier.

« Ce qui est lourd ici, c'est que nous vivons une restructuration en site occupé : il faut gérer la sécurité, le flux des élèves, le flux des bus... Mais tout se passe bien grâce à une étroite collaboration entre les différents acteurs », confie-t-il.

Le patron du Schuman côtoie en effet tous les mardis matins les responsables lors de la régulière réunion de chantier. « Je râle parfois, mais on sait m'écouter et l'entreprise Mader est exemplaire dans la conduite des travaux. Les collégiens et leurs professeurs sont éloignés des zones bruyantes et les nuisances sont très faibles. Tout le monde accepte cette situation un peu exceptionnelle. »

Une collaboration exemplaire relevée par Annick Luttenbacher qui souligne les liens et les échanges avec Charles Wehrlen, le maire de la Cité du coq. « Collège, école, Cap, mairie, un projet privé face à la pharmacie, réaménagement du parking du Cap : cet espace va devenir un centre de la cité. On réfléchit même à revenir au stationnement des bus devant l'établissement, comme ce fut le cas autrefois. On réfléchit en amont ensemble. »
Projet cohérent pour le centre de la cité

Charles Wehrlen confirme ces propos, précisant que « dès 2008, lors des travaux du Cap, nous avions pensé au parking en liaison avec les projets concernant le collège. Tout est resté en stand-by. Aujourd'hui, un bureau d'études a été mandaté pour envisager des solutions futures. Pour le stationnement des bus, pourquoi ne pas voir une voirie élargie ? Pour le projet privé de l'ancien supermarché, le second permis de construire, c'est pour les semaines à venir. Il pourrait s'agir d'un pôle paramédical avec des commerces. Toujours est-il que nous anticipons pour préparer un projet cohérent pour ce centre de la cité. »

Lors du cheminement sur le chantier avec comme guide Jean-Marie Grunenwald, Bernard Peterschmidt complète les explications, visiblement satisfait de la réalité de l'avancement des travaux. « Sur tous les chantiers engagés au niveau des collèges, c'est celui de Saint-Amarin qui est le plus avancé », remarque le responsable du service bâtiment du Département.

En 2021, ce sera mission accomplie pour la politique Annick Luttenbacher, pour le technicien Bernard Peterschmidt, et l'apogée d'une carrière de « chef d'établissement constructeur » pour Jean-Marie Grunenwald.
Textes et photos :Jean-Marie ZIPPER

 

 
 

Rhin supérieur : Une appli bientôt trilingue pour découvrir les monuments

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 05:49:33

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Rhin supérieur
Rhin supérieur : Une appli bientôt trilingue pour découvrir les monuments
Qu'ils datent du Moyen-Âge ou soient contemporains, 330 monuments du Rhin supérieur sont présentés depuis début avril par l'application Europe Art to go réalisée par des historiens de l'art allemands, français et suisses. Les fiches devraient être traduites en français d'ici la fin de l'année.

 
L'application Europe Art to go propose une fiche historique sur l'abbatiale de Wissembourg par exemple.
Europe Art to go a été élaborée par la Société de l'art en Suisse en coopération avec l'université de Strasbourg Arche (Arts, civilisation et histoire de l'Europe), la Dehio-Vereinigung, le Landesamt pour la préservation des monuments historiques du Bade-Wurtemberg et son homologue de Rhénanie-Palatinat. Elle donne accès gratuitement à 330 fiches de bâtiments historiques ou contemporains élaborées et vérifiées par des historiens de l'art français, allemands et suisses.

L'application comporte aussi un système de radar permettant d'identifier les bâtiments référencés devant soi dans un rayon de 150 m, propose une carte recensant les bâtiments intéressants selon la ville choisie, des itinéraires, une recherche par points d'intérêt et la fonction d'audioguide.

Les fiches devraient être traduites en français d'ici la fin de l'année et en anglais l'an prochain.

 

 
 

 

Une école pour apprendre la généalogie

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 06:11:25

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Une école pour apprendre la généalogie
 

 
La généalogiste Sandrine Roux-Morand effectuant ici des recherches aux Archives du Bas-Rhin. Photo L'Alsace/Jean-Marc Loos
« La généalogie est une vieille passion française que l'actuel éclatement des familles a tendance à renforcer... », lâche Sandrine Roux-Mo-rand. « Le problème est que, sou-vent, les débutants ne savent pas où et comment chercher. Ils ne comprennent pas que faire de la généalogie ne se résume pas à quelques clics sur un site internet. La discipline demande beaucoup de travail, de patience et d'humilité », souligne cette généalogiste strasbourgeoise en estimant de ce fait qu'il « reste énormément de choses à faire au niveau de la formation ».
« Pour les néophytes comme pourles amateurs éclairés »

Action, réaction. Avec d'autres professionnels disséminés aux - presque - quatre coins du pays - dont une autre installée comme elle en Alsace -, elle vient de créer l'European academy of genealogy, une école par correspondance. Son slogan : « Enracinez vos connaissances, déployez vos racines. »

Délivrée à partir de septembre prochain et l'organisation d'un week-end de lancement à Strasbourg, la formation de cette académie « va s'adresser aussi bien à des néophytes qu'à des amateurs éclairés », explique Sandrine Roux-Morand en précisant que les inscriptions sont ouvertes. Pour autant, tous les candidats ne seront pas retenus. Ils seront choisis en fonction, entre autres, « de la façon dont ils parlent de leur généalogie », de leur CV, d'une lettre de motivation et d'un entretien téléphonique.

Douze au maximum pourront intégrer une formation « amateur » et autant une à vocation « professionnelle » dédiée à la généalogie successorale (réservée aux titulaires au minimum d'un master 1 en droit ou en histoire) ou à la généalogie familiale (baccalauréat obligatoire).
Une profession qui n'est pas encore réglementée

Tous les élèves retenus recevront par courriel des cours ainsi que des exercices à réaliser. Ces derniers constitueront un tronc commun de connaissances sur, notamment, l'histoi-re de la généalogie, les sources archivistiques et la paléographie française. Des options leur seront aussi proposées, par exemple, autour des méthodes de recherche à l'étranger (Allemagne, Autriche...) et de spécificités généalogiques régionales, comme celles consécutives à l'histoire mouvementée de l'Alsace.

Les personnes suivant le cursus professionnel bénéficieront, en plus, d'un programme portant sur leur future installation (statuts, business plan...). Elles devront également effectuer un stage en archives et un autre dans un cabinet de généalogie familiale ou successorale.

Cette formation de 250 heures au total (2 500 EUR) pour les amateurs et de 320 heures (3 200 EUR) pour les professionnels sera sanctionnée par un diplôme après un examen final prévu en juin 2020. Les prétendants devront, notamment, rédiger un mémoire ou une biographie.

Précision : ce diplôme ne sera pas reconnu officiellement par l'État, une telle possibilité demandant à l'établissement le délivrant de justifier des éléments inhérents à au moins quatre ou cinq années d'existence. Cette démarche de reconnaissance sera effectuée en temps et en heure, indique Sandrine Roux-Morand en soulignant la rétroactivité de son officialisation. En outre, ajoute-t-elle, « même si ce diplôme n'est pas tout de suite reconnu, cela n'empêchera pas ses titulaires d'exercer immédiatement, car la profession de généalogiste n'est pas réglementée ».
Philippe WENDLING SURFER Plus d'informationssur le site internet : www.europeanacademyofgenealogy.com Une version anglophone du siteet des formations seront proposéesà partir de septembre.

 

 
 

energie Bilan 2018 de Réseau de transport d'électricité : Le renouvelable poursuit sa hausse

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 05:58:39

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energie Bilan 2018 de Réseau de transport d'électricité
energie Bilan 2018 de Réseau de transport d'électricité : Le renouvelable poursuit sa hausse
L'an dernier la consommation d'énergie électrique du Grand Est, dont plus de 31 % est couverte par des sources renouvelables, a légèrement reculé par rapport à 2017.

 
Suite au raccordement de nouveaux aérogénérateurs, ici à Saâles, la production d'électricité éolienne a augmenté de 13 % l'an dernier dans le Grand Est.
Avec un total de 41,8 TWh (trétrawatt-heure), dont 8 TWh pour le Bas-Rhin et 5,9 TWh pour le Haut-Rhin, la consommation d'énergie électrique du Grand Est affiche pour 2018 une baisse de 1,4 % par rapport à l'année précédente.
Flux d'échanges exportateurs

« Des températures globalement plus douces en début comme en fin d'année et une moindre croissance économique expliquent cette évolution alors que la tendance nationale était à la stabilisation », a souligné Élisabeth Bertin, déléguée régionale de Réseau de transport d'électricité (RTE), qui présentait hier à Strasbourg le bilan annuel de la filiale d'EDF chargée de l'exploitation du réseau haute et très-haute tension.

Dans le détail la consommation a principalement baissé chez les particuliers, les professionnels et les PME (-2 %). « Le volume consommé par la grande industrie a par contre augmenté de 0,8 % », complète Mme Bertin qui relève un bond notable de la part d'autoconsommation, montée à 1,3 % l'an passé. Le pic de consommation régional pour 2018 (8 453 MWh), établi le 28 février à 19 h, est resté similaire à celui de 2017.

Parallèlement le Grand Est a conservé l'an dernier son rang de deuxième région en termes d'électricité produite avec 104,6 TWh, en hausse de 0,6 %. Le nucléaire reste ici majoritaire (80,6 TWh ; 77 %). La progression de la disponibilité des quatre centrales nucléaires a permis une hausse de leur production (+5 %) alors que le thermique, moins sollicité, a fortement diminué (8,9 TWh ; -27 %).

Le volume d'électricité d'origine renouvelable (14,4 TWh) a lui aussi continué de croître par rapport à 2017. Si l'hydraulique accuse une baisse de 8 % (7,4 TWh) pour cause de faible pluviométrie, l'éolien (6,3 TWh), les bionénergies (0,9 TWh) et le solaire (0,6 TWh) affichent respectivement des augmentations notables de 13 %, 12 % et 9 %. « Elles sont liées à l'augmentation de la puissance installée de ces trois parcs. Cela permet à la consommation du Grand Est d'améliorer son taux de couverture par les énergies renouvelables, soit 31,3 % contre 30,8 en 2017 ».

La production régionale étant excédentaire, les échanges physiques d'électricité du Grand Est avec les trois régions limitrophes et les quatre pays frontaliers présentent à nouveau en 2018 un « solde exportateur » (+57,9 TWh). RTE, qui a investi l'an passé 48 millions d'euros dans le renouvellement et la numérisation de son réseau sur le Grand Est, annonce pour les trois années à venir trois chantiers d'envergure situés en Lorraine et en Marne.
X.T.

 

 
 

 

Altkirch Une nouvelle portion de voie verte pour les cyclistes

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 06:06:37

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Altkirch Une nouvelle portion de voie verte pour les cyclistes
 

 
Sabine Drexler et Nicolas Jander se sont rendus sur le chantier de la nouvelle jonction de la piste cyclable avec Jean-Marc Grienenberger et Didier Maurer du conseil départemental. Photo L'Alsace/F.I.
C'était une des promesses de campagne de Sabine Drexler et Nicolas Jander, devenus conseillers départementaux en mars 2015 : continuer l'itinéraire cyclable n° 34 qui, in fine, devra relier Altkirch à la Suisse en passant par Hirsingue, Roppentzwiller via Illtal, Waldighoffen pour rejoindre ensuite Oltingue avant de se terminer à Rodersdorf en Suisse. « Désormais, le développement des pistes cyclables est un engagement fort du Département », tient à préciser Sabine Drexler. « Notre objectif est de répondre à des problèmes de mobilité pour les personnes, qui n'ont pas de voiture, afin de leur permettre de se rendre sur leur lieu de travail et aux jeunes adolescents, qui ne disposent pas encore d'un moyen de locomotion motorisé, de relier leur domicile au collège. »
D'Illtal à Waldighoffen,soit 550 m de piste

Cette fameuse piste cyclable n° 34 avait été commencée dans les années 1990, puis le projet avait été arrêté pour moult raisons.

« Le chantier en cours permettra d'assurer une partie de la continuité de l'itinéraire cyclable reliant Hirsingue à Roppentzwiller dont certaines portions ont déjà fait l'objet de travaux depuis 2010 pour un coût de 760 000 EUR », note Didier Maurer, chargé d'opération au conseil départemental.

L'actuel tracé part de la rue du Moulin à Illtal (Oberdorf) pour rejoindre la route qui mène à la déchetterie de Waldighoffen. Il fait 550 m de long. « C'est une piste mixte agricole et cyclable. Elle sera macadamisée et devrait être achevée à la fin du mois », précise Jean-Marc Grienenberger, responsable de l'agence territoriale routière du Sundgau.

À terme, cette piste cyclable « transfrontalière », comme aime à le dire Sabine Drexler, mesurera 8 km de long. Elle remontera l'Ill jusqu'à Oltingue, puis se dirigera vers la Suisse.

En 2020, une nouvelle jonction sera réalisée pour relier Henflingen à Waldighoffen.
Françoise ITAMARD

 

 
 

ALTKIRCH Centre de secours renforcé : Vingt-sept pompiers à l'honneur

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 05:41:33

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ALTKIRCH Centre de secours renforcé
ALTKIRCH Centre de secours renforcé : Vingt-sept pompiers à l'honneur
Plusieurs sapeurs-pompiers méritants du centre de secours renforcé d'Altkirch ont été honorés, vendredi en début de soirée, lors d'une cérémonie qui s'est déroulée place Xavier-Jourdain. Un temps fort pour les hommes du feu.

 
Les pompiers médaillés, promus, félicités entourés des élus, autorités et officiels.
La place Xavier-Jourdain d'Altkirch a accueilli vendredi soir une cérémonie en l'honneur de 27 sapeurs-pompiers méritants du centre de secours renforcé d'Altkirch. Un moment fort pour les hommes du feu, leurs familles mais aussi les élus du secteur. Rehaussée par la batterie fanfare des pompiers de l'arrondissement d'Altkirch, la cérémonie, placée sous les ordres du commandant Serge Renger, a débuté par une revue de troupes menée par le lieutenant-colonel Gilles Triballier, chef du groupement sud, le capitaine Franck Koeberlen, chef du centre d'Altkirch, accompagnés par Emmanuelle Guénot, sous-préfète de l'arrondissement d'Altkirch, le maire et conseiller départemental d'Altkirch Nicolas Jander, le maire de Carspach Rémi Spilmann, le chef d'escadron Stéphane Mottet, commandant de la compagnie de gendarmerie d'Altkirch, le capitaine Roland Peter, président de l'UDSP (Union départementale des sapeurs-pompiers) section d'Altkirch. Étaient aussi présents des élus de Hirtzbach et d'Altkirch, la section des Jeunes sapeurs-pompiers, les pompiers et vétérans du centre.
« Un dévouement sans faille »

Le capitaine Franck Koeberlen, chef du centre de secours renforcé d'Altkirch, s'est dit « fier et reconnaissant pour votre engagement. À l'heure où l'engagement moyen d'un pompier ne dépasse pas les dix ans, il était juste que cet honneur vous revienne, car les services que ces médailles, lettre de félicitations ou promotions représentent sont liés à un dévouement sans faille ». Le chef du centre a aussi remercié les maires d'Altkirch et de Carspach et leurs équipes pour leur « soutien indéfectible ». Le commandant Serge Renger a indiqué que l'assemblée générale de la section d'Altkirch de l'UDSP,, se tiendra dans un mois avec un changement de présidence puisque le commandant Roland Peter ne renouvellera pas son mandat.

L'UDSP soutient les amicales de pompiers - « c'est l'âme de tout corps de sapeurs-pompiers »- mais aussi, « les pompiers, individuellement, quand des problèmes se présentent », ainsi que « la fanfare et les JSP ». Le commandant Serge Renger a également relevé que « la construction de la nouvelle caserne est en bonne voie ».

Le maire d'Altkirch, Nicolas Jander, a rappelé la fusion des deux unités d'Altkirch et de Carspach en 2018. « J'ai été heureux de faire la revue des troupes avec le maire de Carspach, ici à Altkirch, un petit geste qui démontre que même si nos pompiers sont physiquement regroupés à Altkirch, ils restent au contact de la population. » Et le maire de poursuivre : « Le centre de secours renforcé d'Altkirch est dans une bonne dynamique, avec des pompiers fidèles et des jeunes qui se forment de façon continue. » Il a souligné que « ces médailles et promotions indiquent que le centre est en bonne santé », que « son activité et son champ d'action s'accroissent. C'est aussi la démonstration que la complémentarité entre les pompiers professionnels et volontaires, mais aussi entre les corps de première intervention, les centres de secours et le centre de secours renforcé, est primordiale et permet d'envisager le maintien d'un service public de proximité. »
Quel service public en milieu rural ?

Un thème qui donne l'occasion à l'élu de rebondir sur le sujet brûlant du maintien des services des urgences et de la maternité d'Altkirch. « Nous nous battons pour assurer un avenir positif pour notre hôpital Saint-Morand. Vous êtes, vous pompiers, l'exemple même de ce que doit être un service public en milieu rural : proche, efficace, raisonnable, pérenne et empreint de bon sens. Vous avez su vous réorganiser et c'est ainsi que votre institution perdure dans le temps et que vous êtes en capacité d'assurer ce service durablement. »

Le verre de l'amitié a été offert par les deux amicales des pompiers d'Altkirch et de Carspach avec le soutien de la Ville d'Altkirch.
Laurence BEHR

 

 
 

 

Val d'ARgent Maisons fleuries : Prix pour mains vertes

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 05:42:27

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Val d'ARgent Maisons fleuries
Val d'ARgent Maisons fleuries : Prix pour mains vertes
Quelque 120 lauréats de toute la vallée se sont retrouvés vendredi soir à la salle des fêtes de Sainte-Croix-aux-Mines pour la remise des prix des maisons fleuries, organisée par l'Office du tourisme du Val d'Argent, en présence d'élus des quatre communes.

 
Les lauréats 2018 des maisons fleuries en Val d'Argent. À l'extrême gauche, Henry Griffrate, premier prix départemental.
La cérémonie était orchestrée par Stéfanie et Sandra de l'Office de Tourisme et déplacée à Sainte-Croix-aux-Mines pour cause d'indisponibilité de la salle de Lièpvre, mais le village de Fulrad a néanmoins financé le traditionnel vin d'honneur.

La remise des prix s'est déroulée en présence de Jean-Marc Burrus maire de Sainte-Croix-aux-Mines, de Paul Drouillon représentant Claude Abel, maire de Sainte-Marie-aux-Mines, des adjoints sainte-mariens Frédérique et Patrice Benoit, du jury 2018 composé des adjoints des différentes communes, Jocelyne Jehel, Christiane Forchard, Régine Orsati, Ariel Vaxelaire, et d'Élodie Miclo représentant Val d'Argent Habitat.
120 lauréats etun premier prix départemental

Parmi les 120 lauréats aux mains vertes, le Sainte-Creuzien Henry Griffrate a été sacré premier prix départemental et seul primé à ce niveau en 2018. Il est vrai que le jury haut-rhinois est de plus en plus pointu et sélectif, au niveau de l'entourage des espaces fleuris, de la propreté, des variétés et des compositions de couleurs. Un constat qui n'a pas échappé à l'adjoint sainte-marien Philippe Jaegi, présent le 25 mars dernier au Conseil départemental à Colmar pour la remise des prix aux lauréats des concours départementaux.

Une exigence de qualité idem pour l'attribution des fleurs aux blasons des villes et village du département qui incite à ne pas dormir sur les fleurs déjà attribuées.

Si on est bien loin de l'engouement pour le fleurissement des années 2000-2010 (262 participants à l'édition 2009 !), on retrouve au palmarès 2019 des fidèles d'entre les fidèles, notamment Serge Frantz de Rombach-le-Franc, Christiane Michel de Lièpvre et l'incontournable Henry Griffrate. Les deux derniers obtenant alors la note suprême de 20/20.

Le vice-président de la communauté de communes Jean-Marc Burrus a salué la performance de « son administré » Henry et félicité l'ensemble des lauréats et des participants « pour leurs efforts pour une passion, pour un simple plaisir des yeux. » Avec son emphase habituelle, Paul Drouillon s'est exclamé « il y en a qui parle fort et ne font rien, vous, vous ne dites rien mais vous agissez. Par votre fleurissement vous donnez unes belle image de vos communes et de la vallée. »

La réception a été agrémentée par un diaporama des photos signées Jean-François Jacquot.
Rempotage gratuit !

La journée des fleurs se déroulera :

- À Sainte-Marie-aux-Mines place des Tisserands le samedi 11 mai de 7 h à 12 h.

- À Sainte-Croix-aux-Mines, place du Général-Bourgeois le samedi 11 mai de 8 h à 11 h 30.

- À Liepvre (organisée par l'amicale des anciens pompiers) place de la Gare le samedi 11 mai de 8h à 12 h.

- À Rombach-le-Franc le samedi 18 mai de 8 h à 11 h devant les services techniques. Le rempotage et la terre sont gratuits dans les quatre communes.
J.L.K.

Les vainqueurs des trois années précédentes sont hors concours et ne figurent pas au palmarès 2018

? Sainte-Marie-aux-Mines : 1) Alain Benoit. 2) Bernard Peter. 3) Restaurant de la Canardière.

? Sainte-Croix-aux-Mines : 1) Valentine Humbert. 2) Jean-Pierre Stoeckel. 3) Claude Gill.

? Lièpvre : 1) Monique Gauer. 2) Cindy Huet. 3) Jacques Balladur.

? Rombach-le-Franc : 1) Serge Frantz. 2) Jean-Pierre Herment. 3) Annie Antzenberger.

? Val Argent Habitat : 1) Halima Hanusa. 2) Sébastien Guitton. 3) Aurélia Wetzel.

 

 
 

 

Stosswihr Sortie du club Peugeot Sport Mulhouse : Les petites lionnes et les autres

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 05:43:02

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Stosswihr  Sortie du club Peugeot Sport Mulhouse
Stosswihr Sortie du club Peugeot Sport Mulhouse : Les petites lionnes et les autres
Le club Peugeot Sport de Mulhouse organisait dimanche dernier à Stosswihr une rencontre autour des sportives de la marque sochalienne, période Youngtimern avec une belle participation de son modèle favori, plébiscité sans conteste, la 205 GTI.

 
En plus des Peugeot, un plateau vraiment éclectique.
La Golf GTI avait, en septembre 1975, bouleversé par sa dynamique visionnaire l'art de rouler vite et sûr à la fois. Intelligemment, Peugeot avait attendu presque dix ans pour répliquer, le temps que le succès de l'initiatrice l'embourgeoise, récupérant ainsi les amateurs de conduite sportive spartiate...

La familière silhouette de la petite 205, une des plus marquantes réussites de Peugeot, se trouvait en sus tirée vers le haut par les méchantes Groupe B, les T16 à l'implantation mécanique originale, avec lesquelles, sur toutes les pistes du monde, la fine fleur des pilotes - surtout scandinaves - allait chatouiller les diaboliques Audi Quattro. La 205 avait gagné ses lauriers au Panthéon automobile.
Version musclée

La démarche de la présidente Anne-Gaëlle Schmitt est d'autant plus sympathique qu'elle n'est pas anodine : réellement passionnée, la jeune femme a rejoint le club pour pouvoir accéder au pilotage, en slaloms, et à la navigation, en rallyes à laquelle elle a mis un terme - provisoire ? - après une sortie de route un peu brutale au Vosges-Alsace couru pour la dernière fois en 2016.

D'ailleurs, elle est venue aujourd'hui avec sa GTI 1.9L rouge, la version la plus musclée qui domine un plateau de 1.6L épaulé par quelques rares « Rallye ».

Bien que pour se consacrer à l'organisation, elle n'ait pas participé à la balade matinale, sous les averses, mais sur des routes évocatrices des environs, Wettstein, Trois-Epis, 5 Châteaux, Firstplan... Un petit regret pour l'absence de vraies 106 Rallye, la voiture avec laquelle avait débuté un certain... Sébastien Loeb.

A midi, les équipages (environ 80 personnes et 35 voitures) se sont retrouvés à la salle des fêtes de Stosswihr pour le déjeuner et le visiteur aura le plaisir d'y admirer en plus, des 911, Ford Mustang, Alpine ou de pragmatiques BMW, une authentique réussite de « vivre ensemble » où se côtoient la roturière Simca P60 et le sublime coup de crayon de la Jaguar XK, l'astucieuse efficacité de la rarissime Méhari 4X4... « On est pas sectaire », précise Anne-Gaëlle.

Avec un petit coup de pouce des conseillers départementaux Lucien Muller (Wettolsheim) et Monique Martin (Wintzenheim), cette rencontre de passionnés était un vrai plaisir, malgré un calendrier chargé de manifestations automobiles dans toute l'Alsace.

Il faut encore mentionner que l'accueillant Peugeot Sport Mulhouse (*) fut le premier à organiser un Téléthon et qu'il rééditera la formule les 7 et 8 décembre 2019 à l'Anneau du Rhin.
(*) club.peugeotsport.mulhouse@gmail.com

(*) club.peugeotsport.mulhouse@gmail.com

 
 

 

cercle saint-martin Assemblée générale du Club Vosgien (district 5) : 40 randonnées en moyenne pour 12 à 20 km parcourus

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 05:41:00

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cercle saint-martin Assemblée générale du Club Vosgien (district 5)
cercle saint-martin Assemblée générale du Club Vosgien (district 5) : 40 randonnées en moyenne pour 12 à 20 km parcourus
L'assemblée générale du district 5 du Club Vosgien s'est déroulée, samedi, dans la salle du cercle Saint-Martin de Colmar.

 
Les sentiers au coeur des débats du Club Vosgien.
Marc Breunig, délégué du district, a ouvert la séance en présence des treize présidents et des délégués des associations du secteur. Il a salué les personnalités notamment, le président fédéral Alain Ferstler, le député Eric Straumann et Odile Uhlrich-Mallet, adjointe au maire de la ville de Colmar.

Le vice-président de la section de Colmar a accueilli tout ce monde en présentant son club, créé en 1924 et fort de 465 membres cotisants. L'activité principale est la randonnée et le balisage d'un secteur allant des hauteurs des Trois-Épis au sentier de l'Ill dans la plaine.

Odile Ulrich-Mallet, au nom de la Ville, a relevé le travail remarquable effectué par les Clubs Vosgiens, elle-même pratiquant la randonnée régulièrement.
Le Hohlandsbike,une associationde cyclistes responsables

L'inspecteur des sentiers Jean-Louis Crampe a fait la synthèse des travaux réalisés sur les sentiers, le montant des dépenses s'élevant à 12 151 euros. Il a rappelé l'importance de la numérisation des itinéraires pour la confection des cartes.

Jean-Louis Meyer est intervenu à propos de la pratique du VTT sur le massif du Hohlandsbourg. Le président du Club Vosgien Wintzenheim dit apprécier la présence sur le massif d'une association de cyclistes responsables, le Hohlandsbike, qui participe à l'entretien des sentiers.

Pour réduire les dégradations et améliorer la cohabitation des cyclistes avec les autres utilisateurs, comme les chasseurs, il préconise la mise en place d'itinéraires dédiés aux vététistes.

Fabienne Thorr a donné quelques informations sur la formation des guides, 34 candidats sont en formation cette année.

Sepp Rieffel, nouveau délégué de la randonnée, annonce que les associations organisent une moyenne de 40 randonnées par an, 13 à 33 participants par sortie pour 12 à 20 km parcourus.

Roger Haffner, délégué marche nordique, a indiqué que cette activité est en plein essor. Une formation a eu lieu en 2018 à Kaysersberg au chalet Weibel et le Festival de la marche nordique le 10 juin 2018 à Munster. Pour 2019, le festival aura lieu à Rombach le 19 mai.

Jean Klinkert, président de l'association départementale, a présenté un aperçu de l'ampleur des travaux effectués sur les sentiers du Haut-Rhin. 3 557 km de sentiers pour 275 baliseurs. Il a précisé que le conseil général soutient cette activité par des subventions allouées soit 32 000 euros pour l'entretien des sentiers et 4 000 euros pour la numérisation..

Alain Ferstler a félicité les clubs du district pour le travail considérable effectué. Il a informé brièvement du contentieux avec la Fédération de la randonnée pédestre (FFRP) à propos du balisage du sentier balisé rectangle rouge (GR 5).

Le député Eric Straumann a invité les membres du Club Vosgien à défendre les valeurs de leur structure Il a proposé son soutien concernant les problèmes avec la FFRP.

L'assemblée générale s'est terminée par le verre de l'amitié.

 

 
 

 

Club vosgien Le district 5 a tenu son assemblée générale

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 05:57:47

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Club vosgien Le district 5 a tenu son assemblée générale
 

 
Le balisage des sentiers est, avec la randonnée, le coeur de l'activité du Club vosgien dont le district 5 tenait son assemblée générale à Colmar le 4 mai.  DR
Samedi 4 mai a eu lieu l'assemblée générale du district 5 du Club vosgien dans la salle du cercle Saint-Martin de Colmar.

Marc Breunig, délégué du District, a ouvert la séance en présence des 13 présidents et des délégués des associations du secteur. Il a salué les personnalités notamment. le président fédéral Alain Ferstler, le député Eric Straumann et Odile Ulrich-Mallet, adjointe au maire de Colmar.

Le vice-président de la section de Colmar a accueilli tout ce monde en présentant son club créé en 1924 et fort de 465 membres cotisants. L'activité principale est la randonnée et le balisage d'un secteur allant des hauteurs des Trois-Épis au sentier de l'Ill dans la plaine.

Odile Ulrich-Mallet, au nom de la Ville de Colmar, a relevé le travail remarquable effectué par les Clubs vosgiens puisqu'elle randonne régulièrement.
Des itinéraires dédiés aux vététistes

Puis ont suivi les rapports d'activités.

L'inspecteur des sentiers, Jean-Louis Crampe, a fait la synthèse des travaux réalisés sur les sentiers, Le montant des dépenses s'élève à 12 151 euros. Il a rappelé l'importance de la numérisation des itinéraires pour la confection des cartes.

Jean-Louis Meyer est intervenu à propos de la pratique du VTT sur le massif du Hohlandsbourg. Le président du Club vosgien de Wintzenheim apprécie la présence sur le massif d'une association de cyclistes responsables, le Hohlandsbike, qui participe à l'entretien des sentiers.

Pour réduire les dégradations et améliorer la cohabitation des cyclistes avec les autres utilisateurs, notamment les chasseurs, il préconise la mise en place d'itinéraires dédiés aux vététistes.

Fabienne Thorr a donné quelques informations sur la formation des guides : 34 candidats sont en formation cette année.

Sepp Rieffel, nouveau délégué de la randonnée, annonce que les associations organisent une moyenne de 40 randonnées par an, avec de 13 à 33 participants par sortie et de 12 à 20 km parcourus.

Roger Haffner, délégué marche nordique, a indiqué que cette activité est en plein essor. Une formation a eu lieu le 5 mai 2018 à Kaysersberg au Chalet Weibel et le Festival de la Marche Nordique le 10 juin 2018 à Munster. Pour 2019, le festival aura lieu à Rombach le 19 mai.
275 baliseurs

Jean Klinkert, président de l'association départementale, donne un aperçu de l'ampleur des travaux effectués sur les sentiers du Haut-Rhin. 3 557 km de sentiers pour 275 baliseurs. Il souligne que le Conseil départemental soutient cette activité par des subventions allouées soit 32 000 euros pour l'entretien des sentiers et 4 000 euros pour la numérisation.

Alain Ferstler a félicité les clubs du district pour le travail considérable effectué. Il a informé brièvement du contentieux avec la Fédération de la randonnée pédestre (FFRP) à propos du balisage du sentier balisé rectangle rouge (GR5).

Le député Éric Straumann a invité les membres du Club vosgien à défendre les valeurs de leur structure Il propose son soutien quant aux problèmes avec la FFRP.

 

 
 

M2A Des travaux rue de Toulon

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 06:00:34

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M2A Des travaux rue de Toulon
 

 
Les travaux de voirie sont en cours rue de Toulon pour une meilleure sécurisation et une limitation de vitesse à 30 km/h. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin
Les engins de chantier sont en action depuis le 2 mai, rue de Toulon dans le quartier de Bourtzwiller, à Mulhouse, en raison de travaux entre le gymnase de la Doller et le collège, soit de la rue de Toulon à l'intersection avec la rue de Bordeaux. La fin du chantier est prévue pour fin août.

Le chantier en cours va se dérouler en deux temps : sur le tronçon actuel, soit 21 mètres, les travaux seront terminés fin juin. Quant au second tronçon, il est prévu toujours rue de Toulon, après l'intersection avec la rue de Bordeaux pour rejoindre la rue du Petit-Bois, et permettra la création d'un espace dépose minute devant le collège, situé 16 rue de Toulon. Cette seconde tranche est programmée du 1er juillet à fin août, pendant la période des vacances scolaires. Le budget total de ces deux sections s'élève à 610 000 EUR, répartis entre la Ville de Mulhouse, l'Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine) et M2A (Mulhouse Alsace agglomération).

« Le premier chantier en cours inclut la réfection de la chaussée, l'installation de deux chicanes et de deux plateaux de ralentissement pour casser la vitesse », note Thomas Neeb, président de Pontiggia, entreprise en charge des travaux. Cette rue conservera son double sens, mais la chaussée sera réduite en largeur pour atteindre 5,50 m. « Cette première tranche allie réduction de la vitesse - elle sera fixée à 30 km/h - et la création d'une double piste cyclable et facilitera les liaisons piétonnes. Il est également prévu la plantation d'arbres et un aménagement paysager », ajoute Oliver Lonpret, directeur du pôle voirie et conceptions urbaines à la Ville de Mulhouse.
Une meilleure sécurisation

Les travaux vont, par ailleurs, permettre la dépose des bordures en granit des actuels trottoirs, qui seront réutilisées, mais aussi l'enfouissement des fils électriques, l'installation de nouveaux lampadaires avec des leds et des aménagements sur le réseau de voirie.

Le lancement officiel du chantier, qui s'inscrit dans le cadre du renouvellement urbain, s'est déroulé ce lundi 6 mai, en présence du maire Michèle Lutz qui a rappelé : « Ces travaux sont un challenge technique. Celui-ci a pu être réalisé grâce à l'implication des habitants et prévoit une meilleure sécurisation aux abords du collège. »

Philippe Trimaille, adjoint au maire, a précisé : « Il s'agit de faire profiter le plus grand nombre de la richesse de ce quartier et du gymnase, avec un accès dédié et rapide. Ce projet prévoit aussi de favoriser les déplacements des collégiens à vélo. » Le chantier s'inscrit dans un programme d'envergure, dont le premier tronçon avait été lancé en octobre 2018 et terminé en décembre de la même année. Ce tronçon relie désormais la sortie de la RD 430 au quartier de Bourtzwiller, via la sortie centre commercial.
Sabine HARTMANN VOIR Le diaporama sur notre site www.lalsace.fr

 

 
 

Mulhouse : la Foir'Expo toujours plus déco

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 06:04:01

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parc-expo
Mulhouse : la Foir'Expo toujours plus déco
La Foir'Expo de Mulhouse s'affranchit du créneau « Ascension-Pentecôte » pour se tenir du 10 au 19 mai mais joue de plus en plus la carte Déco'Folie. Cette année le Musée du papier peint de Rixheim est de la partie.
 

 
Julie Sonntag, architecte d'intérieure décoratrice de Déco'folie a promis, encore en 2019, de « retourner » les visiteurs.
« Le rendez-vous du beau et du nouveau », deuxième ! On ne change pas un slogan qui percute du côté du Parc-Expo et on insiste encore plus sur la décoration intérieure en renouvelant l'espace Déco'Folie, lancé il y a maintenant cinq ans. « Il y a une vraie dynamique autour de Déco'Folie, insiste la présidente du Parc-Expo Christiane Eckert. Les gens ont envie de spectacle. » Déco'Folie pendant printanier de Folie'Flore ? On en prend le chemin, même si la manifestation n'a ni le même budget ni le même impact en matière de fréquentation.

« Oui, mais il y a une grosse différence entre Folie'Flore et Déco'Folie, précise Laurent Grain le directeur du Parc-Expo. Pour visiter Déco'Folie, c'est gratuit, contrairement à Folie'Flore où on paye un supplément. » Gratuit, mais après avoir acquitté son droit d'entrée de 5 EUR pour visiter Foir'Expo, même s'il y a de nombreuses opportunités pour entrer à la foire gratuitement. Déco'Folie s'annonce beau, on le vérifie chaque année, mais les organisateurs veulent absolument insister sur la reproductibilité de ce qui va être présenté sur place, avec des adresses pour retrouver les artisans, des catalogues...
Le chant des fleurs

Cet espace Déco'Folie accueille cette année le Musée du papier peint de Rixheim presque en invité d'honneur. Le tissu de printemps créé par Marie-Jo Gebel est largement inspiré d'un motif issu du musée et différents objets sont déclinés avec ce tissu et mis en valeur dans un décor de lumière. Pour la première fois, il y a une volonté forte de la part de la mairie de Rixheim « d'ouvrir » ce musée à la population du Sud Alsace, de le sortir de ses murs pour donner envie aux visiteurs de la foire d'aller ensuite le visiter. Connu mondialement - le salon de réception des diplomates de la Maison blanche à Washington est décoré d'une tapisserie de la Manufacture Zuber & cie - ce petit musée est encore largement méconnu des Alsaciens.
Sept scènes sur 3 000 m²

Côté visages familiers de Déco'Folie, on retrouvera la décoratrice Julie Sonntag qui, cette année, va plonger le visiteur dans l'univers du livre. C'est aussi elle qui mettra en valeur les oeuvres des artistes M2A sur un damier mural monumental, entre autres.

Au total Déco'Folie regroupera sept scènes sur 3 000 m² imaginées par des artistes et des artisans locaux, avec du papier peint, du tissu, des objets de décoration... 3 000 m² pour avoir envie d'aller à la foire de printemps de Mulhouse, pour découvrir du grand spectacle décoratif. « Vous savez, une foire traditionnelle, ça n'attire plus vraiment le chaland », concède Christiane Eckert. Ça tombe bien : Foir'Expo est de moins en moins une foire « tradi ».
Textes : Laurent GENTILHOMME Foir'Expo de Mulhouse, du 10 au 19 mai au Parc-Expo de Mulhouse, 120 rue Lefebvre. Vidéo sur dna.fr. Plus d'informations sur www.parcexpo.fr .

Foir'Expo de Mulhouse, du 10 au 19 mai au Parc-Expo de Mulhouse, 120 rue Lefebvre. Vidéo sur dna.fr. Plus d'informations sur www.parcexpo.fr .

 
 

 

église saint-matthieu Les Musicales : Ouverture en choeur !

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 06:08:11

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église saint-matthieu Les Musicales
église saint-matthieu Les Musicales : Ouverture en choeur !
Saint-Matthieu a servi de cadre, dimanche après-midi, au concert d'ouverture de la 67 e édition du festival de musique de chambre de Colmar ;au générique, l'ensemble vocal les Métaboles de Léo Warynski.

 
La chorale des enfants du collège Victor-Hugo associée aux Métaboles.
Sous-titré « Guerre et Paix », comme une ultime commémoration du centenaire des accords de paix de 1919, ce concert du « dodécaor » (*) plus un (le chef !) avait à l'énoncé du programme les allures d'un patchwork enjambant les siècles et les genres, mais à l'écoute/dégustation, une belle cohérence thématique conjuguée à une perfection stylistique et vocale certaine.

Données en ouverture, Dans les tranchées de Lagny et La Strasbourgeoise offrent une vision populaire, intime, de la guerre ; la première oeuvre, anonyme, aborde la Grande Guerre avec allant, la seconde, la guerre de 70 avec les mots et interrogations d'un enfant qui apprend qu'il est orphelin ; l'enchantement, s'il est possible que le malheur des uns puisse faire le bonheur d'autres, est tout aussi patent que pour les trois pièces (texte et musique) de Maurice Ravel évoquant toujours la guerre, pour le Locus iste de Bruckner et un motet de Felix Mendelssohn-Bartholdy ; les voix sont envoûtantes, la diction claire, l'engagement réjouissant... et communicatif puisque l'Ode à la joie, le quatrième et pacifiste quatrième mouvement de la 9e symphonie beethovenienne, a été donnée avec le concours du public.
Un engagementplein, avec de l'enthousiasme,de l'énergie

Pour la création de la Cantate pour la paix de Dimitri Tchesnokov, les Métaboles étaient associés à une trentaine d'enfants des classes de quatrième du collège local Victor-Hugo ; chanteuses et chanteurs ont été à la hauteur de l'événement, car ce qui a été proposé n'était pas un (petit) tour de chant, approximatif et timide, mais un engagement plein, avec de l'enthousiasme, de l'énergie, une clarté de prononciation, des nuances et une justesse de ton et de rythme... qui ont dû séduire le compositeur, qui en la circonstance avait endossé les habits de pianiste.

En configuration habituelle et en compagnie de Marc Coppey, tout à la fois directeur artistique du festival, violoncelliste multicarte et chef d'orchestre (dès ce mardi soir), les Métaboles ont chanté Svyati de John Taverner puis Métamorphoses de Philippe Hersant, deux opus dits de musique contemporaine. Si le premier (1995) est une longue mélopée extatique quasi monodique au texte réduit au minimum mais sans cesse répété par onze voix, le second, composé en 2013 sur des poèmes écrits par des détenus de la centrale de Clairvaux, est tout en violence retenue, comme un cri sourd « maquillé », le violoncelle ne prenant souvent toute sa part, « lamento », que pour souligner l'urgence ou le désespoir latent. Une grande oeuvre... un ensemble à l'unisson.
B.FZ. (*) Dodécaor : ensemble composé de douze personnes. Ce mardi à 20 h 30 à Saint-Matthieu, le Deutsche Kammerorchester Neuss, dirigé par Marc Coppey, joue Mozart et Stravinski (en soliste, le pianiste Nelson Goerner, lire aussi en page 33). Places de 12 EUR à 28 EUR, carte Culture 6 EUR.

(*) Dodécaor : ensemble composé de douze personnes.

 
 

 

Colmar a son orchestre

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 06:05:25

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Colmar a son orchestre
 

 
Cyril Pallaud est directeur musical et chef principal de la nouvelle formation. DR
L'homme orchestre avait créé la Capella Sacra en 2015 avec des musiciens de la Schola Cantorum de Bâle. Le programme était dédié à la musique sacrée du XVIIIe siècle. Une cinquantaine de concerts plus tard, en bon organiste, Cyril Pallaud décide de tourner la page. « L e budget était très lourd car les musiciens étaient recrutés dans toute l'Europe pour leurs compétences en musique baroque. Cela devenait compliqué ou alors il fallait mettre les billets à 40 ou 50 EUR. » Pour réduire les coûts, le trentenaire trouve plus intéressant de s'ancrer dans le bassin rhénan. « Il y a de très beaux conservatoires et des musiciens brillant s. »
S'ouvrir à toute la musique symphonique

Sa deuxième motivation touche à l'essence même de la formation. « Avec la Capella, les musiciens venaient juste pour un concert, puis repartaient. Aujourd'hui, j'aimerais que se crée une alchimie entre les personnes. On va pouvoir créer un ensemble, un son. »

La partition ne s'est pas jouée en un seul temps. L'annulation, en début d'année, du concert de la Capella Sacra à Riquewihr à la suite de la défection d'un mécène a été le premier déclic. Puis, il y a eu ces deux rencontres déterminantes. L'été 2018, à Salzbourg, l'agrégé de musique suit une formation de direction d'orchestre avec Bruno Weil, ancien bras droit de Herbert von Karajan. Il côtoie aussi Theodor Guschlbauer, chef honoraire de l'orchestre symphonique de Strasbourg. Ces expériences l'incitent à dépasser le répertoire baroque pour s'ouvrir à toute la musique symphonique.

L'orchestre de chambre de Colmar est multiple. « Orchestre symphonique à géométrie variable », il se compose d'une formation de quarante musiciens issus essentiellement du pôle supérieur de l'Hear (haute école des arts du Rhin) de Strasbourg.

S'y ajoutent le choeur de chambre d'Alsace, fort de seize chanteurs professionnels ou semi-professionnels, et le département Jeunes voix réunissant les meilleurs étudiants-chanteurs de l'Université strasbourgeoise où Cyril Pallaud enseigne.

Encourager les échanges entre musiciens chevronnés et jeunes pousses de talent, toujours « dans un souci d'excellence », telle est la philosophie du nouvel ensemble.

C'est lui qui en est le chef principal et le directeur musical. Il est assisté d'un chef adjoint, le jeune Anversois Simon de Paepe, qui, durant la soirée de lancement de Riquewihr, se verra remettre par l'ambassadeur de Belgique Gilles Heyvaert, le 2e trophée Jeune talent Alsace, récompense également imaginée par Cyril Pallaud. La marraine du projet est la soprano alsacienne mondialement reconnue Mireille Delunsch.
Une création mondiale à Riquewihr

Pourquoi créer cette nouvelle entité à Colmar ? Le fait que Cyril Pallaud y réside n'est pas la seule raison. « La ville a un rayonnement culturel et n'a pas d'orchestre permanent. On se donne toute l'année pour enraciner le projet à long terme. »

Une avant-première a eu lieu le 14 avril à l'église de Sausheim. Ce premier grand test est couronné de succès. « On a dû refuser du monde ».

La soirée officielle de lancement aura pour cadre l'église Sainte-Marguerite de Riquewihr, samedi 22 juin. Baptisée « Nuits romantiques », cette soirée, donnée dans le cadre de l'année Berlioz et parrainée par le conseil départemental du Haut-Rhin, verra la présentation d'une création mondiale : le Te Deum, écrit pour le nouvel orchestre de chambre par le compositeur alsacien Bernard Lienhardt. « Cet hymne d'action de grâce terminera en apothéose cette soirée mémorable tel un gigantesque feu d'artifice ».
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

COLMAR : Pas de reprise pour les frères Sittler

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 06:09:01

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centre-ville Au centre-ville
COLMAR : Pas de reprise pour les frères Sittler
André et Raymond Sittler ont consacré leurs vies à la restauration de meubles anciens. Sans repreneur, c'est tout un savoir-faire ancestral qui disparaît au coeur de la ville.
 

 
Cinquième génération d'ébénistes, André et Raymond Sittler ferment leur établissement en septembre 2019. Depuis 1977, ils n'ont jamais manqué de commandes.
Depuis 1924, le 5 rue de la Grenouillère est animé par la passion du bois. C'est ici, en plein coeur de la ville, qu'Albert Sittler a installé cette année-là son atelier. Il représentait alors la quatrième génération d'ébénistes. Lui et sa famille reproduisaient les mêmes gestes depuis 1790. Avec les mêmes outils, ils concevaient ou redonnaient vie aux meubles anciens. Cette passion, Albert l'a transmise à ses deux fils, André et Raymond qui se résignent aujourd'hui à fermer boutique malgré une clientèle toujours fidèle.
Depuis le premier jour le carnet de commandes ne désemplit pas

En 1978, André et Raymond Sittler reprennent l'affaire familiale qui avait fermé à la mort de leur père, neuf ans plus tôt. Depuis le premier jour, ils ont un carnet de commandes qui ne désemplit pas, « et sans jamais avoir fait de publicité ! », tient à mettre en avant André. Leur territoire de prédilection : les meubles anciens, de la Renaissance aux années 50.

Leur succès immédiat est dû à la notoriété de la famille. Le bouche-à-oreille fera le reste. L'essentiel de la clientèle est originaire de la région colmarienne, même si on vient parfois du Luxembourg ou encore de Paris, comme ce collectionneur de gravures de Hansi qui tient à offrir à ses acquisitions des cadres sur mesure faits à l'ancienne. « C'est quelqu'un de très exigeant. Il n'utilise que du verre musée. »
Un cabinet de curiosités

En parlant de musée justement, on peut voir quelques restaurations des frères Sittler au premier étage d'Unterlinden. Un travail minutieux qui doit respecter les règles de l'art. Dans la méthode et dans les matériaux utilisés.

De la rue de la Grenouillère, on peut voir un petit showroom en vitrine. On aperçoit aussi la cour très typée. À deux pas de la place Jeanne-D'Arc, certains touristes se risquent à en faire la visite. « Les Asiatiques prennent tout en photo », s'amuse André Sittler. Il faut dire qu'il y a de quoi faire. De l'extérieur, on ne peut pas imaginer l'ampleur de ce véritable cabinet de curiosités. Ici, outils et mobilier se chevauchent sur 1 000 m².

Au fil de la visite, on mesure qu'à part quelques machines, tous les outils sont d'époque. Les matériaux aussi. Car pour réparer un meuble de deux-cents ans, il faut une pièce de la même essence et du même âge. Alors de nombreux meubles usagers sont stockés ici et là. Dans la réserve de placage, le taux d'humidité est idéal. Des milliers de planches sont prêtes à redonner vie à des meubles anciens. « Dès que l'on apprenait qu'un confrère baissait le rideau, on lui rachetait son stock. Il en est de même pour les colles et les gommes-laques. » La colle d'os, par exemple, est chauffée au bain-marie pour pouvoir la travailler. La température joue sur la texture. Une alchimie qu'il faut transmettre avant qu'elle ne se perde à jamais. « Nous avons plein de choses à partager, mais nous n'avons plus de repreneurs », se désolent-ils.
Le stock sera vendu

En 2014, ils étaient encore six à travailler à l'atelier. Mais personne n'a voulu rester dans le métier de la restauration. Ils partent dans le neuf ou sont découragés par la « génération Ikea », plus volage et moins axée sur les meubles anciens. Raymond a deux fils. L'un est professeur et l'autre travaille dans l'événementiel.

Leur stock sera bientôt à vendre sur le marché des professionnels. Les paillettes, les grains et les panneaux. Dans ce patrimoine familial, il y a aussi une somme de documents anciens glanés par cinq générations d'ébénistes. De la cave au grenier, reste par ailleurs un stock de meubles en cours de restauration ou prêts à être livrés.
Dom POIRIER voir aussi notre diaporama sur dna.fr

On peut voir de belles restaurations de meubles anciens réalisées par les frères Sittler au musée Unterlinden. C'est eux aussi qui ont restauré la crèche de la cathédrale de Strasbourg pour l'an 2000. Mais ce métier de restaurateur de meuble ancien tend à disparaître. Dans l'incendie qui a frappé l'église Notre-Dame, André Sittler y voit comme un coup de projecteur sur des professions qui disparaissent.
Plus de mains d'oeuvre

« Si Notre-Dame pouvait aider à faire durer les métiers anciens en attirant l'attention sur la pénurie d'artisans. Car on est en train de perdre un savoir-faire très important pour la sauvegarde du patrimoine. » Le conseil municipal de Colmar a justement voté un don de 10 000 EUR en faveur de la formation aux métiers de la restauration lundi dernier.

Dans le cadre d'une restauration, l'usage d'une colle à l'os est indispensable car elle respecte le bois et permet de revenir en arrière à chaque étape. La gomme-laque tend elle aussi à disparaître. Mais plus que les matériaux, ce qui se fait rare c'est la main-d'oeuvre. Car la restauration réclame des heures d'un travail minutieux et parfois pénible. Les jeunes ébénistes préfèrent se tourner vers la création et le design plutôt que vers la restauration de meubles anciens.

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Saint-Louis Commémoration de la journée du souvenir

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 06:04:28

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Photo L'Alsace/Christian Munch
Saint-Louis Commémoration de la journée du souvenir

La commémoration de la Journée nationale du souvenir de la déportation s'est déroulée le dimanche 28 avril au monument aux morts de Saint-Louis. Après le ravivage de la flamme, deux dépôts de gerbe ont été effectués par Daniel Schicca, adjoint au maire, et Pascale Schmidiger, vice-présidente du conseil départemental, et par Albert Elser, président d'honneur de l'OMSP (Office municipal des sociétés patriotiques) de Saint-Louis et Marie-Louise Schnell, présidente de l'Association française des déportés, internés et patriotes résistants (AFDIPR). Le lieutenant Stéphanie Wafflard a lu le message des déportés prévu pour cette journée d'hommage national. Ce texte a rappelé que « l'Europe, dont la vocation est de garantir la paix et la prospérité des pays qui la composent, doit être celle de la mémoire de millions d'êtres humains sacrifiés par une idéologie perverse ».

 

 
 

SRC « Ne pas traîner en R 1 »

Publié dans le panorama le Mardi 07 mai 2019 à 05:59:18

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SRC « Ne pas traîner en R 1 »
 

 
Le président Guy Meyer (au centre), entouré du maire de Colmar Gilbert Meyer (à gauche) et de l'entraîneur José Guerra, se montre ambitieux pour le SRC. Photo DNAJulien Kauffmann
La montée a été acquise sur le terrain de Berrwiller. Et le Stadium Racing Colmar l'a dignement fêtée samedi dernier au Stadium en disposant facilement de l'AGIIR Florival. L'occasion, aussi, d'une réception, en compagnie du maire de Colmar notamment, et d'évoquer, déjà, la future saison en Régional 1. Une division dans laquelle le président Guy Meyer espère ne pas trop s'attarder.

Trois ans après le dépôt de bilan, le SRC va remonter d'une division. Êtes-vous soulagé de le voir quitter enfin le Régional 2 ?

C'est une petite satisfaction, oui, surtout après les ennuis administratifs (perte de quatre points) qui nous ont coûté la montée la saison dernière. Mais ce n'est que le début de l'ascension. On est dans le projet. Mais il faut aussi faire monter la réserve (leader en R3) qu'on va renforcer en cette fin de saison, faire monter les U18 (co-leader en Excellence avec un match en plus) et maintenir les U15 interrégionaux.
« La satisfaction d'avoir vu tous ces jeunes progresser »

La réserve doit grimper d'une division pour que la gestion du groupe soit plus simple et que l'écart ne grandisse pas avec la "une". Si on atteint nos quatre objectifs, la saison sera réussie. Mais ça ne viendra pas tout seul, il n'y a que le travail qui paie.

Est-ce que le temps ne vous a pas paru trop long avant que tout s'enclenche positivement ?

On avait misé sur une montée (en R1) en deux ans. La première année, on ne pouvait pas recruter et on a été dépouillés. La deuxième, on ne devait pas louper le titre mais il y a eu un fiasco administratif. On a appris de nos erreurs, on a un secrétaire qui gère désormais les cartons, les évocations, etc. Au départ, on ne pouvait pas tout superviser. On s'est structuré, on a mis du personnel en place. Au niveau de l'encadrement, ça tient la route. Cette saison, on ne pouvait pas ne pas monter. Je n'ai pas repris le club pour stagner en championnat départemental. On s'est fixé des objectifs (retrouver le championnat national en cinq ans) et on se met tout seul la pression.

C'est aussi le meilleur moyen de continuer à grandir et de préparer le retour du club en championnat régional...

On a commencé à évoquer le recrutement. Mais avant tout, il y a la satisfaction d'avoir vu tous ces jeunes progresser et franchir un palier, mental notamment, grâce à José Guerra (l'entraîneur). Il faudra encore faire venir quelques cadres pour passer une étape supplémentaire. On ne veut pas traîner en R1. À nous de bien vendre notre projet pour attirer de nouveaux joueurs et partenaires. La saison dernière, on avait un peu compensé avec la Coupe d'Alsace. Cette saison, on monte et on a déjà fixé des contrats d'objectifs avec nos soutiens pour le futur exercice. On va mettre des moyens en place, augmenter sensiblement le budget. En plus de vouloir garder tous nos joueurs, on ciblera des renforts précis.
« José Guerra, on va bientôt le naturaliser colmarien »

Le maire de Colmar, Gilbert Meyer, a assisté à votre victoire devant l'AGIIR Florival. Avez-vous discuté avec lui de la future saison et des derniers soubresauts liés à la présidence du club (voir nos précédentes éditions) ?

Le maire est très clair, il ne se mêle pas de la gouvernance du club. Il nous a adressé un satisfecit, de la direction au sportif en passant par le comité. Tant que tout continue à bien se passer, on aura le soutien de la mairie. Mais ce n'est pas à elle de tout faire.

Qu'en est-il de votre entrevue avec Marc Nagor, qui a publiquement fait part de son désir de prendre la tête du SRC ?

On s'est vu, il m'a exposé ses envies. Je lui ai répondu que je n'entendais pas démissionner. Depuis, je n'ai plus entendu parler de lui. Et je n'ai pas bien compris s'il démissionnait (de son poste de président) de Biesheim ou s'il restait au club en cas de relégation (en R1). Dans une saison sportive, il y a beaucoup d'agitation (sourire). Moi, ce club, je l'ai repris, j'ai même déposé de nouveaux statuts, pas pour ma gloire ou mon ambition personnelle mais parce que ça me faisait mal au coeur. Personne n'en voulait. Aujourd'hui, entre la gouvernance et le sportif, ça se passe très bien, en toute complicité. José Guerra est parfaitement intégré. On va bientôt le naturaliser colmarien.
Propos recueillis par J-T.W