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PAGE CHUCHOTEMENTS : Les leçons d'un redécoupage

Publié dans le panorama le Lundi 06 mai 2019 à 05:47:03

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PAGE CHUCHOTEMENTS : Les leçons d'un redécoupage
Un récent sondage réalisé par l'institut BVA confirme le peu d'amour des Français pour les grandes régions, trois ans après leur création. (Dessin de Yannick Lefrançois)
 

 
 

 

 
 

 

Laurent Berger : « Les entreprises doivent renvoyer l'ascenseur »

Publié dans le panorama le Lundi 06 mai 2019 à 05:58:07

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Social Entretien
Laurent Berger : « Les entreprises doivent renvoyer l'ascenseur »
À quelques heures de la grande réunion de Matignon, le secrétaire général de la CFDT fixe en exclusivité pour notre journal quelques lignes rouges : un accord sur une prime transport, pas d'âge pivot pour les retraites, ou encore pas de réduction des droits pour les chômeurs...
 

 
Laurent Berger, le 10 décembre dernier.
La réunion de « mobilisation nationale » de ce lundi court-elle le risque de n'être qu'une grand-messe où « tout le monde s'emmerde », pour citer Jean-Claude Mailly ?
« Je me réjouis que le gouvernement accepte de travailler de concert à une sortie de la crise que notre pays traverse. J'avais fait cette proposition en novembre, il n'est jamais trop tard pour bien faire... Maintenant il faut des mesures concrètes, à hauteur de femme et d'homme, comme une prime transport ou des aides à la rénovation thermique des logements, et une perspective de travail sur un pacte productif 2025 afin de s'inscrire dans la transition écologique. La CFDT est décidée à s'impliquer pour faire avancer les propositions du « Pacte du pouvoir de vivre » signé avec 19 organisations. »
Sur la prime transport, par exemple, la décision ne tombera pas lundi ?

« Non, mais c'est lundi qu'on peut décider d'aboutir sur la concertation déjà menée sur le sujet. J'attends que le gouvernement nous dise rapidement qu'il rendra cette prime transport obligatoire en l'absence d'accord dans l'entreprise sur les déplacements domicile-travail, pour soutenir les transports doux, partagés. »
On parle de prime transport, prime Macron, baisses d'impôt... Et les salaires ?

« C'est une question qui se règle dans les branches professionnelles et dans les entreprises. Mais nous parlerons de la responsabilité particulière des entreprises dans la répartition des richesses créées : leur réponse ne peut se limiter à la pérennisation d'une prime défiscalisée et désocialisée qui risque de prendre sur d'autres éléments de salaire. Nous évoquerons aussi l'encadrement des écarts de rémunération dans l'entreprise, qui n'a pas été suffisamment traité dans la loi Pacte. »
Sur ce point, Emmanuel Macron s'est toujours opposé à une loi...

« Force est de constater qu'il y a toujours des abus inacceptables, comme le cas de Tom Enders (Airbus), qui ont un effet catastrophique dans la population entière. La démonstration est faite que l'autorégulation ne fonctionne pas, que le code Afep-Medef ne marche pas. Il est donc temps de passer par la loi. »
Sur l'assurance chômage, la ministre du Travail Muriel Pénicaud dit, dans « Les Échos », qu'il faut revoir les règles de la « permittence » (alternance de contrats courts et de chômage), « qui n'incitent pas au retour à l'emploi »...

« Je constate déjà que le gouvernement met du temps à proposer ses solutions. Cela montre que, contrairement aux critiques, ça ne doit pas être si simple que ça... Et je vais être très clair : s'il s'agit de taper sur les demandeurs d'emploi qui sont indemnisés autour de 700-900 euros, qui subissent la précarité à cause des contrats courts que leur font les entreprises, ce sera un motif de désaccord très, très fort avec la CFDT.

Inciter à la reprise d'emploi en durcissant les règles des travailleurs précaires, c'est pour nous hors de question. »
La semaine qui s'ouvre est la dernière de concertation sur les retraites. Mais le président a déjà annoncé qu'il faudrait travailler plus longtemps, jusqu'à 63 ou 64 ans, sous peine de retraite plus modeste...

« Il reste beaucoup de questions à traiter, comme la pénibilité, les carrières longues... Nous attendons le rapport de Monsieur Delevoye en juillet, et nous jugerons sur pièces. Simplement, nous alertons le gouvernement : nous ne pourrons pas être d'accord avec l'instauration d'un âge pivot, avec un tour de passe-passe qui allongerait la durée de cotisation sans le dire par un système de décote. »
Propos recueillis par Francis BROCHET

 

 
 

 

Laurent Berger : « Les entreprises doivent renvoyer l'ascenseur »

Publié dans le panorama le Lundi 06 mai 2019 à 06:23:58

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Laurent Berger : « Les entreprises doivent renvoyer l'ascenseur »
 

 
Laurent Berger, le 10 décembre dernier. Photo Ludovic Marin/AFP
La réunion de « mobilisation nationale » de ce lundi court-elle le risque de n'être qu'une grand-messe où « tout le monde s'emmerde », pour citer Jean-Claude Mailly ?
« Je me réjouis que le gouvernement accepte de travailler de concert à une sortie de la crise que notre pays traverse. J'avais fait cette proposition en novembre, il n'est jamais trop tard pour bien faire... Maintenant il faut des mesures concrètes, à hauteur de femme et d'homme, comme une prime transport ou des aides à la rénovation thermique des logements, et une perspective de travail sur un pacte productif 2025 afin de s'inscrire dans la transition écologique. La CFDT est décidée à s'impliquer pour faire avancer les propositions du « Pacte du pouvoir de vivre » signé avec 19 organisations. »
Sur la prime transport, par exemple, la décision ne tombera pas lundi ?

« Non, mais c'est lundi qu'on peut décider d'aboutir sur la concertation déjà menée sur le sujet. J'attends que le gouvernement nous dise rapidement qu'il rendra cette prime transport obligatoire en l'absence d'accord dans l'entreprise sur les déplacements domicile-travail, pour soutenir les transports doux, partagés. »
On parle de prime transport, prime Macron, baisses d'impôt... Et les salaires ?

« C'est une question qui se règle dans les branches professionnelles et dans les entreprises. Mais nous parlerons de la responsabilité particulière des entreprises dans la répartition des richesses créées : leur réponse ne peut se limiter à la pérennisation d'une prime défiscalisée et désocialisée qui risque de prendre sur d'autres éléments de salaire. Nous évoquerons aussi l'encadrement des écarts de rémunération dans l'entreprise, qui n'a pas été suffisamment traité dans la loi Pacte. »
Sur ce point, Emmanuel Macron s'est toujours opposé à une loi...

« Force est de constater qu'il y a toujours des abus inacceptables, comme le cas de Tom Enders (Airbus), qui ont un effet catastrophique dans la population entière. La démonstration est faite que l'autorégulation ne fonctionne pas, que le code Afep-Medef ne marche pas. Il est donc temps de passer par la loi. »
Sur l'assurance chômage, la ministre du Travail Muriel Pénicaud dit, dans « Les Échos », qu'il faut revoir les règles de la « permittence » (alternance de contrats courts et de chômage), « qui n'incitent pas au retour à l'emploi »...

« Je constate déjà que le gouvernement met du temps à proposer ses solutions. Cela montre que, contrairement aux critiques, ça ne doit pas être si simple que ça... Et je vais être très clair : s'il s'agit de taper sur les demandeurs d'emploi qui sont indemnisés autour de 700-900 euros, qui subissent la précarité à cause des contrats courts que leur font les entreprises, ce sera un motif de désaccord très, très fort avec la CFDT.

Inciter à la reprise d'emploi en durcissant les règles des travailleurs précaires, c'est pour nous hors de question. »
La semaine qui s'ouvre est la dernière de concertation sur les retraites. Mais le président a déjà annoncé qu'il faudrait travailler plus longtemps, jusqu'à 63 ou 64 ans, sous peine de retraite plus modeste...

« Il reste beaucoup de questions à traiter, comme la pénibilité, les carrières longues... Nous attendons le rapport de Monsieur Delevoye en juillet, et nous jugerons sur pièces. Simplement, nous alertons le gouvernement : nous ne pourrons pas être d'accord avec l'instauration d'un âge pivot, avec un tour de passe-passe qui allongerait la durée de cotisation sans le dire par un système de décote. »
Propos recueillis par Francis BROCHET

 

 
 

EDITORIAL : Biodiversité Ceux qui partent

Publié dans le panorama le Lundi 06 mai 2019 à 06:01:59

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Biodiversité
EDITORIAL : Biodiversité Ceux qui partent

 
L'embêtant, dans le folklore des sommets sur l'écologie mondiale, ce sont les chiffres. Il suffit que les pays riches et pollueurs du G7 se réunissent en ce moment à Metz, main sur le coeur et discours pétris de voeux, pour que des experts sortent des statistiques.

Tandis que les ministres de l'environnement des puissances industrielles tentent d'exister par des promesses, un rapport atterrant de plus est publié aujourd'hui.

Après trois ans de travaux et une semaine d'échanges sur 1 800 pages de données, ses auteurs fixent les dégâts de l'action humaine sur le règne animal et végétal au niveau astronomique d'un million d'espèces. Dans le monde vivant, c'est une « famille » menacée sur neuf !

Incapables de s'obliger à des actes de portée réelle sur le climat, les ministres « verts » voient sortir du bois un autre loup - et celui-là fait très peur : la première extinction massive depuis les tyrannosaures est lancée.

Le présage sonne durement ? Il est dur. À force de tenir la biodiversité pour marotte d'illuminés, ou pour os rongé par des savants désoeuvrés, les chefs de l'espèce dominante, à savoir nous tous les humains, ont à gérer le plus irréparable désastre dans l'équilibre naturel de la Terre.

Les progrès incessants de la connaissance et des technologies laissent un espoir sur la capacité de l'Homme à réduire son empreinte climatique, peut-être à inverser le réchauffement. Un saut décisif du savoir reste possible.

En revanche, sur le vivant environnant, ni les gouvernements ni les scientifiques ne peuvent se prétendre démiurges. Parmi nos colocataires végétaux et animaux, ceux qui partent définitivement ne reviendront pas.

On sait croiser des ADN, synthétiser des molécules. Pas faire revivre la dernière des abeilles ni ranimer les pioupious envolés de nos campagnes. Ce n'est pas si grave à l'échelle de la planète, l'évolution n'est pas achevée. La suprématie de l'humain cependant est bien partie pour toucher à sa fin. Petit problème : cela signifiera sa propre disparition. Les espèces survivantes s'en remettront.

 

 
 

 

Rouffach Courir contre le cancer : La belle vague rose

Publié dans le panorama le Lundi 06 mai 2019 à 06:06:21

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Rouffach  Courir contre le cancer
Rouffach Courir contre le cancer : La belle vague rose
La première édition de « La Rouffachoise » a été couronnée de succès avec 825 participantes au départ. Huguette Voegtlin, présidente de l'association locale de la Ligue pour la lutte contre le cancer, affichait un large sourire, à l'arrivée des nombreuses concurrentes, enthousiastes à l'issue de leur parcours de 5 km à travers les rues de la commune et du vignoble.

 
Latifa Ezbaïl a été la plus rapide sur la 1re édition de « La Rouffachoise ».
Les bénévoles de la Ligue pour la lutte contre le cancer, section de Rouffach, sont très actifs. Outre leurs animations du thé dansant ou du vélo gourmand, ils réfléchissent sans cesse à de nouvelles actions à mener afin de récolter des fonds pour lutter contre cette terrible maladie, qui fait toujours d'énormes ravages parmi la population.
On en attendait 500, elles étaient 850 coureuses et marcheuses

Leur première édition intitulée « La Rouffachoise », qu'ils ont organisée ce dimanche, a été couronnée de succès. Alors qu'ils espéraient 500 participantes à cette nouvelle manifestation en faveur de la lutte contre le cancer, en particulier celui qui affecte les seins, 825 coureuses et marcheuses ont parcouru le circuit de 5 km, qui était proposé à travers les rues de la commune et sur les hauteurs du château d'Isenbourg. L'organisation mise en place, avec la collaboration du CCA Rouffach, a été appréciée par l'ensemble des participantes. Le départ a été donné devant la salle polyvalente, à10h30, par Nadine Bolli, adjointe au maire, chargée des associations, en présence de Jean-Pierre Toucas, maire de la commune. L'athlète locale, Latifa Ezbaïl, du CCA Rouffach, a été la plus rapide sur ce tracé, qui fait partie de ses parcours d'entraînements hebdomadaires.

À l'issue de la course et de la marche, Nadine Bolli et Huguette Voegtlin ont remis des bouquets de fleurs aux trois premières arrivées. Divers lots de tombolas ont également fait le bonheur des concurrentes tirées au sort parmi l'ensemble des dossards attribués.
P.B.

 

 
 

 

Jérémy Stempflin pourra bientôt respirer

Publié dans le panorama le Lundi 06 mai 2019 à 06:14:24

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Jérémy Stempflin pourra bientôt respirer
 

 
C'est ce jeudi 9 mai vers 16 h que le Colmarien Jérémy Stempflin doit arriver à la Maison de l'Alsace à Paris, sur les Champs Elysées. Le terme de sa « marche pour respirer », un périple de 433 km que le jeune homme atteint d'une maladie rare, la sarcoïdose pulmonaire, a entamé dimanche 28 avril à Colmar, en présence de nombreux soutiens dont le DJ Bob Sinclar.

Objectif : délivrer un message d'espoir face à la maladie : « J'avais envie de montrer qu'on peut faire des choses. Qu'on soit malade ou en bonne santé, ça ne sert à rien de se plaindre et de s'apitoyer », commentait le jeune homme à son départ.

Tout au long de sa marche, Jérémy est accompagné par cinq personnes, dont une infirmière, qui le suivent avec un minibus équipé en matériel médical pour réagir à toute éventualité. Le périple a été divisé en onze étapes de 40 km et un jour de repos. Vendredi soir, il était déjà à mi-chemin à Saint-Dizier, en Haute-Marne, au terme de la 6e étape.
SURFER Suivre le périple de Jérémy sur sa page Facebook : @MarcherpourRespirer

 

 
 

Mulhouse Patrimoine : Les mystères de la Sim

Publié dans le panorama le Lundi 06 mai 2019 à 06:03:22

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Mulhouse Patrimoine
Mulhouse Patrimoine : Les mystères de la Sim
Mille rumeurs bruissent sur la Société industrielle de Mulhouse et ses inestimables collections. « Il n'y a pas de projet de vente », se défend son président, Luc Gaillet.

 
Donnée à la Société industrielle de Mulhouse par le pasteur cernéen Jérémias Meyer en 1831, une momie de 900 ans avant JC est exposée au musée d'histoire naturelle et d'ethnographie de Colmar. Elle est l'un des innombrables joyaux des collections de la Sim.
Créée en 1826, la Société industrielle de Mulhouse (Sim) a perdu de son influence au fil de la désindustrialisation. Mais l'association demeure un acteur incontournable dans la cité du Bollwerk.

Outre les locaux de la place de la Bourse, l'association est propriétaire de l'immeuble dans lequel est installé le Musée de l'impression sur étoffes. Elle en est même à l'origine, en 1955, avec la ville de Mulhouse.

La Sim, surtout, dispose d'un trésor de guerre constitué de collections historiques léguées par ses membres au fil des décennies au sujet duquel bruissent les plus folles rumeurs.
Y a-t-il un projet de vente ?

« La vente des collections de la Sim n'est pas à l'ordre du jour. Le seul projet en cours est celui de la mise à disposition de certaines belles pièces de la collection d'arts décoratifs au musée des Beaux-Arts de Mulhouse », assure le président de la Sim. En 2015, Luc Gaillet avait pourtant obtenu l'aval du conseil d'administration de l'association pour vendre une partie de ces collections afin de financer divers projets.

« La Sim a un problème de trésorerie à régler. Si les collections n'ont pas une valeur exceptionnelle, elles sont un élément de l'identité de Mulhouse. À défaut d'intégralité, il faut espérer que si vente il y a un jour, l'intégrité des collections sera respectée », note un historien mulhousien.
Les collections sont-elles visibles ?

À l'exception des oeuvres exposées dans les musées, la composition des collections complètes de la Sim relève du secret. Il y a plusieurs années, un inventaire complet avait été réalisé. « La réflexion à l'époque était de pouvoir conserver ces objets dans de bonnes conditions, voire de créer un cabinet de curiosités », raconte un ancien administrateur.
La Sim a un projet de centre de conférences. Comment compte-t-elle le financer ?

Le projet, d'un coût d'environ 600 000 EUR, prévoit la construction d'un grand amphithéâtre dans l'immeuble de la place de la Bourse. « Le financement du projet est assuré par les subventions de la région, du département, de M2A (Mulhouse Alsace agglomération) et de la CCI. Les appels d'offres ont été lancés et les négociations sont en cours sur les marchés de travaux », indique dans le président de la Sim, Luc Gaillet.
Quel avenir pour le Mise ?

« Comme tous les Mulhousiens, j'ai une question et une préoccupation », répond Luc Gaillet à propos du Musée de l'impression sur étoffes. « La question est : quelles sont les responsabilités dans les vols commis au sein des collections du Mise ? J'attends avec impatience de connaître le résultat de l'enquête judiciaire. La préoccupation est : comment et sur quel projet va-t-on assurer l'avenir du Mise ? Celui-ci est à la fois un élément majeur de la mémoire de Mulhouse et l'un des piliers de l'incomparable ensemble de musées techniques de la ville », conclut le président de la Sim.
Laurent BODIN

 

 
 

 

Orbey Station du Lac Blanc : La neige joue les trouble-fête

Publié dans le panorama le Lundi 06 mai 2019 à 06:07:17

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Orbey  Station du Lac Blanc
Orbey Station du Lac Blanc : La neige joue les trouble-fête
Hormis le bike-park, l'ouverture des animations estivales de la station du Lac Blanc a été repoussée de quelques jours, après un premier départ, le 1er mai. En cause, le retour de la neige et de températures dissuasives sur le massif.

 
Malgré le froid, la vie au grand air avait du bon sur les remontées mécaniques du Lac Blanc ce dimanche.
Tout avait si bien commencé. Après l'ouverture ayant attiré beaucoup de monde durant un 1er mai réellement estival, le parc aventures, le sentier pieds nus et le site de paintball, près de l'auberge du Blancrupt, étaient fermés ce week-end. « Il fait trop froid pour tenir un mousqueton », confiait le cogérant des installations, Jean-Marc Duportail. « Ce week-end, nous n'avons pas eu de demande. Mais ça n'est pas exceptionnel, une année sur deux, c'est comme ça ! » Ouverture ou non, le travail ne manque pas pour le personnel et tout sera prêt pour la belle saison.

Si le parc aventures ouvre « en fonction de la météo », ce n'était pas le cas du bike-park pour qui la reprise a sonné samedi. Et dimanche, les vététistes couverts de boue venus d'Allemagne, des Vosges ou de la vallée profitaient des remontées mécaniques depuis l'auberge du Vallon jusqu'à la station du Lac Blanc, malgré une froidure ayant dissuadé bien des randonneurs.
« La neige et le froid n'empêchent pas de rouler »

À 900 mètres, au Vallon, le paysage était saisissant avec des cimes blanches vers 1 000 mètres et un gazon bien vert. « C'est un bon début pour nous, même si c'est un peu atypique », reconnaît-on du côté de la location de vélos. Et de l'avis unanime des vététistes, « la neige et le froid n'empêchent pas de rouler ».

Durant les heures d'ouverture du bike-park, la maison d'accueil du Lac Blanc reste elle aussi ouverte. Quant aux installations, il convient de surveiller la météo et de passer un coup de fil avant de s'y rendre cette semaine, leur fonctionnement étant tributaire des conditions climatiques.
Nicolas PINOT Sites internet : www.lac-blanc.com et www.lacblanc-bikepark.com.

Sites internet : www.lac-blanc.com et www.lacblanc-bikepark.com.

 
 

 

Lac blanc La neige joue les trouble-fête

Publié dans le panorama le Lundi 06 mai 2019 à 06:07:50

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Lac blanc La neige

joue les trouble-fête

Tout avait si bien commencé. Après l'ouverture ayant attiré beaucoup de monde durant un 1er mai réellement estival, le parc aventures, le sentier pieds nus et le site de paintball, près de l'auberge du Blancrupt, étaient fermés ce week-end. « Il fait trop froid pour tenir un mousqueton », confiait le cogérant des installations, Jean-Marc Duportail. « Ce week-end, nous n'avons pas eu de demande. Mais ça n'est pas exceptionnel, une année sur deux, c'est comme ça ! » Ouverture ou non, le travail ne manque pas pour le personnel et tout sera prêt pour la belle saison. Si le parc aventures ouvre « en fonction de la météo », ce n'était pas le cas du bike-park pour qui la reprise a sonné samedi. Et dimanche, les vététistes couverts de boue venus d'Allemagne, des Vosges ou de la vallée profitaient des remontées mécaniques depuis l'auberge du Vallon jusqu'à la station du Lac Blanc, malgré une froidure ayant dissuadé bien des randonneurs.

« La neige et le froid n'empêchent pas de rouler ! »

À 900 mètres, au Vallon, le paysage était saisissant avec des cimes blanches vers 1 000 mètres et un gazon bien vert. « C'est un bon début pour nous, même si c'est un peu atypique », reconnaît-on du côté de la location de vélos. Et de l'avis unanime des vététistes, « la neige et le froid n'empêchent pas de rouler ! »

Durant les heures d'ouverture du bike-park, la maison d'accueil du Lac Blanc reste elle aussi ouverte. Quant aux installations, il convient de surveiller la météo et de passer un coup de fil avant de s'y rendre cette semaine, leur fonctionnement étant tributaire des conditions climatiques.

Nicolas PINOT

Tout avait si bien commencé. Après l'ouverture ayant attiré beaucoup de monde durant un 1er mai réellement estival, le parc aventures, le sentier pieds nus et le site de paintball, près de l'auberge du Blancrupt, étaient fermés ce week-end. « Il fait trop froid pour tenir un mousqueton », confiait le cogérant des installations, Jean-Marc Duportail. « Ce week-end, nous n'avons pas eu de demande. Mais ça n'est pas exceptionnel, une année sur deux, c'est comme ça ! » Ouverture ou non, le travail ne manque pas pour le personnel et tout sera prêt pour la belle saison. Si le parc aventures ouvre « en fonction de la météo », ce n'était pas le cas du bike-park pour qui la reprise a sonné samedi. Et dimanche, les vététistes couverts de boue venus d'Allemagne, des Vosges ou de la vallée profitaient des remontées mécaniques depuis l'auberge du Vallon jusqu'à la station du Lac Blanc, malgré une froidure ayant dissuadé bien des randonneurs.

« La neige et le froid n'empêchent pas de rouler ! »

À 900 mètres, au Vallon, le paysage était saisissant avec des cimes blanches vers 1 000 mètres et un gazon bien vert. « C'est un bon début pour nous, même si c'est un peu atypique », reconnaît-on du côté de la location de vélos. Et de l'avis unanime des vététistes, « la neige et le froid n'empêchent pas de rouler ! »

Durant les heures d'ouverture du bike-park, la maison d'accueil du Lac Blanc reste elle aussi ouverte. Quant aux installations, il convient de surveiller la météo et de passer un coup de fil avant de s'y rendre cette semaine, leur fonctionnement étant tributaire des conditions climatiques.

Nicolas PINOT

 
Malgré le froid, la vie au grand air avait du bon sur les remontées mécaniques du Lac Blanc ce dimanche.  Photos DNA/Nicolas Pinot

 

 

 
 

Circulation Chutes de neige: prudence en montagne

Publié dans le panorama le Lundi 06 mai 2019 à 06:20:14

 

Circulation Chutes de neige: prudence en montagne

 

 

 
Les chasse neige sont de sortie, en ce début de mois de mai. Photo d'archives L'Alsace

Les chasse neige sont de sortie, en ce début de mois de mai. Photo d'archives L'Alsace

 

Prudence si vous avez prévu de vous rendre en montagne: dans un communiqué envoyé ce dimanche matin, la cellule opérationnelle de coordination routière (COCR) du conseil départemental du Haut-Rhin avertit que les chutes de neige qui avaient débuté ce samedi se sont poursuivies dans la nuit, rendant la circulation "localement délicate" au-delà de 950 à 1000 mètres d'altitude. Des traitements sont en cours, précisait la COCR à l'aube.

Retrouvez des cartes mises à jour au fil de la journée sur les sites www.inforoute68.fr et www.inforoute67.fr

Colmar Sécurité routière : Les motards arrivent à 90

Publié dans le panorama le Lundi 06 mai 2019 à 06:07:56

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Colmar Sécurité routière
Colmar Sécurité routière : Les motards arrivent à 90
Dix-huit gendarmes ont fait réviser 90 motards, dimanche, sur les routes du Haut-Rhin. Objectif : rappeler les règles de conduite élémentaires, alors que six motards ont trouvé la mort dans le département l'an dernier.

 
La journée a commencé par la vérification des motos.
L'heure est propice à la reprise du guidon. Et peut-être aux mauvaises habitudes. La préfecture et la gendarmerie ont donc convié les motards à la révision des trajectoires, dimanche, à Colmar, Cernay et Raedersdorf.

Au centre du permis de conduire du Ladhof à Colmar, le chargé de mission deux-roues motorisés de la préfecture et les gendarmes de l'escadron départemental de sécurité routière (EDSR) du commandant Peigney ont rappelé les bases aux volontaires du dimanche.
Les vertus de l'airbag

À raison de deux sessions dominicales sur chacun des sites, près de 90 motards auront bénéficié de cette opération gratuite entrant dans le cadre du plan départemental d'action sécurité routière : « Il s'agit d'éviter les accidents dans lesquels les motards paient un lourd tribut », rappelle le patron de l'EDSR.

L'année dernière, six motards ont trouvé la mort sur les routes haut-rhinoises. Même s'il se situe en deçà de la moyenne nationale évaluée à environ un quart des tués sur la route, le Département mise sur la prévention et la formation.

Le commandant a tracé ses trois "T" : tenue vestimentaire, tenue sur la moto, tenue sur la route. Le motard n'est tenu qu'au port obligatoire du casque et des gants. Le chargé de mission, Bernard Ehrhard, a fait la promotion de l'airbag. Parce que « la plupart des blessures se situent au niveau du thorax, à l'abdomen ou à la colonne vertébrale ». L'airbag est filaire ou électronique et accessible à partir de 400 euros : « C'est un coût, admet l'officier, mais la sécurité n'a pas de prix. »
De la prévention

Venant des brigades motorisées de Colmar, Thann, Altkirch et Mulhouse, des pelotons d'autoroute de Sainte-Croix-en-Plaine et de Rixheim, dix-huit gendarmes ont emmené les motards en balade.

Les Colmariens ont ainsi mis le cap sur Kaysersberg, les Trois-Epis, Turckheim... Avant de rentrer à la base pour débriefer et pointer les défauts. Le commandant Peigney y voit une utile révision avant les sorties dans les cols : « Nous ne sommes pas moniteurs d'auto-école mais des agents de prévention. »
Ph.M.

 

 
 

 

Colmar Les motards arrivent à 90

Publié dans le panorama le Lundi 06 mai 2019 à 06:05:06

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Colmar Les motards arrivent à 90
 

 
La journée a commencé par la vérification des motos. Photo DNA - Ph M.
L'heure est propice à la reprise du guidon. Et peut-être aux mauvaises habitudes. La préfecture et la gendarmerie ont donc convié les motards à la révision des trajectoires hier à Colmar, Cernay et Raedersdorf.

Au centre du permis de conduire du Ladhof à Colmar, le chargé de mission deux-roues motorisés de la préfecture et les gendarmes de l'escadron départemental de sécurité routière (EDSR) du commandant Peigney ont rappelé les bases aux volontaires du dimanche.

À raison de deux sessions dominicales sur chacun des sites, près de 90 motards auront bénéficié de cette opération gratuite entrant dans le cadre du plan départemental d'action sécurité routière : « Il s'agit d'éviter les accidents dans lesquels les motards paient un lourd tribut », rappelle le patron de l'EDSR.

L'année dernière, six motards ont trouvé la mort sur les routes haut-rhinoises. Même s'il se situe en deçà de la moyenne nationale évaluée à environ un quart des tués sur la route, le Département mise sur la prévention et la formation.

Le commandant a tracé ses trois T : tenue vestimentaire, tenue sur la moto, tenue sur la route. Le motard n'est tenu qu'au port obligatoire du casque et des gants. Le chargé de mission, Bernard Ehrhard a fait la promotion de l'airbag. Parce que : « La plupart des blessures se situent au niveau du thorax, à l'abdomen ou à la colonne vertébrale ». L'airbag est filaire ou électronique et accessible à partir de 400 euros : « C'est un coût, admet l'officier mais la sécurité n'a pas de prix ».

Venant des brigades motorisées de Colmar, Thann, Altkirch et Mulhouse, des pelotons d'autoroute de Sainte-Croix-en-Plaine et de Rixheim, dix-huit gendarmes ont emmené les motards en balade.

Les Colmariens ont ainsi mis le cap sur Kaysersberg, les Trois-Epis, Turckheim... Avant de rentrer à la base pour débriefer et pointer les défauts. Le commandant Peigney y voit une utile révision avant les sorties dans les cols : « Nous ne sommes pas moniteurs d'auto-école mais des agents de prévention ».
Ph.M.

 

 
 

Social Kermesse des gilets jaunes : À la recherche de soutiens

Publié dans le panorama le Lundi 06 mai 2019 à 06:00:40

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Social Kermesse des gilets jaunes
Social Kermesse des gilets jaunes : À la recherche de soutiens
Près de cinq mois après la naissance du mouvement des gilets jaunes, une kermesse était organisée, hier à Strasbourg, afin de favoriser la convergence des luttes. Les militants écologistes étaient très présents, ainsi que de nombreux syndicalistes.

 
Une dizaine de stands, avec des jeux, de la restauration... pour un rassemblement festif.
« J'étais à Paris le 24 novembre et j'ai été gazée avec beaucoup de retraités », se souvient Emma, une assistante maternelle d'Ingwiller, encore choquée par l'intervention des forces de l'ordre. « Il y en a marre des gaz lacrymogènes pendant les rassemblements », témoigne cet autre militant. La « répression policière » lors des manifestations des gilets jaunes, notamment à Paris, le plus souvent non-déclarées et émaillées de violences et dégradations, est souvent revenue dans la bouche des gilets jaunes qui ont participé, hier place de Zurich, à la kermesse organisée par le groupe Strasbourg République.

Si les gilets jaunes partagent de très mauvais souvenirs des rassemblements et défilés du samedi dispersés par les forces de l'ordre, qui, selon eux, « appliquent une stratégie d'attaque des manifestants définie par le gouvernement » dénonce un militant, il n'est pas question cependant de mettre un terme à ces rendez-vous hebdomadaires. Même si de nouveaux modes d'action sont mis en oeuvre.
Des actions complémentaires des manifestations

« L'occupation festive » des gilets jaunes, samedi, à l'aéroport de Roissy pour s'opposer aux privatisations des Aéroports de Paris, d'Engie ou de la Française des Jeux, ou la kermesse de Strasbourg sont « des actions complémentaires des manifestations du samedi », explique Isabelle de la coordination des gilets jaunes de l'Est de la France. « Il est important de rechercher des soutiens, d'établir des convergences avec les syndicats et les militants écologistes. Il faut s'adresser à ceux qui s'intéressent aux luttes sociales, écologistes. Il est important de discuter. »

Le principal objectif de la kermesse d'hier était d'organiser la convergence des luttes autour de thèmes fédérateurs : l'écologie, l'éducation, la fiscalité, les luttes sociales... Plusieurs associations et collectifs ont accepté d'y participer en tenant une dizaine de stands d'information. Comme le collectif GCO non merci qui milite contre le contournement ouest de Strasbourg, ou encore le réseau Sortir du nucléaire. Les défenseurs du RIC (Référendum d'initiative citoyenne), qui réclament une modification de la constitution sont comme à leur habitude très actifs.
Rapprochements autour de revendications communes

Le collectif des lycées en lutte de l'académie de Strasbourg a aussi monté un stand pour expliquer la réforme du lycée « qui n'apportera rien de positif aux élèves ». Des syndicats, et surtout des syndicalistes à « titre personnel », ont également répondu présent. Plusieurs représentants des unions locales CGT affichent clairement leur engagement syndicaliste dans les stands.

Parmi les 200 militants ou visiteurs présents le matin ou l'après-midi lors du débat se trouvent aussi des syndicalistes de la FSU, de FO... « J'en ai reconnu 27 parmi ceux que je connais. Lors des réunions des gilets jaunes on voit de plus en plus de responsables syndicalistes », a remarqué ce militant de Force ouvrière. « On avance lentement vers un rapprochement entre syndicats et gilets jaunes », assure aussi cet ancien dirigeant de la FSU. « Cela vient naturellement. Les syndicats défendent depuis longtemps une bonne partie des revendications des gilets jaunes. »

Certes, ce n'était pas la grande foule hier à Strasbourg et selon les chiffres du ministère de l'Intérieur la mobilisation était au plus bas samedi en France. « Mais combien de gilets jaunes étaient présents sur les ronds-points partout en France ? » rétorque Isabelle, en soulignant « la forte mobilisation du 22 avril » lors du rassemblement national et européen à Strasbourg. « Nous étions entre 4 000 et 4 500 » soit le double des chiffres comptabilisés par la police. La coordinatrice du Grand Est rappelle également qu'à Metz, samedi « 4 000 écologistes et gilets jaunes étaient réunis à la veille du G7 ».

« On ne lâchera rien », assure-t-elle avant d'inviter les participants à la kermesse à rejoindre, pour ceux qui ne l'ont pas encore fait, les groupes de gilets jaunes et à participer à la traditionnelle assemblée du samedi matin place de la République à Strasbourg. « On y décidera des actions que nous mènerons l'après-midi. »

Plus de cinq mois après le lancement du mouvement des gilets jaunes, les manifestants doivent plus que jamais faire preuve d'inventivité. Car si le débat de l'après-midi a permis aux intervenants d'exposer des problèmes partagés quasiment par tous, les solutions se sont fait attendre... Une boîte à idées a été déposée sur le stand des gilets jaunes de Strasbourg République.
J.F.C.

 

 
 

 

Des gilets jaunes en quête de soutiens

Publié dans le panorama le Lundi 06 mai 2019 à 06:17:07

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Des gilets jaunes en quête de soutiens
 

 
Une dizaine de stands, avec des jeux, de la restauration, pour un rassemblement festif.

Photo DNA/Marc Rollmann

« J'étais à Paris le 24 novembre et j'ai été gazée avec beaucoup de retraités », se souvient Emma, une assistante maternelle d'Ingwiller, encore choquée par l'intervention des forces de l'ordre. La « répression policière » lors des manifestations des gilets jaunes, notamment à Paris, est souvent revenue dans la bouche des gilets Jaunes qui ont participé, hier place de Zurich, à la Kermesse organisée par le groupe Strasbourg République. Si les gilets jaunes partagent de très mauvais souvenirs des rassemblements et défilés du samedi dispersés par les forces de l'ordre, il n'est pas question cependant de mettre un terme à ces rendez-vous hebdomadaires. Même si de nouveaux modes d'action sont mis en oeuvre.

« L'occupation festive » des gilets jaunes, samedi à l'aéroport de Roissy pour s'opposer aux privatisations des Aéroports de Paris, d'Engie ou de la Française des Jeux, ou la kermesse de Strasbourg sont « des actions complémentaires des manifestations du samedi », explique Isabelle de la coordination des gilets jaunes de l'Est de la France. « Il est important de rechercher des soutiens, d'établir des convergences avec les syndicats et les militants écologistes. Il faut s'adresser à ceux qui s'intéressent aux luttes sociales, écologistes. Il est important de discuter ».
Des actions complémentairesdes manifestations

Le principal objectif de la kermesse d'hier était d'organiser la convergence des luttes autour de thèmes fédérateurs : l'écologie, l'éducation, la fiscalité, les luttes sociales... Plusieurs associations et collectifs ont accepté d'y participer en tenant une dizaine de stands d'information, tel le collectif GCO non merci, qui milite contre le contournement ouest de Strasbourg, ou encore le réseau Sortir du nucléaire. Les défenseurs du Référendum d'initiative citoyenne (RIC), qui réclament une modification de la constitution, sont comme à leur habitude très actifs.

Le collectif des lycées en lutte de l'académie de Strasbourg a aussi monté un stand pour expliquer la réforme du lycée « qui n'apportera rien de positif aux élèves ». Des syndicats et surtout des syndicalistes à « titre personnel » ont également répondu présent. Parmi les 200 militants ou visiteurs présents le matin, ou l'après-midi lors du débat, se trouvent aussi des syndicalistes de la FSU, de FO... « J'en ai reconnu 27 parmi ceux que je connais. Lors des réunions des gilets jaunes on voit de plus en plus de responsables syndicalistes », remarque un militant de Force ouvrière. « On avance lentement vers un rapprochement entre syndicats et gilets jaunes, assure aussi un ancien dirigeant de la FSU. Cela vient naturellement. Les syndicats défendent depuis longtemps une bonne partie des revendications des gilets jaunes ».
« On ne lâchera rien »

Certes, ce n'est pas la grande foule, ce dimanche à Strasbourg, et selon les chiffres du ministère de l'Intérieur la mobilisation de la veille a été au plus bas, un peu partout France. « Mais combien de gilets jaunes étaient présents sur les ronds-points partout en France ? », rétorque Isabelle, en soulignant « la forte mobilisation du 22 avril », lors du rassemblement national et européen à Strasbourg. « Nous étions entre 4 000 et 4 500 », soit le double des chiffres comptabilisés par la police. La coordinatrice du Grand Est rappelle également qu'à Metz, samedi, « 4 000 écologistes et gilets jaunes étaient réunis à la veille du G7 ».

« On ne lâchera rien », assure-t-elle encore, avant d'inviter les participants à la kermesse à rejoindre, pour ceux qui ne l'ont pas encore fait, les groupes de gilets jaunes et à participer à la traditionnelle assemblée du samedi matin place de la République à Strasbourg. « On y décidera des actions que nous mènerons l'après-midi ». Plus de cinq mois après le lancement du mouvement des Gilets Jaunes, les manifestants doivent plus que jamais faire preuve d'inventivité. Car si le débat de l'après-midi a permis aux intervenants d'exposer des problèmes partagés quasiment par tous, les solutions se sont fait attendre... Une boîte à idées a cependant été déposée sur le stand des gilets jaunes de Strasbourg République.
Jean-François Clerc