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Ballon d'Alsace Endetté, le Smiba doit changer ses statuts

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:03:25

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Ballon d'Alsace
Endetté, le Smiba doit changer ses statuts
La loi NOTRe entraîne la nécessité, pour le Syndicat mixte interdépartemental du Ballon d'Alsace, de changer ses statuts. Une occasion de redresser les finances dans le rouge, et de développer l'offre touristique, en termes d'activités, toute l'année sur le massif vosgien.
 

 
Avec les nouveaux statuts à venir, générés par la loi NOTRe, l'actuelle régie, qui fait fonctionner les équipements entre autres, est appelée à disparaître.
« Le Smiba est sur une pente difficile, incertaine. Nous avons le devoir de régler les fixations, de mettre les skis dans le bon sens pour éviter la chute et maîtriser la trajectoire. » Jolie métaphore de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, venue annoncer, en présence de son homologue belfortain, Florian Bouquet, la nécessité de changer les statuts du Smiba.
Un endettement de 3,5 millions d'euros

Un changement imposé par la loi NOTRe relative à l'organisation territoriale, qui prend une dimension politique au regard des propos de Florian Bouquet : le syndicat, qui fait face à un endettement de près de 3,5 millions d'euros, avait alerté à deux reprises les services de l'État sur sa situation.

« Pas de son, pas d'image. Le budget primitif 2019 n'a pas été approuvé à l'unanimité des membres du Smiba. Il a fallu en arriver là pour avoir une saisine de la cour régionale des comptes par la préfecture du Territoire de Belfort. L'inaction et l'inertie de l'État n'ont que trop duré dans ce dossier. »

L'outil Smiba n'est pas mort, assure le président du Département. « Nous allons le dépoussiérer, parce qu'on croit en son avenir, à son développement. »

Pour l'avenir, un gros chantier s'annonce donc dans les mois à venir (sans calendrier pour l'heure, « mais nous voulons commencer le plus rapidement possible, pour que ce soit fait dès la saison hivernale prochaine »).

« On souhaite une refonte totale des statuts. Il faut les réactualiser et revoir qui fera partie du tour de table, avec quelle répartition [N.D.L.R. : des financements, des compétences]. »
Des acteurs privés à la rescousse ?

« Pourquoi ne pas mobiliser des acteurs privés pour pérenniser l'avenir de ce site ? » suggère la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin. Toutes les pistes restent ouvertes et la porte est ouverte à toutes propositions.

Seul mouvement connu pour le moment : la fermeture de la régie qui dispose de trois CDI. « Dès lors que l'activité continue, les emplois seront maintenus », indique-t-on au Département.

En total accord avec Florian Bouquet, Brigitte Klinkert, qui reconnaît la situation financière précaire du Smiba et le déficit chronique de la régie, estime que « des solutions pérennes doivent être trouvées pour permettre aux salariés de travailler dans des conditions sereines ».

Concernant les nouveaux statuts, elle précise qu'il s'agit de mettre fin à cette fragilité statutaire dans l'intérêt du territoire et de ses partenaires.
Myriam BOURGEOIS

 

 
 

 

Endetté, le Smiba doit changer ses statuts

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:01:19

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Endetté, le Smiba doit changer ses statuts
 

 
Avec les nouveaux statuts à venir, générés par la loi NOTRe, l'actuelle régie, qui fait fonctionner les équipements, entre autres, est appelée à disparaître. Photo l'Est Républicain/Isabelle Petitlaurent
« Le Smiba est sur une pente difficile, incertaine. Nous avons le devoir de régler les fixations, de mettre les skis dans le bon sens pour éviter la chute et maîtriser la trajectoire. » Jolie métaphore de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, venue annoncer, hier, en présence de son homologue belfortain, Florian Bouquet, la nécessité de changer les statuts du Smiba, le Syndicat mixte interdépartemental du Ballon d'Alsace.

Un changement imposé par la loi NOTRe relative à l'organisation territoriale, qui prend une dimension politique au regard des propos de Florian Bouquet : le syndicat, qui fait face à un endettement de près de 3,4 millions d'euros, avait alerté à deux reprises les services de l'État sur sa situation. « Pas de son, pas d'image. Le budget primitif 2019 n'a pas été approuvé à l'unanimité des membres du Smiba. Il a fallu en arriver là pour avoir une saisine de la cour régionale des comptes par la préfecture du Territoire de Belfort. L'inaction et l'inertie de l'État n'ont que trop duré dans ce dossier. »
« Nous allonsle dépoussiérer »

L'outil Smiba n'est pas mort, assure le président du département. « Nous allons le dépoussiérer, parce qu'on croit en son avenir, à son développement. »

Un gros chantier s'annonce donc dans les mois à venir. Sans calendrier pour l'heure, « mais nous voulons commencer le plus rapidement possible, pour que ce soit fait dès la saison hivernale prochaine ».

« On souhaite une refonte totale des statuts. Il faut les réactualiser et revoir qui fera partie du tour de table, avec quelle répartition [des fi nancements, des compétences]. »

« Pourquoi ne pas mobiliser des acteurs privés pour pérenniser l'avenir de ce site ? » suggère la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin. Toutes les pistes restent ouvertes.

Seul mouvement connu pour le moment : la fermeture de la régie qui dispose de trois CDI. « Dès lors que l'activité continue, les emplois seront maintenus », indique-t-on au Département.

En total accord avec Florian Bouquet, Brigitte Klinkert, qui reconnaît la situation financière précaire du Smiba et le déficit chronique de la régie, estime que « des solutions pérennes doivent être trouvées pour permettre aux salariés de travailler dans des conditions sereines ».

Concernant les nouveaux statuts, elle précise qu'il s'agit de mettre fin à cette fragilité statutaire dans l'intérêt du territoire et de ses partenaires.

Myriam BOURGEOIS

 

 
 

 

Davantage d'activités toute l'année...

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:02:16

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smiba - Davantage d'activités toute l'année...
 

 
L'ambition affichée porte sur le développement du Ballon d'Alsace. Même si l'urgence du changement des statuts ne concerne que les cadres juridique et financier, « il est essentiel d'avoir une offre de loisirs, de restauration et d'hébergement toute l'année », affirme Florian Bouquet, président du conseil départemental du Territoire de Belfort. « Nous sommes persuadés qu'il y a un avenir pour ce massif, pas seulement pour les activités hivernales. Nous avons un formidable atout. Il y a des choses à construire pour le rendre vivant, et ce tout au long de l'année. » Mais pour l'instant, à part une grosse volonté, aucune piste n'est annoncée. Dans cet esprit d'ouverture, Brigitte Klinkert est plutôt favorable à l'ouverture aux financements aussi. « Dans l'esprit de solidarité partagée, nous pensons que des investisseurs pourraient s'engager dans le développement de ce site touristique », estime la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin. Quant à l'Opération grand site, évoquée par Jacques Colin, maire de Giromagny, « ce label est une chance », note Florian Bouquet. « C'est une ambition, ce serait un vrai plus sur le plan marketing, mais ce n'est pas l'urgence. »

 

 
 

 

Colmar Bernard Naegelen a tenu sa promesse Un don de 100 000 photos

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:02:42

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Colmar  Bernard Naegelen a tenu sa promesse
Un don de 100 000 photos
Pendant plusieurs décennies, il a photographié l'Alsace. Par passion, par conviction, pour sa gouverne mais aussi dans le cadre de son métier. Ce lundi, le photographe Bernard Naegelen a remis aux archives départementales près de 100 000 visuels dédiés à la région.
 

 
Une convention de dépôt avait lieu ce lundi entre Bernard Naegelen (2è à gauche) et le Département. C'était une vieille promesse du photographe à Brigitte Klinkert.
Il n'a pas les yeux dans ses poches. Au cours d'une carrière lui permettant de vivre sa passion, le Colmarien de naissance Bernard Naegelen, qui fut photographe indépendant à Strasbourg, a déclenché des millions de fois du matin au soir et du soir au matin, du Sundgau profond au haut du Bas-Rhin, du Landskron au Fleckenstein, qu'il neige ou que l'on cuise et tel un « dinosaure » à l'Ektachrome, le fameux film argentique de chez Kodak terrassé par le numérique voici quelques années.

Un travail de mémoire visuelle colossal qui s'est traduit ce lundi par un don de 98 553 images aux archives départementales via une convention de dépôt dûment signée par la présidente du Conseil départemental Brigitte Klinkert, en présence du directeur des archives Jean-Luc Eichenlaub. « C'est aussi un fonds pédagogique et il sera utilisé comme tel », a assuré la présidente.
L'Alsace colorée, celle des traditions

Fêtes des vendanges, corsos fleuris, carnavals, photos aériennes, paysages de neige, massif vosgien sous toutes ses coutures, traditions, vendanges, festivités de Noël, châteaux, artisanat, vie du vignoble, bâtiments, salles de spectacle et de cinéma, orgues d'églises... L'intégralité des villages fleuris de la région, musées, faune locale, prises de vues touristiques, Bernard Naegelen a photographié « l'Alsace colorée, celle des traditions », dans l'idée de pérenniser un peu de sa culture vernaculaire. Certaines de ces images témoignent en effet d'activités ou de paysages appartenant désormais au passé. Il a en outre déjà réalisé une quinzaine d'ouvrages consacrés à l'Alsace, dont l'un a été écrit par François Loos.

Très figuratif, passionné de peinture, Bernard s'est investi corps et âme dans l'art de photographier l'Alsace, « le Haut-Rhin et le Bas-Rhin sans distinction. C'est l'Alsace telle que je l'ai toujours vue. Même Yann Arthus-Bertrand m'a dit que j'avais à disposition un sujet énorme, malgré le fait qu'il n'y ait que deux départements ». Quitte à dormir dans sa voiture pour saisir un rayon de soleil sur un alignement de toitures. « Il fallait y aller au bon moment. Je connais les villages par rapport au soleil ». Son épouse Virginie, qui l'accompagnait ce lundi à Colmar depuis Avignon où le couple vit désormais, précise qu'il reconnaît même les villages grâce à leurs clochers...

Ce fonds à l'intérêt patrimonial indéniable est à présent à disposition du conseil départemental, qui rendra hommage au photographe en lui consacrant une exposition dans ses murs au mois d'octobre prochain. Le visiteur pourra également y découvrir des peintures de Bernard Naegelen. Et s'il a fait don de ces vingt cartons de déménagement remplis d'images classées avec précision au Département, c'est tout simplement parce que son coeur est resté en Alsace.
Nicolas Pinot

 

 
 

 

Le surtourisme est-il une fatalité ?

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:19:12

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Le surtourisme est-il une fatalité ?
 

 
Un paquebot géant dans la lagune de Venise, en Italie. En principe, ces derniers devraient à partir de cette année accoster dans le port voisin de Marghera et ne plus s'approcher de la cité. Photo Domaine public /Pixabay
Le sujet est devenu tellement sensible que l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) lui a consacré plusieurs rapports. Comment accueillir toujours plus de touristes sans y perdre son âme ? Pour nombre de destinations, c'est devenu un véritable casse-tête.

Le cas de Venise est le plus emblématique - et sans doute aussi le plus ancien. Chaque année, près de 30 millions de visiteurs arpentent la Cité des Doges, dont les 55 000 habitants du centre-ville n'en peuvent plus. En quarante ans, la moitié des habitants du centre de Venise ont disparu. Et comme si ça ne suffisait pas, les vagues provoquées par les paquebots géants fragilisent les fondations de la Sérénissime, déjà menacée d'engloutissement.
Risque de « muséification »

Venise, Barcelone, Dubrovnik, Lisbonne, Amsterdam, Salzbourg, Reykjavik... La liste des villes confrontées au problème du « surtourisme » ne cesse de s'allonger. Les symptômes varient, mais sont souvent similaires : infrastructures saturées, métamorphose du tissu commercial, dégradations et incivilités, hausse des prix et flambée des loyers. Pourquoi louer à une famille, alors que louer à des touristes rapporte trois fois plus ?

Et c'est compter sans un phénomène plus impalpable : la perte d'authenticité, déplorée aussi bien par les touristes que par des habitants qui n'hésitent plus à mener la fronde. « Tourist go home » (« Touriste, rentre chez toi ») fait partie des slogans qui ont fleuri ces dernières années sur les murs de Barcelone. Dans un sondage réalisé en 2017, les habitants de la cité catalane l'avaient même désigné comme le problème majeur de la ville, devant le chômage ou l'insécurité.
Trop de touristestue le tourisme

Conscientes du ras-le-bol de leurs administrés - et probablement surtout du risque de tuer la poule aux oeufs d'or - les autorités locales tentent d'enrayer le phénomène. Et à défaut de recette universelle, chacun y va de ses petites mesures. Cette semaine, Venise vient par exemple d'inaugurer une taxe frappant tous les visiteurs, y compris les croisiéristes. Les recettes (estimées entre 40 et 50 MEUR) serviront à nettoyer la ville.

Autre stratégie : l'introduction de numerus clausus à l'entrée des sites les plus fréquentés. C'est la solution retenue pour le parc Güell à Barcelone (par ailleurs devenu payant), le centre-ville de Dubrovnik en Croatie, le Cinque Terre en Italie ou l'île de Santorin en Grèce. À Amsterdam, la municipalité a prévu d'interdire les visites guidées du Quartier rouge à partir de l'année prochaine.

Pour le marché aux fleurs de la ville, il est trop tard : écoeuré par la marée de touristes qui dissuadent sa clientèle de s'approcher, entouré d'échoppes vendant quelques bulbes pour la forme et surtout beaucoup de souvenirs, le dernier vrai fleuriste du Bloemenmarkt a prévu de déménager un peu plus loin.
J-M. L.

 

 
 

 

Européennes : record de listes

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:27:46

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Européennes : record de listes
 

 
Le Parlement de Strasbourg convoité par 2 607 candidats répartis sur 33 listes. PHOTO DNA - JF Badias
Les panneaux électoraux seront donc encombrés : 33 listes déposées au ministère de l'Intérieur, c'est 13 de plus qu'en 1999 (20), dernière élection européenne à échelle nationale. Cela ne signifie pas 33 piles sur les tables des bureaux de vote des 34 875 communes de France. En 1999, sept listes n'avaient pas déposé le moindre bulletin et trois avaient zappé plusieurs départements.

Question de budget : il n'est pas évident de réunir les 800 000 euros nécessaires pour les bulletins, enveloppes, professions de foi, affiches réglementaires... Sachant que le remboursement n'intervient qu'à partir de 3 % des suffrages exprimés.

Cette offre très variée dépeint le paysage tel qu'il a été chamboulé en 2017 en y ajoutant trois touches de... jaune fluo, une palette souverainiste large et nuancée et des teintes exotiques. Ont en effet surgi des listes catégorielles qui vont du féminisme à l'animaliste en passant par le royalisme, l'esperanto ou le jeunisme (une liste composée de moins de 30 ans).
Macron- Le Pen : on refait le match ?

La campagne va donc pouvoir commencer et elle sera déterminante comme toujours lors de ce scrutin. À trois semaines du vote, les sondages annoncent un match au sommet, dans la tranche 20-25 % entre la liste Renaissance de la majorité présidentielle et celle du Rassemblement national qui porte le nom de Le Pen dans son intitulé. On peut qualifier les deux de sortants : l'alliance LREM-Modem élargie a tout raflé en 2017 et en 2014 le FN, devenu RN, remporta haut la main les européennes (24,8 %). Vote utile de la base électorale du président ou vote utile anti-Macron pour le RN ? Après six mois de crise sociale, ce sera une clé du scrutin et donc le premier test pour l'exécutif qui vient d'aligner mesures, réformes et quand même 17 milliards pour redonner du pouvoir d'achat et de la confiance aux Français.
Droite en embuscade

Revigorée par des sondages favorables (entre 13 % et 15 %) à son candidat neuf François-Xavier Bellamy, la droite (sans l'UDI, qui prend le risque de la solitude), espère récupérer des électeurs tentés par le « macronisme » et éviter des fuites vers le RN.

Le parti lepéniste est concurrencé sur le créneau souverainiste par les anciens candidats à la présidentielle Nicolas Dupont-Aignan, François Asselineau (Frexit) ou encore son ex-numéro 2 Florian Philippot.
Puzzle à gauche

Comme prévu, la gauche avance en ordre dispersé. L'addition des listes de ce camp peut monter assez haut. Mais qui sera le mieux placé pour tenter de rabibocher après le 26 mai ? Les Insoumis et les écologistes donnés au coude à coude (8-9 %), visent des scores plus près de 15 % que de 5 %.

Pour le parti de Jean-Luc Mélenchon, qui ambitionne de rebâtir une gauche autour de lui, un score divisé par deux par rapport à 2017 (19,6 %) serait un revers. Plus modestes, les frères ennemis d'un socialisme encore en réanimation, le PS officiel mené par Raphaël Glucksmann et l'ancien candidat à la présidentielle Benoît Hamon qui a fondé son parti, espèrent franchir le seuil des 5 % afin d'obtenir des élus. Les communistes jouent gros financièrement et politiquement : un très faible score invaliderait la stratégie de mésalliance avec les Insoumis.
L'abstention, un point central

Dans cette foire à 33 listes, la dispersion est un risque pour tout le monde. Au moins, l'électeur ne pourra par arguer qu'il n'avait pas le choix. Reste à savoir si cette profusion favorisera la participation. Aux élections européennes, l'abstention est majoritaire depuis maintenant 30 ans à l'exception de 1994, l'année de la liste Bernard Tapie (53 % de participation).

Au vu du niveau de défiance du politique mis en lumière par la crise des gilets jaunes, le taux d'abstention sera un indicateur sur l'état du pays, tout autant que sur l'intérêt porté par les citoyens à l'Union européenne où se décide pourtant en grande partie leur avenir. L'abstention conditionnera aussi les résultats des uns et des autres.
Pascal JALABERT

 

 
 

 

L'Académie transfrontalière des risques est sur les rails

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:04:23

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Région trinationale
L'Académie transfrontalière des risques est sur les rails
Portée par le Service d'incendie et de secours 67, cette Académie réunit scientifiques, décideurs, entreprises et secours à l'échelle du Rhin supérieur. Leur mission : la prévention et la sécurité civile dans un environnement changeant.
 

 
Regroupant universitaires, assureurs, acteurs du secours et secteur privé suisses, allemands et français, l'Académie transfrontalière des risques planchera notamment sur les risques associés aux nouveaux modes de construction, dont les immeubles en bois de très grande hauteur.
Compétent sur le Rhin, le Service départemental d'incendie et de secours du Bas-Rhin (SDIS 67) a déjà mené deux actions en matière d'intervention et de formation sur le fleuve. Il copilote avec les Allemands le bateau-pompe Europa 1 qui couvre une zone allant de Marckolsheim à Karlsruhe, et gère le centre rhénan d'entraînement à la maîtrise des risques fluviaux à bord du bateau école Regina Rheni.
« Une vision européenne de la sécurité civile »

Le SDIS 67 vient de franchir une nouvelle étape de cette coopération avec le lancement il y a quelques mois de l'Académie transfrontalière des risques. « L'objectif est de combler deux lacunes constatées dans l'espace trinational du Rhin : l'absence de banque de données utiles aux acteurs du secours et d'un réseau d'experts », explique le contrôleur général Alain Gaudon, directeur du SDIS.

Le premier tour de table a réuni quelque 70 personnes issues du secteur privé (ABB, ES, BASF), de l'université (Eurocor, Universités de Bâle, Fribourg et l'Institut de technologie de Karlsruhe), de grandes écoles, d'associations, d'une fédération d'assurances, d'établissements publics (VNF) et d'administrations déconcentrées. « La recherche doit permettre aux secours de s'adapter au mieux aux évolutions de notre société et aux technologies nouvelles », résume Alain Gaudon.

Quinze groupes de travail ont déjà été constitués en fonction de la demande des partenaires. « Nous allons étudier des sujets qui seront à l'ordre du jour demain et l'Académie se régénérera naturellement », précise le lieutenant-colonel Alex Roth, responsable du Pôle de l'analyse des risques et de l'organisation des secours du SDIS 67 et chargé de mission pour l'Académie.
Volontariat, gratuité et protection des données

Parmi les risques technologiques citons les nanoparticules, le black-out à grande échelle et le risque amiante, ravivé lors de l'explosion du silo à grains de Silostra Silorins à Strasbourg. Les grands entrepôts feront aussi l'objet d'étude, comme les risques pandémiques et des laboratoires à haut niveau de sécurité biologique.

L'intelligence artificielle et la réalité augmentée ne seront pas oubliées, ainsi que les risques liés au développement durable, dont les risques agricoles et la géothermie profonde. Les risques sociologiques seront également observés à la loupe : mouvements de foule, acceptabilité des risques, évaluation financière du sauvetage.

« Cette Académie, qui se rapproche d'un atelier de recherche et de documentation, prend tout son sens à une époque qui demande des relations humaines et une vision européenne des risques et de la sécurité civile », observe Thierry Carbiener, président du conseil d'administration du SDIS 67, en remarquant qu'elle s'inscrit pleinement dans la dimension transfrontalière de la Collectivité européenne d'Alsace.

L'Académie, dont la structure juridique reste à construire, fonctionnera selon trois principes : le volontariat, la gratuité et la protection des données.
Le siège de l'académie sera installé à Wolfisheim

Son siège se situera d'ici la fin de l'année à la direction du SDIS 67 à Wolfisheim qui envisage d'aménager un centre de documentation, une salle multimédia et un laboratoire de langues. Elle aura vocation à s'étendre à l'échelle du Grand Est et à accueillir des doctorants et des experts volontaires. Au SDIS 67, la coopération prend sa source dans le Rhin.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Affaire Benalla : le général Lavergne quitte l'Élysée

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:28:43

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Affaire Benalla : le général Lavergne quitte l'Élysée
 

 
Le général Lionel Lavergne. Photo ALAIN JOCARD/AFP
Le général Lionel Lavergne, mis en cause par le Sénat dans un rapport sur l'affaire Benalla, va quitter ses fonctions de chef du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), selon un arrêté publié samedi au Journal officiel.

En mars, le Sénat avait saisi la justice des cas de trois collaborateurs du président Emmanuel Macron, dont le général Lavergne, auditionnés par la Haute Assemblée dans le cadre de l'affaire Alexandre Benalla, du nom de cet ancien chargé de mission auprès du chef de l'État accusé d'avoir brutalisé des manifestants lors de la journée du 1er mai 2018 à Paris.
Deux enquêtes préliminaires

La commission d'enquête du Sénat avait pointé dans un rapport accablant les « incohérences et contradictions » de M. Lavergne, mais également du directeur de cabinet du chef de l'État Patrick Strzoda et du secrétaire général de l'Élysée Alexis Kohler, au cours de leurs auditions.

À la suite du signalement par le Sénat, le parquet de Paris a ouvert début avril deux enquêtes préliminaires, dont une pour « faux témoignages ».

« Le départ de M. Lavergne intervient dans le déroulement normal de sa carrière, indique l'Élysée. Il bénéficie d'une promotion puisqu'il a été nommé adjoint au directeur des opérations de la gendarmerie nationale ».

En poste depuis avril 2017, le général Lavergne sera remplacé, « à compter du 18 mai », par le colonel de gendarmerie Benoît Ferrand. Ce dernier est issu du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), dont il a été le commandant en second.

 

 
 

 

mulhouse - Mosquée An-Nour : l'espoir d'ouvrir

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:17:08

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mulhouse - Mosquée An-Nour : l'espoir d'ouvrir
 

 
Dans l'espace dédié à la mosquée, Embarek Guerdam, imam du centre An-Nour et Nasser El Kady, président, sur la mezzanine réservée aux femmes. Le lustre monumental est en cours d'installation. Photo L'Alsace
UN LONG CHEMIN. L'Amal (Association des musulmans d'Alsace) commence à voir le bout du tunnel. La mosquée du centre An-Nour (la lumière en arabe) doit ouvrir ses portes dans les prochaines semaines, dans le centre cultuel situé à l'entrée de Mulhouse, derrière le cinéma Kinepolis. Les responsables de l'Amal espèrent que cette étape symbolique aura lieu avant la fin du ramadan, la commission de sécurité est attendue le 22 mai (lire en encadré). L'autre partie cultuelle, le centre funéraire installé au sous-sol, est aussi quasiment prête.

2300 FIDÈLES. Avec une capacité d'accueil de 2300 fidèles, la grande mosquée de Mulhouse sera la plus importante d'Alsace (la salle de prière des hommes au rez-de-chaussée est d'une surface de 900 m², la mezzanine réservée aux femmes mesure 450 m²). En attendant l'ouverture d'un autre projet d'envergure, la mosquée Eyyûb Sultan à Strasbourg (3000 fidèles), dont la mise en service est prévue en 2021 ou 2022.

La partie cultuelle du centre An-Nour est située à droite du bâtiment, l'entrée s'effectue par la rue d'Illzach. Le second oeuvre est en voie d'achèvement, les finitions et l'arrivée du mobilier suivront. Ces jours-ci, une entreprise est en train de procéder à l'installation du lustre monumental (3 tonnes, 10 mètres de diamètre et 5 mètres de hauteur) fabriqué en Turquie. « On n'a pas trouvé d'entreprise locale », indique le président d'Amal, Nasser El Kady. Pour la suite, l'avancement du chantier dépend des rentrées d'argent.

DONS DE L'ÉTRANGER BLOQUÉS. « Si nous pouvons à nouveau percevoir des dons de l'étranger, les travaux seront achevés fin 2019, poursuit le président. Mais actuellement, nous nous heurtons à la frilosité des banques, alors que ces dons du Qatar et du Koweït se font en toute transparence, avec une traçabilité, un contrôle des autorités... »

L'Amal n'a jamais caché percevoir des sommes importantes de l'étranger, grâce à la zakat (aumône obligatoire) de personnes fortunées, collectée par des organismes spécialisés. « Nous ne nous interdisons aucune aide qui s'inscrit dans le cadre légal, y compris les dons de l'étranger, tout en n'acceptant aucune ingérence dans nos activités cultuelles et notre lecture de l'islam », déclarait l'ancien président de l'association, Mahfoud Zaoui en 2016 à L'Alsace (voir notre édition du 6 juillet 2016).

« Nous avons touché environ 14 MEUR en provenance du Qatar, précise Nasser El Kady. Pourquoi devrait-on s'en priver ? Pour un club de foot, ça ne pose pas autant de problème... Depuis plus d'un an, des dons de l'étranger sont bloqués. Et si la situation n'évolue pas, nous serons dans l'obligation d'arrêter le chantier au sous-sol. »

 

Le projet a évolué d'ailleurs. Il n'est plus question d'ouvrir un supermarché et un salon de coiffure. « Il y a suffisamment de commerces à proximité. » L'espace libéré sera dédié à une salle de fitness. Autres éléments de cette partie dédiée au bien-être : une piscine (bassin de 25 m), équipée d'un spa, sauna et hamam et une salle de musculation. Le sous-sol doit aussi accueillir le parking de 95 places.
ESPACE CULTUREL. Le centre An-Nour ambitionne d'être la vitrine des musulmans de la région et un lieu ouvert sur l'extérieur, pour tous les habitants. Le couloir du rez-de-chaussée, qui fait une centaine de mètres de long sur quatre de large, accueillera régulièrement des expositions. Autre équipement au rez-de-chaussée : une salle polyvalente de 350 m² (dotée d'une cuisine de collectivité tout équipée) qu'on pourra louer pour des séminaires, conférences, spectacles, fêtes familiales... Juste à côté, un espace restaurant (75 m²) avec une terrasse côté sud-est.

 

PROJET ÉDUCATIF. L'autre gros projet du centre est l'ouverture d'un collège. « Ce sera un établissement sous contrat, sur le même modèle que les établissements privés confessionnels, indique Nasser El Kady. On projette d'ouvrir les deux premières sections de 6 e  à la rentrée 2020. »

« OUVERT À TOUS LES CITOYENS ». À l'approche des municipales, l'ouverture prochaine de la grande mosquée de Mulhouse fait déjà couler de l'encre, d'autant que l'Amal est citée dans l'ouvrage Qatar Papers de Georges Mabrunot et Christian Chesnot (voir notre édition du 11 avril). Le mouvement d'extrême droite Génération identitaire a déjà distribué des tracts dans les boîtes aux lettres.

Embarek Guerdam, l'imam du centre An-Nour, invite chacun à passer la porte. « Je ne peux que me féliciter que la communauté musulmane continue à croire et à financer ce projet, je souhaite que ce bâtiment soit à la hauteur des enjeux et des attentes de la ville, que ce centre contribuera à la construction de la paix et du vivre ensemble. Ce lieu est ouvert à tous les citoyens, quelle que soit leur confession. Nous sommes ouverts à la rencontre, au dialogue, à l'échange, dans le respect de la liberté qui permet à chacun de vivre sa foi, dans le respect de l'ordre public et des lois de la République. »

Textes : Frédérique MEICHLERPhotos : Darek SZUSTER
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[Cliquer et glisser pour déplacer] fermeture de classes - «La ville a pris le pouvoir en France »

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:07:17

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fermeture de classes - «La ville a pris le pouvoir en France »
 

 
Ils se sentent « tous concernés » : les fermetures de classes dans le secteur rural de Neuf-Brisach ont mobilisé hier les élus de Rummersheim, Fessenheim, Heiteren, Hettenschlag, Appenwihr, Volgelsheim, Biesheim, Obersaasheim, Geiswasser, Nambsheim, Weckolsheim, Neuf-Brisach et même de la commune allemande de Breisach. Photo DNA/Laurent Habersetzer
Face aux fermetures de classe annoncées pour la rentrée prochaine dans le secteur de Neuf-Brisach (notre édition du 2 mai), les campagnes se rebiffent. À la manière des gilets jaunes, les braseros en moins, élus et parents d'élèves ont donné de la voix, ce samedi matin 4 mai sur le rond-point de Weckolsheim pour « éveiller les consciences de l'inspection académique et de l'Éducation nationale », espérait dans son discours Céline Meyer, représentante des parents d'élèves.
Casse de la ruralité

Sur le rond-point, le nombre impressionnant d'écharpes tricolores (on en a compté près d'une vingtaine) qui se passaient le micro matérialise la colère des élus face à ce que Catherine Troendlé, sénatrice du Haut-Rhin, appelle « la casse de la ruralité ». Un transfert des moyens « des zones rurales vers les villes » que le député Éric Straumann observe partout car « malheureusement, aujourd'hui en France, la ville a pris le pouvoir et les zones rurales sont oubliées ».
Égalité des chances ?

Inquiets de perdre leur école ou de la voir réduite à des classes à « quatre niveaux avec 30 élèves » , comme à Geiswasser/Nambsheim, les élus locaux se demandaient hier, à l'image de Betty Muller (maire de Geiswasser), où était l'égalité des chances dans ces conditions.
Qui va payer ?

Ceux qui, comme la maire de Weckolsheim, Arlette Bradat, garderont une école, craignent une explosion des coûts de transport : « L'inspection veut faire de Weckolsheim un site bilingue. Les monolingues iraient tous à Wolfgantzen. Mais je ne peux pas prendre en charge un transport des enfants monolingues à Wolfgantzen. Ce n'est pas possible financièrement, je paie déjà 20 000 euros de transport pour le périscolaire dans le cadre de l'actuel RPI. »

La Région Grand Est a bien voté cette année « la prise en charge du transport en primaire », explique Claudine Ganter, conseillère régionale, mais la mesure est toute fraîche et n'a pas encore produit ses effets.
Bilinguisme en question

Une forte délégation d'élus régionaux (Claudine Ganter, Martine Laemlin, Françoise Boog et Christian Zimmermann) ont mis l'accent sur le cas particulier de Neuf-Brisach, où la classe bilingue doit fermer. « Nos enfants seront envoyés dans trois villages : Volgelsheim, Weckolsheim ou Algolsheim. Et si on n'a pas la possibilité de se déplacer, ils doivent arrêter le bilingue et puis c'est tout » résume Élodie Pfifferling, représentante des parents d'élèves de Neuf-Brisach. Une mesure incompréhensible à « cinq kilomètres de la frontière » juge Éric Straumann, très offensif sur le sujet, tandis que les conseillères régionales Claudine Ganter, Martine Laemlin et Françoise Boog rappelaient les engagements de l'État en termes de bilinguisme dans le cadre de la convention tripartite signée en 2018. « Si on ne forme pas au bilinguisme en primaire, comment voulez-vous qu'on ait des Abibac au lycée » demande Claudine Ganter.

Le ministre de l'Éducation a été « personnellement interpellé sur la question » par Éric Straumann. « C'était il y a trois semaines, je n'ai toujours pas de réponse ».
Marie-Lise PERRIN P LUS WEB Voir aussi les vidéos sur notre site internet: www.lalsace.fr

 

 
 

 

Fermetures de classes : la révolte des maires ruraux

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:09:05

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Fermetures de classes :

la révolte des maires ruraux

 

Plus d'une vingtaine d'élus, venus du secteur de Neuf-Brisach à Fessenheim, ont occupé le rond-point de Weckolsheim hier pour protester contre la carte scolaire. Photo DNA/Laurent Habersetzer

Pas de gilets jaunes, hier sur le rond-point de Weckolsheim, mais une flopée d'écharpes tricolores d'élus en colère contre les fermetures annoncées pour la rentrée prochaine dans le secteur de Neuf-Brisach. Une véritable « casse de la ruralité » jugeait la sénatrice Catherine Troendlé, tandis qu'Eric Straumann, député de Colmar-Est, enjoignait Emmanuel Macron à passer de « la parole aux actes » en termes de bilinguisme. La fermeture prévue de la classe bilingue de Neuf-Brisach, « à cinq kilomètres de la frontière » est « incompréhensible » pour le député, qui rappelle que le président s'était engagé à défendre l'enseignement de l'allemand dans son discours d'Aix-la-Chapelle en janvier dernier.

 

 

 

 

Martial REHEISSER

Directeur de la Communication

Auprès du Cabinet de la Présidente

 

Tel. : 03 89 30 60 70

Port. : 06 30 52 37 63

Email : reheisser@haut-rhin.fr

   

 

education et bilinguisme - «Monsieur le président, passez aux actes !»

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:08:05

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education et bilinguisme - «Monsieur le président, passez aux actes !»
 

 
Si les fermetures de classes en zones rurales sont un fait national, le bilinguisme est un particularisme local que le président s'est engagé à respecter, résumait hier Éric Straumann, particulièrement offensif sur le sujet. « Le 22 janvier à Aix-la-Chapelle, Emmanuel Macron a fait tout un discours sur l'enseignement de l'allemand. Qu'il traduise ses discours en actes car en pratique, il n'y a rien. Ces fermetures de classes bilingues entrent en contradiction, avec les discours nationaux. »

 

 
 

 

Municipales 2020 : un an avant (2/3) Région de Guebwiller : le grand chambardement ?

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:13:45

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Municipales 2020 : un an avant (2/3)
Région de Guebwiller : le grand chambardement ?
Près d'un tiers des 19 maires de la Communauté de communes de la région de Guebwiller (CCRG) ne se représentera pas. En 2020, le paysage local sera sérieusement modifié. État des lieux à moins d'un an de l'échéance.
 

 
Si Francis Kleitz (Guebwiller), Roland Martin (Wuenheim) et Marc Jung (Issenheim) devraient repartir, Alain Grappe (Orschwihr) et Fernand Doll (Buhl) ont annoncé qu'ils ne se représenteraient pas. Quant à Alain Diot, on ignore s'il figurera sur la liste de Marcello Rotolo (Soultz).
Le président de la CCRG lui-même nous avait quelque peu devancé en annonçant dans une interview parue au mois de mars (*) qu' « au moins sept maires sur 19 ne repartiraient pas aux prochaines élections » Il avait raison sur toute la ligne. Ou presque...
Ils devraient y retourner

? André Welty (Bergholtz-Zell) Lors de l'élection partielle du mois de décembre 2018, le maire avait expliqué que la nouvelle équipe devrait être celle qui se présentera en 2020.

? Marc Jung (Issenheim) Le président de la CCRG ne fait pas mystère de sa volonté de continuer à oeuvrer au sein de l'intercommunalité. Ce qui fait de lui un candidat déclaré à la mairie d'Issenheim.

? Francis Kleitz (Guebwiller) Celui qui est aussi conseiller régional dit ne pas encore avoir pris sa décision. « J'ai mis ma vie professionnelle entre parenthèses ces dernières années. Il faut que je pèse bien le pour et le contre pour la suite. » Cela dit, avec les grands chantiers engagés, il serait surprenant que le maire ne sollicite pas un nouveau mandat.

? Guy Habecker (Jungholtz) « Ma décision n'est pas encore arrêtée, cela dépendra entièrement de l'équipe. Si dix sur 15 me disent qu'ils veulent arrêter, j'arrête aussi. Si une majorité repart, en principe, je repartirai aussi. »

? Jean-Jacques Fischer (Lautenbach-Zell/Sengern) Élu en 2017 après la démission de Richard Gall, Jean-Jacques Fischer ne cache pas sa volonté de repartir pour un tour : « Il y a encore des projets à concrétiser. Si mon équipe repart, bien sûr, j'y retourne. »

? Alain Furstenberger (Rimbach) « Sur le principe, c'est oui. Ensuite pour les petites communes, c'est toujours la même question. Il faut trouver des gens motivés. À ce jour il manque quatre personnes. J'ai bon espoir de les trouver. »

? Marcello Rotolo (Soultz) Le suspense est inexistant. Si Denis Meyer a démissionné en début d'année, c'est bien pour mettre le pied à l'étrier à son jeune adjoint Marcello Rotolo. Lequel sera attendu au tournant (lire ci-contre).

? Roland Martin (Wuenheim) Sur le principe, le vice-président de la CCRG, maire depuis 2000, est partant. « J'attends encore de faire le point avec mon équipe. S'ils sont d'accord, ce sera oui. Il y a encore de gros chantiers à mener comme celui du RPI (regroupement pédagogique intercommunal) ».
Ils y réfléchissent

? Joseph Weissbart (Hartmannswiller) « Je n'en sais tout simplement rien. Avec les moyens d'aujourd'hui, être maire d'une petite commune n'est pas facile, tout le monde le sait. Et puis c'est un travail d'équipe. Pour l'instant, il n'y a que quatre conseillers sur 14 qui sont prêts à repartir... C'est peu. »

? Maurice Kech (Linthal) Le maire dit ne pas encore avoir arrêté sa décision. « De toute façon, j'en réserve la primeur au conseil municipal ».

? Patrice Fluck (Merxheim) Il devait arrêter, mais la décision est suspendue à l'émergence d'un successeur (lire ci-dessous).

? Angélique Muller (Rimbach-Zell) Décision difficile à prendre : « La fonction est très intéressante mais aussi très prenante. Mener de front vies professionnelle, familiale et publique n'est pas aisé. Si une personne motivée voulait prendre la suite, je lui céderai probablement la place. Sinon, on verra... »

? Jean-Paul-Diringer (Soultzmatt-Wintzfelden) Le doyen des maires du secteur le restera-t-il ? Maire depuis 1983 (six mandats), Jean-Paul Diringer ne dérogera pas à la règle qu'il s'est fixée voici 36 ans : « J'annoncerai ma décision à mes administrés lors de la cérémonie des voeux du Nouvel an. » Suspense...
Ils devraient arrêter

? Nella Wagner (Bergholtz) Son souhait de s'arrêter après deux mandats était connu. Personne n'a encore fait connaître sa candidature à prendre la suite.

? Fernand Doll (Buhl) Ce n'est une surprise pour personne : Fernand Doll ne sollicitera pas de troisième mandat. Dans son camp, Yves Coquelle semble tenir la corde pour la suite. Francis Kohler apparaît comme leader naturel de l'opposition.

? Christine Maranzana (Lautenbach-Schweighouse) La première vice-présidente de la CCRG n'a pu être jointe mais elle a de longue date annoncé qu'elle ne repartirait pas (source Marc Jung). Danielle Fuchs pourrait mener la majorité actuelle lors la prochaine campagne. Dans l'opposition, Bruno Peyrelon dit ne pas encore avoir décidé s'il se représentait.

? René Gross (Murbach) Après quatre mandats de maire René Gross souhaite informer « personnellement [son] équipe » de sa décision. Ce sera ce mois-ci lors de la réunion de conseil municipal. Il devrait arrêter, comme l'avait annoncé Marc Jung.

? Jean-Marie Reymann (Raedersheim) Marc Jung a vendu la mèche en mettant M. Reymann sur la liste de ceux qui ne se représenteront pas. Mais... « Nous en avons encore parlé avec mes adjoints lundi. Ils m'ont convaincu d'attendre un peu avant de prendre une décision définitive. Il y a encore une incertitude », raconte le maire de Raedersheim. Du coup, on attendra l'automne pour être sûr.

? Alain Grappe (Orschwihr) C'était attendu : Alain Grappe ne repart pas. « J'avais pris la décision dès 2014. J'aurais 72 ans en 2020. D'autres ont de bonnes idées, je leur laisse la place. D'autant plus qu'il y a des candidats à Orschwihr, je ne suis pas inquiet. »

M. Grappe devait aussi quitter son siège de conseiller départemental. Ce ne sera peut-être pas le cas : « J'avais prévu de tout arrêter d'un coup, mais avec l'arrivée de la Collectivité européenne d'Alsace, il y a des chantiers à terminer. »
Mathieu PFEFFER (*) Notre édition du 21 mars : Alain Grappe (Orschwihr), Fernand Doll (Buhl), Christine Maranzana (Lautenbach-Schweighouse), Patrice Fluck (Merxheim), Nella Wagner (Bergholtz), Jean-Marie Reymann (Raedersheim), René Gross (Murbach).

(*) Notre édition du 21 mars : Alain Grappe (Orschwihr), Fernand Doll (Buhl), Christine Maranzana (Lautenbach-Schweighouse), Patrice Fluck (Merxheim), Nella Wagner (Bergholtz), Jean-Marie Reymann (Raedersheim), René Gross (Murbach).

 
 

 

Guebwiller :qui contre Kleitz ?

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:15:18

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Guebwiller : qui contre Kleitz ?
 

 
Si Francis Kleitz n'a pas encore dévoilé ses intentions, il est très probable qu'il briguera un deuxième mandat à la mairie de Guebwiller. Mais face à qui ?

En 2014, cinq listes étaient sur la ligne de départ : celle du maire sortant Denis Rebmann, de Francis Kleitz, de William Pralong, d'Anne Dehestru et de Christian Haby. Au second tour, les listes Kleitz, Pralong et Dehestru avaient fusionné et s'étaient imposées de 20 voix devant la liste Rebmann.

Francis Kleitz devrait pouvoir s'appuyer sur l'ossature de son équipe actuelle. Du côté de l'opposition, c'est Christian Facchin qui prendra la tête des opérations. A priori en s'alliant avec les Verts, comme en 2014. Pendant le mandat, une autre liste d'opposition s'est formée avec cinq conseillers dissidents. Ils ne sont aujourd'hui plus que trois. Et de ces trois-là, seul Martial Singer semble prêt à repartir. Il est en discussion avec le conseiller régional Grégory Stich (ex-RN, aujourd'hui DVD) pour monter une équipe.

Enfin, le Rassemblement National constituera-t-il une liste ? C'est en tout cas la - lourde - tâche qu'a confiée son comité départemental à Serge Bank-Maurer.

 

 
 

 

 

 

Les anciens maires du Haut-Rhin se réunissent

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:23:44

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Les anciens maires du Haut-Rhin se réunissent
 

 
Président de l'Amicale des anciens maires du Haut-Rhin, qui compte une centaine de membres, Pierre Husser, maire honoraire d'Eguisheim, a convié les anciens maires une assemblée générale au palais de la Régence à Ensisheim.

L'occasion pour une quarantaine d'anciens élus et de leurs conjoints de découvrir ce joyau de la Renaissance alsacienne après de longs mois de travaux de rénovation. Maire d'Ensisheim et vice-président du conseil départemental, Michel Habig a accueilli ses anciens collègues en leur présentant l'histoire de la ville, « du mésolithique à la potasse » (et même au-delà). Il leur a proposé des visites de groupes et évoqué la politique de la ville dans le domaine de l'enfance, la vie associative et le développement économique, avec notamment la création de quelque 600 emplois dans la nouvelle zone industrielle de la plaine d'Alsace.

Présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert a aussi parlé d'histoire, mais d'histoire contemporaine, présentant le projet de constitution de la collectivité européenne d'Alsace, « cousue main pour l'Alsace, trait d'union entre la France et l'Allemagne. Il s'agit d'une première étape. On veut beaucoup plus ».

Maire de Houssen et président de l'Association des maires du Haut-Rhin, Christian Klinger a évoqué quelques chantiers en cours : les objectifs de la décentralisation, les contributions au fonctionnement du Sdis (Service départemental d'incendie et de secours) ainsi que les prochaines échéances électorales, européennes et municipales.

Après la partie purement statutaire, les rapports des commissions « fêtes et cérémonies » et « voyages et sortie annuelle » ont été abondamment illustrés par des diaporamas qui ont fait revivre ces moments de convivialité et de culture. Ce qui a permis à Pierre Husser de conclure : « Le comité fait beaucoup d'efforts pour animer l'amicale », en présentant les prochaines manifestations.
Jean-Marie SCHREIBER

 

 
 

 

Les anciens maires du Haut-Rhin se réunissent

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:00:49

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Les anciens maires du Haut-Rhin se réunissent
 

 
Président de l'Amicale des anciens maires du Haut-Rhin, qui compte une centaine de membres, Pierre Husser, maire honoraire d'Eguisheim, a convié les anciens maires une assemblée générale au palais de la Régence à Ensisheim.

L'occasion pour une quarantaine d'anciens élus et de leurs conjoints de découvrir ce joyau de la Renaissance alsacienne après de longs mois de travaux de rénovation. Maire d'Ensisheim et vice-président du conseil départemental, Michel Habig a accueilli ses anciens collègues en leur présentant l'histoire de la ville, « du mésolithique à la potasse » (et même au-delà). Il leur a proposé des visites de groupes et évoqué la politique de la ville dans le domaine de l'enfance, la vie associative et le développement économique, avec notamment la création de quelque 600 emplois dans la nouvelle zone industrielle de la plaine d'Alsace.

Présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert a aussi parlé d'histoire, mais d'histoire contemporaine, présentant le projet de constitution de la collectivité européenne d'Alsace, « cousue main pour l'Alsace, trait d'union entre la France et l'Allemagne. Il s'agit d'une première étape. On veut beaucoup plus ».

Maire de Houssen et président de l'Association des maires du Haut-Rhin, Christian Klinger a évoqué quelques chantiers en cours : les objectifs de la décentralisation, les contributions au fonctionnement du Sdis (Service départemental d'incendie et de secours) ainsi que les prochaines échéances électorales, européennes et municipales.

Après la partie purement statutaire, les rapports des commissions « fêtes et cérémonies » et « voyages et sortie annuelle » ont été abondamment illustrés par des diaporamas qui ont fait revivre ces moments de convivialité et de culture. Ce qui a permis à Pierre Husser de conclure : « Le comité fait beaucoup d'efforts pour animer l'amicale », en présentant les prochaines manifestations.
Jean-Marie SCHREIBER

 

 
 

 

Fernand Wieder élu maire

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:25:18

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Fernand Wieder élu maire
 

 
Deux mois et demi après le décès du maire de Muespach-le-Haut André Bohrer, le 14 février, les quinze conseillers municipaux se sont réunis vendredi soir en conseil municipal pour élire leur nouveau maire. Ils ont élu sans surprise Fernand Wieder, le premier adjoint qui conduisait la liste.
Trois adjoints

Ingénieur retraité de l'école de chimie de Mulhouse, il avait été élu en 1989 au conseil municipal et siégeait depuis, avec les responsabilités de 1er adjoint. Après une pensée émue pour son ami André Bohrer, il a remercié ses colistiers pour la confiance accordée et les a invités à travailler dans la sérénité. Le nouveau maire, Fernand Wieder, a ensuite proposé que le conseil municipal reste sur trois adjoints pour sa dernière année de mandature. « Le gros du travail a été fait et nous nous partagerons les tâches. » La proposition a été acceptée par vote.

Puis, la commune comptant plus de 100 habitants, le maire a proposé une liste bloquée pour les trois adjoints. Aucune autre candidature ne s'étant manifestée, les conseillers sont passés au vote. La liste a recueilli le plein de voix, soit 15 voix.

Serge Springinsfeld, entré au conseil municipal en 1989 et adjoint depuis lors, a été élu 1er adjoint. Denise Schermesser, entrée au conseil municipal en 1995 et adjointe depuis 2008, a été élue 2e adjointe ; et Fabienne Rey, élue au conseil municipal en 2014 et adjointe depuis lors, a été élue 3e adjointe.
Clément HEINIS

 

 
 

 

Le QG des gilets jaunes réduit en cendres

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:34:11

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Le QG des gilets jaunes réduit en cendres
 

 
L'abri a été détruit, mais les gilets jaunes se disent prêts à reconstruire. Photo DNA/Ph. M.
Les sapeurs-pompiers sont intervenus vers 2 h 30 du matin, dans la nuit de vendredi à samedi. À l'aide d'une lance, ils ont éteint le feu qui a dévasté le QG des gilets jaunes implanté au rond-point de l'avenue de Lorraine et de la rue de Morat à Colmar.

Installés sur l'espace herbeux depuis le 26 décembre, les gilets jaunes se sont fendus d'un communiqué à la fibre littéraire, dénonçant « la violence qui persiste, l'ignominie et l'ignorance ». Ils promettent : « La cité de Socrate, de la résilience, de la démocratie a brûlé, on brûle l'espoir des hommes et des femmes qui veulent un monde meilleur mais une nouvelle cité naîtra de ses cendres pour un monde meilleur. »

Surmontée des drapeaux français, colmarien et alsacien, la construction de palettes et de bâches abritait notamment cuisinière, canapés, clic-clac. Certains y passaient parfois la nuit. Vendredi, des gilets jaunes sont restés sur place jusqu'à minuit. La police était sur place dès hier matin et une enquête est en cours.
« Pas la première fois... »

Les sapeurs-pompiers ont extrait du feu trois bouteilles de gaz. Le stock de bois de chauffage n'a pas été touché. « Ce n'est pas la première fois qu'on est victime d'une tentative d'incendie, déplorait hier l'un des bâtisseurs, une fois, c'est une patrouille de police qui a éteint un départ de feu. » La mairie de Colmar a demandé aux occupants du rond-point de quitter les lieux. Les gilets jaunes se disaient hier prêts à reconstruire.
Ph.M.

 

 
 

 

 

 
L'abri a été détruit, mais les gilets jaunes se disent prêts à reconstruire. Photo DNA/Ph. M.
Les sapeurs-pompiers sont intervenus vers 2 h 30 du matin, dans la nuit de vendredi à samedi. À l'aide d'une lance, ils ont éteint le feu qui a dévasté le QG des gilets jaunes implanté au rond-point de l'avenue de Lorraine et de la rue de Morat à Colmar.

Installés sur l'espace herbeux depuis le 26 décembre, les gilets jaunes se sont fendus d'un communiqué à la fibre littéraire, dénonçant « la violence qui persiste, l'ignominie et l'ignorance ». Ils promettent : « La cité de Socrate, de la résilience, de la démocratie a brûlé, on brûle l'espoir des hommes et des femmes qui veulent un monde meilleur mais une nouvelle cité naîtra de ses cendres pour un monde meilleur. »

Surmontée des drapeaux français, colmarien et alsacien, la construction de palettes et de bâches abritait notamment cuisinière, canapés, clic-clac. Certains y passaient parfois la nuit. Vendredi, des gilets jaunes sont restés sur place jusqu'à minuit. La police était sur place dès hier matin et une enquête est en cours.
« Pas la première fois... »

Les sapeurs-pompiers ont extrait du feu trois bouteilles de gaz. Le stock de bois de chauffage n'a pas été touché. « Ce n'est pas la première fois qu'on est victime d'une tentative d'incendie, déplorait hier l'un des bâtisseurs, une fois, c'est une patrouille de police qui a éteint un départ de feu. » La mairie de Colmar a demandé aux occupants du rond-point de quitter les lieux. Les gilets jaunes se disaient hier prêts à reconstruire.
Ph.M.

 

 
 

 

Ça bouge aux associations Sinclair

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:22:36

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Ça bouge aux associations Sinclair
 

 
Dans la cuisine du restaurant de l'association Sinclair à Mulhouse, le personnel suit consciencieusement les consignes. Photo L'Alsace/Darek Szuster
Les deux associations Marguerite-Sinclair et les ateliers Sinclair ont planché sur leur projet associatif commun 2018-2020. Avec comme objectif de pérenniser les acquis, continuer à se mobiliser pour la reconnaissance des droits, ouvrir de nouvelles perspectives pour les personnes en situation de déficience intellectuelle.

Le premier projet associatif de cette structure spécialisée dans la prise en charge de la personne en situation de handicap mental a été dévoilé par la présidente des associations Sinclair, Odile Fournier, et le directeur, François Eichholtzer. « Pour nous, il ne s'agit plus de faire pour, mais avec, et encore mieux ensemble. Ce projet est notre feuille de route », indique avec conviction Odile Fournier. Elle rappelle qu'il s'agit pour les associations Sinclair de passer de la notion de « une personne, une place » à une logique de parcours personnalisé avec un accueil à la carte.

Ce projet associatif a été élaboré avec l'ensemble des équipes en tenant compte des enjeux sociétaux. « Nous allons renforcer l'inclusion en milieu ouvert pour que les personnes handicapées trouvent leur place dans la société. Il nous faut être créatif pour rendre cette inclusion en monde ordinaire viable pour tout le monde. » Pour les responsables de la structure, il s'agit de mettre en place d'autres moyens afin que ces personnes puissent s'épanouir. Avec pour chacune, une prise en charge adaptée. « Le partenariat avec l'Éducation nationale va être renforcé via notre Sessad (Service d'éducation spéciale et de soins à domicile) pour les 39 jeunes accompagnés, vers plus d'autonomie », complète François Eichholtzer.
« Acquérir des compétences »

Pour la formation des personnes suivies, les associations Sinclair disposent d'un réseau d'employeurs qui accueille les stagiaires apprentis et adultes. Leur entrée dans le monde du travail va être renforcée. « Ces jeunes peuvent être une plus-value pour l'entreprise mais il est nécessaire d'expliquer clairement les consignes. Une démarche qui peut aussi se révéler bénéfique pour l'entreprise », note le directeur. Mais dans tous les cas, les responsables n'oublient pas l'essentiel : la logique de chaque parcours. « Il convient d'aider les personnes accueillies selon leurs capacités. Avec, selon le cas, plus de compétences et la possibilité de s'adapter aux nouvelles pratiques professionnelles demandées dans l'entreprise », précise François Eichholtzer.

Parmi les pistes évoquées dans ce nouveau projet associatif : la création d'une plate-forme interne de services et de prestations pour les usagers. « Il s'agit de tenir compte de leurs attentes pour leur proposer des solutions adaptées », explique la directrice
« Rester à taille humaine »

Pour Odile Fournier, il est important de « rester à taille humaine, car ce projet associatif, c'est notre identité. Nous sommes un lieu de passerelles. »

Parmi les pistes à développer, une nouvelle forme de logement dans le cadre de la rénovation du foyer de l'association avec une base communautaire et un logement indépendant à proximité. « Il nous faut imaginer ensemble un mode de vie qui leur convienne, avec des locaux adaptés. » Le projet de la parentalité reste essentiel. « Elle comptera un volet plus développé d'accompagnement de l'ensemble de la famille », indique Odile Fournier.

L'approche numérique dans la vie quotidienne est un nouvel axe de développement. « Les usages du numérique se multiplient dans tous les domaines et les personnes en situation de handicap, notamment en déficience intellectuelle, sont fragilisés par ces nouveaux usages. Il leur faut des outils », note Odile Fournier.

Les responsables n'envisagent pas de s'agrandir mais de créer des liens plus étroits avec les autres associations spécialisées, en mutualisant les compétences. « Il s'agit d'une condition essentielle de pérennisation et de développement de notre structure. À nous de mettre en avant nos savoir-faire et nos secteurs d'expertise », relève le directeur. Ce projet associatif est un défi qui doit permettre aux associations Sinclair d'évoluer en créant de nouveaux modèles d'accompagnement et d'organisation en interne et vers l'extérieur.
Sabine HARTMANN VOIR L'interview d'Odile Fournier sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

 

Des orchidées pour lutter contre le cancer

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:23:12

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Des orchidées pour lutter contre le cancer
 

 
De gauche à droite : assis, Michèle Massaferro, Chantal Langer, Norma Ermacora, Emmy Martinez et Karlo Ermacora ; debout, Francine Billand et Béatrice Gradoux. Ce sont eux qui organisent l'Opération orchidée. Photo L'Alsace/I.L.
La vente d'orchidées, organisée par la Ligue contre le cancer dans le Haut-Rhin, est vraiment une tradition de longue date. « Au moins vingt-cinq ans, c'est certain », notent les membres du comité qui organise cette opération.

Et si l'association a renoncé à sa vente de calendriers depuis l'an passé, la levée de fonds printanière et fleurie reste un rendez-vous incontournable.
Des bénévoles mobilisés du 10 au 18 mai

Une cinquantaine de bénévoles seront ainsi mobilisés du 10 au 18 mai dans des lieux de santé ou dans des supermarchés.

« Notre but est bien sûr de récolter des fonds pour nos différentes actions de lutte contre le cancer dans le Haut-Rhin. Nous soutenons la recherche, nous aidons les personnes malades et leurs proches et nous organisons des opérations de prévention, notamment dans les écoles, les centres socioculturels ou les quartiers. »

La Ligue sera le vendredi 10 et le samedi 11 mai de 9 h à 18 h dans les magasins Super U de Pfastatt et Riedisheim et au centre Leclerc de Saint-Louis, ainsi que, de 13 h à 18 h, au centre de soins de suite Saint-Jean de Sentheim. À Mulhouse, du lundi 13 au jeudi 16 mai, les bénévoles seront dans le hall d'entrée de l'hôpital Émile-Muller ainsi que, du lundi 13 au mardi 14, de 9 h à 18 h au Pôle femme-mère-enfant et, de 14 h à 18 h, à la clinique du Diaconat Fonderie.

Mercredi 15 et jeudi 16 mai, la Ligue sera, de 14 h à 17 h, à la clinique du Diaconat Roosevelt, toujours à Mulhouse. Jeudi, les bénévoles seront au centre de réadaptation de Mulhouse et vendredi 17 et samedi 18 mai à la clinique des 3 Frontières de Saint-Louis. Une vente aux caisses du magasin Cora Dornach aura également lieu les 10 et 11 mai ainsi que toute la semaine du 13 au 18 mai. « Il sera aussi possible d'acheter d'autres fleurs et d'ajouter quelques euros pour la Ligue en les payant. »
Isabelle LAINÉ

 

 
 

 

Grussenheim Marché du 1er mai Des fleurs et du soleil

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:09:34

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Grussenheim  Marché du 1er mai
Des fleurs et du soleil
Mercredi 1er mai, le soleil était de la partie pour le 17 e marché aux fleurs, organisé par le conseil municipal de Grussenheim en coordination avec l'association de gestion du Foyer.
 

 
Les gagnants du concours des maisons fleuries entourés par les élus et les membres du jury..
Plusieurs horticulteurs ont proposé leurs produits. Des panneaux d'information sur le compostage et un stand du Smictom (Collecte des ordures ménagères) ont été mis en place. Quelques artistes exposaient leurs oeuvres. Les parents d'élèves ont vendu des pâtisseries au profit de l'école primaire.

Le groupe des jeunes avait préparé une animation pour les enfants.

A 11 h 30, le maire, Martin Klipfel, a accueilli le député Eric Straumann et les membres du jury intercommunal des maisons fleuries.

Les lauréats trois, quatre et cinq fleurs ont reçu leurs diplômes des mains de Colette Weixler, adjointe en charge du fleurissement. Les récompenses ont été attribuées à Mmes  et MM. Aimé Blatz, Gérard Blatz, Fernand Rinderknecht, Marc Flècher, Jean-Claude Dirninger, Bernard Strauel.

 

 
 

 

mittelwihr - Salon Saveurs et Terroirs : du goût et du coeur

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:12:21

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mittelwihr  - Salon Saveurs et Terroirs : du  goût et du coeur
 

 
Des ordinateurs ont été remis à Salomé et Thibaut, deux pupilles des sapeurs-pompiers.  Photo L'Alsace/Guy Faivre
Depuis hier samedi 4 mai à 10 h, pour la 18e année consécutive, l'amicale des sapeurs pompiers de Mittelwihr propose son salon Saveurs et Terroirs. Dès l'ouverture, cette manifestation a attiré de nombreux amateurs de bonnes choses sur les stands de vins de tout l'Hexagone, de cognacs, d'huîtres, d'escargots, de confitures, de charcuteries artisanales, d'épices et de créations diverses.

Lors de la réception d'ouverture de la manifestation, en fin de matinée, en présence entre autres de Pierre Bihl, vice-président du Conseil départemental, du chef de corps du Sivu du Mandelberg Robert Ziegler, du maire Alain Kleindienst, des représentants des communes voisines, des associations locales, des instances des sapeurs-pompiers de l'Union départementale, le président de l'amicale des sapeurs pompiers de Mittelwihr, Nicolas Meyer, a eu le grand plaisir de remettre un chèque d'un montant de 675 EUR, récolté lors de la manifestation 2018, en faveur de l'association des pupilles représentée par le capitaine Germain Amann, délégué départemental des pupilles des pompiers.

Cette réception a été également l'occasion pour l'association des pupilles de remettre deux ordinateurs portables à deux de leurs pupilles, Salomé et Thibaut, respectivement de Colmar et d'Ostheim, âgés tous deux de 19 ans, pour les soutenir dans leurs études.
Y ALLER Ce salon avec ses stands et sa grande variété de produits du terroir se poursuivra encore ce dimanche 5 mai de 10 h à 18 h sur la place de la salle des fêtes de Mittelwihr. Participation : 2 EUR dont 1 EUR reversé aux pupilles des sapeurs pompiers.

 

 
 

 

Environnement Markstein et Grand Ballon 215 kg de déchets ramassés en deux heures

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:05:11

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Environnement  Markstein et Grand Ballon
215 kg de déchets ramassés en deux heures
 

 
215 kg de déchets ont été ramassés au Markstein en deux heures, malgré la météo capricieuse.
Bravant brouillard, froidure et pluie, seuls ou en groupes, une trentaine de vaillants utilisateurs du site du Markstein Grand Ballon ont participé ce samedi à une grande opération de nettoyage de leur terrain de jeu favori. Résultat : 215 kg de déchets récoltés en deux heures.

Cette année, c'est le Syndicat mixte pour l'aménagement du massif du Markstein Grand Ballon (SMMGB) qui a organisé la manifestation en s'inscrivant dans la campagne nationale portée depuis 2001 par l'association Mountain Riders.

« Durant l'été 2018, plus de 39 tonnes de déchets en tous genres ont été ramassés par 6 500 bénévoles sur les stations françaises, cela au cours de 70 ramassages », a rappelé Alysson Rimpault, membre du CA national de l'association Mountain Riders, référente de l'antenne du massif des Vosges.

« Les déchets rejetés dans la nature mettent en danger la faune et la flore à même leurs sources », rajoute Bastien Urffer, chargé de mission au Syndicat mixte pour l'aménagement du massif du Markstein Grand Ballon. « C'est avec ce genre d'initiative que l'on peut contribuer à la pérennisation de la bio-diversité sur notre massif ».
CG

 

 
 

 

Kaysersberg Vignoble « Oschterputz » Pour une rivière propre

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:14:34

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Kaysersberg Vignoble « Oschterputz »
Pour une rivière propre
Le club de plongée Aqua Team Kaysersberg a organisé à l'intention de ses jeunes membres une opération de nettoyage de la Weiss, dans le cadre de son action de sensibilisation à l'environnement.
 

 
Des jeunes engagés contre l'incivisme.
Dans le cadre de l'opération Haut-Rhin propre initiée par le Conseil départemental, les jeunes plongeurs du club, aidés par quelques parents et moniteurs, ont relevé leurs manches pour ramasser tous les objets polluants laissés sur les berges et dans la rivière de la Weiss. En décalage par rapport à la manifestation départementale à cause du calendrier du club, en moins de deux heures, et malgré une petite pluie fine, un volume de déchets de toute sorte a été prélevé : mouchoirs en papier, couches, emballages, mégots de cigarettes, bouteilles en verre, plastique ou canettes en alu, ferrailles en tout genre... Uniquement des déchets pour lesquels il existe des poubelles spécifiques.

Lors du goûter qui a suivi l'opération de nettoyage, les moniteurs ont rappelé que : « tous les jours nous pouvons tous contribuer à la protection de notre environnement en réalisant des gestes simples.

Dans tous les domaines (économies d'eau et d'énergie, réduction des déchets, protection de la nature, etc.), prenons l'habitude de faire ces petits gestes qui ont un réel impact sur notre environnement, si nous nous y mettons tous ! », et ont donné quelques exemples pour économiser l'eau potable, ne pas laisser couler l'eau lorsqu'on se lave les dents, prendre une douche au lieu d'un bain ou encore récupérer l'eau de pluie pour arroser les plantes.

Aqua Team répète cette action et cette sensibilisation depuis plusieurs années, constatant que l'engagement des enfants est toujours et encore mis à rude épreuve par l'incivisme de certains adultes.

 

 
 

 

forum du livre - L'environnement au rendez-vous

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:21:07

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forum du livre - L'environnement au rendez-vous
 

 
Lors de l'édition 2018 du Forum du livre à Saint-Louis. Archives L'Alsace/Jean-François Frey
Comme nous l'avions déjà évoqué (notre édition du 6 avril), le Forum du livre de Saint-Louis ne se pare d'aucune thématique spécifique pour cette 36e édition. Les sujets abordés sont ainsi marqués par une grande diversité. L'aspect environnemental y tient - logiquement - sa place, décliné par les auteurs invités sous forme de témoignage, d'enquête ou d'ouvrage pratique.
L'aventure de la microferme agroécologique

La question « Nos choix écologiques, quel monde pour demain ? » fera notamment l'objet d'une table ronde le dimanche 12 mai, à 15 h 30, à l'Espace des mots. Y participeront : Julie Bernier, avec son ouvrage Zéro déchet, un manuel riche de conseils pratiques à appliquer au quotidien ; Roger Lenglet, philosophe et journaliste d'investigation, qui revient dans Le livre noir de l'amiante sur un dossier toujours brûlant ; mais aussi Juliette Duquesne, laquelle suggère dans L'eau que nous sommes une consommation sobre, écologique et équitable.

Autre échange programmé, le samedi à 18 h à la salle de Portes : « Vivons heureux, vivons avec la nature ». Avec notamment Lisa Garnier et son Enquête sur notre relation émotionnelle à la nature, et Élisabeth Schneiter, journaliste, qui relate les combats menés par des activistes dans Les héros de l'environnement.

Revenir à la terre pour mener une vie en adéquation avec ses valeurs, c'est le pari osé par nombre de citoyens ces dernières années. Lauriane et Charles Durant font part de leur aventure personnelle dans La Microferme agroécologique - Une agriculture circulaire où tout est valorisé grâce à la permaculture. Dans la même veine, un ciné-débat se tiendra le samedi au cinéma La Coupole, à 15 h 45.

Projections, spectacles, tables rondes, conférences, animations pour la jeunesse... Les trois jours seront alimentés par une multitude de rendez-vous destinés à tous les âges et tous les publics. Objectif des organisateurs : faire en sorte que le livre fasse partie du quotidien de chacun.
Caroline ANFOSSI Y ALLER Forum du livre, vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 mai à Saint-Louis. Entrée libre.

 

 
 

 

Saint-Amarin Exposition « Errances » au Musée Serret

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:16:08

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Saint-Amarin  Exposition « Errances » au Musée Serret
Droit au coeur
Le musée Serret de Saint-Amarin accueille actuellement deux expositions temporaires. L'une sur la nostalgie du quotidien d'hier, l'autre sur une terrifiante actualité : celle du drame des migrants. Chevauchement d'histoires d'humanité, d'histoires de femmes et d'hommes.
 

 
Alban et Gauthier, deux jeunes scénographes de l'exposition temporaire « Errances » au musée Serret de Saint-Amarin.
Il y avait Beaucoup de monde pour l'inauguration des deux expositions temporaires au musée Serret de Saint-Amarin, accueilli par Raymond Haller, président de l'association des Amis du musée et le maire Charles Wehrlen.
« Il suffit que le désordre arrive chez nous. »

On put remarquer la fidèle présence d'Annick Luttenbacher (conseillère départementale), d'anciens conservateurs de ce lieu riche en événements originaux, des représentants du monde culturel de la vallée.

Régine Fimbel, artiste et professeur d'arts visuels au collège Schuman, évoqua avec beaucoup d'honnêteté le travail de ses élèves sur le thème de la migration. Une troublante exposition portant le nom bien évocateur d'Errances. L'espace du sous-sol, espace intimiste et concentrateur d'élixirs d'émotions, est surtout occupé par une pesante ambiance exceptionnellement mise en scène par les jeunes scénographes, disciples de Régine Fimbel.

Alban et Gauthier en furent les représentants. Ils sont ceux qui ont, à l'opposé de la grande majorité de leurs camarades, porté une attention toute particulière à ce thème. Thème qui d'après l'honnête et malgré tout souriante confession de Régine Fimbel « n'a guère entraîné d'enthousiasme ».

Et pourtant le « si demain c'était nous » inscrit sur les marches, a profondément interpellé une jeune collégienne : « Il suffit que le désordre arrive chez nous. » Émotion aussi chez Mathieu un 3e : « J'ai travaillé avec le stylo-bille, l'aquarelle, mais je ne m'attendais pas à ça » Un bel hommage à ses camarades scénographes.

Si la prof laisse libre court aux initiatives de ses élèves, elle leur donne tout au long des années les outils techniques, intellectuels pour parvenir à la bien délicate phase de la création.

On parvient ainsi à des effets troublants comme cette salle où sont suspendus une centaine de sachets en plastique transparent. Chacun contient un petit bateau en papier. Enduits de cire, certains flottent. Alban souligne : « Mais il fallait pour la réalité, que certains coulent ; le papier gorgé d'eau en entraînera au fond du sachet. » Dans les yeux du jeune collégien, le sens de la symbolique est lisible et troublant.

Le sous-sol du musée Serret abrite souvent des initiatives artistiques du collège Schuman. Il est ainsi un lieu où le passé côtoie le regard de la nouvelle génération, sur ce que leur ont légué ceux qui les ont précédés. Ces riches expériences sont possibles grâce au dynamisme d'un corps enseignant soutenu par le principal Jean-Marie Grunenwald, principal à l'esprit tout aussi ouvert qu'exigeant. Errances : c'est la scénographie offerte qui mérite attention et détour.
Jean-Marie ZIPPER

 

 
 

 

Travaux sur l'A35 : bretelle fermée et vitesse limitée

Publié dans le panorama le Dimanche 05 mai 2019 à 09:24:27

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Saint-Louis/Bâle
Travaux sur l'A35 : bretelle fermée et vitesse limitée
Les travaux de restructuration de la plateforme douanière de l'A35 à Saint-Louis (plateforme TIR) avaient débuté le 18 mars dernier avec l'allongement de la voie de sortie de l'autoroute et la réalisation de deux voies sur la bretelle d'accès jusqu'au pont sur l'A35.
 

 
La bretelle d'accès à l'A35 vers Bâle depuis la RD 105 sera fermée à partir de lundi.
Ces travaux étant terminés, la deuxième phase de ce vaste chantier débutera ce lundi 6 mai et se poursuivra jusqu'au vendredi 12 juillet (deux autres phases, qui devraient moins impacter la circulation, suivront entre le 15 juillet et le 31 août). Il s'agit désormais de travaux d'élargissement de la bretelle d'accès à la plateforme douanière.

Pour les véhicules qui circulent dans le sens Suisse-France, les dispositions prises actuellement restent les mêmes : maintien des deux voies de circulation mais décalées vers la droite, suppression de la bande d'arrêt d'urgence, limitation à 70 km/h dans la zone de chantier et à 50 km/h sur la voie de la bretelle d'insertion.

Dans le sens France-Suisse, des perturbations sont à prévoir, à commencer par la fermeture de la bretelle d'entrée vers la Suisse depuis la RD 105 ainsi que de la sortie A35 depuis la Suisse vers Hésingue. Un itinéraire de déviation sera mis en place. La bande d'arrêt d'urgence actuelle sera neutralisée et déplacée sur la voie lente. Deux voies de circulation seront maintenues dans le sens France-Suisse grâce au basculement de la voie rapide sur la voie rapide opposée, avec une largeur réduite. La vitesse sera limitée à 30 km/h en amont du basculement et des neutralisations ponctuelles pourront avoir lieu sur cet axe entre 20 h et 5 h du matin, pendant la pose ou la dépose du balisage.