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Rapportages

Publié dans le panorama le Samedi 04 mai 2019 à 06:26:04

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Rapportages

 
Archive L'Alsace/Vanessa Meyer
Un ticket Meyer - Straumann ?

Alors qu'ils ne s'adressaient plus guère la parole ces dernières années, le député Straumann et le maire de Colmar Gilbert Meyer se sont rencontrés à plusieurs reprises ces jours-ci. À la surprise des autres députés alsaciens, les deux hommes ont été vus ensemble à l'Assemblée nationale. La hache de guerre est-elle enterrée ? En tout cas les observateurs du microcosme politique local en font leur miel et les discussions vont bon train. Un ticket Meyer - Straumann pour les municipales de 2020 serait-il en train de voir le jour ?
Tirs en rase-mottes

La pré-campagne électorale ne vole pas très haut sur les réseaux sociaux. Quand l'avocat Benoît Nicolas, candidat déclaré aux municipales de Colmar, critique l'action de la majorité sur le dossier Match, Gilbert Meyer réplique sans prendre de gants. « Facile de critiquer... après s'être goinfré allègrement lors de la réception offerte par Norma [nouvelle enseigne], et s'être démené pour apparaître en bonne place sur la photo officielle de l'inauguration. L'absence de retenue, provoque souvent l'effet boomerang », lâche le maire, très remonté et sans filtre.
Lynchage numérique

Certains parents, dont les enfants sont inscrits au conservatoire de Colmar, avaient, via la création d'une page internet, demandé plus de transparence et d'explications sur le dossier épineux de la rétrogradation de la directrice. Gilbert Meyer a répondu en postant sur Facebook une lettre à destination desdits usagers. Sauf que la lettre, clairement à charge, est visible par tous les utilisateurs du réseau social qui suivent la page de la ville de Colmar. D'où la réaction de plusieurs internautes qui déplorent ce « lynchage numérique » et s'étonnent qu'une affaire de ressources humaines soit ainsi traitée « sur la place publique ».
Les masques tombent

La lettre en question a été relayée par l'adjointe aux affaires culturelles, Cécile Striebig-Thevenin, mais également par un des deux représentants de parents d'élèves (la neutralité n'est-elle pas requise quand on occupe cette fonction ?) et deux professeurs dont on suppose, du coup, qu'ils font partie de ceux qui ne soutiennent pas vraiment l'ancienne directrice. Dans cette affaire, la plupart des protagonistes avancent masqués, mais certains commencent à sortir du bois...
Merci Jacqueline !

Colmar fait partie des 111 villes françaises qui bénéficieront d'un « accompagnement spécifique sur mesure » pour un programme immobilier « innovant et emblématique de la reconquête des centres urbains ». La Ville avait posé sa candidature en répondant à la consultation Réinventons nos coeurs de ville lancée dans le cadre de l'opération nationale Action Coeur de ville. Le projet retenu est le site de la gare de marchandises. La Ville veut en faire un « véritable quartier d'activités ». C'est la ministre Jacqueline Gouraud, qui en a informé le maire par courrier.
Pas d'amalgame

La colère des parents d'élèves des écoles de Neuf-Brisach, Weckolsheim, Geiswasser et Nambsheim (L'Alsace du 2 mai) est largement relayée par les élus. Qui prennent bien soin d'éviter le mélange des genres. Betty Muller a incité les personnes souhaitant participer à la manifestation de ce matin à se munir d'un gilet, non pas jaune mais « fluo, ou orange, pour des raisons de sécurité ».
Tiefenbach : Serge Nicole persiste et signe

Si le maire de Wintzenheim dit attendre les conclusions du commissaire enquêteur pour répondre aux questions des journalistes sur la future zone d'activités au Tiefenbach, il se positionne clairement dans son bulletin municipal. « Le maire se doit d'amener des entreprises sur son territoire pour créer des emplois et apporter plus de richesse », écrit-il. « Les élus sont là pour défendre l'intérêt général et non quelques intérêts particuliers », conclut Serge Nicole. Les associations de défense de ladite zone apprécieront.
Du laisser-aller au village préféré ?

A Kaysersberg, l'aire de jeux située au bas du chemin menant au château fait grise mine. Le bac à sable n'a plus de sable, le toboggan est condamné, le banc a perdu une latte, la poubelle déborde... Que font les élus ? s'interroge, photos à l'appui, le site Partageons Demain de l'ancienne municipalité. Les commentaires vont bon train. « Mon p'tit village part en cacahuète. Faut faire un truc là, c'est triste de voir ça », lit-on. Un autre évoque le parc du bas de la ville où reste immobile un animal sur ressort hors d'usage. Un autre encore déplore l'état déplorable des berges de la Weiss ou de l'arrière du stade de football. Le village préféré des Français en a pris un coup.

 

 
 

 

Le zapping

Publié dans le panorama le Samedi 04 mai 2019 à 06:27:12

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Le zapping
« Lynchage numérique »
 

 
Certains parents, dont les enfants sont inscrits au conservatoire de Colmar, avaient, via la création d'une page internet, demandé plus de transparence et d'explications sur le dossier épineux de la rétrogradation de la directrice. Gilbert Meyer a répondu en postant sur Facebook une lettre à destination desdits usagers. Sauf que la lettre, clairement à charge, est visible par tous les utilisateurs du réseau social qui suivent la page de la ville de Colmar. D'où la réaction de plusieurs internautes qui déplorent ce « lynchage numérique » et s'étonnent qu'une affaire de ressources humaines soit ainsi traitée « sur la place publique ». (Dessin Phil)
? Les masques tombent

La lettre en question a été relayée par l'adjointe aux affaires culturelles, Cécile Striebig-Thevenin, mais également par un des deux représentants de parents d'élèves (la neutralité n'est-elle pas requise quand on occupe cette fonction ?) et deux professeurs dont on suppose, du coup, qu'ils font partie de ceux qui ne soutiennent pas vraiment l'ancienne directrice. Dans cette affaire, la plupart des protagonistes avancent masqués, mais certains commencent à sortir du bois...
? Un avenir si sombre ?

Sur le site Colmar info, plate-forme des personnes qui critiquent ouvertement la politique de la majorité colmarienne, un internaute a posté une longue analyse sur le conservatoire. Il pense que la stratégie de la municipalité est de « déclasser » le conservatoire, trop onéreux pour la Ville. Le rédacteur pense que les étapes suivantes seraient la « mise en danger de la maîtrise de Garçons de Colmar » et la « suppression des orchestres car le conservatoire n'a plus de salle aux normes de sécurité pouvant les accueillir ». Un tableau plutôt sombre...
? Un ticketMeyer - Straumann ?

Alors qu'ils ne s'adressaient plus guère la parole ces dernières années, le député Straumann et le maire de Colmar Gilbert Meyer se sont rencontrés à plusieurs reprises ces jours-ci. A la surprise des autres députés alsaciens, les deux hommes ont été vus ensemble à l'Assemblée nationale. La hache de guerre est-elle enterrée ? En tout cas les observateurs du microcosme politique local en font leur miel et les discussions vont bon train. Un ticket Meyer - Straumann pour les municipales de 2020 serait-il en train de voir le jour ?
? Diffamé en ligne

Yves Hemedinger n'est pas le seul à avoir subi des désagréments sur les réseaux sociaux (DNA de jeudi). Le député Straumann lui aussi a été la cible d'internautes qui sont allés jusqu'à booster leur publication, en payant, pour atteindre plus de monde. En l'occurrence, leurs propos relevaient de la diffamation. C'est en tout cas ce qu'a estimé le parlementaire qui a porté plainte.
? Pas d'amalgame

La colère des parents d'élèves des écoles de Neuf-Brisach, Weckolsheim, Geiswasser et Nambsheim (DNA du 2 mai) est largement relayée par les élus. Qui prennent bien soin d'éviter le mélange des genres. Betty Muller a incité les personnes souhaitant participer à la manifestation de ce matin à se munir d'un gilet, non pas jaune mais « fluo, ou orange, pour des raisons de sécurité ».
? C'était mieux avant ?

Invité du conseil communautaire du Pays Rhin-Brisach, Eric Straumann a rappelé son soutien à l'école rurale et précisé avoir interrogé le ministre Jean-Michel Blanquer sur la question des fermetures de classe. Sans réponse pour l'instant. « Avec le nouveau monde, les réponses sont beaucoup plus lentes qu'avec l'ancien », a ironisé le député de Colmar.
? Le gisementdes ronds-points

Difficile d'éviter le sujet « gilets jaunes » en ce moment. Les délégués communautaires du Pays Rhin-Brisach ont validé lundi soir la signature d'une convention avec un éco-organisme, pour la valorisation des palettes en bois. Commentaire du président Gérard Hug : « On connaît des gisements importants de palettes... sur les ronds-points ».
? Meyer enfonce Nicolas

La pré-campagne électorale ne vole pas très haut sur les réseaux sociaux. Quand l'avocat Benoît Nicolas, candidat déclaré aux municipales de Colmar, critique l'action de la majorité sur le dossier Match, Gilbert Meyer réplique sans prendre de gants. « Facile de critiquer... après s'être goinfré allègrement lors de la réception offerte par Norma [nouvelle enseigne], et s'être démené pour apparaître en bonne place sur la photo officielle de l'inauguration. L'absence de retenue, provoque souvent l'effet boomerang », lâche le maire, très remonté et sans filtre.
? Ville 3 étoiles

Le chapitre Communication est toujours un grand moment au conseil municipal de Colmar. Gilbert Meyer se réjouit que le guide vert Michelin de cette année ait, comme en 2018, attribué 3 étoiles à la ville. C'est la mention maximale, celle qui signifie « vaut le voyage ».
? Merci Jacqueline !

Colmar fait partie des 111 villes françaises qui bénéficieront d'un « accompagnement spécifique sur mesure » pour un programme immobilier « innovant et emblématique de la reconquête des centres urbains ». La Ville avait posé sa candidature en répondant à la consultation Réinventons nos coeurs de ville lancée dans le cadre de l'opération nationale Action Coeur de ville. Le projet retenu est le site de la gare de marchandises. La Ville veut en faire un « véritable quartier d'activités ». C'est la ministre Jacqueline Gouraud, qui en a informé le maire par courrier.
? Tiefenbach : Serge Nicole persiste et signe

Si le maire de Wintzenheim dit attendre les conclusions du commissaire enquêteur pour répondre aux questions des journalistes sur la future zone d'activités au Tiefenbach, il se positionne clairement dans son bulletin municipal. « Le maire se doit d'amener des entreprises sur son territoire pour créer des emplois et apporter plus de richesse », écrit-il. « Les élus sont là pour défendre l'intérêt général et non quelques intérêts particuliers », conclut Serge Nicole. Les associations de défense de ladite zone apprécieront.
? Laisser-aller à KB

A Kaysersberg, l'aire de jeux située au bas du chemin menant au château fait grise mine. Le bac à sable n'a plus de sable, le toboggan est condamné, le banc a perdu une latte, la poubelle déborde... Que font les élus ? s'interroge, photos à l'appui, le site Partageons Demain de l'ancienne municipalité. Les commentaires vont bon train. « Mon p'tit village part en cacahuète. Faut faire un truc là, c'est triste de voir ça », lit-on. Un autre évoque le parc du bas de la ville où reste immobile un animal sur ressort hors d'usage. Un autre encore déplore l'état déplorable des berges de la Weiss ou de l'arrière du stade de football. Le village préféré des Français en a pris un coup.

 

 
 

 

« Le référendum permet de sortir des blocages »

Publié dans le panorama le Samedi 04 mai 2019 à 06:36:33

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Entretien François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire
« Le référendum permet de sortir des blocages »
Fiscalité écologique, protection de la biodiversité, animaux de cirques et de zoo, voitures électriques, lutte contre le réchauffement : le ministre de la Transition écologique et solidaire qui va présider le G7 ce week-end à Metz répond sur tous les grands dossiers du moment. Pour dépasser blocages et polémiques, il se dit prêt à consulter le peuple.
 

 
François de Rugy.
La transition écologique n'était pas au coeur de la conférence de presse du chef de l'État et on ne la voit pas dans les 17 milliards de mesures engagées ?
Les deux annonces sur le sujet sont nouvelles et fortes. Le conseil de défense écologique permettra non seulement de vérifier la compatibilité de toute disposition législative, fiscale ou budgétaire avec nos politiques environnementales mais aussi de demander des comptes à chaque ministère sur l'avancée des engagements pris comme par exemple la rénovation énergétique des bâtiments de l'Etat ou l'équipement en véhicules électriques.

L'autre annonce, c'est la convention citoyenne avec 150 Français tirés au sort qui pendant 6 mois, à raison d'un week-end toutes les 3 semaines, travailleront à un paquet de mesures permettant d'amplifier l'action pour le climat. Aides au logement, voiture électrique, fiscalité écologique : c'est ouvert ! Mais cela s'inscrira nécessairement dans le cadre de l'accord de Paris et de notre engagement à atteindre zéro émission nette de gaz effet de serre d'ici 2050.
La fiscalité est donc au programme ?

Si les Français tirés au sort proposent de dépenser plus afin de financer des actions pour le climat, ils devront proposer des recettes supplémentaires.
Pourquoi ne pas avoir confiécela à des scientifiques ?

La convention citoyenne pourra s'appuyer sur le haut-conseil climat, une instance composée de scientifiques et d'experts, chargée d'émettre des avis sur l'action climatique du gouvernement. La convention citoyenne pourra s'emparer des propositions de son premier rapport qui sera publié en juin, et les adapter. On doit passer du consensus sur l'analyse au compromis sur les solutions. L'inertie, la résistance de tel ou tel secteur ou d'une partie de la société ont créé des blocages. En redonnant la parole au citoyen, on sort des polémiques politiciennes sur la moindre mesure, des débats sans fin sur les chiffres. Ce n'est pas une consultation : le but c'est de sortir un paquet de mesures qui seront soumises soit au Parlement soit au peuple par référendum.
Pourquoi le référendum ?

Dans certains pays, par exemple en Irlande, cela a permis d'avancer sur des sujets de société (avortement, IVG), et de sortir des batailles de lobbies ou d'idéologies. Le référendum permet de sortir des blocages »
Peut-on envisager que les portiques écotaxes, la surtaxe du diesel soient soumis à référendums ?

En France, on ne peut pas soumettre des mesures fiscales au référendum mais la question des moyens sera posée à cette assemblée de citoyens tirés au sort. Tout sera sur la table.
Sommet sur le climat, sommet sur la biodiversité : ces grands-messes peinent à donner des résultats concrets ?

Grâce aux échanges entre scientifiques, elles procurent une bonne connaissance des phénomènes environnementaux, préalable nécessaire à l'action. L'alerte sur les reculs de la biodiversité est forte. Et chacun doit maintenant prendre sa part. La France le fait avec par exemple la réintroduction des ours dans les Pyrénées : on ne pas dire aux Indonésiens de sauver l'orang-outang si nous laissons disparaître l'ours dans les Pyrénées et le lamantin aux Antilles. 11 % du territoire fait l'objet de mesures de protection. Et on a des résultats. Dans les années 1970 il restait 3 espèces de poisson dans la Seine. On en compte aujourd'hui 39 grâce à la lutte contre les pollutions industrielles et au traitement des eaux usées.

Lors du G7 Environnement qui s'ouvre aujourd'hui à Metz, le plus large jamais organisé, nous visons précisément des engagements des pays sur des propositions, solutions et actions concrètes pour l'environnement. Finies les grandes déclarations de principe, nous passons aux actes.
Une taxe carbone française c'est compliqué mais une taxe carbone européenne ?

Je dis oui à une taxe carbone aux frontières de l'UE sur les produits importés. Prenons l'exemple de la sidérurgie. Si nous n'avons pas de taxe carbone aux frontières, l'acier d'Asie produit avec des normes qui ne sont pas les nôtres arrivera en masse sur notre marché. Les industriels français, allemands, belges demandent d'ailleurs cette taxe.
Candidat sur la liste de la majorité aux Européennes Pascal Durand, dans un livre, propose d'interdire les animaux sauvages au cirque, les grands animaux marins dans les aquariums, les delphinariums. C'est dépassé tout ça ?

C'est un vrai sujet. On ne peut pas s'en tenir au statu quo notamment par rapport aux cirques. La Grande-Bretagne vient d'interdire les animaux sauvages dans les cirques. Beaucoup d'autres pays l'ont déjà fait. Je réunis actuellement les professionnels des zoos, des cirques et des trois delphinariums pour étudier la situation et prendre des décisions. Ce ne sera pas facile mais il faut évoluer.
On veut créer un Airbus franco-allemand de la batterie électrique pour contrer les Asiatiques. Mais pour fabriquer des batteries au lithium on détruit des zones naturelles de Bolivie. Pas si écologique... La fin du diesel menace des milliers d'emplois. Comment fait-on ?

Trois rappels.

- L'électrique, c'est 1,5 % du parc automobile et on n'a jamais demandé aux constructeurs de passer au tout électrique mais de trouver les solutions techniques pour que les objectifs de baisse de CO2 au kilomètre parcouru soient atteints en 2020 puis en 2030.

- La vérité scientifique c'est que sur son cycle de vie un véhicule électrique émet 3 fois moins de CO2 que le même qui fonctionne à l'essence. Les chercheurs travaillent par ailleurs sur des batteries qui font moins appel aux ressources naturelles.

- Les groupes automobiles français (PSA qui travaille sur l'hybride-électrique rechargeable, Toyota avec la Yaris, Renault avec la Zoé) sont aujourd'hui dépendants des fournisseurs de batteries asiatiques. Nous allons donc investir massivement, plus de 5 milliards d'euros, pour bâtir une industrie européenne de la batterie. Nous en avons le savoir-faire. On doit rattraper notre retard sous peine de rester dépendants.
Recueilli par Pascal JALABERT

 

 
 

 

Les scientifiques veulent des changements profonds
Changer le modèle agricole, séparer qualité de vie et croissance matérielle, revoir le système financier et de subventions, limiter la croissance démographique... Voilà quelques pistes pour sauver la nature.

Elles sont esquissées par des scientifiques dans un projet de rapport de 1 800 pages réalisé par des experts à Paris cette semaine à l'attention des dirigeants de 132 pays.

Ce texte dresse un état des lieux alarmiste de la biodiversité. Cinq facteurs contribuent à la chute brutale de la celle-ci : les changements d'utilisation des terres (dont l'agriculture), la surexploitation (chasse et pêche), le changement climatique, la pollution, la croissance démographique (11,4 milliards d'habitants sont attendus en 2100) et la hausse de la consommation par habitant, à l'heure où les classes moyennes des pays émergents adoptent les modes de consommation des pays riches.

Finis l'agriculture intensive à outrance, la surpêche, la surconsommation et le gaspillage, ou encore l'association entre croissance économique et bien-être : pour protéger la nature, qui fournit à l'homme des services indispensables et assurer une bonne qualité de vie au plus grand nombre, certains secteurs doivent profondément évoluer.

Les scientifiques ont travaillé sur six scénarios pour les prochaines décennies. Le plus favorable prône des actions en faveur de l'environnement, une croissance faible de la population mondiale, une croissance économique modérée, avec une faible demande de biens de luxe, une consommation moindre de viande et une utilisation modérée des énergies fossiles. Il y a du travail !

 

Castaner, profil bas et soutenu par Philippe

Publié dans le panorama le Samedi 04 mai 2019 à 06:37:38

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Castaner, profil bas et soutenu par Philippe
 

 
Le Premier ministre a réaffirmé « toute sa confiance » au locataire de la place Beauvau vendredi alors que les critiques et les appels à la démission de Christophe Castaner se multiplient. Photo GEORGES GOBET/AFP
Presque un mea culpa... « J'entends le reproche qui m'est fait d'avoir utilisé le mot "attaque" », a déclaré Christophe Castaner à la presse vendredi à Toulon. « Je souhaite qu'aucune polémique n'existe sur ce sujet et je me dis que je n'aurais pas dû l'employer », a ajouté le ministre de l'Intérieur.

Mercredi soir, lors d'un déplacement à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière pour rendre visite à un CRS blessé lors de heurts en marge de la manifestation du 1er-Mai, il avait déclaré : « Des gens ont attaqué un hôpital, des infirmières ont dû préserver le service de réanimation. »
« Retenez le terme que vous voudrez »

Depuis, des témoignages et des vidéos des événements sont venus mettre à mal la version gouvernementale. La directrice générale de l'hôpital « m'a raconté qu'elle avait elle-même tenté de dialoguer sans succès, évoquant, je cite, de "l'agressivité", et, je la cite encore, "de la violence verbale" », a justifié vendredi le ministre. « Sans l'intervention des forces de l'ordre, une catastrophe - je reprends les mots de Martin Hirsch directeur de l'AP-HP - aurait pu se produire », a-t-il encore dit. « "Intrusion violente", c'est le terme utilisé par la directrice de l'hôpital. "Attaque", c'est celui qui m'est venu après avoir entendu le récit ému des personnels. Retenez le terme que vous voudrez », a ajouté l'ancien porte-parole du gouvernement nommé à Beauvau en octobre 2018. « Si des mots choquent, si des mots peuvent apparaître contredits par des faits établis contrairement à ce qui m'a été précisé [...] évidemment qu'il est normal de les faire évoluer », a poursuivi Christophe Castaner.
Insoumis et Républicains réclament sa démission

Députés et sénateurs socialistes et communistes ont réclamé vendredi l'audition devant le Parlement de Christophe Castaner. Dès jeudi, le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, réclamait sa démission, le traitant de « menteur, en plus d'être un incompétent ». Même tonalité à droite : « Le vrai problème n'est pas que M. Castaner emploie un mot ou un autre ; c'est qu'il n'ait toujours pas compris que la mission du ministre de l'Intérieur n'est pas de commenter hâtivement, mais de diriger sérieusement la place Beauvau », twittait jeudi Guillaume Larrivé, secrétaire général délégué LR.
Confiance du Premier ministre

« Il a encore parlé trop vite », se désolait jeudi un cadre de Beauvau. « Nous avions une journée du 1er mai qui avait été annoncée comme l'apocalypse par les black blocs et qui au final avait bien été gérée, et il met tout par terre avec cette déclaration », abondait une source policière. Malgré les critiques et une polémique qui couve encore, le ministre de l'Intérieur a reçu, vendredi, le soutien du Premier ministre. « S'agissant des polémiques qui ont agité le monde médiatico-politique pendant les 24 dernières heures, je crois savoir que le ministre de l'Intérieur a corrigé son propos. Il a sans doute eu raison de le faire en choisissant le terme qu'il a utilisé. Et je n'ai pas d'autres commentaires à faire sinon qu'il a évidemment, et comme depuis le début, toute ma confiance », a affirmé Édouard Philippe.

 

 
 

 

Fraude au travail détaché : la lutte paie

Publié dans le panorama le Samedi 04 mai 2019 à 06:39:03

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Fraude au travail détaché : la lutte paie
 

 
Le bâtiment, secteur riche en travailleurs détachés. Photo Julio PELAEZ
Quelque 130,7 millions d'euros de redressement l'année dernière, contre 40,6 millions l'année précédente : la lutte contre la fraude au travail détaché est en train de payer, comme le montre le bilan des redressements pour travail au noir (ou travail dissimulé) publié vendredi par l'Acoss, l'organisme collecteur de la sécurité sociale.
2,3 millions en 2016

Le « travail détaché » désigne une mission temporaire effectuée par une entreprise européenne dans un autre pays de l'Union. Les travailleurs détachés restent régis par les règles du pays d'origine, notamment sur les cotisations sociales.

Le nombre de travailleurs détachés atteignait 2,3 millions dans l'ensemble de l'Union européenne en 2016, en progression des deux tiers depuis 2010. L'Allemagne, la France et la Belgique sont, dans cet ordre, les trois premiers pays d'accueil.

Mais la France est aussi, à travers ses entreprises, un pays « d'envoi » de travailleurs détachés, en quatrième place derrière l'Allemagne, la Pologne et la Slovénie.
Grand Est en tête

Les régions frontalières sont les premières concernées. Le nombre de travailleurs détachés dans les trois régions Grand Est (75 276), Auvergne-Rhône-Alpes (54 531) et Provence-Alpes-Côte d'Azur (56 294) représentait près de la moitié de la France métropolitaine (444 000), selon une étude portant sur les dix premiers mois de 2017, rapportée par la Cour des comptes. À comparer au niveau beaucoup plus modeste de régions comme la Bourgogne-Franche-Comté (19 272) ou la Bretagne (10 220).

Ces évolutions ont alimenté la polémique d'une Union européenne du « dumping social ». Emmanuel Macron en a fait un axe de son programme des Européennes, affirmant que l'Union « doit instaurer pour chaque travailleur, d'Est en Ouest et du Nord au Sud, un bouclier social lui garantissant la même rémunération sur le même lieu de travail. »
La Cour des comptes critique

Deux directives ont été adoptées en ce sens l'année dernière, dont l'une pour le transport routier. Mais adopter des règles ne garantit pas leur respect. Les fraudes les plus fréquentes, selon l'Acoss, passent par des entreprises « boîtes aux lettres » qui oublient de déclarer les travailleurs ou de verser leurs cotisations. Et comme le soulignait la Cour des comptes, ces pratiques frauduleuses « font toutes intervenir un bénéficiaire final installé en France » - en clair : des entreprises françaises sont les premières responsables de cette concurrence déloyale.

Le point faible demeure la coopération entre les administrations des différents pays. L'Acoss souligne donc les accords passés avec le Portugal, l'Italie ou la Pologne pour assurer des échanges rapides d'informations.

L'empressement de l'Acoss à souligner ces « résultats exceptionnels » dans la lutte contre la fraude au travail détaché est sans doute lié à la proximité des élections européennes. Mais aussi au rapport de la Cour des comptes qui épinglait en début d'année les « résultats pas à la hauteur des enjeux » de l'organisme...
Francis BROCHET

 

 
 

 

Claque salutaire pour May et Corbyn ?

Publié dans le panorama le Samedi 04 mai 2019 à 06:39:56

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Claque salutaire pour May et Corbyn ?
 

 
Corbyn et May brocardés par des opposants au Brexit, devant le Parlement. Photo Daniel LEAL-OLIVAS/AFP
Le cours de la Livre sterling a soudain bondi vendredi après-midi, comme propulsé par une bouffée d'optimisme. Et cela grâce au très marxiste Jeremy Corbyn : « Le message est très, très clair, venait d'affirmer le leader de l'opposition travailliste, interrogé sur l'hécatombe du Labour aux élections locales de la veille : il faut trouver un arrangement, un accord doit être conclu ».
« Démissionnez ! »

Cette déclaration venait en écho d'une autre, cette fois de la Première ministre Theresa May : « Je pense que les élections de jeudi ont délivré un message simple pour nous (Parti conservateur) et pour le Labour : allez-y, réalisez le Brexit ! » Elle s'exprimait devant des conseillers conservateurs du Pays de Galles, dont l'un venait de lui crier : « Mais pourquoi vous ne démissionnez pas ? » La vidéo tournait en boucle sur les sites d'info...

Et si cette claque électorale ouvrait la voie à un compromis sur le Brexit ? Car claque il y a. Et double, et d'une ampleur faisant oublier le caractère secondaire du scrutin. Les Conservateurs perdent plus de 1 100 conseillers locaux, leur pire résultat depuis un quart de siècle. Et le Labour en perd plus d'une centaine, ne bénéficiant donc pas de son statut d'opposant.
Dans l'Union douanière ?

Comme le résumait Vince Cable, grand gagnant du scrutin à la tête des Libéraux-démocrates : les électeurs « n'ont plus confiance dans les Conservateurs, mais ils refusent de récompenser le Labour qui tergiverse sur le grand défi du moment, le Brexit ».

La suite peut s'écrire assez vite. Elle passe par les discussions ouvertes de longue date entre Theresa May et Jeremy Corbyn afin de trouver un compromis bénéficiant d'une majorité au Parlement. Il se disait que la Première ministre pourrait renoncer à l'une de ses « lignes rouges » en acceptant de rester dans une Union douanière avec l'Europe, une exigence du Labour. Un accord avant le 23 mai permettrait d'éviter de faire voter les Britanniques aux Européennes, avec un gros risque d'une nouvelle claque aux deux partis.
Au risque des partis

Ce scénario apparaît cependant presque trop simple, dans l'abracadabrantesque feuilleton ouvert en juin 2016. Car si Theresa May accepte l'Union douanière et un Brexit « doux », elle braque plus de la moitié des Conservateurs. Et si Jeremy Corbyn enclenche le Brexit, il agresse une majorité de ses militants, qui ont voté contre. En clair, aujourd'hui comme hier, l'accord des leaders peut provoquer l'éclatement de leurs partis. La double claque de jeudi n'est sans doute pas la dernière...
Francis BROCHET

 

 
 

 

Sangliers et chasseurs dans le viseur

Publié dans le panorama le Samedi 04 mai 2019 à 06:44:37

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Sangliers et chasseurs dans le viseur
 

 
Une vue aérienne de prairies labourées par des sangliers dans le secteur de Labaroche. Depuis le début de l'année, c'est près de 1 000 ha de prairies et de champs qui font l'objet d'une indemnisation. DR
Ce n'est pas la première fois qu'un drone survole le canton welche dans la vallée de la Weiss pour capter des images aériennes saisissantes de dizaine d'hectares de prairies retournées, comme labourées mécaniquement. C'est à la demande d'agriculteurs de montagne excédés que ces preuves par l'image ont été produites, pour souligner une nouvelle fois auprès de tous les acteurs concernés par l'activité cynégétique départementale que les dégâts prennent ces derniers trimestres une ampleur considérable.
« On ne récolteplus rien »

« Ça fait vingt ans que l'on se bat contre ce phénomène, témoigne un éleveur de Fréland. Les dégâts étaient, disons, anecdotiques, raisonnables. Mais là, ce n'est plus du tout le cas. Sur ces prairies retournées, on ne récolte plus rien. Et quand il faut l'ensemencer, il faut au moins trois ans pour que le pré retrouve son état. En introduisant des semences, on bouleverse la biodiversité de nos prairies. » D'autant qu'une majorité d'agriculteurs de montagne disposent de contrats MAE (Mesures agro-environnementales) leur imposant l'existence d'au moins « quatre variétés de fleurs sur leurs prairies. C'est un vrai souci », abonde Fabien Dupont, technicien au Parc naturel régional des ballons des Vosges (PNRBV). Pour les réparer, les agriculteurs sont obligés d'acheter des semences commerciales, sélectionnées par des industriels. Il y a un risque non négligeable de pollution génétique. »

Une vingtaine d'agriculteurs de la vallée de Kaysersberg ont à plusieurs reprises alerté les services : préfecture, direction des territoires, office de la chasse et de la faune sauvage, parc naturel régional des Ballons, chambre d'agriculture...
Concours des prairies fleuries : on rit jaune dans le canton

« Ça ne nous fait pas rire lorsque la Chambre nous invite à participer au concours des prairies fleuries. Nous avons la vague impression d'être pris pour des imbéciles », réagit un autre éleveur qui préfère aussi garder l'anonymat pour donner davantage de poids à un collectif d'exploitants très en colère. Surtout que leurs activités (lait, viande), soumises à une topographie ingrate et une rareté des espaces agricoles font face par ailleurs aux aléas météorologiques impactant directement la production de fourrage. « La tonne de foin varie entre 180 et 250 EUR, contre 137 EUR fixés par le Fonds départemental d'indemnisation des dégâts de sangliers (FIDS 68) », intervient ce même producteur. Pour ce collectif, la cible principale, les responsables d'une situation qui ne semblent pas ou plus sous contrôle, ce sont les chasseurs eux-mêmes et leurs pratiques cynégétiques.

« Il y a des poubelles pleines de nourriture. Ce n'est plus de l'agrainage mais du nourrissage », nous dit-on, photos à l'appui. L'agrainage continue d'être pratiqué pour contenir les hardes de sangliers autour de points d'appâtage (et de miradors) implantés en forêts et souvent en altitude, éloignés des habitations. Soutenus « très fortement » par les élus du PNRBV conscients que cette pratique ne tient pas ou plus ses promesses, des agriculteurs demandent non seulement l'abandon de l'agrainage mais surtout « un changement radical de logiciel pour justement changer la façon de pratiquer la chasse ». Et de déplorer que des locataires voient la chasse d'abord comme « un hobby, comme le tennis. Nos prairies sont des outils de travail avant tout alors que la chasse est un loisir ». Dans leur dernier courrier à l'endroit notamment du préfet, le collectif n'y va pas par quatre chemins : il exige, peut-on y lire, de « mettre un terme rapidement à la gestion catastrophique de la chasse selon la pyramide des âges, le poids, le sexe et l'âge des bêtes, d'abaisser les populations de suidés à un niveau sauvage et non d'élevage ».
Instauration de minima

La question de l'instauration de minima pour les tirs de sangliers, à l'instar de ce qui prévaut pour les cervidés, se pose avec acuité. Les agriculteurs demandent aussi d'indexer l'indemnisation versée par le FIDS sur les frais réels des réparations. Des agriculteurs seraient prêts à passer commande de sangliers (pour leur propre consommation) mais certainement pas à prendre des mesures de protection autour de leurs prairies devenues lieux privilégiés de bombance des suidés ; et encore moins à devenir chasseurs eux-mêmes...

Jean Daniel KIENTZ
PLUS WEB La vidéo des dégâts dans la vallée de Kaysersberg sur lalsace.fr

« On ne sait plus quoi faire », se désole Jean-Louis Barlier, maire de Fréland, l'une des quatre communes du canton welche impactée significativement par les dégâts de sangliers ; 45 ha, nous dit-il. En 2018, les chasseurs qui se répartissent trois lots soit un espace cynégétique de 1800 ha de forêt avaient abattu 74 sangliers. « Ce n'est visiblement pas suffisant », estime le maire qui croit savoir que « ses » adjudicataires sont parmi les plus actifs du canton. « Ils sortent régulièrement et malgré tout, ils en voient de moins en moins. Tout le monde ici est bien conscient du problème ». Dans la commune voisine de Lapoutroie qui tire une partie de sa richesse de l'agriculture, la problématique est rigoureusement identique. « Ce qui se passe actuellement n'est absolument pas normal », réagit Jean-Marie Muller qui se dit « impuissant. La situation dépasse tout le monde, y compris les chasseurs eux-mêmes alors que tous les acteurs de ce dossier ont pris les mesures nécessaires : battues administratives, tirs de nuit, etc. Malgré tout, la situation empire », déplore le maire de Lapoutroie qui demande lui aussi une remise à plat du cadre réglementaire de la chasse régionale : redécoupage des baux de chasse, nourrissage, conditions d'exercice de l'activité cynégétique.

Omnivore, le sanglier se nourrit majoritairement de végétaux, et pour égayer un régime alimentaire pas très varié, il chasse aussi des rongeurs, des insectes et des vers de terre. La ration quotidienne d'un sanglier de 50 kilos, c'est environ 3 kg de végétaux et 200 g de nourriture d'origine animale. En fouillant le sol en retrournant furieusement champs et prairies, le sanglier recherche des protéines qu'ils trouvent dans les vers, les racines et autres tubercules ; les prairies en lisière de forêt sont ainsi d'intéressants garde-manger pour les suidés.

C'est la surface en hectares des prairies et champs abîmés au 16 avril, soit l'équivalent de 900 000EUR de dégâts. Une statistique inquiétante à mettre en perspective avec l'année précédente : 1014 ha avaient été « affectés » par les dégâts de sangliers, 520 ha en 2017...

 

 
 

 

La Nef des sciences enfin à bon port

Publié dans le panorama le Samedi 04 mai 2019 à 06:24:00

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La Nef des sciences enfin à bon port
 

 
Un atelier de découverte scientifique, plus particulièrement destiné à un public jeune, propose des activités basées sur l'expérimentation. Photos L'Alsace/Jean-François Frey
L'inauguration du nouveau bâtiment de la Nef des sciences, sur le campus de l'Illberg à Mulhouse, s'est déroulée en présence de Jean-Noël Chavanne, sous-préfet de Mulhouse, Thierry Nicolas, conseiller régional du Grand Est et conseiller communautaire de M2A (Mulhouse Alsace agglomération), Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Alain Leconte, conseiller communautaire de M2A, Michèle Lutz, maire de Mulhouse, et Alain Dieterlen, premier vice-président de l'Université de Haute-Alsace.

En accueillant ses invités, Gérard Binder, président de la Nef des sciences et de l'association C'est dans l'aire, a rappelé que cet ouvrage s'inscrivait dans le cadre du projet Territoires de la culture scientifique, technique et industrielle (CSTI), porté par l'association C'est dans l'aire et lauréat du programme d'investissements d'avenir (PIA).

L'acquisition des équipements de culture scientifique a été cofinancée par l'Union européenne dans le cadre du programme Feder Alsace 2014-2020.
Une association créée en 1980

Créée en 1980, née de l'Association des musées des arts et des techniques, après un long vagabondage, la Nef des sciences rejoint enfin son port d'attache sur le campus. Cette cérémonie d'inauguration a été l'occasion de mettre en lumière l'association Nef des sciences, « une structure de terrain menant des projets scientifiques et pédagogiques en collaboration étroite avec l'Université de Haute-Alsace et dont la principale mission est de diffuser et rendre accessible au plus grand nombre, notamment aux plus jeunes, la culture scientifique, technique et industrielle, toutes disciplines confondues ».

La Nef des sciences bénéficie depuis 2008 du label national Science, culture et innovation, et a obtenu en avril 2017 l'appellation Geste (Grand Est science et technique expérience) de la Région Grand Est. Enfin, en janvier dernier, la Nef des sciences, l'association rémoise Accustica et l'Université de Lorraine ont signé une convention de partenariat pour mutualiser leurs ressources de CSTI et déployer des actions à l'échelle du Grand Est.

La Nef des sciences dispose aujourd'hui d'un lieu d'accueil du public sur le campus Illberg de l'UHA (Université de Haute-Alsace), destiné à présenter des expositions et à proposer des animations scientifiques.
Des activités basées sur l'expérimentation

Réalisé sous maîtrise d'ouvrage de la Région Grand Est, le bâtiment, d'une surface de 520 m², comprend un hall d'accueil équipé de cimaises pouvant accueillir des expositions facilement renouvelables, mais aussi les groupes scolaires, une salle d'exposition dont la première, Secrets de fabriques (voir notre encadré), a été présentée aux invités, un atelier de découverte scientifique avec fablab de 50 m², plus particulièrement destiné à un public jeune, proposant des activités basées sur l'expérimentation grâce à des équipements performants.

La construction du bâtiment s'est achevée en mars dernier, après six mois de travaux, bénéficiant d'un financement global de 1,3 million d'euros de la Région Grand Est, de l'État via le PIA, de M2A, du Département du Haut-Rhin et de 140 000 EUR au titre des équipements.

Chacun a souhaité à sa manière bon vent à la Nef des sciences, enfin arrivée à bon port dans ses nouveaux locaux.
Jean-Marie VALDER

 

 
 

 

Les collégiens à l'assaut des châteaux

Publié dans le panorama le Samedi 04 mai 2019 à 06:31:24

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Avec le conseil départemental Opération «Collège au château»
Les collégiens à l'assaut des châteaux
Mardi, le château du Wineck, à Katzenthal, a été le lieu de la première opération «Collège au château» proposé par le conseil départemental du Haut-Rhin, en collaboration avec Alsace destination tourisme et Archéologie Alsace.
 

 
Jean-Paul Beilich, vice-président des Amis du Wineck, a fait visiter le château aux élèves de 5e du collège Molière de Colmar, mardi après-midi.
Dans le cadre de la journée « Tous au château », le 1er mai, le conseil départemental du Haut-Rhin a organisé la veille une journée consacrée aux châteaux forts et à destination des collégiens. Mardi, les collégiens d'Albert-Schweitzer à Kaysersberg (le matin), qui ont également visité le château de leur commune, et ceux du Molière à Colmar (l'après-midi) ont profité de cette opération «Collège au château», en visitant le château du Wineck, à Katzenthal.

Ce sont des classes de 5e qui ont bénéficié de cette première. «L'Occident féodal et le Moyen Âge correspondent à leur programme d'histoire», remarque Bernadette Groff, vice-présidente du conseil départemental, charge de la culture et du patrimoine. « On souhaite les ouvrir à l'art et la culture sous toutes leurs formes. On a choisi le Wineck pour privilégier la proximité. Ils sont plus à même de s'approprier ce qu'ils voient au quotidien », estime-t-elle.

Cette journée résulte de deux engagements pris par le département : la nouvelle politique éducative, dont un axe majeur est de favoriser l'égal accès à la culture et au patrimoine, et le plan patrimoine (9 millions d'euros sur dix ans) pour sauver et valoriser le patrimoine dont les nombreux châteaux alsaciens font partie.
Mallette pédagogique

Sur les hauteurs de Katzenthal, les collégiens ont participé à trois ateliers. À commencer par la visite du château et de sa tour, commentée par Jean-Paul Beilich, vice-président des Amis du Wineck. Cette journée « Collège au château » a aussi été l'occasion pour Archéologie Alsace de faire découvrir sa nouvelle mallette pédagogique. « Elle renferme des reproductions d'objets issus de nos fouilles archéologiques et sera disponible en prêt pour les enseignants », note Aurore Boby, médiatrice culturelle à Archéologie Alsace. Objets de la vie quotidienne et religieuse, instruments de musique ou artisanaux permettent aux élèves de mieux comprendre l'histoire du Moyen-Âge.

Son collègue, Jacky Koch, archéologue territorial, a quant à lui interrogé les élèves sur les nombreuses traces visibles sur les murs. « Ces détails sont des clés pour répondre à de nombreuses questions », analyse le spécialiste en archéologie du bâti, comme ces trous dans la face nord du château : « Ce sont des empreintes de boulin, les pièces de bois pour le soutien d'un échafaudage. »

Au pied du château, un autre groupe, installé dans des chaises longues, a aussi découvert l'édifice mais cette fois avec des casques à large champ de vision de Drone Alsace pour une visite immersive. « C'est un nouveau produit touristique, toujours couplé avec un guide pour les commentaires afin d'offrir une visite de qualité. Ça donne une image positive du drone qui peut aussi être un outil de médiation culturelle », commente Tristan Freville, le gérant.

Les collèges du département étaient enfin invités à proposer un repas médiéval dans leur restaurant scolaire. Les élèves du collège Jacques-Prévert, à Wintzenheim, étaient, eux, attendus jeudi au château du Hohlandsbourg.
Christelle DIDIERJEAN

 

 
 

 

Dernière étape des mercredis du hand

Publié dans le panorama le Samedi 04 mai 2019 à 06:28:33

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HANDBALL ASCA Wittelsheim
Dernière étape des mercredis du hand
C'est à la salle Mermoz qu'a eu lieu la dernière étape des « Mercredi du Handball », proposée par le Conseil Départemental.
 

 
Une belle rencontre pour les futurs champions de l'ASCA Handball.
À cette occasion, l'ASCA Wittelsheim a accueilli l'équipe féminine d'Altkirch et son entraîneur Robert Pallaro, sociétaire de la Nationale 1 où elle réussit une belle saison. Mais c'était également la rencontre entre Sophie Herrbrecht et les jeunes pousses de l'ASCA, où elle a commencé une belle carrière, qui l'a amenée jusqu'à être membre de l'équipe de France.

Le but de cette animation est de permettre aux enfants de participer à un entraînement dirigé par les professionnelles de l'US Altkirch. Des ateliers ont permis de travailler différents aspects du jeu, le tout se terminant par de petits matches. Par la suite ce fut la dédicace de posters, suivie d'un goûter et la remise de ballons par Pierre Vogt, conseiller départemental, accompagné de Thierry Rauber, adjoint pour le plus grand plaisir de Christophe Pozzi, président de l 'ASCA. Les enfants sont tous repartis très heureux de cette rencontre qui les a motivés pour continuer leur apprentissage de ce beau sport, qui a remporté de belles médailles depuis des années.
JPH

 

 
 

 

Andolsheim vainqueur de la « coupe »

Publié dans le panorama le Samedi 04 mai 2019 à 06:29:55

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Andolsheim vainqueur de la « coupe »
 

 
Les premiers essais du robot de tonte ont eu lieu sous l'oeil circonspect de l'équipe technique municipale.  Photos DNA
Les employés du service technique de la Ville et le maire Christian Rebert étaient présents pour la mise en service et voir les premières coupes réalisées par le robot Bigmow, c'est son nom, livré par l'entreprise Trompeter d'Artzenheim, spécialisée dans le matériel agricole.

Il aura la charge de tondre les pelouses des deux terrains de football du complexe sportif d'Andolsheim pour que rien ne dépasse. Avec l'aide du conseil départemental qui a apporté une aide financière de 8 000 EUR, Bigmow a coûté au total 18 000 EUR, installation comprise.
« Un gain de tempset de confort pour l'équipe technique »

La première coupe est budgétaire : « Les équipes techniques sont très sollicitées en période estivale. C'est là qu'il y a le plus de travail. L'entretien des terrains de foot représentait beaucoup d'heures. Ce temps pourra être consacré à d'autres tâches », justifie Christian Rebert. On se rassure : le robot n'a pas coupé l'herbe sous le pied des employés municipaux mais les libère pour d'autres activités. « C'est un gain de temps et de confort pour l'équipe technique ».

Les villes de Wittenheim et Guebwiller sont déjà équipées d'un robot de tonte, mais Bigmow est le premier connecté, nouvelle génération, à être mis en service dans le département. Il peut se piloter à distance, à l'aide d'un smartphone, d'un ordinateur ou d'une tablette. Il est géolocalisé et on peut contrôler son travail sur un écran. Il tond jour et nuit en se promenant de manière aléatoire entre les deux terrains de football, en fonction d'horaires préalablement définis et programmés.

Il est équipé de capteurs qui lui permettent de détecter les endroits où l'herbe est plus haute. Des fils périphériques sont enterrés autour des terrains, qui délimitent le cadre de son action, afin qu'il n'aille pas tondre le gazon du voisin par exemple.

Totalement autonome, il peut fonctionner deux heures avant de retourner tout seul sur sa base où une heure suffit pour le recharger. La tonte est régulière et permanente, sauf bien sûr pendant un match ou les séances d'entraînement. « Si le robot se met en marche sur l'un des terrains pendant un match, on ne s'arrête pas de jouer pour le regarder fonctionner », plaisante un membre du club.
Cinq têtes flottantes pourvues de trois lames chacune

Il est équipé de cinq têtes flottantes pourvues de trois lames chacune, pour une largeur de coupe d'un mètre. La tonte étant permanente, l'herbe de coupe se décompose rapidement et constitue un engrais naturel. « Il existe plusieurs modèles, de tailles différentes, adaptés à toutes les surfaces. Celui-ci est le plus grand. Leur vente est en forte croissance. Il y a de plus en plus de particuliers qui s'équipent », assure Pascal Trompeter, qui a réuni tout le monde au club-house de l'association sportive pour célébrer le succès de l'installation de Bigmow, en offrant une coupe de crémant.
JO.K

 

 
 

 

musique Le nouvel ensemble sera officiellement lancé à Riquewihr le 22 juin Colmar a son orchestre

Publié dans le panorama le Samedi 04 mai 2019 à 06:30:49

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musique Le nouvel ensemble sera officiellement lancé à Riquewihr le 22 juin
Colmar a son orchestre
La belle aventure de la Capella Sacra a pris fin. Bienvenue à l'orchestre de chambre de Colmar-Alsace. Cyril Pallaud, chef de l'ancienne formation, a constitué un ensemble où musiciens expérimentés et jeunes artistes prometteurs se mettent au diapason.
 

 
Cyril Pallaud est directeur musical et chef principal de la nouvelle formation.
L'homme orchestre avait créé la Capella Sacra en 2015 avec des musiciens de la Schola Cantorum de Bâle. Le programme était dédié à la musique sacrée du XVIIIe siècle. Une cinquantaine de concerts plus tard, en bon organiste, Cyril Pallaud décide de tourner la page. « Le budget était très lourd car les musiciens étaient recrutés dans toute l'Europe pour leurs compétences en musique baroque. Cela devenait compliqué ou alors il fallait mettre les billets à 40 ou 50 EUR». Pour réduire les coûts, le trentenaire trouve plus intéressant de s'ancrer dans le bassin rhénan. « Il y a de très beaux conservatoires et des musiciens brillants.»
S'ouvrir à toute la musique symphonique

Sa deuxième motivation touche à l'essence même de la formation. « Avec la Capella, les musiciens venaient juste pour un concert, puis repartaient. Aujourd'hui, j'aimerais que se crée une alchimie entre les personnes. On va pouvoir créer un ensemble, un son ».

La partition ne s'est pas jouée en un seul temps. L'annulation en début d'année du concert de la Capella Sacra à Riquewihr à la suite de la défection d'un mécène a été le premier déclic. Puis, il y a eu ces deux rencontres déterminantes. L'été 2018, à Salzbourg, l'agrégé de musique suit une formation de direction d'orchestre avec Bruno Weil, ancien bras droit d'Herbert von Karajan. Il côtoie aussi Theodor Guschlbauer, chef honoraire de l'orchestre symphonique de Strasbourg. Ces expériences l'incitent à dépasser le répertoire baroque pour s'ouvrir à toute la musique symphonique.

L'orchestre de chambre de Colmar est multiple. « Orchestre symphonique à géométrie variable », il se compose d'une formation de quarante musiciens issus essentiellement du pôle supérieur de l'Hear (haute école des arts du Rhin) de Strasbourg. S'y ajoutent le choeur de chambre d'Alsace fort de seize chanteurs professionnels ou semi-professionnels et le département Jeunes voix réunissant les meilleurs étudiants-chanteurs de l'Université strasbourgeoise où Cyril Pallaud enseigne.
Une création mondiale à Riquewihr

Encourager les échanges entre musiciens chevronnés et jeunes pousses de talent, toujours « dans un souci d'excellence », telle est la philosophie du nouvel ensemble.

C'est lui qui en est le chef principal et le directeur musical. Il est assisté d'un chef adjoint, le jeune Anversois Simon de Paepe, qui, durant la soirée de lancement de Riquewihr, se verra remettre par l'ambassadeur de Belgique Gilles Heyvaert, le 2e trophée Jeune talent Alsace, récompense également imaginée par Cyril Pallaud. La marraine du projet est la soprano alsacienne mondialement reconnue Mireille Delunsch.

Pourquoi créer cette nouvelle entité à Colmar ? Le fait que Cyril Pallaud y réside n'est pas la seule raison. « La ville a un rayonnement culturel et n'a pas d'orchestre permanent. On se donne toute l'année pour enraciner le projet à long terme ».

Une avant-première a eu lieu le 14 avril en l'église de Sausheim. Ce premier grand test est couronné de succès. « On a dû refuser du monde ».

La soirée officielle de lancement prendra pour cadre l'église Ste-Marguerite de Riquewihr le samedi 22 juin. Baptisée Nuits romantiques, cette soirée, donnée dans le cadre de l'année Berlioz et parrainée par le conseil départemental du Haut-Rhin, verra la présentation d'une création mondiale : le Te Deum, écrit pour le nouvel orchestre de chambre par le compositeur alsacien Bernard Lienhardt. « Cet hymne d'action de grâce terminera en apothéose cette soirée mémorable tel un gigantesque feu d'artifice ».
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

Le 1er cycle : constellations
L'orchestre de chambre a baptisé du nom de Constellations son 1er cycle, s'étalant sur les années 2019-2020. Après l'avant-première de Sausheim le 14 avril, un concert trompette et orgue, en hommage à Marie-Claire Alain et Maurice André, sera donné dans la chapelle Notre-Dame-du-Chêne de Blotzheim, ce dimanche 12 mai, à 16 h. Cyril Pallaud tiendra l'orgue et Jamie Hood sera à la trompette. Lors de la soirée de lancement du 22 juin, à 21 h, en l'église Ste-Marguerite de Riquewihr, l'orchestre sera conduit par Cyril Pallaud et Simon de Paepe avec la présence de la soprano solo Laurence Hunckler. Le dimanche 30 juin, à 18 h, le Stabat Mater de Rossini et la 8e symphonie, Inachevée, de Schubert seront donnés au Forum de St-Louis par l'orchestre de chambre de Colmar, le département Jeunes voix et l'ensemble vocal de St-Louis dont Cyril Pallaud est directeur musical.

Le département Jeunes voix entamera sa tournée Mystérium le 18 mai, à Malaucène, dans le Vaucluse et l'achèvera le 21 juillet à Kronach, en Allemagne après être passé notamment par Avignon, Ammerschwihr (le 26 mai), Strasbourg (le 2 juin) et l'abbaye de Marbach (le 9 juin).
La billetterie pour le concert du 22 juin est ouverte. Tarifs : 15 et 20 EUR (réduit : 10 et 15 EUR - Gratuit pour les moins de 16 ans). Réservations à l'office de tourisme de Ribeauvillé -03 89 73 23 23. Informations au 06 63 20 66 62 ou contact@cc-colmar.eu

 

Wettolsheim Assemblée générale de l'UNC Perpétuer le souvenir

Publié dans le panorama le Samedi 04 mai 2019 à 06:28:56

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Wettolsheim  Assemblée générale de l'UNC
Perpétuer le souvenir
L'assemblée générale de l'Union des anciens combattants, présidée par Jean-Pierre Keller a eu lieu le 25 avril dernier à Wettolsheim.
 

 
Le président a salué les membres ainsi que Lucien Muller, conseiller départemental et maire de Wettolsheim, les adjoints au maire Antoine Bohrer et Sylvie Ehrhart, et Pierre Perathoner, président du sous-groupe Colmar-Kaysersberg et de l'UNC d'Eguisheim.

Le président a remercié les participants aux différentes manifestations patriotiques ainsi que les porte-drapeaux présents aux nombreuses manifestations.

Le secrétaire Aimé Ehrhart a lu le compte-rendu de l'assemblée générale 2018 et Jean-Pierre Keller a fait le rapport d'activité de l'année écoulée.

Pour 2019, la section compte 33 membres cotisants. Il a invité les jeunes générations qui ont effectué leur service national à rejoindre l'UNC pour perpétuer le souvenir de ceux qui ont combattu pour notre liberté : guerre 39/45, Incorporés de Force, Indochine, AFN, OPEX, Soldats de France et membres associés.

Le président a évoqué l'activité soutenue de la section locale au village mais aussi lors des diverses manifestations patriotiques au niveau du sous-groupe et du département.
Un manuscrit sera remis par la famille d'Alphonse Hueber

Le trésorier Raymond Gerber a présenté un rapport financier équilibré confirmé par les réviseurs aux comptes Alfred Pfleger et Gilbert Mansion. Les réviseurs aux comptes ont été confirmés pour l'exercice 2019. La cotisation 2019 reste fixée à 26 EUR.

Aimé Ehrhart, André Ehrhart, Arthur Ehrhart et Charles Meyer sont reconduits au comité pour trois ans, Raymond Gerber pour deux ans.

Puis le président Jean-Pierre Keller a rappelé les prochaines activités : la cérémonie du mardi 7 mai au monument aux morts pour la commémoration du 8 mai 1945 ; la messe du souvenir à la Chapelle des Bois à Wintzenheim le 10 juin, lundi de Pentecôte ; l'excursion annuelle d'une journée fixée au jeudi 13 juin avec au programme une mini-croisière sur le Rhin et une visite de cave, la messe du souvenir de l'UNC départementale à la basilique de Thierenbach en octobre.

Pierre Perathoner a rappelé l'importance du devoir de mémoire pour les générations plus jeunes lors des différentes manifestations patriotiques : « Restons des référents pour notre jeunesse ! »

Antoine Bohrer a signalé que lors de la réception à la mairie après la commémoration du mardi 7 mai au monument aux morts de la rue de la 5e DB, la famille d'Alphonse Hueber (décédé en mars 2017, ancien de Tambow et natif de Wettolsheim) remettra à la commune le manuscrit du livre Patriote apatride - un parmi nous.

Lucien Muller a félicité la section locale UNC pour sa participation à la vie associative du village, aux diverses commémorations patriotiques et cérémonies de souvenirs et de mémoire.

 

 
 

 

Les compositeurs de la beauté florale récompensés

Publié dans le panorama le Samedi 04 mai 2019 à 06:29:30

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Les compositeurs de la beauté florale récompensés
 

 
Les lauréats du fleurissement 2018 de Buhl ont été félicités par les élus. Photo L'Alsace/Bernard Erhard
Mercredi en fin d'après midi, les lauréats du fleurissement 2018 se sont retrouvés au Cercle, à Buhl, pour la remise des prix présidée par le maire, Fernand Doll.

« Les contraintes pourraient nous laisser croire que le fleurissement serait une question superflue, voire obsolète. Nous pourrions, sous prétexte d'efficacité, nous retrancher derrière les thèmes à la mode tels que rigueur où économie. Mais ce n'est pas notre logique. L'embellissement de notre village, sa mise en valeur, le souci partagé de son équilibre et de sa propreté doit rester pour nous une priorité, a expliqué le premier magistrat, en associant la commission de fleurissement, les services techniques mais aussi les forces vives pour garantir la réussite de cette tâche. L'implication quotidienne de la commune ne serait rien sans votre fantastique contribution. C'est grâce à vous que Buhl prend toute sa splendeur, aussi cette cérémonie est nécessaire et indispensable afin de mettre en lumière vos gestes quotidiens. Je vous remercie et vous encourage à persévérer ».

Marianne Loewert, la présidente de la commission, a rejoint les propos du maire en ajoutant : « Lors de la remise des prix du fleurissement, organisé conjointement par le Conseil départemental et Alsace destination touristique, deux familles buhloises proposées ont été retenues : Rocco Nuzzo et Henri Pierobon », et mentionnant le passage du Tour de France le 11 juillet 2019 dans la cité, elle a suggéré « que le jaune pourrait être la couleur en vogue dans les compositions ».

La 34e édition de la Fête des fleurs aura lieu le samedi 11 mai, de 7 h 30 à 13 h, avec le palmarès florivalien. La dépose des déchets verts à la déchetterie ne sera plus reconduite en 2019. En cas de difficulté, il convient de s'adresser à la mairie.

« Le fleurissement est une âme importante de l'Alsace : bravo à tous », a conclu Karine Pagliarullo, conseillère départementale.

Avant le palmarès, un superbe diaporama a résumé le fleurissement de Buhl.

 

 
 

 

guebwiller Cérémonie commémorative En souvenir des déportés

Publié dans le panorama le Samedi 04 mai 2019 à 06:32:12

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guebwiller Cérémonie commémorative
En souvenir des déportés
Daniel Merignargues, sous-préfet de Thann-Guebwiller, a présidé dimanche dernier la cérémonie dans le cadre de la journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation.
 

 
Aux côtés de Francis Kleitz, maire de Guebwiller, Gilbert Meyer, président local du Souvenir français, a orchestré la cérémonie.

Jean-Claude Scheurer, président guebwillerois de la fédération nationale des déportés et internés, résistants et patriotes, a lu le message pour la journée nationale du souvenir de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées. Ravivage de la flamme, dépôts de gerbes par le sous-préfet, le maire de Guebwiller, Jean-Marie Rost, président de l'OMSPAC (Office municipal des sociétés patriotiques et d'anciens combattants), accompagnés des représentants du conseil communal des jeunes de Guebwiller, sonnerie aux morts et Marseillaise ont ponctué ce moment de recueillement, en présence notamment de Grégory Stich, conseiller régional, de Karine Pagliarulo, conseillère départementale, des élus, des porte-drapeaux représentants des sociétés patriotiques d'anciens combattants et des autorités civiles, militaires et religieuses.

 

 
 

 

Aubade et distribution de muguet

Publié dans le panorama le Samedi 04 mai 2019 à 06:32:33

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Soultz  Batterie fanfare des sapeurs-pompiers
Aubade et distribution de muguet
Comme de tradition, en ce 1er mai à Soultz, la batterie fanfare de l'amicale des sapeurs-pompiers a sillonné la ville pour donner des aubades à plusieurs endroits.
 

 
Réveil musical pour le maire !
Juchés sur une remorque tirée par un tracteur que conduisait un viticulteur local, les musiciens ont commencé leur réveil musical par une aubade devant le domicile du maire Marcello Rotolo. De là, l'équipage s'est rendu devant la maison de la conseillère départementale Karine Pagliarulo avant de faire escale à la maison de retraite de l'hôpital de Soultz. Les résidents de cet établissement ont particulièrement apprécié cet intermède musical, qui a égayé quelque peu leur journée.

Après le déjeuner, leur périple a conduit les musiciens à Thierenbach, aux abords de la Ferme des Moines, et un peu plus tard de nouveau sur le ban de Soultz, sur le site pittoresque des Violettes. A chaque halte musicale, les dames qui accompagnaient les musiciens ont remis un brin de muguet porte-bonheur aux passants.

 

 
 

 

Sainte-Marie-aux-Mines Lycée professionnel Louise-Weiss Encore premier en orthographe

Publié dans le panorama le Samedi 04 mai 2019 à 06:26:35

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Sainte-Marie-aux-Mines  Lycée professionnel Louise-Weiss
Encore premier en orthographe
Pour la 4e année consécutive, l'équipe du lycée professionnel Louise-Weiss a remporté la finale du concours d'orthographe des lycées professionnels du Haut-Rhin.
 

 
Les trois lauréates du concours accompagnées d'une partie de l'équipe organisatrice et du député Éric Straumann. De gauche à droite : Martine Hert, Océane Baysang, Coline Trouillet, Laurent Greusard, Léa Onorato, Éric Straumann, Anne Pfliegersdoerffer.
Organisée par le lycée Louise-Weiss et le service des publics du Musée Unterlinden, la finale s'est tenue pour la première fois de son histoire dans la salle des anciens bains de Colmar. Une manière de rompre avec la tradition qui voulait, jusque-là, que les vainqueurs de la dernière finale accueillent les participants dans leur établissement. Volonté affichée : rendre plus central l'événement, valoriser la langue et la culture française et donner davantage de lustre à ce concours existant depuis la fin des années 80.

9 établissements professionnels du Haut-Rhin participaient à cette finale soit 35 élèves puisqu'une équipe était incomplète.

Pour les accueillir, l'équipe du Musée Unterlinden composée de Pantxika De Paepe (conservatrice), Xavier Gaschy et Suéva Lenôtre ainsi que celle du lycée composée d'Anne Pfliegersdoerffer (proviseure adjointe), Perrine Pageot, Martine Hert et Laurent Greusard.

Les élèves ont d'abord composé une petite heure sous la dictée de Laurent Greusard, un extrait de « Notre-Dame » de Victor Hugo. Un texte, choisi d'après l'actualité, rappelant les cicatrices et dégradations déjà connues par la vénérable dame et porteur d'un message d'espoir. Pendant ce temps, leurs accompagnateurs étaient invités à déambuler et découvrir les collections du musée.

Puis, l'équipe des publics du musée a ensuite offert une visite personnalisée aux élèves présentant les grands chefs-d'oeuvre du Musée Unterlinden : le retable d'Issenheim, la mosaïque de Bergheim, la tapisserie de Guernica... pendant que leurs accompagnateurs corrigeaient les copies. La remise des prix s'est ensuite tenue, sous le patronage du député Éric Straumann, dans la salle des bains en présence des officiels des deux partenaires de l'événement.
Classement individuel

Au classement élève, le podium était exclusivement féminin. Léa Onorato, Lycée Joseph Storck de Guebwiller, arrive ainsi première place avec seulement 3 points de pénalité. Elle est suivie d'un cheveu par la Sainte-Marienne, Océane Baysang, qui n'avait que 4 points de pénalités puis par Coline Trouillet, elle aussi du lycée Louise-Weiss, avec seulement 15 points de pénalité.
Classement par équipe

Au classement par établissement, le lycée Louise-Weiss l'emporte avec 64 points. Un résultat rendu possible grâce à leurs deux autres candidats, Tony Lee Marcheses Riedinger et Laura Grohens. Viennent ensuite le lycée du BTP Gustave-Eiffel (Cernay) avec 101 points, le lycée Joseph-Storck (Guebwiller) avec 112 points, le lycée Martin-Schongauer (Colmar) avec 153 points, le lycée Schwendi (Ingersheim) avec 157 points, le Lycée des Métiers Charles Stossel (Mulhouse) avec 178 points, le Lycée Charles de Gaulle (Pulversheim) avec 190 points, le Lycée Joseph Vogt (Masevaux) avec 223 points et le Lycée Ettore Bugatti (Illzach) avec 357 points. À noter que le Lycée Bugatti avait un élève absent donc automatiquement 200 points de pénalités.

La remise des prix s'est achevée autour d'un pot de l'amitié préparé par les petites mains du lycée : smoothie, brochettes de fruits et cakes. Suite à quoi, tous les participants sont repartis nantis de chèques cadeaux, d'entrées pour le musée mais surtout de bons souvenirs plein la tête. Une preuve que cette nouvelle formule « externalisée » fait mouche, et une motivation pour l'équipe du lycée Louise Weiss à renouveler l'expérience lors de l'édition 2020.
P.P.P.

 

 
 

 

10e anniversaire du « Petit Manoir »

Publié dans le panorama le Samedi 04 mai 2019 à 06:33:41

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Munster  Ce samedi 4 mai
10e anniversaire du « Petit Manoir »
 

 
Dix ans déjà ! En effet, le Petit Manoir, ce splendide « Accueil de jour » pour des personnes souffrant de maladie d'Alzheimer et apparentée ou, tout simplement de solitude, ouvrait ses portes en ce 4 mai 2009, accueillant 15 personnes.

Extraordinaire demeure faisant naguère partie du patrimoine des Hartmann (ancien logement d'un directeur) et superbe site engendrant la paix et le bien-être.

Comme l'expliquent si bien les responsables, « à ce jour, une cinquantaine de personnes bénéficie de cet accompagnement, et de nombreuses personnes se réjouissent d'y venir. » Et d'où viennent ces personnes ? « Essentiellement de la vallée mais nous en accueillons également de l'avant-vallée jusqu'à Turckheim. Pour ce faire, une équipe de six personnes dynamiques et dévouées est à pied d'oeuvre, leur proposant des activités multiples (ateliers mémoire, cuisine, peinture, fleurs, bricolage, musique, chants...).

Par ailleurs, l'équipe a participé à des appels telles que la Fondation Mederic Alzheimer (en obtenant un 2e prix) et, tout récemment, la conférence des financeurs du Département du Haut-Rhin avec financement d'un « Atelier Peinture » et participation à l'exposition de l'association artistique de la vallée de Munster cet été. »

« C'est donc en effet ce samedi 4 mai que nous fêterons le 10e anniversaire de notre structure. En outre, nous organiserons des portes ouvertes les 5 et 6 juillet prochains avec comme thème « Autour du jardin », avec de nombreux exposants. Une date à retenir dès maintenant. »

 

 
 

 

La Société d'histoire du Sundgau se penche sur les métiers d'antan

Publié dans le panorama le Samedi 04 mai 2019 à 06:28:03

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La Société d'histoire du Sundgau se penche sur les métiers d'antan
 

 
Les membres de la Société d'histoire du Sundgau ont présenté le livre « Les métiers d'autrefois, les Sundgauviens exploitent leur environnement ». Photo DNA/Chr.M.
Après avoir cosigné Auberges et relais de postes, espaces de vie, fenêtres sur le monde en 2016, Philippe Lacourt et Paul-Bernard Munch, professeurs d'histoire et de géographie, font à nouveau oeuvre commune avec Les métiers d'autrefois, les Sundgauviens exploitent leur environnement, ouvrage toujours publié par la Société d'histoire du Sundgau et présenté samedi à la Mittlérémühle (Ribstein-Heimburger) à Uffheim.

« Le Sundgau actuel a été façonné par des générations d'agriculteurs, de bûcherons qui ont exploité les forêts, de charpentiers qui ont mis sur pied les maisons à colombages », note Philippe Lacourt. Contrée ouverte sur le monde, le Sundgau a participé à l'essor de la filière textile, dès le Moyen Âge, mais aussi à la Révolution industrielle, où les ressources de son sous-sol ont permis le rayonnement mondial de ses tuiliers. Elle a exploité ses mines, comme celles de Winkel, puisé des ressources dans l'eau... En témoignent les moulins, les tuileries, les brasseries, les forges, etc. Autant de photos sorties des albums d'Eugène Groellin (Bartenheim), photographe professionnel depuis... 1958.
Un volume 2 en 2020

Placé sous la présidence de Gabrielle Claerr Stamm, illustré par des dessins du Ludovicien Célestin Meder, le premier des deux volumes de 152 pages, consacré pleinement aux métiers de transformation de l'environnement, révèle la variété des professions exercées par nos aïeux en Alsace du Sud.

Ce qu'ont confirmé tour à tour, à l'heure des allocutions, André Ribstein, président de l'association des Métiers et Saveurs d'antan, Daniel Adrian, conseiller départemental, et René Danesi, sénateur du Haut-Rhin, présents aux côtés du maire Christian Martinez et de Delphine Wespiser. Le volume 2, annoncé pour le printemps 2020, présentera l'ensemble des métiers liés aux relations humaines, comme ceux du commerce, de l'administration ou encore des professions libérales. Il proposera également un index des lieux et des noms de personnes couvrant les deux publications. « Avec ces deux volumes, nous avons tenté de sortir de l'oubli ces métiers d'autrefois, parfois mal rétribués, redonnant à ces travailleurs leur place légitime dans la longue histoire du Sundgau », explique Paul-Bernard Munch, à qui revient la paternité de l'ouvrage.
Chr. M. SE PROCURER Prix de l'ouvrage : 20 EUR TTC (plus 5 EUR de frais de port). Règlement par chèque à l'ordre de SH Sundgau, BP 27 68 400 Riedisheim. À noter que l'ouvrage sera disponible au Forum du livre à Saint-Louis et à l'agence du journal L'Alsace, rue Charles-de- Gaulle à Altkirch.