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Élections européennes : Journal de campagne

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:46:53

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Élections européennes
Élections européennes : Journal de campagne

 
Débat : l'Europe pour quoi faire ?
Le Mouvement européen de Haute Alsace et les Jeunes européens de France organisent un débat sur le thème « l'Europe pour quoi faire ? ». Cinq candidats s'efforceront de répondre à cette question : l'eurodéputée sortante Anne Sander, candidate LR, Christophe Grudler, candidat de la liste Renaissance (LaREM, MoDEM, Agir, Radicaux), François Alfonsi, ancien député européen, candidat EELV, Antoine Waechter du Mouvement écologiste indépendant, candidat sur la liste Urgence écologie, et Jérôme Quéré, ancien président des Jeunes européens, candidat sur la liste Place publique - PS.

Le samedi 4 mai à 19 h au campus Fonderie, 16 rue de la Fonderie à Mulhouse. Entrée libre.
Réunion publique d'Unser Land avec François Alfonsi

Dans le cadre des élections européennes, le parti alsacien Unser Land invite à rencontrer François Alfonsi, maire d'Osani (Corse), ancien eurodéputé et candidat de la fédération des partis régionalistes Régions & Peuples solidaires (R & PS) sur la liste EELV menée par Yannick Jadot. François Alfonsi, qui a présidé le parti européen Alliance libre européenne (qui fédère des partis régionalistes à l'échelle de l'Europe) présentera avec le maire de Kolbsheim Dany Karcher, candidat sur la liste EELV, les raisons du partenariat historique entre régionalistes et écologistes avec l'objectif de « dépasser l'Europe des États ».

Lundi 6 mai à 19 h à la Maison des associations, place des Orphelins à Strasbourg.
Meeting de Renaissance le 11 mai à Strasbourg

La liste Renaissance (LaREM, MoDEM, Agir, Radicaux), conduite par Nathalie Loiseau, tiendra un meeting de campagne le samedi 11 mai à 16 h au Palais de la musique et des congrès de Strasbourg.

 

 
 

 

élections européennes Liste Parti socialiste - Place Publique : Richardot rétrogradée 12e, non-éligible

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:48:21

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élections européennes Liste Parti socialiste - Place Publique
élections européennes Liste Parti socialiste - Place Publique : Richardot rétrogradée 12e, non-éligible
À la veille de la date limite pour le dépôt des listes pour les élections européennes, l'Alsacienne Pernelle Richardot a été rétrogradée de la 8e place (charnière) à la 12e place (non-éligible) sur la liste Parti socialiste - Place publique.

 
Pernelle Richardot dénonce un « oubli des territoires », ce qui constitue selon elle une « erreur stratégique grave ».
« Envie d'Europe » (c'est le nom de cette liste d'ouverture menée par le PS et le mouvement Place Publique de Raphaël Glucksmann), mais pas vraiment envie de Grand Est. Ni même d'Est tout court.

« Il n'y a plus de candidat du Grand Est ni même de l'ancienne circonscription Est (qui comprenait l'Alsace, la Lorraine, la Bourgogne et la Franche-Comté, N.D.L.R.) dans les 10 premières places de la liste. On s'assoit sur un cinquième de la France ! » commente Pernelle Richardot. Lors de l'annonce qu'elle serait 8e, fin mars, elle se réjouissait que ce choix traduise l'importance, notamment, de « l'ancrage territorial et la défense des territoires », aux yeux des concepteurs de cette liste d'union, négociée par Olivier Faure et Raphaël Glucksmann.
« Une erreur politique majeure pour la reconstruction » du PS

Mais lundi, Pernelle Richardot a appris qu'elle faisait les frais de cette politique d'ouverture. La 8e place revient finalement à Place Publique et la 10e à une élue radicale. « J'ai plaidé pour cette politique d'ouverture, de dépassement des ego, et j'en suis un dégât collatéral », lâche-t-elle dans un soupir. Elle refuse d'en faire une affaire personnelle, mais considère cette rétrogradation « de l'Est » comme une « grave erreur stratégique », « une erreur politique majeure pour la reconstruction de notre parti ». Car le Grand Est, insiste la conseillère régionale PS, « est un condensé des enjeux européens. Pour l'industrie, l'emploi, l'aménagement du territoire. Il y a un vrai sujet avec la désindustrialisation. Et je regrette que [la direction du PS à] Paris et Raphaël Glucksmann ne l'aient pas compris. Quelqu'un à Paris a même dit "Le Grand Est ne pèse rien". »

« On court derrière la thématique écologique et on en oublie la thématique sociale et industrielle », et la rétrogradation de l'Est de la France sur la liste en est un symptôme, poursuit-elle.

Surprise, lundi, d'apprendre son déclassement sur la liste, la première fédérale du PS-67 s'est posé la question de continuer à faire campagne. « J'ai réfléchi, j'ai consulté, et je vais continuer. Je le dois aux élus et aux militants de ce territoire. » Elle sera bientôt dans la Meuse, en Haute-Saône, dans le Territoire de Belfort, dans les Vosges. Et le jeudi 9 mai au soir sur la scène du Palais de la musique et des congrès de Strasbourg pour un meeting commun avec Raphaël Glucksmann et ses colistiers. La Strasbourgeoise, locale de l'étape, a dû s'assurer qu'elle y aurait bien la parole... « Et j'aurai une parole forte ! » promet-elle.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

Richardot rétrogradée en position non éligible

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 06:07:01

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Richardot rétrogradée en position non éligible
 

 
Pernelle Richardot dénonce un « oubli des territoires ».

Archives DNA/Michel Frison

À la veille de la date limite pour le dépôt des listes pour les élections européennes, l'Alsacienne Pernelle Richardot a été rétrogradée de la 8e place (charnière) à la 12e place (non éligible) sur la liste Parti socialiste-Place publique. « Envie d'Europe » - c'est le nom de cette liste d'ouverture menée par le PS et le mouvement de Raphaël Glucksmann -, mais pas vraiment envie de Grand Est. Ni même d'Est tout court.

« Il n'y a plus de candidat du Grand Est ni même de l'ancienne circonscription Est [qui comprenait l'Alsace, la Lorraine, la Bourgogne et la Franche-Comté, NDLR] dans les dix premières places de la liste. On s'assoit sur un cinquième de la France ! », note Pernelle Richardot. Lors de l'annonce qu'elle serait 8e, fin mars, elle se réjouissait que ce choix traduise l'importance, notamment, de « l'ancrage territorial et la défense des territoires », aux yeux des concepteurs de cette liste d'union, négociée par Olivier Faure et Raphaël Glucksman.

Mais lundi, Pernelle Richardot a appris qu'elle faisait les frais de cette politique d'ouverture. La 8e place revient finalement à Place Publique et la 10e à une élue radicale. « J'ai plaidé pour cette politique d'ouverture, de dépassement des ego, et j'en suis un dégât collatéral », lâche-t-elle dans un soupir. Elle refuse d'en faire une affaire personnelle, mais considère cette rétrogradation « de l'Est » comme une « grave erreur stratégique », « une erreur politique majeure pour la reconstruction de notre parti ».
Pour Paris, « le Grand Estne pèse rien »

Car le Grand Est, insiste la conseillère régionale PS, « est un condensé des enjeux européens. Pour l'industrie, l'emploi, l'aménagement du territoire. Il y a un vrai sujet avec la désindustrialisation. Et je regrette que [la direction du PS à] Paris et Raphaël Glucksmann ne l'aient pas compris. Quelqu'un a Paris a même dit : "Le Grand Est ne pèse rien". » « On court derrière la thématique écologique et on en oublie la thématique sociale et industrielle », et la rétrogradation de l'Est de la France sur la liste en est un symptôme, poursuit-elle.

Surprise, lundi, d'apprendre son déclassement sur la liste, la première fédérale du PS 67 s'est posé la question de continuer à faire campagne. « J'ai réfléchi, j'ai consulté... et je vais continuer. Je le dois aux élus et aux militants de ce territoire. » Elle sera bientôt dans la Meuse, en Haute-Saône, dans le Territoire de Belfort, dans les Vosges. Et le jeudi 9 mai au soir sur la scène du Palais de la musique et des congrès, à Strasbourg, pour un meeting commun avec Raphaël Glucksmann et ses colistiers. La Strasbourgeoise, locale de l'étape, a dû s'assurer qu'elle y aurait bien la parole... « Et j'aurai une parole forte ! », promet-elle.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

Banque des Territoires :l'effet levier d'un acteur discret

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 06:14:48

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Banque des Territoires :l'effet levier d'un acteur discret
 

 
Les représentants de la Banque des Territoires, un des métiers de la Caisse des Dépôts, se déplacent actuellement sur le terrain pour présenter leur action. Ils étaient récemment à Guebwiller pour présenter les chiffres alsaciens.

« La performance de la Caisse des Dépôts, ce n'est pas seulement de sortir des grands projets, mais aussi de faire émerger des projets qui ne sortiraient pas sans notre implication. Nous ne finançons pas tout, mais notre participation est souvent décisive. Elle a régulièrement un effet de levier », assure Patrick François, directeur régional Grand Est de la Banque des Territoires, l'un des métiers de la Caisse des Dépôts.

Les sommes dont dispose la Caisse des Dépôts proviennent majoritairement de l'argent déposé sur le livret A et sur le livret de développement durable. Une fois sa contribution versée au budget de l'État, cette banque particulière fait fructifier cet argent. « Nous l'investissons auprès des collectivités territoriales, pour soutenir de grands projets, ainsi qu'auprès des bailleurs sociaux pour construire et rénover des logements, une de nos missions premières. » Prêts sur fonds d'épargne, prêts sur fonds propres, prises de participation, ingénierie... Les modalités varient selon les projets.
Des prêts pour des problématiques particulières

Ces sommes, immédiatement disponibles, peuvent être prêtées sur de très longue durée (jusqu'à soixante ans), ce que les banques classiques ne peuvent pas faire, même dans les périodes de taux bas. Ils répondent aussi à des problématiques précises : création d'un territoire européen bas carbone à Fessenheim, transition énergétique (rénovation de bâtiments mais aussi participation à des projets de géothermie profonde à Illkirch ou de parc éolien près de Saâles), projet autour de l'eau, développement des territoires (Smart City à Brumath ou à Colmar, compte mobilité à Mulhouse), rénovation urbaine, innovation...

« C'est ce qui explique que nous sommes présents sur de très grands projets comme, par exemple, le passage au très haut débit en Alsace », note le directeur régional. En Alsace, en 2018, « notre effort a porté à la fois sur l'avenir du territoire de Fessenheim, le soutien à la dynamique qui porte l'eurométropole de Strasbourg et l'accompagnement des coeurs de villes moyennes, Haguenau, Saverne, Colmar et Guebwiller », précise Patrick François.

Par exemple, à Guebwiller, la Banque des Territoires a fait de l'assistance à maîtrise d'ouvrage dans le cadre du programme Action coeur de ville et participé à l'étude sur le commerce et à celle sur les friches du haut de la ville. « Dans un cas comme celui-ci, nous ne mettons pas seulement de l'argent, nous apportons aussi une présence humaine qui aide à bâtir les projets », souligne Laurence Dehan, directrice déléguée Alsace.

Sur l'avenir du territoire de Fessenheim, la banque a apporté aussi bien un appui méthodologique qu'un cofinancement d'études.
Un rôledans l'élaborationdu schéma touristique

Par ailleurs, elle entend aider à bâtir un schéma directeur du tourisme. Ainsi, après le fiasco du Bioscope à Ungersheim, elle est présente auprès de du parc du Petit Prince-Ecomusée. « On s'était engagé à recréer de l'activité sur ce site. Aujourd'hui, nous soutenons la rénovation de la Taverne et de l'hôtel Les Loges », expliquent les représentants de la banque.

Enfin, la banque a été mandatée par l'État sur le programme Territoire d'innovation. Elle soutient à ce titre les projets « Champs du possible, villes du futur », porté par Mulhouse Alsace agglomération, et « Territoires de santé de demain », porté par l'eurométropole de Strasbourg.

« Pour nous, c'est une belle année. Mais nous voulons aller plus loin encore dans l'accompagnement des territoires », assure le directeur régional. Élise GUILLOTEAU

 

 
 

Societe Le gouvernement prépare des mesures pour juillet Adoption : vite une réforme !

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:41:12

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Societe Le gouvernement prépare des mesures pour juillet
Societe Le gouvernement prépare des mesures pour juillet Adoption : vite une réforme !
Près de la moitié des enfants placés ne trouvent pas de famille pour les adopter alors que 14 000 agréments sont en cours de validité. Le gouvernement cherche à remédier à cette situation d'autant qu'adopter à l'étranger devient de plus en plus rare.

 
Près de 49 % des enfants, pupilles de l'État souhaitant être adoptés, ne trouvent pas de famille.
Comment résoudre cette équation complexe ? Environ 14 000 familles ont un agrément à l'adoption en cours de validité. Et pourtant 49 % des enfants, pupilles de l'État souhaitant être adoptés, ne trouvent pas de famille pour les accueillir.

Face à ce paradoxe, le gouvernement a confié une mission d'information à deux parlementaires, Monique Limon, députée LREM de l'Isère, et Corinne Imbert, sénatrice LR de Charente-Maritime. Objectif : améliorer le chemin vers l'adoption des enfants placés.
Faire évoluer la loi ?

En 2016, la loi a fait un premier pas en ce sens. Elle assouplit la procédure d'abandon, devenue procédure judiciaire de délaissement parental. Ce changement vise à faciliter le passage du statut d'enfant placé à celui de pupille de l'État, première étape nécessaire pour pouvoir ensuite bénéficier d'une adoption.

« À partir du moment où c'est le projet de l'enfant, cette loi permet de rendre l'adoption possible », explique Monique Limon, qui a fait une grande partie de sa carrière dans la protection de l'enfance et l'action sociale. Cette loi a-t-elle été efficace ? Ou nécessite-t-elle des améliorations ? Combien d'enfants ont bénéficié de cet assouplissement ? Autant de questions auxquelles les parlementaires vont tenter de répondre.
Enfants à « besoin spécifique »

Les derniers chiffres datent d'avant la loi. En 2016, sur les 2 626 enfants pupilles de l'Etat, 751 enfants ont été confiés à une famille en vue d'adoption. Soit 20 % des enfants ayant obtenu le statut de pupille au cours de l'année.

Selon l'Observatoire national de la protection de l'enfance, 20 % des enfants confiés en vue d'adoption en 2016 avaient des besoins spécifiques : âge élevé, raison de santé (ou handicap), en fratrie.

Comment faire se rencontrer des familles candidates à l'adoption (avec parfois un désir d'enfant « rêvé ») et des petits au parcours cabossé et déjà jalonné de souffrances ? Ce sera un des axes de réflexion de la mission.

« On va regarder comment les adoptants potentiels sont accompagnés, et comment on va arrive à faire évoluer leur projet », explique Monique Limon. Avec, toujours, au coeur du projet, une seule boussole : l'intérêt de l'enfant.
Dépasser les frontières départementales

Ce qui implique peut-être aussi de changer les règles du jeu administratif. Aujourd'hui, « hormis des exceptions, les futurs adoptants se cherchent à l'intérieur du département où vit l'enfant, alors que la famille qui lui correspond se trouve peut-être dans un autre département. La priorité ce n'est pas notre administration. C'est de trouver la famille qui correspond à l'enfant », plaide Monique Limon qui réfléchira à des modifications pour dépasser les frontières entre territoires. « Notre mission sera aussi de regarder comment l'État peut reprendre une plus grande place dans l'accompagnement, le contrôle et pour créer des passerelles entre les départements », explique Monique Limon. « Sans pour autant faire la réforme contre les départements, mais main dans la main avec eux », insiste la députée. La mission rendra ses préconisations au ministre Adrien Taquet d'ici juillet, avant la présentation de la réforme du gouvernement.
Élodie BÉCU

 

 
 

 

Adoption : vite une réforme !

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 06:23:13

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Adoption : vite une réforme !
 

 
Près de 49 % des enfants, pupilles de l'État souhaitant être adoptés, ne trouvent pas de famille. Photo d'illustration Julio PELAEZ
Comment résoudre cette équation complexe ? Environ 14 000 familles ont un agrément à l'adoption en cours de validité. Et pourtant 49 % des enfants, pupilles de l'État souhaitant être adoptés, ne trouvent pas de famille pour les accueillir.

Face à ce paradoxe, le gouvernement a confié une mission d'information à deux parlementaires, Monique Limon, députée LREM de l'Isère, et Corinne Imbert, sénatrice LR de Charente-Maritime. Objectif : améliorer le chemin vers l'adoption des enfants placés.
Faire évoluer la loi ?

En 2016, la loi a fait un premier pas en ce sens. Elle assouplit la procédure d'abandon, devenue procédure judiciaire de délaissement parental. Ce changement vise à faciliter le passage du statut d'enfant placé à celui de pupille de l'État, première étape nécessaire pour pouvoir ensuite bénéficier d'une adoption.

« À partir du moment où c'est le projet de l'enfant, cette loi permet de rendre l'adoption possible », explique Monique Limon, qui a fait une grande partie de sa carrière dans la protection de l'enfance et l'action sociale. Cette loi a-t-elle été efficace ? Ou nécessite-t-elle des améliorations ? Combien d'enfants ont bénéficié de cet assouplissement ? Autant de questions auxquelles les parlementaires vont tenter de répondre.
Enfants à « besoin spécifique »

Les derniers chiffres datent d'avant la loi. En 2016, sur les 2 626 enfants pupilles de l'Etat, 751 enfants ont été confiés à une famille en vue d'adoption. Soit 20 % des enfants ayant obtenu le statut de pupille au cours de l'année.

Selon l'Observatoire national de la protection de l'enfance, 20 % des enfants confiés en vue d'adoption en 2016 avaient des besoins spécifiques : âge élevé, raison de santé (ou handicap), en fratrie.

Comment faire se rencontrer des familles candidates à l'adoption (avec parfois un désir d'enfant « rêvé ») et des petits au parcours cabossé et déjà jalonné de souffrances ? Ce sera un des axes de réflexion de la mission.

« On va regarder comment les adoptants potentiels sont accompagnés, et comment on va arrive à faire évoluer leur projet », explique Monique Limon. Avec, toujours, au coeur du projet, une seule boussole : l'intérêt de l'enfant.
Dépasser les frontières départementales

Ce qui implique peut-être aussi de changer les règles du jeu administratif. Aujourd'hui, « hormis des exceptions, les futurs adoptants se cherchent à l'intérieur du département où vit l'enfant, alors que la famille qui lui correspond se trouve peut-être dans un autre département. La priorité ce n'est pas notre administration. C'est de trouver la famille qui correspond à l'enfant », plaide Monique Limon qui réfléchira à des modifications pour dépasser les frontières entre territoires. « Notre mission sera aussi de regarder comment l'État peut reprendre une plus grande place dans l'accompagnement, le contrôle et pour créer des passerelles entre les départements », explique Monique Limon. « Sans pour autant faire la réforme contre les départements, mais main dans la main avec eux », insiste la députée. La mission rendra ses préconisations au ministre Adrien Taquet d'ici juillet, avant la présentation de la réforme du gouvernement.
Élodie BÉCU

 

 
 

STRASBOURG ET MULHOUSE : Deux Cités éducatives en perspective

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:47:31

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STRASBOURG ET MULHOUSE
STRASBOURG ET MULHOUSE : Deux Cités éducatives en perspective

 
Expérimenté depuis 2017 à Grigny dans l'Essonne, le projet des Cités éducatives a pour objectif de renforcer dans les quartiers prioritaires la prise en charge éducative des jeunes de moins de 25 ans en améliorant la coordination des dispositifs existants portés par l'Éducation nationale, les collectivités territoriales, les associations, les entreprises... Pour les accompagner dans cette démarche fédératrice, l'État prévoit d'engager près de 100 millions d'euros sur trois ans.

En visite à Lens, le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a dévoilé, hier, la liste des 80 territoires éligibles au label Cité éducative, parmi lesquels deux territoires alsaciens : celui des quartiers Neuhof-Meinau-Elsau à Strasbourg et le quartier des Coteaux à Mulhouse. Les collectivités ont jusqu'au 30 juin pour déposer leur avant-projet. Les dossiers retenus seront connus à partir de juillet.
Satisfaction et prudence

D'autres quartiers de Strasbourg auraient « probablement pu être choisis », reconnaît Françoise Buffet, adjointe au maire de Strasbourg en charge de l'éducation, « mais c'est un bon début. Le choix des quartiers Neuhof-Meinau-Elsau est pertinent ». L'élue considère que le dispositif des Cités éducatives va permettre « d'améliorer la fluidité entre les services de l'Éducation nationale et des collectivités territoriales. Il y a une volonté de co-construire, de développer des coopérations transversales pour apporter de meilleures réponses à l'enjeu de l'éducation et obtenir des résultats. L'enjeu est tel, qu'il doit être partagé. Il faut faire preuve de pragmatisme ». Françoise Buffet se montre cependant prudente. « Il y a une volonté de l'État de faire, mais on verra si les moyens suivent avec les premiers engagements budgétaires ».

Le quartier des Coteaux à Mulhouse fait également partie des territoires éligibles au label Cités éducatives. « On ne peut qu'en être satisfait, le contexte est tout à fait approprié », admet Chantal Risser, adjointe au maire en charge de l'éducation. Outre un plan de restructuration du bâti, déjà prévu pour ces écoles, la ville peut mettre en avant une dynamique locale déjà en place et qu'elle compte « amplifier » entre les partenaires que sont la municipalité, l'Éducation nationale, la préfecture, les associations... Qu'attendre encore de ce label ? Des moyens financiers supplémentaires, suppose Chantal Risser, « par exemple pour mettre en place plus d'Atsem dans les maternelles, en espérant que ce ne soit pas un effet d'annonce et que cela s'inscrive bien dans la durée ».J.F.C. et C.C.

 

 
 

 

Prix du lait : Guillaume reconnaît que « ça ne va pas »

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:43:49

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Agriculture Loi alimentation
Prix du lait : Guillaume reconnaît que « ça ne va pas »
 

 
Le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, a reconnu jeudi devant des éleveurs que le prix du lait n'était pas à la mesure des attentes suscitées par la loi Alimentation, en dépit des accords passés par plusieurs industriels avec la grande distribution. « Je vous le dis tranquillement, payer du lait à moins de 350 euros [les 1 000 litres], ce n'est pas sérieux. Il faut changer le système. Payer du lait à 325 ou 330, ça ne va pas. On a un objectif, c'est d'avoir notre autosuffisance alimentaire. »
Transformations profondes

Depuis quelques semaines, de nombreux accords ont été annoncés entre la grande distribution et des industriels laitiers ou des coopératives, dans le but affiché de mieux rémunérer les éleveurs. Mais selon un tableau tweeté jeudi par L'éleveur laitier, magazine professionnel de La France Agricole, parmi les « gros du secteur », le groupe fromager Savencia (Elle-et-Vire, Saint Moret, Tartare, Caprice des Dieux, Saint Albray...) se positionne clairement un cran au-dessus en termes de prix payé aux producteurs au deuxième trimestre 2019, à 350,84 euros les 1 000 litres (+38 euros par rapport à 2018), quand les autres se situent autour de 334 euros. « Il faut que demain les prix à la production remontent, [...] il faut que tout le monde gagne sa vie », a insisté Didier Guillaume.

Le Premier ministre a toutefois nuancé le propos ministériel soulignant « qu'on ne parlait pas de petites transformations, mais de transformations profondes dans des circuits économiques complexes, dans un milieu où il y a de la concurrence », et que « donc ce n'était pas facile ». « Ceux qui se sont engagés il y a 17 mois à faire remonter les revenus des agriculteurs devront rendre des comptes », a pourtant renchéri le ministre.

Selon Nicolas Girod, secrétaire national de la Confédération paysanne et éleveur de vaches laitières dans le Jura, « l'indicateur » qui avait été défini par l'interprofession laitière CNIEL comme référence pour couvrir les coûts de production des éleveurs laitiers était fixé à 396 euros les 1 000 litres, ce qui donne 39,6 centimes le litre de lait. « La majorité des contrats signés par les industriels sont autour de 370 euros les 1 000 litres : on est encore loin de ce qui devrait permettre de couvrir les coûts de production » a-t-il dit lors de son audition devant la commission d'enquête sur la grande distribution de l'Assemblée nationale mardi.

 

 
 

 

L'agriculture se convertit au biogaz

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:44:56

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Transition énergétique
L'agriculture se convertit au biogaz
Moins intensive qu'à l'échelle du Grand Est, la méthanisation gagne du terrain en Alsace à la faveur de projets collectifs portés par l'agriculture. Le méthaniseur à la ferme a le vent en poupe. État des lieux non exhaustif.
 

 
Terre de transition écologique et énergétique, le Grand Est carbure au biogaz. La Région est le champion national de la méthanisation pour le nombre d'installations avec 143 sites de production en service et 130 projets plus ou moins avancés. C'est aussi la première région en termes d'unités de cogénération, avec 113 équipements.

Quelle place pour l'Alsace dans la filière régionale biogaz en construction ? « Pour l'appel à projet Ademe-Région de 2018, 66 dossiers ont été déposés, mais seulement 6 en Alsace, soit 4 dans le Bas-Rhin et 2 dans le Haut-Rhin. »
Un décollage plus lent

« La dynamique alsacienne s'est enclenchée un peu plus tard », juge Christèle Willer, vice-présidente de la Région déléguée à la transition écologique et énergétique. Dans une interview aux DNA fin novembre, Christophe Reif, directeur-adjoint de l'ADEME (*) Grand Est, notait que « la méthanisation avait du mal à décoller en Alsace », particulièrement dans le Haut-Rhin.

Pourtant le potentiel est là avec un gisement de gaz évalué à 86 millions de normo-m3 (**) de méthane par an minimum en 2016, et quatre zones porteuses identifiées : l'Alsace Bossue, le nord du Bas-Rhin, la bande rhénane de Strasbourg à Sélestat jusqu'à Molsheim, le Sundgau avec une partie de la région mulhousienne.

« L'Alsace n'est pas forcément à la traîne, mais on a un développement plus fort en Lorraine et Champagne-Ardenne, des territoires plus agricoles et plus propices au développement de la méthanisation », analyse Jonathan Muller, ingénieur énergies renouvelables à l'ADEME Grand Est à Strasbourg.

« Si le Haut-Rhin est en retrait, c'est qu'il y avait des difficultés à valoriser l'énergie verte produite », poursuit-il. « Que faire du biogaz, ou de l'électricité et de la chaleur produite, si vous n'avez pas de gros consommateur (comme le casino de Ribeauvillé pour le méthanisateur Agrivalor) ou de réseau de gaz à proximité ? »

« Outre la question du raccordement, il ne fallait pas fragiliser nos filières céréalières. On voulait une méthanisation complémentaire et pas concurrente qui s'insère dans une démarche solidaire d'aménagement du territoire », plaide le Haut-Rhinois Denis Nass, premier vice-président de la chambre d'agriculture d'Alsace.
Tir groupé de projets collectifs

Wissembourg, Rittershoffen Wittersheim, Zellwiller, Wahlenheim, Zellwiller, Gommersdorf et Traubach-le-Bas : aujourd'hui, les projets de méthaniseur à la ferme fleurissent sur l'ensemble du territoire alsacien. Ils sont portés par des groupements d'agriculteurs qui voient l'intérêt de diversifier leurs revenus et de s'engager dans une démarche environnementale.

Pour ces unités « à taille humaine » qui ont mis 4 ou 5 ans à aboutir, « les freins tenaient moins à l'opposition des riverains qu'à la lourdeur des investissements et des procédures administratives », relève Franck Sander, président de la FDSEA 67, partenaire du projet de Wittersheim.
Tendance à l'injection

Dans le Haut-Rhin, le mouvement monte en puissance avec la réflexion sur l'après-Fessenheim et l'ambition du Département de devenir « un territoire modèle de la transition énergétique ». Un comité d'accélération de la méthanisation a été mis en place.

Localement, la tendance est plus à l'injection qu'à la cogénération : un travail a été réalisé avec GRDF pour développer le réseau et pouvoir y injecter du biométhane.

Aujourd'hui, deux projets sont dans les tuyaux dans le Sundgau, à Gommersdorf et Traubach-le-Bas. « Mais la réflexion est engagée pour une dizaine de sites de méthanisation, dont deux ou trois dans le secteur de Fessenheim, qui sont au stade de l'inventaire des matières premières », indique Denis Nass.

Les deux dossiers sundgauviens sont les plus avancés. Ils représentent un investissement total de près de 10 millions d'euros et mobilisent 15 agriculteurs. « L'objectif est de mutualiser l'étude et le fonctionnement de ces sites, et pourquoi pas d'injecter le biogaz au même endroit. » Le début des travaux est espéré en 2020.

L'ADEME, rappelle Jonathan Muller, soutient une « méthanisation territoriale à l'endroit où les effluents d'élevage sont émis » et elle se montre « très vigilante sur la question des surfaces d'épandage des digestats et de la sécurité du gisement. « Le retour au sol est important, et l'Alsace est assez densément urbanisée », souligne son représentant.

Si la méthanisation s'inscrit dans une stratégie nationale pour une bioéconomie durable, le Grand Est n'a pas encore fixé d'objectif chiffré. Le schéma régional sur la biomasse en cours d'élaboration devra dresser un état des lieux et des prévisions de croissance. La Région a déjà donné un cadre au développement de cette énergie renouvelable, avec l'adoption d'une charte de la méthanisation. Le but : créer une filiale pérenne, équilibrée sur le territoire, avec des financements adéquats.
Isabelle NASSOY (*)Agence de l'Environnement et la maîtrise de l'énergie. (**)Le normo mètre cube est une unité usuelle de mesure de quantité qui correspond au volume d'un mètre cube.

(*)Agence de l'Environnement et la maîtrise de l'énergie.

 
 

 

Hôpital de la Pitié-Salpêtrière : intrusion et imbroglio

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:42:59

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Social Manifestations du 1er-Mai
Hôpital de la Pitié-Salpêtrière : intrusion et imbroglio
Pour les uns, c'est une « exaction inqualifiable ». Pour les autres, un mouvement de « panique ». Mais que s'est-il vraiment passé mercredi dans l'enceinte de l'hôpital parisien, en marge du défilé du 1 er -Mai ?
 

 
Jeudi, la ministre de la santé Agnès Buzyn s'est rendue sur place pour échanger avec les soignants en poste le 1er-Mai et tenter de comprendre ce qui s'est passé pendant cette « intrusion ».
Les versions divergeaient toujours, jeudi, au lendemain d'une intrusion à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, en marge de la manifestation du 1er-Mai à Paris. Les autorités parlent d'une attaque délibérée, quand les soignants décrivent un incident de moins de cinq minutes. Des manifestants disent, eux, avoir voulu fuir les gaz.

Peu après 16 heures, mercredi, alors que les tensions redoublent entre « radicaux » et forces de l'ordre et que le cortège est aspergé de gaz lacrymogènes, la directrice de La Pitié-Salpêtrière, Marie-Anne Ruder, est informée d'une tentative d'intrusion dans l'établissement.

Parmi les « intrus », des gilets jaunes et des individus au visage dissimulé, assure la directrice de l'établissement, qui appelle les services de police en raison de « gestes violents et menaçants ». Puis, des dizaines de personnes « se sont précipitées en montant un escalier vers le service de réanimation chirurgicale », qui accueille des « patients particulièrement vulnérables », a déclaré le directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch.
Des soignants temporisent

Du côté des soignants, les déclarations sont moins catégoriques. Les manifestants, qui n'avaient pas « le visage masqué ni cagoulé [...] voulaient rentrer », a témoigné jeudi l'infirmier Michael Matos. « Est-ce qu'ils voulaient nous agresser, est-ce qu'ils voulaient juste échapper à quelque chose ? On ne savait pas, donc, pour le bien des patients, on a juste fermé la porte, on l'a maintenue et on a attendu que les forces de l'ordre interviennent. ».

Pour son collègue Jérôme Leclercq, « il n'y avait rien de violent, en tout cas envers nous [...]. C'était plus un état de panique - la peur de se faire taper, de recevoir quelque chose de la police -, qu'une attaque, mais au final tout s'est passé très calmement ».

Depuis les événements de mercredi, plusieurs témoignages et vidéos diffusées sur les réseaux sociaux contredisent aussi la version des autorités et laissent penser que les manifestants en question auraient pu chercher à se réfugier dans l'enceinte de l'hôpital, dotée d'espaces verts et qui s'étend sur plusieurs hectares, pour échapper aux charges des forces de l'ordre ou à l'air saturé de gaz lacrymogènes.
La question des dégâts

Qualifiée de « totalement irresponsable » par le Premier ministre Édouard Philippe, cette brève intrusion a fait l'objet de déclarations contradictoires au sein de la majorité.

« Il n'y a pas eu de dégât dans la réanimation », a constaté Agnès Buzyn, venue sur place jeudi. La ministre de la Santé, qui avait dénoncé dans la matinée une « exaction », un acte « inqualifiable », est revenue sur ses propos et s'est dite sans « preuve aujourd'hui » de dégradations dans d'autres services de l'établissement.

Des « dégradations » et un vol ont été commis dans l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, mais « à ce stade aucun lien ne peut être fait » avec l'intrusion de manifestants lors du défilé du 1er-Mai, a indiqué jeudi la direction de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris.

 

 
 

 

À Mulhouse, les urgentistes toujours mobilisés

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 06:04:43

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À Mulhouse, les urgentistes toujours mobilisés
 

 
Le personnel hospitalier a redonné de la voix, ce jeudi à Mulhouse. Photo L'Alsace/Jean-François Frey
Du jamais vu à Mulhouse ! Cela fait une semaine qu'une grande partie du personnel du service des urgences du Groupe hospitalier régional est en grève. Le mouvement est national au départ, mais avec une très forte connotation locale tant la situation est de plus en plus difficile à vivre pour les urgentistes mulhousiens, mais aussi altkirchois et ludoviciens notamment, qui sont aussi mobilisés.

Ce jeudi, un nouveau mouvement a été mené devant le service des urgences à Mulhouse, où une soixantaine de personnes avaient sorti pancartes, banderoles et drapeaux de 13 h à 16 h. Et les manifestants présents ont donné de la voix en hurlant leur slogan phare, « SOS, urgences en détresse ! », devant des patients qui arrivaient et ne comprenaient pas vraiment ce qui se passait.

« On lance un appel au secours parce que les conditions de travail se dégradent depuis dix ans, avec une accélération depuis trois ans, résume Bruno Goulesque, médecin urgentiste. Nous ne pouvons plus mener à bien notre mission, celle d'hospitaliser les patients. » Moins de lits, plus de patients, plus de tensions : la sonnette d'alarme est tirée car le « personnel souffre. On travaille dans des conditions de plus en plus difficiles. Nous accueillons plus de monde et nous sommes de moins en moins. On voit des patients attendre des heures et on ne peut rien faire. Ce n'est plus possible ! » commente une des nombreuses infirmières présentes.

Ces trois dernières années, dix médecins ont quitté le site mulhousien. Ils ont été remplacés par cinq autres médecins - dont deux devraient vraisemblablement quitter le service d'ici peu. Du côté des infirmières, les départs se multiplient également. Ce jeudi, il y avait donc des infirmières mulhousiennes à l'entrée des urgences, mais aussi des ludoviciennes et surtout des altkirchoises. Alors que leur service était amené à fermer il y a encore quelques semaines, il pourrait être maintenu sous une autre forme (lire encadré).

Une grande mobilisation est d'ores et déjà prévue le 7 mai prochain, dans tous les services du GHR. « Car il n'y a pas qu'aux urgences qu'il y a des problèmes », rappelle un infirmier, venu soutenir ses collègues.
Grégory LOBJOIE PLUS WEB Notre vidéo surle site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

Santé Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et sud Alsace : Grève aux urgences

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 06:01:52

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Santé Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et sud Alsace
Santé Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et sud Alsace : Grève aux urgences

 
Une soixantaine de personnels soignants des urgences de Mulhouse, d'Altkirch et de Saint-Louis ont manifesté ce jeudi en tout début d'après-midi devant les urgences du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA) pour protester contre la menace de fermeture qui plane sur leur service dans le Sundgau.

Après une première manifestation jeudi dernier et un mouvement le lendemain, plus de 60 personnes sont actuellement devant l'entrée des Urgences à Mulhouse, qui sont toujours en grève illimitée. Un important mouvement, avec tout le personnel du GHR, est d'ores et déjà prévu le 7 mai prochain.

« Hôpital périphérique au service du public », « Urgence, hôpital Altkirch en péril », pouvait-on notamment lire sur les banderoles déployées à l'extérieur du bâtiment.

Les personnels de Mulhouse et d'Altkirch sont mobilisés depuis le 26 avril pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail. Cela fait donc maintenant une semaine que les services des Urgences du Groupe hospitalier Rhin-Sud se mobilisent. Un « appel au secours alors que nous n'avons pas du tout la culture de la grève », comme le remarque le médecin hospitalier Bruno Goulesque, car les conditions d accueil des malades et de travail du personnel se sont considérablement dégradées ces trois dernières années.

 

 
 

 

Colmar : « Dix détenus dans 13 m² »

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:50:37

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Colmar
Colmar : « Dix détenus dans 13 m² »
La surpopulation atteignant des sommets à la maison d'arrêt de Colmar, des surveillants passent à l'action pour protester.

 
« Jamais le nombre de détenus n'a été aussi élevé au printemps, au moins depuis mon arrivée en 2003, sachant qu'il augmente traditionnellement en été : 182 détenus pour 119 places en théorie, on arrive à saturation ! » Secrétaire local FO et lui-même surveillant pénitentiaire à Colmar, Romuald Sebillote tire la sonnette d'alarme : « Dans certaines cellules prévues pour huit, avec des lits superposés, on arrive à dix détenus pour 13 à 14 m², dont deux qui dorment sur des matelas posés par terre... Certains n'ont même plus la place de marcher ! »
Désencombrement exigé

Faute de lits et surtout par manque de place - « On ne peut pas pousser les murs » - deux matelas au sol sont actuellement occupés dans le quartier cellulaire, quatre dans le quartier d'hébergement, appelé « deuxième station », et cinq dans le quartier des arrivants : « On se vante d'avoir un tel quartier pour éviter le choc carcéral aux nouveaux venus, mais avec ça le choc est bien là ! Par ailleurs, cela pose des problèmes de cohabitation entre des profils qui ne devraient pas se retrouver ensemble. »

Exigeant « un vrai désencombrement d'une trentaine de personnes, pour ne pas qu'une poignée de départs soit immédiatement compensée par les arrivées », l'unique syndicat représenté à la maison d'arrêt de Colmar appelle à une série d'actions dès ce vendredi : « Dans les cellules où des matelas sont au sol, on ne fera plus de fouilles matinales, qui nous obligent parfois à enjamber les détenus en prenant garde de pas marcher sur eux ou leurs couchettes... Et on ne sondera plus les barreaux, pour s'assurer qu'ils ne sont pas attaqués ou descellés. » Romuald Sebillote ajoute que « si dans quinze jours rien n'a vraiment bougé, on appellera à la grève et on se postera devant la prison, pour tenter d'empêcher toute nouvelle arrivée ».

Le syndicat « mais aussi le chef d'établissement » ont alerté l'administration centrale à Paris et la direction interrégionale des services pénitentiaires du Grand Est basée à Strasbourg. Contactée par téléphone, cette dernière a répondu par un bref communiqué : « Nous constatons effectivement une surpopulation sur cet établissement. Nous sommes attentifs à cette situation, qui est prise en compte. »

Aux dernières nouvelles, FO estime que « tous les détenus colmariens seront transférés sur le site en construction de Lutterbach au printemps 2021, c'est-à-dire dans deux ans ».
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

Colmar prison « Dix détenus dans 13 m2 »

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 06:16:56

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Colmar prison « Dix détenus dans 13 m2 »
 

 
« Jamais le nombre de détenus n'a été aussi élevé au printemps, au moins depuis mon arrivée en 2003, sachant qu'il augmente traditionnellement en été : 182 détenus pour 119 places en théorie, on arrive à saturation ! » Secrétaire local FO et lui-même surveillant pénitentiaire à Colmar, Romuald Sebillote tire la sonnette d'alarme : « Dans certaines cellules prévues pour huit, avec des lits superposés, on arrive à dix détenus pour 13 à 14 m2, dont deux qui dorment sur des matelas posés par terre... Certains n'ont même plus la place de marcher ! »
Onze matelas au sol

Faute de lits et surtout par manque de place - « On ne peut pas pousser les murs » - deux matelas au sol sont actuellement occupés dans le quartier cellulaire, quatre dans le quartier d'hébergement, appelé « deuxième station », et cinq dans le quartier des arrivants : « On se vante d'avoir un tel quartier pour éviter le choc carcéral aux nouveaux venus, mais avec ça le choc est bien là ! Par ailleurs, cela pose des problèmes de cohabitation entre des profils qui ne devraient pas se retrouver ensemble. »

Exigeant « un vrai désencombrement d'une trentaine de personnes, pour ne pas qu'une poignée de départs soit immédiatement compensée par les arrivées », l'unique syndicat représenté à la maison d'arrêt de Colmar appelle à une série d'actions dès ce vendredi : « Dans les cellules où des matelas sont au sol, on ne fera plus de fouilles matinales, qui nous obligent parfois à enjamber les détenus en prenant garde de pas marcher sur eux ou leurs couchettes... Et on ne sondera plus les barreaux, pour s'assurer qu'ils ne sont pas attaqués ou descellés. » Romuald Sebillote ajoute que « si dans quinze jours rien n'a vraiment bougé, on appellera à la grève et on se postera devant la prison, pour tenter d'empêcher toute nouvelle arrivée ».

Le syndicat « mais aussi le chef d'établissement » ont alerté l'administration centrale à Paris et la direction interrégionale des services pénitentiaires du Grand Est basée à Strasbourg. Contactée par téléphone, cette dernière a répondu par un bref communiqué : « Nous constatons effectivement une surpopulation sur cet établissement. Nous sommes attentifs à cette situation, qui est prise en compte. »

Aux dernières nouvelles, FO estime que « tous les détenus colmariens seront transférés sur le site en construction de Lutterbach au printemps 2021, c'est-à-dire dans deux ans ».
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

Colmar En avant les Musicales !

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 06:27:40

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Colmar En avant les Musicales !
 

 
Nelson Goerner se produit le mardi 7 mai avec l'orchestre de chambre Deutsche Kammerakademie de Neuss, puis pour un récital en solo le 8 mai. Photo Jean-Baptiste Millot
Comme chaque printemps depuis 1952, Colmar se met à l'heure des Musicales. Grande musique, grands compositeurs, grands interprètes, solistes remarquables mais aussi jeunes talents émergents de la scène classique actuelle : rien ne manque.

Depuis 2004, l'événement est placé sous la direction artistique du violoncelliste et professeur au Conservatoire national supérieur de Paris, Marc Coppey. Avec lui, les Musicales de Colmar sont entre de bonnes mains et le programme de cette 67e édition fait foi. En prélude, voici une sélection des principaux concerts de la semaine.

GUERRE ET PAIX.- Le chant choral ouvre le bal autour de l'ensemble vocal Les Métaboles dirigé par Léo Warinsky. Sur le thème « Guerre et paix », le programme inclut des oeuvres de Beethoven, Tchesnokov, Ravel, Bruckner, Mendelssohn ou encore des chants militaires issus des tranchées de 14-18.
RENDEZ-VOUS Dimanche 5 mai à 16 h, église Saint-Matthieu.

STRAVINSKY ET MOZART.- Concertos et symphonie de ces deux géants seront joués sous la direction de Marc Coppey, par le prestigieux orchestre de chambre Deutsche Kammerakademie de Neuss. Avec en soliste Nelson Goerner, l'un des plus grands pianistes actuels.
RENDEZ-VOUS Mardi 7 mai, 20 h 30, église Saint-Matthieu.

CLEMENTI, BRAHMS ET BEETHOVEN.- Un menu d'exception pour ce récital de piano servi par Nelson Goerner. Acclamé dans le monde entier, le pianiste argentin est l'un des chambristes les plus recherchés de la scène classique.
RENDEZ-VOUS Mercredi 8 mai à 17 h, Église Saint-Matthieu.

AIMEZ-VOUS BRAHMS ?- Place aux talents de demain avec les jeunes solistes de La Chapelle Reine Élizabeth à Bruxelles, qui se joignent au grand violoniste Augustin Dumay pour une soirée autour de Johannes Brahms. L'occasion aussi de retrouver Marc Coppey au violoncelle.
RENDEZ-VOUS Mercredi 8 mai, 20 h 30, église Saint-Matthieu.

LES LAURÉATS.- Les partitions de Fauré, Debussy, Ravel, Mozart et Chausson seront sur les pupitres des lauréats de l'Académie Ravel : la pianiste Elsa Bonnet, la soprano Lise Nougier, le Quatuor Ernest avec la participation du flûtiste Maxime Giraud.
RENDEZ-VOUS Jeudi 9 mai, 17 h, Théâtre municipal.

LA COMMANDE 2019.- Le Quatuor Les Dissonances fait dialoguer la création mondiale de la dernière pièce d'Eric Montalbetti (commande 2019 des Musicales) avec de grandes oeuvres du répertoire de quatuor à cordes, signées Mozart et Schuman. Étoile montante du piano français, Jean-Baptiste Fonlupt participe à cette soirée exceptionnelle.

On retrouvera Jean-Baptiste Fonlupt plusieurs fois le week-end suivant lors du concert hommage à Clara Schumann le 10 mai, puis pour célébrer Berlioz et Liszt le samedi 11.
RENDEZ-VOUS Jeudi 9 mai, 20 h 30, Théâtre municipal. RENSEIGNEMENTS sur le site du festival : www.les-musicales.com. TARIFS de 6 EUR à 28 EUR par concert. Des pass à 100 EUR et 150 EUR sont accessibles pour les adhérents des Musicales.

 

 
 

Les concerts de la place Goutzwiller

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 06:01:05

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Les concerts de la place Goutzwiller
 

 
La Musique municipale de Village-Neuf en répétition. Archives DNA/ S. Reibel
En partenariat avec le CDMC (Conseil départemental pour la musique et la culture), dix orchestres de la région seront accueillis du samedi 4 mai (exceptionnellement sur la place Xavier-Jourdain, à l'occasion du marché aux fleurs) au samedi 6 juillet, place Goutzwiller à Altkirch. Un pot sera offert à la fin de chaque concert.
Y ALLER Samedi 4 mai à 11 h : Musique municipale de Village-Neuf ; samedi 11 mai à 11 h : Cors des Alpes de la Haute-Thur ; samedi 18 mai à 11 h : Écho du Strangenberg (Westhalten) ; samedi 25 mai à 11 h : Harmonie de Lutterbach ; samedi 1er juin à 11 h : Orchestre d'harmonie de Dannemarie ; samedi 8 juin à 11 h : Centre musical de Berrwiller ; samedi 15 juin à 11 h : Musique Sainte-Cécile Gueberschwihr ; samedi 22 juin à 11 h : Musique Harmonie 1882 Bollwiller ; samedi 29 juin à 11 h : Écho du Brand (Mitzach) ; samedi 6 juillet à 11 h : Trompettes de Mulhouse 1898.

 

 
 

formation Déclinaison colmarienne du projet Hope : L'espoir qui mijote

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 06:06:08

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formation Déclinaison colmarienne du projet Hope
formation Déclinaison colmarienne du projet Hope : L'espoir qui mijote
Le projet national Hope permet à des réfugiés d'apprendre le français, de se former à un métier et d'être hébergés et nourris durant six mois de formation. L'Afpa de Colmar accueille dix personnes en provenance de sept pays depuis décembre pour une formation en restauration.

 
Les dix stagiaires du projet Hope à Colmar cumulent à eux seuls sept nationalités : albanaise, guinéenne, afghane, camerounaise, nigériane, ukrainienne et turque.
Kholodets et varenikis ukrainiens, salade coleslaw nigériane, mafé tiga guinéen, kabuli palaw afghan, cabillaud en papillote de bananes camerounais, melemen turc... Le menu servi ce mardi 30 avril dans la salle du restaurant pédagogique de l'Afpa à Colmar était exotique et varié. Dix stagiaires en restauration accueillaient les partenaires du projet Hope, dispositif national porté par trois ministères (de l'Intérieur, du Logement et du Travail), Pôle emploi, l'Afpa et le Fonds d'assurance formation du travail temporaire, qui permet à des réfugiés d'apprendre le français, de se former à un métier qui recrute (ici la restauration), et d'être hébergés et nourris durant les six mois de formation.
« Les outils nécessaires pour s'insérer en France »

Directeur de l'Afpa de Colmar, Hervé L'Hotellier souligne la richesse d'un partenariat qui oblige l'institution à renouveler ses pratiques. «Nous avons affaire à des publics de plus en plus éloignés de l'emploi auxquels nous devons nous adapter. Le projet Hope nous oblige à nous confronter à des identités culturelles, cultuelles différentes, à de nouvelles problématiques sociétales. C'était pour nous une première de travailler avec l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii), cela nous ouvre l'esprit ! »

« J'adapte continuellement mes cours en fonction de ce que chacun comprend, certains d'entre eux ne savent ni lire ni écrire, ajoute Yannick Stein, formateur en restauration. C'est beaucoup de travail, mais au moins, on ne risque pas la routine ! » L'objectif du programme est de donner à ces nouveaux arrivants les outils nécessaires pour s'insérer en France en accédant à l'emploi, ainsi qu'à un logement autonome. La formation ambitionne d'assurer un niveau de français grâce à un enseignement de trois mois de FLE (Français langue étrangère) intensif. Pôle emploi rémunère les personnes lors de cette première partie du dispositif en tant que stagiaires de la formation professionnelle. Dans un second temps, ils deviennent salariés en contrat intérimaire, rémunérés par les deux agences partenaires du projet (Inseremploi et M Intérim Insertion). La formation permet d'obtenir un certificat d'agent de restauration. Directeur de Manne Emploi, Frédéric Durrwell indique, sourire en coin, qu'à l'issue du premier stage, certains employeurs souhaitaient embaucher immédiatement les bénéficiaires du programme. « Les restaurateurs ont un besoin urgent de main-d'oeuvre ! Mais l'autre partie du projet est la sécurisation des parcours de vie des personnes. » Mi-mai, les dossiers de huit stagiaires seront examinés par la commission d'attribution du bailleur social Pôle Habitat-Centre Alsace.
Textes : Véronique BERKANI

 

 
 

 

Tram suisse : trafic interrompu le soir à Saint-Louis

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 06:05:40

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Tram suisse : trafic interrompu le soir à Saint-Louis
 

 
La ligne 3 du tramway, entre la frontière suisse et la gare de Saint-Louis, a été interrompue ce jeudi soir par la compagnie bâloise de transport BVB. Archives L'Alsace/Jean-Christophe Meyer
Ces derniers jours, des incidents se sont produits à plusieurs reprises sur la ligne 3 du tramway sur le sol français - des incidents qui, selon les BVB qui exploitent le tram, ont des implications en matière de sécurité. Ainsi, plusieurs conducteurs ont été ciblés par des pointeurs lasers. Les BVB ont donc décidé de suspendre immédiatement et sans remplacement les trams entre les stations Burgfelderhof, à la frontière suisse, et la gare de Saint-Louis, de 20 h à la fin de l'exploitation.

Les BVB ne nient pas qu'il puisse se produire des incidents côté bâlois, mais réfutent la théorie du « deux poids deux mesures » et insistent : « La sécurité de nos passagers et de nos conducteurs est une priorité absolue. Le nombre d'incidents a tellement augmenté que la sécurité n'est plus garantie. »
Décision « unilatéraleet qui n'est pas légale »

Les BVB assurent en outre être « en contact permanent avec les autorités françaises compétentes ». Bruno Stehrenberger, responsable des transports chez BVB, souligne que « les BVB attendent maintenant des autorités françaises qu'elles prennent enfin des mesures efficaces et durables pour assurer l'exploitation sûre de ce tronçon de la ligne ».

Cette annonce, transmise ce jeudi après-midi à la presse, a eu l'effet d'une bombe à Saint-Louis. « Ou-tré », le président de l'agglomération Alain Girny, a précisé n'avoir pas été mis au courant par les BVB. « Cette décision unilatérale n'est pas légale car elle va à l'encontre de la convention signée entre la France et la Suisse », estime-t-il. Indigné, il a reproché à ses partenaires suisses de n'avoir à aucun moment pris en considération « les 500 frontaliers que nous invitons à utiliser le parking-relais situé à la gare de Saint-Louis, et dont certains seront contraints ce soir [jeudi, NDLR] de descendre à la frontière, soit à 3 km de leur véhicule ».

Pourtant, avant même que ne tombe la décision des Bâlois, l'élu français, « conscient des soucis rencontrés sur cette ligne », avait réuni, ce jeudi matin, les deux polices de Saint-Louis afin de définir des actions spéciales. Le commandant Bertrand Lack a confirmé la régularité des rapprochements, « à raison d'au moins une réunion par mois », entre les autorités bâloises et ludoviciennes, police nationale, police municipale, direction des transports de Saint-Louis agglomération et BVB.

Dès les premiers incidents, à l'automne dernier, différents dispositifs ont été mis en place côté français. « Nous avions à répondre à des incivilités constatées dans le secteur arrière de la gare de Saint-Louis, le long du Lycée Mermoz, ainsi que sur le parking de la rue du Ballon », a noté le commandant. Les horaires de patrouille de policiers, en civil et en tenue, ont été diversifiés. En parallèle, les Bâlois ont mis en place une surveillance par du personnel de sécurité à l'intérieur de certaines rames. La ville de Saint-Louis a demandé un système de vidéosurveillance. À la station proche du lycée, des jeunes ayant causé des troubles sur la partie engazonnée de la voie de tram, les policiers ont mis en place un balisage.
Concession temporaire

Un partenariat qui a porté ses fruits puisque « la situation s'est apaisée », a jugé le commandant. Jusqu'à ce que les incidents se répètent, à quatre reprises dont deux le week-end dernier, à la gare de Saint-Louis.

Ce jeudi soir, les BVB ont recommandé aux passagers à destination de la gare de Saint-Louis d'utiliser la ligne de bus 604 de Distribus au départ de la station Schifflände, au centre-ville de Bâle. À la demande d'Alain Girny, la direction des BVB a accordé que, ce jeudi soir seulement, un tram sur deux transporte les passagers non avertis jusqu'à la gare de Saint-Louis.
Jean-Christophe MEYER et Ghislaine MOUGEL

 

 
 

Saint-Louis Tram suisse : Trafic interrompu le soir

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:49:17

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Saint-Louis Tram suisse
Saint-Louis Tram suisse : Trafic interrompu le soir
Le torchon brûle entre Saint-Louis Agglomération et la compagnie bâloise de transports suite à des incidents dans le tramway entre la frontière suisse et la gare de Saint-Louis. Hier, le transporteur a décidé de suspendre son service après 20 h.

 
La ligne 3 du tramway, entre la frontière suisse et la gare de Saint-Louis a été interrompue hier par la compagnie bâloise de transport, BVB.
Ces derniers jours, des incidents se sont produits à plusieurs reprises sur la ligne 3 du tramway sur le sol français, incidents qui, selon les BVB qui exploitent le tram, ont des implications en matière de sécurité. Ainsi, plusieurs conducteurs ont été ciblés par des pointeurs lasers. Les BVB ont donc décidé de suspendre immédiatement et sans remplacement les trams entre les stations Burgfelderhof à la frontière suisse et la gare de Saint-Louis, de 20h à la fin de l'exploitation.
« La sécurité de nos passagers et de nos conducteurs est une priorité absolue»

Les BVB ne nient pas qu'il puisse se produire des incidents côté bâlois. Mais réfutent la théorie du « deux poids deux mesures » et insistent : « La sécurité de nos passagers et de nos conducteurs est une priorité absolue. Le nombre d'incidents a tellement augmenté que la sécurité n'est plus garantie. » Les BVB assurent en outre être « en contact permanent avec les autorités françaises compétentes ». Bruno Stehrenberger, responsable des transports chez BVB, souligne : « Les BVB attendent maintenant des autorités françaises qu'elles prennent enfin des mesures efficaces et durables pour assurer l'exploitation sûre de ce tronçon de la ligne. »

Cette annonce, transmise hier après-midi à la presse, a eu l'effet d'une bombe à Saint-Louis.

« Outré », le président de l'agglomération Alain Girny, a précisé hier n'avoir pas été mis au courant par les BVB : « Cette décision unilatérale n'est pas légale car elle va à l'encontre de la convention signée entre la France et la Suisse. » Indigné, il a reproché à ses partenaires suisses de n'avoir à aucun moment pris en considération les « 500 frontaliers que nous invitons à utiliser le parking-relais situé à la gare de Saint-Louis, dont certains seront contraints ce soir (hier, ndlr) de descendre à la frontière, soit à trois kilomètres de leur véhicule. »

Pourtant, avant même que ne tombe la décision des Bâlois, l'élu français « conscient des soucis rencontrés sur cette ligne » avait réuni, hier matin, les polices nationale et municipale de Saint-Louis afin de définir des actions spéciales.

Dès les premiers incidents, à l'automne dernier, différents dispositifs ont été mis en place côté français. Les horaires de patrouille de policiers, en civil et en tenue, ont été diversifiés. En parallèle, les Bâlois ont mis en place une surveillance par du personnel de sécurité à l'intérieur de certaines rames. La Ville de Saint-Louis a demandé un système de vidéosurveillance.
À la place du tram, un bus

Un partenariat qui avait porté ses fruits puisque « la situation s'est apaisée », a souligné le commandant. Jusqu'à ce que les incidents se répètent, à quatre reprises dont deux le week-end dernier, à la gare de Saint-Louis.

Hier soir, les BVB ont recommandé aux passagers à destination de la gare de Saint-Louis d'utiliser le bus au départ du centre-ville de Bâle. À la demande d'Alain Girny, la direction des BVB a accordé qu'hier soir seulement, un tram sur deux transporte les passagers non avertis, jusqu'à la gare de Saint-Louis.
Jean-Christophe MEYER et Ghislaine MOUGEL

 

 
 

 

Saint-Louis Santé : La dialyse plus proche

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:40:39

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Saint-Louis Santé
Saint-Louis Santé : La dialyse plus proche
Retour à la case départ pour le projet de centre de dialyse porté par l'association Aura, avec le soutien de Saint-Louis Agglomération. Il était question de l'implanter dans les locaux de feu la maternité de la clinique des Trois frontières, le centre se fera finalement en site propre, et pourrait ouvrir d'ici 2021 pour assurer la prise en charge des dialysés locaux.

 
Le pôle médical comprendra, au nord de la clinique des Trois frontières, le centre de dialyse, qui devrait être opérationnel en 2021, un pôle de santé développé par un investisseur privé à l'initiative de la ville de Saint-Louis, enfin un foyer d'accueil spécialisé de l'Afapei, qui n'a pas encore été lancé.
l'Aural est une association créée en 1972, et qui a vocation à répondre à la demande de prise en charge de patients dialysés hors les murs des établissements hospitaliers (elle gère 900 patients en Alsace, soit la moitié du nombre de personnes dialysées dans notre région ndlr). Cela fait plusieurs années que cet établissement de santé envisage de s'implanter à Saint-Louis, de préférence aux abords de la clinique des Trois frontières, au regard du nombre de patients dialysés à Saint-Louis et environs.
30 à 40 patients potentiels

« Le bassin de population des Trois frontières compte 80 000 habitants. Nous estimons que cela représente 30 à 40 patients potentiels et que ce nombre augmentera de 3 à 4 % par an en raison du vieillissement de la population, même si dans ce territoire, celle-ci est plus jeune et a une moindre propension au diabète que dans le reste de l'Alsace », présente le Dr François Chantrell, chef de service de l'unité de néphrologie au groupement hospitalier Mulhouse Sud Alsace et médecin référent pour l'Aural.

Dès 2015, des études ont mis en lumière un potentiel de personnes dialysées dans les Trois frontières, obligées de se rendre à Mulhouse pour leur traitement récurrent (au rythme de trois séances par semaine) qui s'avère suffisant pour envisager d'implanter une unité de dialyse médicalisée à Saint-Louis. Où le Dr Chantrell assure des consultations avancées de néphrologie depuis 2015, pour préparer le terrain.
Une logique sanitaire

« Nous pourrions continuer à développer notre implantation mulhousienne, mais il va se poser tôt ou tard un problème de tension capacitaire, relève Rebecca D'Antonio, directrice régionale de l'Aural. En revanche, il vaut mieux répondre aux problématiques de santé publique, en particulier le maillage du territoire, en limitant les déplacements, qui représentent un coût important (lire ci-contre). Les insuffisants rénaux sont sujets à des traitements répétitifs, on a tous intérêt à ce que cela se fasse à proximité du malade ».

Il y a donc une logique sanitaire à envisager l'implantation d'une unité médicalisée de dialyse (pour les pathologies les moins lourdes, qui n'ont pas besoin d'un suivi médical continu) en dehors des sites médicaux d'importance que sont Mulhouse et Colmar, dans le Haut-Rhin. Saint-Louis serait ainsi la troisième ville dans le département à accueillir un centre de dialyse. D'autant plus que l'ARS (Agence régionale de santé), a validé le principe.

Le projet initial prévoyait d'implanter ce centre de dialyse en site propre, à côté du parking de la clinique des Trois frontières. Mais la fermeture de la maternité de Saint-Louis à l'automne 2017 a amené Saint-Louis Agglomération et l'Aural à imaginer un nouveau projet à l'intérieur des murs de l'ex-maternité.

« Il est apparu que ce projet se révélait trop difficile et trop contraignant à mettre en oeuvre sur un plan technique (au vu des contingences matérielles que requiert un centre de dialyse ndlr), donc nous sommes revenus à la proposition initiale », déroule Alain Girny, le président de Saint-Louis Agglomération.
Un investissementde 4 millions d'euros

Il était initialement prévu d'ouvrir ce centre en 2019, il faudra finalement attendre l'automne 2021 pour sa mise en service. « Il s'agira bien d'une construction en site propre d'un bâtiment de 1 000 m², pour un coût total de 4 millions d'euros, financée sur ses fonds propres par l'Aural, sans subventions. L'équipement d'un poste de dialyse coûte à lui seul 20 à 25 000 EUR», présente Rebecca d'Antonio.

Le terrain, propriété de l'agglomération, sera mis à disposition via la signature d'un bail emphytéotique.

« Le centre sera dimensionné pour 16 postes de dialyse, avec la possibilité de mettre en place quatre ou cinq roulements par semaine. Ce qui devrait nous permettre de prendre en charge plus d'une soixantaine de patients, avec un effectif d'une dizaine de personnes au début, qui pourra dépasser la vingtaine en fonction de l'évolution de la patientèle », poursuit la directrice de l'Aura.

Quatre à cinq médecins, de l'équipe médicale de Mulhouse, apporteront leur appui, notamment via la télémédecine.

L'ensemble devrait donc être opérationnel au courant de l'année 2021. Une bonne nouvelle pour les insuffisants rénaux de la région frontalière.
Jean-François OTT Voir notre vidéo sur www.dna.fr

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Saint-Louis Commémoration : La journée du souvenir

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:39:08

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Saint-Louis  Commémoration
Saint-Louis Commémoration : La journée du souvenir

 
Les gerbes ont été déposées en souvenir des victimes et héros de la déportation.
La commémoration de la Journée nationale du souvenir de la déportation s'est déroulée dimanche matin, au monument aux morts de Saint-Louis. Après le ravivage de la flamme, deux dépôts de gerbe ont été ouverts par Daniel Schicca, adjoint au Maire et Pascale Schmidiger, Vice-présidente du Conseil départemental, et par Albert Elser, Président d'honneur de l'OMSP de Saint-Louis et Marie-Louise Schnell, Présidente de l'Association française des déportés, internés et patriotes résistants (AFDIPR). Le Lieutenant Stéphanie Wafflard a donné lecture du message des déportés prévu pour cette journée d'hommage national. Ce texte a rappelé que « l'Europe, dont la vocation est de garantir la paix et la prospérité des pays qui la composent doit être celle de la mémoire de millions d'êtres humains sacrifiées par une idéologie perverse »

 

 
 

 

Rebberg Une pétition d'intérêt général, vraiment ?

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 06:39:30

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Rebberg Une pétition d'intérêt général, vraiment ?
 

 
Les auteurs de la pétition pointent du doigt des projets de promoteurs (ici la construction de trois maisons rue de la Métairie) risquant de « dénaturer » le Rebberg. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin

Un projet immobilier est également prévu sur ce terrain situé chemin des Philosophes à Mulhouse. Photo L'Alsace/V.V.

Plusieurs arbres, dont un majestueux sapin, ont été abattus sur la parcelle de 9 ares située rue Pascal au Rebberg. Photo L'Alsace/P.G.

La parcelle de 9 ares située rue Pascal au Rebberg, depuis le terrain de Nasser Rachedi. Photo L'Alsace/P.G.

Légende chemin des Philosophes. Photo L'Alsace

Les auteurs de la pétition contre le plan local d'urbanisme (PLU) de Mulhouse l'assurent, ils ne sont « ni des opposants à la municipalité en place, ni des politiciens ». Encore moins des « rentiers voulant protéger leur cocon » au Rebberg. Pas même leurs intérêts personnels sous couvert d'arguments écologiques, comme l'évoque une source proche du dossier ?

Reprenons du début. Dans notre rubrique « Dites-le », un habitant du Rebberg faisait part de son inquiétude quant à la multiplication des projets immobiliers dans son quartier (L'Alsace du 27 mars) et de la mise en place de ladite pétition. L'avis plutôt rassurant du pilote du groupe local Alsace nature M2A (Mulhouse Alsace agglomération), Philippe Lacoumette, n'a en rien calmé son angoisse et cet habitant s'est fendu d'un nouveau courrier quelques jours plus tard (nos éditions du 6 et du 13 avril).
Un plan local d'urbanisme jugé insuffisant

La pétition a depuis fait son chemin (lire ci-dessous). Ses auteurs estiment que le PLU - une enquête publique en vue de sa révision est en cours - ne va pas assez loin dans la préservation du « quartier haut », l'un des surnoms historiques du Rebberg. L'un d'eux, Nasser Rachedi, est installé rue Pascal, à Mulhouse, depuis trois ans. Il observe avec une profonde inquiétude l'urbanisation de son quartier de coeur, qui va en s'accélérant. Parfois au détriment de la faune locale (cigognes, piverts, écureuils...), de la flore (abattage d'arbres séculaires) et de « tous ceux qui ont élu domicile dans ce quartier vert et préservé ».

Du chemin des Philosophes à la rue de la Métairie en passant par le chemin du Klettenberg, « nous avons relevé au moins quatre grands projets de promoteurs qui se permettent de tout raser sur de grandes surfaces », explique-t-il. « Les Mulhousiens du Rebberg le savent, c'est le haut rendement immobilier de leur quartier qui pousse certains acteurs à des aberrations immobilières », poursuit-il.
« Ils ne veulent pas de voisins »

Parmi ses exemples, Nasser Rachedi, assureur de métier, cite l'exemple du terrain attenant au sien. « La mairie de Mulhouse vient récemment d'autoriser la construction de deux maisons de 267 m² sur ce terrain de 9 ares », détaille-t-il. Hauteur de construction prévue ? Six mètres. On comprend dès lors qu'un tel projet puisse faire de l'ombre à sa maison et à sa piscine, récemment construite... Nasser Rachedi s'en défend. « Nous ne sommes pas contre les constructions. Mais que celles-ci se fassent de manière intelligente et réfléchie, en respectant l'humain et les animaux », précise-t-il, tout en se désolant que plusieurs arbres, dont un majestueux sapin, aient été détruits sur le terrain de 9 ares en question.

De quoi laisser l'acquéreur du terrain médusé. « On est dans le ridicule. En bon voisin, ces arbres les gênaient et je les ai laissés les enlever avec ma permission. » Il précise sa pensée. « Ils ont à l'époque acheté à côté d'un terrain qu'ils savaient constructible. Ces arbres faisaient de l'ombre à leur terrasse et à leur piscine, alors ils les ont ôtés. Aujourd'hui, ils ont posé un recours pour bloquer la procédure de construction car ils ne veulent pas de voisins ! Et ils se servent de la biodiversité et de la pétition à des fins strictement personnelles. »

Contactée ce jeudi pour connaître sa position au sujet de la pétition, la présidente de l'association Patrimoine Rebberg Mulhouse n'a pas donné suite à nos appels. En revanche, Catherine Rapp, adjointe au maire de Mulhouse déléguée à l'urbanisme, semble, de son côté, aller dans le sens de l'acquéreur du terrain de la rue Pascal. « Nous l'avons dit à plusieurs reprises : nous avons affaire à deux personnes qui réagissent par rapport à un permis en particulier et qui agissent dans leur intérêt personnel », indique-t-elle.
« Nous ne pouvons pas être derrière chaque arbre »

« Entre la réponse à la loi Alur et l'envie des acheteurs immobiliers de construire au Rebberg, l'équilibre est difficile », reconnaît Catherine Rapp. L'adjointe assure néanmoins que « la Ville porte une attention particulière au Rebberg ». « Nous avons renforcé le plan local d'urbanisme en introduisant le règlement municipal des constructions, en imposant un pourcentage précis d'espaces verts, en limitant les hauteurs de construction. Quand des gens viennent avec un permis de construire entrant dans le cadre de la législation, on ne peut pas les refuser. Mais nous ne pouvons pas non plus être derrière chaque arbre pour empêcher qu'il soit abattu », tranche-t-elle.
Pierre GUSZ

 

 
 

Mulhouse Le Technopole a fêté ses 30 ans

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 06:41:12

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Mulhouse Le Technopole a fêté ses 30 ans
 

 
Une soirée a été organisée à l'occasion du 30e anniversaire du Technopole. Photo L'Alsace/I.L.
La maison du Technopole était en fête, fin avril, pour marquer son 30e anniversaire. Face à quelques-uns des neuf présidents qui se sont succédé à la tête de l'association, aux chefs des nombreuses entreprises qui ont bénéficié de ses services, des élus... les représentants du Technopole ont d'abord rappelé les missions de la structure avant de laisser leurs invités réseauter en buvant un verre dans l'espace de coworking du 34 rue Seguin.

« Le Technopole a été créé à la suite des états généraux de l'économie qui avaient été organisés en 1985 », a rappelé Michèle Lutz, maire de Mulhouse. « L'implication financière de la Ville avait alors été importante puisqu'elle était de 4,70 MF, ce qui représente environ 760 000 EUR aujourd'hui. »
Accueil, animation, soutien

Pour Fabian Jordan, président de M2A, « le Technopôle était précurseur en mettant les gens en relation. Le "faire ensemble" est essentiel pour le développement de notre territoire. »

Quant à la question : quelles sont les missions du Technopôle aujourd'hui ? Laurent Riche, actuel président de l'association n'a pu que répondre : « les mêmes que quand le cluster a été mis en place. » Même si ce nom n'était pas encore à la mode, il s'agissait bien, pour le Technopôle, d'être « un lieu de rencontre pour permettre au monde économique de trouver des réponses. À l'origine, on appelait ça une pépinière. Le modèle a évolué mais nous devons toujours être là au bon moment quand les entreprises en ont besoin. »

Par le biais de sa pépinière, le Technopole a accueilli plus d'une centaine de créateurs d'entreprise. En s'adaptant aux besoins, il aide désormais les jeunes entrepreneurs cherchant des locaux lors de l'embauche de leur 1er salarié ou les filiales d'entreprises étrangères souhaitant s'implanter sur le territoire de M2A. Le Technopole suscite aussi l'émergence de nouveaux projets en coorganisant les Start-up week-end depuis 2014 ou les challenges industrie Mulhouse depuis 2016.

Le Technopole oeuvre par ailleurs pour promouvoir l'innovation en coorganisant le concours Alsace innovation ou en étant acteur de l'émergence des pôles de compétences dans l'agglomération mulhousienne.
Un lieu d'accueilet de coworking

Son rôle reste par ailleurs d'assurer l'interface entre les entreprises et les acteurs économiques en proposant des conférences ou des ateliers, en organisant des visites d'entreprises ou en animant les parcs d'activités, à la Mer rouge ou aux Collines en lien avec l'Adira (agence de développement de l'Alsace).

Et bien sûr, la Maison du technopole est aussi un lieu d'accueil pour de nombreux organismes tels l'Agence locale de la maîtrise de l'énergie, Rhenatic, pôle de compétences des Tic Alsace, UHA 4.0, formation innovante s'appuyant notamment sur du coaching assuré par des entreprises locales...

Le Technopole anime également l'espace de coworking le 34, inauguré en 2015 et labellisé centre collaboratif connecté en 2018.
Isabelle LAINÉ SE RENSEIGNER Plus d'information sur le Technopole sur www.technopole-mulhouse.com

 

 
 

MULHOUSE : Centre Porte Jeune : « On va relever les rideaux »

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 06:02:45

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Commerce
MULHOUSE : Centre Porte Jeune : « On va relever les rideaux »
En souffrance depuis son ouverture en 2008, le centre Porte Jeune de Mulhouse a été racheté, le 15 octobre dernier, par Frédéric Merlin, un jeune entrepreneur lyonnais au discours volontariste et iconoclaste. Pour la première fois, il s'exprime sur l'avenir de cette galerie de plus de 15 000 m² et annonce « un taux d'occupation de 95 % début 2020. »
 

 
Frédéric Merlin, créateur de la Société des grands magasins, a racheté le centre Porte Jeune le 15 octobre dernier. Le Lyonnais n'a pas encore 30 ans...
Frédéric Merlin, votre première entreprise, L'Avenue développement immobilier, est spécialisée dans l'acquisition, la réhabilitation et la valorisation de biens immobiliers. Pourquoi avoir décidé de vous lancer dans l'immobilier commercial en rachetant quatre centres commerciaux à Lille, Roubaix, Tourcoing et celui de Porte Jeune, à Mulhouse ?
J'ai créé ma première entreprise spécialisée dans l'immobilier d'entreprise à 19 ans (l'entrepreneur en a aujourd'hui 27), avec un téléphone et ma soeur. Puis je me suis mis en tête, il y a deux ans, de monter une foncière patrimoniale et j'ai racheté ces quatre sites à Altaréa.

On ne se refait pas, j'ai voulu faire un pied de nez au « retail bashing » (le dénigrement du commerce traditionnel) en investissant dans ces centres. Il fallait juste qu'ils soient dans l'hypercentre et dans des communes de plus de 100 000 habitants. Avant d'acheter, je pose trois conditions : l'emplacement, l'emplacement et l'emplacement.
Pourquoi un Lyonnais décide-t-il d'investir dans le Nord et dans l'Est ?

On dit toujours qu'en immobilier, il faut investir là où on promène son chien... Mais on a découvert des villes incroyables, dynamiques, où il fait bon vivre avec des tarifs dans l'immobilier très attractifs.

Quand on est jeune, franchement, il vaut mieux s'installer à Mulhouse qu'à Paris ou à Lyon. Ici, on est persuadé du potentiel.
Sauf que le centre Porte Jeune - et ce depuis son ouverture en 2008 - est en souffrance, avec un taux de vacance très élevé, probablement de plus de 30 %...

Sur 47 cellules, 35 sont occupées. On a 3 500 m² de vacance sur 15 600. On a des solutions. Déjà, on a sécurisé les commerces actuels en renouvelant les contrats. Dans les trois prochaines années, aucune enseigne ne partira. L'enseigne Peggy Sage vient de s'installer début mars, Poulaillon à l'étage va s'agrandir et, en bas, nous allons ouvrir un pop-up store (une boutique éphémère) mi-mai.

Dans les prochains mois, nous allons compléter et renforcer l'offre féminine, avec un institut de beauté à la rentrée. On va d'abord relever les rideaux.
Sauf qu'il ne s'agit que de turnover classique, pas de nouvelles idées pour redonner du souffle à la galerie. Vous parlez beaucoup de loisirs, de lieu de vie. Dans le Nord, vous lancez des halles gourmandes, par exemple...

Oui, mais pas ici. Il n'y a pas de vraie demande en alimentaire. L'offre, à Mulhouse, est déjà importante, avec par exemple la très belle galerie Engelmann. Aujourd'hui, on a deux projets importants. Soit je signe avec deux grandes enseignes nationales et je remplis complètement l'étage - mais on reste dans le retail classique -, soit je signe avec une autre enseigne qui me propose une solution innovante, sans concurrence dans les 150 km aux alentours. Mais là, on réécrit complètement l'histoire du centre et c'est de gros investissements de réaménagement pour nous.
Et vous allez choisir...

Écoutez, j'ai moins de 30 ans et j'essaie d'avoir une vision différente du commerce. Je ne suis pas là pour refaire ce que faisaient nos pères, ça ne m'intéresse pas. La décision sera prise au début de l'été.

Aujourd'hui, j'ai une conviction : face au développement du commerce en ligne, on doit créer ce que l'on appelle des tiers liens. Ici, on va lancer un espace de co-working (espace de travail partagé) pour aider des incubateurs, mais aussi un café-social avec un animateur que l'on est en train de recruter. Pour faire de la garde d'enfants pour les personnes seules avec enfants, qui souhaitent faire leurs courses tranquillement. On souhaite aussi créer une filiale financière pour aider des candidats aux commerces franchisés qui cherchent des financements pour se lancer. On les finance et ils s'installent ici.
Justement, quelle est votre ambition, en termes de remplissage de la galerie ?

Il faut remplir le centre rapidement, même si on est là sur le long terme. On veut générer du flux et notre axe de développement, c'est le milieu de gamme. Début 2020, on souhaite un taux d'occupation de 95 %.
Propos recueillispar Laurent GENTILHOMME

 

 
 

 

Portrait
Frédéric Merlin est jeune - 27 ans - et visiblement pressé. Il marche comme il parle, rapidement, très rapidement, sans langue de bois et sans filtre, ce qui n'est pas si fréquent dans le monde de l'immobilier commercial. Chez Altarea Cogedim - les anciens propriétaires du centre Porte Jeune -, on ne s'exprimait jamais face à la presse. Cette fois, la Société des grands magasins (SGM) - filiale de L'Avenue développement immobilier - joue cartes sur table. Oui, le centre Porte Jeune va mal malgré ses plus de 4 millions de visiteurs par an mais ça ne va pas durer. Des idées originales (« Je ne suis pas là pour refaire ce que faisaient nos pères, ça ne m'intéresse pas »), Frédéric Merlin et son équipe de 15 personnes en ont à revendre. Plusieurs options sont sur la table et l'entrepreneur tranchera au début de l'été. Le discours et la méthode semblent pertinents. Mais en matière de commerce aussi, c'est à la fin du bal que l'on paye l'orchestre. Et c'est le tiroir-caisse des commerçants de la galerie qui validera la nouvelle stratégie de la SGM.

Frédéric Merlin est jeune - 27 ans - et visiblement pressé. Il marche comme il parle, rapidement, très rapidement, sans langue de bois et sans filtre, ce qui n'est pas si fréquent dans le monde de l'immobilier commercial. Chez Altarea Cogedim - les anciens propriétaires du centre Porte Jeune -, on ne s'exprimait jamais face à la presse. Cette fois, la Société des grands magasins (SGM) - filiale de L'Avenue développement immobilier - joue cartes sur table. Oui, le centre Porte Jeune va mal malgré ses plus de 4 millions de visiteurs par an mais ça ne va pas durer. Des idées originales (« Je ne suis pas là pour refaire ce que faisaient nos pères, ça ne m'intéresse pas »), Frédéric Merlin et son équipe de 15 personnes en ont à revendre. Plusieurs options sont sur la table et l'entrepreneur tranchera au début de l'été. Le discours et la méthode semblent pertinents. Mais en matière de commerce aussi, c'est à la fin du bal que l'on paye l'orchestre. Et c'est le tiroir-caisse des commerçants de la galerie qui validera la nouvelle stratégie de la SGM.

Frédéric Merlin est jeune - 27 ans - et visiblement pressé. Il marche comme il parle, rapidement, très rapidement, sans langue de bois et sans filtre, ce qui n'est pas si fréquent dans le monde de l'immobilier commercial. Chez Altarea Cogedim - les anciens propriétaires du centre Porte Jeune -, on ne s'exprimait jamais face à la presse. Cette fois, la Société des grands magasins (SGM) - filiale de L'Avenue développement immobilier - joue cartes sur table. Oui, le centre Porte Jeune va mal malgré ses plus de 4 millions de visiteurs par an mais ça ne va pas durer. Des idées originales (« Je ne suis pas là pour refaire ce que faisaient nos pères, ça ne m'intéresse pas »), Frédéric Merlin et son équipe de 15 personnes en ont à revendre. Plusieurs options sont sur la table et l'entrepreneur tranchera au début de l'été. Le discours et la méthode semblent pertinents. Mais en matière de commerce aussi, c'est à la fin du bal que l'on paye l'orchestre. Et c'est le tiroir-caisse des commerçants de la galerie qui validera la nouvelle stratégie de la SGM.

 

Hirsingue Produits phytosanitaites : Une pratique dans le nez

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:53:23

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Hirsingue Produits phytosanitaites
Hirsingue Produits phytosanitaites : Une pratique dans le nez
Cela fait directement écho au mouvement des « coquelicots » qui fait son chemin dans le Sundgau : de plus en plus d'habitants déplorent l'usage de produits phytosanitaires par des exploitants à immédiate proximité de leurs maisons. Comme à Hirsingue.

 
Au bout du jardin, l'exploitation, notamment le traitement aux produits phytosanitaires, d'une parcelle suscite la grogne de riverains.
La vue est relativement imprenable. Sur le village et son clocher qui se dessine sur fond de collines ; sur la parcelle exploitée en bordure de terrain. « Est-ce qu'il fait vraiment bon vivre à Hirsingue ? », interpelle d'emblée, en référence à un slogan régulièrement répété par la commune, cet habitant qui avait décidé d'édifier la maison familiale rue des Coteaux, dans le prolongement de la rue des Bûcherons.
« On nous parle de biodiversité, à raison, mais là, ça ne colle pas »

Pour lui, la réponse est sans conteste négative au regard des pratiques agricoles exercées sur le terrain qui jouxte sa propriété. Autant dire que Hubert Boeglin et sa famille l'ont dans le nez : « voilà neuf ans que nous sommes ici et neuf ans que ça dure, car tous les ans c'est la même chose », martèle-t-il. « Ça », c'est donc l'usage de produits phytosanitaires, dont il décrit preuve à l'appui, la couleur jaune-vert lorsqu'ils sont aspergés. Et pour en attester davantage, il désigne alors la bande herbeuse de son jardin qui longe la parcelle agricole, jaunie sur une cinquantaine de centimètres de large et plusieurs mètres de long. Cela ne laisse pas vraiment de doute sur l'usage de pesticides, comme l'a déjà constaté par le passé la Brigade verte.

Si Hubert Boeglin a conscience de vivre en milieu rural, « ce n'est pas une raison pour se laisser intoxiquer ! », clame-t-il en indiquant que sa famille et lui ne sont pas les seuls à ne plus supporter de tels usages. De fait, elles sont près d'une douzaine de maisons à border ladite parcelle, enclavée entre les rues Leclerc, des Pêchers, des Bûcherons et du Coteau.

Vue du ciel, elle ressemble à une sorte de gros haricot d'un hectare et demi dont plusieurs de ses riverains désespèrent qu'il soit systématiquement mis en maïs. Non seulement parce que « ce genre de culture engendre l'épandage de pesticides, mais également parce que cela provoque du ravinement et des coulées de boues en cas de fortes pluies ! », poursuit Hubert Boeglin. Lequel note que le Feldbach, qui coule une centaine de mètres plus bas, devient alors logiquement le réceptacle des écoulements provenant entre autres de ce champ. « Il ne faut pas alors s'étonner d'avoir vu des poissons ventre à l'air par le passé », ironise l'Hirsinguois qui dénonce dans la foulée « l'inertie des pouvoirs publics » ou a minima, livre son sentiment de ne pas être écouté depuis plusieurs années.

« Avec des voisins, nous avons alerté la mairie, les services préfectoraux, la Chambre d'agriculture... rien ! », fulmine encore Hubert Boeglin en désespérant qu'à chaque fois, la seule réponse donnée ait été de voir avec l'exploitant. « On nous a d'abord dit que la situation allait être étudiée et puis, nous avons été invités à voir avec l'agriculteur, à régler le problème localement par une conciliation ». Ce contre quoi il n'est pas, sauf que : « ça ne donne rien, l'exploitant refuse de discuter. »

La situation perdure donc, Hubert Boeglin ne voyant désormais plus vraiment d'alternatives. « Il s'agit d'un problème de santé publique. L'on sait les effets nocifs des pesticides sur les organismes et pourtant, aucune mesure n'est prise. En revanche, on sait interdire la circulation sur les routes pour préserver les grenouilles... », lâche-t-il avec amertume. « Alors quoi, la santé de nos enfants vaut moins que ça ? On nous parle de biodiversité, à raison, mais là, ça ne colle pas et c'est vraiment très désagréable », conclut Hubert Boeglin en envisageant de lancer une marche à Hirsingue pour sensibiliser les habitants à cette problématique, ou pourquoi pas à lancer un mouvement des « Coquelicots » dans sa commune.
Nicolas LEHR

 

 
 

 

ALTKIRCH Décès de Geneviève Riserucci : Une « éternelle rebelle »

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:55:52

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Le carnet Décès de Geneviève Riserucci
ALTKIRCH Décès de Geneviève Riserucci : Une « éternelle rebelle »
Attachée culturelle à la Ville d'Altkirch de 1989 à 2017, Geneviève Risterucci est décédée mercredi, quelques jours avant ses 69 ans. Cette grande dame, amoureuse éclairée des arts et de la culture, laisse un important héritage aux Altkirchois.

 
Geneviève Risterucci nous avait reçus chez elle, le jour de son 68e anniversaire, le 14 mai 2018.
Elle est partie un 1er mai, jour de la Fête du travail. C'est l'ultime pied-de-nez de Geneviève Risterucci, travailleuse opiniâtre, qui ne s'est jamais reposée sur ses lauriers. Passionnée des arts et de la culture, cette grande dame chic ne comptait pas ses heures dans son petit bureau de la mairie d'Altkirch, où elle a porté la culture durant plus d'un quart de siècle, de 1989 à 2017.

Née à Altkirch le 14 mai 1950, Geneviève Risterucci a suivi sa scolarité à l'école primaire Les Tuileries, au collège Lucien-Herr, puis au lycée Jean-Jacques Henner. À l'âge de 16 ans, elle rejoint son père à Madagascar. Elle décroche son bac philo puis une maîtrise de sciences économiques à Antananarivo. En faculté, elle rencontre son futur mari Philippe Papaemmanuel, entrepreneur. De 1972 à 1977, elle travaille au service culturel de l'ambassade de France à Madagascar. En 1978, retour en France, à Lille, où naît son fils Alexandre. En 1979, divorcée, elle travaille dans le télémarketing et devient responsable commerciale à Metz puis à Strasbourg. Quand son patron met la clé sous la porte en 1989, elle retourne chez sa mère, à Altkirch. La municipalité cherche alors une attachée culturelle. Geneviève Risterrucci décroche le poste, qu'elle conservera durant plus de vingt-sept ans.
Etonner et s'étonner...

Elle laisse aux Altkirchois un important héritage, comme la fête de la musique, instaurée au début des années 1990, « devenue incontournable aujourd'hui », se réjouissait Geneviève Risterucci (notre édition du 21 septembre 2018).

Autre initiative majeure : le forum des jeunes. C'est dans le cadre de ces manifestations organisées par et pour les lycéens que naît la « fresque des vaches », boulevard Clemenceau, signée du peintre Daniel Dyminski. La place de la Halle-au-Blé, elle accueille à cette époque des sculptures géantes éphémères que Geneviève Risterucci aurait tant voulu pérenniser...

En 1997, nouveau coup d'éclat : elle crée la Forêt enchantée, qui lui vaut le surnom de « Madame Luciole », et contribue au rayonnement d'Altkirch dans le Sud Alsace.

En 2002, cette passionnée de cinéma lance le festival du court-métrage, organisé par l'association Forum + avec l'aide de l'Amac (Association mixte d'animation culturelle). Le festival ne survivra pas à son départ à la retraite : la 16e édition, en 2017, est aussi la dernière... En 2016, enfin, avec l'accord du député-maire d'Altkirch Jean-Luc Reitzer, elle fait venir 40 graffeurs, qui réalisent son rêve en transformant Altkirch en « ville de street art ». C'est sa dernière aventure professionnelle. « Je n'aime pas la routine, nous avait-elle avoué. Quand un événement est fini, il m'en faut un autre encore plus fort. Il faut que j'étonne les autres et que je m'étonne moi-même. »

Femme d'audace et défi, Geneviève Risterucci était aussi engagée. Elle était très fière d'avoir réalisé en 1994 avec François Dangel, ancien journaliste des DNA, le film Destins de Guerre sur l'incorporation de force. Elle a toujours milité pour la tolérance et ce qu'on appelle « le vivre ensemble ».
« Spécialiste de rien, curieuse de tout »

Toute sa carrière à Altkirch, elle a oeuvré dans l'ombre des élus, dont elle rédigeait les discours. Cette « éternelle rebelle », comme la décrit sa famille, ne s'est jamais lancée en politique : elle n'aurait pas accepté les compromis de la fonction. « Il faut se taper les dossiers économiques, le social... Moi, je suis une spécialiste de rien, je suis curieuse de tout. Et ça me fatigue d'être quelqu'un d'autre ! », nous avait-elle rétorqué. La maladie aussi la fatiguait, qui l'a obligée à mener un long et dernier combat acharné. « Gen » - trois lettres dont elle signait ses messages - repose en paix désormais. Madame Luciole a rejoint les étoiles.

A sa famille et ses proches, les Dernières Nouvelles d'Alsace présentent leurs scinères condoléances.

Les obsèques de Geneviève Risterucci se déroulent ce samedi 4 mai, à 10 h, à l'église Notre-Dame d'Altkirch.
A.D.

 

 
 

 

Saint-Amarin Signature d'une convention : Améliorer l'habitat privé

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:39:35

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Saint-Amarin Signature d'une convention
Saint-Amarin Signature d'une convention : Améliorer l'habitat privé
Mardi a été signée une convention de partenariat entre Territoire et Habitat 68 et la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin. Objectif : permettre une liaison efficace entre différentes institutions en direction de l'amélioration de l'habitat privé.

 
Pierre Bihl, président de Territoire et Habitat 68 (à droite) et François Tacquard, président de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin, entourés des représentants des institutions partenaires.
Pierre Bihl, vice-président du conseil départemental et président de Territoire et Habitat 68, et François Tacquard, président de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin (CCVSA), ont signé ce mardi une convention de partenariat concernant l'habitat et le logement. Autour des signataires, Marjorie Lacave, responsable des missions sociales de Procivis, Alexandre Probst, de l'Adil 68, Claude Walgenwitz, vice-président de la CCVSA chargé de l'aménagement du territoire, Catherine Prévost, chargée du service aménagement du territoire de l'intercommunalité, Charles Wehrlen (maire de Saint-Amarin) et Francis Allonas (maire d'Oderen).
Mutualiser les aides

La CCVSA est une des premières collectivités à concrétiser ces partenariats qui doivent parvenir à une efficacité tant dans l'information que dans la mutualisation des aides permettant l'amélioration de l'habitat privé. Il s'agit de mutualiser les aides de l'État, du Conseil départemental et d'autres institutions, ce dans des domaines comme des subventions, des aides financières ou des prêts à taux 0.

Dans le cadre du programme local de l'habitat, plusieurs pistes avaient été déterminées à travers le programme de l'agence nationale d'aide à l'habitat. Claude Walgenwitz a précisé les objectifs en soulignant les caps visés par la communauté de communes, comme la précarité énergétique, les personnes âgées à mobilité délicate et l'amélioration du confort permettant le maintien à domicile. Il a conclu son propos en évoquant les aides financières permettant pour ceux manquant de moyens d'améliorer leur habitat.
« La tuyauterie existe »

Catherine Prévost a mis l'accent sur la dimension patrimoniale, celle de la préservation du bâti ancien. Pour le territoire de la CCVSA, une enveloppe de 100 000 EUR par an est réservée pour les prêts habitat privé. Alexandre Probst a résumé fort clairement un des objectifs essentiels de cette convention : « La tuyauterie existe, mais il faut sortir de ce qui peut apparaître comme une jungle. Conseils gratuits dans un cadre sécurisé avec trois questions simples. Où habitez-vous ? Quels sont vos revenus ? Quel est votre statut ? »
Couteau suisse

La signature de la convention doit permettre l'efficacité de ce qui peut être comparé à un couteau suisse. L'ADIL 68 (conseils et aides au montage des demandes) et Procivis (offre des prêts et gestion de l'encours) apparaissent comme des points relais d'informations et de service. Les services de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin peuvent être également consultés.
JMZ

 

 
 

 

Sentheim Vente de plants bios, locaux et solidaires : Un des plus grands chantiers d'insertion en France

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:57:55

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Sentheim  Vente de plants bios, locaux et solidaires
Sentheim Vente de plants bios, locaux et solidaires : Un des plus grands chantiers d'insertion en France
L'association Icare organisera sa traditionnelle vente de plants les vendredi 3 et samedi 4 mai. L'occasion de donner un coup de projecteur sur ce chantier d'insertion par le maraîchage biologique.

 
16400 plants avaient été mis en vente l'année dernière !
L'association s'est dotée depuis peu d'une nouvelle organisation autour de quatre grands pôles qui permet « une professionnalisation de la structure tant pour les salariés que pour les encadrants et offre ainsi une véritable montée en compétences », comme le relate Sophie Schenk, coordinatrice communication et commercialisation. Le pôle RH, joliment appelé « richesse humaine », a trait plus particulièrement à l'accompagnement des salariés en insertion. En tout, sur l'année, ce sont environ une centaine de personnes qui bénéficient d'un CDDI (contrat à durée déterminée d'insertion) en tant qu'ouvriers maraîchers polyvalents sur les deux sites gérés par l'association (Les Jardins d'Icare à Sentheim, les JArdins du trèfle rouge à Ungersheim). Le public salarié fait face, à des degrés divers, à des difficultés sociale et/ou professionnelle. Le chantier d'insertion l'aide à reprendre confiance, à retrouver pour certains un rythme, une certaine socialisation et pour d'autres à casser leur solitude. On y dénombre des seniors, des jeunes, des réfugiés qui fuient un pays en guerre, des chômeurs longue durée, chaque personne venant avec des besoins qui lui sont propres.
Des repas à basede « laids-gumes »

La qualification d'ouvriers maraîchers polyvalents recouvre un large panel de compétences, allant du semis, du suivi des légumes à leur récolte en passant par la vente au marché ou au poste de chauffeur-livreur. La structure met également en place un poste de cuisinier qui confectionne pour les salariés du site des repas à base de « laids-gumes », légumes souvent mal-aimés par certains consommateurs. Une accompagnatrice socioprofessionnelle, présente sur chaque site, à en charge le suivi du projet de chaque salarié qui n'a pas pour unique finalité le retour à l'emploi. Celui-ci peut ainsi s'apparenter à l'obtention du permis de conduire, à une formation en interne, à des cours de français notamment.

Sophie Schenk explique que « des sorties positives, qui débouchent sur un emploi, ont récemment eu lieu dans l'horticulture et le maraîchage, mais également dans le domaine industriel pour un poste de soudeur qu'a pu obtenir un réfugié soudanais ». Lors de la vente de plants, les fonds récoltés par la vente de pâtisseries et de gâteaux permettront de financer des paniers solidaires, mis en place par le réseau Cocagne. Ces paniers de légumes bios sont distribués, à tarif préférentiel, à des personnes ou familles en situation financière précaire. « Actuellement, nous en sommes à 25 paniers solidaires, mais nous aimerions atteindre la barre des 100 prochainement », a déclaré avec enthousiasme la toute nouvelle coordinatrice.
Guillaume COURTOIS Vendredi 3 mai de 10 h à 19 h et samedi 4 mai de 10 h à 17 h. Jardins d'Icare à Sentheim et jardins du Trèfle Rouge à Ungersheim.

Vendredi 3 mai de 10 h à 19 h et samedi 4 mai de 10 h à 17 h. Jardins d'Icare à Sentheim et jardins du Trèfle Rouge à Ungersheim.

 
 

 

Grussenheim Inauguration au Football club : Des vestiaires supplémentaires pour le FCG

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:35:21

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Grussenheim Inauguration au Football club
Grussenheim Inauguration au Football club : Des vestiaires supplémentaires pour le FCG
Mi-avril, c'était un grand jour pour le FCG, avec l'inauguration dimanche du nouveau club house, venu compléter l'ancien bâtiment.

 
Le nouveau club house est tout bleu et porte fièrement le blason de Grussenheim.
Un chapiteau de toile avait été dressé pour abriter le public. A 14 heures, les personnalités ont entouré le président du FCG, Dan Wilhelm, pour couper le ruban tricolore, avant les discours officiels.

Le premier à intervenir était Martin Klipfel, maire de Grussenheim. « Le FCG a fêté ses 70 ans en 2017. C'est un club dynamique qui mène un bon travail de formation envers les plus jeunes. »
Cinquante bénévoles, 2 500 heures de travail

Le club avait besoin de vestiaires supplémentaires. En accord avec la commune, une solution a été trouvée. Cette dernière a pris en charge l'achat des matériaux et les bénévoles du FCG ont assuré la construction. Plus de cinquante bénévoles ont assuré 2 500 heures de travail, pour un budget de 167 973 EUR. Des subventions ont été accordées : la Lafa, avec 15 000 EUR, le conseil départemental avec 8 000 EUR et l'enveloppe parlementaire du député Eric Straumann avec 7 320 EUR, le projet ayant été mis en route il y a plus de deux ans.

Dan Wilhelm a expliqué que les vestiaires supplémentaires devenaient indispensables, puisque le club a lancé une équipe féminine, une équipe III et une équipe de vétérans. Cela représente une centaine de licenciés en plus. « Nous avons réalisé quelque chose d'impressionnant, a-t-il déclaré. Soixante semaines de travail, surtout les samedis, avec des anciens, des jeunes, des râleurs, des rigolos... »

Il a remis des cadeaux à tous ceux qui ont été les piliers du projet ; notamment Mathieu Jaegler, le « chef de chantier » et Paul Fleith, présent presque tous les jours. Suprême récompense, Paul a été promu capitaine de l'équipe I pour le match de la journée.

Les joueurs de l'équipe I ont tous reçu un nouveau maillot offert par un sponsor. René Marbach, président du district d'Alsace, a félicité le FCG pour la « bonne image » qu'il donnait du football amateur. Brigitte Klinkert, pour qui « c'est toujours un plaisir de venir à Grussenheim », a rappelé quelques chiffres qui honorent le FCG : 34e club au niveau départemental, avec 235 licenciés, mais premier club dans les communes de moins de 1 000 habitants ; une vingtaine d'équipes inscrites ; 70 licenciées...
« Une référence »

Pour Eric Straumann, « Grussenheim est vraiment une référence, un exemple remarquable où les gens se prennent en charge, s'organisent, créent une ambiance ». La partie officielle a été suivie par un apéritif offert par le FCG et une visite libre des nouveaux locaux.

La construction abrite deux grands vestiaires avec douches pour les joueurs, un autre pour l'arbitre, un local technique avec une pompe à chaleur, une pièce de rangement pour le matériel et un garage pour la grande tondeuse. A 16heures, un match opposait l'équipe 1 au FC Illhaeusern. Les Bleus du FCG ont obtenu un match nul (1-1). En soirée, le public a pu déguster des tartes flambées cuites sur place.

 

 
 

 

40 jeunes basketteurs à Hégenheim

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:58:47

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40 jeunes basketteurs à Hégenheim
 

 
Les jeunes basketteurs ont profité des conseils de pros du Kabca. Photo L'Alsace /D.
Dans le cadre des Mercredis du sport organisés par le conseil départemental, le Cosec de Hégenheim a accueilli plus de 40 jeunes sportifs âgés de 8 à 12 ans. Le basket était à l'honneur avec la venue des joueurs de l'équipe de Kaysersberg/Ammerschwihr basket Centre Alsace (Kabca) qui évolue au plus haut niveau, à savoir en Nationale 1, l'équivalent de la 3e division nationale. La coopération territoriale entre clubs du secteur frontalier (CTC), qui regroupe les joueurs de Michelbach-le-Bas, Hégenheim, Hésingue et Attenschwiller, a organisé ce grand moment pour les jeunes sportifs. C'est sous la férule de Serge Bader, le correspondant du CTC, qu'a débuté cet après-midi sportif. Après un échauffement, différents ateliers ont été établis, chaque joueur y évoluant simultanément. La séance s'est terminée par des petits matchs sous l'oeil attentif des joueurs du Kacba.
Danigo

 

 
 

Uffheim Publication de la Société d'Histoire du Sundgau : Les métiers d'antan

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:36:26

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Uffheim  Publication de la Société d'Histoire du Sundgau
Uffheim Publication de la Société d'Histoire du Sundgau : Les métiers d'antan

 
Les membres de la société d'Histoire du Sundgau ont présenté le livre « Les métiers d'antan ».
Après avoir cosigné « Auberges et relais de postes, espaces de vie, fenêtres sur le monde » en 2016, Philippe Lacourt et Paul-Bernard Munch, professeurs d'histoire et de géographie, font à nouveau oeuvre commune avec « Les métiers d'autrefois, les Sundgauviens exploitent leur environnement », ouvrage toujours publié par la Société d'Histoire du Sundgau et présenté samedi à la Mittlérémühle (Ribstein-Heimburger) à Uffheim.
En témoignent les moulins, tuileries, brasseries...

« Le Sundgau actuel a été façonné par des générations d'agriculteurs, de bûcherons qui ont exploité les forêts, de charpentiers qui ont mis sur pied les maisons à colombages », pour Philippe Lacourt.

Contrée ouverte sur le monde, le Sundgau a participé à l'essor de la filière textile, dès le Moyen Âge, mais aussi à la Révolution industrielle, où les ressources de son sous-sol ont permis le rayonnement mondial de ses tuiliers. Elle a exploité ses mines, comme celles de Winkel, puisé des ressources dans l'eau... En témoignent les moulins, les tuileries, les brasseries, les forges... autant de photos sorties des albums d'Eugène Groellin (Bartenheim), photographe professionnel... depuis 1958. Placé sous la présidente de Gabrielle Claerr Stamm, illustré par des dessins du Ludovicien Célestin Meder, le premier des deux volumes de 152 pages, consacré pleinement aux métiers de transformation de l'environnement, révèle la variété des professions exercées par nos aïeux en Alsace du Sud.

Ce qu'ont confirmé tour à tour, à l'heure des allocutions, André Ribstein, président de l'association des « Métiers et Saveurs d'antan », Daniel Adrian, conseiller départemental, et René Danesi, sénateur du Haut-Rhin, présents aux côtés du maire Christian Martinez et de Delphine Wespiser. Le volume 2, annoncé pour le printemps 2020, présentera l'ensemble des métiers liés aux relations humaines, comme ceux du commerce, de l'administration ou encore des professions libérales. Il proposera également un index des lieux et des noms de personnes couvrant les deux publications. « Avec ces deux volumes, nous avons tenté de sortir de l'oubli ces métiers d'autrefois, parfois mal rétribués, redonnant à ces travailleurs leur place légitime dans la longue histoire du Sundgau » explique Paul-Bernard Munch, à qui revient la paternité de l'ouvrage.
CHR.M.

Prix de l'ouvrage : 20 EUR TTC (plus 5 EUR de frais de port). Règlement par chèque à l'ordre de SH Sundgau BP 27 68400 Riedisheim. À noter que l'ouvrage sera disponible au prochain Forum du livre à Saint-Louis.

 

 
 

 

Les digues renforcées autour d'Illhæusern

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:59:57

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Les digues renforcées autour d'Illhæusern
 

 
 
Le Syndicat mixte de la Fecht aval et du Strengbach, présidé par Pierre Bihl, a tenu son assemblée générale, mardi 23 avril, à Illhaeusern. Avant la réunion dans la salle des fêtes du village, les élus et institutions concernés ont visité les digues au nord du village qui ont bénéficié d'un renforcement après les crues de janvier 2018. « Illhæusern, avec l'Ill et la Fecht, est complètement encerclé de digues. En cas de crue, le village se transforme en île », rappelle Gwendoline Kervellec, ingénieure de Rivières de Haute Alsace, le grand syndicat qui a repris depuis juillet 2018 les compétences du Département dans la gestion des rivières.
Élargie de 4 mètres

La digue nord, qui a été fragilisée après la crue de l'an dernier, a été renforcée en urgence et élargie de 4 m en crête, permettant aux engins d'intervenir en cas de besoin et en toute sécurité. « Le problème numéro un de nos interventions, c'est le foncier. Ici, Guémar a cédé une partie de la forêt communale pour cet élargissement », relève Gwendoline Kervellec. « Il faut une réactivité quasi immédiate pour colmater les brèches », complète Pierre Bihl. À noter que les communes d'Illhaeusern, Guémar et Ostheim, les plus touchées en cas de crue, sont aussi les plus sensibles à la prévention.

Outre les travaux de renforcement de digues, d'entretien et de renaturation des berges, le syndicat devra trouver une solution pour le dispositif d'écrêtement de crues au niveau de la Waldeslust pour la protection de Benwihr-Gare. Le syndicat a procédé à une déclaration d'utilité publique pour faciliter les acquisitions foncières et le changement de positionnement de la digue.

Par ailleurs, le périmètre du syndicat va s'étendre en incluant les petits cours d'eau du piémont vosgien jusqu'à Saint-Hippolyte. « Dans cette partie, il y a beaucoup de petits cours d'eau, affluent de l'Ill », précise Gwendoline Kervellec. Un problème d'envasement dans l'Eckenbach à Saint-Hippolyte est déjà au programme des travaux de cette année.

La fusion des Syndicats mixtes de la Weiss aval, de la Weiss amont et celui de la Fecht a également été votée et devrait être effective au cours de l'année. « Maintenant, tout le département est couvert par un syndicat », conclut George Walter, le directeur du service environnement du Conseil départemental du Haut-Rhin.
Christelle DIDIERJEAN

 

 
 

Pays de Brisach 730 000 euros pour la solidarité communautaire

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 06:15:29

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Pays de Brisach 730 000 euros pour la solidarité communautaire
 

 
Vingt-quatre points étaient au programme d'une séance menée tambour battant, lundi soir. Parmi les décisions, presque toutes adoptées à l'unanimité, la mise en place d'une dotation de solidarité communautaire, pour aider les communes à exercer la compétence périscolaire.

C'était l'une des différences entre les communautés de communes Pays de Brisach et Essor du Rhin, qui ont fusionné le 1er janvier 2018. Au contraire de la seconde, la première n'exerçait pas la compétence périscolaire. Le 17 septembre dernier, le conseil communautaire du Pays Rhin-Brisach a décidé de « rendre » la compétence aux communes.

Dans le même temps, les conseillers adoptaient le principe de la création d'une dotation de solidarité communautaire.

Son montant a été arrêté lundi soir, pour un total de 732 637 EUR. Il sera révisé chaque année.Les critères d'attribution ont également été adoptés. Trois composantes entrent en compte : le nombre d'habitants, le potentiel financier (la richesse relative) par habitant et la présence d'un périscolaire ou d'un accord de partenariat avec une commune en disposant.
Les points en bref

Les autres points examinés n'ont pas suscité plus de débat.

La Communauté de communes Pays Rhin Brisach a décidé de se doter d'une banque de matériel, dans le cadre du schéma de mutualisation. Une nacelle pourra être louée par les communes.

Le dispositif des fonds de concours spécifiquement dédiés aux travaux de conservation du patrimoine, adopté le 28 janvier 2019, sera utilisé pour la première fois par la commune de Neuf-Brisach, dans le cadre de l'opération de rénovation des remparts. Le dispositif (10 % maximum du montant) aidera à financer les sept tranches (une ferme six optionnelles), à hauteur de 328 774 EUR. La commune de Neuf-Brisach assumera l'essentiel du coût.

Les délégués ont voté une subvention de 30 000 EUR (25 % du montant) pour une étude de faisabilité économique et d'opportunité technologique de mise en place d'un réseau de méthaniseurs, menée par Vialis. Le projet s'inscrit dans un partenariat entre l'entreprise colmarienne et la région Grand-Est, le projet « champs des possibles, villes du futur en Alsace ». Deux réunions avec dix exploitants agricoles ont eu lieu en parallèle, pour réfléchir à l'alimentation du réseau, s'il devait voir le jour.

Les déchets verts représentent 38 % du flux de déchets générés sur le territoire (3 700 tonnes). Pour le réduire et optimiser l'utilisation de ces déchets, les agents techniques des collectivités seront formés au « jardinage au naturel ».

Une procédure de classement en site de patrimoine remarquable (SPR) a été décidée, avec lancement d'études pour un montant de 40 000 EUR. Cette procédure s'inscrit dans le cadre du plan local d'urbanisme intercommunal, autour du site de Neuf-Brisach. Cela permettra de redéfinir les règles qui s'appliquent autour de la cité-Vauban, principalement dans les sept communes déjà concernée par des « servitudes d'utilité publique » (SUP).

Les délégués ont voté la création d'un poste d'apprenti éducateur de jeunes enfants (EJE), au sein du pôle de la petite enfance. L'objectif est de former une personne chaque année, pour pallier les difficultés pour trouver du personnel qualifié. L'apprentissage se fera au sein du multi-accueil les Harzalas, à Volgelsheim.

 

 
 

Waltenheim-Geispitzen Friejohr fer unseri Sproch : La porte du dialecte

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:37:28

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Waltenheim-Geispitzen Friejohr fer unseri Sproch
Waltenheim-Geispitzen Friejohr fer unseri Sproch : La porte du dialecte
Seule manifestation du Friejohr fer unseri Sproch (printemps du dialecte) dans le Pays de Sierentz, la soirée dédiée au dialecte alsacien a tenu toutes ses promesses.

 
Les enfants de l'accueil périscolaire ont fait leurs premiers pas sur scène.
Seule manifestation du Pays de Sierentz inscrite dans le calendrier du Friejohr fer unseri Sproch (printemps du dialecte), la soirée dédiée au dialecte alsacien a tenu toutes ses belles promesses d'une rencontre intergénérationnelle.

Des débuts prometteurs sur la scène de la salle communale de Waltenheim qui ont été salués samedi par un beau parterre de 150 personnes, parents et amis, tous acquis à la cause du dialecte régional. Au premier rang duquel avaient pris place Jean-Louis Schott, Christian Baumlin, Vincent Strich, respectivement maires de Waltenheim, Geispitzen, et Steinbrunn-le-Haut, ainsi que Bernadette Groff, vice-présidente du conseil départemental ou Yves Bisch, le barde sundgauvien. Au fil du programme concocté par Gérard Koehl, enfants et adolescents ont témoigné de l'apprentissage de l'alsacien, enseigné chaque mardi à l'accueil périscolaire ou dans la salle communale de Waltenheim depuis la dernière rentrée scolaire.
La part belle à la musique

L'ouverture s'est faite en musique - d'Alsace forcément - avec les cuivres de la Concordia de Geispitzen, avec des oeuvres tirées du répertoire d'Arthur Herzog, illustre prédécesseur de Jérôme Schreiber, directeur actuel. Elle s'est poursuivie avec Flavien et son accordéon.

À un mois, jour pour jour, du renouvellement du Parlement européen, la soirée s'est achevée avec l'Hymne européen revisité : une musique de Beethoven et des paroles en alsacien écrites par le défunt Raymond Matzen.
P-B.M.

 

 
 

 

Guebwiller Forum social du Florival : Se bouger pour la mobilité

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:36:49

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Guebwiller Forum social du Florival
Guebwiller Forum social du Florival : Se bouger pour la mobilité
Le 5e Forum social du Florival, consacré à la question de la mobilité, se tiendra les 11 et 12 mai à la salle 1860. Le thème sera abordé en table ronde et conférence, ainsi qu'à travers une vélorution. Pour les organisateurs, il est temps que ça bouge.

 
Les organisateurs du Forum social du Florival proposent, dimanche 12 mai, une vélorution entre Soultz et Guebwiller, via Lautenbach, Lautenbach-Zell et Buhl.
La manifestation s'ouvrira avec une grande table ronde, le samedi à 17 h. Elle sera consacrée aux enjeux de la mobilité sur le territoire. Il sera également question de démocratie participative. Cette table ronde sera animée par Jacques Picard, ancien conseiller régional écologiste d'Ile-de-France, qui a été secrétaire de la commission des transports et mobilités et administrateur du STIF, le Syndicat des transports d'Ile-de-France.

« Nous avons invité nos élus pour que les citoyens puissent discuter avec eux », indique Patrice Knorr, un des organisateurs. Il a en mémoire « les dernières histoires autour des pistes cyclables du secteur, en particulier à Buhl et près de la piscine. La façon dont cela s'est passé ne peut pas nous satisfaire. Il est nécessaire d'associer les usagers. »

Mais la mobilité, ce n'est pas que des pistes cyclables pour des touristes. « Nous parlerons aussi du train, du Comcom bus, de l'autopartage, du covoiturage, du partage de la route et du respect des plus vulnérables... » souligne François Herrb.
Prendre sa placedans le débat

Les deux hommes, membres du Collectif citoyen, invitent le plus grand nombre d'habitants à participer à cette rencontre. « Actuellement, les gens ont besoin d'être entendus et envie d'être associés aux décisions prises par les politiques. C'est le moment pour eux de participer ! D'autant que sur un territoire semi-rural comme le nôtre, la mobilité et les transports, c'est crucial. »

Les organisateurs espèrent que les propositions qui émergeront auront un impact sur le futur PLUi, le plan local d'urbanisme intercommunal, qui doit encadrer l'évolution de la mobilité dans le territoire. « C'est la façon dont nos territoires sont organisés qui est en jeu. Est-ce normal que ce soient ceux qui font le plus d'efforts qui aient à faire des détours et les trajets les plus longs ? Pourquoi ne pas laisser cela aux automobilistes », interroge Thierry Metzenthin, de Florival en Transition, qui se définit comme « piéton ».
Mettre les gens à vélo, c'est politique

Lors de ce temps d'échange, des personnes accompagnées par ATD Quart-Monde viendront témoigner des conséquences des problèmes de mobilité quand on est déjà touché par la précarité ou la pauvreté : « Souvent, c'est synonyme de difficultés supplémentaires pour accéder à l'emploi mais aussi aux soins ou à la vie sociale », explique Hubert Menet, membre de l'association.

À cette table ronde, participeront également des associations comme FloriRail et Roue Pet'. « Nous appelons les élus invités, qu'ils soient maire ou conseiller départemental, à se manifester. »

Vers 20 h 30, après cette table ronde, Loïc Minery, membre de l'association CADRes de Mulhouse, et Michel Foudrat, de l'association Thur Écologie Transport, interviendront sur le thème « Demain, tous à vélo ? ». Ces usagers de la bicyclette militent pour un usage accru du vélo au quotidien. Ils pensent que mettre les gens à vélo, c'est politique, au sens large du terme : cela modifie nécessairement l'organisation de la société et l'état d'esprit des citoyens.
Élise GUILLOTEAU

 

 
 

 

Riedisheim Conseil municipal Affaire du Super U : le groupe d'Action municipale invite le 20 juin

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:59:58

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Riedisheim Conseil municipal
Riedisheim Conseil municipal Affaire du Super U : le groupe d'Action municipale invite le 20 juin

 
Le groupe d'Action Municipale Agir aujourd'hui communique : « Notre pétition en ligne pour exiger l'organisation d'un débat public pluraliste et d'une consultation de la population sur l'affaire de l'extension du Super U aura bientôt réuni plus de 600 personnes sans compter les nombreuses autres qui ont signé la pétition papier présente chez les commerçants de la ville. Face à la fronde légitime de la population, à ce qui s'apparente de plus en plus à un petit arrangement entre amis sur le dos de l'intérêt général, nous avons adressé, il y a deux mois au maire de Riedisheim une lettre ouverte pour lui préciser que nous étions prêts à discuter avec lui des modalités d'un débat public pluraliste, permettant une véritable information des habitants. Nous souhaitions que le Maire s'engage également sur une consultation des habitants avant que ce projet ne devienne irréversible. Depuis 2 mois que l'affaire du Super U a été révélée aux habitants, comme des enfants pris le doigt dans le pot de confiture, le maire et son équipe se sont terrés dans un silence absolu. À défaut de répondre aux questions posées, il y a deux jours, la Mairie a annoncé qu'elle consentait à organiser en catimini une simple réunion publique « d'information », la veille du 1er mai, dans les locaux du Tennis Club. Notre groupe l'a découvert par un tract distribué dans les boîtes aux lettres. Le Maire n'a pas même pris la peine d'informer les groupes d'opposition et d'avoir la courtoisie de répondre à leur lettre. La Majorité choisit donc d'esquiver un vrai débat contradictoire ainsi que la question de la consultation citoyenne en permettant au maire seul d'exposer son point de vue devant un auditoire choisi, contenu et sécurisé. Outre le caractère précipité de l'organisation de cette réunion, la Mairie s'emploie maladroitement à faire diversion en tenant à escamoter « l'affaire du Super U » derrière le nuage de fumée de la « nécessaire rénovation des tennis » : une démocratie... poudre de perlinpinpin. Mépris de l'avis des habitants ou peur d'affronter une véritable argumentation alternative, quelle que soit la motivation de ce simulacre de démocratie participative, nous pensons que Riedisheim vaut mieux que cela. Malgré son annonce très tardive, nous incitons tous les citoyens que cette affaire du Super U indigne, à se rendre à la réunion du Maire pour lui faire connaître leur opposition. Mais surtout, nous les invitons à réserver la date du jeudi 20 juin en soirée, date à laquelle nous organiserons à Riedisheim un véritable débat participatif pluraliste qui associera diverses sensibilités, qui pourront ainsi exposer leur vision du projet, notamment les commerçants et les habitants. »

 

 
 

 

Négationnisme : Alain Soral, condamné à Paris, conférencier à Mulhouse ?

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:45:52

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Négationnisme
Négationnisme : Alain Soral, condamné à Paris, conférencier à Mulhouse ?
Condamné à un an de prison pour négationnisme, Alain Soral est censé donner une conférence ce samedi à Mulhouse. Faute de feu vert de la chancellerie, le parquet ne compte pas mettre à exécution le mandat d'arrêt prononcé à son encontre.

 
Le « visuel » annonçant la conférence mulhousienne d'Alain Soral et Damien Viguier, samedi à Mulhouse.
Le visuel est visible sur de nombreux sites internet de la « fachosphère » (*)  : « Leçons de droit n° 5, Pédocriminalité, réseaux & Code pénal, Alain Soral et Damien Viguier, Mulhouse, le 4 mai 2019, 16 h. »

« Leçons de droit » ? L'expression est assez audacieuse de la part de deux récents repris de justice... Le 15 avril dernier en effet, l'essayiste d'extrême-droite Alain Soral a été condamné par la 13e chambre correctionnelle de Paris à un an de prison ferme, assorti d'un mandat de dépôt, pour contestation de l'existence de la Shoah. Son avocat Damien Viguier a quant à lui écopé de 5 000 EUR d'amende pour complicité. Tous deux ont annoncé leur intention de faire appel.
Location annulée au Lerchenberg

Absent lors du prononcé du jugement, Alain Soral demeure cependant libre, d'autant que le parquet de Paris a jusqu'ici refusé - au grand dam de nombreuses associations de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, dont la Licra, l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), le Mrap et SOS Racisme - de mettre à exécution le mandat prononcé contre lui. Interrogé sur les raisons de ce refus par l'AFP, le parquet de Paris avance un « défaut de base légale », sans convaincre les nombreuses parties civiles, dont certaines répliquent déjà en parlant de « voie de fait ».

Quelle que soit l'issue de cette polémique judiciaire, sans doute n'est-ce pas un hasard si le lieu exact de la conférence mulhousienne d'Alain Soral est tenu secret : pour le connaître, il faut réserver sa place en ligne et payer d'avance, contre la promesse d'être averti par SMS, la veille au soir...

L'endroit choisi n'a pourtant rien de très mystérieux - ou plutôt le lieu initial : selon plusieurs sources concordantes, il s'agissait de la salle du Lerchenberg, au coeur du quartier mulhousien de Dornach. L'endroit avait en effet été loué ce samedi de 16 h à 20 h, sous un faux nom. Alerté en amont, le conseil de fabrique, propriétaire des lieux, s'est alors ému de la situation auprès du loueur... Lequel a préféré annuler la location, hier jeudi, en toute fin de journée. De son côté, la Ville de Mulhouse, qui ne dispose d'aucun pouvoir de police dans un lieu privé, avait prévenu la police nationale, par crainte de voir survenir des troubles à l'ordre public.
Un courrier du président de la Licra de Mulhouse

Rien ne dit pour autant qu'Alain Soral renoncera à sa venue à Mulhouse, lui et ses acolytes disposant encore de 24 heures pour tenter de trouver un lieu de repli dans les parages... Une interpellation de l'intéressé à cette occasion semble en revanche exclue, même si Me Rodolphe Cahn, président de la section locale de la Licra, a plaidé en ce sens dès mardi dernier, auprès de la procureure de la République de Mulhouse, Edwige Roux-Morizot. Extrait de son courrier daté du 30 mai : « M. Alain Soral sera présent dans le ressort du tribunal de céans [...] le 4 mai 2019. Je tiens au nom et pour le compte de la Licra à vous en faire officiellement part [...]. Il est constant que le jugement rendu par le tribunal de grande instance de Paris est exécutoire, de sorte qu'il vous appartient, à partir du moment où M. Alain Soral est présent dans le ressort du tribunal de grande instance de Mulhouse, de mettre cette décision à exécution. »

Las : les services de la procureure Edwige Roux-Morizot lui ont en retour indiqué que rien ne serait mis en oeuvre pour interpeller Alain Soral, faute du nécessaire « feu vert » de la chancellerie - ce même feu vert qui a déjà manqué au parquet parisien, mi-avril...

Sauf ultime rebondissement, l'une des principales figures de la fachosphère hexagonale, condamnée en première instance pour négationnisme, est donc susceptible de venir donner une conférence ce samedi après-midi à Mulhouse, sans être nullement inquiétée.
Emmanuel DELAHAYE (*) Terme désignant l'ensemble des partis et mouvements fascisants, et plus généralement tout ce qui est assimilé au fascisme, notamment ses relais d'opinion, forums, plateformes internet...

(*) Terme désignant l'ensemble des partis et mouvements fascisants, et plus généralement tout ce qui est assimilé au fascisme, notamment ses relais d'opinion, forums, plateformes internet...

 
 

 

« Opération coup de poing » dans l'Illwald à Sélestat

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 06:09:41

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« Opération coup de poing » dans l'Illwald à Sélestat
 

 
Plusieurs personnes ont été verbalisées pour des incivilités lors d'une opération menée conjointement dans l'Illwald par trois équipes de police nationale, municipale et de l'ONF. Photo L'Alsace/Luc Sorgius
La réserve naturelle de l'Illwald, ce sont près de 2 000 ha de forêt et de prairie, plus de 130 km de cours d'eau et... un nombre d'incivilités en constante augmentation. Entre la circulation de personnes en dehors des chemins autorisés, les dépôts sauvages et la divagation de chiens non tenus en laisse, la situation ne s'améliore pas, selon la ville de Sélestat. « C'est de pire en pire ! », soupire Denis Digel, conseiller municipal en charge de la forêt et des milieux naturels.
« Pas d'autres solutions que la répression »

Face à ce constat, la municipalité, qui gère la réserve, a décidé de sévir en organisant « une opération coup de poing, préparée et concertée entre les différents services », selon les termes du maire Marcel Bauer. Ce jeudi après-midi, une quinzaine de policiers municipaux, nationaux et des agents de l'ONF (Office national des forêts), répartis en trois équipes, ont patrouillé dans l'Illwald, verbalisant les personnes en infraction. En deux heures, ils ont relevé trois contraventions pour des chiens non tenus en laisse et trois conduites dans des zones non autorisées, dont une sous alcoolémie.

Il s'agit de « la première opération de cette ampleur » dans la réserve naturelle. « La prévention, ça fait longtemps qu'on en fait, insiste Marcel Bauer. Là, nous n'avons pas d'autres solutions que la répression. » La ville a mis en place « une stratégie de surveillance » avec « plusieurs opérations de ce type jusqu'en automne », note Denis Digel, mais aussi une communication accrue pour « sensibiliser le grand public aux bonnes pratiques à adopter », par le biais d'un dépliant d'information et de messages sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, la ville de Sélestat déploie, depuis un mois, deux caméras mobiles sur l'ensemble de son ban communal, dont la réserve, pour lutter contre les dépôts sauvages. « Nous voulons créer un sentiment d'insécurité auprès des gens qui manquent de civisme », souligne Christophe Seince, responsable de la sécurité de la cité humaniste. Une dizaine de courriers ont déjà été envoyés par les services de la ville aux auteurs de tels actes, avec une facturation de l'enlèvement des déchets.
Luc SORGIUS

 

 
 

Soultz Télévision : Un documentaire autour de Pouchkine et du baron d'Anthès

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:38:04

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Soultz Télévision
Soultz Télévision : Un documentaire autour de Pouchkine et du baron d'Anthès
L'ancien journaliste José Meidinger, qui a passé son enfance à Soultz, est revenu aux sources pour le tournage d'un documentaire qu'il consacre au duel Pouchkine-d'Anthès.

 
José Meidinger, ancien journaliste, a réalisé un documentaire sur le duel Pouchkine-d'Anthès. Il s'est notamment rendu au café littéraire de Saint-Pétersbourg, où le personnage de Pouchkine est très présent.
- Vous réalisez un documentaire qui a en partie été tourné à Soultz. Quel en est le sujet ?
- J'ai voulu développer l'histoire du duel Pouchkine-d'Anthès. J'ai fait le choix de parler de cet épisode à travers la vie d'Alexandre Pouchkine. Georges d'Anthès était tombé amoureux de Natalia, la femme du poète russe. Pour rester auprès de celle qui lui était inaccessible, le militaire et homme politique soultzien a épousé la soeur de sa bien-aimée, Ekaterina Gontcharova.

Pouchkine a alors provoqué d'Anthès en duel et c'est ce dernier qui l'a emporté. Il s'agit d'un documentaire historique, entrecoupé d'images tirées d'un film russe qui traite de l'histoire de ce duel. Je l'ai intitulé Quand Pouchkine s'invite en Alsace. Au final, ce documentaire, d'une durée de 26 minutes, relate de la fiction du duel.
- Pourquoi avoir choisi de traiter de cet épisode ?

- J'ai découvert cet épisode quand ma famille s'est installée à Soultz. Pendant plusieurs années, dans le cadre de mon métier de journaliste, j'ai parlé des Alsaciens qui vivent au bout du monde. Aujourd'hui, je veux me consacrer à ces personnages historiques alsaciens, parfois méconnus. Les prochains personnages dont j'aimerais relater l'histoire sont le Strasbourgeois Charles de Foucauld et le Colmarien Armand Joseph Bruat.
- Quels ont été vos lieux de tournage ?

- L'essentiel du tournage s'est déroulé à Saint-Pétersbourg, en particulier à la maison natale d'Alexandre Pouchkine, mais aussi au lycée impérial, où il a effectué ses études, ou encore au café littéraire de la ville russe. Je me suis également rendu à Moscou, où se trouve le plus grand musée dédié à l'oeuvre et à la vie de Pouchkine. Ou encore à Bruxelles, qui est la ville au sein de laquelle sont installés les descendants du poète.

En France, je suis allé au café Pouchkine, à Paris, au Théâtre Gérard-Philippe de Saint-Denis, où se joue la pièce Onéguine, l'une des principales oeuvres du poète-dramaturge russe. Et bien évidemment à Soultz, la ville de Georges d'Anthès. J'ai en particulier tourné des plans au château de la commune, mais aussi au cimetière, où la famille d'Anthès possède un carré.
- Quelle est la destinée de ce documentaire ? Quand et où sera-t-il diffusé ?

- Dans un premier temps, il sera diffusé sur Alsace 20, mais aussi sur d'autres chaînes locales du Grand Est, comme TV Mirabelle, installée à Metz. Je suis par ailleurs en lien avec RT France. Le conseil départemental m'ayant accordé une subvention, je leur proposerai de le diffuser dans leurs locaux, mais aussi dans les établissements scolaires qui le souhaitent.

Ayant interviewé certains étudiants du lycée international de Strasbourg, qui dispose d'une section russe, une diffusion sera prévue au sein de l'établissement. Ces interviews sont d'ailleurs présentes dans le documentaire. J'envisage par ailleurs de le proposer à une chaîne russe. J'ai déjà préparé une version internationale à ce dessein.
Propos recueillispar Audrey NOWAZYK

 

 
 

 

Turckheim Spectacle à l'espace rive droite : « Maman, moi et les hommes »

Publié dans le panorama le Vendredi 03 mai 2019 à 05:38:29

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Turckheim  Spectacle à l'espace rive droite
Turckheim Spectacle à l'espace rive droite : « Maman, moi et les hommes »
Mardi 7 mai, l'espace rive droite de Turckheim accueille la comédie vagabonde de la comédie de l'Est pour une pièce d'Arne Lygre intitulée « Maman, moi et les hommes ».

 
Un spectacle de la Comédie de l'Est.
Ce spectacle est proposé en partenariat avec la Comédie de l'Est et le Centre dramatique national de Colmar, dans le cadre de la Comédie vagabonde. L'action est soutenue par le Grand Pays de Colmar, la DRAC Grand Est et le Conseil départemental du Haut-Rhin.

L'histoire de « Maman et moi et les hommes » commence en 1943, en Norvège. Sigurd et Gudrun se marient, pour le meilleur mais bientôt pour le pire, puisque Sigurd quitte le foyer peu après la naissance de Liv... C'est le premier rouage d'un engrenage qui précipitera cette famille dans le malheur. Entre la première et la dernière réplique de « Maman et moi et les hommes », près de soixante ans se sont écoulés. Nous suivons ainsi le destin d'une famille sur trois générations : trois héroïnes qui, de mère en fille, rejoueront le même échec relationnel avec les hommes.

Accompagnées par Serge Lipszyc, metteur en scène installé à Bergheim, deux comédiennes (Muriel Inès Amat, Aude Koegler) et un comédien (Fred Cacheux), portent cette histoire de filiation et de transmission, parfois glaçante, parfois drôle, qui interpelle profondément et ne peut laisser indifférent. Un spectacle troublant, qui réjouit par la générosité de sa mise en scène. Spectacle à partir de quinze ans.
« Maman, moi et les hommes », spectacle de la Comédie vagabonde de la Comédie de l'Est, à 20 h 30, à l'espace rive droite, 1 rue de l'huilerie. Durée 1 h 40 sans entracte. Tarif : 7 EUR plein tarif, 5 EUR tarif réduit et étudiant, gratuit pour les enfants de moins de six ans. Réservations et préventes en mairie de Turckheim au ?03 89 27 61 57, tous les matins sauf mercredis et week-ends, de 8 h 30 à midi. Billetterie le jour du spectacle, 45 minutes avant la représentation (dans la limite des places disponibles).

« Maman, moi et les hommes », spectacle de la Comédie vagabonde de la Comédie de l'Est, à 20 h 30, à l'espace rive droite, 1 rue de l'huilerie. Durée 1 h 40 sans entracte. Tarif : 7 EUR plein tarif, 5 EUR tarif réduit et étudiant, gratuit pour les enfants de moins de six ans. Réservations et préventes en mairie de Turckheim au ?03 89 27 61 57, tous les matins sauf mercredis et week-ends, de 8 h 30 à midi. Billetterie le jour du spectacle, 45 minutes avant la représentation (dans la limite des places disponibles).