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Les collégiens à l'assaut des châteaux

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 06:07:52

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Les collégiens à l'assaut des châteaux
 

 
 
Dans le cadre de la journée « Tous au château », le 1er mai, le conseil départemental du Haut-Rhin a organisé la veille une journée consacrée aux châteaux forts et à destination des collégiens. Mardi, les collégiens d'Albert-Schweitzer à Kaysersberg (le matin), qui ont également visité le château de leur commune, et ceux du Molière à Colmar (l'après-midi) ont profité de cette opération « Collège au château », en visitant le château du Wineck, à Katzenthal.

Ce sont des classes de 5e qui ont bénéficié de cette première. « L'Occident féodal et le Moyen Âge correspondent à leur programme d'histoire », remarque Bernadette Groff, vice-présidente du conseil départemental, charge de la culture et du patrimoine. « On souhaite les ouvrir à l'art et la culture sous toutes leurs formes. On a choisi le Wineck pour privilégier la proximité. Ils sont plus à même de s'approprier à ce qu'ils voient au quotidien », estime-t-elle.

Cette journée résulte de deux engagements pris par le département : la nouvelle politique éducative, dont un axe majeur est de favoriser l'égal accès à la culture et au patrimoine, et le plan patrimoine (9 millions d'euros sur dix ans) pour sauver et valoriser le patrimoine dont les nombreux châteaux alsaciens font partie.
Mallette pédagogique

Sur les hauteurs de Katzenthal, les collégiens ont participé à trois ateliers. À commencer par la visite du château et de sa tour, commentée par Jean-Paul Beilich, vice-président des Amis du Wineck. Cette journée « Collège au château » a aussi été l'occasion pour Archéologie Alsace de faire découvrir sa nouvelle mallette pédagogique. « Elle renferme des reproductions d'objets issus de nos fouilles archéologiques et sera disponible en prêt pour les enseignants », note Aurore Boby, médiatrice culturelle à Archéologie Alsace. Objets de la vie quotidienne et religieuse, instruments de musique ou artisanaux permettent aux élèves de mieux comprendre l'histoire du Moyen-Âge.

Son collègue, Jacky Koch, archéologue territorial, a quant à lui interrogé les élèves sur les nombreuses traces visibles sur les murs. « Ces détails sont des clés pour répondre à de nombreuses questions », analyse le spécialiste en archéologie du bâti, comme ces trous dans la face nord du château : « Ce sont des empreintes de boulin, les pièces de bois pour le soutien d'un échafaudage. »

Au pied du château, un autre groupe, installé dans des chaises longues, a aussi découvert l'édifice mais cette fois avec des casques à large champ de vision de Drone Alsace pour une visite immersive. « C'est un nouveau produit touristique, toujours couplé avec un guide pour les commentaires afin d'offrir une visite de qualité. Ça donne une image positive du drone qui peut aussi être un outil de médiation culturel », commente Tristan Freville, le gérant.

Les collèges du département étaient enfin invités à proposer un repas médiéval dans leur restaurant scolaire. Les élèves du collège Jacques-Prévert, à Wintzenheim, sont attendus ce jeudi au château du Hohlandsbourg.

Christelle DIDIERJEAN

 

 
 

Saint-Amarin Travaux au collège Robert-Schuman : Fin du gros oeuvre en juillet 2020

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 05:38:16

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Saint-Amarin  Travaux au collège Robert-Schuman
Saint-Amarin Travaux au collège Robert-Schuman : Fin du gros oeuvre en juillet 2020
Les importants travaux consacrés par le Conseil départemental du Haut-Rhin au collège Robert-Schuman de Saint-Amarin poursuivent une sereine progression. Ils déclenchent de riches réflexions sur l'environnement direct de l'établissement. Avec, en marge d'un chantier de grande envergure, un projet d'urbanisation fruit d'une réflexion collaborative entre élus.

 
L'extension bâtiment B vue de face avec les baies vitrées des locaux administratifs, du bureau du principal, de l'infirmerie, d'un local pour les collégiens.
Le Conseil départemental du Haut-Rhin est particulièrement attentif à la communication. Annick Luttenbacher, conseillère départementale et Bernard Peterschmidt, responsable du service bâtiment du Département, ont accompagné Jean-Marie-Zimmermann, principal du collège Robert-Schuman de Saint-Amarin, pour faire un point sur l'évolution des travaux concernant l'établissement de la vallée de la Thur.Suite au diagnostic de 2016 sur les 57 collèges du Haut-Rhin dont le Département à la charge, un livre blanc avait été établi. Des marqueurs rouge et orange mettant en lumière des priorités concernant tant la performance énergétique que la mise en conformité en termes d'accessibilité. Un plan sur dix ans fut mis en place avec une somme prévisionnelle de 160 millions d'euros pour la modernisation des établissements et de 10 millions d'euros pour les équipements numériques. Beaucoup de rouge et d'orange pour le collège Schuman, calibré à 800 élèves en 1973 et à 500 en 2019... Image criante de la baisse démographique de la vallée de Saint-Amarin. Onze millions d'euros prévus en 2017, 11,7 aujourd'hui - le diagnostic sur la nature d'un terrain très rocailleux n'avait pas été défini avec assez de précision.
Sécurité et conditionsde travail

Le Schuman est un des plus vieux collèges, il date de 1956. Il a vécu quelques transformations en 1967 et 1973. Aujourd'hui, c'est un chantier de grande envergure que connaît l'établissement. La démolition du bâtiment A, la démolition et reconstruction d'une passerelle technique sur le Logelbach sont déjà réalisées. La restructuration des logements du bâtiment B et la construction de la cage d'ascenseur en cours, avec un emménagement programmé du personnel pour le 1er septembre 2019. Le gros oeuvre de l'extension du bâtiment B sera terminé également en septembre 2019. Le second oeuvre pour une livraison du bâtiment est programmé pour juillet 2020. À la rentrée 2020 seront donc opérationnelles l'administration, l'infirmerie, la salle polyvalente, de musique, d'arts plastiques, de technologie et des salles banalisées. Les travaux concernant le préau, les sanitaires des élèves, le local casiers et la passerelle piétons sur le Logelbach démarreront à l'été 2019 pour une livraison au printemps suivant. La restructuration du bâtiment B se fera de l'été 2020 à l'été 2021 pour accueillir les collégiens à la rentrée 2021. L'automne 2021 verra la démolition du bâtiment C et le démarrage du gymnase dont la maîtrise d'ouvrage sera assurée par le Conseil départemental du Haut-Rhin. Coût : 3 MEUR  dont 1,5 MEUR financé par la Communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin qui en sera le propriétaire. Dans ce grand chantier, seuls les locaux de la demi-pension ne seront pas touchés.

Le souci du chef d'établissement Jean-Marie Zimmermann : sécurité et conditions de travail des collégiens et des professeurs. Quelque peu rodé aux chantiers - c'est son quatrième après Bel Air à Mulhouse, Faesch et Scheurer à Thann, il affiche une force tranquille proche d'une surprenante sérénité face à l'ampleur du chantier. « Ce qui est lourd ici, c'est que nous vivons une restructuration en site occupé : il faut gérer la sécurité, le flux des élèves, le flux des bus... Mais tout se passe bien grâce à une étroite collaboration entre les différents acteurs », confie-t-il. Le patron du Schuman côtoie en effet tous les mardis matins les responsables lors de la régulière réunion de chantier. « Je râle parfois, mais on sait m'écouter et l'entreprise Mader est exemplaire tant dans la conduite des travaux. Les collégiens et leurs professeurs sont éloignés des zones bruyantes et les nuisances sont très faibles. Tout le monde accepte cette situation un peu exceptionnelle. »
Un centre de la cité

Une collaboration exemplaire relevée par Annick Luttenbacher qui souligne les liens et les échanges avec Charles Wehrlen le maire de la cité du coq. « Collège, école, CAP, mairie, un projet privé face à la pharmacie, réaménagement du parking du CAP : cet espace va devenir un centre de la cité. On réfléchit même à revenir au stationnement des bus devant l'établissement comme ce fut le cas autrefois. On réfléchit en amont ensemble. »

Charles Wehrlen confirme ces propos, précisant que « dès 2008, lors des travaux du CAP, nous avions pensé au parking en liaison avec les projets concernant le collège. Tout est resté en stand-by. Aujourd'hui, un bureau d'études a été mandaté pour envisager des solutions futures. Pour le stationnement des bus, pourquoi ne pas voir une voirie élargie ? Pour le projet privé de l'ancien supermarché, le second permis de construire, c'est pour les semaines à venir. Il pourrait s'agir d'un pôle paramédical avec des commerces. Toujours est-il que nous anticipons pour préparer un projet cohérent pour ce centre de la cité. »

Lors du cheminement sur le chantier avec comme guide Jean-Marie Zimmermann, Bernard Peterschmidt complète les explications, visiblement satisfait de la réalité de l'avancement des travaux. Une silencieuse sérénité, une discrète attention : « Sur tous les chantiers engagés au niveau des collèges, c'est celui de Saint-Amarin qui est le plus avancé », confesse le responsable du service bâtiment du département.

En 2021, ce sera mission accomplie pour la politique Annick Luttenbacher, pour le technicien Bernard Peterschmidt, et l'apogée d'une carrière de « chef d'établissement constructeur » Jean-Marie Zimmermann.
Jean-Marie ZIPPER

 

 
 

 

11,7

11,7. C'est, en euros, le montant total de l'opération.

19 entreprises titulaires des lots travaux dont dix entreprises du Haut-Rhin. Durée des travaux : trois ans, travaux par phase en site occupé. Début et fin des travaux : juillet 2018 à octobre 2021 (hors gymnase). Surface de plancher avant restructuration : 6 566m2. Surface après restructuration : 5 274m2 dont 2 553m2 d'extension, 2 021 m2 restructurés, 700 m2 non touchés par les travaux.

 

UE La crise de croissance persiste

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 06:20:50

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UE La crise de croissance persiste
 

 
Lundi à Berlin, Angela Merkel et Emmanuel Macron ont invité les pays des Balkans à patienter... Photo MichaeL SOHN/AFP
« J'ai la conscience tranquille », affirme Jean-Claude Juncker, interrogé sur l'entrée il y a quinze ans des anciens pays du bloc communiste dans l'Union européenne. « Quelques-uns disent que c'était une erreur, explique le président de la Commission dans un entretien à des journaux d'Europe centrale, mais selon moi c'était une opportunité unique que l'Histoire nous offrait. »
Réussite économique

L'opportunité patienta longtemps, puisque cela prit quinze ans après la chute du Mur de Berlin pour concrétiser cet « élargissement ». Entre-temps, les dix pays concernés (trois Baltes, Hongrie, Pologne, République Tchèque, Slovaquie et Slovénie, plus Chypre et Malte) avaient dû avaler « l'acquis communautaire » (pas moins de 3 000 directives européennes) et subir une thérapie de choc pour leurs économies et leurs populations.

Non sans résultats : une étude de l'Institut Bruegel sur la croissance annuelle de 2003 à 2017 montre que les « dix » de 2004, la Lituanie en tête (4,68 %), obtiennent les meilleurs résultats. La France affiche un petit 0,75 %, les deux pays en négatif étant l'Italie et la Grèce. Dans ce domaine, si le fossé s'est creusé, c'est entre le Sud et le Nord de l'Union, pas l'Est et l'Ouest.
Fossé politique

Fossé il y a, cependant, mais il est politique. Les « nouveaux » dénoncent le mépris des anciens, comme le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki, qui a stigmatisé dimanche à Varsovie la pratique « deux poids, deux mesures ». La preuve ? Des produits alimentaires de l'Ouest seraient vendus en Europe centrale « plus chers, alors que leur composition est moins bonne ». Ce mépris motiverait aussi les procédures actuelles contre le non-respect de l'État de droit en Hongrie et en Pologne, tandis que la Roumanie est sur la sellette.

La fracture a été manifeste dans la crise des migrants. Et elle structure la campagne des européennes à travers le duel entre Emmanuel Macron et le Premier ministre hongrois Viktor Orban. « Le spectre qui hante l'Europe est le spectre de l'imitation inverse », écrivent Ivan Krastev et Stephen Holmes dans « Le Débat ». L'Est a d'abord dû adopter l'acquis communautaire et les valeurs de l'Ouest, il lui oppose maintenant un modèle souverainiste, populiste et illibéral qui fait des adeptes à l'Ouest. « Les véritables Européens, c'est nous, clament Orban et Kaczynski, et pour se sauver, l'Est doit imiter l'Ouest. »
Non aux Balkans

Quinze ans après, le débat reste ouvert. Mais lundi à Berlin, Angela Merkel et Emmanuel Macron ont clairement dit aux pays des Balkans (Albanie, Macédoine, Serbie, Kosovo...) que leur adhésion n'était pas pour demain, ni peut-être même après-demain. Et ceci est sans doute une leçon de cela.
Francis BROCHET

 

 
 

Politique Conseil économique, social et environnemental (CESE) : Les Alsaciens du CESE « vigilants » face à la réforme Macron

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 06:00:34

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Politique Conseil économique, social et environnemental (CESE)
Politique Conseil économique, social et environnemental (CESE) : Les Alsaciens du CESE « vigilants » face à la réforme Macron
La réforme du Conseil économique, social et environnemental annoncée par le chef de l'État est diversement appréciée par les Alsaciens qui y siègent. L'intégration de citoyens tirés au sort questionne la légitimité des corps intermédiaires.

 
Bernard Stalter. Photo archives DNA
La réforme du Conseil économique, social et environnemental (CESE) figure parmi les chantiers présentés par le président de la République le 25 avril en réponse à la crise des gilets jaunes.

« À côté des grandes forces vives » qui composent cette institution créée par la Constitution de 1958, Emmanuel Macron « souhaite que l'on puisse avoir des citoyens tirés au sort » dans le but « de représenter pleinement la société dans toute sa diversité et sa vitalité ».

Le CESE devrait changer de nom pour s'appeler Conseil de la participation citoyenne. Dès le mois de juin, 150 citoyens seront tirés au sort pour plancher sur la transition écologique, a annoncé le chef de l'État qui a demandé au gouvernement de soumettre au Parlement une proposition de réforme constitutionnelle à l'été.
« Pas inquiet mais vigilant »

S'il n'est pas opposé au principe, Bernard Sagez s'interroge sur « le nombre » de citoyens qui seront associés au CESE et « aux modalités » d'application de la réforme. « Il faut un dosage équilibré pour ne pas transformer la démocratie représentative en démocratie participative », prévient le secrétaire général confédéral CFTC. « Nous votons pour nos mandants. Au nom de qui ces citoyens tirés au sort voteront-ils ? »

« Pas d'inquiétude démesurée mais une vigilance », avance Albert Ritzenthaler, secrétaire confédéral CFDT. Lui aussi attend des précisions et s'interroge sur le degré d'intégration de ces 150 citoyens. S'il est favorable au fait d'associer au CESE des citoyens tirés au sort pour la durée d'une saisine et sur un avis précis, il est opposé à leur intégration totale dans le conseil. « Il ne faudrait pas remplacer la société civile organisée par des citoyens non organisés », dit-il.
« Nos organisations servent la paix civile »

Bernard Sagez et Albert Ritzenthaler relèvent que le CESE, dans son avis rendu en mars dernier sur les « Fractures et transitions : réconcilier la France », propose déjà d'associer à ses travaux des personnes tirées au sort, d'instaurer un droit d'interpellation du gouvernement et du Parlement, et d'organiser une contribution régulière de la société civile organisée à l'évaluation des politiques publiques.

Bernard Stalter a quitté le CESE il y a un mois à peine pour se consacrer à l'artisanat. La réforme annoncée est pour lui « une très bonne idée ». « Aujourd'hui, le citoyen veut participer aux projets de loi, à la réforme de la Constitution et aux réflexions sur l'avenir du pays », relève le président de l'assemblée permanente des chambres de métiers et de l'artisanat.

Pour Bernard Stalter, cette réforme va dans le sens de l'histoire. « Nous avons besoin de toutes les forces vives pour faire grandir et réformer le pays. De toute façon, nous devons consulter le plus largement possible. Voir les gens s'investir, ce n'est que du bonheur. »

La « vigilance » avancée par Bernard Sagez questionne la place des corps intermédiaires dont le chef de l'État a démontré qu'il leur apporte peu d'importance. « Nos organisations, quelles qu'elles soient, servent le dialogue social et la paix civile », rappelle le syndicaliste.

Albert Ritzenthaler considère pour sa part que « les corps intermédiaires ont la légitimité et intérêt à élargir leur champ d'interpellation et d'action au-delà de leurs propres adhérents pour permettre à la société non organisée d'intervenir dans le débat public ». Il parle d'« essaimage ». Reste à transformer le butinage politique en ruche citoyenne.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Paris : la manif' des syndicats empêchée

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 05:55:01

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Paris : la manif' des syndicats empêchée
 

 
Philippe Martinez (CGT)a été contraint de quitter le cortège de tête avant le départ de la manifestation après avoir été pris à partie par des radicaux.
La tension est forte autour de la camionnette de la CGT d'Ile-de-France. Il est environ 13h30 sur le boulevard Montparnasse, près de brasserie de La Rotonde, les mouvements de foule sont incessants, désordonnés, entre black blocs, gilets jaunes et policiers. Au pied de la camionnette, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. On lui lance : « Vous allez manifester ? », il répond : « Je suis là pour ça. »

Le service d'ordre l'entoure, sort un parapluie quand des projectiles commencent à tomber, et l'exfiltre par une rue adjacente. Peu après la CGT publie un communiqué qui dénonce « une répression inouïe et sans discernement suite aux actes de violence de certains». Et Philippe Martinez reprend place plus tard dans la manifestation. La Préfecture de police a dementi plus tard avoir ciblé la CGT.

Non loin de lui, Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, un badge « Benalla Fight Club » au revers. Pour lui, pas de distinguo entre gilets jaunes et black blocs : « Ce sont des manifestants... Le gouvernement joue la tension. »
Un syndicaliste blessé

Les heurts se font plus rares en remontant la manifestation vers la gare Montparnasse. Il est 14heures, le responsable de la camionnette FSU ne sait pas où est la secrétaire générale Bernadette Groison. Il transporte un militant blessé à la jambe, qui nous explique : « J'ai pris une balle en caoutchouc. J'étais à côté de la camionnette, statique, et voilà... » Dans le métro, on tombe sur Jean-Pierre Mercier, délégué CGT de PSA et responsable de Lutte ouvrière. Lui non plus n'a pu manifester : sortant d'une émission de télé, il se dirigeait vers Montparnasse quand il a croisé le cortège LO qui se repliait.
Coup de matraque pour Marc

« Tiens, un oeuf de Pâques », lance un policier. Plaisanterie amère pour Marc, 55 ans, qui quitte la manif' la tête bandée, des traces de sang sur le visage. Il explique qu'il accompagnait sur la manif son fils de 18 ans : « On marchait et tout d'un coup, on a vu les black blocs courir se mettre devant avec une banderole. Je me suis retourné, il y avait les policiers qui chargeaient... J'ai couru dans l'autre sens, je suis tombé, j'ai pris un coup de matraque. » Ancien communiste, Marc a voté Emmanuel Macron aux deux tours de la présidentielle. Il se dit « un peu déçu, mais pas anti-Macron », il « comprend les gilets jaunes »... «Je suis dans le doute ». Puis il monte dans le fourgon des pompiers.
Francis BROCHET

 

 
 

 

Social Journée internationale des travailleurs : Cortège pluriel

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 05:58:31

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Social Journée internationale des travailleurs
Social Journée internationale des travailleurs : Cortège pluriel
À Strasbourg, plus de 2000 personnes ont participé hier à la manifestation du 1er-Mai, journée internationale des travailleurs. Aux côtés des syndicats et partis de gauche, le cortège a embarqué, dans une ambiance bon enfant, délégation de Kurdes et alévis, gilets jaunes, militantes féministes et marcheurs pour le climat.

 
place de la bourse, manif du 1 Mai.
La contestation sociale ne passe plus exclusivement par l'engagement syndical. Démonstration hier, si c'était encore nécessaire, à travers la manifestation strasbourgeoise du 1er-Mai, qui a vu un large éventail de collectifs, mouvements et associations se greffer à la mobilisation des syndicats (CGT, FSU, Solidaires, Unef, FO et CNT) appelant à manifester. À commencer par une petite centaine de gilets jaunes strasbourgeois (lire ci-contre).
« Dans la diversité »

2 500 personnes selon la CGT, 1 600 selon la police, ont pris part à cette manifestation qui s'est élancée à 10 h de la place du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny à Strasbourg. Un chiffre satisfaisant pour la CGT. « Nous sommes contents que ce rendez-vous se fasse dans la diversité, que tout le monde commence à prendre conscience de la nécessité d'agir », commente Jacky Wagner.

Lors d'un arrêt place Kléber, le secrétaire général de la CGT du Bas-Rhin a rappelé « l'urgence à nous mobiliser massivement pour porter haut et fort nos revendications malgré la répression terrible ». Les annonces du président de la République ne sont « pas à la hauteur des exigences portées par les différents mouvements sociaux qui secouent le pays ces derniers mois », et les conclusions du grand débat génèrent « colère et indignation », a-t-il martelé.

Les revendications portent notamment sur la revalorisation du SMIC, des salaires, des pensions de retraites et des minima sociaux et la modernisation et le développement des services publics « attaqués par une réforme rétrograde » qui fera l'objet de grèves et manifestations le 9 mai.

Au coeur du cortège bigarré animé de chants et slogans militants, souvent adressés au président Macron, ont notamment battu le pavé des salariés de Punch Powerglide Strasbourg ou de la sucrerie d'Erstein, où 70 emplois sont menacés. Ainsi que quelques « gilets roses », des assistantes maternelles mobilisées contre la réforme de l'assurance chômage.

Partis de gauche (PS, Génération, EELV, Insoumis, Front de gauche, LO, PCF) étaient également au rendez-vous, de même, comme chaque année, qu'une importante délégation de Kurdes et alévis qui ont achevé vers midi la manifestation avec quelques pas de danse folklorique.

En queue de manifestation, sans camion sonorisé mais avec moult pancartes et slogans, militantes féministes et tenants de la Marche pour le climat ont donné de la voix. Les premières, toutes associations locales confondues, étaient réunies pour la première fois au sein du cortège pour « lutter, encore et toujours, contre les inégalités et la précarité au travail ».

Autant lutter collectivement. « Les syndicats sont nos alliés. Ce sont aussi les choix du patronat qui font que l'on détruit la planète », avance quant à lui Tom, militant Alernatiba, en portant la banderole « Marche pour le climat ».
H.D.

 

 
 

 

RN : Lorraine, terre d'élection pour un discours anti-Europe

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 05:56:58

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Elections Européennes
RN : Lorraine, terre d'élection pour un discours anti-Europe
À Metz pour le 1er mai, Marie Le Pen et le Rassemblement national ont lancé la dernière ligne droite de la campagne des élections européennes devant 1 500 militants. Dans son viseur, le Parti populaire européen, Emmanuel Macron et l'Europe « désincarnée » à laquelle elle a opposé celle des Nations.
 

 
Marine le Pen était mercredi à Metz.
Elle a entamé son discours en rendant hommage à Jeanne d'Arc, en citant Verlaine, le poète de Metz, et a clos sa violente diatribe anti-Union européenne de 25 minutes chrono en rendant hommage à Alfred de Musset, le nostalgique (« Ô patrie, ô patrie, ineffable mystère »). Son credo : la France d'abord, dans une Europe des Nations renouvelée.

Devant 1 500 militants un peu apathiques, Marine Le Pen a lancé la dernière ligne droite de la campagne du Rassemblement national (RN) pour les élections européennes. Elle n'a pas choisi la Lorraine par hasard : la région, ainsi que l'Est au sens large et ses difficultés économiques, lui offrent des scores élevés. Exemple en 2014, lors du précédent scrutin européen : la liste de Florian Philippot (28,98 %) devançait alors de 6 points celle de... Nadine Morano pour l'UMP. Crédité de 21 % aujourd'hui (derrière LREM, 23,5 %), le RN est en position de force en 2019 alors que les mouvements nationalistes ont le vent en poupe. « L'Union européenne s'est créée sur une escroquerie. Ce n'est pas l'Europe, c'est un champ d'expérimentation du mondialisme, le laboratoire du nomadisme, le terrain vague du sans-frontiérisme [...]. L'Europe est un Tchernobyl économique, social et identitaire », assène l'oratrice devant un auditoire qui se lève de temps en temps pour scander le slogan rituel « On est chez nous ! ».
« La France aux Français »

Lutte contre l'immigration, défense du « localisme contre le globalisme », critique du parti majoritaire européen (le PPE), écologie version RN : elle a déroulé de façon pédagogique mais sans souffle le programme de son parti pour le scrutin du 26 mai. Marine Le Pen a, par contre, laissé à son candidat, Jordan Bardella, tête de liste du RN, la charge contre Emmanuel Macron.

 

 
 

 

1er-mai Manifestations à travers tout le pays : Tendu mais maîtrisé

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 05:53:12

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1er-mai  Manifestations à travers tout le pays
1er-mai Manifestations à travers tout le pays : Tendu mais maîtrisé
La Fête du Travail a été calme en régions, et sous tension à Paris où, malgré des heurts, la situation a été globalement maîtrisée. Entre 160 000 et 300 000 gilets jaunes et militants syndicaux ont défilé dans tout le pays pour cette journée placée sous le signe de « la convergence ».

 
En province, du muguet et des fanfares, des drapeaux rouges et des gilets jaunes dans une ambiance festive presque partout... À Paris, la fumée et les toux rauques des lacrymogènes, les claquements sourds des tirs de grenades de désencerclement, des blessés dans les fourgons rouges des pompiers, des courses-poursuites entre hommes en noir et CRS harnachés façon Robocop.
Des centaines d'arrestations à Paris

Il a donc montré deux visages, ce 1er-Mai 2019, présenté comme la journée de convergence entre militants syndicaux rompus aux défilés traditionnels et gilets jaunes refusant tout système représentatif. Un 1er-Mai également redouté comme une journée de guérilla entre forces de l'ordre et casseurs.

Estimé à 40 000 personnes par le cabinet Occurrence de référence pour la presse (28 000 par le ministère, 80 000 par la CGT), le défilé parisien du 1er-Mai commence mal autour du boulevard Montparnasse. Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez est exfiltré (lire ci-dessous). Les black blocs, ces activistes violents, caméléons, équipés et organisés pour infiltrer les foules manifestantes, affrontent déjà les CRS.

Les forces de l'ordre (7 400 hommes) ont déjà procédé à plus de 17 000 contrôles préventifs, à des centaines d'arrestations, et le parquet de Paris annonce le soir au moins 330 interpellations et 220 gardes à vue.
Convergences dans la rue, mais sur le fond...

La convergence dans ce cortège encadré de près par les CRS se voit, parce que les chasubles sont fluo et les drapeaux rougeoyants. Elle s'entend aux applaudissements à chaque passage devant les groupes de pompiers de Paris sauveurs de Notre-Dame et aux scansions de slogans hostiles à Emmanuel Macron. « Enfin, les militants syndicaux et les gilets jaunes sont réunis. La base le réclame depuis le début. Nos leaders ont fini par le comprendre. On devrait y être depuis le premier jour avec eux », s'enthousiasment René et Carole, militants de la CGT Essonne. Carole s'avoue pourtant « mal à l'aise » avec ces slogans « on est chez nous » d'un groupe de gilets jaunes qui, derrière eux, reprennent ce cri de ralliement du Rassemblement national ; elle a été « révoltée » par les dérapages antisémites du mois de janvier et se dit en désaccord « avec le refus des taxes » : « On a besoin d'impôts et de fonctionnaires avec des statuts protégés, de prendre la retraite à 60 ans. » Elle déplore que « les gilets jaunes laissent venir les black blocs qui n'ont pas leur place ici ».

Même avec les écolo-pacifistes en tee-shirt vert qui ont rejoint le cortège boulevard du Maine, il y a du travail pour que les mots d'ordre de la fête soient partagés. Au pied de la tour Montparnasse, Lily Danseron, « qui débute dans la manif pour réclamer de vraies mesures et pas des petits pas pour la planète », s'exclame : « Il faut interdire le charbon et le diesel. » Un retraité CGT du Val-de-Marne lui répond : « Avec des discours comme ça, tu envoies à l'ANPE (sic) des centaines d'ouvriers ».
« Macron, pas mon Président »

Venu de Tourcoing avec ses deux fils et son gilet jaune, Georges, la cinquantaine, ne se reconnaît « surtout pas dans la CGT ». Il constate quand on l'interroge sur les black blocs : « Les défilés et les barbecues sympas depuis 40 ans, ça ne fait pas peur aux patrons et aux politiques. Je gagne 1 300 euros par mois, je me lève à 4h30, et ce n'est pas un boulot garanti à vie comme cheminot. C'est de la survie. » Il a voté Mélenchon en 2017 au premier tour et a glissé un bulletin nul au second : « Macron, c'est pas mon président. » Sur ce sujet, quasiment tous sont d'accord. Mélenchon appelle « à la convergence populaire dans cette situation de jamais-vu ».

À l'Élysée, en recevant fleuristes et artisans, le Président glisse cette allusion en guise de réponse : « Le 1er-Mai est la fête de ceux qui aiment le travail et le chérissent, parce qu'ils savent que par le travail, on construit son avenir et l'avenir du pays. »

Avec des phrases... de convergence, le chef des Insoumis et... Marine Le Pen appellent à « voter contre la liste Macron le 26 mai aux européennes » et rejettent sur le gouvernement « la responsabilité des violences ».

Sur les boulevards de Paris, plus le cortège parisien et la journée avancent, moins ça ressemble à un 1er-Mai et plus ça rappelle les samedis jaunes, et surtout noirs, de l'hiver.

Les syndiqués sont partis. Sur le boulevard de l'Hôpital, au même endroit où les black blocs ont attaqué en 2018, le face-à-face commence à 16 h 30. La tension monte et remonte. Le canon à eau avance et recule. Les projectiles voltigent vers les CRS comparés à Daech par un graffiti. Ils répliquent. « Comme si la haine antiflic allait résoudre les problèmes », regrette un policier. Les black blocs se changent. La casse est moins importante qu'en 2018 ou qu'à l'Arc de Triomphe le 1er décembre. Les blessés sont nombreux (un CRS de Mulhouse et au moins trois manifestants ont été sérieusement atteints à Paris). Le dispositif anticasseurs a tenu jusqu'au bout de ce 1er-Mai tout en contrastes et confusions.
Pascal JALABERT 1. Quelques incidents notables à Toulouse et Bordeaux sur les 224 cortèges répertoriés hors Paris.

1. Quelques incidents notables à Toulouse et Bordeaux sur les 224 cortèges répertoriés hors Paris.

 
 

 

250 manifestants à Colmar

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 05:53:42

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250 manifestants à Colmar
 

 
Syndicalistes et gilets jaunes ont manifesté à Colmar.
À Colmar, la fréquentation a été légèrement supérieure à la moyenne : près de 250 personnes ont pris part hier à la manifestation du 1er-Mai. Parmi elles, une quarantaine de gilets jaunes de Horbourg-Wihr et des deux campements de Colmar qui ont eux aussi battu le pavé au centre-ville de Colmar. Aucun incident n'a émaillé cette manifestation où la CFTC et la CGT ont constitué le gros du cortège.
Les gilets jaunes sommés de partir

Les gilets jaunes ont profité de l'occasion pour protester contre la décision du maire de Colmar qui les a sommés de démonter leurs deux campements, avenue de Lorraine et rue du Ladhof. Il leur a adressé mardi un courrier pour leur ordonner de partir.

« Mes services ont examiné cette implantation sur les aspects des règles urbanistiques. Il ressort de cette étude que le terrain en question est une dépendance du domaine public, sur laquelle toute construction, même légère, est interdite. De plus, cette parcelle est obérée par une marge de recul, dans laquelle aucune réalisation ne peut être acceptée », indique Gilbert Meyer. Avant de préciser que « ces éléments m'amènent à vous demander expressément de libérer les lieux, et de les rendre dans le même état que celui trouvé lors de votre installation ».

« Il n'est pas admissible que vous vous affranchissiez des règles élémentaires du domaine urbanistique, ces dernières s'imposent à tous sans exception. Dès lors, personne ne comprendrait qu'on vous laisse faire ce qui est interdit à tous », poursuit-il. Le maire souligne encore que « la présence nombreuse de pneus, de palettes en bois [...] contredit, en plus, la réglementation en vigueur, tant au niveau de la sécurité que de la salubrité. Pour des cas analogues, j'ai été amené à saisir la justice. Je vous prie donc de ne pas m'obliger à aller dans ce sens ».

Hier, les gilets jaunes colmariens interrogés à la manifestation du 1er-Mai disaient avoir décidé de rester.
J-F.S

 

 
 

 

1er Mai Convergences et divergences

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 06:05:35

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1er Mai Convergences et divergences
 

 
La CFTC et la CGT ont constitué le gros du cortège, dont a fait partie une quarantaine de gilets jaunes de Colmar et Horbourg-Wihr. Photo L'Alsace/Christelle Didierjean
Un peu plus de 220 manifestants selon la police, quelque 250 d'après les organisateurs : une fréquentation légèrement supérieure à la moyenne pour un 1er mai à Colmar, une quarantaine de gilets jaunes - et peut-être le beau temps - y ayant contribué.
« Une manifestation syndicale »

« Tous les gilets jaunes sont les bienvenus », avait souligné dans nos colonnes le trésorier de l'UL (union locale) CGT de Colmar et environs, sans que son étiquette syndicale soit précisée. « Nous ne nous joignons pas à cet appel, a aussitôt réagi mardi le responsable de l'UL CFDT des retraités de Colmar et environs. Il n'a jamais été question d'un accord pour un appel à la convergence des luttes, ce n'est pas l'objet de cette manifestation syndicale lors de la journée internationale des travailleurs ». Gérard Lesprit soulignait néanmoins qu'un « pacte du pouvoir de vivre » a été signé en mars par trois syndicats (CFTC, CFDT et Unsa), mais aussi 19 associations et des ONG, pour la justice sociale, la transition écologique et la lutte contre les inégalités.

« Mais si des gilets jaunes viennent ce 1er mai, on tolérera leur présence et qu'ils prennent la parol e », annonçait le responsable de l'UL CFDT des retraités, qui n'a finalement pas du tout été représentée hier matin.
« Des revendications communes »

La CFTC non plus n'appelait « en aucun cas à une convergence des luttes » : « Cette manifestation à caractère syndical ne saurait être utilisée à des fins politiques, et notamment par le mouvement des gilets jaunes. Toutefois, certaines de nos revendications sont aussi les leurs », insistait hier Nagib Guellil, président de l'UL CFTC de Colmar et environs.

Dans son discours, il a indiqué que « le dialogue entre la base et le sommet a toujours été rendu possible grâce à l'action des syndicats », mais qu'« on ne peut pas traiter par le mépris indéfiniment les attentes légitimes des salariés et retraités, quel que soit leur moyen d'expression ».

C'est en revanche à une véritable « convergence des luttes, y compris avec les gilets jaunes », qu'appelait le président de l'UL CGT de Colmar et environs, Jean-Marc Michalak : « Toutes les forces vives progressistes du pays doivent faire cause commune pour que la démocratie ne soit pas bafouée mais renforcée. »
Des gilets jaunes syndiqués

Un gilet jaune, Gilles Taron, y est lui aussi allé de son discours, expliquant en aparté « être avec les syndiqués, ceux qui luttent, mais pas avec les syndicats et toutes leurs prises de positions » : « Nous, ça fait six mois, vous, syndiqués, cela fait bien plus longtemps que vous vous mobilisez, merci à vous, aussi pour votre accueil. Comme vous, on veut participer toujours plus à la vie de la cité, marchons ensemble pour un avenir meilleur. »

Une quarantaine de gilets jaunes de Horbourg-Wihr et des deux campements de Colmar ont donc eux aussi battu le pavé au centre-ville de Colmar. Ils ont appelé à la révolution, en particulier devant le palais de justice, et ont crié « Gilbert Meyer on bougera pas » sous les fenêtres de la mairie (lire ci-dessous), y compris après la dispersion du cortège.

Mais aucun incident n'est à déplorer, lors de cette manifestation où la CFTC et la CGT ont constitué le gros des troupes, mais où ont également été aperçus des antinucléaires, la Confédération paysanne, la France Insoumise, le PCF, des sans-étiquette, et des gilets jaunes syndiqués revendiquant - ou non - leur appartenance au mouvement...
Jean-Frédéric SURDEY PLUS WEB Voir le diaporama sur notre site internet: www.lalsace.fr

 

 
 

« Tous ensemble » à Mulhouse

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 05:54:10

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« Tous ensemble » à Mulhouse
 

 
Près de 1 200 personnes ont défilé hier à Mulhouse.
Beaucoup de rouge, un peu de jaune mais aussi du vert et surtout pas de noir : la traditionnelle manifestation du 1er-Mai, dans les rues mulhousiennes, s'est déroulée sans encombre et sous un franc soleil, une fois n'est pas coutume. À l'appel de trois syndicats (la CGT, FSU et Solidaire), côte à côte au premier rang en début de cortège avec une banderole « Ensemble pour le progrès social, la solidarité et la paix entre les peuples », près de 1 200 personnes ont défilé. Mais le cortège était, au départ, divisé en trois parties avec, au premier plan, les syndicats qui comptaient plus de 600 sympathisants ; les gilets jaunes qui étaient une centaine ; et les Kurdes et les alévis de la région mulhousienne, qui, comme à leur habitude, sont venus gonfler les rangs de la manifestation avec quelque 400 personnes.

Pendant la marche, les gilets jaunes ont cherché à prendre la tête de cortège. Ce qui n'a pas été forcément du goût des syndicalistes. Et après un léger flottement, et des hurlements demandant à être « tous ensemble, tous ensemble pour les travailleurs », tout est rapidement rentré dans l'ordre. À tel point qu'à la demande des gilets jaunes, un arrêt a été effectué devant le centre commercial Porte Jeune, avant que le cortège ne redémarre direction le parc Salvator, pour le traditionnel barbecue solidaire.

 

 
 

 

Carburants : les prix au plus haut depuis 2013

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 06:36:11

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Carburants : les prix

au plus haut depuis 2013

Mauvaise nouvelle pour le pouvoir d'achat. Quelques jours après les annonces d'Emmanuel Macron censées clore le grand débat national et des mois de crise des gilets jaunes, l'essence, l'un des carburants de la révolte, bat à nouveau des records.

Une hausse générale

Les prix atteints en novembre dernier, au moment des premiers rassemblements sur les ronds-points, sont ainsi battus et il faut remonter à 2013 pour trouver les niveaux affichés en ce début de semaine : le litre d'essence sans plomb 95 atteint 1,58 euro, en hausse de 1,69 centime en une semaine ! Et deux centimes de plus qu'en octobre 2018.

Le sans-plomb 98 fait lui aussi exploser les compteurs, avec une progression de 1,33 centime en sept jours, pour atteindre 1,64 euro le litre. À l'heure où les Français sont incités à troquer leur diesel pour l'essence, moins polluante, la facture s'annonce salée.

Un contexte international défavorable

Le diesel grimpe encore plus vite (+1,47 centime en une semaine), sans atteindre les hauteurs déjà connues : 1,48 euro le litre à la pompe, selon les données hebdomadaires publiées par le ministère de la Transition écologique et solidaire, soit 3,3  % de moins qu'en octobre 2018.

Les prix des carburants à la pompe varient selon différents critères : prix du baril, taux de change euro-dollar, niveau des stocks, taxes... Mais les cours du brut augmentent depuis le début de l'année à cause d'une limitation de la production voulue par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses alliés. À cela s'ajoutent les difficultés politiques rencontrées par plusieurs pays exportateurs (Venezuela, Iran, Libye).

Pas de retour à la taxe flottante

Malgré cela, le ministre de la Transition écologique François de Rugy a exclu mardi la possibilité de développer un mécanisme permettant d'adapter la hausse des taxes sur les carburants aux fluctuations des prix du pétrole. « Il n'y a pas de nouveau projet de taxe flottante comme il y en avait en 2000, tout simplement parce que le bilan qui en a été tiré montrait que ce n'était pas efficace », a-il déclaré mardi à l'issue du Conseil des ministres.

Entre 2000 et 2002, le gouvernement de Lionel Jospin avait rendu flottante la taxe intérieure sur les produits pétroliers, la TIPP, remplacée par la TICPE en 2007, pour réduire l'augmentation des prix à la pompe pour le consommateur. Ce mécanisme « était complexe, il était peu lisible et il produisait peu d'effets », a souligné François de Rugy.

 

 

 
 

 
 

Auchan après Carrefour : la fin des hypermarchés ?

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 05:56:08

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Distribution Commerce
Auchan après Carrefour : la fin des hypermarchés ?
Auchan va fermer ou céder 21 magasins. Il y a deux mois, Carrefour supprimait plus de 1 100 postes dans ses hypermarchés. La désaffection des consommateurs pour le modèle de l'hypermarché menace des milliers d'emplois.
 

 
Auchan va fermer ou céder 21 magasins menaçant plus de 700 emplois.
Les plus pessimistes prédisent un scénario façon sidérurgie lorraine des années 1980. Des centaines de mètres carrés couverts de supermarchés transformés en friches commerciales avec leurs galeries marchandes et leurs parkings, des dizaines de milliers de salariés au chômage et difficiles à recaser... Les plus raisonnables estiment que le modèle de l'hypermarché doit évoluer.

Bien entendu, le plan de cession de 21 magasins Auchan avec 723 emplois menacés à la clé et les pertes de la holding (985 millions d'euros) qui emploie en France 73 000 collaborateurs s'expliquent en partie par des erreurs de stratégie : retard sur le bio, investissement publicitaire insuffisant, diversification dans les petites surfaces pas assez rapide. Mais deux mois après le plan de près de 1 200 suppressions d'emplois chez Carrefour (par ruptures conventionnelles, négociations lancées en mars), les déboires du groupe nordiste posent une série de questions.
L'hypermarché a-t-il vécu ?

Non. Les crises des deux mastodontes du secteur, Auchan (80 % d'hypers) et Carrefour (72 % d'hypers), et la stratégie de Casino et Cora de réduire les surfaces montrent que les grandes surfaces de plus de 7 500 m² (taille minimum de l'hypermarché) passent de mode.Aux États-Unis, les géants du secteur (Sears, Wal-Mart, Macy's) ont fermé des dizaines d'hypers. Mais seulement 250 des 2 480 hypermarchés français sont au format américain (au moins 10 000 m²) ; ceux-là sont les plus fragilisés. Les autres gardent une base de clientèle forte qui leur permettra de résister s'ils savent diminuer leurs coûts de fonctionnement et proposer des produits à toutes les clientèles.
Pourquoi le modèle fonctionne moins bien

La fréquentation des hypers est en baisse accélérée depuis 2015, selon le baromètre Nielsen-Dauvers : -0,4 % en 2015, -0,8 % en 2016, -1,7 % en 2017 et -2,4 % l'an dernier. L'explication est double : la concurrence du e-commerce d'une part, la préférence de surfaces plus petites et plus proches par la clientèle de moins de 50 ans qui n'aime pas pousser les chariots. Le mouvement est inéluctable, selon tous les experts. L'autre principe, c'est qu'on y vient pour acheter de l'alimentaire et/ou du ménager et qu'on ressort avec d'autres produits. Or la baisse des ventes de ces autres produits s'accélère aussi : -3,8 % l'an dernier. Le e-commerce et les enseignes spécialisées prennent des pans entiers du marché.
Les menaces sur l'emploi importantes ?

Oui. En même temps que le modèle est impacté, les caisses automatiques s'installent, la manutention se robotise et la progression des achats en drive diminue l'activité des vendeurs-conseil.Les salaires étant plutôt bas dans le secteur, les grandes enseignes ont bénéficié du CICE (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi), dispositif d'État de baisse des charges qui les maintient sous perfusion. Mais structurellement, dans certains magasins, certains métiers sont condamnés.
Pascal JALABERT

 

 
 

 

Les supermarchés un peu plus epargnés
Ils résistent. Comme en témoignent les bons résultats de Système U, Les Mousquetaires (Intermarché) et Leclerc (15 % du chiffre d'affaires en supermarché). L'amélioration de la situation chez Casino, tombé sous la barre des 50 % de l'activité en hypermarché et qui réduit ses surfaces, montre que la réduction de la taille est la stratégie du moment. Dans les villes petites et moyennes, les populations sont plus âgées, moins riches donc plus attentives au critère prix. Elles sont aussi plus motorisées, vivent en lotissements et l'habitude voiture-parking-chariot-plein d'essence dans la zone commerciale aux multiples ronds-points demeure ancrée. Les magasins compris entre 3 600 et 7 499 m² ont vu leur activité croître de + 1,4 point en 2018 après avoir néanmoins souffert en 2015 et 2016. Mais la taille plus petite permet plus de souplesse, par exemple pour spécialiser une surface en bio dans un endroit où il n'y en a pas. Mais attention, le développement de la livraison à domicile peut accélérer le phénomène de baisse de la fréquentation dans 15 ans. Si les moins de trente ans gardent leurs habitudes d'achats massifs sur internet une fois arrivés à la quarantaine, les hypermarchés et supermarchés souffriront encore plus dans les années 2030.

 

PSA Mulhouse : le coup de frein

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 06:02:43

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AUTOMOBILE
PSA Mulhouse : le coup de frein
Le site mulhousien de PSA va connaître une forte baisse d'activité en 2020 avec l'arrêt de la production de la Peugeot 2008. Un redémarrage est prévu en 2021.
 

 
Les organisations syndicales ont eu beau évoquer un « coup de massue », l'annonce, ce mardi matin en comité social et économique, de l'arrêt de la fabrication de la Peugeot 2008, d'ici la fin de l'année, et la forte baisse de la production sur le site PSA de Mulhouse en 2020, n'est, en réalité, que la mise en oeuvre du plan à moyen terme présenté à l'automne dernier. Si le coup de frein est spectaculaire, il était donc annoncé. Et ne sera que passager, le temps pour l'usine PSA de Mulhouse de démarrer la production d'un nouveau véhicule de grande diffusion à compter de 2021.
Environ 1 200 postes supprimés

Concrètement, l'arrêt de la production de la Peugeot 2008 au cours du quatrième trimestre de l'année 2019 se traduira par la suppression, en octobre prochain, de l'équipe de nuit, qui emploie 960 personnes. Puis, courant novembre, la deuxième équipe de jour verra ses effectifs amputés de 30 %, le site ne fonctionnant plus, en 2020, qu'avec une équipe et demie pour produire la DS7 Crossback, la 508 berline et la 508 SW dont le lancement commercial est prévu à la mi-juin. Ce sont donc quelque 1 200 salariés qui sont concernés sur les 6 600 personnes aujourd'hui employées par PSA, dont 1 300 intérimaires. Outre des fins de contrat, des reclassements internes, voire des détachements sur le site de Sochaux ou des transferts temporaires dans des entreprises de l'agglomération mulhousienne sont à l'étude.

L'arrêt de la fabrication de la Peugeot 2008, produite à plus d'un million d'exemplaires depuis 2013, était attendu puisque le nouveau modèle, qui sera fabriqué dans l'usine PSA de Vigo en Espagne, doit être présenté en juin. Avec 690 véhicules produits chaque jour, la Peugeot 2008 assurait l'essentiel du volume de production de l'usine mulhousienne. Laquelle devrait voir le nombre de véhicules fabriqués chuter de 250 000 en 2019 à 170 000 en 2020 avant de remonter à 220 000 en 2021.
Redémarrage en 2021

Au cours de cette même réunion du CSE mardi, la direction de PSA Mulhouse a présenté son plan d'action « Ambition Mulhouse 2021 ». À cette date, l'usine haut-rhinoise débutera la production d'un nouveau véhicule « de grande diffusion ». Il s'agira, selon nos informations, de la nouvelle 308 aujourd'hui fabriquée à Sochaux. Le site mulhousien, doté de la plateforme EMP2 (véhicules moyen et haut de gamme), est en effet appelé à ne plus produire que des berlines alors que Sochaux, toujours avec la plateforme EMP2, va se spécialiser dans les SUV, ces faux 4x4 en forte progression, comme en témoigne le succès des Peugeot 3008 et 5008.
50 embauches en CDI en 2019

Mardi toujours, la direction a aussi annoncé l'embauche en CDI (contrat à durée indéterminée) de 50 personnes en 2019. « Preuve que nous préparons l'avenir du site », a indiqué un porte-parole. La baisse d'activité à PSA Mulhouse en 2020 doit aussi permettre d'engager un vaste plan de formation. « C'est une année charnière mais on a annoncé des choses pour la suite », soulignait Maxime Picat, directeur de PSA Europe, lors du dernier salon de Genève début mars. Le dirigeant du groupe, Alsacien d'origine, avait aussi ajouté que « Mulhouse devra utiliser cette période de transition pour redevenir une référence industrielle ». Le cap est fixé !
Laurent BODIN

 

 
 

 

Yves Hemedinger menacé sur Facebook : un homme interpellé

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 06:01:52

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Colmar
Yves Hemedinger menacé sur Facebook : un homme interpellé
 

 
Un Colmarien a été interpellé par la police et placé en garde à vue mardi matin. Il lui est reproché d'avoir outragé et menacé Yves Hemedinger, premier adjoint au maire de Colmar et candidat potentiel aux prochaines élections municipales, sur Facebook le week-end dernier. Connu de la justice pour d'autres outrages, cet homme d'une trentaine d'années a été présenté mardi soir au parquet de Colmar. Il a été placé sous contrôle judiciaire, et renvoyé devant le tribunal correctionnel. Il doit être jugé début juillet à Colmar pour menace de commettre un délit à l'encontre d'un élu, et pour outrage sur une personne chargée d'une mission de service public.

Contacté hier par téléphone, Yves Hemedinger souligne « ne pas en faire une affaire personnelle » en évoquant le contexte : « J'ai voulu serrer la main de ce monsieur la semaine dernière lors d'une manifestation, et il a trouvé cela insupportable. Je lui ai alors dit qu'il pouvait néanmoins rester poli. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, il menaçait notamment de me casser les dents. Comme ce monsieur aurait commis d'autres outrages à l'encontre d'autres personnes, j'ai décidé de signaler les faits surtout pour qu'il arrête, et que cela lui serve de leçon. »
J-F.S

 

 
 

 

Herrlisheim-près-Colmar Déportation : L'émotion et le devoir

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 05:37:11

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Herrlisheim-près-Colmar  Déportation
Herrlisheim-près-Colmar Déportation : L'émotion et le devoir
C'est très peu, mais c'est déjà énorme. 24 des 77000 Stolpersteine posés dans toute l'Europe, des pavés couverts d'une plaque de laiton à la mémoire de victimes de la déportation, ont été installés hier sur les trottoirs de Herrlisheim-près-Colmar.

 
Gunter Demnig a posé les 24 pavés au cours d'une cérémonie marquée par l'émotion et le devoir de mémoire.
Rétablir la mémoire. Les mémoires. A Herrlisheim-près-Colmar, 24 Stolpersteine en hommage à autant de victimes du nazisme ont été scellées dans les trottoirs, devant les maisons natales des personnes déportées.

Seize de ces pavés mémoriels ont été encastrés devant l'emplacement de l'ancienne synagogue mise à sac en 1942, par leur créateur, le sculpteur allemand Gunter Demnig, en présence de Christophe Woerhlé, l'historien à l'origine du projet, qui pilotait la cérémonie.

De très nombreuses personnalités étaient présentes autour du maire de la commune Gérard Hirtz, parmi lesquelles la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, le député Jacques Cattin, le sénateur René Danesi, le conseiller général Lucien Muller, les conseillers régionaux Martine Dietrich et Claudine Ganter, le grand rabbin de Colmar Claude Fhima, son homologue mulhousien Mardochée Amar, le vicaire général Jean-Luc Liénard, les pasteurs Marc et Catherine Fritsch, le président du consistoire israélite du Haut-Rhin Elie Cohen ou le président du comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage Frédéric Regent, Jean-Pierre Weill doyen d'honneur du consistoire et Yvan Geismar président d'honneur du même consistoire.

« Le consistoire israélite du Haut-Rhin a tout de suite acquiescé et encouragé cette initiative », a tenu à rappeler Elie Cohen en écho aux réticences rencontrées ailleurs.

La déambulation à travers le village, devant ces maisons chargées d'une histoire triste, a été l'occasion poignante d'évoquer la mémoire des disparus et l'horreur qui les frappa soudainement.

La communauté juive de Herrlisheim a en effet été anéantie du jour au lendemain et ainsi que l'a rappelé Frédéric Regent, « entre l'arrestation et l'assassinat, ils ont été des esclaves ». Avant de faire résonner leurs voix cristallines, les enfants du village, emmenés par Arlette Steyer, ont énuméré le nom et la destinée tragique de ces personnes dont la plupart ont oeuvré pour la liberté au péril de leurs vies, soit en cachant les plus jeunes, soit en aidant leurs concitoyens à franchir la ligne de démarcation. Un hommage touchant, prenant.
Un hommage touchant, prenant

Humble et peu disert, Gunter Demnig a posé les 24 pavés, s'avouant ravi qu'après la vingtaine de pays européens accueillant ses Stolpersteine, la France franchisse enfin le pas. La veille, c'est dans la commune de Muttersholtz qu'il installait lesdits pavés.

Eveillant la curiosité du passant, ils invitent à marquer le pas et à se souvenir. Brigitte Klinkert s'est ainsi félicitée que les nombreuses personnalités présentes « additionnent leurs forces pour le respect, et que l'humanisme irrigue le coeur de l'Alsace ».

Une plaque commémorative a été dévoilée à l'emplacement de l'ancienne synagogue, entre devoir et émotion. « Nous souhaitons désormais mettre en place un réseau de veilleurs de mémoire pour les cimetières israélites du Haut-Rhin, afin qu'ils assurent une veille particulière », a annoncé Brigitte Klinkert.

A Herrlisheim, le cimetière israélite constitue le seul témoignage de l'implantation de la communauté juive. Et les Stolpersteine désormais.
Nicolas PINOT

 

 
 

 

Herrlisheim L'émotion et le devoir

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 06:02:56

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Herrlisheim L'émotion et le devoir
 

 
Rétablir la mémoire. Les mémoires. Hier, à Herrlisheim, 24 Stolpersteine (pavés de mémoire) en hommage à autant de victimes du nazisme ont été scellées dans des trottoirs, devant les maisons natales des personnes déportées (lire aussi L'Alsace des lundi 29 et mardi 30 avril).
Devant l'ancienne synagogue

Seize de ces pavés mémoriels ont été encastrés devant l'emplacement de l'ancienne synagogue - qui avait été mise à sac en 1942 -, par leur créateur et le sculpteur allemand Gunter Demnig. Ceci en présence de Christophe Woerhlé, l'historien à l'origine du projet, qui a piloté la cérémonie.

De nombreuses personnalités étaient présentes autour du maire de Herrlisheim, Gérard Hirtz, parmi lesquelles la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, le député Jacques Cattin, le sénateur René Danesi, le conseiller général Lucien Muller, les conseillers régionaux Martine Dietrich et Claudine Ganter, le grand rabbin de Colmar Claude Fhima, son homologue mulhousien Mardochée Amar, le vicaire général Jean-Luc Liénard, les pasteurs Marc et Catherine Fritsch, le président du consistoire israélite du Haut-Rhin Élie Cohen, ou encore le président du comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage Frédéric Regent, Jean-Pierre Weill doyen d'honneur du consistoire et Yvan Geismar président d'honneur du même consistoire. « Le consistoire israélite du Haut-Rhin a tout de suite acquiescé et encouragé cette initiative », a tenu à rappeler Élie Cohen, en écho aux réticences rencontrées ailleurs.
« Ils ont été des esclaves »

La déambulation à travers le village, devant ces maisons chargées d'une lourde histoire, a été l'occasion poignante d'évoquer la mémoire des disparus et l'horreur qui les frappa soudainement.

La communauté juive de Herrlisheim a en effet été anéantie du jour au lendemain et, ainsi que l'a rappelé Frédéric Regent, « entre l'arrestation et l'assassinat, ils ont été des esclaves ». Avant de faire résonner leurs voix cristallines, les enfants du village, emmenés par Arlette Steyer, ont énuméré le nom et la destinée tragique de ces personnes dont la plupart ont oeuvré pour la liberté au péril de leurs vies, soit en cachant les plus jeunes, soit en aidant leurs concitoyens à franchir la ligne de démarcation. Un hommage touchant, prenant.

Humble et peu disert, Gunter Demnig a posé les 24 pavés, s'avouant ravi qu'après la vingtaine de pays européens accueillant ses Stolpersteine, « la France franchisse enfin le pas ». La veille, c'est dans la commune de Muttersholtz qu'il installait lesdits pavés.

Éveillant la curiosité des passants, ces Stolperstein invitent à marquer le pas et à se souvenir.
« Un réseau de veilleurs de mémoire »

Brigitte Klinkert s'est dit ravie que les nombreuses personnalités présentes « additionnent leurs forces pour le respect, et que l'humanisme irrigue le coeur de l'Alsace ».

Une plaque commémorative a été dévoilée à l'emplacement de l'ancienne synagogue, entre devoir et émotion. « Nous souhaitons désormais mettre en place un réseau de veilleurs de mémoire pour les cimetières israélites du Haut-Rhin, afin qu'ils assurent une veille particulière », a annoncé Brigitte Klinkert.

À Herrlisheim, le cimetière israélite constitue le seul témoignage de l'implantation de la communauté juive. Et les Stolpersteine désormais.
Nicolas PINOT

 

 
 

COLMAR conseil municipal Les autres décisions : Une seule école Serpentine

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 06:15:41

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conseil municipal Les autres décisions
COLMAR conseil municipal Les autres décisions : Une seule école Serpentine
À la rentrée prochaine, les écoles maternelle et élémentaire Serpentine n'en feront plus qu'une. Les deux établissements colmariens vont fusionner et seront administrés par une direction unique. Les élus ont approuvé cette décision lundi soir lors de la dernière séance du conseil municipal.

 
Les écoles maternelle et élémentaire Serpentine vont fusionner pour améliorer la continuité pédagogique.
La création de cette école unique a pour but d'assurer une meilleure continuité pédagogique, d'accroître la cohérence éducative et d'améliorer le fonctionnement des deux entités. C'est Evelyne Wolfs-Murrisch qui représentera la Ville au conseil d'école, assistée de sa suppléante, Béatrice Erhard.

« Il s'agit de la réunion de deux écoles en une seule unité administrative. C'est bien la disparition d'une école, regrette Victorine Valentin. Les conseils d'école ont-ils été consultés ? » L'élue socialiste va plus loin. « Nous craignons que cela entraîne une économie du nombre de postes de directeurs dans les écoles et qu'on aboutisse à des fermetures de classe. On risque aussi d'avoir un supérieur hiérarchique n'ayant jamais enseigné et donc déconnecté de la communauté pédagogique ».
« Endosser totalementson rôle de manager »

L'élue s'inquiète également du devenir des Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles). « Nous craignons que la Ville en profite pour les supprimer ». Odile Uhlrich-Mallet rappelle qu'il s'agit de la troisième fusion d'écoles à Colmar. « Je suis surprise de votre intervention », poursuit l'adjointe qui promet de communiquer le compte rendu du conseil d'école traitant du sujet. « Pourquoi nous fusionnons ? La première raison, c'est que les bâtiments sont communs ».

La deuxième est liée à la difficulté de diriger une école et de faire cours en même temps. « L'emploi du temps d'un directeur ou d'une directrice est extrêmement chargé. Cela permettra au responsable d'endosser totalement son rôle de manager. C'est plutôt une bonne décision, prise dans l'intérêt des enfants comme des adultes ».

L'élue rassure en annonçant que l'école Serpentine ouvrira une classe « dans un quartier où il y a beaucoup de constructions ».
Aide à la rentrée « conditionnée »

Victorine Valentin revient à la charge en s'enquérant du sort des enfants venus des maternelles Les Roses et les Tulipes. « Comment résolvez-vous ce problème ? » Réponse de l'adjointe : « Les écoles travaillent déjà en commun aujourd'hui. Cela ne va absolument pas changer le fonctionnement ». Les deux élus socialistes votent contre cette fusion.

Une autre décision liée au monde scolaire est approuvée. Dorénavant, l'aide à la rentrée scolaire sera conditionnée à la présence de l'enfant le premier jour d'école. La Ville verse une somme de 75 EUR pour un jeune entrant pour la première fois en école élémentaire à condition qu'un autre enfant de la famille y soit déjà scolarisé (100 EUR pour les familles ne payant pas d'impôt sur le revenu) et 100 EUR pour un collégien commençant sa 6e. « Nous souhaitons donner toute son importance au premier jour de classe », souligne Odile Uhlrich-Mallet.

Durant le reste de la séance, les conseillers ont essentiellement accordé des aides financières à différents organismes. Comme ce montant de 138 548 EUR pour financer cinquante actions de la tranche 1 de la programmation 2019 du contrat de ville et cette somme de 67 600 EUR pour six associations socio-éducatives. La Croix-Rouge obtient une subvention de 3 416 EUR pour l'achat de deux véhicules et l'Aquatic club, 8 122 EUR pour un compresseur destiné à gonfler les bouteilles de plongée.

Huit écoles maternelles et élémentaires ainsi que l'office central de la coopération à l'école se partagent une enveloppe de 3 000 EUR pour mener à bien onze projets.
Le marché couvert « locomotive »

La Ville participe également, à hauteur de 8 500 EUR, à la mission de l'intervenant social au commissariat de police. Les bourses pour les candidats au permis de conduire sont reconduites (6 923 EUR) ainsi que les aides à l'achat d'un vélo neuf (7 614 EUR cette fois-ci).

À l'occasion de leur opération Les 3 jours coups de coeur, les Vitrines de Colmar offrent à leurs clients 8 000 sacs shopping, qui, cette année, sont en coton. La Ville leur octroie une aide de 2000 EUR. Quant à l'association des commerçants du marché couvert, elle reçoit une subvention de 31 177 EUR, soit 3 023 EUR de plus que l'an dernier. « Le marché couvert est devenu une locomotive à l'Est de la ville. Le vendredi et le samedi, il est vraiment un rendez-vous très convivial », se réjouit le maire.
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

Colmar Les gilets jaunes sommés de partir

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 06:01:24

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Colmar Les gilets jaunes sommés de partir
 

 
Le QG ou quartier général des gilets jaunes du rond-point de l'avenue de Lorraine et de la rue de Morat près de l'entreprise Centrakor à Colmar Photo L'Alsace/Jean-Frédéric Surdey
« Mes services ont examiné cette implantation sur les aspects des règles urbanistiques. Il ressort de cette étude que le terrain en question est une dépendance du domaine public, sur laquelle toute construction, même légère, est interdite. De plus, cette parcelle est obérée par une marge de recul, dans laquelle aucune réalisation ne peut être acceptée », indique Gilbert Meyer. Avant de préciser que « ces éléments m'amènent à vous demander expressément de libérer les lieux, et de les rendre dans le même état que celui trouvé lors de votre installation ».
« Ces règles s'imposent à tous »

Toujours en s'adressant à un membre de chacun des deux campements colmariens, le premier magistrat précise qu'« il n'est pas admissible que vous vous affranchissiez des règles élémentaires du domaine urbanistique, ces dernières s'imposent à tous sans exception. Dès lors, personne ne comprendrait qu'on vous laisse faire ce qui est interdit à tous ».

Enfin, le maire de la cité de Bartholdi souligne que « la présence nombreuse de pneus, de palettes en bois [...] contredit, en plus, la réglementation en vigueur, tant au niveau de la sécurité que de la salubrité. Pour des cas analogues, j'ai été amené à saisir la justice. Je vous prie donc de ne pas m'obliger à aller dans ce sens ».
Vers un autre QG ?

Délogés le 18 décembre du rond-point de la statue de la Liberté, les gilets jaunes colmariens ont reconstruit le 27 décembre un campement sur un lopin de terre près du rond-point Wolfberger, entre l'avenue de Lorraine, la rue de Morat, le stade de la Mittelharth et l'entreprise Centrakor. Certains ont bâti début janvier un deuxième QG au Ladhof, sur un îlot herbeux entre la déchetterie, l'entreprise Liebherr et l'usine d'incinération : parti en fumée le 10 mars dernier pour une raison indéterminée, ce campement a été reconstruit.

« Qu'on nous laisse tranquille, on ne fait rien de mal, on ne gêne même pas la circulation », a réagi à chaud Maria, gilet jaune « depuis le début du mouvement », aussitôt venue au campement de l'avenue de Lorraine pour en discuter. « Je croyais savoir que ce terrain nous était mis à disposition par un privé, et celui du Ladhof par le Conseil départemental... Peut-être devra-t-on trouver encore un autre emplacement... », déplorait, amer, Michaël.
Résolus à rester

Lui aussi mobilisé depuis le début du mouvement, Alexandre, vice-président de l'association Les GJ de Colma r à l'origine du campement du Ladhof, ne se disait pas résolu à partir de ce site « appartenant au conseil départemental ». Contactée par téléphone, la présidente Brigitte Klinkert confirme que le Département est propriétaire de ce terrain. Mais le maire de Colmar se fonde sur des règles urbanistiques pour exclure toute construction...

Hier, les gilets jaunes colmariens interrogés à la manifestation du 1er mai disaient avoir décidé de rester : au cas où leurs QG seraient démantelés, ils évoquaient plusieurs possibilités : les reconstruire, au même endroit ou ailleurs, certains affirmant que « la solidarité jouerait » entre les deux campements, mais aussi avec celui de Horbourg-Wihr, implanté sur un champ avec l'accord de l'agriculteur.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

COLMAR social La mairie ne veut plus de campement : Les gilets jaunes sommés de démonter

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 05:36:44

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social La mairie ne veut plus de campement
COLMAR social La mairie ne veut plus de campement : Les gilets jaunes sommés de démonter
Le maire de Colmar a adressé ce mardi des courriers aux gilets jaunes des deux quartiers généraux de la commune, pour leur ordonner de partir.

 
Les gilets jaunes sommés de quitter le rond-point de l'avenue de Lorraine et de la rue de Morat.
« Mes services ont examiné cette implantation sur les aspects des règles urbanistiques. Il ressort de cette étude que le terrain en question est une dépendance du domaine public, sur laquelle toute construction, même légère, est interdite. De plus, cette parcelle est obérée par une marge de recul, dans laquelle aucune réalisation ne peut être acceptée », indique Gilbert Meyer dans un courrier. Avant de préciser que « ces éléments m'amènent à vous demander expressément de libérer les lieux, et de les rendre dans le même état que celui trouvé lors de votre installation ».

Toujours en s'adressant à un membre de chacun des deux campements, le premier magistrat précise qu'« il n'est pas admissible que vous vous affranchissiez des règles élémentaires du domaine urbanistique, ces dernières s'imposent à tous sans exception. Dès lors, personne ne comprendrait qu'on vous laisse faire ce qui est interdit à tous ».
« Pour des cas analogues, j'ai été amené à saisir la justice »

Enfin, le maire souligne que « la présence nombreuse de pneus, de palettes en bois [...] contredit, en plus, la réglementation en vigueur, tant au niveau de la sécurité que de la salubrité. Pour des cas analogues, j'ai été amené à saisir la justice. Je vous prie donc de ne pas m'obliger à aller dans ce sens ».

Délogés le 18 décembre du rond-point de la statue de la Liberté, les gilets jaunes colmariens ont reconstruit le 27 décembre un campement sur un lopin de terre près du rond-point Wolfberger, entre l'avenue de Lorraine, la rue de Morat, le stade de la Mittelharth et l'entreprise Centrakor. Certains ont bâti début janvier un deuxième QG au Ladhof, sur un îlot herbeux entre la déchetterie, l'entreprise Liebherr et l'usine d'incinération : parti en fumée le 10 mars dernier pour une raison indéterminée, ce campement a été reconstruit.

« Qu'on nous laisse tranquille, on ne fait rien de mal, on ne gêne même pas la circulation », a réagi à chaud Maria, gilet jaune « depuis le début du mouvement », aussitôt venue au campement de l'avenue de Lorraine pour en discuter. « Je croyais savoir que ce terrain nous était mis à disposition par un privé, et celui du Ladhof par le conseil départemental... Peut-être devra-t-on trouver encore un autre emplacement... », déplorait, amer, Michaël.

Lui aussi mobilisé depuis le début du mouvement, Alexandre, vice-président de l'association Les GJ de Colmar, à l'origine du campement du Ladhof, ne se disait pas résolu à quitter ce site « appartenant au conseil départemental », ce que la présidente Brigitte Klinkert a confirmé. Mais le maire se fonde sur des règles urbanistiques pour exclure toute construction...

Hier, les gilets jaunes colmariens interrogés à la manifestation du 1er mai avaient décidé de rester. En cas de démantèlement, ils évoquaient plusieurs possibilités : les reconstruire, au même endroit, ou ailleurs, affirmant que « la solidarité jouerait » entre les deux campements, mais aussi avec celui de Horbourg-Wihr, implanté sur un champ avec l'accord de l'agriculteur.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

Mécénat pour le Tour de France

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 06:03:59

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Mécénat pour le Tour de France
 

 
Les panneaux disposés dans la ville l'annoncent depuis quelque temps déjà. Colmar sera ville étape du Tour de France le mercredi 10 juillet. La Ville y consacrera un budget de 300 000 EUR hors taxe. Comme de nombreux sponsors ont exprimé leur souhait de contribuer à l'événement, un mécénat est mis en place.

En contrepartie, la Ville reversera au mécène 25 % de cette aide. Le partenaire verra son nom imprimé sur les supports de communication, sera invité à des soirées de présentation et aura accès aux espaces VIP ou à la tribune. Seront acceptés les dons en numéraires de 10 000, 5 000, 2 000 ou 1 000 EUR hors taxe.

Une convention de mécénat est mise en place. « Le mécénat marche déjà plutôt bien, voire très bien », se félicite Gilbert Meyer.

 

 
 

«Laissez tranquilles les écoles rurales»

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 05:58:12

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«Laissez tranquilles les écoles rurales»
 

 
Neuf-Brisach veut sauver sa classe bilingue. Photo DNA/Laurent Habersetzer
Leurs problèmes, leurs revendications ne sont pas les mêmes (lire ci-dessous). Les décisions prises par l'inspection d'académie ne les impliquent pas tous de la même manière. Mais les parents d'élèves de Neuf-Brisach, Weckolsheim, Geiswasser et Nambsheim (*) ont décidé d'unir leur force pour obtenir gain de cause.

« Parce que le problème est le même. Nous sommes victimes d'une injustice : on déplace les professeurs vers les zones prioritaires (REP), pour dédoubler les classes et on ferme des classes, on les surcharge chez nous », synthétise Céline Meyer, qui représente le RPI de Geiswasser-Nambsheim.

« Nos enfants ne sont pas des pions », dénonce Élodie Pfifferling. Elle a encore en travers de la gorge l'expression employée par l'inspectrice de secteur, lors d'une de ces réunions qui ont rapidement tourné au dialogue de sourds. « Elle a parlé de nos "résidus élèves", parce qu'ils étaient peu nombreux, s'étrangle la maman de trois enfants scolarisés à Neuf-Brisach. Chez nous aussi, dans les villages, il y a des élèves en difficulté. On a l'impression qu'on met des bâtons dans les roues de leur aveni r . »
La population augmente

Pour Angélique Scheublé, la gestion purement comptable des effectifs ne tient aucun compte des évolutions démographiques, actuelles et futures. « À Weckolsheim, la population augmente, avec un nouveau lotissement. On ferme vite les classes mais après, pour les ouvrir, c'est toujours plus compliqué. » Et tant pis si les effectifs grossissent bien au-delà du seuil des 24 élèves fixé par Emmanuel Macron (de la maternelle au CE1) lors de son intervention « bilan du grand débat », le 25 avril dernier.
Jean-Michel Blanquer « s'en occupe personnellement »

Une promesse qui n'a pas permis de débloquer la situation pour les écoles de la bande rhénane. Les courriers adressés en début d'année par les parents d'élèves à la rectrice, au ministre de l'Éducation nationale, sont toujours en attente d'une réponse. Les élus : maires - qui soutiennent le mouvement - conseiller régional (Christian Zimmermann), jusqu'au député n'ont pas eu plus de succès. Quoique.

Interpellé sur cette question lundi soir, lors du conseil communautaire, Éric Straumann a précisé que le ministre Jean-Michel Blanquer lui avait répondu « s'occuper personnellement » du dossier...
Le mouvement se veut plus global

Sur le terrain, la colère et l'incompréhension ont laissé la place à la détermination. Samedi 4 mai, les parents d'élèves espèrent attirer un maximum de personnes sur le rond-point entre Neuf-Brisach et Weckolsheim. Les élus en seront, écharpes en bandoulière, les parents concernés aussi.

Mais le mouvement se veut plus global. « On appelle tout le monde à nous rejoindre, y compris les parents des autres écoles », explique Angélique Scheublé. « Parce que tout le monde a été, est ou sera concern é », complète Élodie Pfifferling.

« On demande une chose : qu'on laisse tranquilles les écoles rurales, qu'on mette fin à cette injustice », conclut Céline Meyer.
Cyril TROMSON Y ALLER Le rassemblement aura lieu ce samedi 4 mai. Le rendez-vous est fixé à 9 h 45 sur le parking du stade de football. La portion de RD1-bis, vers Neuf-Brisach, sera fermée pour des raisons de sécurité. Des tracts seront distribués pour sensibiliser la population. (*) Geiswasser et Nambsheim forment un regroupement pédagogique intercommunal (RPI).

 

 
 

Weckolsheim, Neuf-Brisach, Geiswasser-Nambsheim Politique scolaire : « Qu'on laisse tranquilles les écoles rurales »

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 06:12:48

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Weckolsheim, Neuf-Brisach, Geiswasser-Nambsheim Politique scolaire
Weckolsheim, Neuf-Brisach, Geiswasser-Nambsheim Politique scolaire : « Qu'on laisse tranquilles les écoles rurales »
Les parents d'élèves de quatre écoles appellent à un grand rassemblement ce samedi sur le rond-point de Weckolsheim. Leur mot d'ordre commun : arrêter de servir de variables d'ajustement.

 
Neuf-Brisach veut sauver sa classe bilingue.
Leurs problèmes, leurs revendications ne sont pas les mêmes (lire ci-contre). Les décisions prises par l'inspection d'académie ne les impliquent pas tous de la même manière. Mais les parents d'élèves de Neuf-Brisach, Weckolsheim, Geiswasser et Nambsheim (*) ont décidé d'unir leur force pour obtenir gain de cause.

« Parce que le problème est le même. Nous sommes victimes d'une injustice : on déplace les professeurs vers les zones prioritaires (REP), pour dédoubler les classes et on ferme des classes, on les surcharge chez nous », synthétise Céline Meyer, qui représente le RPI de Geiswasser-Nambsheim.
« L'inspectrice a parlé de nos "résidus élèves", parce qu'ils étaient peu nombreux »

« Nos enfants ne sont pas des pions », dénonce Elodie Pfifferling. Elle a encore en travers de la gorge l'expression employée par l'inspectrice de secteur, lors d'une de ces réunions qui ont rapidement tourné au dialogue de sourds. « Elle a parlé de nos "résidus élèves", parce qu'ils étaient peu nombreux, s'étrangle la maman de trois enfants scolarisés à Neuf-Brisach. Chez nous aussi, dans les villages, il y a des élèves en difficulté. On a l'impression qu'on met des bâtons dans les roues de leur avenir ».
« La population augmente »

Pour Angélique Scheublé, la gestion purement comptable des effectifs ne tient aucun compte des évolutions démographiques, actuelles et futures. « A Weckolsheim, la population augmente, avec un nouveau lotissement. On ferme vite les classes mais après, pour les ouvrir, c'est toujours plus compliqué ». Et tant pis si les effectifs grossissent bien au-delà du seuil des 24 élèves fixé par Emmanuel Macron (de la maternelle au CE1) lors de son intervention « bilan du grand débat », le 25 avril dernier.
Jean-Michel Blanquer« s'en occupe personnellement »

Une promesse qui n'a pas permis de débloquer la situation pour les écoles de la bande rhénane. Les courriers adressés en début d'année par les parents d'élèves à la rectrice, au ministre de l'Education nationale, sont toujours en attente d'une réponse. Les élus : maires - qui soutiennent le mouvement -, conseiller régional (Christian Zimmermann), jusqu'au député n'ont pas eu plus de succès. Quoique. Interpellé sur cette question lundi soir, lors du conseil communautaire, Eric Straumann a précisé que le ministre Jean-Michel Blanquer lui avait répondu « s'occuper personnellement » du dossier...
Le mouvement se veutplus global

Sur le terrain, la colère et l'incompréhension ont laissé la place à la détermination. Samedi, les parents d'élèves espèrent attirer un maximum de personnes sur le rond-point entre Neuf-Brisach et Weckolsheim. Les élus en seront, écharpes en bandoulière, les parents concernés aussi.

Mais le mouvement se veut plus global. « On appelle tout le monde à nous rejoindre, y compris les parents des autres écoles », explique Angélique Scheublé. « Parce que tout le monde a été, est ou sera concerné », complète Elodie Pfifferling. « On demande une chose : qu'on laisse tranquilles les écoles rurales, qu'on mette fin à cette injustice », conclut Céline Meyer.
Cyril TROMSON Le rassemblement aura lieu ce samedi 4 mai. Le rendez-vous est fixé à 9 h 45 sur le parking du stade de football. La portion de RD1-bis, vers Neuf-Brisach, sera fermée pour des raisons de sécurité. Des tracts seront distribués pour sensibiliser la population. (*) Geiswasser et Nambsheim forment un regroupement pédagogique intercommunal (RPI).

Le rassemblement aura lieu ce samedi 4 mai. Le rendez-vous est fixé à 9 h 45 sur le parking du stade de football. La portion de RD1-bis, vers Neuf-Brisach, sera fermée pour des raisons de sécurité. Des tracts seront distribués pour sensibiliser la population.

 
 

 

Geiswasser Réunion publique : « On privilégie les villes »

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 05:37:47

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Geiswasser  Réunion publique
Geiswasser Réunion publique : « On privilégie les villes »
Une réunion publique s'est tenue vendredi soir à la salle des fêtes de Geiswasser, afin d'informer les habitants de cette commune et de Nambsheim de l'avenir du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) qui les concerne.

 
Les délégués des parents d'élèves ont informé la population des projets de l'inspection académique.
Céline Meyer, présidente de l'association des parents d'élèves (APE), entourée de plusieurs membres, a remercié les nombreuses personnes présentes - parents d'élèves, grands-parents et assistantes maternelles - ainsi que Betty Muller, maire de Geiswasser et conseillère départementale, Jean-Paul Schmitt, maire de Nambsheim, Christine Schwartz, présidente du syndicat intercommunal scolaire et les élus des deux communes.

« La situation pour le maintien de nos deux écoles est grave », a informé d'emblée Céline Meyer, avant d'expliquer en détail avec Delphine Meyer, secrétaire de l'APE, le contexte et notamment le fonctionnement actuel des deux écoles en RPI.
59 élèves au total

L'école de Nambsheim comprend deux classes : celle du directeur Didier Sandrock, chargé des trois sections de maternelle et celle de Marie Martin, en charge des CP - CE1 et CE2. La classe de CM1 - CM2 à Geiswasser est tenue par la directrice Fatima Schubnel. Au total, 59 élèves sont répartis sur ces deux écoles.

A ce jour, trois entrées en petite section de maternelle sont prévues en septembre. L'inspection académique projette de fusionner les directions pour la prochaine rentrée, avec la perspective d'une création de regroupement pédagogique concentré (RPC) l'année suivante, entraînant la fermeture définitive de l'école de Geiswasser (*).

Autre conséquence : deux classes surchargées à quatre niveaux, avec 20 élèves de la petite section au CP et 31 élèves du CE1 au CM2. La présidente a également dénoncé les conséquences sur les conditions d'apprentissage.
« Sauver notre école »

Betty Muller, intervenant à son tour, a insisté : « Il faut vraiment défendre notre école ». Évoquant également un retour en arrière avec quatre niveaux par classe. Elle a également précisé : « Je n'autoriserai plus de dérogation. [...] il faut sauver notre école. »

Jean-Paul Schmitt, rappelant que le RPI existe depuis 40 ans, est intervenu également : « Nous sommes solidaires de Geiswasser. [...] On privilégie les villes au détriment des campagnes. Nous sommes en opposition avec l'inspectrice d'académie, Mme Schlund, concernant la suppression de direction ».

Les personnes présentes ont ensuite été invitées à signer une pétition. La même opération a permis de recueillir 400 signatures à Neuf-Brisach et Geiswasser.
Sy. S. (*) Betty Muller a indiqué lundi soir que le projet de fermeture de l'école était abandonné.

(*) Betty Muller a indiqué lundi soir que le projet de fermeture de l'école était abandonné.

 
 

 

Bien vivre le métier d'assistant maternel

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 06:06:44

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Bien vivre le métier d'assistant maternel
 

 
 
Une journée de rencontres, d'échanges et de formation pour les professionnels de la petite enfance a été organisée et animée par le réseau des Relais assistantes maternelles du Haut-Rhin au lycée agricole de Rouffach, en partenariat avec la Caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin et avec le soutien de la MSA, du conseil départemental et de la communauté de communes Parovic (Pays de Rouffach, Vignobles et Châteaux).

Cet événement a rassemblé de nombreuses forces vives, parmi lesquelles 44 animatrices des 38 Relais assistantes maternels du Haut-Rhin. Afin de permettre une meilleure connaissance de la profession, d'intégrer le travail de chacun dans des perspectives communes de l'éducation des enfants accueillis et de favoriser les rencontres interprofessionnelles d'un métier pratiqué seul et à domicile, huit ateliers étaient proposés au choix : le yoga du rire, la sophrologie, l'argent dans la relation, communiquer avec authenticité, l'éducation positive, le bien-être et la qualité de vie au travail, la place de la famille et travailler chez soi.

Cette manifestation s'est également articulée autour d'une conférence animée par Anne-Marie Fontaine, docteur en psychologie de l'enfant, sur le thème « Observer pour calmer le jeu ». Des stands de démonstration de matériel éducatif et pédagogique, de librairies et revues professionnelles ainsi qu'une exposition de la Prévention routière ont complété cette journée dédiée à l'amélioration de la qualité de l'accueil à domicile tout en garantissant un service de qualité aux parents.

« Être assistant maternel n'est pas donné à tout le monde. Être parent, c'est une chose ; savoir s'occuper des enfants des autres, c'est un magnifique métier qu'il faut revaloriser », a précisé Isabelle, l'une des participantes.

« Cette journée est importante pour les assistants maternels. Ils viennent un samedi, sur leur temps personnel, pour se former et développer leur identité professionnelle. C'est une belle preuve de leur engagement auprès des familles. Budgétisée à 15 000 EUR, cette 4e journée départementale est le fruit d'un travail partenarial entre différents acteurs de la petite enfance. Elle est organisée tous les deux ans avec, à chaque fois, de nouveaux thèmes en un lieu différent », a expliqué Christine Dalençon, du département Offre globale de services aux partenaires à la Caf.
Caroline ZIMMERMANN

 

 
 

ALTKIRCH Collège Lucien Herr : Dix ans d'échanges franco-allemands

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 06:04:21

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ALTKIRCH Collège Lucien Herr
ALTKIRCH Collège Lucien Herr : Dix ans d'échanges franco-allemands
Cela fait dix ans que le collège Lucien Herr d'Altkirch organise un échange scolaire avec le Teletta-Groß-Gymnasium de Leer en Allemagne : un partenariat désormais adopté par les élèves et approprié par chaque génération.

 
Les élèves allemands et français se sont retrouvés pour un petit-déjeuner au collège après avoir passé leur première soirée dans les familles.
Après plusieurs mois d'échanges virtuels, les élèves d'une classe de 4e du collège Teletta Groß sont arrivés dimanche 28 avril au soir à Altkirch, accueillis par leur correspondant ainsi que leur famille, pour passer une semaine à découvrir l'Alsace, mais aussi le système scolaire français, et les habitudes de leurs nouveaux camarades. Pour cette première soirée, « un peu gênante » selon Lisa, qui a accueilli Marie-Sophie, les élèves allemands n'ont cependant pas été trop bousculés par un élément qui peut parfois inquiéter : le menu. En effet, les familles françaises ont évité cuisses de grenouilles et autre clichés pour proposer des recettes plus universelles : burgers, pizza, crêpes ou frites merguez...
Répartition particulière

Alors que tous les élèves se retrouvent au collège le lundi matin pour un petit-déjeuner destiné à célébrer les dix ans de cet échange entre les deux villes, les groupes d'amis se forment rapidement, avec une séparation franco-allemande presque immédiate. L'occasion pour chacun de partager son expérience : « À ce qu'il paraît ils finissent à 13 h tous les jours eux ! », s'étonne Timéo, « et ils habitent à quarante-cinq minutes de leur collège ! ». « Toi tu lui as fait la bise ? », demande Lisa à Mathis, qui a accueilli non pas un garçon, mais Kea, une correspondante. Car cette année, la répartition est un peu particulière, le groupe des dix-huit élèves allemands ne comportant qu'un seul garçon... Neuf représentants masculins ont ainsi dû accueillir des jeunes filles, une configuration qu'ils ont d'abord regrettée, « mais finalement, la plupart ont changé leur fusil d'épaule, et sont bien contents », explique Mathilde Pinta-Lerenard, la professeur d'allemand en charge de l'échange.
Une communication parfois difficile

Que les binômes soient mixtes ou non, une chose ne change pas : la communication entre les correspondants n'est pas forcément aisée. « Nous, on essaye de parler allemand et eux français, mais parfois on se retrouve à communiquer en anglais, car eux le parlent très bien », avoue Elyse qui passe la semaine avec Enya. Malgré tout, les adolescents arrivent à en apprendre les uns sur les autres, dans un premier temps grâce aux réseaux sociaux, via lesquels ils ont échangé avant de se voir en vrai, mais aussi en partageant leurs goûts musicaux et cinématographiques. Lisa a ainsi découvert que sa correspondante écoutait un rappeur qu'ils « avaient vu en cours de musique : Eminem ». Quant à Mathis il s'est servi de la plateforme Netflix pour pouvoir regarder un film qui contentait tout le monde avec une version française, sous-titrée en allemand. Un bel exemple des échanges scolaires à l'heure de la technologie !
Visites et quartiers libres au programme

Après ce petit-déjeuner, les élèves du Telletta Groß Gymnasium découvrent le temps d'une matinée, la façon dont se déroulent les cours de leurs camarades français, puis occupent leur après-midi à un jeu de piste dans Altkirch « A la découverte du Sundgau ». Le reste de la semaine est bien rempli, puisque les élèves ont l'occasion de visiter le Mémorial du Linge à Orbey, le Haut- Koenigsbourg, le Musée Electropolis de Mulhouse ou encore la cathédrale de Strasbourg, des lieux que les élèves français ne connaissent eux-mêmes pas tous. Ils disposent également d'une journée de libre dans les familles pour observer « le quotidien d'une famille française », un quotidien qui risque d'être bien agité car les élèves ont prévu en vrac, de se rendre au bowling, dans un Trampoline Park ou encore dans des parcs aquatiques...
Des relations faites pour durer

Une fois passée cette semaine bien remplie avec leurs correspondants, les élèves de Lucien Herr iront à leur tour à leur rencontre du 15 au 25 juin prochain, à Leer, dans le nord-ouest de l'Allemagne. Une nouvelle semaine où leur professeur espère les voir approfondir leurs relations : « Certains binômes des années précédentes se sont revus de leur propre chef ensuite, et sont désormais amis », raconte-t-elle tout sourire. De quoi avoir l'espoir que les amitiés créées cette semaine durent encore... au moins dix ans.
Chloé GABORIT

 

 
 

 

Immobilier : Saint-Louis regarde vers le haut

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 05:36:08

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Immobilier
Immobilier : Saint-Louis regarde vers le haut
Que ce soit du point de vue de la hauteur des constructions à venir ou de sa volonté de proposer une offre de haut standing, la Ville de Saint-Louis va forcément prendre de la hauteur ces prochaines années. Le point avec le maire, Jean-Marie Zoellé.

 
Le projet immobilier Concorde avance à grands pas à Saint-Louis. Les travaux sont en cours et les premiers logements devraient être livrés en juin.
C'est ici que se joue l'avenir du Haut-Rhin et de l'Alsace. » Cette petite phrase, lâchée par la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, lors de l'inauguration de l'échangeur de l'A35 à Bartenheim il y a tout juste un mois, résume à merveille la dynamique enclenchée ces dernières années dans les Trois frontières et plus particulièrement à Saint-Louis.
« Du bas de gamme, on n'en veut pas »

Sur le plan immobilier, c'est l'effervescence. Entre 2018 et 2021, 1210 nouveaux logements auront été construits (lire l'encadré ci-dessous). Avec une ligne directrice : du haut standing et une architecture moderne. « Du bas de gamme, on n'en veut pas. Du logement social non plus, on a ce qu'il faut », explique le maire, Jean-Marie Zoellé. La Ville de Saint-Louis regarde vers le haut et l'Alcazar, projet porté par Sodico et dont le début du gros oeuvre est sur le point de démarrer, illustre bien cette volonté de jouer dans la cour des grands au sein de l'agglomération trinationale.

Comme le préconise le PLU (plan local d'urbanisme), le développement se fait d'abord et surtout au centre-ville afin de densifier l'habitat. « Et en matière de renouvellement urbain, il y a beaucoup de potentiel à Saint-Louis », confirme Cédric Le Pallec, directeur du pôle urbanisme et environnement. L'exemple le plus concret concerne les sites qui seront laissés vacants après le départ de la société Sterling pour Hésingue. Des contacts ont déjà été pris pour l'aménagement futur des sites du Forum et du parc Hess. Les « dents creuses » ont aussi été largement comblées rue de Huningue, rue des Fleurs ou rue de Village-Neuf avec des constructions en cours ou à venir. Le Quartier Concorde, projet de grande ampleur situé avenue du Général-de-Gaulle, accueillera, lui, ses premiers résidents dès le mois de juin.

Ces projets immobiliers s'accompagneront bien souvent de réalisations (parcs, cheminements piétons) destinées à créer « des quartiers où il fait bon vivre », met en évidence le maire. Avec une attention particulière accordée à l'environnement, promet la municipalité, ainsi qu'une offre de loisirs et de services (lieux de culture, périscolaires, crèches) qui répondra aux besoins liés à ce fort développement démographique.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

 

Saint-Louis regarde vers le haut

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 05:59:30

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Saint-Louis regarde vers le haut
 

 
L'Iroko, un bâtiment passif à l'architecture audacieuse, sera situé avenue de la Marne. Les travaux devraient bientôt débuter. Document Immobilière K
« C'est ici que se joue l'avenir du Haut-Rhin et de l'Alsace. » Cette petite phrase, lâchée par la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, lors de l'inauguration de l'échangeur de l'A35 à Bartenheim il y a tout juste un mois, résume à merveille la dynamique enclenchée ces dernières années dans les Trois frontières et plus particulièrement à Saint-Louis.
« Du bas de gamme, on n'en veut pas »

Sur le plan immobilier, c'est l'effervescence. Entre 2018 et 2021, 1210 nouveaux logements auront été construits (lire l'encadré ci-dessous). Avec une ligne directrice : du haut standing et une architecture moderne. « Du bas de gamme, on n'en veut pas. Du logement social non plus, on a ce qu'il faut », explique le maire, Jean-Marie Zoellé. La Ville de Saint-Louis regarde vers le haut et l'Alcazar, projet porté par Sodico et dont le début du gros oeuvre est sur le point de démarrer, illustre bien cette volonté de jouer dans la cour des grands au sein de l'agglomération trinationale.

Comme le préconise le PLU (plan local d'urbanisme), le développement se fait d'abord et surtout au centre-ville afin de densifier l'habitat. « Et en matière de renouvellement urbain, il y a beaucoup de potentiel à Saint-Louis », confirme Cédric Le Pallec, directeur du pôle urbanisme et environnement. L'exemple le plus concret concerne les sites qui seront laissés vacants après le départ de la société Sterling pour Hésingue. Des contacts ont déjà été pris pour l'aménagement futur des sites du Forum et du parc Hess. Les « dents creuses » ont aussi été largement comblées rue de Huningue, rue des Fleurs ou rue de Village-Neuf avec des constructions en cours ou à venir. Le Quartier Concorde, projet de grande ampleur situé avenue du Général-de-Gaulle, accueillera, lui, ses premiers résidents dès le mois de juin.

Ces projets immobiliers s'accompagneront bien souvent de réalisations (parcs, cheminements piétons) destinées à créer « des quartiers où il fait bon vivre », met en évidence le maire. Avec une attention particulière accordée à l'environnement, promet la municipalité, ainsi qu'une offre de loisirs et de services (lieux de culture, périscolaires, crèches) qui répondra aux besoins liés à ce fort développement démographique.
Textes : Sébastien SPITALERI

 

 
 

Thann Commémoration : Au Petit Bungert

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 05:38:44

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Thann  Commémoration
Thann Commémoration : Au Petit Bungert
Fixée depuis 1954 au dernier week-end d'avril, la journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation a donné lieu à une cérémonie samedi à Thann au monument dit le Petit Bungert dédié aux déportés, évacués, expulsés, réfugiés et autres victimes civiles du nazisme.

 
le dépôt de gerbe par Annick Luttenbacher, Romain Luttringer et Daniel Mérignargues.
Le temps très changeant n'a pas encouragé beaucoup de Thannois à se déplacer pour cette courte cérémonie à laquelle ont en revanche assisté bon nombre d'élus.

Durant son allocution, Daniel Mérignargues, sous-préfet de Thann-Guebwiller, a rendu hommage à la volonté et au courage de ces déportés qui ont beaucoup souffert dans des camps de concentration et d'extermination et dont des milliers ne sont pas revenus.

Une gerbe a été déposée par Annick Luttenbacher, conseillère départementale, Romain Luttringer, maire de Thann et Daniel Mérignargues. L'ensemble vocal Les Tinoniers ont accompagné cette célébration avec notamment la chanson de circonstance Nuit et brouillard de Jean Ferrat, encore plus poignante à cette occasion.
Ch. L.

 

 
 

 

Huningue Environnement : Exit les platanes

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 06:06:23

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Huningue Environnement
Huningue Environnement : Exit les platanes
Sept platanes et une quinzaine de robiniers malades ont été coupés rue de Belfort à Huningue. La place libérée servira à la construction de l'écoquartier L'Ariane.

 
Les taches sombres sont le signe du début de pourrissement de l'arbre.
Ils avaient plus d'1,40 m de diamètre pour 25 m de haut. Ils surplombaient la rue de Belfort à Huningue, abritant le public lors du passage du Tour Alsace, par exemple.

Ils, ce sont les sept platanes et la quinzaine de robiniers qui bordaient la route. Ils ont été coupés par l'entreprise Dumoulin de Sainte-Marie-aux-Mines. Mais si la tronçonneuse est passée par là, c'est tout d'abord parce que les « arbres sont malades. Ils ont un tronc qui se dédouble et permet ainsi à l'eau de s'infiltrer. Ils sont pourris au pied. Notre but n'est pas de tout arracher pour le plaisir », explique Jean-Luc Dumoulin, de l'entreprise éponyme, épaulé par deux ouvriers.

Il n'aura fallu que quelques minutes pour abattre un platane, qui s'est écrasé en mille morceaux, prouvant son mauvais état de santé et laissant apparaître, à l'intérieur de la base du tronc, des taches annonçant la fin proche de l'arbre.

Ce que ne comprenaient pas les passants : pour nombre d'entre eux, les arbres n'ont pas l'air malades. « Ils sont encore debout, bien verts ! C'est inadmissible », soufflait une Huninguoise. Pourtant, il ne faut pas se fier aux apparences.

La seconde raison de cet abattage d'arbres est la construction prochaine d'un écoquartier, L'Ariane. Le bois de tous ces arbres sera destiné aux chaufferies ou à la cogénération.
Nadine MULLER

 

 
 

 

maternité de Thann : Rest ! boycottera la réunion du 3 mai

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 06:09:04

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maternité de Thann : Rest ! boycottera la réunion du 3 mai

 
Vendredi 3 mai doit se tenir à Mulhouse une nouvelle réunion de concertation sur le projet de santé du territoire Sud-Alsace. L'association Rest ! a décidé de boycotter cette réunion. Dans un communiqué, elle explique qu'elle « n'ira pas prendre part à cette mascarade, à ce semblant de "concertation" ». Poursuivant : « En effet, la première réunion de "concertation" en date du 5 avril a permis à notre association d'avoir confirmation que la maternité de Thann avait bel et bien disparu des préoccupations de l'ARS et du GHRMSA car elle ne figurait pas parmi les sujets de discussion. Malgré les engagements pris lors de la fusion de 2015, ces deux instances l'ont effacée du paysage hospitalier thannois, arguant des motifs de sécurité alors qu'il ne s'agit ni plus ni moins que de raisons financières [...] La construction du projet territorial de santé du Pays Thur et Doller, qui constitue l'ordre du jour de la réunion du 3 mai, est déjà définie : ce sera la déclinaison du plan "Ma santé 2022" avec de la médecine, de la gériatrie et de la santé mentale. Il n'y est pas question d'urgences, pas question de chirurgie, pas question de maternité. Le président Macron a affirmé qu'il n'y aurait plus de fermetures d'hôpitaux. Il a oublié cependant de préciser qu'il y aurait toujours des fermetures de services tels que maternité, chirurgie, urgences... Par conséquent, si les hôpitaux ruraux ne sont pas fermés, ils seront largement transformés et la population rurale subira un déclassement sur le plan de la santé. Rest ! n'ira pas s'asseoir autour de la table le 3 mai pour cautionner des décisions que l'ARS et le GHRMSA ont déjà prises. Pour autant, Rest ! n'abandonne pas le combat et se lance notamment dans la recherche de personnels médicaux pour renforcer le service thannois de maternité. »

 

 
 

 

BLodelsheim « E Friehjohr fer unsri Sproch » ce samedi : Le dialecte toujours bien vivant

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 06:09:57

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BLodelsheim « E Friehjohr fer unsri Sproch » ce samedi
BLodelsheim « E Friehjohr fer unsri Sproch » ce samedi : Le dialecte toujours bien vivant
L'édition 2019 de « E Friehjohr fer unsri Sproch » se déroule ce samedi 4 mai à partir de 20h15 dans la salle polyvalente de Blodelsheim avec un spectacle mettant à l'honneur le dialecte alsacien au travers de chants, de saynètes, de théâtre et de la musique folklorique.

 
Une vingtaine de jeunes de 6 à 22 ans seront sur scène pour montrer que la relève est là.
Initiative de l'Office pour la langue et culture d'Alsace (OLCA) et de l'association éponyme, « E Friehjohr fer unsri Sproch » est devenu une institution dans la région. Tout comme la manifestation organisée par le Théâtre alsacien de Blodelsheim (TAB) et la Maison des jeunes et de la culture (MJC), sous la houlette de Daniel Maurer à Blodelsheim. Cette édition 2019 qui donne rendez-vous ce samedi 4 mai en sera une nouvelle fois la preuve et un nombreux public est attendu à la salle polyvalente. Participeront à cette soirée, des enfants et des adolescents, des membres du TAB, la chorale Sainte-Cécile du village et l'ensemble folklorique « D'Rhï Spàtza » de Rumersheim/Fessenheim.
Les jeunes sur scène

Depuis 2002, le TAB anime chaque année ce projet culturel en dialecte avec un spectacle de chant, de théâtre et de musique folklorique. La soirée, en deux parties, mettra à l'honneur le groupe de 20 jeunes qui ont entre 6 et 22 ans. L'ensemble a travaillé des saynètes par petites équipes depuis décembre dernier. « Certains jeunes acteurs parlent bien le dialecte, d'autres un peu moins et les plus petits pratiquement pas. Les répétitions avaient pour objectif de faire comprendre aux enfants le sens des phrases prononcées en dialecte et, dans un deuxième temps, de leur faire jouer des rôles », précise Daniel Maurer. Avec Fernande Peter, Claude Thuet, Chantal Maenner, Vanessa Haller, Nicole Montani, Carole Fritch et Patrick Decker, Daniel Maurer encadre les enfants qui se préparent fébrilement mais dans une excellente ambiance à monter sur scène. Manon Hugelin et Zoé Fricker sont les deux plus jeunes du groupe.
Chansons, musiqueet théâtre

Au programme encore, Henri Ruh qui interprétera un chant sur des paroles de Patrick Decker, de la musique avec le groupe folklorique « D'Rhï Spàtza »... Puis place à la chorale qui entamera la seconde partie de la soirée sous la direction de Karine Stahl avec « Ja s'elsàss esch unser gànza », sur des paroles de Patrick Decker. Un autre chant sera interprété par Arthur Engassser accompagné de Jules Engasser à l'accordéon, puis une pièce d'Yves Bisch sera proposée. Enfin, les membres du TAB monteront sur scène pour le final, en proposant une ode au dialecte sur des paroles de Patrick Decker. L'accompagnement et l'arrangement des chants seront signés par Henri Ruh, le son et les lumières seront au crédit d'Henri Goetz, Angélo Mantione et Claude Thuet, les décors ont été confectionnés par l'équipe technique du TAB et, enfin, les maquillages seront préparés par l'équipe de Liliane Hombert.
CW « E Friehjohr fer unsri Sproch » à Blodelsheim, samedi 4 mai, à 20 h 15, dans la salle polyvalente. Entrée libre.

« E Friehjohr fer unsri Sproch » à Blodelsheim, samedi 4 mai, à 20 h 15, dans la salle polyvalente. Entrée libre.

 
 

 

Châtenois La déviation de la RN59,un chantier en débat

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 06:17:38

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Châtenois La déviation de la RN59,un chantier en débat
 

 
Près de 300 personnes ont assisté lundi à la réunion publique sur le projet de déviation à Châtenois. Photo L'Alsace/Luc Sorgius
C'est une arlésienne vieille de près de 45 ans. Maintes fois évoqué, maintes fois repoussé, le chantier du contournement de la RN59 à Châtenois devrait bientôt troquer son statut de légende urbaine pour celui de projet sur les rails. Aussi est-ce parce que le sujet a été discuté d'innombrables fois lors des quatre dernières décennies que la réunion publique, organisée lundi soir à l'espace Les Tisserands de Châtenois, a été cadrée au maximum par ses organisateurs. Le résultat : deux heures et quart, pas une minute de plus, d'un débat dense, engagé et cordial.

Ils sont près de 300 à avoir répondu à l'invitation de la commission d'enquête publique sur la demande d'autorisation environnementale, qui oeuvre depuis le 15 avril dernier et jusqu'au 17 mai à la mairie de Châtenois. Son président Jean-Dominique Monteil insiste d'emblée sur le caractère « pas obligatoire » de cette réunion : « Mais elle nous est apparue nécessaire car nous estimons que nous contribuons ainsi à la démocratisation de la procédure d'enquête publique. »

Après une présentation expresse, par la Dreal Grand Est et l'entreprise Biotope, du projet de déviation et des enjeux environnementaux et hydrauliques liés aux travaux envisagés, plusieurs personnes dans l'assemblée ont adressé une série de questions et de réflexions aux membres de la tribune. Parmi les intervenants, une majorité de voix favorables au contournement et finalement peu de questions sur l'enquête publique en elle-même.
« Ce projetn'est qu'une étape »

Un seul moment légèrement tendu a émaillé la réunion : peu après l'intervention du président d'Alsace Nature Daniel Reininger, qui s'inquiète que la déviation dans sa configuration de « deux fois deux voies ne devienne une autoroute », une riveraine de la RN59 s'est emportée, sous les applaudissements de la salle : « Mais est-ce que ces gens habitent à côté de la RN59 ? Il faut nous sauver, là, on n'en peut plus ! » D'autres, comme le maire de Sainte-Croix-aux-Mines Jean-Marc Burrus, ont insisté sur la nécessité de sécuriser la portion de route menant jusqu'à Lièpvre : « Ce projet n'est qu'une étape. Faire sauter le bouchon à un endroit pour le reporter dans la vallée, ça ne sert à rien. »

Également présenté lors de la réunion publique, le calendrier prévisionnel des travaux a fait l'objet de quelques interrogations, notamment par une riveraine qui s'inquiète de voir le chantier « encore une fois repoussé parce qu'il faut d'abord mettre en place les mesures compensatoires sur le plan écologique ». « J'entends vos craintes, mais il s'agit d'un engagement qu'on a dû tenir auprès du CNPN [Conseil national de protection de la nature], qui nous a donné un avis favorable du premier coup [en février 2019, NDLR], note Sébastien Isel, responsable d'opérations au sein de la Dreal Grand Est. Ce n'est plus qu'une question de signature de convention. »

Le premier coup de pioche devrait intervenir dès cet été, sous réserve de l'avis de la commission d'enquête publique et de l'obtention de l'arrêté d'autorisation environnementale. La mise en service de la déviation de la RN59 à Châtenois est espérée pour courant 2023. Luc SORGIUS

 

 
 

Grand Ballon Un motard meurt dans une collision avec une voiture

Publié dans le panorama le Jeudi 02 mai 2019 à 06:23:16

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Un motard meurt dans une collision avec une voiture
 

 
Un motard est décédé dans un accident de la circulation au sommet du Ballon d'Alsace, ce mercredi aux environs de 17 h. Selon les premiers éléments, le conducteur âgé de 26 ans, résidant au Val d'Ajol (Vosges) s'est déporté sur la gauche dans un virage au niveau du débit de boisson Chez Rose, pour une raison qui n'a pas été déterminée avec précisions. Il a été heurté de plein fouet par une voiture qui arrivait dans l'autre sens. Le choc frontal a propulsé le motard au sol.

À l'arrivée de 17 pompiers des centres de secours de Giromagny, Belfort-Sud et Belfort-Nord, et des médecins du Samu, la victime était inconsciente. Ils ont tenté une réanimation mais n'y sont pas parvenus. Décision a été prise de l'héliporter à bord d'HéliSmur 68, mais il est finalement décédé. Les secours ont pris en charge le conducteur et le passager de la voiture, un homme âgé de 52 ans et son fils de 18 ans. Ils sont légèrement blessés et choqués. Ils ont été conduits à l'hôpital du Nord Franche-Comté à Trévenans. Les gendarmes du Territoire de Belfort ont ouvert une enquête pour déterminer les causes de ce dramatique accident. Il s'agit du second accident mortel que connaît le Nord du Territoire. Samedi au petit matin, un cycliste de 62 ans est mort après avoir été heurté par une voiture à Chaux. P. Ch.