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CD67 : Inscriptions haineuses sur la façade du domicile d'une élue

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 05:38:42

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Schiltigheim
CD67 : Inscriptions haineuses sur la façade du domicile d'une élue
Danielle Diligent, vice-présidente du conseil départemental, a découvert lundi matin des inscriptions haineuses sur la façade de son domicile, à Schiltigheim. Des croix gammées et des tags qui visent des personnalités strasbourgeoises ainsi que les migrants.
 

 
Danielle Diligent, vice-présidente du conseil départemental du Bas-Rhin, colistière de l'ancien maire Jean-Marie Kutner, a découvert lundi matin sur la façade de sa maison, à Schiltigheim, plusieurs tags haineux. Des croix gammées, une croix celtique, le sigle GUD et une inscription s'attaquant aux migrants, mais aussi des injures contre des personnalités strasbourgeoises.
Le préfet entend« faire toute la lumièresur cette affaire »

Dans le collimateur du ou des auteurs des tags, le maire de Strasbourg Roland Ries, l'adjointe au maire Pernelle Richardot, 1re secrétaire du Parti socialiste du Bas-Rhin et candidate aux européennes sur la liste Place publique, ainsi que le président de l'Université de Strasbourg Michel Deneken.

Pour Danielle Diligent, c'est une première dont elle se serait bien passée. Elle a porté plainte lundi, en colère que l'on s'en soit pris à son domicile, mais pas seulement. Choquée, elle constate que « les politiques sont vraiment devenus des cibles ». Et elle s'effraie de ce « mouvement qui prend de l'ampleur ». L'élue membre du MDA (Mouvement démocratie alsacienne) affiche aussi sa perplexité devant des inscriptions qui concernent des personnalités de Strasbourg et qui ne comportent « rien de schilikois ».

Lundi, le conseiller départemental Mathieu Cahn et Pernelle Richardot se sont rendus sur place pour « montrer qu'il y a un front républicain », explique Pernelle Richardot. L'injure sexiste la concernant ne la touche pas outre mesure. Elle en a vu d'autres. Mais elle estime que par ces tags, « ce sont les républicains et les démocrates qui sont attaqués, c'est la démocratie qui est attaquée ». Elle a donc décidé de s'associer à la plainte de Danielle Diligent.

De nombreuses réactions de soutien ont afflué lundi. Le préfet Jean-Luc Marx a condamné « avec la plus grande fermeté les inscriptions de haine découvertes sur le domicile de Danielle Diligent ». Le préfet assure que « les services de police sont mobilisés et procèdent d'ores et déjà aux constatations et investigations pour permettre de faire toute la lumière sur cette affaire ».

« Cet acte sinistre n'est pas une première » à Schiltigheim, rappelle Danielle Dambach, la maire écologiste de la commune, dans le communiqué de soutien des élus schilikois. « En novembre, le centre Saint-Charles avait déjà été victime de ces comportements odieux. Et en janvier, la permanence du député avait connu pareil sort. C'est inacceptable et intolérable. Je demande à la justice et la police la plus grande fermeté, ça ne peut pas continuer ainsi. »
Sophie WEBER GUD : groupement union défense, organisation étudiante d'extrême droite

GUD : groupement union défense, organisation étudiante d'extrême droite

 
 

 

Socal Manifestations syndicales : Peurs sur le 1er-Mai

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 05:46:54

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Socal Manifestations syndicales
Socal Manifestations syndicales : Peurs sur le 1er-Mai
Les « black blocs » promettent l'insurrection ce mercredi à Paris, en marge des rassemblements de la Fête du Travail. Des violences que les syndicats redoutent alors qu'ils voudraient faire entendre leur voix à côté de la colère des « gilets jaunes ».

 
La CGT a profité de l'Acte 24 des gilets jaunes pour faire un « tour de chauffe » avant le 1er mai.
Paris, capitale de l'émeute ? Gouvernement et syndicat craignent le pire pour ce 1er-Mai. Depuis plusieurs semaines, sur les réseaux sociaux, les « black blocs » appellent à l'« acte ultime » ce mercredi. « Faisons de Paris la capitale mondiale de l'émeute », proclament-ils en promettant un 1er-Mai « révolutionnaire et insurrectionnel », « une journée en enfer pour tous ceux qui défendront le système ». Cet événement doit réunir toutes les personnes ayant pour inspiration une insurrection pour une autre société, résume ce mouvement protestataire violent dont les individus sont vêtus de noir et souvent masqués. Voici pour les déclarations d'intention, mâtinées de rumeurs faisant état de casseurs venus de l'étranger.

Ce mercredi, il s'agira pour les forces de l'ordre et pour les syndicats d'éviter les violences commises le 1er mai 2018 à Paris - avec notamment la mise à feu d'un Mc Donald's. Des scènes qui se sont ensuite répétées à plusieurs reprises ces dernières semaines, lors des manifestations des « gilets jaunes ».
« Si on n'est pas unis, on n'arrivera à rien »

La préfecture de police de Paris - qui applique sa nouvelle doctrine de maintien de l'ordre depuis plusieurs semaines avec des contrôles en amont des manifestations et des unités très mobiles - a déjà pris une mesure drastique pour limiter la casse : commerces et débits de boisson devront fermer leurs portes sur le parcours de la principale manifestation, qui s'élancera de la gare Montparnasse vers la place d'Italie.

L'intersyndicale CGT, FSU, Solidaires, Unef et UNL - FO sera aussi présente mais n'a pas signé l'appel - invite à une « forte journée de mobilisation » face aux « urgences sociales et climatiques ». Les syndicats estiment notamment qu'il est « urgent de revaloriser les salaires » et de « développer des services publics de qualité sur tout le territoire ».

Sur le front social, ce 1er-Mai paraît crucial, moins d'une semaine après les annonces d'Emmanuel Macron pour sortir de la crise des « gilets jaunes ». Samedi, sur fond de convergence des luttes, l'extrême gauche était présente avec les manifestants, au cours d'un Acte 24 qui a connu l'une de ses plus faibles mobilisations depuis la mi-novembre - 23 600 manifestants selon le ministère de l'Intérieur, 60 000 selon les gilets jaunes.

Accompagnée de La France insoumise et du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), la CGT, qui avait déjà tenté ces dernières semaines quelques timides incursions dans les cortèges de « gilets jaunes », a sorti drapeaux et banderoles, dans une sorte de « tour de chauffe » avant ce mercredi. « Il y aura de plus en plus de connexion entre les mouvements syndicaux et les « gilets jaunes », pronostique Céline Verzeletti, secrétaire confédérale du syndicat. Ils veulent rester indépendants et il faut respecter cela, mais si on n'est pas unis, on n'arrivera à rien. »
« Pas de récupération ! »

À la CGT, on croit à cette convergence des luttes. « Les manifestations, c'est une chose, mais ce n'est pas suffisant, poursuit Céline Verzeletti. Si l'on ne bloque pas l'économie par la grève, on n'obtiendra pas gain de cause. Tout cela doit pouvoir se compléter. »

Ce point de vue ne fait forcément pas l'unanimité chez les manifestants du samedi. « Pas de récupération ! », tonne la page Facebook du mouvement en Meurthe-et-Moselle, où l'on accuse les syndicats de « se faire graisser la patte par le patronat ». Réplique d'un « gilet jaune » : « Refuser les syndicats, c'est faire le jeu du gouvernement » qui « divise pour mieux régner ».

Les « black blocs », eux, ne s'embarrassent pas de ce genre de débat. Voici arrivé pour eux « le moment de stopper ce système. Le moment de le détruire ».
A.P.

 

 
 

 

Impôts en juin, retraites à la rentrée

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 05:49:06

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Politique Réformes
Impôts en juin, retraites à la rentrée
À l'issue d'un séminaire gouvernemental, Edouard Philippe a précisé lundi soir le calendrier des réformes annoncées jeudi dernier par Emmanuel Macron.
 

 
Le Premier ministre Edouard Philippe s'adresse à la presse à son arrivée à l'hôtel Matignon à Paris.
Qui fait quoi et quand ? Comment va-t-on financer tout cela ? Les ministres ont planché ce lundi matin sur les annonces du président, suivis l'après-midi par les ténors de la majorité parlementaire. Baisse de l'impôt sur le revenu, réorganisation profonde de l'administration, décentralisation, gestes pour les retraités, les aidants et les mères vivant seules, niches fiscales supprimées pour les entreprises, substitution de l'École nationale d'administration (ENA)... Tout cela demande un calendrier précis, associant les Assemblées, qui prenne en compte les chantiers lancés avant le grand débat. En début de soirée lundi, Edouard Philippe a livré certaines précisions à l'issue du séminaire gouvernemental organisé à Matignon.
Impôt sur le revenu, on saura en juin

Le gouvernement présentera au mois de juin les modalités de la baisse de l'impôt sur le revenu. Pour financer cette baisse, estimée à 5 milliards d'euros, le Premier ministre a confirmé que certaines niches fiscales à destination des entreprises seraient supprimées, sans toucher au Crédit impôt recherche ni à l'allégement de charges qui correspond à l'ancien CICE.
PMA, bioéthique en juillet

« C'est au mois de juillet que nous présenterons en Conseil des ministres le projet de loi bioéthique sur lequel nous nous sommes engagés », a déclaré le chef du gouvernement. Ce projet doit notamment intégrer l'ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples de lesbiennes.
Lutte contre la fraude fiscale en octobre

Les propositions de la Cour des comptes pour lutter contre la fraude fiscale sont attendues par le gouvernement en octobre. « Nous allons demander à la Cour des comptes de nous faire des propositions précises [...] Elles devront être rendues en octobre, ce qui nous permettra d'intégrer ces propositions dans les textes financiers au Parlement qui seront présentés à l'automne ».
Suppression de l'ENA : on verra dans 6 mois

Les propositions de Frédéric Thiriez pour repenser le fonctionnement de la haute fonction publique, une mission annoncée jeudi par Emmanuel Macron avec la suppression de l'Ena, sont attendues « dans six mois », a annoncé Édouard Philippe. Le Premier ministre a précisé qu'il signerait « dans le courant de la semaine » la lettre de mission de Frédéric Thiriez. « Je suivrai, avec une attention particulière, le déroulement des travaux et des propositions qu'il devra me rendre dans six mois », a-t-il précisé.
Retraites : rapport en juillet, loi à la rentrée

Le rapport sur la réforme globale du système des retraites préparé par Jean-Paul Delevoye est attendu par le gouvernement en juillet afin de « présenter un projet de loi à la fin de l'été », a déclaré le Premier ministre. Soit juste avant le budget.

Pour la réforme institutionnelle et la décentralisaiton, les rendez-vous sont fixés à 2020.

 

 
 

 

Carburants, gaz... tout ce qui change le 1er mai

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 05:50:31

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Consommation Vie quotidienne
Carburants, gaz... tout ce qui change le 1er mai
Taxe sur les produits énergétiques, taxe d'entrée pour Venise, tarifs réglementés du gaz... Tour d'horizon des changements à compter de mercredi.
 

 
Les taxes sur les carburants devraient légèrement baisser.
Taxe applicable aux produits énergétiques
À compter de mercredi 1er mai, les valeurs imposables forfaitaires des produits pétroliers sont modifiées. Selon une circulaire du ministère de l'Action et des Comptes publics, le tarif de la taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers (TICPE, anciennement taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers, ou TIPP), et désormais soumis à la régionalisation, évolue. Dans chaque région, les taxes sur les carburants devraient ainsi légèrement baisser.
Gaz : baisse des tarifs réglementés

Les tarifs réglementés de vente de gaz d'Engie diminuent dès mercredi 1er mai. Dans le détail, la baisse est de -0,2 % pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson, de -0,4 % pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude, de -0,7 % pour les foyers qui se chauffent au gaz et de -0,8 % pour les foyers équipés de petites chaufferies, selon un document de la Commission de régulation de l'énergie. À la demande du gouvernement, un tarif réglementé de gaz naturel sans augmentation est assuré jusqu'à fin juin 2019. Au 1er juin, les baisses seront respectivement de -0,2 %, -0,3 %, -0,5 % et -0,6 %.

Les clients qui ont souscrit un contrat à prix de marché fixe ne sont concernés ni par les baisses, ni par les hausses du tarif réglementé pendant la durée de leur contrat.
Retraite et baisse de la CSG

La baisse de la CSG de 8,3 % à 6,6 % pour les retraités dont la pension est comprise entre 1 200 et 2 000 euros, soit 3,5 millions de foyers, doit être effective au mois de mai, ainsi que le remboursement des sommes versées en trop en début d'année. Il faudra surveiller votre relevé bancaire en fonction de votre caisse de retraite : le 2 mai pour la retraite complémentaire des salariés du privé Agirc-Arrco, le 9 mai pour les pensions de base versées par la Cnav et la MSA (agriculteurs), le 28 mai pour la CNRACL (fonctionnaires hospitaliers et territoriaux), le 30 mai pour le service de retraite de l'État et au cours du mois de mai pour les autres fonds de la fonction publique.

 

 
 

 

Social Journée internationale des travailleurs : Convergence attendue pour le 1er-Mai

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 05:57:34

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Social Journée internationale des travailleurs
Social Journée internationale des travailleurs : Convergence attendue pour le 1er-Mai
Traditionnelle, la manifestation du 1er-Mai intervient cette année après 24 semaines de revendications et rassemblements des gilets jaunes. À Strasbourg, on entrevoit, avec plus ou moins d'enthousiasme, une convergence entre le mouvement et l'intersyndicale.

 
Gilets jaunes et militants syndicaux ont déjà battu le pavé ensemble à Strasbourg, comme ici lors de la journée nationale d'action syndicale du 5 février dernier.
La CGT, la FSU, Solidaires, l'Unef, FO et la CNT appellent ce mercredi 1er mai, journée internationale des travailleurs, à « une forte journée de mobilisation pour l'amélioration des droits des travailleurs et travailleuses, pour le progrès social, la paix et la solidarité internationale ».

A l'exception, coutumière, de la CFTC et de la CFDT, les syndicats sont réunis dans une « intersyndicale classique », selon l'expression du secrétaire général de la CGT du Bas-Rhin Jacky Wagner, incertain ce lundi quant à l'ampleur que pourrait avoir cette mobilisation, alors qu'une autre manifestation, de la fonction publique, est prévue le 9 mai.

« Classique », le communiqué commun l'est tout autant. Aux côtés des revendications en faveur de « l'amélioration des droits des travailleurs, du progrès social, de la paix et la solidarité internationale », une « transition environnementale juste socialement » est également réclamée par les organisations syndicales. Celles-ci dénoncent dans le même temps les répressions syndicales et « les mesures répressives parfois violentes déployées par le gouvernement dans le but de faire taire le fort mécontentement et la grande exaspération du plus grand nombre ». Évident clin d'oeil au mouvement des gilets jaunes qui bouleverse depuis 24 semaines les standards de la lutte sociale et pourrait venir largement grossir les rangs de la manifestation strasbourgeoise.
« Une date importantepour les gilets jaunes »

« Il est évident que l'on en sera. C'est une date extrêmement importante dans la tête de tous les gilets jaunes strasbourgeois », indique Isabelle Wendling, qui appartient au mouvement et espère « un 1er-Mai le plus massif possible qui permettra toutes les convergences. Nous avons beaucoup de revendications en commun », souligne-t-elle. Solidaires Alsace, qui entend « faire de ce 1er-Mai une étape importante pour imposer une autre politique », appelle à l'union entre organisations syndicales et avec les gilets jaunes.

Aucun syndicat, naturellement, n'est contre l'idée d'une manifestation d'ampleur, bien au contraire. Mais « on ne voudrait pas que cela se transforme en manifestation de gilets jaunes », reconnaît Christiane Heintz, secrétaire générale FO du Bas-Rhin qui fait état de « quelques inquiétudes » dans les rangs des syndicalistes. « S'ils sont là, on fera avec », lâche-t-elle, insistant plutôt sur la présence annoncée dans le cortège des salariés de la sucrerie d'Erstein.

À Strasbourg, rendez-vous est donné à 10 h place du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny. Le cortège rejoindra la place Kléber via les Grandes Arcades, puis la place Broglie et la place de la République pour un retour au point de départ par les quais et la rue de la Première-Armée.
À Colmar

La CGT, la CFDT et la CFTC appellent à se rassembler à 10 h devant la maison des syndicats, 13 rue de Turenne. « Tous les gilets jaunes sont les bienvenus», insiste la section locale, pour laquelle « il y a des convergences évidentes ».
À Mulhouse

La manifestation à l'initiative de la CGT partira à 10 h de la place de la Bourse pour rejoindre le parc Salvator. Lundi, seule la FSU avait fait part de sa participation.
H.D.

 

 
 

 

Notre-Dame de Paris : halte à la « précipitation »

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 05:49:37

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Patrimoine Polémique
Notre-Dame de Paris : halte à la « précipitation »
Des spécialistes du patrimoine invitent le président de la République à ne pas aller trop vite dans la restauration de la cathédrale et à ne pas s'affranchir des règles de protection du patrimoine.
 

 
La cathédrale Notre-Dame ravagée par le feu, le 15 avril.
Emmanuel Macron a-t-il parlé trop vite en promettant de reconstruire la cathédrale Notre-Dame de Paris d'ici cinq ans ? C'est en tout cas l'avis partagé par plus d'un millier d'experts du patrimoine, qui mettent en garde le président de la République face au risque de la « précipitation ».

« N'effaçons pas la complexité de la pensée qui doit entourer ce chantier derrière un affichage d'efficacité », interpellent 1 170 conservateurs, architectes et professeurs français et étrangers dans ce texte, à propos de la restauration de ce joyau de l'art gothique, ravagé et fragilisé par un incendie il y a deux semaines et dont l'origine du sinistre n'est pas encore connue.
« Trouver le bon chemin »

Les signataires, parmi lesquels le conservateur des monuments nationaux, Laurent Alberti, critiquent le choix du gouvernement de passer pour ce chantier par un projet de loi autorisant des dérogations aux normes de protection patrimoniale. Intitulé « Restauration et conservation de Notre-Dame de Paris », le texte devrait être présenté en commission des affaires culturelles le 2 mai, et en séance dès la semaine suivante.

Les « choix » pour la restauration du monument doivent se faire « en ayant une approche scrupuleuse, réfléchie, de la déontologie » ajoutent les experts dans leur tribune, intitulée « Monsieur le Président, ne dessaisissez pas les experts du patrimoine ! ». Et de plaider : « Prenons le temps de trouver le bon chemin et alors, oui, fixons un délai ambitieux pour une restauration exemplaire ».

Plusieurs voix dans le monde de la culture, dont l'animateur Stéphane Bern et l'ancien ministre de la Culture Jack Lang, ont également exprimé leur préoccupation à l'encontre de ces dérogations.

Le ministère de la Culture a pour sa part assuré qu'il ne s'agissait « nullement de déroger aux principes fondamentaux de la protection du patrimoine ». Les règles, pour les dérogations, « sont très étroitement délimitées » et l'exposé des motifs de la loi « vise spécifiquement la législation applicable aux abords des monuments, et non les monuments eux-mêmes », assure-t-il.

 

 
 

 

Biodiversité : une semaine pour la sauver

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 05:52:17

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Environnement Sommet mondial
Biodiversité : une semaine pour la sauver
Scientifiques et diplomates de plus de 130 pays sont réunis jusqu'à samedi pour adopter la première évaluation mondiale des écosystèmes depuis près de 15 ans.
 

 
Le groupe d'experts a travaillé pendant trois ans sur un rapport de 1 800 pages qui devrait devenir la référence scientifique en matière de biodiversité.
C'est un message inquiétant mais on ne peut plus clair qui a été lancé à l'ouverture d'une réunion mondiale sur la biodiversité lundi à Paris. « Les preuves sont incontestables : notre destruction de la biodiversité et des services écosystémiques a atteint des niveaux qui menacent notre bien-être au moins autant que les changements climatiques induits par l'Homme », a en effet déclaré Robert Watson, président de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES).

Un quart des 100 000 espèces évaluées - portion minime des 8 millions estimées sur Terre - sont déjà menacées d'extinction, sous pression de l'agriculture, de la pêche, de la chasse, ou encore du changement climatique.

Or, l'homme ne peut vivre sans cette nature qui lui rend des services inestimables, des insectes pollinisateurs aux forêts et océans absorbant le CO2, en passant par les médicaments ou l'eau potable.
Un tournant espéré à Paris

Alors comme pour le climat, « ce mois d'avril 2019 peut marquer le début d'un « tournant parisien similaire pour la biodiversité et les contributions de la nature aux populations », espère Robert Watson, en référence à l'accord de Paris, en 2015.

Beaucoup espèrent que l'évaluation du groupe d'experts sera le prélude à l'adoption d'objectifs ambitieux lors de la réunion en 2020 en Chine des États membres de la Convention de l'Onu sur la diversité biologique (COP15). Quasiment aucun des 20 objectifs précédemment définis pour 2020, qui visent une vie « en harmonie avec la nature » d'ici à 2050, ne sera atteint, prévient déjà le projet de synthèse du rapport. Ce texte sera discuté, amendé et adopté ligne par ligne par les délégués avant sa publication le 6 mai.

 

 
 

 

Macron et Merkel cherchent l'équilibre pour les Balkans

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 05:48:37

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Europe de l'est Diplomatie
Macron et Merkel cherchent l'équilibre pour les Balkans
Les deux dirigeants ont donné, lundi à Berlin, le coup d'envoi d'un sommet informel. Objectif : briser la glace entre la Serbie et le Kosovo, dont les relations sont au plus mal, 20 ans après leur conflit guerrier.
 

 
Emmanuel Macron et Angela Merkel étaient à Berlin ce lundi 29 avril.
Les négociations organisées sous l'égide de l'Union européenne sont au point mort. Lundi, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont lancé à Berlin un sommet des Balkans pour appeler la Serbie et le Kosovo à renouer leur dialogue avant toute avancée sur une éventuelle adhésion à l'Union européenne (UE).
« Petit pas sur une longue route »

Car les relations entre la Serbie et son ancienne province kosovare se sont encore dégradées cet automne, vingt ans après leur conflit sanglant. Notamment depuis l'instauration par Pristina de droits de douanes de 100 % sur les importations de produits serbes.

L'été dernier, le dialogue semblait pouvoir repartir en s'appuyant sur l'idée, défendue par les présidents serbe Aleksandar Vucic et kosovar Hashim Thaçi, « d'échanges de territoires » ou de « corrections frontalières », avant une reconnaissance mutuelle. Mais, à peine entamé, le dialogue serbo-kosovar a tourné court après l'obstruction serbe à la candidature du Kosovo à Interpol. Le Kosovo a répliqué par ses taxes commerciales prohibitives. La Serbie refuse de revenir à la table des discussions de l'UE tant que ces droits n'auront pas été supprimés.
Pas d'élargissement de l'UE

Des deux côtés, les attentes à Berlin et à Paris sont du coup très mesurées. « Il ne s'agit pas de prendre des décisions » lundi, a admis la chancelière avant le début de la réunion, en parlant de « petit pas sur une longue route ». D'ici là, les négociations d'adhésion attendront. « Nous avons organisé cette initiative commune car nous nous sommes attachés à la perspective européenne des pays des Balkans occidentaux. Mais je tiens à dire très clairement qu'aujourd'hui il n'est pas question de négociations d'adhésion. Pour cela il y a une procédure pilotée par la Commission », a précisé la chancelière.« L'actualité n'est pas, comme l'a dit à l'instant Angela Merkel, à la politique d'élargissement de l'UE mais bien à une politique de stabilité régionale », a confirmé de son côté Emmanuel Macron. Paris promet de se « réengager » dans la région.

La Serbie est en phase de négociations en vue de son adhésion à l'UE mais le processus sera très long. Le Kosovo quant à lui n'en est pas encore là, mais l'UE lui reconnaît à terme une perspective d'adhésion.

 

 
 

 

Alsace Un projet pour les victimes du nazisme : Des pavés pour mémoire

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 05:55:25

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Alsace Un projet pour les victimes du nazisme
Alsace Un projet pour les victimes du nazisme : Des pavés pour mémoire
Une grande partie des Juifs alsaciens ont été tués pendant la Deuxième Guerre mondiale. Ce mardi et mercredi, pour la première fois en Alsace, des pavés mémoriels seront posés en souvenir de plusieurs d'entre eux devant leurs anciens domiciles à Muttersholtz, Herrlisheim-près-Colmar et Strasbourg : des Stolpersteine , inventés par l'artiste allemand Gunter Demnig.

 
Dans l'atelier berlinois du sculpteur de Stolpersteine, Michael Friedrichs-Friedländer.
Simone Loeb avait 17 ans quand elle a été déportée à Auschwitz en 1944, avec ses deux grands frères, ses parents et sa grand-mère. Elle y est morte d'expérimentations médicales, le 13 octobre de la même année, après avoir vu disparaître toute sa famille dans les chambres à gaz.
Arrêtés à Lyon

« Ils habitaient Strasbourg, d'où ils avaient été évacués avec les autres Alsaciens en septembre 1939. Ils s'étaient réfugiés à Lyon et c'est à Lyon qu'ils ont été arrêtés », raconte Pascale Lemler, la petite-cousine de Simone Loeb. Comme beaucoup de Juifs français, ils ont d'abord été internés à Drancy avant d'être déportés à Auschwitz. Mais c'est devant leur domicile d'avant la guerre, à Strasbourg, qu'une Stolperstein sera posée ce mercredi 1er mai. En tout, 20 seront posées à Strasbourg, 24 à Herrlisheim-près-Colmar le même jour et 27 la veille à Muttersholtz. Les toutes premières en Alsace.

Stolperstein ? Le terme vient de deux mots allemands : stolpern, trébucher, et Stein, pierre. Le concept a été inventé par le sculpteur allemand Gunter Demnig en 1992, en mémoire de déportés roms à Cologne. Il a été depuis étendu à toutes les victimes du nazisme : Juifs, tziganes, homosexuels, malades mentaux, handicapés, sourds, résistants, fusillés de guerre...

Le principe : un petit cube en béton de 9,6 cm x 10 cm, recouvert d'une fine plaque de laiton où sont gravés le nom, les dates de naissance, de déportation et de mort de toutes les victimes du nazisme. Coulé dans le trottoir, devant le dernier lieu de vie du disparu, le Stolperstein ne fait trébucher personne. Il veut surtout susciter un sursaut des consciences - une forme de mémorial discret et décentralisé.

Surtout, il renvoie à la vie civile des disparus plutôt qu'au lieu de leur assassinat : c'étaient des voisins, un maître d'école, une médecin de famille...
« Le simple fait de s'incliner est une forme d'hommage »

« Le simple fait de s'incliner pour lire l'inscription par terre est une forme d'hommage », nous expliquait Gunter Demnig lors de la pose de la 64e Stolperstein à Kehl, en mémoire d'un soldat allemand devenu fou pendant la Première Guerre et gazé par les nazis (DNA du 3 avril ).

Très connues en Allemagne, elles sont régulièrement polies à la main par des citoyens volontaires, le laiton ayant tendance à noircir. C'est même devenu une tradition en novembre, lors de la commémoration de la Nuit de Cristal (DNA du 7 novembre 2018 ).

Les poses de « pierres à trébucher » se feront en deux volets : à Muttersholtz, à partir de ce mardi matin, et à Herrlisheim-près-Colmar mercredi, le projet a été piloté par Christophe Woehrlé, enseignant et doctorant en histoire contemporaine à l'université de Bamberg. « J'ai été un des tout premiers à importer le concept en France », témoigne cet habitant de Marckolsheim, à l'origine des premières Stolpersteine en Gironde, en Charente-Maritime et à Bordeaux.

À Strasbourg, c'est une association, Stolpersteine 67, coordonnée par l'historienne Fabienne Regard, qui a mis sur pied le projet, inspiré du modèle kehlois, en accord avec la Ville et l'Eurométropole de Strasbourg. Elle est composée d'universitaires, d'étudiants, mais aussi d'un psychiatre, Georges Federmann, un des premiers avocats du concept à Strasbourg, qui a longtemps prêché dans le désert. Il a fallu la participation du lycée ORT et du plasticien Richard Aboaf pour que le projet prenne corps.

À Strasbourg, avec vingt Stolpersteine pour quelque 850 Juifs assassinés, il ne s'agit que d'un début. « Grâce à un appel sur Facebook, nous avons pu contacter les descendants de 500 victimes juives. Mais il était clair que Gunter Demnig ne pouvait pas poser 500 Stolpersteine en une fois », résume Fabienne Regard. D'autres poses suivront en 2020.

Entre les deux projets, une certaine rivalité : « Le consistoire du Bas-Rhin refusait de soutenir mon initiative, car il ne voulait pas donner l'impression de soutenir un projet plutôt que l'autre », regrette Christophe Woehrlé. « À Strasbourg, tout était très compliqué », souffle Anne Thomas, coordinatrice de l'équipe du sculpteur Gunter Demnig. Entre-temps, tout ce petit monde s'est réconcilié autour du « seder » de Pessah, la Pâque juive, chez Fabienne Regard.
Résistances

Car le principe des pavés mémoriels rencontre des résistances, y compris au sein de la communauté juive (lire l'encadré). Pour les derniers survivants et pour leurs descendants, l'Histoire demeure douloureuse, 75 ans après.

« Mon père a été lui aussi interné à Drancy avec ses parents, mais il a eu de la chance : il n'a pas été déporté », raconte Pascale Lemler. « Sa mère avait fait croire qu'elle était une conjointe "aryenne" mariée à un Juif. Mais il a vu ses cousins partir. Il s'est toujours senti coupable d'avoir survécu. »
Catherine PIETTRE À voir aussi sur www.dna.fr, notre diaporama sonore et notre frise chronologique interactive

À voir aussi sur www.dna.fr, notre diaporama sonore et notre frise chronologique interactive

 
 

 

La France, difficile terre de mémoire ?
Les Stolpersteine sont aujourd'hui près de 80 000 en Europe. Au point que Gunter Demnig a confié depuis quatorze ans leur fabrication à un autre sculpteur, Michael Friedrichs-Friedländer, à Berlin. Il continue en revanche à les poser en personne aux quatre coins du continent - en Grèce récemment. Mais pourquoi arrivent-elles si tard en France ?

« En France, comme en Hollande, c'est la police ou les gendarmes qui ont livré les Juifs ou les résistants, d'où la réticence des autorités à reconnaître leur passé », analyse sans ambages Gunter Demnig. Il faut dire que l'artiste a été échaudé par la réaction de la mairie de La Baule, qui avait refusé une pose de Stolpersteine en 2011 au motif que la démarche contrevenait au principe de laïcité, les pavés ne concernant que des victimes juives. Depuis, des Stolpersteine ont été posées, notamment dans les villes de Bordeaux et de Bègles, mais la méfiance demeure. « Les politiques n'adoptent que des projets qui peuvent les servir politiquement », tacle Christophe Woehrlé, qui est en discussion aujourd'hui avec l'équipe de la maire de Paris Anne Hidalgo, comme l'association Stolpersteine 67.

Autre réticence, au sein même de la communauté juive : l'ancien grand rabbin de Strasbourg, René Gutman, voyait d'un mauvais oeil ces pavés à même le trottoir, estimant que les passants fouleraient la mémoire des déportés. Il a fallu l'arrivée du nouveau grand (et jeune) rabbin, Harold Abraham Weill, qui, lui, est séduit par le concept : « Ces pierres n'ont rien de religieux. Elles renvoient d'abord à des histoires, des vies qui ont été anéanties », confiait-il lors d'une visite des Stolpersteine de Kehl, le modèle de Strasbourg. Autre angoisse, la peur d'imposer sa mémoire dans l'espace public, voire de faire resurgir l'antisémitisme.

Enfin, certains redoutent une hiérarchisation des victimes, même si le concept est dédié à toutes les victimes du nazisme. « Si les Stolpersteine ne sont posées que pour les Juifs, j'estime la démarche dangereuse. Je pense notamment aux Roms, qui ont également été déportés en masse », analyse Jean-Pierre Lambert, initiateur alsacien des Journées européennes de la culture et du patrimoine juifs. Car l'histoire des déportés tziganes reste largement méconnue, et semble s'être éteinte avec eux.C.Pi.

 

Herrlisheim-près-Colmar Stolperstein : Programme de la manifestation

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 05:36:58

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Herrlisheim-près-Colmar  Stolperstein
Herrlisheim-près-Colmar Stolperstein : Programme de la manifestation
Soucieuse de son devoir de mémoire, la commune de Herrlisheim procédera le mercredi 1er mai à la pose de pavés Stolperstein.

 
L'idée est de matérialiser grâce à ces pavés le dernier endroit où les victimes du nazisme ont vécu librement (voir aussi notre édition du 27 avril). Initiateur de cette oeuvre, l'artiste allemand Gunter Demning sera présent pour mener cette opération. À ses côtés la commune de Herrlisheim, mais aussi la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin Brigitte Klinkert, le grand rabbin Claude Fhima, le contrôleur général des armés et président général du souvenir Français Serge Barcellini et de nombreux officiels et invités.

Outre la pose des pavés qui débutera à 9 h rue du Fossé, le cimetière israélite sera ouvert de 9 h à 11 h et la cérémonie officielle proprement dite aura lieu à 11 h 20. Le verre de l'amitié sera servi à 12 h 30 au gymnase.

L'après-midi sera consacré au colloque salle Saint-Michel. 13 h 45 : Ouverture du colloque et présentation des intervenants. 14 h-14 h 30 : Michèle Jablon, Les Juifs en Alsace du Moyen-Âge au 18e siècle. 14 h 30-15 h : Ivan Geismar et Jean-Pierre Weill, Le patrimoine dans le Haut-Rhin, sauvegarde et histoire. 15 h-15 h 30 : Philippe Ichter, Le dialogue interreligieux en Alsace. 15 h 30-16 h : Évocation des destins des victimes pour lesquelles ont été posées des Stolpersteine. 16 h 30-17 h : Dr Eric Ettwiller, Les Schule et le système éducatif juif en Alsace. 17 h-17 h 30 : Yoav Rossano, La sauvegarde du patrimoine Juif en Alsace, histoire des synagogues de Herrlisheim-près-Colmar et Muttersholtz. 17 h 30-18 h : Fabien Nierengarten, Devoir de mémoire et conflits mémoriels en Alsace. 18 h-18 h 30 : Christophe Woehrle, Présentation de l'oeuvre de Marian Kolodzieja (1921-2009), la transmission de la mémoire de la Shoah par l'art. 18 h 30-18 h 45 : Clôture du colloque et synthèse des interventions

Toute la population est invitée à participer à cette journée.

 

 
 

 

Premiers pavés de mémoire en Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 06:37:05

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Premiers pavés de mémoire en Alsace
 

 
Des « Stolpersteine » seront posés à Muttersholtz ce mardi 30 avril. Ceux-ci ont été photographiés à Berlin. Photo L'Alsace/Anne Vouaux
« Ici habitait Frida Czarlinski, née en 1862, déportée le 3.3.1943, assassinée à Auschwitz. » Le message tient sur un pavé de Charlottenburg, à Berlin. Dans de nombreuses villes européennes, y compris dans certaines de l'ouest français, des pavés brillent et dépassent un peu plus que d'autres : on vient de butter sur un Stolperstein, cube de béton d'environ 10 cm², couvert d'une plaque de laiton gravée, oeuvre que l'artiste berlinois Günter Demnig a imaginée pour perpétuer la mémoire des victimes du nazisme, ce qu'il fait depuis 1997 (lire ci-contre).

Jusqu'à présent, l'Alsace, terre traditionnelle de judaïsme, n'en comptait aucun, mais les 27 premiers de la région seront posés ce mardi soir par l'artiste à Muttersholtz, commune du Ried qui comptait, avant la Seconde Guerre mondiale, une importante communauté juive. 24 autres seront posés ce mercredi à Herrlisheim-près-Colmar, puis 30 à Strasbourg.
Devant la maison natale

La pose des pavés à Muttersholtz et à Herrlisheim-près-Colmar est le fruit d'une démarche entamée par l'Alsacien Christophe Woerhlé, enseignant d'histoire et doctorant à l'université de Bamberg, en Allemagne. Son arrière-grand-père étant originaire de Herrlisheim-près-Colmar, Christophe Woerhlé a proposé à la commune de rechercher les victimes juives et de faire poser des Stolpersteine. Mais contrairement à l'Allemagne ou à d'autres pays, où les pavés sont posés devant le dernier domicile libre des victimes, ils le seront en Alsace devant leur maison natale. « Car en Alsace, aucun juif n'a été déporté : ils ont été expulsés en France en 1940, d'où ils ont été raflés plus tard », rappelle l'historien.

Le travail de recherche d'actes de décès effectué par Christophe Woerhlé passe par les Archives des victimes des conflits contemporains, à Caen, et par celles de Yad Vashem (Institut international pour la mémoire de la Shoah), à Jérusalem. Il lui faut chercher les traces de déportation, vérifier le numéro du convoi et la présence des victimes sur les listes des camps de déportation.

Une fois le certificat de décès établi, Christophe Woerhlé saisit l'Ordre des anciens combattants et victimes de guerre pour obtenir la mention « Mort pour la France ». Dans d'autres pays, cette démarche est entreprise par les familles, mais, selon l'historien, « l'idée ne prend pas encore en France... » Destinés à raviver la mémoire, les premiers Stolpersteine en Alsace feront peut-être évoluer mentalités. Anne VOUAUX

 

 
 

 

Cernay Santé : L'Ehpad s'agrandit et se modernise

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 06:05:53

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Cernay Santé
Cernay Santé : L'Ehpad s'agrandit et se modernise
Des travaux de rénovation ont été entrepris à l'Ehpad des Cigognes à Cernay. Ils ont commencé par la démolition d'une galerie afin de permettre la construction d'une nouvelle extension. Aujourd'hui, elle est achevée et 16 personnes y résident.

 
Extension de l'Ehpad de Cernay
« C'est tout neuf et il y a beaucoup de lumière », lance Simone Fischer, résidente de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) cernéen, qui vient d'emménager dans sa nouvelle chambre et qui a vu grandir le bâtiment pierre par pierre depuis plus d'un an.

En janvier 2018, des travaux de rénovation ont commencé à l'Ehpad des Cigognes. La première phase des travaux vient d'être achevée. Il s'agit de l'extension de l'aile des Cigognes, dont la surface totale est de 1000 m2. Pour ce faire, les travailleurs ont démoli une ancienne galerie de liaison pour sortir de terre cette nouvelle bâtisse. Depuis mercredi, elle accueille seize résidents dont les chambres étaient situées dans l'aile des Cigognes. Implantée dans la partie sud du parc, à l'avant de la maison de retraite, l'extension comprend trois étages.
Vue sur le vignoble

Les premier et deuxième étages de la nouvelle construction abritent chacun huit chambres individuelles de 21 m². Toutes sont dotées d'un espace de vie et d'une salle de bain individuelle avec douche et WC. « Chaque étage est configuré autour d'espaces communs dont une salle à manger et un salon avec vue sur l'extérieur. Il y a aussi une salle de soins et des locaux de service. On peut maintenant accueillir des couples avec des chambres qui communiquent pour maintenir le lien », explique Julie Kauffmann, directrice du site de Cernay et des pôles gériatriques du groupement hospitalier régional Mulhouse Sud-Alsace.

Au rez-de-chaussée se trouve un pôle d'activités et de soins adaptés (lire encadré). « C'est un vrai atout et une plus-value dans la prise en charge des résidents. On peut assurer une prise en charge moderne, tout le monde s'est investi autour du projet. Certaines chambres ont une vue sur le vignoble et sur la rue. Pour les personnes âgées qui recherchent la proximité du regard avec les passants, c'est idéal. On est vraiment très fier. Le bâtiment est calme. Le prix de journée est acceptable et inférieur à la moyenne départementale (55 EUR la journée) », ajoute la directrice.

Anne est aide-soignante à l'Ehpad de Cernay depuis dix ans. L'extension, de par son positionnement, permet de minimiser le déplacement de soignants et de faciliter leurs tâches quotidiennes. « Ce nouveau bâtiment offre de plus belles conditions individuelles de vie. C'est tout neuf, c'est plus accueillant. Il y a des douches dans chaque chambre et de grandes baies vitrées. Ce sont aussi des meilleures conditions de travail pour nous », raconte-t-elle avec le sourire.

Pour certains résidents, la transition est difficile car les habitudes ont la vie dure. « Il y a plusieurs résidents qui préféraient leur chambre d'avant. Là, tout est chamboulé pour eux, c'est tout nouveau. Il y a aura un temps d'adaptation. Ils ont une nouvelle chambre, une nouvelle vue dans des nouveaux locaux », ajoute Séverine, aide-soignante. L'inauguration officielle de l'extension de l'Ehpad aura lieu en juin.
Mise en conformitéet humanisation

La rénovation du bâtiment existant Les Cigognes sera lancée en mai. Le programme concerne une superficie de 3500 m2 répartie sur deux étages. Les travaux s'échelonneront jusqu'en 2021. « Le projet consiste à rénover l'aile des Cigognes par des travaux de mise en conformité et d'humanisation. On offrira le même confort aux résidents de cette aile », assure Julie Kauffmann.

Actuellement, le bâtiment compte 80 lits. La majorité des chambres sont individuelles. Il existe aussi une quinzaine de chambres à deux lits qui seront transformées en chambres individuelles afin d'améliorer le confort hôtelier des personnes âgées. « Les espaces collectifs feront l'objet d'une rénovation complète et le bâtiment bénéficiera en même temps d'une mise en conformité en termes de sécurité incendie, d'une rénovation thermique avec une isolation extérieure sur les façades. Les menuiseries extérieures seront remplacées et les combles seront isolés. »

La première nuit des résidents dans leur nouvelle chambre s'est bien passée. Pour le moment, les retours sont tous positifs.
Alice HERRY À voir aussi notre diaporama et notre vidéo sur dna.fr

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Riedisheim Journée récréative des résidences d'Apalib' : Garder son autonomie

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 05:39:26

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Riedisheim  Journée récréative des résidences d'Apalib'
Riedisheim Journée récréative des résidences d'Apalib' : Garder son autonomie
Les résidants des douze résidences Apalib'étaient nombreux à répondre à l'invitation à la journée intitulée « Seniors, ça va fort ». Une belle rencontre festive qui s'est déroulée à l'Aronde de Riedisheim dans une ambiance bon enfant.

 
Seniors, mais sportifs quand même. Les premiers marcheurs à prendre le départ lors de la journée « Seniors, ça va fort ».
Les seniors ont été accueillis dans la matinée par Lucile Lefebvre, responsable des résidences et des restaurants d'Apalib', Patricia Bohn, conseillère départementale, et Férid Romdane, représentant de la ville de Riedisheim.

« Nous avons un immense plaisir de vous accueillir à l'Aronde dans la bonne humeur et nous vous souhaitons de passer une agréable journée en participant aux nombreuses activités que les animatrices ont préparées pour vous », s'est réjouie Patricia Bohn, avant que les invités passent à table.
Deux nouvelles animatrices prévention

Effectivement Lucie Lefebvre a annoncé l'embauche d'animatrices qui ont pour mission de mettre en place des activités de prévention pour les seniors, notamment des ateliers mémoire et de la gymnastique adaptée. « Nous avons pu embaucher les deux animatrices prévention grâce à la subvention : Forfait autonomie, versée par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, dont l'objectif est de développer la prévention et de prévenir la perte d'autonomie dans les résidences seniors », a expliqué la responsable des Résidences Apalib'.

C'est elle, avec les deux animatrices, Aline et Isabelle, qui ont organisé la journée de rencontre des seniors résidant dans les résidences Apalib'du Haut-Rhin. Douze résidences étaient représentées. Les animatrices leur avaient concocté un programme particulièrement attractif pour favoriser l'activité physique (des marches de 600 mètres à 2 kilomètres), et le maintien des capacités cognitives à travers plusieurs ateliers tels que le billard hollandais, l'équilibre, les tablettes, le dessin, les sens olfactifs et bien d'autres.

« Une journée comme celle-ci est la bienvenue, elle nous permet de sortir et de rencontrer d'autres personnes. J'ai rencontré une ancienne copine que je n'avais plus vue depuis soixante ans », s'est enthousiasmée Josée, résidente dans la résidence Les Dahlias de Kingersheim.

Néanmoins les résidants, durant l'année, ont la possibilité de participer à de multiples activités : sophrologie, yoga, ateliers de nutrition, de risques domestiques et oenologie. Par ailleurs le 25 mai sera la journée des « Résidences en fête », ce sera l'occasion de visiter une résidence Apalib'et de participer aux activités proposées.
A.V.

 

 
 

 

Seconde vie pour Maurer-Tempé Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 05:56:23

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Entreprise Usine de charcuterie
Seconde vie pour Maurer-Tempé Alsace
 

 
Le nouveau logo, choisi ce lundi à l'occasion d'un vote par les salariés associés de l'entreprise.
Si les magasins Maurer-Tempé ont été contraints de fermer leurs portes suite à leur liquidation judiciaire, l'usine de production de charcuterie de Kingers-heim a pu être reprise par 105 salariés sur 135, qui ont monté une Scop (Société coopérative et participative) dirigée par Mathieu Rouillard, directeur commercial et marketing, devenu PDG de cette Scop (DNA du 8 avril).

La région Grand Est a voté vendredi en commission permanente une aide de plus de 400 000EUR sous forme de bourse d'engagement, c'est-à-dire qu'elle double la participation de chaque salarié dans la Scop, fixée à au moins un salaire mensuel net.

D'ici le mois de septembre, la nouvelle entreprise, qui s'appellera désormais Maurer-Tempé Alsace, prévoit une réorganisation de son fonctionnement, avec une spécialisation des métiers, un management basé sur l'humain en lien avec la philosophie d'implication et d'exigence d'une Scop. Et dans les deux années à venir, des investissements de 800 000EUR par an seront réalisés, d'abord au conditionnement, puis à l'atelier traiteur et enfin à l'atelier charcuterie. Des investissements pour lesquels la Région pourrait une nouvelle fois apporter son aide, et en tout cas, proposer ses outils et son expertise.

L'objectif des salariés associés est, avant d'envisager de recréer leurs propres magasins, de poser l'entreprise Maurer-Tempé Alsace comme un porte-parole de la gastronomie alsacienne puisqu'elle réalise 51 % de son chiffre d'affaires en dehors de l'Alsace, de se développer à l'export, le tout en se basant sur leur savoir-faire, en faisant le choix de la qualité, et en tentant de relocaliser leurs approvisionnements qui sont pour l'instant d'origine UE. En attendant, on peut toujours trouver les quelque 260 produits de la marque en grande surface.
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

Kingersheim Usine de charcuterie Maurer-Tempé Alsace : La Scop* de la 2e chance

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 05:56:54

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Kingersheim Usine de charcuterie Maurer-Tempé Alsace
Kingersheim Usine de charcuterie Maurer-Tempé Alsace : La Scop* de la 2e chance
Non, vous ne pourrez plus acheter vos Fleischschnaka, friands, Knacks et autres pâtés en croûte dans une boucherie Maurer-Tempé puisque les treize magasins ne survivront pas au redressement judiciaire... Mais vous trouverez toujours ces produits en grandes surfaces. L'usine de charcuterie revit au travers une Scop* et entend poursuivre son activité sur de nouvelles bases.

 
On s'active dans l'atelier charcuterie.
Une nouvelle vie pour l'usine de charcuterie Maurer-Tempé Alsace. Tel sera désormais le nom de la célèbre charcuterie née il y a 109 ans, qui revendique plus que jamais sa volonté d'être « un porte-parole de la gastronomie alsacienne ». Aujourd'hui 51 % du chiffre d'affaires est effectivement réalisé en dehors de l'Alsace et l'enseigne se fait fort de se développer à l'export, comme elle le fait déjà en Belgique et à Londres.

Contrairement aux boucheries-charcuteries de la marque qui ont dû cesser leur activité, l'usine elle n'a jamais cessé sa production et annonce même un chiffre d'affaires en augmentation de 10 % en cette fin avril, par rapport au mois dernier.
400 000 EUR de la Région

En effet, le 1er avril dernier, le projet de reprise par des salariés et porté par l'ancien directeur commercial et marketing, Mathieu Rouillard, a vu le jour sous la forme d'une Scop*. Ainsi, 105 salariés sur 135 sont restés et devenus associés de l'entreprise, sur la base d'une participation d'au moins un salaire mensuel net.

Leur projet est de tenir une « stratégie de suivi » et engager, d'ici septembre durant la période creuse, une restructuration de l'entreprise dans son fonctionnement. Le but : « prendre de l'avance », grâce à cette nouvelle « philosophie » impulsée par le « volet humain, d'implication et d'exigence », inhérent à une Scop, explique le nouveau PDG de l'entreprise, resté directeur commercial et marketing, aux élus haut-rhinois de la Région.

Six d'entre eux, menés par les vice-présidents Jean-Paul Omeyer et Christèle Willer sont en effet venus visiter l'usine ce lundi, pour annoncer officiellement l'aide votée, vendredi 26 avril en commission permanente, par la Région Grand Est, sous la forme d'une bourse d'engagement, doublant l'apport de chaque salarié, soit plus de 400 000 EUR.
Passer rapidement de 104 à 119 salariés

« Les fonctions de chacun seront chamboulées pour revoir notre démarche de production. Notre but est de spécialiser les métiers et rapidement, de passer à 119 salariés, qui deviendront également associés », annonce Mathieu Rouillard. Si le nombre de postes a diminué à l'administration, des recrutements vont avoir lieu : cutéristes, adjoints de production, préparateurs de pistes, contrôleur de gestion, laborantin d'analyses au service qualité...

« On ne veut pas seulement 1 000 Knacks par jour ; on veut 1 000 Knacks répondant à tel cahier des charges, avec telle qualité, tel calibre..., poursuit le nouveau PDG. À un moment donné, il faut s'interroger : le volume ou la valeur ? Nos produits sont ancrés dans un savoir-faire. Nous voulons de la qualité et véhiculer une image de marque de qualité ». Un volet formation sera également nécessaire pour transmettre ces savoir-faire.

Passée de 1 000 produits au portefeuille, la marque compte désormais quelque 260 produits, avec des variations saisonnières, mais surtout une amélioration des recettes avec un développement du clean label, sans additifs. Une étude sera d'ailleurs également réalisée d'ici septembre pour calculer le coût de revient réel des produits, avec de potentielles répercussions sur les prix, pour que les marges restent suffisantes même lors des mois creux du printemps, en restant « au niveau en relation avec la qualité », souligne Mathieu Rouillard.

Avec cette Scop, le fonctionnement interne de l'entreprise va aussi en être transformé, avec par exemple un conseil d'administration passé à 17 personnes et un management plus moderne : « un management basé sur l'humain et l'exigence, dans la bienveillance, l'empathie, le respect, pour motiver les équipes. Il faudra former les équipes qui depuis vingt ans travaillaient autrement. Nous avons d'ailleurs déjà rencontré une coach de la région de Colmar, qui interviendra, en salle et en poste, pour accompagner à ce nouveau management », indique Mathieu Rouillard.
800 000 EUR / an à investir les deux premières années

Outre ces emplois et ces restructurations organisationnelles, l'usine Maurer-Tempé Alsace de Kingersheim va connaître une série d'investissements : « tous les ateliers seront touchés, avec une priorisation selon le niveau d'urgence, et possibilités d'arbitrage si nécessaire, sur la base d'échanges avec les opérateurs en poste, annonce Mathieu Rouillard. C'est le conditionnement qui se fera en premier, car c'est le poste où il y a le moins de personnes, puis l'atelier traiteur également en première année ; et l'atelier charcuterie, en deuxième année. En tout 800 000 EUR par an seront investis pendant les deux premières années ».

La Région annonce qu'elle aura là encore son rôle à jouer et de nouvelles aides pourraient être annoncées. En tout cas, cette visite des conseillers régionaux a également permis aux élus de mettre en lumière tous les outils sur lesquels la jeune Scop pourra s'appuyer auprès de l'Adira (Agence de développement d'Alsace) et de la Région Grand Est.

Si le nouveau PDG de Maurer-Tempé Alsace concède que l'entreprise ne s'interdit pas d'avoir à nouveau un jour ses propres magasins, il préfère achever la remise à niveau de l'usine avant ; et rappelle qu'une Scop à part, pour les magasins, a été proposée mais n'a pas trouvé de porteur de projet. Et Mathieu Rouillard annonce vouloir avant tout se positionner comme une usine responsable.

Il évoque notamment leurs fournisseurs, qui sont actuellement tous d'origine UE (France, Allemagne, Belgique et Espagne) : « Nous sommes en contact avec le groupe Bigard avec lequel nous avons travaillé jusqu'en 2010 et nous discutons sur une possibilité de travailler à nouveau avec eux. Nous sommes également en contact avec des éleveurs de porcs alsaciens, et des abattoirs. Notre but serait de créer une filiale élevage, abattage, transport de carcasses, car on n'a plus que deux bouchers, il nous faut donc des pièces déjà découpées et calibrées. En tout cas, on souhaite relocaliser nos approvisionnements pour développer une démarche régionale. Nous sommes donc très intéressés par ce genre d'échanges avec les élus ». Des échanges pour l'instant plutôt fructueux pour écrire une nouvelle page d'histoire de cette entreprise, qui s'ouvre avec un nouveau logo choisi ce lundi par un vote des salariés-associés.
Michèle MARCHETTI * Société coopérative et participative

* Société coopérative et participative

 
 

 

Maurer Tempé bien dans son assiette

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 06:35:00

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Maurer Tempé bien dans son assiette
 

 
Contrairement aux boucheries-charcuteries de la marque, qui ont dû cesser leur activité (L'Alsace du 4 avril dernier), l'usine Maurer-Tempé Alsace de Kingersheim n'a pas cessé sa production et annonce même un chiffre d'affaires en augmentation de 10 % en cette fin avril, par rapport au mois précédent.

Le 1er avril, le projet de reprise par des salariés, porté par l'ancien directeur commercial et marketing, Mathieu Rouillard, a vu le jour sous la forme d'une Scop (société coopérative et participative). 105 salariés, sur 135, sont restés et sont devenus associés de l'entreprise, sur la base d'une participation d'au moins un salaire mensuel net.
400 000 EUR de la région

Leur projet est de tenir une « stratégie de suivi » et d'engager, d'ici septembre, une restructuration de l'entreprise dans son fonctionnement. Le but : « prendre de l'avance », grâce à cette nouvelle philosophie impulsée par le « volet humain, d'implication et d'exigence », inhérent à une Scop, a expliqué, ce lundi, le nouveau PDG, resté directeur commercial et marketing, aux élus haut-rhinois de la région.

Six d'entre eux, menés par les vice-présidents Jean-Paul Omeyer et Christèle Willer, sont venus visiter l'usine ce lundi pour annoncer officiellement l'aide votée, vendredi 26 avril en commission permanente, par la région Grand Est, sous la forme d'une bourse d'engagement, doublant l'apport de chaque salarié, soit plus de 400 000 EUR.

« Les fonctions de chacun seront chamboulées pour revoir notre démarche de production. Notre but est de spécialiser les métiers et, rapidement, de passer à 119 salariés, qui deviendront également associés », annonce Mathieu Rouillard. Si le nombre de postes a diminué à l'administration, des recrutements vont avoir lieu : cutéristes, adjoints de production, préparateurs de piste, contrôleur de gestion, laborantin d'analyses au service qualité...
1,6 million d'euros sur deux ans pour l'usine

Le fonctionnement interne de l'entreprise va aussi en être transformé, avec un conseil d'administration passé à 17 personnes et un management plus moderne : « Un management basé sur l'humain et l'exigence, dans la bienveillance, l'empathie, le respect, pour motiver les équipes. Il faudra former les équipes qui, depuis vingt ans, travaillaient autrement... Nous avons d'ailleurs déjà rencontré une coach de la région de Colmar, qui interviendra, en salle et en poste, pour accompagner à ce nouveau management », indique Mathieu Rouil-lard.

L'usine de Kingersheim va connaître une série d'investissements : « Tous les ateliers seront touchés, avec une priorisation selon le niveau d'urgence et possibilité d'arbitrage si nécessaire, sur la base d'échanges avec les opérateurs en poste, annonce Mathieu Rouillard. C'est le conditionnement qui se fera en premier, car c'est le poste où il y a le moins de personnes, puis l'atelier traiteur également en première année ; enfin l'atelier charcuterie, en deuxième année. En tout, 800 000 EUR par an seront investis pendant les deux premières années ». La région annonce qu'elle aura, là encore, son rôle à jouer et de nouvelles aides pourraient être annoncées. Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

IMMOBILIER : À Mulhouse, « ça dépote ! »

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 06:46:45

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IMMOBILIER : À Mulhouse, « ça dépote ! »
 

 
David Balin, le directeur de l'agence Guy Hoquet de Mulhouse, devant l'écran XXL où les clients peuvent découvrir en 3D les biens qui les intéressent. La réputation « pas forcément transcendante » de la Cité du Bollwerk est à ses yeux injuste et de moins en moins prégnante : « On est en train de redorer son blason, et quand je dis "on", c'est tous les acteurs de la ville », se réjouit-il. Photo L'Alsace/Darek Szuster
« On a choisi Mulhouse parce qu'on a vu dans cette ville un potentiel qu'on ne trouvait pas ailleurs », confie David Balin. Venu de Sélestat, il a ouvert, avec une petite équipe au départ, l'agence immobilière Guy Hoquet de Mulhouse fin 2016. Les deux ans et demi écoulés depuis l'ont convaincu qu'il avait vu juste : son agence compte aujourd'hui 24 salariés, elle s'est hissée en 2018 à la 4e place du classement des 550 agences de son réseau de franchise en termes de nombre de ventes, et elle espère faire encore mieux cette année.

« Pour nous, 2017, première année pleine, avait déjà été puissante ; en 2018, le nombre de ventes dans notre secteur a explosé. Et 2019 a démarré à fond. À Mulhouse, les prix sont bas. En termes de chiffre d'affaires, on n'est pas 4e mais 10e au classement des agences Guy Hoquet. Mais qu'est-ce que ça dépote, il y a un nombre de ventes incroyable ! », dit le directeur d'agence, dont les troupes investissent avec force, notamment, des secteurs populaires, où il y a davantage de biens à vendre qu'en secteurs plus résidentiels : « C'est souvent dans les quartiers moins prisés que les taux de rotation sont les plus élevés. Si vous allez dans une tour des Coteaux, par exemple, vous êtes sur un taux de rotation moyen de 8 à 10 %. Autrement dit, si vous prenez une tour de Plein Ciel qui compte 140 et quelque logements, il y a entre 10 et 15 ventes par an », observe David Balin.

L'évolution très fortement positive de l'activité de son agence, qui réalise près de 25 ventes par mois, ne reflète sans doute pas la situation générale : « On est en phase de croissance », relativise-t-il. Il n'empêche, le Sélestadien a un sentiment « hyperpositif » du marché immobilier actuel à Mulhouse et autour.

Julien Thibaut, négociateur à l'agence 4 % de Rixheim, confirme que 2018 a été une bonne année. Et après un hiver qui, à ses yeux, a été un poil plus calme (« disons moins agité ! »), ça reprend en ce printemps 2019. « Quand on a un mandat qui rentre, en général, aujourd'hui, on a des demandeurs, à partir du moment où on est au prix du marché. »
Beaucoup deprimo-accédantset d'investisseurs

Chez Life Immo à Kingersheim, « 2018 a été une très bonne année et 2019 a débuté aussi bien », abondent Eva Lopez et Stéphane Roméo, les deux associés de l'agence. Ajoutant quand même ce petit bémol : rançon du dynamisme du marché, « il y a cette problématique que les biens aux bons prix deviennent plus difficiles à trouver, leur nombre diminue ».

Nos interlocuteurs s'accordent à dire que le marché est boosté par la conjonction de taux d'intérêt très faibles et de prix qui sont bas, en particulier dans la ville centre. « Mulhouse fait partie des villes de plus de 100 000 habitants les moins chères de France », rappelle David Balin. Ces facteurs facilitent l'accès au marché pour les primo-accédants, nombreux parmi les clients. Stéphane Roméo et Eva Lopez évoquent même des gens venus au départ pour de la location et qu'ils ont pu orienter vers l'achat d'un bien, « avec des mensualités inférieures à un loyer ».

Autre constat : Mulhouse, avec une rentabilité locative parmi les meilleures des grandes villes de l'Hexagone, attire les investisseurs. E t pas seulement locaux : « On a des Parisiens pleins gaz, ils se passent le mot. On a aussi beaucoup de clients suisses, de Zurich, de Bâle... On a même des Américains », relate David Balin, qui évoque ce couple ayant quitté les États-Unis pour venir passer sa retraite ici. Madame, qui a des racines alsaciennes, penchait pour Strasbourg. Lui a craqué pour Mulhouse : « Le fait que ce soit une ville jeune et cosmopolite a joué à fond. Il a acheté leur résidence principale mais aussi des appartements qu'il a mis en location. »

Les maisons prisées

Beaucoup d'investisseurs à Mulhouse ? « On confirme à 1000 % ! Les taux d'intérêt sont bas, les prix aussi, les loyers, eux, sont restés les mêmes, l'investisseur a donc tout à gagner », observe Eva Lopez chez Life Immo. Là aussi, les provenances des investisseurs sont multiples et la Suisse, entre autres, est bien représentée. Il y a aussi des Alsaciens qui y travaillent : « On a par exemple vendu en début d'année un bâtiment de douze appartements à des frontaliers. » Eva Lopez note que, si certains recherchent un immeuble complet, il y a aussi de petits investisseurs en quête d'un appartement unique à louer. Tous acheteurs confondus, y a-t-il des types de biens particulièrement recherchés ? « Actuellement, il y a une forte demande sur les maisons autour de 200 000/250 000 EUR. On a par exemple rentré une maison accolée dans le quartier Bel-Air, près des Coteaux, à 255 000 EUR, elle est partie au prix en 48 heures », indique David Balin, qui constate aussi « une forte demande sur les studios ». Chez Life Immo et à l'agence 4 % de Rixheim, on confirme une demande importante pour les maisons. « La maison traditionnelle, 5 pièces-3 chambres avec 5-6 ares de terrain, c'est le bien prisé, le bien qui se vend, en tout cas au bon prix », développe Eva Lopez. « En appartements, le 3-4 pièces se vend bien », complète Stéphane Roméo.
Textes : François FUCHS

 

 
 

 

COLMAR : Thurmelec grossit avec le rachat d'Emilis

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 06:34:30

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COLMAR : Thurmelec grossit avec le rachat d'Emilis
 

 
Guillaume Maurer, responsable organisation et application de la stratégie chez Thurmelec, affiche une volonté de tripler le chiffre d'affaires d'Emilis d'ici deux ans. Photo L'Alsace/Audrey Nowazyk
L'entreprise Thurmelec est un ancien département de la société Clemessy. Depuis 1998, cette filiale a été externalisée. « Nous pouvons justifier de quarante-cinq ans d'expertise dans l'électronique », insiste Guillaume Maurer, responsable organisation et application de la stratégie chez Thurmelec.

Avec de gros clients dans les milieux de l'industrie, du médical ou encore des transports, l'entreprise pulversheimoise cherche à se développer. Son expansion a débuté il y a quatre ans, avec le rachat d'Alsatronic, un concurrent de Burnhaupt-le-Haut, d'Innovtechnic, à Wittelsheim, et depuis le 1er mars, d'Emilis, à Colmar. « Pour cette société, contrairement aux précédentes, le site sera conservé », note Guillaume Maurer.
Câblage industriel et intégration mécanique

Et d'ajouter : « Cette entreprise, qui compte aujourd'hui sept salariés, est spécialisée dans le câblage industriel et l'intégration mécanique. Nous avons de gros problèmes de recrutement dans le domaine du câblage industriel, pour lequel aucune formation spécifique n'est dispensée. »

Avec ce rachat, Thurmelec s'offre ainsi de la main-d'oeuvre qualifiée, avec une antenne située à proximité de l'un de ses gros clients, Liebherr, ainsi qu'un nouveau domaine d'expertise, l'intégration mécanique. Pour le site de la petite société colmarienne, qui affiche aujourd'hui un chiffre d'affaires d'environ 500 000 EUR, « nous avons la volonté de passer à 1,5 million d'euros dans les deux prochaines années », se projette Guillaume Maurer.

En termes de masse salariale, le site d'Emilis devrait atteindre une douzaine de salariés, « dont les personnes recrutées seront formées en interne, ce qui demande du temps », concède le responsable organisation et application de la stratégie de Thurmelec. « Ce site à petite échelle possède un avantage non négligeable : la réactivité. Une qualité qu'il est difficile de trouver au sein de grosses structures », constate-t-il.
Des antennes commercialespour « optimiserle temps de travail »

L'extension de Thurmelec passe également par son volet commercial. « Nous avons ouvert une antenne commerciale à Strasbourg, le 4 mars, dans le but d'optimiser le temps de travail, les déplacements nous faisant perdre beaucoup de temps », souligne Guillaume Maurer. Et de mentionner : « Nous avons aussi des velléités pour en ouvrir une autre à Lyon, dans les deux prochaines années. »

L'entreprise pulversheimoise, dont 98 % des produits sont livrés en France, avant de partir à l'export, étend ainsi son emprise dans le milieu de l'électronique.
Audrey NOWAZYK SURFER www.thurmelec.fr

 

 
 

 

Saint-Louis Commerce : Les Vitrines s'ouvrent aux autres commerces

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 06:03:09

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Saint-Louis Commerce
Saint-Louis Commerce : Les Vitrines s'ouvrent aux autres commerces
Les Vitrines de Saint-Louis et environs n'ont jamais aussi bien porté leur nom. Dès cette année, les chèques cadeaux ne seront seulement utilisables auprès des membres de l'association, mais dans tous les commerces de l'agglomération.

 
Le marché aux fleurs et aux plantes Ludo'Florie est le prochain événement des Vitrines de Saint-Louis et environs.
L'assemblée générale, mardi dernier, des Vitrines de Saint-Louis et environs était l'occasion d'inaugurer de nouveaux locaux. L'association de commerçants est désormais installée au 1er étage des Essences de l'art, au 11 rue de la Paix à Saint-Louis.
Chic chèques cadeaux : quatre fois plus de commercesoù les utiliser

C'est la grosse information de cette assemblée générale des Vitrines : les clients se voyant offrir des Chic chèques cadeaux pourront bientôt les utiliser non seulement chez les membres de l'association des Vitrines de Saint-Louis et environs, mais aussi dans tous les commerces de Saint-Louis agglomération. Soit une offre potentiellement quatre fois plus large car, si l'association compte une centaine de membres, il y a près de 400 commerces sur le territoire de l'agglo, dont une bonne part qui devrait accepter d'encaisser ces Chic chèques cadeaux même en n'étant pas membre des Vitrines.

« Le chèque cadeau reste apprécié parce qu'il permet d'offrir en redistribuant dans le tissu local. Cependant, le nôtre intéressait de moins en moins les grandes entreprises, notamment parce qu'il était trop limité pour certains, expliquait le président Joël Cheron. Nous avons donc, en comité, pris la décision d'ouvrir nos chèques aux commerces des 40 communes de Saint-Louis agglomération. Dans notre nom ''Vitrines de Saint-Louis et environs'', le ''environs'' est important et il est nécessaire de nous allier de plus en plus aux communes alentours. »

« Des courriers vont être envoyés début mai pour en informer les commerçants. De grosses commandes de chèques cadeaux par les entreprises sont espérées, complétait Josiane Albrecht. Si l'on arrive à toucher plus de monde, tout le monde sera gagnant. »

Par soucis d'équité et pour ne pas pénaliser les membres de l'association qui paient chaque année une cotisation (NDLR : 300 EUR pour un commerce « traditionnel » et 1500 EUR pour un hypermarché), une retenue sera opérée par les Vitrines auprès des non-membres sur les chèques utilisés dans ces commerces de non-membres.
Le marché couvert espéré d'ici deux ans

Serpent de mer ludovicien, le marché couvert évoqué depuis de longues années pourrait bien voir le jour « d'ici deux ans si tout se passe bien », comme le confie Mathieu Wolf, chargé de développement économique et du commerce pour la Ville de Saint-Louis. « Nous sommes au stade des permis de construire, l'aménagement de ce futur marché couvert se fera en collaboration avec les commerçants en fonction de leur besoin », ajoute-t-il. Le marché couvert prendra place du côté de la place de l'Europe et devrait s'étaler sur 800 m².
Ludo'Florie c'est dimanche

La septième édition du marché aux fleurs et aux plantes Ludo'Florie se tiendra ce dimanche 5 mai place de l'Hôtel de ville et à la Croisée des Lys à Saint-Louis. Le public pourra découvrir, outre le marché, des animations pour toute la famille, des expositions, des ateliers de découverte animés par des professionnels qui prodigueront des conseils. Sur place également, on trouvera des décorations et du mobilier extérieur. « Cette manifestation commence à plaire aux participants qui sont toujours plus nombreux. Ils seront ravis de découvrir les 45 commerçants présents cette année sur le site », se réjouit d'avance Stéphanie Gerteis qui a tenu à inviter les membres des Vitrines « à jouer le jeu en ouvrant les commerces pour l'occasion ».
Florian ZOBENBIEHLER Ludo'Florie place de l'Hôtel de ville et à la Croisée des Lys à Saint-Louis. Ouvert le dimanche 5 mai de 10 h à 18 h. Entrée libre.

Ludo'Florie place de l'Hôtel de ville et à la Croisée des Lys à Saint-Louis. Ouvert le dimanche 5 mai de 10 h à 18 h. Entrée libre.

 
 

 

Saint-Louis Commerce : Les Vitrines s'ouvrent aux autres commerces

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 06:48:58

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Saint-Louis Commerce
Saint-Louis Commerce : Les Vitrines s'ouvrent aux autres commerces
Les Vitrines de Saint-Louis et environs n'ont jamais aussi bien porté leur nom. Dès cette année, les chèques cadeaux ne seront seulement utilisables auprès des membres de l'association, mais dans tous les commerces de l'agglomération.

 
Le marché aux fleurs et aux plantes Ludo'Florie est le prochain événement des Vitrines de Saint-Louis et environs.
L'assemblée générale, mardi dernier, des Vitrines de Saint-Louis et environs était l'occasion d'inaugurer de nouveaux locaux. L'association de commerçants est désormais installée au 1er étage des Essences de l'art, au 11 rue de la Paix à Saint-Louis.
Chic chèques cadeaux : quatre fois plus de commercesoù les utiliser

C'est la grosse information de cette assemblée générale des Vitrines : les clients se voyant offrir des Chic chèques cadeaux pourront bientôt les utiliser non seulement chez les membres de l'association des Vitrines de Saint-Louis et environs, mais aussi dans tous les commerces de Saint-Louis agglomération. Soit une offre potentiellement quatre fois plus large car, si l'association compte une centaine de membres, il y a près de 400 commerces sur le territoire de l'agglo, dont une bonne part qui devrait accepter d'encaisser ces Chic chèques cadeaux même en n'étant pas membre des Vitrines.

« Le chèque cadeau reste apprécié parce qu'il permet d'offrir en redistribuant dans le tissu local. Cependant, le nôtre intéressait de moins en moins les grandes entreprises, notamment parce qu'il était trop limité pour certains, expliquait le président Joël Cheron. Nous avons donc, en comité, pris la décision d'ouvrir nos chèques aux commerces des 40 communes de Saint-Louis agglomération. Dans notre nom ''Vitrines de Saint-Louis et environs'', le ''environs'' est important et il est nécessaire de nous allier de plus en plus aux communes alentours. »

« Des courriers vont être envoyés début mai pour en informer les commerçants. De grosses commandes de chèques cadeaux par les entreprises sont espérées, complétait Josiane Albrecht. Si l'on arrive à toucher plus de monde, tout le monde sera gagnant. »

Par soucis d'équité et pour ne pas pénaliser les membres de l'association qui paient chaque année une cotisation (NDLR : 300 EUR pour un commerce « traditionnel » et 1500 EUR pour un hypermarché), une retenue sera opérée par les Vitrines auprès des non-membres sur les chèques utilisés dans ces commerces de non-membres.
Le marché couvert espéré d'ici deux ans

Serpent de mer ludovicien, le marché couvert évoqué depuis de longues années pourrait bien voir le jour « d'ici deux ans si tout se passe bien », comme le confie Mathieu Wolf, chargé de développement économique et du commerce pour la Ville de Saint-Louis. « Nous sommes au stade des permis de construire, l'aménagement de ce futur marché couvert se fera en collaboration avec les commerçants en fonction de leur besoin », ajoute-t-il. Le marché couvert prendra place du côté de la place de l'Europe et devrait s'étaler sur 800 m².
Ludo'Florie c'est dimanche

La septième édition du marché aux fleurs et aux plantes Ludo'Florie se tiendra ce dimanche 5 mai place de l'Hôtel de ville et à la Croisée des Lys à Saint-Louis. Le public pourra découvrir, outre le marché, des animations pour toute la famille, des expositions, des ateliers de découverte animés par des professionnels qui prodigueront des conseils. Sur place également, on trouvera des décorations et du mobilier extérieur. « Cette manifestation commence à plaire aux participants qui sont toujours plus nombreux. Ils seront ravis de découvrir les 45 commerçants présents cette année sur le site », se réjouit d'avance Stéphanie Gerteis qui a tenu à inviter les membres des Vitrines « à jouer le jeu en ouvrant les commerces pour l'occasion ».
Florian ZOBENBIEHLER Ludo'Florie place de l'Hôtel de ville et à la Croisée des Lys à Saint-Louis. Ouvert le dimanche 5 mai de 10 h à 18 h. Entrée libre.

Ludo'Florie place de l'Hôtel de ville et à la Croisée des Lys à Saint-Louis. Ouvert le dimanche 5 mai de 10 h à 18 h. Entrée libre.

 
 

 

COLMAR conseil municipal Les élus votent une aide de 10 000 EUR pour Notre-Dame de Paris : Faut-il donner ou pas ?

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 06:19:41

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conseil municipal Les élus votent une aide de 10 000 EUR pour Notre-Dame de Paris
COLMAR conseil municipal Les élus votent une aide de 10 000 EUR pour Notre-Dame de Paris : Faut-il donner ou pas ?
Courte séance du conseil municipal de Colmar hier soir. Si un point lié à l'actualité n'avait pas été rajouté, la réunion aurait été bouclée en moins d'une heure. Ce dernier concerne l'attribution d'un don pour la rénovation de Notre-Dame de Paris. Décision contestée par l'opposition.

 
Huit nouvelles caméras de vidéoprotection seront installées, notamment place des Six-Montagnes-Noires. Elles renforcent le dispositif qui en comprend déjà 92.
Les élus s'apprêtaient à quitter les lieux quand un dernier débat est venu raviver l'ambiance. Avec maintes précautions, Gilbert Meyer a suggéré à l'assemblée de voter en faveur d'une subvention exceptionnelle pour la restauration de Notre-Dame de Paris. « Il y a eu des emballements, une certaine euphorie et aussi des critiques. J'ai préféré laisser passer un peu de temps avant de réagir ». Le maire de Colmar avance à pas de loups. Il va jusqu'à souligner que les critiques émises contre les très généreux donateurs sont « justifiées. Parce qu'il y a d'autres cathédrales et églises qui tombent en ruine en France ».
« Un taux d'élucidation des affaires en forte hausse »

Il en profite pour rappeler que la Ville prend en compte 50  % du coût des travaux de maintenance et d'entretien de monuments, qui, tels la collégiale Saint-Martin et l'église Saint-Joseph, vont connaître de gros travaux dans les prochains temps. Néanmoins, il se sent « solidaire » de la générosité dont témoignent les mécènes de Notre-Dame. Il propose de contribuer au grand élan national à hauteur de 10 000 EUR. Il y pose une condition : « Ce montant doit être dédié à la formation du personnel qui sera en charge de la restauration ».

Victorine Valentin monte immédiatement au créneau. « J'avais espéré que vous n'auriez pas l'idée de proposer une subvention. D'autant plus que la somme requise pour les réparations est déjà atteinte ». L'élue socialiste estime que la Ville aurait pu consulter les Colmariens. « On trouve partout de l'argent à restituer. À ce compte-là, l'État va encore baisser sa dotation ». Le maire assure que l'économie déjà réalisée par la Ville est supérieure à celle que l'on attendait d'elle. « Si je n'avais pas fait cette proposition, on aurait dit : que fait la Ville de Colmar ? Chaque fois qu'il y a un événement dans le monde, des inondations, un sinistre, la Ville de Colmar est présente. »

Frédéric Hilbert estime lui aussi que « l'afflux de dons a affecté beaucoup de monde parce que ces dons vont à des vieilles pierres, pas à des humains. On aurait pu intervenir si c'était nécessaire. Je pense qu'on aurait mieux fait de garder cet argent-là. Je pense qu'il faut reconstruire la cathédrale, mais de façon plus humble ». Deux élus votent contre et un s'abstient.

Le parc de vidéoprotection comprend déjà 92 caméras (dont deux mobiles), il en comportera huit de plus au cours du deuxième trimestre (*). Coût de l'installation : 268 480 EUR TTC. Une subvention de 30 % sera sollicitée auprès du fonds interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation.

Victorine Valentin aimerait pouvoir disposer d'un bilan de la délinquance. Elle trouve aussi qu'il faudrait augmenter le nombre d'opérateurs qui visionnent les bandes. « Il faut privilégier l'investissement humain plutôt que les dépenses en matériel ». Frédéric Hilbert se demande si la protection est réellement efficace. L'élu écologiste doute que l'argent soit ici bien investi. « Je vois des abribus cassés, des bâtiments publics tagués, du trafic de stupéfiants sur les parkings ».

Pour le 1er adjoint Yves Hemedinger, ces caméras sont « un des maillons de la grande chaîne de la sécurité. Elles jouent énormément en matière de prévention et d'intervention des forces de l'ordre ». Et d'évoquer ce rodéo de mariage dont les préparatifs ont été captés par une caméra et qui a pu être interdit. « Il y a un taux d'élucidation des affaires en forte hausse grâce aux caméras ». Deux abstentions lors du vote.
Michelle FREUDENREICH (*) Parking Manufacture, route d'Ingersheim (Pont-Rouge et à hauteur du N° 45), rue de Londres/Schuman, rue De-Lattre-de-Tassigny/Jacques-Preiss, place des Six-Montagnes-Noires, place de la Montagne-Verte et rue d'Ammerschwihr).

(*) Parking Manufacture, route d'Ingersheim (Pont-Rouge et à hauteur du N° 45), rue de Londres/Schuman, rue De-Lattre-de-Tassigny/Jacques-Preiss, place des Six-Montagnes-Noires, place de la Montagne-Verte et rue d'Ammerschwihr).

 
 

 

COLMAR : Faut-il donner ou pas ?

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 06:41:46

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COLMAR : Faut-il donner ou pas ?
 

 
Huit nouvelles caméras de vidéoprotection seront installées notamment place des Six-Montagnes-Noires. Elles renforcent le dispositif qui en comprend déjà 92. Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Les élus s'apprêtaient à quitter les lieux quand un dernier débat est venu raviver l'ambiance. Avec maintes précautions, Gilbert Meyer a suggéré à l'assemblée de voter en faveur d'une subvention exceptionnelle pour la restauration de Notre-Dame de Paris. « Il y a eu des emballements, une certaine euphorie et aussi des critiques. J'ai préféré laisser passer un peu de temps avant de réagir ». Le maire de Colmar avance à pas de loups. Il va jusqu'à souligner que les critiques émises contre les très généreux donateurs sont « justifiées. Parce qu'il y a d'autres cathédrales et églises qui tombent en ruine en France ».

Il en profite pour rappeler que la Ville prend en compte 50 % du coût des travaux de maintenance et d'entretien de monuments, qui, tels la collégiale St-Martin et l'église St-Joseph, vont connaître de gros travaux dans les prochains temps. Néanmoins, il se sent « solidaire » de la générosité dont témoignent les mécènes de Notre-Dame. Il propose de contribuer au grand élan national à hauteur de 10 000 EUR. Il y pose une condition : « Ce montant doit être dédié à la formation du personnel qui sera en charge de la restauration ».

Victorine Valentin monte immédiatement au créneau. « J'avais espéré que vous n'auriez pas l'idée de proposer une subvention. D'autant plus que la somme requise pour les réparations est déjà atteinte ». L'élue socialiste estime que la Ville aurait pu consulter les Colmariens. « On trouve partout de l'argent à restituer. À ce compte-là, l'État va encore baisser sa dotation ». Le maire assure que l'économie déjà réalisée par la Ville est supérieure à celle que l'on attendait d'elle. « Si je n'avais pas fait cette proposition, on aurait dit : que fait la Ville de Colmar ? Chaque fois qu'il y a un événement dans le monde, des inondations, un sinistre, la Ville de Colmar est présente. »

Frédéric Hilbert estime lui aussi que « l'afflux de dons a affecté beaucoup de monde parce que ces dons vont à des vieilles pierres, pas à des humains. On aurait pu intervenir si c'était nécessaire. Je pense qu'on aurait mieux fait de garder cet argent-là. Je pense qu'il faut reconstruire la cathédrale, mais de façon plus humble ». Deux élus votent contre et un s'abstient.
« Un taux d'élucidation des affaires en forte hausse »

Le parc de vidéoprotection comprend déjà 92 caméras (dont deux mobiles), il en comportera huit de plus au cours du deuxième trimestre (*). Coût de l'installation : 268 480 EUR TTC. Une subvention de 30 % sera sollicitée auprès du fonds interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation.

Victorine Valentin aimerait pouvoir disposer d'un bilan de la délinquance.

Elle trouve aussi qu'il faudrait augmenter le nombre d'opérateurs qui visionnent les bandes. « Il faut privilégier l'investissement humain plutôt que les dépenses en matériel ». Frédéric Hilbert se demande si la protection est réellement efficace. L'élu écologiste doute que l'argent soit ici bien investi. « Je vois des abribus cassés, des bâtiments publics tagués, du trafic de stupéfiants sur les parkings ».

Pour le 1er adjoint Yves Hemedinger, ces caméras sont « un des maillons de la grande chaîne de la sécurité. Elles jouent énormément en matière de prévention et d'intervention des forces de l'ordre ». Et d'évoquer ce rodéo de mariage dont les préparatifs ont été captés par une caméra et qui a pu être interdit. « Il y a un taux d'élucidation des affaires en forte hausse grâce aux caméras ». Deux abstentions lors du vote.
Michelle FREUDENREICH (*)Parking Manufacture, route d'Ingersheim (Pont Rouge et à hauteur du N° 45), rue de Londres/Schuman, rue De Lattre-de-Tassigny/Jacques-Preiss, place des Six-Montagnes-Noires, place de la Montagne-Verte et rue d'Ammerschwihr).

 

 
 

 

COLMAR Tri des plastiques : tous les emballages concernés

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 06:20:45

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Déchets ménagers Un test durant six mois
COLMAR Tri des plastiques : tous les emballages concernés
En matière de déchets plastique, les Colmariens sont habitués depuis longtemps à trier les bouteilles et les flacons. Colmar Agglomération passe maintenant au tri de tous les autres emballages plastique. Un test de six mois est mené sur quatre secteurs.
 

 
La distribution du kit de tri, avec explications, est en cours. Ici à l'école Maurice-Barrès pour le quartier de la Soie.
Trier ses bouteilles et flacons en plastique est aujourd'hui une habitude bien ancrée dans les foyers en Alsace, et en particulier sur le territoire de Colmar Agglomération (CA).

Oui, mais... et les autres emballages ? Les barquettes, les pots, les sachets et les films plastique ? Jusqu'alors, on les jetait dans la poubelle classique car ils étaient difficiles à recycler (lire Repères).

Selon la loi sur la transition énergétique pour une croissance verte (août 2015), tous ces déchets plastique devront être triés d'ici 2022.

Aussi, à peine la mise en place de la collecte des biodéchets terminée (notre édition du 21 mars dernier), Colmar Agglomération s'attaque au tri de tous les emballages plastique.
Tous les types d'habitat testés

Le service gestion des déchets de CA lance actuellement un test de ce tri sur six mois dans quatre lieux représentatifs des différentes problématiques d'habitat : quartier de la Soie et du Ladhof (habitat résidentiel et vertical), rue Schlesser (petits collectifs), rue d'Amsterdam (grands collectifs et éco-quartier), Herrlisheim-près-Colmar (campagne). La distribution des kits de collecte et d'information est en cours.

Pourquoi le choix de ce « tri à la source » (par les habitants eux-mêmes) plutôt qu'en centre de tri comme cela se pratique dans de nombreux endroits ? « Parce que le centre de tri est plus coûteux et moins efficace », expliquent Guy Waehren, vice-président de CA en charge de la valorisation des déchets, et Laurent Ott, chef de service de la gestion des déchets.
« Il n'oblige pasà investir dansdes aménagements supplémentaires. C'est cela en moins à payer par les habitants »

Le tri s'y fait soit par du personnel sur des tapis roulant, soit par tri optique ; beaucoup de déchets ne sont pas triés et repartent en vrac. « Le tri fait par les habitants est de meilleure qualité et peut donc être vendu aux recycleurs à un meilleur prix ; et il n'oblige pas à investir dans des aménagements supplémentaires. C'est cela en moins à payer par les habitants », reprennent-ils.

Pour le test, le service de la gestion des déchets a donc fait réaliser 2 800 kits qui sont en cours de distribution. Le kit comprend 30 sacs transparents pour les films et sachets (pour qu'ils ne s'envolent pas), un sac solide pour tous les autres déchets triés, un prospectus explicatif, une réglette informative sur « quelle poubelle pour quel déchet », et... une pince.

Explication de Patrick Lieby, chargé de mission collecte et développement, en charge de l'opération : « Les habitants sauront ainsi où accrocher leurs sacs. » Selon le principe souvent vérifié : simplifier la vie aux gens est le meilleur moyen pour qu'une opération marche...
Opération pilote

Celle-ci sera observée de près par l'Ademe (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et Citéo (chargée du recyclage des emballages ménagers en France) car elle est pilote.

Avantage non négligeable, elle bénéficie du coup de soutiens financiers conséquents. Les kits de tri (33 800 EUR) sont subventionnés par l'Ademe à hauteur de 11 300 EUR. Par ailleurs, sur les 70 000 EUR de coût de la mise en place du test et son bilan, 60 000 sont financés par l'Ademe et Citéo.

Au bout des six mois de test, les habitants des quatre secteurs concernés seront contactés pour donner leur avis sur l'expérimentation, pour faire les ajustements éventuels avant de lancer l'opération sur le reste du territoire. Colmar Agglo s'est fixé l'échéance de fin 2020 pour cette extension, en avance de deux ans sur la loi.
Françoise MARISSAL

 

 
 

 

COLMAR : Après le plastique, les plastiques

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 06:40:59

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COLMAR : Après le plastique, les plastiques
 

 
La distribution du kit de tri, avec explications, est en cours. Ici à l'école Maurice Barrès pour le quartier de la Soie. Photo L'Alsace/Françoise Marissal
Trier ses bouteilles et flacons en plastique est aujourd'hui une habitude bien ancrée dans les foyers en Alsace, et en particulier sur le territoire de Colmar Agglomération (CA).

Oui, mais... et les autres emballages ? Les barquettes, les pots, les sachets et les films plastique ? Jusqu'alors on les jetait dans la poubelle classique car ils étaient difficiles à recycler (lire Repères). Selon la loi sur la transition énergétique pour une croissance verte (août 2015), tous ces déchets plastique devront être triés d'ici 2022.

Aussi, à peine la mise en place de la collecte des Biodéchets terminée (notre édition du 21 mars dernier), Colmar Agglomération s'attaque au tri de tous ces emballages plastique.
Tous les types d'habitat testés

Le service gestion des déchets de CA lance actuellement un test de ce tri sur six mois dans quatre lieux représentatifs des différentes problématiques d'habitat : quartier de la Soie et du Ladhof (habitat résidentiel et vertical), rue Schlesser (petits collectifs), la rue d'Amsterdam (grands collectifs et éco-quartier), Herrlisheim (campagne). La distribution des kits de collecte et d'information est en cours.

Pourquoi le choix de ce « tri à la source » (par les habitants eux-mêmes) plutôt qu'en centre de tri comme cela se pratique dans de nombreux endroits ?

« Parce que le centre de tri est plus coûteux et moins efficace », expliquent Guy Waehren, vice-président de CA en charge de la valorisation des déchets, et Laurent Ott, chef de service de la gestion des déchets.
Un kit de collecte

En effet, le tri s'y fait soit par du personnel sur des tapis roulant, soit par tri optique ; beaucoup de déchets ne sont pas triés et repartent en vrac. « Le tri fait par les habitants est de meilleure qualité et peut donc être vendu aux recycleurs à un meilleur prix ; et il n'oblige pas à investir dans des aménagements supplémentaires. C'est cela en moins à payer par les habitants », reprennent-ils.

Pour le test, le service de la gestion des déchets a donc fait réaliser 2800 kits qui sont en cours de distribution. Le kit comprend 30 sacs transparents pour les films et sachets (pour qu'ils ne s'envolent pas), un sac solide pour tous les autres déchets triés, un prospectus explicatif, une réglette informative sur « quelle poubelle pour quel déchet », et... une pince. Explication de Patrick Lieby, chargé de mission collecte et développement, en charge de l'opération : « Les habitants sauront ainsi où accrocher leurs sacs. » Selon le principe souvent vérifié : simplifier la vie aux gens est le meilleur moyen pour qu'une opération marche...
Opération pilote

Celle-ci sera observée de près par l'Ademe (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et Citéo (chargée du recyclage des emballages ménagers en France) car elle est pilote.

Avantage non négligeable, elle bénéficie du coup de soutiens financiers conséquents. Les kits de tri (33 800 EUR) sont subventionnés par l'Ademe à hauteur de 11 300 EUR. Par ailleurs, sur les 70 000 EUR de coût de la mise en place du test et son bilan, 60 000 sont financés par l'Ademe et Citéo.

Au bout des six mois de test, les habitants des quatre secteurs concernés seront contactés pour donner leur avis sur l'expérimentation, pour faire les ajustements éventuels avant de lancer l'opération sur le reste du territoire. Colmar Agglo s'est fixé l'échéance de fin 2020 pour cette extension, en avance de deux ans sur la loi.
Françoise MARISSAL

 

 
 

 

En selle pour le SlowUpdu Centre Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 06:33:38

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En selle pour le SlowUpdu Centre Alsace
 

 
À pied, à vélo ou à roller, le Centre Alsace sera en mouvement le dimanche 2 juin (ici à Sélestat). Archives L'Alsace/Pierre Gusz
En 2018, il avait réuni pas moins de 44 000 participants. Le SlowUp Alsace revient pour sa 7e édition le dimanche 2 juin. À pied, à vélo ou à roller, cet événement incontournable permet la (re)découverte de la route des Vins de l'Alsace centrale. Entre Sélestat, Châtenois et Bergheim, petits et grands pourront se balader à leur rythme sur l'itinéraire de leur choix.
Un parcoursrallongé de 7 km

Une nouveauté cette année : la participation des communes de Dieffenthal et Dambach-la-Ville fait passer le parcours de 31 à 38 km. Ce renfort permettra de fluidifier la circulation des participants, particulièrement dense dans la partie bas-rhinoise lors des éditions précédentes. Comme chaque année, le parcours sera fermé à toute circulation motorisée et comprendra différentes boucles de 7 à 23 km.

Dégustations, ambiances musicales et activités ludiques jalonneront la route des Vins. Cette année, un parcours de sensibilisation à la pratique du vélo sera proposé aux plus jeunes à Sélestat. Côté dress code, les participants sont invités à venir habillés en blanc, pour fêter les vins blancs d'Alsace.

Barbara GABEL
Y ALLER SlowUp Alsace, dimanche2 juin de 10 h à 18 h, gratuit etsans inscription. Programme détaillésur le site : www.slowup-alsace.fr

 

 
 

 

THANN Maternité Conseil de surveillance : Romain Luttringer a démissionné

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 06:04:36

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Maternité Conseil de surveillance
THANN Maternité Conseil de surveillance : Romain Luttringer a démissionné
Le maire de Thann Romain Luttringer a adressé une lettre de démission de sa fonction de membre du conseil de surveillance du groupement hospitalier régional Mulhouse Sud-Alsace (GHRMSA) à Jean Rottner qui préside l'instance.

 
Romain Luttringer.
« Les derniers événements concernant l'avenir de l'hôpital de Thann appellent de ma part la réaction dont je vous prie de prendre connaissance ci-après.

En 2014, suite aux élections municipales, j'ai été nommé président du conseil de surveillance de l'hôpital de Thann. En 2015, après la fusion, le président de l'époque, Jean-Marie Bockel, me propose de siéger au conseil de surveillance du GHRMSA en tant que président de la Communauté de communes de Thann Cernay ; en effet la place du maire de Thann était réservée à Jean-Pierre Baeumler en tant que personnalité qualifiée.

Afin que la Ville de Thann ait un représentant, j'ai accepté, mes collègues Michel Sordi et Jean-Marie Michel représentant respectivement les sites de Cernay et Bitschwiller-lès-Thann.

À ce moment-là, on nous a expliqué que la création de ce grand pôle GHRMSA allait permettre de maintenir les activités de notre hôpital.

La première alerte est arrivée avec la fermeture des urgences que nous avons réussie, après maintes discussions, à transformer en polyclinique. Cette dernière ouverte de 8 h à 20 h, sept jours sur sept fonctionne à la satisfaction des usagers. L'activité représente environ cinquante consultations/jour.

La deuxième alerte concerne le renouvellement de l'agrément de la maternité fin mars 2019 et qui nous était garanti jusqu'en 2023.

Nous avons manifesté avec le soutien de la population pour exprimer notre refus de cette fermeture et avons demandé à l'agence régionale de santé (ARS) de prendre les dispositions nécessaires.

Nous avons de ce fait refusé le contrat de performance d'un cabinet d'audit basé principalement sur des données financières, visant à la résorption sur cinq ans d'un déficit de 14 millions d'euros.

L'ARS nous a alors promis des discussions pour faire évoluer ces décisions, décisions par ailleurs arrêtées par le Ministère de la Santé et ne laissant pas entrevoir un retour en arrière.

Nous avons cru cependant, en toute bonne foi, que nous pourrions faire évoluer les choses. Deux réunions à la mairie de Thann nous avaient donné un espoir. Un document nous a été présenté et devait l'être à une assemblée plus large pour essayer de trouver un consensus satisfaisant.

Nous avons souhaité que cette réunion organisée par l'ARS, qui a repris la main, se tienne dans l'enceinte du GHRMSA.

Elle a eu lieu à l'hôpital de Thann et les élus, déçus par cette mise en scène, ont pris leur responsabilité en ne participant pas aux tables rondes. Ils ont eu raison car dans l'article de presse qui a paru dans les journaux locaux deux sujets m'interpellent.

La première constatation est que l'ARS annonce clairement la transformation de la maternité en centre de périnatalité. Fallait-il, comme l'a souligné le député Raphaël Schellenberger, perdre du temps en bavardages pour aboutir à une décision prise unilatéralement et dans la droite ligne de ce qu'a annoncé très récemment Mme La Ministre lors d'une interview : toute maternité située à moins de 50 km d'un pôle mèreenfant sera transformée en centre de périnatalité ?

Le délai annoncé est le 30 juin 2019 et non le 31 décembre 2019. Pas de réponse de l'ARS.

Ma deuxième observation est relative à l'article des médecins et de la CME. Ils soulignent le désert médical et le manque de sécurité qui en découle. Certes, il s'agit là d'un avis autorisé, mais si nous lisons entre les lignes il en ressort qu'ils souhaitent être dégagés de toute responsabilité en cas d'accident et que les personnes qui se mobilisent pour le maintien de la maternité en assument les conséquences.

Ces constatations m'amènent à la conclusion suivante : dans ce dossier où l'ARS a décidé d'avance, tous ces bavardages auxquels nous sommes conviés sont faits pour cautionner une décision prise unilatéralement et actée depuis cinq mois.

Au vu de ce qui précède, je suis au regret de vous faire part de ma démission du conseil de surveillance avec effet immédiat. »

 

 
 

 

Maternité : Romain Luttringer claque la porte

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 06:35:54

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Maternité : Romain Luttringer claque la porte
 

 
Romain Luttringer. Archives DNA
Le maire de Thann Romain Luttringer a adressé une lettre de démission de sa fonction de membre du conseil de surveillance du Groupe hospitalier de la région Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA) à Jean Rottner, qui préside l'instance. Voici le contenu de son courrier : « En 2014, suite aux élections municipales, j'ai été nommé président du conseil de surveillance de l'hôpital de Thann. En 2015, après la fusion, le président de l'époque, Jean-Marie Bockel, me propose de siéger au conseil de surveillance du GHRMSA en tant que président de la communauté de communes de Thann Cernay ; en effet la place du maire de Thann était réservée à Jean-Pierre Baeumler en tant que personnalité qualifiée. Afin que la Ville de Thann ait un représentant, j'ai accepté, mes collègues Michel Sordi et Jean-Marie Michel représentant respectivement les sites de Cernay et Bitschwiller-lès-Thann.
« Alertes »

À ce moment-là, on nous a expliqué que la création de ce grand pôle GHRMSA allait permettre de maintenir les activités de notre hôpital.

La première alerte est arrivée avec la fermeture des urgences que nous avons réussie, après maintes discussions, à transformer en polyclinique. Cette dernière ouverte de 8 h à 20 h, sept jours sur sept, fonctionne à la satisfaction des usagers. L'activité représente environ 50 consultations par jour.

La deuxième alerte concerne le renouvellement de l'agrément de la maternité fin mars 2019 et qui nous était garanti jusqu'en 2023. Nous avons manifesté avec le soutien de la population pour exprimer notre refus de cette fermeture et avons demandé à l'Agence régionale de santé (ARS) de prendre les dispositions nécessaires. Nous avons de ce fait refusé le contrat de performance d'un cabinet d'audit basé principalement sur des données financières, visant à la résorption sur cinq ans d'un déficit de 14 millions d'euros.

L'ARS nous a alors promis des discussions pour faire évoluer ces décisions, décisions par ailleurs arrêtées par le ministère de la Santé et ne laissant pas entrevoir un retour en arrière. Nous avons cru cependant, en toute bonne foi, que nous pourrions faire évoluer les choses. Deux réunions à la mairie de Thann nous avaient donné un espoir. Un document nous a été présenté et devait l'être à une assemblée plus large pour essayer de trouver un consensus satisfaisant. Nous avons souhaité que cette réunion organisée par l'ARS, qui a repris la main, se tienne dans l'enceinte du GHRMSA. Elle a eu lieu à l'hôpital de Thann et les élus, déçus par cette mise en scène, ont pris leur responsabilité en ne participant pas aux tables rondes. Ils ont eu raison car dans l'article de presse qui a paru dans les journaux locaux, deux sujets m'interpellent.

La première constatation est que l'ARS annonce clairement la transformation de la maternité en centre de périnatalité. Fallait-il, comme l'a souligné le député Raphaël Schellenberger, perdre du temps en bavardages pour aboutir à une décision prise unilatéralement et dans la droite ligne de ce qu'a annoncé très récemment la ministre lors d'une interview : toute maternité située à moins de 50 km d'un pôle mère-enfant sera transformée en centre de périnatalité ? Le délai annoncé est le 30 juin 2019 et non le 31 décembre 2019. Pas de réponse de l'ARS.

Ma deuxième observation est relative à l'article des médecins et de la CME. Ils soulignent le désert médical et le manque de sécurité qui en découle. Certes, il s'agit là d'un avis autorisé, mais si nous lisons entre les lignes, il en ressort qu'ils souhaitent être dégagés de toute responsabilité en cas d'accident et que les personnes qui se mobilisent pour le maintien de la maternité en assument les conséquences.
« L'ARS a décidé d'avance »

Ces constatations m'amènent à la conclusion suivante : dans ce dossier où l'ARS a décidé d'avance, tous ces bavardages auxquels nous sommes conviés sont faits pour cautionner une décision prise unilatéralement et actée depuis cinq mois. Au vu de ce qui précède, je suis au regret de vous faire part de ma démission du conseil de surveillance avec effet immédiat. »

Vendredi 3 mai doit se tenir à Mulhouse une nouvelle réunion de concertation sur le projet de santé du territoire Sud-Alsace. L'association Rest ! a décidé de boycotter cette réunion. Dans un communiqué, elle explique qu'elle « n'ira pas prendre part à cette mascarade, à ce semblant de "concertation" ». Poursuivant : « En effet, la première réunion de "concertation" en date du 5 avril a permis à notre association d'avoir confirmation que la maternité de Thann avait bel et bien disparu des préoccupations de l'ARS et du GHRMSA car elle ne figurait pas parmi les sujets de discussion. Malgré les engagements pris lors de la fusion de 2015, ces deux instances l'ont effacée du paysage hospitalier thannois, arguant des motifs de sécurité alors qu'il ne s'agit ni plus ni moins que de raisons financières [...] La construction du projet territorial de santé du Pays Thur et Doller, qui constitue l'ordre du jour de la réunion du 3 mai, est déjà définie : ce sera la déclinaison du plan "Ma santé 2022" avec de la médecine, de la gériatrie et de la santé mentale. Il n'y est pas question d'urgences, pas question de chirurgie, pas question de maternité. Le président Macron a affirmé qu'il n'y aurait plus de fermetures d'hôpitaux. Il a oublié cependant de préciser qu'il y aurait toujours des fermetures de services tels que maternité, chirurgie, urgences... Par conséquent, si les hôpitaux ruraux ne sont pas fermés, ils seront largement transformés et la population rurale subira un déclassement sur le plan de la santé. Rest ! n'ira pas s'asseoir autour de la table le 3 mai pour cautionner des décisions que l'ARS et le GHRMSA ont déjà prises. Pour autant, Rest ! n'abandonne pas le combat et se lance notamment dans la recherche de personnels médicaux pour renforcer le service thannois de maternité. »

 

 
 

 

Ruelisheim Inauguration : La mairie a fait peau neuve

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 06:22:26

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Ruelisheim  Inauguration
Ruelisheim Inauguration : La mairie a fait peau neuve
« Une mairie digne de notre village, belle, fonctionnelle et à la pointe du progrès... » C'est par ces mots que le maire Francis Dussourd concluait son allocution à l'occasion de l'inauguration de la mairie nouvellement restaurée.

 
Le coupé de ruban inaugural avec les élus et les enfants du Conseil des jeunes.
De très nombreuses personnalités, notamment la sénatrice Patricia Schillinger, le député Bruno Fuchs, les élus départementaux, le sous-préfet de Mulhouse Jean-Noël Chavanne, une foule d'élus, maires et conseillers ont répondu à l'invitation de Francis Dussourd.

Mais encore et surtout les habitants de Ruelisheim venus découvrir leur « Maison commune ». La fanfare Saint-Nicolas offrait l'aubade puis une visite guidée était de circonstance. Sous la conduite de SD Muller Architecture (Mulhouse), le chantier avait démarré en septembre 2017.
« Lieu de fraternité »

L'entrée se fait côté ouest, à l'arrière du bâtiment existant. Un cheminement extérieur PMR (personnes à mobilité réduite), l'escalier desservant le 1er étage et un ascenseur intérieur permettent l'accès à tous les espaces publics. Trois niveaux caractérisent l'ensemble : le sous-sol destiné notamment aux archives, le rez-de-chaussée pour l'accueil du public, les services et la salle du Conseil de plus de 70 m² qui sert aussi de salle des mariages, à l'étage ce sont les bureaux des élus et la salle des commissions. Un parking d'une vingtaine de places dessert la nouvelle mairie qui est évidemment un bâtiment BBC (bâtiment basse consommation).

Le maire, qui a confessé sa fierté et son émotion, est intervenu : « La mairie est un lieu où s'exprime la liberté, liberté d'expression et d'opinion. C'est aussi un endroit où chacun y est accueilli sans distinction, c'est encore un lieu de fraternité... » Puis Francis Dussourd a retracé l'histoire de la mairie-école de Ruelisheim. Sa construction a débuté le 10 février 1856. Le 3 novembre 1857 le bâtiment était réceptionné. Mal adaptée aux missions de services publics dévolues à la commune, la mairie était abandonnée en janvier 2017 pour laisser place aux travaux de rénovation.

Comme le soulignait le maire, après 2 ans de travaux le pari était largement gagné. L'élu donnait ensuite des précisions chiffrées : « Le coût de la réalisation se monte à 1,2 million d'euros. Une somme financée par la valorisation du lotissement communal du Hinterfeld et des subventions (État, Réserve parlementaire, Région...) à hauteur de 194 000 EUR. Afin de financer le solde, la municipalité a créé un nouveau lotissement pour en vendre 1 hectare de terrains viabilisés ». L'heure était aux mots républicains du député et du sous-préfet, au coupé de ruban puis, à l'image de ce que souhaitait le maire pour sa mairie, à un moment convivial et fraternel.
D.W.

 

 
 

 

Houssen Signature d'une convention tripartite : Promouvoir la médiation administrative

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 06:00:31

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Houssen Signature d'une convention tripartite
Houssen Signature d'une convention tripartite : Promouvoir la médiation administrative
Le 10 avril, une convention tripartite a été co-signée par Françoise Sichler-Ghestin, conseillère d'État, présidente de la Cour Administrative d'Appel de Nancy, Danièle Mazzega, présidente du Tribunal Administratif de Strasbourg et Christian Klinger, président de l'Association des Maires du Haut-Rhin.

 
Une convention signée le 10 avril.
Cette convention vise à promouvoir la médiation administrative auprès des communes et des intercommunalités comme un moyen de règlement des litiges pouvant les opposer aux usagers.

La médiation est un mode alternatif de règlement des différends, à la disposition des habitants des communes du ressort du Tribunal Administratif de Strasbourg. C'est une démarche volontaire des parties visant à parvenir à la résolution amiable d'un litige avec l'aide d'un tiers, le médiateur. Elle est différente de la procédure contentieuse qui se déroule devant le juge administratif.

Une médiation peut se mettre en place en dehors de toute procédure juridictionnelle. Elle apparaît alors comme un instrument efficace pour prévenir la judiciarisation de certains litiges.
Plus rapide et plus souple

La loi du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siècle a entendu développer le recours à la médiation en prévoyant notamment la possibilité pour les parties, parmi lesquelles les collectivités territoriales, d'organiser en dehors de toute procédure juridictionnelle une mission de médiation et de désigner la ou les personnes qui en sont chargées. La saisine du médiateur préalablement à la saisine du juge interrompt les délais de recours contentieux et suspend les prescriptions jusqu'au terme de la procédure.

Le recours à la médiation peut également intervenir alors que la juridiction administrative a déjà été saisie, sur proposition du juge, afin de trouver un accord. Ce mode de règlement peut s'avérer plus rapide et plus souple que le règlement par la voie judiciaire.

Le médiateur est choisi par les parties ou désigné par la juridiction, avec l'accord des parties. Ce peut être une personne physique ou une personne morale. S'il s'agit d'une personne physique, elle doit posséder la qualification requise pour l'objet du litige. Elle doit aussi justifier d'une formation ou d'une expérience adaptée à la pratique de la médiation. Le médiateur s'engage à respecter une charte éthique et les principes de confidentialité, d'impartialité et de neutralité.

Une permanence mensuelle des associations de médiation se tient au Tribunal Administratif de Strasbourg afin de renseigner sur les modalités d'entrée dans un processus de médiation avant toute saisine du juge.

Les dates de permanence sont consultables sur le site du Tribunal Administratif : http://strasbourg.tribunal-administratif.fr. Tél: ? 03 88 21 23 23

 

 
 

 

Nature en fête et esprit guinguette à l'Écomusée

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 06:31:42

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Nature en fête et esprit guinguette à l'Écomusée
 

 
La nature sera à l'honneur, ce mercredi 1er mai, à l'Écomusée. Archives L'Alsace/Denis Sollier
Demain, peintres, poètes, naturalistes, dessinateurs ou écrivains se réuniront à l'Écomusée, à Ungersheim, pour fêter la nature et le joli mois de mai, dans une ambiance champêtre, autour de bancs et tables, avec un brin de musique, dans un esprit guinguette. Au programme : animations naturalistes, bouquets de contes printaniers, parcours guidé dans le village autour des croyances populaires de printemps et de la tradition des arbres de mai en Alsace, cuisine des plantes et des fleurs...
Y ALLER Demain mercredi 1er mai de 10 h à 18 h à l'Écomusée d'Alsace, chemin du Grosswald à Ungersheim. Tarifs : 15 EUR adulte ; réduit 13 EUR, 10 EUR enfant. Infos : www.ecomusee.alsace

 

 
 

 

Football Réunion de territoire du Grand Pays de Colmar à Riquewihr : Avec des valeurs

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 06:18:24

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Football Réunion de territoire du Grand Pays de Colmar à Riquewihr
Football Réunion de territoire du Grand Pays de Colmar à Riquewihr : Avec des valeurs
Le District d'Alsace de Football a récemment convié à Riquewihr toutes les forces vives et les composantes du football du Grand Pays de Colmar.

 
Christian Klinger, René Marbach, Pierre Bihl et Jean-Marie Schmitt (de gauche à droite) ont conclu une réunion durant laquelle l'accent a été mis sur le partage de valeurs communes.
Dirigée de main de maître par son président, René Marbach, relayé en la circonstance par Jean-Marie Schmitt, en charge du bénévolat et président de la commission de district de promotion de l'arbitrage, et véritable homme-orchestre de la soirée, cette réunion destinée aux clubs du secteur de Colmar avait comme fil rouge la mise en avant des « valeurs ». Avant de rentrer dans le vif du sujet et de concert avec Sandra Loos, co-animatrice territoriale et membre de différentes commissions, Jean-Marie Schmitt a souligné que le secteur représente un véritable vivier de pratiquants de près de 60 clubs avec comme têtes de gondole, le SR Colmar (417 licenciés), Biesheim (370 licenciés) et le FC Horbourg (337 licenciés).
Le coup de projecteur sur la Girls Alsace Cup du Racing HW 96

Le temps ensuite pour le président de planter le décor : « Nous sommes à Riquewihr chez son précieux président Yves Haas, c'est notre façon à nous de nous rapprocher des clubs mais aussi de revenir à nos valeurs. » Le secrétaire général du comité directeur, Michel Aucourt, emboîta très vite le pas. « Suite à quelques incivilités en fin de saison dernière, nous nous devons de revenir sur le sujet et évoquer ce qu'il y a lieu de redire sur ces valeurs. » Son tableau qui fourmillait de moult détails faisait ainsi apparaître 618 matches disputés la saison dernière et sujets à l'un ou l'autre incident ce qui représente un taux de 1,9  % (1.7  % la saison précédente).

De concert avec les « valeurs », les officiels ont aussi tenu à mettre sous les projecteurs la "Girls Alsace Cup", événement à présent incontournable du week-end de Pentecôte à Holtzwihr, qui réunit le gratin des équipes féminines d'Europe en catégories U 16- U 17. Hassan Kbida, l'infatigable inspirateur de la manifestation et véritable visionnaire, a ainsi recueilli tous les suffrages qui vont justement dans le sens des valeurs à prôner. « Lors de ce grand tournoi, nous vivons un véritable échange interculturel avec des vraies valeurs permettant de surmonter des montagnes. »

Plusieurs présidents et membres de commissions ont ensuite présenté leurs « cadres de vie » respectifs avec toujours « cette passion, la crédibilité et le respect d'autrui » chevillés au corps comme ils le soulignèrent aux termes d'exposés à la fois fouillés et concis dans lesquels le pratiquant et le dirigeant ont toujours droit de cité. Dans cet ordre d'idées... Didier Deschamps, par l'intermédiaire d'une vidéo, prit ensuite la parole dans un silence de cathédrale, en s'adressant à toute une région. « Ne vous relâchez pas, l'humilité doit toujours vous guider... »

Dès lors, le fil conducteur de la soirée était loin de se rompre avec justement l'occasion de mettre à l'honneur quelques dirigeants méritants. Comme Christiane Polednick (Avenir Vauban), Maryline Zinglé (AS Saint-Hippolyte), Khaled Salah (Collectif Europe Colmar) et Sandra Loos (ASC Biesheim et membres de commission).

Christian Klinger, maire de Houssen et président de l'association des maires du Haut-Rhin, et Pierre Bihl, maire de Bergheim et président de la commission administration générale et ressources humaines, ont ensuite conclu avec sobriété et savoir-faire une réunion qui a recueilli nombre de suffrages.

Lors du "temps additionnel" de la soirée, une réplique de la coupe du monde, acheminée par Albert Gemmerich, le président de la Ligue du Grand Est, trônait dans la salle communale comme un véritable symbole. Celui, justement, de ces « valeurs » qui ont fait communier une nation entière.
MICHEL CONRAD

 

 
 

 

Andolsheim Acquisition d'une tondeuse robot par le club de foot : Vainqueurs de la coupe

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 05:44:57

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Andolsheim Acquisition d'une tondeuse robot par le club de foot
Andolsheim Acquisition d'une tondeuse robot par le club de foot : Vainqueurs de la coupe
« Les maîtres de l'herbe ». C'est ainsi que se définit la marque Belrobotics, fabriquant du robot de tonte que vient d'acquérir la mairie d'Andolsheim et dont les premiers essais ont eu lieu vendredi après-midi sur le terrain de football de la commune.

 
Les premiers essais du robot de tonte ont eu lieu sous l'oeil circonspect de l'équipe technique municipale.
Les employés du service technique de la Ville et le maire Christian Rebert étaient présents pour la mise en service et voir les premières coupes réalisées par le robot Bigmow, c'est son nom, livré par l'entreprise Trompeter d'Artzenheim, spécialisée dans le matériel agricole.
« Un gain de tempset de confortpour l'équipe technique »

Il aura la charge de tondre les pelouses des deux terrains de football du complexe sportif d'Andolsheim pour que rien ne dépasse. Avec l'aide du conseil départemental qui a apporté une aide financière de 8 000 EUR, Bigmow a coûté au total 18 000 EUR, installation comprise.

La première coupe est budgétaire : « Les équipes techniques sont très sollicitées en période estivale. C'est là qu'il y a le plus de travail. L'entretien des terrains de foot représentait beaucoup d'heures. Ce temps pourra être consacré à d'autres tâches », justifie Christian Rebert. On se rassure : le robot n'a pas coupé l'herbe sous le pied des employés municipaux mais les libère pour d'autres activités. « C'est un gain de temps et de confort pour l'équipe technique ».
Cinq têtes flottantes pourvues de trois lames chacune

Les villes de Wittenheim et Guebwiller sont déjà équipées d'un robot de tonte, mais Bigmow est le premier connecté, nouvelle génération, à être mis en service dans le département. Il peut se piloter à distance, à l'aide d'un smartphone, d'un ordinateur ou d'une tablette. Il est géolocalisé et on peut contrôler son travail sur un écran. Il tond jour et nuit en se promenant de manière aléatoire entre les deux terrains de football, en fonction d'horaires préalablement définis et programmés.

Il est équipé de capteurs qui lui permettent de détecter les endroits où l'herbe est plus haute. Des fils périphériques sont enterrés autour des terrains, qui délimitent le cadre de son action, afin qu'il n'aille pas tondre le gazon du voisin par exemple.

Totalement autonome, il peut fonctionner deux heures avant de retourner tout seul sur sa base où une heure suffit pour le recharger. La tonte est régulière et permanente, sauf bien sûr pendant un match ou les séances d'entraînement. « Si le robot se met en marche sur l'un des terrains pendant un match, on ne s'arrête pas de jouer pour le regarder fonctionner », plaisante un membre du club.

Il est équipé de cinq têtes flottantes pourvues de trois lames chacune, pour une largeur de coupe d'un mètre. La tonte étant permanente, l'herbe de coupe se décompose rapidement et constitue un engrais naturel. « Il existe plusieurs modèles, de tailles différentes, adaptés à toutes les surfaces. Celui-ci est le plus grand. Leur vente est en forte croissance. Il y a de plus en plus de particuliers qui s'équipent », assure Pascal Trompeter, qui a réuni tout le monde au club-house de l'association sportive pour célébrer le succès de l'installation de Bigmow, en offrant une coupe de crémant.
JO.K

 

 
 

 

Ensisheim Musée de la Régence : A l'heure du multimédia

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 05:37:21

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Ensisheim Musée de la Régence
Ensisheim Musée de la Régence : A l'heure du multimédia
Le musée de la Régence à Ensisheim est entré dans l'air du 2.0 avec plusieurs innovations multimédias destinées à faire vivre au public une nouvelle expérience de visite.

 
Couper du ruban par Michel Habig, Brigitte Klinkert et Daniel Mérignargues.
Après deux ans de travaux, le musée de la Régence à Ensisheim a rouvert ses portes samedi, après une inauguration « à l'ancienne » (couper d'un ruban tricolore) d'un musée misant sur l'avenir, sur l'interactivité, grâce à de la visite virtuelle 360 °, un écran multimédia dynamique et du mapping 3D, dispositif que le musée d'Ensisheim est le premier en Alsace à proposer.

Sous-préfet de Thann-Guebwiller, représentant le préfet du Haut-Rhin, Daniel Mérignargues a été parmi les premiers à découvrir le nouveau musée, en compagnie de Michel Habig, maire d'Ensisheim, et de ses invités, notamment Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, et Françoise Boog, maire de Meyenheim, vice-présidente du conseil régional du Grand-Est.
Conserver l'espritdu bâtimentet l'âme du lieu

Après le couper du ruban, tout le monde s'est retrouvé à la salle d'honneur de la Régence pour les allocutions. Michel Habig a évoqué l'histoire du palais, un des plus beaux monuments de la Renaissance en Alsace, construit de 1537 à 1742, un des plus beaux mais aussi un des plus importants puisqu'il était le siège de l'administration de l'Autriche antérieure, puis le siège du conseil souverain d'Alsace, avant que celui-ci ne s'établisse à Breisach, puis à Strasbourg.

Il a rappelé la nécessité de conserver l'esprit du bâtiment et l'âme du lieu, tout en respectant les différentes réglementations et contraintes. « Nous avons longtemps hésité à nous lancer dans ces travaux, d'abord dans la crainte de dénaturer le bâtiment, ensuite devant l'importance du budget à mobiliser : 1 100 000 EUR HT, avec 35 % de subventions (400 000 EUR HT) de la part de l'État, de la Région, du département » qu'il a chaleureusement remerciés, comme tous ceux qui sont intervenus sur le bâtiment.

Architecte du patrimoine, Jean-Luc Isner, originaire d'Ensisheim, a rappelé les difficiles négociations, les difficultés d'aménagement indispensables cependant pour remettre le bâtiment à niveau, vu sa valeur historique.

Présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert a insisté sur l'engagement déterminé du Haut-Rhin en faveur du territoire et du patrimoine, Département qui a adopté le plan patrimoine avec plus de neuf millions d'euros consacrés à la sauvegarde et à la valorisation du patrimoine : « L'âme alsacienne a besoin de se nourrir de ses racines » .

« La Région est fière d'avoir pu contribuer à cette réalisation », a précisé Françoise Boog, ajoutant que le tourisme était un élément fondamental de l'économie régionale.
L'impressionnant mapping de l'exploitationde la potasse, une réalisation unique

Le mot de la fin est revenu au sous-préfet, Daniel Mérignargues : « Comment faire du moderne avec de l'ancien ? Le pari n'était pas évident. Mais vous avez réussi à moderniser. Vous avez réussi à maîtriser les techniques modernes pour garder ce qui est ancien ». Il a mis l'accent sur la position centrale d'Ensisheim, entre les métropoles de Colmar et de Mulhouse, un rôle d'entre-deux qu'elle assume parfaitement.

Émilie Christen, responsable du musée et de la programmation culturelle, a ensuite guidé les invités à travers les trois volets du musée, avec un arrêt spécial sur l'impressionnant mapping de l'exploitation de la potasse, en présence de Jean Misiano, président du carreau Rodolphe, qui a prêté son buste et sa voix pour cette réalisation unique.
J-M.S. Musée de la Régence, place de l'Église à Ensisheim. ?03 89 26 49 54, fax : 03 89 26 44 22. Courriel : musee@ville-ensisheim.fr À partir de cette semaine, les horaires du musée sont les suivants : d'octobre à fin avril, lundi, jeudi, vendredi de 14 h à 17 h 30, mercredi de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h 30. Les premier et troisième samedis de chaque mois de 14 h à 17 h 30. Fermé le dimanche. De mai à fin septembre : lundi, mercredi, jeudi et vendredi de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h 30. Samedi et dimanche de 14 h à 17 h 30.

Musée de la Régence, place de l'Église à Ensisheim. ?03 89 26 49 54, fax : 03 89 26 44 22. Courriel : musee@ville-ensisheim.fr

 
 

 

Une passerelle pour les employés de l'EuroAirport

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 06:03:45

© Dna, Mardi le 30 Avril 2019
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Hésingue Aménagement
Une passerelle pour les employés de l'EuroAirport
Une passerelle pour cyclistes et piétons, permettant de rallier la zone sud-ouest, dite 6 bis, de l'EuroAirport depuis Hésingue, a été installée hier au-dessus du cours d'eau du Liesbach.
 

 
La passerelle a été posée sous le regard attentif de Gaston Latscha, maire de Hésingue, qui « espère que de nombreux employés l'utiliseront pour aider à désengorger le trafic ».
Les quelque 1200 employés de la zone sud-ouest - dite 6 bis, qui comprend Amac Aerospace, Jet Aviation et Air Service Basel - de l'EuroAirport pourront, d'ici l'été, profiter d'une passerelle pour accéder plus facilement, à pied ou à vélo, à leur entreprise. La passerelle, longue de 25 mètres, a été installée vendredi au-dessus du cours d'eau du Liesbach et s'inscrit dans le prolongement de la piste cyclable qui longe la D105 jusqu'au croisement à proximité des installations sportives de Hésingue, où elle passe sous la route pour se diriger vers le centre-ville.
« Favoriser les mobilités douces »

La passerelle et le raccordement à la piste cyclable, qui comporte des murs de soutènement en gabions, sont financés par l'aéroport, pour un investissement global de 350 000 EUR HT, dont 140 000 EUR pour la passerelle. Le projet prévoit, au sein de la zone sud-ouest de l'EuroAirport, la mise en oeuvre d'espaces sécurisés pour garer les vélos ainsi qu'un système de tourniquet transfrontalier pour accéder à la zone qui est dans le secteur suisse. « Ce projet rentre dans notre démarche de développement durable pour favoriser les mobilités douces et offrir une alternative au tout voiture aux employés des entreprises de la zone », explique Ludovic Renaudin, chef du service génie civil de l'EuroAirport, qui attend 80 utilisateurs réguliers.

« Il sera possible d'aller rapidement et de manière sécurisée à vélo du centre de Hésingue à cette partie de l'aéroport, mais aussi à pied en cinq à dix minutes depuis l'arrêt de bus situé au rond-point de la zone industrielle, où passe un bus venant de la gare de Saint-Louis, ajoute le maire de Hésingue, Gaston Latscha. J'espère que de nombreux employés utiliseront la passerelle pour aider à désengorger le trafic. »

La sécurité des cyclistes n'est d'ailleurs pas des meilleures sur la D105. D'ici l'été, ce sera du passé, puisque les flux cyclistes et automobiles seront séparés grâce à ce nouvel axe. De quoi ravir ceux qui allaient déjà travailler dans la zone sud-ouest de l'aéroport à vélo et peut-être en encourager d'autres à se mettre en selle.
Florian ZOBENBIEHLER

 

 
 

 

Pulversheim Gros chantiers : Prudence de mise

Publié dans le panorama le Mardi 30 avril 2019 à 06:07:22

© Dna, Mardi le 30 Avril 2019
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Pulversheim  Gros chantiers
Pulversheim Gros chantiers : Prudence de mise
Commencés il y a quelques semaines, les travaux de réfection de la route de Cernay avancent suivant le calendrier programmé par le maître d'ouvrage Berest, les services du département et de la DDT.

 
La route de Cernay sera recalibrée.
La route de Cernayest classée route à grande circulation, avec 7000 véhicules par jour. Avec une seule voie pendant le chantier, la bonne gestion des déviations garantit jusqu'à présent la fluidité du trafic automobile et le déroulement sécurisé des travaux, par l'entreprise TP Schneider.

Jusqu'à la fin du chantier, qui devrait s'achever à la fin du mois de juin, les automobilistes sont invités à tenir compte des restrictions et faire preuve de prudence.
Travaux sur le pont de la Thur

Quant au chantier de réfection sur le pont de la Thur, sur la RD 429, la circulation se fait de manière alternée. Là-aussi, il est appelé à la plus grande prudence, même si des feux tricolores à détection permettent la fluidité du trafic, 40O0 véhicules empruntant quotidiennement la rue de Guebwiller.

La fin du chantier étant prévue à la fin du mois de mai, le renouvellement de la couche de roulement suivra au mois de juillet.
A.K.