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EDITORIAL : Macron, acte II

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 05:52:19

© Dna, Vendredi le 26 Avril 2019
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EDITORIAL : Macron, acte II
 

 
En dérapage (in) contrôlé depuis l'hiver, Emmanuel Macron a cherché à retrouver un semblant d'équilibre hier soir. Un point d'appui au moins, pour rebondir à trois ans de la fin de son quinquennat. Lui parle d'« un nouveau temps de notre mandature et de notre République », ce qui revient globalement au même.

Alors, l'« art d'être français » peut-être, oui, mais le ton de cette très très longue allocution est rapidement devenu plus terre à terre. L'époque des grandes envolées lyriques, style Versailles ou la Sorbonne, est révolue.

Il s'agit aujourd'hui pour le chef de l'État de parer au plus pressé. Et de montrer aux Français qu'il a non seulement entendu leur colère, mais aussi qu'il est capable de se réinventer après le grand débat national. Sans pour autant donner l'impression de se renier ou d'abandonner en route un projet qui, il y a moins de deux ans, était présenté comme le seul capable de tirer le pays de l'ornière.

L'exercice était périlleux, la marge étroite.

Les jours et les semaines qui viennent diront s'il a convaincu au-delà du cercle restreint des irréductibles qui descendent dans la rue chaque samedi et sont de toute façon perdus pour le pouvoir. Sa base électorale donc, qui avait tendance à se diluer ces derniers temps, et la droite aussi, qui a eu droit à quelques clins d'oeil appuyés et assumés.

À coups de « je veux », « je crois » et de « je pense », le président de la République s'est donc évertué à donner des gages, en matière de fiscalité, de retraites, de proximité. Et aussi à fixer des lignes rouges qui consistaient surtout à repousser les revendications des « gilets jaunes ».

Au-delà de l'effeuillage attendu du catalogue de ristournes obligatoirement de sortie dans ces circonstances - qui a dû faire se dresser les cheveux sur la tête des fonctionnaires de Bercy -, Emmanuel Macron a surtout tenu à réaffirmer qu'il était là pour refixer le cap, pas pour le changer. Quand il dit, dès le début de son allocution, « Est-ce qu'on a fait fausse route ? Je crois tout le contraire », il n'y a besoin d'aucune exégèse.

Alors, a-t-on assisté à un « nouvel acte de notre République » ? Pas vraiment, non. Pas même à un infléchissement. À une adaptation aux rigueurs du temps plutôt.

 

 
 

 

ELYSEE Première conférence de presse d'Emmanuel Macron : Même politique, autre méthode

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 05:50:45

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ELYSEE Première conférence de presse d'Emmanuel Macron
ELYSEE Première conférence de presse d'Emmanuel Macron : Même politique, autre méthode
Le président dit avoir « senti dans sa chair » la colère et les inquiétudes des Français. Il annonce une méthode plus « humaine », mais au service d'une politique inchangée : libérale, sociale, républicaine.

 
Le Président a voulu achever l'échange sur Notre-Dame, jamais évoquée jusque-là, sur un appel à « réhumaniser » la politique. Comme une note finale d'enchantement après une longue, très longue conférence de presse de deux heures et demie, mangée par une heure de propos liminaire, et plutôt roborative.
« Décisions justes »

Il fallait cela, après deux ans à l'Élysée, et des mois de crise ouverts par les gilets jaunes et continués par un grand débat. Comment résumer le propos présidentiel ? Ma politique est la bonne, mais la méthode doit changer. « Les grandes transformations ne doivent pas être arrêtées », les décisions prises « ont été justes », a d'emblée posé Emmanuel Macron. Le cap demeure, d'une politique libérale (baisse des impôts et des dépenses publiques), sociale (effort sur les petites retraites ou sur l'éducation), et républicaine (avec une « reprise en main » du dossier de l'immigration).

Il confesse cependant des regrets, de ses critiques « pas tout à fait légitimes » contre les retraités à ses « injonctions » permanentes aux Français. Place donc à « un changement de méthode très profond », une démarche « plus humaine, plus enracinée ». Cela, dit-il, « je l'ai entendu, senti dans ma chair » lors du grand débat.

Au fond, Emmanuel Macron a redécouvert qu'il était aussi un héritier de Michel Rocard, ce Premier ministre qui revendiquait de s'occuper des cages d'escalier. Aurait-il, il y a deux ans, parlé des femmes élevant seules leurs enfants et courant après leur ex-conjoint pour percevoir leur pension alimentaire ? Désormais, les Caisses d'allocation familiale auront le pouvoir de le faire.
« L'art d'être français »

Mais rien n'est jamais univoque, chez Emmanuel Macron. Le souci de la vie quotidienne s'est mêlé à quelques grandes envolées sur « l'art d'être Français », qui serait d'être « enfant des Lumières ».
Derrière un petit bureau

C'est le « et, et » du style macronien, à l'image du décor de cette première conférence de presse télévisée du quinquennat : une salle des fêtes de l'Élysée toujours surplombée de lustres impressionnants, un président juché sur une estrade derrière un petit bureau, comme jadis le général de Gaulle, avec la même assistance muette des ministres, comme s'ils n'avaient rien d'autre à faire - et en même temps, une salle dépouillée de ses lourdes tentures et tapisseries des Gobelins, repeinte dans ce ton crème des intérieurs de cadres sup'.
Précisions et annonces

L'autre surprise est qu'il y eut plus que des confirmations et des précisions - de vraies annonces. Ainsi l'abandon possible (et donc probable) du projet de suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, la nouvelle étape de décentralisation, ou le référendum d'initiative partagée.

Cela calmera-t-il la « colère des Français » ? Il a promis de maintenir le dialogue avec les Français, mais il a aussi prévenu que « diriger, c'est accepter de ne pas être populaire »... Il le sait, il le dit : « Je n'aurai pas de répit. »
Francis BROCHET

 

 
 

 

Même politique, autre méthode

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 06:29:58

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Même politique, autre méthode
 

 
Le Président a voulu achever l'échange sur Notre-Dame, jamais évoquée jusque-là, sur un appel à « réhumaniser » la politique. Comme une note finale d'enchantement après une longue, très longue conférence de presse de deux heures et demie, mangée par une heure de propos liminaire, et plutôt roborative.
« Décisions justes »

Il fallait cela, après deux ans à l'Élysée, et des mois de crise ouverts par les gilets jaunes et continués par un grand débat. Comment résumer le propos présidentiel ? Ma politique est la bonne, mais la méthode doit changer. « Les grandes transformations ne doivent pas être arrêtées », les décisions prises « ont été justes », a d'emblée posé Emmanuel Macron. Le cap demeure, d'une politique libérale (baisse des impôts et des dépenses publiques), sociale (effort sur les petites retraites ou sur l'éducation), et républicaine (avec une « reprise en main » du dossier de l'immigration).

Il confesse cependant des regrets, de ses critiques « pas tout à fait légitimes » contre les retraités à ses « injonctions » permanentes aux Français. Place donc à « un changement de méthode très profond », une démarche « plus humaine, plus enracinée ». Cela, dit-il, « je l'ai entendu, senti dans ma chair » lors du grand débat.

Au fond, Emmanuel Macron a redécouvert qu'il était aussi un héritier de Michel Rocard, ce Premier ministre qui revendiquait de s'occuper des cages d'escalier. Aurait-il, il y a deux ans, parlé des femmes élevant seules leurs enfants et courant après leur ex-conjoint pour percevoir leur pension alimentaire ? Désormais, les Caisses d'allocation familiale auront le pouvoir de le faire.
« L'art d'être français »

Mais rien n'est jamais univoque, chez Emmanuel Macron. Le souci de la vie quotidienne s'est mêlé à quelques grandes envolées sur « l'art d'être Français », qui serait d'être « enfant des Lumières ».
Derrière un petit bureau

C'est le « et, et » du style macronien, à l'image du décor de cette première conférence de presse télévisée du quinquennat : une salle des fêtes de l'Élysée toujours surplombée de lustres impressionnants, un président juché sur une estrade derrière un petit bureau, comme jadis le général de Gaulle, avec la même assistance muette des ministres, comme s'ils n'avaient rien d'autre à faire - et en même temps, une salle dépouillée de ses lourdes tentures et tapisseries des Gobelins, repeinte dans ce ton crème des intérieurs de cadres sup'.
Précisions et annonces

L'autre surprise est qu'il y eut plus que des confirmations et des précisions - de vraies annonces. Ainsi l'abandon possible (et donc probable) du projet de suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, la nouvelle étape de décentralisation, ou le référendum d'initiative partagée.

Cela calmera-t-il la « colère des Français » ? Il a promis de maintenir le dialogue avec les Français, mais il a aussi prévenu que « diriger, c'est accepter de ne pas être populaire »... Il le sait, il le dit : « Je n'aurai pas de répit. »
Francis BROCHET

 

 
 

Politique Pouvoir d'achat : Moins d'impôts mais...

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 05:51:21

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Politique Pouvoir d'achat
Politique Pouvoir d'achat : Moins d'impôts mais...
Le président a confirmé les baisses d'impôt sur le revenu et décidé de réindexer les retraites sur l'inflation. Le financement passera par davantage de travail.

 
Cinq milliards d'impôt sur le revenu en moins pour les classes moyennes ; des efforts ciblés sur les retraités les plus modestes et les familles monoparentales ; la reconduction de la défiscalisation et de l'absence de cotisations sur des primes que verseraient les entreprises à leurs salariés. Le président a donc livré ses arbitrages sur les questions majeures qui ont émergé du grand débat. A savoir le pouvoir d'achat, la justice fiscale, la situation de retraités aux pensions moyennes. Il admet d'ailleurs « leur avoir demandé trop d'efforts au début du quinquennat ». Sa seule vraie rectification dans ce registre de la fiscalité et du travail.
Plus pour les retraités

Sur les impôts, la diminution pour les classes moyennes est actée mais pas précisée. « C'est au gouvernement de le déterminer », a-t-il répondu à plusieurs reprises. Le Parlement aura également son mot à dire. Création de nouvelles tranches en bas et en haut de l'échelle ? Nouveaux découpages à l'intérieur des tranches ? Cela passera par des ajustements techniques, pas par une grande réforme fiscale.

Sur les pensions, une confirmation : elles seront réindexées sur l'inflation pour ceux qui perçoivent moins de 2 000 euros. Deux nouveautés cependant : la fin de la « sous-indexation » de toutes les retraites en 2021 (le Conseil constitutionnel l'aurait probablement exigé) et la volonté de parvenir à une retraite minimale de 1 000 euros pour tous ceux qui ont une carrière complète, « afin que les gens qui ont travaillé perçoivent davantage que le minimum vieillesse » (880 EUR). Et de citer commerçants, artisans, salariés qui n'ont toujours pas bien cotisé. Autre réponse à une « remontée des ronds-points » : le recouvrement par l'État des pensions alimentaires des mauvais payeurs afin que les mères isolées n'aient plus à galérer entre huissiers et avocats parfois pour ne jamais les percevoir.
Qui va payer tout cela ?

Pas les « grandes fortunes » sauf si elles ont des biens immobiliers. « On ne taxe pas la fortune qui crée activité et emploi ».

Les plus grandes entreprises seront néanmoins mises à contribution: « J'ai demandé au gouvernement d'étudier la suppression de niches fiscales des entreprises mais pas celles des particuliers ». Du coup, gardes d'enfants, emplois à domicile, investissements dans la pierre et les défiscalisations dévolues au Dom-Tom, la niche la plus coûteuse pour l'État, sont maintenues.

Le président a peu insisté sur les économies et pour cause : elles ne sont compatibles ni avec l'exigence de service public remontée du grand débat, ni aux autres mesures annoncées (écoles, hôpitaux, Ehpad; lire par ailleurs).
Jours fériés maintenus

L'idée majeure, c'est de créer de nouvelles recettes par davantage de travail. « Nous travaillons moins que pratiquement tous nos voisins de l'UE tant sur l'année que sur la carrière », a répété à deux reprises Emmanuel Macron. Ce « travailler plus » ne passera pas par la suppression d'un jour férié : « Cela créerait une polémique inutile et ce ne serait pas efficace ». Pas question de réduire les congés. Sur les 35 heures, pas de décision mais la continuité : « La loi Travail permet à chacun de négocier la durée de travail ». En revanche, l'allongement des carrières reste de mise.

L'âge légal de la retraite restera à 62 ans. « Parce que c'est un engagement de campagne et que je m'y tiendrai et parce qu'on est toujours dans le chômage de masse ». Pourtant, il constate « qu'on entre plus tard dans la vie active du fait des études et qu'on vit plus longtemps ». La durée de cotisations et le système à points restent les deux piliers de la réforme qui se prépare pour juin ; Un chantier devenu fondamental pour la suite du quinquennat.
Pascal JALABERT

 

 
 

 

Le RIC mis au placard

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 06:07:51

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Le RIC mis au placard
 

 
Emmanuel Macron repousse l'idée du référendum d'initiative citoyenne (RIC), une des principales revendications des gilets jaunes. Il estime qu'il remettrait en cause la démocratie représentative. Le chef de l'État propose en revanche de simplifier les règles du référendum d'initiative partagée (RIP) qui existe depuis 11 ans mais n'a jamais été mis en oeuvre car le seuil actuel de 4,5 millions de signatures est très difficile à atteindre. Le président veut l'abaisser à un million. Emmanuel Macron souhaite également

créer un droit d'interpellation des élus locaux permettant à un certain nombre de citoyens d'ajouter une proposition à l'ordre du jour d'un conseil municipal ou d'une assemblée locale. Le chef de l'État a annoncé par ailleurs le tirage au sort de 150 Français dès juin prochain qui siégeront au sein d'un conseil de participation citoyenne appelé à venir compléter le conseil économique, social et environnemental.

Le chef de l'État n'organisera pas de référendum pour soumettre au vote des Français ses réponses à la crise des gilets jaunes mais il n'exclut pas d'utiliser cette prérogative présidentielle d'ici à la fin du mandat s'il le juge nécessaire.
L. C.

 

 
 

Formation L'ENA à Strasbourg : Un symbole fort

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 05:55:06

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Formation L'ENA à Strasbourg
Formation L'ENA à Strasbourg : Un symbole fort
Qu'est ce que l'ENA a apporté à Strasbourg ? Son implantation dans la capitale alsacienne est un symbole de décentralisation et d'ouverture sur l'Europe. Entre autre.

 
L'avenir de l'ENA, implantée depuis 1 991 à Strasbourg, était suspendu hier soir à l'intervention d'Emmanuel Macron.
«Il y a un véritable enjeu pour la ville. On voit bien les coups de boutoir des anti-Strasbourg contre le Parlement européen. La disparition de l'ENA serait un élément négatif pour le prestige, le développement, la symbolique de la ville », analyse Richard Kleinschmager, professeur émérite à l'Université de Strasbourg.

L'installation de l'ENA à Strasbourg en 1991 est « le fait du prince », rappelle l'universitaire. « Le règne de François Mitterrand est en train de s'essouffler. C'est une façon d'affirmer la capacité d'aller vers une certaine décentralisation. C'est aussi l'idée de se rapprocher de l'Europe à travers Strasbourg. »

Roland Ries, maire de Strasbourg, se souvient du tsunami provoqué par l'annonce du déménagement de l'ENA. « J'étais premier adjoint de Catherine Trautmann, nous l'avons appris la veille et j'ai bien compris pourquoi. Cette décision n'était pas facile à mettre en oeuvre, dans un pays qui reste centralisé. Décentraliser la pépinière des hauts fonctionnaires de l'État n'était pas une tâche facile. » Même si ce n'est « pas une mauvaise chose de former en province des hauts fonctionnaires qui auront des responsabilités nationales », souligne Richard Kleinschmager.

Édith Cresson avait choisi Strasbourg car c'est une des capitales européennes, poursuit Roland Ries. « Choisir Strasbourg, c'est donner une orientation plus internationale, plus européenne à l'ENA. L'État est aujourd'hui dans un environnement européen. Ouvrir l'ENA sur l'international et l'Europe était la motivation d'Édith Cresson. »

La capitale alsacienne en a tiré des avantages. Les élèves français et étrangers « sont devenus des ambassadeurs de Strasbourg au niveau national, européen et international. La dimension européenne et internationale de l'École a conforté cette orientation de la ville et de la région Alsace », remarque le maire. Un autre intérêt est économique, « même si ce n'est pas le principal; il y a des personnels, des enseignants domiciliés à Strasbourg qui constituent également un réservoir d'ambassadeurs pour Strasbourg ». Le déménagement de l'ENA à Strasbourg a aussi permis « de transformer une ancienne prison en superbe école. Cette reconfiguration est une réussite », rappelle Roland Ries.
«La logique n'est pas de former de bons Alsaciens, mais de bons fonctionnaires nationaux»

Cependant, il a fallu attendre 20 ans, l'année 2011, pour que les services de l'ENA soient enfin regroupés dans la capitale alsacienne. L'École n'avait-elle pas les pieds à Strasbourg et la tête à Paris ? « C'est un peu la réalité, mais ce serait une erreur de réduire l'ENA à son lien à Paris », prévient Richard Kleinschmager. « C'est un lien avec le pays tout entier. La logique des gens formés ici n'est pas de devenir de bons Alsaciens, mais de bons fonctionnaires nationaux, voire internationaux pour la France. Le lien à Paris est consubstantiel à l'ENA. Les stages dans les ministères se font toujours à Paris.»

L'universitaire regrette cependant que l'ENA n'ait pas « noué davantage de liens avec l'Université de Strasbourg dont la réputation, par exemple en matière de droit européen, n'est plus à faire ». Même si l'Unistra et l'ENA ont créé un master commun Administration publique générale, « il y a des éléments de connexion, mais peu d'enracinements forts. S'il y avait eu une institution de recherche commune entre l'ENA et certains laboratoires de l'Unistra, on aurait pu dire que cette école professionnalisante a un support universitaire à Strasbourg ».

Des relations ont cependant été établies entre l'ENA et des organismes de formation strasbourgeois comme l'INET (Institut national des études territoriales), l'École nationale chargée de former les fonctionnaires territoriaux. Des modules de formation conjoints ont été mis en place.
Renforcement des liens avec Strasbourg

Mais surtout, l'arrivée en août 2017 de Patrick Gérard à la tête de l'ENA a permis de renforcer les liens de l'École et de ses élèves avec Strasbourg et l'Europe. Une convention signée en octobre 2017 avec Sciences Po Strasbourg a permis de développer un Parcours haute fonction publique « pour amener et accompagner les bons élèves boursiers vers les concours de la haute fonction publique », explique Gabriel Eckert, directeur de l'Institut d'Etudes politiques. Plus récemment, en coopération avec Sciences Po, Patrick Gérard a annoncé l'ouverture à la rentrée 2019 d'une Prépa ENA égalité des chances à Strasbourg, la première en province. « Sciences Po Strasbourg a été créé par la même ordonnance, du 9 octobre 1945, qui a créé Sciences Po Paris et l'ENA. C'est important de rappeler cette proximité historique, cette proximité de valeurs », assure Gabriel Eckert. « Je suis un universitaire, un fils d'ouvrier et un défenseur de l'ENA qui fait bien son travail. La question de la discrimination sociale en France est le fait de l'ensemble du système de formation scolaire, ce n'est pas le point d'arrivée. »
J.F.C. Un collectif contre la suppression de l'ENA a été créé par la Prépa ENA (il existe 13 prépas ENA dans les IEP) de Sciences Po Strasbourg. « L'École doit être réformée mais pas supprimée. »

Un collectif contre la suppression de l'ENA a été créé par la Prépa ENA (il existe 13 prépas ENA dans les IEP) de Sciences Po Strasbourg. « L'École doit être réformée mais pas supprimée. »

 
 

 

Gilets jaunes : Pas convaincus du tout

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 05:53:56

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Gilets jaunes
Gilets jaunes : Pas convaincus du tout
Les gilets jaunes ont suivi l'allocution présidentielle. Dans un bistrot, dans un cabanon, ou chez eux. Et leur jugement est sans appel: déçus, en colère, ils sont remobilisés pour alimenter la manifestation nationale à Strasbourg ce samedi.

 
Des gilets jaunes très attentifs, dans une brasserie de Strasbourg.
«Il n'a rien dit sur le pouvoir d'achat et la hausse du SMIC»
A Strasbourg, une trentaine de gilets jaunes suivent l'intervention d'Emmanuel Macron dans un bistrot où ils ont pris l'habitude de se retrouver.

Antoine, 53 ans critique «une forme de déni»: «Il n'a rien annoncé de nouveau et surtout rien de concret. Il propose des choses que les gilets jaunes n'ont même pas demandées et des initiatives qui se concrétiseront quand il ne sera plus au pouvoir. Il n'a rien dit sur le pouvoir d'achat et la hausse du SMIC. Il est déjà dans sa campagne présidentielle prochaine». Pascha, 57 ans, de Strasbourg, dénonce la «belle prestation de communication d'un technocrate qui sait très bien parler», mais dont «le libéralisme est incompatible avec les revendications» des gilets jaunes. «Il a passé de la pommade aux enseignants mais nous savons qui il est, au fond. Nous devons poursuivre le combat. » Pour Isabelle, 36 ans, de Strasbourg, le président «n'a rien entendu des revendications clairement exprimées depuis cinq mois». «Il nous répond que les riches continueront d'être riches. Nous n'avons rien de ce que nous souhaitions avoir. Il y a un profond décalage entre ce qu'il peut dire et la réalité de ce que vivent les gens. Je ressens un profond mépris. Il a soigné son électorat de droite sur l'immigration, ce qui est scandaleux. Il a été blanc et vide. »

Venu d'Alsace Bossue (Ingwiller), Christian, 66 ans, donne «2 sur 20» à l'intervention présidentielle. «Qui va comprendre ce qu'il a dit ? C'est comme s'il parlait le latin pour ne pas se faire comprendre par le peuple. Il ne s'est pas adressé à nous. C'est un menteur de base. Pendant la campagne, il a menti sur Alstom et le maintien du pouvoir d'achat des retraités. Comment voulez-vous qu'on le croie aujourd'hui ? »
«Un petit pansement sur une grosse fracture»

Joint à Roppenheim ce jeudi soir, Stéphane Beiner, 32 ans, ancien leader du mouvement dans le nord de l'Alsace et bénévole aux « street medics», se dit à la fois « déçu » et « en colère ». «Il annonce des mesures, mais rien de concret pour demain. Les retraités gagneront toujours 800 euros par mois et l'essence restera toujours aussi chère. Il dit qu'il faudra travailler davantage, encore faut-il en donner les moyens aux gens ! La TVA sur les produits de première nécessité ne baisse pas et les GAFA, on n'y touche pas.» Pour lui, cette allocution va «remettre du monde dans la rue». «Il a mis un petit pansement sur une grosse fracture, c'est un plâtre qu'il fallait. C'était le discours de la dernière chance. Samedi, ça risque d'être compliqué», annonce-t-il.

Dans le Haut-Rhin, à Soultz, Emmanuel Macron n'a pas davantage convaincu. Au rond-point du Nouveau Monde, Ben, Colmarien de 22 ans, gilet jaune de la première heure et lui aussi bénévole «street medic», a rejoint les «camarades » au « plus gros QG d'Alsace » (308 actifs). Ses espoirs à lui, comme ceux de son ami Claude, portaient sur «la justice sociale, le pouvoir d'achat, avec un coup de pouce au SMIC, le référendum d'initiative citoyenne (RIC), la hausse des petites retraites, l'aide aux mères isolées, la meilleure prise en charge des handicapés...». A leurs côtés, Typhaine, de Carspach, espérait le RIC pour que tous puissent se sentir « à nouveau acteurs dans la vie de notre pays ».

Dès qu'Emmanuel Macron annonce qu'il écarte le vote obligatoire et la prise en compte des bulletins blancs, le public manifeste sa colère: « Tu ne sers à rien!», «Enfumage» ! «Les mesures concrètes, c'est pour quand?» demande une retraitée, tandis qu'un autre propose «d'éteindre la télé, ça fera des économies d'électricité ». Anita, 81 ans, doyenne du groupe, regrette l'absence d'«un mot gentil pour rassurer le peuple ». À côté d'elle, sur le banc des anciens, Irène, « bientôt retraitée à 800 euros par mois », attendait plus.
«Si on arrête, le mouvement est mort»

«C'est un long monologue, on n'a pas notre mot à dire, or c'est justement ce qu'on reproche depuis le début à ce gouvernement », résume Ben, qui pointe tout de même quelques éléments positifs: « L'assemblée citoyenne, c'est une bonne chose si c'est réalisé correctement. La baisse du nombre de députés, la décentralisation par rapport à Paris, c'est bien aussi.» Mais l'absence du RIC est très mal vécue: «Ils ne veulent pas l'accepter totalement car c'est une perte de pouvoir pour eux et c'est reconnaître qu'il y a un problème de démocratie dans notre pays.» Rendez-vous est donc pris pour le rassemblement à Strasbourg, ce samedi: «Si on arrête, le mouvement est mort.»

A Carspach, dans le Sundgau, ils sont une quinzaine, réunis dans le « Mobiljaune », érigé à côté du rond-point, à suivre l'allocution présidentielle, grâce à un téléviseur branché sur une batterie de voiture. Et ils se disent déçus sur toute la ligne. « Baratin, il n'a rien compris, ce n'est rien, que des mots, on ne comprend rien... » sont les sentences le plus souvent prononcées, aux côtés d'autres expressions, plus fleuries. Ainsi, Myriam, retraitée de 64 ans, de Heimersdorf. « Comme d'habitude, c'est un grand blabla. En cinq mois, il aurait pu faire des efforts ! Dommage, s'il avait donné un peu, on aurait peut-être arrêté mais là, on va continuer notre lutte ! Il y a trop de différence entre les riches et ceux qui bossent toute leur vie sans rien avoir à la fin. »
«Il nous traite comme des moins que rien»

Même tonalité chez Chris, agent d'entretien de 30 ans domicilié à Heimersdorf lui aussi. « Macron est à côté de la plaque, totalement. Il ignore les gilets jaunes, il passe son temps à se donner bonne conscience et à se justifier. Pour lui, tout va bien ! Il ne veut pas répondre à des demandes concrètes, sinon, il a peur de décevoir ceux qui l'ont mis en place. Il est coincé... L'avenir des gilets jaunes passe donc par la traduction, juridique, concrète et économique, de nos revendications afin que tout le monde les comprenne bien. »

Venant de Volgelsheim, Fabienne, technicienne de surface de 58 ans, n'est pas près de ranger sa chasuble. « Je suis mobilisée depuis le 17 novembre, une pure et dure. On veut vivre et non survivre ! Le gouvernement ne nous écoute pas et tourne autour du pot. J'ai vraiment eu mal au coeur quand la cathédrale Notre-Dame a brûlé, mais ça me révolte qu'on trouve un milliard pour cela en deux jours alors qu'on n'arrive pas à donner 100 EUR à ceux qui sont dans la misère. Nous ne sommes pas des cas sociaux, nous travaillons ! Moi, je suis veuve et je n'arrive pas à vivre. S'il n'y avait pas la solidarité entre gilets jaunes, je n'y arriverais pas. J'ai tous les trimestres pour la retraite mais je dois continuer à travailler pour payer les factures. Tout n'est pas de la faute de Macron, mais il nous traite comme des moins que rien et ça, on n'en peut plus ! »

A Molsheim, au QG, Céline, 37 ans, mère au foyer vivant à Mutzig, avec quatre enfants, se dit «pas du tout satisfaite». Cette auxiliaire de vie en congé parental, bénévole au Secours Populaire, raconte les «difficultés importantes» qu'elle et son mari vivent. Si elle a relevé qu'Emmanuel Macron a évoqué «les jeunes défavorisés», surtout ceux des milieux ruraux, qui doivent «pouvoir être aidés, pour le transport ou le logement», elle souligne qu'en réalité eux n'ont «droit à rien». «J'ai acheté un vélo à mon fils pour son anniversaire, à 20 euros sur Leboncoin, il me reste 10 euros pour finir le mois, notre ligne téléphonique a été coupée... On a dû changer de voiture, et on n'avait pas droit aux aides, on ne correspond pas aux critères pour les primes.» Elle conclut: «Il n'a pas fini d'entendre parler des gilets jaunes. Je pense que pas grand monde sera satisfait ce soir. »
F. By, N. L., M.-L. P., E. S., L. D.

 

 
 

 

Macron conférence de presse...À Kingersheim et Carspach, entre désintérêt et désapprobation

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 06:04:45

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Macron conférence de presse...À Kingersheim et Carspach, entre désintérêt et désapprobation
 

 
Les gilets jaunes ont suivi l'intervention du chef de l'État depuis Carspach : « On va continuer notre lutte. » Photo DNA/Nicolas Lehr
Au « Kalijaune », le surnom donné au lieu de rassemblement des gilets jaunes au Kaligone de Kingersheim, « on s'en fout des déclarations de Macron ». Ici, ses annonces, quelles qu'elles fussent, n'avaient aucune chance de contenter les personnes présentes qui, pour certaines, sont là depuis le premier jour de la contestation.

« On n'y passe plus la nuit et on ne bloque plus la circulation... Mais on n'est pas près de partir ! », lance Bob, fier du travail réalisé depuis des semaines. Marie, elle, n'attend qu'une chose : « La révolution... Et vous allez voir, samedi à Strasbourg, on va la faire ! Car on sera en force. » « Vous pouvez dire ce que vous voulez, hurle un gilet jaune énervé dans notre direction. On sait que vous mentez, comme celui que vous soutenez [sous-entendu le président Macron]... »
« À côté de la plaque »

Dans le Sundgau, dans le chalet « Mobiljaune » installé depuis le début de l'année à proximité du rond-point de Carspach, une quinzaine de gilets jaunes ont suivi l'allocution présidentielle sur un téléviseur alimenté par une batterie de voiture.

Patients au début, ils ont peu à peu décroché, réagissant de temps à autre à un mot ou une idée pour la désapprouver. « Baratin ! Il n'a rien compris ! Ce n'est rien, que des mots, on ne comprend rien... », sont les sentences le plus souvent entendues, à côté d'autres expressions plus fleuries à l'encontre d'un chef de l'État qui continue à cristalliser leur colère. « Comme d'habitude, c'est un grand bla-bla, estime ainsi Myriam, 64 ans, retraitée de Heimersdorf. En cinq mois, il aurait pu faire des efforts ! S'il avait donné un peu, on aurait peut-être arrêté, mais là, on va continuer notre lutte. Il y a trop de différence entre les riches et ceux qui bossent toute leur vie sans avoir rien à la fin. »

Même tonalité chez Chris, 30 ans, agent d'entretien domicilié à Heimersdorf lui aussi. « Macron est à côté de la plaque ! Il ignore les gilets jaunes, il passe son temps à se donner bonne conscience et à se justifier. Il ne veut pas répondre à des demandes concrètes, il a peur de décevoir ceux qui l'ont mis en place. Il est coincé... L'avenir des gilets jaunes passe donc par la traduction, juridique, concrète et économique, de nos revendications afin que tout le monde les comprenne bien. »

Venant de Volgelsheim, Fabienne, technicienne de surface de 58 ans, n'est pas près de ranger sa chasuble non plus. « Je suis mobilisée depuis le 17 novembre. On veut vivre et non survivre ! Le gouvernement ne nous écoute pas et tourne autour du pot. J'ai vraiment eu mal au coeur quand la cathédrale Notre-Dame [de Paris] a brûlé, mais ça me révolte qu'on trouve 1 milliard d'euros pour la reconstruire en deux jours, alors qu'on n'arrive pas à donner 100 EUR à ceux qui sont dans la misère... Nous ne sommes pas des cas sociaux, nous travaillons ! » Et d'ajouter : « Moi, je suis veuve et je n'arrive pas à vivre. S'il n'y avait pas la solidarité entre gilets jaunes, je n'y arriverais pas. J'ai tous les trimestres pour la retraite, mais je dois continuer à travailler pour payer les factures... Tout n'est pas de la faute de Macron, mais il nous traite comme des moins que rien et ça, on n'en peut plus ! »

Gregory LOBJOIE et Nicolas LEHR

 

 
 

« Il ne s'est pas adressé à nous », estiment les Strasbourgeois

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 06:06:49

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« Il ne s'est pas adressé à nous », estiment les Strasbourgeois
 

 
Les gilets jaunes strasbourgeois se sont retrouvés ce jeudi à la Brasserie parisienne. Photo DNA/Laurent Réa
Antoine, âgé de 53 ans, critique « une forme de déni » : « Il n'a rien annoncé de nouveau, et surtout rien de concret. Il propose des choses que les gilets jaunes n'ont même pas demandées et des initiatives qui se concrétiseront quand il ne sera même plus au pouvoir... Il n'a rien dit sur le pouvoir d'achat et la hausse du Smic. Il est déjà dans sa prochaine campagne présidentielle. »

P ascha, 57 ans, dénonce la « belle prestation de communication d'un technocrate qui sait très bien parler », mais dont « le libéralisme est incompatible avec les revendications » des gilets jaunes. « Il a passé de la pommade aux enseignants, mais nous savons qui il est, au fond. Nous devons poursuivre le combat. »

Pour Isabelle, 36 ans, le président « n'a rien entendu des revendications clairement exprimées depuis cinq mois ». Selon elle, « il répond que les riches continueront d'être riches. Nous n'avons rien ce que nous souhaitions avoir ! Il y a un profond décalage entre ce qu'il peut dire et la réalité de ce que vivent les gens. Je ressens un profond mépris. Il a soigné son électorat de droite sur l'immigration, ce qui est scandaleux. Il a été blanc et vide. »

Venu d'Alsace Bossue (Ingwiller), Christian, 66 ans, donne « 2 sur 20 » à l'intervention présidentielle. « Qui va comprendre ce qu'il a dit ? C'est comme s'il parlait le latin pour ne pas se faire comprendre par le peuple ! Il ne s'est pas adressé à nous. C'est un menteur de base. Pendant la campagne, il a menti sur Alstom et le maintien du pouvoir d'achat des retraités, comment voulez-vous qu'on le croie aujourd'hui ? »
Franck BUCHY

 

 
 

GJ Des lieux interdits ce samedi à Strasbourg

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 06:05:47

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GJ Des lieux interdits ce samedi à Strasbourg
 

 
Les gilets jaunes prévoient un rassemblement « européen » ce samedi 27 avril à Strasbourg (L'Alsace d'hier). Jean-Luc Marx, préfet du Bas-Rhin et du Grand Est, souligne que cette manifestation « n'a pas été déclarée auprès de l'autorité préfectorale contrairement aux exigences légales en vigueur ». Il évoque des « risques de troubles à l'ordre et à la tranquillité publics » et interdit donc toute manifestation, ce samedi, sur une partie de l'ellipse insulaire, sur le parvis de la gare, ainsi qu'aux abords des institutions européennes, dans un arrêté préfectoral.

Le préfet rappelle que les organisateurs d'une manifestation interdite sont passibles de six mois d'emprisonnement et de 7 500 EUR d'amende, les participants étant quant à eux passibles d'une contravention de quatrième classe (amende de 135 EUR). Il rappelle que le refus de se disperser après sommation des forces de l'ordre est également passible d'une peine d'un an d'emprisonnement et 15 000 EUR d'amende, que le délit de dissimulation volontaire du visage dans une manifestation, puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 EUR d'amende, permet désormais le placement en garde à vue des personnes concernées.

 

 
 

20 % de bio en 2022 dans les cantines

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 05:53:01

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Alimentation Restauration
20 % de bio en 2022 dans les cantines
 

 
Toutes les cantines de France devront servir 50 % de produits durables et 20 % de produits bio d'ici début 2022. Le décret en ce sens, application de la loi Egalim sur l'alimentation, a été publié au Journal officiel. Le texte concerne les cantines des établissements « chargés d'une mission de service public », dont notamment les écoles.
« Formidable levier de progrès »

« La restauration collective, qui représente chaque année 3,7 milliards de repas servis dans notre pays, constitue un formidable levier de progrès pour accélérer la transition vers une alimentation plus saine, durable et accessible à tous, a déclaré le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume. Elle contribue à la transition agro-écologique de nos exploitations, et à la réconciliation entre agriculteurs et citoyens. »

Le décret précise notamment les catégories de produits entrant dans les objectifs d'approvisionnement et les modalités du suivi de ces objectifs.
D'autres initiatives

Ce nouveau texte complète d'autres initiatives : expérimentation de l'affichage obligatoire de la nature des produits et l'instauration des comités régionaux de l'alimentation, qui se verront désormais confier le rôle d'instance de concertation locale pour l'atteinte des seuils d'approvisionnement.

La « loi pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous », (Egalim), issue des travaux des Etats généraux de l'alimentation, a été votée en octobre 2018.

 

 
 

 

Metz Transports : Une nouvelle identité pour les transports régionaux

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 05:55:56

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Metz Transports
Metz Transports : Une nouvelle identité pour les transports régionaux
Fluo Grand Est est né et va s'afficher progressivement sur tous les TER, bus scolaires et interurbains de la région. Sur le fond bleu du logo Grand Est, fluo s'annonce en couleur vive. Quant au calculateur d'itinéraire fluo.eu, il combinera l'ensemble des modes de transport.

 
Jeunesse, dynamisme et couleur flashy pour le lancement en gare de Metz de Fluo Grand Est, la nouvelle identité du réseau de transports de la Région Grand Est.
1700 TER, 3 500 bus scolaires, 1 000 autocars interurbains, la région Grand Est gère un très gros réseau de transports en commun. Car, au-delà des trains régionaux, ce sont désormais tous les acheminements scolaires et transports interurbains qui sont à sa charge. « Nous sommes la seule région à avoir pris en charge la mobilité de la totalité de nos départements », souligne Jean Rottner, président de la région Grand Est. « Pour plus d'efficacité, nous avons opté pour une gestion de proximité, à partir de chacune de nos agences régionales. »

Pour mieux communiquer sur cette compétence mobilité, Grand Est a décidé de créer sa marque. Hier, au son de la sirène du train, de musique pop pendant qu'une demoiselle dansait en T-shirt vert, Fluo Grand Est est entrée en gare de Metz. « On a choisi ce nom pour son côté jeune, facile, fluide », commente David Valence, vice-président aux transports. Bus et trains seront tagués de la nouvelle marque, progressivement « pour ne pas engendrer de coûts supplémentaires », précise Jean Rottner.

« La volonté est d'unifier notre marque, donner une cohérence et afficher notre volonté de nous investir sur la question des mobilités. »
fluo.eu calcule et combine

Parallèlement, a été mis en place fluo.eu, un calculateur d'itinéraire qui propose le meilleur trajet en temps réel et combine l'ensemble des modes de transport : transport public régional et urbain, vélo, covoiturage, autopartage, véhicules individuels, etc. Quelques clics donnent accès aux horaires et tarifs, transport à la demande, plans des réseaux, etc. pour l'ensemble du réseau régional.
L.S.

 

 
 

 

Le Grand Est se repeint en Fluo

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 05:59:22

Le Grand Est se repeint en Fluo
 

 
Jeunesse, dynamisme et couleur flashy pour le lancement en gare de Metz de Fluo, la nouvelle identité du réseau de transport de la région Grand Est. Photo Le Républicain Lorrain/Pascal Brocard
1 700 TER, 3 500 bus scolaires, 1 000 autocars interurbains : la région Grand Est gère un gros, très gros réseau de transport en commun. Car au-delà des trains régionaux, c'est désormais tous les acheminements scolaires et transports interurbains qui sont à sa charge.

« Nous sommes la seule région à avoir pris en charge la mobilité de la totalité de nos départements, souligne Jean Rottner, président de la région Grand Est. Pour plus d'efficacité, nous avons opté pour une gestion de proximité, à partir de chacune de nos agences régionales. »
Un « côté jeune,facile, fluide »

Pour mieux communiquer sur cette compétence mobilité, Grand Est a décidé de créer sa marque. Ce jeudi, au son de la sirène du train, de musique pop et demoiselles dansant en tee-shirt vert fluo, Fluo Grand Est est entrée en gare de Metz. « On a choisi ce nom pour son côté jeune, facile, fluide », commente David Valence, vice-président aux transports. Bus et trains seront tagués de la nouvelle marque progressivement, « pour ne pas engendrer de coûts supplémentaires », précise Jean Rottner. « La volonté est d'unifier notre marque, donner une cohérence et afficher notre volonté de nous investir sur la question des mobilités », note-t-il.

Parallèlement, a été mis en place fluo.eu, un calculateur d'itinéraire qui propose le meilleur trajet en temps réel et combine l'ensemble des modes de transport : transport public régional et urbain, vélo, covoiturage, autopartage, véhicules individuels, etc. Quelques clics donnent accès aux horaires et tarifs, transport à la demande, plans des réseaux..., pour l'ensemble du réseau régional.
L. S.

 

 
 

Bâle Projet d'attentat : la police allemande confirme

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 06:13:02

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Bâle Projet d'attentat : la police allemande confirme
 

 
Daech envisageait de provoquer une « catastrophe économique » en visant le port de Kleinh
Daech avait bien planifié l'attaque d'installations pétrolières dans le port de Kleinhüningen, à Bâle, à quelques mètres des frontières allemande et française. Cette information récente du Sunday Times (L'Alsace du 20 avril) a été confirmée ce jeudi par le BKA, l'office fédéral de la police criminelle allemande, qui a indiqué à nos confrères de la Badische Zeitung avoir eu connaissance de ce projet.

Dès le 14 avril, le Sunday Times évoquait une lettre qu'un commandant de Daech aurait envoyée à Abu Bakr al-Baghdadi, le « calife » autoproclamé de l'État islamique, qui traitait des plans d'attaque possibles. Cette lettre a été retrouvée sur un disque dur que les combattants islamistes avaient laissé derrière eux dans leur dernier bastion en Syrie.

L'objectif de Bâle aurait été choisi pour provoquer une « catastrophe économique », selon le Sunday Times. Ont été précisées les coordonnées et une image satellite des installations pétrolières. L'attaque aurait dû avoir lieu en janvier dernier, probablement menée par une cellule opérant depuis l'Allemagne. Mais les plans sont restés vagues. De plus, les réservoirs mentionnés avaient déjà été démantelés lorsque Daech a imaginé ce projet.

Le BKA a confirmé à la Badische Zeitung l'existence du disque dur et des documents correspondants. Des experts en sécurité de Grande-Bretagne et d'Allemagne sont en train de vérifier l'authenticité des informations qu'ils contiennent. Selon les informations de nos collègues allemands, cependant, le disque dur pourrait simplement contenir des enregistrements de conversations et d'idées informelles. J.-C. M.

 

 
 

Strasbourg Le Bastion social dissous

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 06:09:50

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Le Bastion social dissous
 

 
Le local tenu quelques mois par le Bastion social rue Vauban à Strasbourg. PHOTO DNA - Michel FRISON
La dissolution du mouvement d'ultradroite Bastion social (BS), accusé d'appeler à la haine, aux discriminations et aux actions violentes, a été prononcée ce mercredi en Conseil des ministres et c'est le ministère de l'Intérieur qui l'a annoncé par un communiqué. La procédure de dissolution, réclamée par de nombreux mouvements et élus, dont le conseil municipal de Strasbourg, avait été engagée et la dissolution était un engagement du président Emmanuel Macron. Cette décision a été prise « pour mettre fin aux exactions répétées commises » en marge de rassemblements de voie publique, précise en outre le communiqué.

Le BS avait ouvert à Strasbourg un local appelé L'Arcadia début décembre 2017. Le vrai nom de l'association gestionnaire aujourd'hui dissoute est Solidarité Argentoratum et les statuts déposés au greffe du tribunal d'instance de Strasbourg avançaient pour objet la promotion des traditions locales, des activités tant sportives que musicales, des conférences, la gestion d'un local associatif...
Une agressiondès l'inauguration

C'est ainsi déguisée que l'association avait obtenu le bail d'un local dans le quartier de l'Esplanade avant d'annoncer sa vraie couleur. Dès le jour de l'inauguration, deux membres du BS avaient été mêlés à l'agression d'un jeune homme d'origine algérienne.

Le Bastion social est le nom du mouvement d'abord implanté à Lyon. À Strasbourg, la mouvance est celle du Gud, groupuscule d'extrême droite dont certains membres ont pu avoir plusieurs casquettes dont celle de Jeune Alsace, proche d'Alsace d'abord. Cette mouvance aux contours incertains a fait irruption à plusieurs reprises dans ou en marge des manifs contre la fusion des régions en 2015. Certains membres sont actifs dans les milieux hooligans via le groupe Strasbourg Offender, qui réunit une poignée de supporters du Racing Club de Strasbourg. Le vice-président au moment de la création de l'association, Lionel Benis, avait figuré sur la liste du Rassemblement national menée par Jean-Luc Schaffhauser lors des élections municipales en 2014.

Plusieurs manifestations ont eu lieu dans les rues de Strasbourg pour réclamer la dissolution de l'association qui se vantait de discriminer les SDF lors de maraudes. Depuis, le contrat de bail du local n'avait pas été reconduit et les militants du Bastion social avaient squatté pendant plusieurs jours deux maisons à Entzheim avant d'en être délogés par les forces de l'ordre, début mars, sur décision de justice.
Olivier CLAUDON

 

 
 

Mulhouse Infirmiers et médecins n'en peuvent plus

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 06:11:06

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Mulhouse Infirmiers et médecins n'en peuvent plus
 

 
Une centaine d'infirmiers et de médecins étaient mobilisés ce jeudi pour « sauver les urgences ». Photo L'Alsace/Darek Szuster
« Cela fait des années qu'on alerte la direction sur la situation, mais rien ne se passe... On commence à en avoir ras le bol ! On est en souffrance. On aime ce que l'on fait, mais on est des humains. Vous croyez que cela nous fait plaisir de voir des patients attendre des heures pour avoir un lit ou un simple brancard ? »

C'est un vrai cri du coeur qu'a lancé Sami Kacem, médecin urgentiste à Mulhouse, ce jeudi. Et il n'était pas le seul à penser et à dire la même chose. Derrière lui, sur le parking de l'école d'infirmières, une petite centaine d'infirmiers, d'infirmières, de personnels des urgences et du Samu 68, de médecins étaient là pour dire stop. « Nous sommes en détresse ! Nous sommes solidaires, tous les personnels des urgences du GHR à Mulhouse, à Thann et à Altkirch, lancent ce cri d'alarme », a expliqué une infirmière, avec beaucoup d'émotion.
Service minimum

Dans les locaux de l'école d'infirmières se tenait une assemblée générale de médecins, avec des membres de la direction de l'hôpital mais aussi du conseil d'administration. Et c'était donc l'occasion idéale pour faire passer, une nouvelle fois, ce message. Surtout qu'un appel national à la grève a été lancé par des organisations syndicales et que, dès ce vendredi 25 avril à minuit, les urgences seront au ralenti, notamment dans trois sites hospitaliers du sud du Haut-Rhin. Trois sites - à Altkirch, Mulhouse et Thann - qui seront fermés de 16 h à 18 h - un service minimum sera tout de même assuré.

Avant de rentrer dans la salle où se déroulait l'assemblée générale, pour exposer dans quelle situation ils travaillent, ainsi que leurs doléances et leurs revendications - ouvertures de lits, non-fermeture des hôpitaux périphériques, renforcement des effectifs notamment -, les manifestants ont entonné leur slogan, « SOS, urgences en détresse », au son des deux-tons des voitures du Samu 68 qui avaient allumé leurs gyrophares. Une délégation devait être reçue ce jeudi soir par la direction. « Nous ne pouvons plus accepter de voir se dégrader un si bel outil, car ce service reste un service ayant un potentiel formidable... »

Grégory LOBJO IE

 

 
 

Mulhouse : Aux urgences, infirmiers et médecins n'en peuvent plus

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 06:23:51

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Mulhouse
Mulhouse : Aux urgences, infirmiers et médecins n'en peuvent plus
De nombreux membres du personnel des urgences du GHR Mulhouse Sud Alsace se sont mobilisés hier pour dénoncer les conditions dans lesquelles ils travaillent, et dans lesquelles les patients sont reçus. Ils sont en grève jusqu'au 2 mai.

 
Une centaine d'infirmières et de médecins étaient mobilisés pour sauver leurs urgences.
« Cela fait des années que l'on alerte la direction sur la situation. Mais il n'y a rien qui se passe. Là, on commence à en avoir ras le bol. On est en souffrance. On aime ce que l'on fait, mais on est des humains. Vous croyez que cela nous fait plaisir de voir des patients attendre des heures pour avoir un lit, ou un simple brancard ? »

C'est un véritable cri du coeur qu'a lancé hier Sami Kacem, médecin urgentiste à Mulhouse. Derrière lui, sur le parking de l'école d'infirmière de Mulhouse, une petite centaine d'infirmiers, infirmières, de personnel des urgences, de Samu 68 et des médecins étaient là pour dire stop, car « nos urgences sont en détresse. Nous sommes tous ensemble. Tous les personnels des urgences du GHR, que ce soit à Mulhouse, à Thann ou à Altkirch, ont lancé ce cri d'alarme », a insisté une infirmière, la larme à l'oeil.

Dans les locaux de l'école d'infirmière se tenait une assemblée générale de médecins, avec des membres de la direction de l'hôpital mais aussi du conseil d'administration. Et c'était donc l'occasion idéale pour faire passer, une nouvelle fois, ce message. Surtout qu'un appel national à la grève a été lancé par des organisations syndicales et que, dès ce vendredi 25 avril à minuit, les urgences seront au ralenti, notamment sur les trois sites du sud du Haut-Rhin. Trois sites - Mulhouse, Thann et Altkirch - qui seront fermés de 16 h à 18 h (un service minimum sera tout de même assuré).

Avant de rentrer dans la salle où se déroulait l'assemblée générale, les manifestants ont entonné leur slogan, « SOS, urgences en détresse » au son des deux-tons de voitures du Samu 68 qui avaient leurs gyrophares allumés.

Une délégation devrait être reçue ce jour par la direction. « Nous ne pouvons plus accepter de voir se dégrader un si bel outil, car ce service reste un service ayant un potentiel formidable. »
Grégory LOBJOIE

 

 
 

 

santé Mois du cerveau à Mulhouse : « Pas de hiérarchie du handicap »

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 06:15:25

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santé Mois du cerveau à Mulhouse
santé Mois du cerveau à Mulhouse : « Pas de hiérarchie du handicap »
La 12e édition du Mois du cerveau se tiendra à Mulhouse du 27 avril au 4 juin. Avec pour objectif de favoriser l'intégration de personnes en situation de handicap psychique et neurologique dans la société, à l'image de l'association Game.

 
Le Groupe des aphasiques de Mulhouse et environs est composé, entre autres, de Roland et Jeanine Hinderer, Claudine et Francois Warnerey, Nina et Francis Baumgartner.
Pour marquer cette nouvelle édition du Mois du cerveau, rencontre avec l'association Game (Groupe des aphasiques de Mulhouse et environs), composé d'une trentaine de membres handicapés, aidants et sympathisants. Cet après-midi-là, trois couples ont pris le temps de se déplacer, de raconter leur vie avec un(e) conjoint(e) aphasique - perte partielle ou totale du langage suite à une atteinte cérébrale. « L'aphasie est une véritable rupture pour celui qui en est atteint et son entourage. Je m'appelle Nina, je suis mariée avec Francis. J'avais une vie avant mon AVC (accident vasculaire cérébral) dû à un caillot de sang dans la carotide. » Ces mots-là, ce sont ceux de Nina Baumgartner de Wittelsheim. Elle les a couchés sur une feuille blanche.
« Vous apprendrez à faire avec ce qui vous reste »

Cette ancienne conseillère en formation parle de son AVC simplement, avec une tristesse à peine feinte. La rupture de sa vie, c'était le 19 septembre 1999. Elle avait 54 ans. Son mari Francis se souvient de l'annonce par le médecin, des dégâts occasionnés dans le cerveau de Nina. « Hémiplégique, elle avait tout perdu, la parole, la marche... Depuis, elle ne peut plus calculer ni écrire. Nous lisons tous les jours un petit texte à haute voix ou des poèmes. Mais il n'y a depuis longtemps plus de progrès », indique ce mari prévenant de 75 ans.

Aujourd'hui, soit 20 ans après, Nina conduit son véhicule, exécute de nombreuses activités (piscine, gymnastique, broderie, atelier mémoire) et de la pâtisserie pour sa famille. Cette Ukrainienne d'origine s'est largement investie, avec son mari Francis, dans l'association Les enfants de Tchernobyl. Ils accueillent ensemble chaque année, un(e) jeune ukrainien (ne).

À côté d'eux, Claudine et François Warnerey. François, un ancien ingénieur de 83 ans, a perdu presque totalement l'usage de la parole et souffre de troubles de l'équilibre, suite à une tumeur au cerveau en 2013 découverte après un grave malaise. « C'était un matin dans notre cuisine à 8 h. Il ne savait pas ce qu'il disait. À 9 h, nous étions aux urgences à Mulhouse et à 10 h 30, le diagnostic est tombé après son transfert à l'hôpital de Colmar. Il a été opéré de la tumeur huit jours après. » Depuis, François est soutenu par sa femme, une ancienne infirmière. « Au début, j'arrivais encore à lire, mais cela se détériore beaucoup ces derniers temps. J'ai toujours chanté, j'ai le ton juste mais plus les paroles qui accompagnent les mélodies », ajoute ce chanteur toujours actif à la chorale mulhousienne La Saltarelle.
« Je vis à son rythme »

Il est suivi trois fois par semaine par une orthophoniste, apprécie les séances de kinésithérapie et suit un groupe de paroles. « Mais il ne peut plus compter, pourtant il fait des Sodoku », complète Claudine qui n'a jamais pardonné une parole d'un médecin : « Vous apprendrez à faire avec ce qui vous reste ». Et de poursuivre : « Dès la sortie de l'hôpital de François, on nous a laissés tomber, il n'y avait aucun suivi. J'avais un mari qui était une encyclopédie. Il aurait dû être davantage stimulé dès le début de sa prise en charge. » Depuis peu, ils ont aménagé le rez-de-chaussée de leur maison à Illzach, pour éviter le risque de chute. « C'est François qui l'a proposé. » Pour Claudine, « il n'y a pas de hiérarchie du handicap ».

Roland Hinderer arrive en fauteuil poussé par sa femme Jeanne. Ces Mulhousiens ont respectivement 80 et 81 ans et ont, pour l'instant, comme seule aide, deux fois par mois, une femme de ménage. « Roland avait 63 ans quand il a fait son AVC, en 2002. Depuis, je vis à son rythme : je le lève, je le douche. Roland est paralysé du côté droit. Mais il peut se déplacer chez nous, avec une canne. On sort tous les jours, il suffit de mettre le fauteuil dans la voiture », explique sa femme.

Pour les promenades en fauteuil, le couple préfère les chemins goudronnés. « Mais Roland lit le journal L'Alsace sans parler. Il s'intéresse toujours autant à la politique - il était ancien conseiller municipal à Mulhouse. Notre vie a beaucoup changé. » Comme les deux autres couples, elle fait le constat amer d'un cercle amical qui s'est rétréci avant de disparaître. « Aujourd'hui, nos amis sont dans l'association Game », indique Jeanne Hinderer, également présidente de cette structure.

Elle avoue, au bout de 58 ans de mariage « qu'il y a beaucoup de choses que l'on n'a plus besoin de se dire. On se connaît bien. En voiture, il arrive qu'il me guide encore. L'orthophonie a été très efficace au début, depuis ses possibilités sont limitées. » Ces grands sportifs ont changé radicalement de vie. Leur maison aussi a changé, avec l'installation d'une douche adaptée, de poignées disséminées dans un peu partout et d'un monte-escalier extérieur. Lorsqu'ils veulent aller dans un nouveau restaurant, Jeanine repère les lieux avant pour vérifier si le fauteuil de Roland peut y accéder.

Rappelons que l'association Game a pour but de sortir les personnes aphasiques de leur isolement.
Sabine HARTMANN L'association Game au 03 89 42 22 25.

L'association Game au 03 89 42 22 25.

 
 

 

MULHOUSE Animation Course solidaire : 12 000 canards dans le canal

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 06:14:20

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Animation Course solidaire
MULHOUSE Animation Course solidaire : 12 000 canards dans le canal
La première Duck race (ou course de canards en plastique) mulhousienne a lieu ce dimanche 28 avril, entre la place du marché et le pont Anna-Schoen. D'où viennent ces canards, au profit de qui et que peuvent-ils faire gagner ?

 
Les 12 000 canards partiront dimanche 28 avril en deux vagues. Départ depuis le pont de Strasbourg, arrivée au niveau de l'ancien site Pupa, après le pont Anna-Schoen.
? C'EST QUOI UNE DUCK RACE ? En anglais, Duck race signifie course de canards, ces derniers n'étant pas composés, comme on pourrait le supposer, de chair et de plumes mais de plastique. Ce type de course prend, en règle générale, la forme d'une tombola caritative, au profit d'une ou de plusieurs associations (lire ci-dessous).

Propulsée par la Table ronde française, cette première Duck race mulhousienne est organisée par plusieurs acteurs locaux, dont la Ville de Mulhouse, le Carré des associations, l'Office mulhousien de la jeunesse, le centre social Papin, le centre socioculturel Lavoisier-Brustlein, Familles solidaires et Le petit monde de Hari. Sur les 12 000 canards qui se jetteront dans le canal de l'Ill ce dimanche 28 avril, plus de 9500 ont déjà été adoptés.

? ELLE EST ORGANISÉE AU PROFIT DE QUI, CETTE COURSE ? Si l'objectif, au travers de cette course, est de « faire rayonner une partie de Mulhouse que l'on connaît peu et de valoriser les berges de l'Ill », dixit Jean Ruch, le dirigeant de Familles solidaires, et si celle-ci s'inscrit dans le cadre du projet urbain Mulhouse Diagonales, elle est avant tout censée bénéficier à deux associations.

Le petit monde de Hari, créée par Cindy et Michaël Dischler, vient en aide aux personnes touchées par la prématurité et le deuil périnatal. Ils souhaitent réunir cette année 10 000 EUR pour soutenir le service de néonatologie de l'hôpital de Colmar. Familles solidaires, de son côté, espère mettre en oeuvre, à Zillisheim, un projet de colocation pour personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. « Aujourd'hui, entre son domicile et un Ehpad, on ne propose pas d'autre solution à ces personnes », constate Jean Ruch. Le dirigeant de Familles solidaires s'appuie sur ce que font nos voisins : « Près de 3700 colocations de ce genre existent à ce jour en Allemagne, contre trois projets sur le territoire français ». Ce projet de colocation concernerait huit personnes âgées touchées par cette maladie ; les besoins estimés sont de l'ordre de 30 000 EUR.

? D'OÙ VIENNENT LES CANARDS ? D'après les organisateurs, ils ont été fabriqués en Allemagne. Ces canards ont été achetés par la Table ronde française et vont de ville en ville, au gré des animations. Pas d'inquiétude : la non-toxicité de la matière plastique des canards qui se jetteront dans l'Ill est prouvée par la norme Afnor (Association française de normalisation) « EN 71 1 à 3 ». Ils sont certifiés sans phtalates, composés chimiques dérivés de l'acide phtalique, sans plastifiants nocifs ni produits chimiques nocifs.

? OÙ SE DÉROULE CETTE COURSE ? Le long du canal de l'Ill à Mulhouse, de la place du marché au pont Anna-Schoen, ce dimanche 28 avril de 14 h à 18 h. Lors des deux premières courses, à 15 h et à 16 h, 6000 canards s'affronteront et qualifieront les 250 premiers. Départ du pont de Strasbourg, arrivée sur l'ancien site Pupa, après le pont Anna-Schoen. Finale prévue à 17 h.

? PEUT-ON ENCOURAGER SON OU SES CANARDS ? Pas sûr que cela le fasse aller plus vite mais oui, c'est même vivement conseillé : 700 mètres de berges sont prévus à cet effet. Le pont Anna-Schoen et celui de Strasbourg seront fermés, dimanche, à la circulation, mais les piétons pourront y accéder. Signalons aussi que par mesure de sécurité, une fouille visuelle des sacs sera réalisée sur le site, à chaque entrée. Les vélos et tout contenant en verre ne seront pas acceptés.

? ET SI UN CANARD SE NOIE ? « On lui fera du bouche-à-bouche », s'amusent les organisateurs. Des kayakistes secouristes bénévoles seront présents sur le parcours, au cas où un ou plusieurs palmipèdes en plastique iraient trop près des berges et se retrouveraient coincés.

? QU'EST-CE QU'ON PEUT Y GAGNER ? Il y aura en tout 50 lots à gagner. Une Toyota Aygo, deux voyages d'une valeur de 1000 EUR et de 500 EUR, un bon d'achat pour un spa, des entrées pour parc d'attractions, une tablette numérique, un appareil photo, son poids en eau minérale... Liste complète à retrouver sur le site internet de la Duck race.

? QUELLES SERONT LES AUTRES ANIMATIONS AU PROGRAMME ? Le programme initial mentionnait une montgolfière. On ne saurait dire si les organisateurs cherchaient une montgolfière en forme de canard mais si tel est le cas, ils n'ont pas trouvé. En revanche, ils proposent au public des jeux en bois, une structure gonflable, du maquillage, un Photomaton®, un atelier bricolage avec le Gang des tricoteuses de Mulhouse, une sensibilisation au tri avec l'association Yoyo et à la précarité énergétique avec Face Alsace.

L'après-midi sera animée par Mike (Radio ECN), un duck store est prévu sur place - des mascottes circuleront à travers le site -, tout comme un espace restauration et boissons. Pour cette première, les organisateurs ont prévu 3000 écocups aux couleurs de la Duck Race (1 EUR la consigne). Près de 150 bénévoles sont mobilisés pour cette journée mais il reste encore des places, avis aux amateurs !

? COMMENT RÉSERVER SON CANARD ? Il est encore possible de réserver son canard (3 EUR) ou ses canards (30 EUR le carnet de dix tickets) au Carré des associations, dans les centres Papin et Lavoisier-Brustlein, auprès de Familles solidaires ou sur le site internet de la Duck Race, www.duckrace-mulhouse.fr, jusqu'à ce vendredi 26 avril. Des ventes pourront encore être réalisées sur place dimanche, en fonction du nombre de canards encore disponibles.

Un huissier de justice sera présent pour constater l'arrivée des canards gagnants. Une fois les courses terminées, les canards seront repêchés par les bénévoles, qui les compteront et les classeront. Ces canards rejoindront ensuite Laval, où se tiendra la prochaine course. Les résultats seront communiqués dimanche soir sur le site internet de la Duck race et les lots distribués ultérieurement.
Pierre GUSZ Des teasers de cette première Duck race mulhousienne sur notre site, www.dna.fr

Des teasers de cette première Duck race mulhousienne sur notre site, www.dna.fr

 
 

 

M2A Des arguments pour résister au PLU intercommunal

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 06:00:33

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M2A Des arguments pour résister au PLU intercommunal
 

 
Fabian Jordan (au centre) est venu plaider la cause de M2A avant le conseil municipal de Zillisheim.  Photo L'Alsace/J.-P.F.
Avant la séance du conseil municipal, Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace agglomération (M2A), est venu faire une plaidoirie en faveur de cette communauté de communes. Mais les élus, le maire Joseph Goester en tête, ne sont pas enthousiastes à l'idée d'adhérer au Plan local d'urbanisme de l'intercommunalité mulhousienne.

Fabian Jordan et Rémy Neumann, l'un de ses vice-présidents, ont plaidé notamment pendant une heure pour les avantages du Plan local d'urbanisme intercommunal que M2A a prévu d'instaurer en 2020, suite aux recommandations de la loi NOTRe.

« Vous resterez maître à bord puisque votre maire devra cosigner les permis de construire... Mutualiser les moyens de 39 communes » rend « plus fort que rester isolé... On n'enlève rien au pouvoir du maire », a expliqué Fabian Jordan.

Après ce développement, les élus communaux se sont exprimés à tour de rôle et au-delà des clivages politiques. La majorité des élus reste sur sa réserve.
Confiance « à l'homme, pas à l'institution »

Le maire Joseph Goester a lu une déclaration solennelle. « Si on donne notre aval, on va dans le mur et on met le doigt dans l'engrenage. Notre vote du 6 mai prochain à M2A est important puisque le PLUI s'appliquera en 2020, sauf s'il y a une minorité de blocage, qui serait votée par un quart des communes adhérentes représentant au moins 20 % de la population de l'intercommunalité. »

Parmi les avis exprimés, l'adjoint au maire Michel Laugel fait confiance à Fabian Jordan mais relève que « l'homme n'est que de passage et que l'institution décidera un jour sans lui ». D'autres élus ne sont pas convaincus « de l'intérêt de mutualiser les services d'urbanisme », y voyant des contraintes administratives supplémentaires.

« Réfléchissons quand même, ne vaut-il pas adhérer de suite que d'y être obligés un jour ? », interroge Marianne Schweigert. Edelmino Domingez et Adeline Schultz craignent que la décision ne soit ailleurs.

Majoritairement, le conseil municipal, n'est pas enclin à donner un blanc-seing. « Je continuerai à plaider pour que la technocratie n'éloigne pas les communes de leur pouvoir de décision, l'intercommunalité est indispensable mais n'a pas vocation à se substituer aux pouvoirs des élus qui se sont engagés sur un programme municipal », conclut Joseph Goester.
Jean-Paul FREY

 

 
 

Mulhouse Direction régionale des douanes : Les saisies de drogue en forte hausse en 2018

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 05:58:24

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Mulhouse Direction régionale des douanes
Mulhouse Direction régionale des douanes : Les saisies de drogue en forte hausse en 2018
La direction régionale des douanes de Mulhouse vient de présenter son bilan 2018. Le constat est sans appel : l'activité s'intensifie.

 
Le 13 avril 2018, les douaniers ont découvert dans un poids lourd 100 kg d'herbe et 107 kg de produits précurseurs de drogues au milieu d'un chargement de pneus usagés.
Pour la direction régionale des douanes de Mulhouse, l'année 2018 a été marquée par un retour à une grosse activité en matière de saisies de stupéfiants, avec des constatations portant, en valeur, sur presque un million d'euros, contre 318 000 en 2017.

Les saisies les plus importantes concernent l'herbe de cannabis (210 kg en 2018 contre 110 en 2017) et la résine (88 kg en 2018 contre 3 en 2017).

Viennent ensuite les drogues dures (6,5 kg de cocaïne en 2018 contre 1 en 2017), les amphétamines et l'ecstasy. Les saisies concernent, dans la majorité des cas, des ressortissants étrangers traversant le territoire national depuis l'Espagne, vers les pays du reste de l'Europe. L'A36 constitue un axe porteur avec de nombreuses constatations d'ampleur.

Le 13 avril 2018, les douaniers mulhousiens ont ainsi saisi plus de 100 kg d'herbe de cannabis et 107 kg d'une poudre blanche (phénylethylamine), en l'occurrence un produit légal mais pouvant être détourné. Cette cargaison était destinée à l'Allemagne. Elle avait été conditionnée en Espagne dans des sacs de sport cachés à bord d'un poids lourd rempli de pneus usagés. En mars 2018, 82 kg de résine de cannabis ont été retrouvés dissimulés dans un double fond accessible par les passages des roues. Le conducteur ramenait les produits d'Espagne vers la Russie.
Contrebande de tabac

En ce qui concerne les drogues dures, deux saisies principales ont été faites sur des personnes en provenance d'Amérique du Sud, dont l'une avait ingéré plus de 1,4 kg de cocaïne en 94 ovules, qu'elle a dû expulser et réingérer à cinq reprises au cours de son long voyage multimodal (avion, TGV, TER) entre la Colombie et la France en mai dernier.

« La lutte contre la contrebande de tabac constitue l'une des priorités majeures de la douane, souligne-t-on du côté des douaniers. L'augmentation des quantités saisies et du nombre de constatations au plan national traduit l'investissement de la DGDDI (Direction générale des douanes et droits indirects) sur cette matière. »

Dans le département du Haut-Rhin, les douaniers ont saisi 679 kg en 2018 (dont environ 150 kg de tabac à narguilé). Les constatations sont essentiellement effectuées sur les passagers à leur arrivée en France, à l'EuroAirport. La saisie la plus conséquente concernait 100 kg de tabac à narguilé découverts lors d'un contrôle routier à Burnhaupt-le-Bas, en février.

En matière de contrefaçons, la douane a réorienté son action sur les produits présentant un risque pour le consommateur : 15 685 articles ont été saisis, principalement découverts dans des colis envoyés en fret express. Les produits les plus fréquemment rencontrés restent les articles de téléphonie et d'informatique (5 474), les médicaments (2 958) et les vêtements (2 697).
Alain CHEVAL

 

 
 

 

Cora Colmar Très attendue, Shop'in déçoit

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 06:21:45

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Cora Colmar Très attendue, Shop'in déçoit
 

 
Les allées de Shop'In, clairsemées ce mercredi en fin de matinée. Passée la nouveauté, les commerçants se plaignent du manque d'affluence en semaine dans la galerie tout juste rénovée, rouverte en novembre et agrandie de près de 40 %. Photos L'Alsace/Hervé Kielwasser
Annoncée et attendue, élaborée de manière innovante par des ateliers participatifs, agrémentée d'espaces de vie et de détente, Shop'in, la nouvelle galerie commerciale de Cora Houssen inaugurée le 22 novembre dernier après un an et demi de travaux, peine à tenir toutes ses promesses. Nombre de commerçants, anciens et nouveaux, constatent qu'après « un succès de curiosité », le soufflé est aujourd'hui retombé.

« On a vu arriver pas mal de monde lors de l'ouverture, mais ensuite on est revenu à la fréquentation antérieure, cela n'a pas eu d'effet sur notre chiffre d'affaires, ce sont nos habitués qui nous font vivre », constate l'employée d'un café dans la partie historique de la galerie. La gérante d'une enseigne de vêtements indique qu'elle a observé une hausse du trafic de visiteurs de 30 %, « mais l'ouverture de la nouvelle galerie est intervenue lors d'une période d'affluence dans les commerces, celle de Noël, puis des ventes privées, immédiatement suivies des soldes. Cela nous a en effet ramenés de nouveaux clients, mais pour transformer cette hausse de la fréquentation en achat, je demande à voir sur la durée... »
Manque de locomotives

Parmi les nouveaux commerçants, certains ne cachent pas leur déception. « En comparaison de la période d'ouverture qui a été un moment exceptionnel, où le flux de visiteurs était constant, c'est devenu calme, très calme... Et franchement, ce ne sont pas les baby-foots des "espaces ludiques" qui vont convaincre les gens de se déplacer, notamment les jeunes... », affirme une vendeuse d'un magasin de décoration.

De la même manière, certains professionnels déplorent l'absence de marques phares qui auraient pu se révéler des locomotives autrement plus puissantes que le magasin H & M, déjà présent au centre-ville de Colmar, d'où il s'est depuis retiré. Citant le centre commercial strasbourgeois Rivetoile, deux jeunes vendeuses nouvellement arrivées regrettent de ne pas trouver Bershka, chaîne de magasins de prêt-à-porter ciblant un public jeune (12-39 ans), Kiko, la marque de cosmétiques à bas prix plébiscitée par les adolescentes, ou des incontournables comme Zara, Mango ou Pull & Bear. « Il n'y a rien ici susceptible d'attirer des jeunes, la tranche des 12-30 ans, à part H & M, éventuellement... Quand les gens veulent faire une journée de shopping, quitte à faire un peu de route, ils préfèrent aller à Mulhouse ou à Strasbourg. »
« J'espérais vraiment mieux ! »

D'autres sont plus remontés. C'est le cas de Jérôme Schirck, 29 ans, qui a repris la brasserie La Schtouwa, affaire familiale, à l'âge de 22 ans : « Cette rénovation n'a pas du tout boosté mon commerce, le gros surcroît d'activité que j'attendais ne s'est pas produit, j'espérais vraiment mieux ! Nous avons la chance d'être complets tous les midis, mais j'attendais du monde à d'autres moments de la journée... J'ai de plus vécu une année d'angoisse le temps des travaux car nous ne savions pas quels types de commerces allaient s'installer, c'était "secret défense". Nous n'avons été informés de rien jusqu'à l'inauguration. Par ailleurs, je suis très déçu du peu d'attractivité des commerces de la nouvelle galerie ; moi qui suis friand de shopping, je continue à aller à Mulhouse, comme avant. » En effet, hormis Muy Mucho, Levi's, Le Temps des Cerises, Courir, Calzedonia, La Boutique du Coiffeur et Passion Bonbons, la majorité des enseignes existaient déjà dans la région colmarienne.
1,2 million de visiteurs

Directrice des centres Alsace Sud de Galimmo, société propriétaire de la galerie, Rebecca Tsang oppose un bilan positif à ces récriminations. Elle indique que depuis l'ouverture de la galerie rénovée et agrandie, le lieu a accueilli 1,2 million de visiteurs, « un chiffre au-dessus de nos espérances, puisque notre objectif est d'atteindre les 4 millions par an. » Par ailleurs, le chiffre d'affaires (CA) de la galerie a augmenté de 70 %, mais avec 23 commerces supplémentaires. À périmètre comparable, la hausse est de 5 % (chiffres pour la période du 22 novembre au 28 février). « Nous visons les 40 millions de CA d'ici la fin de l'année, fin février, nous en étions à 15 millions, ce qui est tout à fait satisfaisant. » S'appuyant sur un sondage réalisé début avril, Rebecca Tsang atteste que les boutiques Courir, Sephora, Levi's ou Calzedonia sont « très contentes » de leur installation. Responsable de la boutique de sneakers Courir, Alexandra Flisc affiche en effet une belle satisfaction : « Ça a bien commencé, avec une ouverture dans une période idéale, nous avons atteint nos objectifs. Nous profitons probablement du fait que Colmar ne compte pas beaucoup de commerces de chaussures de sport. » Rebecca Tsang ajoute que les enseignes historiques de l'ancienne galerie bénéficient d'une « valeur ajoutée très importante et de l'apport d'une nouvelle clientèle ».

Un contentement contredit par Éric Houllé, patron de City, commerce de chaussures de sport et de prêt-à-porter, pour qui l'extension de la galerie n'a eu aucun impact, ni en termes d'affluence, ni en termes de clientèle. « Tout ce que ça m'a rapporté, c'est un concurrent de plus. » Gérante adjointe du nouveau Poulaillon, Mylène Kratz n'est pas plus emballée : « Nous n'avons vraiment pas atteint nos objectifs. Dans la semaine, la galerie est très calme, il n'y a guère que le samedi que ça "bouge" correctement. » La jeune femme compte sur l'arrivée des beaux jours pour faire le plein sur la terrasse, Poulaillon étant le seul commerçant à disposer d'un espace extérieur.
Véronique BERKANI

 

 
 

commerce Houssen : Shop'in, six mois après

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 06:22:38

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commerce Houssen
commerce Houssen : Shop'in, six mois après
Inaugurée le 22 novembre, Shop'in, la nouvelle galerie commerciale de Cora Houssen a démarré fort en pleine période de Noël. Mais le premier effet de surprise passé, le site déçoit certains commerçants qui déplorent l'absence de «locomotive».

 
Les allées de Shop'In, clairsemées ce mercredi en fin de matinée. Passée la nouveauté, les commerçants se plaignent du manque d'affluence en semaine dans la galerie tout juste rénovée, rouverte en novembre et agrandie de près de 40 %.
Annoncée et attendue, élaborée de manière innovante par des ateliers participatifs, agrémentée d'espaces de vie et de détente, Shop'in, la nouvelle galerie commerciale de Cora Houssen inaugurée le 22 novembre dernier après un an et demi de travaux, peine à tenir toutes ses promesses. Nombre de commerçants, anciens et nouveaux, constatent qu'après « un succès de curiosité », le soufflé est aujourd'hui retombé.

« On a vu arriver pas mal de monde lors de l'ouverture, mais ensuite on est revenu à la fréquentation antérieure, cela n'a pas eu d'effet sur notre chiffre d'affaires, ce sont nos habitués qui nous font vivre », constate l'employée d'un café dans la partie historique de la galerie.
« Je demande à voir sur la durée »

La gérante d'une enseigne de vêtements indique qu'elle a observé une hausse du trafic de visiteurs de 30 %, « mais l'ouverture de la nouvelle galerie est intervenue lors d'une période d'affluence dans les commerces, celle de Noël, puis des ventes privées, immédiatement suivies des soldes. Cela nous a ramené de nouveaux clients, mais pour transformer cette hausse de la fréquentation en achat, je demande à voir sur la durée... »

Parmi les nouveaux commerçants, certains ne cachent pas leur déception. « En comparaison de la période d'ouverture qui a été un moment exceptionnel, où le flux de visiteurs était constant, c'est devenu calme, très calme... Et franchement, ce ne sont pas les baby-foots des "espaces ludiques" qui vont convaincre les gens de se déplacer, notamment les jeunes... », affirme une vendeuse d'un magasin de décoration.
Pas pour une « journée shopping »

De la même manière, certains professionnels déplorent l'absence de marques phares qui auraient pu se révéler des locomotives autrement plus puissantes que le magasin H & M, déjà présent au centre-ville de Colmar, d'où il s'est depuis retiré.

Citant le centre commercial strasbourgeois Rivetoile, deux jeunes vendeuses nouvellement arrivées regrettent de ne pas trouver Bershka, chaîne de magasins de prêt-à-porter ciblant un public jeune (12-39 ans), Kiko, la marque de cosmétiques à bas prix plébiscitée par les adolescentes, ou des incontournables comme Zara, Mango ou Pull & Bear.

« Il n'y a rien ici susceptible d'attirer des jeunes, la tranche des 12-30 ans, à part H & M, éventuellement... Quand les gens veulent faire une journée de shopping, quitte à faire un peu de route, ils préfèrent aller à Mulhouse ou à Strasbourg. »
La majorité des enseignes existaient déjà dans la région colmarienne

D'autres sont plus remontés. C'est le cas de Jérôme Schirck, 29 ans, qui a repris la brasserie La Schtouwa, affaire familiale, à l'âge de 22 ans : « Cette rénovation n'a pas du tout boosté mon commerce, le gros surcroît d'activité que j'attendais ne s'est pas produit, j'espérais vraiment mieux ! Nous avons la chance d'être complets tous les midis, mais j'attendais du monde à d'autres moments de la journée... J'ai de plus vécu une année d'angoisse le temps des travaux car nous ne savions pas quels types de commerces allaient s'installer, c'était "secret défense". Nous n'avons été informés de rien jusqu'à l'inauguration. Par ailleurs, je suis très déçu du peu d'attractivité des commerces de la nouvelle galerie ; moi qui suis friand de shopping, je continue à aller à Mulhouse, comme avant. » Hormis Muy Mucho, Levi's, Le Temps des Cerises, Courir, Calzedonia, La Boutique du Coiffeur et Passion Bonbons, la majorité des enseignes existaient déjà dans la région colmarienne.
À périmètre comparable, le chiffre d'affaires de la galerie a augmenté de 5 %

Directrice des centres Alsace Sud de Galimmo, société propriétaire de la galerie, Rebecca Tsang oppose un bilan positif à ces récriminations.

Elle indique que depuis l'ouverture de la galerie rénovée et agrandie, le lieu a accueilli 1,2 million de visiteurs, « un chiffre au-dessus de nos espérances, puisque notre objectif est d'atteindre les 4 millions par an. » Par ailleurs, le chiffre d'affaires (CA) de la galerie a augmenté de 70 %, mais avec 23 commerces supplémentaires.

À périmètre comparable, la hausse est de 5 % (chiffres pour la période du 22 novembre au 28 février). « Nous visons les 40 millions de CA d'ici la fin de l'année, fin février, nous en étions à 15 millions, ce qui est tout à fait satisfaisant. »
« Nous avons atteint nos objectifs »

S'appuyant sur un sondage réalisé début avril, Rebecca Tsang atteste que les boutiques Courir, Sephora, Levi's ou Calzedonia sont « très contentes » de leur installation.

Responsable de la boutique de sneakers Courir, Alexandra Flisc affiche une belle satisfaction : « Ça a bien commencé, avec une ouverture dans une période idéale, nous avons atteint nos objectifs. Nous profitons probablement du fait que Colmar ne compte pas beaucoup de commerces de chaussures de sport. »

Rebecca Tsang ajoute que les enseignes historiques de l'ancienne galerie bénéficient d'une « valeur ajoutée très importante et de l'apport d'une nouvelle clientèle ».
«Un concurrent en plus»

Un contentement que ne partage pas par Éric Houllé, patron de City, commerce de chaussures de sport et de prêt-à-porter, pour qui l'extension de la galerie n'a eu aucun impact, ni en termes d'affluence, ni en termes de clientèle. « Tout ce que ça m'a rapporté, c'est un concurrent de plus. »

Gérante adjointe du nouveau Poulaillon, Mylène Kratz n'est pas plus emballée : « Nous n'avons vraiment pas atteint nos objectifs. Dans la semaine, la galerie est très calme, il n'y a guère que le samedi que ça "bouge" correctement. »

La jeune femme compte sur l'arrivée des beaux jours pour faire le plein sur la terrasse, Poulaillon étant le seul commerçant à disposer d'un espace extérieur.
Véronique BERKANI

 

 
 

 

Oberlarg Animations : Swing et brocante

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 05:43:18

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Oberlarg Animations
Oberlarg Animations : Swing et brocante
Le Morimont à Oberlarg accueille la deuxième édition d'un festival surprenant, alliant danse, musique jazz et brocante à partir d'aujourd'hui vendredijusqu'à dimanche : c'est le Broc swing fest. Le dimanche, l'association organisatrice, le Labo M, prévoit même un pique-nique vintage.

 
L'association le Labo M a décidé d'axer cette deuxième édition sur la danse en proposant des ateliers tout public, des bals et des concerts.
Le Morimont à Oberlarg, c'est un site d'exception niché dans le paysage vallonné du Jura alsacien. À un saut de puce des ruines du château médiéval, géré par le conseil départemental, un hôtel-restaurant et une grange de 300 m² accueillent des événements festifs organisés par l'association le Labo M. Comme la deuxième édition du Broc swing fest.

Broc comme brocante : la plupart des objets anciens qui décoreront la grange (petit mobilier, chandeliers, vases, revues anciennes...) seront à vendre à la fin du week-end. Swing comme la danse et la musique jazz du même nom : ils seront le fil conducteur de ces trois jours. Enfin fest comme festival ou fête : car le but de cet événement est de divertir les spectateurs, qu'ils soient amateurs de jazz ou non.

Des musiciens virtuoses (lire ci-contre) accompagneront en musique des danseurs swing de renom. Ces funambules du dance-floor s'appellent Annette, danseuse allemande de blues ; William et Ludmila, professeurs de boogy woogie et de rock'n'roll ; Céline, organisatrice du festival du swing à la Cité du train à Mulhouse ; et Roger, qui dispense des cours de swing à Bâle.
« La danse, une histoire d'échanges »

Les réjouissances commencent ce vendredi soir à 20 h 30 par une démonstration de « killer boogie » de William et Ludmila. Samedi et dimanche, place aux ateliers de danse tout public, suivis de bals. « Nous ne proposerons pas de groupes de niveaux. La danse, pour moi, c'est une histoire d'échange, pas une histoire de niveaux. Peu importe que l'on soit intermédiaire, avancé, pro ou compétiteur », prévient Églantine Berthet, gérante du site et passionnée de danse. Il y en aura vraiment pour tout le monde, même pour ceux qui ne sont pas du tout à l'aise sur la piste, comme Guilhem de Lépinay. « Je ne suis pas danseur », avoue le président de l'association le Labo M qui anime le site du Morimont. Il n'en a pas moins voulu axer cette deuxième édition sur la danse pour permettre au plus grand nombre de guincher sur le parquet de la grange.
Textes : Anne DUCELLIER D'aujourd'hui vendredi 26 dès 19 h 30 à dimanche 28 avril à 20 h ; route des Ruines du Morimont à Oberlarg Soirée : 35 EUR. Concert dansant dimanche à 15 h (30 EUR). Tél. 03 89 40 88 92. Courriel : swing@le-labo-m.fr. Site internet : https ://asso.le-labo-m.fr/evenements/broc-swing-fest

D'aujourd'hui vendredi 26 dès 19 h 30 à dimanche 28 avril à 20 h ; route des Ruines du Morimont à Oberlarg Soirée : 35 EUR. Concert dansant dimanche à 15 h (30 EUR). Tél. 03 89 40 88 92. Courriel : swing@le-labo-m.fr. Site internet : https ://asso.le-labo-m.fr/evenements/broc-swing-fest

 
 

 

MUESPACH-le-Haut Élection municipale partielle intégrale : Premier tour dimanche

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 06:01:38

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MUESPACH-le-Haut Élection municipale partielle intégrale
MUESPACH-le-Haut Élection municipale partielle intégrale : Premier tour dimanche
Le premier tour de l'élection municipale partielle intégrale aura lieu ce dimanche 28 avril à Muespach-le-Haut. Une liste est en lice.

 
La liste "Objectif 2020" comprend deux nouveaux membres.
Suite au décès le 14 février dernier du maire de Muespach-le-Haut, André Bohrer, un nouveau maire devait être élu.

Le conseil municipal qui comptait alors deux places vacantes au total, ne pouvant être complété par le système du suivant de liste, et la commune dépassant les 1 000 habitants, de nouvelles élections municipales intégrales ont dû être organisées.

Une seule liste appelée « Objectif 2020 » se présente à cette élection, menée par Fernand Wieder, premier adjoint sortant. Parmi les quinze candidats, 13 sont issus de la liste conduite par feu André Bohrer et deux sont de nouveaux membres, Christelle Bubendorff et Alain Ribstein.

Si nécessaire, un second tour aura lieu dimanche 5 mai. La liste doit obtenir un nombre de suffrages au moins égal au quart de celui des électeurs inscrits.
N.B.-G. La liste complète : Fernand Wieder, 68 ans, conseiller communautaire, ingénieur de recherche (retraité) ; Fabienne Rey, 55 ans, adjointe sortante, conseillère communautaire, secrétaire médicale ; Serge Springinsfeld, 63 ans, adjoint sortant, professeur des écoles (retraité) ; Denise Schermesser, 70 ans, adjointe sortante, comptable (retraitée) ; Stéphane Niglis, 45 ans, conseiller sortant, technicien de bureau d'étude ; Annick Waldt, 54 ans, conseillère sortante, associée scientifique ; Jean-Paul Groeppelin, 68 ans, conseiller sortant, agent commercial (retraité) ; Francine Gutzwiller, 55 ans, conseillère sortante, Atsem ; Pascal Hatstatt, 53 ans, conseiller sortant, technicien de laboratoire ; Isabelle Monchalin, 62 ans, conseillère sortante, infirmière D.E. (retraitée) ; Martin Stehlin, 63 ans, conseiller sortant, technicien en bâtiment ; Bénédicte Richert, 40 ans, conseillère sortante, pharmacien ; Philippe Boeglin, 51 ans, conseiller sortant, responsable développement ; Christelle Bubendorff, 46 ans, laborantine ; Alain Ribstein, 30 ans, ingénieur commercial.

La liste complète : Fernand Wieder, 68 ans, conseiller communautaire, ingénieur de recherche (retraité) ; Fabienne Rey, 55 ans, adjointe sortante, conseillère communautaire, secrétaire médicale ; Serge Springinsfeld, 63 ans, adjoint sortant, professeur des écoles (retraité) ; Denise Schermesser, 70 ans, adjointe sortante, comptable (retraitée) ; Stéphane Niglis, 45 ans, conseiller sortant, technicien de bureau d'étude ; Annick Waldt, 54 ans, conseillère sortante, associée scientifique ; Jean-Paul Groeppelin, 68 ans, conseiller sortant, agent commercial (retraité) ; Francine Gutzwiller, 55 ans, conseillère sortante, Atsem ; Pascal Hatstatt, 53 ans, conseiller sortant, technicien de laboratoire ; Isabelle Monchalin, 62 ans, conseillère sortante, infirmière D.E. (retraitée) ; Martin Stehlin, 63 ans, conseiller sortant, technicien en bâtiment ; Bénédicte Richert, 40 ans, conseillère sortante, pharmacien ; Philippe Boeglin, 51 ans, conseiller sortant, responsable développement ; Christelle Bubendorff, 46 ans, laborantine ; Alain Ribstein, 30 ans, ingénieur commercial.

 
 

 

Happy Culture Thur et Doller : 21 jours chrono

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 05:59:36

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Happy Culture Thur et Doller
Happy Culture Thur et Doller : 21 jours chrono
Depuis le mois de février, jour et nuit, la reine des abeilles est occupée à repeupler la ruche. En 21 jours chrono, un oeuf minuscule se transforme en une abeille robuste, prête à travailler au sein de la colonie.

 
L'observation du couvain permet de mesurer la vitalité de la ruche.
Les premiers jours, les oeufs déposés au fond des alvéoles sont à peine visibles à l'oeil nu pour un néophyte. L'ensemble de la ponte forme le couvain. C'est un excellent baromètre de la vitalité d'une ruche. Au bout de trois jours, une larve sort de l'oeuf : elle ressemble à un petit ver qui passe presque tout son temps à manger. On estime à dix le nombre de nourrices affectées au service d'une larve. Les trois premiers jours, elle ingurgite une potion magique, la gelée royale. Les jours suivants, ce sera une bouillie larvaire composée de miel et de pollen ! À ce régime, elle deviendra une abeille ouvrière. Un oeuf non fécondé donnera un faux-bourdon en 24 jours. Une larve nourrie uniquement de gelée royale se transformera en reine au bout de seize. Cependant les temps de développement varient selon la race, la température... À six jours, la larve a multiplié son poids par 500 et la larve dodue commence à être à l'étroit dans son berceau.
Un petit bijoude technologie animale

Le neuvième jour, on ferme ! Des ouvrières, équipées de glandes cirières, construisent un opercule sur l'alvéole. Ce couvercle est poreux pour que la larve puisse respirer. Dans son sarcophage de cire, elle entame alors la suite de sa métamorphose et devient une nymphe.

Le 21e jour, la nouvelle abeille grignote l'opercule, s'extirpe de son logis, fait connaissance avec sa famille, parée pour affronter une vie de labeur et de dangers. Un petit bijou de technologie animale.

En ce mois d'avril, l'apiculteur met à disposition des colonies des cadres à construire qui sont des feuilles de cire gaufrée placées sur des armatures en en bois. Les bâtisseuses, équipées pendant quelques jours de glandes cirières, vont y construire des alvéoles qui serviront de pouponnière, de réserves pour le pollen et le miel. Si certaines colonies se développent trop vite, l'apiculteur pourra les diviser. Il fondera ainsi une nouvelle colonie en prélevant des cadres de couvain à différents stades de développement. Il prendra également soin de désinfecter ses outils avant chaque nouvelle manipulation pour éviter la transmission de maladies d'une ruche à l'autre.
Les grandes miellées

Mais quelles sont les perspectives après des mois de mars et d'avril froids et pluvieux ? « Même si, en ces mois de mars et d'avril le temps n'a pas été tous les jours favorable aux abeilles et qu'elles n'ont pas pu profiter pleinement des fleurs des merisiers, des cerisiers, des pêchers et des prunus ornementaux, elles se sont quand même considérablement développées et les ruches contiennent maintenant de nombreuses abeilles, explique Maurice Feltin, spécialiste de la question. Grâce aux réserves hivernales restantes, grâce aux pollens et au peu de nectar qu'elles ont récoltés durant les quelques semaines agréables de ce début d'année, les colonies sont devenues grosses et populeuses. Les abeilles sont prêtes à se précipiter sur les fleurs qui vont éclore fin du mois d'avril et tout le mois de mai. Pour les abeilles, c'est le plus grand événement de l'année, c'est ce que l'apiculteur appelle "les grandes miellées". C'est la période où tout est en fleurs, où le nectar coule à flots, où les hausses se remplissent à vue d'oeil et où la colonie peut enfin faire des provisions. Les quantités de nectars récoltées durant ces semaines "fastes" dépendent directement du nombre de butineuses disponibles pour aller récolter le nectar et bien sûr de la météo. La question est justement de savoir si les abeilles vont pouvoir en profiter pleinement, puisque les meilleures conditions pour une récolte optimale de pollen et de nectar sont des températures se situant entre 21 et 26 °C, une hygrométrie atmosphérique élevée, du soleil et l'absence de vent. »

Les petites colonies qui se sont développées avec difficulté en raison d'une vieille reine, d'une reine peu fertile ou d'un manque de provisions ne récolteront malheureusement que peu de nectar et ne produiront que peu de miel. Globalement, ce n'est donc pas un mois de fraîcheur, de pluie, de canicule ou de sécheresse qui fera que l'année sera bonne ou mauvaise pour la récolte de miel. La nature est ainsi faite, certaines années sont bonnes, d'autres le sont moins pour la récolte de miel ! À moins d'être visionnaire, on ne le saura pas avant la fin de saison.
Fabienne RAPP

 

 
 

 

Saint-Louis Aménagement : Le commerce reverdit à Neuweg

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 06:12:15

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Saint-Louis Aménagement
Saint-Louis Aménagement : Le commerce reverdit à Neuweg
Porté par Gilles Bernard, le PDG du Leclerc de Saint-Louis, le projet de création de la zone commerciale des Pêcheurs devrait voir le jour en septembre prochain. Un projet qui intègre pleinement l'aspect environnemental, comme le souhaite la municipalité. les travaux battent leur plein, en ce moment.

 
Les travaux avancent vite, dans la zone commerciale des Pêcheurs. À droite, le bâtiment qui accueillera Intersport, Maisons du monde, Thiriet, Cuisines Wanner ainsi qu'une autre enseigne. Sur la partie avant, qui donne sur la rue de Mulhouse (en haut, à gauche), deux bâtiments sortiront de terre et seront occupés par Burger King et Poulaillon.
La ville de Saint-Louis est en pleine mutation. Les nombreux projets immobiliers en cours et à venir le confirment. Et les entrepreneurs et les collectivités suivent la dynamique. Le Quartier du Lys et le Technoport devraient sortir de terre dans les années à venir, mais dans l'immédiat, c'est du côté de Neuweg que les choses bougent et évoluent.

D'ici quatre à cinq mois, deux nouvelles zones - une commerciale et une de sport et de loisirs (lire ci-dessous) - seront inaugurées. Deux projets portés par Gilles Bernard, PDG du Leclerc de Saint-Louis, qui a investi la bagatelle de 12 millions d'euros.
Sport, ameublement, restauration...

Dans la zone commerciale des Pêcheurs, tout est quasiment bouclé, avec six enseignes qui ont confirmé leur implantation et une sur le point de le faire. Le magasin Intersport, situé un peu plus bas dans la rue de Mulhouse, déménage et occupera une grande partie des locaux. Les autres cellules commerciales accueilleront les enseignes Maisons du monde, Thiriet et Cuisines Wanner, qui ouvre un magasin mais garde son site principal à Wentzwiller. En face de ces boutiques, deux enseignes de restauration ouvriront : Burger King et Poulaillon, qui conserve le local qu'il occupe dans la galerie de l'hypermarché Leclerc.

Les travaux ont débuté en fin d'année dernière et doivent se terminer cet été, pour une ouverture programmée à la rentrée de septembre. L'aspect du site évoluera encore, notamment en ce qui concerne les aménagements paysagers, le temps que les saules, arbustes et autres massifs végétalisés poussent. « On est sur quelque chose d'exceptionnel du point de vue paysager, très axé sur le respect de l'environnement », souligne Jordan Cazenave, le directeur technique du Leclerc de Saint-Louis.

Un budget conséquent a été consacré à la végétalisation du site, situé à deux pas de la Petite Camargue alsacienne. « On a beaucoup échangé avec la mairie pour travailler sur ce projet », indique Jordan Cazenave. La Ville de Saint-Louis a en effet clairement défini les règles au moment de la vente des terrains, comme l'explique le maire : « Nous avons fixé des exigences environnementales : nous souhaitions notamment que les bâtiments disposent de toits et de murs végétalisés et qu'il y ait des arbres sur le site. L'idée était de créer un équilibre entre l'activité humaine et l'environnement. »

Une demande à laquelle a répondu le propriétaire des terrains, qui est même allé plus loin dans la démarche puisque le projet prévoit la création d'hôtels à insectes, de nichoirs pour oiseaux et chauve-souris et même d'un observatoire à oiseaux. À l'arrière, l'écran végétal sera laissé en l'état afin de conserver le corridor écologique actuel. Le bois sera également omniprésent, avec un bardage sur les bâtiments, des bancs, des chemins piétons et une aire de jeux en bois non traité.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

 

Baldersheim Un mois de travaux sur la RD 55 au sud de la commune

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 06:02:17

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Baldersheim Un mois de travaux sur la RD 55 au sud de la commune
 

 
Une circulation alternée a été mise en place sur quelque 200 mètres.

Photo L'Alsace/Laurent Schneider

Depuis le 23 avril, le conseil départemental du Haut-Rhin a engagé des travaux sur une portion de la RD 55 au niveau de la commune de Baldersheim, dont l'objet est de prolonger l'itinéraire cyclable entre la rue de Sausheim et la rue de l'Église.

Une circulation alternée a été mise en place sur quelque 200 mètres.

Ce prolongement de l'itinéraire cyclable va sécuriser les cyclistes et aussi les piétons, qui étaient jusqu'à présent obligés de longer la RD 55 pour se rendre de l'une de ces rues à l'autre sans passer par le village. À noter aussi que, durant les travaux, l'entrée du village depuis la RD 55 et la sortie du village vers la RD 55 par la rue de l'Église sont fermées.

Les travaux de réalisation de cette voie verte vont pratiquement durer un mois.

 

 
 

Sundhoffen Les pompiers déménagent

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 06:20:49

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Sundhoffen Les pompiers déménagent
 

 
Parti de la Maison des associations, le cortège est passé devant l'ancienne caserne, rue de la Mairie, pour rejoindre ses nouveaux locaux, dans l'ancienne menuiserie Steinmetz, 1 rue de la Gare. Photos L'Alsace/Christelle Didierjean
« J'attache une valeur symbolique à ce déménagement car nous possédons beaucoup de matériels anciens », a souligné le lieutenant Claude Lang, chef de corps du Centre de premières interventions (CPI) de Sundhoffen. Ce mercredi 24 avril, le corps des pompiers de Sundhoffen a quitté son local attenant à la mairie pour une caserne plus spacieuse et plus fonctionnelle. Dans le cortège qui a mené le corps - constitué de 25 pompiers actifs, 15 JSP, ainsi qu'une vingtaine de vétérans - dans ses nouveaux locaux, les hommes du feu ont défilé avec une pompe à main des années 1800, restaurée et en fonction, une autre de 1870 à atteler, exceptionnellement à un seul cheval, « un héritage allemand où on voit encore l'inscription Sundhofen avec un seul "f" », ainsi qu'une motopompe de 1950 avec un moteur Peugeot 403.
Attirer la gent féminine

Ces vestiges historiques ont précédé les trois véhicules actuels : le VTULE (Véhicule Tout Usage Léger) pour le secourisme, le VTU (Véhicule Tout Usage) pour les opérations diverses et le VPI (Véhicule de première intervention) pour les accidents et les incendies. « L'ancienne caserne qui date de 1978 n'avait pas de sanitaires, un foyer trop exigu pour les formations et des vestiaires au milieu des deux travées, alors qu'on a trois véhicules. Ce n'était plus gérable », souligne le lieutenant Claude Lang, chef de corps du Centre de premières interventions de Sundhoffen. Et d'ajouter : « Le maire était conscient de la situation, mais il fallait trouver un lieu adéquat. » Après deux ans de chantier, les pompiers emménagent dans l'ancienne menuiserie Steinmetz au 1 rue de la Gare. Le local de 355 m2 comporte trois travées, un grand vestiaire de 40 m2 pour les hommes, un autre pour les femmes, au nombre de deux actuellement dans le CPI, un bureau pour le chef de corps et les sous officiers, ainsi qu'une partie pour l'amicale avec une cuisine, une grande salle de formation et un espace de stockage pour les véhicules anciens et le matériel associatif. « Une grande page se tourne. Avec cette nouvelle caserne, on espère attirer du monde, notamment la gent féminine », complète le chef de corps, qui a annoncé qu'il quitterait ses fonctions dans un an.

Malgré les neuf mois de retard - les travaux ont commencé à l'automne 2017 et devaient être livrés à l'été 2018 -, le chantier n'était pas entièrement terminé pour le déménagement. Les enrobées devaient être posées ce jeudi et les meubles montés.
Une salle de formation deux fois plus grande

Maire de Sundhoffen, Jean-Marc Schuller est revenu succinctement sur les péripéties du chantier, réservant son discours pour l'inauguration du bâtiment qui aura lieu ce samedi 27 avril à 10 h 45. « Il manque quelques jours de travail. Un chantier de transformation d'anciens locaux n'est jamais simple, il réserve des surprises techniques et financières. Les coûts s'élèvent entre 750 et 800 000 EUR, hors acquisition, mais le projet a été souhaité par les pompiers, les élus et a également été soutenu par la population. » Accolé à la caserne, un local de 160 m2, ainsi qu'un espace couvert, est réservé aux services techniques de la commune.

Président de l'amicale, l'adjudant-chef Norbert Finck est également ravi de prendre possession des nouveaux locaux, notamment de la salle de formation deux fois plus grande qu'avant qui profitera aux pompiers volontaires et aux JSP. Il invite d'ailleurs les Sundhoffiens à venir découvrir le nouveau CPI, ce week-end, lors des portes ouvertes. « En plus de l'inauguration, nous proposerons, samedi après-midi et dimanche matin, des démonstrations de manoeuvres, ainsi que des ateliers de prévention et de secourisme », conclut-il.
Christelle DIDIERJEAN Y ALLER Centre de première intervention de Sundhoffen, 1 rue de la Gare. Portes ouvertes, samedi de 9 h à 18 h, suivies d'une soirée tarte flambée, dimanche de 9 h à 12 h. PLUS WEB Voir également notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

Sundhoffen Une caserne plus spacieuse et plus fonctionnelle : Les pompiers déménagent

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 06:21:38

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Sundhoffen  Une caserne plus spacieuse et plus fonctionnelle
Sundhoffen Une caserne plus spacieuse et plus fonctionnelle : Les pompiers déménagent
Le corps des pompiers de Sundhoffen a déménagé, ce mercredi 24 avril. Les hommes du feu ont quitté leur local attenant à la mairie, en défilant dans les rues du village, pour une nouvelle caserne plus spacieuse et plus fonctionnelle.

 
Les 25 pompiers actifs, 15 JSP ainsi qu'une vingtaine de vétérans arrivent dans leur nouvelle caserne.
« J'attache une valeur symbolique à ce déménagement parce qu'on a beaucoup de matériels anciens ». C'est ce que souligne le lieutenant Claude Lang, chef de corps du centre de première intervention (CPI) de Sundhoffen, ce mercredi 24 avril lors du déménagement de la caserne des pompiers, avant de défiler avec ses hommes et les véhicules vers leurs nouveaux locaux.

Le cortège était constitué de 25 pompiers actifs, 15 JSP (Jeunes sapeurs-pompiers) et d'une vingtaine de vétérans. Ainsi que d'une pompe à main des années 1800, restaurée et en fonction, d'une autre de 1870 à atteler exceptionnellement avec un seul cheval, « un héritage allemand où on voit encore l'inscription Sundhofen avec un seul f », sans oublier une motopompe de 1950 avec un moteur Peugeot 403.

Ces vestiges historiques ont précédé les trois véhicules actuels : le VTULE (Véhicule tout usage léger) pour le secourisme, le VTU (Véhicule tout usage) pour les opérations diverses et le VPI (Véhicule de première intervention) pour les accidents et les incendies.
« Une grande page se tourne »

« L'ancienne caserne qui date de 1978 n'avait pas de sanitaires, un foyer trop exigu pour les formations et des vestiaires au milieu des deux travées alors qu'on a trois véhicules. Ce n'était plus gérable », poursuit le lieutenant Lang. Et d'ajouter : « Le maire était conscient de la situation mais il fallait trouver un lieu adéquat ».

Après deux ans de chantier, les pompiers emménagent dans l'ancienne menuiserie Steinmetz au 1 rue de la Gare. Le local de 355 m² comporte trois travées, un grand vestiaire de 40 m² pour les hommes, un autre pour les femmes, au nombre de deux actuellement dans le CPI, un bureau pour le chef de corps et les sous-officiers ainsi qu'une partie pour l'amicale avec une cuisine, une grande salle de formation et un espace de stockage pour les véhicules anciens et le matériel associatif.

« Une grande page se tourne. Avec cette nouvelle caserne, on espère attirer du monde, notamment la gent féminine », complète le chef de corps qui a annoncé par ailleurs qu'il quittera ses fonctions dans un an.

Malgré les neuf mois de retard - le chantier a commencé à l'automne 2017 et devait être livré à l'été 2018 - les travaux n'étaient pas terminés pour le déménagement. Les enrobés devaient être posés ce jeudi et les meubles finis d'être montés.

Le maire de Sundhoffen, Jean-Marc Schuller, est revenu succinctement sur les péripéties du chantier, puisqu'il réserve son discours pour l'inauguration du bâtiment qui aura lieu, ce samedi 27 avril à 10 h 45. « Il manque quelques jours de travail. Un chantier de transformation d'anciens locaux n'est jamais simple, avec des surprises techniques et financières. Les coûts s'élèvent entre 750 et 800 000 EUR, hors acquisition, précise le maire, mais le projet a été souhaité par les pompiers, les élus et soutenu aussi par la population ».
Démonstrations et ateliers au programme

Accolé à la caserne, un local de 160 m² ainsi qu'un espace couvert est réservé pour les services techniques de la commune.

L'adjudant-chef Norbert Finck, président de l'amicale, est également ravi de prendre possession des nouveaux locaux, notamment pour la salle de formation deux fois plus grande qui profitera aux pompiers volontaires et aux JSP.

Il invite d'ailleurs les habitants de la commune à venir découvrir le nouveau CPI, ce week-end, lors des portes ouvertes. « En plus de l'inauguration, on proposera, samedi après-midi et dimanche matin, des démonstrations de manoeuvres ainsi que des ateliers de prévention et de secourisme », conclut-il.
Christelle DIDIERJEAN Centre de première intervention de Sundhoffen, 1 rue de la Gare. Portes-ouvertes, samedi de 9 h à 18 h, suivies d'une soirée tarte flambée, dimanche de 9 h à 12 h Voir également notre diaporama et notre vidéo sur www.dna.fr

Centre de première intervention de Sundhoffen, 1 rue de la Gare. Portes-ouvertes, samedi de 9 h à 18 h, suivies d'une soirée tarte flambée, dimanche de 9 h à 12 h

 
 

 

Naissances, mariages, décès... à chacun sa saison

Publié dans le panorama le Vendredi 26 avril 2019 à 06:34:34

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Naissances, mariages, décès...

à chacun sa saison

Naissances : surtout en été

Selon l'Ined, le nombre de naissances dans l'Hexagone est particulièrement important en juillet et en octobre, et moindre à la fin de l'hiver et au début de l'été. Les Français préfèrent programmer une naissance au printemps.

« Il y a plusieurs raisons à cela. Dans certaines professions, on essaye d'avoir des enfants avant les congés d'été. Mais il y a un décalage entre le moment où l'on décide d'avoir des enfants et celui où l'on en a », décrypte Didier Breton, de l'Université de Strasbourg-Ined, co-auteur du texte. Les naissances sont plus nombreuses en semaine et les jours non fériés, rares le dimanche. La raison : les accouchements programmés le sont sur les jours ouvrables.

IVG : en début d'année

Le nombre d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) est faible en avril et en été, mais particulièrement élevé en début d'année après le nouvel an. Il connaît deux autres accélérations : en juin, puis en septembre. « Cette saisonnalité est indépendante des individus. C'est une question d'offre médicale, plus faible en été », explique Didier Breton.

Mariages : préférence pour l'été

Les mariages en métropole sont essentiellement célébrés au printemps et en été, pour des raisons évidentes « d'agrément ». Les Français se marient surtout le samedi : plus il y a de samedi sur un mois d'été, plus les mariages seront nombreux. Ils connaissent aussi un léger pic à la fin de l'année.

Outre-mer, où la fin d'année correspond à l'été, les mariages en cette période sont plus nombreux (20,3 % en moyenne en 2016) qu'en métropole (moins de 10 % en moyenne).

Pacs : plutôt en fin d'année

À l'inverse des mariages, le nombre de Pacs connaît un vrai pic en fin d'année. « Depuis sa création en 1999 et jusqu'en 2010, la saisonnalité du Pacs était proche de celle du mariage, mais ce n'est plus le cas », commente Didier Breton. Jusqu'en 2011, mariage et Pacs bénéficiaient d'un avantage fiscal qui permettait de payer moins sur l'année. Cet avantage a été supprimé, mais la mesure n'a eu d'effet que sur la saisonnalité des Pacs.

Décès : essentiellement l'hiver

Enfin, les Français meurent davantage en hiver, surtout en janvier et février. Plus les personnes concernées sont âgées, plus cet effet est marqué, surtout après 65 ans. Les personnes âgées sont particulièrement vulnérables aux maladies cardiovasculaires et respiratoires, qui se développent surtout en hiver. Il y a bien sûr des exceptions, comme en 2003 et en 2006 où la canicule a entraîné un nombre de décès supérieur en été.

Léa BUCCI

 

 
Les couples hétérosexuels entre 25 et 34 ans se marient majoritairement entre mai et août. Photo d'illustration Pixabay