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grand est Chômage, parentalité précoce, isolement : Pauvres et jeunes...

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:24:43

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grand est Chômage, parentalité précoce, isolement
grand est Chômage, parentalité précoce, isolement : Pauvres et jeunes...
Pauvre et jeune : une étude de l'Insee montre que les deux vont plus souvent de pair dans le Grand Est que dans l'ensemble du pays. Mais l'Alsace s'en sort bien mieux que la grande région.

 
Le constat est net : les jeunes ménages sont plus souvent touchés par la pauvreté quand ils habitent dans l'Est de la France, si on établit une comparaison avec la moyenne des régions du pays. Cette situation intervient une fois sur quatre régionalement (contre une fois sur cinq dans la totalité de l'Hexagone). Même si ces jeunes ménages de moins de trente ans perçoivent leur condition moins cruellement que leurs aînés, parce que souvent ils tablent sur de meilleures perspectives, ils restent plus touchés par le dénuement à cet âge de la vie que plus tard. Toutes tranches d'âge considérées, le taux de pauvreté dans le Grand Est descend à une personne sur huit !

Plusieurs facteurs participent activement à la précarité financière des jeunes ménages installés. La solitude par exemple est une circonstance aggravante, largement plus marquée pour les jeunes femmes que pour les jeunes hommes. Se mettre en couple diviserait le risque de pauvreté chez les jeunes par trois. À condition toutefois de ne pas avoir d'enfants.

Car lorsqu'ils sont parents précocement, les jeunes ménages encourent un risque à nouveau plus important de pauvreté. En particulier parce que, dans ce cas de figure, le ménage en question est plus souvent constitué d'un adulte unique, seul à assumer cette responsabilité avec des revenus insuffisants. La moitié des familles avec un jeune parent isolé ayant un enfant est pauvre. La proportion monte à deux tiers lorsque ce parent élève deux enfants. L'Insee relève à cet égard que « l'âge des parents est un critère déterminant en matière de pauvreté des enfants : plus d'un enfant sur trois est pauvre dans les jeunes ménages. »
Les taux de jeunes pauvres sont les plus importants dans les grandes villes

Autre facteur de pauvreté des jeunes ménages, le chômage, de toute évidence. Pas étonnant que les taux les plus forts soient enregistrés dans les anciens bassins industriels de Lorraine (sauf ceux frontaliers avec l'opulent Luxembourg), ou au coeur des Vosges (bassin de Saint-Dié) ou encore dans les zones excentrées au nord de la Champagne.

Encore ces secteurs, pas forcément très peuplés, ne concentrent-ils pas la majeure partie des effectifs de ménages pauvres. Là, c'est plutôt du côté des grandes villes qu'il faut chercher. Les proportions de jeunes ménages pauvres sont trois fois plus importantes dans les six grands pôles urbains du Grand Est, si on les observe isolément. Ces agglomérations rassemblent au total quatre jeunes pauvres sur dix. Strasbourg et Mulhouse n'échappent pas à la tendance puisque le taux de pauvreté des jeunes y est nettement plus fort que dans le reste de l'Alsace. A contrario, des secteurs comme Haguenau, Saint-Louis, Sélestat ou Erstein sont des endroits où « les jeunes sont particulièrement peu sujets à la pauvreté. »

La présence de communautés étudiantes nombreuses dans les grandes villes n'est pas anodine, de ce point de vue, leur « précarité monétaire » étant plus palpable et affectant dès lors le niveau moyen de pauvreté des jeunes. À noter aussi que dans les grandes agglomérations, la part de jeunes vivant seuls est la plus importante : c'est par exemple le cas d'un jeune sur trois à Strasbourg.
Insee Analyses Grand Est n°95

Insee Analyses Grand Est n°95

 
 

 

Grand Est : la population baisse, sauf en Alsace

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:04:22

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Grand Est : la population baisse, sauf en Alsace
 

 
C'est le Bas-Rhin qui gagne le plus d'habitants dans la grande région. Photo DNA/Laurent Réa
Depuis 2015, le déficit démographique de la région Grand Est ne cesse de s'accentuer. Le solde naturel, différence entre le nombre de naissances et celui des décès, se réduit en effet toujours davantage : il est passé à 3 900 en 2017, alors qu'il était de 18 800 dix ans plus tôt. Cela signifie que le nombre des décès augmente plus vite que celui des naissances, ce qui n'est pas positif en termes démographiques...

Dans le même temps, ce solde naturel qui diminue permet donc de moins en moins de compenser le solde migratoire, qui lui est négatif et qui se creuse de plus en plus. La population totale tend donc à baisser. Cette baisse est couplée à un vieillissement général de la population, en particulier parce que les générations de baby-boomers approchent des 75 ans.
L'un des plus faibles taux de féconditéde France

Le visage démographique du Grand Est est également marqué par une baisse continue du taux de fécondité depuis 2015. Ainsi, en 2017, 56 770 bébés sont nés dans le Grand Est, soit 1 710 de moins que l'année précédente. Le nombre de naissances diminue ainsi de 2,9 %, ce qui est nettement supérieur à la France métropolitaine dans son ensemble (2 %), même si l'ensemble des régions est affecté par ce recul de la fécondité.

Le taux de fécondité dans le Grand Est s'est établi à 1,72 enfant par femme en 2017. C'est l'un des plus faibles de France : seules la Nouvelle Aquitaine et la Corse font moins bien, avec respectivement 1,68 et 1,46 enfant par femme. La baisse du nombre de naissances s'explique aussi par la diminution du nombre de femmes en âge de procréer, qui est liée au vieillissement de la population. Ces femmes ne représentent en effet plus que 42 % de l'ensemble de la population féminine en 2017, contre 47 % il y a dix ans. Ce repli a été régulier au cours de la dernière décennie, mais semble s'accentuer depuis trois ans.

Le vieillissement de la population entraîne également la hausse du nombre de décès. En 2017, 52 850 personnes sont décédées dans le Grand Est, soit 990 de plus qu'en 2016. L'avancée en âge des fameux « baby-boomers » explique largement cette tendance. Le phénomène n'est pas propre au Grand Est, bien sûr, mais il est fortement marqué dans la région.

La mortalité en elle-même a tendance à diminuer, comme partout : la médecine fait des progrès. Toutefois, des phénomènes conjoncturels peuvent survenir : épidémie de grippe, canicule mortifère. Ainsi, en début d'année 2017, l'épidémie de grippe a été « particulièrement sévère », note l'INSEE. On a observé un surcroît de 1 520 décès en janvier et de 510 décès en février.

Dans ces conditions l'espérance de vie des hommes à la naissance ne cesse de croître : elle est de 78,9 années (en gros 78 ans et 11 mois) dans le Grand Est. Celle des femmes s'élève à 84,4 ans (84 ans et 5 mois), mais elle a tendance à augmenter moins vite que celle des hommes...
Un tableau contrasté

Au total, le tableau démographique de la région Grand Est est contrasté. Comme d'habitude, l'Alsace tire largement son épingle du jeu. Seuls le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et l'Aube, qui font partie des départements les plus densément peuplés, gagnent vraiment des habitants pendant la dernière décennie. Les départements les plus ruraux (Ardennes, Meuse, Haute-Marne, Vosges) présentent un fort déficit démographique depuis dix ans. C'est le Bas-Rhin qui gagne le plus d'habitants dans la grande région (+ 0,31 %, ce qui est en deçà de la moyenne nationale qui s'établit à 0,41 %), ce qui conforte son statut de département le plus peuplé du Grand Est. Pourtant, le Bas-Rhin est lui aussi touché par le vieillissement de sa population, avec une baisse des naissances liée à la diminution du nombre de femmes en âge de procréer et une hausse des décès résultant de l'augmentation du nombre de personnes âgées. Le département du Haut-Rhin gagne aussi des habitants entre 2007 et 2017 (+ 0,22 %).

 

 
 

Le couple Fillon sera jugé en correctionnelle

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:03:48

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Justice Affaire des emplois fictifs
Le couple Fillon sera jugé en correctionnelle
 

 
François Fillon a défendu la réalité des emplois de sa femme à l'Assemblée nationale.
Plus de deux ans après l'ouverture d'une enquête qui a entraîné la chute politique de François Fillon, l'hypothèse d'un procès se rapproche pour lui et son épouse Pénélope. Les trois juges du pôle financier de Paris ont renvoyé le couple devant le tribunal correctionnel, ainsi que l'ancien suppléant de François Fillon à l'Assemblée nationale, Marc Joulaud.

Le candidat malheureux de la droite à la présidentielle de 2017 devra répondre de « détournement de fonds publics », « complicité et recel » de ce délit, « complicité et recel d'abus de biens sociaux » et « manquement aux obligations déclaratives de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ». Son épouse, rémunérée comme collaboratrice à l'Assemblée nationale quand il était député, est poursuivie pour « complicité et recel » des délits de détournement de fonds publics et d'abus de biens sociaux.

Marc Joulaud, maire LR de Sablé-sur-Sarthe et député européen, est, pour sa part, renvoyé pour « détournement de fonds publics ».

Le parquet national financier avait ouvert, en pleine campagne présidentielle, une enquête après les révélations fracassantes du Canard Enchaîné le 25 janvier 2017 sur des soupçons d'emplois fictifs de son épouse Pénélope, alors sans activité professionnelle connue.
Déjà une condamnation dans ce dossier

Face aux enquêteurs, François Fillon avait défendu la réalité et la légalité des emplois de sa femme à l'Assemblée nationale entre 1986 et 2013, lorsqu'il était député, et de ses enfants Charles et Marie quand il siégeait au Sénat entre 2005 et 2007.

Outre Marc Joulaud, un autre proche de François Fillon a été mis en examen dans cette enquête : le milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière. Ce dernier a toutefois opté pour une alternative au procès, en acceptant une procédure de « plaider coupable ». Il a été condamné en décembre à huit mois de prison avec sursis et 375 000 euros d'amende pour abus de biens sociaux pour avoir accordé un emploi de complaisance, en partie fictif, à Pénélope Fillon au sein de la Revue des deux mondes.

Le procès des époux Fillon pourrait se tenir avant la fin de l'année.

 

 
 

 

Nathalie Loiseau et la « vraie connerie » de jeunesse

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:00:55

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Politique Européennes
Nathalie Loiseau et la « vraie connerie » de jeunesse
À un mois du scrutin, Nathalie Loiseau, tête de la liste de la majorité aux Européennes, est rattrapée par sa participation à une liste étudiante d'extrême droite, il y a 36 ans.
 

 
L'entourage de Nathalie Loiseau a d'abord démenti l'information de Mediapart, avant que la tête de liste ne reconnaisse une « erreur de jeunesse ».
Emmanuel Macron et la République en marche (LREM) se présentent volontiers en rempart face à l'extrême droite. Élu face à Marine Le Pen, le président de la République et Nathalie Loiseau, 54 ans, ont fait de la lutte contre le populisme leur priorité aux Européennes, qui se tiennent le 26 mai prochain.

Mais voilà qu'une information dérangeante fait surface : en 1984, révèle Mediapart, Nathalie Loiseau, élève à Sciences Po, était candidate pour une élection interne sur une liste... de l'Union des étudiants de droite (UED), organisation née sur les cendres du très extrémiste GUD. Parmi ses colistiers figurait l'ex-conseiller de Marine Le Pen Christophe Bay.

Dans un premier temps, l'information a été démentie par l'entourage de la candidate. Puis mise face à l'évidence, Nathalie Loiseau a d'abord tenté de minimiser, évoquant sur Facebook sa participation à une « liste de droite », dont elle ignorait la véritable couleur politique, ce qui ne manque pas d'étonner quand on étudie les sciences politiques. Elle a attaqué le passé trotskiste d'Edwy Plenel, fondateur de Mediapart.

Finalement, face à la volée de critiques, la candidate a admis mardi matin avoir commis « une erreur de jeunesse ». Une « vraie connerie », a-t-elle ajouté sur plusieurs médias.
Mélenchon compréhensif

Étonnamment, Nathalie Loiseau a reçu le soutien de Jean-Luc Mélenchon : « Madame Nathalie Loiseau a le droit de changer d'avis ». En 1992, le leader de la France insoumise soutenait le oui au Traité de Maastricht.

Lui-même cible ces derniers mois de critiques pour son profil conservateur et ses engagements passés, François-Xavier Bellamy, tête de liste Les Républicains, a abondé : « Je ne lui en ferai pas le reproche, je crois que chacun peut avoir son itinéraire. » Mais il a ajouté : « Il faudrait un peu d'humilité et un peu de simplicité quand on a eu ces expériences passées. »

Ironique, Jordan Bardella, candidat qui mènera la liste Rassemblement national aux Européennes, a déclaré à Nice Matin : « Nathalie, paye ta cotis'!». Et d'ajouter : « Cela démontre surtout l'imposture autour de ces gens. »
« Virenque de la politique »

Même ton mordant du communiste Ian Brossat : « C'est un peu la Richard Virenque de la politique, elle était candidate à l'insu de son plein gré. »

Plusieurs hommes politiques de droite (Devedjian, Longuet, Madelin, Novelli) ont milité dans les groupes étudiants d'extrême droite et plusieurs de gauche ont connu des passages trotskistes (Jospin, Cambadélis, Dray...). Erreurs de jeunesse, là aussi ?

La République en marche est venue mardi au soutien de Nathalie Loiseau. Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a salué une « femme d'honneur ». Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a critiqué une polémique « insignifiante » pour « salir » et « descendre » la candidate. Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer a déploré que l'on s'attarde sur « avec qui (Nathalie Loiseau) était amie quand elle avait 20 ans ».

L'entourage de la tête de liste aux Européennes a jugé « cette histoire [...] complètement tirée par les cheveux » et le délégué général du parti, Stanislas Guerini, a souligné sur Twitter qu'« il n'y a jamais eu la moindre ambiguïté sur son engagement » dans « la lutte contre l'extrême droite ».

 

 
 

 

Société Situations précaires, manque de moyens et de professionnels : Le chantier de l'aide sociale à l'enfance

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 05:58:35

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Société Situations précaires, manque de moyens et de professionnels
Société Situations précaires, manque de moyens et de professionnels : Le chantier de l'aide sociale à l'enfance
Viols, maltraitance, absence de suivi, manque de moyens : alors que la parole se libère chez les anciens de l'aide sociale à l'enfance, ainsi que chez certains professionnels, les députés et le gouvernement peaufinent une stratégie de réforme.

 
Le gouvernement doit présenter durant l'été son plan pour améliorer la protection et la prise en charge des mineurs suivis par l'aide sociale à l'enfance.
Un pavé dans la mare. Mi-janvier, sur France 3, l'émission « Pièces à conviction » a fait l'effet d'un électrochoc en montrant les violences des foyers et la galère de quelques-uns des 341 000 mineurs suivis par l'aide sociale à l'enfance (ASE).

Mi-avril, près d'une dizaine d'anciens de l'ASE sont venus témoigner devant les députés.
« L'enfer des foyers »

Lyes Louffok, placé à la naissance et passé par sept foyers et familles d'accueil jusqu'à sa majorité, est l'un des auditionnés. En 2016, son livre-témoignage, Dans l'enfer des foyers, revenait sur son expérience. Le jeune homme de 24 ans fait désormais presque office de porte-parole et de lanceur d'alerte pour ces mineurs victimes de violences et de maltraitance. Des violences qu'il a lui-même vécues. Placé dans une nouvelle famille d'accueil à l'âge de 5 ans, il raconte ainsi aux députés : « Je suis allé dans une seconde famille d'accueil où j'ai vécu les dysfonctionnements montrés au grand public à la télé. J'ai été dans une famille d'accueil qui me faisait dormir sur un morceau de polystyrène pendant deux ans, qui ne me nourrissait pas tous les jours, qui pouvait me frapper ; et il a fallu deux ans à mon éducatrice pour se rendre compte des violences que je subissais. »
« Qu'un enfant se sente défendu, protégé »

Face aux députés, c'est l'horreur du foyer que Gabrielle, à peine 17 ans, a aussi raconté. Placée à 4 ans, après le décès de son père et en raison de la maladie mentale de sa mère, la petite fille subira « l'enfer » : les maltraitances, les coups, les viols. « Le jour où on m'a annoncé que je partais en famille d'accueil, j'étais tellement heureuse. C'est là que j'ai dit à mon éducateur ce qu'il m'était arrivé. » La jeune fille a depuis quitté l'ASE et vit en foyer jeunes étudiants, afin de préparer son bac pro.

Tous les parcours ne sont heureusement pas si noirs. Maëlle Bouvier, 32 ans, identifie ce qui a fonctionné pour son frère et elle : « Ne pas avoir été confrontée régulièrement à mon père, ça a aidé. Puis on avait une famille d'accueil avec du caractère. Henriette et Jean-Jacques nous ont apporté de la stabilité, ils ont recréé les conditions d'une enfance normale, nous ont défendus. Protéger un enfant, c'est bien, mais qu'il se sente protégé, c'est encore différent. »
Un projet de réforme durant l'été

Un rappel, ainsi, que l'aide sociale à l'enfance repose énormément sur ses professionnels, éducateurs, familles d'accueil. Mal rémunérés, peu accompagnés, ces métiers souffrent d'une crise des vocations qui vient fragiliser une politique publique qui manque déjà de moyens. Autre difficulté : l'enchevêtrement des niveaux de décisions et de moyens, partagés entre l'État et les départements, ce qui créé des disparités de prise en charge des mineurs en fonction des territoires.

Entre proposition de loi, mission d'information, et le travail du secrétaire d'État Adrien Taquet, nommé mi-janvier, le politique a accéléré. Le principe : identifier les dysfonctionnements mais aussi ce qui est efficace. En se basant sur les propositions venues des départements, des associations de parents, d'enfants, des structures d'accueil, des administrations, formulées d'ici juin, le secrétaire d'État livrera durant l'été sa stratégie de réforme de l'aide sociale à l'enfance.
C.D.

 

 
 

 

Le chantier de l'aide sociale à l'enfance

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:26:45

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Le chantier de l'aide sociale à l'enfance
 

 
Le gouvernement doit présenter durant l'été son plan pour améliorer la protection et la prise en charge des mineurs suivis par l'aide sociale à l'enfance. Photo d'illustration Julio PELAEZ
Un pavé dans la mare. Mi-janvier, sur France 3, l'émission « Pièces à conviction » a fait l'effet d'un électrochoc en montrant les violences des foyers et la galère de quelques-uns des 341 000 mineurs suivis par l'aide sociale à l'enfance (ASE).

Mi-avril, près d'une dizaine d'anciens de l'ASE sont venus témoigner devant les députés.
« L'enfer des foyers »

Lyes Louffok, placé à la naissance et passé par sept foyers et familles d'accueil jusqu'à sa majorité, est l'un des auditionnés. En 2016, son livre-témoignage, Dans l'enfer des foyers, revenait sur son expérience. Le jeune homme de 24 ans fait désormais presque office de porte-parole et de lanceur d'alerte pour ces mineurs victimes de violences et de maltraitance. Des violences qu'il a lui-même vécues. Placé dans une nouvelle famille d'accueil à l'âge de 5 ans, il raconte ainsi aux députés : « Je suis allé dans une seconde famille d'accueil où j'ai vécu les dysfonctionnements montrés au grand public à la télé. J'ai été dans une famille d'accueil qui me faisait dormir sur un morceau de polystyrène pendant deux ans, qui ne me nourrissait pas tous les jours, qui pouvait me frapper ; et il a fallu deux ans à mon éducatrice pour se rendre compte des violences que je subissais. »
« Qu'un enfant se sente défendu, protégé »

Face aux députés, c'est l'horreur du foyer que Gabrielle, à peine 17 ans, a aussi raconté. Placée à 4 ans, après le décès de son père et en raison de la maladie mentale de sa mère, la petite fille subira « l'enfer » : les maltraitances, les coups, les viols. « Le jour où on m'a annoncé que je partais en famille d'accueil, j'étais tellement heureuse. C'est là que j'ai dit à mon éducateur ce qu'il m'était arrivé. » La jeune fille a depuis quitté l'ASE et vit en foyer jeunes étudiants, afin de préparer son bac pro.

Tous les parcours ne sont heureusement pas si noirs. Maëlle Bouvier, 32 ans, identifie ce qui a fonctionné pour son frère et elle : « Ne pas avoir été confrontée régulièrement à mon père, ça a aidé. Puis on avait une famille d'accueil avec du caractère. Henriette et Jean-Jacques nous ont apporté de la stabilité, ils ont recréé les conditions d'une enfance normale, nous ont défendus. Protéger un enfant, c'est bien, mais qu'il se sente protégé, c'est encore différent. »
Un projet de réforme durant l'été

Un rappel, ainsi, que l'Aide sociale à l'enfance repose énormément sur ses professionnels, éducateurs, familles d'accueil. Mal rémunérés, peu accompagnés, ces métiers souffrent d'une crise des vocations qui vient fragiliser une politique publique qui manque déjà de moyens. Autre difficulté : l'enchevêtrement des niveaux de décisions et de moyens, partagés entre l'État et les départements, ce qui créé des disparités de prise en charge des mineurs en fonction des territoires.

Entre proposition de loi, mission d'information, et le travail du secrétaire d'État Adrien Taquet, nommé mi-janvier, le politique a accéléré. Le principe : identifier les dysfonctionnements mais aussi ce qui est efficace. En se basant sur les propositions venues des Départements, des associations de parents, d'enfants, des structures d'accueil, des administrations, formulées d'ici juin, le secrétaire d'État livrera durant l'été sa stratégie de réforme de l'aide sociale à l'enfance.
C.D.

 

 
 

Le petit-déjeuner gratuit à l'école bientôt généralisé

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:12:12

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Éducation Plan pauvreté
Le petit-déjeuner gratuit à l'école bientôt généralisé
 

 
En visite mardi dans une école de l'Oise, le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, et la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Santé, Christelle Dubos, ont annoncé le financement à hauteur de 6 millions d'euros en 2019 de petits-déjeuners gratuits pour les écoliers des quartiers défavorisés.
100 000 enfants concernés

« L'objectif est de permettre aux enfants de ne pas commencer la journée le ventre vide, de rester concentrés pendant toute la matinée et ainsi d'apprendre dans les meilleures conditions », ont expliqué les deux ministres, précisant que le budget serait porté à 12 millions d'euros d'ici 2020.

Ce dispositif fait partie des promesses du plan pauvreté, annoncé en septembre dernier par le président de la République, et concernera à terme « 100 000 enfants » dans les « territoires prioritaires ». L'initiative, déjà déployée dans huit académies tests que sont Amiens, La Réunion, Lille, Montpellier, Nantes, Reims, Toulouse et Versailles, sera « généralisée au mois de septembre à l'ensemble du territoire français ».

Selon une étude réalisée en 2015 par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), 25 % des enfants âgés de 3 à 11 ans ne prendraient pas de petit-déjeuner tous les matins.

 

 
 

 

Retraites : les mises au point de Delevoye

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:06:17

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Social  Haut-Commissaire à la réforme
Retraites : les mises au point de Delevoye
L'âge légal de départ à la retraite sera bien maintenu à 62 ans, réaffirme Jean-Paul Delevoye dans un entretien exclusif à notre journal. Mais il sera demandé de travailler plus longtemps...
 

 
Le Haut-Commissaire rendra son rapport en juin.
Une réforme des retraites n'est jamais un long fleuve tranquille. S'il en doutait, Jean-Paul Delevoye l'a vérifié ces dernières semaines, avec la remise en cause du maintien de l'âge légal à 62 ans par plusieurs ministres. Il se murmure qu'il a mis sa démission de Haut-Commissaire à la Réforme dans la balance, avant d'obtenir des assurances. Elles n'ont pas suffi à Force ouvrière, qui a quitté la concertation la semaine dernière.
« Forte demande d'équité »

À la veille de sa venue à Nancy, où il débat ce mercredi à l'invitation de la Fondapol et de la Fondation Jean-Jaurès, Jean-Paul Delevoye procède à quelques mises au point dans notre journal : la réforme relève d'un projet de société, elle ne peut être réduite à « une vision à caractère budgétaire » prônée par le Medef - et certains ministres. L'objectif demeure un système universel de retraites par points, qui réponde à la « forte demande d'équité » des Français, mais qui entraîne aussi une refonte complète du système actuel avec ses 42 régimes et leurs règles particulières.

La concertation, entamée dès l'automne 2017, s'achèvera début mai. Ses conclusions seront rendues en juin. Le projet de loi sera présenté au parlement pour une adoption avant l'été. En saurons-nous cependant plus dès jeudi soir, après la conférence de presse du président de la République ? Pas sûr, tant il est vrai qu'en matière de retraites, chaque parole vaut polémique.
F.B.

 

 
 

 

Retraites : les mises au point de Delevoye

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:29:19

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Retraites : les mises au point de Delevoye
 

 
Le Haut Commissaire rendra son rapport en juin. Photo Eric FEFERBERG/AFP
Une réforme des retraites n'est jamais un long fleuve tranquille. S'il en doutait, Jean-Paul Delevoye l'a vérifié ces dernières semaines, avec la remise en cause du maintien de l'âge légal à 62 ans par plusieurs ministres. Il se murmure qu'il a mis sa démission de Haut Commissaire à la Réforme dans la balance, avant d'obtenir des assurances. Elles n'ont pas suffi à Force ouvrière, qui a quitté la concertation la semaine dernière.
« Forte demande d'équité »

À la veille de sa venue à Nancy, où il débat ce mercredi à l'invitation de la Fondapol et de la Fondation Jean-Jaurès, Jean-Paul Delevoye procède à quelques mises au point dans notre journal : la réforme relève d'un projet de société, elle ne peut être réduite à « une vision à caractère budgétaire » prônée par le Medef - et certains ministres. L'objectif demeure un système universel de retraites par points, qui réponde à la « forte demande d'équité » des Français, mais qui entraîne aussi une refonte complète du système actuel avec ses 42 régimes et leurs règles particulières.

La concertation, entamée dès l'automne 2017, s'achèvera début mai. Ses conclusions seront rendues en juin. Le projet de loi sera présenté au parlement pour une adoption avant l'été. En saurons-nous cependant plus dès jeudi soir, après la conférence de presse du président de la République ? Pas sûr, tant il est vrai qu'en matière de retraites, chaque parole vaut polémique.
F.B.

 

 
 

Pilules : ces femmes qui continuent le combat

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:01:42

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Société Contraception
Pilules : ces femmes qui continuent le combat
En 2012, Marion Larat était la première à alerter les pouvoirs publics sur les risques de thrombose sous pilules contraceptives. Sept ans plus tard, les risques sont reconnus. Le volet judiciaire, lui, reste au point mort. Les trois dernières plaignantes ont été déboutées par le juge d'instruction. Leur avocat conteste la décision.
 

 
Marion Larat, ici en 2013, victime d'un AVC, avait permis de médiatiser le danger des pilules.
Au pied des pistes de la station de Métabief dans le Doubs, Chantal Simon a trouvé un semblant de paix parmi les grands sapins et grâce au yoga qu'elle enseigne. Le 23 novembre 2008, sa fille Gaëlle décède à 24 ans d'une thrombophlébite cérébrale, un caillot obstruant une veine dans le cerveau. Sa gynécologue lui avait prescrit quelques mois plus tôt un générique de Diane 35, médicament anti-acné alors utilisé comme contraceptif dont l'usage est aujourd'hui encadré. La jeune femme était alors en parfaite santé.
Des chiffres sous-estimés

« C'est quand j'ai lu un article du président de l'Association des victimes d'embolie pulmonaire dues à la pilule, quelques mois plus tard, que nous avons pensé qu'il y avait un lien », explique la mère endeuillée. Selon l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), 20 décès prématurés par embolie sont imputables chaque année aux pilules oestroprogestatives sur plus de quatre millions d'utilisatrices.

« Un chiffre sous-estimé car il ne comprend pas les AVC, infarctus et les décès à domicile », souligne Florence Markarian, actuelle présidente de l'Avep, qui épaule les victimes. Le sur-risque thrombo-embolique sous pilule est aujourd'hui connu : de l'ordre de 5 à 12 pour 10 000 femmes par an, soit à 2 à 6 fois supérieur par rapport aux non utilisatrices de pilule. Depuis la médiatisation par Marion Larat, victime d'un AVC qui l'a rendue handicapée à 65 %, les laboratoires ont renforcé l'information dans les notices. Les pilules dites de 3e et 4e générations, déremboursées, ne sont plus prescrites en première intention. Leurs ventes ont chuté au profit d'autres moyens de contraception, stérilet et préservatif notamment, « ce qui a permis d'éviter 350 embolies par an », estime l'ANSM.
Long combat judiciaire

Le combat devant les tribunaux s'avère long et douloureux pour les malades et leurs familles. En 2017, après plus de quatre ans d'enquête, le parquet de Paris avait finalement classé sans suite les plaintes de 129 femmes. « Il avait alors estimé qu'il n'était pas possible de retenir scientifiquement un lien entre embolie, AVC et prise de pilule », indique Me Jean-Christophe Coubris, avocat de victimes.

Trois femmes, parmi lesquelles Marion Larat, ont décidé de poursuivre le combat en se constituant parties civiles. Alors qu'un lien de causalité entre la pilule et leurs problèmes de santé a été reconnu au civil, elles se battent pour qu'un procès pénal ait lieu « afin d'établir des responsabilités ». Elles ont porté plainte contre le laboratoire Bayer et l'ANSM. En octobre 2018, le juge d'instruction a néanmoins annoncé qu'il n'allait pas poursuivre. Estimant cette décision « insatisfaisante et pas motivée », l'avocat bordelais l'a contestée devant la chambre de l'instruction. Il attend une réponse.
Eléonore TOURNIER

 

 
 

 

Cancer Pagayer pour se soigner

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:00:57

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Cancer Pagayer pour se soigner
 

 
 
Le club de canoë-kayak de l'APACH à Horbourg-Wihr propose depuis quatre ans le programme « Elles de l'Ill », initié par Cathy Breysach. Son objectif : permettre à des femmes de rééduquer leur bras après un cancer du sein tout en partageant ensemble force, évasion, plaisir et reconquête de soi.

Il est 10 h, le directeur de la base nautique Xavier Bagot peaufine ses bateaux, il les connaît par coeur et peut décrire d'un seul coup d'oeil ceux qui partiront en compétition en sillonnant les eaux vives. Il anime aussi le programme « Elles de l'Ill » qu'il affectionne particulièrement. Comprenant un cycle de deux sessions de dix séances chacune au printemps et en automne, il est réservé aux femmes qui ont eu un cancer du sein.

Au lieu de voguer sur le radeau de la solitude, une dizaine de dames, environ, montent en groupe sur un bateau pour pagayer deux heures sur les eaux placides de la rivière. « Ce côté échange est très important, elles parlent de tout et plutôt des recettes de cuisine que de leurs soucis » confie le directeur. Et c'est peut-être cela le but recherché. Se faire plaisir entre amies, être en plein air, plaisanter et vivre avec intensité que l'on en oublie que l'on se soigne. Car c'est bien de cela dont il s'agit.
Participer à la célèbre Vogalonga de Venise

En effet, après les vicissitudes de la maladie, il leur reste encore à lutter contre les effets secondaires post-opératoires engendrant une lourdeur dans le bras, une perte de motricité et souvent de moral. Leurs causes ? L'ablation de plusieurs de leurs ganglions axillaires dont la propriété est de filtrer la lymphe. Ce manque peut provoquer un lymphoedème (blocage de la circulation), le bras s'ankylose et peut entraîner des complications s'il n'est pas stimulé.

Pour pallier ce problème, des études menées au Canada ont démontré les bienfaits de la pratique du canoë-kayak. Utilisant naturellement un mouvement du haut vers le bas, elle réactive les voies de circulation lymphatique et permet d'améliorer la rééducation du bras, situé du côté opéré.

En voguant au fil de l'eau, les dames goûtent au plaisir de ce sport. « Elles prennent de la confiance en elles, la souplesse arrive, je vois leur progrès à chaque séance. Il y a vraiment un engouement pour l'activité. Il y en a même qui se sont licenciées au créneau adultes du club », se réjouit Xavier Bagot.

De plus comme tous les deux ans, elles pourront si elles le souhaitent, participer au célèbre regroupement de la Vogalonga de Venise.

Cette manifestation rassemble plus de 1 700 bateaux, engagés sur 35 km avec à leur bord pas moins de 6 000 participants dont un millier de dragons ladys venant de toute l'Europe.

Ainsi, ce programme soutenu par la Ligue contre le cancer du Haut-Rhin et la MGEN, qui a aussi bénéficié récemment du label Paigaiefit (label d'éducateur pour l'amélioration de la santé par la pratique physique et sportive) de la FFCK (*) et en 2018 du label « Elle est sportive » du conseil départemental du Haut-Rhin (récompensant les clubs qui ont des projets spécifiques pour les femmes) possède bien des qualités pour séduire les participantes.

Conditions d'inscriptions : savoir nager 25 mètres et présenter un certificat médical d'aptitude à la pratique du sport.
Y ALLER Reprise des séances prévue à partir du vendredi 26 avril à 14 h. Renseignements, inscriptions : APACH, 1 rue de l'Abattoir à Horbourg-WihrTél. : 03.89.23.58.39 ou 06.63.13.14.23. Courriel : apach@apach.eu(*) FFCK : fédération française de canoë-Kayak.

 

 
 

Foulées de la Ligue : les inscriptions sont ouvertes

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 05:58:22

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Foulées de la Ligue : les inscriptions sont ouvertes
 

 
Comme tous les ans, des superhéros anonymes uniront leurs forces pour tenter de venir à bout du cancer. Archives L'Alsace/Christelle Didierjean
Rendez-vous incontournable des marcheurs et des coureurs du Centre-Alsace, la 9e édition des Foulées de la Ligue proposera à chacun de se mobiliser dynamiquement contre le cancer, maladie qui touche près de 6 000 Haut-Rhinois chaque année. Rendez-vous est donné dimanche 16 juin au Parc-expo de Colmar.

Petits et grands, jeunes et moins jeunes, en équipe ou en solo... Tous sont attendus pour « bouger contre le cancer » sur deux parcours de course à pied non-chronométrés (6 km ou 9 km) et un parcours de marche (6 km).
70 ans de lutte, déjà

Cette année, l'édition mettra en lumière « 70 ans de lutte contre le cancer dans le Haut-Rhin » : les activités du Comité ont en effet démarré en 1949 dans notre département. Encore un bel anniversaire et une belle fête à partager !

Comme chaque année, vous pourrez vous mobiliser en équipe : que vous soyez une famille, un groupe d'amis, une association, une école, une institution ou une entreprise, n'hésitez pas à solliciter votre entourage et à participer au « challenge équipe » en venant le plus nombreux possible.

Participez également au nouveau challenge « chapeau » : béret, képi, casquette, bicorne, toque, bonnet, casque, coiffe, couvre-chef... qu'ils soient fabriqués maison ou pas.
Des challenges récompensés

Le nombre d'inscriptions est limité à 5 000 participants et les inscriptions sont d'ores et déjà ouvertes (uniquement sur Internet) sur le site du partenaire de l'événement www.le-sportif.com

Les droits d'inscription sont de 10 EUR pour les plus de 15 ans (né en 2004 et avant) et 1 EUR pour les jeunes de moins de 15 ans. L'intégralité des recettes sera reversée aux missions de lutte contre le cancer dans le Haut-Rhin.

Pour les groupes de plus de dix participants, n'hésitez pas à demander un « code groupe » qui vous permettra de gérer les inscriptions des membres de votre équipe à partir de votre propre compte.

Les 9es Foulées de la Ligue est un événement organisé par la Ligue contre le cancer du Haut-Rhin, activement soutenu par de nombreux partenaires dont la Ville de Colmar et le Conseil départemental du Haut-Rhin.
S'INSCRIRE Sur le site www.le-sportif.com jusqu'au 13 juin. Plus d'informations au 03.89.41.18.94 et sur www.fdl2019.blogspot.fr DEMANDER Un code de groupe (à partir de dix participants) : par e-mail à cd68@ligue-cancer.net

 

 
 

Handicap Favoriser l'insertion à l'hôpital

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:07:24

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Handicap Favoriser l'insertion à l'hôpital
 

 
Christophe Gautier, directeur général des Hôpitaux universitaires de Strasbourg, Marc Desjardins, directeur du Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique et Alexandre Schnell, représentant la banque des territoires. Photo L'Alsace/Jean-Marc Loos
« Il y a une résistance du corps médical à déclarer un handicap. Il faut faire bouger cette représentation, particulièrement dans la catégorie A des agents de la fonction publique. » Marc Desjardins, directeur du Fonds d'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) a souligné, mardi dernier, la difficulté pour les personnels soignants à reconnaître un handicap découlant d'une maladie neurodégénérative ou d'un accident de la vie. Il intervenait dans le cadre de la signature d'un partenariat avec le Centre hospitalier régional universitaire de Strasbourg destiné à favoriser l'insertion et le maintien dans l'emploi de personnes handicapées.

Marc Desjardins a rappelé que l'Université de Strasbourg avait signé une convention analogue l'an dernier. « On a eu le cas de deux chercheurs handicapés, l'un à la suite d'une maladie invalidante, l'autre en raison d'un accident, à qui on a pu proposer une adaptation de leur poste. »
Effort important

Mais si des agents de catégorie C déclarent facilement des difficultés à assurer leurs tâches quotidiennes en raison d'une invalidité, il n'en va pas de même pour des médecins ou des cadres infirmiers, qui ont plutôt tendance à tenter de masquer les difficultés qu'ils peuvent rencontrer. Or, selon le FIPHFP, on estime à environ 6 % le nombre de personnes concernées par l'apparition d'un handicap dans sa vie. Soit, pour les Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) qui emploient quelque 12 000 agents dont 2800 médecins, plusieurs centaines de cas. La première année du partenariat va permettre à ces agents de déclarer leurs difficultés.

« Cette convention signée aujourd'hui est un accélérateur mais aussi la continuité d'une politique engagée depuis longtemps à l'hôpital », relève Christophe Gautier, directeur général des HUS.
Maintienet recrutement

 

L'effort est important, avec 1 million d'euros engagé par le FIPHFP et la moitié par les HUS. « Mais cela ne suffit pas s'il n'y a pas aussi un engagement volontaire, la désignation d'un référent handicap et une structuration de la politique autour du handicap dans l'établissement, reprend Marc Desjardins. Il faut également informer l'ensemble du personnel, beaucoup ignorant l'existence de ce dispositif. »

Le maintien de l'emploi est une chose. Mais la convention porte aussi sur le recrutement de personnes en situation de handicap : 58 recrutements sont prévus sur trois ans dont 31 pérennes et 6 apprentissages.

« Une équipe sera constituée autour de la direction des ressources humaines avec une ergonome, qui adaptera au mieux les postes de travail, les partenaires sociaux et la Santé au travail », précise le directeur général des HUS. Un volet formation est enfin prévu, non seulement pour la personne handicapée mais aussi pour son entourage professionnel, collègues et supérieur hiérarchique immédiat, pour leur permettre de comprendre les difficultés de la personne et ses limites. « On a eu le cas d'une aide-soignante devenue secrétaire médicale avec des difficultés visuelles croissantes qui l'ont amenée à commettre des erreurs, indique Marc Desjardins. Une fois qu'on a compris la situation, on lui a proposé des améliorations de matériel. Elle a repris confiance en elle et son équipe aussi. »
G. D.

 

 
 

Handicap Pour un habitat inclusif

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:09:06

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HaNDICAP Pour un habitat inclusif
 

 
Les responsables de Handicap services Alister et de l'Adapei-Papillons blancs réunis pour cette convention. Photo L'Alsace/S.H.
Une convention lie désormais Handicap services Alister et l'Adapei-Papillons blancs d'Alsace. Elle prévoit la mise à la disposition de l'Adapei-Papillons blancs d'Alsace d'un ou deux studios. Ces logements font partie des dix studios qui composent la Mava (Maison pour la vie automne) à Pfastatt, gérée par Handicap services Alister (Association pour l'information scientifique et technique en rééducation). La Mava offre cette possibilité depuis 2015 à un public ciblé. « Chaque habitant en situation de handicap est locataire d'un studio pédagogique accessible et adapté, pour une durée maximum de trois ans », indique la directrice de Handicap services Alister, Évelyne Lamon.

Sont concernées par ce nouveau projet des personnes atteintes d'un traumatisme crânien, d'une infirmité motrice cérébrale, de troubles du spectre autistique ou victimes d'un accident vasculaire cérébral. La Mava prévoit un accompagnement pour l'autonomie.
« Le début d'un cheminement »

Pour l'Adapei-Papillons blancs, « les outils doivent être mutualisés, il est nécessaire de travailler ensemble. Il s'agit d'un dispositif expérimental qui va concerner des personnes assez éloignées de l'autonomie », note le directeur, Gildas Le Scouëzec. « L'inclusion est devenue une nécessité, ajoute Primo Frare, président de l'Adapei-Papillons blancs. Il s'agit de développer l'accès en milieu ordinaire avec une prise en charge adaptée. »

Pour le Dr Jean Sengler, président d'Alister, « cette convention marque le début d'un cheminement pour une meilleure insertion dans la société de personnes en situation de handicap après un accident de la vie. Il est nécessaire de les soutenir pour les gestes de la vie ordinaire qui permettent un retour à l'autonomie. Le temps manque pour cet accompagnement en milieu hospitalier. Nous souhaiterions ouvrir plus de tels logements et continuer le travail sur la pédagogie. » En effet, Alister dispose également d'un institut de formation continue pour la rééducation et le handicap, à destination des professionnels de la santé.

La signature de cette convention a permis de découvrir les locaux et les studios de certains locataires. Comme cette femme d'une cinquantaine d'années qui y habite depuis un an et demi. « Ici, j'ai pu retrouver des repères pour ma vie de tous les jours. Je vais bientôt habiter à Illzach car j'y étais bien avant mon accident. » L'avenir se fait plus lumineux pour elle.
Sabine HARTMANN

 

 
 

Saint-Louis Une conférence sur l'autisme : Rencontre avec un « autistan »

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:30:16

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Saint-Louis Une conférence sur l'autisme
Saint-Louis Une conférence sur l'autisme : Rencontre avec un « autistan »
Autiste asperger, docteur en philosophie, Josef Schovanec voyage à travers le monde pour faire du militantisme dans le domaine du handicap. Il donnera une conférence au centre socioculturel de Saint-Louis, ce jeudi 25 avril, à 19 h.

 
Josef Schovanec.
Sur quoi va porter précisément votre intervention ?

Josef Schovanec : « Je l'ignore hélas. Les conférences sont toujours improvisées. Il ne faut pas servir du réchauffé. En général, sont abordés les sujets qui importent aux gens présents : normal, entre par exemple des parents et des professionnels, les attentes ne sont pas toujours les mêmes. En tout cas, on va bien s'amuser. C'est l'objectif. »

Vous êtes docteur en philosophie : pourquoi ces études ? Est-ce que le fait d'être autiste asperger a influé sur ce choix ?

« En général, quand on est paumé dans la vie, on fait des études de philo. C'était mon cas : impossible de travailler de façon conventionnelle, du moins à l'époque, contrairement à mes anciens camarades de classe de Sciences-Po Paris. J'avais pour projet de devenir prof à la fac dans le domaine - d'ailleurs, je l'ai été, un temps. J'ai sacrifié ces projets au militantisme dans l'autisme. »

Comment gérez-vous ce trouble au quotidien ? Quel impact cela a-t-il ? Est-ce que les personnes le remarquent ?

« L'autisme, avec un peu d'expérience, est visible : en regardant les gens, on peut assez nettement deviner qui est autiste ou pas. C'est un peu comme trouver les Japonais. Donc oui, les gens, même quand ils ne connaissent pas le concept d'autisme, devinent que je suis bizarre. Ou du moins étranger, avec un mélange d'accent suisse, syrien, canadien voire ougandais, selon les cas. Beaucoup sont convaincus que je suis, au fond, espion israélien ou iranien. Peut-être les deux. »

Vous parlez plus de sept langues : anglais, allemand, mais aussi hébreu, sanskrit, l'amaric, l'azéri, l'éthiopien... Comment les avez-vous apprises ? Quelle utilité en avez-vous dans la vie de tous les jours ?

« La seule façon d'apprendre réellement les langues, comme l'aurait dit Dumézil, est la méthode intensive : il faut s'y intéresser et y consacrer du temps. Quant à l'utilité, c'est simple : les langues les plus intéressantes sont celles qui ne servent à rien de concret dans la vie. »

Vous voyagez régulièrement : dans quels pays ? Avec quels objectifs ?

« Mon quotidien est fait de voyages. Presque toujours pour faire du militantisme dans le domaine du handicap. Souvent dans le tiers-monde, dans des lieux improbables. »

Quel regard portez-vous sur votre parcours ?

« Aucun. Le narcissisme est le fléau de notre société occidentale. »

Quels sont vos projets ?

« Trouver par-delà les collines un biotope favorable aux gens bizarres. Un Autistan, en somme. »
Propos recueillis par Caroline ANFOSSI Conférence « Entretien avec Josef Schovanec », jeudi 25 avril à 19 h au centre socioculturel de Saint-Louis, 56 rue du Dr. Marcel Hurst. Tél. : 03 89 69 16 68.

Conférence « Entretien avec Josef Schovanec », jeudi 25 avril à 19 h au centre socioculturel de Saint-Louis, 56 rue du Dr. Marcel Hurst. Tél. : 03 89 69 16 68.

 
 

 

Les facteurs mulhousiens n'en peuvent plus

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:31:43

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Les facteurs mulhousiens n'en peuvent plus
 

 
À l'appel de la CGT, de nombreux postiers se sont mobilisés, hier, devant la nouvelle plateforme multiflux de La Poste à Didenheim. Photo L'Alsace/Jean-François Frey
Tout n'était certainement pas rose, avant le 12 mars, et les facteurs mulhousiens le concèdent volontiers. Mais depuis ce jour et la fermeture officielle du centre de tri de Riedisheim et du bureau de poste de Dornach, avec l'ouverture de la nouvelle plateforme multiflux au Parc des Collines, ils n'en peuvent plus. Et il n'aura pas fallu longtemps pour qu'ils n'acceptent pas cette nouvelle réorganisation. Car dès le lendemain, le 13 mars, un CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) extraordinaire était convoqué par les instances syndicales dans le cadre d'une procédure de mise en danger. Après une réunion en urgence avec la direction, tous les syndicats n'ont pas validé cette procédure.

Dans la foulée, la CGT a saisi la Direccte du Grand Est (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi), notamment pour les salariés basés au bureau de poste Henner, à quelques pas de la gare centrale de Mulhouse.

Ce mardi 23 avril, la CGT appelait les salariés à la grève, pour se faire entendre. Et devant les portes du nouveau pôle du Parc des Collines, ils étaient nombreux à être en colère et à évoquer leur galère. « C'est de pire en pire ! On a réorganisé les tournées grâce à un logiciel qui ne prend même pas en compte l'humain, peste une factrice. C'est simple, on n'a plus le temps de distribuer le courrier à tous nos clients lors de nos tournées. En clair, on fait des choix en privilégiant un quartier un jour, puis un autre l'autre jour. » « Franchement, on termine parfois à 20 h avec une lampe frontale sur la tête, on n'en peut plus », lui fait écho une collègue.
55 grévistes

Et les usagers de la Poste ont très vite compris qu'il y avait un sérieux problème au niveau de la distribution du courrier. Beaucoup se sont étonnés de ne pas voir leur facteur arriver chez eux à l'heure habituelle ; d'autres se sont demandé pourquoi ils ne recevaient pas de lettres pendant une semaine, voire des quotidiens et des hebdomadaires des jours après leur parution (lire les nombreux courriers parus dans notre rubrique « Dites-le » depuis quelques semaines). « Et on ne parle même pas des accusés de réception, constate un facteur. En fait, on ne fait plus que déposer l'avis, car on n'a pas le courrier en main. Les gens ne comprennent pas et on se fait insulter alors qu'on n'y est pour rien. »

« Pour faire simple, il y a aujourd'hui 36 tournées effectuées par une cinquantaine de personnes à Henner, plus 16 tournées à la nouvelle plateforme, souligne le délégué départemental CGT La Poste, Olivier Panetta. À Henner, les locaux sont totalement inadaptés pour gérer ce flux. Il y a, en seulement dix jours, déjà 600 réclamations à ce bureau. C'est incroyable ! Et ce n'est que la première phase de la réorganisation : une deuxième devrait arriver en juin et une troisième et dernière phase en septembre. »

Du côté de la direction, on attendait de pouvoir discuter une nouvelle fois avec les grévistes pour pouvoir mettre en place des améliorations.

Hier, à l'unanimité, les 55 grévistes (sur près de 600 employés, dont plus de la moitié sont facteurs) ont voté la reconduction de la grève dès ce mercredi matin. Une assemblée générale devrait se tenir vers 10 h.
Grégory LOBJOIE

 

 
 

Commerce Bilan à Mulhouse : La rue de Bâle six mois plus tard

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:35:34

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Commerce Bilan à Mulhouse
Commerce Bilan à Mulhouse : La rue de Bâle six mois plus tard
Six mois se sont écoulés depuis le départ de Thierry Bucher, le pâtissier et chocolatier du 62, rue de Bâle à Mulhouse. La Ville a depuis installé des caméras et des bacs à fleurs. Efficace pour certains commerçants, dérisoire pour d'autres, qui ne voient pas de réelle amélioration.

 
L'image, prise jeudi, dévoile une partie de la rue de Bâle qui semble animée, où il fait bon vivre alors que le printemps s'installe. Mais au regard de bon nombre de commerçants de la rue, l'image est trompeuse...
Lorsqu'on arpente la rue de Bâle à Mulhouse depuis la porte éponyme, la situation semble de bon augure. Le Caffé Milano est animé en ce milieu de matinée. Clientèle exclusivement masculine. Les voisins ? Urban Esthetic et Basic Fit, deux lieux pour prendre soin de soi et de son corps. Après l'Association générale des familles, au n° 42, et l'hôtel Ibis, au n° 53, la rue fait davantage grise mine.

Au 56, l'Atelier des arts, à la fois couturier, retoucheur et styliste, a fermé boutique depuis belle lurette. Au 62, le rideau du pâtissier et chocolatier Thierry Bucher est toujours tiré. Le pressing La Libellule au 64 ? Fermé. L'école de conduite Abbatucci ? Fermée. La boucherie-charcuterie au n° 109 ? Fermée. Tout comme le boucher-traiteur du Bollwerk, au rez-de-chaussée de l'Auberge du boucher.
« C'est une ruequi n'intéresse pratiquement personne »

Arrêtons là ce triste inventaire. « C'est une rue qui n'intéresse pratiquement personne, à part ceux qui y passent. » Créateur de vêtements en cuir, Bernard Hergott regarde les voitures passer devant sa boutique d'un air las. « La fermeture de la pâtisserie Bucher a eu de grosses répercussions pour moi. Les gens s'y rendaient puis traversaient la rue, regardaient la vitrine... Il n'y a plus ce déclic. » Après quarante-cinq années d'activité rue de Bâle, Bernard Hergott voit son activité commerciale baisser « de plus en plus ». Inéluctablement.

Il reconnaît pourtant que les incivilités se sont calmées. La vidéosurveillance ? « Les caméras jouent un rôle dans le bon sens. » Les bacs à fleurs ? Il grimace. « En l'espace de quatre semaines, ils ont été vidés trois fois. La Ville a laissé un numéro d'urgence. Quand j'appelle, personne ne répond ! »

Les gérants du tabac-presse évoquent eux aussi les vols de plantes dans les bacs à fleurs. « Et si on ne plante pas, des déchets s'y installent. C'est bien d'en avoir, des bacs, mais s'ils ne sont pas respectés par les gens... Ça fait cinq ans qu'on est là et la situation ne s'est pas améliorée. »
« On s'essouffle »

S'il y en a un qui l'attend, son bac à fleurs, c'est bien Pascal Riou. Jusqu'à il y a quelques jours encore, il était l'unique boulanger-pâtissier de la rue de Bâle. En l'espace de six mois, il considère que la situation s'est encore dégradée. « C'est bien d'avoir réalisé la voie sud, ça fluidifie le trafic, mais plus personne ne vient rue de Bâle.

Depuis son ouverture, mon chiffre d'affaires a baissé de 30 % », témoigne-t-il. « Ma femme travaille à côté. Elle fait des missions d'intérim le matin avant de revenir à la boulangerie l'après-midi. Ce n'est pas une vie ! Si la Ville ne fait rien, je pense que je ne resterai pas », ajoute Pascal Riou, d'un ton déterminé.

Passé le Lidl, à l'autre bout de la rue de Bâle, une commerçante estime elle aussi que la situation « est de pire en pire ». « Nous avons été fortement impactés par le nouveau plan de circulation. Le manque de passage est flagrant. Notre chiffre d'affaires diminue de semaine en semaine et la réponse de la Ville n'est pas satisfaisante », signale-t-elle.

« On s'essouffle. Il y a un sentiment de découragement », reconnaît Fanny Holler, qui a repris la présidence de l'association de commerçants de la rue (lire ci-contre). Avec Daniel Keller, elle gère le restaurant Le Rustique depuis sept ans. « Nous, nous sommes dans une bulle. Nous ne sommes pas un commerce de passage. Mais le nouveau plan de circulation et la fermeture d'Auchan n'ont rien arrangé. J'ai de la peine pour les confrères », confie Fanny Holler.

Ils reconnaissent les efforts entrepris par la mairie, même si l'installation de bacs à fleurs leur paraît dérisoire. « La Ville a fait un peu de ménage au niveau des trafics, mais ça devient une rue tout doucement morte. L'avenue d'Altkirch a bien été redynamisée, alors pourquoi pas ici ? », s'interrogent ces restaurateurs.
« Parfois, les choses évoluent de manière inattendue »

On a beau chercher, ils se comptent sur les doigts d'une main, ceux qui affichent un avis optimiste sur la situation. « Je déplore que la rue se désertifie en termes de commerce, mais on va rester positif. On sait que, parfois, les choses évoluent de manière inattendue », estime un commerçant qui préfère garder l'anonymat. « Les caméras de surveillance ont été bénéfiques, les individus peu recommandables ont disparu », certifie-t-il. Avant de reconnaître que « la Ville semble elle-même désemparée ». « Elle semble espérer un renouveau avec l'Almaleggo et nous aussi : cela pourrait apporter une autre couleur à la rue, même si ce n'est pas pour tout de suite. »

Regard plus posé sur les choses, Dominique Mess évoque elle aussi le projet Almaleggo. « Si je suis installée ici depuis vingt ans, c'est parce que le lieu a de bonnes vibrations, que ma clientèle, qui vient aussi bien de l'agglomération que de Zurich, trouve facilement le chemin », commente la coiffeuse, visagiste et coloriste installée au n° 159.
« On attenddes porteursde projetsassez culottés, qui osent »

Elle ne masque pas le fait que si elle était arrivée rue de Bâle il y a moins longtemps, elle serait peut-être déjà partie. Mais elle espère d'un autre côté qu'avec Almaleggo, « les gens comprendront que l'accès à cette rue est important » et que « cela apporte une autre dynamique au quartier ». Dominique Mess va plus loin : « On attend des porteurs de projets assez culottés, qui osent venir s'installer ici et développer des projets. »

Sur l'ensemble des commerçants interrogés en début de semaine, aucun n'a vu la maire de Mulhouse pousser leur porte au cours de ces six derniers mois. Dominique Mess avait invité Michèle Lutz à la fête des 20 ans de son salon, La coiffure autrement, en novembre dernier. Elle réitère aujourd'hui son invitation. « Cela me ferait plaisir de l'accueillir et d'échanger avec elle. »
Pierre GUSZ

 

 
 

 

Oltingue Éducation : Le pôle scolaire espéré pour la rentrée 2022

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:28:02

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Oltingue Éducation
Oltingue Éducation : Le pôle scolaire espéré pour la rentrée 2022
L'achat du terrain - la friche Bubendorff - presque finalisé, le pôle scolaire regroupant les élèves de huit communes à Oltingue est espéré pour la rentrée 2022.

 
Les maires de Raedersdorf Jean-Marc Metz, de Fislis Clément Libis et d'Oltingue André Scherrer (de gauche à droite) en discussion devant la friche Bubendorff à Oltingue, où doit se construire le pôle scolaire regroupant les élèves de huit communes du secteur.
Évoqué pour 2019 ou 2020 lors des premières discussions, le pôle scolaire d'Oltingue qui regroupera les élèves de maternelle et élémentaire de Bettlach, Biederthal, Fislis, Lindsdorf, Lutter, Oltingue, Sondersdorf et Wolschwiller devrait voir le jour d'ici la rentrée 2022.
103 ares de terrain

Après avoir songé à installer ce pôle sur un terrain au bord de l'Ill, près de la salle polyvalente d'Oltingue, c'est finalement sur celui de la friche Bubendorff à la sortie du village en direction de Fislis, juste à côté du stade, que les élus ont décidé de s'installer.

« Nous étions partis sur un premier terrain mais qui nécessitait entre autres une étude environnementale et la construction d'un pont. Ce sont des choses qui prennent du temps. Il est plus facile de réutiliser une friche que de partir d'un terrain vierge alors nous avons saisi l'opportunité et ainsi changé notre fusil d'épaule pour partir sur un terrain de 103 ares, plus facile d'accès car il est à un meilleur emplacement », explique André Scherrer, maire d'Oltingue.

« Ce n'est pas simple et ça prend du temps de trouver le bon terrain, au bon endroit, à un prix adapté », défend, quant à lui, le maire de Raedersdorf Jean-Marc Metz. « Nous avons perdu du temps, mais maintenant, lorsque la vente du terrain sera finalisée, nous allons pouvoir aller plus vite que nous aurions été sur le premier choix de terrain », reprend le premier magistrat d'Oltingue.
Plus de 250 élèves

Dès que l'achat sera finalisé, le processus de démolition du bâti Bubendorff et le concours d'architecte seront lancés afin d'avancer dans la construction d'un pôle scolaire, financé par les huit communes pour ce qui est du scolaire et par la Comcom pour ce qui concerne le périscolaire. Des subventions sont aussi espérées pour alléger la facture de ce pôle qui accueillera plus de 250 élèves.
« Un choix vers l'avenir »

« Il y a une réelle demande que ce soit des gens qui habitent déjà là ou de ceux qui veulent éventuellement venir dans nos communes, confie André Scherrer. Si les communes ne font rien, elles stagnent. Ce pôle scolaire est un choix vers l'avenir et va nous permettre de rassembler nos forces, car seules dans leur coin les communes ne sont plus en mesure de répondre. »

« Nous sommes tous montés dans le même bateau et en plus ce futur pôle scolaire permettra de structurer le cursus bilingue qui est proposé à nos élèves, mais aussi d'offrir un périscolaire plus vaste », complète Jean-Marc Metz qui est aussi vice-président de la com-com, donc particulièrement attentif au périscolaire.

Plus de 80 enfants sont inscrits cette année au périscolaire provisoire qui est en place à Fislis depuis quatre ans. La demande est telle qu'il y a une liste d'attente. Que ce soit pour le scolaire ou le périscolaire, la construction d'un pôle dans le Jura alsacien est donc très attendue.
Florian ZOBENBIEHLER

 

 
 

 

Lièpvre et Rombach-le-Franc École du Chalmont : La mobilisation s'intensifie

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:40:04

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Lièpvre et Rombach-le-Franc École du Chalmont
Lièpvre et Rombach-le-Franc École du Chalmont : La mobilisation s'intensifie
Après deux jours de mobilisation des parents en février, la grève généraledes enseignants en mars, c'était hier la quatrième journée d'action à l'écoledu Chalmont, qui n'a accueilli que 9 élèves au total sur ses trois sites.

 
Sur le site de Lièpvre, seuls six élèves ont été accueillis hier matin.
« Non aux classes surchargées ». Plus que jamais, les calicots restent en place à l'école du Chalmont. Surtout depuis que les chiffres hypothétiques de février sont devenus des inscriptions réelles en ce mois d'avril.

C'est toujours dans la catégorie bilingue que les effectifs sont en augmentation, comme prévu (lire encadré).
Dix élèvesau-dessus du seuil

En maternelle, 69 élèves sont annoncés. Soit cinq de plus que le seuil indicatif d'ouverture. En élémentaire, ils seront 66 en septembre, soit dix au-dessus du seuil prévu pour une ouverture de classe.

Pour les parents d'élèves, c'est clair, l'école du Chalmont a droit à deux ouvertures de classe, et pas seulement une, comme préconisé dans un premier temps par l'Éducation Nationale, qui a proposé une classe supplémentaire en couplant les niveaux de grande section et de cours préparatoire. « Insuffisant », répond le collectif, mis en place le mois dernier.

Son animateur principal, c'est le maire de Rombach-le-Franc, Jean-Pierre Hestin, très satisfait de cette nouvelle mobilisation, plus forte que les précédentes. « Il y a encore moins d'enfants que la dernière fois, il y a eu une meilleure information, un bon choix de la date (entre le lundi de Pâques et le mercredi), et on a mieux communiqué, on a réuni tous les parents à la salle polyvalente de Lièpvre, on a créé un collectif. Tout ça mis bout à bout, on pouvait s'attendre à la réussite de cette opération. »
« On n'avait pas d'autre solution de garde »

Hier matin, seuls 9 élèves (6 à Lièpvre et 3 à Rombach), ont rallié leur école sur un effectif global de 242 bambins. À l'image de Clémence et Jules, qui ont apporté des jeux pour passer le temps, « Mais je soutiens le mouvement » précise leur papa, Olivier Curin, « aujourd'hui, on n'avait pas d'autre solution de garde, malheureusement ».

Âgée de 4 ans et demi, Marie-Stella est allée chez papy-mamie pour la journée, « elle aurait voulu retrouver ses copines » souligne sa maman, qui encadre les enfants sans garde, dans la classe de Mme Sebille, au rez-de-chaussée de l'élémentaire colieuvre.

Dehors, le petit buffet d'accueil est toujours aussi garni, autant à Lièpvre qu'à Rombach. Si le maire colieuvre, Pierrot Hestin, est absent, c'est qu'il est en vacances. Ses adjoints Christiane Forchard, Denis Petit et Gilbert Crampé sont présents avec trois conseillers municipaux, et une flopée de parents, sans oublier l'adjoint sainte-marien Patrice Benoit, venu également en tant que papy d'élève.

À Rombach-le-Franc, aucun élu n'a sorti son écharpe tricolore non plus pour cette fois. Le maire est accompagné de son adjointe Jocelyne Jehel-Fréchard et de la conseillère municipale Marie-Rose Fontaine.

Parent d'élève représentant la PEEP, Céline Rimmely a préparé les traditionnelles agapes, avec oeufs en chocolat en supplément. Elle est particulièrement motivée et concernée par l'ouverture de classes supplémentaires : trois de ses six enfants fréquentent l'école du Chalmont en bilingue, et ses jumeaux doivent quitter la crèche pour rejoindre la petite section bilingue à la rentrée...
Les deux mairies fermées

En signe de solidarité, les deux mairies sont également déclarées mortes. À Rombach-le-Franc, les agents sont absents, et à Lièpvre, ils travaillent porte fermée.

Le premier magistrat rombéchat rappelle le processus engagé sur le long terme, depuis les premières interpellations de l'administration de l'Éducation Nationale, les actions de l'école et mairies mortes dès le mois de février, les courriers à l'inspection et jusqu'aujourd'hui, les chiffres des inscriptions.

« Quand on compare à la moyenne nationale, avec 25,5 élèves par classe en maternelle et 23 en élémentaire, nous serions à +6 et +10 au-dessus ! Les seuils ? Je n'en parle même pas, on les utilise pour fermer les classes, pas pour les ouvrir ! Et on ne peut pas imaginer des classes à 30 élèves. »

Le maire de Rombach-le-Franc reste ferme et combattant, « Nous agissons sur la durée, pour que la décision finale, qui peut très bien surgir le jour de la rentrée, soit la bonne : nous demandons une classe maternelle bilingue supplémentaire et une classe élémentaire bilingue supplémentaire. De toute façon, si on se projette en 2022, les effectifs à l'école élémentaire bilingue seront de plus de cent élèves ».

Le collectif va tirer les conclusions de la mobilisation d'hier et réécrire à la directrice académique des services de l'Éducation Nationale (DASEN) pour rendre compte de la détermination des acteurs de l'école du Chalmont. « Nous allons tenter de susciter une rencontre avec la DASEN, et avancer. Si on a créé le collectif, c'est pour continuer et imaginer d'autres actions ».
Anne MULLER L'interview vidéo de Jean-Pierre Hestin sur dna.fr

Voici le récapitulatif des inscriptions enregistrées jusqu'à présent à l'école du Chalmont pour la prochaine rentrée de septembre.

- En monolingue

Maternelle monolingue : 13 élèves en petite section (PS), 8 en moyenne section (MS) et 10 en grande section (GS), soit 31 élèves dans une classe (sans changement par rapport à la situation actuelle).

Élémentaire monolingue : 11 CP, 34 CE1, 22 CE2, 16 CM1 et 11 CM2, soit 94 élèves dans 4 classes (sans changement par rapport à la situation actuelle)

- En bilingue

Maternelle bilingue : 24 PS, 20 MS et 25 GS, soit un total de 69 élèves (aujourd'hui dans deux classes).

Élémentaire bilingue : 20 CP, 12 CE1, 13 CE2, 11 CM1 et 10 CM2. Soit un effectif total de 66 élèves, aujourd'hui dans deux classes.

« On veut convaincre l'administration de l'Éducation Nationale que nos demandes sont fondées sur des chiffres et le bon sens ».

L'interview vidéo de Jean-Pierre Hestin sur dna.fr

 
 

 

Viticulture Domaine Schoffit : En phase montante

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:41:47

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Viticulture Domaine Schoffit
Viticulture Domaine Schoffit : En phase montante
Plutôt discret, peu enclin à contraindre les gens à aimer des vins mis en bouteille à Colmar depuis 1973, Alexandre Schoffita hérité de son père et de son grand-père le bon sens paysan : celui des efforts dirigés d'abord vers la vigne.

 
Alexandre Schoffit au caveau du domaine familial, Nonnenholz Weg, à Colmar.
Il ne suffit pas d'être fils et petit-fils de vigneron : on le devient et le rapport à la terre en définit le degré d'implication.

Alexandre Schoffit, 32 ans, a compris que la vinification n'est que l'aboutissement (technique), millésime après millésime, des efforts consentis en faveur du fruit, du raisin, bref en faveur de la plante qui le porte.

« On passe, allez, les trois quarts de notre temps dans la vigne. Et au moins 50 % au Rangen [N.D.L.R. : grand cru de Thann où les Schoffit dispose de 4 ha] alors qu'il ne représente qu'un tiers de nos surfaces », détaille Alexandre. Il suffit pour s'en convaincre de passer un coup de fil, au hasard, au 68, Nonnenholz Weg : il y a toujours au moins un Schoffit dans les vignes.
Une époque où l'approche biologique n'avait rien d'extraordinaire

Un atavisme, hérité sans doute de l'arrière-grand-père Paul et du grand-père Robert qui, en 1973, franchissait le pas de la mise en bouteille après avoir livré du moût au négoce. Sinon dans la famille Schoffit, on fut aussi « cultivateur » (polyculteur parce que le paysan n'aimait pas placer tous ses oeufs dans le même panier), maraîcher donc sur cette terre arable du sud colmarien où les salades poussent comme des champignons. « Déjà mon grand-père cultivait et vendait des salades plus petites que celles de ses voisins ; elles étaient parfois rejetées parce qu'il y avait une limace à l'intérieur ou une feuille arrachée. » Quand Alexandre a fini par suggérer la conversion du domaine en agriculture biologique, Robert Schoffit, le grand-père, à la santé de fer, n'a pas levé les yeux au ciel puisqu'à son époque l'approche biologique n'avait rien d'extraordinaire, tout comme la biodynamie où l'observation, le respect du calendrier lunaire jouent (toujours) un rôle important dans la culture maraîchère.
« Ce qui va dans le sensde la qualité nous met d'accord »

Les premières cuvées certifiées en AB (sauf les vignes du Rangen) seront produites à partir de la récolte 2019. La famille n'en a pas débattu de longues heures, semble-t-il. « Ce qui va dans le sens de la qualité nous met d'accord. »

Les rendements modérés, ça n'a pas été non plus un crève-coeur comptable mais plutôt un réflexe quasi naturel, une prolongation de ce qui se faisait déjà sous l'égide de Robert, puis Bernard, car quand il s'agit de viticulture, les Schoffit savent de quoi ils parlent. « En moyenne, dans les 50 hl/ha sur l'ensemble du domaine », relève Alexandre pour souligner les efforts qualitatifs menés depuis plusieurs décennies. Il faut dire que la Harth colmarienne en a bien besoin, de cette modération quantitative.
Du chasselas planté avant guerre

Ce vignoble historique, le grenier à raisins des caves coopératives, peut (et doit) produire de très belles choses ; à l'instar du chasselas, un cépage roturier en fin de vie - du moins en Alsace - que la famille Schoffit soigne avec fierté. « Une vieille vigne » plantée en 1939, rajeunie si nécessaire par un recépage de façon à préserver l'entrelacs racinaire. Alors que ce cépage que les Vaudois de Lavaux cultivent en le poussant dans ses derniers retranchements, les Schoffit en limitent le rendement à 60 hl/ha. Pas étonnant que les quelque 5 000 cols partent comme des petits pains : aux Pays-Bas, aux États-Unis, au Japon, en Corée du Sud. Le 2018 doit être mis en bouteille rapidement, la demande se fait pressante...

Alexandre en parle avec la passion de l'ampélographe, de celui qui sait que ce cépage (75 ha restant en Alsace, contre un millier d'hectares en 1969, nous dit-il) produit des raisins blancs ou des raisins rouges, sensibles à la coulure, au gel, protégés tout de même par de vastes feuilles tentaculaires nécessitant un décuplage d'énergie pour en dompter sa propension naturelle à s'élever.

« Un jour, on m'appelle pour me dire que nous avons gagné deux trophées lors du concours mondial du chasselas en Suisse alors que nous n'avions même pas présenté de vins. Un client avait pris l'initiative d'en présenter un en payant l'inscription ! »

Du côté de Thann et de Niedermorschwihr, les Schoffit montrent aussi leur attachement aux terroirs à forte personnalité. La montée en puissance en toute discrétion du domaine se poursuit à la faveur d'un changement, en douceur, de génération.

À 32 ans, Alexandre dispose d'un cerveau au fonctionnement rationnel : il sait que la progression (qualitative, commerciale) doit se faire par petites touches, « sans forcer ». C'est la force (tranquille) d'un domaine familial fier de ses racines paysannes.
Textes : Jean-Daniel KIENTZ Voir également notre diaporama sur www. dna.fr

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Médailles de la vie associative

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 05:56:27

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Médailles de la vie associative
 

 
Suzanne Schmitt. Photo L'Alsace
Lors de la dernière promotion de la médaille d'honneur de la vie associative à l'hôtel du département, à Colmar, Michel Habig, conseiller départemental du canton d'Ensisheim et vice-président du conseil départemental, a assisté la présidente Brigitte Klinkert pour la remise de la médaille à quatre habitants de son canton.

Trois habitent la ville d'Ensisheim, le quatrième est de Meyenheim. Tous les quatre ont une vie associative bien remplie : tous s'investissent dans plusieurs associations, à chaque fois à des postes à responsabilités.
Roger Schartner

Né le 5 juin 1954, Roger Schartner est domicilié à Meyenheim. Féru d'histoire et ardent défenseur du dialecte alsacien, il est le président de l'association des Amis de Népomuck (saint Jean Népomucène) depuis 2005. L'association s'est chargée du recensement de tous les calvaires de la commune et entretient les vergers communaux. Roger Schartner est également président de l'école de musique de Meyenheim.
Suzanne Schmitt

Née le 17 juin 1975, Suzanne Schmitt a participé aux activités de la chorale polonaise de Pulversheim jusqu'à l'âge de 18 ans. Elle a été secrétaire de l'amicale des donneurs de sang de la mine Amélie jusqu'en 2004 et a fait partie de la Confrérie des gardiens de la Météorite d'Ensisheim jusqu'en 2006. Depuis 1990, elle est membre du club des artistes d'Ensisheim et en assure le secrétariat depuis 2002. Elle est enfin très impliquée dans les échanges avec Castroville, étant membre de l'association Alsace medina county Texas, dont elle est la secrétaire depuis 2005.
Ginette Bailly

Née le 1er janvier 1945, Ginette Bailly a fait partie de la Confrérie de la Météorite d'Ensisheim. Mais c'est par le théâtre alsacien qu'elle s'est fait connaître et qu'elle a fait connaître le théâtre dialectal dans toute la région. Elle est depuis soixante années l'âme du théâtre alsacien d'Ensisheim. C'est elle qui choisit les pièces, distribue les rôles et assure les mises en scène, tout en jouant elle-même. Elle a aussi tenu le rôle principal dans la fresque historique écrite par Louis Egloff : « S'Kattela vu Ansa ».
Philippe Krason

Né le 9 juillet 1962, Philippe Krason est entré dans l'Harmonie des mines de potasse en 1974, au pupitre des trompettes, puis des basses. Il a pris la présidence de l'orchestre en 2003 et assume donc cette responsabilité depuis plus de quinze ans

Amoureux des animaux, il s'est lancé dans l'élevage des lapins béliers nains et a adhéré en 1996 à l'association des aviculteurs d'Ensisheim où il occupe les fonctions de trésorier depuis plus de vingt ans.

 

 
 

Val du Pâtre : salamandres sous surveillance

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 05:59:29

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Val du Pâtre : salamandres sous surveillance
 

 
Nicolas Krust et Sandro Addesa, de la Brigade verte, ferment la route forestière du Val du Pâtre entre 21 h et 8 h durant la période de reproduction des salamandres. Photos DNA/C.G.
Avant la mise en place de la fermeture de la route communale du Val du Pâtre, un grand nombre d'amphibiens noirs, tachetés de jaune, se faisaient écraser chaque nuit, de mars à mai, durant leur période de reproduction.

Nuit noire, pluie fine, warnings clignotants, torches brandies par deux hommes en uniformes verts balayant la route humide, il régnait une animation bien mystérieuse, mardi 16 avril à l'entrée de la route forestière entre Orschwihr et la chapelle du Val du Pâtre.
Préservation d'espèces protégées

C'était l'heure à laquelle les brigadiers de Soultz assuraient la fermeture nocturne de cette petite route communale, entre 21 h et 8 h. La barrière restera cadenassée toute la nuit pour permettre à des centaines de salamandres de ne pas se faire écraser durant leur migration. Au-delà d'une simple mission de préservation d'espèces protégées, c'est la passion même de la protection de la nature en général, de sa faune et de sa flore qui animait ce soir-là le chef de poste Nicolas Krust et son adjoint Sandro Addesa.
« La salamandre est un animal nocturneet crépusculaire »

« La salamandre est un animal nocturne et crépusculaire, expliquent les deux hommes. Elle privilégie les périodes de pluie pour migrer et craint les températures inférieures à huit degrés. Contrairement à la majorité des amphibiens, à l'image des grenouilles ou des crapauds, la salamandre a la particularité d'être ovovivipare. »
Victimes entre autres du déboisementet de la pollution

On apprendra encore, dans la pénombre humide de la route du Schaefertal, que l'accouplement se fait hors de l'eau à la fin de l'été ou au début du printemps.

L'incubation des oeufs s'opère ensuite dans les voies génitales de la femelle. Ce n'est que l'année suivante que cette dernière se dirige vers le cours d'eau du Kirenbach, situé de l'autre côté de la route, pour y déposer quelques dizaines de larves. Seules les larves sont donc aquatiques car, dès sa naissance, le nouveau-né ne sachant pas nager n'a qu'une seule hâte, celle de sortir de l'eau au plus vite pour rejoindre son habitat naturel, la forêt. Plus tard, la salamandre ne retournera dans l'eau que pour donner naissance à ses petits.

Nos sympathiques amphibiens sont aujourd'hui victimes du déboisement, de la pollution des eaux et de la circulation automobile. Cette fermeture de route décidée par arrêté municipal par les communes d'Orschwihr et de Soultzmatt en liaison avec le Conseil départemental du Haut-Rhin, permet de lutter contre la disparition complète de ces créatures très utiles qui se nourrissent d'insectes et de limaces.
Christian GRAWEY

 

 
 

Wattwiller Patrimoine : Rénovée, la fontaine Gohr a été inaugurée

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 05:54:07

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Wattwiller Patrimoine
Wattwiller Patrimoine : Rénovée, la fontaine Gohr a été inaugurée
Située à l'angle de la rue de la Victoire et de la 1ère-Armée, la fontaine Gohr est la plus ancienne parmi les quatre que compte le village de Wattwiller. D'après le recueil des statuts urbains, elle doit dater de l'an 1480 et est mentionnée en 1577 pour avoir été reconstruite à cette époque.

 
On a coupé le ruban inaugural pour la fontaine Gohr.
Au fil du temps, une restauration était devenue nécessaire. Aussi, décision fut prise par la commune d'entreprendre des travaux qui ont été confiés aux entreprises Pierre Hitter de Wittelsheim - spécialisée dans la taille de la pierre - et Royer de Moosch pour l'aménagement de la voirie.

D'un montant total de 26 779 EUR, ce chantier, qui a bénéficié d'une aide de 5 000 EUR du Conseil départemental, a vu le remplacement et la rehausse de la fontaine, l'application d'un cuvelage ainsi que la reprise des abords.

Afin de sensibiliser la jeune génération à la sauvegarde du patrimoine, les élèves des classes de CM1 et CM2 ont fait un travail d'étude sur les textes qui ornent les quatre fontaines du village.

La rénovation du vieux bassin octogonal a été l'occasion d'une réception rassemblant la municipalité en présence du député et ancien maire du village Raphaël Schellenberger, du conseiller départemental Pascal Ferrari, de nombreux villageois et des enfants des écoles.
Un retour aux racines

Pour Maurice Busche, le maire de la commune, « il est important de maintenir le patrimoine. L'année dernière, nous avons fait refaire la toiture du presbytère, ainsi que des travaux de voirie ». Pascal Ferrari a parlé de « protection et préservation de vestiges historiques, quelque chose de passionnant », le député rappelant pour sa part que « Wattwiller est un village d'eau avec une école s'appelant les 4 fontaines, ce qui nous ramène à nos racines ».

À l'issue de la cérémonie, Maurice Busche a conduit ses hôtes à la découverte des trois autres fontaines locales, fleuries elles aussi avec amour par des bénévoles du village.
M.D-F

 

 
 

 

Culture Le combat d'une fille pour le respect des oeuvres de son père : OEuvres de salut public

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 05:55:37

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Culture Le combat d'une fille pour le respect des oeuvres de son père
Culture Le combat d'une fille pour le respect des oeuvres de son père : OEuvres de salut public
En réalisant un ouvrage sur le legs artistique de son père, la fille unique du peintre et céramiste Pierre Gessier a constaté que plusieurs de ses commandes publiques dans le Haut-Rhin n'étaient plus visibles. Elle a décidé d'alerter les collectivités concernées.

 
Céline Marie Gessier en 1971 devant une oeuvre de son père, Le coq, ornant un mur de l'école maternelle Schweitzer de Riedisheim. Cette oeuvre a été détruite en 2013 en même temps que le bâtiment sur lequel elle était fixée.
La biographie artistique de Pierre Gessier (1931-2007) occupe douze pages emplies de petits caractères. Ce peintre et céramiste sundgauvien, qui est né à Hagenbach et a travaillé à Gommersdorf, a multiplié les créations, collectionné les distinctions et accumulé les commandes publiques dans le cadre du « 1 % culturel ». Cette biographie dénombre une cinquantaine de ces commandes, réalisées pour des mairies, hôpitaux ou établissements scolaires, souvent dans le Haut-Rhin.

L'an dernier, la fille unique de l'artiste, Céline Marie, a conçu, rédigé et publié un livre, La couleur pour chemin, qui rend hommage à l'oeuvre et à la vie de son père ; c'était un devoir artistique et filial. À cette occcasion, elle s'est interrogée sur ce qui subsistait de cette oeuvre dans l'espace public. Et elle a eu quelques surprises...
Des exceptions qui n'en sont pas....

Un an avant sa mort, en 2006, Pierre Gessier avait déjà pu constater qu'une de ses créations, la fresque en céramique Les hirondelles réalisée en 1984 pour le collège de La Largue, à Seppois-le-Bas, s'étalant à l'origine sur près de 12 mètres de large, avait été amputée d'environ un tiers à la suite de travaux.

On aurait pu croire à une exception, mais Céline Marie a constaté que ces exceptions n'étaient pas si rares : elle a repéré sept autres cas litigieux dans le Haut-Rhin, dans lequels les oeuvres soit ont disparu, soit ne sont plus visibles, soit sont très délabrées. Sur les huit cas, quatre concernent des écoles (à Dannemarie, Huningue, Riedisheim et Issenheim), trois des collèges (à Dannemarie, Fortschwihr et Seppois-le-Bas). Le dernier cas concerne une oeuvre ( Labour des champs , fresque murale de 1975) qui décorait un restaurant du conseil général à Colmar ; le bâtiment a été revendu à un particulier ; il accueille désormais un commerce et des habitations et l'oeuvre a été détruite.

À Riedisheim, l'oeuvre (Le coq, de 1971) se trouvait sur un bâtiment qui a été démoli en 2013, parce que jugé vétuste. « Les services de la ville ont tenté de récupérer la fresque, mais il n'a pas été possible de la dissocier de son support sans gravement l'endommager» , a expliqué le maire à Céline Marie dans un courrier de février 2018.

À Issenheim, une céramique baptisée Composition florale doit toujours exister dans l'école... mais sous l'isolation ; cette fois, le maire a expliqué que l'oeuvre a dû être recouverte lors de la rénovation énergétique, mais il a précisé qu'il avait été décidé avec son conseil d'installer une plaque « dans un souci de mémoire et de respect de l'oeuvre et de son auteur ».

Dans l'école maternelle de Dannermarie, la céramique (Le poisson lune, 1971) a été en partie recouverte lors de travaux : alertée, la mairie a promis de la rendre de nouveau visible dans son intégralité. Dans le collège de la même ville, l'oeuvre concernée, une fontaine, existe toujours, mais elle est en fin de vie : de nombreux carreaux sont manquants et elle nécessiterait une réfection complète de son support.

Puisque les collèges dépendent des conseils départementaux (ex-conseils généraux), Céline Marie Gessier a rencontré à deux reprises, l'an dernier, les services du conseil départemental du Haut-Rhin. Elle a pu rappeler à cette occasion que son père avait reçu la médaille du conseil général du Haut-Rhin en 1991... La collectivité s'est montrée compréhensive. Là où l'art de Gessier s'est envolé, assure sa fille, « le département est d'accord pour que l'on appose une plaque qui indique qu'il y avait une oeuvre, et qu'elle a été détruite sans autorisation de l'auteur ». Pour la fontaine de Dannemarie, une restauration est envisagée ; elle pourrait même faire l'objet d'un projet éducatif. Mais un premier devis avait fait état d'un coût de près de 20 000 EUR... Céline Marie Gessier a par ailleurs écrit à tous les maires concernés.
Une plaque avec une photo de l'oeuvre détruite et un dédommagement

« J'entreprends ces démarches pour que les artistes ne soient plus ballottés , commente Céline Marie. Il n'est pas normal que les artistes ou leurs ayants droit ne soient pas prévenus de ce qu'il advient des oeuvres. Et quand elles doivent disparaître, il faut une plaque avec une photo de l'oeuvre détruite et un dédommagement ! Si je n'avais pas lancé ce travail, je ne saurais rien de la plupart de ces disparitions... Il est important de sensibiliser les collectivités : il s'agit d'argent public ! Je pense même que ce sujet mériterait un colloque au niveau du ministère de la Culture. »

Car le cas Gessier n'est évidemment pas isolé (voir ci-dessus). Ces affaires rappellent la responsabilité des collectivités : accueillir une oeuvre dans l'espace public, c'est en devenir propriétaire et c'est s'engager à l'entretenir, à la protéger du vandalisme et à ne la modifier qu'en accord avec l'artiste ou ses ayants droit. Puisque l'oeuvre est publique, son image engage celle de son créateur.
Hervé de CHALENDAR LIRE Pierre Gessier, La couleur pour chemin , 202 pages, 49,90 EUR. Ouvrage disponible à Altkirch à la librairie Mille Feuilles, au Syndicat d'initiative et au Musée du Sundgau ainsi que dans les mairies de Gommersdorf et Hagenbach.

LIRE Pierre Gessier, La couleur pour chemin , 202 pages, 49,90 EUR. Ouvrage disponible à Altkirch à la librairie Mille Feuilles, au Syndicat d'initiative et au Musée du Sundgau ainsi que dans les mairies de Gommersdorf et Hagenbach.

 
 

 

Vallée de Saint-Amarin Communauté de communes : Un nouveau site internet

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:31:17

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Vallée de Saint-Amarin Communauté de communes
Vallée de Saint-Amarin Communauté de communes : Un nouveau site internet
Après plus de quinze ans de laisser-aller, la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin modernise sa communication et présente ses nouveaux logo et site internet.

 
Le nouveau site internet arbore le nouveau logo de la CCVSA, un territoire qui compte 13 000 habitants.
Exit le site internet « un peu vieillot » et les outils qui « ont vécu. » Samedi, la Communauté de communes de la Vallée de Saint-Amarin lance un site internet flambant neuf. « Il faut être franc, relève le président, François Tacquard, le site est le même depuis que je suis là et ça fait 18 ans ! ». La communauté de communes profite également de cette « modernisation de la communication » pour revoir son logo et proposer un nouveau magazine.
Un logo tricolore

Aux manettes de ce virage, la société cernéenne Auctavia Communication. C'est elle qui a conçu le nouveau logo. « On a choisi de mettre en avant l'identité géographique en utilisant le rouge brique pour identifier le patrimoine, le bleu pour l'eau et le vert pour la nature », précise Fouad Bouchaouir, de l'agence Auctavia.

Le but étant d'apporter de la « cohérence », vous retrouverez ce logo suivant les courbes d'un « V », d'un « S » et d'un « A » majuscules comme « vallée » et « Saint-Amarin », sur les documents administratifs de la comcom, sur les cartes de visite, voire sur les voitures de service. « C'est de la communication institutionnelle et de services pour les habitants, nos partenaires et les 130 entreprises du territoire », insiste François Tacquard.
Payer sa taxeen ligne

La CCVSA veut visiblement aider à y voir plus clair. « La comcom a quand même des compétences qui sont très concrètes pour les habitants », note le président. L'eau et l'assainissement, le logement, la petite enfance et le tri des déchets, chaque compétence trouve sa place sur le nouveau site internet. En deux trois clics, l'utilisateur est renseigné sur le prix de l'eau, sur les démarches à suivre en cas de construction ou de rénovation de sa maison et sur le nombre d'assistantes maternelles dans la vallée. « On voulait avoir un site de référence qui puisse répondre aux interrogations des habitants qui sont en hausse. »

Sans se déplacer, on retrouve finalement sur le site l'information qu'un agent de la CCVSA nous aurait donnée : « Les gens peuvent imprimer et remplir des formulaires (de demande de subvention patrimoine bâti, par exemple) directement sur le site », souligne François Tacquard. Ils peuvent également payer leur facture liée à la gestion des déchets directement en ligne. Le site est utilisable sur un ordinateur mais aussi sur le smartphone et la tablette.
Une vingtainede vidéos par an

À travers ces supports de communication, auxquels s'ajoute le Comcom'Infos, le magazine distribué gratuitement dans les boîtes aux lettres deux fois par an, la CCVSA donne aussi la parole aux « entreprises, associations et gens du secteur.» « On s'engage à faire une vingtaine de vidéos par an pour les valoriser », assure Fouad Bouchaouir. Des vidéos que les abonnés de la page Facebook retrouveront sur le célèbre réseau social : « L'interactivité avec les habitants est importante pour nous. »
Morgane SCHERTZINGER www.cc-stamarin.fr

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Ces arbres remarquables d'Alsace

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:22:14

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Patrimoine
Ces arbres remarquables d'Alsace
Le président de l'association A.R.B.R.E.S., Georges Feterman, est en Alsace pour présenter son film Les Arbres remarquables, un patrimoine à protéger . Une cinquantaine de spécimens y sont présentés, dont deux en Alsace, à Durmenach et Bergheim.
 

 
Georges Feter- man.
Depuis 25 ans, Georges Feterman milite pour la protection des arbres. Avec deux acolytes, il a fondé une association baptisée logiquement A.R.B.R.E.S. (arbres remarquables : bilan, recherche, études et sauvegarde). L'équipe a imaginé un label national, « Arbre remarquable de France », de façon à placer l'arbre labellisé sous protection par le biais d'une convention. Mais Georges Feterman est aussi un lobbyiste forcené qui veut obtenir une loi. Il est en Alsace pour présenter un documentaire qu'il a réalisé avec Jean-Pierre Duval et Caroline Breton.

Georges Feterman, quel est le sujet de votre documentaire ?

On a sélectionné une cinquantaine d'arbres parmi les 500 qu'on a déjà labellisés : les plus extraordinaires, spectaculaires, ou ceux qui ont une histoire particulière... On a fait des déçus ! Mais à raison de deux ou trois minutes par arbre pour expliquer, on ne pouvait en retenir davantage. En Alsace, on en a choisi deux : les mélèzes de Durmenach et le tilleul de Bergheim.

Pour votre premier film, pourquoi être allé sur ce terrain-là ?

Souvent, les gens ne connaissent pas les arbres à côté de chez eux ! L'idée est donc d'attirer leur attention. Faire prendre conscience aussi que c'est un patrimoine naturel et surtout culturel puisque très lié à l'histoire des hommes. D'ailleurs les arbres reviennent à travers l'incendie de Notre-Dame, avec la charpente... On a reçu plusieurs messages nous demandant de veiller à ce qu'on ne coupe pas des chênes de deux cents ans d'histoire pour la reconstruction ! Je suis de cet avis, mais de toute façon, on ne les a pas, les deux cents ans... Le cycle actuel est plus court.

Vous menez en parallèle un combat législatif...

Un combat à double détente. Le plus raisonnable et plus accessible serait d'obtenir que les arbres remarquables soient reconnus comme patrimoine naturel et culturel. Cela permettrait d'empêcher que quelqu'un coupe un arbre juste à cause d'une branche dangereuse ou de feuilles qui gênent les voisins. Ça arrive, même avec un arbre de mille ans !

Le deuxième étage de la fusée va au-delà... On a organisé un colloque, début avril à l'Assemblée nationale, où on a présenté une déclaration des droits de l'arbre. On essaie de faire réfléchir et de produire une réaction pour obtenir une législation sur les arbres en général. La députée Delphine Batho, par exemple, nous soutient. La difficulté, c'est qu'on touche au droit inaliénable de la propriété. Pour le moment, un arbre est considéré comme un objet que vous avez chez vous et avec lequel vous pouvez faire ce que vous voulez. Il faudrait déjà un changement du code civil concernant le droit de voisinage quand l'arbre est en lisière de propriété. Reconnaître que l'arbre est un être vivant.

L'arbre a déjà été protégé dans le passé...

Oui, en 1930, quelques centaines d'arbres entraient dans la loi sur les monuments naturels. Mais la protection a été abandonnée dans les années 1960, au motif que l'arbre était un être vivant, donc qu'il allait mourir, et par conséquent qu'il ne pouvait pas être classé. C'est d'ailleurs l'argument qu'on nous oppose encore aujourd'hui. Une solution serait de réactiver ce texte.

En attendant, vous décernez des labels...

Oui, ça n'a pas de valeur juridique, mais une forte valeur morale. Cinq cents arbres sont labellisés. On organise à chaque fois un événement qui est protecteur : une fête, un panneau posé sur l'arbre... Tout ça marche, donne de l'importance à l'arbre en question. En plus, on signe une convention avec le propriétaire, une collectivité locale ou un privé, qui s'engage à préserver l'arbre.

Quels sont les critères pour obtenir le label ?

L'âge, les dimensions, la forme, l'histoire ou la légende. Un comité de cinq personnes décide. L'an dernier, on a labellisé sept arbres en Alsace et je reviens le 18 juin pour un chêne à Domfessel et en novembre pour des arbres de la forêt de Haguenau qui ont obtenu un nouveau label « Ensemble arboré remarquable ».
Annick WOEHL Le film de Georges Feterman sera projeté, en sa présence, mercredi 24 avril à 20 h 30 à La Passerelle, à Rixheim, et jeudi 25 avril à 20 h au CSC, à Sarre-Union. Une séance devrait avoir lieu à Saverne à l'automne.

Le film de Georges Feterman sera projeté, en sa présence, mercredi 24 avril à 20 h 30 à La Passerelle, à Rixheim, et jeudi 25 avril à 20 h au CSC, à Sarre-Union. Une séance devrait avoir lieu à Saverne à l'automne.

 
 

 

transports Comment se déplacer quand on n'a pas le permis : Mobilité solidaire

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:38:16

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transports Comment se déplacer quand on n'a pas le permis
transports Comment se déplacer quand on n'a pas le permis : Mobilité solidaire
Alors que le rapport Spinetta proposait en 2018 la suppression des lignes ferroviaires les moins utilisées, la mobilité reste un enjeu important, notamment pour les habitants des vallées haut-rhinoises.

 
Le panneau Transistop en bordure de Munster.
Kenza vient de s'installer dans le Haut-Rhin pour suivre son mari, militaire. Le couple ainsi que leur très jeune enfant a trouvé un logement dans la commune de Ribeauvillé.

Des problèmes de déplacement compliquent néanmoins le quotidien de la jeune femme. « Je suis encore en train de faire les démarches pour faire valoir mon permis algérien en France ».
Pour faire faceaux problèmesde déplacement, plusieurs offres existent à l'échelle du département

En attendant, elle est dépendante des lignes de bus TER qui font la liaison avec Colmar. Il faut compter au minimum une heure pour se rendre de la vallée jusqu'à la préfecture du département.

La situation la contraint à faire ses courses à Ribeauvillé où « tout est très cher », l'inconvénient d'une économie tournée vers le tourisme, dans un village qui a vu sa sous-préfecture fermer en 2015.

Alors qu'un « Grenelle des mobilités » pour la Lorraine a été annoncé par le président de la Région en mars dernier, la question se pose aussi en Alsace.
Un service pour rejoindre les gares

Pour faire face aux problèmes de déplacement, plusieurs offres existent à l'échelle du département.

La communauté de communes de la vallée de Munster propose un service de transport à la demande intitulé « Trans'vallée ». Celui-ci permet aux personnes âgées, handicapées ou non-motorisées d'être prises en charge au tarif de 4 EUR par course.

Créé afin de permettre aux habitants d'accéder à leurs démarches de santé, d'administration mais aussi afin de faire leurs courses et restreint au territoire de l'intercommunalité, il permet toutefois aux usagers de rejoindre les différentes gares du réseau régional.

Le réseau Transistop, mis en place dans plusieurs vallées du département (vallée de Munster, vallée de la Weiss, vallée de la Doller, Florival), est né à l'initiative des habitants mobilisés pour une transition écologique et solidaire.

Les usagers ont la possibilité de s'inscrire comme conducteur ou comme stoppeur et obtiennent un macaron orange à présenter aux différents arrêts Transistop.
Liste de covoiturage

Le réseau est malheureusement en veille aujourd'hui, toujours actif mais sans extension prévue. Plusieurs voix déplorent le manque de soutien de certains élus, notamment au niveau de Colmar, qui n'ont pas permis la mise en place d'un arrêt au niveau de la gare

Parmi les initiatives, une liste de covoiturage a été mise en place dans la vallée de Kayserberg, elle permet aux habitants de s'inscrire afin de recevoir régulièrement la liste des trajets proposés par les automobilistes de la vallée. Le point commun de toutes ces initiatives reste la solidarité.
DOSSIER : GUILHEM DORANDEU

 

 
 

 

Ruelisheim Un grand chantier au centre du village

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:32:39

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Ruelisheim Un grand chantier au centre du village
 

 
Le début du chantier devant la mairie. Photo L'Alsace /L.S.
Le chantier de l'aménagement de la future place du village, un espace à la fois décoratif et convivial situé devant l'église Saint-Nicolas, à Ruelisheim, a commencé le lundi 8 avril. Comme cette place du village jouxte la rue Principale sur une bonne centaine de mètres, les élus de Ruelisheim ont décidé de réaménager par la même occasion une bonne portion de cette rue qui est une route départementale, la RD 20IV.

Le chantier a précisément démarré par le réaménagement de cette rue Principale qui est fermée à la circulation sur une longueur de 600 m. La traverse du village par cette rue n'est donc plus possible. Les automobilistes qui viennent de Wittenheim, de Battenheim et du côté sud du village ont la possibilité de rejoindre la rue de la Chapelle en passant par les rues du Bois et du 1er-Mai, côté ouest, ou par la rue de l'Ill, côté est.

Les premiers travaux sont effectués par l'entreprise Eurovia pour le compte du Sivom de Mulhouse. Cette entreprise remplace tout le réseau d'assainissement situé sous la rue et les raccordements. Ces travaux sont en phase d'achèvement. En même temps et dans la foulée, l'entreprise Eiffage remet à neuf le réseau d'eau potable. Suivront ensuite les travaux de voirie également réalisés par l'entreprise Eiffage.
Le monumentaux morts enlevéet nettoyé

Le maire Francis Dussourd et son premier adjoint Jean-Michel Faivre estiment que « la rue Principale pourra être rouverte à la circulation le 15 août. C'est gênant pour la population, et notamment pour les commerces situés dans cette rue, mais il faut en passer par là... Les voitures peuvent se garer sur le parking de la mairie, l'épicerie est toute proche et on peut donc facilement y aller à pied ».

Les travaux d'aménagement de la place ont aussi débuté. Le monument aux morts a été enlevé et posé dans un lieu de stockage où il sera nettoyé. Suivront ensuite l'aménagement du parvis de l'église et les autres travaux ornementaux. À noter que la stèle des anciens combattants y sera maintenue, qu'un ancien puits et abreuvoir y seront installés ainsi qu'une plateforme de jets d'eau.

Les élus espèrent que le chantier sera achevé fin octobre 2019. Le coût de l'ensemble du chantier est important. La commune dépensera 508 000 EUR pour l'aménagement de la place et 358 000 EUR pour le réaménagement de la portion de la RD 20 IV. Le Département y contribuera pour un montant de 200 000 EUR. Le syndicat de l'eau Babaru dépensera 230 000 EUR pour la rénovation du réseau d'eau.
Laurent SCHNEIDER

 

 
 

Colmar Souvenir français Les gardiens de la mémoire récompensés

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 05:55:41

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Colmar Souvenir français Les gardiens de la mémoire récompensés
 

 
 
Dans son mot de bienvenue, le président du Souvenir français (SF) de Colmar, Gilbert Dollé, en présence du délégué départemental du SF Jean Klinkert, a salué les membres du Souvenir français, venus en grand nombre. Il a remercié les invités de leur présence, notamment les élus.

Une minute de silence a été observée à la mémoire des membres décédés en 2018, mais aussi à celle des militaires morts en opérations extérieures.

Le procès-verbal de la dernière assemblée, lu par le vice-président et secrétaire général, Jean-Robert Haefélé, a été adopté à l'unanimité. Dans son rapport moral qui a précédé le rapport des activités 2018, le président a livré quelques réflexions personnelles inspirées par la situation conflictuelle qui persévère en France : « Le mouvement de protestation, qui a embrasé la France depuis le 17 novembre 2018, perdure et menace l'unité de notre pays. On n'hésite pas à souiller des tombes, à profaner des symboles de notre Histoire comme l'Arc de Triomphe ; mais le contexte international est également préoccupan t, a-t-il ajouté, il ne doit pas nous laisser indifférents ; nous vivons dans un monde précaire et trompeur, qui semble perdre ses repères, une société où règnent dérives communautaires, radicalisation, extrémismes et oubli des valeurs fondamentales des droits de l'homme et de la République. Devant cette situation, mais aussi face à la désaffectation du public aux manifestations patriotiques, il nous appartient de poursuivre nos missions dans le cadre du devoir de mémoire auprès des jeunes générations et de leur transmettre l'amour de la patrie, le culte de l'Histoire et le flambeau du souvenir ».

Le trésorier, Joël Claudon, a développé le détail des recettes et dépenses de l'année écoulée qui présente un solde positif. Les réviseurs aux comptes, Bernard Haeberlé, Cécile Siffert et Robert Geiger, ont confirmé la bonne tenue des comptes et demandé quitus au trésorier et décharge au conseil.

La présentation des activités 2019 a précédé la prise de parole des invités qui ont rendu hommage aux actions du SF, dont l'engagement dans le paysage patriotique est reconnu et soutenu par les élus. Associer davantage de jeunes aux cérémonies et les intéresser au devoir de mémoire est un souhait commun qui a été exprimé par tous les intervenants.

 

 
 

Quilles Saint-Gall Challenge du Conseil Départemental : Jungholtz pour la septième fois

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 05:56:16

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Quilles Saint-Gall Challenge du Conseil Départemental
Quilles Saint-Gall Challenge du Conseil Départemental : Jungholtz pour la septième fois

 
Les participants du Challenge du Conseil Départemental du Haut-Rhin.
Jungholtz a remporté pour la septième fois le Challenge du Conseil Départemental du Haut-Rhin qui s'est déroulé sur la piste de Riedisheim.

La demi-finale Nord avait opposé Logelheim à Houssen 2000. C'est Logelheim qui s'est imposé en totalisant six points (1 071 bois) contre aucun (1 020 bois) à Houssen 2000. Le premier match était très serré (505 à 499 bois). La deuxième rencontre un peu moins (566 à 684 bois).

La demi-finale Sud a mis aux prises Jungholtz à Ungersheim. Le premier match a été remporté par Ungersheim (647 à 629 bois) mais la seconde confrontation est revenue à Jungholtz (692 à 649 bois) qui s'est finalement adjugé la victoire par 4-2 (1 321 bois à 1 278 bois).

Ungersheim et Houssen 2000 ont disputé le match pour la 3e place remporté par le premier (6-0 et 1 238 bois à 1 134 bois).

La finale du Challenge du Conseil Départemental du Haut-Rhin a vu s'affronter deux habitués - Jungholtz (12e participation) et Logelheim (5e). Le match initial a été remporté par Jungholtz (621 à 607 bois). Le deuxième (701 à 672 bois) est également revenu au futur vainqueur (6-0, 1 322 bois 1 279 bois).

 

 
 

 

Colmar...Football Les « valeurs » dans le viseur

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:15:00

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Colmar...Football Les « valeurs » dans le viseur
 

 
Christian Klinger, René Marbach, Pierre Bihl et jean Marie Schmitt, chevilles ouvrières de la réunion organisée par le District d'Alsace de football à Riquewihr. DR
Dirigée de main de maître par son président, René Marbach, relayé en la circonstance par Jean Marie Schmitt, en charge du bénévolat et président de la commission de district de promotion de l'arbitrage, et véritable « homme-orchestre » de la soirée, cette réunion destinée aux clubs du secteur avait comme fil rouge la mise en avant des « valeurs ».

Avant de rentrer dans le vif du sujet et de concert avec Sandra Loos, co- animatrice territoriale et membre de commissions, ce dernier relatait que le secteur représente un véritable vivier de pratiquants de près de 60 clubs avec comme « têtes de gondole », le SR Colmar (417 licenciés), Biesheim (370 licenciés) et le FC Horbourg (337 licenciés). Le temps ensuite pour le président de planter le décor : « Nous sommes à Riquewihr et son précieux président Yves Haas, c'est notre façon à nous de nous rapprocher des clubs mais aussi pour revenir à nos valeurs ».
Le coup de projecteur sur la Girls Alsace Cup du RHW 96

Le secrétaire général du comité directeur, Michel Aucourt lui emboîta très vite le pas. « Suite à quelques incivilités en fin de saison dernière nous nous devons de revenir sur le sujet et évoquer ce qu'il y a lieu de redire sur ces valeurs ».

Son tableau qui fourmillait de moult détails faisait ainsi apparaître 618 matchs disputés la saison dernière et sujets à l'un ou l'autre incident, ce qui représente un taux de 1,9 % (1.7 % la saison précédente).

De concert avec les « valeurs », les officiels ont aussi tenu à mettre sous les projecteurs la « Girls Alsace Cup » événement à présent incontournable du week-end de Pentecôte à Holtzwihr et qui réunit le gratin des équipes féminines d'Europe en catégories U16- U17. Hassan Kbida, l'infatigable inspirateur de la manifestation et véritable visionnaire a ainsi recueilli tous les suffrages qui vont justement dans le sens des valeurs à prôner. « Lors de ce grand tournoi nous vivons un véritable échange interculturel avec des vraies valeurs permettant de surmonter des montagnes. »

Plusieurs présidents et membres de commissions présentèrent ensuite leurs cadres de vie respectifs avec toujours « cette passion, la crédibilité et le respect d'autrui » chevillés au corps comme ils le soulignèrent aux termes d'exposés à la fois fouillés et concis dans lesquels le pratiquant et le dirigeant ont toujours droit de citer.
Didier Deschamps s'invite à la soirée

Dans cet ordre d'idées... Didier Deschamps par l'intermédiaire d'une vidéo, prit ensuite la parole dans un silence de cathédrale, en s'adressant à toute une région. « Ne vous relâchez pas, l'humilité doit toujours vous guider... » Dès lors le fil conducteur de la soirée était loin de se rompre avec justement l'occasion de mettre à l'honneur quelques dirigeants méritants.

Comme Christiane Polednik (Avenir Vauban), Maryline Zinglé AS Saint-Hippolyte), Khaled Salah (Collectif Europe Colmar) et Sandra Loos (ASC Biesheim et membres de commission). Christian Klinger, Maire de Houssen et président de l'association des maires du Haut-Rhin et Pierre Bihl, maire de Bergheim et président de la commission administration générale et ressources humaines ont ensuite conclu avec sobriété et savoir-faire une réunion qui a recueilli nombre de suffrages Lors du « temps additionnel » de la soirée une réplique de la Coupe du Monde, acheminée par Albert Gemmrich, le président de la Ligue du Grand Est, trônait dans la salle communale comme un véritable symbole.

Celui, justement, de ces « valeurs » qui ont fait communier une nation entière.
Michel CONRAD

 

 
 

Quand les motards reprennent le guidon

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:23:20

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Quand les motards

reprennent le guidon

Le break de trois à quatre mois, généralement observé par les motards quand la circulation, forcément tributaire des conditions météo, devient particulièrement difficile, est terminé. Cette pause se traduit parfois chez les motards par une sensible perte des réflexes pourtant essentiels dans différentes situations. Aussi, la Fédération française des motards en colère (FFMC) organise-t-elle des stages dits de reprise du guidon lorsqu'arrivent les beaux jours. Un dimanche de début avril, ils étaient une trentaine à y participer sur les terrains du centre des permis de conduire du Ladhof, à Colmar.

Dans le Haut-Rhin, la fédération compte environ 200 adhérents qui bénéficient ainsi d'une remise à niveau pratique et théorique, assurée conjointement avec l'association pour la formation des motards (AFDM). Ces stages sont gratuits et ouverts à tous, affiliés ou non, pilotes débutants ou confirmés.

« Il s'agit de (ré) apprendreà rouler en sécurité »

« L'objectif est de former à la conduite sécuritaire et de complémenter l'enseignement des auto-écoles », explique Christophe Ritz, coordinateur de la FFMC68. Il s'agit de (ré) apprendre à rouler en toute sécurité, le freinage, l'évite ment, le positionnement, la trajectoire... des éléments qui varient selon que l'on circule en plaine ou à la montagne. Une sortie sur routes ouvertes, encadrée par les moniteurs, a succédé aux ateliers du matin.

L'antenne 68 de la fédération souhaite développer ce type de rendez-vous, à l'image des collègues bas-rhinois qui drainent plus de 2000 motards quand ils organisent une reprise du guidon à Mundolsheim. « Ils sont parfaitement raccord avec la prévention routière et le conseil départemental, explique Christophe Ritz. Nous souhaitons faire pareil. Des discussions sont en cours avec les instances concernées. »

Par ailleurs, les mêmes interlocuteurs sont sollicités pour améliorer la sécurité des infrastructures dans un souci de prévention. La FFMC, à l'origine des nominations des M.Moto dans chaque département, a aussi créé une mutuelle pour assurer les motards. Elle poursuit son action pour l'amélioration des équipements obligatoires, le contrôle technique moto (repoussé à 2022), la liberté de circuler dans les zones à circulation restreinte et les zones à faibles émissions.

J-L.W. SE RENSEIGNER coordinateur@ffmc68.fr ; facebook : FFMC Haut Rhin

 

 
Une trentaine de stagiaires ont participé à la dernière journée de formation de « reprise du guidon » pour ce printemps.

Photo DNA/J-L.W.

 
 
 

Meyenheim Armée : Le RMT a commémoré Koufra

Publié dans le panorama le Mercredi 24 avril 2019 à 06:26:22

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Meyenheim Armée
Meyenheim Armée : Le RMT a commémoré Koufra
La commémoration de la conquête de l'oasis de Koufra par les marsouins de Leclerc le 1er mars 1941 s'est déroulée mardi matin au quartier Dio du Régiment de marche du Tchad.

 
La reconstitution de la bataille de Koufra.
La cérémonie a été placée sous l'autorité du colonel Olivier Waché commandant en second de la 2e brigade blindée en présence du chef de corps du RMT le colonel Patrick Lamiral et du général Gérard Cuche président des associations de la 2e DB et de nombreux élus et personnalités civiles.
Un « club des lieutenants » Yves-Da-Ruva et un petit musée

La matinée a débuté par l'inauguration du club des lieutenants. Ce dernier crée au sein du RMT, après quelques autres, porte le nom du commandant Yves Da Ruva qui avait suivi le général Leclerc et a fait partie des 106 compagnons de la Libération au sein du RMT. À ce club est associé un petit musée qui regroupe certains objets personnels ayant appartenu à cet officier décédé l'an dernier. La matinée s'est poursuivie dans la salle de cinéma où a été projetée une rétrospective sur les combats de la Libération de la France et de l'Alsace par les troupes du général Leclerc dans lesquelles le RMT était partie prenante.

C'est ensuite sur la place d'armes que la partie protocolaire de la cérémonie a eu lieu en présence des troupes, d'une compagnie de réserve, de la fanfare, du personnel civil du RMT, des invités, anciens combattants et porte-drapeaux. Après la présentation du drapeau, trois tableaux ont été interprétés par les militaires : le rappel de la prise de Koufra tenue par l'armée italienne, la libération de Paris et la libération de l'Alsace.
Futures opérations du régiment

La bataille de Koufra du 1er mars 1941 et l'ordre du jour du 7 mars 1941, par le général Leclerc marquent le début des combats pour le RMT et le serment de Leclerc qu'il a demandé à ses hommes de tenir : « Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg ! ». Dans son ordre du jour, le colonel Lamiral a rappelé « le sacrifice des aînés » : « Je leur rends solennellement hommage. Ils nous montrent un exemple de courage et de dévouement au service de la France et de sa liberté ».

Le RMT en se ralliant au complet à la force commandée par Leclerc est devenu la première unité combattante pour la France libre. Pour cela, le régiment a été décoré de la Croix de la Libération. « Devoir de mémoire, mais aussi engagement des jeunes marsouins animés du même allant et du même sens du devoir », a affirmé le chef de corps, qui est encore revenu sur les futures projections 2019/2020 de toutes ses compagnies sur tous les continents : en Nouvelle-Calédonie, en Guyane, en Irak, en Estonie et au Sahel. « Montrons-nous dignes de leur sacrifice, en portant au plus haut les couleurs de notre régiment et celui du serment ».
Venue de la ministre en juin

D'autre part, le colonel Lamiral a annoncé la venue en juin prochain de la ministre des Armées, Florence Parly, à l'occasion de l'inauguration du futur bâtiment de la troupe.

Militaires, élus et sous-préfet ont ensuite déposé une gerbe au pied de la stèle commémorative du RMT. La partie conviviale de cette commémoration s'est ensuite déroulée.
C.W.