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Le Haut-Rhin veut mobiliser les jeunes

Publié dans le panorama le Lundi 22 avril 2019 à 06:42:47

© L'alsace, Lundi le 22 Avril 2019
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Le Haut-Rhin veut mobiliser les jeunes
 

 
La présentation de l'appel à projet « Jeunes citoyens » a permis un échange entre élus, responsables de structures d'accueil jeunesse, et des jeunes de la MJC de Bollwiller. Photo L'Alsace/R.G.
Soutenir les initiatives qui encouragent l'engagement des jeunes dans le bénévolat, c'est l'objectif de l'appel à projet « Jeunes citoyens » lancé par le conseil départemental du Haut-Rhin. Le dispositif a été présenté officiellement la semaine dernière à la MJC de Bollwiller par la présidente Brigitte Klinkert. Il concerne les jeunes âgés de 11 à 25 ans. Les dossiers de candidature peuvent être déposés jusqu'au 20 mai (lire l'encadré).
« La collectivité s'engage pour vous, engagez-vous pour elle »

« L'homme est pleinement homme dans le citoyen ». Citant l'historien Marcel Gauchet, Brigitte Klinkert s'est adressée aux jeunes présents dans la salle : « Personne ne naît citoyen, démocrate ou dirigeant. On le devient avec le temps et grâce à l'éducation. La collectivité s'engage pour vous, engagez-vous pour elle et pour un modèle de société plus juste. Il ne s'agit pas de tout attendre des autres, mais de co-construire ».

L'objectif, selon la présidente du département, « est aussi de favoriser les échanges entre les jeunes d'Alsace, de Suisse et d'Allemagne, et la coopération entre les associations ».

Car le dispositif tout à la fois s'appuie et « est destiné à soutenir les associations qui promeuvent l'engagement citoyen des jeunes, a expliqué Sabine Drexler, la conseillère départementale du canton d'Altkirch. Il permettra de faire émerger des projets sur des territoires, et d'identifier les territoires qui restent sans projets ».

Les candidatures peuvent être déposées par les fédérations départementales haut-rhinoises des associations agréées de jeunesse et d'éducation population ou par les associations oeuvrant en faveur de l'apprentissage de la citoyenneté. Les élus invitent les jeunes qui seraient eux-mêmes porteurs de projet à se rapprocher des associations qui maillent le territoire haut-rhinois.
« Renforcer l'esprit et l'engagement citoyens »

Pour cette première année, le conseil départemental consacre 80 700 EUR au dispositif. Conçu pour être reconduit, celui-ci s'inscrit dans le cadre de la politique « PRET » (Pour la réussite éducative de tous) portée par le département.

« Dans cette époque de doute et d'individualisme, il nous a semblé important de renforcer l'esprit et l'engagement citoyens, et toutes les démarches qui vont dans le sens de l'intérêt général », a insisté Brigitte Klinkert. En encourageant les jeunes à s'inscrire au plus tôt dans un parcours citoyen, le département espère favoriser leur engagement à l'âge adulte et contribuer ainsi au renouvellement du bénévolat. À la fin de la présentation de ce nouveau dispositif, une dizaine de jeunes investis à la MJC de Bollwiller ont été encouragés par Robert Ricciuti, le directeur de la structure, et Alice Janicki, une des animatrices, à prendre la parole. Ils ont témoigné que l'engagement dans le bénévolat est source de bonheur et aide à se projeter dans l'avenir.
Romain GASCON VOIR notre vidéo sur www.lalsace.fr

 

 
 

 

Quand la banque dit non, l'Adie dit oui

Publié dans le panorama le Lundi 22 avril 2019 à 06:56:52

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Quand la banque dit non, l'Adie dit oui
 

 
Outre sespermanenceset son pointd'accueil,l'Adie tientdeux agencesen Alsace,à Strasbourget à Colmar.

DR

Et si le retour à l'emploi passait par la création d'entreprise ? C'est le pari formulé il y a trente ans par l'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie). Reconnue d'utilité publique et inspirée de la Grameen Bank née au Bangladesh, l'Adie « aide les personnes éloignées du marché du travail et du système bancaire à créer leur entreprise et ainsi leur propre emploi, grâce au microcrédit ».

En Alsace, où l'Adie est présente depuis 1996, l'association a soutenu 256 projets de financement ou de développement d'entreprise en 2018. Et 97 projets de financement de mobilité (jusqu'à 5 000 EUR) ont été soutenus cette même année. Autant de prêts pour lesquels un garant est exigé à hauteur de la moitié du montant ; prêts que l'Adie contracte elle-même auprès d'établissements bancaires.
« On est dans l'humain,pas dans l'administratif »

Parmi les bénéficiaires de ces microcrédits, dont le montant maximum est de 10 000 EUR, 58 % des clients alsaciens de l'Adie sont bénéficiaires des minima sociaux, 31  % vivent en quartier prioritaire de la ville, et 33  % sont sans diplôme. Autant de chiffres qui illustrent la vocation de l'association, qui compte sept salariés et 27 bénévoles en Alsace. L'Adie s'adresse prioritairement à celles et ceux qui n'ont pas accès au crédit bancaire : les chômeurs et allocataires des minima sociaux et les salariés précaires dont les besoins de financement ne sont pas couverts par les banques.

« Notre objectif est de lever les barrières à l'entrepreneuriat. De rendre plus accessible et intelligible ce qui peut être perçu comme complexe », explique Céline Markovic, déléguée territoriale Alsace.

« La première fois que je suis allé à l'Adie, c'était pour me plaindre des banques », raconte David Frering, 35 ans, aujourd'hui « photographe officiel d'un groupe immobilier en Alsace ». À l'époque, après avoir multiplié les petits boulots - du déménagement au dépannage informatique -, il entrevoit un avenir dans la photographie. Sans baccalauréat ni formation en poche, il ne parvient pas à obtenir de prêt auprès de sa banque. « C'est l'Adie qui a financé tout mon matériel, retrace-t-il. L'Adie m'a écouté humainement. Pour les banques, je n'avais pas le sérieux nécessaire. » Aujourd'hui, non seulement le trentenaire gagne confortablement sa vie, mais il envisage de faire travailler d'autres photographes.

Entre la demande et le financement, il se passe en général une quinzaine de jours. « On est dans l'humain, pas dans l'administratif », insiste Céline Markovic.

Pour autant, les projets, s'ils ne sont pas « mûrs », peuvent nécessiter un accompagnement complémentaire, que propose également l'association, avec le soutien d'un important réseau de partenaires. L'Adie ne se contente pas d'être une banque pour ceux qui n'en ont pas. « On fait du sur-mesure, résume la déléguée territoriale. Nous travaillons en synergie pour faciliter la vie de nos clients. »

« En général, la demande de financement intervient au terme d'un parcours d'accompagnement », explique Pierre Schneider, conseiller en Centre Alsace.

L'Adie compte des agences à Strasbourg et à Mulhouse, des permanences à Colmar, Saverne, Haguenau et Saint-Louis, et un point d'accueil à Cernay. L'association organise régulièrement des rendez-vous informels entre professionnels de la création d'entreprise et entrepreneurs en devenir, et des ateliers et actions de sensibilisation, notamment dans des agences Pôle emploi sur le territoire de l'eurométropole de Strasbourg.
Textes : Hélène DAVID SURFER Sur le site internet : www.adie.org

 

 
 

 

Le premier salon Vinogast sera festif

Publié dans le panorama le Lundi 22 avril 2019 à 06:56:02

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Le premier salon Vinogast sera festif
 

 
Le salon Vinogast de Saint-Louis sera dans le même esprit que la Foire aux vins de Belfort (notre photo), selon les organisateurs de Citevents. DR
Après l'annulation de Degustha l'an dernier, la Ville de Saint-Louis souhaitait accueillir un nouveau salon dédié aux vins et à la gastronomie. Elle s'est donc tournée vers la société Citevents, qui organise déjà la Foire expo de Saint-Louis à l'automne (la prochaine édition aura lieu du 27 au 29 septembre au Forum).

Degustha n'est plus, place au salon Vinogast désormais. Qui ne se veut pas qu'une pâle copie de son prédécesseur, selon l'organisateur et gérant de Citevents, Jérôme Lamotte : « On a voulu proposer un salon à la fois professionnel, avec beaucoup de producteurs et d'exposants en vins ainsi qu'une diversité sur le plan alimentaire, tout en ajoutant une touche particulière du côté de l'animation et du spectacle. »
Cibler un public plus large que les amateurs de vins

Les gourmets et gourmands pourront profiter d'un large panel de vins et de mets de toute la France : l'Est avec vins d'Alsace, de Franche-Comté, de Bourgogne, Champagne, bière artisanale, fromage et charcuterie du Jura, miel ; l'Ouest avec vins d'Anjou et bordelais, produits bretons, cognac, foie gras de canard et d'oie du Périgord ; et enfin le Sud avec côtes de Provence, côtes du Rhône, Châteauneuf-du-pape, vins corses, nougats et calissons de Montélimar, foie gras de canard du Sud-Ouest viande de taureau de Camargue, tapenades, huiles d'olives, épices, charcuteries et fromages corses... « Nous aurons même des produits étrangers avec des gaufres liégeoises et des vins, digestifs et pâtes de Naples », annonce l'organisateur.

La partie loisirs ne sera pas oubliée : karting, concessionnaires, parcs à thèmes, thermes allemands, auberges autrichiennes, centres de loisirs. Une offre complétée par un programme d'animations et d'ateliers qui devrait satisfaire petits et grands (lire l'encadré ci-contre). « L'objectif est de cibler un public plus large : on ne vise pas que les amateurs de vins, on veut proposer quelque chose de familial », indique Jérôme Lamotte.

Un espace du salon Vinogast sera dédié à la restauration avec le restaurant-bar L'endroit, qui proposera burgers et assiettes froides tout le week-end, les Tables du Midi qui feront déguster des plats du Sud-Ouest, le bar Créolissime sur le thème créole, ainsi qu'un bar à bières et cocktails (avec la présence de trois brasseurs de Saint-Louis, Riquewihr, Dolleren) et un bar à escargots.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

 

Une revanche sportive sur la maladie

Publié dans le panorama le Lundi 22 avril 2019 à 06:43:10

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Une revanche sportive sur la maladie
 

 
Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Dimanche 28 avril, Jérémy Stempflin prendra le départ d'une marche qui lui permettra de rallier Colmar à Paris. Avec cette « Marche pour respirer », l'objectif du Colmarien, atteint d'une maladie rare, la sarcoïdose pulmonaire, une maladie qui touche 200 000 personnes, est d'apporter un message d'espoir aux malades.
Quel est l'objectif de cette « Marche pour respirer » ?

Il est double : sensibiliser le grand public à la sarcoïdose mais aussi apporter un message d'espoir aux malades. Ce que je veux montrer avant tout, c'est que même malade, on peut faire des choses. C'est pour moi une revanche sportive sur la maladie.
Tous ceux qui le souhaitent peuvent vous accompagner sur les premiers mètres de cette marche...

Dimanche 28 avril, le rendez-vous est fixé à 13 h 30 au 17, rue Kiener à Colmar, à l'Espace Miroir. Tout le monde est convié. L'accueil se fera en musique avec Unisoultrack, un groupe de gospel.

Le départ officiel sera donné à 14 h 45, mais de la rue Kiener jusqu'à la statue de la Liberté, soit un kilomètre, tous ceux qui le souhaitent pourront m'accompagner.
Vous avez reçu de nombreux soutiens de politiques et de stars...

Le Dj français Bob Sinclar, en sa qualité de parrain de cette « Marche pour respirer », prendra la parole avant le départ à 14, avant le départ, ainsi que l'ancienne miss France, Delphine Wespiser.

Suivront les discours des élus ; sont attendus Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, Yves Hemedinger, premier adjoint au maire de Colmar ou encore le député Éric Straumann.
Quelle sera la logistique sur le parcours ?

Pour ce périple de 500 km environ, une équipe composée d'une infirmière, d'un conducteur, de deux intendants pour gérer les repas, les hôtels, le live sur les réseaux sociaux, va me suivre en minibus,
Comment va se dérouler l'arrivée ?

L'arrivée est prévue sur les Champs-Élysées, jeudi 9 mai. Pour m'accueillir sont prévus un pot, un concert de Gospel for all et un autre des KidsCo. Seront présents, entre autres, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, l'ancienne ministre Valérie Pécresse, la sénatrice Patricia Schillinger, l'humoriste Guillaume Bats, Tex ou encore Smaïn.
Propos recueillis par Peggy LAURENSON Y ALLER Départ à Colmar dimanche 28 avril ; rendez-vous à 13 h 30 au 17, rue André-Kiener, à l'Espace Miroir (ancien Magvet) - ZI Nord pour toutes les personnes qui souhaitent le soutenir. Arrivée à Paris jeudi 9 mai à la Maison de l'Alsace, sur les Champs-Elysées.

 

 
 

 

Schriva Berroudj

Publié dans le panorama le Lundi 22 avril 2019 à 06:45:03

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Schriva Berroudj
 

 
Photo L'Alsace/Laurent Gentilhomme
Depuis le 1er avril, l'association Élan sportif - qui gère la Box Briand inaugurée par Roxana Maracineanu - est présidée par une femme, Schriva Berroudj. Coordinatrice enfance en danger pour le conseil départemental du Haut-Rhin, la jeune Mulhousienne est « tombée » dans la boxe par hasard, en 2008. « J 'ai découvert un sport totalement différent de ce que je pensais. Car ici, on fait de la boxe éducative. » Dix ans qu'elle croise les gants avec des filles de Mulhouse et d'ailleurs, de toutes confessions, de tous milieux. « Ça permet de comprendre ce qu'elles peuvent ressentir. La souffrance, ça crée du lien ! »