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Gilets jaunes : pas de trêve mais un « ultimatum »

Publié dans le panorama le Samedi 20 avril 2019 à 06:55:12

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Social Manifestations
Gilets jaunes : pas de trêve mais un « ultimatum »
Les gilets jaunes ne désarment pas, ni à Paris, ni dans plusieurs grandes villes. Le ministre de l'Intérieur affirme que « les casseurs seront au rendez-vous », ce samedi.
 

 
Le 16 mars avait été particulièrement violent sur les Champs-Elysées, périmètre interdit aujourd'hui comme l'île de la Cité.
Samedi saint, mais pas samedi « sans » gilets jaunes. Cinq jours après l'incendie de Notre-Dame de Paris et le discours avorté d'Emmanuel Macron sur les mesures post grand débat, les tuniques fluorescentes vont battre le pavé pour le vingt-troisième samedi d'affilée. Les manifestants ont appelé à un « ultimatum 2 » sur plusieurs groupes Facebook, laissant craindre un nouveau samedi de violences. Les appels à converger vers la capitale se sont multipliés ces derniers jours, d'autres villes (Toulouse, Montpellier, Bordeaux) devraient connaître aussi des rassemblements.

« Nous ne remettons pas en question le recueillement et l'hommage à Notre-Dame », souligne Frédéric Mestdjian, gilet jaune et candidat sur la liste du Ralliement d'initiative citoyenne aux Européennes, joint hier au téléphone, « mais dans nos rangs, beaucoup critiquent surtout cette rapide levée de fonds, et ces abattements fiscaux, alors que nous luttons depuis cinq mois pour le pouvoir d'achat ». Des cibles qui garniront les pancartes en première ligne à n'en pas douter.
La crainte des "Black Blocs"

À Paris, une seule manifestation a été autorisée, celle qui partira de la basilique de Saint-Denis et rejoindra l'université de Jussieu. Mais, selon nos informations, deux ou trois autres rassemblements non déclarés sont envisagés. C'est dans ces derniers que pourraient se greffer les « casseurs » dont a parlé hier Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur. « Leur objectif affiché est clair : reproduire le 16 mars (*) », a poursuivi le ministre en référence à l'acte 20 des « gilets jaunes », pendant lequel les Champs-Élysées avaient été l'objet de saccages et de scènes de chaos, entraînant le limogeage du préfet de police de Paris.
Emmanuel Macron s'exprimera jeudi

Des groupes de "Black Blocs" annoncent vouloir se mêler à la manifestation sur Facebook, même si leur mobilisation s'abstient généralement des réseaux sociaux. D'après Frédéric Mestdjian, « en parlant de casse, le gouvernement prépare le terrain pour pouvoir user de moyens répressifs disproportionnés ».

Sur la « fuite » cette semaine des mesures du président, ce chef d'entreprise gilet jaune salue ironiquement le « brio » du chef de l'État, sans dit-il, « tomber dans la théorie du complot » : « L'Élysée a voulu prendre la température et comme ça, Macron pourra ajuster la semaine prochaine son intervention ». Hier soir, l'Élysée a annoncé qu'Emmanuel Macron détaillerait les mesures lors d'une conférence de presse jeudi 25 avril.
Xavier FRERE (*) 10 000 personnes avaient défilé dans Paris. Samedi dernier, ils étaient 5000 à Paris, 31 000 dans toute la France.

(*) 10 000 personnes avaient défilé dans Paris. Samedi dernier, ils étaient 5000 à Paris, 31 000 dans toute la France.

 
 

 

Le zapping Pour qui sonnent les cloches ?

Publié dans le panorama le Samedi 20 avril 2019 à 06:44:43

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Le zapping
Pour qui sonnent les cloches ?
 

 
Les cloches de la collégiale ont résonné jeudi comme la plupart de celles des églises de France, en hommage à Notre-Dame-de-Paris. Heureusement que ce rendez-vous, - récupéré par le premier adjoint au maire et probable candidat aux municipales, particulièrement réactif et agile sur les réseaux sociaux -, n'ait pas été programmé le jour suivant. Comme l'on sait, selon une tradition séculaire, le Vendredi saint, les cloches partent pour Rome pour être bénies par le pape. Donc elles ne sonnent plus jusqu'au dimanche de Pâques, jour du retour indique la légende. On aurait eu l'air fin de remplacer les bourdons par les crécelles pour rendre ce bel hommage (DNA de vendredi).
Faut pas s'Trumper ?

Après avoir eu vent du tweet de Donald Trump suggérant le recours à des avions bombardiers d'eau pour éteindre l'incendie de Notre-Dame-de-Paris, un habitant du Haut-Rhin a contacté lundi soir le centre de traitement des alertes (CTA) des pompiers basés à Colmar, pour leur dire que ce n'était peut-être pas une mauvaise idée. Les opérateurs du 18 lui ont poliment répondu que non, le président des États-Unis n'avait pas été bien inspiré : le largage d'eau par avion sur ce type d'édifice pourrait en effet entraîner l'effondrement de l'intégralité de la structure...
Effondrés mais ensemble

Le soir du dramatique incendie, les réseaux sociaux ont évidemment été inondés de messages de toute sorte. Sauf peut-être ceux des sempiternels complotistes qui auraient eu du mal à faire passer ce fait-divers exceptionnel repris dans l'ensemble des médias de la planète pour un acte volontaire ou dirigé.

« Même si je suis de confession musulmane, je me sens touché en plein coeur. Cette sensation est inexplicable, mais elle me touche comme si je voyais une mosquée brûler ou même ma maison brûler. Je suis effondré de voir un symbole de mon pays partir comme ça ! », a écrit à chaud un habitant d'Ingersheim sur le groupe Facebook ''Tu sais que tu viens de Colmar quand...'' En réaction à un tweet d'une méprisante qui ne comprenait pas « ceux qui vont pleurer pour des bouts de bois », il a ajouté qu'on lui avait appris qu'« un lieu de culte est sacré, peu importe la religion, encore plus quand c'est un symbole de l'humanité ». Haris Bajraktari a préféré élever le débat que le ton, appelant à un sursaut digne des bâtisseurs : « La France n'a pas de nom, de religion ou de couleur. Cette cathédrale aura brûlé pour rien si on se divise. Rassemblons-nous ! »
L'arrache-pied et le vivre ensemble

Sur son blog, Gilbert Meyer, adepte des ''mots du maire'' chaque fin de semaine, revient sur la renaissance du quartier Europe/Schweitzer. Et sur la fermeture du Match qui venait aussi contrarier les efforts réalisés par la Ville dans le cadre des opérations de rénovation urbaine. « J'ai donc travaillé d'arrache-pied pour trouver une solution et n'ai jamais transigé sur un point fondamental à mes yeux : permettre aux 12 000 habitants du quartier Europe et des environs de retrouver un commerce de proximité accessible à tous » indique le premier magistrat en s'auto-congratulant de ce qu'il considère comme une parfaite réussite. Le principe du « vivre-ensemble », selon Gilbert Meyer ne peut souffrir d'aucun arrangement. « Toute brèche dans ce principe aurait pu se transformer en faille géante pour les extrémistes de tout poil » explique celui qui avait refusé que ne s'installe en ces lieux un commerce alimentaire qui ne vendait pas de tout, sans aucune restriction même justifiée par des appartenances religieuses ou ethniques.
Pas très net

Ce courrier d'un ou d'une pensionnaire d'une résidence seniors de Colmar met l'accent sur une série de dysfonctionnements dont il [elle] est le témoin et la victime. Les équipements tombent en panne les uns après les autres, se plaint-il. Et en plus de l'ascenseur qui a cessé de fonctionner il n'y a plus de connexion internet possible. Alors là...

 

 
 

 

Des châteaux fort disputés

Publié dans le panorama le Samedi 20 avril 2019 à 07:09:27

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Patrimoine
Des châteaux fort disputés
Les ruines castrales suscitent un réel regain d'intérêt de la part des collectivités et des particuliers. Mais la coopération entre les bénévoles et les services de l'État n'est pas toujours simple... Entre les deux, le Département souhaite jouer un rôle de médiateur.
 

 
Lors d'un chantier bénévole au château du Haut-Andlau en août 2017.
En langage poli, on peut parler de coup de colère. Lors de l'assemblée générale de Châteaux forts vivants (CFV), le samedi 23 mars à Andlau, le président Éric Stenger en avait « gros sur la truelle », selon le mot d'un participant. Exprimée calmement, cette colère avait une cible bien définie : la Drac, c'est-à-dire la Direction régionale des Affaires culturelles.

CFV regroupe 19 associations de sauvegarde du patrimoine castral alsacien. La passion de ces bénévoles est essentielle pour entretenir et valoriser ces pierres qui participent à l'identité et à l'attrait de la région. Mais ce bon peuple travailleur doit souvent composer avec un seigneur tout-puissant : l'État. Soixante-et-une des ruines castrales alsaciennes (sur une centaine) sont classées ou inscrites au titre des Monuments historiques et dépendent donc de l'autorité scientifique et morale de la Drac.
« Des gilets granite ? »

Or, à Andlau, Éric Stenger a dit percevoir « nettement depuis deux ans une évolution regrettable et dangereuse dans le rapport de force et le positionnement de l'État face aux interventions bénévoles ». Au nom de ses membres, le président s'est notamment plaint du silence des services, expliquant devoir attendre certaines réponses six mois ou un an après que les réunions ont été tenues et les dossiers envoyés. À l'inverse, ces mêmes services seraient prompts à dénoncer « la pose d'un cabanon de chantier avant le jour prévu afin de gagner du temps »...

Présent à cette assemblée générale, Mathias Heissler, architecte du Patrimoine au Département du Bas-Rhin, spécifiquement dédié au patrimoine castral, a abondé dans ce sens en évoquant un « verrouillage implicite ». « Les bénévoles ne sont pas des petites mains aux ordres, corvéables à merci ! », a aussi lancé Éric Stenger, avant de conclure sa mise au point par une formule choc : « Faudra-t-il enfiler des gilets couleur grès ou granite pour simplement sauver le patrimoine castral alsacien, un des moteurs du tourisme régional ? » Sollicité dans les jours suivant l'assemblée, il n'a pas souhaité en dire plus, « les relations avec les services de l'État étant déjà assez complexes. »
« Stabiliser et transmettre »

Du côté de la Drac, on s'en doute, cette sortie a été mal comprise. Conservatrice régionale adjointe des Monuments historiques, Carole Pezzoli précise que les agents de la Drac se rendent volontiers sur les sites afin de faire un point sur les travaux envisagés avec les associations qui le souhaitent et assure que « les délais de réponse par mail pour les travaux d'entretien sont en moyenne de douze jours ouvrés. Pour les travaux de restauration importants, qui demandent une autorisation administrative et un avis collégial, il est de 32 jours. » La conservatrice démontre aussi l'implication de l'État par le budget qu'il consacre à ce patrimoine : « L'État débloque en moyenne plus de 200 000 EUR pour les travaux chaque année en Alsace. En 2019, ce sera 479 000 EUR ! »

Mais le problème réside aussi, sans doute, dans des perceptions différentes de ce patrimoine. Alors que les bénévoles pensent d'abord à l'amélioration des sites, l'État est d'abord préoccupé par le fait de « stabiliser et de transmettre ». « Heureusement qu'il y a des bénévoles ! Mais je tiens vraiment à ce qu'ils restent dans l'entretien !, insiste la conservatrice. Quand on a de la chaux et du sable, on peut être tenté d'aller plus loin... Et quand je les vois fouiller et restaurer, ça me dérange fortement. »
« Chacun apporte sa pierre... »

Cette tentation d'en faire plus, « on la constate régulièrement, confirme Nicolas Payraud, conservateur régional adjoint de l'archéologie. Or, remonter un mur, c'est gommer son passé. Le simple fait de creuser devient une fouille. Et une fouille sans méthodologie entraîne une énorme perte d'informations. Les bénévoles s'engagent par amour du patrimoine, ils ne doivent pas contribuer à rendre ce patrimoine moins authentique... » « Le patrimoine est le bien commun de la nation », reprend Carole Pezzoli, qui veut ainsi mettre en garde contre le phénomène d'« appropriation qui peut se mettre en place entre des bénévoles et un château... »

« Sans l'implication de tous, on ne peut rien. Chacun apporte sa pierre, résume opportunément Guillaume d'Andlau, président de l'association des Châteaux forts d'Alsace (ACFA) et fondateur de l'association des Amis du château qui porte son nom. La réglementation est complexe, mais c'est intrinsèque à ce type de dossiers. Et il est vrai que face à l'État, il faut avoir une certaine capacité à discuter... »

Entre l'État et les associations, un acteur s'est octroyé depuis le début des années 2000 un rôle central : le Département du Bas-Rhin, rejoint par son homologue haut-rhinois. « Nous sommes impliqués dans ce patrimoine, nous avons de bonnes relations avec les associations et nous sommes disposés à jouer un rôle de médiation, propose Nathalie Ernst, conseillère départementale du Bas-Rhin en charge des châteaux. On souhaite montrer qu'on est chefs de file. Pas pour donner des directives, mais pour faire en sorte que ça marche mieux ». Une réunion sur ce sujet est prévue prochainement entre le Département et la Drac.

Longtemps délaissés, les châteaux forts suscitent depuis une vingtaine d'années un réel regain d'intérêt. Pour ne pas dire des convoitises. Toutes ces volontés ont une même ambition : garder ces ruines vivantes, accessibles et sécurisées. Mais les bonnes volontés peuvent parfois se heurter...
Hervé de CHALENDAR avec Michel VOGT

 

 
 

 

Aux petits soins pour la faune

Publié dans le panorama le Samedi 20 avril 2019 à 07:08:20

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Aux petits soins pour la faune
 

 
Voilà une décennie que la propriété léguée à la LPO par Alice Bommer (1923-2004), une des premières femmes photographes professionnelles d'Alsace, accueille saison après saison la petite faune en détresse qu'une équipe dévouée s'efforce de soigner pour la rendre à la vie sauvage. Établi en lisière de forêt sur un terrain de 80 ares, ce dispensaire pour animaux, qui a succédé à celui créé dans les années 1980 par Béryl Roth à Pfettisheim, fonctionne toutes proportions gardées comme un service des urgences hospitalières.

Un cabanon en bois y fait office de bureau d'accueil. Les particuliers bien intentionnés qui apportent un animal blessé ou affaibli, ou les déposent dans le point relais géré par l'association Sentinelle Nature Alsace à Hunawihr, sont tous invités à remplir une déclaration de dépôt. « Cela nous permettra de leur donner des nouvelles à l'issue des soins et cela nous couvre en cas de contrôle de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage », explique Suzel Hurstel, 40 ans, la responsable du centre que subventionne la Région Grand Est (*).
Les prescriptions sont établies par cinq vétérinaires référents

L'animal est immédiatement transporté dans la dépendance qui fait office d'infirmerie pour y être examiné par Lauriane, Lætitia ou Émilie, les trois soigneuses certifiées qui oeuvrent au centre. Des affiches rappellent que le port de blouses blanches et l'usage de gants jetables y sont exigés. Une fiche d'entrée est établie, qui suivra le « patient » tout au long de son séjour à Rosenwiller.

Si besoin, rendez-vous est pris chez l'un des cinq vétérinaires référents de la LPO. « Ils sont motivés et disponibles. Eux seuls sont habilités à faire des injections, à prescrire, à faire des radios et à opérer. Ils peuvent aussi euthanasier un animal pour lequel tout espoir est perdu », relève Lauriane, l'adjointe de Suzel.

Une fois le diagnostic et la médication arrêtés, la boîte ou cage de transport contenant l'animal est « installée » dans l'une des quatre salles de repos dédiées respectivement aux chauves-souris, aux petits mammifères (hérissons, écureuils, levreaux, fouines, loirs, etc.), aux passereaux et aux autres espèces d'oiseaux.
« Ne pas rajouter au stress des animaux »

Certaines sont équipées de lampes chauffantes. Des draps ou couvertures posées sur les caisses de transport et autres cages préviennent par ailleurs de tout contact visuel et olfactif avec les humains : « Il s'agit de ne pas rajouter au stress des animaux et de ne pas les habituer à notre présence. On veille aussi à se parler à voix basse », confie Lauriane.

« Les animaux qu'on nous apporte ont majoritairement été victimes d'un choc, contre une vitre ou une voiture, sinon d'une tentative ou d'une prédation par un chat. Mais les pires blessures restent celles infligées aux hérissons par les lames des tondeuses ! », indique Suzel. Dès que les patients vont mieux, ils sont transférés vers la zone extérieure où leur convalescence se poursuit dans l'un des six boxes abrités et l'une des huit volières ombragées et camouflées qui équipent le centre. « Vu leur taille, les rapaces, canards, cygnes et cigognes sont d'office mis en volière », explique Lauriane.

« La majorité du matériel provient de dons faits par des entreprises qui nous soutiennent. » Tous les jours de la semaine les bénévoles se relaient et viennent donner un coup de main : travaux d'entretien courants, installation de nouveaux perchoirs, etc. « Cet automne, ils nous ont fabriqué des taquets pour faire face à un arrivage exceptionnel de 80 bébés hérissons qui n'étaient pas assez matures pour hiberner. »

Tous les matins et tous les après-midis, sept jours sur sept, le centre prend des allures de ruche affairée : outre les soins, le pesage et l'administration des médicaments, l'équipe se répartit les tâches liées au nourrissage des pensionnaires et au nettoyage des cages et boîtes. Pour cela les trois soigneuses peuvent compter sur Thibault, 30 ans, en contrat aidé depuis le 1er avril, sur Léa, Élise et Suzanne, trois jeunes femmes effectuant un service civique, ainsi que sur Johan et Yann, deux jeunes stagiaires en phase de reconversion.
« Laisser fairela nature »

Le bâtiment administratif dispose de six couchages mis à disposition de ceux qui viennent de loin. Ce fut le cas jusqu'à la semaine dernière de trois étudiants de Namur, futurs assistants en soins animaliers, venus se former dans le cadre d'un stage Erasmus Plus.

« De mai à juillet, la période la plus chargée, on fait jusqu'à 30 admissions quotidiennes. De 40-50 animaux pensionnaires permanents en décembre-janvier, cela peut monter à 300 en juin », souligne Suzel qui rappelle que 2 888 animaux sauvages, parmi lesquels un castor, deux blaireaux d'Europe, huit harles bièvres et deux sérotines de Nilson, ont été admis l'an dernier au centre de Rosenwiller (contre 900 en 2010, la première année).

« Notre philosophie est de laisser faire la nature. Si besoin, le centre de soins vient donner un coup de pouce. Nos protocoles essaient de reproduire ce que font les animaux dans la nature même si cela reste compliqué », confie la responsable. L'an dernier, 52 % des pensionnaires admis ont pu être rendus à la vie sauvage : « On aimerait faire mieux mais cela dépend beaucoup de l'état dans lequel se trouvent les animaux à leur arrivée ».
Xavier THIERY (*) En Alsace la région Grand Est, qui a signé en 2017 une convention avec le réseau des centres de soins pour faune sauvage, subventionne également celui du Gorna (Groupement ornithologique du refuge Nord-Alsace) situé à Neuwiller-les-Saverne. CONTACTER Le centre de soins de la LPO : ? 03 88 04 42 12 (permanence assurée 7 jours sur 7) ou alsace.centredesauvergarde@lpo.fr PLUS WEB Nos vidéos sur lalsace.fr

 

 
 

 

Ces Alsaciens internés à Garaison

Publié dans le panorama le Samedi 20 avril 2019 à 07:06:08

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Ces Alsaciens internés à Garaison
 

 
Alsacienne en costume traditionnel au milieu d'un groupe d'internés dans le camp de Garaison, entre 1914 et 1918. Fonds Pères de Garaison
Le toponyme Garaison vient du mot guérison. La Vierge serait apparue trois fois à une jeune bergère dans ce lieu-dit de la commune de Monléon-Magnoac, à l'est de Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées. C'était en 1515, soit un peu plus de trois siècles avant que Marie ne se manifeste dans un autre lieu du même département qui a tiré un avantage bien plus grand de cette élection divine : Lourdes.

Garaison est devenu un lieu de pèlerinage, un monastère, une école. Et, quatre siècles tout juste après les apparitions, entre 1914 et 1919, un centre d'internement. Ce fut l'un des 75 sites choisis lors de la Première Guerre par la France pour interner les personnes présentes sur son territoire qu'elle considérait comme ennemies, ou à tout le moins suspectes. À Garaison ont été essentiellement regroupées des familles d'origine allemande et austro-hongroise. Mais il y eut aussi, dans ce camp comme dans les autres, un certain nombre de civils alsaciens-lorrains.
Les époux Schweitzer

Cette utilisation carcérale d'un lieu d'origine mariale est racontée dans un livre qui vient de paraître. Il est né de la redécouverte, en 2013, d'un fonds iconographique composé de plus de 400 photographies et cartes postales. Oubliées dans des boîtes à chaussures rangées dans une armoire des Pères de Garaison (lesquels ont assuré le service du sanctuaire de Lourdes à partir de 1866), ces images dévoilent des portraits d'internés et des scènes de la vie quotidienne dans ce camp.

Parmi ces personnes qui posent volontiers devant l'objectif, mais avec un sourire que l'on imagine volontiers contraint, il y a donc des Alsaciens et des Lorrains. Parmi eux un certain Albert Schweitzer : parce qu'il était Alsacien et donc Allemand sur un territoire français (Lambaréné, au Gabon), il a été arrêté en août 1914 avec son épouse, Hélène Breslau ; le couple sera placé sous surveillance, puis interné, d'abord dans une caserne près de Bordeaux, puis à Garaison à l'automne 1917, enfin à Saint-Rémy-de-Provence à partir de mars 1918 (L'Alsace du 3 septembre 2017).

Dans cet ouvrage, le cas particulier des Alsaciens-Lorrains fait l'objet d'un chapitre rédigé par l'universitaire Jean-Noël Grandhomme, grand spécialiste de 14-18. Souvent, ceux-ci avaient le simple tort de ne pas avoir opté et de ne pas se trouver en Alsace-Moselle après le 3 août 1914 ; certains étaient juste de passage en France de l'intérieur, d'autres y étaient installés depuis des années. Parmi ces internés, rappelle l'historien, on trouvait toutes les classes sociales : « Garçons de café, ouvriers, ecclésiastiques, entrepreneurs, familles aisées en villégiature et domestiques à leur service... » La seconde grande catégorie d'internés de ces régions fut constituée « par ceux qui furent arrêtés au cours de la brève incursion des troupes françaises en Lorraine annexée et dans le sud de l'Alsace, puis dans la petite zone qui resta en leur pouvoir. »
Toutes lesclasses sociales

Une commission a été instituée pour visiter ces internés d'Alsace-Lorraine, sonder leurs âmes et leurs coeurs et les classer en différentes catégories : « D'origine française, mais d'attitude douteuse », « D'origine française et de sentiments français » ou encore simplement « Suspects ». Ces derniers, rappelle Jean-Noël Grandhomme, seront « communément appelés les ''Alsaciens-Boches'' ».

La guerre n'incite jamais à la bienveillance, mais le fait est, comme l'a remarqué une commission interministérielle française en 1915, que cette attitude a surtout eu comme effet de faire perdre à la France une partie de son crédit auprès des Alsaciens-Lorrains, et de donner des tonnes de grains à moudre à la propagande allemande.
Hervé DE CHALENDAR LIRE Être prisonnier civil au camp de Garaison, 1914-1919, sous la direction de Pascale Leroy-Castillo et Sylvaine Guinle-Lorinet, Cairn, 245 pages, 30 EUR.Certains chapitres bénéficient d'une traduction allemande.

 

 
 

 

Générations Mouvement 68 : 52 clubs affiliés

Publié dans le panorama le Samedi 20 avril 2019 à 06:39:14

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Générations Mouvement 68 : 52 clubs affiliés
 

 
Liliane Jaegy est entourée de Brigitte Klinkert, de Pierrette Bonjean et des membres du conseil d'administration de Générations Mouvement.  Photo L'Alsace
Les délégués des 52 clubs affiliés à la fédération haut-rhinoise de Générations Mouvement (anciennement « aînés ruraux ») sont venus de tout le département pour participer aux votes, mardi 16 avril à Sainte-Croix-en-Plaine. Chaque année, de nouveaux clubs se rajoutent ; le dernier en date étant les Silwerlecklas de Muntzenheim. Pierrette Bonjean, présidente de la fédération, était ravie d'accueillir Michel Guilbert, vice-président de la fédération nationale Générations Mouvement.

Brigitte Klinkert, présidente du Conseil Départemental du Haut-Rhin a parlé des « valeurs qui nous rassemblent » dont « la solidarité qui représente la moitié de notre budget départemental ». Elle a précisé : « En 2019, les seniors sont notre priorité. » La cotisation individuelle pour l'adhésion à la fédération a été fixée à 6,50 EUR. Liliane Jaegy, membre du conseil d'administration depuis plus de dix ans, a souhaité se retirer. Elle a été félicitée et honorée par les participants en recevant un bel arrangement de la part de la présidente. Quatre nouveaux membres ont été élus au conseil : Michèle Leiby, Guy Pierron, Jean-Pierre Schreiber et Michel Mette.

Parmi les projets de 2019, il faut mentionner le voyage en Italie en mai, la rencontre départementale des responsables des clubs le 4 octobre et les formations en informatique sur cinq secteurs.

Stéphane Inverardi était invité à titre de consultant pour apporter quelques conseils sur le site de la fédération : https ://www.generations-mouvement-68.com/

Les participants ont pu intervenir en posant des questions ou en émettant des propositions sur les différentes orientations proposées.

Tout en saluant le dynamisme de la fédération haut-rhinoise, Michel Guilbert a développé les deux grands projets de la fédération nationale : une grande consultation nationale et des innovations concernant la gestion des membres.
Jean-Claude OBERLÉ

 

 
 

 

Dominique Larose récompensé pour sa fidélité à la Vogésia

Publié dans le panorama le Samedi 20 avril 2019 à 06:39:38

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Dominique Larose récompensé pour sa fidélité à la Vogésia
 

 
Mardi soir 16 avril, les membres du groupe folklorique Vogésia se sont retrouvés à la Maison des associations de Colmar, à l'occasion de la remise de la médaille et du diplôme de la vie associative du conseil départemental à Dominique Larose.

C'est en présence du président de l'office municipal de la culture, Michel Glénat, que le député Eric Straumann qui représentait la présidente du Département Brigitte Klinkert, a mis à l'honneur le récipiendaire pour qui la surprise était complète.

Musicien dans le quintet Vogésia comme accordéoniste et organiste depuis 1974, Dominique Larose est marié et père de deux enfants. Il est né à Châteauroux (36) le 3 avril 1958. « Sa présence infaillible chaque semaine depuis 44 ans, que ce soit lors des répétitions, des spectacles ou de l'organisation en tout genre, a été un précieux soutien pour l'association », comme l'a souligné la présidente Colette Meinrad.

Il assume également avec rigueur et droiture le poste de trésorier général depuis 1975. Un bel exemple d'assiduité dans le monde associatif qui méritait d'être mis en lumière.

 

 
 

 

Remise de médailles à l'Union des invalides et anciens combattants

Publié dans le panorama le Samedi 20 avril 2019 à 06:40:05

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Saverne - Wimmenau
Remise de médailles à l'Union des invalides et anciens combattants
Le 30 mars dernier, la section de Saverne de l'Union des invalides, anciens combattants et victimes de guerre d'Alsace Lorraine a tenu son assemblée générale au restaurant « A l'Aigle » à Wimmenau.
 

 
Environ 80 adhérents ont participé à la réunion en présence du président régional Jean-Claude Klinkert.

Les débats étaient animés par Paul Vogt, président de la section, qui a accueilli le député Patrick Hetzel et le conseiller général Thierry Carbiener.

Après le rapport moral présenté par le président Vogt, le compte-rendu de l'assemblée générale 2018 a été présenté par J. Ring, suivi du rapport financier du trésorier J.J Baltzer et certifié par le réviseur aux comptes D. Leininger. Le bilan a été accepté par l'ensemble des participants présents.

Cette assemblée a été marquée par la remise de médailles d'argent et de bronze de l'Union fédérale des associations d'anciens combattants et victimes de guerre à plusieurs membres.
Les récipiendaires

Médaille d'argent : Henri Bauer de Waldhambach ; Marcel Saam de Lupstein ; Jean-Paul Besancon de Sarre-Union ; Paul Vogt de Duntzenheim.

Médaille de bronze : Charles Scheer de Volksberg ; Gilbert Burg de Zittersheim ; Albert Durrenberger de Weinbourg ;

Gilbert Kurtz de Wolfskirchen ; Antoine Morgenthaler de Reinhardsmunster.

Un dépôt de gerbe et une minute de silence ont conclu la matinée au monument aux morts de Wimmenau.

Après cette demi-journée protocolaire, l'après-midi s'est déroulée dans une ambiance plus décontractée autour d'un repas pris en commun.

 

 
 

 

Le groupe Rodolphe en plein essor

Publié dans le panorama le Samedi 20 avril 2019 à 06:47:14

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Le groupe Rodolphe en plein essor
 

 
La mise en scène impressionne toujours les visiteurs.  Photo L'Alsace
Dans la salle, ils étaient plus de 120 à assister à la présentation complète des activités, du bilan financier et des projets pour l'année du groupe Rodolphe.

Dans son rapport moral, Jean Misiano, le président, a rappelé que cela fait 25 ans que l'association est engagée dans l'action de pérennisation de la mémoire minière, pour la transmettre aux générations futures.
Trouver de nouveaux adhérents

À ce jour, 445 personnes sont membres du groupe Rodolphe et le neuvième bulletin de liaison, dans lequel sont retracées les principales activités, a déjà été distribué. Il enrichit ainsi le centre documentaire du carreau Rodolphe. Le président a ensuite dressé le bilan des activités de 2018 : « Une année intense, où nous n'avons cessé de travailler sur le front patrimonial ».

Il a aussi lancé un appel afin de trouver de nouveaux adhérents pour poursuivre la route. Depuis 2005, l'association a enregistré, chaque année, une augmentation de ses adhérents d'environ 15 %. Jean Misiano a également salué le soutien financier apporté par les subventions des différentes collectivités, les communes, les sponsors et le conseil départemental.

Jean Misiano a aussi évoqué les traditionnelles activités du mercredi, auxquelles s'ajoutent parfois des interventions d'autres jours de la semaine. Tout ce travail est effectué pour « proposer aux visiteurs une offre touristique de cette mémoire industrielle dans laquelle se mêlent la culture et l'émotion ». Le carreau Rodolphe demeure, en effet, l'unique site conservé des anciennes mines de potasse à proposer aux visiteurs une immersion dans le fonctionnement d'un carreau minier et de ses installations du fond et bien sûr des chevalements et machines d'extraction (de 1912 et 1928) avec une importante collection de machines allant des années 1950 à aujourd'hui. Des machines restaurées et toutes en état de fonctionnement, ce qui fait la fierté de l'association.

Pour conclure, le président a affirmé que « le bilan associatif est positif et motivant. Il n'y a aucun doute, nous devons impérativement continuer, jour après jour, à poser et à sceller chaque pierre de la construction du futur Centre historique de la potasse en Alsace. L'association Groupe Rodolphe continuera, sans relâche, ce travail de mémoire, afin de rendre un hommage vibrant à la corporation des mineurs. »
Des travaux à réaliser

Le président a terminé son intervention en évoquant la liste de travaux à réaliser cette année, comme la réfection de la toiture du bâtiment de la recette, les travaux de sécurisation du parapluie, la restauration du chevalement, la création d'une aire accueil visiteurs, ou encore la restauration de la sondeuse Hausher.
V. S. SE RENSEIGNER Association Groupe Rodolphe, zone d'activité Rodolphe, Carreau Rodolphe, route de Guebwiller à Pulversheim, Tél. 03.89.48.86.54 ou 06.27.70.63.43, e-mail : contact@carreau-rodolphe.com

 

 
 

 

Au pied du premier des légumes printaniers

Publié dans le panorama le Samedi 20 avril 2019 à 06:48:10

© Dna, Samedi le 20 Avril 2019
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Village-Neuf  Confrérie de l'asperge
Au pied du premier des légumes printaniers
À Village-Neuf, pour les membres de la Confrérie de l'Asperge, le retour des beaux jours ne se cale pas sur celui des hirondelles mais davantage sur l'instant où les premières asperges perceront le sol sablonneux.
 

 
Les premières asperges ont été offertes au maire de Village-Neuf.
C'est jeudi que les membres du Grand conseil ont, une nouvelle fois, sacrifié à la grande tradition du premier piquage sur un champ du maraîcher Bernard Poor.

En grande tenue, tricorne sur la tête, et devant une caméra de France 3 Alsace, les aspergiers autour du grand maître Gilles Bisselbach ont ouvert la cérémonie par le Spargla Lied, chanson de l'asperge au texte devenu une réjouissante ode à la précieuse liliacée. Puis, Pascale Schmidiger, vice-présidente du Conseil départemental, a été invitée à jouer de la gouge, cet ustensile spécialement conçu pour désolidariser délicatement l'asperge de sa racine. Une première pour l'adjointe au maire de Saint-Louis.

Comme par le passé et conformément à une tradition bien ancrée au bourg maraîcher, les membres de la confrérie sont allés porter un panier plein d'asperges immaculées au maire de Village-Neuf, Bernard Tritsch. « Une dernière fois pour moi avant mon retrait de la vie politique locale au printemps 2020 », a souligné l'édile.
P-B M

 

 
 

 

Une médaille pour Marinette

Publié dans le panorama le Samedi 20 avril 2019 à 06:49:03

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Une médaille pour Marinette
 

 
Marinette Biegel de Pfetterhouse a été décorée de la médaille départementale de la vie associative.  Photo L'Alsace /C.H.
Une réception s'est déroulée dans les locaux des Restos du coeur de Seppois-le-Bas, où Marinette Biegel de Pfetterhouse a reçu, des mains du conseiller départemental et premier vice-président Rémy With, la médaille départementale de la vie associative en l'honneur de ses nombreuses années comme bénévole au sein des Restos du coeur.

En présence des maires Claude Burgy de Seppois-le-Bas, Jean-Rodolphe Frisch de Pfetterhouse et la conseillère départementale Fabienne Orlandi, la responsable de l'antenne de Seppois-le-Bas Sylviane Burgy a retracé le parcours exemplaire de Marinette Biegel : bénévole aux Restos du coeur depuis 2002, choriste à Pfetterhouse depuis 1977, membre de l'équipe liturgique de la paroisse, chrétienne engagée au nettoyage de l'église et à l'élaboration du bulletin paroissial, aide à la section locale de l'UNC lors des manifestations et membre de l'association culturelle et de gestion de la salle des fêtes en 1981 puis au comité des fêtes depuis 2001... Marinette Biegel a passé sa vie active à la cantine du collège de Seppois-le-Bas, où elle a également oeuvré au bien-être des élèves de la Largue.
Clément HEINIS

 

 
 

 

Savoir nager : un enjeu de santé publique

Publié dans le panorama le Samedi 20 avril 2019 à 06:53:26

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Savoir nager : un enjeu de santé publique
 

 
Selon le baromètre santé 2012, 15 % des élèves de CM2 ne savent pas nager. Photo d'illustration Julio PELAEZ
Éviter un nouvel été meurtrier. L'an dernier, les noyades ont fortement augmenté (lire ci-contre). Pour limiter les nouveaux drames, les maîtres-nageurs sauveteurs se mobilisent. Tout au long du mois de mai, ils vont mettre l'accent sur la prévention. Avec un message : savoir nager peut sauver des vies.

Dans les piscines, au bord des lacs, des rivières ou de la mer, ils livreront les conseils de base pour venir en aide à quelqu'un qui se noie. Et la manière d'alerter les secours quand on est témoin d'un accident (autour du triptyque : se présenter, se situer, décrire la situation).

À l'approche de la belle saison, les Français retrouvent le goût de la nage (baignade, activités aquatiques, plongée, water-polo, plongeon...). Un loisir pratiqué par 21 millions d'entre eux, soit la deuxième famille d'activités sportives en France, selon le ministère des sports. Une pratique qui n'est pas sans risques.
Environ 500 morts par an

Chaque année, en France, les noyades sont responsables de près de 500 morts accidentelles. Chez les enfants de 1 à 4 ans, c'est même la deuxième cause de décès accidentel après les accidents de la route, selon Santé publique France.

L'enseignement de la natation figure aux programmes de l'Éducation nationale depuis 1965. Pourtant, de nombreux élèves continuent de quitter les bancs de l'école sans être autonomes dans l'eau. Selon le baromètre Santé 2012, 15 % des élèves de CM2 ne savaient pas nager.

Résultat : en France, 16,3 % de la population ne sait pas nager. C'est la conclusion d'une vaste enquête menée en 2017 par Santé publique France.

En termes d'âge, une proportion importante de la génération née dans les années 1950 est concernée, car elle n'a pas appris à l'école. Viennent ensuite des disparités géographiques, mais surtout sociologiques.
Inégalités sociales

« Comme dans la plupart des domaines de la santé, ce sont les personnes socio-économiquement défavorisées qui savent le moins bien nager et qui sont donc soumises à des risques plus importants de noyades », observe l'enquête.

Après la forte hausse des noyades, le gouvernement a lancé un plan misant sur le plus jeune âge (lire par ailleurs). Selon Santé publique France, les travaux d'une équipe américaine ont montré qu'une participation à des séances de natation au plus jeune âge réduisait de 88 % les risques de noyades.

À condition qu'ils soient ensuite suivis. Et que tous les territoires - mêmes les plus démunis - bénéficient d'un accompagnement. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas dans tous les départements, selon le Syndicats des maîtres nageurs sauveteurs qui alerte sur un chiffre : il manque selon lui 5 000 postes de maîtres-nageurs dans toute la France.