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Paris Au lendemain de l'incendie qui a dévasté la cathédrale célèbre dans le monde entier : Notre-Dame, le jour d'après...

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 05:39:59

© Dna, Mercredi le 17 Avril 2019
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Paris Au lendemain de l'incendie qui a dévasté la cathédrale célèbre dans le monde entier
Paris Au lendemain de l'incendie qui a dévasté la cathédrale célèbre dans le monde entier : Notre-Dame, le jour d'après...
Les hommages et les promesses de dons pour sauver et rebâtir le chef-d'oeuvre gothique ont afflué du monde entier.Dans la capitale, alors que l'enquête débutait, c'est une atmosphère de recueillement bien réelle qui enveloppait Paris.

 
Des bouquets de fleurs ont été déposés aux abords de Notre-Dame. L'ampleur des dégâts est surtout visible depuis l'édifice avec un trou dans la toiture.
Dans le ciel de l'île de la Cité, distantes de seulement quelques centaines de mètres, les deux flèches se côtoyaient encore il y a quelques heures. Désormais, seule celle de la Sainte-Chapelle, coincée derrière la grille du palais de justice existe encore. Sa soeur de Notre-Dame est tombée lundi soir, victime du gigantesque brasier qui a embrasé la cathédrale, juste avant 19 heures.

Mardi matin, aux abords de l'île au coeur de Paris règne une atmosphère étrange. Sur les quais, la circulation est encore plus anarchique que d'habitude mais les Franciliens, rarement avares du klaxon, conduisent en silence. Le calme est seulement troublé par les quelques sifflets des agents de police chargés de la circulation et aux consignes de leurs collègues, postés sur tous les ponts qui mènent à l'île de la Cité. De la rive gauche ou de la rive droite, l'accès est bloqué de toutes parts.

Touristes et Parisiens peinent à trouver leur chemin, groggy de la catastrophe qui s'est abattue sur le chef-d'oeuvre gothique.
Réveil sous le choc

Dans la nuit noire, on ne voyait que des points rouges et quelques flammes, insolente réponse à l'eau de la Seine déversée en jets et par milliers de mètres cubes par les lances des pompiers. Il aura fallu 15 heures aux quelque 500 soldats du feu pour définitivement venir à bout du brasier.

Sur le parvis moucheté de cendres, face aux tours jumelles les plus célèbres de la capitale, la cathédrale est toujours debout. Seule manque la flèche, qui culminait à 93 mètres. Les pompiers, casques brillants et tenues rouges, s'activent aux différents étages de façade, premiers témoins du désastre.
Piste accidentelle

Les policiers aussi s'activent. Selon les premiers éléments de l'enquête, ouverte dès lundi soir du chef de « destruction involontaire par incendie », c'est la piste accidentelle qui était privilégiée. « Rien aujourd'hui ne va dans le sens d'un acte volontaire », a déclaré dans la matinée le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz. « Les procédures de sécurité ont été respectées », affirme Julien Le Bras, PDG de Le Bras Frères, qui possède également Europe Échafaudage, principale entreprise en charge de la rénovation.

L'échafaudage d'acier installé pour les travaux est éventré et tordu, la rosace sud est comme éventrée, la façade noircie. Surtout, la cathédrale semble étrangement nue, sans sa flèche et son toit de tuiles qui cachait la merveilleuse charpente, la « forêt » de chêne, dont les poutres les plus anciennes dataient du XIIIe siècle. Les passants chuchotent leur horreur, certains écrasent une larme, et « terrible », prononcé même à voix basse, prend tous les accents du monde.
Théories du complot

À quelques mètres de là, sur le parvis de la cathédrale, de l'autre côté de la Seine, le défilé des politiques a commencé. Ils annoncent la suspension de la campagne des élections européennes.

Quelques badauds un peu chanceux ont réussi à passer la sécurité qui bloque l'accès à l'île de la Cité. Un sexagénaire, chevelure blanche, discute à grand renfort de gestes avec ses deux voisines : « on sait bien qui a fait ça... c'est pas un accident, je n'y crois pas. » Là aussi, les théories complotistes charriées par les réseaux sociaux ont trouvé leur écho dans la réalité. « Nous avons aujourd'hui près de 50 enquêteurs qui sont mobilisés et nous étudierons tout et toute la vérité sera faite », a prévenu le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.
« Ils l'ont sauvée »

Il y a aussi Colette, 61 ans, catholique pratiquante, qui ne voit qu'« un tableau de tristesse » ce mardi matin. « Heureusement, le corps du Christ est préservé. » Si les plus grands trésors de Notre-Dame ont pu être sauvés, mis en sécurité, les images de l'intérieur de la nef sont terrifiantes : la voûte est éventrée, là où se dressait la flèche, les poutres de bois noircis et les cendres blanches recouvrent le sol, l'eau lancée par les pompiers pour sauver l'édifice du feu semble suinter des murs. À la sortie du Petit Pont, quelques soldats du feu, éreintés par une nuit de labeur, repartent à leur caserne : les passants forment spontanément une haie d'honneur, lancent des bravos, et applaudissent. « Ils l'ont sauvée », murmure une vieille dame agrippée à la manche de son compagnon. Dans son allocution, mardi soir, le président Emmanuel Macron a promis : « Nous rebâtirons la cathédrale plus belle encore et je veux que ce soit achevé d'ici cinq années. »

Dans la matinée, les pompiers ne s'y trompent pas : « C'est un monument historique. Le plus dur est à venir, ce sera la reconstruction. » Mardi, toute la journée, des milliers de donateurs se sont déclarés, pour aider à rebâtir Notre-Dame, abîmée, noircie mais sauvée des flammes.
À Notre-Dame, Coralie DREYER

 

 
 

 

Macron : « Un peuple de bâtisseurs »

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 05:39:21

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Notre Dame de Paris Politique
Macron : « Un peuple de bâtisseurs »
Le président Macron s'est exprimé ce mardi à 20 heures et promet de reconstruire Notre-Dame en cinq ans.Les responsables politiques partagent l'émotion nationale et sont dans la concorde. Pour l'instant...
 

 
Sur l'île de la Cité.
Assis à un bureau, très solennel, le ton plus grave que d'ordinaire, le président de la République, a voulu partager l'émotion des Français et des Parisiens, poser des mots sur le sentiment de perte d'une partie d'eux-mêmes et de leur histoire que les Français ressentent.

« L'incendie de Notre-Dame nous rappelle que notre histoire ne s'arrête jamais et que nous aurons toujours des épreuves à surmonter » dit-il regard droit dans la caméra.
Épreuve nationale

Le chef de l'État a parlé de l'émotion collective, qui touche aussi le monde entier. « Chacun a donné ce qu'il a pu. Chacun a donné ce qu'il avait » : Emmanuel Macron, a salué le peuple de bâtisseurs que sont les Français. Pour lui, Notre-Dame doit être rebâtie en cinq années : « Nous le pouvons ». Les hommes de l'art ont beau douter de ce délai, le président lance le défi.

Se posant en père de la Nation, rassurant, il voit dans cette catastrophe l'occasion d'un peuple de devenir meilleur et souhaite que le pays retisse le fil de son histoire : « Un projet humain, passionnément Français ». Il cite néanmoins le grand débat national et les annonces qu'il fera (elles ont filtré, lire par ailleurs) mais ajoute : « Le moment n'est pas venu ». Face à l'événement, il a pris de la hauteur mais il reste réaliste : « Demain la politique et les tumultes reprendront leurs droits ».

Le président de la République acte la trêve politique que toute la classe politique, ou presque, observe depuis lundi soir.
Émotion partagée

Le climat politique est en effet passé de la tension extrême à la sidération totale, en quelques minutes, quand Notre-Dame de Paris s'est enflammée. Presque mille ans d'histoire ont renvoyé les annonces présidentielles, pourtant si attendues, au rang d'anecdotes. La France entière était sidérée. Le monde politique avec elle. Le temps du deuil pour tous.

De gauche à droite, l'émotion est unanime. Jean-Luc Mélenchon, l'un des plus farouches opposants au président, a choisi les bons termes : « Notre-Dame est un message universel. [...] Je me dis qu'elle ne brûlera jamais tout à fait. Il en restera toujours un morceau qu'un être humain voudra continuer vers le ciel ».
Une campagne suspendue

D'Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon, la concorde retrouvée. Depuis un peu plus d'an an, et l'assassinat du colonel Beltrame à Trèbes, la classe politique n'avait pas montré d'unanimité.

La campagne pour les élections européennes, a été suspendue. Emmanuel Macron a promis de revenir vers les Français dans les prochains jours pour tirer les conclusions du grand débat.

Celui qui aime être le maître des horloges impose son tempo : après le temps de la réflexion, celui de l'action.

Il a demandé du temps, ne souhaite pas que collectivement, les Français succombent à l'impatience. « Être à la tête d'un pays n'est pas qu'administrer les choses ».

L'urgence est désormais de poser les bases du plan de reconstruction de Notre-Dame de Paris. Le temps de la sidération ne durera pas. Fin politique, il le sait et tente de reprendre la main. Mais pas sans sincérité.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Comment reconstruire à l'identique ?

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 06:12:39

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Comment reconstruire à l'identique ?
 

 
La cathédrale au lendemain de l'incendie. Désormais sans sa flèche. Photo Patrick KOVARIK / AFP
Notre-Dame de Paris a été défigurée. Pourra-t-elle retrouver son visage d'origine avec les matériaux et les techniques d'origine, ceux du Moyen Âge ? Les experts commencent à en débattre. Eric Fischer, directeur de la Fondation de l'OEuvre Notre-Dame, qui veille depuis 800 ans sur la cathédrale de Strasbourg, est optimiste. « Ce qui sera déterminant, ce sont les sources de documentation qui aideront à la reconstituer au plus près. On peut souhaiter un maximum de données historiques ou plus récentes recueillies avec des technologies modernes comme des scans 3D ou d'autres techniques de numérisation. Pour le reste, on sait tout faire, retravailler la pierre, refaire les vitraux... ».

Benjamin Mouton, l'architecte en chef des monuments historiques en charge de la cathédrale Notre-Dame de 2000 à 2013, avait réalisé il y a six ans un inventaire précieux de tous les bois utilisés par les bâtisseurs de la charpente. « Il est évident que l'on aura jamais une copie aussi parfaite que ce qui existait », reconnaît toutefois l'homme de l'art, originaire de Savoie.
« La même silhouette mais pas la même charpente »

« L'important, c'est de refaire une toiture qui donnera la même silhouette à la cathédrale, mais ce ne sera jamais la même charpente ». L'architecte semble déjà faire son deuil de la « forêt gothique », cet enchevêtrement de poutres de chêne qui faisait l'admiration des rares visiteurs ayant eu la chance de monter dans les combles.

Certains plaident pour une recon- struction rapide avec des poutres métalliques ou en béton, moins fragiles en cas d'incendie. Mais les amoureux de Notre-Dame exigent une nouvelle charpente en chêne, dans les règles de l'art.

L'effondrement de la flèche de la cathédrale a provoqué l'effroi et cette image qui a fait le tour du monde restera la plus marquante. Cependant, sa reconstruction ne sera pas la plus compliquée. La flèche d'origine du XIIIe siècle démontée pendant la Révolution avait été reconstituée par l'architecte Viollet-le-Duc au XIXe siècle en utilisant 500 tonnes de bois et 250 tonnes de plomb.
De 10 à 20 ans de travaux

La reconstruction de la cathédrale pourrait prendre de 10 à 15 ans, selon les professionnels du Groupement des entreprises de restauration de monuments historiques. Stéphane Bern, l'animateur du Loto du Patrimoine, évoque aussi un délai minimum de 10 à 20 ans et beaucoup de spécialistes jugent « irréaliste » le délai de trois ans exigé par Jack Lang, l'ancien ministre de la Culture. Ce mardi soir, Emmanuel Macron a toutefois estimé qu'une reconstruction en cinq ans était possible.

L'évaluation des dégâts prendra beaucoup de temps. Plusieurs structures de l'édifice ont été fragilisées par les flammes et les tonnes d'eau déversées par les lances à incendie. L'état des voûtes inquiète les experts car elles ont été ébranlées par les deux chocs thermiques successifs provoqués par le feu puis l'eau. Benjamin Mouton s'inquiète même pour la stabilité globale de l'édifice. Il faudra d'ailleurs installer en urgence une toiture provisoire pour protéger des intempéries les vestiges de la cathédrale.

Les travaux préparatoires d'assainissement, de consolidation et de séchage s'annoncent compliqués. Les appels d'offres risquent également de retarder le début des travaux car la reconstruction de la cathédrale de Paris obéit aux règles complexes des marchés passés par l'État.

Une fois les entreprises choisies, les experts estiment que la restauration pourra être menée relativement rapidement grâce au savoir-faire des professionnels.
Luc CHAILLOT

 

 
 

Comment reconstruire à l'identique ?

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 05:42:22

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Patrimoine
Comment reconstruire à l'identique ?
Notre-Dame de Paris sera reconstruite mais comment ? Les experts préviennent qu'une reconstruction à l'identique est impossible. Pour la charpente en bois, certains préconisent une reconstruction avec des poutres métalliques ou en béton.
 

 
La cathédrale au lendemain de l'incendie. Désormais sans sa flèche.
Notre-Dame de Paris a été défigurée. Pourra-t-elle retrouver son visage d'origine avec les matériaux et les techniques d'origine, ceux du Moyen Âge ? Les experts commencent à en débattre. Eric Fischer, directeur de la Fondation de l'OEuvre Notre-Dame, qui veille depuis 800 ans sur la cathédrale de Strasbourg, est optimiste. « Ce qui sera déterminant, ce sont les sources de documentation qui aideront à la reconstituer au plus près. On peut souhaiter un maximum de données historiques ou plus récentes recueillies avec des technologies modernes comme des scans 3D ou d'autres techniques de numérisation. Pour le reste, on sait tout faire, retravailler la pierre, refaire les vitraux... ».

Benjamin Mouton, l'architecte en chef des monuments historiques en charge de la cathédrale Notre-Dame de 2000 à 2013, avait réalisé il y a six ans un inventaire précieux de tous les bois utilisés par les bâtisseurs de la charpente. « Il est évident que l'on aura jamais une copie aussi parfaite que ce qui existait », reconnaît toutefois l'homme de l'art, originaire de Savoie.
« La même silhouette mais pas la même charpente »

« L'important, c'est de refaire une toiture qui donnera la même silhouette à la cathédrale, mais ce ne sera jamais la même charpente ». L'architecte semble déjà faire son deuil de la « forêt gothique », cet enchevêtrement de poutres de chêne qui faisait l'admiration des rares visiteurs ayant eu la chance de monter dans les combles.

Certains plaident pour une recon- struction rapide avec des poutres métalliques ou en béton, moins fragiles en cas d'incendie. Mais les amoureux de Notre-Dame exigent une nouvelle charpente en chêne, dans les règles de l'art.

L'effondrement de la flèche de la cathédrale a provoqué l'effroi et cette image qui a fait le tour du monde restera la plus marquante. Cependant, sa reconstruction ne sera pas la plus compliquée. La flèche d'origine du XIIIe siècle démontée pendant la Révolution avait été reconstituée par l'architecte Viollet-le-Duc au XIXe siècle en utilisant 500 tonnes de bois et 250 tonnes de plomb.
De 10 à 20 ans de travaux

La reconstruction de la cathédrale pourrait prendre de 10 à 15 ans, selon les professionnels du Groupement des entreprises de restauration de monuments historiques. Stéphane Bern, l'animateur du Loto du Patrimoine, évoque aussi un délai minimum de 10 à 20 ans et beaucoup de spécialistes jugent « irréaliste » le délai de trois ans exigé par Jack Lang, l'ancien ministre de la Culture. Ce mardi soir, Emmanuel Macron a toutefois estimé qu'une reconstruction en cinq ans était possible.

L'évaluation des dégâts prendra beaucoup de temps. Plusieurs structures de l'édifice ont été fragilisées par les flammes et les tonnes d'eau déversées par les lances à incendie. L'état des voûtes inquiète les experts car elles ont été ébranlées par les deux chocs thermiques successifs provoqués par le feu puis l'eau. Benjamin Mouton s'inquiète même pour la stabilité globale de l'édifice. Il faudra d'ailleurs installer en urgence une toiture provisoire pour protéger des intempéries les vestiges de la cathédrale.

Les travaux préparatoires d'assainissement, de consolidation et de séchage s'annoncent compliqués. Les appels d'offres risquent également de retarder le début des travaux car la reconstruction de la cathédrale de Paris obéit aux règles complexes des marchés passés par l'État.

Une fois les entreprises choisies, les experts estiment que la restauration pourra être menée relativement rapidement grâce au savoir-faire des professionnels.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Dons : et le ruissellement fut

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 05:41:56

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Spécial Notre Dame Polémique
Dons : et le ruissellement fut
Milliardaires, grandes entreprises, collectivités... Des centaines de millions d'euros affluent pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris. Un élan de « générosité » inouï, en un temps record, mais qui fait aussi jaser.
 

 
Natalia Vodanovia et son compagnon Antoine Arnault, fils de l'homme le plus riche de France.
Cette fois-là, «ce n'est pas l'argent qui va manquer... » Le constat est de Stéphane Bern, animateur télé et Monsieur Patrimoine du président Macron. L'incendie de Notre-Dame suscite une émotion hors-norme. Et un afflux de dons tout aussi exceptionnel. Dans la soirée de lundi, la famille Pinault (Groupe Kering) promet 100 millions d'euros. Le lendemain, son rival dans le luxe Bernard Arnault (LVMH) double la mise : 200 millions. L'homme n'est pas la première fortune de France pour rien. Les Bettencourt ne veulent pas être en reste : 200 millions. Et les grandes entreprises du pays mettent aussi la main au portefeuille : 100 millions pour Total, 5 millions pour le Crédit agricole, Michelin promet un don (montant à définir, etc.).

N'en jetez plus, il y en aura trop ! À ces généreux contributeurs, il faut ajouter Apple, la Banque centrale européenne, mais aussi des villes comme Toulouse, bien évidemment Paris et ses 50 millions, la région Auvergne-Rhône-Alpes ou Grand Est. En fin d'après-midi, les dons atteignaient au moins 750 MEUR.
« Course à l'échalote »

C'est à se demander à quoi servira la « souscription nationale » lancée par le président de la République. Collectée sur le site rebatirnotredamedeparis.fr , sous l'autorité du Centre des monuments nationaux, elle a rapporté 14 millions d'euros, mardi en milieu d'après-midi. Historique, en seulement quelques heures. Mais presque une paille, au final...

Qui a dit qu'elle était ruinée, la France ? Cette générosité ciblée ne manque pas de susciter réserves, moqueries, voire de la colère. « Les milliardaires doivent payer des impôts (dont l'ISF...), pas donner quand bon leur semble, en bénéficiant au passage d'énormes réductions d'impôts », s'indignait sur Twitter l'économiste Julia Cagé, qui fit la campagne 2017 avec le socialiste Benoît Hamon.
« Émotion n'est pas raison »

D'autres internautes moquaient la « course à l'échalote » des « premiers de cordées » et ce soudain, inédit et miraculeux « ruissellement ». Avec cette arrière-pensée : Notre-Dame vaudrait-elle donc mieux que retraités, SDF et gilets jaunes ?

Gilles Carrez, député Les Républicains et rapporteur spécial du programme patrimoine pour la commission des finances, interrogé par Le Monde, a lui aussi joué une partition discordante : « C'est la collectivité publique qui va prendre l'essentiel [des frais de reconstruction] en charge ! Sur 300 millions d'euros, 180 millions seront financés par l'État [...]. Dès lors que cet argent viendra en déduction des impôts, ce sont des sommes qu'il va falloir trouver ».

Car oui, les mécènes ont droit à d'importantes réductions fiscales : 60 % pour les entreprises et 66 % pour les particuliers. Mieux, Franck Riester, le ministre de la Culture, a promis : « Nous allons voir avec le gouvernement quel dispositif spécifique nous mettons en oeuvre ».

Ce qui a fait vivement réagir le député de la majorité LaREM, Joël Giraud : « Si on veut plus de justice fiscale, le mécénat n'est pas la meilleure des choses. Je comprends l'émotion, mais émotion n'est pas raison ».

De son côté, Jean-Jacques Aillagon demande que Notre-Dame soit déclarée « Trésor national », un classement ouvrant droit à une réduction d'impôt de 90 % pour ses mécènes. Ancien ministre de la Culture, Jean-Jacques Aillagon est... devenu directeur de la collection Pinault.
R. B.

 

 
 

 

Promesses de dons pour Notre-Dame de Paris

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 06:08:36

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Promesses de dons

pour Notre-Dame de Paris
 

 
Roland Ries, ici devant la cathédrale de Strasbourg, a annoncé hier que Strasbourg proposerait les services et l'expertise de l'OEuvre Notre-Dame pour la reconstruction de l'édifice parisien. Photo DNA/Michel Frison

L'émotion suscitée par l'incendie qui a dévasté lundi soir la cathédrale Notre-Dame de Paris se mesure à l'importance des dons promis pour reconstruire l'édifice. Plusieurs collectivités alsaciennes ont ainsi annoncé hier qu'elles participeraient à l'effort national (lire aussi dans le premier cahier).
Le Haut-Rhin débloque 100 000 euros

C'est le cas du conseil départemental du Haut-Rhin. Sa présidente Brigitte Klinkert a annoncé dès hier matin qu'elle proposerait, à l'occasion de la séance publique du 21 juin prochain, « l'octroi d'une aide exceptionnelle d'investissement de 100 000 euros, afin d'affirmer la solidarité et l'engagement de l'ensemble des Haut-Rhinois dans la reconstruction de cette cathédrale qui fait partie du coeur et de l'âme des Français ». Objectif : « Rendre à Notre-Dame sa dignité, sa beauté et sa force. »

Le groupe La Majorité présidentielle du conseil départemental du Bas-Rhin souhaite pouvoir faire de même.

Les conseillers départementaux Françoise Pfersdorff et Nicolas Matt proposeront « à la commission permanente du conseil départemental, qui se réunit le 6 mai prochain, de participer à l'effort financier pour la reconstruction de la cathédrale de Paris, à hauteur de celui consenti par le conseil départemental du Haut-Rhin, soit 100 000 euros », indiquent-ils dans un communiqué.

La région Grand Est mettra elle aussi la main à la poche. C'est ce qu'a annoncé hier son président Jean Rottner dans un tweet. « Avec les cathédrales de Reims, de Metz et de Strasbourg, nous connaissons toute la valeur de l'histoire, a-t-il écrit. Je proposerai à l'assemblée de la région Grand Est de participer à la souscription nationale en faveur de la reconstruction de Notre-Dame. » Le président n'a en revanche pas indiqué de montant.

Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale non plus. La banque, qui a son siège à Strasbourg, fait partie des grandes entreprises françaises qui se sont engagées hier à cofinancer les travaux. « Ses deux réseaux, Crédit Mutuel et CIC, feront une donation pour participer à la reconstruction de l'édifice historique », annonce l'établissement, en précisant qu'une collecte sera également lancée auprès de ses clients et sociétaires qui voudraient participer à la souscription nationale ainsi qu'aux oeuvres des sapeurs-pompiers.
Au Parlement européen

La mobilisation a touché aussi le Parlement européen de Strasbourg, où une urne avait été placée hier à l'entrée de l'hémicycle pour recueillir les dons des eurodéputés. Sur place, le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, a appelé les États membres à « prendre part » au projet de reconstruction de la cathédrale. La Banque centrale européenne a promis « une contribution financière ».

 

 
 

après l'iNCENDIE de notre-dame de paris : Soutiens et promesses de dons

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 05:35:09

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après l'iNCENDIE de notre-dame de paris
après l'iNCENDIE de notre-dame de paris : Soutiens et promesses de dons
L'incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris a suscité un vaste élan de solidarité. Plusieurs collectivités alsaciennes ont d'ores et déjà annoncé qu'elles allaient s'y associer.

 
L'émotion suscitée par l'incendie qui a dévasté lundi soir la cathédrale Notre-Dame de Paris se mesure à l'importance des dons promis pour reconstruire l'édifice. Plusieurs collectivités alsaciennes ont ainsi annoncé hier qu'elles participeraient à l'effort national (lire aussi dans le premier cahier).
100 000 euros pourle Haut-Rhin

C'est le cas du conseil départemental du Haut-Rhin. Sa présidente Brigitte Klinkert a annoncé dès hier matin qu'elle proposera, à l'occasion de la séance publique du 21 juin prochain, « l'octroi d'une aide exceptionnelle d'investissement de 100 000 euros, afin d'affirmer la solidarité et l'engagement de l'ensemble des Haut-Rhinois dans la reconstruction de cette cathédrale qui fait partie du coeur et de l'âme des Français ». Objectif : « Rendre à Notre-Dame sa dignité, sa beauté et sa force ».

Le groupe La Majorité présidentielle du conseil départemental du Bas-Rhin souhaite pouvoir faire de même. Les conseillers départementaux Françoise Pfersdorff et Nicolas Matt proposeront « à la commission permanente du conseil départemental, qui se réunit le 6 mai prochain, de participer à l'effort financier pour la reconstruction de la cathédrale de Paris, à hauteur de celui consenti par le conseil départemental du Haut-Rhin, soit 100 000 euros », indiquent-ils dans un communiqué.

La région Grand Est mettra elle aussi la main à la poche. C'est ce qu'a annoncé hier son président Jean Rottner dans un tweet. « Avec les cathédrales de Reims, de Metz et de Strasbourg, nous connaissons toute la valeur de l'histoire, a-t-il écrit. Je proposerai à l'assemblée de la région Grand Est de participer à la souscription nationale en faveur de la reconstruction de Notre-Dame ». Le président n'a en revanche pas indiqué de montant.

Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale non plus. Cette banque est la seule des grandes entreprises françaises qui se sont engagées hier à cofinancer les travaux à avoir son siège en Alsace. « Ses deux réseaux, Crédit Mutuel et CIC, feront une donation pour participer à la reconstruction de l'édifice historique », annonce l'établissement, en précisant qu'une collecte sera également lancée auprès de ses clients et sociétaires qui voudraient participer à la souscription nationale ainsi qu'aux oeuvres des sapeurs-pompiers.
Au Parlement européen

La mobilisation a touché aussi le Parlement européen de Strasbourg, où une urne avait été placée hier à l'entrée de l'hémicycle pour recueillir des dons des eurodéputés.

Sur place, le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, a appelé les Etats membres à « prendre part » au projet de reconstruction de la cathédrale. La Banque centrale européenne a promis ce mardi « une contribution financière ».

 

 
 

 

STRASBOURG Après l'incendie de Notre-Dame de Paris : Dans les combles de la cathédrale

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 06:02:13

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STRASBOURG Après l'incendie de Notre-Dame de Paris
STRASBOURG Après l'incendie de Notre-Dame de Paris : Dans les combles de la cathédrale
Le toit de la cathédrale de Strasbourg fait l'objet de mesures de sécurité particulières. Détruit en 1870 pendant le siège prussien, il a été reconstruit en 1873 et modernisé entre 1998 et 2000. Il couvre la voûte de la nef et la protège des intempéries.

 
Le toit de la cathédrale de Strasbourg couvre la nef. C'est un ensemble classique de poutres et voliges couvert de plaques de cuivre.
Juste en face de l'horloge astronomique, il y a une petite porte, fermée habituellement au public. Elle s'ouvre sur un escalier en colimaçon vers le haut ; de ces petits escaliers sombres et étroits, aux marches usées par les siècles, qui font planer comme un parfum de mystère et une ambiance labyrinthique quand on s'y glisse. On en sort pour rejoindre, via un passage à l'air libre, un second escalier niché au pied de la tour du transept. Celui-ci emmène le visiteur, mais ce n'est pas le seul accès, au pied du toit tout de vert-de-gris paré. Ce toit couvert de cuivre n'est pas millénaire. Il a été construit en 1873.

Il n'est donc pas si vieux que cela car le précédent a brûlé pendant le siège de Strasbourg, du fait des bombardements prussiens (DNA de ce mardi).
Quatre portes pour entrer dans les combles

C'est l'architecte Gustave Klotz qui l'a reconstruit, très vite donc, en quelques années. La voûte était endommagée également, mais c'est le toit qui a été construit en premier. Il s'agit d'un ensemble somme toute assez classique, hormis les dimensions, fait de poutres et voliges, en chêne et sapin, avec couverture en cuivre.

« C'est allé très vite car il faut se dépêcher de mettre le tout hors d'eau, explique Eric Salmon, le directeur technique de l'OEuvre Notre-Dame, la fondation qui entretien le vénérable édifice. Même à l'époque de la construction, on réalisait d'abord le toit, avant les voûtes. D'ailleurs, les premières églises romanes n'avaient qu'un toit en bois. La création des voûtes en pierre est due à la volonté d'éviter que les incendies ne se propagent à l'intérieur ».

Quatre portes, situées à chaque extrémité des pans du toit permettent d'entrer dans les combles. En ce début de printemps, il y fait encore frais et la lumière naturelle y entre grâce à des chiens-assis. La largeur est de presque vingt mètres. Des planches forment une vaste allée centrale soigneusement balayée. Nous sommes à la hauteur de la grande rosace. Un second étage de plancher domine le premier. Pas d'archives, de vieux grimoires ou autres trésors venus tout droit du Moyen Âge. Tout est vide, excepté deux statues qui semblent oubliées et un cabestan qui servait jadis à monter les matériaux.

Ce n'est pas Le Nom de la Rose ici. Des réglettes de garage distillent une lumière blanche. Des extincteurs, des détecteurs de fumées et des câbles sous gaine habillent les poutres.

L'ensemble a été rénové au milieu du XXe siècle puis entre 1998 et 2000. La dernière étape a consisté à mettre aux normes l'installation électrique.

Et en la matière, le ménage a été fait. Des anciennes installations, il ne reste que quelques supports en porcelaine, gardés comme témoins des temps héroïques et dangereux de la fée électricité et qui rétrospectivement, font froid dans le dos.

Au milieu du XXe siècle, autour des années 1950, d'importants travaux de rénovation ont concerné la charpente. Deux murs antifeu ont été mis en place pour scinder le grenier en trois tronçons. Même les pigeons n'entrent pas ici. « On a fermé le dernier trou il y a quelques années », glisse Romuald Schnell, responsable sécurité pour la Direction régionale des affaires culturelles (Drac), qui supervise l'entretien de la cathédrale.

Les poutres transversales, dont on peut voir les trous qui ont servi pour les infiltrations de produit anti xylophage, ont été vérifiées et certaines d'entre elles sont moisées, c'est-à-dire renforcées en leur extrémité par des structures en acier. « Les poutres sont souvent fragilisées à l'extrémité parce qu'elles sont sensibles aux intempéries », explique Eric Salmon.
La forme ondulante des voûtes

Juste sous le plancher, le visiteur devine dans une semi-obscurité la forme ondulante des voûtes qui émerveillent les visiteurs de la cathédrale quand ils foulent les dalles de la nef trente mètres plus bas.

C'est l'extrados de la voûte ; c'est-à-dire la face supérieure. Elle est couverte d'un enduit ancien et de beaucoup de poussière. Elle peut supporter le poids de plusieurs hommes, et même d'un toit effondré et en flammes.

C'est ce qui s'est passé il y a plus d'un siècle. La voûte est composée d'ogives en grès et les espaces entre les ogives sont faits de briques. Pas question donc d'y faire peser un poids excessif ni de laisser tout cela exposé à tous les vents. C'est pourquoi ce toit couvre la voûte et fait l'objet de toutes les attentions.
Olivier CLAUDON

 

 
 

 

Des églises en feu en Alsace

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 06:30:57

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Des églises en feu en Alsace
 

 
Novembre 2011 : Gerstheim
Dans la nuit du 24 au 25 novembre 2011, un violent incendie provoqué par une guirlande électrique détruit l'église de Gertsheim. Les sapeurs-pompiers - une cinquantaine d'hommes - se battent une partie de la nuit contre ce sinistre. Au petit matin, il ne reste plus grand-chose de ce monument érigé en 1869. Des commerçants, des artistes se mobilisent pour aider à financer les travaux (dont le montant est estimé à 5,5 millions d'euros). Le 16 février 2014, l'église nouvelle est inaugurée et consacrée par Mgr Grallet.
Mars 2001 : Breitenbach (67)

Le vendredi 2 mars 2001, vers 16 h 30, des habitants donnent l'alerte : l'autel latéral gauche de l'église paroissiale Saint-Gall à Breitenbach est en feu. L'incendie est vite maîtrisé et épargne la statue de la Sainte Vierge datant de 1908.
Février 1991 : Ottmarsheim

Dans la nuit du 27 au 28 février 1991, un incendie spectaculaire endommage sérieusement l'église et l'ancienne abbatiale d'Ottmarsheim. L'orgue du XVIIIsiècle est détruit. Les travaux de restauration de ce chef-d'oeuvre vont durer des années...
Janvier 1987 : Dinsheim-sur-Bruche

Le 7 janvier 1987, un violent incendie détruit une grande partie de la toiture et du double plafond de l'église de Dinsheim. Les tonnes d'eau déversées par les pompiers pour éteindre le sinistre provoquent d'importants dégâts dans la nef.
Septembre 1985 : Orschwiller

Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1985, l'église Saint-Maurice d'Orschwiller, construite en 1781, est détruite par un incendie. C'est l'organiste de la paroisse qui donne l'alerte. Les 50 pompiers maîtrisent le feu à 2 h 25, et ne peuvent empêcher l'effondrement de la charpente de la nef et des trois cloches.
Août 1981 : Meyenheim

Dans la nuit du 26 au 27 août 1981, l'église Saints-Pierre-et-Paul de Meyenheim qui s'embrase. Une cinquantaine de pompiers luttent contre les flammes.
Novembre 1981 : Rangen

Dans la nuit du 12 au 13 novembre 1981, l'église de Rangen, près de Saverne, est ravagée par un incendie. Les dégâts sont considérables : le plafond s'effondre, ainsi que le toit du clocher.
1978 : Turckheim

L'incendie du 6 juillet 1978, en pleine nuit a fortement marqué les habitants de Turckheim. Cet incendie a totalement dévasté l'église Sainte-Anne.
Juin 1966 : Masevaux

Le 27 juin 1966 à Masevaux, l'église Saint-Martin s'embrase. Sur le toit, une entreprise de couverture effectue quelques travaux de soudure... Dans l'incendie, l'orgue monumental, construit en 1842 par les frères Callinet, est réduit en cendres. C'est aussi l'autel baroque dû à Ritter et le tableau de Murillo que les 80 sapeurs-pompiers n'ont pu sauver des flammes.
Mai 1961 : La Wantzenau

La toiture de l'église de cette commune du nord de Strasbourg s'embrase le 15 mai 1961 vers 13 h. Est-ce un bougeoir qui a allumé l'incendie ou est-ce un court-circuit ? La nef de Saint-Wendelin (c'est le nom de l'édifice) « a fonctionné comme un four, le clocher comme une cheminée », notera un témoin.
Noël 1946 : Weyer

Du côté de Sarre-Union, l'église de Weyer est touchée par un incendie en pleine nuit de Noël 1946. La toiture et la tribune sont détériorées.
Rittershoffen : l'église provisoire détruite

L'église de Rittershoffen, du côté de Wissembourg, est détruite en 1945 par un dynamitage des armées allemandes. L'édifice datait de 1786. Une église provisoire est aménagée après la guerre, mais elle brûle dans un incendie en 1961. Les catholiques sont hébergés par les protestants jusqu'en 1963, lorsqu'un nouveau lieu de culte est enfin achevé.

 

 
 

La ministre Jacqueline Gourault de retour en Alsace

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 05:35:35

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Politique
La ministre Jacqueline Gourault de retour en Alsace
 

 
Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, sera de nouveau en Alsace ce jeudi 18 avril. Elle se rendra à Altorf, dans le Bas-Rhin, pour une réunion matinale avec 70 maires, afin d'évoquer les difficultés de leur fonction et les réponses susceptibles d'y être apportées. Elle rencontrera ensuite, dans l'après-midi, les présidents des départements du Bas-Rhin, Frédéric Bierry, et du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, à l'hôtel du préfet à Strasbourg.

 

 
 

 

Macron Les territoires chouchoutés

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 06:17:13

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Macron Les territoires chouchoutés
 

 
Souvent taxé de président des villes et des riches, Emmanuel Macron promet de « chouchouter » les maires ruraux. Il affirme notamment ne plus vouloir « aucune fermeture d'école et d'hôpital jusqu'à la fin du quinquennat », « sauf demande des maires ». Cette annonce, si elle est confirmée, rappelle l'engagement d'Agnès Buzyn. L'été dernier, la ministre avait assuré ne prévoir «aucune fermeture d'un hôpital de proximité» tout en précisant que certaines disciplines ne seraient pas maintenues dans certains établissements. Suivant cette logique, elle a défendu depuis les fermetures de maternités survenues ces derniers mois à Creil (Oise), à Bernay (Eure) ou encore au Blanc (Indre), invoquant le manque de médecins ou de sécurité.

Le chef de l'Etat souhaite aussi « assurer la présence des services publics » et « ouvrir un nouvel acte de notre décentralisation », notamment avec « plus de fonctionnaires sur le terrain, avec davantage de responsabilités ».

 

 
 

Macron donne un coup de barre à gauche

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 05:40:22

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Crise sociale La réponse de l'exécutif
Macron donne un coup de barre à gauche
Baisses d'impôts pour les classes moyennes, réindexation des petites retraites, référendums locaux : le « plan Macron » contre la crise des « gilets jaunes » a été officieusement dévoilé mardi. Le président doit encore le confirmer.
 

 
Le président a annulé son allocution, prévue lundi à 20 heures, sans donner de date de report.
Le président garde le cap des réformes mais donne un coup de barre à gauche. Avec l'espoir de sortir de cinq mois de crise des gilets jaunes et conclure trois mois de grand débat national. Avant de passer aux européennes. Voici les mesures concrètes, dont plusieurs en faveur du pouvoir d'achat, contenues dans le projet d'allocution du chef de l'État qui a « fuité » mardi.
Classes moyennes : moins d'impôts

Le principal enseignement du grand débat national, c'est « l'exaspération fiscale », a admis le Premier ministre Édouard Philippe. Un « besoin de justice fiscale », corrige le président Macron qui veut d'abord « baisser les impôts des classes moyennes largement mises à contribution durant les dernières décennies ». Et ce, dès le début de l'année prochaine. Pour la financer, l'Élysée souhaite supprimer certaines niches fiscales, réduire la dépense publique et met en avant la nécessité de la nécessité de travailler davantage.
Impôt de solidaritésur la fortune

La suppression de l'ISF, c'est le totem du président. Comme prévu, il refuse de rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune immédiatement mais il prévoit désormais une « évaluation objective » de la réforme controversée de 2017. Et il s'engage, sur cette base, à « apporter toutes les modifications et corrections nécessaires ».
Nouveau gesteen faveur des retraités

En décembre, le président Macron s'était résolu à abandonner en 2019 la hausse de la CSG pour les retraités touchant moins de 2 000 euros par mois (seuls, les foyers fiscaux de 1 200 euros environ étaient exemptés). Dans son projet d'allocution, il se prononçait pour la réindexation des « retraites de moins de 2 000 euros » sur l'inflation à partir du 1 er  janvier 2020. « Je sais tous les malentendus qu'il y a eu sur le sujet des retraites dans ces deux années. Je le regrette. Je veux que la considération pour les retraités se traduise par de la confiance et des règles claires », plaide-t-il.
La prime pérennisée pour les salariés

La prime exceptionnelle de 1 000 euros défiscalisée et sans cotisations sociales décidée fin décembre 2018 face au mouvement des gilets jaunes va être « pérennisée » et ouverte aux employeurs « chaque année ». C'est une mesure qui coûte zéro centime aux caisses de l'État mais peut rapporter gros en crédit d'opinions favorables. Cette prime, dont le versement était possible jusqu'au 31 mars, est dans son format actuel ouverte aux salariés touchant jusqu'à 3 600 euros mensuels nets.
Le RIC pour les gilets jaunes

Le référendum d'initiative citoyenne (RIC) est l'une des mesures emblématiques réclamées avec insistance par les gilets jaunes.Au cours du grand débat national, Emmanuel Macron ne s'était pas montré très favorable à cette mesure, citant en exemple le Brexit et son lot de « fake news » qui ont alimenté la campagne pour cette consultation populaire au Royaume-Uni. Désormais, il se dit « favorable » à ce que des RIC « puissent être organisés sur certains sujets d'intérêts locaux ». Il souhaite aussi simplifier le référendum d'initiative partagée (RIP), déjà prévu par la Constitution mais extrêmement compliqué à mettre en oeuvre.

Dès le mois de mai, une convention de 300 citoyens « tirés au sort » sera en outre chargée de « travailler à la transition écologique et aux réformes concrètes à prendre ».

 

 
 

 

L'ENA dans le viseur de Macron

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 06:11:51

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L'ENA dans le viseur de Macron
 

 
Construit à côté de l'ancienne commanderie Saint-Jean, un nouveau bâtiment avait été inauguré en 2011 pour les 20 ans de l'ENA à Strasbourg.

Archives DNA Michel Frison/Architecte Patrick Schweitzer

C'était sa botte secrète. Élève de la promotion Léopold-Sedar-Senghor (2002-2004), Emmanuel Macron a fréquenté l'École nationale d'administration (Ena) à Strasbourg qu'il envisagerait aujourd'hui de supprimer. Il devait l'annoncer lundi soir à la télévision parmi une série de mesures décidées à l'issue du grand débat ; son allocution a été reportée suite à l'incendie de Notre-Dame de Paris. L'officialisation de ce projet de fermeture de l'ENA suscitera-t-elle la même polémique que pour sa délocalisation en province, en 1991 ?
Un symbole de la décentralisation

Décidé par le Premier ministre socialiste de l'époque, Édith Cresson, ce transfert constituait un symbole fort de la décentralisation et de l'ouverture sur l'Europe. Si la décision remonte au 7 novembre 1991, ce n'est qu'au milieu des années 2000 que la scolarité est intégralement suivie à Strasbourg, les étudiants étant en stage la moitié du temps. L'Ena intègre la Commanderie Saint-Jean entièrement rénovée.

Le transfert de l'ENA, école d'application plus que de formation, a été une décision politique et symbolique. L'association des anciens élèves était allée jusqu'à saisir le Conseil d'État pour annuler cette décision, « la plus emblématique et la plus difficile à conduire » d'une série d'implantations d'établissements publics en province, rappelait Catherine Trautmann, la maire de l'époque, lors du 20e anniversaire du déménagement. Jacques Chirac, alors maire de Paris, avait parlé d'« une stupide initiative qui fera plouf ».
Un bilan contrasté

Si l'école fondée en 1945 par le gouvernement provisoire de la République française, alors présidé par Charles de Gaulle, s'est fondue dans le paysage strasbourgeois, sa délocalisation en province affiche un bilan contrasté, en concordance avec le centralisme parisien ou bruxellois. Ce n'est qu'avec la mise en oeuvre de la nouvelle scolarité entrée en vigueur en 2016 que les élèves passent une année entière à Strasbourg.

L'an passé, l'ENA a vu passer près de 12 000 élèves et auditeurs, dont 177 élèves français et 45 élèves étrangers en formation initiale. Soit près de 10 800 élèves depuis sa création. L'école emploie quelque 173 personnes et 2 800 intervenants. En 2018, elle accusait un déficit de 2,8 millions d'euros sur un budget annuel de 40,8 millions.

L'ENA est régulièrement critiquée par une partie de la population à travers un discours anti-élite et anti-administration. Bon nombre d'élus locaux reprochent aux énarques d'être hors-sol et déconnectés des réalités. Des milliers de contributions demandaient la fin de l'ENA sur le site du grand débat.
« L'élite doit êtreà l'imagede la société »

Selon Le Figaro, la version écrite du texte d'Emmanuel Macron prévoyait bien la suppression de la prestigieuse école. « Je crois dans l'excellence républicaine et nous avons besoin d'une élite, de décideurs. Simplement, cette élite doit être à l'image de la société et être sélectionnée sur des bases exclusivement méritocratiques. C'est pourquoi nous changerons la formation, la sélection, les carrières en supprimant l'ENA et plusieurs autres structures pour en rebâtir l'organisation profonde », détaillait-il dans son texte. Pour l'instant, le président de la République n'a parlé que de « rebâtir Notre-Dame de Paris ».

En 2011, le directeur Antoine Durrleman clamait que « l'ENA ne doit plus être parisocentrique mais devenir européocentrique ». Avec Emmanuel Macron, elle ne sera plus. Pas le temps de s'enraciner à Strasbourg, ni d'y fleurir.
Franck BUCHY

 

 
 

L'ENA dans le viseur d'Emmanuel Macron

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 05:41:12

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Grand débat Annonce du chef de l'État
L'ENA dans le viseur d'Emmanuel Macron
Parmi les annonces que le chef de l'État devait présenter lundi à la télévision figurait la suppression de l'ENA dont la délocalisation à Strasbourg remonte à 1991. L'école voit passer chaque année près de 12 000 élèves et auditeurs français et étrangers. Sa fermeture porterait un coup sévère à la capitale européenne.
 

 
Construit à côté de l'ancienne commanderie Saint-Jean, un nouveau bâtiment avait été inauguré en 2011 pour les 20 ans de l'ENA à Strasbourg.
C'était sa botte secrète. Élève de la promotion Léopold-Sedar-Senghor (2002-2004), Emmanuel Macron a fréquenté l'École nationale d'administration à Strasbourg qu'il envisagerait aujourd'hui de supprimer. Il devait l'annoncer lundi soir à la télévision parmi une série de mesures décidées à l'issue du Grand débat ; son allocution a été reportée suite à l'incendie de Notre-Dame de Paris. L'officialisation de ce projet de fermeture de l'ENA suscitera-t-elle la même polémique que pour sa délocalisation en province, en 1991 ?

Décidé par le premier Ministre socialiste de l'époque, Édith Cresson, ce transfert constituait un symbole fort de la décentralisation et de l'ouverture sur l'Europe. Si la décision remonte au 7 novembre 1991, ce n'est qu'au milieu des années 2000 que la scolarité est intégralement suivie à Strasbourg, les étudiants étant en stage la moitié du temps. L'ENA intègre la Commanderie Saint-Jean entièrement rénovée.
Un bilan contrasté

Le transfert de l'ENA, école d'application plus que de formation, a été une décision politique et symbolique. L'association des anciens élèves était allée jusqu'à saisir le Conseil d'État pour annuler cette décision, « la plus emblématique et la plus difficile à conduire » d'une série d'implantations d'établissements publics en province, rappelait Catherine Trautmann, la maire de l'époque, lors du 20e anniversaire du déménagement. Jacques Chirac, alors maire de Paris, avait parlé d'« une stupide initiative qui fera plouf ».

Si l'école fondée en 1945 par le gouvernement provisoire de la République française, alors présidé par Charles de Gaulle, s'est fondue dans le paysage strasbourgeois, sa délocalisation en province affiche un bilan contrasté, en concordance avec le centralisme parisien ou bruxellois. Ce n'est qu'avec la mise en oeuvre de la nouvelle scolarité entrée en vigueur en 2016 que les élèves passent une année entière à Strasbourg.

L'an passé, l'ENA a vu passer près de 12 000 élèves et auditeurs dont 177 élèves français et 45 élèves étrangers en formation initiale. Soit près de 10 800 élèves depuis sa création. L'école emploie quelque 173 personnels et 2 800 intervenants. En 2018, l'ENA accusait un déficit de 2,8 millions d'euros sur un budget annuel de 40,8 millions.

L'ENA est régulièrement critiquée par une partie de la population à travers un discours anti-élite et anti-administration. Bon nombre d'élus locaux reprochent aux énarques d'être hors-sol et déconnectés des réalités. Des milliers de contributions demandaient la fin de l'ENA sur le site du grand débat.
« L'élite doit être à l'image de la société »

Selon Le Figaro, la version écrite du texte d'Emmanuel Macron prévoyait bien la suppression de la prestigieuse école. « Je crois dans l'excellence républicaine et nous avons besoin d'une élite, de décideurs. Simplement, cette élite doit être à l'image de la société et être sélectionnée sur des bases exclusivement méritocratiques. C'est pourquoi nous changerons la formation, la sélection, les carrières en supprimant l'ENA et plusieurs autres structures pour en rebâtir l'organisation profonde », détaillait-il dans son texte. Pour l'instant, le président de la République n'a parlé que de « rebâtir Notre-Dame de Paris ».

En 2011, le directeur Antoine Durrleman clamait que « l'ENA ne doit plus être parisocentrique mas devenir européocentrique ». Avec Emmanuel Macron, elle ne sera plus. Pas le temps de s'enraciner à Strasbourg, ni d'y fleurir.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Strasbourg : Sciences Po aux prises avec des chants racistes

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 05:49:02

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Strasbourg
Strasbourg : Sciences Po aux prises avec des chants racistes
Sciences Po Strasbourg entend initier des poursuites disciplinaires voire pénales suite aux révélations concernant des chants haineux entonnés par des étudiants fin mars. D'après plusieurs témoins, le phénomène n'est pas nouveau.

 
Relevés par nos confrères de Rue89 Strasbourg, les faits ont été exposés sur la page Facebook « Paie ton IEP », commune aux différents instituts d'études politiques et destinée à rendre visibles les propos et comportements sexistes qui y surviennent.

Plusieurs chants infamants ont été entonnés au sein de la délégation strasbourgeoise lors du dernier Critérium (ou « Crit ») inter-IEP, une compétition sportive réunissant les dix instituts qui s'est tenue cette année du 29 au 31 mars à Paris. Une compétition placée avant tout, d'après plusieurs étudiants interrogés, sous le signe de la « beauferie » et de l'alcoolisation assumées.
« Effet de groupe »

Parmi les ignominieuses paroles scandées sur des airs de chants de supporters, on note une référence au IIIe Reich, une mise en cause de la véracité de la Shoah et une moquerie sur le génocide rwandais. Des chants sexistes et homophobes ont également été collectivement braillés. Plusieurs étudiants à Sciences Po Strasbourg en ont été témoins, à différents moments du week-end. « Ce n'était pas du matin au soir mais oui il y a eu des chants négationnistes, oui il y a eu des chants racistes, et ce n'était pas le fait de trois personnes. C'est lancé par quelqu'un et repris collectivement », raconte un étudiant de deuxième année qui, comme d'autres, met ces débordements sur le compte d'un « effet de groupe ».

Avertie, la direction de Sciences Po Strasbourg a adressé la semaine dernière par e-mail un courrier « consterné » à tous les étudiants, condamnant les faits et les exhortant à témoigner. « Il est évident que l'Institut n'a jamais cautionné de tels actes. C'est complètement contraire à ce que nous enseignons et ce en quoi nous croyons », réagit Gabriel Eckert, directeur de l'IEP strasbourgeois qui rappelle que des mesures de prévention ont été prises ces dernières années avec une charte anti-discrimination et la nomination d'une déléguée à la lutte contre les discriminations. « Je constate que c'est insuffisant », reconnaît le directeur de l'Institut qui s'engage à « une réaction exemplaire. Je transmettrai ces témoignages à la fois au président de l'Université en vue de procédures disciplinaires et au parquet pour que soient engagées des poursuites pénales. Il faut que ces pratiques cessent », insiste Gabriel Eckert. Si elles survenaient effectivement, de telles poursuites pénales seraient une première à l'IEP.
« Une tradition ancrée depuis longtemps »

Les chants infamants, eux, ne sont manifestement pas nouveaux. « J'ai été étonné que ça sorte cette année. Comparé aux années précédentes, le Crit était light de chez light », commente un étudiant. Un travail a même été conduit cette année en amont par différentes associations étudiantes pour attirer l'attention sur le caractère offensant de certains chants. Car « ce n'est pas la promo 2018-2019 qui a inventé ça, c'est une tradition ancrée à l'IEP depuis longtemps. Ces chants, tout le monde les connaît », témoigne un autre étudiant.

« Traditionnels » au Crit, les chants sexistes et homophobes ne seraient pas uniquement le fait des Strasbourgeois et reviennent régulièrement lors d'événements « festifs ». Mais les étudiants strasbourgeois auraient bel et bien le triste monopole des chants racistes et négationnistes, selon plusieurs témoignages concordants. « Parodie » opposent les étudiants qui condamnent les faits, tout en réfutant une possible adhésion aux propos.

Pour Maureen Morlet, présidente du collectif féministe Copines, la direction a trop tardé à réagir. « Nous les sollicitons souvent sur des faits de sexisme ou de racisme, il faut beaucoup pousser pour avoir un retour, regrette-t-elle. C'est dommage qu'ils ne réagissent que maintenant. »

Pour autant, la jeune femme voit une fenêtre d'action possible suite à l'ampleur prise par les événements. « Cela va nous permettre d'avancer, de faire passer nos messages », espère-t-elle. « C'est toute une ambiance à déconstruire », résume une ancienne étudiante sur Twitter.
Hélène DAVID

 

 
 

 

Les gilets jaunes ne lâchent rien

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 06:20:23

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Les gilets jaunes ne lâchent rien
 

 
La date du 20 avril est inscrite en gras dans les agendas des gilets jaunes depuis longtemps comme étant une date qui doit être marquante. Cet « acte XXIII », appelé « l'ultimatum 2 », doit se concentrer essentiellement à Paris. Initialement, la date a été choisie car elle correspond au cinquième mois du mouvement et devait être le premier samedi de mobilisation post-annonce d'Emmanuel Macron.

A priori, le président de la République ne s'exprimera pas avant la semaine prochaine.

Mais sur les réseaux sociaux, les gilets jaunes, qui pour certains appellent à répondre à la souscription, sont toujours aussi motivés pour manifester et vilipendent les sympathisants du pouvoir qui leur demandent de suspendre leur mouvement.

C'est le cas de l'ancien député socialiste de l'Eure François Loncle, qui demande « pour une simple raison de décence », l'interdiction de toute manifestation ce samedi à Paris.

Un directeur général commun aux DNA et à L'Alsace

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 05:50:01

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PResse
Un directeur général commun aux DNA et à L'Alsace
La presse quotidienne régionale alsacienne se réorganise. Ses deux journaux, Les Dernières Nouvelles d'Alsace et L'Alsace , ont le même directeur général, Laurent Couronne.
 

 
Laurent Couronne : avant l'Alsace, il a travaillé à Rodez, en Guadeloupe, en Normandie, à Auxerre et en Auvergne.
Le conseil d'administration des DNA, réuni le 8 avril à Strasbourg sous la présidence de Philippe Carli, a entériné la nomination de Laurent Couronne en qualité de directeur général des DNA. Il succède à Francis Hirn, qui a fait valoir ses droits à la retraite à la fin 2018.

Ce même jour, Jacques Romann a démissionné de son mandat de directeur général du journal L'Alsace, poste qu'il occupait depuis une dizaine d'années ; mais il reste membre des comités de direction du pôle L'Alsace-DNA et du groupe de presse EBRA. Le conseil d'administration a confié la direction générale de L'Alsace à Laurent Couronne.
Renforcer la synergie

Le nouveau directeur général est arrivé en Alsace au début de l'année. Installé à Strasbourg, mais oeuvrant sur les deux départements, il a fixé un double objectif : « renforcer la synergie entre les deux quotidiens alsaciens sur le journal papier comme sur le web ; accompagner la transformation du modèle économique ».

Né à Béziers en 1964, Laurent Couronne est un excellent connaisseur des mécanismes et des enjeux stratégiques de la presse. Après des études supérieures à l'école de commerce de Montpellier, il a accumulé les postes de responsabilité au fil d'une remarquable mobilité géographique.

Il a vécu deux ans au Gabon au titre de la coopération, puis est entré en 1988 au service des ventes de Centre Presse (groupe Midi Libre) à Rodez (Aveyron), où il a été promu directeur général en 1998.

De 2001 à 2003, il fut directeur général au sein du groupe France-Antilles, chargé de coordonner les activités de presse en Guadeloupe.
Après Hersant et La Montagne - Centre France

Il rejoignit ensuite la métropole pour développer les journaux du groupe Hersant en Normandie (dont Paris-Normandie), en qualité de directeur du développement. Puis ce fut Auxerre, comme directeur général de L'Yonne républicaine (2004-2012).

De 2012 à 2018, avant de rejoindre Strasbourg, il était en Auvergne en tant que directeur général adjoint du groupe La Montagne - Centre France (huit quotidiens sur quatorze départements et onze hebdomadaires), si bien qu'il a pu dès son arrivée entrer de plain-pied dans les activités de la presse quotidienne en Alsace.

 

 
 

 

Un numéro unique pour se renseigner sur le droit du travail

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 06:37:01

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Un numéro unique pour

se renseigner sur le droit du travail
 

 
Les services de renseignement en droit du travail de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) du Grand Est sont désormais accessibles par un numéro de téléphone unique, le 08 06 000 126 (coût d'un appel local), afin de permettre aux employeurs et aux salariés de contacter plus aisément le service territorialement compétent.

Les services de renseignement de la Direccte en droit du travail apportent des informations juridiques générales relatives au Code du travail, aux conventions collectives, à la jurisprudence sociale aux salariés et aux employeurs du secteur privé, en particulier des TPE et PME. Les services du ministère du Travail mettent également à leur disposition plus de 300 fiches pratiques sur des thématiques comme les congés, la rupture conventionnelle, le contrat de travail, le salaire et la durée du travail ou encore les mesures disciplinaires.
www.travail-emploi.gouv. fr ou www.grand-est.direccte.gouv.fr

Les services de renseignement en droit du travail de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) du Grand Est sont désormais accessibles par un numéro de téléphone unique, le 08 06 000 126 (coût d'un appel local), afin de permettre aux employeurs et aux salariés de contacter plus aisément le service territorialement compétent.

Les services de renseignement de la Direccte en droit du travail apportent des informations juridiques générales relatives au Code du travail, aux conventions collectives, à la jurisprudence sociale aux salariés et aux employeurs du secteur privé, en particulier des TPE et PME. Les services du ministère du Travail mettent également à leur disposition plus de 300 fiches pratiques sur des thématiques comme les congés, la rupture conventionnelle, le contrat de travail, le salaire et la durée du travail ou encore les mesures disciplinaires.
www.travail-emploi.gouv. fr ou www.grand-est.direccte.gouv.fr

Les services de renseignement en droit du travail de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) du Grand Est sont désormais accessibles par un numéro de téléphone unique, le 08 06 000 126 (coût d'un appel local), afin de permettre aux employeurs et aux salariés de contacter plus aisément le service territorialement compétent.

Les services de renseignement de la Direccte en droit du travail apportent des informations juridiques générales relatives au Code du travail, aux conventions collectives, à la jurisprudence sociale aux salariés et aux employeurs du secteur privé, en particulier des TPE et PME. Les services du ministère du Travail mettent également à leur disposition plus de 300 fiches pratiques sur des thématiques comme les congés, la rupture conventionnelle, le contrat de travail, le salaire et la durée du travail ou encore les mesures disciplinaires.
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Les services de renseignement en droit du travail de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) du Grand Est sont désormais accessibles par un numéro de téléphone unique, le 08 06 000 126 (coût d'un appel local), afin de permettre aux employeurs et aux salariés de contacter plus aisément le service territorialement compétent.

Les services de renseignement de la Direccte en droit du travail apportent des informations juridiques générales relatives au Code du travail, aux conventions collectives, à la jurisprudence sociale aux salariés et aux employeurs du secteur privé, en particulier des TPE et PME. Les services du ministère du Travail mettent également à leur disposition plus de 300 fiches pratiques sur des thématiques comme les congés, la rupture conventionnelle, le contrat de travail, le salaire et la durée du travail ou encore les mesures disciplinaires.
www.travail-emploi.gouv. fr ou www.grand-est.direccte.gouv.fr droit du travaiL Un numéro unique pour se renseigner

Les services de renseignement en droit du travail de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) du Grand Est sont désormais accessibles par un numéro de téléphone unique, le 08 06 000 126 (coût d'un appel local), afin de permettre aux employeurs et aux salariés de contacter plus aisément le service territorialement compétent. Les services de renseignement de la Direccte en droit du travail apportent des informations juridiques générales relatives au Code du travail, aux conventions collectives, à la jurisprudence sociale aux salariés et aux employeurs du secteur privé, en particulier des TPE et PME. Les services du ministère du Travail mettent également à leur disposition plus de 300 fiches pratiques sur des thématiques comme les congés, la rupture conventionnelle, le contrat de travail, le salaire et la durée du travail ou encore les mesures disciplinaires.www.travail-emploi.gouv. fr ou www.grand-est.direccte.gouv.fr

 

 
 

Thann Après l'incendie à Notre-Dame de Paris : La collégiale Saint-Thiébaut est-elle protégée ?

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 05:59:38

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Thann Après l'incendie à Notre-Dame de Paris
Thann Après l'incendie à Notre-Dame de Paris : La collégiale Saint-Thiébaut est-elle protégée ?
Quels sont les moyens mis en oeuvre pour protéger la collégiale Saint-Thiébaut des attaques du feu. Romain Luttringer, maire de la ville, Édouard Heinrich, président de la Fondation pour la sauvegarde de la collégiale de Thann, apportent des éléments de réponse. Jean-Pierre Rohmer, président du conseil de fabrique, était injoignable, à l'heure où nous mettons sous presse.

 
En cours de restauration, la collégiale Saint-Thiébaut est-elle suffisamment protégée contre le risque d'incendie ?
Romain Luttringer, maire de la ville de Thann, a été joint hier par téléphone. A la question « Comment la collégiale est-elle protégée contre les risques d'incendie ? », voilà quelle a été sa réponse : « La Ville vient de remplacer l'alarme incendie pour un montant de 4 000 EUR, la précédente ayant disparu. L'édifice est également équipé de colonnes sèches, des conduites rigides qui évitent d'avoir à dérouler des tuyaux à travers des cheminements longs ou peu pratiques, comme des escaliers en colimaçon. Lors de la visite annuelle du service départemental d'incendie et de secours (SDIS), l'installation d'un système de détection incendie est devenue incontournable. »
L'édifice est assurépour la sommede 30 millions d'euros

L'élu poursuit : « Richard Duplat, architecte en chef des monuments historiques et maître d'oeuvre des travaux de la collégiale Saint-Thiébaut, vient de remettre une étude qui chiffre l'installation d'un tel système à 300 000 EUR ! On ne trouve pas cette somme sous le sabot d'un cheval ! Depuis 2014, la Ville a déjà beaucoup investi en complément de l'action de la Fondation pour la sauvegarde de la collégiale. La collégiale est assurée à hauteur de 30 millions d'euros, bien sûr ce montant est nettement insuffisant en cas d'incendie. Il nous faut maintenant trouver le financement pour le système de détection, la Ville y travaille... »

Président de la Fondation pour la sauvegarde de la collégiale, Édouard. Heinrich a été joint par mail. Depuis plusieurs années, en tant que président de la Fondation pour la sauvegarde de la collégiale de Thann, il a sensibilisé la Ville et le conseil de fabrique à l'absence de système de détection incendie. Les événements récents à Paris rappellent combien ces bâtiments patrimoniaux sont fragiles...
Pas d'outils « chauds »sur le chantierde rénovation

À la question « le dossier concernant la protection de la collégiale contre le risque d'incendie a-t-il avancé ? », voilà ce qu'il a répondu : « Heureusement oui... Grâce au SDIS qui, à l'issue du contrôle effectué en février 2019, impose la mise en oeuvre d'une détection incendie totale. Mais pour être complet, notre requête avait eu un écho favorable auprès de Monsieur le maire, et une première étude était en cours, plus modeste que celle imposée aujourd'hui. La fourchette du budget estimée passe de 100 000 EUR à 300 000 EUR. La Fondation respectera son engagement de participation aux frais d'étude mais ne participera pas au financement de cet investissement obligatoire, contraire à son objet. Ce caractère obligatoire permettra à la Ville et à l'affectataire de solliciter des concours extérieurs. »

Enfin, quoiqu'en rénovation actuellement, la collégiale de la cité de saint Thiébaut n'est pas exposée aux risques d'incendie comme pouvait l'être la cathédrale parisienne. En effet, les travaux portent essentiellement sur le nettoyage et la rénovation du portail nord et du pilier des Anges, ce qui ne nécessite pas l'emploi d'outils « chauds », et se situent loin des parties fragiles comme la charpente.
Fabienne RAPP(avec Isabelle BOLLÈNE)

 

 
 

 

Guebwiller Aux Dominicains : Un séduisant bouquet musical

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 06:04:15

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Guebwiller  Aux Dominicains
Guebwiller Aux Dominicains : Un séduisant bouquet musical
Sur scène, vendredi soir, une jeune voix franco-brésilienne accompagnée par trois musiciens hors pair pour une session voguant entre cool jazz, jazz, bossa nova, scat et même soul... Mille et une manières de chanter l'amour, les aléas et les bonheurs de la vie.

 
Charme et talent du « Agathe Jazz Quartet » ont séduit
Accueillie par de chaleureux applaudissements d'un public très nombreux, Agathe Iracema, menue et mutine, a rejoint ses musiciens sur la grande scène des Dominicains où le quartet allait présenter, en live, les titres de leur opus Feeling Alive.

L'enregistrement, mêlant des arrangements par Agathe Iracema de grands classiques du jazz et des compositions personnelles inspirées par sa double culture franco-brésilienne (son père est le bassiste brésilien Rubens Santana), a été plébiscité par les spécialistes du genre.

Vendredi soir, c'était au tour du public des Dominicains de se laisser charmer, bercer, émouvoir par la voix de la jeune interprète. Une voix juste au phrasé suave transformant chaque syllabe en une perle d'un chapelet harmonique, avec une voix de tête légère et enchanteresse qui a fait naître d'expressifs sourires de pur délice sur les visages du public ravi. Une voix qui sait prendre toute sa place dans le corps du quartet, se collant dans l'instant aux changements de rythmes et d'harmonies de ses plus que talentueux musiciens.

Le public est littéralement resté « sans voix » et scotché sur son siège durant les soli explosifs de Pierre-Alain Tocanier, à la batterie, Leonardo Montana, au piano, Christophe Wallemme, à la contrebasse et à la basse Fender, applaudis à tout rompre par un public subjugué qui, gourmand et gourmet, a « exigé » un rappel à la fin du concert au cours duquel Agathe s'est complètement « lâchée » et, avec la complicité de ses musiciens, a donné toute la mesure de son talent.

La performance du Quartet a été accompagnée tout au long par une création visuelle de Bekir Aysan, souhaitée par Agathe Iracema, exprimant des atmosphères urbaines abstraites en transformation continue figurées par des volutes aux couleurs symboles et par une équipe technique spéciale composée par Thomas Keller au son, Mitch Zimmermann à la lumière, Charles Gesegnet à la vidéo. Le centre AudioVisuel des Dominicains n'a pas été en reste et c'est en sortant dans le cloître que le public a pu admirer un magnifique mapping aux couleurs flamboyantes de fleurs de jasmin et de gingembre du Brésil et de mariposas.
ziz

 

 
 

 

Colmar La « prison » alimente les craintes

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 06:39:02

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Colmar La « prison » alimente les craintes
 

 
Réunion de quartier houleuse, lundi soir au cercle Saint-Martin. La « prison expérimentale » pour laquelle rien n'est décidé continue à susciter des craintes. Photo DNA/Nicolas Pinot
Un sujet houleux. Lundi soir, une partie des riverains du quartier sud de Colmar présents lors de la réunion ont remis la « prison » sur le tapis.

L'occasion pour le maire, Gilbert Meyer, de rappeler où en est le projet : il concerne désormais deux hectares au lieu de dix et, pour l'heure, rien n'est décidé. D'autant que la Ville a également proposé un autre terrain. Lequel ? Mystère. Les craintes des habitants du secteur se focalisent à présent sur le concept même de ce centre, qui est nouveau et pour lequel il n'existe « pas de visibilité par rapport à ce que ça peut devenir », estime le président d'une association de défense des riverains. Le maire, qui tient dur comme fer à conserver son « pôle judiciaire », répond que le projet n'est pas assez « mûr » pour débattre.
Un monsieur parle de projet « inconscient »

Dans le public, un homme brandit un document national qui renseigne un peu sur la vocation de ces « prisons expérimentales » destinées à accueillir « des condamnés à moins d'un an de prison et des longues peines finissant leur détention ». Un monsieur parle de projet « inconscient », une partie de la salle applaudit. Un autre habitant a peur des retombées en termes de trafic et de sécurité. Le maire insiste : « Je ne m'avance pas sans avoir pris connaissance du projet ». Le sujet l'agace. Un homme aimerait qu'on parle d'autre chose et le fait savoir vertement. Les esprits s'échauffent, certains s'égosillent sans micro dans le brouhaha, d'autres s'étranglent à égrener des arguments mais plus personne ne s'écoute ni ne s'entend.

D'autres craintes ont fait surface au sujet de l'impasse des Iris qui doit accueillir de nouveaux immeubles et qui devrait être percée. Les riverains déplorent le manque d'information et de concertation. « À ce jour, il n'y a encore aucun dépôt de permis de construire », dit Gilbert Meyer.

Cependant, « le projet doit être conforme au plan local d'urbanisme (PLU). S'il l'est, le maire ne peut pas s'opposer et il n'y a pas lieu de faire une concertation ». Non loin de là, la rue des Nénuphars fait encore jaser. On aimerait rappeler aux automobilistes qu'ils sont dans une zone 30 et limiter le trafic aux véhicules de moins de 3,5 t, ce que le maire approuve.

Une dame demande des informations sur le devenir de l'ancienne gare de marchandises, route de Rouffach. « Il existe un projet pour transformer les quatre hectares en petite zone économique d'avant-garde », mais rien n'est simple puisque le terrain est notamment partagé entre la SNCF et réseau ferré de France (RFF). Une autre dame évoque le château (sic) Kiener, mais il s'agit plutôt de la villa du même nom sise rue Henner, et se lamente que la Ville ne l'achète pas. « La Ville n'est pas une agence immobilière, le secteur privé et suffisamment dynamique pour s'en occuper », dit le maire.

Plus anecdotiques, les autres revendications ont porté sur quelques améliorations de sécurité sur les pistes cyclables de l'avenue Joffre et le débouché d'une grosse résidence dans la même rue ainsi que des dégradations et des intrusions commises par les résidents d'un foyer de réinsertion rue Gambetta.

Du côté de la rue Schlumberger, les trottoirs entre les rues Voltaire et Henner seront refaits cette année avec maintien des arbres d'un seul côté, le parc étant déjà très arboré. Un monsieur estime que la Ville a fait de « gros efforts » pour les pistes cyclables. Elles faisaient 17 km en 2015 et une centaine actuellement, rappelle le maire. De quoi déclencher les applaudissements de l'autre partie de la salle.
Nicolas PINOT

 

 
 

COLMAR quartier sud Réunion publique : La « prison » alimente les craintes

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 05:58:40

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quartier sud Réunion publique
COLMAR quartier sud Réunion publique : La « prison » alimente les craintes
Il a occupé une bonne partie des débats. Le centre de préparation à la sortiede prison qui pourrait s'implanter, chemin des Maquisards, s'est longuementinvité à la réunion publique consacrée au quartier sud de Colmar, lundi soir.

 
Réunion de quartier houleuse, lundi soir au cercle Saint-Martin. La « prison expérimentale » pour laquelle rien n'est décidé continue à susciter des craintes.
Un sujet houleux. Lundi soir, une partie des riverains du quartier sud présents lors de la réunion ont remis la « prison » sur le tapis.

L'occasion pour le maire Gilbert Meyer de rappeler où en est le projet : il concerne désormais deux hectares au lieu de dix et pour l'heure, rien n'est décidé. D'autant que la Ville a également proposé un autre terrain. Lequel ? Mystère. Les craintes des habitants du secteur se focalisent à présent sur le concept même de ce centre, qui est nouveau et pour lequel il n'existe « pas de visibilité par rapport à ce que ça peut devenir », estime le président d'une association de défense des riverains. Le maire, qui tient dur comme fer a conserver son « pôle judiciaire », répond que le projet n'est pas assez « mûr » pour débattre.
Un monsieur parle de projet « inconscient »

Dans le public, un homme brandit un document national qui renseigne un peu sur la vocation de ces « prisons expérimentales » destinées à accueillir « des condamnés à moins d'un an de prison et des longues peines finissant leur détention ». Un monsieur parle de projet « inconscient », une partie de la salle applaudit. Un autre habitant a peur des retombées en termes de trafic et de sécurité. Le maire insiste : « Je ne m'avance pas sans avoir pris connaissance du projet ». Le sujet l'agace. Un homme aimerait qu'on parle d'autre chose et le fait savoir vertement. Les esprits s'échauffent, certains s'égosillent sans micro dans le brouhaha, d'autres s'étranglent à égrener des arguments mais plus personne ne s'écoute ni ne s'entend.

D'autres craintes ont fait surface au sujet de l'impasse des Iris qui doit accueillir de nouveaux immeubles et qui devrait être percée. Les riverains déplorent le manque d'information et de concertation. « A ce jour, il n'y a encore aucun dépôt de permis de construire », dit Gilbert Meyer.
La rue des Nénupharsfait encore jaser

Cependant, « le projet doit être conforme au plan local d'urbanisme (PLU). S'il l'est, le maire ne peut pas s'opposer et il n'y a pas lieu de faire une concertation ». Non loin de là, la rue des Nénuphars fait encore jaser. On aimerait rappeler aux automobilistes qu'ils sont dans une zone 30 et limiter le trafic aux véhicules de moins de 3,5t, ce que le maire approuve.

Une dame demande des informations sur le devenir de l'ancienne gare de marchandises, route de Rouffach. « Il existe un projet pour transformer les quatre hectares en petite zone économique d'avant-garde », mais rien n'est simple puisque le terrain est notamment partagé entre la SNCF et réseau ferré de France (RFF). Une autre dame évoque le château (sic) Kiener, mais il s'agit plutôt de la villa du même nom sise rue Henner, et se lamente que la Ville ne l'achète pas. « La ville n'est pas une agence immobilière, le secteur privé et suffisemment dynamique pour s'en occuper », dit le maire.

Plus anecdotiques, les autres revendications ont porté sur quelques améliorations de sécurité sur les pistes cyclables de l'avenue Joffre et le débouché d'une grosse résidence dans la même rue ainsi que des dégradations et des intrusions commises par les résidents d'un foyer de réinsertion rue Gambetta.

Du côté de la rue Schlumberger, les trottoirs entre les rues Voltaire et Henner seront refaits cette année avec maintien des arbres d'un seul côté, le parc étant déjà très arboré. Un monsieur estime que la Ville a fait de « gros efforts » pour les pistes cyclables. Elles faisaient 17 km en 2015 et une centaine actuellement, rappelle le maire. De quoi déclencher les applaudissements de l'autre partie de la salle.
NICOLAS PINOT

 

 
 

 

Colmar Match Quid de la galerie commerciale ?

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 06:41:18

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Colmar Match Quid de la galerie commerciale ?
 

 
D'un côté, un pôle commercial qui s'étoffe ; de l'autre, une galerie commerciale Europe qui s'étiole. L'ambiance est tristounette. Pas moins de six enseignes ont fermé boutique. Pour le gérant du salon de thé, la fréquentation a vraiment baissé depuis la fermeture du Tabac de l'Europe qui drainait ici pas mal de monde. D'après lui, l'ouverture du magasin Action n'a pas eu l'effet escompté, c'est-à-dire redynamiser le secteur. L'arrivée de Norma changera-t-elle la donne ? La galerie a besoin d'être rénovée et de gagner en visibilité. « Il y avait un projet de nouvelle signalisation, souligne un autre commerçant, mais rien n'a été fait ». L'embellissement de la galerie attirerait peut-être de nouveaux commerçants. Mais, pour l'instant, rien ne bouge. La balle est dans le camp des copropriétaires qui peuvent compter sur une aide de la municipalité. La Ville de Colmar s'est engagée à assurer 20 % du financement de la rénovation des façades extérieures de la galerie et des parties communes.

 

 
 

COLMAR : La collégiale aussi

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 06:05:35

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événement Après l'incendie de Notre-Dame de Paris
COLMAR : La collégiale aussi
Un feu qui éclate sur un chantier, des flammes qui, rapidement dévastent toute la charpente... La collégiale Saint-Martin de Colmar, achevée en 1365, a elle aussi été la proie d'un incendie dévastateur. Le seul de sa longue histoire, heureusement. C'était il y a bien longtemps, le 23 mai 1572. Trois ans et demi seulement ont été nécessaires pour la reconstruire.
 

 
En 1572, le feu s'est déclaré sous les combles, ravageant la charpente, le beffroi, la flèche, les cloches...
Il est midi trente ce vendredi précédant la fête de la Pentecôte. Sous les combles de l'édifice gothique, des ouvriers sont en train de couler des ancrages en fer sur la galerie. Par mégarde, ils oublient sur place leur creuset incandescent. Et c'est la catastrophe.

A la vitesse de l'éclair, le feu détruit en peu de temps toute la charpente. Le brasier s'étend du choeur jusqu'au massif occidental. Il démolit un lanternon, qui, se trouvant au-dessus du transept, renfermait deux cloches moyennes utilisées durant les offices de choeur. Le sinistre gagne en intensité et détruit le beffroi ainsi que la flèche habillée de plomb et de cuivre.
La flèche et l'étoile finissent par tomber

Sous l'action de la chaleur, le métal finit par fondre. Les chroniques de jadis relatent même que le métal en fusion se met à couler le long de la tour... Du fait de ces températures extrêmes, des fissures commencent même à apparaître dans la pierre.

La flèche de l'édifice est en feu et avec elle la cloche de battement et les timbres de l'horloge municipale. Situées en contrebas, les quatre imposantes cloches de volée sont préservées... pour l'instant. La flèche comme l'étoile qui la surmontait finissent par tomber. Le vent souffle et entraîne des braises en direction du sud et notamment du couvent des Augustins où un début de feu gagne la toiture.

Les habitants sont catastrophés de voir leur collégiale, plus grand bâtiment colmarien, ainsi ravagée. Mais, le magistrat à la tête de la ville ne perd pas de temps. La reconstruction de l'église est une priorité. Il sollicite l'avis de Hans Ulberger, maître de l'oeuvre Notre-Dame, à Strasbourg et du maître thannois Michael Berck. Un fondeur de cloches bâlois est engagé. Les premiers marchés sont paraphés dès le mois suivant l'incendie. Martin Senn, un horloger thannois, est chargé de restaurer l'horloge de l'édifice. Six nouvelles cloches pesant au total plus de treize tonnes, sont fondues. Elles sont placées dans le clocher le 30 juillet 1572.

Il est urgent de mettre la collégiale hors d'eau. Durant l'été, les tailleurs de pierre et les charpentiers travaillent dur. Ces derniers se fournissent en bois dans les forêts du Val Saint-Grégoire, à Gunsbach, Soultzeren, Breitenbach et Lautenbach, mais aussi dans celle du Niederwald, à Colmar.

Des troncs sont acheminés sur le Rhin depuis Lauffen, en Suisse jusqu'à Breisach avant de rejoindre Colmar par la route. Francfort livre cinq tonneaux de clous pour attacher le bois de charpente. Les travaux vont bon train. La toiture du choeur est terminée en octobre. L'ensemble des toits et de la charpente est achevé à Pâques de l'année suivante.

Mais une catastrophe, naturelle, cette fois, survient le 31 janvier 1573. Fragilisée par l'incendie, la voûte ne résiste pas aux intempéries et s'effondre. Les échafaudages et les cloches s'écroulent eux aussi. Il a fallu en refondre d'autres.

Une nouvelle toiture et un lanternon gothique à bulbe de cuivre sont posés sur la tour. Une croix en fer pesant 800 kilos est fixée sur le toit et une girouette dorée à l'or fin sur le clocher.

Démarré en juin 1572, le chantier de reconstruction s'achève trois ans et demi après, en 1575. Pour financer les travaux, le magistrat n'a pas hésité à lever un impôt, le Martinzoll, sur la vente de biens fonciers à payer par le vendeur comme par l'acheteur...
M.F. Référence : La reconstruction de Saint-Martin après l'incendie de 1572 par Francis Lichlé - Article paru dans le dernier annuaire de la société d'Histoire et d'archéologie de Colmar consacré à la collégiale. Lire aussi page 48.

Référence : La reconstruction de Saint-Martin après l'incendie de 1572 par Francis Lichlé - Article paru dans le dernier annuaire de la société d'Histoire et d'archéologie de Colmar consacré à la collégiale.

 
 

 

Trois mois de travaux au Bonhomme

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 06:29:23

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Trois mois de travaux au Bonhomme
 

 
Au Bonhomme, les travaux dureront trois mois et la circulation alternée entraînera inévitablement des ralentissements. Photo DNA/N. P.
Difficultés à prévoir en direction des Vosges. Dans la commune du Bonhomme et jusqu'au 5 juillet, le conseil départemental du Haut-Rhin mène des travaux de réfection du pont franchissant la Béhine, situé sur la RD 415 à hauteur de la rue du 3e Spahi Algérien et au croisement de la rue des Bruyères. L'opération vise à renforcer les armatures de l'ouvrage d'art datant de 1947, à colmater ses fissures, à élargir la chaussée de 40 cm et à ajouter des murets sur le bord des trottoirs pour protéger les piétons et les cyclistes du passage des véhicules.

En conséquence et pendant toute la durée du chantier, un alternat par feux tricolores régulera le trafic. Les poids lourds sont invités à suivre un itinéraire conseillé par le tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines. La prudence et le respect des personnels mobilisés sont requis. Plus de 5000 véhicules empruntent quotidiennement cet axe dont 1400 poids lourds. Des ralentissements sont donc à prévoir.

À noter également que sur cette même RD415 à Kaysersberg, jusqu'au 26 avril, une circulation alternée est mise en place au niveau de la zone artisanale de Hinteralspach le jour, la nuit et le week-end. Des travaux seront menés par la commune sur un éperon rocheux afin de purger les zones à risque et de dévégétaliser ses atours.
N.P.

 

 
 

Le Bonhomme  : Trois mois de travaux sur la RD415

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 05:36:33

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Le Bonhomme  
Le Bonhomme  : Trois mois de travaux sur la RD415

 
Au Bonhomme, les travaux dureront trois mois et la circulation alternée entraînera inévitablement des ralentissements.
Difficultés à prévoir en direction des Vosges. Dans la commune du Bonhomme et jusqu'au 5 juillet, le conseil départemental du Haut-Rhin mène des travaux de réfection du pont franchissant la Béhine, situé sur la RD 415 à hauteur de la rue du 3e Spahi Algérien et au croisement de la rue des Bruyères. L'opération vise à renforcer les armatures de l'ouvrage d'art datant de 1947, à colmater ses fissures, à élargir la chaussée de 40 cm et à ajouter des murets sur le bord des trottoirs pour protéger les piétons et les cyclistes du passage des véhicules.

En conséquence et pendant toute la durée du chantier, un alternat par feux tricolores régulera le trafic. Les poids lourds sont invités à suivre un itinéraire conseillé par le tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines. La prudence et le respect des personnels mobilisés sont requis. Plus de 5 000 véhicules empruntent quotidiennement cet axe dont 1 400 poids lourds. Des ralentissements sont donc à prévoir.

À noter également que sur cette même RD415 à Kaysersberg, jusqu'au 26 avril, une circulation alternée est mise en place au niveau de la zone artisanale de Hinteralspach le jour, la nuit et le week-end. Des travaux seront menés par la commune sur un éperon rocheux afin de purger les zones à risque et de dévégétaliser ses atours.
N.P.

 

 
 

 

Haut-Rhin Fédération des motards en colère : Les motards reprennent le guidon

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 05:37:29

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Haut-Rhin Fédération des motards en colère
Haut-Rhin Fédération des motards en colère : Les motards reprennent le guidon
Une trentaine de motards ont participé dimanche, à Colmar, au deuxième stage de reprise en main du guidon après la trêve hivernale.

 
Une trentaine de stagiaires ont participé dimanche à la deuxième et dernière journée de formation de « reprise du guidon » pour ce printemps.
Le break de trois à quatre mois, généralement observé par les motards quand la circulation, forcément tributaire des conditions météo, devient particulièrement difficile, est terminé. Cette pause se traduit parfois chez les motards par une sensible perte des réflexes, pourtant essentiels dans différentes situations.
« Il s'agit de (ré)apprendre à rouler en toute sécurité »

Aussi, la Fédération française des motards en colère organise-t-elle des stages dits de reprise du guidon lorsqu'arrivent les beaux jours. Dimanche, ils étaient une trentaine à y participer sur les terrains du centre des permis de conduire du Ladhof, à Colmar.

Dans le Haut-Rhin, la fédération compte environ 200 adhérents qui bénéficient ainsi d'une remise à niveau pratique et théorique, assurée conjointement avec l'association pour la formation des motards (AFDM). Ces stages sont gratuits et ouverts à tous, affiliés ou non, pilotes débutants ou confirmés.

« L'objectif est de former à la conduite sécuritaire et de complémenter l'enseignement des auto-écoles », explique Christophe Ritz, coordinateur de la FFMC68. Il s'agit de (ré)apprendre à rouler en toute sécurité, le freinage, l'évitement, le positionnement, la trajectoire... des éléments qui varient selon que l'on circule en plaine ou à la montagne. Une sortie sur routes ouvertes, encadrée par les moniteurs, a succédé aux ateliers du matin. Le tout s'est déroulé dans une ambiance parfaitement conviviale.

L'antenne 68 de la fédération souhaite développer ce type de rendez-vous, à l'image des collègues bas-rhinois qui drainent plus de 2 000 motards quand ils organisent une reprise du guidon à Mundolsheim. « Ils sont parfaitement raccord avec la prévention routière et le conseil départemental, explique Christophe Ritz. Nous souhaitons faire pareil. Des discussions sont en cours avec les instances concernées. »

Par ailleurs, les mêmes interlocuteurs sont sollicités pour améliorer la sécurité des infrastructures dans un souci de prévention. La FFMC, à l'origine des nominations des M.Moto dans chaque département, est aussi le créateur d'une mutuelle pour assurer les motards. Elle poursuit son action pour l'amélioration des équipements obligatoires, le contrôle technique moto (repoussé à 2022), la liberté de circuler dans les zones à circulation restreinte et les zones à faibles émissions.
J-L.W. coordinateur@ffmc68.fr Sur Facebook : ffmc haut rhin

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Mulhouse alsace agglomération Le 25 avril : 200 postes au forum pour l'emploi

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 05:53:57

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Mulhouse alsace agglomération Le 25 avril
Mulhouse alsace agglomération Le 25 avril : 200 postes au forum pour l'emploi
Un forum pour l'emploi va être organisé le 25 avril prochain à la salle polyvalente de Pfastatt. Une initiative portée par Pôle emploi Mulhouse-Verriers et les 7 communes du secteur de rattachement.

 
Ce genre de rendez-vous de proximité devrait se généraliser sur le territoire de m2A.

En effet, lorsque l'agence Pôle emploi Mulhouse-Verriers a proposé en juillet denier aux 7 communes relevant de son secteur (Pfastatt, Lutterbach, Galfingue, Heimsbrunn, Reiningue, Morschwiller-le-Bas et Richwiller) d'organiser un 1er forum pour l'emploi, la réaction a été unanimement positive. « Il ne se passait rien sur le sujet sur notre basin de vie et comme nous avons un taux de chômage équivalent à celui de la moyenne du Grand Est (environ 8,4 %), il nous fallait créer un rendez-vous de proximité, facile d'accès. Pfastatt s'est donc offert pour accueillir la 1ère édition » souligne son maire Francis Hillmeyer.
À Pfastatt cette année

L'agence Pôle emploi Mulhouse Verriers a mobilisé ses équipes, pour d'abord prospecter les entreprises du secteur qui embauchent avant de cibler les chômeurs qu'elle suit afin de les inviter à venir au forum.

« Il s'agit de favoriser une mise en relation directe et simple entre les demandeurs d'emploi et les entreprises qui recrutent », souligne Valérie Bresteau la directrice de l'agence Pôle emploi. C'est ainsi que plus d'une trentaine de recruteurs seront présents et regroupés par secteurs d'activité : commerce, industrie, santé-aide à la personne, animations-jeunesse, hôtellerie-restauration sans oublier l'armée.

Au total ces entreprises et institutions ont 200 postes à offrir. « Des CDD comme des CDI à pourvoir immédiatement » soulignent les conseillères de Pôle emploi. Les partenaires de l'emploi comme la Mission locale, la MEF (Maison de l'emploi et de la formation de la région mulhousienne, la CCI, Cap emploi et Pôle emploi, sans oublier des organismes de formation seront aussi de la partie.

« De plus en plus m2A met l'accent sur la façon dont la collectivité peut soutenir ces démarches autour de l'emploi », souligne Marie France Vallat conseillère communautaire déléguée à l'insertion par l'économique. Et nous avons la volonté commune avec Pôle emploi de territorialiser ce type de rendez-vous pour peu à peu généraliser ce genre de forum sur l'ensemble de l'agglomération ».

Ainsi après Wittelsheim en 2015, Wittenheim en 2016, Illzach en 2018, il y aura donc Pfastatt cette année. Les organisateurs insistent aussi sur l'accessibilité de ce type de forum pour des publics qui ont parfois du mal à aller de leur propre chef vers les entreprises. Illustration supplémentaire de ces soucis d'accessibilité : des navettes gratuites seront mises en place au départ de la maire de Morschwiller-le-Bas via Heimsbrunn, Reiningue et Lutterbach à raison de deux allers et deux retours le matin et l'après-midi.
David Madinier Forum pour l'emploi le 24 avril de 9 h à 17 h à la salle polyvalente de Pfastatt ; 1, rue A. Lichtlé Ligne 12 Soléa arrêt Héros.

Forum pour l'emploi le 24 avril de 9 h à 17 h à la salle polyvalente de Pfastatt ; 1, rue A. Lichtlé Ligne 12 Soléa arrêt Héros.

 
 

 

Mulhouse Légion d'honneur Pierre Kammerer, « meneur d'équipe »

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 06:49:24

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Mulhouse Légion d'honneur Pierre Kammerer, « meneur d'équipe »
 

 
Pierre Kammerer, vendredi, entouré de son épouse Jacqueline et du préfet du Haut-Rhin Laurent Touvet. Photo L'Alsace/F.F.
Devant près de 250 invités réunis vendredi après-midi à la Maison de l'Arc, à Mulhouse, Laurent Touvet, le préfet du Haut-Rhin, a remis l'insigne de chevalier de la Légion d'honneur à Pierre Kammerer, le directeur général du Réseau Apa.

En ouvrant la cérémonie, Denis Thomas, le président du Réseau Apa, a mis en exergue l'évolution de la structure depuis que Pierre Kammerer a été recruté pour en prendre les rênes. C'était en 1991. L'Association haut-rhinoise d'aide aux personnes âgées, comme elle s'appelait alors, comptait 700 salariés, 250 bénévoles et elle était dotée d'un budget de 10 millions d'euros. Vingt-huit ans plus tard, le Réseau Apa emploie 3400 personnes et ses bénévoles sont plus de 800. Il accompagne chaque année, à travers plus d'une trentaine de services, 30 000 bénéficiaires, dans un territoire qui va désormais bien au-delà du Haut-Rhin, avec par exemple 750 salariés en Saône-et-Loire. Le chiffre d'affaires annuel avoisine 85 millions d'euros. « Vous voyez le chemin parcouru ! », s'est exclamé le président, voyant pour une large part dans cette croissance « le fruit de l'investissement sans cesse renouvelé » de Pierre Kammerer.
« Le goût de l'aventure », l'Afriqueet René Dumont

Un directeur qui a « su entraîner » ses troupes sur ce chemin en gardant pour cap « les valeurs du réseau : le respect, l'enthousiasme, la solidarité, la performance économique et sociale, la créativité ainsi que la tolérance », a poursuivi Denis Thomas. Et en félicitant le nouveau chevalier de la Légion d'honneur, il a paraphrasé la devise du Réseau Apa : « Tu es un homme de bien, qui fait du bien, qui le fait bien et dans le respect d'autrui. »

Le préfet est revenu sur le parcours de Pierre Kammerer en y voyant comme repères « quatre points cardinaux » : l'ancrage alsacien de ce « fils de Thann » ; son « ouverture d'esprit » ; « l'énergie de l'action » et « le sens du service ».

En évoquant les années d'avant l'Apa de Pierre Kammerer, ingénieur agronome de formation, le représentant de l'État a notamment relevé, tourné vers lui : « Vous avez le goût de l'aventure. Il en fallait pour partir en Afrique bâtir un village modèle en Tanzanie juste après vos études. Il fallait le goût de l'aventure politique, dans les années soixante-dix, pour suivre René Dumont, qui fit découvrir aux Français le mot écologie et les enjeux du développement durable à une époque où ce n'était pas du tout à la mode. »

« Vous anticipezles défis »

Après une expérience professionnelle déjà riche et variée entre structures publiques, entreprises et start-up, Pierre Kammerer a pris la direction de l'Apa à l'âge de 34 ans. Et comme Denis Thomas avant lui, le préfet a loué l'action que cet « homme solide, franc et généreux », ce « meneur d'équipe » fidèle « à ses convictions et ses engagements », mène depuis bientôt trois décennies au sein de l'association. « Votre ouverture d'esprit fait de vous davantage qu'un gestionnaire. À l'Apa, vous suscitez la réflexion de vos équipes sur l'évolution des métiers de l'aide et de l'assistance aux personnes âgées ; vous anticipez les défis de l'isolement, du grand âge, de la dégénérescence, de la place des personnes âgées dépendantes et de ceux qui les assistent dans la société de demain », a notamment adressé Laurent Touvet au directeur du Réseau Apa, avant de lui épingler l'insigne de chevalier de la Légion d'honneur.
« Ce quelque chosequi mérite d'être risqué, c'est l'entraideet la solidarité »

« Je porterai cette distinction avec fierté, mais aussi avec beaucoup d'humilité, car je sais d'où elle vient », a souligné le récipiendaire, en exprimant sa gratitude à de nombreux acteurs : les « pionniers » qui ont initié l'aventure de l'Apa il y a plus de soixante-dix ans ; les trois présidents successifs avec qui il a travaillé (Francis Bockel, Jean-Marie Meyer et aujourd'hui Denis Thomas) ; les nombreux partenaires du réseau et ceux qui « soutiennent ses combats » (Pierre Kammerer a notamment remercié la sénatrice Patricia Schillinger, présente, comme bien d'autres élus, parmi les invités)... Et bien sûr tous les bénévoles et salariés (lire aussi en encadré), largement représentés dans la salle.

Le directeur du Réseau Apa a encore exprimé chaleureusement sa gratitude envers sa famille, elle aussi à ses côtés pour l'événement. Jusqu'à la plus jeune génération : à l'heure de recevoir son insigne, Pierre Kammerer était entouré sur l'estrade de ses petits-enfants Sophie et Antoine.

Et avant d'emprunter sa conclusion à la nouvelle chanson des Enfoirés (« Ensemble, tout simplement, on trace... »), le directeur du réseau Apa - qui exerce aussi des responsabilités dans nombre d'autres structures - a encore observé : « Que serait la vie si nous n'avions pas le courage de risquer quelque chose ? Au Réseau Apa, nous répondons à cette question existentielle posée par Vincent van Gogh en affirmant que ce quelque chose qui mérite d'être risqué, c'est l'entraide et la solidarité. »
François FUCHS

 

 
 

Saint-Louis agglomération Plan climat : Transports et habitat visés

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 05:52:59

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Saint-Louis agglomération Plan climat
Saint-Louis agglomération Plan climat : Transports et habitat visés
La projection du film Après-demain , le jeudi 25 avril à la Coupole de Saint-Louis, signe le lancement de la consultation publique opérée par Saint-Louis Agglomération dans le cadre du plan climat. Les deux principaux enjeux concernent les transports et l'habitat.

 
Parmi les actions mises en place par la communauté d'agglomération en faveur de l'environnement : le renforcement du réseau Distribus.
Fin 2018, Saint-Louis Agglomération (SLA) a lancé l'élaboration du plan territorial climat-air-énergie. Une obligation réglementaire depuis la loi de transition énergétique d'août 2015. Ainsi, à partir du diagnostic du territoire, diverses actions sont programmées pour les prochains mois afin de réduire les consommations d'énergies, des émissions de gaz à effet de serre et pour développer les énergies renouvelables.
« Tout le mondepeut être acteur »

Celles-ci visent à impliquer très concrètement la population : « Citoyens, artisans, entreprises, scolaires, associatifs : tout le monde peut à un moment ou à un autre être acteur », assure Thierry Litzler, vice-président de Saint-Louis Agglomération (SLA) et président de la commission en charge des questions climat-air-énergie. La projection le 25 avril à la Coupole d'Après-Demain, un documentaire de Cyril Dion et Laure Noualhat qui confronte avec humour deux visions de l'écologie, marque ainsi le lancement de ces échanges. Des intervenants seront présents pour échanger sur les actions concrètes à mettre en oeuvre.

Les thématiques abordées dans le cadre du plan climat sont multiples : énergies, déchets, alimentation, qualité de l'air. Pour le territoire de Saint-Louis Agglomération, « le diagnostic fait ressortir deux axes prioritaires : les transports et l'habitat », indique Thierry Litzler. En effet, de par sa situation géographique, l'agglomération est confrontée à un dense transport routier et aérien.
Ciné-débats, forums, ateliers...

La seconde problématique majeure concerne le chauffage des bâtiments. Des domaines pour lesquels « il y a déjà un travail de longue haleine mené en amont et sur lesquels nous pouvons encore intervenir » (lire ci-dessus).

Ciné-débats, forums, rencontres, ateliers... d'autres événements seront organisés après la projection d' Après-Demain. Un programme nourri des contributions de chacun que Thierry Litzler espère boucler d'ici la fin 2019. Ce programme devra ensuite être validé par la Région Grand Est et l'État.

En attendant, les élus invitent la population à se pencher sur le 20e numéro du magazine Mieux ensemble, dans lequel un dossier est consacré au plan climat. Il sera distribué fin avril-début mai dans toutes les boîtes aux lettres du territoire.

Les élus rappellent aussi que chaque citoyen peut faire part directement de ses idées, soit par courrier à l'adresse de SLA, soit par mail à bit.ly/mobilisons-nous.
Caroline ANFOSSI Projection du film, Après-demain, le jeudi 25 avril à 20 h, cinéma La Coupole à Saint-Louis. Entrée libre. 250 places.

Projection du film, Après-demain, le jeudi 25 avril à 20 h, cinéma La Coupole à Saint-Louis. Entrée libre. 250 places.

 
 

 

Buhl Récompenses : Les étoiles du Scoseg

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 05:37:03

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Buhl Récompenses
Buhl Récompenses : Les étoiles du Scoseg
Quatre-vingt-onze distinctions ont récompensé, samedi, les jeunes de l'école de ski du Scoseg. Car malgré un hiver court, le bon enneigement au Markstein a permis de réaliser tout le programme de formation.

 
Lauréats et encadrement su SCOSEG avec les personnalités.
Cet après-midi, le temps des récompenses a réuni les jeunes de l'école de ski du Scoseg, au Cercle à Buhl.

« La lecture des récipiendaires des étoiles est toujours un moment magique pour les enfants. Je tiens à leur dire notre grande satisfaction quant à leur participation active. Remercier avant tout les parents de la confiance qu'ils témoignent au Scoseg et surtout aux cadres », a déclaré Fernand Doll, le président, avant de résumer l'activité au Markstein : un hiver court, mais bien enneigé qui a permis de réaliser tout le programme.

Sur les enfants qui ont passé les tests, il y a eu une belle réussite avec 90 % de lauréats.

En présence de Karine Pagliarullo, vice-présidente du conseil départemental, et de Didier Losser, délégué aux sports à Guebwiller, Fernand Doll a également remercié les partenaires pour leur soutien à la cause associative. Ils aident à maintenir le projet du club : former, encadrer, promouvoir le sport de compétition, de formation et de santé pour le plus grand nombre.

Sébastien Brunori, responsable de l'école de ski, a rappelé que « l'ensemble des sorties prévues a pu être organisé. Les sorties du samedi avec l'école de ski ont accueilli 26 enfants de tous niveaux ; deux sorties au Grand Ballon et au Schnepfenried ont eu le succès au niveau familial et deux stages petites vacances ont été une réussite ». Les tests ont eu lieu le 16 mars.

Pour Claude Geng, chargé de la compétition, « ce fut une saison difficile, le club n'ayant pu organiser qu'une seule compétition sur trois prévues. Les compétiteurs ont participé à 35 courses sur le massif dans les catégories U 8 à U 14, et 19 courses pour les U 16 à master 16. Les catégories U 14 et U 16 ont participé aux championnats de France ».
Quarante années de bénévolat

Après la remise des distinctions, le président Fernand Doll a encore mis à l'honneur deux cadres septuagénaires toujours actifs : Marguerite Amrein, membre du club depuis l'hiver 1973-1974, et Jean Maurice Knecht, investi depuis l'hiver 1977-1978, soit plus de 40 ans.

La grande famille du Scoseg a ensuite partagé le verre de l'amitié.
B. E.

 

 
 

 

Illfurth : Programme des travaux

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 05:56:46

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Illfurth
Illfurth : Programme des travaux
220 690 EUR sont inscrits au budget pour financer la rénovation de bâtiments.

 
Il n'y aura ni ralentisseurs ni feux rouges route d'Altkirch : trop coûteux.
« Ces programmes sont les plus subventionnés », rappelle le maire. À savoir : mise aux normes d'accessibilité de la salle polyvalente (75 000 EUR + subvention de 12 000 EUR au titre de la Dotation d'équipement des territoires ruraux) ; chapelle de la Burnkirch (97 200 EUR + subvention de 40 000 EUR) ; changement des volets de la mairie (42 480 EUR) ; étude d'accessibilité à l'école élémentaire (6000 EUR).

Les dépenses de travaux de voiries et réseaux concernent la réfection du mur du cimetière et des allées (31 000 EUR) et la route d'Altkirch (25 000 EUR). Le Département finance le nouveau tapis d'enrobé qui sera « déroulé » fin juin. Reste à la charge de la commune la reprise des bordures des trottoirs, estimée à 25 000 EUR. Finalement, après étude des différents devis, le conseil municipal renonce à aménager des ralentisseurs, à rétrécir la chaussée ou encore à installer des feux tricolores : solutions bien trop onéreuses. La commune se contentera d'ajouter des signalisations horizontales au sol. Ces marquages coûteront « un peu de peinture », conclut le maire.

Enfin, la commune inscrit la somme de 39 600 EUR pour l'achat de matériel et de mobilier pour les écoles et la salle polyvalente, ainsi que d'une voiture de service.

 

 
 

 

Animation A l'Écomusée d'Alsace d'Ungersheim : Fêtes et traditions de Pâques

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 05:51:29

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Animation A l'Écomusée d'Alsace d'Ungersheim
Animation A l'Écomusée d'Alsace d'Ungersheim : Fêtes et traditions de Pâques
Le premier temps fort de la saison de l'Écomusée d'Alsace d'Ungersheim a lieu ce week-end de Pâques autour d'anciennes traditions alsaciennes liées à la période pascale. Les oeufs tiendront la vedette...

 
Les oeufs tiendront la vedette lors du week-end de Pâques à l'Écomusée.
De nombreuses animations et médiations seront programmées, à commencer par la course aux oeufs des conscrits et l'Eierpicke. Après avoir défilé bruyamment dans le village, ils s'affronteront dans une course aux oeufs. Suivra, à 15 h 45, le combat d'oeufs durs (Eierpicke) ouvert aux enfants jusqu'à 10 ans. À 16 h 30, le lancer d'oeufs, une tradition du Sundgau, sera réservé à 20 adultes. Le gagnant de cette épreuve sera celui qui parviendra à faire passer l'oeuf par-dessus la ferme de Sternenberg.

On pourra s'initier à la confection de Lammala et au décor des oeufs de Pâques, réaliser des cartes d'invitation ou postales à base de matériaux de récupération. Une petite ferme présentant animaux de la basse-cour ainsi que des brebis, des agneaux, des chèvres naines et des chevreaux sera ouverte.

Toutes ces animations auront lieu du Vendredi saint au lundi de Pâques inclus.

Tradition encore vivante, une chasse aux oeufs sera organisée dimanche 21 et lundi 22 avril pour les enfants, toutes les 20 mn, de 11 h à 17 h (pause de 12 à 14 h). Pour y participer, il suffira de demander le ticket remis à l'entrée du musée. Un atelier participatif de réalisation de mini-cloches de Pâques à partir d'argile auto durcissante fonctionnera également durant ces deux journées. On pourra enfin découvrir le métier de fondeur de cloches, l'histoire, l'artisanat et les traditions régionales de Pâques.
M.H.

 

 
 

 

Bergheim Inauguration du centre de de première intervention

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 06:06:56

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Bergheim Inauguration du centre de de première intervention
 

 
La revue des troupes par Pierre Bihl et le colonel René Cellier à l'occasion de l'inauguration du nouveau Centre de première intervention des sapeurs-pompiers volontaires de Bergheim. DR
Branle-bas de combat autour de la nouvelle caserne ce samedi 13 avril. Il aura fallu deux années de travaux et 360 000 EUR d'investissement pour transformer les anciens ateliers municipaux en Centre de première intervention (CPI). Pour l'occasion, la clique a été renforcée par des musiciens venus de toute la région, le corps de Bergheim complété par celui de Ribeauvillé et les jeunes sapeurs pompiers. Devant la foule considérable, le lieutenant Nicolas Thirian, chef de corps, a accueilli les invités officiels, pour n'en citer que quelques-uns : Laurent Touvet, préfet du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, président du conseil départemental 68, Jacques Cattin, député, Pierre Bihl, vice-président du conseil départemental 68 et maire de Bergheim, Émilie Helderlé, conseillère départementale, le colonel René Cellier, directeur du SDIS 68.
Garage, vestiaires, centre d'opérations...

Le corps des sapeurs-pompiers de Bergheim fut créé en 1846. Un hangar, plutôt un réduit, situé derrière la mairie, faisait alors office de dépôt d'incendie. En 1982, le corps intègre un bâtiment de la rue Porte-Neuve, qui avait été la première centrale électrique du village. Suite à une augmentation considérable de l'activité opérationnelle ainsi que du matériel et des véhicules, le lieu n'était plus adapté et la commune a accepté la mise à disposition des anciens ateliers techniques rue des Remparts Nord. La mission de rénovation a été confiée aux architectes Meyer et Jelsch. Après de lourds travaux de gros oeuvres et de charpente, les membres de l'amicale ont mis la main à la pâte pour de multiples tâches, peinture, revêtements de sol, aménagement d'un espace convivial. Le corps des sapeurs pompiers dispose aujourd'hui d'un grand garage pour entreposer les véhicules, de vestiaires aux normes actuelles, d'un centre d'opérations et d'une grande salle de réunion. Près de 80 interventions sont effectuées en moyenne dans l'année par les 30 sapeurs pompiers volontaires. Comme l'a souligné Pierre Bihl, « cette inauguration témoigne du soutien, de la reconnaissance et de la gratitude de la commune envers les sapeurs-pompiers volontaires ». En effet, le conseil municipal a validé le projet en 2017 tout en ayant conscience de l'ampleur de l'investissement.
« Place prépondérante des sapeurs-pompiers volontaires »

Brigitte Klinkert a insisté sur « la place prépondérante des sapeurs-pompiers volontaires au sein du dispositif de sécurité ». Elle a remercié les soldats du feu pour leur engagement fort tout en les assurant du soutien et de la fierté du conseil départemental 68. Laurent Touvet, en parfaite harmonie avec ses prédécesseurs, a mis l'accent sur la nécessité d'un tel dispositif dans un village, l'importance de son efficacité et de sa proximité. Il a souhaité que les valeurs républicaines, de fraternité et de solidarité suscitent de nombreuses vocations parmi les jeunes qui pourront y trouver un cadre bénéfique pour intervenir sur des sinistres.

Inauguration du centre de de première intervention

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 06:21:59

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Inauguration du centre de de première intervention
 

 
La revue des troupes par Pierre Bihl et le colonel René Cellier à l'occasion de l'inauguration du nouveau Centre de première intervention des sapeurs-pompiers volontaires de Bergheim. DR
Branle-bas de combat autour de la nouvelle caserne ce samedi 13 avril. Il aura fallu deux années de travaux et 360 000 EUR d'investissement pour transformer les anciens ateliers municipaux en Centre de première intervention (CPI). Pour l'occasion, la clique a été renforcée par des musiciens venus de toute la région, le corps de Bergheim complété par celui de Ribeauvillé et les jeunes sapeurs pompiers. Devant la foule considérable, le lieutenant Nicolas Thirian, chef de corps, a accueilli les invités officiels, pour n'en citer que quelques-uns : Laurent Touvet, préfet du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, président du conseil départemental 68, Jacques Cattin, député, Pierre Bihl, vice-président du conseil départemental 68 et maire de Bergheim, Émilie Helderlé, conseillère départementale, le colonel René Cellier, directeur du SDIS 68.
Garage, vestiaires, centre d'opérations...

Le corps des sapeurs-pompiers de Bergheim fut créé en 1846. Un hangar, plutôt un réduit, situé derrière la mairie, faisait alors office de dépôt d'incendie. En 1982, le corps intègre un bâtiment de la rue Porte-Neuve, qui avait été la première centrale électrique du village. Suite à une augmentation considérable de l'activité opérationnelle ainsi que du matériel et des véhicules, le lieu n'était plus adapté et la commune a accepté la mise à disposition des anciens ateliers techniques rue des Remparts Nord. La mission de rénovation a été confiée aux architectes Meyer et Jelsch. Après de lourds travaux de gros oeuvres et de charpente, les membres de l'amicale ont mis la main à la pâte pour de multiples tâches, peinture, revêtements de sol, aménagement d'un espace convivial. Le corps des sapeurs pompiers dispose aujourd'hui d'un grand garage pour entreposer les véhicules, de vestiaires aux normes actuelles, d'un centre d'opérations et d'une grande salle de réunion. Près de 80 interventions sont effectuées en moyenne dans l'année par les 30 sapeurs pompiers volontaires. Comme l'a souligné Pierre Bihl, « cette inauguration témoigne du soutien, de la reconnaissance et de la gratitude de la commune envers les sapeurs-pompiers volontaires ». En effet, le conseil municipal a validé le projet en 2017 tout en ayant conscience de l'ampleur de l'investissement.
« Place prépondérante des sapeurs-pompiers volontaires »

Brigitte Klinkert a insisté sur « la place prépondérante des sapeurs-pompiers volontaires au sein du dispositif de sécurité ». Elle a remercié les soldats du feu pour leur engagement fort tout en les assurant du soutien et de la fierté du conseil départemental 68. Laurent Touvet, en parfaite harmonie avec ses prédécesseurs, a mis l'accent sur la nécessité d'un tel dispositif dans un village, l'importance de son efficacité et de sa proximité. Il a souhaité que les valeurs républicaines, de fraternité et de solidarité suscitent de nombreuses vocations parmi les jeunes qui pourront y trouver un cadre bénéfique pour intervenir sur des sinistres.

 

 
 

Weckolsheim « École en danger »

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 06:42:31

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Photo L'Alsace/Mireille Heitz
Weckolsheim « École en danger »

Depuis quelques jours, les délégués des parents d'élèves de Weckolsheim ont accroché, avec le soutien de la municipalité, des banderoles devant l'école du village pour attirer l'attention sur la situation de l'école à la prochaine rentrée. D'autres banderoles ont également été mises en place aux entrées de la commune.

 

 
 

Quelle sécurité pour la collégiale de Thann ?

Publié dans le panorama le Mercredi 17 avril 2019 à 06:28:32

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Quelle sécurité pour la collégiale de Thann ?
 

 
Des travaux sont en cours sur la porte nord de la collégiale Saint-Thiébaut. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin
L'histoire l'a hélas trop souvent montré : les travaux de rénovation, indispensables à la survie des monuments, sont aussi une source de risques. Concernant le terrible incendie qui a en partie détruit Notre-Dame de Paris, la piste privilégiée par les enquêteurs est celle d'un départ de feu accidentel dans les combles, sans doute lié aux travaux en cours.

Faut-il donc s'inquiéter pour la collégiale de Thann, qui fait l'objet d'un important programme de restauration et dont la charpente a à peu près le même âge que celle de Notre-Dame ? La réponse est non... et oui.
« Jamais prévisible »

Non, parce que les travaux en cours portent essentiellement sur le nettoyage et la rénovation du portail nord et du pilier des Anges, ce qui ne nécessite pas l'emploi d'outils « chauds », et se situent loin des parties fragiles comme la charpente.

Oui, « parce qu'un sinistre n'est jamais prévisible, estime Édouard Heinrich, président de la Fondation pour la sauvegarde de la collégiale. On n'empêchera jamais le feu, mais le but est de le détecter avant qu'il ne prenne trop d'ampleur et de pouvoir intervenir avant qu'il ne soit trop tard. »

La Ville vient de remplacer le système d'alarme incendie de la collégiale, qui avait été enlevé lors des travaux de rénovation intérieure. L'édifice est également équipé de colonnes sèches, des conduites rigides qui évitent d'avoir à dérouler des tuyaux à travers des cheminements longs ou peu pratiques, comme des escaliers en colimaçon. Mais lors de sa visite annuelle, en février, le Sdis (Service départemental d'incendie et de secours) a réclamé l'installation d'un système de détection d'incendie avec extinction automatique des départs de feu. Un système pour lequel Édouard Heinrich milite depuis des années.

Le souci, c'est qu'il revient à 300 000 EUR, contre moins de 100 000 EUR pour un système d'alarme généralisé à tout le bâtiment, envisagé dans un premier temps. Un chiffre de 300 000 EUR qui ressort d'une étude menée par Richard Duplat, architecte en chef des monuments historiques et maître d'oeuvre des travaux de la collégiale.

« Il nous faut maintenant trouver le financement, la Ville y travaille », explique le maire Romain Luttringer. Le côté obligatoire désormais de l'investissement devrait lui permettre d'obtenir quelques subventions. Le conseil de fabrique devrait aussi être sollicité. La Fondation pour la collégiale, elle, a contribué au financement des frais d'études, mais ne participera pas à l'investissement.

À noter : la collégiale est assurée actuellement pour un montant de 30 millions d'euros, une somme qui ne suffirait pas à couvrir les ravages causés par un gros incendie.

Dans les semaines qui viennent, d'autres réunions concernant la sécurité de la collégiale sont prévues.
Isabelle BOLLÈNE

 

 
 

Un frère de Cherif Chekatt en garde à vue

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Attentat de Strasbourg
Un frère de Cherif Chekatt en garde à vue
Quatre mois après l'attentat contre le marché de Noël de Strasbourg, Abderrahmane Chekatt, l'un des frères du terroriste Cherif Chekatt, a été interpellé lundi à l'aéroport de Roissy et placé en garde à vue.
 

 
Abderrahmane Chekatt a été arrêté lundi en début de soirée à sa descente d'avion à l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. Il était parti en Algérie au lendemain de l'attentat perpétré le 11 décembre dernier par son frère cadet.

Fiché S -- pour « sûreté de l'État » -- Abderrahmane Chekatt était visé par un mandat de recherche. « Il a été placé en garde à vue du chef d'association de malfaiteurs terroriste criminelle », indique une source judiciaire.

Il est entendu par les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) dont le siège se trouve à Levallois-Perret, au nord de Paris.

Le site d'information algérien ALG24 affirme qu'Abderrahmane Chekatt, dit Abdou, avait été interpellé une première fois en Algérie, en décembre dernier. Car l'arrivée du Strasbourgeois, juste après l'attentat, avait soulevé des soupçons.

Armé d'un pistolet, Cherif Chekatt, 29 ans, avait tué cinq personnes et en avait blessé onze autres dans le centre historique de Strasbourg. Il avait été abattu par une patrouille de police après deux jours de traque.
Son frère Sami incarcéré en Algérie

Autre frère aîné du tueur, Sami Chekatt avait lui aussi pris la fuite en Algérie dans les heures qui ont suivi l'attentat. Également fiché S pour radicalisation, l'homme, âgé de 38 ans, y est incarcéré.

Enfin, dans la famille Chekatt, le grand frère Malek, lui aussi âgé de 38 ans, a été condamné en mars dernier à douze mois de prison dont six mois avec sursis par le tribunal correctionnel de Strasbourg. Sur son compte Facebook, il avait posté des messages laissant entendre qu'il allait commettre une action terroriste.

Par ailleurs, trois autres hommes soupçonnés d'être liés à la fourniture du revolver dont s'est servi Cherif Chekatt ont été interpellés à Wintzenheim, près de Colmar, et à Sélestat, en février dernier (DNA du 31 janvier 2019). Membres d'une même famille, ils ont été mis en examen et placés en détention provisoire.