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europeennes - « On va manger des kilomètres »

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:59:24

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europeennes - « On va manger des kilomètres »
 

 
Nadine Morano, Anne Sander et Arnaud Danjean pour le lancement de leur campagne pour la liste Est aux européennes de 2014. Ils se remettent en route pour une nouvelle tournée, cette fois sur une liste nationale. Archives DNA/Anne-Camille Beckelynck
Nadine Morano faisant un selfie avec une vache, Jean-Claude Juncker dans un tracteur, et Arnaud Danjean sur des ballots de paille. Mieux valait ne pas être allergique au foin pour ce lancement de la campagne UMP-PPE 2014 dans la ferme de Joseph Daul à Pfettisheim... mais Arnaud Danjean avait passé l'après-midi à se moucher.

Avaient suivi de nombreux autres selfies, de nombreuses autres fermes, et des milliers de kilomètres. Six semaines au pas de course pour une campagne sur un territoire grand comme la Hongrie et qui compte autant d'habitants que l'Autriche. Depuis, la « circo Est » a disparu : en novembre 2017, le gouvernement décidait de revenir aux listes nationales qui avaient prévalu en France du scrutin de 1979 à celui de 1999. Au grand regret des premiers concernés.
« Un éloignemententre élu et citoyen »

« J'avais la faiblesse de croire que cet enracinement territorial était important. Avec ces circonscriptions, même imparfaites, on avait l'occasion de mettre le scrutin en adéquation avec un territoire », critique Arnaud Danjean, 2e de la liste UMP de l'Est en 2014, aujourd'hui 3e de la liste LR nationale. « Depuis près de vingt ans, toutes les réformes électorales et territoriales ont abouti à un éloignement de l'élu du citoyen. Il ne faut pas s'étonner, après, s'il y a une défiance ! », poursuit le Bourguignon.

Quoique candidats sur des listes nationales, la plupart d'entre eux vont surtout faire campagne régionalement. « On va sillonner le territoire avec quelques déplacements plus nationaux que si on avait une liste régionale », explique Pernelle Richardot, à l'heure qu'il est 8e de la liste PS-Place Publique. Celle qui se veut « la voix des territoires » dans le futur Parlement européen mise sa campagne sur un axe : « Le terrain, le terrain, le terrain », pour « sentir les choses, écouter les gens et expliquer ce qu'est l'Europe ».

Sa campagne couvrira l'Alsace, plus largement le Grand Est - un déplacement à Charleville-Mézières, dans les Ardennes, est déjà prévu -, et ira « jusqu'en Bourgogne Franche Comté ». Résultat : « On va manger des kilomètres, ça, c'est sûr ! »
« Cette fois, ça va être une campagnetrès nationale... »

Saint-Dié, Cernay, dans le Doubs, en Haute-Saône, en Moselle... Anne Sander (8e de la liste LR) a déjà mis le compteur en route. Son agenda, très rempli, ne semble pas différer de celui de sa campagne de 2014, « mais dans l'organisation, c'est totalement différent : avant, on s'organisait par circonscriptions. Cette fois, notre coordinateur de campagne et nos comptes de campagne sont nationaux », note Anne Sander, seule eurodéputée alsacienne sortante.

Elle fera, assure-t-elle, « avant tout une campagne de proximité en Alsace », mais « regrette beaucoup les listes régionales. Ici, en Alsace, il va y avoir une vraie campagne de terrain, mais ça ne sera pas le cas partout, loin de là. Les listes régionales permettaient qu'il y ait des candidats qui viennent d'un peu partout, et donc une campagne mieux répartie. Cette fois, ça va être une campagne très nationale... »

Fabienne Keller, candidate Agir sur la liste En marche, a commencé sa campagne officielle par un événement national : le grand meeting d'Aubervilliers le 30 mars. La sénatrice du Bas-Rhin a participé lundi à une réunion de réflexion militante à Strasbourg, mais enchaîne aussi les interviews télé à Paris : CNews, LCI, FranceInfoTV, BFMTV... où elle est ravie de pouvoir « parler d'Europe, porter une vision, au moment où l'Europe est à un tournant ». La vacance parlementaire qui commence la semaine prochaine, explique-t-elle, va être propice à une « campagne de terrain indissociable de celle dans les médias nationaux ».
« On prêchepour des convaincuset c'est assez frustrant »

Jean-Marie Brom, lui, a commencé dès janvier « un tour de France ». En Normandie, en Lorraine et bien sûr en Alsace : des réunions publiques à la pelle, pour celui qui est 48e sur la liste de la France insoumise (FI)... et n'a donc aucune chance d'être élu. « Je suis l'un des "anciens" de la liste et l'un des spécialistes sur le nucléaire. Or la FI organise des réunions publiques thématiques », explique-t-il. Ces réunions sont « petites » : une cinquantaine de personnes par salle, parfois trente. Le militant écolo alsacien relève le paradoxe de cette formule que beaucoup ont choisie : « Si on ne fait pas ces petits meetings, on nous reproche de ne pas aller à la rencontre des électeurs. Mais dans ces réunions, on rencontre en fait surtout des sympathisants, alors on prêche pour des convaincus et c'est assez frustrant... » Et « épuisant », admet-il. Quant au bilan carbone, ça va : « Je fais tout en train ! »

Sur l'abandon des listes régionales au profit de listes nationales, l'écologiste insoumis se dit « partagé. D'un côté c'est une bonne chose, parce que les députés européens doivent défendre l'Europe et leur pays, et non les intérêts d'une région. » « L'inconvénient, ajoute-t-il, c'est que ce sont les leaders nationaux qui vont incarner cette campagne. Elle va par conséquent être plus parisienne... »

Chez EELV, la tête de liste nationale Yannick Jadot n'a que deux grands meetings à l'agenda : le premier a eu lieu à Lyon pour le lancement de la campagne, le second sera à Paris pour la clôture. Le choix est délibéré, explique la porte-parole nationale du parti, Sandra Regol, qui a longtemps vécu en Alsace et a été candidate aux législatives à Strasbourg : « La société ne fonctionne plus autour de grands meetings. Mais on fait beaucoup de rencontres plus petites, un peu partout en France. » Mercredi, en marge de la dernière session parlementaire avant les élections, Yannick Jadot se déplacera donc une nouvelle fois à Kolbsheim pour contester le GCO. Il y sera 24 heures après le passage d'autres candidats : ceux de la France insoumise, parmi lesquels Jean-Marie Brom.

Cette campagne s'annonce certes plus nationale, plus télévisuelle, mais les photographies de candidats dans les champs ont encore de beaux jours devant elles - au moins pour les six prochaines semaines.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

Les Alsaciens votent moins, mais votent « oui »

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 09:02:42

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Les Alsaciens votent moins, mais votent « oui »
 

 
La participation plus faible des électeurs alsaciens ne se manifeste pas que pour les élections européennes : c'est le cas pour le nombre de scrutins depuis le début de ce siècle.

Pour les européennes, elle est traditionnellement inférieure de plus d'un point à la participation au niveau national - déjà elle-même toujours inférieure à la moyenne européenne. En 2014, 41,95 % des inscrits alsaciens s'étaient déplacés, contre 43,9 % des inscrits au niveau national. En 2009, la participation était de 39,25 % en Alsace, 40,5 % en France. En 2004, elle était de 38,73 % en Alsace et 42,76% au niveau national. L'écart était même encore plus fort, de près de 4 points, en 1999, avec 42,7 % de votants en Alsace contre 46,8 % de moyenne nationale.
En 1992, 65,58 %pour Maastricht

Ce n'est donc pas grâce à sa mobilisation que la région est traditionnellement considérée comme électoralement « plus européenne »... C'est pour la façon dont elle s'exprime quand on interroge les Français par référendum. En 1992, le référendum sur Maastricht avait été approuvé d'un cheveu par les électeurs (51,04 %), mais les Alsaciens avaient largement approuvé la ratification du traité, par 65,58 % des voix, soit 14,5 point d'écart.

Écart moins net, mais écart tout de même, de huit points, lors du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen : les Alsaciens avaient dit oui à 53,44 %, alors que, dans son ensemble, le territoire français disait non à 54,67 %. La participation, en 2005, était aussi plus faible en Alsace qu'au niveau national (68,3 % contre 69,4 %). Pour Maastricht en 1992, les Alsaciens s'étaient un peu plus déplacés (70,4 %) que l'ensemble du pays (69,7 %).
A.-C. B.

 

 
 

 

Sundgau - sante - « Une politique de déclassement »

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:37:27

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Sundgau - sante - « Une politique de déclassement »
 

 
« Nous attendons de l'Agence régionale de santé et du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace une position de soutien à l'hôpital d'Altkirch pour éviter un désastre sanitaire dans le secteur Sundgau et le garder attractif pour de nouveaux généralistes », explique la coordination du centre hospitalier Saint-Morand. Photo DNA
Si le centre hospitalier d'Altkirch est depuis longtemps considéré comme un hôpital de proximité pour le Sundgau au sens géographique du terme, le Dr Pierre Heitz d'Oltingue, porte-parole de la coordination des professionnels de santé sundgauviens, s'indigne de la confusion que peut provoquer ce mot dans les esprits. Il souligne avec force que l'établissement sundgauvien n'est en rien un hôpital de proximité comme on l'entend désormais au ministère de la Santé (*), un nouveau statut qu'on chercherait cependant à lui faire endosser dans un avenir proche, avec la suppression du service des urgences, de la maternité et la diminution de l'activité du service de chirurgie.
Qui portera la responsabilité de la désertification médicale du secteur ?

Ce qui justifie le cri d'alarme de la coordination : « Si 40 médecins et 53 infirmiers et infirmières libérales se positionnent contre les fermetures annoncées du service des urgences et de la maternité d'Altkirch, ce n'est pas par hasard. C'est parce qu'ils savent quelles en seront les conséquences négatives sur l'offre de soins et sur leurs conditions de travail dans le Sundgau ».

Les médecins sundgauviens, dont 37 % sont âgés de plus de 60 ans, soulignent qu'ils travaillent « dans une relation de confiance forte avec l'hôpital d'Altkirch » et que « ce recours au centre hospitalier Saint-Morand avec un niveau de prise en charge médicale de qualité des patients, fait partie de ce qui permet de conserver une attractivité en milieu rural pour les généralistes actuels et aussi ceux à venir ! » Qui portera à l'avenir la responsabilité de la désertification médicale du secteur, « d'un désastre sanitaire » ? C'est la question qui est soulevée in fine.

Dans leur dernier courrier adressé début avril aux responsables de l'Agence régionale de santé Grand Est, à la directrice du groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA), au président de la commission médicale d'établissement (CME), au président du conseil départemental de l'Ordre des médecins et à tous les élus, parlementaires et maires du Sundgau, la coordination détaille les mesures qui conduiront, selon elle, à terme, au déclassement objectif de l'hôpital, une « politique menée depuis 2017, depuis la fusion de l'hôpital d'Altkirch avec celui de Mulhouse ».
Réduction du nombre de lits en médecine et en chirurgie

Pour les professionnels de santé sundgauvien, le GHRMSA fait illusion à Altkirch : « Bien sûr, des consultations spécialisées sont assurées par des spécialistes de Mulhouse sur le site d'Altkirch. Bien sûr, une activité de chirurgie ambulatoire est proposée à Altkirch. Mais en même temps, en deux ans, il y a eu une réduction drastique du nombre de lits d'hospitalisation du service de chirurgie, dont la capacité est passée de 32 à 18 lits. Idem pour le nombre de lits d'hospitalisation en service de médecine dont la capacité est passée de 56 à 42 lits. »

Les médecins dénoncent encore la transformation - depuis la semaine dernière - du système de garde existant à Altkirch assuré par le chirurgien orthopédiste d'Altkirch. Désormais, les urgences orthopédiques et traumatologiques ne sont plus assurées à Altkirch à partir de 18 h le soir et le week-end. Cette transformation s'accompagne de la décision de mettre en place un seul chirurgien orthopédiste de garde pour l'ensemble des sites du groupement hospitalier (Mulhouse, Altkirch, Thann et Saint-Louis). « Un super-chirurgien orthopédiste capable d'opérer à Mulhouse, capable de répondre en même temps aux problèmes postopératoires éventuels survenant sur l'ensemble des sites ? », s'interroge le Dr Heitz.

Pour mieux faire comprendre ses inquiétudes, il prend un exemple : « Vous avez 65 ans, vous vous cassez le col du fémur à 17 h 30 dans le Sundgau, vous êtes désormais dirigé vers les urgences de Mulhouse. Vous avez 80 ans, vous vous cassez une jambe à 20 h dans un Ehpad sundgauvien, direction les urgences de Mulhouse, avec ce que cela comporte d'attente et de stress. Car la prise en charge performante et à taille humaine dans un centre hospitalier de proximité a disparu. Et si vous vous cassez le col du fémur un vendredi matin à 10 h à Feldbach, vous êtes opéré dans la journée à Altkirch mais à 22 h, vous alertez l'infirmière pour une douleur au niveau d'une éventuelle prothèse, comment fera le chirurgien de garde à Mulhouse, confronté à une activité parfois très lourde, pour venir voir à Altkirch ce qui se passe vraiment ? »
Le « parent pauvre »du GHRMSAdepuis la fusion

Autre illustration du processus en cours : l'évolution de la régulation par le 15. « Les patients nécessitant une prise en charge chirurgicale sont de moins en moins orientés vers Altkirch même pour des prises en charge basiques, d'où une baisse d'activité qui permettra une nouvelle fois de justifier la fermeture de lits ! »

Les médecins estiment qu'Altkirch « est le parent pauvre du GHRMSA depuis la fusion » et souffre d'un manque total de soutien, « notoirement connu », alors qu'un autre scénario est possible : « Une réflexion sur une collaboration en multisite, avec l'intervention de praticiens de Mulhouse à Altkirch et vice-versa et faire profiter le GHRMSA des infrastructures d'Altkirch, accueillantes pour le service des urgences, d'un haut niveau technique pour le soin continu (7 lits) et un bloc opératoire moderne et aux normes ».

Alors que le service des urgences de Mulhouse « se porte très mal » (lire ci-dessous), la coordination sundgauvienne conclut sur le non-sens qui consiste à vouloir fermer celui d'Altkirch alors qu'il pourrait venir en aide à celui de Mulhouse.
Textes : Noëlle BLIND-GANDER (*) L'hôpital de proximité défini dans le projet de loi exerce « obligatoirement une activité de médecine, qui comprend le cas échéant des actes techniques. Ils n'exercent pas d'activité de chirurgie ni d'obstétrique ». Ils peuvent « à titre dérogatoire, pour favoriser l'accès aux soins et au regard des besoins de la population et de l'offre de soins présente sur le territoire, pratiquer certains actes chirurgicaux » sur décision du directeur général de l'Agence régionale de santé.

 

 
 

 

Le drapeau du Haut-Rhin battu par celui du Finistère !

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:32:58

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Le drapeau du Haut-Rhin battu par celui du Finistère !
 

 
Le Finistère s'est imposé face au Haut-Rhin. Document remis
Les votes ont pris fin : la coupe de France des drapeaux de départements, organisée par la société française de vexillologie (l'étude et la passion des drapeaux, armoiries, blasons, pavillons...), a été remportée par le drapeau du Finistère, qui bat, par 52 % des voix, celui du Haut-Rhin (48 %). Le vote était organisé sur Twitter et mettait à l'origine aux prises 106 drapeaux. Le drapeau du Haut-Rhin avait battu d'abord celui du Tarn-et-Garonne, puis ceux des Vosges, du Gers, de Meurthe-et-Moselle et du Doubs. Le drapeau du Finistère avait battu celui de la Gironde, de la Meuse, des Pyrénées-Atlantiques, du Cantal puis de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Le podium est donc le suivant : 1) Finistère 2) Haut-Rhin 3) Saint-Pierre-et-Miquelon (qui s'est imposé en « petite finale » face au drapeau du Doubs).

Le département du Haut-Rhin et sa présidente Brigitte Klinkert se sont investis dans cette compétition sur Twitter, en publiant des appels à voter. La Société française de vexillologie a d'ailleurs salué la collectivité pour son investissement dans cette étrange compétition.

Rappelons que les « régions » s'étaient opposées en 2018. Le drapeau alsacien s'était imposé face à celui de la Martinique (et ses fameux serpents) par 6 % des voix ! Il avait battu la Touraine et le Pays basque, avant d'être opposé au Périgord, qu'il avait également battu... avant d'être à son tour défait (de peu) par le drapeau du comté de Nice (lequel s'était imposé en finale face à celui de Bourgogne - Franche-Comté).

La société française de vexillologie donne rendez-vous en octobre 2019 pour la coupe de France des drapeaux des régions.

 

 
 

 

La brigade verte fête ses 30 ans Un environnement qui évolue

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:33:44

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La brigade verte fête ses 30 ans
Un environnement qui évolue
Bien installée dans le paysage haut-rhinois, la Brigade verte fête ses 30 ans. Le conseil syndical réuni à Pulversheim est revenu sur la question de l'équipement des agents avec des armes à feu, qui renvoie à l'évolution des missions du corps de gardes, ainsi que de la société.
 

 
Parmi les nombreuses missions qu'ils exercent, les gardes champêtres participent à des opérations aux côtés de forces de l'ordre, qui sont armées, a insisté l'un d'entre eux, lors du Conseil syndical.
En juin, la Brigade verte aura 30 ans. 328 communes alsaciennes, dont 326 haut-rhinoises, sont actuellement adhérentes au corps de gardes champêtres, dont le Conseil syndical s'est réuni à Pulversheim. Si la Brigade verte semble poursuivre sereinement son chemin, un échange policé a cristallisé les différences d'opinions sur la question de l'équipement des gardes avec des armes de défense individuelle - des armes à feu.
Faut-il armer les gardes champêtres?

Henri Masson, maire de Roggenhouse et président du Conseil syndical, a indiqué que la préfecture du Haut-Rhin, sollicitée pour une demande d'autorisation d'acquisition et de détention d'armes et de munitions, « est convaincue de la légitimité de cette demande au vu des missions que nos agents accomplissent toute l'année. Toutefois, il nous a été précisé que sans l'accord unanime des communes le dossier ne pourra évoluer favorablement ».

Or, lors d'un sondage réalisé en 2017, plusieurs communes n'ont pas répondu et une trentaine ont répondu négativement. « Dès demain, nous engagerons une nouvelle démarche pour leur expliquer l'intérêt de la dotation d'une arme de protection individuelle. Chaque commune devra prendre une délibération et des réunions seront organisées pour chacun des 11 postes de Brigade verte » a annoncé le président, qui a évoqué la modification les statuts comme autre solution.

Les divergences de points de vue sur les missions de la Brigade verte, « garante de la préservation du patrimoine naturel, rural et urbain », mais qui se veut également une « police de proximité » selon le site internet du corps de gardes champêtres, témoignent d'une « évolution de la société », ont constaté plusieurs intervenants.
Rural, périurbain et urbain : des réalités différentes

Elles révèlent aussi des différences de réalité de terrain et de vision des élus entre communes rurales, périurbaines et urbaines.

Sur les autres points à l'ordre du jour, le consensus a presque toujours été de mise. Les comptes 2018 (en léger excédent) ont été adoptés à l'unanimité, et le budget primitif 2 019 - « l'exercice s'annonce stable »- a été validé à deux abstentions près : « Il me semble qu'il peut paraître choquant qu'on provisionne 8 000 euros pour organiser une fête d'anniversaire, alors qu'on demande aux communes une augmentation de leur contribution de 0,05 EUR par habitant et par hectare» , a fait remarquer Jeanne Stoltz-Nawrot, la maire d'Husseren-Wesserling.
Moto, cheval, moustique tigre

Le président a aussi annoncé que la Brigade verte a engagé « une réflexion sur la place du cheval, le nombre de cavaliers étant en recul constant », ceci alors que « de nombreuses jeunes recrues sont titulaires du permis moto et souhaitent réaliser des patrouilles moto. Une commission moto a été constituée ».

La signature d'une convention de partenariat pour la mutualisation des moyens techniques et humains dans la lutte contre le moustique tigre, avec l'EID Rhône Alpes, le syndicat de lutte contre les moustiques 67 et le service de démoustication 68, a été approuvée par l'assemblée. Le financement de cette lutte, jusqu'ici assuré par le Département, sera à la charge de l'Agence Régionale de Santé dès 2020.

La Brigade verte aura 30 ans en juin. Pour sa fête d'anniversaire, organisée le 8 juillet au conseil départemental, elle conviera également Frédéric Bierry, le président du conseil départemental du Bas-Rhin, « au vu de la mise en oeuvre de la nouvelle Collectivité européenne d'Alsace. Nous faisons le nécessaire pour que toutes les communes soient satisfaites », a conclu le président.
Romain GASCON SE RENSEIGNER www.brigade-verte.fr

SE RENSEIGNER www.brigade-verte.fr

 
 

 

2018 en chiffres
o59 agents statutaires et cinq assistants gardes champêtres répartis sur 11 postes.

o633 procès-verbaux et 55 rapports de constatation.

oInfractions : 2 269 au code de la route, 496 en matière de dépôts sauvages, 87 pour diverses nuisances et pollutions, 71 à l'urbanisme, 486 actes de police funéraire.

oSurveillance de l'environnement : 971 pneumatiques ramassés (contre 381 en 2017), 1 495 dépôts d'immondices sans indices ramassés (contre 901 en 2017), 27 services de surveillance de la cueillette de l'arnica, 1 440 interventions pour divagation de chiens et 757 de chats, 736 oiseaux blessés transportés, 285 relevés de sites de batraciens, 1 029 contrôles de cartes de pêche.

 

Toujours l'espoir d'un dédommagement pour les orphelins

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 09:01:14

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Histoire Malgré-nous
Toujours l'espoir d'un dédommagement pour les orphelins
 

 
Gérard Michel, président de l'OPMNAM (au centre), et Jean Bézard (à droite), de l'association Soutien normand aux incorporés de force d'Alsace-Moselle.
Pour les orphelins de Malgré-nous, les années passent et apportent chaque fois leur lot de surprises. Bonnes ou mauvaises. Parfois juste un espoir.

À l'assemblée générale annuelle de l'OPMNAM, la nouveauté est venue cette année de cette information, tombée en février dernier, selon laquelle l'Allemagne versait une pension à - selon toute vraisemblance et dans des conditions qui méritent d'être éclaircies - des enrôlés volontaires étrangers dans l'armée nazie. « Ça me retourne... », laisse échapper Gérard Michel, président de l'OPMNAM, fils de Malgré-nous lui-même, et qui se bat pour un dédommagement. Car la pension, selon les informations parcellaires que donne l'Allemagne depuis deux mois, serait largement supérieure aux 1 400 euros versés à 86 000 Malgré-nous et leurs ayants droit au début des années 1980. Bien plus pour des volontaires que pour des incorporés de force, c'est ça qui le « retourne », Gérard Michel.

« C'est exactement le genre de pension que nous demandons à l'Allemagne depuis des années ! », poursuit le président, qui se bat pour que les enfants de Malgré-nous dont le père a disparu au front soient dédommagés. L'affaire est en cours, l'espoir maintient la flamme.

Une cinquantaine de personnes assistait à l'assemblée générale de l'association, vendredi à Saint-Hippolyte. Parmi lesquelles Jean et Nicole Bézard, qui se sont déplacés de Normandie où ils maintiennent eux aussi le Soutien normand aux incorporés de force d'Alsace-Moselle (Snifam). Un millier d'entre eux avaient été envoyés en Normandie sous uniforme nazi. « Je les revois, ces soldats, j'avais 9 ans mais je les revois. Ils pleuraient. » Et les Normands, raconte Jean Bézard, les soutenaient.

L'un d'entre eux, René Briwa, tué au bord de la Manche par son officier SS qui lui reprochait de ne plus vouloir avancer contre les libérateurs, a été rapatrié en Alsace en 1951.

Avec le soutien de l'OPMNAM, le Snifam organise le 29 avril prochain une cérémonie commémorative sur sa tombe à Petersbach.
ACB

 

 
 

 

Ligne Karlsruhe-Rastatt-Haguenau-Saarbrücken : une lettre à Rottner

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:35:04

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Haguenau  Politique
Ligne Karlsruhe-Rastatt-Haguenau-Saarbrücken : une lettre à Rottner
Les députés du Bas-Rhin Patrick Hetzel (LR), Frédéric Reiss (LR) et Vincent Thiebaut (LaREM) ont adressé un courrier au président de la Région Jean Rottner concernant la ligne ferroviaire Karlsruhe-Rastatt-Haguenau-Saarbrücken.
 

 
Les trois parlementaires estiment que la réactivation de cette ligne constitue une « préoccupation majeure » pour le territoire de Pamina, qui concerne le tiers nord du département du Bas-Rhin. « L'appartenance au Réseau de Transport Européen (RTE-T) est la condition pour obtenir le cofinancement des études et travaux d'infrastructures par la Commission Européenne », écrivent-ils. Et d'ajouter : « L'intégration du projet dans le Mécanisme pour l'Interconnexion en Europe (MIE) apparaît comme un préalable et une formidable opportunité pour concrétiser un projet stratégique pour notre territoire mais aussi l'ensemble du Rhin Supérieur. » D'autant que « ce « chaînon manquant » est reconnu comme « l'un des 19 projets potentiellement les plus profitables au niveau européen en vue d'améliorer le maillage ferroviaire européen ». Pour eux, la ligne est « stratégique pour le corridor du réseau central Rhin-Alpes et induit un effet essentiel de connexion au bassin économique du Bade-Württemberg, en particulier de la Technologieregion de Karlsruhe, ce qui peut bénéficier à l'attractivité de notre territoire et de ses entreprises. »

Leur préoccupation concerne aussi « les flux quotidiens de salariés frontaliers : le Landkreis accueille à lui seul environ 7 000 frontaliers ». Le dossier répond aussi à « un intérêt politique partagé avec nos voisins allemands, exprimé notamment par les travaux engagés de longue date sur le sujet par Pamina ».

Et de solliciter Jean Rottner pour soutenir ce dossier auprès de la ministre des Transports.

 

 
 

 

La cathédrale millénaire de Bâle

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 09:00:13

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La cathédrale millénaire de Bâle
 

 
L'aspect extérieur de la cathédrale de Bâle, qui fête ses mille ans cette année, n'a quasiment pas changé depuis 1500. Photo Oliver Hochstrasser
La cathédrale de Bâle se dresse sur sa colline, quelques dizaines de mètres au-dessus des eaux du Rhin, depuis mille ans. Elle est un peu moins flamboyante que Notre-Dame de Strasbourg, son aînée de quelques années, dont la flèche unique est un des symboles de l'Alsace tout entière. Et elle est restée protestante depuis le XVIe siècle - la Réforme a été introduite en 1529 à Bâle -, contrairement à sa grande soeur alsacienne retournée en 1681 dans le giron catholique par la volonté de Louis XIV.

Les Bâlois vont fêter leur cathédrale tout au long de l'année. Tout commencera ce dimanche des Rameaux, le 14 avril, avec un culte, explique la pasteure Caroline Schröder-Field. Il sera oecuménique : l'évêque de Bâle, Felix Gmürr, a annoncé sa venue.
Culte oecuméniqueet musique grégorienne

Ce même dimanche, à 18 h, celle que les Bâlois appellent aussi Heinrichsmünster, parce que sa construction a été voulue par Henri II, dernier Ottonien à avoir régné sur le Saint Empire, et sa femme Cunégonde, invite à un concert inaugural. Et l'organiste de la cathédrale Andreas Liebig de préciser : « Nous avons choisi de faire découvrir la musique qu'on pouvait entendre en 1019. J'ai été subjugué par le talent du Choeur grégorien de Paris-Voix de femmes, qui a accepté de venir jusqu'à nous. »

L'orgue sera, quant à lui, la vedette de nombreux autres concerts programmés tout au long de cette année du millénaire. « Cet "instrument du diable", comme l'appelait le réformateur Ulrich Zwingli, est cité dès 1303 dans la cathédrale de Bâle - c'est la plus ancienne mention d'un orgue en Suisse », commente Andreas Liebig.

La cathédrale qu'on voit aujourd'hui est l'un des monuments emblématiques de Bâle, avec ses deux tours de taille inégale, Saint-Martin et Saint-Georges, avec ses pierres en grès rose (des Vosges !) et ses tuiles multicolores. Ce n'est pas celle qu'ont connue Henri II et son épouse Cunégonde de Luxembourg. C'était en 1019 une basilique à nef triple, dont les tours se trouvaient côté fleuve. Incendiée en 1185, en grande partie détruite par le grand tremblement de terre de 1356, puis reconstruite, elle a finalement trouvé peu ou prou sa forme actuelle, du moins extérieure, le 23 juillet 1500 - « avant la cathédrale de Strasbourg », sourit Gian Casper Bott, directeur du musée Kleines Klingental.

La Heinrichsmünster a changé au fil des siècles. Mais elle a toujours été un centre cultuel et culturel important : n'est-ce pas dans ses murs qu'a eu lieu le concile de Bâle, de 1431 à 1449 ? Ou qu'a été créée l'université de Bâle en 1460 ? Elle reste aujourd'hui « un phare spirituel et intellectuel au coeur de la vieille ville, avance Matthias Zehnder, président de l'association 1000 Jahre Münster. Et nous y restons très attachés. » Il utilise cette image : « Elle est pour nous ce que sont les sommets des montagnes à l'habitant d'une vallée. » Un repère.
Schweitzer et Érasme

Les Alsaciens s'attarderont un instant, s'ils flânent sur la place, et avant d'accéder au cloître au sud de l'édifice, devant les troncs jumeaux du tilleul Albert Schweitzer et Hélène Bresslau. Une pancarte rappelle la fête qui s'est tenue là le 24 mars 2013, pour les cent ans du départ du docteur alsacien et de son épouse pour l'Afrique et Lambaréné.

Dans la cathédrale elle-même, après avoir gravi les marches pour accéder à la petite plateforme au bas des deux tours, ou découvert la crypte qui abrite notamment le sarcophage de l'évêque Rodolphe II, tué par les Hongrois en 917, il faut s'avancer loin dans la nef latérale gauche pour trouver la pierre tombale du grand Érasme de Rotterdam. Le « prince des humanistes », qui a donné son nom au programme européen d'échange pour les étudiants, est mort à Bâle en 1536 - il a été enterré dans la cathédrale.

Pour se documenter plus avant, Matthias Zehnder signale un ouvrage qui devrait paraître pour le 11 octobre, date anniversaire de la consécration de l'édifice : « Une équipe de spécialistes travaille depuis 2012 à cette monographie qui paraîtra aux éditions GSK [Société d'histoire de l'art en Suisse]. » Le livre de référence pour tout savoir sur la Heinrichsmünster.
Jean-Christophe MEYER PLUS WEB Notre diaporama surle site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

 

conservatoire de Colmar après la rétrogradation d'Hélène Sanglier

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:56:42

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conservatoire de Colmar après la rétrogradation d'Hélène Sanglier
Dissonance et division
La rétrogradation de la directrice du conservatoire de Colmar, Hélène Sanglier, a fait suiteà une tentative de médiation au sein de l'équipe. Deux camps se dessinent désormaisparmi les enseignants, entre ceux qui soutiennent la directrice adjointe et les autres.
 

 
L'harmonie et la sérénité ont quitté le conservatoire de Colmar.
Difficile d'obtenir des informations sur ce qu'il se passe au conservatoire de Colmar et de connaître précisément les faits qui ont mené à la rétrogradation de la directrice Hélène Sanglier, au poste (inexistant jusque-là) de directrice adjointe (DNA du 25 mars).

La Ville « ne souhaite pas exposer le dossier ». Quant aux professeurs, soumis au devoir de réserve, ils rechignent à parler, évoquant même des pressions de leur hiérarchie. Il apparaît cependant qu'ils sont divisés, entre ceux qui soutiennent la directrice, ceux qui lui reprochent des choses et les derniers qui gardent une certaine neutralité.

Contrairement à ce qu'a indiqué le maire lors du dernier conseil municipal (notre édition du 26 mars), le conservatoire de Colmar n'a pas fait l'objet d'un audit, mais d'une médiation, menée par un cabinet indépendant, au courant de l'automne.

« Le but de cette médiation était de permettre à tous les enseignants du conservatoire de s'exprimer. Toute l'équipe était au courant qu'une médiatrice était dans les locaux et pouvait aller lui parler » explique Cécile Striebig-Thevenin, adjointe en charge de la culture.
« Pour redynamiser l'établissement, trouverdes subventions, animer la ville, elle a rempli le contrat »

« La médecine du travail nous avait alertés sur des signes préoccupants concernant un certain nombre d'enseignants » précise-t-elle, en évoquant une vingtaine d'entre eux sur les 55 que compte le conservatoire.

Cette médiation, qui a échoué à ramener la sérénité au sein du conservatoire, est contestée par une partie du corps enseignant. Vingt-deux d'entre eux ont d'ailleurs adressé un courrier à la direction des ressources humaines de la Ville.

« Nous mettons en doute la qualité et l'impartialité du travail de la médiatrice. Nous pensons qu'Hélène Sanglier est victime d'une cabale animée par quelques professeurs, dont certains s'arc-boutent sur des privilèges et s'affranchissent des règles et usages en vigueur dans un tel établissement » ont-ils écrit.

Le texte fait allusion aux mesures prises par Hélène Sanglier, - notamment pour faire baisser les coûts et renforcer la sécurité -- qui auraient déplu à certains de leurs collègues : transferts d'heures d'un professeur en ayant trop à un autre, baisse de rémunérations pour des coordinations, respect du nombre autorisé d'élèves par classe...

En juillet, ces professeurs mécontents avaient rallié des parents d'élèves, pour rencontrer, avec eux, la municipalité et se plaindre de leur direction. « Ils se sentent agressés par la gestion d'Hélène Sanglier et ont l'impression que c'est tourné contre eux » commente un professeur.

La qualité du travail réalisé par Hélène Sanglier, depuis sa prise de poste de directrice, en septembre 2014, ne fait pourtant pas débat pour la Ville. « En ce qui concerne la gestion budgétaire et administrative du conservatoire, nous n'avons rien à lui reprocher. Pour redynamiser l'établissement, trouver des subventions, animer la ville, elle a rempli le contrat. En revanche, en ce qui concerne l'animation de l'équipe d'enseignants, elle a montré des faiblesses » relève Cécile Striebig. « Il fallait lui apporter une aide. Et c'est pour cela qu'elle reste directrice adjointe. »

Par l'intermédiaire de son avocat, Hélène Sanglier a déposé un recours gracieux pour contester cette rétrogradation, considérée comme une sanction déguisée.
L'ambiance estplus que délétère

« Elle a choisi la voie gracieuse et non l'agressivité de la voie contentieuse, car elle souhaite une solution à l'amiable » commente son avocat Me Clamer. « Nous contestons sa décharge de fonction et son affectation sur un poste qui n'existait pas et dont elle n'a même pas la fiche de poste. Ce recours est un moyen strictement juridique portant sur le non-respect de la procédure » précise-t-il. La Ville a deux mois pour répondre, sinon l'affaire ira au tribunal administratif.

Les soutiens d'Hélène Sanglier reconnaissent « qu'elle a parfois manqué de tact ou fait preuve de maladresse. Mais elle a su l'entendre et se remettre en question. »

Aujourd'hui, la souffrance s'est propagée à davantage de professeurs. L'ambiance est plus que délétère. La méfiance règne entre collègues. « Avant j'étais heureuse d'aller au travail, aujourd'hui ce n'est plus le cas, relève une enseignante. Cette situation est inconfortable pour tout le monde. »
Valérie FREUND

 

 
 

 

création d'un collège de professeurs
Pour seconder la nouvelle directrice par intérim, Françoise Guillon-Fontaine, cadre de la Ville mais totalement étrangère au monde de l'enseignement musical, un collège de trois professeurs va être créé, jusqu'à l'embauche d'une nouvelle direction, en septembre. « Ce collège, ouvert à toutes les candidatures, est en phase de validation. Il participera aux prochaines réunions portant sur des décisions spécifiques » indique Cécile Striebig.

 

La plus civique des promotions

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:31:51

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La plus civique des promotions
 

 
Brigitte Klinkert (à droite) s'est entretenue avec trois des cinq jeunes ayant accompli leur service civique au Sdis 68. Un chantier pionnier dans le Haut-Rhin, appelé à se renouveler tous les ans.

Photo DNA/Nicolas Pinot

Dispositif national impulsé en 2011, le service civique s'est étendu depuis peu à l'activité de sapeur-pompier. En pionnier, à Colmar, le Sdis (Service départemental d'incendie et de secours) 68 a ainsi accueilli cinq jeunes volontaires du département.

Ils ont bénéficié d'une formation citoyenne et d'une formation complémentaire d'équipier SPV (sapeur-pompier volontaire) toutes missions, avant d'être affectés dans différents centres d'incendie et de secours, où ils ont eu l'occasion de mettre à l'épreuve leur sens des responsabilités, leur esprit d'équipe et leur engagement au service des citoyens.
Des jeunes d'Illzach, de Mulhouse,de Wittenheim...

Âgés de 17 à 21 ans, Margaux Muller du centre d'Illzach, Alexandre Kraft du centre de Mulhouse, Florian de Bortoli du centre de Wittenheim, Sylvain Gabriel du centre de Sainte-Marie-aux-Mines et Clément Palese du centre de Colmar, font partie des six jeunes dont la candidature a été retenue par le Sdis 68 pour cette première promotion.

D'une durée de neuf mois à partir de juillet 2018, leur engagement dans une mission d'intérêt général leur a permis d'acquérir une première expérience fort utile puisqu'ils sont déjà tous pompiers volontaires.

Ils ont notamment pris part à des actions de promotion du volontariat lors des rencontres nationales de la sécurité en octobre, des interventions au profit de la mission citoyenne du Sdis 68 comme l'opération « Trois gestes pour une vie » dans les collèges, des formations aux gestes qui sauvent, de la sensibilisation aux risques d'incendie domestiques et des actions de prévention avec la gendarmerie.

Au Sdis 68, ils ont reçu les félicitations de la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, en présence du directeur du Sdis, le colonel hors classe René Cellier, et du responsable adjoint du groupement de développement du volontariat au Sdis, François Notter. « Vous nous avez également beaucoup apporté », a déclaré à leur adresse René Cellier qui loue ce « chantier pionnier dans le Haut-Rhin », accueillant en tout onze jeunes en service civique chez les pompiers du département, et qui constitue un formidable tremplin pour leur avenir professionnel.

Le Sdis ayant obtenu un agrément triennal de l'agence du service civique, la prochaine promotion en est déjà aux candidatures via le site internet de ladite agence. Deux jeunes sont d'ores et déjà été sélectionnés pour la promotion 2019.
N.P.

 

 
 

 

Logelheim Challenge de quilles du conseil départemental Le club Espoir termine deuxième

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:39:17

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Logelheim  Challenge de quilles du conseil départemental
Le club Espoir termine deuxième
Le club de quilles Espoir de Logelheim, présidé par Richard Kamper, poursuit sa belle saison après avoir obtenu de haute lutte le titre de champion de France en quilles Saint-Gall.
 

 
Les équipes finalistes du challenge du conseil départemental.
Le week-end dernier, l'équipe 1 s'est illustrée en se classant deuxième au challenge du conseil départemental qui se déroulait sur la piste de Riedisheim. Vendredi soir, ils ont remporté la demi-finale de la zone Nord en battant Houssen par 6 à 0, et 1071 bois contre 1020.

Le lendemain, dans la demi-finale de la zone Sud, Jungholtz a battu Ungersheim par 4 à 2, et 1321 bois contre 1296.

Dimanche matin, lors de la petite finale, Ungersheim a battu Houssen par 6 à 0, et 1238 bois contre 1134.

L'après-midi, Jungholtz n'a laissé aucune chance à l'équipe de Logelheim avec une victoire de 6 à 0, et 1322 bois contre 1279.

Classement du challenge 2019 du conseil départemental du Haut-Rhin : 1) Jungholtz, 2) Logelheim, 3) Ungersheim, 4) Houssen.

 

 
 

 

Un concert austro-hongrois qui en vaut la chandelle

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:40:44

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Un concert austro-hongrois qui en vaut la chandelle
 

 
Un bel écrin pour un beau concert.  Photos L'Alsace /M.T.
Les lueurs subtiles et délicates des chandelles ainsi que les valses de Strauss et les danses populaires hongroises, reflets du crépuscule des empires au XIXe siècle, ont illuminé le bel écrin néobyzantin de la synagogue de Thann.

De Prague à Trieste, de Vienne à Budapest, l'assistance a ainsi pu s'imprégner de l'immense héritage culturel qui régnait au temps des valses de Strauss, de l'empereur François Joseph et de sa célèbre épouse Élisabeth (Sissi)...
Des hommages en musique

Pour cette occasion unique, les organisateurs ont également tenu à rendre hommage à Charles Ier et à l'impératrice Zita, grands-parents paternels de son altesse impériale et royale l'archiduc Rudolf d'Autriche, prince de Hongrie, de Croatie et de Bohème, qui a honoré ce concert austro-hongrois par sa présence. Parmi les officiels, ont également pris part à la soirée Daniel Mérignargues, sous-préfet de Thann-Guebwiller, Élie Cohen, président du consistoire du Haut-Rhin, Flavia Diet, adjointe et représentante du maire de Thann et Annick Luttenbacher, conseillère départementale du Haut-Rhin.

« En nous produisant dans cet ancien lieu de culte, nous avions à relever un double défi : nous adapter à l'acoustique et arranger les compositions de Johann Strauss, père et fils, à nos instruments à vent », a indiqué Bernard Meyer, directeur de l'harmonie.

À l'évidence, les 40 musiciens, en enchaînant les mouvements du Beau Danube bleu jusqu'à la célèbre Marche de Radetzky, ont réussi à répandre avec fougue une ambiance joviale et festive. Au final, un bel hommage à la musique juive avec un Shalom Aleichem des plus entraînants.

En première partie, le trio composé de Julien Pidancier, violoniste, Sorin Gueraliu, cymbaliste, et Natali Pavlovic au piano a fait miroiter un autre regard sur les cultures traditionnelles de l'Europe centrale et des Balkans. Parfois par des mouvements introductifs lents suivis par des allegro vivo, ils ont exprimé avec talent la frénésie des czardas (danses) hongroises ainsi que la nostalgie et les rythmes populaires des airs roumains et tziganes.
Michel TSCHANN

 

 
 

 

Des gilets jaunes moins mobilisés, mais Macron sous pression

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:45:53

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Des gilets jaunes moins mobilisés, mais Macron sous pression
 

 
Nouvelle mobilisation des gilets jaunes, ce samedi à Toulouse. Photo Pascal PAVANI / AFP
Maintenir la pression. Ce samedi, les gilets jaunes avaient fait du Capitole de Toulouse leur « capitale » pour protester contre la politique du gouvernement. À Paris, Emmanuel Macron peaufinait, lui, ses pistes de sortie du grand débat. Dans l'espoir de mettre un terme à une crise qui dure depuis cinq mois.

Quelques milliers de personnes ont défilé dans les rues de la ville rose et aussi dans d'autres villes, de Marseille à Bordeaux en passant par Montpellier, Laval et Paris. La participation nationale était proche de celle observée la semaine passée, la plus faible depuis le début du mouvement (*).

À Toulouse, la tension est montée en début d'après-midi entre cortège et forces de l'ordre, qui ont lancé gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes pour réduire le périmètre de la manifestation, interdite de centre-ville et de la place du Capitole. La préfecture a recensé deux blessés et 23 interpellations.

Sur les pancartes, la défiance à l'égard de l'exécutif s'exprimait sans détours. « Le grand débat, grand blabla », « Macron on n'attend rien de vos annonces », pouvait-on ainsi lire sur les pancartes du petit cortège parisien. « Pour que le mouvement s'arrête, il faudrait qu'il annonce le RIC (référendum d'initiative citoyenne) et la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité », explique Phil, un brancardier de 58 ans, protestataire depuis le 17 novembre.
Justice fiscale

Entre ces irréductibles de la rue et l'Élysée, le dialogue est rompu. Le président de la République cherche à rétablir la confiance avec le reste des Français. Il doit annoncer les conclusions qu'il tire du grand débat. Et les mesures concrètes qui vont sortir de cet exercice qui a permis à l'exécutif de reprendre du terrain médiatique au mouvement des gilets jaunes.

Emmanuel Macron est sous pression : si ses mesures convainquent la majorité silencieuse, le président peut ouvrir une nouvelle page du quinquennat. À l'inverse, si ses annonces tombent à plat, il s'embourbe dans une opération perçue comme un simple outil de communication. Le chef de l'État se trouverait alors entravé dans la poursuite de ses réformes.

Sous pression des Français, sous pression budgétaire (les finances publiques n'offrent pas de marge de manoeuvre), Emmanuel Macron l'est aussi au sein de son équipe. Adepte du « en même temps », il a construit un gouvernement alliant sensibilités de droite, et de gauche.

Mais l'aile droite est beaucoup plus organisée et structurée que l'aile gauche. Elle pousse ses pions. Édouard Philippe, le Premier ministre, a mis en avant la nécessité de baisser les impôts. L'aile gauche, plaide, elle, pour des mesures de justice sociale.

Le président de la République ne laisse rien fuiter. Pour donner de la force aux mesures que l'exécutif promet « concrètes ».

Le suspense sera bientôt levé. Le chef de l'État devrait s'exprimer en début de semaine
(*) Ils étaient 31 000 en France selon le ministère de l'Intérieur. un décompte contesté par les gilets jaunes, qui ont compté 81 000 participants.

 

 
 

 

FAITS DIVERS Colmar et Ingersheim colmar -Dix cabanons de jardin incendiés

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:57:20

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FAITS DIVERS Colmar et Ingersheim
colmar -Dix cabanons de jardin incendiés
Huit cabanons de jardins ont été incendiés à Colmar dans la nuit de vendredi à samedi, et deux autres une heure plus tôt à Ingersheim, même si aucun lien ne peut être établi à ce jour.
 

 
COLMAR.- Ignace Alberti (à gauche), vice-président de l'association des jardins familiaux et un bénévole devant l'endroit où ont brûlé quatre cabanons accolés, sur les huit incendiés au Dagsbourg vers 4 h.
« On venait de terminer la reconstruction des deux cabanons, qui ont brûlé dans la nuit du 2 au 3 mars, aux jardins de l'Espace de l'Ill au Ladhof, lorsqu'on a appris la mauvaise nouvelle... », soupirent Ignace Alberti, vice-président de l'association des jardins familiaux de Colmar et son ami Jean-Pierre.

Tous deux sont venus constater les dégâts au Dagsbourg, près du quartier Europe tout au bout de l'avenue de Rome, où quatre cabanons « doubles » - aménagés par huit bénéficiaires - ont brûlé à trois endroits différents dans la nuit de vendredi à samedi.

Des petits coins de paradis, il ne reste quasiment que des cendres, malgré l'intervention d'une dizaine de pompiers de 4 h 20 à 6 h 50. Au moins deux bouteilles de gaz se trouvaient à l'intérieur, mais aucun blessé n'est à déplorer. D'autres jardiniers montrent l'endroit où le ou les incendiaires auraient découpé le grillage et indiquent que quelques autres cabanons ont été forcés et fouillés, sans être brûlés.

Un peu plus d'une heure plus tôt, à 3 h 10, les pompiers ont été appelés pour l'incendie de deux gloriettes - non accolées - aux jardins familiaux près des étangs d'Ingersheim, chemin Mattensteinweg. Ici aussi, d'autres cabanons auraient été forcés et fouillés.

Policiers et gendarmes ont procédé hier aux constatations. Si l'origine volontaire des feux ne fait pas de doute, à ce stade des investigations rien ne permet d'affirmer que les faits ont été commis par un ou les mêmes auteurs à Colmar et Ingersheim.
J-F.S

 

 
 

 

Vandalisme ou vol à la tire ?

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:38:45

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Vandalisme ou vol à la tire ?
 

 
La rédaction

Vraisemblablement dans la nuit de vendredi à samedi, le véhicule de service de la rédaction colmarienne de L'Alsace, a été sérieusement endommagé.

Garé sur le « parking » propriété du conseil départemental entre la rue Bruat et la rue de la Gare à Colmar, la Peugeot 208 faisait pâle figure samedi matin : un ou plusieurs individus se sont servis d'un piquet en bois trouvé sur place pour briser deux vitres et endommager à divers endroits la carrosserie d'un véhicule de service affichant à peine 500 km. Il n'y avait rien à dérober dans cette voiture servant aux journalistes de la rédaction, en particulier aux faits diversiers, souvent sur la route.

C'est donc bien un outil de travail qui a été bêtement ciblé et qui devra faire l'objet d'une immobilisation a priori longue. Plainte pour dégradations a été déposée au commissariat de police.