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Hautes Vosges Circulation Le déneigement de la Route des Crêtes est en cours

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:26:18

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Hautes Vosges Circulation
Le déneigement de la Route des Crêtes est en cours
 

 
Cycliste devançant l'ouverture du 26 avril, au milieu des opérations de déneigement, ce jeudi sur la Route des Crêtes.
La Route des Crêtes devrait être rendue à la circulation automobile le 26 avril prochain entre le Grand-Ballon et le col du Rothenbach. Depuis la fin de la semaine dernière, les équipes du service route du conseil départemental du Haut-Rhin sont en action. Ils ont travaillé ce jeudi dans les congères en contrebas du Batteriekopf et du Rothenbachkopf. Celles-ci ne sont pas très hautes cette année. La portion qui dépend du département des Vosges devrait rouvrir d'ici le 30 avril.
Voir notre vidéo et notre diaporama sur dna.fr.

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Technoport : priorité à l'écologie`

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:29:09

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Technoport : priorité à l'écologie
 

 
Premier scénario : une rue centrale desservant des constructions de part et d'autre, entourée d'un parc périphérique. Document Urban Act
Le projet de Zac du Technoport avance bien. Et la deuxième réunion publique de concertation, mercredi soir à Saint-Louis, l'a confirmé. Après une présentation globale il y a un mois, Saint-Louis agglo (SLA) est cette fois entré dans le vif du sujet avec la présentation de trois variantes d'aménagement (numéro 1 : une rue centrale ; numéro 2 : un parc central ; numéro 3 : pas de parc), avant de retenir la deuxième option. Une présentation effectuée par Alexandre Bouton, architecte urbaniste chez Urban Act. Chacun des scénarios retenus a été évalué (bon, neutre ou mauvais) et comparé aux autres selon quatre thématiques : écologie, économie, usages et mobilité.

ÉCOLOGIE.- Sur le plan environnemental, le scénario numéro 3 est clairement à bannir puisque la restauration d'un corridor écologique serait compromise, de même que la renaturation du Liesbach. La pollution lumineuse et le renforcement de l'effet îlots de chaleur avec la concentration des constructions sont aussi des éléments très négatifs. Les deux autres scénarios sont plus avantageux, notamment le numéro 2, qui offre un corridor écologique plus large, une renaturation du cours d'eau optimale et la création de milieux favorables à la biodiversité.
Vélos et piétons éloignés du trafic

ÉCONOMIE.- Le scénario numéro 3 se démarque nettement des deux autres, mais positivement cette fois puisque le renforcement du programme de constructions permettrait de créer 6500 emplois au lieu des 4000 prévus actuellement et à SLA de vendre 440 000 m² de surface de plancher contre 280 000 m² pour les deux autres scénarios. Des arguments insuffisants pour convaincre l'agglo, qui a même opté pour l'option la moins avantageuse économiquement puisque le projet numéro 2 prévoit la création de deux voies de communication, soit un montant de travaux de voirie plus élevé.

USAGES.- En termes de confort d'usage du parc et de qualité des espaces publics, seul le projet numéro 2 se démarque, notamment par sa cohérence et sa continuité d'ensemble. « Le parc sera plus éloigné de l'A35 et de la voie ferrée et la nature deviendra un espace public à part entière. Les constructions le long de l'autoroute serviront aussi de barrières acoustiques, ce qui rendra le parc plus tranquille », relève l'architecte urbaniste.

MOBILITÉ.- Si le deuxième projet est légèrement en dessous des deux autres en ce qui concerne la desserte des transports en commun, avec notamment des arrêts de tram un peu plus éloignés des constructions (plus de 200 mètres), il présente d'autres avantages non négligeables, à commencer par la création de cheminements piétons et vélos en site propre, éloignés de la circulation, mais aussi des flux routiers mieux répartis et non plus concentrés sur un axe nord-sud, comme le prévoit l'option numéro 1.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

 

technoport - Pollution, parkings, vélos, golf...

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:28:30

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technoport - Pollution, parkings, vélos, golf...
 

 
En fin de présentation, la parole a été laissée à l'auditoire, pour une séance de questions-réponses très instructive. Parmi la trentaine de personnes présentes, une petite partie s'est exprimée et a donné son avis. Principales préoccupations de l'assistance, les questions touchant à la mobilité et à l'environnement. Mais pas seulement...
« L'endroit le plus pollué »

Une habitante du secteur s'est ainsi étonnée de la création d'un parc « en plein milieu de l'endroit le plus pollué du coin, où personne ne va aller ». Réponse d'Alain Girny, le président de Saint-Louis agglomération (SLA), un brin agacé par cette remarque : « Faudrait-il alors ajouter des bâtiments et encore plus de pollution ? » Ce dernier a pris en exemple ce qui a déjà été fait chez le voisin suisse, avec le Lange Erlen et le Park im Grünen, des lieux de nature qui restent très fréquentés par le public malgré la proximité d'axes routiers importants qui génèrent énormément de trafic.

Pour répondre à la question de cette même habitante qui mettait en cause l'utilité de la création d'un pôle commercial et de loisirs, l'architecte urbaniste Alexandre Bouton a, lui, mis en avant le potentiel du secteur : « L'EuroAirport, ce sont 15 000 employés qui trouveront ici un lieu de récréation et de consommation qu'ils n'avaient pas avant. »

Olivier Boule, président d'Arcoba (association des artisans et commerçants de Bartenheim) a tenu à en savoir plus sur la surface commerciale totale du projet porté par Unibail. Et c'est Christophe Noël, en charge du projet dans le secteur, qui lui a répondu : « Il y aura bien 60 000 m² de surface de vente, mais la superficie totale du projet est de 85 000 m² de surface utile. Ces 25 000 m² supplémentaires serviront à déployer des espaces culturels, de loisirs et de divertissement. »
Un parking silo de 4500 places

Au fil des échanges, on a aussi pu apprendre que l'agglo allait privilégier les parkings souterrains et aériens pour le stationnement, un parking silo de 4500 places étant déjà prévu dans le projet. Les modes de déplacements doux ne seront pas négligés pour autant « mais il faut aussi que les gens prennent en compte les efforts que l'on fait et prennent l'habitude de se déplacer autrement qu'en voiture, estime Alain Girny. Nous avons prévu d'améliorer tout ce qui concerne les piétons et les cyclistes, en se basant sur le modèle bâlois qui, rappelons-le, ne s'est pas construit en un jour. Mais nous allons y arriver. » Dans cette optique, une place importante sera laissée aux pistes cyclables, qui ne seront pas trop proches de la route. La conseillère départementale Pascale Schmidiger a, quant à elle, souligné que le département était engagé dans le développement de parkings relais pour faire la promotion des transports collectifs. Le Technoport ne devrait donc pas échapper à la règle... Le cadencement des bus sera aussi augmenté, avec deux lignes supplémentaires qui viendront prochainement du Sundgau.
Un viaduc pour la voie ferrée

L'emplacement de la voie ferrée, qui sera prolongée jusqu'à l'EuroAirport, a également été défini puisqu'un viaduc enjambera le Technoport. Viaduc au-dessous duquel une ouverture de 170 mètres de large sera laissée afin de faire passer les routes, le tramway, le ruisseau du Liesbach et le corridor écologique. Le golf 9 trous sera, lui, réparti sur l'ensemble des 20 hectares du parc, « avec quelques protections à certains endroits », précise Alain Girny. Le tracé de l'extension du tram 3 n'est, en revanche, pas définitivement validé. S'il est situé sur le côté est pour l'instant, il pourrait bien basculer à l'ouest, le long de l'A35, où les terrains sont la propriété de SLA, alors qu'ils appartiennent à la SNCF de l'autre côté et devraient donc être rachetés.

Enfin, un habitant s'est inquiété d'éventuels « problèmes de squat, de drogue et de délinquance qui pourraient apparaître, dans une zone sans habitation et qui sera déserte après 20 h ». Une problématique que l'agglo compte combattre à grand renfort d'animations : « Cette zone fonctionnera aussi le soir et parfois assez tard le week-end, avec une offre événementielle et de restauration très régulière », promet Christophe Noël.
S.Sp.

 

 
 

 

Et la communauté européenne d'Alsace ?

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:17:02

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Et la communauté européenne d'Alsace ?
 

 
Le Lions Club Sélestat Haut-Koenigsbourg a eu davantage de chance que le PS puisqu'il organise vendredi 26 avril à partir de 19 h à la Bibliothèque humaniste deux conférences : « Présentation de la Communauté européenne d'Alsace » avec Frédéric Bierry et Brigitte Klinkert, présidents des deux conseils départementaux et « L'Europe à la veille des élections européennes » avec la sénatrice Fabienne Keller, Marcel Bauer, maire de Sélestat, et Pierre Bihl, maire de Bergheim et vice-président du conseil départemental du Haut-Rhin.

 

 
 

 

Europe : Macron en solo

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:17:56

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Europe : Macron en solo
 

 
Laurent Bodin

Nathalie Loiseau est officiellement la tête de liste du parti présidentiel, La République en Marche, allié au MoDem, aux élections européennes. La désormais ex-ministre des Affaires européennes n'est cependant pas la tête d'affiche. C'est bel et bien le président de la République, Emmanuel Macron, qui passe un test grandeur nature avec ce scrutin. Tout particulièrement s'agissant de LREM, les résultats dépendront moins des promesses de campagne de Mme Loiseau que du bilan de l'exécutif après deux années d'exercice du pouvoir, dont six mois sous la pression du mouvement des gilets jaunes.

Après avoir échoué à convaincre l'Allemagne de le suivre dans son projet de réforme du fonctionnement de l'Union européenne, Emmanuel Macron a décidé de jouer sa propre carte. Le chef de l'État a donné son feu vert à la taxation des géants du numérique, projet qui n'avait pu voir le jour à l'échelle de l'UE. Au fur et à mesure qu'approche le 26 mai, Emmanuel Macron se montre de plus en plus ferme. Ce fut le cas, cette semaine, sur le Brexit, mais aussi sur les négociations commerciales entre les États-Unis et l'Europe. Le président français a voté contre, sans que cela n'empêche la reprise du processus. Dans ce message clairement destiné aux Français, le chef de l'État tente d'appliquer l'une de ses promesses : faire en sorte que l'Europe protège les citoyens des États membres plutôt que de les fragiliser à travers une concurrence débridée.

Sans préjuger de leur sincérité, les prises de position d'Emmanuel Macron ne peuvent que satisfaire des Français qui entendent que l'Union européenne leur facilite la vie au lieu d'imposer des règles techniques en même temps qu'une libéralisation totale de l'économie. Le problème est que, s'il ne parvient pas à convaincre ses homologues qu'il est dans leur intérêt de suivre la même voie, cette position servira ses intérêts nationaux mais ne fera nullement avancer une Europe qui, aujourd'hui, n'est pas loin de la paralysie.

 

 
 

 

Dans un courrier à Rottner, Macron rassure Strasbourg

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:18:23

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Dans un courrier à Rottner, Macron rassure Strasbourg
 

 
Le Parlement européen va-t-il rester à Strasbourg ?

Archives L'Alsace/Jean-Marc Loos

Le président de la région Grand Est, Jean Rottner, avait adressé, le 12 mars dernier, un courrier au président de la République pour l'alerter sur la pérennité du Parlement européen à Strasbourg. Emmanuel Macron a répondu à Jean Rottner, qui vient de délivrer dans un communiqué la teneur de cette réponse. Le président de la région, comme d'autres élus, avait été interpellé par la prise de position de la nouvelle patronne de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, « dauphine » d'Angela Merkel, qui s'était prononcée dans une tribune pour le déménagement du siège à Bruxelles...

« Soyez certain que je continuerai de défendre cette ville, dont le statut de capitale européenne, inscrit dans les traités, est intangible et non négociable », a écrit Emmanuel Macron dans sa réponse en date de ce lundi 8 avril.
Attention aux mots

Jean Rottner s'est félicité de ce soutien du président de la République qui « conforte, officiellement et avec force, le rôle de capitale européenne de Strasbourg ». « Le chef de l'État a entendu notre appel lancé pour le respect des traités fondateurs gravant Strasbourg comme siège intangible du Parlement européen », conclut Jean Rottner.

Toutefois, l'extrait de la lettre d'Emmanuel Macron, tel qu'il nous est donné, ne permet pas d'être pleinement optimiste. La phrase du président de la République ne cite pas explicitement le siège du Parlement européen. De la même façon, dans une interview qu'il avait accordée lors de sa venue au Parlement il y a un an, le chef de l'État avait défendu le statut de capitale européenne de Strasbourg. Ce statut, la ville le doit aussi à la présence du Conseil de l'Europe, qui a pour siège Strasbourg depuis sa création en 1949. C'est d'ailleurs par un traité, celui de Londres, qu'a été fixé à Strasbourg le siège du Conseil de l'Europe. Celui-ci n'est pas contesté. Mais celui du Parlement européen l'est et les mots « siège du Parlement européen » restent invisibles dans les réponses du président de la République, qui peu-vent tout à fait, de façon sibylline, évoquer le Conseil de l'Europe... Allez, encore un petit effort !

 

 
 

 

OMNISPORTS La ministre des Sports Roxana Maracineanu de retour à Mulhouse « Les gens sont heureux pour moi »

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:21:12

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OMNISPORTS La ministre des Sports Roxana Maracineanu de retour à Mulhouse
« Les gens sont heureux pour moi »

Roxana Maracineanu n'avait pas encore remis les pieds à Mulhouse depuis sa nomination à la tête du ministère des Sports il y a huit mois. Vendredi, elle a évolué en terrain conquis, avec fierté et émotion.
 

 
La ministre des Sports a découvert avec émotion la plaque qui jouxte désormais le "Bassin Olympique Roxana Maracineanu".
Roxana Maracineanu en a vu d'autres. Mais ce vendredi, l'ancienne petite sirène de l'Illberg a quand même été rattrapée à plusieurs reprises par l'émotion.

- C'est la première fois que vous revenez à Mulhouse. Le moment est forcément particulier, non ?

- Oui, même si j'ai bien sûr été en contact téléphonique avec mes proches depuis ma nomination. La dernière fois que j'étais là, c'était en avril 2018, pour donner une petite formation sur le "savoir nager" au Mulhouse Olympic Natation et pour remettre une médaille à François Matter, mon médecin du temps où j'étais nageuse ici.

Alors, oui, c'est évidemment particulier de revenir en tant que ministre parce que les gens sont heureux pour moi, autant qu'ils ont été surpris, comme moi, au moment où le poste m'a été proposé.
« Ici, le lien de confiance existe déjà »

- Vous mesurez le chemin parcouru ?

- Oui, il y a de ça, mais il y a aussi le plaisir de partager avec ma famille agrandie, parce qu'ici c'est vraiment ma famille. C'est le club qui m'a accueillie à un moment particulier de ma vie, de mon enfance, de mon arrivée en France, et qui m'a toujours accompagnée, du début à la fin de ma carrière, un peu après aussi. On est pas mal resté en contact ces dix dernières années. Déjà en avril, j'étais vraiment contente, parce qu'on avait renoué le contact aussi sur le plan professionnel, entre le club et l'association que j'avais montée en région parisienne, "J'peupa G piscine !".

- Il y a cette petite phrase qui circule au Mulhouse Olympic Natation ces temps-ci : « Au MON, on a formé des champions d'Europe, du monde, des médaillés olympiques et maintenant, des ministres »...

- Oui, j'imagine bien que pour Laurent Horter (président d'honneur du MON et entraîneur à ses débuts) et son épouse Marie-Octavie, ça doit être très réjouissant de me voir là. Je l'avais d'ailleurs déjà dit en venant il y a un an... (elle coupe, submergée par l'émotion).

- Comment avez-vous effectué vos choix pour cette visite ?

- En fonction de nos priorités ministérielles, d'abord, mais aussi parce que c'était le bon moment pour parler du plan "Aisance Aquatique" que je porte et qui est sur le point d'être publié. Nous sommes lancés dans un processus de démocratisation du contenu pédagogique de la natation et du vélo.

À Mulhouse, il y avait l'occasion de prendre la température sur le terrain, de voir comment ça peut être accueilli, et ici, c'est très bien accueilli. À l'Agglo, on m'a dit que seulement 30% des enfants savaient nager en 6e, c'est encore moins que la moyenne nationale. C'est donc un bon choix d'en avoir parlé ici, parce qu'il y a vraiment quelque chose à faire sur le territoire de Mulhouse Alsace Agglomération.
« Je suis une citoyenne de l'Europe »

- Vous trouvez encore le temps de nager ?

- Oui, je m'y suis remise une fois par semaine, le lundi. Ce n'est pas facile, on est tout le temps à droite, à gauche, souvent en voiture...

- Et ça vous manque ?

- Non, pas à moi, mais peut-être un peu plus à mon corps, oui... (rires) Moi, ça va. Intellectuellement, ce que je fais est très satisfaisant et me suffit.

- Est-ce toujours juste de parler de Roxana la Mulhousienne ?

- Oui, oui (rires). Mais moi, je suis une citoyenne de l'Europe comme on dit. Il y a Roxana la Roumaine, Roxana de Bucarest, Roxana de Mulhouse, Roxana de Clamart et maintenant Roxana du ministère des Sports, dans le 13e arrondissement à Paris.

De toute façon, j'ai connu dans ma vie tellement de moments forts depuis mon départ de Roumanie à l'âge de 9 ans qu'on a créé des contacts forts partout où on est passé avec ma famille. Mais évidemment que mon long passage à Mulhouse est loin d'être anodin.

- Vous avez encore le temps de suivre l'actualité de la natation françai se et alsacienne en particulier ?

- Il va falloir, parce que la saison des championnats de France reprend, par la natation la semaine prochaine justement. Je serai d'ailleurs à Rennes dimanche je pense, le jour où Louise (Lefebvre, grand espoir du Mulhouse ON, ndlr) nagera le 200 m dos, ma spécialité. Cette petite, je la suis, oui. Déjà parce que j'ai nagé avec sa maman à l'époque (Delphine Rousseau) et puis parce que j'ai moi aussi ma fille aînée (Nina, bientôt 10 ans) qui vient de commencer la natation. J'ai montré une vidéo d'elle à Lionel (Horter, son emblématique entraîneur) jeudi soir et il m'a dit : ''Qu'est-ce qu'elle nage bien !''. Je me dis que, peut-être, elle suivra les traces de Louise et que ça permettra d'assurer une continuité (rires). Il y a vraiment un truc spécial dans cette piscine de l'Illberg. Je souhaite en tout cas à Louise la plus grande réussite possible. Je suis convaincue qu'elle va y arriver parce qu'elle a les qualités physiques, mentales et de travail. Je suis très confiante.

- Vous allez encore assister au match de handball féminin Metz - Bucarest ce samedi soir en Ligue des champions...

- Toutes les étoiles sont alignées ! Et en ce qui concerne le match, j'ai déjà dit que j'étais 100% Française et 100% Roumaine. Là, je serai 50-50 !
Propos recueillis par Fabien ROUSCHOP

 

 
 

 

60 ans de la maison ferber - « La chance de pouvoir choisir »

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:39:06

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60 ans de la maison ferber - « La chance de pouvoir choisir »
 

 
Christine Ferber a conçu 1 400 recettes différentes. Photos DNA/Julien Kauffmann
Elle n'a « rien inventé », « rien créé ». Christine Ferber l'affirme sans fausse modestie. « Celui qui a fait la première confiture, qui a permis aux gens de manger des fruits en plein hiver. L'inventeur de la pâte brisée, de la pâte à choux. Eux ont créé, eux ont inventé. Je ne fais que composer », développe-t-elle d'une voix douce.

Si elle n'a rien inventé, Christine Ferber a, au moins, transformé la confiture en produit gastronomique. Dans son laboratoire, pas de fruits congelés, évidemment, et un respect du produit presque obsessionnel.
« Les machines ne remplacent pas les gestes »

Chez elle, « toutes les pêches arrivent entières. Elles sont étuvées, épluchées, coupées à la main. Si on veut en faire une purée ensuite, on les transforme en purée. Je pourrais utiliser une centrifugeuse, mais les machines ne remplaceront pas les gestes. Il faut respecter le produit », en le malmenant le moins possible.

Les griottes sont dénoyautées à la main. Les mirabelles triées selon leur maturité, débarrassées de leurs tâches et griffures dues aux feuilles, aux oiseaux...

Cette matière première est sélectionnée avec l'exigence d'un grand chef. Pour ses confitures de cerises, elle ne travaille que trois variétés différentes, dont la rare Blanche de Napoléon. Même chose pour les fraises, seules la Korona et la Mara des bois trouvent grâce à ses yeux... et au palais des amateurs de confiture Ferber. « Je travaille avec les mêmes producteurs depuis 35 ans. » Ils sont principalement situés dans le Bas-Rhin.

Dès le printemps, elle les appelle, pour s'enquérir de la floraison des arbres. « C'est une angoisse permanente », grimace-t-elle.
« Les agriculteurs ont eu la patience d'attendre »

Et quand la nature est moins généreuse, elle doit s'adapter. Le client aussi. « Depuis 1999 les récoltes de mirabelles sont plus compliquées. Il fait chaud, les arbres manquent d'eau et font parfois tomber leurs fruits, dans un réflexe de survie. L'an dernier, j'en ai reçu des magnifiques, le 15 septembre. Les agriculteurs ont eu la patience d'attendre, il y a eu un peu de pluie. » Sur la rhubarbe, elle n'en veut plus après le 15 mai, car sa texture change, elle devient moins acide. Il lui arrive de recevoir 300 comme 1 300 kilos, selon les années et la météo.

Cette exigence est-elle un luxe ? « Si on n'avait pas eu d'autres activités, la pâtisserie, le traiteur, la boulangerie, un peu de chocolat, je n'aurais pas pu me permettre de faire de la confiture de cette manière. » C'est-à-dire trois à quatre kilos à la fois, précuits, puis cuits lentement, dans des bassines en cuivre. Jusqu'à huit, sur autant de feux.

Une fois, elle a suivi les conseils du comptable de son père, critique sur les coûts de revient et soucieux d'augmenter la rentabilité. « J'ai mis 10 kilos de framboises dans un cuiseur. Pendant qu'elles cuisaient, j'ai fait autre chose. Mais le résultat n'était ni beau, ni bon. Même mon père était d'accord. »
« La confiture, c'était ma mère »

Un père, une mère longtemps sceptique sur l'intérêt de faire des confitures. L'histoire commence en 1989, avec un visiteur qui laisse des griottes sur la table de la cuisine. Christine décide d'en faire la confiture. « J'avais envie de faire autre chose que mon père, de suivre le rythme des saisons. » Chez sa grand-mère, elle récupère des morceaux de tissus pour agrémenter les pots.

« Ma mère n'était pas d'accord. La confiture, c'était elle ! Pour les beignets, le glaçage des gâteaux. En plus, on en vendait à l'épicerie, de la Beyer®, de la Bonne-Maman®. Je lui ai répondu que ce n'était pas pour les vendre, juste pour décorer. D'ailleurs des clients ont voulu acheter les pots, elle a refusé. »

Ce qui n'empêche pas Christine de continuer à faire ses confitures, après sa journée de travail. Elle se crée une clientèle. Au bout de trois ans ou quatre ans - elle ne s'en souvient plus - les seules confitures en vente au Relais des Trois-Épis sont les siennes. « Quand on commence un produit, on ne sait jamais si ça va plaire. Il n'y avait pas de pub, de marketing. Quand ça fonctionne, c'est magique. »

La presse nationale prend le relais du bouche-à-oreille. « Après le premier article, dans le Figaro , on a reçu 150 demandes d'information. 30 commandes. Le premier client a appelé parce qu'un pot était cassé. On a contacté tous les autres pour savoir si c'était aussi le cas ! On n'avait pas demandé de paiement d'avance, on n'était vraiment pas au point. »

Tous les clients ont réglé rubis sur l'ongle et les confitures de Christine Ferber sont aujourd'hui connues dans le monde entier. Elle en vend 200 000 chaque année.
Cyril TROMSON

 

 
 

 

zapping - Société de consommation

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:38:05

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zapping - Société de consommation
 

 
Le 1er salon du Grand Est destiné aux enfants investit le parc-expo ce week-end. Des animations multiples pour la jeunesse et des conférences pour les parents composent un programme pour séduire les deux générations. On reste néanmoins dubitatif face à cette déclinaison de l'appel à consommation. Déjà outrancière pour les adultes, elle s'attaque aujourd'hui à un nouveau public.

? ADJOINT FANTÔME. - Lors de la réunion de quartier Ladhof - Saint-Antoine jeudi soir, un riverain a relaté l'entrevue qu'il avait eue il y a un an « avec l'adjoint » à propos de problèmes de circulation. Son interlocuteur s'était engagé à faire un comptage des camions passant par sa rue ; mais le riverain n'a plus eu de nouvelles depuis. Jean-Paul Sissler, chargé de la voirie, lui a répondu qu'il n'avait pas souvenir d'une quelconque entrevue avec ce monsieur. Le riverain l'a regardé, étonné : « Mais vous êtes qui, vous ? », déclenchant des rires dans la salle. On ne saura pas qui le riverain a rencontré. Y aurait-il des adjoints fantômes au sein de la municipalité ?

? COU TORDU. - Les illuminations et projections sur façades du « plan lumière » ont été réactivées dans le cadre de Colmar fête le printemps (notre édition d'hier). Il n'y en a pas que pour l'hyper-centre : on peut ainsi admirer un panneau du Retable d'Issenheim, celui de la Résurrection, sur l'église Saint-Vincent-de-Paul. Seul bémol : le panneau est à l'envers. Pour éviter de se tordre le cou, mieux vaut aller voir le Retable en entier au musée Unterlinden.

? FAUSSE NAÏVETÉ ? - Il y avait du monde vendredi dernier à l'inauguration de la permanence de Benoît Nicolas. Autour de l'avocat candidat à la mairie de Colmar, beaucoup de collègues du barreau, bien sûr, mais aussi deux gilets jaunes et quelques militants politiques, dont Paul Martin, candidat du Mouvement des progressistes aux dernières législatives, ainsi qu'un ancien soutien de Gilbert Meyer aux municipales de 2014. Frédéric Hilbert, lui, n'est pas venu. « Hors de question ! », aurait répondu l'écologiste à son nouveau concurrent, qui feint de s'en étonner.

? LES GJ PAS EN ODEUR DE SAINTETÉ. - Comme ailleurs en France, les gilets jaunes colmariens ont prévu de « reprendre les ronds-points » ce week-end. Sont prévus un barbecue, des jeux et « de la bonne humeur » sur celui de la statue de la Liberté. Mais les GJ n'y sont visiblement pas en odeur de sainteté : les espaces verts de la Ville ont épandu du fumier sur le rond-point hier en fin d'après-midi. Vous avez dit coïncidence ?

 

 
 

 

Rapportages

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:23:48

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Rapportages

 
Photo L'Alsace/Christelle Didierjean
Cou tordu
Les illuminations et projections sur façades du « plan lumière » ont été réactivées dans le cadre de « Colmar fête le printemps » (notre édition d'hier). Il n'y en a pas que pour l'hyper-centre : on peut ainsi admirer un panneau du Retable d'Issenheim, celui de la Résurrection, sur l'église Saint-Vincent-de-Paul. Seul bémol : le panneau est à l'envers. Pour éviter de se tordre le cou, mieux vaut aller voir le Retable en entier au musée Unterlinden.
Adjoint fantôme

Lors de la réunion de quartier Ladhof - Saint-Antoine de Colmar jeudi soir, un riverain a relaté l'entrevue qu'il avait eue il y a un an « avec l'adjoint » à propos de problèmes de circulation. « L'adjoint » s'était engagé à faire un comptage des camions passant par sa rue ; mais le riverain n'a plus eu de nouvelles depuis. Jean-Paul Sissler, chargé de la voirie, se lève alors pour lui rétorquer qu'il n'a pas souvenir d'avoir eu une quelconque entrevue avec monsieur. Le riverain le regarde, étonné : « Mais vous êtes qui, vous ? », déclenchant des rires dans la salle. On ne saura donc pas qui le riverain a rencontré. Y aurait-il des adjoints fantômes au sein de la municipalité ou faut-il y voir le fruit d'un déficit de notoriété ?
Fausse naïveté ?

Il y avait du monde vendredi dernier à l'inauguration de la permanence de Benoît Nicolas. Autour de l'avocat candidat à la mairie de Colmar, beaucoup de collègues du barreau, bien sûr, mais aussi deux gilets jaunes, dont l'inévitable Christophe Kleitz, et quelques militants politiques, dont Paul Martin, candidat du « Mouvement des progressistes » de Robert Hue aux dernières législatives. Il y avait même un ancien soutien de Gilbert Meyer aux municipales de 2014. Frédéric Hilbert, lui, n'est pas venu, malgré l'invitation adressée par Benoît Nicolas. « Hors de question ! », aurait répondu l'écologiste à son nouveau concurrent, qui feint de s'en étonner.
Les gilets jaunes pas en odeur de sainteté

Comme ailleurs en France, les gilets jaunes colmariens ont prévu de « reprendre les ronds-points » ce week-end. Sont notamment prévus un barbecue, des jeux et « de la bonne humeur » sur celui de la statue de la Liberté à Colmar. Mais les gilets jaunes n'y sont visiblement pas en odeur de sainteté : les espaces verts de la Ville ont épandu du fumier sur le rond-point hier en fin d'après-midi. Vous avez dit coïncidence ?

 

 
 

 

Tchat & Ratsch

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:20:42

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Tchat & Ratsch
Roxana est passée par ici, elle ne passera pas par là
Suite et fin du feuilleton Maracineanu ; Brexit et bassin potaxit ; la caravane ne passe pas; on ne touche pas aux assoces ; les municipales gagnent la campagne.
 

 
- Elle est où Roxana ? - Partie. - Où ça ? - Là-bas, à Cernay.
? Le bec dans l'eau

On ne remerciera jamais assez Roxana Maracineanu. Même en ne venant pas à Guebwiller, la ministre des Sports, nous a valu un petit feuilleton dans cette modeste rubrique.

Rappel des épisodes précédents : la comcom de la région de Guebwiller rêve d'une inauguration de son nouveau centre aquatique Nautilia en présence de l'ex-nageuse mulhousienne. Mais l'invitation fait un flop (ou splatch, on ne sait pas au juste) : samedi dernier, pas de Roxana...

Bon, jusqu'ici, rien de grave. Sauf que pas plus tard qu'hier, on retrouve la ministre en question en visite dans le Haut-Rhin. Et qu'a-t-elle fait de sa matinée, on vous le demande ? Elle a posé la première pierre de... la future piscine de Cernay, un équipement dont le budget annoncé est de 6,5 M EUR HT, à peine (autant dire qu'un habitant de la comcom de Guebwiller n'en voudrait même pas dans son jardin). Ça valait bien la peine d'en construire une trois fois plus chère...
? Déstockaxit

La séance de conseil communautaire touche à sa fin, jeudi soir à Guebwiller. La motion de soutien au déstockage de Stocamine est approuvée à l'unanimité. La discussion se poursuit sur l'avenir des déchets ultimes. Prise de parole de Francis Zug : « J'ai une idée pour tous ces déchets qui sont dans nos galeries des mines de potasse. Avec toutes ces histoires de Brexit, je connais un grand tunnel qui va bientôt ne plus être utilisé... »

Décidément, les Soultziens ont toujours un atout dans leur Manche...
? Dans quel état j'aire ?

Fin de séance communautaire, acte II. Au point divers, Francis Kleitz glisse une petite phrase, une seule, suivie d'un sourire entendu : « Je vous informe qu'une caravane vient de s'installer sur un terrain privé à Guebwiller ». Le maire de Guebwiller souhaitait évidemment rappeler à ses collègues que l'aire d'accueil pour gens du voyage - ce serpent de terre, sans cesse repoussé - devrait bien finir par voir le jour...

À ce sujet, on ne saurait que proposer aux élus de la CCRG de méditer cette fulgurance de La Fontaine en conclusion du Conseil tenu par les Rats : « Ne faut-il que délibérer/La cour en conseillers foisonne/Est-il besoin d'exécuter/L'on ne rencontre plus personne. »
? Attention, associations fragiles !

Lors du récent conseil municipal de Soultz, Philippe Pierobon (groupe Sette) a trouvé « indigne » les demandes de subventions de certaines associations pour financer des frais de déplacement. Levée de boucliers immédiate du groupe majoritaire.

Ces déclarations faisant suite à d'autres (« Je trouve inadmissible de donner de l'argent à des associations sans contrepartie. La contrepartie de la subvention est d'acheter prioritairement les produits de première nécessité à Soultz », avait-il dit en début d'année) auraient tendance à exaspérer une partie du tissu associatif soultzien. Ce qui n'est jamais bon à un an des élections...
? Les absentssont toujours pléthore

Conseil municipal de Lautenbach-Schweighouse, la semaine dernière. En fin de séance, Bruno Peyrelon, chef de l'opposition, déplore les « absences récurrentes de certains conseillers ».

Le premier adjoint François Grodwohl lui répond que les absents en question (cinq procurations, deux absences) sont excusés. « On peut ne pas être présent en séance et tout de même participer à la vie du conseil », justifie-t-il.

M. Peyrelon n'en démord pas et la joute verbale entre municipalité et opposition dure quelques minutes. Elle en préfigure d'autres : dans certaines petites communes, aussi, la campagne municipale est lancée...

 

 
 

 

Sécurité Forces de l'ordre Suicide chez les policiers : préoccupante série noire

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:23:08

© Dna, Samedi le 13 Avril 2019
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Sécurité Forces de l'ordre
Suicide chez les policiers : préoccupante série noire
Chiffre hors norme, 24 fonctionnaires de police se sont suicidés depuis le début de l'année (35 sur l'ensemble de 2018). Un nouveau plan de prévention est à l'étude.
 

 
Depuis plusieurs semaines, les syndicats de la police nationale tirent la sonnette d'alarme.
La « police et la gendarmerie ne sont pas malades du suicide », a déclaré le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner lors d'une visite à l'hôpital des gardiens de la paix à Paris. Pourtant, 24 policiers se sont donné la mort depuis le 1er janvier. En 2018 déjà, 35 policiers et 33 gendarmes s'étaient suicidés, selon les chiffres du gouvernement.

Pour Christophe Castaner, ces suicides dans la police ne sont pas une « fatalité ». Il a promis de mettre « les bouchées doubles » pour lutter contre ce fléau persistant dans l'institution. Le locataire de la place Beauvau n'a pas annoncé un nouveau programme de lutte et de prévention des suicides, mais a promis une accélération dans la mise en oeuvre du plan lancé en 2018 par son prédécesseur, Gérard Collomb, après une année 2017 déjà marquée par une recrudescence des suicides au sein des forces de l'ordre.

Le « chiffre hors norme » des suicides depuis le début de l'année, concède un responsable de la sécurité publique, fait craindre une « année noire » comme en 1996, quand 70 suicides avaient été recensés. Un triste record.

Une réaction d'autant plus forte de la part de l'État que les forces de l'ordre ont été particulièrement sollicitées ces vingt-deux dernières semaines, en raison du mouvement des gilets jaunes à travers le pays.
Prévention et suivi social

Une cellule « alerte prévention suicide » pour la police nationale, pilotée par Noémie Angel, membre de l'Inspection générale de l'administration (IGA), sera mise en place. Elle aura pour mission de porter le plan d'action et sera également chargée de faire des propositions au ministre. Un numéro de téléphone dédié, disponible 24 h/24, permettra de signaler les risques et de mettre les personnes en souffrance en relation avec des psychologues.

Christophe Castaner a redit l'importance de la hiérarchie dans la prévention du suicide, en estimant qu'elle devait être « une vigie attentive et bienveillante » en écho aux récriminations récurrentes des syndicats et collectifs de policiers, souvent critiques sur son rôle. Selon le ministre, le suivi psychologique, médical et social « dans la durée » doit être amélioré, par exemple en ce qui concerne les agents revenant de maladie ou d'arrêt de travail. Ce chantier a déjà été lancé au sein de la police nationale, comme celui de la détention d'armes en dehors des heures de service. Enfin, reste posée la conciliation de la vie professionnelle avec la vie familiale, de plus en plus difficile pour les fonctionnaires comme pour leur entourage, notamment dans les zones urbaines sensibles.

 

 
 

 

Ce qu'ils ont vu depuis 3 mois, ils ne l'ont jamais vu
Colonel de réserve, vous êtes conseiller du directeur général de la gendarmerie nationale depuis 20 ans. Qu'indique cette vague de suicides chez les forces de l'ordre ?
Nous sommes dans une période particulièrement tendue. Que ce soit du côté de la police nationale ou de la gendarmerie nationale, de toutes parts les troupes sont fatiguées. Elles se posent beaucoup de questions.
De façon régulière, gendarmes et policiers connaissent pourtant des pics d'activité. Ce fut le cas notamment pendant les attentats de 2015...

Oui, mais la crise des gilets jaunes a quelque chose d'exceptionnel. Tous vous le disent avec clarté : ce qu'ils ont vu depuis trois mois, ils ne l'ont jamais connu.
Le ministre de l'Intérieur recense depuis le début de l'année 24 suicides côté police, et la gendarmerie en compte deux. Comment expliquer cet écart entre les deux corps ?

Par leurs fonctionnements : les policiers sont des civils, mal entourés en dehors des heures de travail notamment. C'est toute la différence avec les gendarmes, qui relèvent eux du fonctionnement militaire et qui vivent 24 h/24 en caserne. À cela s'ajoute la pression toujours plus forte que vivent les policiers pour obtenir des résultats, alors qu'ils sont confrontés aux manques de considération et de moyens. Mais les choses bougent également côté gendarmerie, en particulier chez les jeunes, qui ont aujourd'hui besoin d'un minimum de vie sociale.
La fusion entre police et gendarmerie permettrait-elle de faire avancer les choses ?

Nicolas Sarkozy l'avait un temps envisagée. Heureusement, il n'y est pas parvenu. Cela ne résoudrait rien.
Propos recueillis par Fabrice VEYSSEYRE-REDON

 

Bartenheim Chapelle Saint-Nicolas

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:26:57

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Bartenheim  Chapelle Saint-Nicolas
Les statues sont restaurées
 

 
La restauration des autels latéraux de style baroque viennent de se terminer.
François et Francine Péquignot, restaurateurs d'oeuvres d'art, mettent une dernière main à la restauration des autels latéraux de la chapelle Saint-Nicolas après avoir redonné de l'éclat aux statues. Un travail de longue haleine pour ces spécialistes sollicités il y a trois ans par le président du conseil de fabrique d'alors, Jean-Jacques Arnold. La chapelle Saint-Nicolas date du XVIIe siècle et fait partie du patrimoine cultuel de la commune. Des travaux d'entretien de peinture et de chauffage avaient été entrepris en 2008 et c'est à ce moment que le président du conseil de fabrique a été informé par M. Panel, conservateur des Monuments historiques que toutes ces oeuvres étaient inscrites ou classées. Jean-Jacques Arnold se lance alors dans de longues et fastidieuses démarches afin de faire restaurer les statues ainsi que les autels latéraux et le Maître-autel. Si les statues de Saint-Jean-Baptiste et la Vierge à l'Enfant ont été terminées en 2014, celles de Saint-François d'Assise, Saint-Nicolas, Sainte-Geneviève, Saint-Antoine l'Ermite, les anges Gabriel et Michel qui ont leur place dans le choeur, ainsi que les autels latéraux sont également terminés. À l'automne prochain c'est le Maître-autel qui sera mis entre les mains des spécialistes. La fin de ces travaux est prévue pour début 2020. La restauration de ce joyaux patrimonial, s'élève à près de 200 000 EUR, financés en partie avec l'aide des Monuments historiques, du Conseil départemental et de la commune de Bartenheim mais aussi par les nombreux dons de paroissiens et la souscription ouverte à la Fondation du Patrimoine (par chèque libellés à Fondation du Patrimoine-chapelle de Bartenheim, au 9 Place Kléber 67000 Strasbourg. Vous pouvez également faire parvenir vos dons à la paroisse de Bartenheim qui est habilitée à établir des reçus fiscaux. Le conseil de fabrique organise régulièrement de nombreux événements dont les bénéfices vont également au financement de ces travaux. Le cas, le dimanche 19 mai, lors d'un repas paroissial à l'Espace 2000 (17EUR/adulte et 8EUR/enfant). Réservations : arnoldjeanjacques68@orange.fr tél : 0389683108 ou gil.fuchs@wanadoo.fr tél. 0389682752

 

 
 

 

Sainte-Croix-en-Plaine Villes, villages et maisons fleuris « Chez Rosalie » premier prix

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:17:20

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Sainte-Croix-en-Plaine  Villes, villages et maisons fleuris
« Chez Rosalie » premier prix
 

 
Mme et M. Thierry Jaegy ont obtenu le 1er prix dans la catégorie hôtels, restaurants, gîtes et prestataires en accueil touristique, pour leur gîte, au concours des villes, villages et maisons fleuris 2018.
Classés 3e, l'an passé, Mme et M. Thierry Jaegy ont, cette fois, décroché le 1 er prix lors du concours des villes, villages et maisons fleuris 2018, dans la catégorie hôtels, restaurants, gîtes et prestataires en accueil touristique, pour leur gîte « Chez Rosalie », situé à Sainte-Croix-en-Plaine.

La remise des prix s'est déroulée au conseil départemental du Haut-Rhin et c'est Brigitte Klinkert, la présidente et Pierre Bihl, le président du jury départemental, qui leur ont remis leur prix.

Il faut dire que leur maison familiale, une ancienne ferme, outre un terre-plein, présente 4 balcons et 32 mètres de terrasse. « Il y a près de 200 géraniums, en tout ! », raconte Mme Jaegy. « Et, peut-être encore plus, cette année, avec l'allongement de 10 m de la terrasse ! »

 

 
 

 

Les grandes vacances pour Danielle Mergenthaler

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:21:55

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Les grandes vacances pour Danielle Mergenthaler
 

 
Danielle Mergenthaler, avec le bouquet, entourée du maire, Christian Klinger, des adjoints et de ses désormais anciens collègues.  Photo L'Alsace /Robert Furderer
Une réception s'est déroulée lundi 18 mars à la mairie de Houssen à l'occasion du départ à la retraite de Danielle Mergenthaler, agent technique communal, qui a fait valoir ses droits à la retraite au 1er avril.

Née en 1957, Danielle Mergenthaler est entrée dans la vie active à l'âge de 14 ans, et a interrompu sa carrière professionnelle le temps d'élever ses quatre fils : Nicolas, Julien, Jérôme et Vincent. Ayant cessé son activité de responsable de magasin en septembre 2009, elle a rejoint la commune de Houssen en octobre de la même année. Embauchée par le maire de l'époque, Eric Straumann, Danielle Mergenthaler a été chargée de l'entretien des locaux bâtiments communaux.

Elle profitera de sa retraite notamment pour voyager avec son époux, Philippe, et pour s'occuper de ses sept petites-filles.

Le maire de Houssen, Christian Klinger, a remis à un bon pour un dîner gastronomique, avec une nuitée et petit-déjeuner pour deux personnes dans un site agréable, ainsi qu'un bouquet de fleurs à Danielle Mergenthaler.