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pOLITIQUE Privatisation d'Aéroports de Paris : Huit parlementaires alsaciens parmi les partisans d'un référendum

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 05:42:10

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pOLITIQUE Privatisation d'Aéroports de Paris
pOLITIQUE Privatisation d'Aéroports de Paris : Huit parlementaires alsaciens parmi les partisans d'un référendum

 
Huit élus alsaciens - le sénateur bas-rhinois Jacques Bigot (PS), ainsi que les députés LR Jacques Cattin, Laurent Furst, Patrick Hetzel, Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer, Raphaël Schellenberger et Eric Straumann - figurent parmi les parlementaires en faveur de l'organisation d'un Référendum d'initiative partagé (RIP) à propos de la privatisation de la société Aéroports de Paris (ADP).

Pour mémoire, le principe de cette privatisation, très contestée par l'opposition, de droite comme de gauche, figure dans le texte de la loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises), définitivement adopté hier matin par l'Assemblée nationale, mais non encore promulgué.

Selon le dernier pointage effectué par la chaîne parlementaire Public Sénat, le nombre des parlementaires favorables à l'organisation d'un RIP s'élève à 248, bien au-delà donc de la barre fatidique des 185 qu'il était nécessaire de franchir pour que l'initiative puisse prospérer.

Le nombre réel des signataires est sans doute encore supérieur, puisque plusieurs députés alsaciens sont absents de cette liste de Public Sénat, alors même qu'ils nous ont oralement confirmé soutenir la démarche. « Mon mail a dû partir trop tard pour être pris en compte, et il semble qu'il faille un acte physique pour être comptabilisé, mais je soutiens bien l'organisation de ce RIP », confie ainsi Raphaël Schellenberger, député de la 4e circonscription du Haut-Rhin.
« Ne pas privatiserun monopole »

« En tant que libéral dans l'âme, je considère qu'il ne faut pas privatiser un monopole », réagit de son côté le député Eric Straumann (1re circonscription du Haut-Rhin). « Cette privatisation, c'est une manip' pour tenter de rééquilibrer les comptes de l'État, alors même qu'ADP rapporte chaque année des dividendes », estime quant à lui Jacques Bigot.

« Ce qui m'a décidé, renchérit enfin le député bas-rhinois Patrick Hetzel, c'est l'exemple de l'aéroport de Toulouse, dont on sait désormais que l'intégralité des profits des cinq prochaines années sera reversée aux actionnaires chinois, sans aucun investissement sur place. »

Malgré cette forte mobilisation parlementaire, l'organisation de ce RIP est encore loin d'être acquise : la constitution exige en effet que ses partisans réunissent encore 4,5 millions de signatures d'électeurs... Et ce avant la promulgation effective de la loi Pacte.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Huit parlementaires alsaciens parmi les partisans d'un référendum

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 05:59:53

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Huit parlementaires alsaciens parmi les partisans d'un référendum
 

 
Huit élus alsaciens - le sénateur bas-rhinois Jacques Bigot (PS), les députés LR Jacques Cattin, Laurent Furst, Patrick Hetzel, Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer, Raphaël Schellenberger et Eric Straumann - figurent parmi les parlementaires en faveur de l'organisation d'un référendum d'initiative partagé (RIP) à propos de la privatisation de la société Aéroports de Paris (ADP). Le principe de cette privatisation, très contestée par l'opposition, de droite comme de gauche, figure dans le texte de la loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises), définitivement adopté ce jeudi matin par l'Assemblée nationale, mais non encore promulgué.

Selon le dernier pointage effectué par la chaîne parlementaire Public Sénat, le nombre des parlementaires favorables à l'organisation d'un RIP s'élève à 248, bien au-delà donc de la barre fatidique des 185 qu'il était nécessaire de franchir pour que l'initiative puisse prospérer. Le nombre réel des signataires est sans doute encore supérieur, puisque plusieurs députés alsaciens sont absents de cette liste de Public Sénat, alors même qu'ils nous ont oralement confirmé soutenir la démarche. « Mon courriel a dû partir trop tard pour être pris en compte et il semble qu'il faille un acte physique pour être comptabilisé, mais je soutiens bien l'organisation de ce RIP », confie Raphaël Schellenberger, député de la 4e circonscription du Haut-Rhin.
« Ne pas privatiserun monopole »

« En tant que libéral dans l'âme, je considère qu'il ne faut pas privatiser un monopole », réagit le député Eric Straumann (1re circonscription du Haut-Rhin). « Cette privatisation, c'est une manipulation pour tenter de rééquilibrer les comptes de l'État, alors même qu'ADP rapporte chaque année des dividendes », estime Jacques Bigot.

« Ce qui m'a décidé, renchérit enfin le député bas-rhinois Patrick Hetzel, c'est l'exemple de l'aéroport de Toulouse, dont on sait désormais que l'intégralité des profits des cinq prochaines années sera reversée aux action-naires chinois, sans aucun investisse-ment sur place. »

Malgré cette forte mobilisation parlementaire, l'organisation de ce RIP est encore loin d'être acquise : la Constitution exige en effet que ses partisans réunissent encore 4,5 millions de signatures d'électeurs... Et ce avant la promulgation effective de la loi Pacte. Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

Strasbourg Prévention de la délinquance et de la radicalisation : Les leçons de l'attentat

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 05:38:54

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Strasbourg Prévention de la délinquance et de la radicalisation
Strasbourg Prévention de la délinquance et de la radicalisation : Les leçons de l'attentat
La réunion du CIPDR (Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation) aurait tout aussi bien pu se tenir à Paris. Mais Strasbourg, depuis ce triste 11 décembre 2018, est un symbole. Édouard Philippe, entouré de huit ministres, a annoncé une réorientation de la politique à conduire, à l'aune du terrible exemple de Cherif Chekatt.

 
Pas moins de huit ministres avec Édouard Philippe ce jeudi dans le quartier du Neuhof.
Quatre mois après l'attentat du 11 décembre, le Premier ministre Édouard Philippe a réuni jeudi à Strasbourg le CIPDR qui mobilise, comme son nom l'indique, plusieurs ministères pour lutter contre la radicalisation.

Symboliquement, la réunion a eu lieu dans un quartier populaire, le Neuhof. Entre les deux séquences de la matinée, le passage impromptu de l'imposante délégation au marché n'a pas manqué de surprendre les habitants. Plus que les ministres, pour la plupart peu identifiés, c'est le ballet des policiers et des photographes qui aura marqué.
Une porosité entre délinquance et radicalisation

Un conseil restreint (comprendre national) du CIPDR s'est tenu dans un gymnase du quartier. Y a succédé une réunion plus ouverte avec les locaux de l'étape, associations et élus. Parmi les prises de parole, celle du maire Roland Ries qui a eu à faire face en décembre à cette déflagration qu'a été l'attentat de Strasbourg.

À l'issue de ces deux réunions qui se sont tenues à huis clos, Édouard Philippe a fait une déclaration. « Nous avons voulu tirer les leçons de l'attentat de Strasbourg. Il peut exister un continuum entre la délinquance, la radicalisation, et évidemment le terrorisme. Il faut être lucide sur la porosité qui peut conduire de l'un à l'autre. »

Et de donner l'exemple de Cherif Chekatt, « signalé à 8 ans par l'Éducation nationale, condamné pour la première fois à 14 ans », puis qui a écopé de 24 peines de prison, y compris en Suisse et en Allemagne.

« Ce que met en évidence son passage à l'acte, c'est l'incapacité des acteurs à freiner une dérive inquiétante, à freiner une dérive délinquante qui s'est in fine confondue avec la radicalisation. J'ai donc voulu que nous nous dotions d'une nouvelle stratégie de prévention de la délinquance. Cette stratégie devra être cohérente avec les autres politiques publiques. Le décrochage d'un enfant s'explique par des facteurs multiples. »

Il s'agira d'intervenir « plus tôt et plus vite ». Alors que le précédent plan ciblait les 12-25 ans, les différents acteurs ont constaté un rajeunissement des profils. Les actions seront à conduire auprès des plus jeunes.

« La famille de Cherif Chekatt avait longtemps été suivie », sans résultats, observe encore Édouard Philippe. « Nous devons trouver ces jeunes, ces décrocheurs, là où ils sont, souvent dans la rue, sur internet. Il y a beaucoup à faire pour améliorer le travail de médiation nocturne, itinérant, sur internet. »

Le Premier ministre a également mis l'accent sur l'apport nécessaire des sciences humaines pour « comprendre », alors que de nombreux chercheurs étaient présents.

La matinée a été l'occasion également d'un bilan des actions menées en 2018 : en France, quatre écoles « hors contrat » ont été fermées, de même que sept lieux de culte, huit établissements culturels ou associatifs et 89 débits de boissons. L'encadrement des établissements privés hors contrat a été revu ; quinze ouvertures ont été refusées.

Dans l'école, des unités « laïcité » ont été mises en place et 350 professionnels formés : « Plus d'un millier de situations ont été signalées et traitées. Elles étaient souvent tues, cachées ou esquivées, désormais elles sont affrontées. » Dans les prisons, la construction de quartiers étanches et le renforcement des renseignements pénitentiaires est mis en avant.

Autre donnée : depuis avril 2018, près de 300 étrangers en situation irrégulière inscrits au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste), qui compte actuellement 11 152 fiches actives, ont été éloignés du territoire, a encore indiqué Édouard Philippe.

Un temps de concertation s'ouvre avec les collectivités et les acteurs de terrain, jusqu'à l'été, pour recenser les bonnes pratiques et mettre au point le dispositif le plus efficace. En la matière, Strasbourg témoigne de plusieurs expériences à partager. D'où une visite matinale dans les locaux de l'association SOS Aide aux habitants, presque trop exigus pour le nombre incroyable de visiteurs. Sa directrice Faouzia Sahraoui a vaillamment détaillé le travail de l'association qui, entre autres actions, a accompagné 70 mineurs présentant des signes de radicalisation, ou encore formé près de 300 professionnels.

SOS Aide aux habitants est également partie prenante dans un programme de formation d'ingénierie sociale à destination des cadres religieux, porté par l'université (DNA du 9 février), formation présentée une nouvelle fois hier.
Information des maires : des chartesà Strasbourg, Saverne, Bischwilleret Haguenau

L'importance d'associer les élus locaux a été, de même, réaffirmée. Une circulaire du ministère de l'Intérieur de novembre 2018 pose notamment que les maires peuvent obtenir des informations nominales sur les fichés de leurs communes (DNA du 22 mars 2019). Premier bilan : « Près de 103 chartes ont été signées entre les préfets et des maires », a indiqué Édouard Philippe. En Alsace, des chartes avec Strasbourg, Saverne, Bischwiller et Haguenau sont sur le point d'être signées.
Myriam AIT-SIDHOUM Lire aussi en page 23 l'interview de Roxana Maracineanu, la ministre des Sports.

Lire aussi en page 23 l'interview de Roxana Maracineanu, la ministre des Sports.

 
 

 

Les leçons de l'attentat de Strasbourg

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 06:32:43

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Les leçons de l'attentat de Strasbourg
 

 
Pas moins de huit ministres avec Édouard Philippe, ce jeudi dans le quartier du Neuhof.

Photo DNA/Laurent Réa

Quatre mois après l'attentat du 11 décembre, le Premier ministre Édouard Philippe a réuni, ce jeudi à Strasbourg le CIPDR (Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation) qui mobilise, comme son nom l'indique, plusieurs ministères - et donc compétences - pour lutter contre la radicalisation.

Symboliquement, la réunion a eu lieu dans un quartier populaire, le Neuhof. Entre les deux séquences de la matinée, le passage impromptu de l'imposante délégation au marché n'a pas manqué de surprendre les habitants. Plus que les ministres, pour la plupart peu identifiés, c'est le ballet des policiers et des photographes qui aura marqué.
Intervenir « au plus tôt et au plus vite »

Un conseil restreint du CIPDR, comprendre national, s'est tenu dans un gymnase du quartier. Y a succédé une réunion plus ouverte avec les locaux de l'étape, associations et élus. Parmi les prises de parole, celle du maire Roland Ries qui a eu à faire face, en décembre, à cette déflagration qu'a été l'attentat.

À l'issue de ces deux réunions qui se sont tenues à huis clos, Édouard Philippe a fait une déclaration. « Nous avons voulu tirer les leçons de l'attentat de Strasbourg, a-t-il affirmé. Il peut exister un continuum entre la délinquance, la radicalisation et évidemment le terrorisme. Il faut être lucide sur la porosité qui peut conduire de l'un à l'autre. » Et de donner l'exemple de Cherif Chekatt, « signalé à 8 ans par l'Éducation nationale, condamné pour la première fois à 14 ans », puis qui a écopé de 24 peines de prisons, y compris en Suisse et en Allemagne.

« Ce que met en évidence son passage à l'acte, c'est l'incapacité des acteurs à freiner une dérive inquiétante, à freiner une dérive délinquante qui s'est in fine confondue avec la radicalisation, a constaté le Premier ministre. J'ai donc voulu que nous nous dotions d'une nouvelle stratégie de prévention de la délinquance. Cette stratégie devra être cohérente avec les autres politiques publiques. Le décrochage d'un enfant s'explique par des facteurs multiples. » Il s'agira d'intervenir « plus tôt et plus vite ». Alors que le précédent plan ciblait les jeunes de 12 à 25 ans, les différents acteurs ont constaté un rajeunissement des profils. Les actions seront à conduire auprès des plus jeunes.
« Nous devons trouver ces jeunes là où ils sont »

« La famille de Cherif Chekatt avait longtemps été suivie », sans résultats, observe encore Édouard Philippe. « Nous devons trouver ces jeunes, ces décrocheurs, là où ils sont, souvent dans la rue, sur internet. Il y a beaucoup à faire pour améliorer le travail de médiation nocturne, itinérant, sur internet. » Le Premier ministre a également mis l'accent sur l'apport nécessaire des sciences humai-nes pour « comprendre », alors que de nombreux chercheurs étaient présents.

La matinée a été aussi l'occasion d'un bilan des actions de prévention menées en 2018 : en France, quatre écoles hors contrats ont été fermées, de même que sept lieux de cultes, huit établissements culturels ou associatifs et 89 débits de boissons. L'encadrement des établissements privés hors contrats a été rénové, quinze ouvertures ont été refusées.

Dans l'école, des unités « laïcité » ont été mises en place et 350 professionnels formés : « Plus d'un millier de situations ont été signalées et traitées. Elles étaient souvent tues, cachées ou esquivées, désormais elles sont affrontées. » Dans les prisons, la construction de quartiers étanches et le renforcement des renseignements pénitentiaires est mis en avant.

Autre donnée, depuis avril 2018, près de 300 étrangers en situations irrégulières inscrits au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste), qui compte actuellement 11 152 fiches actives, ont été éloignés du territoire, a encore indiqué Édouard Philippe.
Des chartes pour quatre villes bas-rhinoises

Un temps de concertation s'ouvre avec les collectivités et les acteurs de terrain, jusqu'à l'été, pour recenser les bonnes pratiques et mettre au point le dispositif le plus efficace. En la matière, Strasbourg témoigne de plusieurs expériences à partager. D'où une visite matinale dans les locaux de l'association SOS Aide aux habitants, presque trop exiguës pour le nombre incroyable de visiteurs. Sa directrice Faouzia Sahraoui a vaillamment détaillé le travail de l'association qui, entre autres actions, a accompagné 70 mineurs présentant des signes de radicalisation adressés par le parquet, ou encore formé près de 300 professionnels. SOS Aide aux habitants est également partie prenante dans un programme de formation d'ingénierie sociale à destination des cadres religieux, porté par l'université, formation présentée ce jeudi.

L'importance d'associer les élus locaux a été, de même, réaffirmée. Une circulaire du ministère de l'Intérieur de novembre 2018 pose notamment que les maires peuvent obtenir des informations nominales sur les fichés de leurs communes. Premier bilan : « Près de 103 chartes ont été signées entre les préfets et des maires », a indiqué Édouard Philippe. En Alsace, la signature de chartes avec Strasbourg, Saverne, Bischwiller et Haguenau sont sur les tablettes.
Myriam AIT-SIDHOUM

 

 
 

Frédérique Vidal à Mulhouse

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 05:39:24

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Frédérique Vidal à Mulhouse
 

 
Dans l'après-midi, la ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, Frédérique Vidal, a visité le laboratoire de photochimie et d'ingénierie macromoléculaires (LPIM) de l'Université de Haute-Alsace (UHA) à Mulhouse.

Cet établissement est impliqué dans le développement de projets avec les entreprises. Cette structure atypique a fait le choix de pousser plus loin que toute autre la valorisation et l'innovation avec le privé, des PME, essentiellement régionales, aux grands groupes.

L'équipe de sept enseignants-chercheurs et d'une vingtaine de doctorants travaille non pas en substitution mais en complément des idées de l'industrie, qu'elle peut transcrire en science, de manière à lui renvoyer des solutions, pour des revêtements, des colles et adhésifs, des encres, ou encore dans l'électronique...

La présidente de l'université, Christine Gangloff-Ziegler, et le directeur du LPIM, Xavier Allonas, ont conduit la visite.

La ministre a salué comme un « cercle vertueux » cette association exemplaire et féconde au LPIM entre recherche fondamentale et appliquée.

C'est ce qu'elle prévoit de développer dans chaque université.
C.C.

 

 
 

 

Stocamine Divergences sur le tempo

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 06:29:16

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Stocamine Divergences sur le tempo
 

 
L'entrée du site MDPA de Stocamine, à Wittelsheim. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin
À chacun sa vision des choses ! Le comité de suivi de site de Stocamine s'est réuni ce jeudi matin à Wittelsheim sous la présidence du préfet du Haut-Rhin, Laurent Touvet. Sans surprise, la réunion a confirmé les incompréhensions entre les représentants d'associations environnementales d'un côté, l'exploitant MDPA et les services de l'État de l'autre.

Les partisans du déstockage total ne comprennent pas l'intérêt de l'étude de faisabilité financière et technique réclamée par le ministre de la Transition écologique, François de Rugy. Cette étude, dont le cahier des charges a été examiné ce jeudi en CSS, « paraît être de l'enfumage » à Jean-Marie Dubel qui, au nom du collectif Destocamine, la juge « inutile puisque le BRGM [Bureau de recherches géologiques et minières] a dit que le déstockage total est possible ». « Et puis je suis aussi choqué que l'on poursuive le confinement », ajoute Jean-Marie Dubel, tandis que Josiane Kieffer « déplore que le BRGM n'ait pas étudié l'hypothèse du déstockage du bloc 15 », celui-là même où a démarré l'incendie du 10 septembre 2002.
Trois scénarios

« Je redis l'importance du confinement car si on devait abandonner précipitamment la mine en raison d'un accident ou d'un phénomène minier, il y aurait une pollution en l'absence de confinement », a répondu le préfet. Laurent Touvet a rappelé que cette étude, qui est une instruction ministérielle, a pour objet de « vérifier l'hypothèse des trois fronts évoquée par le BRGM ». Trois fronts, cela signifie trois équipes travaillant simultanément en fond de mine.

« Il faut passer de l'avant-projet sommaire à l'avant-projet détaillé. Les MDPA ne sont ni experts en la matière, ni un bureau d'études. D'après notre expérience et les études antérieures, cela nous paraît compliqué mais les études de faisabilité ont pour but de dire ce qu'il en est vraiment », assure pour sa part Céline Schumpp, en charge de la liquidation des MDPA et de sa filiale Stocamine.

Les appels d'offres pour le début des opérations de confinement (cinq des douze barrages) et la faisabilité d'un déstockage seront lancés dans les prochaines semaines pour un début des opérations de confinement prévu fin 2020-début 2021. L'étude technique et financière de faisabilité du déstockage examinera trois scénarios : déstockage total hors bloc 15, déstockage de 25 % des déchets pouvant entrer en solution au contact de l'eau et poursuite du déstockage selon les méthodes mises en oeuvre de 2014 à 2017. Laurent BODIN

 

 
 

Social Centre départemental de repos et de soins : 39 000 heures d'absence à remplacer

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 05:33:40

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Social Centre départemental de repos et de soins
Social Centre départemental de repos et de soins : 39 000 heures d'absence à remplacer
Direction et syndicalistes s'opposent au Centre départemental de repos et de soins (CDRS) sur la meilleure façon de compenser un absentéisme estimé à 39 000 heures annuelles.

 
Gilles Hunsinger et Thierry Struss, de Force ouvrière, dénoncent le manque de personnel.
Le manque criant de personnel dans les Ehpad n'est pas une nouveauté. Et surtout, il n'est pas circonscrit au Centre départemental de repos et de soin (CDRS). Mais c'est pour apporter une réponse à la « souffrance » de ses collègues que Gilles Hunsinger a planché sur une solution à l'absentéisme latent observé « depuis plusieurs années ».
24,5 postes manquants

Le délégué FO a compulsé les chiffres du bilan social 2017 du CDRS - « on attend encore le bilan social 2018 » - et estime l'absentéisme à 39 439 heures. Un nombre un peu abstrait, qui devient plus concret une fois transformé en équivalent temps plein : « Cela fait 24,5 postes ». En conséquence, « les agents se plaignent de changements de planning de dernière minute, trop souvent, qui engendrent un épuisement professionnel et une usure physique car cela dure depuis des années ». En l'absence d'embauches pour compenser ces 24 postes manquants, Gilles Hunsinger et ses collègues de FO, syndicat majoritaire au CDRS, ont exposé à la direction et à l'agence régionale de Santé (ARS) ce qu'ils estiment être « la seule possibilité pour davantage de souplesse d'organisation. Il s'agit de la création d'un pool de remplaçants pour absorber les urgences, comme les arrêts maladies, les congés maternité non remplacés et donner ainsi une semaine ou 15 jours au service concerné pour revoir ses plannings et se réorganiser ». Avec quatre postes d'aides soignants, un poste d'infirmière et deux postes d'ASH (agent des services hospitaliers), ce pool permettrait de faire face à l'urgence. Coût de l'opération « plus de 200 000 euros » selon la direction du CDRS, qui n'a pas répondu favorablement à cette proposition, tout comme l'ARS qui « n'a pas l'argent pour » confie Gilles Hunsinger.
Une application mobile ?

Les syndicalistes ne désarment pas pour autant et multiplient les appels aux personnalités politiques locales (des rencontres sont prévues avec Patricia Schillinger, Brigitte Klinkert et Eric Straumann).

La direction de son côté, tout en reconnaissant la pénibilité du travail au CDRS, rappelle qu'un « agent peut refuser de venir travailler s'il n'est pas disponible ». Elle espère fluidifier les services grâce à... une application mobile attendue pour 2020. « Les agents qui ont besoin de travailler pourraient se porter volontaires sur des remplacements ponctuels que nous mettrons en ligne sur cette application », décode Nicolas Dubuis, directeur du CDRS. Une crèche d'entreprise est également dans les cartons pour 2021 pour « améliorer la qualité de vie au travail ».

Pas sûr que les collègues de Gilles Hunsinger puissent attendre jusque-là : « On a de plus en plus d'agents qui quittent la profession », confie le syndicaliste. « L'attractivité de la gériatrie passera aussi par une hausse des effectifs » conclut de son côté Nicolas Dubuis. S'ils ne s'accordent pas sur les solutions, direction et syndicats partagent au moins le même constat.
Marie-Lise PERRIN

 

 
 

 

Colmar 39 000 heures d'absence à remplacer au CDRS

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 05:58:45

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Colmar 39 000 heures d'absence à remplacer au CDRS
 

 
Gilles Hunsinger et Thierry Struss, de Force ouvrière, dénoncent le manque de personnel au CDRS. Photo L'Alsace/Marie-Lise Perrin
Le manque criant de personnel dans les Ehpad n'est pas une nouveauté, surtout, il n'est pas circonscrit au Centre départemental de repos et de soin (CDRS). Mais c'est pour apporter une réponse à la « souffrance » de ses collègues que Gilles Hunsinger a planché sur une solution à l'absentéisme latent observé « depuis plusieurs années ».
24,5 postes manquants

Le délégué FO a compulsé les chiffres du bilan social 2017 du CDRS - « on attend encore le bilan social 2018 » - et estime l'absentéisme à 39 439 heures. Un chiffre un peu abstrait, qui devient plus concret une fois transformé en équivalent temps plein : « Cela fait 24,5 postes ». En conséquence, « les agents se plaignent de changements de planning de dernière minute, trop souvent, qui engendrent un épuisement professionnel et une usure physique car cela dure depuis des années ».

En l'absence d'embauches pour compenser ces 24 postes manquants, Gilles Hunsinger et ses collègues de FO, syndicat majoritaire au CDRS, ont exposé à la direction et à l'Agence régionale de santé (ARS) ce qu'ils estiment être « la seule possibilité pour davantage de souplesse d'organisation. »
Un pool de remplacement

« Il s'agit de la création d'un pool de remplaçants pour absorber les urgences, comme les arrêts maladies, les congés maternité non remplacés et donner ainsi une semaine ou 15 jours au service concerné pour revoir ses plannings et se réorganiser », détaillent-ils. Avec quatre postes d'aides-soignants, un poste d'infirmière et deux postes d'ASH (agent des services hospitaliers), ce pool permettrait de faire face à l'urgence.

Coût de l'opération : « plus de 200 000 euros » selon la direction du CDRS, qui n'a pas répondu favorablement à cette proposition, tout comme l'ARS qui « n'a pas l'argent pour », confie Gilles Hunsinger.

Les syndicalistes ne désarment pas pour autant et multiplient les appels en direction des personnalités politiques locales (des rencontres sont prévues avec Patricia Schillinger, Brigitte Klinkert et Éric Straumann).
Une application mobile en 2020 ?

La direction, de son côté, tout en reconnaissant la pénibilité du travail au CDRS, rappelle qu'un « agent peut refuser de venir travailler s'il n'est pas disponible ». Elle espère fluidifier les services grâce à... une application mobile attendue pour 2020. « Les agents qui ont besoin de travailler pourraient se porter volontaires sur des remplacements ponctuels que nous mettrons en ligne sur cette application », décode Nicolas Dubuis, directeur du CDRS. Une crèche d'entreprise est également dans les cartons pour 2021 pour « améliorer la qualité de vie au travail ».

Pas sûr que les collègues de Gilles Hunsinger puissent attendre jusque-là : « On a de plus en plus d'agents qui quittent la profession », confie le syndicaliste. « L'attractivité de la gériatrie passera aussi par une hausse des effectifs », conclut de son côté Nicolas Dubuis. S'ils ne s'accordent pas sur les solutions, direction et syndicats partagent au moins le même constat.
Marie-Lise PERRIN

 

 
 

POLÉMIQUE Tollé après la nomination de l'épouse du patron des députés LREM à la FDJ

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 06:39:00

POLÉMIQUE Tollé après la nomination de l'épouse du patron des députés LREM à la FDJ

Des élus se sont interrogés sur la nomination de Raphaële Rabatel, épouse du chef de file des députés LREM Gilles Le Gendre, comme directrice de la communication de La Française des jeux, juste avant l’adoption définitive jeudi de Pacte qui prévoit sa privatisation.

"Si cette information est exacte, c’est profondément choquant. Surtout venant d’une majorité donneuse de leçons comme jamais !", a tweeté le député LR Daniel Fasquelle.

"L’épouse du président du groupe LREM à l’Assemblée Nationale, nommée directrice de la communication de la Française des jeux en voie de privatisation .... #benvoyons", avait aussi tweeté mercredi la sénatrice PS Marie-Pierre de la Gontrie.

Raphaële Rabatel, 56 ans, "prendra ses fonctions à compter du mois de mai, en tant que directrice de la communication et du développement durable, membre du Comité de direction générale du groupe FDJ", précise un communiqué du groupe publié mardi, qui rappelle ses diverses expériences dans la communication institutionnelle et financière (Paribas, Caisses d’Epargne, JC Decaux...)

Chez Gaz de France, également comme directrice de la communication, "elle a préparé et accompagné l’ouverture de capital en 2005, puis la privatisation et la fusion avec Suez (GDF Suez, aujourd’hui Engie), en 2007", ajoute la FDJ.

Loi Pacte : privatisation de la FDJ

Le projet de loi Pacte de Bruno Le Maire, adopté définitivement jeudi par un ultime vote de l’Assemblée, prévoit le transfert au privé de la majorité du capital de la FDJ.

Le capital est actuellement détenu à 72% par l’Etat, celui-ci devant conserver "au minimum" 20% des parts. Ce projet est contesté notamment par la gauche, tout comme celui de la privatisation d’Aéroports de Paris.

Gilles Le Gendre a voté pour le texte et ne s’est donc pas déporté.

Omnisports Premier déplacement en Alsace de Roxana Maracineanu : « La parité, c'est ma cause »

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 05:46:46

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Omnisports Premier déplacement en Alsace de Roxana Maracineanu
Omnisports Premier déplacement en Alsace de Roxana Maracineanu : « La parité, c'est ma cause »
Nommée ministre des Sports le 4 septembre, Roxana Maracineanu effectue sa première visite de terrain en Alsace. Jeudi à Strasbourg, elle a évoqué avec simplicité les chantiers qu'elle a ouverts. Ce vendredi à Mulhouse, elle sera en terrain connu.

 
Roxana Maracineanu, ministre des Sports.
Au club house du FC Montagne Verte, rue Van Eyck, Roxana Maracineanu s'est posée avec le sourire sur les coups de 13 heures. Une parenthèse dans une journée bien remplie. « Je suis ravie de revenir en Alsace, je ne suis pas venue depuis cette bonne nouvelle du mois de septembre. Je me réjouis de retrouver mon club, mon entraîneur à Mulhouse vendredi. J'ai gardé le contact avec eux. » Elle raconte sa nouvelle vie.

- Comment devient-on ministre ?

- Je m'étais consacrée à la natation auprès des plus petits après ma carrière, sur l'action avec les femmes et pour les femmes dans le milieu sportif. Je suis bien contente que c'est grâce à cela que le Premier ministre m'ait repéré et m'ait fait cette proposition de rentrer au gouvernement. C'est justifié par mon action de terrain et par les valeurs que je portais dans le travail associatif.

- C'est une vie plus rythmée, avec beaucoup de déplacements...

- On travaille en permanence ! Ma situation familiale fait aussi que je me dois d'être présente pour mes trois enfants et pour mon mari. L'intérêt c'est aussi d'être au contact des ministres à Paris ou comme dans ce conseil interministériel à Strasbourg consacré à la radicalisation. On peut échanger, avancer sur des collaborations. Le rôle du ministère c'est de vraiment travailler en transversalité avec les autres ministères. On peut proposer le sport comme un outil au service des autres politiques.
« Le sport n'est pas le premier truc auquel on pense... »

- C'était la motivation de ce déplacement à Strasbourg...

- Oui, c'est de dire comment le sport risque d'être un lieu de communautarisme et derrière peut-être de radicalisation. Il peut aussi être, si jamais on va trop loin, un lieu d'exclusion peut-être et de discrimination. Il faut toujours rester sur la ligne des crêtes et faire attention au positionnement et au comportement que doit adopter l'éducateur, l'encadrant, le dirigeant de l'association pour se situer justement entre la tolérance et le respect des valeurs de la République.

- Parmi vos chantiers figure l'Agence Nationale du Sport ?

- On a créé l'Agence Nationale du Sport qui va historiquement reprendre le rôle partenarial que nous avions avec les Fédérations. Cette Agence met en partenariat l'État donc le Ministère, les Fédérations, les collectivités territoriales et le monde de l'entreprise. C'est innovant dans ce paysage où l'on reproche un peu à la politique et au pouvoir d'être trop centralisé. L'idée est de faire une décentralisation selon les territoires.

On a initié avec la Région Grand Est, avec Jean-Paul Omeyer, cette concertation qui a abouti à cette nouvelle gouvernance. L'objet de cette Agence, c'est aussi d'entrelacer les orientations politiques du gouvernement, du ministère avec les actions qui existent déjà sur les territoires au niveau associatif. Le Grand Est a été précurseur dans la thématique du Sport Santé, née à Strasbourg, qui a émergé ailleurs.

- Quels sont les grands thèmes qui vous animent ?

- Je suis beaucoup en lien avec Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation. J'ai deux objectifs fixés par le président de la République : réussir les Jeux olympiques du mieux possible à Paris en 2024 sur la partie performance sportive de haut niveau et puis augmenter le nombre de pratiquants de 3 millions, ce qui fait à peu près 10 % de plus qu'actuellement.

On a différents leviers. J'ai choisi celui de l'éducation, l'activité physique dès le plus jeune âge. On peut agir dès la petite enfance, pas forcément plus de sport à école, mais qu'on fasse déjà les trois heures en primaire, qu'elles soient bien encadrées. Cela concerne les enfants qui ont entre trois et dix ans.

On veut arriver à créer des liens entre le tissu associatif local, sportif, la collectivité et les écoles du premier degré.

Il faut que les enfants qui font de la gym, de la natation par exemple, à raison de trois heures par semaine vers sept-huit ans, soient mieux reconnus à l'école et valorisés. Et qu'ils puissent se dire, en toute sérénité avec leurs parents, qu'une carrière sportive est possible, en parallèle d'une scolarité normale. C'est le chantier.

- L'autre objectif concerne les Jeux...

- C'est passionnant, car tu te rends compte que tu peux parler du sport à d'autres ministres. Avec l'élan des Jeux, les autres ministres sont aussi motivés pour se colorer aux couleurs des JO. Ils peuvent accepter aussi que moi, ministre des Sports, je vienne leur demander quelque chose. Le sport n'est pas le premier truc auquel on pense. Ma volonté est de sortir juste du discours que l'on a dans un dîner sur les valeurs du sport, "le sport c'est génial !", mais d'impulser des choses concrètes, en mettant le sport dans les appels à projets, dans les contrats de territoires. Il faut que les associations sportives, comme c'est le cas ici à Strasbourg, se diversifient un peu, sortent du champ uniquement sportif et qu'elles aillent aussi vers ce qui fait le coeur de leurs compétences.

Un éducateur est un alchimiste de la rencontre, de la rencontre avec l'autre. Il fait que l'on peut évoluer en groupe de manière tolérante, comme un vrai acteur de territoire, en matière d'inclusion professionnelle, de formation.

- Votre budget a été beaucoup commenté, parce qu'il a baissé. Vous avez expliqué les choses...

- En fait, le budget n'a pas baissé (466 millions contre 481 en 2018). On est passé à un budget sincère, parce que nous nous sommes aperçus que sur certaines lignes, les dépenses étaient surévaluées. Après négociations, j'ai obtenu un amendement de 15 millions sur le projet que je porte sur la lutte contre les noyades. Nous avons l'opportunité d'initier des partenariats sur des financements d'autres ministères, par exemple dans la recherche sur la haute performance sportive.

Il ne faut pas voir ce budget uniquement cantonné au sport, il faut le voir aussi en lien avec les autres sommes qui vont être dédiées à nos acteurs. Avec les Jeux, avec l'ouverture de la transversalité, tous les ministres, avec leur compétence, savent ce qu'ils peuvent apporter aux autres.

- À votre arrivée, vous avez découvert qu'il fallait supprimer 1600 postes dans votre ministère...

- Huit mois plus tard, on a gagné pas mal de terrain sur la première proposition. Cela concerne les fonctionnaires d'État qui, historiquement depuis Charles de Gaulle, sont mis au service gratuitement des Fédérations, payés par l'État. L'idée est de responsabiliser les Fédérations, en même temps que la création de l'Agence Nationale du Sport, que ces fonctionnaires soient payés par les Fédérations, évidemment sans leur imposer une charge financière supplémentaire, l'État va compenser. Il ne s'agit pas de supprimer des postes, comme l'a dit le président de la République, ni de rajouter une charge supplémentaire sur les Fédérations. Tout ce qui ressort, c'est aussi une résistance à ce changement. Nous avons envie de rendre ce système plus efficace.
« Il faut responsabiliser les supporteurs »

- Votre parcours de sportive de haut niveau vous aide-t-il dans votre mission ?

- Oui, cela m'aide dans la capacité de résistance, d'entêtement, de combativité. Si tu n'oses pas dire les choses, si tu n'oses pas décider ou arbitrer face à tes interlocuteurs qui défendent leur point de vue, tu vas passer ton mandat à donner raison à tout le monde.

Je ne suis pas dans une démarche politique, je ne suis pas là juste pour me placer. Il y a un côté illusoire, parce qu'on ne sait pas jusqu'à quand cela dure. C'est difficile de se projeter, est-ce qu'on engage ce chantier-là sachant que quelqu'un d'autre en recueillera les fruits ? Ma conviction est claire : tous les chantiers que l'on peut commencer, on les démarre. On verra bien.

- Vous avez pris position dernièrement sur le racisme dans le football...

- En fait, j'ai plus pris position sur l'homophobie. C'est une forme de discrimination que l'on ne peut plus accepter. Je me mets toujours à la place du joueur que l'on a insulté. On n'est pas juste responsable de ce que l'on dit, mais aussi de ce que l'autre comprend en face. À partir de là, il faut que les supporteurs soient responsabilisés par rapport à ça.

Je suis contente que la présidente de la Ligue et le président de la Fédération soient finalement revenus vers le message que je voulais envoyer. On va trouver des solutions ensemble. Je vais voir Noël Le Graët la semaine prochaine, j'ai déjà discuté avec Nathalie Boy de la Tour. Cela me paraît important que dans le domaine du sport, très valorisé par les enfants, par le spectacle sportif, par les supporteurs qui sont dans les stades, avec en plus l'arrivée des Jeux en France, on se doit d'être, au même niveau que la loi et la société en général.

- Vous défendez aussi la valorisation du sport féminin...

- C'est lié. Si j'ai pris cette position, c'est pour pouvoir parler du sport féminin. On aura la Coupe du monde de football féminin en France. On ne pourra pas en parler, si on ne parle pas des dérives sexuelles et sexistes dans le sport, si on ne parle pas de l'homophobie. On ne peut plus rester dans le sport avec une représentation de la masculinité qui est associée à la puissance, à la domination, à la victoire et une représentation de la femme qui est associée à la faiblesse, à la défaite, à l'échec et à la fragilité. Je tiens à l'affirmer et je ne suis pas la seule. La parité, c'est la cause de ce quinquennat.
Propos recueillis par Christine LAPP

 

 
 

 

SANTÉ Selon l'Assurance-maladie, 1 840 cancers reconnus d'origine professionnelle par an : Quand le travail rend malade

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 05:36:00

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SANTÉ Selon l'Assurance-maladie, 1 840 cancers reconnus d'origine professionnelle par an
SANTÉ Selon l'Assurance-maladie, 1 840 cancers reconnus d'origine professionnelle par an : Quand le travail rend malade
En 20 ans, le nombre de cancers liés au travail a été multiplié par 3,6. La part des pathologies liées à l'amiante est la plus importante.

 
Les ouvriers sont particulièrement exposés au risque de cancer professionnel.
Les accidents du travail sont en baisse, mais les cancers d'origine professionnelle sont en hausse. En France, 1 840 cancers en moyenne par an sont reconnus comme liés au travail, selon l'Assurance-maladie.

En 20 ans, ce chiffre a plus que triplé (il a été multiplié par 3,6). Il reste cependant en dessous de la réalité. Le cancer met longtemps à se déclarer. Les malades - qui découvrent souvent leur pathologie des années après - ne font pas forcément le lien entre leur maladie et leur travail.

La moyenne d'âge de reconnaissance d'un cancer comme maladie professionnelle est de 68 ans. Selon l'Assurance-maladie, il faudrait multiplier le nombre de cancers reconnus par cinq, pour refléter le nombre réel de cas dans la société française.

Au moment du diagnostic, les gens se soignent, et n'ont pas forcément envie d'entamer des démarches. Il y a aussi un effet psychologique de se dire que c'est votre travail qui vous conduit à la mort. Pourtant, l'indemnisation est importante car elle protège aussi vos ayants droit, explique-t-on en substance à l'Assurance-maladie.
17 000 euros par an

La reconnaissance comme maladie professionnelle ouvre en effet droit à une rente viagère, versée au malade, et en cas de décès à son conjoint et à ses enfants (jusqu'à leurs 21 ans). Le montant annuel moyen versé s'élève à 17 000 euros.

Dans les cancers professionnels, la part de l'amiante est prépondérante (80 % des cas reconnus sur la période 2013-2017). La semaine passée, la Cour de cassation a ouvert la voie à l'indemnisation du préjudice d'anxiété pour tous les travailleurs exposés à l'amiante. Les maladies liées à l'amiante sont essentiellement des cancers du poumon (70 %). Viennent ensuite ceux de la vessie, les cancers naso-sinusiens et les leucémies. Ces maladies sont en lien avec des expositions au benzène, aux poussières de bois et aux « produits noirs » (goudrons, bitumes, asphaltes)
Les ouvriersen première ligne

Les ouvriers sont les plus touchés. Principalement dans les entreprises de plus de 250 salariés (53 %), dans les secteurs de la métallurgie (39 %), du BTP (24 %) et de l'industrie chimique et du secteur du bois (9 %).

Ces données reflètent des expositions passées (l'amiante est aujourd'hui interdite en France). L'Assurance-maladie mène un travail de prévention sur les risques actuels. Environ 2 millions de salariés seraient aujourd'hui exposés à des produits toxiques sur leur lieu de travail.

Des outils sont à disposition des entreprises pour évaluer leur niveau de risque. Et des aides financières sont proposées pour les sociétés de moins de 50 salariés. Avec un objectif : les inciter à substituer les produits cancérogènes, et à investir dans des dispositifs pour protéger leurs salariés. Entre 2015 et 2018, 4 200 entreprises ont bénéficié de ce dispositif pour un montant total de 26 millions par an.
Élodie BÉCU

 

 
 

 

conjoncture Grand Est : Le chômage poursuit sa baisse

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 05:45:53

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conjoncture Grand Est
conjoncture Grand Est : Le chômage poursuit sa baisse

 
D'octobre à décembre 2018, selon la dernière note de conjoncture de l'Insee, publiée jeudi 11 avril, le chômage a continué à reculer dans le Grand Est pour le troisième trimestre consécutif. Avec un taux de 8,4 % il s'établissait en fin d'année sous le niveau national (8,5 %). Tous les départements de la région, dont les indicateurs varient de 7,3 % (Bas-Rhin) à 11 % (Aube), participent à cette baisse. La zone d'emploi de Saint-Dié-des-Vosges demeurait fin 2018 celle où le chômage était le plus élevé (12 %) et la zone de Wissembourg celle où il était le plus bas (4,8 %).

L'Insee Grand Est constate par ailleurs une stagnation de l'emploi salarié dans la région au quatrième trimestre 2018. Après deux trimestres de baisse, le solde d'emplois est cette fois-ci très légèrement positif avec 300 emplois gagnés, soit une progression de 0,2 %. L'arrêt du fléchissement résulte notamment d'un redressement de l'emploi dans les secteurs de la construction (+0,4 % soit 440 créations), de l'information-communication (+1,2 %) et des transports (+0,6 %). Dans l'industrie et le tertiaire non-marchand l'évolution reste stationnaire alors que la chute de l'emploi intérimaire s'est accentuée (-3,1 % après -2,3 % au trimestre précédent).

 

 
 

 

mulhouse Nouvelle pouponnière de l'Ermitage : Sous l'oeil bienveillant d'Emmi Pikler

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 05:35:07

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mulhouse Nouvelle pouponnière de l'Ermitage
mulhouse Nouvelle pouponnière de l'Ermitage : Sous l'oeil bienveillant d'Emmi Pikler
La nouvelle pouponnière de l'Ermitage à Mulhouse a été inaugurée ce jeudi, quelques jours avant l'installation des enfants. Elle a été conçue de manière à appliquer les principes piklériens basés sur « l'enveloppement » du petit pour l'aider à bien grandir.

 
L'inauguration ce jeudi a été l'occasion de visiter le bâtiment pour de nombreux professionnels et partenaires.
Calvin, Diana, Jason, Lincoln, Emeric, Mélissa... les prénoms des enfants sont déjà scotchés sur les placards de l'entrée ou sur les petits lits. Leurs six maisons pour grandir, en rez-de-jardin, portent des noms étoilés « pour les faire rêver : Aurore boréale, Voie lactée, Chant solaire... », note le directeur général de l'Ermitage Jean-Marc Dezeque.

Chaque « espace de vie et de sommeil » est aménagé sur 100m2 avec une terrasse où les bébés pourront faire la sieste et un jardinet « avec bosse et creux pour la motricité ». Les plus grands pourront sortir de manière autonome. Des cabanes en osier toutes différentes ont été construites sur place par l'association « J'ai descendu dans mon jardin ».

« L'aménagement permet à l'enfant de circuler librement selon son besoin de découverte progressive du monde et d'appréhender le dehors comme le prolongement sécure de son lieu de vie. » Les clématites de couleurs différentes déjà plantées, couvriront bientôt la clôture verte qui sépare du grand jardin, tout autour.
« Un lieu thérapeutique au quotidien »

Confiés par le juge des enfants, les 29 bambins déménageront du château à côté dans le parc, 51 boulevard Gambetta à Mulhouse, le 23 avril, pour s'installer dans le nouveau bâtiment tout en courbes et en longueur. Ils seront 38 à terme, en principe de 0 à 3 ans, à la demande du Conseil départemental (qui finance à hauteur de 8MEUR). Il s'agit de prendre en compte le transfert de sept enfants de la pouponnière de Logelbach.

« Nous accueillons à la pouponnière des enfants gravement carencés, en panne dans leur développement, ajoute Jean-Marc Dezeque. Il est extrêmement difficile de faire grandir des enfants qui ont des vécus précoces aussi difficiles avec des parents défaillants. La pouponnière de l'Ermitage est un lieu thérapeutique au quotidien, mais également un lieu de reconstruction des conséquences du vécu traumatique de ces enfants. » Même si la plupart d'entre eux auront « des souvenirs inconscients de cette période-là ».

Le personnel administratif occupe déjà ses bureaux à l'étage au dessus pour tester la fonctionnalité du lieu (2200m2), conçu par le cabinet d'architectes drlw. Le rez-de-jardin accueille aussi le jardin d'enfants ; au rez-de-parc, on trouve les bureaux, la salle de réception, la salle de formation, les quatre salles de visite des parents.

Il a fallu sept ans en réalité pour arriver à cet aboutissement. Entre 2015 et 2016, peu de temps après la pose de la première pierre, le chantier a été stoppé suite à des problèmes de sous-sol avec un risque de fissuration. Ce jeudi, pour l'inauguration en présence des professionnels, des présidents d'associations amies, des élus, l'émotion et le soulagement étaient affichés. Une déception cependant avec l'absence pour raison de santé de la psychologue Geneviève Appell, qui a fait « découvrir le travail de la pédiatre Emmi Pikler en France [elle était hongroise NDLR] et notamment à l'Ermitage depuis 30 ans. Son livre "Loczy, le Maternage insolite" co-écrit avec Miriam David fait encore référence aujourd'hui ».

Le Pr émérite Bernard Golse, président de l'association Pickler-Loczy France, a de son côté insisté « sur la notion de contenance dont tous les enfants ont besoin, un mélange subtil d'enveloppe et de limite, ce qui se matérialise avec les fameuses barrières (lire ci-contre) ».
Karine DAUTEL Voir aussi la vidéo sur dna.fr

Voir aussi la vidéo sur dna.fr

 
 

 

« Des mains délicates »
Bien-être. - « Tous les espaces intérieurs et extérieurs ont été conçus pour soutenir l'observation piklérienne, précise Jean-Marc Dezeque, le directeur général de l'Ermitage de Mulhouse. Les matériaux naturels, dont le beau parquet chauffant, ont été privilégiés pour le bien-être des enfants. »

Sécurité. - « Nous allons pouvoir renforcer toute l'approche des principes directeurs du Dr Emmi Pikler, qui sont les besoins physiques et corporels, qu'on appelle souvent les besoins primaires et qui sont développés à travers la satisfaction du besoin de sécurité, besoin du bien-être de l'enfant, celui d'être porté, confortablement tenu, d'être touché par des mains délicates, enveloppé chaleureusement du regard et de la voix du professionnel qui prend soin de lui. »

Barrières. - « Les espaces de soins ont été développés sur deux grands principes : la liberté de mouvement et l'activité libre. C'est pour ça que les espaces sont délimités par des barrières en fonction des stades de développement de l'enfant. Ces barrières sont modulables, et nous avons inventé un concept qui nous permet d'agrandir les espaces selon les stades de développement de chaque enfant. Cette innovation technique n'existe qu'au sein de notre pouponnière. »

 

Mulhouse Une pouponnière pour renaître

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 06:11:51

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Mulhouse Une pouponnière pour renaître
 

 
L'inauguration, jeudi, a été l'occasion de visiter le bâtiment pour de nombreux professionnels et partenaires de la Pouponnière de l'Ermitage. Photo L'Alsace
Calvin, Diana, Jason, Lincoln, Émeric, Mélissa... Les prénoms des enfants sont déjà scotchés sur les placards de l'entrée ou sur les lits. Leurs six maisons pour grandir dans la nouvelle pouponnière de l'Ermitage, en rez-de-jardin, portent des noms étoilés « pour les faire rêver : Aurore boréale, Voie lactée, Chant solaire... », note le directeur général de l'Ermitage, Jean-Marc Dezeque.

Chaque « espace de vie et de sommeil » est aménagé sur 100 m2, avec une terrasse où les bébés pourront faire la sieste et un jardinet « avec bosses et creux pour la motricité ». Les plus grands pourront sortir de manière autonome. Des cabanes en osier, toutes différentes, ont été construites sur place par l'association « J'ai descendu dans mon jardin ».

« L'aménagement permet à l'enfant de circuler librement selon son besoin de découverte progressive du monde et d'appréhender le dehors comme le prolongement sécure de son lieu de vie. » Des clématites de couleurs différentes sont déjà plantées et couvriront bientôt la clôture verte qui sépare du grand jardin, tout autour.
« Un lieu thérapeutique au quotidien »

Confiés à cette institution par des juges des enfants, les 29 bambins actuellement pris en charge déménageront du château (situé tout près dans le parc, 51, boulevard Gambetta à Mulhouse) le 23 avril, pour s'installer dans le nouveau bâtiment tout en courbes et en longueur. Ils seront 38 à terme, en principe de 0 à 3 ans, à la demande du conseil départemental, qui finance cette réalisation à hauteur de 8 millions d'euros. Il s'agira de prendre en compte le transfert de sept enfants de la pouponnière de Logelbach.

« Nous accueillons à la pouponnière des enfants gravement carencés, en panne dans leur développement, ajoute Jean-Marc Dezeque. Il est extrêmement difficile de faire grandir des enfants qui ont des vécus précoces aussi difficiles avec des parents défaillants. La pouponnière de l'Ermitage est un lieu thérapeutique au quotidien, mais également un lieu de reconstruction des conséquences du vécu traumatique de ces enfants. » Même si la plupart d'entre eux auront « des souvenirs inconscients de cette période-là ».

Le personnel administratif occupe déjà ses bureaux à l'étage au dessus pour tester la fonctionnalité du lieu (2200 m2), conçu par le cabinet d'architectes DRLW. Le rez-de-jardin accueille aussi le jardin d'enfants ; au rez-de-parc, on trouve les bureaux, une salle de réception, une salle de formation, quatre salles de visite des parents.

Il a fallu sept ans pour arriver à cet aboutissement. Entre 2015 et 2016, peu de temps après la pose de la première pierre, le chantier a été stoppé à cause de problèmes de sous-sol avec un risque de fissuration.

Ce jeudi, pour l'inauguration en présence de professionnels, de présidents d'associations amies, d'élus, l'émotion et le soulagement étaient affichés. Une déception cependant, l'absence pour raison de santé de la psychologue Geneviève Appell, qui a fait « découvrir le travail de la pédiatre Emmi Pikler en France (elle était hongroise, n.d.l.r.) et notamment à l'Ermitage depuis 30 ans. Son livre Loczy, le maternage insolite coécrit avec Miriam David fait encore référence aujourd'hui ».

Le professeur émérite Bernard Golse, président de l'association Pickler-Loczy France, a de son côté insisté « sur la notion de contenance dont tous les enfants ont besoin, un mélange subtil d'enveloppe et de limite, ce qui se matérialise avec les fameuses barrières » (lire ci-contre) .
Karine DAUTEL VOIR Notre vidéo sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

Mulhouse Avenue Kennedy : Les gilets jaunes en colère

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 05:52:05

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Mulhouse Avenue Kennedy
Mulhouse Avenue Kennedy : Les gilets jaunes en colère

 
Une trentaine de gilets jaunes ont manifesté hier au centre-ville en soutien aux retraités.
Ils étaient une cinquantaine au maximum à avoir gonflé hier après-midi le rang des manifestants retraités. Ces derniers étaient plus de 300 et avaient répondu à l'appel intersyndical national pour une revalorisation des pensions. Derrière leur banderole, ils avaient quitté la place de la Bourse et défilé avant de se disperser. Mais une trentaine de gilets jaunes ont continué à manifester et ont bloqué vers 16 heures l'avenue Kennedy au niveau de la Porte-Jeune et de l'entrée de la rue du Sauvage. Un blocage sous la surveillance de la police et qui n'aura duré que cinq minutes... Les manifestants étant invités à circuler...

 

 
 

 

social Strasbourg et Mulhouse : Les retraités battent le pavé

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 05:43:48

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social Strasbourg et Mulhouse
social Strasbourg et Mulhouse : Les retraités battent le pavé
Près de 750 personnes ont manifesté hier à Strasbourg et à Mulhouse dans le cadre d'une nouvelle journée nationale d'action en faveur du pouvoir d'achat des pensionnés.

 
« Plutôt que de sacrifier les retraités, pourquoi ne pas réduire les aides aux plus riches ? », a proposé Serge Bloch, le coordonnateur de l'intersyndicale bas-rhinoise.
Pour la sixième fois depuis l'élection présidentielle de mai 2017, dans le cadre d'une journée d'action nationale baptisée « Le printemps des retraité (e) s », ces derniers ont battu hier le pavé dans le centre de Strasbourg. À l'appel d'une intersyndicale bas-rhinoise regroupant CGT, CFE-CGC, FO, FSU, Solidaires et FGR, près de 300 pensionnés (contre un millier lors de la précédente manifestation le 18 octobre 2018) ont défilé de la place Kléber jusqu'à la place Broglie, où un cordon de policiers barrait l'accès à l'hôtel du préfet tout proche.

« On nous a annoncé qu'il n'y aurait plus d'augmentation des pensions en 2019 et 2020 alors qu'on nous a fait la charité avec une hausse de 0,3 % au début de l'année, la première depuis six ans, quand l'inflation pour 2018 atteignait 2,3 % », a déploré Serge Bloch (CGT), le coordonnateur de l'intersyndicale, avant le départ du cortège.

« Demander toujours des sacrifices aux retraités est contre-productif vu leur poids dans l'économie », a-t-il ajouté avant de rappeler les revendications des manifestants : suppression de la hausse de la CSG et des exonérations de cotisations sociales, revalorisation de 3  % de toutes les pensions, pension minimale à hauteur du SMIC, maintien et amélioration des pensions de réversion. « Nous demandons également la prise en charge de la perte d'autonomie par la Sécurité sociale et l'ouverture d'un droit universel dans le cadre d'un grand service public de l'aide à l'autonomie », a complété Françoise Eiden (FSU) du haut du perron de l'opéra.
Bisbilles à Mulhouse

Malgré la faible mobilisation, l'intersyndicale a promis de poursuivre la lutte. En attendant, ses responsables continuent de collecter des cartes-pétitions réclamant « le rétablissement du pouvoir d'achat des retraités » que les organisations syndicales projettent de remettre le 21 juin au président de la République.

À Mulhouse, le cortège organisé par l'intersyndicale des retraités du Haut-Rhin a regroupé hier près de 350 personnes. Leur marche de la place de la Bourse jusqu'à la sous-préfecture a suscité quelques bisbilles entre les responsables syndicaux et une cinquantaine de gilets jaunes qui ont décidé de poursuivre la mobilisation en passant par le centre-ville et le centre commercial Porte Jeune.
X.T. (avec G.L.)

 

 
 

 

Les retraités battent le pavé

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 06:30:31

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Les retraités battent le pavé
 

 
« Plutôt que de sacrifier les retraités, pourquoi ne pas réduire les aides aux plus riches ? », a proposé Serge Bloch, le coordonnateur de l'intersyndicale bas-rhinoise. Photo DNA/Jean-Christophe Dorn
Pour la sixième fois depuis l'élection présidentielle de mai 2017, dans le cadre d'une journée d'action nationale baptisée « Le printemps des retraité(e)s », ces derniers ont battu hier le pavé dans le centre de Strasbourg. À l'appel d'une intersyndicale bas-rhinoise regroupant CGT, CFE-CGC, FO, FSU, Solidaires et FGR, près de 300 pensionnés - contre un millier lors de la précédente manifestation le 18 octobre 2018 - ont défilé de la place Kléber jusqu'à la place Broglie, où un cordon de policiers barrait l'accès à l'hôtel du préfet tout proche.

« On nous a annoncé qu'il n'y aura plus d'augmentation des pensions en 2019 et 2020 alors qu'on nous a fait la charité avec une hausse de 0,3 % au début de l'année, la première depuis six ans, quand l'inflation pour 2018 atteignait 2,3 % », a déploré Serge Bloch (CGT), le coordonnateur de l'intersyndicale avant le départ du cortège.

« Demander toujours des sacrifices aux retraités est contre-productif, vu leurs poids dans l'économie », a-t-il estimé, avant de rappeler les revendications des manifestants : suppression de la hausse de la CSG et des exonérations de cotisations sociales, revalorisation de 3 % de toutes les pensions, pension minimale à hauteur du Smic, maintien et amélioration des pensions de réversion... « Nous demandons également la prise en charge de la perte d'autonomie par la Sécurité sociale et l'ouverture d'un droit universel dans le cadre d'un grand service public de l'aide à l'autonomie », a complété Françoise Eiden (FSU), du haut du perron de l'opéra.
Bisbilles à Mulhouse

Malgré la faible mobilisation l'intersyndicale a promis de poursuivre la lutte. En attendant ses responsables continuent de collecter des cartes-pétitions réclamant « le rétablissement du pouvoir d'achat des retraités » que les organisations syndicales projettent de remettre le 21 juin au président de la République.

À Mulhouse, le cortège organisé par l'intersyndicale des retraités du Haut-Rhin a regroupé ce jeudi près de 350 personnes. Leur marche de la place de la Bourse jusqu'à la sous-préfecture a suscité quelques bisbilles entre les responsables syndicaux et une cinquantaine de gilets jaunes, qui ont décidé de poursuivre la mobilisation en passant par le centre-ville et le centre commercial Porte Jeune.
X. T., avec G. L.

 

 
 

Lutterbach Équipement : Le centre pénitentiaire sort de terre

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 05:44:23

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Lutterbach Équipement
Lutterbach Équipement : Le centre pénitentiaire sort de terre
Depuis plus de quatre mois, des engins et une centaine de personnes investissent le chantier du futur centre pénitentiaire de Lutterbach. Les premiers bâtiments sont déjà visibles. L'ouverture de la prison est prévue au courant de l'année 2021.

 
À Lutterbach, le chantier du futur centre pénitentiaire est entré dans une phase très active.
Il aura fallu attendre près de dix ans pour voir commencer les travaux du futur centre pénitentiaire de Lutterbach. Mais il faudra à peine plus de deux ans pour qu'ils se terminent et que cette nouvelle prison ouvre ses portes, en 2021, pour accueillir 520 détenus. Des détenus qui seront installés pour la plupart dans des cellules individuelles (environ 400), mais aussi des cellules doubles (une petite cinquantaine) et des cellules pour personnes à mobilité réduite (une vingtaine). Le tout dans des bâtiments qui sortent de terre à la vitesse grand V depuis le début officiel des travaux en décembre 2018.
17 bâtiments au total

Actuellement, sur le site, quatre grues sont disposées : deux autour de deux bâtiments, à proximité de la RN66, où l'on retrouvera des détenus hommes ; une au niveau du bâtiment central, où s'installeront les parloirs et différentes salles et lieux de vie, dans une zone dite fonctionnelle ; une autre à côté d'un bâtiment qui sera réservé aux détenues femmes et à un quartier dit « de confiance ».

Ces quatre premiers bâtiments vont bientôt être rejoints par 13 autres, puisque le site en comptera 17 au total. Un chantier conduit par l'entreprise Léon Grosse - qui a déjà eu en charge la construction des prisons de la Réunion, de Tahiti et d'Orléans. Sur place, c'est le directeur de l'agence mulhousienne de ce grand groupe, Claude Rohfristch, qui supervise au quotidien les travaux, avec à ses côtés Sébastien Bonneaux, chef de projet à l'Agence publique pour l'immobilier de la justice (l'Apij).

« C'est vraiment un chantier pas comme les autres, souligne Claude Rohfritsch. Nous sommes à la première phase. Au niveau de chaque bâtiment, il y a une grue et des équipes dédiées. Petit à petit, les grues vont se déployer. Et les travaux de gros oeuvre s'enchaîneront jusqu'au début de l'année prochaine. Dès septembre, on verra apparaître la forme octogonale de l'enceinte. »

Le pic du chantier se situera au cours du dernier trimestre de l'année, avec près de 300 personnes qui travailleront sur le site. « Il y a un enjeu de sécurité très fort sur ce chantier, constate Sébastien Bonneaux. Nous avons une coordination sécurité et protection de la santé qui travaille quotidiennement en concertation avec les entreprises qui sont présentes sur le site. Rien n'est laissé au hasard. Nous avons aussi souhaité, alors que la RT 2012 n'est pas applicable pour les maisons pénitentiaires, réaliser des bâtiments avec une importante notion de performances thermiques et environnementales. »

Concrètement, chaque bâtiment est configuré de la même manière : au rez-de-chaussée, on retrouve les locaux techniques, ainsi que des salles d'activités (des salles de sport et de classe). Au premier étage se trouvent les cellules, qui ont chacune une zone sanitaire, une zone cuisine et une zone couchage. « C'est une prison, donc tout est encastré, remarque Claude Rohfritsch. Les sanitaires sont créés avec des blocs préfabriqués. Aucun câble ne sera apparent. Tout doit être protégé et sécurisé. »

À l'entrée actuelle du site - qui se fait par un chemin goudronné au niveau de la RD 20 en face de la zone d'activité de la Savonnerie - on retrouvera les bâtiments de l'administration pénitentiaire. Puis il y aura le bâtiment central, avec notamment les parloirs, et les bâtiments des détenus autour.

« Il y aura en fait deux accès, explique Sébastien Bonneaux. L'accès principal et un accès logistique de l'autre côté du site. »

Reste à savoir quelles seront les infrastructures, notamment en matière de transport en commun, qui seront mises en place d'ici la fin du chantier pour faciliter l'accès au centre pénitentiaire aux familles, mais aussi aux nombreux membres d'associations qui travaillent au sein des maisons d'arrêt. Une question qui n'a pas encore été tranchée. Par le passé avait été évoquée la création d'un arrêt de tram-train à proximité du centre.
Grégory LOBJOIE Voir aussi notre vidéo sur le site dna.fr

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Lutterbach D'une super-prison à une prison « à taille humaine »

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 06:20:34

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Lutterbach D'une super-prison à une prison « à taille humaine »
 

 
Les premières images du futur centre pénitentiaire ont été dévoilées à l'été 2017. Elles montrent l'enceinte octogonale et les différents bâtiments qui sont actuellement construits.

Document cabinet d'architecture SCAU.

La rumeur enflait depuis plusieurs semaines mais la confirmation est tombée à l'été 2010. Le site de Lutterbach était retenu par le ministère de la Justice pour accueillir ce qui devait être alors une super-prison : 724 cellules individuelles devant accueillir les détenus des maisons d'arrêt de Mulhouse et Colmar, mais aussi ceux de la centrale d'Ensisheim, dont la fermeture avait été officiellement annoncée quelques jours auparavant par la garde des Sceaux de l'époque, Michèle Alliot-Marie.

Après des manifestations, des recours, un changement de gouvernement et de nouvelles réflexions, le projet n'a finalement été validé qu'en mai 2013 par la nouvelle ministre de la Justice, Christiane Taubira. Exit le contrat de partenariat public-privé. Retour à un projet porté à 100 % par l'État, avec une prison « à taille humaine », comme l'évoquait la ministre, avec 520 places.

Après le départ de Christiane Taubira, son successeur Jean-Jacques Urvoas a confirmé, lors d'un voyage à Mulhouse en novembre 2016, que le centre pénitentiaire ouvrirait en 2021 sur le site retenu à l'origine.

Élu en 2015 comme maire de Lutterbach, Rémy Neumann n'a eu de cesse de se battre pour faire invalider le projet. Mais celui-ci a fini par être qualifié d'utilité publique, ce qui a eu pour effet de balayer tous les recours formulés ces dernières années.

 

 
 

Mittlach Opération Haut-Rhin propre : Nettoyage participatif et plantation d'un arbre fruitier

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 05:54:51

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Mittlach  Opération Haut-Rhin propre
Mittlach Opération Haut-Rhin propre : Nettoyage participatif et plantation d'un arbre fruitier
La commune de Mittlach avait invité ses citoyens à se joindre à l'opération Haut-Rhin Propre, le samedi 6 avril.

 
Le groupe de bénévoles a bien travaillé
Une vingtaine de bénévoles a répondu à l'appel, dont un bon nombre de collégiens.

Les participants ont été accueillis par le maire Bernard Zinglé, et l'encadrement a été assuré par René Schönhammer, membre des associations Pêcheurs et A.P.P.E.L., et grand amoureux de la nature.

Avant de procéder au nettoyage d'une partie du village, un collégien a pris la parole, en interpellant les personnes présentes sur la durée de vie des déchets et la pollution dans le monde. Le constat est alarmant : on produit mondialement 3 400 à 4 000 milliards de kilos de déchets par an, soit 10 milliards de kilos par jour et 80 à 126 tonnes par seconde. En 2020, la quantité de déchets depuis 2008 aura augmenté de 40 %.

Chacun peut apporter sa contribution, même minime, à la sauvegarde de la planète, et c'est ce qu'a fait le groupe de bénévoles en sillonnant les rues du village et ses abords. Au total, environ 300 kg de déchets ont été ramassés, mais la majeure partie était concentrée le long d'un sentier de randonnée, à l'emplacement d'une ancienne déchetterie.

A la fin de l'opération, les participants se sont retrouvés au square de la commune, pour une plantation en commun d'un cerisier, geste symbolique mais ô combien important.

Le maire en a profité pour remercier les bénévoles de leur action citoyenne, puis chaque enfant présent s'est vu remettre un plant de romarin.

Ce « Osterputz » participatif s'est conclu autour d'une petite collation dans la salle de l'ancienne école, offerte par la municipalité.

 

 
 

 

Sewen Haut-Rhin propre : Des déchets en baisse

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 05:55:36

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Sewen  Haut-Rhin propre
Sewen Haut-Rhin propre : Des déchets en baisse
Depuis plus de 30 ans, les bénévoles du village de Sewen, épaulés par la commune, sillonnent les routes et chemins pour ramasser des déchets de toute sorte. Une vingtaine de volontaires était au rendez-vous de l'opération Haut-Rhin propre samedi.

 
Deux bénévoles en compagnie du maire Jean-Paul Bindler (à gauche) au barrage du lac d'Alfeld au retour de la collecte de déchets.
Une partie des volontaires a longé l'axe principal de la D466, depuis le bas du village, avec un passage obligé par le sentier du lac de Sewen. Un autre groupe a terminé le nettoyage vers le lac d'Alfeld, un endroit où les déchets sont les plus récurrents avec principalement des bouteilles en verre et en plastique ainsi que de nombreuses cannettes en aluminium.

Pour le maire, Jean-Paul Bindler, cette journée de grand nettoyage demeure une évidence : « La propreté de notre village et de ses alentours est primordiale pour l'environnement et pour les habitants. Nous nous devons de préserver notre cadre de vie. » Le bilan de cette journée a été très positif avec une collecte de déchets en nette diminution par rapport aux années précédentes.

 

 
 

 

Jettingen Environnement : Nouveau dépôt de déchets au Lochfeld

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 05:49:29

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Jettingen Environnement
Jettingen Environnement : Nouveau dépôt de déchets au Lochfeld
Une provocation, voilà le sentiment du maire de Jettingen Jean-Claude Colin, à propos des nouveaux déchets trouvés sur le site du Lochfeld.

 
Une belle quantité de déchets ont été retrouvés au Lochfeld alors que l'opération Haut-Rhin Propre y était passée une semaine plus tôt.
Après des plaques amiantées déversées dans le lit du Hundsbach, à proximité de la route de Steinsoultz, en octobre dernier, puis une décharge sauvage purgée en novembre au Schwartzhohr, près de la route de Helfrantzkirch, un nouveau «dépotoir de grande ampleur», vient d'être découvert au Lochfeld, proche de la RD 419, dans le lit de l'Isbach (affluent du Thalbach) qui alimente plusieurs étangs situés en aval, détaille la municipalité de Jettingen. Une «trouvaille» que Jean-Claude Colin, le maire, considère comme une «véritable provocation», après que les habitants se sont mobilisés le week-end dernier dans le cadre de l'opération « Haut-Rhin Propre ».

«Les Brigades Vertes ont ainsi du travailler une demi-journée avec l'agent communal pour ramasser au mieux les déchets épars», poursuit Jean-Claude Colin. Qui interroge : «quand donc les instances d'ordre supérieur arrêteront-elles leur « blablabla » pour enfin passer à une vraie éradication des désordres environnementaux ? C'est une question de santé publique !».

 

 
 

 

Gestion forestière A Hirtzbach : Un milieu bouleversé...

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 05:48:13

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Gestion forestière A Hirtzbach
Gestion forestière A Hirtzbach : Un milieu bouleversé...
Alors qu'elle faisait rêver les promeneurs, l'allure générale de la forêt s'est dégradée à Hirtzbach dans le Sundgau. Là où certains craignent une surexploitation de la ressource, la commune et l'Office national des forêts répondent que cette gestion ''à la hache'' résulte d'une adaptation à des phénomènes nouveaux... et vraiment inquiétants.

 
Les scolytes sont en train de décimer les épicéas.
Elle est méconnaissable... et cela en quelques mois se lamentent les promeneurs. A les écouter, les belles frondaisons ont disparu pour laisser place à un spectacle désolant si ce n'est de désolation, « un saccage », soupirent certains. Le fait est que la physionomie de la forêt a profondément changé en peu de temps sous l'effet de coupes drastiques. « C'est vrai, on pourrait croire à du travail de sagouin », reconnaît Gaël Fellet, agent ONF responsable de la forêt de Hirtzbach face à une clairière d'épicéas rasés.
« Un phénomène fort, traumatisant, concentré et rapide »

Alors quoi, la forêt est bradée ? Non, expliquent le premier adjoint au maire de Hirtzbach François Eichholtzer et Gaël Fellet, ce dernier rappelant que les coupes répondent à un cadre strict et détaillé (lire ci-dessous). Autrement dit, on ne peut « pas couper au petit bonheur la chance » ni déroger au programme. « Il n'y a normalement pas de surprise. Tout au plus, on peut décaler d'une année », insiste le forestier qui concède cependant que les programmes à vingt ans ne sont peut-être plus pertinents.

« Il y a bien eu par le passé une tendance à la surcapitalisation des forêts, ce qui entraîne aujourd'hui un rattrapage, mais à la marge. Depuis cinq ans surtout, les crises climatiques et sanitaires se multiplient et nous devons nous adapter », résume Gaël Fellet en livrant une statistique effrayante : la population de frênes est exposée à la chalarose qui engendre une mortalité de 90 % ! « Un phénomène fort, traumatisant, concentré et rapide. »

Répertorié dans l'Hexagone depuis 2008 par l'INRA (Institut national de la recherche agronomique), ce champignon gagne du terrain et a intégralement conquis l'Alsace, porte d'entrée en France de ce parasite venu de l'Est de l'Europe. Sauf à trouver des souches résistantes -des essais de sélections génétiques sont menés par la pépinière Wadel d'Ueberstrass-, « je crains que l'espèce soit plus ou moins condamnée », soupire l'agent ONF qui évoque pareil fléau avec la graphiose de l'orme voilà quelques décennies. « La zone colmarienne a ainsi changé deux fois d'espèce dominante en même pas un siècle. »
Multiplier les essences

Concrètement, la chalarose entraîne une asphyxie et une nécrose de l'arbre, notamment la disparition de ses racines. La chose est évidente au regard de souches qui ressemblent à des moignons. D'où la « nécessité de procéder à des coupes sanitaires », poursuit-il, avec une observation fine de chaque arbre. Démonstration édifiante à l'appui : « même ceux qui peuvent paraître sains ne le sont pas forcément. Un arbre peut s'écrouler en une heure alors qu'il semblait bien portant. De fait, les parcelles de frênes commencent à ressembler à des amoncellements de mikado. »

Pour cette raison une parcelle située à l'arrière d'un chalet de pêche en forêt de Hirtzbach a été abattue, au risque sans cela d'en interdire l'accès alerte François Eichholtzer. « Pour choquant que cela paraisse, il y allait de la sécurité des gens. Pour nous aussi cela devient dangeureux, nous avons d'ailleurs envoyé des engins plutôt que des hommes. » Coupe sanitaire ? D'aucuns pointent le contre-exemple d'une parcelle vers l'ancienne chapelle Saint-Léger, direction Carspach, où un nettoyage devrait être fait et que tout pourtant est laissé en l'état... « Nous ne pouvons pas intervenir sur une parcelle privée », objecte le forestier.

Dans la foulée, l'argument économique est balayé du revers de la main : « on ne coupe pas pour de l'argent, cela n'a aucune valeur marchande, c'est juste du bois d'industrie », précise Gaël Fellet qui admet que des beaux frênes sont abattus. « Ils le sont tant qu'ils ont une valeur, mais ils ne sont pas sains pour autant et il faut les prélever avant qu'ils pourrissent. Avec le risque d'engorgement du marché que ça implique puisque tout le monde est concerné. »

A l'inverse, « nous laissons les arbres sains et ne coupons pas d'autres essences qui seraient intéressantes, parce que justement, il y a un équilibre à respecter. » Cet équilibre tient compte de la faune, lorsque telle ou telle espèce d'oiseau décide de nidifier dans un arbre mature qui, du coup, est laissé sur pied.

Herpétologue (ndlr : spécialiste des reptiles et amphibiens) reconnu, Gaël Fellet plaide pour un maintien de la biodiversité, ce qui passe par un plus grand mélange d'essences, « la meilleure chose à faire ». En d'autres termes, éviter la monoculture sylvicole. Il suffit de regarder la fameuse parcelle d'épicéas évoquée plus haut pour le comprendre. Plantée dans les années 1970, elle a dû être soudainement ''trouée'' par les forestiers. Cette fois, sont les scolytes en sont à l'origine, petit insecte qui fait sa vie sous l'écorce en provoquant la mort de son hôte. « Le Sundgau est touché depuis 3-4 ans. Les étés chauds sans vraiment d'hiver, conjugués aux longues périodes de sécheresse, font que l'invasion s'accentue. »
« C'est démentiel... et ça va continuer »

La crise concerne toute l'Europe de l'Ouest, avec quelque 70 millions de m3 condamnés. « C'est démentiel... et ça va continuer », prédit Gaël Fellet en relevant une nouvelle fois que « c'est une hérésie économique de couper ces arbres-là ». « On fait ce que l'on peut, on gère l'urgence, mais c'est une catastrophe annoncée dans les deux années à venir ».

N'en jetez plus, la cour est pleine ? Bien qu'il se défende d'être alarmiste, le forestier voit l'avenir en sombre. « C'est peut-être le début de quelque chose de pire. La question du hêtre commence sérieusement à se poser : en fin d'été 2018, les arbres faisaient une drôle de tête et si l'été 2019 est pareil, les hêtres vont continuer à puiser dans leurs réserves avec le risque de s'épuiser. On a réellement mesuré les effets de la canicule de 2003 cinq-six ans après ; j'ai peur que ce soit une bombe à retardement avec le hêtre ». A plus forte raison que le hêtre représente... 80 % des forêts sundgauviennes.

L'avenir s'écrit-il dans le chêne ? Se pose alors le problème de l'équilibre sylvocinégétique selon Gaël Fellet en glissant que les populations de sangliers et chevreuils freineraient le repeuplement de cette essence. Reste la solution des plantations au printemps... de moins en moins évidente car les sols sont de plus en plus fréquemment secs.
Nicolas LEHR A voir également un diaporama et une vidéo sur www.dna.fr

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Lac de la Lauch Ressource en eau potable : Le barrage refait surface

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 06:00:37

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Lac de la Lauch Ressource en eau potable
Lac de la Lauch Ressource en eau potable : Le barrage refait surface
Le barrage du lac de la Lauch va subir d'importants travaux en 2021 - 2022 afin que le plan d'eau puisse retrouver son niveau d'avant 2009. Les ressources en eau potable de la Communauté de communes de la région de Guebwiller (CCRG) s'en trouveront sensiblement améliorées.

 
Un niveau dramatiquement bas en période d'étiage (comme ici en septembre 2015).
C'est un petit serpent d'eau douce qui revient de faire surface. Définitivement, semble-t-il. En 2009, la capacité maximale du lac de la Lauch avait été abaissée de 750 000 à 440 000 m³ (voir chiffres ci-contre). La cause : un phénomène d'affaissement des contreforts de la digue qui fragiliserait le barrage en cas de séisme. À l'époque des travaux étaient annoncés dès 2011...

Dix ans plus tard, lesdits travaux auront enfin lieu : les financements ont été trouvés. « Les trois partenaires associés sur ce dossier, soit l'État, le Département et l'Agence de l'eau, se sont mis d'accord, annoncent Marc Jung et Roland Martin, président et vice-président de la CCRG. Le chantier coûtera 6 M EUR HT : 1 M EUR sera pris en charge par l'Agence, le reste à 50 % - 50 % par les deux autres parties. Les opérations de renforcement de la digue débuteront en 2021 et dureront de six à huit mois. » Après les travaux, le barrage - construit entre 1891 et 1894 - passera du giron de l'État à celui du Département qui détient déjà la responsabilité de l'ouverture des vannes.

Cette nouvelle est d'une importance capitale pour la comcom qui vient de récupérer la compétence gestion de l'eau potable : le lac de la Lauch est - avec le lac du Ballon - la principale ressource du secteur. « Et contrairement au lac du Ballon qui ne se remplit qu'une fois par an, celui de la Lauch possède la particularité de se remplir cinq fois par an », rappelle Philippe Farque, directeur du service dédié.

En plus d'un accroissement des réserves, la mesure aura pour conséquence de limiter les risques d'apparition de cyanobactéries : de faibles volumes d'eau et une température élevée sont des facteurs permettant leur prolifération (comme ce fut le cas ces dernières années).
Mathieu PFEFFER PLUS WEB Notre diaporama sur le lac de la Lauch à voir sur www.dna.fr.

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Guebwiller Lauch Le barrage refait surface

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 06:18:31

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Guebwiller Lauch Le barrage refait surface
 

 
Un phénomène d'affaissement des contreforts de la digue fragiliserait le barrage en cas de séisme. Photo DNA
C'est un petit serpent d'eau douce qui revient de faire surface. Définitivement, semble-t-il. En 2009, la capacité maximale du lac de la Lauch avait été abaissée de 750 000 à 440 000 m³ (lire chiffres ci-contre). La cause : un phénomène d'affaissement des contreforts de la digue qui fragiliserait le barrage en cas de séisme. À l'époque, des travaux étaient annoncés dès 2011...
Un chantier de 6 millions d'euros HT

Dix ans plus tard, lesdits travaux auront enfin lieu : les financements ont été trouvés. « Les trois partenaires associés sur ce dossier, soit l'État, le Département et l'Agence de l'eau, se sont mis d'accord, annoncent Marc Jung et Roland Martin, président et vice-président de la CCRG. Le chantier coûtera 6 M EUR HT : 1 M EUR sera pris en charge par l'Agence, le reste à 50 % - 50 % par les deux autres parties. Les opérations de renforcement de la digue débuteront en 2021 et dureront de six à huit mois. » Après les travaux, le barrage - construit entre 1891 et 1894 - passera du giron de l'État à celui du Département qui détient déjà la responsabilité de l'ouverture des vannes.

Cette nouvelle est d'une importance capitale pour la comcom qui vient de récupérer la compétence gestion de l'eau potable : le lac de la Lauch est - avec le lac du Ballon - la principale ressource du secteur. « Et contrairement au lac du Ballon, qui ne se remplit qu'une fois par an, celui de la Lauch possède la particularité de se remplir cinq fois par an », rappelle Philippe Farque, directeur du service dédié.

En plus d'un accroissement des réserves, la mesure aura pour conséquence de limiter les risques d'apparition de cyanobactéries : de faibles volumes d'eau et une température élevée sont des facteurs permettant leur prolifération (comme ce fut le cas ces dernières années).
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Airailes vers de nouveaux cieux

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 06:44:51

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Airailes vers de nouveaux cieux
 

 
Le gabarit du Cessna Citation Latitude, récemment acquis par la compagnie aérienne Airailes, permet un petit service à bord, comprenant thé, café et même viennoiseries. DR
Des clients qui ont les moyens, mais pas le temps ! « C'est ainsi que l'on se retrouve dans l'aviation d'affaires ». Guy-Eric Oumier, chef-pilote de la compagnie Airailes qu'il a fondée en 1992, a d'abord passé cinq ans dans l'aéronavale avant de faire toute sa carrière dans l'aviation d'affaires en Alsace. Mais pas seulement. Les évacuations sanitaires ou le transport d'organes font également partie de son quotidien entre ciel et terre.

En 2018, sa compagnie a cumulé 750 heures de vol grâce à ses deux appareils, un Piaggio Avanti Evo et un Cessna Citation Jet CJ3. Mais la demande croissante pour des distances plus longues et des temps de parcours plus courts a motivé Guy-Eric qui vient d'acquérir un troisième appareil en janvier dernier.
Des opérations dans les endroits les plus reculés de la planète, embrassant parfois l'Histoire

Plus vaste et plus rapide, le nouvel appareil est un Cessna Citation Latitude. « Il fait trois fois la masse du Piaggio ». Il est aussi plus confortable et son gabarit autorise un petit service à bord comprenant les repas, le thé ou le café « et les viennoiseries ». De quoi satisfaire les banquiers, les industriels ou les célébrités qui font régulièrement appel à la compagnie.

Comme Jacques Dutronc, client fidèle, qui a effectué pratiquement toute la tournée des Vieilles canailles dans l'un des avions de Guy-Eric avec des départs réguliers de Corse et des temps de parcours très intéressants : « Il faut cinquante minutes pour relier Bordeaux à Dijon... »

Avec ses six pilotes, la compagnie est en sous-effectif. « Les jeunes pilotes sont davantage attirés par les plus gros avions des plus grosses compagnies ». Elle emploie également un agent de piste et fonctionne grâce à l'épouse de Guy-Eric, Brigitte, véritable « tour de contrôle » de l'entreprise, qui endosse le rôle de dirigeante mais se charge également de la gestion, du suivi des entretiens des appareils, du contrôle qualité ou de l'aspect commercial. « Elle est énormément investie. Quant à moi, je m'occupe des embauches et de la formation ainsi que des opérations aériennes ».

Totalisant un peu plus de 19 000 heures de vol, Guy-Eric Oumier est un vieux routard du ciel ayant emmené de nombreux appareils, même des petits, aux endroits les plus reculés de la planète comme le Groenland ou la Sibérie, dans le cadre d'opérations embrassant parfois l'Histoire : la chute du mur de Berlin, celle de Ben Ali ou la révolution roumaine. Des contextes pas des plus tranquilles qui ont beaucoup apporté à Guy-Eric, « fier d'être européen » et d'une sagesse qui le rend bien à sa large connaissance du monde.
Conserver le savoir-faire

Bientôt trentenaire, la compagnie aborde l'avenir avec sérénité. « Notre projet, c'est de durer, sans volonté de manger les autres. Nous nous considérons comme des artisans, pas des industriels. Si nous ne prévoyons pas de nous développer fortement, c'est pour conserver notre savoir-faire. La qualité offerte au client est la meilleure garantie de notre pérennité ». Aller de l'avant est une philosophie pour Guy-Eric, qui sait bien tirer le meilleur de ses collaborateurs. « Il y a une cohésion certaine chez nous, c'est aussi cela qui fait notre force ».
Nicolas PINOT SE RENSEIGNER Airailes, tél. 06.08.93.71.63,. www.airailes.fr

 

 
 

Biltzheim Réunion publique : L'antenne de la discorde

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 06:02:47

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Biltzheim Réunion publique
Biltzheim Réunion publique : L'antenne de la discorde
La réunion publique organisée par la commune au sujet de l'installation d'une antenne relais de télécommunication 4G s'est déroulée lundi soir à l'Espace Horizon.

 
Des citoyens de Biltzheim refusent l'implantation d'une antenne de télécommunication à proximité des habitations.
De nombreux habitants de Biltzheim, mais aussi d'autres communes des environs étaient présents. Deux gendarmes de la brigade d'Ensisheim y assistaient, mais pas de représentants de la société Orange.

Le maire Gilbert Vonau, mis en cause dans ce projet, a repris la genèse du projet d'implantation de l'antenne qui devait trouver sa place à proximité du lotissement des Bluets et d'une aire de jeux. Il a souligné qu'il ne tire aucun avantage de ce projet, contrairement à ce qui avait été avancé dans une pétition qui avait circulé dans le village. « Servir et non me servir », a-t-il affirmé. Face à la calomnie, il a signalé qu'il avait déposé une main courante à la gendarmerie.
135 signatures

Biltzheim est une zone grise, selon l'opérateur, qui suit les directives de l'État pour une meilleure couverture du territoire en téléphonie mobile et internet. Dans le cas de l'antenne de Biltzheim, celle-ci devait se situer à proximité du réseau fibre et électrique. Orange a cherché un terrain pour installer son antenne. Deux sites proposés avaient été refusés par le concepteur : l'un situé au sud d'un chemin rural à l'est du village, l'autre sur l'ancienne décharge communale.

La municipalité ne disposant pas de terrain, Orange avait trouvé un espace privé pour l'implantation d'une antenne de 35 mètres de hauteur à 200 mètres des premières habitations. La demande de travaux était arrivée en mairie le 26 février dernier. La commune l'avait fait suivre au service de gestion des permis de construire, car n'ayant plus la compétence urbanisme. Une implantation que refuse le collectif avec à sa tête Coralie Asin et Diana Meistertzheim.

La pétition qui circule actuellement a déjà recueilli 135 signatures. Elle s'oppose à l'installation de l'antenne à l'endroit prévu, et soumet la proposition de la placer à proximité de l'autoroute côté ouest du village. Une suggestion qui n'a pas été acceptée par Orange. Les habitants ne comprennent pas. C'est pour cette raison qu'ils ont manifesté leur désaccord. « Ce que nous voulons, c'est que la structure soit installée loin des habitations, de l'aire de jeux pour protéger nos enfants. J'ai une petite fille de quelques mois et je ne veux pas qu'elle soit malade à cause de cette antenne », argumente Coralie Asin.

Les habitants ne souhaitent pas se laisser faire, ils ont décidé de porter à la connaissance d'Orange la pétition et les arguments qu'ils avancent. Une rencontre va être programmée réunissant en mairie les représentants du collectif avec Orange, qui est semble-t-il ouvert à la discussion, et la mairie pour faire le point sur le projet. Le collectif se dit satisfait de voir le maire l'accompagner dans ce combat. Affaire à suivre...
C.W.

 

 
 

 

Vallée de Saint-Amarin Communauté de communes : Quand les petites communes se rebiffent

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 05:51:02

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Vallée de Saint-Amarin  Communauté de communes
Vallée de Saint-Amarin Communauté de communes : Quand les petites communes se rebiffent
Lors du dernier conseil communautaire de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin (CCVSA), Francis Allonas, maire d'Oderen, s'était fait l'interprète d'une solution permettant le rattrapage de 300 000 EUR qui manquent dans les caisses.

 
Pour Francis Allonas, maire d'Oderen, « Ce n'est pas normal que l'on reverse ce que nous ne touchons plus. ».
Le président François Tacquard lui avait discrètement signifié que le moment n'était pas venu d'aborder sa solution. Une proposition qui, avec un peu de recul, semble faire l'unanimité des petites communes qui se rebiffent contre les « grosses et un peu riches communes ». Essai de décryptage d'un pacte politique et moral « datant de 2011 et devenu quelque peu obsolète ».

L'objet de la grogne ce sont les attributions des compensations fiscales. En 2011, les communes de la CCVSA avaient choisi de mettre les recettes des anciennement dénommées « taxes professionnelles » dans un pot commun.

Cela permettait d'obtenir une dotation supplémentaire de l'État face à une fiscalité unique. Les sommes étaient reversées aux communes.

Le problème qui apparaît aujourd'hui réside dans le fait que de nombreuses entreprises qui généraient des revenus pour l'intercommunalité ne versent plus rien, ont baissé le rideau ou reçoivent l'aide salvatrice et nécessaire de la comcom (Hydra, SAIC) alors que les communes où elles sont implantées touchent toujours la taxe foncière... De ce fait, la collectivité perçoit 300 000 EUR de moins mais verse toujours la même somme aux communes. Il faut donc trouver l'argent ailleurs.
Tout le monde mettraitla main à la poche

Francis Allonas proposerait une diminution de 10 % des reversements. Or, 10 % de 38 708 EUR (Oderen), ce n'est pas la même somme que 10 % de 588 417 EUR (Saint-Amarin) ou de 226 355 EUR (Moosch). Les sommes récupérées permettraient une moindre augmentation des impôts pour les administrés.

« Si on baisse de 10 % toutes les compensations fiscales, les grosses communes perdraient bien sûr plus que les petites, mais tout le monde mettrait la main à la poche. Il n'est pas normal que l'ensemble des contribuables voit l'impôt augmenter alors que l'on reverse ce que l'on ne touche plus », considère le maire d'Oderen.
Un manque de solidarité ?

Autre incongruité, les grosses communes ont un taux d'imposition plus faible que les petites ce qui facilite le gel de la fiscalité. « Le pacte signé à l'époque était tout aussi politique que moral. Le nombre de délégués des grosses communes était et reste un paramètre à ne pas négliger lors des décisions communautaires », poursuit Francis Allonas. En 2011, l'impact des grosses communes n'était pas celui qu'il est aujourd'hui.

Aujourd'hui, cette analyse de Francis Allonas est partagée ouvertement par ses homologues de Kruth, Mitzach, Ranspach, Storckensohn et Mollau. Quant à François Tacquard, il regrette l'attitude de certains pour qui le mot « solidarité » n'a plus guère de sens.
Jean-Marie ZIPPER

 

 
 

 

LEs décisions du bureau
Il est des décisions qui ne sont pas prises lors des conseils communautaires mais par les membres du bureau de l'intercommunalité. Celles-ci font l'objet de procès-verbaux dont sont destinataires les conseillers communautaires. C'est le cas par exemple de la décision de se porter territoire test auprès du Parc naturel régional des Ballons des Vosges. Ou de valider la proposition de phasage des travaux au château du parc de Wesserling : 1,6MEUR en 2019 (première tranche, partie extérieure) ; 1,2MEUR en 2020 (partie intérieure) ; 371 000 EUR en 2021 (passerelle) ; demande de subvention pour la réhabilitation de la salle des turbines et le laboratoire (400 000 EUR). Des subventions sont aussi attribuées : 45 000 EUR à l'EMHT ; 2 000 EUR pour l'AOS ; 1 200 EUR pour le groupement des sociétés de musique de la Haute Thur - pour le collège Robert-Schuman de Saint-Amarin (UNSS : 665 EUR ; foyer socio-éducatif : 3 040 EUR ; sections sportives scolaires : 6 175 EUR ; CDI : 1 000 EUR) - aides aux associations au titre des fonds communautaires : 500 EUR, musique municipale de Kruth ; 2 322,50 EUR, au Club Vosgien de Saint-Amarin ; 6 000 EUR, moulin de Storckensohn ; 1 000 EUR, association de musique de Ranspach (Festi'Cors) ; 6 730 EUR balisage VTT.

 

Education Classement : En langues étrangères,la France peut mieux faire

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 05:37:53

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Education Classement
Education Classement : En langues étrangères,la France peut mieux faire
Une étude du Conseil national d'évaluation du système scolaire dresse un bilan du niveau en langues des élèves français. Malgré des résultats en légère progression, la France doit encore faire des efforts.

 
Les petits Français commencent à se réconcilier avec les langues étrangères, mais ont encore des efforts à faire.
Difficultés de compréhension, manque de vocabulaire, expression orale approximative... Les Français sont-ils fâchés avec les langues étrangères ?

Avec ses mauvais résultats, la France s'est même placée aux derniers rangs de l'Europe en 2018 selon l'indice mondial de maîtrise de la langue anglaise publié par Education First, l'un des leaders de l'enseignement des langues dans le monde.

Pire encore, cette faiblesse est devenue l'un des stéréotypes culturels de l'Hexagone, où « 50 % de la population estime ne pas maîtriser une langue étrangère » s'inquiète Nathalie Pons, la présidente du Conseil national d'évaluation du système scolaire (Cnesco). Développée en 2014, cette institution dédiée à l'étude des pratiques éducatives a mené un travail au long cours dans les écoles françaises pour apporter des pistes de compréhension et aider à l'amélioration du niveau en langues des jeunes français, à partir des résultats de l'enquête Cedre 2016 du ministère.

Résultat : sur les acquis, « les chiffres montrent des élèves qui sont en difficulté, avec des forces et des vraies faiblesses » souligne Nathalie Pons, qui salue toutefois les progrès menés depuis 2005 et l'impulsion du plan de rénovation de l'enseignement des langues.
D'importantes lacunesen expression orale

Parmi les bonnes nouvelles, la compréhension écrite a fortement progressé avec des élèves qui présentent « désormais un niveau relativement satisfaisant ». De même, la compréhension orale est elle aussi en amélioration, bien qu'« handicapée par un lexique relativement pauvre ».

À l'inverse, l'expression orale reste difficile pour « les trois quarts des élèves de collège, qui ne sont pas capables de produire correctement une langue après la classe de 3e », explique Nathalie Pons.

Pour répondre à ces difficultés, la présidente du jury d'étude du Cnesco, Brigitte Gruson, maître de conférences émérite en didactique des langues et cultures à l'université Bretagne Occidentale, propose plusieurs pistes.
Quatre axesde recommandations

Selon elle, il convient surtout de favoriser la « progressivité des apprentissages des langues du primaire au lycée », de permettre une « évaluation tournée vers le droit à l'erreur », d'augmenter « l'exposition des élèves aux langues étrangères » et de proposer un « meilleur accompagnement des enseignants » avec des plateformes numériques, des bases des données et des outils adaptés. Ce qui importe surtout, c'est d'« envisager une plus grande flexibilité dans l'exposition des élèves aux langues » précise l'universitaire.

Car, si le succès des réseaux sociaux et des séries auprès des adolescents favorise la découverte de l'anglais hors du cadre scolaire, cela n'est toutefois pas suffisant. Selon la présidente du Cnesco, « il faut aussi que l'élève soit soutenu en dehors de l'école pour qu'en toute indépendance, il aille piocher dans ce vaste monde de langues étrangères qui l'entoure ».

Le rapport préconise ainsi de s'appuyer sur les outils numériques pour guider les élèves vers l'autonomie afin de ne pas exclure les plus fragiles. Car de fortes inégalités subsistent dans l'offre de langues sur le territoire français et le choix des langues reste socialement très marqué.

Pour autant, « rattraper le retard de la France reste possible mais c'est un travail de long terme qui doit s'engager sur une dizaine d'années » conclut Nathalie Pons.

Un travail qui a été initié avec le rapport Manès-Taylor de « Propositions pour une meilleure maîtrise des langues vivantes étrangères ». Rendu au ministre de l'éducation nationale Jean-Michel Blanquer en septembre 2018, des premières mesures seront présentées le 18 avril prochain.
Charles DELUERMOZ

 

 
 

 

Le groupe scolaire de La Porte du Ried est né

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 05:57:57

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Porte du Ried  Il entrera en fonction à la rentrée 2019
Le groupe scolaire de La Porte du Ried est né
A la demande de l'Inspectrice de l'Education nationale, Fabienne Schlund, qui a été reçue en mairie le 4 mars, la municipalité a été amenée à prendre à bras-le-corps le dossier relatif à la réorganisation scolaire de la Porte du Ried.
 

 
L'école maternelle de Holtzwihr accueillera en septembre 2019 les petites et moyennes sections.
Le groupe scolaire de la Porte du Ried a donc vu le jour ce 4 avril à l'issue du conseil municipal de La Porte du Ried. Y seront scolarisés tous les élèves de Holtzwihr et de Riedwihr à la rentrée prochaine. C'est un deuxième grand pas pour la commune nouvelle, après la création du CPI.

Suite au nouveau lotissement rue de la Haute-Marne, les effectifs de l'école maternelle arrivent à saturation (28 élèves dans chacune des deux classes existantes) et une fusion des deux écoles permettrait des effectifs réduits et donc des conditions plus que favorables pour mener les apprentissages dans toutes les classes, de la Petite Section au CM2.

En accord avec Mme Schlund, le maire et conseiller régional Bernard Gerber a réuni les parents le 26 mars pour une réunion d'information. Un diaporama a présenté la situation actuelle des deux sites de Holtzwihr et Riedwihr, la répercussion de l'arrivée des élèves de Riedwihr et la nouvelle configuration du groupe scolaire de la Porte du Ried, avec six classes élémentaires et trois classes maternelles.

Les maires du RPI de Bischwihr, Fortschwihr, Wickerschwihr et Riedwihr ont ensuite été informés du projet, la fusion entraînant la sortie de Riedwihr du regroupement et une baisse des effectifs de ce dernier.
De nombreux avantages

Lors de sa réunion du 4 avril, le conseil municipal a donc examiné cet important projet que des parents d'élèves estiment précipité, mais qui offre de nombreux avantages : effectifs très confortables dans toutes les classes, niveaux quasiment uniques, mutualisation des moyens entre sites, une direction unique du groupe scolaire, soit un seul référent pour toutes les écoles.

Les transports scolaires au sein de la commune nouvelle (2 allers-retours/jour) seront entièrement pris en charge par la Région Grand Est, avec moins de transport pour les élèves de Riedwihr car les élèves de maternelle et de cycle 2 (CP CE1 CE2) seront localisés à Holtzwihr, et un transport limité pour les élèves de cycle 3 de Holtzwihr car les élèves du CM1 et du CM2 de toute la commune nouvelle seront localisés à Riedwihr.

Cette création signifie aussi l'occupation de l'ensemble des locaux scolaires et pérennisation de l'école de Riedwihr, avec la réouverture de la 2e classe élémentaire, et un désengorgement du périscolaire avec ouverture possible d'une annexe à Riedwihr pour le temps de midi.
Trois sites et une direction unique

Ces divers atouts, déterminants, et les assurances de l'Inspection de l'Education nationale ont motivé la décision du conseil municipal, prise à l'unanimité, en faveur de la création de ce groupe, implanté sur trois sites : école maternelle à Holtzwihr, école élémentaire à Holtzwihr et école élémentaire à Riedwihr, avec la fusion des directions.

Il est bien entendu que cette réorganisation scolaire pour la rentrée 2019-2020 suppose également la mise en place de diverses mesures liées au fonctionnement de la nouvelle structure : mobilier pour la 3e classe maternelle, tableaux blancs interactifs (TBI) pour les classes de l'école élémentaire de Riedwihr, ATSEM-accompagnatrice dans bus...

Ce projet scolaire s'avère être d'une importance primordiale pour la commune nouvelle et ses enfants ; il dépasse les intérêts particuliers.

Les inscriptions des enfants de Riedwihr pourront être finalisées très rapidement, un courrier ayant été envoyé à tous les parents d'élèves.

 

 
 

 

Aveugles et des malvoyants : une année bien remplie pour la SAAM

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 06:12:36

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Aveugles et des malvoyants : une année bien remplie pour la SAAM
 

 
 
Présidée par Chantal Betz, la Société des amis des aveugles et des malvoyants du Haut-Rhin siège dans plusieurs commissions spécialisées, notamment auprès du Conseil départemental de la citoyenneté et de l'autonomie, de la Maison des personnes handicapées (MDPH) et de l'Institut des aveugles de Still. Elle collabore en outre avec l'association Le Phare à Illzach.

Elle aide financièrement la prise en charge de chiens-guides d'aveugles et l'école des chiens-guides du Grand Est, ainsi que l'achat de matériel informatique. Elle met également à disposition du matériel tel que des cannes blanches à roulettes ou électroniques, des montres parlantes, des loupes ou des jeux spécifiques.

Plusieurs rencontres et manifestations ont eu lieu au cours de l'année écoulée comme la fête annuelle de l'association, le 2 juin au restaurant Espace Pause, les sorties en tandem en partenariat avec le Cyclo club de Colmar toutes les trois semaines de mars à octobre ou la participation à l'ouverture du Marathon de Colmar en septembre dernier.
Des cours de perfectionnement informatique

Des après-midi récréatifs au Phare à Illzach ont lieu régulièrement de même que des cours de perfectionnement informatique en partenariat avec le club informatique de Biesheim. Plusieurs sorties ont eu lieu en cours d'année, au mémorial du Hartmannswillerkopf, au Musée de l'aventure Peugeot ou lors de la sortie « gourmandises » dans le Sundgau.

Une convention avec le théâtre de la Filature à Mulhouse a été renouvelée afin de proposer des spectacles en audiodescription aux non-voyants, et huit places pour le festival international de Colmar ont été offertes par la municipalité, représentée lors de l'assemblée générale par le premier adjoint Yves Hemedinger.

L'association, qui compte 300 bénéficiaires sur le département, demeure en recherche constante de bénévoles, de membres actifs ou de soutiens financiers déductibles des impôts à hauteur de 66 %.
N. P. SE RENSEIGNER SAAM68, 12 rue Chauffour à Colmar. Tél. 03.89.23.76.42. Écoute téléphonique du lundi au vendredi de 9 h à 11 h. E-mail : contactesaam68.org

 

 
 

GUEBWILLER Echanges scolaires et dîner de gala : À l'heure italienne de Castelfiorentino

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 05:40:32

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Echanges scolaires et dîner de gala
GUEBWILLER Echanges scolaires et dîner de gala : À l'heure italienne de Castelfiorentino
Guebwiller et sa jumelle italienne Castelfiorentino ont un point commun : chacune possède un lycée hôtelier. Ce sont d'ailleurs ces deux établissements qui sont à l'origine du jumelage entre les deux villes.

 
Francis Kleitz, maire de Guebwiller, a salué les élèves de Castelfiorentino.
Ce sont eux aussi qui organisent régulièrement des échanges scolaires. Ainsi, des élèves du lycée Storck étaient récemment en Italie, et 35 élèves du lycée italien, avec cinq accompagnateurs, sont depuis mardi 9 avril à Guebwiller, avec un emploi du temps très chargé.

Hier matin, ils ont été reçus à la mairie par Francis Kleitz, le maire, et des représentants du comité de jumelage, avec sa présidente, Hélène Cornec. Adjointe au proviseur du lycée italien, Ezia Borghini, « mère du jumelage côté italien » puisqu'elle est venue en 2005 pour le concrétiser, a dit sa joie de revoir chaque année les amis de Guebwiller. « C'est bon pour les élèves de découvrir et de connaître l'Alsace. »

Les élèves sont ensuite partis suivre leur programme qui comprend notamment un jeu de piste dans la ville ou une initiation à la fabrication de la bière à Lautenbach, ainsi qu'une marche à travers le vignoble sous la conduite du Club Vosgien, une visite de la fromagerie Haxaire et de la distillerie Miclo à Lapoutroie, la dégustation de vins chez Roth à Soultz, un concert de jazz aux Dominicains à la soirée des Mécènes, la visite de l'exposition patrimoine vigneron à la ComCom et la découverte du vignoble ainsi que la visite d'Eguisheim.

Et leur séjour se terminera par un dîner de gala italien, ouvert à tous les amateurs, samedi à 20 h à l'hôtel de L'Ange, où Franco Fancello met toute la cuisine à disposition des Italiens. Le dîner sera préparé et servi par les élèves de Castelfiorentino qui sont venus en Alsace avec tous les produits nécessaires. Les élèves de l'école de musique de Guebwiller assureront une animation musicale.
RÉSERVER l'Hôtel de l'Ange ? 03.89.76.22.11.

RÉSERVER l'Hôtel de l'Ange ? 03.89.76.22.11.

 
 

 

Guebwiller Concert : Nina Hagen en novembre aux Dominicains

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Guebwiller Concert
Guebwiller Concert : Nina Hagen en novembre aux Dominicains

 
Nina Hagen lors de son concert à la Foire aux Vins de Colmar en 2009.
Nina Hagen donnera un concert aux Dominicains de Haute-Alsace à Guebwiller vendredi 8 novembre ; la chanteuse allemande y déclinera son dernier spectacle autour de Bertolt Brecht : Brecht & Blues On The Road To Freedom.

« Voilà un plaidoyer passionné pour l'actualité, la vérité, l'urgence et le caractère unique des messages de paix de beaucoup des chansons et des paroles tirées de différentes pièces de Bertolt Brecht », dit l'interprète, elle-même.

Un « concert-événement », comme le veut l'expression consacrée, puisque, pour autant qu'on le sache, l'ancienne « punkette » n'avait plus joué en Alsace depuis son apparition à la Foire aux Vins de Colmar en 2009.
www.les-dominicains.com

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Beblenheim The Twiolins de Mannheim en concert

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 06:13:41

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Beblenheim The Twiolins de Mannheim en concert
 

 
 
Dimanche 14 avril à 17 h, dans le cadre du festival Printemps Rhénan, l'église protestante de Beblenheim accueillera l'ensemble « The Twiolins » de Mannheim, ensemble composé d'une soprano accompagnée de deux violons et d'une guitare, pour un concert intitulé « Les cordes réunies » qui proposera entre autres des oeuvres de Leclair, Fränzl, Brydern, Dowland, Schubert, Fauré, Mendelssohn-Bartholdy...

Le festival Printemps Rhénan, festival franco-allemand, se tient de mi-mars à mi-juin. À l'opposé des autres festivals, il ne se limite pas à un seul lieu de spectacle. Les manifestations se déroulent aussi bien dans des villes que dans des villages possédant des locaux adaptés. La zone de représentation se déploie entre Worms au nord et Mulhouse au sud. Ce festival doit son profil particulier aux relations franco-allemandes et européennes. L'éventail de programmes s'étend du Moyen Âge à l'Avant-garde. Parmi les interprètes, solistes et ensembles de haut niveau international, la présentation de jeunes musiciens fait l'objet d'une attention particulière.

Ce concert est donné en partenariat avec le Conseil Départemental pour la Musique et la Culture de Haute-Alsace.
Y ALLER The Twiolins en concert dimanche 14 avril à 17 h à l'église protestante de Beblenheim. Entrée libre, plateau. PLUS WEB Un extrait musical de The Twiolins sur www.lalsace.fr

 

 
 

Wesserling met le cap sur l'Inde

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 06:15:04

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Wesserling met le cap sur l'Inde
 

 
Anjum Amirtham, originaire du Nord de l'Inde, dans un décor d'ambiance textile qui sied particulièrement à Wesserling.  Photo DNA /Jean-Marie Zipper
La nouvelle saison au Parc de Wesserling est lancée aux couleursde l'Inde. Jusqu'au 8 juin, placeaux photographes avec de multiples clichés grand format dans les jardins avec « L'Inde aux mille couleurs ». Jusqu'au 30 décembre, le Musée textile propose « Inde et indiennage » et la Grande chaufferie de « Créatures divines ». Un grand voyagetrès dépaysant piloté par Anjum Amirtham, originaire de l'Indedu Nord, Charlotte Humbert, scénographe, et Irina Juravle, responsable du Musée textile.J.-M. Z.
Y ALLER Parc de Wesserling, muséeet Jardins ouverts du lundi au samedi de 13 h à 18 h, dimanche et jours fériés de 10 h à 18 h ; Grande chaufferie accessible uniquementpar visite guidée. Tarifs : 7 EUR,enfants et étudiant 3,50 EUR, moinsde 6 ans gratuit. Site internet : www.parc-wesserling.fr

 

 
 

Hirtzbach La forêt, un milieu bouleversé

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 06:22:31

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Hirtzbach La forêt, un milieu bouleversé
 

 
Les scolytes sont en train de décimer les épicéas. Photo DNA
Elle est méconnaissable... et cela en quelques mois, se lamentent les promeneurs. À les écouter, les belles frondaisons ont disparu pour laisser place à un spectacle si ce n'est de désolation, « un saccage », soupirent certains. Le fait est que la physionomie de la forêt a profondément changé en peu de temps, sous l'effet de coupes drastiques. « C'est vrai, on pourrait croire à du travail de sagouin », reconnaît Gaël Fellet, agent ONF responsable de la forêt de Hirtzbach, face à une clairière d'épicéas rasés.
« Un phénomène fort, traumatisant, concentré et rapide »

Alors quoi, la forêt est bradée ? Non, expliquent le premier adjoint au maire de Hirtzbach, François Eichholtzer, et Gaël Fellet, ce dernier rappelant que les coupes répondent à un cadre strict et détaillé (lire ci-dessous). Autrement dit, on ne peut « pas couper au petit bonheur la chance » ni déroger au programme. « Il n'y a normalement pas de surprise. Tout au plus, on peut décaler d'une année », insiste le forestier, qui concède cependant que les programmes à vingt ans ne sont peut-être plus pertinents.

« Il y a bien eu par le passé une tendance à la surcapitalisation des forêts, ce qui entraîne aujourd'hui un rattrapage, mais à la marge. Depuis cinq ans surtout, les crises climatiques et sanitaires se multiplient et nous devons nous adapter », résume Gaël Fellet en livrant une statistique effrayante : la population de frênes est exposée à la chalarose qui engendre une mortalité de 90 % ! « Un phénomène fort, traumatisant, concentré et rapide. »

Répertorié dans l'Hexagone depuis 2008 par l'Inra (Institut national de la recherche agronomique), ce champignon gagne du terrain et a intégralement conquis l'Alsace, porte d'entrée en France de ce parasite venu de l'Est de l'Europe. Sauf à trouver des souches résistantes -des essais de sélections génétiques sont menés par la pépinière Wadel d'Ueberstrass-, « je crains que l'espèce ne soit plus ou moins condamnée », soupire l'agent ONF, qui évoque pareil fléau avec la graphiose de l'orme voilà quelques décennies. « La zone colmarienne a ainsi changé deux fois d'espèce dominante en même pas un siècle. »
Multiplier les essences

Concrètement, la chalarose entraîne une asphyxie et une nécrose de l'arbre, notamment la disparition de ses racines. La chose est évidente au regard de souches, qui ressemblent à des moignons. D'où la « nécessité de procéder à des coupes sanitaires », poursuit-il, avec une observation fine de chaque arbre. Démonstration édifiante à l'appui : « Même ceux qui peuvent paraître sains ne le sont pas forcément. Un arbre peut s'écrouler en une heure alors qu'il semblait bien portant. De fait, les parcelles de frênes commencent à ressembler à des amoncellements de mikado. »

Pour cette raison, une parcelle située à l'arrière d'un chalet de pêche en forêt de Hirtzbach a été abattue, au risque sans cela d'en interdire l'accès, alerte François Eichholtzer. « Pour choquant que cela paraisse, il y allait de la sécurité des gens. Pour nous aussi cela devient dangereux : nous avons d'ailleurs envoyé des engins plutôt que des hommes. »

Coupe sanitaire ? D'aucuns pointent le contre-exemple d'une parcelle vers l'ancienne chapelle Saint-Léger, direction Carspach, où un nettoyage devrait être fait alors que tout, pourtant, est laissé en l'état... « Nous ne pouvons pas intervenir sur une parcelle privée », objecte le forestier.

Dans la foulée, l'argument économique est balayé du revers de la main : « On ne coupe pas pour de l'argent, cela n'a aucune valeur marchande, c'est juste du bois d'industrie », précise Gaël Fellet qui admet que de beaux frênes sont abattus. « Ils le sont tant qu'ils ont une valeur, mais ils ne sont pas sains pour autant et il faut les prélever avant qu'ils pourrissent. Avec le risque d'engorgement du marché que ça implique puisque tout le monde est concerné. »

À l'inverse, « nous laissons les arbres sains et ne coupons pas d'autres essences qui seraient intéressantes, parce que justement, il y a un équilibre à respecter ». Cet équilibre tient compte de la faune, lorsque telle ou telle espèce d'oiseau décide de nidifier dans un arbre mature qui, du coup, est laissé sur pied.

Herpétologue (ndlr : spécialiste des reptiles et amphibiens) reconnu, Gaël Fellet plaide pour un maintien de la biodiversité, ce qui passe par un plus grand mélange d'essences, « la meilleure chose à faire ».
« C'est démentiel...et ça va continuer »

En d'autres termes, éviter la monoculture sylvicole. Il suffit de regarder la fameuse parcelle d'épicéas évoquée plus haut pour le comprendre. Plantée dans les années 1970, elle a dû être soudainement "trouée" par les forestiers.

Cette fois, les scolytes en sont à l'origine : ce petit insecte fait sa vie sous l'écorce en provoquant la mort de son hôte. « Le Sundgau est touché depuis trois-quatre ans. Les étés chauds sans vraiment d'hiver, conjugués aux longues périodes de sécheresse, font que l'invasion s'accentue. »

La crise concerne toute l'Europe de l'Ouest, avec quelque 70 millions de m3 condamnés. « C'est démentiel... et ça va continuer », prédit Gaël Fellet, en relevant une nouvelle fois que « c'est une hérésie économique de couper ces arbres-là ». « On fait ce que l'on peut, on gère l'urgence, mais c'est une catastrophe annoncée dans les deux années à venir ».

N'en jetez plus, la cour est pleine ? Bien qu'il se défende d'être alarmiste, le forestier voit l'avenir en sombre. « C'est peut-être le début de quelque chose de pire. La question du hêtre commence sérieusement à se poser : en fin d'été 2018, les arbres faisaient une drôle de tête et si l'été 2019 est pareil, les hêtres vont continuer à puiser dans leurs réserves avec le risque de s'épuiser. On a réellement mesuré les effets de la canicule de 2003 cinq-six ans après ; j'ai peur que ce soit une bombe à retardement avec le hêtre. » D'autant plus que le hêtre représente 80 % des forêts sundgauviennes.

L'avenir s'écrit-il dans le chêne ? Se pose alors le problème de l'équilibre sylvocinégétique selon Gaël Fellet en glissant que les populations de sangliers et chevreuils freineraient le repeuplement de cette essence. Reste la solution des plantations au printemps, de moins en moins évidentes car les sols sont de plus en plus fréquemment secs.
Textes et photos : Nicolas LEHR PLUS WEB À voir également un diaporama et une vidéo sur www.lalsace.fr

 

 
 

Rhin Supérieur Rötteln, château à découvrir

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 06:34:56

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Rhin Supérieur Rötteln, château à découvrir
 

 
les ruinesdu châteaude Röttelnont inspirépeintreset écrivainsau XIXe siècle.

Photo L'Alsace/ Jean-Christophe Meyer

« Le château de Rötteln est la plus grande ruine médiévale dans l'espace du Rhin supérieur », rappelle Markus Moehring, directeur du musée des Trois Pays de Lörrach (Bade), qui lui consacre une exposition passionnante. Le château a été construit par les Rötteln, puissante famille de nobles installés entre Fribourg et Bâle. Les margraves de Hachberg héritent des terres et du château en 1316 et en font une demeure magnifique. De 1503 à sa destruction en 1678 lors des guerres de Hollande par les troupes de Louis XIV, le château est un centre de l'administration badoise du Markgräflerland.

Les ruines inspireront les romantiques au XIXe siècle. L'exposition du musée des Trois Pays présente chacune de ces périodes avec quelque 450 objets, quasi tous issus de ses collections. Des objets qui vont des armes aux tessons de céramiques, qui ont été retrouvés lors des travaux de préservation des ruines et ont fait l'objet de recherches scientifiques approfondies ces dernières années.

Vernissage ce vendredi à 19 h, avec l'ensemble franco-suisse Schellmery, qui jouera de la musique médiévale. L'exposition est visible jusqu'au 17 novembre, avec un important programme de manifestations annexes. Visites groupées en français sur demande, y compris pour les scolaires. Le château lui-même se visite. J.-C.M.
SURFER Sur le site internet : www.dreilaendermuseum.eu

 

 
 

Colmar Ruée sur le nouveau discounter

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Colmar Ruée sur le nouveau discounter
 

 
Mercredi matin, les files d'attente s'étendaient loin dans le nouveau magasin. Photos L'Alsace/Christelle Didierjean
Une foule de gens entre les rayons de vêtements, d'articles de décoration ou de jouets, une marée humaine devant les caisses. On pourrait presque croire que tout Colmar s'est retrouvé ce mercredi 10 avril à l'ouverture du magasin Stokomani dans la zone industrielle nord.

Stokomani ? L'enseigne est une des nombreuses qui se sont positionnées sur le secteur très porteur du déstockage discount, au même titre que Nooz, Action ou Centrakor.

« Mais notre spécificité par rapport à ceux-ci est que nous proposons du déstockage de marques, précise Caroline Engel, responsable du magasin. Je vous défie de trouver du Tommy Hilfiger dans les autres magasins. » S'ajoutent des objets de bazar classiques, sans marque.
23 salariés, reprise des anciens de Fly

Stokomani propose des produits d'entretien et d'hygiène, des jouets, de la décoration et de la mode. Cette dernière catégorie est sa principale activité, qui représente 40 % du chiffre d'affaires.

Le magasin de Colmar se trouve à l'emplacement de l'ancien Fly, après la liquidation judiciaire de ce dernier. Si la superficie reste la même (1 550 m²), le nombre de salariés change du tout au tout, avec 23 personnes contre huit pour le magasin précédent. Sur ces huit, cinq ont été repris chez Stokomani.

C'est le troisième à ouvrir en Alsace après ceux de Wittenheim et Schweighouse-sur-Moder, et le 98e en France, un chiffre qui a plus que doublé en cinq ans.

L'enseigne est encore peu présente en Alsace « car il est difficile de trouver du terrain », explique Delphine Mathez, présidente de Stokomani France.
À chaque ouverture, une file d'attente de clients

On aurait pu penser que la montée des ventes privées, déstockages et dégriffes par Internet aurait pu mettre à mal les enseignes comme Stokomani. « Au contraire, estime Delphine Mathez, le déstockage a toujours existé, mais Internet a donné une notoriété à ce concept. Avant, nous étions dans des lieux peu ou pas indiqués ; aujourd'hui, à chaque ouverture de magasin, nous avons une file de gens qui attendent. Et le fait de renouveler les stocks en permanence fait que nous avons une clientèle d'habitués. »

Un autre magasin a d'ailleurs ouvert ce même mercredi à Valence, et le 100e ouvrira mercredi prochain près de Tours.

Dans un article paru dans L'Opinion en avril 2018, la présidente de Stokomani France revendiquait d'ailleurs être « l'antithèse d'Amazon. Le client achète sur Amazon quand il sait ce qu'il veut. Ici, les gens viennent peut-être chercher une nouveauté, mais ils savent qu'ils peuvent trouver d'autres produits de marque pas chers. »

Quant à la question de savoir si ces enseignes ne contribuent pas à vider les magasins des centres-villes, Caroline Engel ne le pense pas : « Nous ne sommes pas concurrents car nous vendons les vêtements de la saison précédente, les invendus des soldes. »

Preuve de l'engouement des consommateurs pour ce type de magasin : plus de 5 000 personnes avaient été comptabilisées pour cette journée d'ouverture, contre une moyenne de 2000 ou 2 500 dans la normale.
Françoise MARISSAL PLUS WEB Voir également notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

Colmar Panonceau d'or or pour le marché couvert

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 06:48:12

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Colmar Panonceau d'or or pour le marché couvert
 

 
De g. à d. : Christiane Roth, Pascal Sala et Eric Straumann. DR
La cérémonie de remise des prix du 44e Challenge national du commerce a eu lieu le 25 mars au Ministère de l'Économie et des Finances. 24 commerçants, cinq associations de commerçants et dix villes ont été mis à l'honneur. L'Association des commerçants du marché couvert de Colmar a été récompensée par un Panonceau d'or dans la catégorie « commune ou territoire de plus de 50 000 habitants ».
Une association portée par 21 commerçants professionnels

Ce challenge national, organisé par CCI France en partenariat avec la Fondation MMA des entrepreneurs du futur, récompense les meilleurs commerçants et unions commerciales de France. Le Panonceau d'or est attribué aux associations de commerçants qui se distinguent par leur performance, évaluée selon trois critères : l'engagement dans la dynamisation d'un territoire ou d'une ville, la régularité et l'originalité des actions commerciales organisées, la diversité et la pertinence des partenariats noués avec l'environnement.

Ce Panonceau d'or a été remis à Pascal Sala, président de l'association, vendredi 5 avril par Christiane Roth, présidente de la Délégation Colmar Centre-Alsace de la CCI Alsace Eurométropole, qui a porté cette candidature au niveau national.

Une belle récompense pour cette jeune association de commerçants, constituée en 2010 par les 21 professionnels qui ont intégré la halle après la rénovation du bâtiment.

 

 
 

Les classes moyennes« en eaux troubles »

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 06:50:03

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Les classes moyennes« en eaux troubles »
 

 
Titre choc pour une étude : « Les classes moyennes écrasées ». Et le secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria, qui a présenté cette dernière mercredi à New York, a renchéri : « Aujourd'hui, la classe moyenne ressemble de plus en plus à un bateau qui naviguerait en eaux troubles ».

Un mot déjà sur la définition des classes moyennes : ce sont les ménages qui ont un revenu entre 75 % et 200 % du revenu médian de leur pays. Soit en France, un revenu compris de 16 000 EUR à 43 000 EUR pour un ménage d'une personne en 2016.

Que dit l'OCDE ? La part des classes moyennes dans la population, après avoir longtemps augmenté, a diminué de 64 % à 61 % depuis trente ans. Elle est moins élevée aux États-Unis, plus élevée en France (68 %), grâce à notre système de protection sociale. Un tiers des sortants est promu dans les classes plus aisées, deux tiers subissent un déclassement.

Cette tendance apparaît encore plus nettement avec l'évolution des générations : 70 % de classes moyennes chez les enfants du baby-boom, et plus que 60 % chez les « millenials », nés dans les années 80-90.

Deuxième constat, leur niveau de vie stagne, voire régresse. D'un côté, un revenu qui augmente moins vite que celui des 10 % les plus riches, d'un tiers de moins sur trente ans (ceux des plus pauvres augmentent encore moins vite, mais ce n'était pas le sujet de l'étude...). De l'autre, des dépenses qui croissent dans l'éducation, la santé, et surtout le logement : elles représentent en moyenne un tiers du budget des classes moyennes, contre un quart dans les années 90.
Terreau de la démocratie

« Le rêve de la classe moyenne n'est de plus en plus qu'un rêve pour beaucoup », résume l'OCDE. Et c'est grave pour l'économie, car les classes moyennes investissent et dépensent en proportion plus que les autres. Pour la politique aussi, car elles sont les piliers des démocraties.

Que faire ? Investir dans l'éducation et la santé, estime l'OCDE, et réformer la fiscalité : « Transférer la charge fiscale du revenu du travail vers le revenu du capital et les plus-values, les revenus de la propriété et les successions, mais aussi rendre l'impôt sur le revenu plus progressif et équitable ».
F.B.

 

 
 

Quand le travail rend malade

Publié dans le panorama le Vendredi 12 avril 2019 à 06:50:50

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Quand le travail rend malade
 

 
Les ouvriers sont particulièrement exposés au risque de cancer professionnel. Photo Julio PELAEZ
Les accidents du travail sont en baisse, mais les cancers d'origine professionnelle sont en hausse. En France, 1 840 cancers en moyenne par an sont reconnus comme liés au travail, selon l'Assurance-maladie.

En 20 ans, ce chiffre a plus que triplé (il a été multiplié par 3,6). Il reste cependant en dessous de la réalité. Le cancer met longtemps à se déclarer. Les malades - qui découvrent souvent leur pathologie des années après - ne font pas forcément le lien entre leur maladie et leur travail.

La moyenne d'âge de reconnaissance d'un cancer comme maladie professionnelle est de 68 ans. Selon l'Assurance-maladie, il faudrait multiplier le nombre de cancers reconnus par cinq, pour refléter le nombre réel de cas dans la société française.

Au moment du diagnostic, les gens se soignent, et n'ont pas forcément envie d'entamer des démarches. Il y a aussi un effet psychologique de se dire que c'est votre travail qui vous conduit à la mort. Pourtant, l'indemnisation est importante car elle protège aussi vos ayants droit, explique-t-on en substance à l'Assurance-maladie.
17 000 euros par an

La reconnaissance comme maladie professionnelle ouvre en effet droit à une rente viagère, versée au malade, et en cas de décès à son conjoint et à ses enfants (jusqu'à leurs 21 ans). Le montant annuel moyen versé s'élève à 17 000 euros.

Dans les cancers professionnels, la part de l'amiante est prépondérante (80 % des cas reconnus sur la période 2013-2017). La semaine passée, la Cour de cassation a ouvert la voie à l'indemnisation du préjudice d'anxiété pour tous les travailleurs exposés à l'amiante. Les maladies liées à l'amiante sont essentiellement des cancers du poumon (70 %). Viennent ensuite ceux de la vessie, les cancers naso-sinusiens et les leucémies. Ces maladies sont en lien avec des expositions au benzène, aux poussières de bois et aux « produits noirs » (goudrons, bitumes, asphaltes)
Les ouvriersen première ligne

Les ouvriers sont les plus touchés. Principalement dans les entreprises de plus de 250 salariés (53 %), dans les secteurs de la métallurgie (39 %), du BTP (24 %) et de l'industrie chimique et du secteur du bois (9 %).

Ces données reflètent des expositions passées (l'amiante est aujourd'hui interdite en France). L'Assurance-maladie mène un travail de prévention sur les risques actuels. Environ 2 millions de salariés seraient aujourd'hui exposés à des produits toxiques sur leur lieu de travail.

Des outils sont à disposition des entreprises pour évaluer leur niveau de risque. Et des aides financières sont proposées pour les sociétés de moins de 50 salariés. Avec un objectif : les inciter à substituer les produits cancérogènes, et à investir dans des dispositifs pour protéger leurs salariés. Entre 2015 et 2018, 4 200 entreprises ont bénéficié de ce dispositif pour un montant total de 26 millions par an.
Élodie BÉCU