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Alsace 20 : Le nouveau plan Seniors du Département

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 05:32:23

Alsace 20 : Le nouveau plan Seniors du Département

Tour des Cantons Alsace 20 à l’EHPAD de Soultzmatt, pour évoquer avec Brigitte Klinkert et Alain Couchot le nouveau plan Seniors du Département, qui vise à renforcer la prévention de la perte d’autonomie, l’aide aux aidants, et le soutien en EHPAD. Priorité est donnée aux Seniors cette année et les années à venir, souligne la Présidente, rappelant que la Solidarité est au cœur des missions de la collectivité.

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Adira Le dynamisme récompensé

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 06:10:37

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Adira Le dynamisme récompensé
 

 
Les lauréats 2019, entourés des partenaires de l'événement et des invités. Photo DNA/Nicolas Pinot
« Nous exprimons nos coups de coeur pour des chefs d'entreprise qui s'investissent sur notre territoire et qui exercent une responsabilité sociale importante ». Philippe Trimaille, vice-président de l'Adira et conseiller départemental du Haut-Rhin, rappelle que l'agence, financée par les principales collectivités alsaciennes, a un rôle de « facilitateur car possédant un vaste réseau de partenaires ».

Jean Rottner, président de la région Grand Est, Takamasa Sato, consul général du Japon, Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Odile Uhlrich-Mallet, adjointe au maire de Colmar, ont notamment assisté à cet événement.
Projets innovants et créations d'emplois

L'Adira a honoré quatre entreprises et une initiative collective. Première lauréate récompensée, la corderie Meyer Sansboeuf, de Guebwiller, née en 1881 et reprise en 2006 par Benoît Basier, qui préside aussi le pôle textile Alsace. L'agence de développement a accompagné son nouveau projet de débardage forestier Skadee. Le trophée revient aussi à Alsace Tôlerie, de Colmar, entreprise historique du groupe MetalMakers (comprenant également Usinage d'Alsace et John Steel) dont le PDG est Vincent Ossola. L'Adira l'a aidé dans la réalisation de plusieurs projets innovants.

Adam Boissons, créée à Lauw en 1923 et aujourd'hui basée à Guewenheim, est aujourd'hui dirigée par Paul Adam, petit-fils du fondateur. La société prévoit d'implanter une deuxième unité à Valff avec, à la clé, 20 à 25 créations d'emplois (40 à 50, à plus long terme).

Orest Group, d'Erstein, présidé par Denis de Becker, est leader européen dans la conception et la fabrication de bijoux « d'entrée et de moyenne gamme ». Une initiative collective est saluée : la communauté de communes de la vallée de Villé, présidée par Jean-Marc Riebel, a mis sur pied un FabLab auquel l'entreprise Bürckert, de Villé, dirigée par Patrick Reimeringer, apporte ses compétences.

La Sodiv, partenaire de l'Adira, qui conseille et finance les chefs d'entreprise, récompense la maison Hirose de Colmar. Cette dernière, spécialisée dans les pains et viennoiseries bio, est cogérée par Naoto Hirose et Paul Petersen, considérés comme « parfaitement complémentaires ». Elle est récompensée pour son dynamisme, la « grande qualité des produits, le nombre de recrutements réalisés ».

Autre partenaire, le Journal des entreprises honore la société Interlac Laboratoires, à Hindisheim. Dirigée par Yves Ruck, elle produit essentiellement des huiles et graisses à traire de bronzage sous la marque Soleil des Îles et envisage de créer une gamme de cosmétiques bio.
M.F.

 

 
 

Colmar À la veille des Européennes

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 06:40:44

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Colmar À la veille des Européennes
 

 
Marine Ernoult

La campagne des Européennes démarre doucement à Colmar. Les sections locales des différents partis politiques se mettent en ordre de marche. Mardi soir, une première opération de tractage a eu lieu aux abords de la gare.

Tracts donc, mais aussi affiches et goodies en tout genre, les militants font preuve d'imagination. Mais la tâche est ardue. De nombreux citoyens ignorent la date du scrutin et assurent qu'ils n'iront pas voter. Ils se désintéressent de l'Union européenne (UE) qu'ils comprennent mal.

Pourtant, cette élection est un moment clé pour les Français désireux de peser sur le fonctionnement de l'UE, en leur donnant l'opportunité de faire un choix à la fois civique, partisan et patriotique. Choix civique, puisqu'ils auront la possibilité d'élire directement des représentants exerçant d'importants pouvoirs en matière normative, budgétaire et de contrôle - pouvoirs en progression constante depuis une trentaine d'années.

Choix partisan, puisqu'il conduira à la désignation d'élus dont les décisions sont déterminées sur des bases idéologiques.

Choix « patriotique » enfin, dès lors que les élections du 26 mai constituent un événement déterminant pour l'influence de la France au niveau communautaire.

 

 
 

Politique : Neuf ministres à Strasbourg

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 05:54:38

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Politique
Politique : Neuf ministres à Strasbourg

 
Le Premier ministre Édouard Philippe présidera ce jeudi à Strasbourg un comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation. Outre le chef du gouvernement, cette réunion associera huit autres ministres: Nicole Belloubet (Justice), Jean-Michel Blanquer (Éducation nationale), Christophe Castaner (Intérieur), Frédérique Vidal (Enseignement supérieur et recherche), Roxana Maracineanu (Sports), Julien Denormandie (Cohésion des territoires), Marlène Schiappa (Égalité) et Adrien Taquet (Protection de l'enfance).

Le comité interministériel, qui se déroulera au gymnase Reuss, en plein coeur du quartier du Neuhof, placé pour l'occasion sous très haute surveillance, « permettra de dresser un premier bilan du plan national de prévention et de radicalisation lancé il y a un an » et « d'engager de nouvelles initiatives en coopération avec les associations d'élus afin de prévenir la délinquance », expliquent les services de Matignon. La journée débutera par une rencontre avec l'association SOS Habitants, à 9 h, avant le comité interministériel, qui devrait prendre fin vers midi.

Après le comité interministériel, Christophe Castaner restera à Strasbourg pour parler police de sécurité du quotidien (PSQ). La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, ira visiter des terrains de futsal dans les quartiers strasbourgeois. Le lendemain, ce vendredi, elle se rendra à Mulhouse, une ville qu'elle connaît bien, pour rencontrer la maire, Michèle Lutz, et le président de M2A, Fabian Jordan. Elle se rendra ensuite à Cernay, pour la pose de la première pierre de la piscine, puis reviendra dans son club de coeur, le Mulhouse Olympique Natation. Elle déjeunera au centre sportif régional d'Alsace puis ira inaugurer une nouvelle salle de boxe.

Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, se rendra aussi à Mulhouse ce jeudi à l'issue du comité interministériel. Elle rencontrera la présidente de l'université de Haute-Alsace, Christine Gangloff-Ziegler et échangera avec des étudiants. Le lendemain, ce vendredi, elle reviendra à Strasbourg pour rencontrer le président de l'université de Strasbourg, Michel Deneken, et échanger avec des enseignants-chercheurs. Elle présentera le dispositif d'accueil des étudiants réfugiés.

 

 
 

 

« L'ENA n'est pas inaccessible »

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 05:51:22

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Administration Ecole
« L'ENA n'est pas inaccessible »
Le directeur de l'ENA (École Nationale d'Administration) Patrick Gérard annonce qu'une deuxième classe préparatoire sera mise en place à Strasbourg à partir du mois d'octobre 2019 afin de faciliter l'accès à cette grande école.
 

 
Patrick Gérard a succédé à Nathalie Loiseau en août 2017 au poste de directeur de l'ENA.
Pour favoriser la diversité dans les recrutements de l'ENA, son directeur Patrick Gérard a décidé de créer à Strasbourg une deuxième CP'ENA.
Quel bilan faites-vous de la première CP'ENA ouverte en 2009 à Paris ?

Patrick Gérard : « Nous avons commencé peu à peu, car il nous a fallu comprendre les difficultés de ces élèves pour les aider. Or il est vrai que depuis quelques années l'ENA a moins recruté dans les milieux défavorisés. Pour essayer de corriger ce point, l'ENA a créé en 2009 à Paris une classe préparatoire intégrée à l'École pour des étudiants plutôt brillants mais dont les revenus modestes des parents ne permettaient pas d'envisager une telle préparation.

On a accueilli des promotions de 18 étudiants au début, puis de 24 ces dernières années, qui ont plutôt bien réussi des concours qu'ils n'imaginaient pas réussir. Pour cela, nous leur apportons des moyens matériels et humains en faisant réaliser cette préparation par de jeunes anciens élèves de l'ENA qui connaissent les recettes pour être reçus. Les élèves sont très encadrés, entraînés à l'oral, ont un accompagnement très personnalisé ».
Au final, peu d'élèves ont réussi l'ENA, mais ce n'est qu'un des objectifs de cette prépa ?

P.G. : « En dix ans, huit ont réussi l'ENA, 84 des concours administratifs de catégorie A +, INET (Institut national des études territoriales), administrateur du Sénat, Banque de France, Hôpitaux... et une soixantaine d'autres ont été reçus à des concours d'attachés, d'inspecteurs du Trésor... Cette classe ne travaille pas que pour l'ENA mais pour l'ensemble de la fonction publique. Ce système qui vise très haut a permis à des personnes d'être reçues à des concours administratifs qu'ils n'auraient sans doute pas eus. Il est important d'ouvrir des portes. Nous souhaitons que les hauts responsables de l'administration française ressemblent le plus possible à la société française. »
« Nous visons en particulier des étudiants du Grand Est » Pourquoi avoir décidé de créer une CP'ENA Grand Est ?

P.G. : « Des jeunes pensent qu'étudier à Paris est un peu intimidant, un peu compliqué. J'ai donc proposé la création d'une deuxième classe prépa à Strasbourg, qui ouvrira en octobre 2019. Nous avons passé un accord avec l'Institut d'études politiques de Strasbourg pour que tous les cours de base aient lieu à l'IEP, qui a déjà une préparation à l'ENA. Nous allons recruter une douzaine d'élèves. Ils auront en plus une bourse, un logement... comme à Paris et nous les ferons encadrer par nos élèves à Strasbourg. L'objectif est de dire à ces jeunes que l'ENA n'est pas inaccessible. Il ne faut pas se censurer parce que l'on n'habite pas Paris, se bloquer pour des raisons financières.

La campagne de recrutement est ouverte jusqu'au 18 mai sur le site de l'ENA. Nous visons en particulier des étudiants du Grand Est et de Bourgogne-Franche-Comté. Mais d'autres peuvent venir de toute la France. Les élèves retenus auront le choix entre la CP'ENA à Strasbourg ou à Paris. En 2018, nous avions 350 candidatures pour 24 places à Paris ».
Propos recueillispar Jean-François CLERC

 

 
 

 

POLITIQUE Européennes : ce qu'il faut retenir du débat de Cnews

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 06:43:24

POLITIQUE Européennes : ce qu'il faut retenir du débat de Cnews

Sept responsables de partis étaient réunis ce mercredi soir par Cnews et Europe 1. Photo AFP/ Lionel Bonaventure

Sept responsables de partis étaient réunis ce mercredi soir par Cnews et Europe 1. A six semaines des élections européennes, les deux médias avaient choisi un casting resserré : Laurent Wauquiez (Les Républicains), Marine Le Pen (Le Rassemblement national), Stanislas Guérini (La République en marche), Olivier Faure (Parti socialiste), David Cormand (Europe Ecologie - Les Verts), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) et Adrien Quatennens (La France insoumise) qui remplaçait Jean-Luc Mélenchon, retenu par un meeting à Amiens.

Trois thèmes ont été retenus : le pouvoir d'achat et la fiscalité ; l'ordre et la sécurité ; l'Europe.

Un vrai débat

Le débat a été beaucoup plus audible que celui organisé le 4 avril par France 2 avec les douze têtes de listes des élections européennes.

Sur chaque thème, les débatteurs ont imposé leurs fondamentaux. La baisse d’impôt de 10% pour tous et le pouvoir d'achat des retraites pour Laurent Wauquiez. Le travail qui paye pour Stanislas Guerini. La transition énergétique et la cohésion sociale pour David Cormand. L'immigration trop forte pour Marine Le Pen. La hausse du Smic net pour Adrien Quatennens. Les traités à réformer pour Nicolas Dupont-Aignan. L'Europe sociale pour Olivier Faure.

Des duels dans le débat

L'une des plus belles passe d'arme a été le développement d'Adrien Quatennens qui a étrillé Marine Le Pen sur son propre terrain, celui de l'immigration, soutenant qu'il n'y a pas de submersion migratoire.

Sept débatteurs: quel gagnant?

Laurent Wauquiez (LR) : pour l'avenir

Alors que son parti est en troisième position des intentions de vote pour les Européennes Laurent Wauquiez travaillait pour l'avenir. Son but était d'installer son parti comme étant le seul recours entre la République en marche et le Rassemblement national.

Stanislas Guérini (LREM): le punching ball

Le délégué général du parti de la majorité a été attaqué de toute part. Par ses adversaires de droite comme par ses adversaires de gauche. Il a tenté de défendre la politique du gouvernement. Mais seul contre tous, il a eu un peu de mal à être audible.

David Cormand (EÉ-LV): pince sans rire

Inconnu du grand public, le patron des Verts a tenté d'imposer l'écologie dans un débat où il n'en a été que peu question, à la fin. Il a fait entendre sa petite voix par des remarques perfides et une certaine répartie quand les débatteurs l'attaquaient.

Nicolas Dupont-Aignan (DLF) : en campagne

C'était le seul sur le plateau à être candidat en tant que tête de liste aux élections européennes. Son discours a été à de nombreuse reprises un copié collé de celui de Marine Le Pen: en difficulté dans les sondage,s son but était de gagner des points et ce sera sur électorat de la droite très dure.

Olivier Faure (PS) : effacé

Difficile pour le premier secrétaire du parti socialiste de faire entendre un discours social sur un plateau où il y a la France insoumise et le Rassemblement national qui déploient un discours plus populiste que lui.

Marine Le Pen (RN) : en roue libre

Sur les trois sujets de la soirée, Marine Le Pen n'a jamais été mise en difficulté, sauf une fois par Adrien Quatennens qui avait préparé un développement sur l'immigration qui l'a surprise.

Adrien Quatennens (LFI) : la révélation

Les habitués des débats du parlement le connaissent mais il est encore méconnu du grand public. Le député du Nord a été pugnace et efficace, usant d'arguments pris dans la vie réelle, très concernant pour les Français. Incontestablement l'un des hommes politiques incontournables des prochaines années.

Justice Cour d'appel : Cahuzac n'ira pas en prison

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 05:52:02

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Justice Cour d'appel
Justice Cour d'appel : Cahuzac n'ira pas en prison

 
Jérôme Cahuzac, 66 ans.
« La cour n'a pas cédé à la démagogie », s'est félicité Me Antoine Vey, l'avocat de Jérôme Cahuzac. Mercredi, la cour d'appel de Bastia a confirmé l'aménagement de la peine de l'ex-ministre sous forme de bracelet électronique décidé le 13 février par le juge d'application des peines d'Ajaccio.

En mai 2018, Jérôme Cahuzac, ex-ministre socialiste du Budget, a été condamné pour fraude fiscale à quatre ans de prison dont deux avec sursis. L'ancien responsable politique et chirurgien esthétique à la retraite ne sera donc pas incarcéré mais il devra porter un bracelet électronique. Contre l'avis du parquet général de Bastia qui avait fait appel de la décision du juge. Lors de l'audience en appel du 19 mars, le procureur général s'était également interrogé sur la « perception » par la population de cet aménagement, « au regard de la gravité des faits ».
« Ni une faveur, ni une exception »

Me Vey estime au contraire que cet aménagement n'est « ni une faveur, ni une exception ». La loi permet pour toute peine allant jusqu'à deux ans d'emprisonnement, et en l'absence de récidive, la possibilité d'un aménagement immédiat. L'ancien ministre, qui était poursuivi pour détenir un compte caché à l'étranger, a également écopé d'une amende de 300 000 euros, dont il s'est acquitté, et de cinq ans d'inéligibilité. Domicilié en Corse, il devra aussi respecter des heures de sortie.

 

 
 

 

SÉCURITÉ ROUTIÈRE : 210 000 km sans permis

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 05:53:02

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SÉCURITÉ ROUTIÈRE
SÉCURITÉ ROUTIÈRE : 210 000 km sans permis
Depuis sept ans, ce représentant de commerce roule sans permis, ni assurance, sur toutes les routes d'Alsace. Il fait partie des 680 000 conducteurs français qui ont décidé de s'en passer, contre 300 000 il y a dix ans.

 
Selon RTL qui cite Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, 680 000 conducteurs français roulent sans permis ni assurance.
Àpart sa femme, personne ne sait. Ni son employeur, ni ses parents, ni même ses amis proches. Le Haut-Rhinois, la petite cinquantaine, a perdu son papier rose au début des années 2010, sans le voir venir ou presque. Un point par-ci, deux autres par-là, et souvent trois pour son « satané » portable. Il s'en défend à peine : « Un VRP passe ses journées au téléphone avec ses clients. On ne peut pas s'arrêter à chaque appel.»

À l'époque, il use ses pneumatiques sur la RN4, cette route à radars et sans péages jusqu'à Paris. « Je poussais jusqu'à Vitry-le-François dans la Marne, mais j'avais encore des gens à voir à Nancy, à Saint-Dizier... ». Chaque année, il se fait rattraper « par la patrouille » une ou deux fois. « Si on respecte les limitations, on se retrouve avec des caravanes de camions pressés collés au pare-chocs. Et c'était encore 90km/h en ce temps-là... ».
« Il fallait que je fasse quoi ? M'acheter une voiturette ? »

Sans excès de vitesse vertigineux, mais avec un agenda « toujours plus serré », son capital de points fond encore et encore. Il s'inscrit bien à un stage de sensibilisation à la sécurité routière (« une psychothérapie de groupe chèrement payée »), mais les quatre points engrangés s'envolent en un temps record. « Quand on fait 30 000km par an, les bricoles finissent toujours par arriver, c'est presque imparable ».

Il paye ses contraventions, « le plus souvent majorées », mais sans imaginer se faire sucrer le permis un jour. La famille a d'autres problèmes à gérer. « On venait d'acheter la maison, avec de très mauvaises surprises, un toit à retaper, et une pile de factures imprévues. Alors le solde de mes points, c'était loin des priorités... », soupire le commercial. Pour un peu, il plaiderait « la phobie administrative ».

De petits pépins en grosse galère, il a fini par perdre son précieux permis. Invalidé ? Annulé ? Il ne veut pas s'étendre sur l'épisode. Mais l'a vécu comme « un cataclysme ». « Je ne m'étais encore jamais considéré comme un délinquant de la route. Encore moins par rapport à mes confrères qui enquillent les contraventions avec des voitures de société sans jamais perdre de points. La mienne, elle était à mon nom ».

Il a « gambergé » avec son épouse toute une semaine. Le lundi suivant, il a repris le volant, comme si de rien n'était. « Six mois sans voiture, c'était le chômage immédiat. J'ai des gamins, des traites de dingue, c'était inconcevable. Mon patron n'aurait jamais compris. Il fallait que je fasse quoi ? M'acheter une voiturette ? ». Il a encore roulé le mardi, la semaine d'après, le mois suivant... « Maintenant, j'en suis à près de sept ans et 210 000 km sans permis ».

Depuis 2012, il a souvent « serré les dents » en croisant les gyrophares. « Je me suis fait contrôler deux fois seulement, à chaque fois pour l'alcoolémie. Une fois à Nouvel An, une autre fois à la sortie de Strasbourg. J'ai eu de la chance, ils n'ont pas poussé plus loin. Il n'y a pas d'indices, je présente pas trop mal et la voiture est entretenue. Surtout, je ne roule jamais le soir et rarement le week-end ».
« Je suffoquais du réveil au coucher »

La plus grosse tension, il l'a vécue il y a quatre ans à la frontière bâloise. « Un douanier ne m'a pas cru quand j'ai dit que j'avais oublié mon permis ; l'autre si. Ils m'ont laissé partir. Un miracle ». Il a fini par s'habituer à ce stress permanent. « Les premiers mois, j'étais rivé aux rétros, je suffoquais du réveil au coucher. Aujourd'hui, ça ne m'empêche plus de dormir. De toute façon, je n'avais ni le temps, ni l'argent pour refaire mon permis ».

Depuis trois ans, il a été réaffecté en Alsace, de Saint-Louis à Wissembourg. « Le régulateur est devenu mon meilleur ami. Je téléphone avec un kit mains libres. Je mériterais des points de bonne conduite ». Il s'emporte régulièrement contre « l'incivilité » des autres usagers. « Au lieu de harceler les pros de la route pour 10km/h, on ferait mieux de s'attaquer aux sauvages qui ne respectent rien. J'en croise tous les jours ».

Dans un délai rapproché, il devrait retrouver le chemin de la légalité. Il reprend des leçons dans une auto-école, où il se rend « bien sûr » en voiture. « J'aurais dû le faire plus tôt, me faire aider ou aller voir un avocat, mais on s'auto-convainc que c'est le seul choix. Je sais depuis le début que je risque la catastrophe à chaque virage, si je cause un accident ou si je croise la compagnie. Mais le prix à payer était trop cher, je dois gagner ma vie ».
Philippe VIGNERON

 

 
 

 

Fiscalité Impôt sur les revenus : 60  % des Alsaciens déclarent sur internet

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 06:19:51

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Fiscalité Impôt sur les revenus
Fiscalité Impôt sur les revenus : 60  % des Alsaciens déclarent sur internet
Le prélèvement à la source ne la supprime pas. La campagne de déclaration des revenus a été lancée ce mercredi 10 avril, avec la télédéclaration qui se généralise cette année. En Alsace, un milllion de foyers fiscaux sont concernés par l'exercice.

 
La fin évoquée de la déclaration de revenus (DNA de mercredi, page 2), ce n'est pas pour tout de suite et pas pour tout le monde.

« Les seules personnes susceptibles à l'avenir d'être exonérés de cette formalité déclarative obligatoire sont les contribuables dont les revenus (salaires, pensions...) sont versés par les tiers, soit environ 8 millions de personnes au plan national », a précisé Françoise Coulongeat, directrice des Finances publiques du Grand Est et du Bas-Rhin, en marge de la présentation de la campagne des impôts 2019. « La déclaration reste obligatoire pour définir le taux d'imposition au titre de 2018 et des acomptes 2019 pour le prélèvement à la source. »

Et surtout, la dématérialisation se poursuit à marche forcée.
47 % de foyers imposésen Alsace

En principe donc, la déclaration en ligne devient obligatoire pour tous les usagers dont le domicile est équipé d'un accès à internet. Avantage : on peut corriger à tout moment sur son espace privé en ligne. Près de 60  % des foyers fiscaux alsaciens télédéclarent déjà : 62,3  % dans le Bas-Rhin (389 490 personnes) et 57,3  % dans le Haut-Rhin (242 000 personnes).

Depuis l'application du prélèvement à la source au début de l'année, les services fiscaux ont dénombré 15 405 modulations du taux d'impôt en ligne dans le Bas-Rhin, dont 49  % à la hausse, et 10 402 dans le Haut-Rhin, dont 46  % à la hausse.

Sur un peu plus d'un million de foyers fiscaux en Alsace, 47,6  % sont imposés sur le revenu. Ils ne sont que 44  % au plan national.

Le Bas-Rhin compte 625 351 contribuables, dont 47,2  % paient l'impôt sur le revenu. Dans le Haut-Rhin, sur 421 928 foyers fiscaux, 48,08  % acquittent celui-ci.
Combien ça rapporte ?

En 2017 - 2018 étant une année blanche via un crédit d'impôt (sauf pour les revenus exceptionnels), le montant du produit net de l'impôt sur le revenu en Alsace s'est élevé à un peu plus de 2 milliards d'euros : soit 1,1 milliard d'euros dans le Bas-Rhin, et 913,4 millions d'euros dans le Haut-Rhin.
Et l'IFI ?

L'impôt sur la fortune immobilière (IFI) a remplacé l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Concernant les recettes, seuls les chiffres du Bas-Rhin ont été communiqués : l'IFI a rapporté 10 millions d'euros dans le Bas-Rhin, contre 15 millions d'euros pour le défunt ISF.
Le calendrier

Les déclarations papier ont commencé à être envoyées fin mars et les dernières arriveront dans les boîtes aux lettres la 3e semaine d'avril. Elles devront être déposées pour le 16 mai à minuit, dernier délai. Pour la télédéclaration, la date limite court jusqu'au 4 juin pour les deux départements alsaciens.

Les avis d'impôt arriveront eux aussi plus vite sur internet (entre le 24 juillet et le 7 août) que dans leur version papier par la poste (entre le 5 août et début septembre).
I.N.

 

 
 

 

ARS : des élus en appellent au président Macron

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 06:32:38

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ARS : des élus en appellent au président Macron
 

 
Ce mercredi, la municipalité sélestadienne a transmis à la presse le courrier qu'une dizaine d'élus d'Alsace centrale ont envoyé il y a quelques jours au président de la République Emmanuel Macron.
Une « absence de considération répétée des élus locaux »

Les signataires y dénoncent « l'absence de considération répétée des élus locaux par l'Agence régionale de santé (ARS) » alors même, rappellent-ils que le président avait indiqué que les services de l'État, en particulier les services de santé, seraient davantage à l'écoute des élus.

Deux exemples viennent étayer leur sentiment : l'ouverture de 35 lits de soins de suite et de réadaptation au Nouvel hôpital d'Obernai (NHO) au lieu des 60 initialement prévus, et la nomination de Manuel Klein à la tête du Groupement hospitalier Sélestat-Obernai, sur laquelle le maire de Sélestat Marcel Bauer avait déjà fait part de son indignation dans un communiqué il y a deux semaines.

Les élus en appellent directement à l'intervention du président dans ces deux dossiers.

 

 
 

comcom sundgau Eau et assainissement : un coût de 30 millions

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 06:22:23

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comcom sundgau
comcom sundgau Eau et assainissement : un coût de 30 millions
En 2019, la comcom Sundgau travaille avec 12 budgets, dont 11 annexes. Les services eau et assainissement totalisent 30 millions, sur les 80 millions du budget général 2019.

 
Au budget eau potable, sont inscrits 2,5 millions d'euros de travaux en 2019.
Les élus de la communauté de communes Sundgau ont approuvé, jeudi dernier, le budget 2019 qui s'élève à 80,6 millions d'euros, dont 41,6 millions pour le budget principal (notre édition d'hier).

De dix budgets en 2018, la CCS passe à 12, en raison des transferts de compétences.

Le budget eau potable en régie de 11,4 millions a été adopté à l'unanimité. La CCS a récupéré les ex-territoires de la CCIG (communauté de communes Ill et Gersbach) et de la vallée de Hundsbach mais aussi 33 budgets issus de la dissolution de syndicats. Ce budget ne concerne pas l'ex-CCSI (communauté de communes du secteur d'Illfurth), qui est intégrée dans le syndicat d'eau de Heimsbrunn, ni Altkirch et Carspach, dans un autre budget annexe.

« Les services de la comcom ont réalisé un travail titanesque parce que nous avons décidé de faire autant de budgets analytiques qu'il y a de communes afin d'être le plus transparent possible », explique Nicolas Jander, premier vice-président en charge des finances.

« Nous voulions être sûrs que lorsqu'une commune a transféré son excédent, ce qui n'a pas été le cas pour toutes, il soit affecté aux travaux de la commune concernée. Le but est qu'en 2019 on ait épuisé tous les excédents, que l'on reparte sur un pied d'égalité pour engager d'autres travaux si besoin. »
Quels tarifs de l'eau ?

« Le résultat prévisionnel 2019 sera déficitaire de 230 000 EUR », annonce l'élu en présentant le budget. « Nous devons nous poser des questions rapidement sur le prix de l'eau. On ne va pas faire un prix uniforme sur tout le territoire, on pourra y venir mais ce sera progressif. Nous ferons de la dentelle pour être au plus près des réalités communales. » 2,5 millions de travaux seront réalisés en 2019 avec les transferts des excédents des syndicats et des communes. Des travaux déjà engagés en 2018 par les communes et financés avec leur propre excédent : Courtavon (85 000 EUR), Riespach (66 500 EUR), Hirsingue (2000 EUR), Heimersdorf (30 000 EUR), Koestlach (20 000 EUR), des véhicules (40 000 EUR), Levoncourt (43 000 EUR), Ruederbach et Steinsoultz (140 000), Jettingen (40 000 EUR), Saint-Bernard (168 000 EUR).
Les tarifs maintenus

Les montants des redevances ont été maintenus. « Aucun tarif n'a été modifié », précise le président de la comcom Sundgau Michel Willemann. « Un comité de travail sera chargé de réfléchir à une sectorisation des tarifs pour passer d'une quarantaine de tarifs différents à une trentaine. Il n'est pas question d'uniformiser du jour au lendemain. »

Un nouveau budget eau potable en délégation de service public à Véolia concerne les communes d'Altkirch et de Carspach. Approuvé à l'unanimité, il s'élève à 1 MEUR. Les travaux concernent l'entretien et la réparation des bâtiments (31 000 EUR) et des travaux à Altkirch pour 290 000 EUR financés en partie par un emprunt. Les recettes proviennent de la redevance (391 000 EUR) et des excédents reportés des communes (137 400 EUR). Le montant de la part intercommunale de la redevance ne change pas. Ce qui ne concerne pas la part du délégataire, Véolia.
Ressources en eau « préoccupantes » pour certaines communes

François Eichholtzer, délégué de Hirtzbach, s'interroge sur les répercussions du manque de pluie sur les ressources en eau des communes de la comcom. « La situation est en effet préoccupante dans certains secteurs mais il n'y a pas de souci dans d'autres », répond le président Michel Willemann.

Le budget assainissement en régie concerne 58 communes des anciens secteurs Illfurth, Ill et Gersbach et Hundsbach, et s'élève à 12,7 MEUR. Le transfert des résultats des communes est de 92 000 EUR. Le montant nominal de la dette était de 11 millions au 31 décembre 2018, et est passé à 24 MEUR au 1er  janvier 2019. Le budget 2019 est estimé déficitaire de 265 000 EUR, en raison du remboursement de la redevance assainissement à certains usagers et de l'intégration de biens de l'ex-CCGI.

Il a été adopté à la majorité moins une opposition, celle de Philippe Rufi. Un budget qui a demandé « énormément de travail. Nous avons fait les mêmes démarches que pour l'eau, des entretiens individuels avec les communes concernées et l'élaboration de budgets analytiques », précise Nicolas Jander.
Assainissement : redevance maintenue presque partout

Les travaux à venir : étude de défaillance de la Step d'Illfurth, Spechbach (95 000 EUR), Ruederbach (100 000 EUR), ex-CCIG (95 000 EUR), Muespach (50 000 EUR), Heidwiller (35 000 EUR), Step Durlinsdorf (400 000 EUR), Berentzwiller (30 000 EUR), bassin d'orage à Tagolsheim (336 000 EUR). La CCS percevra plusieurs subventions : subventions d'équipements (2,7 MEUR), subventions collecteur intercommunalité CCVH (258 000 EUR), rue des Vergers à Waldighoffen, (147 000 EUR), bassin d'orage près de la piscine de Tagolsheim (233 000 EUR), bassin d'orage rue de l'Industrie (190 000 EUR), Durlinsdorf (1,1 MEUR). Et un emprunt de 95 000 EUR si l'ensemble des travaux sont engagés. « Ce budget tient compte des redevances assainissement, en fonction des territoires, avec une modification en particulier, le passage de la redevance à 2,10 EUR pour la commune de Durlinsdorf, fruit des discussions avec le maire, pour absorber les gros travaux », note le président de la comcom Michel Willemann. « Dans le secteur Ill et Gersbach où nous avons des soucis de travaux qui ne sont pas faits, Henflingen et Ruederbach ne seront pas concernés par la redevance pour essayer de régler cette problématique. Les montants seront les mêmes pour les autres communes. »

Le budget annexe assainissement en DSP concerne les six communes de l'ex-comcom Altkirch, pour un total de 4,8 millions. Avec d'importants travaux à venir estimés à 15 MEUR, sur les 10 ou 15 prochaines années. Les travaux prévus en 2019 : Altkirch (363 000 EUR), Aspach (65 000 EUR), Hirtzbach (2000 EUR), Carspach (90 000 EUR), Hirsingue (225 000 EUR), Heimersdorf (45 000 EUR). La redevance de la part intercommunale reste inchangée.
Laurence BEHR Budget général de la comcom Sundgau dans notre édition d'hier.

Budget général de la comcom Sundgau dans notre édition d'hier.

 
 

 

com-com sud Alsace-Largue Budgets : Déchets : tarifs à la hausse

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 06:23:47

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com-com sud Alsace-Largue Budgets
com-com sud Alsace-Largue Budgets : Déchets : tarifs à la hausse
Dépenses en hausse, recettes en baisse... et une facture déchets qui va grimper pour les usagers de la comcom Sud Alsace-Largue. La nouvelle grille tarifaire prévoit des augmentations de 8 à 17 % selon les secteurs.

 
Les tarifs du service de collecte et de traitement des ordures ménagères augmenteront au 1r  juillet pour les usagers de la comcom Sud Alsace-Largue (CCSAL). En attendant une harmonisation prévue en 2020.
Séance budgétaire chargée, jeudi dernier, pour les élus de la communauté de communes Sud Alsace - Largue (CCSAL), réunis à Ballersdorf. Un conseil communautaire au cours duquel a notamment été approuvée la nouvelle grille tarifaire du service des ordures ménagères. Rappelons que deux systèmes de tri et de collecte des déchets coexistent actuellement dans le secteur, « avec des méthodes et pratiques différentes », souligne le vice-président et maire de Chavannes-sur-l'Étang, Vincent Gassmann.

Une étude à 24 350 EUR a été lancée pour parvenir à un système identique sur tout le périmètre de la comcom à l'horizon 2021, voire dès 2020. D'ici là, trois grilles tarifaires continueront à cohabiter entre la Porte d'Alsace, les communes « historiques » de la Largue et les trois communes de l'ex-comcom de Hirsingue (Friesen, Ueberstrass et Seppois-le-Haut).
Budget déficitaire

Finis les excédents : le service entame l'année avec un déficit de plus de 110 000 EUR. « On ne joint pas les deux bouts », avoue Vincent Gassmann, qui a listé les différentes augmentations de dépenses (plus de 400 tonnes de déchets verts sur un an, plus de 30 tonnes de refus de tri, des marchés de collecte à la hausse sur les deux secteurs, une hausse de taxe pour l'enfouissement, etc.) qui, pour ne rien arranger, sont venues s'ajouter à des baisses de recettes non négligeables : baisse du coût des matières premières, changement de barème pour le recyclage des emballages (près de 130 000 EUR de perte de recettes), un prestataire qui fait de la « rétention de matière », etc.

« On ne fait pas ça de gaieté de coeur. On a pris le problème dans tous les sens, on est coincés », lâche Vincent Gassmann qui « sait l'effort qui est une fois encore demandé » aux usagers. En effet, comme le déplorera un élu de la Largue, « à la fin, c'est encore le contribuable qui va payer ...»

Dans le détail, la nouvelle grille tarifaire prévoit une hausse de 8 % pour les communes du secteur Porte d'Alsace (avec une part fixe à 62,50 EUR) ; une hausse moyenne de 11 % pour les trois communes de l'ex-comcom de Hirsingue (où les tarifs varient en fonction du nombre de personnes dans le foyer) et une augmentation de 17 % pour les neufs autres communes de la Largue (avec une part fixe à 36,50 EUR). Les nouveaux tarifs s'appliqueront dès le 1er  juillet et « uniquement pour la période 2019-2020. Après ça sera lissé, pour tout le monde pareil », tempère le président de la CCSAL, Pierre Schmitt.
+17 % pour la Largue

Reste que cette hausse est loin de faire l'unanimité, surtout côté Largue. « J'aurais souhaité qu'on harmonise tout de suite », dira le maire de Pfetterhouse, Jean-Rodolphe Frisch. « Dans le budget général on harmonise la totalité et 90 % des investissements vont dans le secteur de Dannemarie... » Et Vincent Gassmann d'évoquer à nouveau l'affaire des factures impayées de la Largue : « C'est l'excédent de fonctionnement de la Porte d'Alsace qui a payé le SM4 depuis deux ans », assène l'élu...

« L'augmentation de la part fixe va à l'encontre de l'incitativité de la facturation », regrettera quant à lui le maire de Manspach et ancien vice-président en charge de l'environnement, Dany Dietmann. Au final, la nouvelle grille tarifaire a été adoptée malgré 11 votes contre et 11 abstentions.
V.M.

 

 

 
 

 

Mulhouse Gérontologie Sport adapté dans le parc

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 06:15:35

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Mulhouse Gérontologie Sport adapté dans le parc
 

 
Les pensionnaires font les premiers essais, dont Finala, sous les yeux de l'ergothérapeute Laura Burckel. Photo DNA/Karine Dautel
Il manque encore un ballon pour le mini-terrain de basket-ball. Il va arriver très prochainement, promet l'équipe de soins du pôle de gérontologie Saint-Damien à Mulhouse. Cet agrès, comme les neuf autres, a été conçu pour les personnes âgées qui ont du mal à se déplacer et à effectuer les mouvements de tous les jours. Un système de grilles permet de ramener le ballon en douceur vers le lanceur qui marque des points en travaillant son équilibre.

Finala, 88 ans, pousse son fauteuil jusqu'à l'exercice suivant et fait tourner un plateau avec le bras. Soeur Marie-Thérèse, de la congrégation des soeurs du Très-Saint-Sauveur, a choisi, elle, le labyrinthe et fait bouger la molette de toutes ses forces, en pliant le coude et en se baissant. Elle rit de ses efforts, qui payent. Laura Burckel, ergothérapeute du pôle de gérontologie Saint-Damien, ne les quitte pas d'une semelle pour leur éviter de tomber et de se faire mal.
Reprendre le pédalage

Ce parcours de sport adapté a été installé tout en haut du parc, à l'arrière du bâtiment historique de l'établissement Saint-Damien. Les équipements sont plus bas que ceux qu'on a coutume de voir, le long des berges de l'Ill à Mulhouse par exemple. « Ils sont vraiment adaptés pour les membres supérieurs. » Des exercices ont été spécialement conçus pour « réapprendre à monter des marches et descendre des pentes, ce que les pensionnaires ne font pratiquement plus », note l'ergothérapeute. Sous la chaussure, le revêtement est fait de matières différentes, pour rappeler des sensations peut-être oubliées. Des barres sur les côtés permettent d'évoluer en toute sécurité. Il est aussi possible de reprendre le pédalage, les pieds sanglés, assis sur un fauteuil. L'ergothérapeute prévoit déjà des séances de rééducation. Ses collègues kinésithérapeutes (dont l'équipe va être renforcée à trois personnes) feront de même. Une animatrice d'activité sportive adaptée arrivera le 2 mai. Les familles pourront aussi accompagner leur proche à l'extérieur.

Un dixième agrès, plus cognitif celui-ci, trône vers l'entrée du parc, à proximité du poulailler. Ce jeu de mémoire mélodique permet de jouer avec les sons et les couleurs. Il propose cinq activités. Avec la connexion Bluetooth, les familles pourront partager un morceau de musique sur la terrasse d'été, dans « un esprit guinguette. L'idée est que les patients gardent leur autonomie le plus longtemps possible en Ehpad et qu'ils la retrouvent en SSR (*), souligne Camille Colnat, directeur Qualité, risque et innovation pour le groupe Saint-Sauveur. Mon objectif est que les résidants profitent du parc et quittent leur chambre. »

Il insiste sur la nécessité de l'usage de ses bras, car on se focalise souvent sur les jambes et la marche. « Les membres supérieurs, c'est important aussi : c'est avec eux que l'on mange. C'est avec eux que l'on va continuer à pouvoir se coiffer... »

Les travaux d'installation se sont terminés ce jeudi, la veille de l'inauguration en présence de Jean-Claude Larduinat, directeur général du groupe Saint-Sauveur, de Christine Scheuch, la présidente, et de la maire de Mulhouse, Michèle Lutz, intéressée par le concept. Le parcours de sport adapté a été financé par le mécénat, à hauteur de 50 000 EUR. « Il s'inscrit dans le cadre des politiques publiques de l'Agence régionale de santé et du conseil départemental qui demandent que l'on continue à bouger à tout âge. » Le pôle de gérontologie ouvre d'ailleurs son nouveau parcours à des associations mulhousiennes, dans le cadre d'une convention.
K.D. (*) Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes et Soins de suite et de réadaptation. CONTACTER Pôle de gérontologie Saint-Damien, 23 rue de la Première-Division-Blindée à Mulhouse. 03 89 64 56 78.L'association Les Amis de Saint-Damien organise son premier marché de Pâques le samedi 13 avril, à partir de 14 h, dans le hall d'entrée. Décorations de Pâques, chocolats, pâtisserie...

 

 
 

L'inspection du travail intensifie ses contrôles

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 06:38:59

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L'inspection du travail intensifie ses contrôles
 

 

Pour 2019, l'inspection du travail prévoit d'effectuer 300 000 interventions en entreprises, indique la direction générale du travail dans son rapport annuel présenté, mercredi, aux partenaires sociaux.

Travail détaché

En 2019, les agents mèneront 24 000 interventions pour contrôler la régularité du détachement en France de travailleurs issus d'autres pays européens. Ce qui correspond à 33 % d'interventions en plus qu'en 2018. « L'objectif sera décliné régionalement pour cibler les secteurs d'activité à contrôler prioritairement et engager des actions partenariales avec d'autres corps de contrôle », précisent les experts de la direction générale du travail dans leur rapport. Selon eux, les formalités et les règles de rémunération encadrant ces contrats sont encore trop peu respectées, ce qui prive les salariés de leurs droits et constitue une forme de dumping social.
Travail illégal

Même nombre d'inspections prévues pour le travail illégal c'est-à-dire le travail non déclaré, la dissimulation d'heures dans un emploi du temps, la sous-traitance à la chaîne, etc. 12 000 contrôles porteront sur les secteurs d'activité où le travail illégal est le plus fréquent comme le BTP, l'hôtellerie-restauration, l'agriculture, les services aux entreprises, les transports.
Égalité salariale

L'inspection du travail prévoit de réaliser quelque 7 000 contrôles en 2019 (4 502 en 2018) pour s'assurer que les entreprises respectent leurs obligations en matière d'égalité entre les femmes et les hommes.
Sécurité et santé au travail

Près de 40 000 contrôles concerneront les risques de chute en hauteur, qui ont été à l'origine de 318 accidents du travail en 2018, dont 49 mortels. C'est un peu moins qu'en 2017 (370 accidents du travail dus à une chute de hauteur dont 53 mortels) mais ce chiffre est jugé toujours bien trop élevé. 20 000 contrôles concerneront l'amiante.

 

 
 

Rorschwihr Conseil municipal : Soutien au déstockage intégral des déchets de Stocamine

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 06:28:49

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Rorschwihr Conseil municipal
Rorschwihr Conseil municipal : Soutien au déstockage intégral des déchets de Stocamine
Le conseil municipal de Rorschwihr, dans sa séance du 21 mars, sous la présidence de Dominique Schaeffer, maire, a pris les décisions suivantes.

 
Après avoir désigné la secrétaire de séance, à l'unanimité, le conseil municipal a lu et approuvé le procès-verbal de la séance du 6 février 2019.

Le conseil municipal a débattu de l'orientation budgétaire pour l'exercice 2019. Il a décidé de manière unanime de la mise en non-valeur d'une créance.

Après délibération, le conseil municipal a décidé de l'application de la révision des loyers au 1er avril 2019 pour un appartement sis au 2, route de Sélestat.

Le maire a communiqué au conseil municipal les bilans d'activités des mois de décembre 2018 et janvier 2019 de la Brigade verte.

Après présentation par le maire de la motion de soutien pour le déstockage intégral des déchets ultimes de Stocamine à Wittelsheim, le conseil municipal en ayant délibéré l'a approuvé à l'unanimité.

Le maire a présenté au conseil municipal l'association Rassemblement d'Élus pour les Libertés Citoyennes Alternatives au Linky (R.E.L.C.A.L.) et ses objectifs. Vu le code général des Collectivités Territoriales, le conseil municipal a décidé à l'unanimité l'adhésion à l'association R.E.L.C.A.L. en tant que membre actif et a autorisé le maire à signer l'ensemble des documents et à verser la contribution demandée.
Pas de saisonnier en juillet et août

Dominique Schaeffer a fait part au conseil municipal du devis de l'entreprise FARIA de Boesenbiesen, concernant l'entretien des différentes chaudières de la commune pour l'exercice 2019. Le conseil municipal, après en avoir délibéré, a accepté à l'unanimité les tarifs.

Après délibération, le conseil municipal a décidé unanimement de ne pas prendre de saisonnier en juillet et août 2019.

Le maire a présenté à l'assemblée municipale le bilan annuel 2018 d'EDF concernant les consommations des bâtiments communaux, des feux clignotants et de l'éclairage public. Suite au remplacement dans tout le village de l'éclairage public par du LED et la coupure de minuit à 4 h 30, la commune a fait une économie annuelle de 15 129 kwh.

 

 
 

 

Buhl Extension de la piste cyclable : Favoriser les déplacements doux

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 06:31:22

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Buhl Extension de la piste cyclable
Buhl Extension de la piste cyclable : Favoriser les déplacements doux
Depuis plus de dix ans, la commune de Buhl réfléchit à l'extension de sa piste cyclable, notamment pour sécuriser la population adepte des déplacements doux. Les travaux viennent enfin de débuter.

 
« Une passerelle, dédiée aux piétons et cyclistes sera créée pour traverser la Lauch », explique Francis Munsch, adjoint au maire de Buhl en charge des travaux.
Le projet de l'extension de la piste cyclable de Buhl est né d'une réflexion menée avec des élus du fond de la vallée de la Lauch, afin de poursuivre la trame verte en place dans la région de Guebwiller. « Une piste, créée sous le mandat du conseiller général Daniel Weber, est déjà existante, souligne Fernand Doll, le maire de Buhl. Mais elle est très peu utilisée car pas suffisamment directe. » Et d'ajouter : « Ce tronçon n'a jamais fonctionné, notamment parce qu'il traversait en partie la forêt, avec un dénivelé assez important. Par ailleurs, cette portion forestière n'était pas assez sécurisante pour certains usagers. »

C'est pourquoi les élus buhlois, dès 2008, ont travaillé de concert avec ceux de Lautenbach-Zell, afin que Guebwiller puisse enfin être relié à la haute vallée du Florival. « Nous avons dans un premier temps saisi l'unité routière du Département pour un chiffrage et nous avons rapidement effectué des démarches au niveau du Scot (ndlr : Schéma de cohérence territorial) pour que ce projet soit inscrit en priorité », rappelle Fernand Doll.
Un projet d'un million d'euros

Mais pour donner naissance à ce projet coûteux, d'un montant d'un million d'euros, les élus ont dû frapper à de nombreuses portes pour décrocher des subventions. « Une commune comme Buhl n'a pas la capacité financière pour porter seule un tel investissement », concède le premier magistrat. Ces démarches, qui ont pris du temps, ont mené à la suspension du projet pendant près de deux années.

La première bouffée d'air est arrivée avec l'obtention d'une subvention, à hauteur de 80 %, émanant de l'État avec le TEPCV (Territoire à énergie positive pour la croissance verte). D'autres devraient suivre avec le soutien de la Région et du commissariat du Massif des Vosges. « Nous avons également bon espoir d'être éligibles au nouveau dispositif de fonds de mobilités actives », ajoute Fernand Doll. Cet appel à projet, lancé en décembre 2018 par le ministère de la Transition écologique et solidaire, vise à soutenir le déploiement d'itinéraires cyclables dans tous les territoires.

Poussés par des contraintes administratives, l'aide du TEPCV n'étant pas intemporelle, les élus ont dû s'atteler au lancement des travaux, qui devraient être achevés en septembre. Le chantier a donc débuté ce lundi, sur le tronçon reliant la RD430 au collège du Hugstein de Buhl. « Nous avons décidé de commencer par cette portion afin de tirer profit des vacances scolaires, ce secteur étant alors moins emprunté », précise Francis Munsch, adjoint au maire en charge des travaux.
La voirie réduite d'un mètre

Sur ce tronçon, la voirie sera réduite d'un mètre, ce qui permettra de faire ralentir la circulation, mais aussi de préserver le cours d'eau.

À hauteur de la Lauch, des fondations seront créées afin d'accueillir une passerelle, en métal et en bois, qui sera uniquement empruntée par les piétons et cyclistes. « Aucun engin motorisé ne sera autorisé à circuler sur cet ouvrage », insiste Francis Munsch.

Et ce dernier de préciser que l'intégralité de la piste cyclable verra des aménagements paysagers fleurir, « afin de bien délimiter la partie cycles de celle utilisée par les voitures. »
« Développer un maillage utilitaire »

L'extension de cette trame verte a pour but de développer et de promouvoir des moyens de déplacements alternatifs à la voiture individuelle, tout en visant à relier des pôles générateurs de flux, tels la gare, le collège, sur le territoire du Pays vignoble Grand Ballon.

À l'heure actuelle, le réseau cyclable est principalement dédié à un usage de loisirs, « mais nous souhaitons changer cet usage pour développer un maillage utilitaire. »

Selon Fernand Doll, cette trame verte permettra une liaison directe le long de la RD430 sur l'ensemble de la vallée (lire encadré), un accès facilité au collège de Buhl, mais aussi une liaison plus sécurisée et sans rupture pour ses utilisateurs.
Audrey NOWAZYK

 

 
 

 

Eschentzwiller Conseil municipal : Rue Vieille, des travaux jusqu'à la fin de l'été

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 05:46:13

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Eschentzwiller  Conseil municipal
Eschentzwiller Conseil municipal : Rue Vieille, des travaux jusqu'à la fin de l'été
Réuni en séance ordinaire, le conseil municipal a validé le choix de l'entreprise pour l'aménagement de la rue Vieille.

 
L'entreprise Sade procède actuellement au renouvellement des conduites d'assainissement et d'eau potable, rue Vieille, avant le réaménagement complet de la voirie.
Présidé par le maire Gilbert Iffrig, le conseil municipal a retenu l'entreprise STP Mader/Pontiggia pour la réalisation des travaux d'aménagement de la rue Vieille. La totalité du montant total, soit 216.332 EUR H.T, sera à la charge de la commune.

Le chantier se déroulera en plusieurs étapes, entre le carrefour de la mairie et le rond-point à l'entrée d'Eschentzwiller. La première, qui a débuté en février, et nécessité la mise en place d'une déviation, consiste à remplacer les conduites d'eau potable et les canalisations d'eaux usées par l'entreprise Sade pour le syndicat d'eau du canton de Habsheim. Suivront ensuite les branchements des compteurs des particuliers, en limite de propriété. La seconde étape se fera dans la foulée, à partir de la fin mai et devrait se terminer au courant de l'été précise Pierre Lipp, adjoint en charge des travaux. Il s'agira d'une réfection de la voirie avec élargissement des trottoirs à certains endroits, création de place de stationnement par un marquage au sol. Pour cette ultime étape, une consultation va être lancée prochainement.

Ces travaux lourds, ont nécessité la mise en place d'une déviation.
Arbres au verger

D'autres points figuraient à l'ordre jour. Ainsi, dans le cadre du Gerplan de m2A, la commune va réaliser la plantation d'arbres au verger du presbytère situé rue Vieille à Eschentzwiller afin d'entretenir le patrimoine et améliorer le paysage. Cinquante-huit d'entre eux (10 tilleuls, 21 arbustes et 27 fruitiers) seront plantés en régie, pour un prix d'achat estimé à 781 EUR H.T auprès de l'entreprise Ledermann-Mutschler de Krautergersheim. Le coût de l'opération s'élèvera à 1483 EURTTC, financés en partie par m2A et le conseil départemental. Restera à la charge de la commune : 520 EUR H.T.

Par ailleurs, les conseillers se sont mobilisés en faveur de la signature d'une motion destinée à la proclamation de l'état d'urgence climatique.
M.-C.S.

 

 
 

 

Environnement Canal de Huningue : Eaux vives, berges vivantes

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 06:21:35

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Environnement Canal de Huningue
Environnement Canal de Huningue : Eaux vives, berges vivantes
150 mètres de berge ont été renaturés au Parc des eaux vives, le long du Canal de Huningue. Entre saulaies et roselières, des zones en eau peu profonde qui pourront servir de frayères aux poissons.

 
Le Parc des eaux vives comptait déjà une centaine de mètres de berges renaturées, avec des frayères. Il y en a depuis ce printemps 150 mètres de plus, grâce à la Ville de Huningue et avec le Centre pour l'écologie trinational de Weil am Rhein (Truz).
Le chantier se termine. Ce sera ensuite à Dame Nature de faire son travail. Les humains, pour une fois, lui auront préparé le terrain. Au Parc des eaux vives, plus de 150 mètres de mètres de berges du canal de Huningue ont été dénaturés, sous la houlette du Truz (Centre pour l'écologie trinational) de Weil am Rhein, en partenariat avec la Ville et son service des espaces verts qui sera chargé du suivi du chantier.

« Nous avons créé des banquettes végétalisées », précise Jérémie Tudoux, chargé de mission du Truz. C'est de « l'amélioration écologique des berges au niveau du canal ». La première tranche avait été réalisée en 2014, dans le cadre de la « trame nature transfrontalière ». Un trajet qui fait « déjà partie de la promenade "Et si Vauban avait été jardinier" », rappelle Richard Horn, directeur des services techniques de la Ville.
Battage mécanique de pieux

Comme en 2014, c'est l'entreprise Nature et techniques de Muttersholtz qui a remporté le marché. Christophe Schmelck indique : « Cela fait 27 ans qu'on travaille dans le milieu des cours d'eau, pour de la restauration ou de la renaturation. Ici, nous travaillons avec des techniques végétales, sans enrochement. Nous avons fait un battage mécanique de pieux, enfoncés avec une pelle araignée. Nous sommes allés contre, avec des planches en chêne. Et l'espace ainsi créé est rempli avec des graviers. »

La végétation doit maintenant coloniser le milieu, et les racines stabiliseront l'ouvrage... Et la berge ! « Il n'y a des variations de niveau d'eau que très régulées, pilotées par VNF pour alimenter la centrale de Rosenau et le bief de Niffer », ajoute Jérémie Tudoux. La végétation pourra donc pousser, dans trois types de zones. Les saulaies, avec

Tout cela devrait bien sûr in fine servir à la faune. Aux poissons, bien sûr : quand la végétation se sera un peu développée, ce seront de futures frayères pour la perche ou le brochet. Les berges devraient servir de refuge aux oiseaux : la poule d'eau pourra y trouver des sites de nidification. « Nous ne devons pas avoir de trop grandes attentes, nous sommes tout de même au coeur de Huningue ! Mais j'ai déjà repéré la bergeronnette printanière depuis que je suis le chantier. La roselière pourrait attirer le phragmite des joncs, ce qui serait déjà plus intéressant... »

Les zones stagnantes pourraient être un paradis à libellules, les amphibiens devraient s'y sentir bien, eux aussi. Cela dit, le rôle principal du canal pour les animaux en général et les oiseaux en particulier est de créer un corridor écologique entre le Rhin et l'Île du Rhin et la Petite Camargue alsacienne. « Élargir les berges, favoriser le développement d'une végétation locale typique de ces milieux, est une invitation pour ces oiseaux à poursuivre leur voyage », sourit Patrick Pouchelet, qui dirige le service des espaces verts.
Un ponton pour s'approcher

La renaturation se fait dans le cadre du programme « Expérience nature sans frontière » ; il faut donc aller au-delà de la simple remise en état du milieu. « C'est pour cela que nous avons prévu de réaliser un ponton pour que le public puisse s'approcher ; il sera en surplomb du site, avec des panneaux explicatifs qui lui permettront de comprendre ce qu'il voit. » Il y aura même moyen de coupler divertissement - avec les infrastructures qui existent au PEV - et découverte de la nature.
Jean-Christophe MEYER Retrouvez notre vidéo sur www.dna.fr.

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HARTMANNSWILLERKOPF Aménagements : Des travaux en vue pour la croix sommitale

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 05:43:27

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HARTMANNSWILLERKOPF Aménagements
HARTMANNSWILLERKOPF Aménagements : Des travaux en vue pour la croix sommitale
Alors que le site du Hartmannswillerkopf a rouvert ses portes le 30 mars, le Comité du monument national du Hartmannswillerkopf prévoit des travaux à la fois de réhabilitation et de réaménagement.

 
La croix sommitale du Vieil Armand, haute de 20 mètres, n'a pas été épargnée par la foudre depuis 1936.
« La croix sommitale est en très mauvais état, des morceaux de béton sont partis... », constate le général Jacques Neuville, vice-président délégué du comité. « Il faut absolument la remettre en état et la repeindre. »
« Elle brille trop ! »

Cinq mois après sa remise en lumière, pour un budget d'un peu plus de 43 000 EUR, la croix va donc être embellie. « Il ne reste plus qu'à trouver des fonds », relève-t-il. Les travaux sont estimés à environ 30 000 EUR.

La société Clemessy, en charge depuis 1936 du chantier, va également faire « deux réglages » sur la croix. « Elle brille trop ! », assure Jacques Neuville. « On va la régler pour que la brillance soit suffisante et qu'on puisse voir, de loin, une croix ! ».

Ce réglage permettra également à l'édifice de s'éteindre à minuit, comme prévu, au lieu d'une heure du matin, comme c'est le cas actuellement. La croix s'illuminera toujours à la tombée du jour.
Vers des aménagements de voirie

D'autres travaux seront réalisés cette année mais cette fois sur la route. Le conseil départemental du Haut-Rhin et les communes de Soultz et de Wattwiller vont aménager la voirie et le parking devant l'Historial. Le but étant, précise Jean Klinkert, le président du CMNHWK, de « sécuriser le passage des piétons. »

Les travaux débuteront à l'automne, juste après la saison estivale.
Morgane SCHERTZINGER

 

 
 

 

Cinquante ans de bénévolat au Hartmannswillerkopf

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 06:31:49

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Cinquante ans de bénévolat au Hartmannswillerkopf
 

 
De g. à d. : Robert Lenhardt président des Amis du HWK, Sébastien Lonjarret sommelier et responsable des expositions à la Cave, Laurent Franck président de la cave du Vieil Armand. Photo DNA /G.V.
Une réception et un vernissage ont marqué l'ouverture de l'exposition retraçant le 50e anniversaire de la création de l'association des Amis du Hartmannswillerkopf

L'exposition étant hébergée au Musée du vigneron de la Cave du Vieil Armand de Soultz-Wuenheim, c'est Laurent Franck, président de cette entité qui a eu l'honneur d'accueillir les invités à ce vernissage. « Notre Cave a aussi ses racines humaines ou de la vigne qui sont étroitement liées à l'histoire du Hartmannswillerkopf. Nos vignes plantées sur ses coteaux donnent des vins de caractère tels les hommes et les femmes de ces lieux », explique le président. Robert Lenhardt, président des Amis du Hartmannswillerkopf (AHWK), a expliqué l'historique de son association et Benjamin Fieulaine, quant à lui, a commenté l'exposition aux invités, membres de l'association ou clients de la Cave.
Des milliers d'heuresde bénévolat

En 1969, plus de 50 ans après l'armistice de 1918, l'effet du temps passé a commencé à plonger le champ de bataille du Hartmannswillerkopf dans un relatif oubli en masquant les cicatrices de ce carnage sur la Mangeuse d'hommes. Une poignée de bénévoles ne pouvait laisser l'histoire de cette montagne dans l'ignorance. Commençant par enlever les ronces, ils ont continué en reconstruisant les murets de soutènement des tranchées et en entretenant d'autres vestiges. Avec le temps ils ont été rejoints par d'autres bénévoles même transfrontaliers. Les vétérans des combats de ce haut-lieu pouvaient venir et se recueillir en toute quiétude et en sécurité. Aujourd'hui, après des dizaines de milliers d'heures de bénévolat il est certain que tous ces vestiges sur les flancs du Hartmannswillerkopf et au sommet seraient enfouis par la nature. L'engagement des AHWK qui est aussi un « Club vosgien à but spécial » entretien et balise 42 km de sentiers, et avec des panneaux explicatifs, informe les marcheurs et visiteurs (hors parcours scénographique sommital). Par le partage de témoignage, la collecte d'objets du champ de bataille ou de soldats et des visites, elle transmet la mémoire de cette triste période de la Grande Guerre au Hartmannswillerkopf.
Guy VIOLINI Y ALLER L'exposition du cinquantenaire des AHWK, au musée du Vigneron de la Cave du Vieil Armand Soultz-Wuenheim (route du vin) est ouverte jusqu'au 12 mai, du lundi au samedi : de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h 30, le dimanche et jours féries de 10 h-à 12 h et de 14 h à 18 h, fermé Vendredi saint.

 

 
 

Sundgau L'oeuvre de Lucelle

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 06:16:24

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Sundgau L'oeuvre de Lucelle
 

 
L'association L'oeuvre de Lucelle est composée de membres bénévoles, souvent originaires des villages alentours et très attachés à ce site magnifique, et de membres de droit, dont le conseil départemental du Haut-Rhin, la communauté de communes Sundgau, le maire de Lucelle, la république et canton du Jura (Suisse), le canton de Soleure (Suisse), la Christoph Merian Stiftung (Suisse) et le Diakonisches Werk Freiburg (Allemagne). La structure comprend une maison familiale d'accueil et de vacances dénommée Maison Saint-Bernard, un service d'hébergement pour des séminaires, des classes vertes, des retraites, des personnes handicapées, des colloques thématiques et un restaurant appelé Relais de l'abbaye.

Le réseau Cap France y accueille régulièrement des groupes et organise des visites guidées dans la région ainsi qu'en Allemagne et en Suisse. Outre les locaux d'hébergement et de restauration, le site offre un parc ludique que la nouvelle direction souhaite développer, un mini-golf et de belles perspectives de randonnées pédestres ou cyclistes dans l'espace environnant, sur des réseaux balisés en France ou en Suisse.

 

 
 

Porte du Ried CPI de la Porte du Ried : Exercice à l'église Sainte-Marguerite à Riedwihr

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 05:44:23

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Porte du Ried  CPI de la Porte du Ried
Porte du Ried CPI de la Porte du Ried : Exercice à l'église Sainte-Marguerite à Riedwihr
Le corps du CPI de la Porte du Ried a réalisé une manoeuvre inhabituelle puisqu'elle se passait dans le lieu de culte du village, l'église Sainte-Marguerite de Riedwihr.

 
Une équipe de secours
La sirène a retenti à 17h samedi pour signaler un feu électrique dans le clocher de l'église de Riedwihr. De la fumée s'est dégagée tout autour de l'église et l'embrasement a été déclaré généralisé, lorsque les véhicules de secours et les pompiers sont arrivés sur les lieux.

Le chef de corps, l'adjudant Vincent Verrhiest, a opéré une localisation adéquate des véhicules de secours et a désigné trois chefs d'agrès, l'adjudant, Lucien Haumesser, l'adjudant-chef, David Schmitt et le sergent Yanis Symbula, qui ont mené chacun un groupe d'hommes ; l'un pour éteindre l'incendie et les deux autres pour secourir les victimes. Pendant que quatre petites lances avaient été déployées autour du clocher et du cimetière, deux binômes, équipés d'appareils respiratoires, ont cherché deux victimes, restées au sein du bâtiment. Dominique Kress, aumônier du SDIS et curé de la paroisse, était présent sur les lieux. Dans ce genre d'exercice, il est missionné par le directeur du SDIS et participe régulièrement à ces manoeuvres, qui permettent la protection des lieux de cultes dans le Haut-Rhin.

Dans le cadre de cet exercice, une équipe de secours a fait le bilan à l'aumônier des objets de culte dégagés, à savoir, tableaux, ciboires, et autres objets précieux.

Le chef de corps s'est dit satisfait de cet exercice, qui s'est déroulé en présence de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, d'Eric Straumann, député, de Bernard Dirninger, maire délégué, et d'Etienne Jehl, président du conseil de fabrique. Cette manoeuvre a pour objectif de mieux maîtriser les gestes techniques, tout en permettant de se connaître davantage pour intervenir de façon plus efficace.

 

 
 

 

Saint-Hippolyte Club vosgien : Les assises du district IV

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 05:45:01

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Saint-Hippolyte Club vosgien
Saint-Hippolyte Club vosgien : Les assises du district IV
Les responsables des associations du Club vosgien appartenant au district IV étaient réunis, dimanche 7 avril à la salle des fêtes de Saint-Hippolyte, autour du délégué de District, André Patris, pour faire le bilan des activités de l'année écoulée.

 
La table des officiels.
Ils ont été accueillis chaleureusement par Colette Meyblum, présidente du club local, et toute son équipe ainsi que par Claude Huber, maire de la commune, qui ont présenté à leurs hôtes, les atouts de leur sympathique cité viticole. Ils ont également salué la présence du président fédéral, Alain Ferstler, et du conseiller départemental Pierre Bihl.
Protection de la nature,des paysages et du patrimoine

Au cours de la séance, les rapports des délégués randonnées et sentiers ont été approuvés ainsi que le rapport financier présentant un solde positif. Concernant les randonnées, quelques statistiques ont été présentées. En 2018 ont été effectués 461 sorties d'une œ journée et 416 à la journée avec une moyenne de 17 à 18 participants, 25 séjours avec 30 participants, auxquelles s'ajoutent quatre sorties raquettes avec 19 participants en moyenne et 788 sorties marche nordique avec, en moyenne, neuf participants.

Un débat s'est instauré au cours duquel ont été abordés les rythmes de marche, la cohabitation avec les chasseurs, la numérisation des sentiers, des journées de formation pour les baliseurs, la création dans un futur proche d'itinéraires à thèmes payants, l'édition de cartes en partenariat avec l'IGN, les relations avec les amis allemands du Schwarzwaldverein, la charte mise en place par la commission PNPP, à laquelle adhèrent tous les membres du Club vosgien pour appliquer en commun des règles fondamentales de préservation de la nature, des paysages et du patrimoine. Enfin, côté édition, les prochains contenus de la revue Les Vosges et du magazine Passion Vosges ont été présentés.

Parmi les intervenants, le conseiller départemental Pierre Bihl a signalé son attachement au Club vosgien pour la qualité des aménagements pédestres réalisés ainsi que les relations privilégiées avec les clubs de marche voisins.

Il a réaffirmé le soutien financier de l'institution qu'il représente pour aider le développement touristique local. Quant au président Alain Ferstler, il a signalé que les efforts fournis portent leurs fruits avec l'obtention du label européen du patrimoine et le trophée de la fondation aquatique show. Il a évoqué le partenariat avec la région Grand Est, la présence indispensable du Club vosgien dans toutes les commissions et la présentation de circuits pédestres dans les gares. Quant aux relations avec la FFRP, des négociations sont toujours en cours.

La journée s'est achevée autour d'un bon repas partagé par tous les membres présents.

 

 
 

 

evénement Makerfight#5, combat de robots, à Mulhouse : Samedi, à Motoco, c'est « Mes boulons dans ta gueule »

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 06:26:42

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evénement Makerfight#5, combat de robots, à Mulhouse
evénement Makerfight#5, combat de robots, à Mulhouse : Samedi, à Motoco, c'est « Mes boulons dans ta gueule »
Cinquième édition, ce samedi 13 avril, à Motoco, des combats de robots organisés par le fablab Technistub. Si ce pugilat mécanisé n'est que la façade du savoir-faire des membres de cette association qui réunit Mulhousiens, Thannois, Ludoviciens, Franc-Comtois, il n'est pas question de bouder son plaisir. On mettra bien ses boulons dans la gueule de son adversaire.

 
Roseline, membre de l'association Technistub, présentant son robot de 20 kg construit à partir de jantes qu'elle pilotera à distance pendant la compétition Makerfight#5, samedi 13 avril, à Motoco.
Quand on oppose deux robots pouvant peser, tout mouillés, jusqu'à vingt kilos, désormais sans limite de taille, on les cloître dans une vaste cage aux parois ultra-sécurisés. S'il est probablement peu agréable de recevoir un catcheur baladé hors du ring sur le coin de la figure, il est encore plus sûrement traumatisant d'être percuté par un de ces adversaires heurtés, martelés, renversés, projetés, amputés, griffés, déchiquetés, voire catapultés vers d'autres horizons. Mais pas chauffés à blanc. « Le lance-flammes est interdit », sourit, sans plaisanter, Stéphane Laborde, un des sept membres fondateurs de l'association mulhousienne Technistub. « Tout comme les dispositifs d'interférence électromagnétique. » Les quelques personnes croisées lundi soir dans les locaux de l'association, rue des Flandres, n'ont pourtant rien de maîtres sadiques de gladiateurs mi-mécanos mi-programmes.
« Ne pas toucher, chez nous, c'est interdit »

Bon, visage dissimulé derrière son masque de soudure, Pierre assemble effectivement avec le soin que porterait un bourreau à sa potence, les planchers et les arcades métalliques de l'arène qui sera visible, ce samedi, dans les locaux de Motoco. Mais Guillaume, lui, travaille sur l'automate photographique de l'association relié aux réseaux sociaux. En présence de son fils, Vincent, Roseline s'apprête à intégrer les composants électroniques de celle qu'on pourrait à raison surnommer « La Jante », pendant que sa fille, Maud se concentre sur des croquis. Christophe et Bertrand, eux, échangent entre machines-outils au repos et imprimantes 3D adaptables silencieuses.

« Il ne faut pas confondre la fin et les moyens », rappelle doucement Stéphane Laborde. « Les moyens, ce sont les combats de robot. C'est ludique, ça s'adresse à des gens qui n'ont pas forcément de connaissances en conception, programmation. C'est aussi pour ça qu'il y aura ce samedi une vingtaine d'exposants, qui ont promis de jouer le jeu en initiant des ateliers. Et on est clair. Le panneau où est affiché : Ne pas toucher, chez nous, c'est interdit. »
«Nous savons tout faire ensemble»

La voilà, la fin revendiquée. Initier le public à plusieurs thématiques, réveiller le technolo-bricolo qui sommeille en lui, lui présenter le fablab Technistub, créé en 2012, fort aujourd'hui localement d'une soixantaine de membres, mulhousiens, ludoviciens, thannois. « Un fablab, poursuit Stéphane Laborde, c'est un endroit ouvert à tous, un endroit où expérimenter, échanger, qu'on soit un particulier, un artisan, ou représentant une TPE-PME. Participer à son tour à la transmission, accéder à des machines-outils pour fabriquer des pièces conséquentes, parce qu'aucune entreprise spécialisée n'acceptera, à raison, de répondre à un marché pour 1, une personne. » Et de conclure : « Aucun de nous ne sait tout faire, mais nous savons tout faire ensemble. » Comme construire un robot cocktail avec la bénédiction de m2A et du Parc-Expo, en février dernier, pour Festivitas, ou organiser des combats de robot dans un espace confiné. « Pour les besoins de l'assemblage de l'arène, certains ont appris à souder. D'autres à fabriquer un chronomètre géant pour la durée du combat. »
« S'il arrive au bout, c'est bien. S'il bouge, c'est déjà gagné »

Voire à cultiver un semblant de sadisme, comme le démontreront les trois pièges qui « enrichiront » la trame du pugilat piloté à distance. Deux fentes dissimulant des disqueuses, un plot rétractable susceptible de briser les élans les mieux huilés et un poids suspendu capable de tasser d'éventuelles audaces. « Chacun d'entre eux sera déclenché manuellement par des spectateurs », sourit Stéphane Laborde. « Ils décideront d'eux-mêmes s'ils tentent de pénaliser ou non un des adversaires. »

Injustice, déséquilibre, début du chaos ? « Pour les compétiteurs, c'est bien si le robot arrive au bout de son combat. Mais c'est en fait déjà gagné s'il bouge, tout simplement. » Une nouvelle règle qui ne semble pas perturber les fablabs qui feront le déplacement, durant ce week-end (lire ci-contre). « On appartient à un réseau français des fablabs, qui réunit 6 000 membres. On est content de susciter de l'émulation parmi eux, avec notre makerfight », conclut Stéphane Laborde. « Mais l'aspect local est aussi important. Nous aspirons, à terme, à rejoindre la Fonderie, quartier en pleine mutation. Parce que nous avons besoin de plus de place, pour de nouvelles machines-outils. Et surtout envie d'échanger avec un nombre croissant d'acteurs. »
Stéphane FREUND Makerfight#5, samedi 13 avril, de 10 h à 20 h, à Motoco, Mulhouse. Entrée gratuite. Plus de renseignements sur le site www.makerfight.fr À découvrir, des vidéos supplémentaires sur dna.fr

Makerfight#5, samedi 13 avril, de 10 h à 20 h, à Motoco, Mulhouse. Entrée gratuite. Plus de renseignements sur le site www.makerfight.fr

 
 

 

«la jante», «sweety bot», et le parisien blobbot, star d'un clip
Un combat de robots, ça ne parle pas qu'à Arctarus, pilote du glorieux Goldorak. Ça interpelle dans les écoles de robotique, les IUT, les fablabs. Si, pour l'instant, on ne peut annoncer aucun bot transrhénan, on recense notamment, parmi les compétiteurs, des adversaires, d'Annecy, d'Amiens, de Besançon et de Paris. « Le fablab parisien, le Petit Fablab de Paris, dans le XIe arrondissement, devrait envoyer une équipe de onze personnes. On nous annonce que leur robot sera pacifique (on conviendra ici que Blobbot, qui dispose désormais de sa page Facebook officielle et d'un clip musical pour transmettre un message, n'a guère l'air menaçant, ndr). »

Autre tête d'affiche annoncée parmi la dizaine de champions attendus, un « local », pionnier du Makerfight mulhousien, Sweety bot, robot conçu dans la vallée thannoise nommé ainsi par son maître en raison de ses autocollants arc-en-ciel et « d'un foret conique pour faire la corne de la licorne ». Et peut-être même un peu plus, en arène.

 

Des aliens ont débarqué à Zillisheim

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 06:13:33

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Des aliens ont débarqué à Zillisheim
 

 
 
Environ 230 scouts et organisateurs se sont donné rendez-vous pour le Weecap (le week-end d'enrichissement des « cap »), un des concepts du scoutisme, qui s'est déroulé au collège épiscopal de Zillisheim.

Samedi, les jeunes ont d'abord participé à un parcours ludique sur le thème d'un douanier contrebandier. Le but était d'enrichir son « cap » (un projet pédagogique qui doit remplir plusieurs critères : concevoir, agir, partager) sur un terrain de jeu extérieur à travers des exercices physiques et sous l'oeil aguerri des chefs qui ont veillé au bon fonctionnement de la journée.

Seulement voilà ! Des aliens explorateurs se sont crashés sur le terrain et leur fusée a été détruite. Place alors à l'imagination et à un parcours Robinson. Heureusement les scouts guides et pionniers caravelles, âgés de 14 à 17 ans, étaient là pour aider ces extraterrestres à repartir en reconstruisant une fusée de 3,50 m de haut. Ce fut l'occasion, surtout pour les scouts et guides qui sont en troisième année, d'obtenir leur brevet d'éclaireur de tribus. Dimanche, après une nuit fraîche sous les tentes, les 14-17 ans ont rencontré les représentants de huit associations, comme l'Unicef, la Banque alimentaire ou encore le conseil départemental du Haut-Rhin, représenté par la vice-présidente Bernadette Groff. Ces échanges ont permis aux scouts de découvrir le fonctionnement de ces structures, ce qui les incitera peut-être à s'engager à l'avenir dans l'une d'entre elles. Dans la cour, les 11-14 ans, des « Césars créations » fabriquaient des instruments avec de la récup'tandis que les « Trois étoiles » s'affairaient pour préparer le repas dans l'atelier fruits et légumes, et que le groupe « Des bosses et bobos » faisait un parcours de santé. Lors du grand rassemblement final, tout le monde était présent pour le retour des aliens explorateurs sur leur planète.
Cécile CIANDRINI

 

 
 

Volgelsheim Comité associatif : 20 ans et trois présidents

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 05:45:38

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Volgelsheim  Comité associatif
Volgelsheim Comité associatif : 20 ans et trois présidents
Le Comité Associatif de Volgelsheim (CAVO) a fêté ses 20 ans le samedi 30 mars dans un restaurant de la commune.

 
Les trois présidents successifs du CAVO (de droite à gauche) : Philippe Mas, David Lacroix et Jean-Luc Taillefer.
Auparavant, l'association avait tenu des assemblées générales extraordinaire et ordinaire, en présence de Betty Muller, conseillère départementale du canton d'Ensisheim/Neuf-Brisach, et de Philippe Mas, maire de Volgelsheim.

Créée le 1er avril 1999 par Philippe Mas, alors adjoint au maire, cette association regroupant la plupart des associations communales (18 sur 24) a pour objet d'organiser des manifestations, de mettre gratuitement à la disposition des associations membres, ainsi qu'aux membres indépendants, les matériels dont elle dispose en termes de logistique, et également de créer entre les différentes associations des liens d'amitiés et de solidarité.

En 2014, Philippe Mas, devenu maire, a passé le relais à David Lacroix, et depuis 2017, c'est le dynamique Jean-Luc Taillefer qui en a repris la présidence.

Le C.A.VO organise notamment la fête de la musique et est à l'origine de la journée des Associations qui a lieu depuis 2017 début septembre en collaboration avec l'ADEV (Association de développement économique de Volgelsheim), initiatrice de la traditionnelle Fête des 3 petits cochons. Il est également présent pour assurer la partie restauration lors de manifestations communales, telles que Passion Création par exemple, qui a lieu en octobre.

Nouveauté cette année : il est désormais possible de louer à titre privé les matériels disponibles.

Les personnes qui ont du temps libre peuvent rejoindre l'équipe dynamique du CAVO en devenant membre indépendant...

Pour tout renseignement, il convient de contacter Jean-Luc Taillefer au 06 33 39 86 20 ou par courriel sous: cavo68600@gmail.com

 

 
 

 

Fleurs ADT Le Haut-Rhin remet ses prix

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 06:09:27

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Fleurs ADT Le Haut-Rhin remet ses prix
 

 
C'est sous l'égide du conseil départemental du Haut-Rhin et de l'agence ADT (Alsace destination tourisme), que s'est déroulée la remise de prix du fleurissement 2018.

« Ces prix du fleurissement permettent comme chaque année de récompenser les communes les plus méritantes et d'honorer celles et ceux qui ont contribué à rendre notre Alsace encore plus belle et attirante, a rappelé la présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert. Fleurir, c'est participer à l'amélioration du cadre de vie de chacun, c'est aussi soutenir de grands professionnels et forcément l'emploi, mais c'est également avoir un geste d'accueil à l'attention de nos millions de visiteurs. » Et d'ajouter, en s'adressant aux lauréats : « Grâce à votre engagement, l'Alsace peut valoriser ses atouts et mériter plus que jamais sa qualification de destination d'excellence. »
Un label« département fleuri »

« À travers cette réception, je tiens à exprimer ma reconnaissance pour votre engagement et votre contribution à la mise en valeur de nos villes et de nos villages, notamment pour votre participation à la notoriété touristique de notre département, a souligné le président du jury départemental du fleurissement, Pierre Bihl. Le Haut-Rhin fait partie du cercle privilégié des 22 départements français labélisés "départements fleuris", une distinction reçue à Paris le 13 février dernier lors de la remise de prix nationale. »

Quant à Max Delmond, qui préside ADT depuis 2016, il a rappelé que l'agence touristique « est le véritable outil de promotion des conseils départementaux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. Grâce aux moyens que mobilisent ces derniers, l'Alsace continue de s'afficher comme destination privilégiée - et remarquée au niveau national et international. Il s'agit pour les deux entités de promouvoir l'unisson de l'Alsace, en valorisant des richesses naturelles, culturelles et patrimoniales. » Et d'insister : « En ce qui concerne notre présence ici ce soir, il faut reconnaître que le fleurissement et la mise en valeur paysagère de nos communes et de nos quartiers contribuent à l'attractivité tou-ristique de l'Alsace. »
Nouveau logoet partenariat renouvelé avec les horticulteurs

Le nouveau logo des villes et villages fleuris a été présenté lors de la projection d'un film du Conseil national des villes et villages de France. Puis a eu lieu la remise des diplômes aux représentants des communes et maisons fleuries lauréates. Enfin a été signée une convention renouvelant le partenariat pour la période 2019-2021 avec le Groupement des horticulteurs d'Alsace et l'association Fleurs et Plantes d'Alsace.

 

 
 

Le Bonhomme RD 415 : circulation alternée à partir du 15 avril

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 06:12:22

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Le Bonhomme RD 415 : circulation alternée à partir du 15 avril
 

 
Le conseil départemental du Haut-Rhin va entreprendre au Bonhomme, du 15 avril au 5 juillet, la réfection du pont sur La Béhine, situé sur la RD 415, à hauteur de la rue du 3e Spahi Algérien et au croisement de la rue des Bruyères. L'opération vise à renforcer les armatures de l'ouvrage d'art datant de 1947, colmater les fissures, élargir la chaussée de 40 cm et à ajouter des murets sur le bord des trottoirs pour protéger les piétons et les cyclistes du passage des véhicules. Pendant toute la durée du chantier, un alternat par feux tricolores fonctionnera. Les poids lourds seront invités à suivre un itinéraire conseillé par le tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines. Le Département appelle à la plus grande prudence et au respect des personnels mobilisés. Plus de 5 000 véhicules empruntent quotidiennement la route principale du village, dont 1 400 poids lourds.

 

 
 

Quartier Saint-Antoine Tradition : 140 convives au repas paroissial

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 05:43:57

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Quartier Saint-Antoine Tradition
Quartier Saint-Antoine Tradition : 140 convives au repas paroissial
Ce dimanche, les fidèles et amis de la communauté des paroisses « les Rives de l'Ill » (Saint-Léon et Saint-Antoine de Colmar, Horbourg-Wihr et Andolsheim) se sont retrouvés dans la salle des fêtes à l'occasion du traditionnel repas paroissial.

 
L'ambiance en cuisine était à l'image de celle de la salle des fêtes.
A midi, les 140 convives, qui avaient répondu à l'invitation, ont été accueillis par les membres de l'association socioculturelle Saint-Antoine, présidée par Antoine Erdinger.

Dans son mot d'accueil, le président a remercié tous les membres de la communauté de leur présence à ce repas organisé au profit des oeuvres de la paroisse. Il a particulièrement salué les élus et les représentants des différentes instances. Ont pris part comme chaque année à ce moment de partage, le député Eric Straumann, la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, ainsi que le maire de Colmar Gilbert Meyer, entouré d'adjoint(e)s.
L'occasion de partagerdes souvenirs communs

Le président de l'office municipal de la culture Michel Glénat et le curé Christophe Gerber ont également honoré de leur présence ce moment de partage convivial. Le menu proposé, apéritif, salade vigneronne, rôti de dinde farci à la paysanne, gratin de pommes de terre et tomates provençales, dessert a fait l'unanimité parmi les convives.

Autour des tables, dans l'ambiance familiale habituelle, les anciens, qui sont la mémoire vivante du quartier, ont eu l'opportunité de se remémorer des souvenirs communs. Pour d'autres cet après-midi festif a permis d'échapper à un des poids de l'âge, la solitude.

La prochaine grande fête du quartier, qui aura lieu le 15 et 16 juin, est déjà en préparation.

 

 
 

 

De nouveaux statuts pour l'amicale des pompiers

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 06:14:17

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De nouveaux statuts pour l'amicale des pompiers
 

 
Le président de l'amicale des sapeurs-pompiers de Sundhoffen à droite avec les sportifs méritants lors de l'assemblée générale. DR
La soirée du vendredi 15 mars était chargée pour les membres de l'amicale des sapeurs-pompiers de Sundhoffen, car ce même jour avait lieu l'assemblée générale extraordinaire (lire ci-dessous) et l'assemblée générale ordinaire de l'association.

Lors du rapport moral, le président, Norbert Finck, revint sur l'énorme succès du bal du 14 juillet, mobilisant une cinquantaine de bénévoles de l'amicale. La soirée, animée par deux DJ s'est déroulée sur le parking de la salle des fêtes, noire de monde. Rendez-vous est d'ores et déjà donné pour le 13 juillet prochain au même endroit, avec l'orchestre Chorus et l'incontournable feu d'artifice.

Quitus a été donné par l'assemblée au trésorier et au comité, pour l'exercice 2018. Le tiers sortant a été reconduit à l'unanimité et Théo Fahrner fait son entrée au conseil d'administration, un siège étant resté vacant depuis le départ d'un assesseur, en cours d'année.
Un total de 104 interventions sur l'année

La partie statutaire terminée, le lieutenant Claude Lang, chef de corps, a dressé le bilan 2018. L'année fut particulièrement chargée, avec 104 interventions au compteur. L'effectif du centre de première intervention s'élève à 26 sapeurs-pompiers. Tous attendent avec impatience de pouvoir intégrer les nouveaux locaux.

Norbert Finck fit ensuite le bilan pour la section des jeunes sapeurs-pompiers, qui compte 15 JSP et douze formateurs, qui totalisent près de 700 heures de bénévolat. Un seul d'entre eux sera candidat au brevet cette année et intégrera le corps en 2020, il s'agit de Victor Danner.

Adrien Lang présenta le bilan 2018 au niveau sportif. Les sapeurs-pompiers de Sundhoffen ont été présents sur tous les grands événements, avec l'organisation du cross départemental des JSP en février 2018 et l'organisation du parcours sportif du groupement Nord, le 7 avril. Début 2019, Elisa Mann s'est qualifiée pour le cross National, où elle s'est classée 161e individuelle en catégorie seniors femmes, une belle performance !

Les sapeurs-pompiers de Sundhoffen emménageront le 24 avril dans leur nouvelle caserne. L'inauguration aura lieu samedi 27 avril à 10 h 45. À cette occasion, les sapeurs-pompiers vous attendent nombreux lors des portes ouvertes qui suivront l'inauguration, les 27 et 28 avril prochains.

 

 
 

Trois-Epis L'Alexain veut s'agrandir

Publié dans le panorama le Jeudi 11 avril 2019 à 06:58:21

© L'alsace, Jeudi le 11 Avril 2019
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Trois-Epis L'Alexain veut s'agrandir
 

 
L'Alexain devrait s'agrandir sur un terrain où se trouvent actuellement les anciennes serres de la Mgen. Photo DNA/Julien Kauffmann
Dans un des premiers lacets des Trois-Épis, en venant de Niedermorschwihr ou Turckheim, l'Alexain (anciennement hôtel Marchal) se dresse fièrement. Une fois dans le salon qui donne sur la réception, le regard du visiteur se porte de suite sur la plaine d'Alsace. Le panorama, exceptionnel, est l'un des atouts de ce trois-étoiles racheté fin 2012 par l'homme d'affaires bas-rhinois, Sabri Messai, par ailleurs propriétaires d'autres établissements à Strasbourg ou Niederbronn-les-Bains.
Un taux d'occupation de 87 %

« Ce site ne pouvait pas mourir ! », dit aujourd'hui le directeur de l'hôtel, Bertrand Diss, qui, après de lourds travaux, a ouvert l'Alexain le 21 juin 2013. Après plus de cinq ans d'activité, le bilan est clairement positif pour celui qui pourrait prendre sa retraite mais poursuit encore l'aventure. « Nous formons une belle équipe [de 15 personnes, ndr]. Le personnel n'est pas stressé et les clients nous disent qu'ils se sentent bien chez nous ! »

Bertrand Diss savait que l'entreprise ne serait pas aisée aux Trois-Épis, en déficit de notoriété et, à l'époque, pas vraiment dans une phase dynamique. Et pourtant, il a su vanter les mérites de la station : son air pur, sa position centrale, son calme... Résultat, le taux d'occupation de l'Alexain flirte avec les 87 %. « Nous refusons beaucoup de groupes », admet-il. Sa clientèle est diverse : familles, retraités, groupes de touristes, essentiellement des Belges et des Allemands. Ils restent une petite semaine en demi-pension et visitent l'agglomération colmarienne et poussent quelquefois jusqu'à Strasbourg.

Mais il met un point d'honneur à faire visiter une station climatique qui est surtout, depuis le XVe siècle, lieu d'apparition mariale. « En une heure, je propose de faire le tour des Trois-Épis afin d'avoir une vision d'ensemble de la station. »
Une trentaine de chambres supplémentaires

Succès oblige, l'Alexain va s'agrandir. Le propriétaire devrait sous peu acquérir une vingtaine d'ares qui appartiennent à la Mgen et qui se trouvent au-dessus de l'hôtel. On y trouve les anciennes serres du centre médical, depuis de longues années inexploitées. Mais pas de projet démesuré. « On ne peut pas perdre notre âme ! On va y construire une trentaine de chambres supplémentaires. »

Cet investissement futur n'est-il pas l'arbre qui cache une forêt bien plus sombre ? La station touristique a connu son heure de gloire à la fin du XIXe siècle et durant l'entre-deux-guerres, représentant, en 1940, une capacité d'hébergement de quelque 600 lits.

L'Alexain est aujourd'hui bien seul avec la Villa Rosa et la Croix d'or (qui vient de rouvrir après une année de fermeture), derniers hôtels aux Trois-Épis.

Bertrand Diss est persuadé qu'un établissement quatre étoiles pourrait être viable aux Trois-Épis. Le côté naturel et vert de la station sont recherchés.

Président du Sivom, syndicat intercommunal (Ammerschwihr, Turckheim et Niedermorschwihr) qui gère les Trois-Épis, Daniel Bernard souhaite accentuer la promotion touristique d'un lieu qui reste, selon lui, « le jardin des Colmariens ». « Trois-Épis ne peut avoir un projet touristique autonome. La station doit être l'un des satellites de Colmar, véritable moteur », assure le maire de Niedermorschwihr qui, pour accentuer l'attractivité de la station, souhaiterait l'ouverture d'un nouveau restaurant.

Il s'interroge également sur l'hypothétique reprise du Grand Hôtel, fermé depuis 1995, et qui, de part sa position centrale aux Trois-Épis, ternit l'image de la station climatique. En effet, l'établissement, qui fut l'incarnation même de la splendeur passée du site, n'en finit plus de mourir. Un rachat semble de plus en plus improbable.
N. R.