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Adira Le dynamisme récompensé

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:01:36

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Adira Le dynamisme récompensé
 

 
Les lauréats 2019, entourés des partenaires de l'événement et des invités. Photo DNA/Nicolas Pinot
« Nous exprimons nos coups de coeur pour des chefs d'entreprise qui s'investissent sur notre territoire et qui exercent une responsabilité sociale importante ». Philippe Trimaille, vice-président de l'Adira et conseiller départemental du Haut-Rhin, rappelle que l'agence, financée par les principales collectivités alsaciennes, a un rôle de « facilitateur car possédant un vaste réseau de partenaires ».

Jean Rottner, président de la région Grand Est, Takamasa Sato, consul général du Japon, Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Odile Uhlrich-Mallet, adjointe au maire de Colmar, ont notamment assisté à cet événement.
Projets innovants et créations d'emplois

L'Adira a honoré quatre entreprises et une initiative collective. Première lauréate récompensée, la corderie Meyer Sansboeuf, de Guebwiller, née en 1881 et reprise en 2006 par Benoît Basier, qui préside aussi le pôle textile Alsace. L'agence de développement a accompagné son nouveau projet de débardage forestier Skadee. Le trophée revient aussi à Alsace Tôlerie, de Colmar, entreprise historique du groupe MetalMakers (comprenant également Usinage d'Alsace et John Steel) dont le PDG est Vincent Ossola. L'Adira l'a aidé dans la réalisation de plusieurs projets innovants.

Adam Boissons, créée à Lauw en 1923 et aujourd'hui basée à Guewenheim, est dirigée par Paul Adam, petit-fils du fondateur. La société prévoit d'implanter une deuxième unité à Valff avec, à la clé, 20 à 25 créations d'emplois (40 à 50, à plus long terme).

Orest Group, d'Erstein, présidé par Denis de Becker, est leader européen dans la conception et la fabrication de bijoux « d'entrée et de moyenne gamme ». Une initiative collective est également saluée : la communauté de communes de la vallée de Villé, présidée par Jean-Marc Riebel, a mis sur pied un FabLab auquel l'entreprise Bürckert, de Villé, dirigée par Patrick Reimeringer, apporte ses compétences.

La Sodiv, partenaire de l'Adira, qui conseille et finance les chefs d'entreprise, récompense la maison Hirose de Colmar. Cette dernière, spécialisée dans les pains et viennoiseries bio, est cogérée par Naoto Hirose et Paul Petersen, considérés comme « parfaitement complémentaires ». Elle est récompensée pour son dynamisme, la « grande qualité des produits, le nombre de recrutements réalisés ».

Autre partenaire, le Journal des entreprises honore la société Interlac Laboratoires, à Hindisheim. Dirigée par Yves Ruck, elle produit essentiellement des huiles et graisses à traire de bronzage sous la marque Soleil des Îles et envisage de créer une gamme de cosmétiques bio.
M.F.

 

 
 

Privés de RSA à cause de dons de leurs parents

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:08:04

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Privés de RSA à cause de dons de leurs parents
 

 
Daniel Herment, animateur du défenseur des droits pour les deux départements alsaciens, et délégué dans le Haut-Rhin.

Archives DNA/Michel Frison

Quand on veut aider un enfant en difficulté financière, et bénéficiaire du RSA, mieux vaut ne pas lui faire de virements... C'est la conclusion qui s'impose quand on entend les délégués alsaciens du défenseur des droits parler de certains dossiers dont ils sont saisis.

« On a des cas de parents qui versent à leurs enfants, pour les aider financièrement, de petites sommes régulières. Elles apparaissent sur leurs relevés bancaires. Et les services du RSA disent à l'allocataire : "Vous avez oublié de déclarer telle somme". Ça a des conséquences assez redoutables, qui vont parfois jusqu'à la suppression du RSA », explique un délégué bas-rhinois du défenseur des droits.

Autre cas, celui d'une personne « qui se faisait rembourser une somme qu'il avait prêtée, par petits virements réguliers. Ça a entraîné la suspension de son RSA ».
Explosion des sanctions

« On constate une explosion des sanctions de ce type contre des bénéficiaires du RSA. Dans la plupart des cas, il s'agit d'aide venant des parents », poursuivent les délégués.

Les comptes bancaires des allocataires du RSA sont surveillés avec minutie. D'une part par les caisses d'allocations familiales (CAF), qui ont un droit d'accès aux relevés bancaires des allocataires. Et d'autre part par les départements, qui peuvent exiger que les derniers relevés de compte soient joints au dossier de demande de RSA.

Si on assiste à une « explosion » de ce type de cas dans le Bas-Rhin, c'est parce qu'il fait partie des six départements pilotes pour la procédure de médiation préalable obligatoire (MPO), qui doit permettre de désengorger les tribunaux administratifs en envoyant tous les dossiers concernant le RSA et les APL d'abord en médiation auprès du défenseur des droits.

L'un de ces dossiers va malgré tout passer bientôt au tribunal administratif. Il ne s'agit même pas de dons familiaux, mais « d'un autoentrepreneur qui perçoit des remboursements de frais kilométriques. Le conseil départemental les considère comme un revenu régulier », explique le délégué.
Disparition des guichets et « déshumanisation »

En 2018, les délégués du défenseur des droits Jacques Toubon (qui s'est beaucoup fait entendre ces dernières semaines au sujet de la dégradation des relations entre manifestants et forces de l'ordre) ont été saisis de 1 076 réclamations en Alsace. 95 % concernent les relations avec le service public. Ils citent par exemple une dame qui voyait filer une partie de ses cotisations retraite sur le compte de... sa soeur jumelle.

Et, disent-ils, de plus en plus de dossiers liés à « la déshumanisation » de la relation entre les citoyens et le service public. La disparition des guichets physiques, pour être remplacés par des procédures par internet, pose la question des zones blanches. Mais aussi celle de l'égalité devant les compétences techniques : « Nos interlocuteurs sont souvent complètement paumés face aux procédures informatiques »...
Anne-Camille BECKELYNCK Les 11 délégués alsaciens du défenseur des droits tiennent des permanences dans 11 communes de la région. Plus d'informations le site defenseurdesdroits.fr ou au 09.69.39.00.00

 

 
 

Impôts : c'est peut-être votre dernière déclaration de revenus

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 05:44:46

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Fiscalité Réforme
Impôts : c'est peut-être votre dernière déclaration de revenus
La saison des déclarations de revenus est ouverte après la mise en place du prélèvement à la source. Et pour beaucoup de Français, c'est peut-être la dernière fois...
 

 
Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin.
« Moi je remercie tout le monde ! » Invité hier à dire s'il « remerciait François Hollande », Gérald Darmanin n'a pas boudé son plaisir : certes la réforme a été initiée par le président socialiste, mais c'est lui, le ministre de l'Action et des Comptes publics d'Emmanuel Macron, qui l'a menée à son terme. « Sans bugs », a-t-il insisté. Une véritable gageure dans un système fiscal français familialisé, aux innombrables règles et autant d'exceptions...

Le prélèvement à la source (PAS) était un vieux serpent de mer de la fiscalité française. Nos plus anciens lecteurs s'en souviennent-ils ? Il a déjà existé... de 1939 à 1948. Une sorte de « CSG », proportionnelle, prélevée sur tous les revenus pour financer l'effort de guerre.

Autres temps, autres moeurs ? Depuis, cette réforme mise en place de longue date dans la plupart des pays développés, a toujours buté, de Giscard à Sarkozy, sur une peur solide : la baisse inévitable de la ligne « net payé » sur la fiche de paie. Après mai-68, les accords de Grenelle indiquaient d'ailleurs : « Il ne sera pas proposé d'assujettir les salariés au régime de la retenue à la source. » En 2017, les Français s'inquiétaient, aussi, de voir leur situation fiscale connue de leur employeur : en France, l'argent reste un tabou solide.
Déclarer est obligatoire, mais...

Depuis, Bercy a levé un à un la plupart des obstacles à la mise en place du PAS. Un symbole, alors même que l'impôt sur le revenu ne rapporte que 7 % des prélèvements obligatoires, et moins d'un quart des recettes fiscales. Loin derrière la TVA et la CSG : il n'est d'ailleurs acquitté que par moins d'un contribuable sur deux.

La réforme est toujours en marche : en 2019, déclarer ses revenus reste « obligatoire », insiste Gérald Darmanin. D'abord, pour ne pas payer deux fois l'impôt en 2019 - une fois sur les revenus de 2018, une autre fois à la source sur les revenus de 2019.
... avez-vous « une vie fiscale stable » ?

Mais pas seulement : la déclaration permet d'accéder à des aides, soit parce qu'elles nécessitent de fournir un avis d'imposition (chèque énergie, etc.), soit parce qu'elles découlent directement des services fiscaux (dégrèvement de taxe d'habitation, de taxe foncière, prime d'activité, etc.). Or, comme l'a rappelé Gérald Darmanin mardi, un grand nombre de Français qui ont droit à ces aides n'en bénéficient pas.

Obligatoire, mais pour la dernière fois ? Ça dépend : dès 2020, « les contribuables dont la "vie fiscale" ne change pas n'auront plus à renvoyer leur déclaration ». Quelque 8 millions de foyers fiscaux (sur 38,3) n'auront qu'à vérifier la déclaration préremplie reçue : si elle ne comporte pas d'erreur, d'oubli, ils n'auront rien à faire. Ainsi, dès l'année prochaine, si vos revenus sont assez réguliers, en l'absence de naissance, mariage, divorce, vous n'aurez donc plus rien à déclarer.

La déclaration reste indispensable dans certaines situations - déclarer les crédits d'impôt et les revenus exceptionnels, par exemple - pour que le fisc puisse rembourser le trop perçu ou réclamer l'impôt dû. Elle est aussi nécessaire pour connaître les revenus des travailleurs indépendants, qui versent depuis la réforme un acompte au fisc. Pour eux, Gérald Darmanin a promis de travailler sur « un calendrier plus pratique ».
Joël CARASSIO

 

 
 

 

EDITORIAL : L'impôt très tacite

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 05:46:33

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EDITORIAL : L'impôt très tacite
 

 
Trop d'impôt tue... la déclaration des revenus. La première suppression qu'annonce le gouvernement en matière fiscale n'est pas celle d'une taxe. Mais celle d'une corvée. Ce serait la fin du formulaire annuel qui fixe le sort fait à chaque contribuable par le fisc.

Cette bascule est présentée comme une gracieuseté à l'administré, si ce n'est un cadeau. On n'y est pas encore. L'économie que peut escompter l'assujetti ne va pas au-delà du temps passé à tenter de ne pas se tromper, lorsqu'il vérifiait ou rectifiait laborieusement ses revenus.

Pour des millions de prélevés à la source, les ordinateurs font déjà le travail de compilation des chiffres.

L'occasion faisant l'État larron, la tentation l'emporte de proclamer bruyamment l'abolition d'un rituel centenaire et jamais populaire. Une opération à peine intéressée. Abolir la déclaration de revenus, c'est muer un impôt fortement déplaisant pour ceux qui le paient en contrat tacite de contribution aux dépenses de l'État.

Tout se passera hors la vue et l'humeur du ponctionné. Les ordinateurs calculent et prélèvent sans autre forme d'acquiescement, ni d'aléas. Sauf qu'en réalité, si le fisc ne le fait plus, le contribuable devra lui-même livrer aux logiciels les informations sur les changements et les particularités de sa vie fiscale. Ou, sinon, trop payer.

Les bénéfices d'une informatisation totale sont donc multiples. Gagnant sur les effectifs de contrôleurs, l'État le sera encore plus s'il se connecte à chaque serveur ou plate-forme payant ce qui sera assimilable à un revenu.

Toute transaction devenant traçable, donc taxable si la loi le veut, un nouvel horizon s'ouvre au fisc numérisé.

L'impôt automatique, incontournable et fatidique, telle est la réponse aux voeux actuels de remise à plat, sinon d'allégement. Il est d'ailleurs possible que la dématérialisation accélérée de la main du fisc, et sa furtivité accrue, contribuent à une meilleure acceptation de ses ruses. En témoigne le succès de la si discrète TVA, que personne n'identifie plus. C'est pourtant la reine des rendements.

 

 
 

 

Gouvernement Grand débat : La République en chantiers

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 05:45:46

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Gouvernement Grand débat
Gouvernement Grand débat : La République en chantiers
En attendant que le chef de l'Etat s'exprime, Édouard Philippe parle tous les jours. Il promet le lancement de grands chantiers.

 
Édouard Philippe hier à l'Assemblée nationale.
Après avoir conclu lundi la présentation de la synthèse du Grand débat national, Édouard Philippe s'est à nouveau exprimé mardi à l'Assemblée nationale. Il parlera à nouveau ce mercredi devant les sénateurs.

Le Premier ministre n'a pas fait d'annonce particulière puisque c'est au chef de l'État d'annoncer ce qu'il compte faire, sans doute la semaine prochaine. Mais il a préparé les esprits. Pour lui, les Français ont montré « un puissant besoin de changement ». Le grand débat a mis en évidence ce qu'il appelle « un mur de défiance » entre les Français et leurs représentants. Tous leurs représentants : les élus, les élites, les fonctionnaires, les syndicalistes, les journalistes, etc.
Mur de défiance

Il faut s'attaquer à ce mur de défiance qui sépare les Français. Comment ? En écrivant un nouveau récit national, ce qui sera de la responsabilité d'Emmanuel Macron. Mais sur la méthode, le chef du gouvernement a lancé quelques pistes.

Il a indiqué vouloir « remettre du service public, donc remettre des fonctionnaires sur le terrain ». Par ailleurs, il s'est engagé à ce qu'il n'y ait pas de réduction de l'effort de défense.

Il appartiendra à Emmanuel Macron de fixer les grands chantiers avec les élus, les syndicats. Bref : avec les corps intermédiaires qui ont été enjambés par l'exécutif depuis deux ans.

« En vérité, le contrat qui le lie aux Français, celui de son élection, est déchiré. Ce n'est plus réellement d'un débat dont le pays aurait besoin, mais d'une nouvelle élection », s'est emporté le chef de file des députés Les Républicains, après la déclaration d'Édouard Philippe à l'Assemblée à propos du grand débat.

Ce débat sans vote a sans surprise servi de défouloir à l'opposition qui considère que le grand débat ne sert à rien. Des socialistes au Rassemblement national en passant par Les Républicains, tous estiment qu'il n'y aura pas de changement de ligne politique. Au chef de l'État de les démentir.
N.M.

 

 
 

 

La SNCF garde son nom et veut changer celui des TER

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 05:47:41

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Transport Le nom France Rail
La SNCF garde son nom et veut changer celui des TER
 

 
La SNCF réfléchit à rebaptiser ses TER (Trains express régionaux) avant l'arrivée de la concurrence.
Tout change à la SNCF, sauf le nom. Le groupe en pleine mutation a renoncé à se rebaptiser France Rail, comme le révèle Les Échos. Une nouvelle identité aurait permis de rajeunir son image et de mettre fin au « SNCF bashing » au moment où elle va devoir affronter la concurrence à partir de 2020.

La SNCF fait partie des entreprises mal aimées. Elle est bonne dernière dans le baromètre Posternak Ifop qui mesure l'image de 30 grands groupes français (*). 41% des Français ont une mauvaise image de la SNCF, contre 57 % d'opinions positives. La SNCF est toutefois l'entreprise dont l'image progresse le plus après une annus horribilis marquée par la plus longue grève de son histoire et plusieurs pannes géantes.
Le nouveau nom aurait coûté plus de 100 millions d'euros

La SNCF a finalement décidé de garder son nom car les Français sont paradoxalement attachés à ce sigle, aussi ancien que l'entreprise qui vient de fêter ses 80 ans. Cette notoriété sera un atout face à des concurrents totalement méconnus. La SNCF va aussi économiser le coût du rhabillage des trains, des gares et des tenues, estimé à plus de 100 millions d'euros.

La SNCF réfléchit cependant à un nouveau nom pour ses TER (Trains express régionaux), afin de se préparer à la fin du monopole. Ce dépoussiérage a déjà eu lieu pour le TGV, devenu Inoui pour le haut de gamme et Ouigo pour l'offre low-cost. La SNCF vient aussi de créer trois nouvelles marques pour ses TER : Citi, Krono et Proxi desservent respectivement des zones urbaines, des liaisons inter-villes et des lignes rurales. Elles seront donc chapeautées par une marque globale, encore à l'étude.
L.C. (*) Sondage réalisé les 7 et 8 mars 2019 sur un échantillon représentatif de la population française de 1 022 personnes âgées de 18 ans et plus.

(*) Sondage réalisé les 7 et 8 mars 2019 sur un échantillon représentatif de la population française de 1 022 personnes âgées de 18 ans et plus.

 
 

 

L'Europe encourage le wifi public

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 05:51:16

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télécommunications
L'Europe encourage le wifi public
Six communes alsaciennes font partie des 2 800 premières collectivités lauréates de l'initiative WiFi4EU qui promeut les connexions internet sans fil gratuites dans les lieux publics d'Europe.
 

 
Voilà un an, dans le cadre de son Mécanisme pour l'interconnexion en Europe (MIE), la Commission européenne a lancé l'initiative WiFi4EU (Wifi gratuit pour les Européens) qui veut notamment contribuer à réduire la fracture numérique. Doté d'un budget de 120 millions d'euros, ce programme doit accélérer l'installation de « hotspots » wifi (points d'accès à internet sans fil et gratuit) dans les espaces de vie sociale, intérieurs comme extérieurs, de 6 000 à 8 000 communes d'ici 2020.

Après un faux départ en mai 2018, lié à une faille de logiciel, la Commission a lancé le 7 novembre dernier un premier appel à candidatures en ligne selon le principe « premier arrivé, premier servi ». Près de 13 000 communes ou intercommunalités des pays membres, de Norvège et d'Islande, préalablement enregistrées par voie numérique, y ont pris part.

Parmi les 2 800 collectivités sélectionnées à l'issue de cette première vague (*), on compte 223 françaises, dont trois Bas-Rhinoises (Reichstett, Mutzig, Strasbourg) et trois Haut-Rhinoises (Heidwiller, Dannemarie, Saint-Louis). Toutes bénéficieront d'une aide forfaitaire de 15 000 euros pour financer l'acquisition des équipements (bornes, antennes, câbles, etc.) et l'installation d'un réseau wifi public entièrement nouveau, sinon la modernisation ou l'extension d'un réseau wifi public préexistant.
Connexion haut débit sans mot de passe

Pour cela la commune aidée doit sélectionner une entreprise d'installation dûment enregistrée sur le portail dédié WiFi4EU. Elle doit aussi s'engager à ce que le réseau ainsi créé soit ouvert, c'est-à-dire que la connexion ne nécessite pas d'authentification ou mot de passe.

Dans tous les cas, l'installation doit être de qualité (connectivité haut débit a minima), réalisée dans les 18 mois suivant la signature de la convention de subvention avec Bruxelles et fonctionner 24 heures/24 pendant une durée minimale de trois ans. L'abonnement internet et la maintenance des équipements restent également du ressort des mairies.

À Reichstett (4 442 habitants), commune de l'agglomération strasbourgeoise figurant parmi les six premiers lauréats alsaciens, l'enveloppe européenne doit permettre de créer un réseau comprenant sept bornes de wifi gratuit : quatre seront situées dans des bâtiments publics (mairie, médiathèque, halle sportive et salle des fêtes), deux autres dans des parcs et la dernière au plan d'eau. La municipalité, qui espère les mettre en service d'ici l'été, doit présenter les détails de son projet de déploiement à Mariya Gabriel, la commissaire européenne au numérique, dont la visite en mairie est annoncée mercredi 17 avril.
X.T. Plus de 10 000 collectivités européennes ont répondu au second appel à candidature organisé la semaine passée, du 4 au 5 avril. La liste des 3 400 nouveaux lauréats sera publiée courant mai.

Plus de 10 000 collectivités européennes ont répondu au second appel à candidature organisé la semaine passée, du 4 au 5 avril. La liste des 3 400 nouveaux lauréats sera publiée courant mai.

 
 

 

Quand la banque dit non, l'Adie leur dit oui

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 05:49:35

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économie Création d'entreprise
Quand la banque dit non, l'Adie leur dit oui
Association pour le droit à l'initiative économique, l'Adie défend l'idée que « chacun peut devenir entrepreneur s'il a accès au crédit et à un accompagnement professionnel ». À ceux qui n'obtiennent pas de prêt bancaire, l'association propose des crédits d'un montant allant jusqu'à 10 000 euros pour créer leur entreprise, et ainsi leur propre emploi.
 

 
Outre ses permanences et son point d'accueil, l'Adie tient deux agences en Alsace, à Strasbourg et Colmar.
Et si le retour à l'emploi passait par la création d'entreprise ? C'est le pari formulé il y a trente ans par l'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie). Reconnue d'utilité publique et inspirée de la Grameen Bank née au Bangladesh, l'Adie « aide les personnes éloignées du marché du travail et du système bancaire à créer leur entreprise et ainsi leur propre emploi grâce au microcrédit ».

En Alsace, où l'Adie est présente depuis 1996, l'association a soutenu 256 projets de financement ou de développement d'entreprise en 2018. Et 97 projets de financement de mobilité (jusqu'à 5 000 euros) ont été soutenus cette même année. Autant de prêts pour lesquels un garant est exigé à hauteur de la moitié du montant ; prêts que l'Adie contracte elle-même auprès d'établissements bancaires.
« On est dans l'humain,pas dans l'administratif »

Parmi les bénéficiaires de ces microcrédits dont le montant maximum est de 10 000 euros, 58 % des clients alsaciens de l'Adie sont bénéficiaires des minima sociaux, 31  % vivent en quartier prioritaire de la ville et 33  % sont sans diplôme. Autant de chiffres qui illustrent la vocation de l'association, qui compte sept salariés et 27 bénévoles en Alsace. L'Adie s'adresse prioritairement à celles et ceux qui n'ont pas accès au crédit bancaire : les chômeurs et allocataires des minima sociaux et les salariés précaires dont les besoins de financement ne sont pas couverts par les banques.

« Notre objectif est de lever les barrières à l'entrepreneuriat. De rendre plus accessible et intelligible ce qui peut être perçu comme complexe », explique Céline Markovic, déléguée territoriale Alsace.

« La première fois que je suis allé à l'Adie, je suis allé me plaindre des banques », raconte David Frering, 35 ans, aujourd'hui « photographe officiel d'un groupe immobilier en Alsace ». À l'époque, après avoir multiplié les petits boulots - du déménagement au dépannage informatique -, il entrevoit un avenir dans la photographie. Sans baccalauréat ni formation en poche, il ne parvient pas à obtenir de prêt auprès de sa banque. « C'est l'Adie qui m'a financé tout mon matériel », retrace-t-il. Et le trentenaire d'insister : « L'Adie m'a écouté humainement. Pour les banques, je n'avais pas le sérieux nécessaire. » Aujourd'hui, non seulement le trentenaire gagne confortablement sa vie, mais il envisage dans le futur de faire travailler d'autres photographes.

Entre la demande et le financement, il se passe en général une quinzaine de jours. « On est dans l'humain, pas dans l'administratif », insiste Céline Markovic.

Pour autant, les projets, s'ils ne sont pas « mûrs », peuvent nécessiter un accompagnement complémentaire que propose également l'association, avec le soutien d'un important réseau de partenaires. L'Adie ne se contente pas d'être une banque pour ceux qui n'en ont pas. « On fait du sur-mesure, résume la déléguée territoriale. Nous travaillons en synergie pour faciliter la vie de nos clients. »

« En général, la demande de financement intervient au terme d'un parcours d'accompagnement », explique Pierre Schneider, conseiller en Centre-Alsace.

En Alsace, l'Adie compte deux agences à Strasbourg et Mulhouse, des permanences à Colmar, Saverne, Haguenau et Saint-Louis, et un point d'accueil à Cernay. L'association organise régulièrement des rendez-vous informels entre professionnels de la création d'entreprise et entrepreneurs en devenir, et organise des ateliers et actions de sensibilisation, notamment dans des agences Pôle emploi sur le territoire de l'Eurométropole de Strasbourg.
Hélène DAVID Plus d'informations : www.adie.org

Plus d'informations : www.adie.org

 
 

 

Social Chèques énergie : 59 % de bénéficiaires en plus

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 05:52:25

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Social Chèques énergie
Social Chèques énergie : 59 % de bénéficiaires en plus
Pour la deuxième année consécutive, les chèques énergie arrivent dans les boîtes aux lettres. En Alsace. 131 074 foyers en bénéficient, soit 59 % de plus que l'an dernier.

 
Les clients bénéficiaires affluent chez Vialis à Colmar pour déposer leur chèque dans la boîte prévue à cet effet.
Chez Vialis, fournisseur de gaz et d'électricité pour l'agglomération colmarienne, l'affluence est un peu plus forte à l'accueil depuis quelques jours. Un à un, les bénéficiaires se présentent pour déposer leur chèque énergie, qu'ils ont reçu la semaine dernière, dans la boîte prévue à cet effet. « Ils ont la possibilité d'enregistrer leur chèque sur internet, en quelques clics, ou de nous les envoyer par la poste, mais la plupart préfèrent se déplacer », remarque Gabriel Grasser, responsable du département commercial énergie chez le fournisseur.
50 EUR de plus en moyenne que l'an dernier

Le montant moyen de ces chèques (ils vont de 48 à 277 EUR) a été augmenté de 50 EUR depuis l'an dernier. Ils sont établis automatiquement sur la base de la déclaration fiscale de chaque foyer et remplacent les anciens tarifs sociaux. Pour pouvoir y prétendre, un couple devait déclarer un maximum de 16 050 EUR annuels, et une famille avec deux enfants 22 470.

Comme les chèques traditionnels, ils servent à payer les factures de tous les types d'énergies, qu'il s'agisse d'électricité ou de gaz mais aussi de fioul, de bois, de biomasse... Selon des modalités définies par chaque fournisseur. Certains travaux permettant de faire des économies d'énergie peuvent également être réglés par ce moyen.

Outre la hausse de 50 EUR du montant médian, le gouvernement a également décidé, pour cette année, de relever le plafond des revenus des ayant-droits. D'où une hausse considérable du nombre de bénéficiaires, qui passe en Alsace de 82 571 l'an dernier à plus de 131 000 cette année (chiffres communiqués par les préfectures). Soit 77 381 bénéficiaires dans le Bas-Rhin et 53 693 dans le Haut-Rhin.
Des chèques non utilisés

Mais certains ménages semblent encore méconnaître le dispositif, ou auront préféré attendre le dernier moment : à la fin janvier, 22 % des Bas-Rhinois n'avaient pas encore utilisé leur chèque 2018, qui était valable jusqu'au 31 mars, et 27 % des Haut-Rhinois.

Les chèques ont déjà été envoyés dans toute la région, sauf à Strasbourg où ils seront expédiés à partir de lundi.
V.KL.

 

 
 

 

Politique Prévention de la délinquance et radicalisation: neuf ministres à Strasbourg ce jeudi

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:24:00

Politique Prévention de la délinquance et radicalisation: neuf ministres à Strasbourg ce jeudi

Info hier soir

Ils seront 9, pas moins. Outre le Premier ministre Edouard Philippe, et la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, Strasbourg recevra ce jeudi 11 avril la visite de la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet, du ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer, du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, de la ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Frédérique Vidal, du  ministre chargé de la ville et du logement, Julien Denormandie, de la secrétaire d'État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, du secrétaire d’État Adrien Taquet.

C'est donc une importante délégation ministérielle que s'apprête à recevoir l'Alsace. D'autant que certains ministres devraient rester deux jours dans la région. Ainsi, Roxana Maracineanu est attendue dans la foulée ce vendredi à Mulhouse, ville où elle a longtemps été une nageuse star.

Cette forte présence gouvernementale s'explique par la tenue d'un comité interministériel qui dressera un premier bilan du plan national de prévention de la radicalisation (PNPR) "Prévenir pour Protéger", lancé l'an dernier à Lille. Il s'agira aussi d’engager de nouvelles initiatives en coopération avec les associations d’élus afin de prévenir la délinquance.

Le Premier ministre ira à la rencontre d’acteurs de terrain de l’association « SOS aide aux habitants », association emblématique de l'adaptation des structures de terrain au besoin de prise en charge des jeunes en prévention de la délinquance et de la radicalisation, grâce à une équipe pluridisciplinaire (psychologue, chercheur, travailleurs sociaux).

Ce comité interministériel se tiendra dans le quartier du Neuhof, dans le gymnase Reuss 2 –(allée Reuss). Edouard Philippe y fera un discours à l'issue de cette réunion.

De nombreux journalistes sont également attendus. Strasbourg n'avait sans doute pas connu un tel déplacement ministériel depuis septembre 2007, lorsque sous l'autorité de Nicolas Sarkozy, un conseil des ministres s'était tenu à la préfecture du Bas-Rhin.

Grand Est La bataille du slip

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:28:09

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Grand Est La bataille du slip
 

 
Le projet de slip du Grand Est est très alsacien. DR
« À croire que la région est exclusivement en Alsace. Scandale ! », s'émeut L'Est Éclair, quotidien de l'Aube et donc de l'ex-région Champagne-Ardenne. « Même pas l'ombre d'une bouteille de champagne, d'un sanglier ardennais, d'un boudin rethélois ou d'une andouillette auboise ! », poursuit le journal.

Un sanglier sur un slip, c'est vrai ça, pourquoi pas ? Pour les saucisses, en revanche, d'autres régions sont servies : une morteau est présente sur le slip de la Bourgogne-Franche-Comté, une toulouse sur celui de l'Occitanie, et un boudin sur celui de la Martinique.

Quant au champagne, « il y a déjà pas mal de bouteilles sur les projets, on ne voulait pas trop nous répéter », nous répond-on au siège parisien du Slip français, citant le pontarlier pour la Bourgogne-Franche-Comté, le cidre pour la Normandie, l'alcool de myrte pour la Corse, le rhum pour la Martinique... Et aussi, pour se remettre de tout ça, une bouteille d'eau de source pour Auvergne-Rhône-Alpes.

La société française, qui propose une nouvelle fois aux internautes de voter pour désigner les plus beaux sous-vêtements à l'effigie des régions, aurait bien aimé pouvoir honorer les spécificités de chacune des anciennes régions « mais ça aurait fait 27 imprimés en tout », contre 18 ici. Or, le but du concours est qu'il ne reste que trois slips régionaux à la fin des votes (*), avant envoi en production.

Lors de la première édition du concours en 2016, avec des projets graphiquement moins touffus, les hermines de la Bretagne, les grappes de raisin de la Bourgogne-Franche-Comté et les vaches limousines de la Nouvelle-Aquitaine l'avaient emporté. Vivement les concours des pays, pour qu'un slip à kangourou illustre l'Australie.
A-C.B. (*) Votes ouverts jusqu'au 15 avril sur www.leslipfrancais.fr/le-slip-des-regions

 

 
 

Fibre optique Rosace: l'infrastructure se déploie

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 05:50:38

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Fibre optique
Fibre optique Rosace: l'infrastructure se déploie
Chargé du déploiement de la fibre optique dans 696 communes rurales en Alsace, Rosace a posé hier à Ribeauvillé le 47 e et dernier noeud de raccordement optique (RNO) de son dispositif.

 
Hier à 10 h 30 à Ribeauvillé, le dernier NRO, noeud de raccordement optique, a été posé sur une dalle de béton par les équipes de Rosace.
Dans les airs, soulevé par une grue de 130 tonnes, s'élève un parallélépipède de 29 tonnes de béton, (3 m de haut ; 2,50 m de large ; 9 m de long). Ce « shelter » ou abri est le dernier des 47 NRO, noeud de raccordement optique, installés en Alsace par Rosace, société missionnée pour apporter la fibre optique à 696 communes rurales du territoire.

Hier en fin de matinée, la grue a déposé délicatement ce mastodonte sur une dalle de béton à Ribeauvillé. Ce NRO permettra de desservir les quelque 10 700 abonnés de 15 des 16 communes de la comcom (la 16e, Aubure, est raccordée au NRO de Lapoutroie).

Il est revenu à Jean Rottner, le président de la Région maître d'ouvrage du projet, de baptiser l'abri en y fracassant une bouteille de crémant. Le directeur de Rosace, Benoit Brechon, proposait une visite commentée de l'abri. « C'est un espace de 20 m² où on héberge les opérateurs. C'est une colocation, comme dans un appartement. Chaque opérateur y installe ses équipements ». La dalle de béton a été trouée pour que passe la fibre venant du sol.

Les élus présents ont souligné l'importance de l'opération pour les communes rurales. Bernard Herzog, vice président de la comcom du pays de Ribeauvillé, a annoncé que la collectivité prendra en charge les 175 euros par prise, un coût total de quelque 2 millions, « un effort de solidarité envers les petites communes ».

Le patron de Rosace Thierry Bodard a rappelé les étapes du raccordement depuis l'obtention de cet énorme marché de 450 millions d'euros en avril 2016. « C'est un marathon. On n'est pas des sprinteurs, mais des coureurs de fond. D'ici 2022 en Alsace et 2023 dans le Grand Est, on sera dans une situation inédite en France et en Europe ».

Jean Rottner voit dans ce projet, qui se traduira par la pose de 13 000 km de câbles de fibre optique du nord au sud de l'Alsace, « une nouvelle vision de l'aménagement du territoire » et la traduction d'un « principe : tout ne doit pas revenir à l'urbain ». Le très haut débit est « l'acte fondateur du pacte de ruralité ». Le président précise ce qu'il appelle « la règle du jeu : on ne commence pas par les plus favorisés, mais par ceux qui ont le moins de débit ». En aparté, il assure que l'avancement du projet correspond aux objectifs. « De toute façon, si ce n'était pas le cas, il y aurait des pénalités financières derrière. Je fais le point tous les six mois ».

Jean Rottner a évoqué aussi la réflexion à engager sur les nouveaux usages en matière de « e-santé, e-administration, d'information plus démocratique »... Avant de conclure : « C'est une petite brique dans la reprise de confiance dans la ruralité. Pour que les messages de désespérance que l'on entend ces derniers temps se transforment en message d'espoir ».
Annick WOEHL Voir notre vidéo sur dna.fr

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Social Les syndicats de retraités appellent à manifester ce jeudi 11 avril à Mulhouse : Les « oubliés » en colère

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 05:45:16

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Social Les syndicats de retraités appellent à manifester ce jeudi 11 avril à Mulhouse
Social Les syndicats de retraités appellent à manifester ce jeudi 11 avril à Mulhouse : Les « oubliés » en colère
Scandalisés que leurs revendications ne soient pas prises en compte, les retraités du Haut-Rhin réunis en intersyndicale, répondent à la mobilisation nationale et appellent à la manifestation jeudi à 14 h 30 à Mulhouse.

 
Au marché de Mulhouse, les syndicats ont trouvé à qui parler.
Chez les retraités du Haut-Rhin, la colère ne retombe pas. « J'étais scandalisé en entendant les déclarations du premier ministre pour la synthèse du Grand débat... », s'enflamme Jean-Jacques Umhauer, représentant les retraités de la FSU : « il n'a jamais prononcé le mot "retraité", ni "service public", ni "santé" d'ailleurs », regrette celui-ci en pensant aux maternités, hôpitaux et Ehpad en difficultés dans le département...
Mobiliser les troupes, sur les marchés

Un groupe d'une dizaine de représentants de l'intersyndicale des retraités a arpenté, ces derniers jours, les marchés de Thann, Cernay, Colmar, et Mulhouse encore ce mardi, pour mobiliser les troupes en vue de la manifestation annoncée ce jeudi 11 avril dans toute la France et à Mulhouse dès 14 h 30, au départ de la place de la Bourse. « On espère dépasser les 1 500 manifestants de mars dernier », annonce Michel Noël de la CGT.

Les retours des gens rencontrés sur le terrain ? Solidaires et concernés pour la plupart, même si certains les regardent de haut : « ceux qui ont de bonnes retraites ne se rendent pas forcément compte que ce n'est pas le cas de la majorité ! Que voulez vous faire avec 1 000 EUR par mois, quand on vous en prend 10 par ici, et 50 par là », s'exclame cette dame sur le marché de Mulhouse, qui a découvert le matin même que la pile de son appareil auditif ne serait plus remboursée intégralement...

Ils sont inquiets, en fait les retraités, « parce qu'on ne sait pas à quelle sauce on va être mangés. Comment on fera pour payer notre place en Ehpad, quand on voit que la retraite n'est plus un acquis mais une prestation sociale qui peut varier au gré de la Macronie ! », s'indigne Jean-Jacques Umhauer.

Les syndicalistes évoquent les pensions de réversion qui seront désormais calculées en fonction du revenu fiscal du foyer ; la CSG dont ils demandent la suppression totale, quand « il est prévu que les couples dont le foyer fiscal est supérieur à 3 000 EUR ne seront pas exonérés », rappelle Michel Noël.

Pour Bernard Enggasser de la CGT, il faudrait aussi que les retraites soient comme par le passé, « indexées sur les salaires ». « Et la suppression de la taxe d'habitation ne résoudra pas le problème, car les collectivités en pâtiront et donc les services publics », complète Marjolaine Bautz pour la FGR-FP (fédération générale des retraités de la fonction publique).

Pour eux tous, la priorité, c'est le pouvoir d'achat. « Depuis les années 1990, les différentes mesures prises par les gouvernements successifs ont fait perdre aux retraités 300 EUR par mois, et ce, alors que d'après les projections, les retraites seront garanties jusqu'en 2050. Alors pourquoi se servir des retraités comme variable d'ajustement », s'emporte Jamil Alyafi du Snes : « Les retraites n'ont pas été augmentées depuis 2011, car on ne doit pas dépasser 1,4 % du PIB et que le nombre de retraités augmentent sans cesse... »
1 000 pétitions pour Macron

Jeudi, à l'issue du défilé, l'intersyndicale se rendra à la Poste centrale de Mulhouse pour envoyer à l'Élysée, un colis de 1 000 pétitions, collectées depuis janvier, demandant à Emmanuel Macron de rendre aux retraités leur pouvoir d'achat. Ils appellent à une mobilisation de masse, des retraités du département, mais assurent que leurs rangs sont également ouverts aux salariés, gilets jaunes et à toutes personnes concernées par les problèmes des retraites.
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

Retraités Les « oubliés » en colère

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:12:42

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Retraités Les « oubliés » en colère
 

 
Au marché de Mulhouse, les syndicats ont trouvé à qui parler. Photo DNA/M.M.
Chez les retraités du Haut-Rhin, la colère ne retombe pas. « J'étais scandalisé en entendant les déclarations du Premier ministre pour la synthèse du grand débat... », s'enflamme Jean-Jacques Umhauer, représentant les retraités de la FSU. « Il n'a jamais prononcé le mot "retraité", ni "service public", ni "santé" d'ailleurs », regrette celui-ci en pensant aux maternités, hôpitaux et Ehpad en difficulté dans le département...
Mobilisation nationale

Un groupe d'une dizaine de représentants de l'intersyndicale des retraités a arpenté, ces derniers jours, les marchés de Thann, Cernay, Colmar et Mulhouse, ce mardi encore, pour mobiliser les troupes en vue de la manifestation annoncée jeudi dans toute la France et à Mulhouse dès 14 h 30, au départ de la place de la Bourse. « On espère dépasser les 1500 manifestants de mars », annonce Michel Noël, de la CGT.

Les retours des gens rencontrés sur le terrain ? Solidaires et concernés pour la plupart, même si certains les regardent de haut. « Ceux qui ont de bonnes retraites ne se rendent pas forcément compte que ce n'est pas le cas de la majorité ! Que voulez vous faire avec 1000 EUR par mois, quand on vous en prend 10 par ici, et 50 par là ? », s'exclame cette dame au marché de Mulhouse, qui a découvert le matin même que la pile de son appareil auditif ne serait plus remboursée intégralement...

Ils sont inquiets, en fait, les retraités, « parce qu'on ne sait pas à quelle sauce on va être mangés. Comment on fera pour payer notre place en Ehpad, quand on voit que la retraite n'est plus un acquis mais une prestation socia le qui peut varier au gré de la Macronie ? ! », s'indigne Jean-Jacques Umhauer.

Les syndicalistes évoquent les pensions de réversion qui seront désormais calculées en fonction du revenu fiscal du foyer ; la CSG, dont ils demandent la suppression totale quand « il est prévu que les couples dont le foyer fiscal est supérieur à 3000 EUR ne seront pas exonérés », rappelle Michel Noël.
Le pouvoir d'achat prioritaire

Pour Bernard Enggasser, de la CGT, il faudrait aussi que les retraites soient comme par le passé, « indexées sur les salaires ». « Et la suppression de la taxe d'habitation ne résoudra pas le problème, car les collectivités en pâtiront et donc les services publics », complète Marjolaine Bautz pour la FGR-FP (Fédération générale des retraités de la fonction publique).

Pour eux tous, la priorité, c'est le pouvoir d'achat. « Depuis les années 1990, les différentes mesures prises par les gouvernements successifs ont fait perdre aux retraités 300 EUR par mois, et ce alors que, d'après les projections, les retraites seront garanties jusqu'en 2050. Alors, pourquoi se servir des retraités comme variable d'ajustement ? », s'emporte Jamil Alyafi, du Snes : « Les retraites n'ont pas été augmentées depuis 2011, car on ne doit pas dépasser 1,4 % du PIB et que le nombre de retraités augmente sans cesse... »

Jeudi, à l'issue du défilé, l'intersyndicale se rendra à la Poste centrale de Mulhouse pour envoyer, à l'Élysée, un colis de 1000 pétitions collectées depuis janvier, demandant à Emmanuel Macron de rendre aux retraités leur pouvoir d'achat. Ils appellent à une mobilisation de masse des retraités du département, mais assurent que leurs rangs sont également ouverts aux salariés, gilets jaunes et à toute personne concernée par les problèmes des retraites.
Michèle MARCHETTI

 

 
 

Transport Mulhouse : Un bus électrique de la gare vers l'hôpital Emile Muller

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:01:55

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Transport Mulhouse
Transport Mulhouse : Un bus électrique de la gare vers l'hôpital Emile Muller
La ligne 30 Soléa de Mulhouse est équipée désormais de bus électriques.

 
L'inauguration d'un nouveau bus électrique s'est déroulée en présence des différents partenaires.
Le lancement officiel des bus électriques de la ligne 30 de Soléa (Gare-hôpital Émile-Muller) a été fait en présence des représentants de m2A, dont le président Fabian Jordan, des élus de la Ville de Mulhouse, des responsables de Soléa dont Christiane Eckert, présidente du conseil d'administration et du GHRMSA (Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace) ainsi que des représentants d'Heuliez Bus.

Guillaume Aribaud, directeur de Soléa, a rappelé que « nous nous adaptons aux évolutions du monde du transport toujours moins polluant. Ces nouveaux bus électriques sont un pas de plus dans cette direction. Cette transition énergétique marque un nouveau départ ». Aussi, cinq bus sont équipés électriquement, dont quatre desservent cette ligne.

Fabian Jordan a annoncé à cette occasion une nouvelle version « plus transversale » du Plan climat avec Jo Spiegel, initiateur de cette opération au niveau de M2A (Mulhouse Alsace agglomération). Il fera l'objet d'une présentation plus approfondie. « Ce plan a été lancé il y a dix ans. Ce nouveau moyen de transport en bus est une preuve que nous pouvons avancer ensemble pour améliorer les réseaux de transport de notre collectivité. » Pour Denis Rambaud, vice-président de m2A délégué aux transports et membre du conseil d'administration de Soléa, « il s'agit d'une démarche cohérente même si le coût d'un bus électrique est le double de celui d'un diesel. »

Selon ces responsables, cette ligne serait « l'une des toutes premières en France ». Après les discours, toutes les personnes présentes ont pu apprécier la reprise et la douceur de conduite de ce nouvel équipement.

 

 
 

 

automobile Site d'Hérimoncourt : Deux pistes semblent tenir la corde pour revitaliser le site PSA

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 05:48:23

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automobile Site d'Hérimoncourt
automobile Site d'Hérimoncourt : Deux pistes semblent tenir la corde pour revitaliser le site PSA
Pour revitaliser le site dont l'activité va être transférée à Vesoul, la création d'un pôle de formation pour le secteur du travail temporaire et l'arrivée de Gaussin Manugistique sont évoquées.

 
Le groupe PSA reste muet quand on l'interroge sur la reconversion du site historique d'Hérimoncourt.
Quand on interroge la direction de PSA sur la nature des projets de réindustrialisation/revitalisation de son site historique d'Hérimoncourt, c'est motus et bouche cousue. Silence radio à tous les étages, du sous-sol au faîtage. Deux pistes externes au groupe automobile semblent toutefois tenir la corde : d'un côté la création d'un pôle de formation pour le secteur de l'intérim, en collaboration avec Manpower et Adecco ; de l'autre l'arrivée de Gaussin Manugistique, société d'engineering spécialisée dans les systèmes de manutention sur roues et basée à Héricourt, en Haute-Saône.

Christophe Gaussin, son PDG, ne confirme pas, ni n'infirme. « Nous avons matérialisé une marque d'intérêt pour le site d'Hérimoncourt », lâche-t-il en pesant chacun de ses mots. « Nous sommes dans la position de l'observateur afin de voir si l'on peut apporter notre pierre à l'édifice. Nous sommes très intéressés par tout ce qui tourne autour de la batterie et du véhicule autonome. Nous allons regarder quelles conditions les collectivités locales vont mettre en place pour favoriser le développement de ces filières. » Parle-t-il d'aides financières ? « Non », répond-il aussitôt en rappelant que son entreprise « a investi plus de 120 millions d'euros en quelques années dans son programme de R & D. » Il précise : « Je parle des conditions d'accès du site et surtout de la cohérence d'ensemble du futur projet. Il faut que celui-ci fasse sens. Pour l'instant, on est au tout début d'un processus. »
« ÀHéricourt, on manque de place »

Groupe industriel au rayonnement international (50 000 véhicules de manutention à travers le monde), Gaussin Manugistique a décroché ses derniers mois de jolis contrats. En décembre 2018, il a signé avec l'allemand Siemens un accord pour la commercialisation des véhicules autonomes Gaussin dans le secteur aéroportuaire (manutention des bagages). Toujours en décembre 2018, il a paraphé un contrat de partenariat pour la conversion du bus électrique de Bluebus, filiale du groupe Bolloré, en bus autonome destiné au transport de passagers. Le mois dernier, il a remporté un contrat (en damant le pion à des concurrents comme Toyota) pour équiper le port de Singapour avec ses AGV 65 tonnes (100 % autonomes et 100 % électriques), ainsi qu'un contrat avec le groupe Bolloré pour équiper le port d'Abidjan (Côte d'Ivoire) avec deux exemplaires de son véhicule APM 75 (100 % électrique). Il s'agit là d'une première commande.

« On a un plan de charge important pour le second semestre 2019. À Héricourt, on manque de place », explique Christophe Gausssin. Il complète : « PSA est l'un de nos clients historiques. On lui a par exemple fourni des engins automoteurs électriques pour approvisionner en pièces ses chaînes de montage. » Le groupe PSA lui a-t-il fait miroiter de nouveaux contrats forts alléchants dans le cadre de l'usine du futur (4.0) s'il l'aidait à réindustrialiser le site d'Hérimoncourt ? À Suivre...
Alexandre BOLLENGIER

 

 
 

 

MULHOUSE : L'activité de la Ville en chiffres

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:00:38

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vie municipale
MULHOUSE : L'activité de la Ville en chiffres
Le rapport d'activité 2017 de la Ville de Mulhouse a été présenté dernièrement en conseil municipal. Voilà quelques données extraites de ce document.
 

 
On apprend par exemple dans le rapport qu'en 2017, presque 2,9 millions de tickets de stationnement ont été pris aux horodateurs mulhousiens.
C'est un document qui touche à tous les domaines dans lesquels intervient la mairie : le rapport d'activité 2017 de la Ville de Mulhouse a été présenté dernièrement au conseil municipal. Même s'il y a un important décalage dans le temps (on parle bien de 2017 !), il n'est pas inintéressant, loin s'en faut, de se plonger dans ces 117 pages, dont on a extrait quelques données chiffrées.

? Vidéoprotection.- À la fin 2017, 238 caméras de vidéoprotection urbaine étaient opérationnelles sur le territoire de Mulhouse, après le renforcement du dispositif dans les secteurs gare et Coteaux.

? Leds.- En matière d'éclairage public, la Ville de Mulhouse s'est engagée dans un programme de renouvellement des luminaires d'ancienne génération par de nouveaux modèles intelligents à leds avec gradation en milieu de nuit, qui permettent une baisse de consommations électriques de l'ordre de 75 %. En 2017, 850 luminaires ont ainsi été remplacés par des modèles à leds de dernière génération et 1100 autres luminaires achetés pour être posés au premier semestre 2018.

? Hygiène et sécurité sanitaire.- Les agents de la Ville de Mulhouse ont procédé en 2017 à 549 contrôles d'établissements produisant et/ou vendant des denrées alimentaires. Ils ont instruit 240 dossiers d'insalubrité de logements ou de parties privées.

? Espaces verts.- Le service Jardins publics et espaces verts, qui compte un peu plus d'une centaine d'agents, entretient en direct pas loin de 220 hectares. Mulhouse compte au total 450 hectares d'espaces verts, environ 15 500 arbres d'ornement et près de 17 300 arbres d'alignement (les arbres se trouvant le long des rues et routes).

? Déchets.- Tous modes de collecte confondus (porte à porte, points d'apport volontaire et déchetteries), 41 148 tonnes de déchets ont été ramassés à Mulhouse en 2017 : 29 576 tonnes d'ordures ménagères résiduelles, 8822 tonnes de recyclables collectés hors verre et 2750 tonnes de verre.

? Eau.- Le service des eaux de la Ville de Mulhouse a produit plus de 14,5 millions de mètres cubes d'eau en 2017.

? Voirie.- Le programme d'entretien des voiries a permis de traiter 2,3 kilomètres en 2017 (rues du Brochet, d'Illzach, Petri et Mossmann, des Bûcherons, du Ravin, de la Terrasse, Zuber...).

? Stationnement.- En 2017, pas loin de 2,9 millions de tickets (précisément 2 878 000) pour le stationnement en surface à Mulhouse ont été pris et 221 000 paiements réalisés par smartphone. Fréquentation des parcs en ouvrage de la Ville la même année : 810 000 voitures. Notons encore que 115 horodateurs de dernière génération ont été mis en place.

? Fêtes et événements.- L'équipe technique du service événements, fêtes et manifestations de la Ville a livré, monté, démonté et manipulé en 2017 plus de 12 000 tables, 17 750 chaises, 17 000 bancs...

? Visites guidées.- Près de 5600 personnes ont participé en 2017 aux visites guidées proposées dans le cadre de Mulhouse ville d'art et d'histoire. Toujours en 2017, la Maison du patrimoine Édouard-Boeglin Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine, a reçu 3302 visiteurs.

? OSM.- Sur la saison 2016/2017, l'Orchestre symphonique de Mulhouse a mis à son programme 71 compositeurs, donné 40 concerts en formation orchestrale et 38 représentations dans le cadre d'opéras et ballets. La même saison, 951 personnes étaient abonnées aux spectacles de l'OSM.

? Théâtre de la Sinne.- En 2017, il a accueilli un total de près de 56 000 spectateurs au fil de 177 rendez-vous (dont 98 destinés au jeune public). Toujours en 2017, le théâtre de la Sinne comptait 14 agents permanents ; ses dépenses de fonctionnement étaient de 1,3 million d'euros et ses recettes de fonctionnement d'un peu plus de 264 000 EUR.

? Conservatoire.- Le nombre d'élèves a continué de progresser en 2017 : 1468, contre 1377 en 2016.

? Bibliothèques.- Le réseau des bibliothèques/médiathèque de Mulhouse (sept sites) comptait 9965 inscrits en 2017 ; dans l'année, il a prêté plus de 422 000 documents et il a acquis 14 766 documents nouveaux avec un budget d'acquisition de 247 564 EUR.

? Sport.- La Ville recensait en 2017 à Mulhouse près de 22 500 licenciés au sein de 218 associations sportives.

? Recrutements.- Le service ressources humaines de la Ville a procédé à 46 recrutements en 2017.
F.F.

 

 
 

 

Mulhouse Valorisation des déchets, une priorité

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:04:18

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Mulhouse Valorisation des déchets, une priorité
 

 
Le site de l'unité de méthanisation du Sivom de la région de Mulhouse à Sausheim est en travaux jusqu'au premier semestre 2020. Archives L'Alsace/ Thierry Gachon
La dernière séance du Sivom (Syndicat intercommunal à vocation multiple) de l'agglomération mulhousienne s'est tenue jeudi 4 avril à Mulhouse, sous la présidence de Bernard Notter, vice président.

?Le problème des fuites d'eau a été soulevé et présenté par l'adjointe Maryvonne Buchert. « Le Sivom a fait le choix en juin 2011, d'appliquer le dispositif d'exonération de la redevance d'assainissement, après compteur . Il sera désormais possible de déposer une demande d'écrêtement, avec les précisions suivantes : la localisation et les circonstances de la fuite, la preuve que les eaux n'ont pas rejoint le réseau d'assainissement collectif et d'indiquer l'endroit où les eaux se sont écoulées. Sans oublier la description des mesures prises pour que cette situation ne se reproduise plus (factures, travaux réalisés, photos...). » Des dispositifs qui compliqueront encore le remboursement de fuites d'eau sur les factures, d'autant que : « Le service se réserve le droit de contrôler la validité de la demande d'écrêtement. »

?Une extension de la déchetterie de Brunstatt-Didenheim est programmée, avec la mise à disposition gratuite d'un terrain communal de 1,09 are pour le Sivom. « Cette extension permettra de la moderniser avec un contrôle d'accès. Son entrée sera réaménagée afin d'implanter les équipements adaptés », explique Régis Ochensbein, directeur des finances M2A (Mulhouse Alsace agglomération) et des services du Sivom.

?Des conteneurs enterrés vont être installés par des bailleurs sociaux comme Néolia, côté pair de la rue de Bordeaux à Bourtzwiller et par M2A Habitat pour les résidences 82 et 84 rue des Merles, 9 et 11 rue Lefebvre et 11 à 113 rue Robert-Schuman à Mulhouse. « Il s'agit d'optimiser la collecte des ordures ménagères et celle sélective dans certains quartiers de la ville », indique Régis Ochensbein.

?Un avenant à la convention de partenariat entre le Sivom et le SM4 (Syndicat mixte pour le traitement des déchets ménagers du secteur IV) a été adopté pour une durée d'un an. Elle a pour objectif de v aloriser, les bio-déchets collectés à Wittelsheim via la plateforme d'Aspach-Michelbach. Cet avenant concerne l'extension de cette collecte sur le territoire de M2A et du Sivom.

?La fourniture de sacs de collecte sélective va faire l'objet d'un appel d'offres, pour un an. Avec possibilité de le reconduire durant deux années. Il s'agit d'un marché de 1,2 million de sacs jaunes pour un coût annuel d'environ 60 000 EUR.

?La v alorisation de la filière de traitement des déchets de bois collectés va faire l'objet d'un nouveau marché public pour trois ans. L'ancien passé avec Véolia arrive à terme fin décembre 2019. En 2018, ce sont environ 3700 tonnes qui ont été collectées, pour un montant de 175 000 EUR. Les gravats, dont la filière est aussi de la compétence du Sivom, proviennent des déchetteries, - soit 17 200 tonnes/an et des différents services municipaux, - soit 6800 tonnes. Ce marché concerne jusqu'à la fin décembre la société Premys de Wittelsheim, pour un montant de 350 000 EUR/an. « Nous serons attentifs à ce que le nouveau prestataire participe activement à la revalorisation des gravats », note Régis Ochensbein. Et le maire de Rixheim, Ludovic Haye d'intervenir pour suggérer de valoriser l'utilisation locale de certains déchets. « Nous utilisons dans nos services, des copeaux d'une entreprise strasbourgeoise, comment pouvons-nous mieux tirer profit de cette filière au plus près ? » Réponse de Régis Ochensbein : « Les bois récoltés ne sont pas adaptés à la filière de biomasse. » Et le responsable précise : « Le marché des matériaux collectés et triés affiche une baisse des prix des produits de revente. Cela concerne le bois, les plastiques, le carton, le papier. Le marché s'est effondré en 2018. »

?L'adjointe mulhousienne Maryvonne Buchert a présenté la nouvelle convention pour le traitement des eaux usées qui lie le Sivom et le SMABVD (Syndicat mixte de l'assainissement de la basse vallée de la Doller). « Elle fixe les conditions dans lesquelles le Sivom accepte le transit par ses réseaux d'assainissement des eaux usées du SMABVD. Elle concerne des travaux de la rue Tachard à Morschwiller-le-Bas pour des rejets d'effluents dans le réseau du Sivom. » Le syndicat a réalisé une conduite pour un montant de 102 346 EUR dans cette rue. Le SMABVD y participe financièrement à hauteur de 65 % répartis sur deux ans.

?La redevance pour la réception et le traitement des matières de vidange et de boues passe à 144,40 EUR la tonne de boues pour 2019.

?Une nouvelle convention est signée avec Petit-Landau afin que le Sivom prenne en charge l'assainissement non collectif dans sa zone d'activité.

? Cette séance s'est terminée avec l'annonce du lancement d'une enquête d'utilité publique concernant le futur Plan régional de prévention des déchets voulu par le président du Grand Est Jean Rottner (également président de ce Sivom). Il sera composé de 11 commissions. « Il orientera et coordonnera les actions de recyclage et de prévention à l'objectif 2025/2031 », explique Francis Kolb, un des commissaires enquêteurs de ce projet et conseiller municipal de Reiningue.
Sabine HARTMANN

 

 
 

Mulhouse Le Cap pour lutter contre les addictions

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:13:57

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Mulhouse Le Cap pour lutter contre les addictions
 

 
Valérie Meyer, directrice du Cap, entourée des Dr Florence Pileyre-Berthet et Sophie Odermatt-Biays, responsables médicales des services de soins du Cap de Mulhouse et Altkirch/Saint-Louis. Photo DNA/M.M.
En 2018, Le Cap dénombrait 2050 patients et 92 membres de l'entourage passés par une des quatre antennes de son Csapa (Centre de soins d'accompagnement et de prévention des addictions) à Mulhouse, Altkirch, Saint-Louis ou Thann, dont plus de 1000 personnes à Mulhouse.

Le principe, c'est que le Csapa accueille toute personne confrontée à des problèmes médicaux, psychologiques et/ou sociaux liés à une dépendance. Mais, selon les moments et les lieux, l'antenne locale du Csapa s'adapte à la demande. Ainsi, une augmentation de la toxicomanie a été constatée dans le secteur de Saint-Louis, où le travail frontalier permet aux habitants un plus grand pouvoir d'achat pour consommer ces produits.
Adultes et jeunes

Le Cap s'adresse principalement à un public adulte (dont 50 % viennent pour des problèmes d'alcool, soit 976 personnes dans le sud du Haut-Rhin ; 24 % pour toxicomanie et 13 % pour la consommation de cannabis), mais se tourne de plus en plus vers les jeunes (qui sont concernés à 32 % par le cannabis, 23 % par le tabac et 22 % par les écrans).

Ainsi, les consultations jeunes consommateurs ont pour but le soin des 12-25 ans addicts à un produit ou présentant des comportements à risque : 6200 jeunes ont été rencontrés l'an passé (ainsi que 728 adultes, parents inquiets ou professionnels concernés).

« Nous avons encore du mal à faire venir ces jeunes vers nous. C'est donc le coeur de notre projet que de nous ouvrir et d'aller vers eux pour répondre aux besoins des territoires. C'est d'ailleurs dans la loi de santé 2022 qui prévoit des consultations avancées dans les établissements scolaires, ce que nous faisons actuellement dans neuf établissements, avec des missions de repérage précoce », explique Valérie Meyer, la directrice du Cap.

« Mais nous avons bien deux missions, le soin des addictions et aussi la prévention, par le biais du service départemental basé à Mulhouse », précise la directrice de cette structure qui emploie 39 professionnels, dont sept médecins. Valérie Meyer regrette le manque de moyens dont ce genre d'établissement dispose pour travailler à moyen et à long terme. Une compétence qui n'est plus celle du Département (à l'initiative duquel Le Cap a été créé en 1995 pour faire face à des problèmes de toxicomanie) mais est devenue celle de la Région Grand Est. À bon entendeur...

Ainsi, la toxicomanie n'étant plus le seul problème d'addiction auquel le Cap doit faire face, la structure a évolué et a développé de nombreux partenariats pour tenter, par exemple, de renforcer dès le plus jeune âge les compétences psychosociales (*) qui permettent de limiter les comportements addictifs. Des dispositifs qu'il faudrait généraliser.
Un accompagnement personnalisé

Le Cap travaille aussi en lien avec des médecins généralistes pour l'orientation et le suivi de patients, avec les hôpitaux. Des interventions sont également possibles dans les maisons d'enfants à caractère social. Il existe des outils de réduction des risques par la réinscription sociale, comme le dispositif Tapaj (Travail alternatif payé à la journée), une technique venue du Canada. Et une unité de liaison santé-justice a été instaurée pour mettre en oeuvre une alternative aux poursuites par des stages favorisant une prise de conscience.

Au Cap, on veut proposer « un accompagnement personnalisé, individuel, souligne Valérie Meyer. On peut soigner en ambulatoire, avec une grande souplesse, au cas par cas, en fonction des situations de chaque personne. On écoute. On fait un gros travail de maintien de l'abstinence et on travaille surtout sur la motivation au changement. Il faut que les gens le sachent. »
Textes : Michèle MARCHETTI

(*) Savoir résoudre les problèmes, prendre des décisions ; avoir une pensée créative, critique ; savoir communiquer efficacement, être habile dans ses relations interpersonnelles ; avoir conscience de soi, avoir de l'empathie pour les autres ; savoir gérer son stress, ses émotions.
CONTACTER Le Cap, service prévention, tél. 03.89.33.17.92 ; service de soin Mulhouse, tél. 03.89.33.17.99 ; Saint-Louis, tél. 03.89.70.14.14 ; Altkirch, tél. 03.89.40.67.01 ; Thann, tél. 03.89.37.20.31.

 

 
 

Thémis « Ce que les enfants attendent de nous »

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:40:51

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Thémis « Ce que les enfants attendent de nous »
 

 
Spécialiste des questions de droits et de citoyenneté, l'association Themis Alsace est régulièrement sollicitée auprès des jeunes, en particulier dans le cadre de la politique de la ville, à Mulhouse (« L'aventure citoyenne »), Colmar et Strasbourg (« L'odyssée citoyenne »). Ses éducateurs interviennent ainsi plusieurs fois dans l'année auprès de presque 1500 élèves de CM1-CM2.

Au fil des séances de prévention, ils abordent le fonctionnement de la justice, le vivre-ensemble, les discriminations, ainsi que l'usage des réseaux sociaux... « On passe par des mises en situation pour leur demander ce qu'ils pensent du harcèlement, du droit à l'image, et expliquer les risques et les conséquences sur des vies réelles, détaille Timothée Gourlin, éducateur haut-rhinois. On s'interroge sur les fake news, en cherchant à développer l'esprit critique, et sur le fait que dans cet espace de liberté, il n'y a pas de filtre. Après l'attentat à Strasbourg, par exemple, des enfants ont vu des images de cadavres et en ont été choqués. Il faut pouvoir en parler, débriefer. »
Internet au quotidien

Themis pose le cadre légal et amène les écoliers à réfléchir sur leurs usages, notamment le temps consacré aux écrans. « Certains accepteraient plus de limites que ce qu'imaginent les adultes. Ils savent qu'ils auraient autre chose à faire, comme passer plus de temps avec leurs parents... qui ne sont pas là la journée et peuvent être eux-mêmes sur leur téléphone le soir ! »

La question des référents adultes est incontournable. Les youtubeurs, qui « ne sont pas toujours des exemples », deviennent « des grands frères ». Or, « les algorithmes suggèrent toujours des personnes qui pensent de la même manière », poursuit Timothée Gourlin, dont l'idée, originale, pour proposer d'autres contenus aux écoliers, serait... de créer une chaîne Youtube Themis.

Ce sont les enfants rencontrés en 2018, dans cinq écoles de Colmar et au sein de l'Eurométropole de Strasbourg, que Themis a interrogés pour son enquête sur l'utilisation d'internet et des réseaux sociaux par les 8-10 ans (lire ci-contre). Des données qui seront actualisées en fin d'année et élargies aux écoliers de Mulhouse.

« On a été surpris de voir que plus de la moitié d'entre eux possède son propre téléphone et a une utilisation quotidienne des réseaux sociaux, rapporte Timothée Gourlin. Cela nous incite à mettre du sens dans tout ça avec eux et à nous mobiliser. C'est ce que les enfants attendent de nous. »
Outils pour les parents

Monia Scattareggia, directrice de Themis Alsace, est consciente que « certains vont s'alarmer des résultats, mais c'est la réalité » : « Penser que les plus jeunes n'ont pas accès à tout cela serait utopique. Il faut s'en saisir pour développer des outils et sensibiliser aussi les parents. »

Ceux-ci s'adressent de plus en plus à l'association pour des conférences. « C ertains pensent que les écrans peuvent permettre de canaliser les enfants , c'est compliqué, détaille Timothée Gourlin. Il s'agit d'expliquer le fonctionnement des réseaux sociaux et des différentes applications, qu'ils aient le même niveau d'information que leurs enfants. »

Qu'ils puissent expliquer quelles sont les données à ne pas diffuser , ces usages faisant désormais partie d'une éducation à transmettre. Qu'ils sachent que, sur les jeux en ligne, les enfants peuvent croiser des plus âgés radicalisés ou des prédateurs sexuels . Themis encourage les parents « à être vigilants aux contenus pouvant être violents et à garder à l'esprit le temps d'écran. L 'important est d'avoir un dialogue. »

 

 
 

comcom Sundgau : Un budget de 80 millions

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 05:59:00

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comcom Sundgau
comcom Sundgau : Un budget de 80 millions
80,6 millions d'euros : c'est le montant des 12 budgets de la comcom Sundgau. En forte augmentation par rapport aux 65 millions votés en 2018. Ce qui s'explique par les nouvelles compétences récupérées par l'intercommunalité au 1er janvier 2019. On passe de 10 à 12 budgets.

 
La répartition des dépenses de fonctionnement du budget général 2019 de la communauté de communes Sundgau.
Une heure quarante-cinq. C'est la durée de la présentation, par le premier vice-président, des 12 budgets de la communauté de communes Sundgau, jeudi soir, à la Halle au blé d'Altkirch. Un très bon timing au regard de la séance marathon des comptes administratifs et des orientations budgétaires de mars dernier. Chrono en main, les élus ont bouclé les 12 budgets à « 20 h 15, le temps d'un match de foot avec la mi-temps », se félicite Nicolas Jander, en charge des finances qui a expliqué de manière très pédagogique les grandes lignes de l'élaboration des 12 budgets, un général et onze annexes.

Une communauté de communes encore très jeune mais qui a, après deux années d'existence, posé de solides bases et su engager des investissements conséquents sur le territoire de ses 64 communes.
Dotations en légère hausse

Le total des 12 budgets agrégés « n'est pas neutre » puisqu'il s'élève à 80,66 millions. Il était de 65 millions en 2018.

Les transferts de compétences des communes vers la CCS au 1er janvier 2019 expliquent en grande partie cette augmentation. « Ce budget poursuit les engagements des ex-comcom, avec la poursuite des travaux à la piscine de Tagolsheim, et la construction du périscolaire de Waldighoffen qui était déjà dans les cartons, détaille l'élu. Le budget prévoit aussi la réalisation de travaux nouveaux comme le périscolaire de Ferrette (1,7MEUR). »

La confection du budget tient compte de plusieurs paramètres. La CCS fonctionne sur la base de la fiscalité professionnelle unique. Elle perçoit la totalité de la fiscalité des entreprises et la reverse aux communes via les attributions de compensation.

Les dotations ? Le montant n'était pas connu lors de l'élaboration du budget. « On a estimé que la dotation n'allait pas baisser et c'est le cas, puisqu'on a eu l'information aujourd'hui. Elle augmente légèrement de 20 000 EUR. »
Charges de personnel

Le contexte national a une incidence sur l'élaboration du budget. Si la CCS n'est pas assujettie au FPIC, le Fonds de péréquation des ressources intercommunales et communales, la collectivité sundgauvienne est notamment impactée par l'application du parcours professionnel carrière et rémunération, le PPCR, qui s'applique en 2019 et qui a une incidence sur l'augmentation des charges de personnel.

« Au niveau local, le budget général 2019 est impacté dans son fonctionnement, puisqu'il faut compter avec une année complète de fonctionnement de la piscine intercommunale de Ferrette, contre quatre mois l'an dernier », note Nicolas Jander qui liste aussi l'application des nouveaux statuts de la CCS au 1er janvier 2019 et le transfert de la compétence eau potable et assainissement, la participation aux syndicats des affaires scolaires des collèges, la prise en charge de la contribution au Sdis, le service départemental d'incendie et de secours, et le retour de plusieurs compétences aux communes : l'éclairage public, les animaux errants, le transport des élèves vers les équipements culturels et sportifs, la défense extérieure contre l'incendie.
Budget principal : + 4 millions

La nouvelle tarification des ordures ménagères pour les communes du secteur nord des ex-comcom d'Altkirch, Vallée de Hundsbach et secteur d'Illfurth impacte les recettes et les charges de fonctionnement. La taxe a été supprimée au 1er janvier 2019 au profit de la redevance incitative.

Le budget principal s'élève à 41,6 millions (37,7 en 2018), soit la moitié du budget global de la comcom.

Le fonctionnement pèse pour 27,8 MEUR (27 MEUR en 2018), et bénéficie d'un excédent reporté « confortable » de 4,3 millions. Le résultat de l'exercice 2019 est estimé à 430 000 EUR, contre 1 million en 2018. Une baisse qui s'explique en raison de l'augmentation de 14 % des frais de personnels, suite à la mise en place du PPCR, les Parcours professionnels, carrières et rémunérations, et à l'embauche de personnels complémentaires dans le cadre des transferts de compétences ou en renfort des services, et de frais de personnel comptabilisé sur une année entière pour la piscine de Ferrette. Les charges à caractère général sont en baisse en raison de la suppression de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères.

Plusieurs hypothèses ont été étudiées pour trouver un juste équilibre entre emprunt et autofinancement. « On a limité notre emprunt à 1,2 million, les taux sont bas et nous avons une bonne capacité de désendettement. On prend 1,5 million sur l'excédent », précise le vice-président.

En recettes de fonctionnement, la moitié provient des taxes et impôts (13,9 MEUR), en baisse d'un million puisque la taxe d'enlèvement des ordures ménagères a disparu ; les ventes de produits, prestations de service sont en augmentation (13,9 MEUR) et comptent par exemple sur les recettes attendues des entrées de la piscine de Ferrette ; les dotations de l'État et Caf (4,8 MEUR, en perte de 100 000 EUR) ; les loyers pour un million d'euros proviennent essentiellement du Quartier Plessier ; un excédent reporté de 4,3 MEUR.

Le budget principal n'a pas fait l'objet de débats et a été approuvé à l'unanimité. « Il n'est pas anodin qu'un budget soit adopté à l'unanimité, c'est une petite satisfaction », se réjouit le premier vice-président en charge des finances. C'était aussi l'occasion de saluer le travail de Gilbert Meyer, directeur général des finances, dont c'était le dernier budget. « Le premier, c'était à Kembs. C'est un homme de parole, ouvert au dialogue », assure Nicolas Jander. « Il a mené de main de maître les services de la comcom. ».
Laurence BEHR

 

 
 

 

Ribeauvillé Rosace : 29 tonnes posées comme une fleur

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:06:05

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Ribeauvillé Rosace : 29 tonnes posées comme une fleur
 

 
Le dernier noeud de raccordement optique a été posé à 10 h 30 sur une dalle de béton par les équipes de Rosace. Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
Dans les airs, soulevé par une grue de 130 tonnes, s'élève un parallélépipède de 29 tonnes de béton (3 m de haut, 2,50 m de large, 9 m de long). Ce « shelter », ou abri, est le dernier des 47 NRO (noeud de raccordement optique) installés en Alsace par Rosace, société missionnée pour apporter la fibre optique à 696 communes rurales du territoire. Ce mardi en fin de matinée, la grue a déposé délicatement ce mastodonte sur une dalle de béton à Ribeauvillé. Ce NRO permettra de desservir les quelque 10 700 abonnés de 15 des 16 communes de la comcom (la 16e, Aubure, est raccordée au NRO de Lapoutroie).

Parmi les spectateurs, élus et partenaires, il est revenu à Jean Rottner, le président de la région maître d'ouvrage du projet, de baptiser l'abri en y fracassant une bouteille de crémant. Le directeur de Rosace, Benoit Brechon, proposait une visite commentée de l'abri. « C'est un espace de 20 m² où on héberge les opérateurs. Il s'agit d'une colocation, comme dans un appartement. Chaque opérateur y installe ses équipements. » La dalle de béton a été trouée pour que passe la fibre venant du sol.
Coureurs de fondet sprinter

Rosace avait sorti le grand jeu pour ce petit événement. Après avoir assisté à la manoeuvre, les invités étaient conviés au collège voisin pour une série d'interventions. Elle a commencé par le témoignage de trois personnes venues vanter les bénéfices de la fibre optique (lire ci-dessous).

Place ensuite aux élus qui ont souligné l'importance de l'opération pour les communes rurales. Bernard Herzog, vice-président de la comcom du pays de Ribeauvillé, a annoncé que la collectivité prendrait en charge les 175 EUR par prise, un coût total de quelque 2 millions, « un effort de solidarité envers les petites communes ».

Le patron de Rosace, Thierry Bodard, a rappelé les étapes du raccordement depuis l'obtention du marché en avril 2016. « C'est un marathon. On n'est pas des sprinteurs, mais des coureurs de fond. D'ici 2022 en Alsace et 2023 dans le Grand Est, on sera dans une situation inédite en France et en Europe. »

Jean Rottner voit dans ce projet « une nouvelle vision de l'aménagement du territoire » et la traduction d'un « principe : tout ne doit pas revenir à l'urbain ». Le très haut débit est « l'acte fondateur du pacte de ruralité ». Le président précise ce qu'il appelle « la règle du jeu : on ne commence pas par les plus favorisés, mais par ceux qui ont le moins de débit. Ce n'est pas facile, je sais ». S'adressant au président de Rosace, il ajoute : « Vous êtes des coureurs de fond, mais un coureur de fond doit savoir parfois sprinter ! Un petit message subliminal... »

En aparté, Jean Rottner assure que l'avancement du projet correspond aux objectifs. « De toute façon, si ce n'était pas le cas, il y aurait des pénalités financières derrière. Je fais le point tous les six mois. » Il a évoqué la réflexion à engager sur les nouveaux usages en matière de « e-santé, e-administration, d'information plus démocratique »... Avant de conclure : « C'est une petite brique dans la reprise de confiance dans la ruralité. Pour que les messages de désespérance que l'on entend ces derniers temps se transforment en message d'espoir. »
Annick WOEHL VOIR Notre vidéo sur lalsace.fr

 

 
 

Devianne réduit ses effectifs

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 05:55:12

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Prêt-à-porter
Devianne réduit ses effectifs
Dix postes sont supprimés dans les quatre magasins alsaciens de prêt-à-porter Devianne. Les licenciements interviennent dans le cadre d'un plan social annoncé par le groupe Verywear, propriétaire de l'enseigne d'habillement, suite à des mauvais résultats économiques.
 

 
Dix postes sont supprimés dans les quatre magasins alsaciens Devianne, propriétés de Verywear.
Le groupe Verywear, propriétaire des enseignes de prêt-à-porter multimarques Devianne, annonce la suppression de dix postes dans ses quatre magasins alsaciens qui employaient jusqu'alors 49 personnes, à Vendenheim, Houssen, Wittenheim et Kingersheim. Les licenciements, qui prendront effet mi-mai, interviennent dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi annoncé le 20 janvier dernier par le groupe lillois.
Mauvais résultats financiers

En France, 79 postes sont supprimés sur les 750 que comptent les boutiques Devianne. La moitié des départs est volontaire. Des offres de reclassement au sein du groupe sont par ailleurs proposées à tous les salariés.

Cette décision est liée à une baisse de 10 % du chiffre d'affaires en 2018, avec une chute de 25 % de la mi-novembre à la fin décembre. Emmanuel Bourgeois, directeur de l'expérience client de Verywear, évoque pêle-mêle « un marché du textile en perte de vitesse, la crise des gilets jaunes et la hausse de la CSG des retraités », pour expliquer le recul de l'activité.

En Alsace, les salariés des magasins Devianne, contactés par téléphone, ne se montrent pas surpris par le plan social, au vu des mauvais résultats financiers nationaux. Mais certains regrettent que tous les établissements soient frappés, y compris ceux qui dégageaient des bénéfices. « Nous réorganisons l'activité en fonction des résultats de chaque magasin et du chiffre d'affaires prévisionnel », assure Emmanuel Bourgeois qui tient à préciser que tous les points de vente garderont un haut niveau de service avec des équipes de vente étoffées mais aussi des retoucheuses.

Le groupe Verywear ne se porte pas mieux que son enseigne de prêt-à-porter. En dépit d'un sursaut en 2015, la baisse de 94 % de l'excédent brut d'exploitation entre 2013 et 2017 traduit la mauvaise santé économique de la société. Emmanuel Bourgeois reste confiant et mise sur la vente en ligne. L'acquisition par Verywear du site internet Des marques et vous en 2015 reflète la volonté de s'engager dans le numérique. « Nous voulons offrir le meilleur des deux mondes à nos clients, commente le responsable. Mais nous ne développerons jamais Internet au détriment des points de vente physiques. » La direction de Verywear assure qu'aucun magasin Devianne ne fermera en 2019.
Marine ERNOULT

 

 
 

 

Husseren-les-Châteaux Aviation : Airailes vers de nouveaux cieux

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:09:46

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Husseren-les-Châteaux  Aviation
Husseren-les-Châteaux Aviation : Airailes vers de nouveaux cieux
La compagnie aérienne Airailes, basée à Husseren-les-Châteaux, vient de se doter d'un troisième appareil plus rapide, plus confortable et plus spacieux. Un achat motivé par la demande d'une clientèle qui veut aller plus loin.

 
C'est le troisième, mais aussi le plus grand avion de cette compagnie à taille humaine. Avec le Cessna Citation Latitude, les distances ont rarement été aussi courtes. En tout confort.
Des clients qui ont les moyens, mais pas le temps ! « C'est ainsi que l'on se retrouve dans l'aviation d'affaires ». Guy-Eric Oumier, chef-pilote de la compagnie Airailes qu'il a fondée en 1992, a d'abord passé cinq ans dans l'aéronavale avant de faire toute sa carrière dans l'aviation d'affaires en Alsace. Mais pas seulement. Les évacuations sanitaires ou le transport d'organes font également partie de son quotidien entre ciel et terre.

En 2018, sa compagnie a cumulé 750 heures de vol grâce à ses deux appareils, un Piaggio Avanti Evo et un Cessna Citation Jet CJ3. Mais la demande croissante pour des distances plus longues et des temps de parcours plus courts a motivé Guy-Eric qui vient d'acquérir un troisième appareil en janvier dernier.
Des opérations dans les endroits les plus reculés de la planète, embrassant parfois l'Histoire

Plus vaste et plus rapide, le nouvel appareil est un Cessna Citation Latitude. « Il fait trois fois la masse du Piaggio ». Il est aussi plus confortable et son gabarit autorise un petit service à bord comprenant les repas, le thé ou le café « et les viennoiseries ». De quoi satisfaire les banquiers, les industriels ou les célébrités qui font régulièrement appel à la compagnie.

Comme Jacques Dutronc, client fidèle, qui a effectué pratiquement toute la tournée des Vieilles canailles dans l'un des avions de Guy-Eric avec des départs réguliers de Corse et des temps de parcours très intéressants : « Il faut cinquante minutes pour relier Bordeaux à Dijon... »

Avec ses six pilotes, la compagnie est en sous-effectif. « Les jeunes pilotes sont davantage attirés par les plus gros avions des plus grosses compagnies ». Elle emploie également un agent de piste et fonctionne grâce à l'épouse de Guy-Eric, Brigitte, véritable « tour de contrôle » de l'entreprise, qui endosse le rôle de dirigeante mais se charge également de la gestion, du suivi des entretiens des appareils, du contrôle qualité ou de l'aspect commercial. « Elle est énormément investie. Quant à moi, je m'occupe des embauches et de la formation ainsi que des opérations aériennes ».

Totalisant un peu plus de 19 000 heures de vol, Guy-Eric Oumier est un vieux routard du ciel ayant emmené de nombreux appareils, même des petits, aux endroits les plus reculés de la planète comme le Groenland ou la Sibérie, dans le cadre d'opérations embrassant parfois l'Histoire : la chute du mur de Berlin, celle de Ben Ali ou la révolution roumaine. Des contextes pas des plus tranquilles qui ont beaucoup apporté à Guy-Eric, « fier d'être européen » et d'une sagesse qui le rend bien à sa large connaissance du monde.
Conserver le savoir-faire

Bientôt trentenaire, la compagnie aborde l'avenir avec sérénité. « Notre projet, c'est de durer, sans volonté de manger les autres. Nous nous considérons comme des artisans, pas des industriels. Si nous ne prévoyons pas de nous développer fortement, c'est pour conserver notre savoir-faire. La qualité offerte au client est la meilleure garantie de notre pérennité ». Aller de l'avant est une philosophie pour Guy-Eric, qui sait bien tirer le meilleur de ses collaborateurs. « Il y a une cohésion certaine chez nous, c'est aussi cela qui fait notre force ».
Nicolas PINOT Airailes : ? 06 08 93 71 63. www.airailes.fr

Airailes : ? 06 08 93 71 63.

 
 

 

Bestheim Des vins d'Alsace« faciles à décoder »

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:30:21

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Des vins d'Alsace« faciles à décoder »
 

 
Les cinq références de la gamme « Hopla by Bestheim » sont également proposées à la vente dans un coffret hexagonal comprenant un plateau de jeu. DR
Image vieillissante, attractivité en berne, manque de lisibilité : pour Pierre-Olivier Baffrey, qui préside depuis 2011 la cave de Bestheim, « les vins d'Alsace ont beaucoup de challenge à relever. C'est ce qui nous pousse à devoir innover ». La cave coopérative, qui revendique le statut de premier metteur en marché de vins et crémants d'Alsace, a développé pendant « moins de six mois » une nouvelle gamme de trois vins et deux crémants pensée pour « casser les codes » et baptisée « Hopla by Bestheim ».

« Jeune » et « rock »

Pour « donner un coup de jeune » à ces cinq nouvelles bouteilles, la cave de Bestheim s'est associée aux designers strasbourgeois Bretzel Airlines qui en ont conçu le packaging. « Plus rock'n'roll », selon l'expression de Sylvain Kopferschmitt, son co-fondateur, cet habillage comporte différents éléments graphiques relatifs à l'Alsace et une icône propre à chaque référence. Coup de jeune aussi avec les QR-Code présents sur chaque bouteille : à la clé, des vidéos de présentation et d'explications mettant en scène le présentateur alsacien Nicolas Rieffel.

Avec cette gamme, toujours dotée de l'AOC, la cave de Bestheim fait aussi le pari de s'affranchir de la notion de cépages pour « polariser l'attention sur la typicité du produit. Nous présentons le savoir-faire alsacien d'une nouvelle manière », défend Pierre-Olivier Baffrey. Autrement dit : ni gewurztraminer, ni riesling ou pinot, mais « blanc sec », « rouge charpenté », « blanc moelleux », « crémant brut » et « crémant rosé » pour seules mentions. La cave entend gagner en lisibilité et ainsi attirer de nouveaux consommateurs qui ne fréquentent pas le rayon vins d'Alsace.

Née de la fusion des caves de Bennwihr, Westhalten, Obernai et Kientzheim-Kaysersberg, la cave de Bestheim exporte 25 % de sa production de 14 millions de bouteilles annuelles. Elle compte 70 employés répartis sur les deux sites de production de Bennwihr et Westhalten et 450 coopérateurs qui exploitent 1 350 hectares de vignes du nord au sud de l'Alsace. Son chiffre d'affaires est d'environ 45 millions d'euros.
Hélène DAVID

 

 
 

COLMAR intercommunalités Environnement : Traiter le déchet à la racine

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:05:52

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intercommunalités Environnement
COLMAR intercommunalités Environnement : Traiter le déchet à la racine
Plusieurs collectivités ont mis en place des actions pour réduire les déchets à la source. À Colmar et dans le pays Rhin-Brisach, différents ateliers sont proposéspour sensibiliser la population à cette nouvelle philosophie.

 
Participants à un des ateliers Zéro déchets organisés par Colmar Agglomération.
Des restes de riz, de lentilles. Associés à quelques feuilles d'ail des ours. Sous la houlette du chef Jean-François Dusart, cuisinier-formateur à la Maison de la Nature de Muttersholtz (67), ces denrées récupérées auprès d'une cantine se transforment en sushis. La scène se déroule à la mi-mars, à Horbourg-Wihr, à l'occasion d'un atelier baptisé « cuisine anti-gaspi » et mis en place par Colmar Agglomération.

Fabriquer ses produits ménagers, son savon. Réussir son compost. Mais aussi réparer ses vêtements ou utiliser des couches lavables : depuis 2017, Colmar Agglomération soutenu par l'Ademe, l'agence départementale pour l'énergie et la maîtrise de l'environnement, propose à ses habitants différents ateliers qui visent à réduire leurs déchets. Poussé par la demande, le nombre de séances est passé de 15 la première année à 45 au premier semestre 2019 ; 184 personnes avaient participé à au moins un atelier en 2017, elles sont déjà 235 cette année.
Les différentes actions ont porté leurs fruits

Avec le « Zéro déchets », l'agglomération s'engage dans une nouvelle philosophie : « Pendant longtemps, on s'est occupé du traitement des déchets. Depuis le Grenelle de l'environnement, une autre préoccupation a fait surface : engager la société dans une réduction à la source », explique Laurent Ott, chef de service de la gestion des déchets dans l'agglomération.

Avec ces ateliers, la collectivité espère agir sur le volume global des ordures ménagères, tout en continuant ses efforts en matière de tri. Depuis 2012, elle s'est dotée d'un plan local de prévention des déchets. Les différentes actions (ressourceries, biodéchets, sensibilisation auprès des écoles...) ont porté leurs fruits. Les ordures ménagères dites « résiduelles », hors collecte de tri ou bio-déchets, sont passées de 283 kilos par habitant en 2012 à 197 l'année dernière.

Sur le ressort du Pays Rhin-Brisach, depuis le 1er janvier 2018, la taxe est fixée en fonction du nombre de levées (nombre de fois où la poubelle est ramassée). C'est en partie pour accompagner les habitants dans ce nouveau mode de fonctionnement que la comcom a elle aussi lancé ses ateliers « Zéro déchets. » « Cela aide les habitants à réduire les déchets... et donc leur facture », souligne Adèle Baumman, chargée de mission « économie circulaire et prévention des déchets. »

Mis en place depuis janvier, les ateliers avec une dizaine de participants en moyenne connaissent un bon démarrage. Comme dans l'agglomération colmarienne, ils s'intègrent dans une politique plus vaste de prévention. Repair Café, information sur les points d'apports volontaires... sont autant d'opérations intégrées dans le plan local de prévention des déchets ménagers et assimilés, lancé l'an passé.

Du côté du Pays de Ribeauvillé, des ateliers baptisés « éco-activités » sont en place depuis plusieurs années déjà. Le volume d'ordures collecté n'a pas connu de baisses significatives, - avec 628 kilos par an et par habitant en 2017, il est même le plus fort au sein des cinq intercommunalités du secteur (*) - mais la comcom poursuit ses efforts, poussée par un « devoir moral. » En revanche, elle peut se féliciter des résultats en matière de tri. En 2017, 62,57 % des déchets ménagers et assimilés ont été valorisés, le taux le plus fort parmi les cinq intercommunalités citées plus haut.
M.B. (*) Pays de Ribeauvillé, vallée de Kaysersberg, vallée de Munster, Colmar Agglomération, Pays Rhin-Brisach.

(*) Pays de Ribeauvillé, vallée de Kaysersberg, vallée de Munster, Colmar Agglomération, Pays Rhin-Brisach.

 
 

 

Les couches, un sujet « difficile »
Les couches lavables restent un sujet « difficile », selon Laurent Ott et Sonia Amberg, chargée de mission dans le plan local de prévention des déchets pour Colmar Agglo. Trois ateliers étaient prévus dans le cadre des ateliers Zéro déchets, un a dû être annulé, les deux autres n'ont attiré qu'une poignée de personnes. Si elles ne proposent pas d'animation sur le sujet, les communautés de communes de Kaysersberg Vignoble et Ribeauvillé proposent depuis plusieurs années déjà de mettre à disposition des parents des kits de couches lavables. Là encore, les candidats ne se bousculent pas. Une quinzaine ont été recensées à Ribeauvillé depuis la mise en place du dispositif, il y a moins de cinq ans, une poignée chaque année est recensée sur le ressort de la CCKV. Selon l'Ademe, les couches jetables représentent environ 3 % de l'ensemble des ordures ménagères collectées.

 

Sundgau Des haies restaurées en bordure des chemins

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:08:50

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Sundgau Des haies restaurées en bordure des chemins
 

 
Une haie en bordure d'un chemin rural. Photos L'Alsace /D.M.
Le maire Georges Riss avait invité à une réunion préalable sur la renaturation d'Obermorschwiller par des haies champêtres. En raison d'une météo exécrable les discussions se sont déroulées dans la salle du conseil municipal.

Georges Riss a présenté son projet aux différents partenaires à savoir la Comcom Sundgau représentée par Fabien Schoenig, vice-président en charge de l'environnement et de l'agriculture, d'Anne Vonna, chargée de mission au Conseil départemental du Haut-Rhin, et de Jacques Detemple, directeur de l'association Haies vives d'Alsace.

Georges Riss a fait part de son inquiétude concernant la qualité des eaux souterraines relevée à différents endroits de la commune. « Comme tout le triangle Mulhouse, Altkirch, Saint-Louis, nous dépassons les seuils autorisés pour les nitrates et les pesticides, sans que cela n'affecte l'eau potable délivrée dans les foyers, a-t-il précisé. Depuis le remembrement de 1978, bon nombre de haies ont disparu pour laisser place à des parcelles agricoles plus grandes et à la culture du maïs. Depuis cette date notre commune a subi plusieurs coulées de boue majeures. La dernière date de 2008 et avait impacté le centre du bourg avec plus d'un mètre d'eau par endroits et 150 tonnes de gravats à évacuer. Nous redoutons que cela ne se reproduise. »

La commune dispose déjà d'un bassin de rétention d'une capacité de 55 000 m3. Un deuxième est en cours de préparation et pourra absorber 10 000 m3. « Néanmoins ces structures nécessitent de disposer des terrains et coûtent cher. Ces bassins subventionnés aujourd'hui par le Syndicat des Rivières de Haute Alsace remplissent leurs rôles. Nous envisageons pourtant des solutions alternatives pour réduire l'impact du ruissellement, l'érosion des sols et la destruction des chemins sur les différents bassins versants. »

Ce projet entériné par le conseil municipal permet de disposer d'un budget prévisionnel de 6000 EUR et pourra bénéficier de subventions départementales à hauteur de 40 %, dans le cadre du Gerplan.

Dans une première phase, les différents partenaires, les propriétaires fonciers, les agriculteurs, la Comcom Sundgau, le Département, les prestataires de Haies vives d'Alsace et la commune se retrouveront pour définir une programmation de travaux et une implantation qui satisferaient les uns et les autres.
Danièle MARTIN

 

 
 

Un trophée pour la maison Cattin

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:37:43

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Un trophée pour la maison Cattin
 

 
Anaïs et Jacques Cattin au dernier étage du Belvédère, le caveau du domaine dessiné par le cabinet NAOS Architecture, et récompensé par les Trophées de l'oenotourisme.

Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser

Les premiers Trophées de l'oenotourisme 2019 ont dévoilé leur palmarès ce vendredi à Paris. La manifestation a distingué le vignoble alsacien au travers de la Maison Cattin à Voegtlinshoffen qui a reçu la médaille d'argent dans la catégorie « Architecture & Paysage ». Le domaine a été récompensé pour son nouveau caveau, le Belvédère, surplombant la plaine d'Alsace. Ce bâtiment-vitrine à l'architecture contemporaine, qui offre une vue à 360° sur son environnement, abrite un espace de dégustation sur le toit, et une cave semi-enterrée au rez-de-chaussée. Le lieu accueille également des séminaires et des soirées.

Les Trophées, organisés parTerres de Vins et Atout France, ont pour ambition de mettre en lumière les propriétés viticoles qui s'engagent dans l'élaboration d'une offre oenotouristique attractive. Pour cette première édition, plus de 350 dossiers ont été examinés par le jury. Un second candidat du vignoble alsacien était sur les rangs, le Syndicat des vignerons Indépendants (Synvira) qui concourait dans la catégorie « Initiatives créatives et originalités ».

 

 
 

Saint-Louis La Coupole Coup de théâtre : Rossi, c'est fini !

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 05:56:29

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Saint-Louis La Coupole
Saint-Louis La Coupole Coup de théâtre : Rossi, c'est fini !
Un an et demi après son entrée au Théâtre La Coupole en qualité de directrice artistique, Eleonora Rossi a décidé de quitter la scène ludovicienne « en date du 19 mars » comme l'a annoncé hier matin, Jean-Marie Zoellé le président de la société d'économie mixte locale La Coupole. Une nouvelle fois, le torchon a brûlé au sein du site culturel...

 
Eleonora Rossi a quitté ses fonctions de directrice artistique du Théâtre La Coupole le 19 mars dernier.
« La Coupole est à la recherche d'un nouveau directeur », a annoncé hier matin Jean-Marie Zoellé par un communiqué des plus laconiques. À la présidence de la société d'économie mixte locale La Coupole (SEML), qui gère le théâtre de Saint-Louis mais aussi son cinéma, il a officialisé le départ d'Eleonora Rossi en le reliant à « une situation conflictuelle avec certains membres du personnel ». Il a précisé que la responsable artistique du site culturel « vient d'engager une action prud'homale face à laquelle La Coupole reste sereine ».
Le ThéâtreLa Coupole se voit privé de tout pilotage artistique

Il n'en reste pas moins, qu'une fois encore, le fonctionnement du théâtre de Saint-Louis, par ses tensions internes, laisse entrevoir des signes de fragilité. Et au-delà, se voit privé de tout pilotage artistique. Car ce dernier départ n'est pas sans rappeler celui de Julie Friedrichs, l'autre dirigeante en place durant cinq ans, et jusqu'en octobre 2016, avant l'installation, un an plus tard, d'Eleonora Rossi. La mauvaise série se poursuit donc malgré ce chassé-croisé de tempéraments bien différents. De dirigeantes toutes deux passionnées par la fonction. Mais toutes deux freinées dans leurs actions... Julie Friedrichs avait pu souffrir des interventions de son directeur technique, Vincent Rossi, débarqué lui aussi pour être remplacé par Augustin Bonnet. Quels conflits Eleonora Rossi n'a-t-elle pas pu surmonter ? La question reste posée puisque ni elle ni Jean-Marie Zoellé n'ont répondu, hier, à nos sollicitations.
Femme de théâtreet de poigne

En débarquant à Saint-Louis, en septembre 2017, Eleonora Rossi, Romaine de naissance et de culture plurinationale, avait souligné l'intérêt pour elle de s'intégrer dans un paysage culturel transfrontalier. Femme de théâtre, elle est notamment passée par le célèbre et innovant Piccolo Teatro de Milan, mais femme de poigne aussi, elle a très vite avancé ses pions arguant d'une volonté partagée avec Jean-Marie Zoellé « de propulser La Coupole vers une maturité artistique et intellectuelle ». Du coup, elle a d'emblée tenu à se démarquer des autres salles de spectacles de la région frontalière. Peu encline à conjuguer son travail à ceux de ses homologues du Triangle à Huningue, du RiveRhin à Village-Neuf, de l'Espace Rhénan à Kembs et à La Comète de Hésingue.

Elle a donc mis en route sa propre machine à la faveur d'une programmation étalée sur toute l'année. De nouveaux événements ont vu le jour, en direction du jeune public notamment.
Les échanges ont gagné en intensité

Sous son impulsion, le festival Bulb, dédié au cirque, à la danse, au théâtre, a vu le jour. Son souhait ? « Préparer le public de demain et amener les enfants au théâtre ». De spectateurs, les jeunes sont aussi devenus acteurs car, en marge des représentations de compagnies professionnelles, des ateliers leur ont permis de se frotter aux différentes techniques de la scène et de côtoyer les artistes.

Pour les jeunes toujours, elle a consolidé les liens déjà existants avec les lycéens de l'option théâtre du Mermoz. Initiations, masterclass, stages d'impro, de danse... les échanges ont gagné en intensité, confortés par la reconduction d'une convention de partenariat entre La Coupole et le Mermoz.

Dans le domaine de la création, elle a favorisé les résidences d'artistes. Le cas, l'an passé avec l'accueil des danseurs et musiciens de la Body Language Company dans le registre urbain et acrobatique du breakdance, ou dans un format contemporain, lors du travail des danseurs de la compagnie Catherine Diverrès. Durant quelques jours, voire quelques semaines pour certains, les formes de La Coupole se sont adaptées aux répétitions des troupes.

Rien ne laissait donc présager une rupture entre Eleonora Rossi et La Coupole. Rien, ni la jauge toujours très honorable des dernières programmations. Ni la qualité des spectacles et les « très bons résultats obtenus », a relevé hier Stéphanie Gerteis, adjointe à la culture à Saint-Louis. Précisant que « pas grand-chose n'avait filtré », l'élue a noté qu'elle avait appris le départ d'Eleonora Rossi, depuis peu : « Du jour au lendemain, elle a été en arrêt maladie et je ne l'ai plus vue ».

À l'heure de se trouver un nouveau directeur artistique.
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

 

Saint-Louis Eleonora Rossi claque la porte de La Coupole

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:32:10

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Saint-Louis Eleonora Rossi claque la porte de La Coupole
 

 
Eleonora Rossi a quitté la direction artistique de La Coupole le 19 mars dernier. Archives DNA /J.-F. Ott
Elle ne sera restée à la direction artistique du théâtre ludovicien qu'à peine plus d'un an. Ce mardi matin, Jean-Marie Zoellé, président de la société d'économie mixte locale La Coupole, qui gère le théâtre de Saint-Louis mais aussi son cinéma, a annoncé le départ d'Eleonora Rossi « en date du 19 mars dernier ». Rien n'avait filtré depuis ce jour-là. Dans un communiqué très bref, il a précisé que ce départ était « lié à une situation conflictuelle avec certains membres du personnel ». Une passe délicate pour ce site culturel qui, une nouvelle fois comme au moment du départ de Julie Friedrichs en septembre 2016, se retrouve privé de tout pilotage artistique.

Si ni Jean-Marie Zoellé, ni Eleonora Rossi n'ont souhaité s'exprimer hier, le premier, également maire de Saint-Louis, a précisé que la directrice venait « d'engager une action prud'homale face à laquelle La Coupole reste sereine. » Sereine peut-être, mais toujours en quête de sa tête artistique. Ghislaine MOUGEL

 

 
 

Guebwiller Aux Dominicains : Agathe Iracema, voix et présence

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:11:54

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Guebwiller  Aux Dominicains
Guebwiller Aux Dominicains : Agathe Iracema, voix et présence
Vendredi soir, les Dominicains de Haute-Alsace ouvriront leur grande scène à une jeune artiste franco-brésilienne aux séduisantes qualités vocales. Agatha Iracema Quartet proposera un vibrant voyage au coeur des rythmes jazzy enrichis par les couleurs et la chaleur de ses propres racines brésiliennes.

 
Agathe Iracema.
A 14 ans, Agathe Iracema, fille du bassiste brésilien Rubens Santana, s'essaie au chant. Lors d'une masterclass, elle rencontre la grande chanteuse de jazz américaine, Sheila Jordan, qui l'encourage vivement à poursuivre le travail de sa voix.
Des Dominicains innovants

Cette voix, d'une souplesse et d'une richesse extraordinaires, le public des Dominicains pourra la découvrir, vendredi soir, au cours du concert donné par la pétillante chanteuse qui sera entourée par Christophe Wallemme à la contrebasse, Leonardo Montana au piano, Pierre Alain Tocanier à la batterie. Ils présenteront des standards du jazz, réarrangés par l'artiste qui interprétera des compositions personnelles dont le titre phare Feeling Alive.

Un design visuel spécialement créé par le Centre AudioVisuel des Dominicains accompagnera la performance.

Toujours innovants, les Dominicains introduiront, vendredi soir, une nouvelle formule de petite restauration via Le Bistrot Nomade qui se sera mis en accord avec la couleur de la soirée-concert en proposant, entre autres boissons, des cocktails ensoleillés et, pour calmer envies et petites faims, de délicieuses spécialités d'inspiration brésilo-portugaises.
ZIZ

 

 
 

 

culture A Husseren-Wesserling : Cap sur l'Inde

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:02:33

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culture  A Husseren-Wesserling
culture A Husseren-Wesserling : Cap sur l'Inde
Après trois mois de fermeture, le parc de Wesserling a rouvert ses portes aux visiteurs. Dans les Jardins, à l'écomusée textile ou à la Grande Chaufferie, des expositions, des animations et des déambulations sont proposées autour des richesses d' un continent débordant de couleurs : l'Inde.

 
De gauche à droite : Hamna Mariyam Khan, représentante de l'ambassadeur d'Inde avec Anjum Amirhan (consultante) et François Tacquard (président de la comcom de St Amarin et du Parc de Wesserling).
La nouvelle saison des événements au Parc de Wesserling a été lancée samedi dernier avec une exposition de photographies. Dans les Jardins, les photographes livrent leur regard, avec de multiples clichés grand format. Cette exposition intitulée L'Inde aux 1 000 couleurs sera visible jusqu'au 8 juin. A l'écomusée du textile, l'exposition Inde et Indiennage et à la Grande Chaufferie avec les créatures divines, seront visibles jusqu'au 30 décembre.
« En Inde, le tissu est partout »

Anjum Amirtham, originaire du nord de l'Inde, et Charlotte Humbert, scénographe, ont uni leurs passions, leurs connaissances et leurs sensibilités pour présenter une exposition de tissus, de motifs, d'ambiances où vibre l'âme d'un sous-continent chargé de mystère et de légendes. Anjum Amirtham est une experte de l'Inde. Elle a déjà organisé de multiples événements sur le thème de l'industrie textile. « En Inde le tissu est partout, les broderies sont faites à la main ; le tissu est là au quotidien et lors des fêtes. Pour un sari, il faut de 5 à 9 m de tissu, et les couleurs, les motifs sont différents et caractéristiques de chaque région », explique-t-elle.

Anjum est là avec son fascinant bindi rouge qui illumine son front, emplacement du 6e chakra, il rend son sourire d'autant plus solaire.

Si l'Inde est un continent singulier, il ne peut se décliner qu'au pluriel. Elle poursuit : « 500 langues, 2 000 dialectes, différences de physionomie des habitants, 3 000 km du nord au Sud : oui l'Inde, c'est magique. »

Charlotte Humbert la scénographe avec qui elle a travaillé, a fait une immersion en Inde afin de s'imprégner de ce qu'elle souhaite faire découvrir. Et dès l'atrium du musée, c'est plutôt réussi. Une troublante chaleur émane d'une foison de couleurs qui désarçonne par son éclat, par des mariages parfois déstabilisants.

L'aspect culturel est très présent dans cette exposition : à partager sans élitisme. Il en est de même à La Grande Chaufferie où, dès le passage sur la passerelle conduisant à l'antre du lieu, la surprise de la lumière, des ténèbres, des sons, vous prend sans ménagement. Au détour d'un vide, d'une forêt de tuyaux jaillit une divinité. Troublant ce parcours dans ce qui est devenu un temple d'impressions... C'est Irina Juravle qui a mis là, toute sa sensibilité, en jouant sur l'épure qu'exige le lieu.
Jean-Marie ZIPPER Musée et Jardins ouvert de 13hà 18 h en semaine ; de 10 h à 18 h dimanches et jours fériés ; Grande Chaufferie accessible tous les jours uniquement en visite guidée. Tarifs basse saison jusqu'au 9 juin : Entrée 7 EUR(adulte) ; 6 à 17 ans et étudiant : 3,50 EUR ; gratuit pour les moins de 6ans. Notre diaporama sur dna.fr

Musée et Jardins ouvert de 13hà 18 h en semaine ; de 10 h à 18 h dimanches et jours fériés ; Grande Chaufferie accessible tous les jours uniquement en visite guidée. Tarifs basse saison jusqu'au 9 juin : Entrée 7 EUR(adulte) ; 6 à 17 ans et étudiant : 3,50 EUR ; gratuit pour les moins de 6ans.

 
 

 

assemblée générale Souvenir français : Les gardiens de la mémoire récompensés

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 05:41:17

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assemblée générale Souvenir français
assemblée générale Souvenir français : Les gardiens de la mémoire récompensés
Comme l'année dernière, la réunion annuelle statutaire du comité du Souvenir français (SF) de Colmar, relative à l'exercice 2018, s'est déroulée ce dimanche dans un restaurant à Ostheim.

 
De nombreuses récompenses ont été attribuées à l'occasion de cette assemblée générale.
Dans son mot de bienvenue, le président Gilbert Dollé, en présence du délégué départemental du SF Jean Klinkert, a salué les membres du Souvenir français, venus en grand nombre. Il a remercié les invités de leur présence, notamment les élus, dont le député Eric Straumann, la présidente et le vice-président du conseil départemental Brigitte Klinkert et Pierre Bihl. Mais également le maire de Colmar Gilbert Meyer et les adjoints Yves Hemedinger et Cécile Siffert, ainsi que Patricia Bexon, maire-déléguée de Sigolsheim.

Une minute de silence a été observée à la mémoire des membres décédés en 2018, mais aussi à celle des militaires morts en opérations extérieures.

Le procès-verbal de la dernière assemblée, lu par le vice-président et secrétaire général Jean-Robert Haefélé, a été adopté à l'unanimité. Dans son rapport moral qui a précédé le rapport des activités 2018, le président a livré quelques réflexions personnelles inspirées par la situation conflictuelle qui persévère en France : « Le mouvement de protestation, qui a embrasé la France depuis le 17 novembre 2018, perdure et menace l'unité de notre pays. On n'hésite pas à souiller des tombes, à profaner des symboles de notre Histoire comme l'Arc de Triomphe ; mais le contexte international est également préoccupant, a-t-il ajouté, il ne doit pas nous laisser indifférents ; nous vivons dans un monde précaire et trompeur, qui semble perdre ses repères, une société où règnent dérives communautaires, radicalisation, extrémismes et oubli des valeurs fondamentales des droits de l'homme et de la République. Devant cette situation, mais aussi face à la désaffectation du public aux manifestations patriotiques, il nous appartient de poursuivre nos missions dans le cadre du devoir de mémoire auprès des jeunes générations et de leur transmettre l'amour de la patrie, le culte de l'Histoire et le flambeau du souvenir ».

Le trésorier Joël Claudon a développé le détail des recettes et dépenses de l'année écoulée qui présente un solde positif. Les réviseurs aux comptes Bernard Haeberlé, Cécile Siffert et Robert Geiger ont confirmé la bonne tenue des comptes et demandé quitus au trésorier et décharge au conseil.

La présentation des activités 2019 a précédé la prise de parole des invités qui ont rendu hommage aux actions du SF, dont l'engagement dans le paysage patriotique est reconnu et soutenu par les élus. Associer davantage de jeunes aux cérémonies et les intéresser au devoir de mémoire est un souhait commun qui a été exprimé par tous les intervenants.

L'assemblée s'est conclue par le verre de l'amitié offert par le Souvenir français, suivi d'un repas de cohésion.

 

 
 

 

HAUT-RHIN Association Alsace-Etats-Unis : Nicolas Boisumeau président

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 05:58:08

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HAUT-RHIN Association Alsace-Etats-Unis
HAUT-RHIN Association Alsace-Etats-Unis : Nicolas Boisumeau président

 
Nicolas Boisumeau
L'Association Alsace - USA-Haut-Rhin a tenu sa 40e assemblée générale à Colmar.

Devant une trentaine de membres, c'est Emmanuelle Berlivet, secrétaire, qui suite à la démission de André Henninger, président depuis 2015, a mené la séance. Elle fit lecture du rapport moral du président et a relaté les manifestations de I'année 2018.

Le rapport financier a confirmé des comptes à l'équilibre et une situation saine. Après avoir entendu le rapport des réviseurs aux comptes, quitus a été donné au Trésorier à l'unanimité.

Mme Berlivet a tracé les grandes lignes des projets d'activité pour 2019. Outre la projection du film sur Thérese Bonney au Château Kiener, la visite du Musée des Usines Municipales de Colmar, de la Bibliothèque Humaniste de Sélestat et d'un concert de gospel, la prochaine grande manifestation sera le barbecue annuel du 7 juillet qui doit marquer le 40e anniversaire de l'association par la présentation d'animations spécifiquement dédiées.

L'assemblée a ensuite renouvelé les membres sortants du comité : Diane Bolchert et Annemarie Goetz ainsi que Nicolas Boisumeau. Tous trois ont été réelus à l'unanimité. Patricia Klink et Marie-Josée Tansley avaient préalablement donné leur démission du comité. Aucune candidature ne s'étant fait connaître pour les remplacer, leurs sièges sont demeurés vacants à l'issue des débats.

Le nouveau comité conformément à ses statuts, s'est ensuite réuni pour élire, le nouveau président de l'association, Nicolas Boisumeau. Il sera entouré dans ses nouvelles fonctions par le trésorier Robert Brodie et la secrétaire Emmanuelle Berlivet, tous deux maintenus à leur poste.

Nicolas Boisumeau connait bien les Etats-Unis et la culture américaine. Exchange foreign student dès l'âge de 14 ans et pendant une dizaine d'années dans le New Jersey, il entretient toujours des liens étroits avec ses amis américains.

Il a déjà beaucoup oeuvré comme bénévole au sein de l'association. Il entend désormais insuffler un nouveau dynamisme et poursuivre dans la voie de l'amitié alsacienne et américaine au travers de la célébration des traditionnelles fêtes de l'Independance Day, Thanksgiving mais aussi de manifestations culturelles et l'établissement de liens étroits avec tous les passionnés de cette histoire commune. Enfin rassembler les Américains en Alsace et mobiliser les Alsaciens aux USA.

Toute personne intéressée par l'Association Alsace-Etats-Unis, et qui souhaite la rejoindre, ou participer à ses activités, peut prendre contact sur l'adresse :

asso.alsace-usa68@orange.fr

 

 
 

 

Région de Guebwiller Exercice Hull : Exfiltrés en pays sûr

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:07:24

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Région de Guebwiller Exercice Hull
Région de Guebwiller Exercice Hull : Exfiltrés en pays sûr
L'exercice Hull a réuni près de 750 militaires des trois armées françaises autour de Meyenheim, depuis le 4 avril. Hier, l'épilogue de l'exercice a vu le succès de l'exfiltration de civils depuis Soultzmatt.

 
Les soldats français récupèrent entre Soultzmatt et Wintzfelden des campeurs franconiens qui ne sont pas parvenus à rejoindre le point de regroupement.
Il est 12 h 04, mardi sur la piste pour aéronefs de la base du Régiment de Marche du Tchad (RMT), héritée de l'ancienne BA 132. Une quarantaine de ressortissants de Franconie (nom de pays imaginé pour l'exercice, N.D.L.R.) escortés par des militaires français embarquent dans un gros-porteur A400M, pour être conduits en lieu sûr, dans un « pays ami ». Plus tôt dans la matinée, les Franconiens avaient été exfiltrés en VBCI (véhicule blindé de combat d'infanterie), depuis Soultzmatt-Wintzfelden jusqu'à Meyenheim. Tel est le scénario de la dernière journée de l'exercice Hull, qui s'est « jouée » hier. Entre le 4 avril et l'épilogue d'hier, l'exercice interarmes et interarmées a réuni 750 militaires des trois armées françaises, à un battement d'hélices de la base du RMT.

L'exercice, d'une ampleur sans précédent pour le RMT, selon le lieutenant Riondet, chargée de la communication de l'événement, a reproduit une situation à laquelle l'armée française est régulièrement confrontée dans ses missions en opérations extérieures : saisir une zone aéroportuaire et évacuer des civils.
Le RMT choisi pour son site et pour la thématique

Au cours de la première phase, entre le 4 et le 6 avril, les parachutistes du 8e RPIMa ont pris la zone aéroportuaire de la base du RMT. Le 25e Régiment de Génie de l'Air (RGA) a travaillé à « rétablir » la piste, qu'il avait préalablement détruite, pour les avions gros porteurs Casa, C160 et A400M des 61e et 64e escadres de transport (ET), dont les survols n'ont pas pu passer inaperçus auprès des habitants des communes avoisinantes.

Entre le dimanche 7 et le lundi 8 avril, l'ennemi a été « détruit », la tour de contrôle saisie et le centre d'évacuation des ressortissants mis en place, entre autres actions. Enfin, hier, les ressortissants civils ont été évacués depuis le point de regroupement situé à Soultzmatt-Wintzfelden vers le centre de d'évacuation de la zone aéroportuaire. « Il existe une relation forte entre la commune de Soultzmatt et le RMT, dont elle est marraine de la 1re compagnie, explique le lieutenant Riondet. Nous y avons installé une bulle de protection », dans le cadre de l'exercice.

Les ressortissants, interprétés par des jeunes militaires qui font leurs classes, n'ont pas été regroupés sans mal. Le consul de Franconie - en réalité le lieutenant et chef de section Tanguy -, témoigne : « J'ai regroupé tous les Franconiens pour que l'armée les récupère. Nous avons été confrontés à des cas non conformes, soit parce que les noms n'apparaissent pas sur les listes, soit parce que des ressortissants étaient manquants. J'ai aussi reçu l'appel d'une famille qui a été victime d'un accident de la route et qui n'a pas pu rejoindre le point de rassemblement ».

Une poignée de ressortissants ont été évacués par hélicoptère dans la nuit de lundi à mardi, mais au matin le plafond nuageux était trop bas pour permettre aux NH90 une approche. Tous les Franconiens ont donc été transportés vers Meyenheim par les véhicules blindés du RMT, dont le convoi a fait son petit effet sur les populations qui l'ont croisé.
« Conditions réalistes »

« Nous avons cherché à créer les conditions les plus réalistes, explique le colonel et chef de corps du RMT Patrick Lamiral. Le site sur lequel est installé le régiment offre un cadre exceptionnel. Avec sa piste et ses infrastructures aéroportuaires, il permet de faire travailler ensemble des gens qui n'en ont pas l'habitude. Une de nos missions majeures, c'est de maintenir le cordon ombilical avec la métropole. »

Le RMT, qui a proposé le thème tactique de l'exercice Hull, « est entré depuis quelques jours en phase d'alerte : nous pouvons être déployés en 72 heures », explique le lieutenant Riondet. Près de 150 militaires sur les 1 100 qui composent les sept compagnies du régiment ont participé à Hull. « Une compagnie est revenue lundi de Nouvelle-Calédonie. Et le RMT est entré dans un cycle de préparation avant projections en Irak et en Guyane ».
Romain GASCON REGARDER Nos vidéos et diaporama sur www.dna.fr LIRE Notre reportage en pages Région

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RMT L'exercice Hull a exfiltré en pays sûr

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:27:14

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RMT L'exercice Hull a exfiltré en pays sûr
 

 
Les soldats français récupèrent entre Soultzmatt et Wintzfelden des campeurs franconiens qui ne sont pas parvenus à rejoindre le point de regroupement. Photo L'Alsace / Vincent Voegtlin
12 h 04, hier sur la piste pour aéronefs de la base du Régiment de Marche du Tchad (RMT), héritée de l'ancienne BA 132. Une quarantaine de ressortissants de Franconie escortés par des militaires français embarquent dans un gros-porteur A400M, pour être conduits en lieu sûr, dans un « pays ami ». Plus tôt dans la matinée, les Franconiens avaient été exfiltrés en VBCI (Véhicule Blindé de Combat d'Infanterie), depuis Soultzmatt-Wintzfelden jusqu'à Meyenheim. Tel est le scénario de la dernière journée de l'exercice Hull, qui s'est « jouée » hier. Entre le 4 avril et l'épilogue d'hier, l'exercice interarmes et interarmées a réuni 750 militaires français, à un battement d'hélices de la base du RMT [pour plus d'informations sur l'exercice, lire notre article en pages Région].
Des ressortissants entre Soultzmatt et Meyenheim

L'exercice, d'une ampleur sans précédent pour le RMT, selon le lieutenant Riondet, chargée de la communication de l'événement, a reproduit une situation à laquelle l'armée française est régulièrement confrontée dans ses missions en opérations extérieures : saisir une zone aéroportuaire et évacuer des civils.
Le RMT pour son site et pour la thématique

Au cours de la première phase, entre le 4 et le 6 avril, les parachutistes du 8e RPIMa ont pris la zone aéroportuaire de la base du RMT. Le 25e Régiment de Génie de l'Air (RGA) a travaillé à « rétablir » la piste, qu'il avait préalablement détruite, pour les avions gros porteurs Casa, C160 et A400M des 61e et 64e escadres de transport (ET), dont les survols n'ont pas pu passer inaperçus aux habitants des communes avoisinantes.

Entre le dimanche 7 et le lundi 8 avril, l'ennemi a été « détruit », la tour de contrôle saisie et le centre d'évacuation des ressortissants mis en place, entre autres actions. Enfin, hier, les ressortissants civils ont été évacués depuis le point de regroupement situé à Soultzmatt-Wintzfelden vers le centre de d'évacuation de la zone aéroportuaire. « Il existe une relation forte entre la commune de Soultzmatt et le RMT, dont elle est marraine de la 1re compagnie, explique le lieutenant Riondet. Nous y avons installé une bulle de protection », dans le cadre de l'exercice.
« Cordon ombilical avec la métropole »

Les ressortissants, interprétés par des jeunes militaires qui font leurs classes, n'ont pas été regroupés sans mal. Le consul de Franconie -en réalité le lieutenant et chef de section Tanguy,- témoigne : « J'ai regroupé tous les Franconiens pour que l'armée les récupère. Nous avons été confrontés à des cas non-conformes, soit parce que les noms n'apparaissent pas sur les listes, soit parce que des ressortissants étaient manquants. J'ai aussi reçu l'appel d'une famille qui a été victime d'un accident de la route et qui n'a pas pu rejoindre le point de rassemblement ».

Une poignée de ressortissants ont été évacués par hélicoptère dans la nuit de lundi à mardi, mais au matin le plafond nuageux était trop bas pour permettre aux NH90 une approche. Tous les Franconiens ont donc été transportés vers Meyenheim par les véhicules blindés du RMT, dont le convoi a fait son petit effet sur les populations qui l'ont croisé.

« Nous avons cherché à créer les conditions les plus réalistes, explique le colonel et chef de corps du RMT Patrick Lamiral. Le site sur lequel est installé le régiment offre un cadre exceptionnel. Avec sa piste et ses infrastructures aéroportuaires, il permet de faire travailler ensemble des gens qui n'en ont pas l'habitude. Une de nos missions majeures, c'est de maintenir le cordon ombilical avec la métropole. »

Le RMT, qui a proposé le thème tactique de l'exercice Hull, « est entré depuis quelques jours en phase d'alerte : nous pouvons être déployés en 72 heures », explique le lieutenant Riondet. Près de 150 militaires sur les 1 100 qui composent les 7 compagnies du régiment ont participé à Hull. « Une compagnie est revenue lundi de Nouvelle-Calédonie. Et le RMT est entré dans un cycle de préparation avant projections en Irak et en Guyane ».
Romain Gascon REGARDER Nos vidéos et diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

Culture Quand l'art est cochonné

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 06:10:54

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Quand l'art est cochonné
 

 
Céline Marie Gessier en 1971 devant une oeuvre de son père, « Le coq », ornant un mur de l'école maternelle Schweitzer de Riedisheim. Cette oeuvre a été détruite en 2013 en même temps que le bâtiment sur lequel elle était fixée. DR
La biographie artistique de Pierre Gessier (1931-2007) occupe douze pages emplies de petits caractères. Ce peintre et céramiste sundgauvien, qui est né à Hagenbach et a travaillé à Gommersdorf, a multiplié les créations, collectionné les distinctions et accumulé les commandes publiques dans le cadre du « 1 % culturel ». Cette biographie dénombre une cinquantaine de ces commandes, réalisées pour des mairies, hôpitaux ou établissements scolaires, souvent dans le Haut-Rhin.
Des exceptions qui n'en sont pas...

L'an dernier, la fille unique de l'artiste, Céline Marie, a conçu, rédigé et publié un livre, La couleur pour chemin (L'Alsace du 28 novembre 2018), qui rend hommage à l'oeuvre et à la vie de son père ; c'était un devoir artistique et filial. À cette occcasion, elle s'est interrogée sur ce qui subsistait de cette oeuvre dans l'espace public. Elle a eu quelques surprises...

Un an avant sa mort, en 2006, Pierre Gessier avait déjà pu constater qu'une de ses créations, la fresque en céramique Les hirondelles réalisée en 1984 pour le collège de La Largue, à Seppois-le-Bas, s'étalant à l'origine sur près de 12 mètres de large, avait été amputée d'environ un tiers à la suite de travaux.

On aurait pu croire à une exception, mais Céline Marie a constaté que ces exceptions n'étaient pas si rares : elle a repéré sept autres cas litigieux dans le Haut-Rhin, dans lequels les oeuvres soit ont disparu, soit ne sont plus visibles, soit sont très délabrées. Sur les huit cas, quatre concernent des écoles (à Dannemarie, Huningue, Riedisheim et Issenheim), trois des collèges (à Dannemarie, Fortschwihr et Seppois-le-Bas). Le dernier cas concerne une oeuvre (Labour des champs, fresque murale de 1975) qui décorait un restaurant du conseil général à Colmar ; le bâtiment a été revendu à un particulier ; il accueille désormais un commerce et des habitations et l'oeuvre a été détruite.

À Riedisheim, l'oeuvre (Le coq, de 1971) se trouvait sur un bâtiment qui a été démoli en 2013, parce que jugé vétuste. « Les services de la ville ont tenté de récupérer la fresque, mais il n'a pas été possible de la dissocier de son support sans gravement l'endommager », a expliqué le maire à Céline Marie dans un courrier de février 2018.

À Issenheim, une céramique baptisée Composition florale doit toujours exister dans l'école... mais sous l'isolation ; cette fois, le maire a expliqué que l'oeuvre a dû être recouverte lors de la rénovation énergétique, mais il a précisé qu'il avait été décidé avec son conseil d'installer une plaque « dans un souci de mémoire et de respect de l'oeuvre et de son auteur ».

Dans l'école maternelle de Dannermarie, la céramique (Le poisson lune, 1971) a été en partie recouverte lors de travaux : alertée, la mairie a promis de la rendre de nouveau visible dans son intégralité. Dans le collège de la même ville, l'oeuvre concernée, une fontaine, existe toujours, mais elle est en fin de vie : de nombreux carreaux sont manquants et elle nécessiterait une réfection complète de son support.

Puisque les collèges dépendent des conseils départementaux (ex-conseils généraux), Céline Marie Gessier a rencontré à deux reprises, l'an dernier, les services du conseil départemental du Haut-Rhin. Elle a pu rappeler à cette occasion que son père avait reçu la médaille du conseil général du Haut-Rhin en 1991... La collectivité s'est montrée compréhensive. Là où l'art de Gessier s'est envolé, assure sa fille, « le département est d'accord pour que l'on appose une plaque qui indique qu'il y avait une oeuvre, et qu'elle a été détruite sans autorisation de l'auteur ». Pour la fontaine de Dannemarie, une restauration est envisagée ; elle pourrait même faire l'objet d'un projet éducatif. Mais un premier devis avait fait état d'un coût de près de 20 000 EUR... Céline Marie Gessier a par ailleurs écrit à tous les maires concernés.
« Une plaque et un dédommagement »

« J'entreprends ces démarches pour que les artistes ne soient plus ballottés, commente Céline Marie. Il n'est pas normal que les artistes ou leurs ayants droit ne soient pas prévenus de ce qu'il advient des oeuvres. Et quand elles doivent disparaître, il faut une plaque avec une photo de l'oeuvre détruite et un dédommagement ! Si je n'avais pas lancé ce travail, je ne saurais rien de la plupart de ces disparitions... Il est important de sensibiliser les collectivités : il s'agit d'argent public ! Je pense même que ce sujet mériterait un colloque au niveau du ministère de la Culture. »

Car le cas Gessier n'est évidemment pas isolé (voir ci-dessous). Ces affaires rappellent la responsabilité des collectivités : accueillir une oeuvre dans l'espace public, c'est en devenir propriétaire et c'est s'engager à l'entretenir, à la protéger du vandalisme et à ne la modifier qu'en accord avec l'artiste ou ses ayants droit. Puisque l'oeuvre est publique, son image engage celle de son créateur.
Hervé de CHALENDAR LIRE Pierre Gessier, La couleur pour chemin, 202 pages, 49,90 EUR.Ouvrage disponible à Altkirch à la librairie Mille Feuilles, au Syndicat d'initiative et au Musée du Sundgau ainsi que dans les mairies de Gommersdorf et Hagenbach.

 

 
 

Colmar Société des amis des aveugles et des mal-voyants : Une année bien remplie

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 05:43:21

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Colmar  Société des amis des aveugles et des mal-voyants
Colmar Société des amis des aveugles et des mal-voyants : Une année bien remplie
La société des amis des aveugles et des malvoyants du Haut-Rhin (SAAM68) tenait son assemblée générale à Colmar jeudi dernier. L'occasion de faire le point sur une année écoulée bien remplie pour cette association qui cherche encore et toujours des bénévoles.

 
La société des amis des aveugles et des malvoyants du Haut-Rhin est toujours très impliquée dans l'intégration sociale des personnes porteuses de handicap visuel via un large panel d'activités.
Présidée par Chantal Betz, la société des amis des aveugles et des malvoyants du Haut-Rhin siège dans plusieurs commissions spécialisées, notamment auprès du conseil départemental de la citoyenneté et de l'autonomie, de la maison des personnes handicapées (MDPH) et de l'institut des aveugles de Still. Elle collabore en outre avec l'association Le Phare à Illzach.

Elle aide financièrement la prise en charge de chiens-guides d'aveugles et l'école des chiens-guides du Grand Est, ainsi que l'achat de matériel informatique. Elle met également à disposition du matériel tel que des cannes blanches à roulettes ou électroniques, des montres parlantes, des loupes ou des jeux spécifiques.

Plusieurs rencontres et manifestations ont eu lieu au cours de l'année écoulée comme la fête annuelle de l'association, le 2 juin au restaurant Espace pause, les sorties en tandem en partenariat avec le Cyclo club de Colmar toutes les trois semaines de mars à octobre ou la participation à l'ouverture du marathon de Colmar en septembre dernier.

Des après-midis récréatives au Phare à Illzach ont lieu régulièrement de même que des cours de perfectionnement informatique en partenariat avec le club informatique de Biesheim. Plusieurs sorties ont eu lieu en cours d'année, au mémorial du Hartmannswillerkopf, au musée de l'Aventure Peugeot ou lors de la sortie « gourmandises » dans le Sundgau. Une convention avec le théâtre de la Filature à Mulhouse a été renouvelée afin de proposer des spectacles en audiodescription aux non-voyants, et huit places pour le festival international de Colmar ont été offertes par la municipalité, représentée lors de l'assemblée générale par le premier adjoint Yves Hemedinger.

L'association, qui compte 300 bénéficiaires sur le département, demeure en recherche constante de bénévoles, de membres actifs ou de soutiens financiers déductibles des impôts à hauteur de 66 %.
N.P. SAAM68, 12 rue Chauffour à Colmar. Tel : 03 89 23 76 42. Ecoute téléphonique du lundi au vendredi de 9h à 11h. Mail : contactesaam68.org

SAAM68, 12 rue Chauffour à Colmar. Tel : 03 89 23 76 42. Ecoute téléphonique du lundi au vendredi de 9h à 11h. Mail : contactesaam68.org

 
 

 

Burnhaupt-le-Haut Inauguration de l'agence du Crédit mutuel : « Enracinée dans sa ruralité »

Publié dans le panorama le Mercredi 10 avril 2019 à 05:42:51

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Burnhaupt-le-Haut Inauguration de l'agence du Crédit mutuel
Burnhaupt-le-Haut Inauguration de l'agence du Crédit mutuel : « Enracinée dans sa ruralité »
Après quinze mois de travaux engagés en juin en 2017, et son ouverture en septembre 2018, l'agence du Crédit mutuel La Doller de Burnhaupt-le-Haut a été officiellement inaugurée mercredi dernier, en présence de nombreux invités.

 
Le directeur Raoul Rabischung et les élus présents lors de l'inauguration de l'agence du Crédit Mutuel.
Le directeur du Crédit mutuel de Burnhaupt-le-Haut Raoul Rabischung a chargé la nouvelle présidente du conseil d'administration, Mélodie Gutleben, d'introduire l'inauguration de nouveaux locaux, en saluant la présence du président national du Crédit mutuel, Nicolas Théry, des élus au conseil d'administration et de surveillance, des représentants des 40 caisses du district de Mulhouse, du conseil départemental et de la communauté de communes, des entreprises et des forces de l'ordre.
La contribution de cinq entreprises de la vallée

Après une visite des locaux assurée par le personnel de l'agence, la maire de Burnhaupt-le-Haut, Véronique Sengler, a présenté un rapide historique de la collaboration de la commune à ce projet, qui dynamise le réaménagement du carrefour du Pont-d'Aspach, point névralgique à l'activité dense. Raoul Rabischung a ensuite donné quelques chiffres sur l'année 2018, importante en termes de résultats et aussi de stratégie. Il a rappelé que le coût total des travaux du nouveau bâtiment de 600 m² sur trois niveaux sur un terrain de 30 ares, s'élève à 2 167 365 EUR TTC, et que cinq entreprises de la vallée y ont contribué. Enfin, l'agence propose les services de 14 salariés dont six au service des professionnels, commerçants, artisans et entreprises. Puis, Mélodie Gutleben a invité son prédécesseur Guy Ehret à présenter la genèse de ce projet, qui avait déjà été évoqué en 2002, avant qu'il ne l'engage lui-même concrètement en 2013.

Il a rappelé la nécessité « d'une réflexion stratégique et prospective de nature à coller aux nouveaux modes de vie. Ne soyons pas passéistes mais orientés vers demain, et acceptons objectivement les avancées technologiques comme de formidables évolutions de bien-être... »

Le président national, Nicolas Théry, a conclu les prises de parole en affirmant que la caisse du Pont d'Aspach est enracinée dans sa ruralité, pour aider et servir au mieux les besoins de ses clients : « Le Crédit mutuel veut rester fidèle à ses trois principes fondateurs : l'innovation, l'engagement et la relation productive. Les clients changent, il suffit de savoir ce qu'ils attendent. Bravo pour cette réalisation... » Les échanges se sont poursuivis au cours du buffet qui a conclu la réception.
Jean-Marie RENOIR