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PAGE CHUCHOTEMENTS : 's Drackwatter au Palais

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 05:36:10

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PAGE CHUCHOTEMENTS : 's Drackwatter au Palais
Sale temps sur l'Élysée. Les Alsaciens Patrick Strzoda et Alexis Kohler, proches du chef de l'État, seront prochainement convoqués devant un juge comme témoins, dans le cadre de l'affaire Benalla (*). (Dessin de Yannick Lefrançois)
 

 
 

 

 
 

 

Nouveau produit DNA À partir de 21 h 30 : Découvrez notre édition du soir

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 05:44:36

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Nouveau produit DNA À partir de 21 h 30
Nouveau produit DNA À partir de 21 h 30 : Découvrez notre édition du soir

 
À consulter sur ordinateur, tablette et téléphone portable.
Si vous êtes abonné aux DNA et disposez d'un compte sur notre site dna.fr, surveillez votre boîte mail ce soir à partir de 21 h 30. Nous vous enverrons un lien pour découvrir le nouveau rendez-vous proposé par la rédaction : notre édition du soir, composée d'une sélection de pages du journal du lendemain à découvrir en avant-première au format « feuilleteur numérique ».

Vous pouvez aussi vous rendre sur le site ou l'application après 21 h 30 et consulter la rubrique « Le journal ».

Plus de détails dans les DNA de demain...

 

 
 

 

Politique La restitution des contributions commence ce lundi, Grand débat : l'heure de vérité approche

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 05:40:24

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Politique La restitution des contributions commence ce lundi
Politique La restitution des contributions commence ce lundi, Grand débat : l'heure de vérité approche
Le gouvernement compte sur les enseignements qu'il va tirer du grand débat pour tirer un trait sur la crise des gilets jaunes. Mais les mesures qu'annoncera Emmanuel Macron seront-elles à la hauteur des attentes des Français ?

 
Emmanuel Macron a bouclé son tour de France des régions jeudi en Corse
C'est l'acte II du grand débat national. Édouard Philippe va commencer à dévoiler ce que le gouvernement retient de tout ce que les Français ont pu exprimer pendant cette consultation inédite lancée le 15 janvier. La phase de restitution qui débute lundi au Grand Palais à Paris ressemble à un vrai casse-tête pour l'exécutif, alors que la France a connu un 21e samedi de manifestations des gilets jaunes. Le Premier ministre s'exprimera ensuite à l'Assemblée nationale puis au Sénat mardi et mercredi, lors de débats sans vote.

L'exercice est périlleux car les Français sont très sceptiques. Selon un sondage Elabe publié la semaine dernière, 68 % estiment que les doléances exprimées ne seront pas prises en compte, et 79 % que le grand débat ne suffira pas à résoudre la crise.
1,5 million de participants

« La déception serait terrible si tout ceci ne devait accoucher de rien », a prévenu dans nos colonnes Isabelle Falque-Pierrotin, l'ancienne présidente de la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) qui fait partie du collège des cinq garants. Environ 1,5 million de Français ont pris part au grand débat, dont un tiers sur le site, un tiers lors des réunions d'initiative locales, et un tiers sur les cahiers ouverts dans les mairies.

« Il y a en réalité une grande disparité d'avis sur la plupart des sujets, y compris sur des choses qui semblaient évidentes en décembre, comme la fin des 80 km/h ou le référendum d'initiative citoyenne », prévient un conseiller ministériel.
Pas de consensus sur l'ISF

Cette absence de consensus se retrouve aussi sur le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), un des thèmes de justice fiscale les plus commentés sur les ronds-points mais dont Emmanuel Macron a fait une ligne rouge. « On n'a pas d'unanimité sur tout, y compris sur les totems comme l'ISF ou le référendum d'initiative citoyenne », assurent Sébastien Lecornu et Emmanuelle Wargon. Les deux ministres qui pilotent le grand débat font le même constat sur la baisse des impôts. « Quand on regarde ce qui est dit sur la façon de les baisser, où, comment et pour qui, des différences apparaissent », observent-ils.

« Après ce débat, rien ne sera comme avant », assure pourtant Sibeth Ndiaye. La nouvelle porte-parole du gouvernement avance quelques pistes sur les décisions qui pourraient être prises en tirant les enseignements du grand débat. « Les gens ont besoin d'être beaucoup plus associés aux décisions. Il y a aussi un sentiment d'injustice, en matière fiscale notamment, et il faudra qu'on y réponde », explique-t-elle.

Le gouvernement sera-t-il tenté de s'en tenir aux quatre grands thèmes qu'il avait lui-même fixés (écologie, impôts, services publics et démocratie) ou piochera-t-il des idées dans les quatre autres grands sujets librement imposés par les Français (pouvoir d'achat, éducation, emploi et santé-social-intégration) ?
Au moins une mesure « puissante »

C'est Emmanuel Macron qui tranchera. Le chef de l'État devrait annoncer des premières mesures avant le week-end de Pâques. Édouard Philippe promet au moins une disposition qualifiée de « puissante ». D'autres décisions seront prises d'ici l'été, après les élections européennes du 26 mai. Le président veut en effet éviter que le scrutin ne devienne un référendum sur la réponse de l'exécutif au mouvement des gilets jaunes.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Grand débat : l'heure de vérité approche

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 06:24:45

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Grand débat : l'heure de vérité approche
 

 
Emmanuel Macron a bouclé son tour de France des régions jeudi en Corse. Photo LUDOVIC MARIN/AFP
C'est l'acte II du grand débat national. Édouard Philippe va commencer à dévoiler ce que le gouvernement retient de tout ce que les Français ont pu exprimer pendant cette consultation inédite lancée le 15 janvier. La phase de restitution qui débute lundi au Grand Palais à Paris ressemble à un vrai casse-tête pour l'exécutif, alors que la France a connu un 21e samedi de manifestations des gilets jaunes. Le Premier ministre s'exprimera ensuite à l'Assemblée nationale puis au Sénat mardi et mercredi, lors de débats sans vote.

L'exercice est périlleux car les Français sont très sceptiques. Selon un sondage Elabe publié la semaine dernière, 68 % estiment que les doléances exprimées ne seront pas prises en compte, et 79 % que le grand débat ne suffira pas à résoudre la crise.
1,5 million de participants

« La déception serait terrible si tout ceci ne devait accoucher de rien », a prévenu dans nos colonnes Isabelle Falque-Pierrotin, l'ancienne présidente de la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) qui fait partie du collège des cinq garants. Environ 1,5 million de Français ont pris part au grand débat, dont un tiers sur le site, un tiers lors des réunions d'initiative locales, et un tiers sur les cahiers ouverts dans les mairies.

« Il y a en réalité une grande disparité d'avis sur la plupart des sujets, y compris sur des choses qui semblaient évidentes en décembre, comme la fin des 80 km/h ou le référendum d'initiative citoyenne », prévient un conseiller ministériel.
Pas de consensus sur l'ISF

Cette absence de consensus se retrouve aussi sur le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), un des thèmes de justice fiscale les plus commentés sur les ronds-points mais dont Emmanuel Macron a fait une ligne rouge. « On n'a pas d'unanimité sur tout, y compris sur les totems comme l'ISF ou le référendum d'initiative citoyenne », assurent Sébastien Lecornu et Emmanuelle Wargon. Les deux ministres qui pilotent le grand débat font le même constat sur la baisse des impôts. « Quand on regarde ce qui est dit sur la façon de les baisser, où, comment et pour qui, des différences apparaissent », observent-ils.

« Après ce débat, rien ne sera comme avant », assure pourtant Sibeth Ndiaye. La nouvelle porte-parole du gouvernement avance quelques pistes sur les décisions qui pourraient être prises en tirant les enseignements du grand débat. « Les gens ont besoin d'être beaucoup plus associés aux décisions. Il y a aussi un sentiment d'injustice, en matière fiscale notamment, et il faudra qu'on y réponde », explique-t-elle.

Le gouvernement sera-t-il tenté de s'en tenir aux quatre grands thèmes qu'il avait lui-même fixés (écologie, impôts, services publics et démocratie) ou piochera-t-il des idées dans les quatre autres grands sujets librement imposés par les Français (pouvoir d'achat, éducation, emploi et santé-social-intégration) ?
Au moins une mesure « puissante »

C'est Emmanuel Macron qui tranchera. Le chef de l'État devrait annoncer des premières mesures avant le week-end de Pâques. Édouard Philippe promet au moins une disposition qualifiée de « puissante ». D'autres décisions seront prises d'ici l'été, après les élections européennes du 26 mai. Le président veut en effet éviter que le scrutin ne devienne un référendum sur la réponse de l'exécutif au mouvement des gilets jaunes.
Luc CHAILLOT

 

 
 

education Plan pauvreté : Bientôt des repas à un euro dans les cantines

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 05:39:45

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education Plan pauvreté
education Plan pauvreté : Bientôt des repas à un euro dans les cantines
Consacrées à l'enfance, les premières applications concrètes du plan pauvreté sont attendues dans les prochaines semaines.

 
Jusqu'à 10 000 communes pourraient profiter du dispositif.
Près d'un tiers des communes françaises sont concernées. Mesure-phare du plan pauvreté présenté par Emmanuel Macron en septembre dernier, la « cantine à un euro » devrait être lancée avant la fin du mois. C'est ce qu'a annoncé dimanche Christelle Dubos, la secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, dans une interview au Journal du dimanche (JDD).

Le principe ? L'État versera aux communes qui s'engageront dans le dispositif une aide de deux euros par repas - soit près de la moitié du coût moyen estimé à 4,50 euros. De quoi faire baisser significativement la facture pour les familles défavorisées, et surtout garantir à tous les enfants un repas complet par jour. « Dans beaucoup de communes rurales, les cantines n'offrent pas de tarification sociale. Du coup, les familles les plus en difficulté n'y mettent pas leurs enfants », détaille la secrétaire d'État dans les colonnes du JDD.

Jusqu'à 10 000 communes pourraient être concernées par le dispositif.

Autre mesure annoncée en septembre, et qui devrait connaître une concrétisation rapide : les petits-déjeuners gratuits dans les écoles des quartiers en difficulté. « Une mesure de bon sens qui s'attaque aux racines des inégalités » selon Christelle Dubos.
Généralisation du dispositif à la rentrée de septembre

Le dispositif devrait être lancé le mercredi 17 avril avec le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, dans huit académies (dont celles d'Amiens, Toulouse et Montpellier). Il sera ensuite généralisé en septembre.

D'après une étude, 15 % des enfants de familles défavorisées arrivent en classe le ventre vide (contre seulement 7 % pour l'ensemble des élèves). Le président de la République s'en était d'ailleurs ému lors de la présentation du plan pauvreté : « Comment un enfant qui vit dans un logement surpeuplé, a des problèmes de vue que personne n'a remarqués et qui n'a pas pris de petit-déjeuner peut-il apprendre aussi bien que les autres ? », s'était interrogé Emmanuel Macron.

 

 
 

 

Pas de TVA à 0 %, et bientôt plus de déclaration de revenus

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 05:41:51

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Pas de TVA à 0 %, et bientôt plus de déclaration de revenus
Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin se montre réticent à supprimer la TVA sur les produits de première nécessité. Mais il envisage des réformes sur le front de l'impôt sur le revenu.
 

 
Gérald Darmanin réfléchit à rendre l'impôt sur le revenu plus progressif.
Les Français ont beaucoup parlé de leurs problèmes de pouvoir d'achat lors du grand débat mais le gouvernement ne devrait pas toucher à la TVA pour répondre à leurs revendications. Gérald Darmanin estime qu'un taux ramené à zéro sur les produits de première nécessité ne constitue pas le « meilleur moyen de soutenir le pouvoir d'achat ». Le ministre des Comptes publics explique dans un entretien au Journal du dimanche que la baisse de la TVA ne se répercuterait pas forcément au profit du consommateur à cause des marges de la grande distribution.

Par contre, le gouvernement réfléchit à une révision de l'impôt sur le revenu en le rendant plus progressif. « C'est une piste parmi d'autres, comme la suppression de la redevance audiovisuelle, la baisse des impôts de production pour les entreprises ou des droits de succession », confirme Gérald Darmanin. Les députés de la majorité ont proposé d'alléger l'impôt pour les classes moyennes en abaissant les deux premières tranches, une mesure estimée à 1 milliard d'euros.

Le ministre des Comptes publics veut aussi s'attaquer à certaines niches fiscales, qui minent la progressivité de l'impôt. « Elles ne sont pas toutes utiles ni justes », estime-t-il, en rappelant que les niches et autres crédits d'impôt représentent 100 milliards d'euros par an. Gérald Darmanin est opposé en revanche à toute remise en cause de la déduction pour emploi à domicile, « un secteur pourvoyeur d'emplois ».
Une déclaration à validation tacite

En attendant un possible coup de rabot sur les niches fiscales, les contribuables ne seront plus obligés de remplir leur déclaration de revenus à partir de 2020. La fin de ce rituel parfois assimilé à une corvée découle de la mise en place du prélèvement à la source. Les foyers ayant des revenus réguliers n'auront plus besoin de vérifier et de signer leur déclaration préremplie. Elle sera validée tacitement. D'après Bercy, six à huit millions de contribuables seront concernés dès l'année prochaine.

 

 
 

 

L'emploi, grande inconnue de la révolution énergétique

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 05:40:48

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Économie Automobile
L'emploi, grande inconnue de la révolution énergétique
Diesel vilipendé, essence menacée, motorisations hybride et 100 % électrique louangées : la filière automobile a entamé sa mue. Sans qu'il soit aujourd'hui possible de dire si, en France, le ratio entre emplois détruits et emplois créés sera positif.
 

 
Un moteur électrique présenté lors du dernier salon automobile de Genève.
Les chiffres circulent et ils sont inquiétants, concernant l'évolution de l'emploi, en France, dans la filière automobile engagée dans une révolution énergétique sans précédent. Avec, d'un côté, la montée en puissance des motorisations hybride et 100 % électrique, de l'autre, le déclin des motorisations thermiques (diesel et essence). « Mais il serait très hasardeux de s'y fier, avertit Ludovic Party, directeur de PerfoEST, la branche Performance Industrielle du Pôle de compétitivité Véhicule du Futur. Il faut les manier avec beaucoup de précaution et prendre du recul. »

Parmi ces chiffres, il y a ceux d'une étude de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM). Selon elle, « 10 000 à 15 000 postes de la filière diesel, sur 37 500, pourraient être menacés à l'horizon 2030 ». L'actualité semble bien lui donner raison avec l'annonce du japonais Ibiden, en novembre dernier, de fermer son usine (300 emplois) de Courtenay dans le Loiret ou avec celle, plus récente, de l'équipementier allemand Bosch qui pourrait supprimer 300 à 600 postes (sur 1 600) dans son usine de Rodez dans l'Aveyron (fabrication d'injecteurs). Une saignée dramatique au niveau local. En cause : des ventes de véhicules diesel neufs en chute libre.
Diesel : de 47 % à 30 % des immatriculations

Dans l'Hexagone, « elles représentaient 47 % des immatriculations en 2017 contre 30 % en 2018, poursuit Ludovic Party. À terme, elles pourraient tomber à 15 ou 20 %, soit un niveau équivalent à celui de beaucoup d'autres pays européens, mais personne ne peut dire aujourd'hui quels seront le comportement des acheteurs et la vitesse de cette mutation énergétique. Les constructeurs eux-mêmes ont énormément de mal à imaginer le mix essence/diesel/hybride/électrique dans leurs futurs volumes de production. » Si la voiture électrique pèse aujourd'hui 3 % des ventes contre 1,2 % en 2017, « ce pourcentage grimpe à 20 % à l'horizon 2020 dans les scénarios les plus optimistes, mais d'une étude à l'autre, les chiffres varient du simple au double ».
Une usine de batteries en France ?

La fabrication d'un véhicule électrique, c'est un fait, nécessite 40 % de main-d'oeuvre en moins que celle d'un véhicule thermique, mais tout dépend du périmètre que l'on retient. « Si, au moteur électrique, on ajoute l'électronique de puissance et les batteries, le nombre d'emplois mobilisés est équivalent », soupèse le directeur de PerfoEST. Soit, mais encore faut-il que ces emplois soient basés en France... Or c'est l'Asie, notamment la Chine, qui a aujourd'hui le monopole mondial de la fabrication des batteries, lesquelles représentent près de la moitié de la valeur ajoutée des véhicules.

Mi-février, la France s'est officiellement positionnée pour accueillir (à Sochaux dans le Doubs) la première usine française de fabrication de batteries après que le président de la République Emmanuel Macron a annoncé la création d'une filière européenne. Objectif de celle-ci : rivaliser avec l'ogre chinois, grâce à des aides publiques franco-allemandes d'un montant cumulé de 1,8 milliard d'euros.

Ludovic Party ajoute, sans pouvoir avancer de chiffres sur le nombre d'emplois concernés : « En France, sur les 2 500 entreprises recensées dans la filière automobile, on en a identifié une centaine qui pourraient être directement impactées par la baisse du diesel. » Une centaine, c'est 4 % du total, ce qui relativise les craintes d'une hémorragie massive de l'emploi. D'autant que certaines sont déjà engagées dans un processus de diversification ou de reconversion de leurs activités.
Alexandre BOLLENGIER

 

 
 

 

Automobile L'emploi, grande inconnue de la révolution énergétique

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 06:23:21

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L'emploi, grande inconnue de la révolution énergétique
 

 
Un moteur électrique présenté lors du dernier salon automobile de Genève. Photo ER/Alexandre MARCHI
Les chiffres circulent et ils sont inquiétants, concernant l'évolution de l'emploi, en France, dans la filière automobile engagée dans une révolution énergétique sans précédent. Avec, d'un côté, la montée en puissance des motorisations hybride et 100 % électrique, de l'autre, le déclin des motorisations thermiques (diesel et essence). « Mais il serait très hasardeux de s'y fier, avertit Ludovic Party, directeur de PerfoEST, la branche Performance Industrielle du Pôle de compétitivité Véhicule du Futur. Il faut les manier avec beaucoup de précaution et prendre du recul. »

Parmi ces chiffres, il y a ceux d'une étude de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM). Selon elle, « 10 000 à 15 000 postes de la filière diesel, sur 37 500, pourraient être menacés à l'horizon 2030 ». L'actualité semble bien lui donner raison avec l'annonce du japonais Ibiden, en novembre dernier, de fermer son usine (300 emplois) de Courtenay dans le Loiret ou avec celle, plus récente, de l'équipementier allemand Bosch qui pourrait supprimer 300 à 600 postes (sur 1 600) dans son usine de Rodez dans l'Aveyron (fabrication d'injecteurs). Une saignée dramatique au niveau local. En cause : des ventes de véhicules diesel neufs en chute libre.
Diesel : de 47 % à 30 % des immatriculations

Dans l'Hexagone, « elles représentaient 47 % des immatriculations en 2017 contre 30 % en 2018, poursuit Ludovic Party. À terme, elles pourraient tomber à 15 ou 20 %, soit un niveau équivalent à celui de beaucoup d'autres pays européens, mais personne ne peut dire aujourd'hui quels seront le comportement des acheteurs et la vitesse de cette mutation énergétique. Les constructeurs eux-mêmes ont énormément de mal à imaginer le mix essence/diesel/hybride/électrique dans leurs futurs volumes de production. » Si la voiture électrique pèse aujourd'hui 3 % des ventes contre 1,2 % en 2017, « ce pourcentage grimpe à 20 % à l'horizon 2020 dans les scénarios les plus optimistes, mais d'une étude à l'autre, les chiffres varient du simple au double ».
Une usine de batteries en France ?

La fabrication d'un véhicule électrique, c'est un fait, nécessite 40 % de main-d'oeuvre en moins que celle d'un véhicule thermique, mais tout dépend du périmètre que l'on retient. « Si, au moteur électrique, on ajoute l'électronique de puissance et les batteries, le nombre d'emplois mobilisés est équivalent », soupèse le directeur de PerfoEST. Soit, mais encore faut-il que ces emplois soient basés en France... Or c'est l'Asie, notamment la Chine, qui a aujourd'hui le monopole mondial de la fabrication des batteries, lesquelles représentent près de la moitié de la valeur ajoutée des véhicules.

Mi-février, la France s'est officiellement positionnée pour accueillir (à Sochaux dans le Doubs) la première usine française de fabrication de batteries après que le président de la République Emmanuel Macron a annoncé la création d'une filière européenne. Objectif de celle-ci : rivaliser avec l'ogre chinois, grâce à des aides publiques franco-allemandes d'un montant cumulé de 1,8 milliard d'euros.

Ludovic Party ajoute, sans pouvoir avancer de chiffres sur le nombre d'emplois concernés : « En France, sur les 2 500 entreprises recensées dans la filière automobile, on en a identifié une centaine qui pourraient être directement impactées par la baisse du diesel. » Une centaine, c'est 4 % du total, ce qui relativise les craintes d'une hémorragie massive de l'emploi. D'autant que certaines sont déjà engagées dans un processus de diversification ou de reconversion de leurs activités.
Alexandre BOLLENGIER

 

 
 

Ensisheim : Inauguration chez Actemium

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 04:09:26

© L'alsace, Jeudi le 04 Avril 2019
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Ensisheim : Inauguration chez Actemium

 
Le maire Michel Habig (au centre) a visité les ateliers en compagnie des responsables de l'entreprise. Photo DNA
Installée depuis 1969 à Kingersheim, après avoir été créée quatre ans plus tôt à Mulhouse, l'entreprise Electricité Industrielle de l'Est (EIE), qui a rejoint la marque Actemium (qui fait partie du groupe Vinci Énergies Industrie), a déménagé depuis quelques mois à Ensisheim, dans des nouveaux locaux, plus adaptés, pour lui permettre le développement de ses capacités de production et de montage.

Cent trente personnes travaillent sur le nouveau site d'Actemium qui a été inauguré, mercredi 3 avril, en présence notamment de Michel Habig, le maire d'Ensisheim et président de la Communauté de communes du Centre Haut-Rhin, de ses vice-présidents Gilbert Vonau et Jean-Pierre Widmer, d'Éric Thoumelin, le responsable du développement de l'ADIRA, d'Hervé Adam, le directeur général de Vinci Énergies, de Vincent Bouffard son directeur-adjoint, de Didier Frey, le directeur général du Pôle Vinci-Energies France Industrie Nord-Est et de Dominique Stoltz, le directeur d'Actemium.
« Aujourd'hui un partenaire de l'industrie 4.0 »

Devant le personnel et les invités, Gaston Wurger, le président d'EIE et directeur de Vinci Énergies France Industrie Nord-Est, a rappelé l'histoire de l'entreprise spécialisée dans l'ingénierie et la conception d'installation et d'armoires électriques, la maintenance en particulier pour l'industrie automobile. « L'entreprise a subi de plein fouet la crise automobile de 2009 et a ensuite évolué vers des offres de plus en plus ensemblières tout en intégrant toute l'évolution liée à Internet, les objets connectés, pour être aujourd'hui un partenaire de l'industrie 4.0 pour nos clients. Ces évolutions ont permis à Actemium de devenir une belle entreprise au sein de Vinci Énergies France avec une activité de 20 millions d'euros et nos offres ensemblières nécessitent aujourd'hui des capacités de production et de montage qui nous faisaient défaut à Kingersheim », a-t-il souligné .

Les nouveaux locaux où Axians, une autre marque de Vinci Énergies, s'est aussi installée, représentent 1700m2 de bureaux et 3400m2 d'ateliers pour un investissement de 4,4 millions d'euros. Le site permet également une meilleure accessibilité et capacité de parking. « Un bâtiment qui se veut résolument moderne et tourné vers le futur avec un grand niveau environnemental », a encore salué Gaston Wurger avant de passer la parole à Michel Habig.

Le maire Michel Habig a souhaité la bienvenue à Actemium avant de rappeler qu'il a fallu près de 20 ans pour voir se concrétiser ce projet de Parc d'activités de la Plaine d'Alsace entre Ensisheim et Réguisheim qui doit s'étendre sur une centaine d'hectares. « En 2 ans et demi, 13 hectares ont déjà été aménagés et commercialisés avec 250 emplois sur site immédiatement et 425 à terme. 27 hectares sont en cours d'aménagement dont un lot de 18,5 hectares précommercialisé pour l'accueil de Delticom, un géant allemand de l'e-commerce de pneumatiques, et la création de 300 emplois. Il reste encore 60 hectares à aménager. »

Outre Actemium et en attendant Delticom, les entreprises Paredes, Inter-logistic et Bubendorff se sont déjà installées dans ce nouveau parc d'activités unique en Alsace, qui sera directement relié à l'A35 toute proche avec la liaison routière qui doit être aménagée en 2020 par le Département du Haut-Rhin.
Jean-Alain HAAN À NOTER L'inauguration du site Paredes aura lieu le 23 mai, celle d'Inter-logistic le 7 juin et la pose de la première pierre du site Delticom le 3 juin.

 

 
 

 

Maurer Tempé : tous actionnaires

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 05:43:31

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boucherie-charcuterie
Maurer Tempé : tous actionnaires
Les boutiques n'ayant pas survécu, les produits de charcuterie traiteur Maurer Tempé ne seront plus commercialisés qu'en grandes surfaces. Récit d'une renaissance, à Kingersheim, où les 103 salariés sont désormais actionnaires de la nouvelle société coopérative.
 

 
Le projet de reprise en société coopérative de Maurer Tempé s'accompagne d'un plan de 16 embauches et d'un investissement de 1,8 million d'euros sur deux ans à Kingersheim.
Une Scop. C'est au statut de la société coopérative et participative, qui veut que les salariés sont aussi les actionnaires de leur entreprise, que Maurer Tempé doit son salut. La recette n'est pas miraculeuse, comme en témoigne le sort réservé au réseau des 13 boucheries de la marque qui a été liquidé, le personnel n'ayant pas souhaité injecter ses indemnités de licenciement dans le projet de reprise.

L'usine de production de Kingersheim et, à travers elle, la marque Maurer Tempé, aurait connu le même sort si plus d'une centaine de salariés, sur un total de 130, n'avait pas répondu favorablement à la proposition de Mathieu Rouillard, jusqu'alors directeur commercial et marketing.

L'idée d'une reprise en Scop a été soufflée lors d'une audience de la chambre commerciale du tribunal de grande instance. Elle a fait son chemin et séduit le personnel. Les responsables de l'Union régionale des Scop Grand Est ont simultanément jugé le projet économiquement viable et l'ont validé.
Collégialité dans les décisions stratégiques

Voilà donc Maurer Tempé Alsace qui renaît avec un budget de 5 millions d'euros, dont plus de 1 million apporté par les salariés, mais aussi le soutien de banques. « Ce n'est pas une reprise a minima puisque nous allons investir 1,8 million d'euros en deux ans pour moderniser l'outil de production, notamment gagner en automatisation », souligne Mathieu Rouillard, aujourd'hui PDG de la Scop.

Symbole de la philosophie nouvelle qui règne dans l'entreprise, il ne s'installera pas dans le bureau de son prédécesseur, Dominique Bigard, au fond d'un long couloir sombre. Il prendra place dans un bureau situé entre l'atelier et la cantine, histoire de demeurer disponible et d'entretenir la flamme coopérative naissante.

« Nous sommes dans une démarche d'intelligence collective. Je veux impulser le changement par et pour les salariés. Car si on fait la même chose qu'avant, on arrivera au même endroit. Derrière le projet d'entreprise, il y a le projet humain, insiste-t-il. Les salariés associés élisent un conseil d'administration que j'ai voulu le plus large possible, avec 17 membres. Après des années de silence, c'est l'occasion d'entrer dans une démarche plus participative. »

Chez Maurer Tempé, le changement passera par une plus forte automatisation, une collégialité dans les décisions stratégiques, la mise en oeuvre d'indicateurs de production, une communication axée sur la qualité des produits et le made in Alsace... « Notre philosophie est de communiquer sur nos initiatives et nos projets. Le consommateur doit comprendre et pouvoir arbitrer entre une PME ancrée dans son territoire et les multinationales. En pensant à nous, les clients doivent penser Alsace », plaide Mathieu Rouillard.
Diversification

« L'objectif de la Scop n'est pas d'être moyen ou de rattraper le retard. Pour exister, il faut être très bons. Sur le marché de la charcuterie, ceux qui n'évoluent pas régressent. Si on baisse le taux de sel et que l'on propose des produits plus labellisés, parfois même sans additifs, on est sur un secteur de marché en progression de 8 %. C'est bien pour cela que le chiffre d'affaires 2018, à 22,8 millions d'euros, a progressé de 2,3 %. »

Cette progression qualitative doublée d'une diversification des activités doivent permettre à l'entreprise de gommer la traditionnelle période creuse d'activité d'avril à fin août. « La tarte gourmande, sans additif ni colorant et à taux de sel ajusté, voilà le modèle vers quoi on tend. Si nous gagnons de nouveaux clients en Champagne-Ardenne, en région parisienne, en Rhône-Alpes, c'est parce que nous avons une valeur ajoutée. Sans cela, la grande distribution ne vous considère pas », assure Mathieu Rouillard. À la tête d'une entreprise dont le personnel a retrouvé le sourire, il est décidé à relever le défi.
Laurent BODIN Nos vidéo et diaporama sur ww.dna.fr

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Union des entreprises de proximité (U2P) : Alain Griset pour « un cercle vertueux »

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 05:46:22

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Économie
Union des entreprises de proximité (U2P) : Alain Griset pour « un cercle vertueux »
En visite ce vendredi à Sélestat, le président de l'Union des entreprises de proximité (U2P), Alain Griset, a exposé sa vision pour favoriser l'animation des centres-villes.

 
Alain Griset (3e en partant de la gauche) a notamment visité la Bibliothèque humaniste de Sélestat.
Alain Griset, président national de l'Union des entreprises de proximité (U2P), était ce vendredi en Alsace pour une journée d'échanges avec les acteurs économiques et politiques locaux. L'occasion de débattre avec eux des actions menées pour l'animation et la réhabilitation du centre-ville sélestadien et de visiter la Bibliothèque humaniste. Entretien.

Quels sont les leviers sur lesquels les politiques peuvent s'appuyer en faveur des entreprises de proximité ?

Il faut d'abord une cohérence dans les politiques menées par les élus. On ne peut pas dynamiser un centre-ville d'un côté et implanter des enseignes de grande distribution dans les périphéries de l'autre. Il faut une politique globale, qui comprend entre autres le stationnement et l'attractivité, compatible avec le rôle des entreprises. Cela permettra aux communes d'entrer dans un cercle vertueux. D'ailleurs, à l'U2P, nous le remarquons : les communes qui marchent sont celles qui arrivent à entretenir ce cercle vertueux.

Quel est, selon vous, le rôle que doivent avoir les commerces dans l'animation des centres-villes ?

Nos collègues commerçants le savent bien : les consommateurs ont des comportements d'achat qui évoluent. Ils doivent donc évoluer dans leur métier, non pas comme eux le pensent, mais par rapport à ce que le client veut qu'ils fassent. Cela passe notamment par de la coopération entre les enseignes plutôt que la concurrence, des opérations de communication en commun. Une piste : celui qui veut être seul dans son coin n'est jamais gagnant.

Quelles sont les spécificités de l'Alsace en ce qui concerne les entreprises de proximité ?

J'ai souvent pris en exemple sur ce qui se faisait ici auprès de mes collègues pour qu'ils l'appliquent dans la « France de l'intérieur ». On voit bien qu'il y a ici une culture de l'entreprise, une proximité avec les élus qui ont bien compris l'intérêt d'avoir un tissu économique qui se développe. L'un des principaux problèmes en Alsace, c'est pour beaucoup un souci de recrutement. La conséquence, c'est qu'il y a un manque de personnel qualifié et c'est sans aucun doute un frein au développement économique.
Propos recueillis par Luc SORGIUS

 

 
 

 

Fessenheim : l'unité de production n° 1 reconnectée au réseau

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 05:45:14

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ÉNERGIE
Fessenheim : l'unité de production n° 1 reconnectée au réseau
 

 
L'unité de production n° 1 de la centrale nucléaire de Fessenheim a été reconnectée au réseau électrique national samedi 6 avril à 20 h 30, a annoncé EDF. Le réacteur avait été mis à l'arrêt le 1er avril pour réaliser une intervention sur une vanne sur laquelle avait été constaté un dysfonctionnement.

Cet événement avait été déclaré à l'Autorité de Sûreté Nucléaire le 3 avril au niveau 0 de l'échelle INES (qui en compte 7).

 

 
 

 

Fessenheim L'unité de production n°1 reconnectée

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 06:21:16

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Fessenheim L'unité de production n°1 reconnectée

L'unité de production n°1 de la centrale nucléaire de Fessenheim a été reconnectée au réseau électrique national samedi à 20 h 30, a annoncé EDF. Le réacteur avait été mis à l'arrêt le 1er avril pour réaliser une intervention sur une vanne sur laquelle avait été constaté un dysfonctionnement. Cet événement avait été déclaré à l'Autorité de Sûreté Nucléaire le 3 avril au niveau 0 de l'échelle INES (qui en compte 7).
Tieffenbach Un détenu évadé interpellé hier matin

Un détenu évadé du centre d'Oermingen a été interpellé hier matin vers 9 h 30 par les gendarmes à Tieffenbach, à proximité de la gare. C'est un riverain qui a prévenu les gendarmes suite à l'appel à témoin lancé dans la soirée. L'homme de 37 ans avait profité d'une sortie en groupe en forêt, dans le secteur de La Petite-Pierre, pour s'évader. Il participait à cette promenade en milieu ouvert en compagnie de deux autres détenus et sous la surveillance d'un accompagnateur. Lors de ces sorties, « les détenus ne sont entravés d'aucune manière », a précisé le procureur de Saverne, Philippe Vannier.

 

 
 

Sierentz Environnement : Forte mobilisation pour l'acte II des marches citoyennes

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 05:47:51

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Sierentz  Environnement
Sierentz Environnement : Forte mobilisation pour l'acte II des marches citoyennes
« Les records sont faits pour être battus ». C'est en ces termes que s'est exprimée Audrey Mosimann dimanche à l'heure de l'Acte II des « marches citoyennes de Sierentz ».

 
Un groupe de plus en plus nombreux...
Il est vrai que le collectif « Sierentz Ville Propre » en partenariat avec le groupe « Sierentz pour notre environnement et notre futur « a pu mobiliser quelque 54 personnes, jeunes et moins jeunes, parents et enfants (contre 41 fin février), autour d'une action visant à ramasser déchets et détritus sur les grands axes de la localité. Au final, ce ne sont pas moins de 52 sacs-poubelles de 25 litres - contre une quarantaine pour le lancement - qui ont été remplis par les petites mains de Sierentz.

André Beck s'est à nouveau astreint à un nettoyage des abords de la contournante nord-est, « trop bien sollicitée par les incivilités, liées à discothèque ou à la restauration rapide ». Plusieurs dizaines de petites bouteilles de verre, des centaines de canettes alu, d'innombrables paquets de cigarettes, une hache et deux cartes bleues ont été récupérées. « Au départ de la zone artisanale, on s'était fixé comme but de remonter la voie rapide jusqu'à la hauteur de la station d'épuration. On s'est montré trop ambitieux. On est juste arrivé au bassin de retenue, plus en amont ». Une autre organisatrice, Marina Sanchez, les enfants et leurs parents ont fait une incursion au centre-ville. L'aire de stationnement du covoiturage non loin de la bretelle autoroutière a été confiée à Régis Beley. Une dizaine de sacs remplis, une piscine en plastique, des jouets usagés : « la moisson a été bonne ». Raphaël Haas et son équipe se sont affairés le long du talus de la ligne de chemin de fer, « déçus par tous ces voyageurs sans doute pressés de se défaire d'emballages divers et de facto ne respectant en rien l'environnement traversé ».

Quant aux participants, Charles a fait le déplacement depuis Magstatt-le-Bas, « tout simplement l'environnement, sa préservation sont des sujets qui doivent tous nous préoccuper ». Le Sierentzois Pierre reviendra « plus motivé que jamais et heureux de cet esprit citoyen baigné de convivialité. C'est remarquable ». Raphaël, déjà présent lors de la première sensibilisation, se montre un peu dépité, un rien dubitatif : « on ramasse, on ramasse encore. Et il n'y en a pas moins. Que faire pour bousculer les comportements ? ». Pour la jeune Priscilla, « je suis venu ramasser des papiers et je suis repartie avec une photo de Miss France ». Delphine Wespiser, la fille du pays, accompagnée de sa meilleure amie Maud Pisa, Miss Lorraine 2011, « a souhaité répondre à l'invitation » lancée par son meilleur ami, porteur de ce projet, « et le soutenir ».

Sur le parking de Weldom, partenaire du collectif, il restait, peu avant les douze coups de midi et après le verre de l'amitié offert par Hopla Boissons, aux six vaillants organisateurs à trier les sacs. « La tâche la plus ingrate, on souhaitait déjà le faire lors des différents parcours avec des sacs de couleur différentes mais face aux déchets, on a été contraint de laisser tomber », explique Régis Beley, car les bouteilles alu sont recyclées par « Laurent Canettes » à Sierentz au profit d'enfants malades, celles en verre vont rejoindre les containers de SLA placés sur la Place Dreyfus. La commune de Sierentz complétera quant à elle cette chaîne du traitement pour le restant.
PBM

 

 
 

 

À la reconquête des centres-villes

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 06:12:57

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À la reconquête des centres-villes
 

 
Saverne, où le taux de vacance des commerces est de 7 %, est inscrite au plan gouvernemental Action coeur de ville.

Photo DNA/Guillaume ERckert

Bail à céder. Visible sur les vitrines de commerces, l'inscription est la manifestation la plus évidente du phénomène de dévitalisation des centres-villes de villes moyennes. Un cercle vicieux qui conjugue les fermetures de commerces de proximité, l'émergence de zones commerciales périphériques, le vieillissement du parc immobilier de centre-ville et une offre de mobilités souvent insuffisante... pour conduire à un exode des populations.

À Saverne, la population des ménages au centre-ville a, par exemple, chuté de 2,9 % entre 2011 et 2016, contre 0,93 % pour l'ensemble de la ville. Et le territoire enregistre un important taux de fuite des chalands, attirés par les zones commerciales périphériques de Sarrebourg ou Vendenheim. « Notre centre-ville se dépeuple », résume le maire Stéphane Leyenberger pour lequel la principale problématique, « enjeu des quinze prochaines années », porte sur la qualité dégradée de l'habitat. « On assiste a des phénomènes de marchandage de sommeil », déplore-t-il.
Sans habitants, pas de commerces

« Il faut absolument rénover au moins une partie de notre parc », relève également Francis Kleitz, le maire de Guebwiller pour lequel « la ville a beaucoup d'atouts, mais elle a besoin d'être modernisée ». À commencer par ses friches, héritées d'un riche patrimoine industriel, qui nécessitent des programmes de rénovations. Dans cette commune haut-rhinoise qui comprend 30 % de logements sociaux et présente une faible mixité sociale en son coeur, le taux de vacance des logements est de 15 %. Or sans habitants, pas de commerces et de services. Et réciproquement. C'est là toute la difficulté du phénomène.

« Depuis deux ans, les chambres de commerce tirent la sonnette d'alarme sur la problématique des centres-villes », rappelle Aziz Derbal, directeur du commerce à la CCI Alsace Eurométropole. « Les habitants du centre-ville sont les premiers clients des services et commerces de proximité. Il faut redonner aux gens l'envie d'y vivre en réinvestissant l'habitat, les infrastructures, le commerce... », plaide-t-il.

En Alsace, sur l'impulsion de la CCI, plusieurs diagnostics ont déjà été engagés ces deux dernières années dans différentes communes pour « identifier les facteurs de dynamisation des centres-villes et les faiblesses du territoire ». C'est que pour reconquérir le centre-ville, « il y a du boulot ! », résume le maire de Guebwiller.

En décembre 2017, le gouvernement a décidé de prendre le problème à bras-le-corps en lançant un plan national baptisé Action coeur de ville. Il s'agit de proposer une réponse coordonnée des acteurs publics et privés pour redynamiser les centres-villes des villes moyennes. 222 communes ont ainsi été retenues en mars 2018, dont quatre en Alsace : Saverne, Haguenau, Guebwiller et Colmar.

« Cela pousse les villes à avoir une réflexion stratégique sur le sujet », analyse Alain Christophel, manager du centre-ville de Haguenau. Importée des pays anglo-saxons, cette fonction est justement dédiée à l'élaboration d'une stratégie de commerce et d'attractivité pour les centres-villes. Ces dernières années, elle essaime en France et en Alsace. À Haguenau, précurseur en la matière, Alain Christophel a été nommé il y a une dizaine d'années. « On a déjà fait beaucoup de choses, retrace-t-il. Mais si on peut aller plus vite et plus fort... » Parmi les points de vigilance pour lesquels l'aide de l'État est la bienvenue à Haguenau : le taux de vacance de l'habitat du centre-ville qui progresse pour atteindre 12,5 %.
« On sent les services de l'État mobilisés »

Nécessaire, le coup de pouce de l'État est unanimement salué. « C'est quand même la première fois qu'au niveau de l'État, on s'intéresse aux villes moyennes », se félicite le maire de Saverne. Action coeur de ville prévoit la signature de conventions de revitalisation sur cinq ans. Il faut du temps pour inverser la tendance. Mais un an après l'annonce des communes sélectionnées, les premiers effets se font sentir.

« On sent les services de l'État mobilisés, cela facilite les démarches », estime Francis Kleitz. À Guebwiller, deux diagnostics dédiés au commerce et à l'habitat ont été engagés, financés en partie via ce programme. D'ici la fin de l'année, la commune verra débuter les attendus travaux de réhabilitation de son joyau néoclassique : l'église Notre-Dame. Une première tranche d'un montant de 1,25 million d'euros pour laquelle la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) a consenti à accorder une subvention de 500 000 euros. « Sans cette subvention, il est probable que le chantier ait encore été repoussé », estime Francis Kleitz, pour lequel il ne fait nul doute que la carte de visite Action coeur de ville a facilité l'attribution de cette subvention.

Le maire de Colmar, qui décrit l'inscription au plan Action coeur de ville comme « un label de qualité » va plus loin encore. « Cela rend éligible certains dossiers qui ne l'étaient pas », assure Gilbert Meyer. Le maire en veut pour preuve une subvention de 80 000 EUR récemment accordée par le Fonds d'intervention pour la sauvegarde de l'artisanat et du commerce (Fisac). Une première demande avait été déposée avant l'obtention de ce « label » et s'était soldée par un refus.
Pas de lignede budget supplémentaire

Avec « plus de 5 milliards d'euros mobilisés sur cinq ans », annoncés par le gouvernement, la manifestation d'intérêt de l'État a de quoi enthousiasmer. Mais « on a été un peu refroidis en constatant qu'il n'existait aucune ligne de budget supplémentaire, nuance le maire de Saverne. Les 5 milliards annoncés sont fléchés vers des dispositifs déjà existants. Il n'y a pas un centime de plus. C'est un peu de l'habillage ».

En septembre 2018, Saverne lançait avec l'Agence nationale de l'habitat, l'un des partenaires du plan Action coeur de ville, une opération programmée d'amélioration de l'habitat de renouvellement urbain (Opah Ru). Action coeur de ville ou non, l'opération aurait été conduite, mobilisant les mêmes fonds, des mêmes partenaires, estime le maire.

Ce plan gouvernemental ne fait pas de miracles, mais joue clairement un rôle d'accélérateur. Et les villes sélectionnées entendent être prioritaires. « Quand il existe de tels dispositifs, il vaut mieux être dedans que dehors », tranche Stéphane Leyenberger.
Textes : Hélène DAVID

 

 
 

MULHOUSE Rando nocturne : 3500 dans la nuit

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 05:48:55

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Rando nocturne
MULHOUSE Rando nocturne : 3500 dans la nuit
Nouveau record d'affluence, samedi soir à Mulhouse, pour la 14e édition de la Rando de nuit organisée par le Club vosgien Mulhouse et crêtes. Elle a rassemblé plus de 3500 participants pour une grande balade sous les ponts mulhousiens.

 
Une douzaine de ponts mulhousiens ont servi d'étapes à la randonnée nocturne. Photo
Toujours aussi populaire, la Rando de nuit mulhousienne est une manifestation originale qui permet de découvrir la ville, son patrimoine et le cadre de vie de ses habitants au gré d'un parcours nocturne d'une dizaine de kilomètres. Nocturne, urbaine et familiale, cette manifestation est devenue incontournable depuis son lancement, il y a 13 ans déjà.

Après les parcs et jardins, thème de la précédente édition, celle de cette année avait pour fil rouge « les ponts qui relient les hommes ». Et à Mulhouse, ce ne sont pas les ponts qui manquent, en particulier ceux qui enjambent les eaux de l'Ill et la Doller, ceux des Bonnes gens, des grands hommes, Foch, Wilson, Clemenceau, de la Fonderie, le fameux Pont chinois, celui du nom de Charles-Stoessel, édifié en 1966, sans oublier ceux des Fabriques, de Strasbourg, d'Altkirch ou Anna-Schoen et d'autres, au total une douzaine comme autant de repères historiques ou géographiques.
Une partie de la nuit sous les ponts

Alors samedi, quelque 3 500 marcheurs, hommes et femmes de tous âges ont passé une partie de la nuit sous les ponts mulhousiens.

Le traditionnel rappel des règles de sécurité a été effectué par Thierry Schlawick, président du Club vosgien Mulhouse et crêtes. Avant l'heure du départ, des gilets jaunes manifestant dans la bonne humeur ont généré quelques brouhahas, puis cédé la place à d'autres gilets jaunes, ceux des bénévoles de l'organisation. Munis d'un petit souvenir clignotant et de la carte du parcours distribué par la Ville de Mulhouse, les marcheurs ont formé une vaste ruée au départ de la place de la Réunion. L'aventure nocturne réservait aussi une halte rafraîchissement au stade de l'Ill et un final au centre-ville pour une collation bien méritée.

La randonnée a été appréciée par tous, comme Christine, de Pfastatt, le célèbre « c'est beau une ville la nuit ». Avis partagé par Michel, Christine et leurs enfants qui participent « chaque année. Dès que nous connaissons la date, nous la réservons sur notre calendrier. Nous aimons beaucoup cet esprit bon enfant et populaire, rencontrer des gens, papoter, découvrir des rues, des quartiers que nous ne connaissons pas ».

Une manifestation que ne manquerait pour rien au monde Jean-Claude Mac Freppel, alias le Lord of Glencoe, un homme en kilt qui ne manque pas de souffle et accompagne chaque année la randonnée au son de sa cornemuse, avec un répertoire éclectique allant de La Marseillaise aux Lacs du Connemara... Cette année, la balade urbaine s'est trouvé un nouveau refrain, « ainsi pont, pont, pont, la petite rando de nuit »...
Texte : Jean-Marie VALDERPhotos : Darek SZUSTER

 

 
 

 

Colmar fête le printemps Ouverture dominicale des commerces : Est-ce la bonne recette?

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 05:54:31

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Colmar fête le printemps Ouverture dominicale des commerces
Colmar fête le printemps Ouverture dominicale des commerces : Est-ce la bonne recette?
L'ouverture dominicale des commerces qui accompagne la grande manifestation printanière à Colmar, n'a pas vraiment trouvé le succès. Multiplier ce type d'initiative est-ce la bonne formule?

 
Rue des Clés, du monde mais peu de commerces ouverts.
Il y avait du monde ce week-end dans les rues du centre-ville de Colmar. Beaucoup le samedi, un peu moins le dimanche même si l'affluence était encore considérable hier jusqu'en fin d'après-midi. Sans le moindre doute, les marchés de Pâques font-ils l'affaire des tour-opérateurs qui trouvent là un prétexte supplémentaire pour conduire leurs touristes vers la cité de Bartholdi et y passer une journée ou quelques heures. Rien à voir avec les marchés de Noël et ses hordes qui se pressent dans les artères de la vieille ville mais tout de même... Affaire à suivre !

Le regain d'affluence était donc très net dès le premier week-end de Colmar fête le printemps. La météo clémente samedi a cependant laissé la place à la grisaille ce dimanche. Une fine pluie incessante a certainement dissuadé plusieurs commerçants qui comptaient ouvrir encore la veille. L'un dans l'autre, à l'image des autorisations précédentes qui se situent hors le mois de décembre, un nombre réduit de boutiques ont saisi l'occasion pour tenter de faire des affaires supplémentaires au gré de la bonne volonté municipale. L'association des Vitrines de Colmar annonçait plus d'une soixantaine d'ouvertures. Mais le compte n'y était pas. Dans la rue des Clefs, il y avait autant sinon plus de rideaux baissés que de portes ouvertes. Le scénario était quasi identique dans les autres axes fréquentés par les touristes.
«En profiter pour acheter deux ou trois trucs, ça ne gâche rien»

«Ceux qui avaient ouvert ont eu du monde» commente Vincent Houllé, président de l'association de commercants. Lui-même avait ouvert les coinq points de vente de chaussures qu'il gère. «En fin de journéee, le chiffre n'était pas exceptionnel mais bon» indique-t-il.

Oskar, venu avec un groupe de Suisse ne se formalisait pas. « On est là pour voir la ville et les décors de Pâques. C'est très joli. Le fait que les magasins soient ouverts ou fermés n'a que peu d'importance. En revanche, on se serait bien passé du parapluie ». Plusieurs jeunes Chinois auraient quant à eux préféré pouvoir faire davantage d'emplettes dans les commerces, notamment d'habillement, s'accordent-ils.

Cette dame venue de Lorraine avec ses enfants était du même avis. « Quand on peut profiter de la visite pour acheter deux ou trois trucs ca ne gâche rien » argumente-t-elle même si elle n'a pas regretté le déplacement. La mini-ferme a beaucoup plu à ses deux filles qui s'émouvaient de l'action de la pluie sur la laine des Alpaga et des lamas. D'autres, venus pour assister au concert d'ouverture du festival ou à celui de Saint-Matthieu en fin d'après-midi, ne savaient même pas que les commerces pouvaient ouvrir. Donc, aucune deception de leur côté.

Dimanche prochain sera le troisième de cette année à bénéficier d'un arreté municipal autorisant l'ouverture. Avec les quatre de décembre cela fait sept dimanches (un tiers) en l'espace de quatre mois.
J-L.W. Tout le programme de Colmar fête le printemps sur www.printemps-colmar.com

Tout le programme de Colmar fête le printemps sur www.printemps-colmar.com

 
 

 

Colmar Ouverture dimanche Est-ce la bonne recette ?

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 06:38:07

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Colmar Ouverture dimanche Est-ce la bonne recette ?
 

 
Rue des Clefs, du monde mais peu de commerces ouverts. Photo DNA/J.-L. W.
Il y avait du monde ce week-end dans les rues du centre-ville de Colmar. Beaucoup le samedi, un peu moins le dimanche même si l'affluence était encore considérable hier jusqu'en fin d'après-midi.

Sans le moindre doute, les marchés de Pâques font-ils l'affaire des tour-opérateurs qui trouvent là un prétexte supplémentaire pour conduire leurs touristes vers la cité de Bartholdi et y passer une journée ou quelques heures. Rien à voir avec les marchés de Noël et ses hordes qui se pressent dans les artères de la vieille ville mais tout de même... Affaire à suivre !

Le regain d'affluence était donc très net dès le premier week-end de « Colmar fête le printemps ». La météo clémente samedi a cependant laissé la place à la grisaille ce dimanche. Une fine pluie incessante a certainement dissuadé plusieurs commerçants qui comptaient ouvrir encore la veille. L'un dans l'autre, à l'image des autorisations précédentes qui se situent hors le mois de décembre, un nombre réduit de boutiques a saisi l'occasion pour tenter de faire des affaires supplémentaires au gré de la bonne volonté municipale.
Une soixantaine d'ouvertures

L'association des Vitrines de Colmar annonçait plus d'une soixantaine d'ouvertures. Mais le compte n'y était pas. Dans la rue des Clefs, il y avait autant sinon plus de rideaux baissés que de portes ouvertes. Le scénario était quasi identique dans les autres axes fréquentés par les touristes.

« Ceux qui avaient ouvert ont eu du monde », commente Vincent Houllé, président de l'association de commerçants. Lui-même avait ouvert les cinq points de vente de chaussures qu'il gère. « En fin de journée, le chiffre n'était pas exceptionnel mais bon », indique-t-il.

Oskar, venu avec un groupe de Suisses, ne se formalisait pas. « On est là pour voir la ville et les décors de Pâques. C'est très joli. Le fait que les magasins soient ouverts ou fermés n'a que peu d'importance. En revanche, on se serait bien passé du parapluie. »

Plusieurs jeunes Chinois auraient quant à eux préféré pouvoir faire davantage d'emplettes dans les commerces, notamment d'habillement, s'accordent-ils.

Cette dame venue de Lorraine avec ses enfants était du même avis. « Quand on peut profiter de la visite pour acheter deux ou trois trucs ça ne gâche rien », argumente-t-elle même si elle n'a pas regretté le déplacement.

La mini-ferme a beaucoup plu à ses deux filles qui s'émouvaient de l'action de la pluie sur la laine des alpagas et des lamas.

D'autres, venus pour assister au concert d'ouverture du festival ou à celui de Saint-Matthieu en fin d'après-midi, ne savaient même pas que les commerces pouvaient ouvrir. Donc, aucune déception de leur côté.

Dimanche prochain sera le troisième de cette année à bénéficier d'un arrêté municipal autorisant l'ouverture. Avec les quatre de décembre, cela fait sept dimanches (un tiers) en l'espace de quatre mois.
J-L.W. SE RENSEIGNER Tout le programme de Colmar fête le printemps sur www.printemps-colmar.com

 

 
 

Ungersheim Ecomusée et arboriculture : Bourse aux greffons

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 05:49:35

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Ungersheim  Ecomusée et arboriculture
Ungersheim Ecomusée et arboriculture : Bourse aux greffons
Comme chaque année à l'orée du printemps, la Fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin procédait à une distribution gracieuse de greffons à l'Écomusée.

 
Le président Pierre Bader (au milieu), les arboriculteurs du département soignent les 230 arbres fruitiers de l'Écomusée.
Pierre Bader, président départemental des arboriculteurs philosophait : « Pour moi, il est difficile d'imaginer un jardin sans arbre fruitier. Obtenir des beaux fruits toute l'année, c'est possible. De nos jours, il existe différents types d'arbres, de toutes sortes et pour toute superficie. A chaque recoin plante un arbre, porte lui des soins, il te le rendra bien... »

Le président avait mobilisé quelques arboriculteurs du département pour distribuer des greffons de fruitiers, provenant du verger conservatoire de l'Écomusée. Un verger qui compte 210 variétés (!) pour 230 arbres, essentiellement des pommiers. Et, alors que sur la passerelle à l'entrée de l'Écomusée, un groupe d'arboriculteurs distribuait les greffons, au sein du musée, dans la « Maison de Steinbrunn » qui est aussi celle des arboriculteurs, un autre groupe proposait des démonstrations de greffage. De très nombreux visiteurs n'ont pas manqué l'occasion pour dialoguer avec les experts, bénéficier de leurs conseils, s'intéresser aux livres et revues sur les arbres et vergers d'Alsace. Enfin, cerise sur le gâteau, les arboriculteurs offraient aussi des scions de pommiers. Des scions qui d'ici quelques dizaines d'années, métamorphosés en pommiers, feront la joie de tous. Comme quoi, le bonheur est bel et bien dans le pré, ou plus exactement dans le verger !
dw Contact : Fédération des Arboriculteurs du Haut-Rhin à l'Écomusée d'Alsace BP 71 Ungersheim (68 190) www.fedearbo68.com

Contact : Fédération des Arboriculteurs du Haut-Rhin à l'Écomusée d'Alsace BP 71 Ungersheim (68 190) www.fedearbo68.com

 
 

 

Château du Hohlandsbourg Premier week-end d'ouverture en 2019 : Suivez le guide

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 05:51:58

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Château du Hohlandsbourg Premier week-end d'ouverture en 2019
Château du Hohlandsbourg Premier week-end d'ouverture en 2019 : Suivez le guide
Le château du Hohlandsbourg a rouvert ses portes samedi. Sur le thème « Au temps de la Renaissance », de nombreuses animations feront vivre la forteresse cette saison. Rencontre avec Yvon Ehrhart qui officie là en tant que guide pour la 4e année.

 
Yvon Ehrhart entame sa quatrième saison en tant que guide au château de Hohlandsbourg.
Alors que le château du Hohlandsbourg a rouvert ses portes au public, le guide Yvon Ehrhart, 55 ans, entame sa quatrième saison. « J'ai passé 25 années dans l'industrie. Après un plan social, comme je suis membre de la Société d'histoire d'Eguisheim et que je faisais déjà des visites guidées de mon village, on m'a proposé une formation d'agent d'accueil touristique. Et à la fin de cette dernière, le château cherchait des guides », se souvient le saisonnier.

Yvon Ehrhart, en habitant d'Eguisheim, connaît bien le château. « Je venais déjà à pied quand j'étais jeune dans les différents châteaux alentours. Ici, nous sommes attachés à nos ruines. » Il se souvient aussi des grues du premier chantier important de rénovation au milieu des années 1980.
« On doit s'adapter aux différents publics »

« Quand je suis arrivé, le château était dans son nouvel écrin depuis deux ans. J'ai commencé les visites guidées ainsi que les ateliers pédagogiques. Sur le château, je connaissais les bases mais avec les rencontres - les collègues guides, les archéologues - on en apprend toujours un peu plus. »

Yvon Ehrhart fait partie de l'équipe des six guides qui, tout au long de la saison, renseigne les visiteurs. De la construction de la forteresse en 1279 par Siegfried de Gundolsheim au rachat en 1563 par Lazare de Schwendi qui agrandit le château et adapte sa défense pour l'artillerie, jusqu'à son démantèlement en 1637, après la guerre de Trente ans. « Je n'aime pas trop m'attarder sur les dates, ça peut vite devenir indigeste » Dans son travail, il apprécie principalement le contact humain : « On doit s'adapter aux différents publics mais les visites permettent aussi d'échanger, de comparer avec les châteaux que connaissent les touristes dans leurs propres régions. »

Bilingue, il propose des visites en français et en allemand. « Chaque guide a sa fibre. J'aime beaucoup parler du paysage et du territoire du château. Pour moi, il y a l'édifice mais aussi son environnement : la forêt et ses ressources, le vignoble et le panorama ». Il cultive d'ailleurs lui-même quelques pieds de vignes sur le ban communal d'Eguisheim.

Qu'il soit dégagé - permettant de voir les Alpes ou la cathédrale de Strasbourg -, ou brumeux comme ce week-end, le paysage est magnifique et offre un panorama à 360°. « C'est une éternelle découverte et le point fort du château ».

Comme chaque année, le Hohlandsbourg a choisi une thématique : toutes les animations s'articuleront autour de la Renaissance. « Ça permet de se renouveler même si cette époque un peu trouble n'a pas été la meilleure période pour le château. À la Renaissance, son histoire est déjà finie avec son démantèlement par les Français en 1637. Ce n'est pas une période glorieuse pour l'édifice. »
Un atelier pour les enfants

Des animations permettront aux visiteurs de plonger dans une période jalonnée de grandes découvertes scientifiques et techniques, de guerres de religion, une ère florissante pour les arts... « Il y a toujours une partie ludique pour les enfants et plus instructive pour les adultes », annonce le guide, comme cet été avec l'exposition de maquettes de machines reconstituées de Léonard de Vinci. Dès la semaine prochaine, les enfants pourront participer à un atelier de fabrication d'une marionnette de lapin et de décorations de Pâques tout en découvrant les symboles liés au printemps.
Christelle DIDIERJEAN Château du Hohlandsbourg, à Wintzenheim. Ouverture jusqu'en juin de 10 h à 18 h (fermé le lundi). Au-delà : consulter le site Internet. Tarifs : gratuit moins de 6 ans, 4,50 EUR moins de 18 ans, 7 EUR pour les adultes. Renseignements 09 89 30 10 20 ou www.chateau-hohlandsbourg.com Voir également notre vidéo sur dna.fr

Château du Hohlandsbourg, à Wintzenheim. Ouverture jusqu'en juin de 10 h à 18 h (fermé le lundi). Au-delà : consulter le site Internet. Tarifs : gratuit moins de 6 ans, 4,50 EUR moins de 18 ans, 7 EUR pour les adultes. Renseignements 09 89 30 10 20 ou www.chateau-hohlandsbourg.com

 
 

 

HOHLANDSBOURG Suivez le guide

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 06:36:42

© L'alsace, Lundi le 08 Avril 2019
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HOHLANDSBOURG Suivez le guide
 

 
Yvon Ehrhart entame sa quatrième saison en tant que guide au château de Hohlandsbourg. Photos L'Alsace/Christelle Didierjean
Alors que le château du Hohlandsbourg a rouvert ses portes au public samedi 6 avril, Yvon Ehrhart, 55 ans, entame sa quatrième saison en tant que guide. « J'ai passé 25 années dans l'industrie. Après un plan social, comme je suis membre de la Société d'histoire d'Eguisheim et que je faisais déjà des visites guidées de mon village, on m'a proposé une formation d'agent d'accueil touristique. Au terme de cette dernière, le château cherchait des guides », se souvient le saisonnier.

Yvon Ehrhart, qui habite à Eguisheim, connaît bien le château. « Je venais déjà à pied quand j'étais jeune dans les différents châteaux alentours. Ici, nous sommes attachés à nos ruines ! » Il se souvient aussi des grues du premier chantier important de rénovation au milieu des années 1980.

« Quand je suis arrivé, le château était dans son nouvel écrin depuis deux ans. J'ai commencé les visites guidées ainsi que les ateliers pédagogiques. Sur le château, je connaissais les bases mais avec les rencontres - les collègues guides, les archéologues - on en apprend toujours un peu plus. »
« Chaque guide a sa fibre »

Yvon Ehrhart fait partie de l'équipe des six guides qui, tout au long de la saison, renseigne les visiteurs. De la construction de la forteresse en 1279 par Siegfried de Gundolsheim au rachat en 1563 par Lazare de Schwendi qui agrandit le château et adapte sa défense pour l'artillerie, jusqu'à son démantèlement en 1637, après la guerre de Trente ans. « Je n'aime pas trop m'attarder sur les dates, ça peut vite devenir indigeste. »

Dans son travail, il apprécie principalement le contact humain : « On doit s'adapter aux différents publics mais les visites permettent aussi d'échanger, de comparer avec les châteaux que connaissent les visiteurs dans leur région. »

Bilingue, il propose des visites en français et en allemand. « Chaque guide a sa fibre. J'aime beaucoup parler du paysage et du territoire du château. Pour moi, il y a l'édifice mais aussi son environnement : la forêt et ses ressources, le vignoble et le panorama. » Il cultive d'ailleurs lui-même quelques pieds de vignes sur le ban communal d'Eguisheim.
« Une éternelle découverte »

Qu'il soit dégagé - permettant de voir les Alpes ou la cathédrale de Strasbourg -, ou brumeux comme ce week-end, le paysage est magnifique et offre un panorama à 360°. « C'est une éternelle découverte et le point fort du château », estime-t-il.

Comme chaque année, une thématique a été choisie : toutes les animations s'articuleront autour de la Renaissance (lire ci-dessous). « Ça permet de se renouveler même si cette époque un peu trouble n'a pas été la meilleure période pour le château. À la Renaissance, son histoire est déjà finie avec son démantèlement par les Français en 1637. Ce n'est pas une période glorieuse. »

Des animations qui permettront aux visiteurs de plonger dans une période jalonnée de grandes découvertes scientifiques et techniques, de guerres de religion. Une ère florissante pour les arts aussi. « Il y a toujours une partie ludique pour les enfants et plus instructive pour les adultes », annonce le guide, comme cet été avec l'exposition de maquettes de machines de Léonard de Vinci.

Mais sans attendre - dès la semaine prochaine -, les enfants pourront participer à un atelier de fabrication d'une marionnette de lapin et de décorations de Pâques tout en découvrant les symboles liés au printemps.
Christelle DIDIERJEAN Y ALLER Château du Hohlandsbourg, route des Cinq Châteaux à Wintzenheim. Ouverture jusqu'en juin de 10 h à 18 h (fermé le lundi). Au-delà : consulter le site Internet. Tarifs : gratuit moins de 6 ans, 4,50 EUR moins de 18 ans, 7 EUR pour les adultes. Haute saison ou journée d'animation : gratuit moins de 6 ans, 7 EUR pour les moins de 18 ans, 9,50 EUR pour les adultes. Renseignements au 09.89.30.10.20 ou sur www.chateau-hohlandsbourg.com PLUS WEB Voir également notre vidéo sur www.lalsace.fr

 

 
 

Colmar Le SRC s'envole vers le titre

Publié dans le panorama le Lundi 08 avril 2019 à 06:15:16

© L'alsace, Lundi le 08 Avril 2019
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Colmar Le SRC s'envole vers le titre

 
 

 
A l'image du Colmarien Abou Adama, qui passe au dessus du Koetzinguois Kevin Geber, le SRC s'est envolé vers l'accession en R1, samedi. Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
La formation de José Guerra, même amoindrie par les absences de Woelfflin, Ylias El Mounaoui, Goerig et plus tard Heil, a une fois de plus reproduit, devant un joli parterre dont le premier magistrat, Gilbert Meyer himself, un parfait copier-coller de ses dernières prestations dans son antre du Stadium. À savoir d'entrée, un travail de sape parfaitement dosé et orchestré, la pose de quelques banderilles, comme celle de Marbach (3e) ou ce duel perdu conjointement par Imbs et Makang (36e), pour ensuite porter l'estocade vers la cage d'un Dylan Morgen littéralement livré en pâture aux attaquants du cru. Adama avait eu la première balle de but mais avait manqué son penalty (17e).

À la reprise, on se rend alors très vite compte que ce déploiement de forces initial n'est pas un feu de paille. Adama sait faire de preuve de repartie quand il débloque le compteur (1-0, 66e) sur une transmission de Gasmi qui est tout proche lui aussi de marquer, mais Morgen, excellent au demeurant, a le geste juste (58e). Un Makang de feu, auteur sans doute de sa meilleure partition, ajoute ensuite un second but (2-0, 77e) en parfaite maîtrise au coeur de la défense visiteuse qui venait de perdre Geber (68e), fautif une seconde fois sur Adama.

Trois tours de chrono plus tard Makang récidive alors semant au passage quelques défenseurs visiteurs ébranlés par ce trop-plein de coups de boutoir (3-0, 80e). Dommage, ensuite, que le train des occasions passe trop souvent sans que Imbs ne puisse sauter dedans, comme aux 83e et 87e et même déjà à la 73e lorsque Morgen s'était détendu une fois de plus avec brio. Seyer, son vis-à-vis, n'a lui qu'une seule occasion de faire grimper son taux d'adrénaline quand il s'impose avec autorité face à Edl. Tubio, mis sur orbite par Makang, parachève ensuite la prestation du club de Guy Meyer qui se trouve à présent sur une voie royale pour accéder au Régional 1 (4-0, 88e).
Michel CONRAD SR Colmar - Koetzingue 4-0. Mi-temps : 0-0. Arbitres : M. Rosenfelder, assisté de MM. Lahllal et Joerger. Buts : Adama (66e), Makang (77e, 80e), Tubio (88e). Exclusion : Geber (68e) à Koetzingue. SR Colmar : Seyer - Kapp, Heil (Nsoga 44e), Marbach, Meyer - Guillot, Guerrero (Tubio, 53e), Gasmi - Adama (Yucel, 75e), Imbs (cap.) Makang Njem. EntraÎneur : José Guerra. Koetzingue : Morgen - Stackler, Rodrigues, Geber, Goetz - Munch, Courtin (Sermonne, 58e), Spiga (cap.) - Edl, Bouafia, Katz (Filipe, 72e). Entraîneur : Joseph Meyer.