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Solidarité Haut-Rhin : un plan ambitieux à destination des seniors

Publié dans le panorama le Dimanche 07 avril 2019 à 07:48:02

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Solidarité
Haut-Rhin : un plan ambitieux à destination des seniors
Le Département du Haut-Rhin a présenté jeudi un plan destiné à faciliter la vie des seniors, de leur entourage et des personnels dédiés. Premiers effets attendus dès cette année.
 

 
« Il est indispensable d'anticiper les bouleversements démographiques dès aujourd'hui », préconise Brigitte Klinkert. La présidente du conseil général du Haut-Rhin s'appuie sur un constat simple : « D'ici 2030, les personnes de plus de 75 ans seront 90 000, contre 65 000 en 2015. Les personnes bénéficiant de l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA) sont actuellement 12 000. Leur nombre devrait quasiment doubler d'ici 2050 ».

Si le Haut-Rhin est « loin d'être à la traîne sur le sujet des personnes âgées », le Département a choisi de ne pas attendre la future loi sur la dépendance. Six grands axes ont été identifiés et les moyens nécessaires mis en oeuvre.

? Investissement pour les Ehpad : 8 M EUR vont être débloqués sur cinq ans (à compter de 2019) pour la construction, extension et rénovation des établissements haut-rhinois.

? Actions de prévention : 2 M EUR/an (contre 1M EUR l'an dernier) vont être investis dans des actions de prévention de la perte d'autonomie des seniors. Ces projets (340 à domicile, 50 en Ehpad) seront portés par des associations.

? Adaptation du domicile : 2 M EUR (sur trois ans à compter de 2019) vont abonder le fonds d'aide aux travaux d'adaptation des domiciles de seniors. L'enveloppe annuelle va passer de 80 000 EUR à 600 000 EUR. Elle permettra d'équiper sa salle de bains, sa cuisine, etc. Public cible : les bénéficiaires de l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA).

? Soutien aux aidants familiaux : 570 000 EUR/an seront alloués aux accueils de jour, hébergements temporaires et situations d'urgence.

? Personnel des Ehpad : 500 000 EUR iront augmenter la masse budgétaire annuelle des Ehpad pour des recrutements supplémentaires.

? Tarifs d'aide à domicile : 450 000 EUR/an permettront de baisser le reste à charge des tarifs à domicile.
M.PF.

 

 
 

 

En « pack » derrière Anne Sander

Publié dans le panorama le Dimanche 07 avril 2019 à 07:40:40

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En « pack » derrière Anne Sander
 

 
Anne Sander (LR) était entourée hier matin des parlementaires LR alsaciens qui ont obtenu qu'elle soit en 8e place sur la liste. Photo DNA/Cédric Joubert
« Nous avons beaucoup de bonnes raisons de soutenir Anne Sander : elle est alsacienne, ce qui est une qualité en soi, elle est une députée européenne pleinement engagée, et elle s'est fait un nom en tant qu'Anne Sander », introduit Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin.

En cinq ans de mandat, elle s'est en effet patiemment extirpée de l'ombre de Joseph Daul, son mentor, dont elle a été pendant 14 ans l'assistante parlementaire. Cinq ans pour gagner en assurance sans pour autant perdre l'attitude « trop discrète » qui la caractérise, comme le note la sénatrice haut-rhinoise Catherine Troendle. Discrète, certes, mais efficace, souligne-elle juste après, louant le fait que « si elle est réélue, ce sera pour rester une courroie de transmission entre parlementaires alsaciens et européens, défendre les dossiers européens, et pas pour servir une carrière personnelle ».

« Il faut un député qui porte haut la question du siège du Parlement européen », poursuit le député du Haut-Rhin. Car, complète Frédéric Reiss, député du Bas-Rhin, « on ne peut manquer de noter le silence du président Macron sur la défense du siège de Strasbourg. On sent même qu'il serait prêt à faire un troc. »

Cette question est le 28e des 70 points du programme de campagne national de LR : « Faire de Strasbourg le siège unique du Parlement européen pour le travail parlementaire, administratif et législatif, en respectant ainsi les traités européens et l'histoire de la construction européenne. Dès lors, refuser tout rassemblement des institutions européennes exclusivement à Bruxelles. » C'est en soi un point de désaccord avec la CDU allemande, membre du même parti européen que LR, le PPE, et dont les têtes dirigeantes ont affirmé vouloir en finir avec le siège de Strasbourg...

Sous les portraits de Jean Jaurès et Simone Veil accrochés aux murs du musée Louise Weiss* de Saverne où Anne Sander avait choisi de lancer symboliquement sa campagne, des tracts LR à l'effigie du président Laurent Wauquiez et de la tête de liste François-Xavier Bellamy mettent l'accent sur des points forts du programme. Notamment « nous défendre face à l'immigration de masse ».
Campagne« de proximité »

Anne Sander utilise des mots plus mesurés : « réguler les flux de migrants ». Et aussi « s'organiser contre le terrorisme », défendre « la réciprocité dans l'accès au marché », « une politique agricole commune forte » et « la civilisation européenne, notre culture commune ».

La voilà lancée pour une campagne « de proximité », qui la mènera un peu partout en Alsace mais aussi en Moselle, dans le Doubs ou encore en Haute-Saône. Une campagne aussi intense que courte : « cinq semaines pour convaincre ».

Un meeting est prévu le vendredi 26 avril à Strasbourg, avec François Xavier Bellamy, Laurent Wauquiez et le Bavarois Manfred Weber, tête de liste européenne de leur famille politique.
Anne-Camille BECKELYNCK * Militante pro-européenne et féministe, élue eurodéputée en 1979. Le bâtiment principal du Parlement européen de Strasbourg porte son nom.

 

 
 

 

europeenne - La lutte des places

Publié dans le panorama le Dimanche 07 avril 2019 à 07:40:14

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europeenne - La lutte des places
 

 
De nombreux critères entrent en ligne de compte pour décrocher une place éligible lors d'un scrutin aussi séduisant que les élections européennes. L'expérience et l'engagement ne suffisent jamais en politique. Il faut l'appui d'un bon réseau et de personnes influentes dans les instances dirigeantes, faire du bruit médiatique, s'inscrire dans un accord entre partis et compter sur le retrait de sortants méritants. Ça fait beaucoup de conditions.
« Ça a été saignant »

L'eurodéputée sortante Anne Sander a décroché une 8e place sur la liste LR, après un combat qui a mobilisé toute la garde et l'arrière-garde des Républicains alsaciens. « Ça a été saignant », note un député bas-rhinois qui, comme d'autres, salue la position éligible de l'Alsacienne en regrettant que son travail au Parlement européen ne lui ait pas permis d'accéder à une meilleure place. Attachée parlementaire de Joseph Daul pendant 14 ans, Anne Sander a été élue aux européennes de 2014. Elle est membre de la commission des Affaires économiques et monétaires.

La 8e place, c'est aussi celle que devrait occuper la socialiste Pernelle Richardot sur la liste de rassemblement Place Publique-PS-Nouvelle Donne. L'adjointe au maire de Strasbourg, conseillère régionale et trésorière nationale du PS, a aussi dû se battre en interne pour décrocher ce rang potentiellement éligible face à des élues sortantes qui n'avaient pas démérité. La volonté de renouvellement a bénéficié à l'ancienne attachée parlementaire européenne de Catherine Trautmann, qui a aussi brandi la carte strasbourgeoise dans la perspective du combat pour le siège.

8e place toujours, pour Virginie Joron cette fois-ci, sur la liste du Rassemblement national. Cette cadre dans les assurances, qui n'a adhéré au FN qu'en 2012, fait partie des figures régionales sur lesquelles le parti de Marine Le Pen compte pour enraciner son action dans les territoires. Élue conseillère régionale du Haut-Rhin en 2015, elle préside aujourd'hui le groupe RN de la région Grand Est.

La sénatrice Fabienne Keller (Agir-La droite constructive) occupe la 7e place de la liste Renaissance, portée par La République en marche. L'adjointe au maire de Strasbourg, Nawel Rafik-Elmrini (LaREM), y est en 29e position. L'ancienne maire de Strasbourg, qui a siégé une quinzaine de jours au Parlement européen en 2002, a tiré parti de l'accord national entre LaREM et Agir, ce qui a pénalisé Nawel Rafik-Elmrini que de nombreux Marcheurs espéraient voir à une place éligible, compte tenu de son appartenance au parti présidentiel et de son implication.

Le Strasbourgeois Joao Cunha, diplomate aux Nations Unies, fera partie des 30 premiers candidats de la liste citoyenne soutenue par Génération·s, avec Sophie Dupressoir, créatrice du collectif Réinventons l'Avenue des Vosges.

Hülliya Turan, secrétaire départementale du PCF du Bas-Rhin, est 36e sur la liste du Parti communiste. Le militant écologiste et antinucléaire strasbourgeois, Jean-Marie Brom , se retrouve à la 48e place sur la liste de La France insoumise. Leyla Binici, la première alsacienne de la liste Europe écologie les Verts (EELV), est à chercher à la 22e place, loin devant Dany Karcher, maire de Kolsbheim et figure de l'opposition au GCO, en 75e position.

On devrait aussi retrouver Antoine Waechter en position éligible sur la liste Urgence écologie, menée par Dominique Bourg et soutenue par la députée écologiste Delphine Batho. L'ancien candidat des Verts à la présidentielle de 1988 a déjà siégé au parlement européen de 1989 à 1991. L'Europe, on a du mal à la quitter et à la conquérir.
Franck BUCHY

 

 
 

 

L'Église protestante etles élections européennes

Publié dans le panorama le Dimanche 07 avril 2019 à 07:41:27

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L'Église protestante etles élections européennes
 

 
L'EPCAAL (Église protestante de la confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine) est l'une des deux Églises formant l'Union des Églises protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL). Son consistoire supérieur se réunira à Munster, dans le Haut-Rhin, le samedi 13 avril. Au menu, les élections européennes et l'engagement citoyen. Un temps de travail théologique avec Fritz Lienhard, professeur de théologie pratique à l'Université de Heidelberg, précédera une table ronde avec Robert Herrmann, président de Strasbourg Eurométropole, le pasteur Jean-Marc Dupeux, président du mouvement « Comprendre et s'engager » et Laetitia Forgeot d'Arc, directrice d'antenne de RCF Alsace. Ils répondront aux questions suivantes : L'engagement des chrétiens dans la cité est-il légitime ? Dans quelles limites ? Avec quelle efficacité ? À quel niveau : local, régional, national ?

Le consistoire supérieur de l'EPCAAL, assemblée de type législatif, fixe les grandes orientations et les priorités.

 

 
 

 

municipales ...Renouvellements en vue - haut-rhin et bas-rhin

Publié dans le panorama le Dimanche 07 avril 2019 à 07:51:19

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municipales ...Renouvellements en vue - haut-rhin et bas-rhin
 

 
Deux élus qui ont ceint pour la première fois l'écharpe de maire en 2014 brigueront un deuxième mandat. Jean-Georges Karl à Heiligenstein, qui veut mener à bien le projet de nouvelle école. Et Denis Ruxer à Saint-Pierre, pour « finaliser ce qu'il reste à faire. On a encore des idées ».

À Bourgheim, Jacques Cornec dit avoir informé son conseil « dès 2016, par souci de clarté », qu'il postulerait une troisième fois à la mairie.

La surprise vient d'Andlau où Fabien Bonnet, en 2014, avait annoncé que son actuel mandat, le deuxième, serait le dernier. Il a changé d'avis, notamment pour mener à bien le gros projet de groupe scolaire, qui a pris « trois ans de retard ».

À Barr, Gilbert Scholly a annoncé dès 2014 qu'il quitterait ses fonctions en 2020, après 25 ans à la tête de la ville. Une page se tourne. Hormis sous Paul Degermann (1935-1961), jamais Barr n'aura connu si longue ère d'un maire. Sa succession à la présidence de la communauté de communes du Pays de Barr sera aussi l'un des grands enjeux de l'année politique prochaine.

L'un de ses vice-présidents au Pays de Barr (chargé des équipements et de la logistique) a aussi annoncé sa retraite d'élu : Alfred Hilger. Il aura dirigé les affaires de Mittelbergheim pendant 19 ans.

Autre vétéran de la vie politique locale à s'arrêter : Jean-Daniel Huchelmann, à Gertwiller. « J'avais annoncé au début du mandat que ce serait le dernier et je n'ai pas changé d'avis ». Il est maire depuis 2001. Exactement comme Hugues Petit, à Bernardvillé, qui l'imitera : « Je l'avais dit avant ce mandat et je ne reviendrai pas dessus », confie celui qui présida la communauté de communes du Bernstein et de l'Ungersberg de 2004 jusqu'à fin 2012 et sa dissolution dans la nouvelle, du Pays de Barr. Pour l'après ? « On en discute et ce n'est pas acquis, mais je ne suis pas inquiet », dit-il.

Enfin, Le Hohwald élira un nouveau maire en 2020 : Michel Gewinner met en avant ses 70 ans pour faire part de sa volonté de « laisser la place aux jeunes ».

Plusieurs élus n'ont pas encore tranché. Ou jugent trop tôt pour rendre publique leur réponse. C'est le cas de Vincent Kieffer (Itterswiller), qui confirme « avoir pris sa décision mais la réserver pour son conseil ».

À Dambach-la-Ville, Claude Hauller (autre vice-président du Pays de Barr), se fixe cet été pour se déterminer. On imagine qu'un certain nombre de gros dossiers dans sa commune (dont le projet d'un village de marques qu'il soutient) pèseront sur son choix.

L'horizon estival, c'est aussi celui que se donne Jean-Claude Mandry (Epfig) qui, parlant des municipales, certifie qu'il « n'y pense pas en se rasant ». Jean-Marie Koenig (Stotzheim) vise plutôt l'automne et Jean-Marie Sohler (Blienschwiller) les voeux du nouvel an.

Alors qu'il avait été donné partant en début d'année, Denis Heitz, à Zellwiller, assure qu'il n'a « pas décidé ». Incertitude qui prévaut aussi à Nothalten pour Thierry Allonas (resté injoignable), qui aura connu un quatrième mandat compliqué par la scission d'une partie de son équipe.

Les maires de Reichsfeld (Vincent Kobloth) et d'Eichhoffen (Évelyne Lavigne) jugent qu'il est « trop tôt » pour cette question. Comme Germain Lutz (Valff).

Enfin, Suzanne Lotz, maire de Goxwiller et vice-présidente du Pays de Barr, entretient le suspense : « Personnellement, je sais ce que je veux », indique-t-elle. « Mais je veux en parler avec mon équipe dont certains sont avec moi depuis le début, il y a 25 ans ».
O. TERRENÈRE

 

 
 

 

colmar - Benoît Nicolas veut incarner « un nouveau souffle »

Publié dans le panorama le Dimanche 07 avril 2019 à 07:39:01

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colmar - Benoît Nicolas veut incarner « un nouveau souffle »
 

 
Le lancement est réussi. Il y a bientôt un an, Benoît Nicolas était, de son propre aveu, « tout seul » quand il s'est déclaré candidat aux municipales de Colmar. Vendredi soir, une soixantaine de sympathisants étaient rassemblés autour de lui pour l'inauguration de sa permanence, 20 rue du Nord.

Le visage de l'avocat s'affiche en grand sur les vitrines de la permanence, ainsi qu'un slogan, « Un nouveau souffle ».

Pour l'incarner, le candidat s'appuie sur une équipe de campagne qui compte aujourd'hui 45 personnes, dont une quinzaine présentes vendredi soir.
Des outils numériques pour nourrirla réflexion

Les membres sont pour la plupart novices en politique, à l'exception d'Aurore Reinbold, présente sur la liste de gauche « Un nouvel élan » en 2014. Benoît Nicolas revendique en effet de rassembler « des gens issus de la société civile », du centre-gauche au centre-droit.

L'équipe planche sur le projet au sein de 13 commissions thématiques, avec l'ambition de « partir de la base pour proposer quelque chose d'innovant ».

Les principaux axes de campagne seront « le tourisme, le stationnement, la mobilité en ville, le développement économique et l'innovation », ainsi que la « ville verte ».

Pour nourrir la réflexion, « Un nouveau souffle » s'appuie sur des outils qui se veulent innovants : une plate-forme collaborative numérique interne et des consultations régulières sur les réseaux sociaux, tous les vendredis. La dernière en date portait sur l'hypothèse d'un tram à Colmar. Mathieu Bedez, le « data scientist » de l'équipe, a mis au point un logiciel d'analyse statistique pour décrypter les contributions. À noter que les réunions de l'équipe de campagne, tous les mercredis à partir de 18 h 30 à la permanence de la rue du Nord, sont ouvertes aux bonnes volontés.
Clément TONNOT CONTACTER Un nouveau souffle, 20 rue du Nord à Colmar. www.colmar2020.org«@SouffleUn » sur Facebook et Twitter

 

 
 

 

Le plan secret pour rapatrier les djihadistes français

Publié dans le panorama le Dimanche 07 avril 2019 à 07:39:29

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Le plan secret pour rapatrier les djihadistes français
 

 
À ce jour, seuls cinq enfants orphelins de djihadistes français, âgés de 1 à 5 ans, ont été rapatriés en France et placés dans des familles d'accueil. Photo AFP/Bulent KILIC
La France avait bien un plan pour organiser le rapatriement massif de djihadistes français détenus au Kurdistan syrien. Libération a révélé l'existence d'un document secret de la sécurité intérieure avec une liste de 250 noms d'hommes, de femmes et d'enfants. Deux vols encadrés par les forces spéciales de l'armée américaine étaient prévus pour rapatrier une partie de ces ressortissants dont certains ont combattu pour Daech. Au moins 162 noms étaient inscrits sur une première liste de passagers.

Un autre document détaille le suivi judiciaire prévu à leur arrivée en France. La justice se tenait prête à accueillir 37 hommes, 63 femmes et 149 enfants, dont 129 de moins de 13 ans. Les adultes et les mineurs les plus âgés auraient été entendus par des magistrats antiterroristes puis incarcérés.

Christophe Castaner évoque une simple hypothèse de travail. « Aucun rapatriement collectif n'a été envisagé pour être mis en oeuvre », affirme le ministre de l'Intérieur. Le gouvernement s'en tient à sa doctrine officielle : un rapatriement à titre humanitaire des enfants au cas par cas. Le 15 mars, cinq orphelins âgés de 1 à 5 ans ont été rapatriés et placés dans des familles d'accueil.

À cette occasion, le ministère des Affaires étrangères a rappelé la règle fixée par Emmanuel Macron le 26 février. « Les adultes doivent être jugés sur le territoire où ils ont commis leurs crimes », affirme le Quai d'Orsay.
Une tentative d'évasion déjouée

Pourtant, après l'annonce du retrait des troupes américaines de Syrie, le gouvernement envisageait d'autoriser l'expulsion des djihadistes vers la France par crainte de risques d'évasion et de dispersion. Le cauchemar des services serait en effet de perdre la trace de certains combattants qui pourraient planifier de nouvelles attaques terroristes en France.

Il y a quelques jours, une tentative d'évasion a été déjouée à la prison de Derik Al-Malikiyah où sont détenus les principaux djihadistes français, dont Thomas Barnouin, un proche des frères Clain, et Adrien Guihal, qui avait revendiqué les attentats de Magnanville et de Nice.

« C'est une nouvelle démonstration de la nécessité de transférer ces djihadistes en France », commente Jean-Charles Brisard, président du Centre d'analyse du terrorisme (CAT). « La décision de revenir sur ces rapatriements est lourde de conséquences », rappelle-t-il. Ce sentiment est partagé par la plupart des acteurs de la lutte antiterroriste mais le gouvernement s'y oppose en raison notamment des réactions hostiles de l'opinion. Selon un sondage Odoxa publié le 28 février, 89 % des Français se disent inquiets du retour de djihadistes en France et 67 % veulent que leurs enfants restent en Irak et en Syrie.
L.C.

 

 
 

 

Un peu plus de 300 gilets jaunes battent le pavé

Publié dans le panorama le Dimanche 07 avril 2019 à 07:44:58

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Un peu plus de 300 gilets jaunes battent le pavé
 

 
Face à face avec les forces de l'ordre allée Nathan-Katz. Photos L'Alsace/Jean-François Frey
Les gilets jaunes avaient décidé, ce samedi, de revenir à Mulhouse pour une nouvelle manifestation. Une Cité du Bollwerk qu'ils arpentaient pour la deuxième fois seulement. Le 9 février, à l'appel de plusieurs collectifs du Grand Est, ils s'étaient retrouvés plus de 800 à marcher un peu partout dans le centre-ville, mais pas uniquement, avant de finalement s'arrêter vers 17 h 30, après une vague d'interpellations boulevard de l'Europe. Cette fois, le rendez-vous était donné à 16 h, toujours place de la Réunion, mais le but était de marcher en fin d'après-midi, avant d'organiser un événement nocturne.

Au départ de la marche, vers 16 h 30, ils étaient près de 350 gilets jaunes bien motivés. Mais au fur et à mesure de la déambulation, qui a mené le cortège place du marché, puis place Franklin, avant une longue marche avenue Schuman, le groupe s'est étiolé. Si bien que vers 18 h, quand la tête du cortège a décidé de prendre la direction de l'A36, par l'allée Nathan-Katz, ils n'étaient pas plus de 200. Et ils ont été bloqués par des gendarmes mobiles et des policiers, afin d'éviter que personne ne se retrouve en danger sur l'autoroute.
Pas d'interpellation

Après un petit tour dans le quartier du Drouot, puis un arrêt au rond-point rue de l'Ill à Mulhouse, la décision a été prise de retourner vers le centre-ville. C'est à ce moment-là que la police est intervenue pour appréhender plusieurs individus en marge du cortège. Une intervention qui a été accompagnée de jets de gaz lacrymogène, laissant à terre deux manifestants pris en charge par des membres des Street-medics. Au final, les forces de l'ordre ont procédé à des contrôles d'identité mais pas d'interpellation.

Ils n'étaient alors pas plus d'une centaine à se rediriger vers le centre-ville et encore moins de la moitié à retourner place de la Réunion, où certains se sont mélangés aux participants de la marche nocturne organisée hier soir. Grégory LOBJOIE

 

 
 

 

Deux femmes engagées récompensées

Publié dans le panorama le Dimanche 07 avril 2019 à 07:43:15

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Deux femmes engagées récompensées
 

 
Sabine Lebeault (à gauche), présidente de Dys puissance 10 Alsace et Yvette Palatino (à droite), présidente de Allez les filles. Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Le prix Solidarité Version Femina 2019 a récompensé deux gagnantes en Alsace. Il a été remis vendredi 5 avril en fin de matinée, dans les locaux de l'agence L'Alsace- DNA de Colmar.

Les lauréates sont Sabine Lebeault de Mulhouse pour l'association Dys puissance 10 Alsace et Yvette Palatino de Strasbourg pour Allez les filles. « Vous êtes deux femmes qui ont ouvert des fenêtres », a souligné Catherine Roig, directrice de la rédaction de Version Femina, venue de Paris pour remettre à chacune un chèque de 1000 EUR. Prix qui s'accompagne d'un chèque de 1000 EUR supplémentaire remis par Jacques Romann, directeur du journal L'Alsace à Sabine Lebault et d'un chèque du même montant remis par Laurent Couronne, directeur de publication des DNA. L'occasion de mettre en avant deux parcours de vie atypiques, dans lesquels l'attention à l'autre est primordiale.
« Nouer un rapportplus détenduavec le savoir »

Sabine Lebeault, 52 ans, psychologue à l'Éducation nationale, a créé Dys puissance 10 Alsace pour proposer des aides aux enfants et personnes souffrant de troubles cognitifs dits Dys (dyslexie, dysphasie, dyspraxie, dysorthographie, dyscalculie, troubles de l'attention). Elle leur propose des outils adaptés qui leur permettent de construire leur vie, en réduisant leur handicap. « Il s'agit pour eux de nouer un rapport plus détendu avec le savoir. Nous proposons des activités en complément du circuit scolaire », souligne cette mère de famille de quatre enfants, dont la propre dyslexie a été diagnostiquée alors qu'elle avait 7 ans.

Son association a déjà permis d'aider plus de 200 enfants et adultes, depuis sa création. « Nous enregistrons une forte demande pour des enfants diagnostiqués et en attente de prise en charge par des professionnels. » Sabine Lebeault a ouvert cette année, un atelier baptisé Melodys. Il associe musique et outils informatiques pour une rééducation neuro-visuelle.

« Nous continuerons notre atelier et des actions de formation à destination des acteurs socio-éducatifs, surtout pour des structures périscolaires. Ces chèques vont nous permettre de poursuivre notre implication sur le terrain, car la vie offre à tous de belles perspectives, avec des outils et de la bienveillance. » À noter qu'il reste encore quelques places à l'atelier Melodys, sur inscription, à 5 EUR la séance.
La boxe anglaise pour reprendre confiance

L'apprentissage de la boxe anglaise pour reprendre confiance, c'est le pari réussi d'Yvette Palatino, première femme championne en France de ce sport. Diplômée d'État en 1995, dans cet univers à l'époque uniquement masculin, elle sait s'imposer. Cette sportive a créé son association « pour apprendre aux femmes à développer leur confiance en elle et à se défendre. Il s'agit aussi de prévention contre les violences faites aux femmes. Elles peuvent ainsi se protéger dans toutes les situations. »

À ce jour, environ 2000 femmes participent ou ont suivi des stages de boxe anglaise. « Nous organisons aussi des stages spécifiques comme des entraînements pour des femmes policières du RAID et sapeurs-pompiers professionnelles. » Cette responsable des actions à la Maison des associations de Strasbourg propose des cours gratuits dans des quartiers strasbourgeois, au Neuhof, à Hautepierre et La Robertsau. « Il ne s'agit pas de boxer les hommes, mais d'apprendre à respirer, contrôler sa peur, esquiver les coups. »

C'est par ses parents et surtout le père de ses enfants, le champion André Panza, qu'elle a découvert cette discipline. Yvette Palatino pratique la boxe anglaise depuis 22 ans.

Pour conclure cette remise de prix, Laurent Couronne a salué « ces belles histoires qu'il est important de poursuivre ». Et Jacques Romann de compléter : « Il s'agit de mettre en avant des femmes qui s'investissent pour les femmes et les jeunes. »
Sabine HARTMANN SE RENSEIGNER Association Dys puissance 10, Facebook Dys puissance 10 Alsace. Association Allez les filles, mail : allezlesfillesalsace@gmail.com

 

 
 

 

Stocamine, un sujet de fond

Publié dans le panorama le Dimanche 07 avril 2019 à 07:37:57

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Stocamine, un sujet de fond
 

 
Quand verra-t-on le bout du tunnel avec Stocamine ? Nos lecteurs s'interrogent. Photo Archives L'Alsace/Thierry Gachon
o De A.F., de Roderen : « Tel Fantomas qui surgit de nulle part voilà deux personnes, dont l'expertise n'est pas avérée, qui viennent expliquer que le déstockage de Stocamine est dangereux et que la nature a repris ses droits (L'Alsace du 26 mars).

L'enquête de la Mission parlementaire sur Stocamine, de l'été dernier, avait conclu à la nécessité et à la faisabilité de déstocker, après de très nombreuses études d'experts spécialisés.

Jean-Claude Lostuzzo avait été associé à l'enquête et voilà qu'après plus de six mois, il prétend que cela n'est pas possible. Qui a raison : les experts de la Mission parlementaire ou deux personnes (Francis Hamerla et Jean-Claude Lostuzzo), dont on a plutôt le sentiment, qu'ils règlent des comptes ou sont la voix de leur maître (Haute Administration, MDPA et autres groupes de pression) opposé au déstockage ?

De qui se moque-t-on ? Pourquoi n'ont-ils pas réagi, lors de la publication des conclusions de l'enquête, en juillet dernier, lors de la grande réunion publique à Wittelsheim le 24 janvier et au moment de la controverse des décisions de Monsieur De Rugy, ministre de l'Environnement ? À qui la population peut-elle encore faire confiance ?

Tout cela serait risible s'il ne s'agissait pas d'une question de santé publique existentielle à long terme, pour les générations à venir. S'il y a des doutes, à défaut de certitudes, le principe de précaution n'exige-t-il pas le déstockage, dont la dangerosité (avec les moyens modernes) est toujours moins risquée que le « laisser pourrir » ?

La déclaration décalée et irresponsable, des deux anciens mineurs, n'est certainement pas source d'apaisement, mais au contraire, relance un dossier qui n'aurait jamais dû exister.

Quand l'État assumera-t-il ses responsabilités ? »
Réversibilité

o De D.M., de Galfingue : « J'ai lu avec beaucoup d'intérêt le compte rendu du conseil municipal de Sausheim publié dans L'Alsace du 9 mars. J'ai ainsi pu prendre connaissance de l'intervention au cours de cette séance, du maire, Daniel Bux, qui a mené une charge contre le gouvernement et, plus particulièrement, contre le ministre de l'Écologie qui ont décidé de garder les déchets toxiques de Stocamine enfouis. Selon l'élu Bernard Notter, « l'enfouissement devait être réversible ». Au cours de cette même séance, les élus Pierre Marchal et Guy Omeyer ont imputé une part de responsabilité aux anciens élus qui ont laissé s'installer Stocamine, mettant en cause « une caste formée par les dirigeants des MDPA, de l'EMC, et les élus en haut lieu de l'époque » qui auraient autorisé cette installation sans prendre les garanties nécessaires. Cela répond à la question que je me pose depuis le début de cette affaire qui risque d'avoir des graves conséquences pour les générations futures : mais qui a donc autorisé cela et à quelles conditions ? Une commission d'enquête pourrait apporter des réponses à cette question que beaucoup se posent. L'hypothèse d'une mise en cause de ces personnes et d'un dépôt de plainte ne me paraît pas exagérée. En repensant au début de cette affaire, j'en viens à me dire qu'il est « heureux » qu'un incendie se soit déclaré au fond de la mine, sans quoi, on aurait vraisemblablement continué à y stocker des matières dangereuses. Business avant toute chose, jusqu'au jour où... »
Glyphosate

o De J.-L.M. de Lutterbach : « Je ne suis personnellement pas concerné, cela fait plus de trente années que je n'utilise aucun produit chimique pour mon jardin, mais je rebondis sur vos divers articles concernant le glyphosate. Alors que de nombreuses études ont prouvé le danger réel pour la santé des glyphosates, nos politiques, ont passé outre les recommandations des différents organismes de santé et se sont lâchement couché devant les lobbies ! D'ici quelques années, nous aurons à coup sûr des procès comme l'amiante, des centaines de personnes auront été contaminées, perdant leur santé, voire leur vie pour que ces grands groupes puissent continuer d'engraisser leurs actionnaires ! Cependant, ils l'ont interdit... aux particuliers. Bravo quel courage ! Il est tellement plus facile Si nous comparons « particulier-agriculteur » cela doit représenter ratio de produit d'un à plusieurs milliers voire de millions en ratio de pollution ! Ils nous interdisent également, le purin d'orties, par exemple, les graines non recensées dans les catalogues officiels, etc. »

 

 
 

 

800 hommes mobilisés pour Hull

Publié dans le panorama le Dimanche 07 avril 2019 à 07:45:48

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800 hommes mobilisés pour Hull
 

 
L'exercice qui mobilise huit régiments se poursuit jusqu'au 10 avril. Photo RMT
L'exercice interarmes et interarmées Hull qui mobilise 800 hommes et huit régiments a débuté ce jeudi du côté de l'ancienne base aérienne 132. Il se poursuivra jusqu'au 10 avril entre Meyenheim et Soultzmatt, et dans toute une partie du département du Haut-Rhin.

C'est sous la neige qu'a commencé cet exercice d'envergure. La prise de la zone aéroportuaire qui était prévue, a finalement été remise en raison de la météo et du manque de visibilité pour permettre le parachutage des hommes du 8e RPIMa sur l'ancienne piste de la BA132 à Meyenheim. Une opération qui a finalement eu lieu ce vendredi matin. Le scénario de l'exercice prévoit en effet une simulation d'entrée sur un terrain d'opération extérieur avec d'abord la prise de contrôle d'une zone aéroportuaire (la piste de l'ancienne BA132 en l'occurrence) et ensuite l'évacuation de ressortissants par VBCI et avec l'appui d'hélicoptères à partir de Soultzmatt. Six opérations aéroportées et huit opérations héliportées sont ainsi prévues au total, pendant six jours.

J.A. HAAN

 

 
 

 

Munster Emploi Forum à la Maison des services

Publié dans le panorama le Dimanche 07 avril 2019 à 07:54:50

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Munster Emploi Forum à la Maison des services
Des offres d'emplois dans la vallée
Mardi, en partenariat avec la CCVM représenté par Guillaume Marguet, en charge des développements local et de Christian Ciofi, vice-président, Pôle Emploi avait organisé son 7e Forum de l'emploi auquel s'est rendu une petite cinquantaine de personnes.
 

 
Une participation en nette baise par rapport à la précédente édition, qui peut s'expliquer par « la baisse du chômage de 6,7 % dans l'ensemble du bassin colmarien », avait souligné Rudy Tichy, le nouveau directeur de l'antenne Colmarienne de Pôle-Emploi lors du point de presse. Mais aussi parce que « certains préfèrent rester tranquillement chez eux plutôt que de venir travailler pour gagner moins que ce qu'ils touchent au chômage », estime un des employeurs présents. Système absurde.

« Il est vrai, renchérit un autre, qu'on cherche souvent à embaucher sans que personne ne soit au rendez-vous ! » « Cependant, ces forums sont d'une grande importance, pour les deux parties, employeurs comme demandeurs d'emploi car ils permettent de se rencontrer... » estime l'ambulancier Jacquat.

De toute façon, une dizaine d'entreprises avait, ce jour-là, proposé un grand nombre d'emplois allant du carreleur au technicien de maintenance en passant par vendeur, auxiliaire de vie, ayant de service, aide-soignante, chef d'équipe : le groupe Stihle, l'ambulancier Jacquat, New Event (de Metzeral), la boucherie Imhof (Soultzbach et Munster), mais également les EHPAD foyer Caroline et foyer du Parc, l'hôpital Loewel, l'APAMAD, Manne Emploi (association intermédiaire d'insertion professionnelle), voire la gendarmerie !

M. Tichy expliqua surtout que sa structure s'implique complètement en organisant chaque semaine une manifestation semblable, en mettant en avant des métiers « en tension », et en fonction des demandeurs d'emploi, de leurs profils.
Un public spécifique à la vallée

« Notre équipe travaille sur trois grands axes : calcul des droits des demandeurs, aide à la reconversion et aide aux entreprises. Or, dans la vallée, nous rencontrons plutôt un public assez spécifique avec des demandes visant le tourisme, l'assistance à personne, l'artisanat... ».

Et d'annoncer que Pôle Emploi travaille aussi avec l'Allemagne comme par exemple, avec l'Europapark (un forum dans ce sens avait eu lieu le lendemain à Fessenheim).
Contact : rudy.tichy@pole-emploi.fr (06 11 43 59 17).

Contact : rudy.tichy@pole-emploi.fr (06 11 43 59 17).

 
 

 

Regards franco-allemandssur le champ de bataille

Publié dans le panorama le Dimanche 07 avril 2019 à 07:46:19

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Regards franco-allemandssur le champ de bataille
 

 
De nombreuses personnalités françaises et allemandes étaient présentes pendant le discours de Jean Klinkert, lors du vernissage de l'exposition Regards croisés franco-allemands. Photo L'Alsace/D.P.
Les portes de l'Historial au Hartmannswillerkopf se sont ouvertes le samedi 30 mars sur une exposition de photos réalisée par Nathalie Savey, de Strasbourg, et Tobias Kern, de Cologne, sur le thème Mutation. Les deux photographes, présents lors du vernissage de l'exposition intitulée Regards croisés, ont essayé de restituer « l eurs observations photographiques de la montagne et de ses cicatrices » en les présentant sur les murs de l'Historial, à découvrir jusqu'à fin juin. Résidents temporaires de l'Abri-mémoire d'Uffholtz, les deux artistes se sont aussi inspirés du champ de bataille à travers l'esprit et les décors du lieu muséologique uffholzois.
Deux photographes, deux points de vue

Les photos de Nathalie et de Tobias présentent des points de vue différents sur l'ancien champ de bataille. Nathalie rend, par de subtiles allusions de l'image, le passé du paysage cruel. Pas de détails ni de gros plans, elle offre des paysages méconnaissables, voire énigmatiques avec une réelle beauté. Son regard et sa technique photographique créent ses paysages avec des formes diverses (Nathalie travaille encore la photo en argentique). Triptyques et diptyques entrent en correspondance avec les textes et commentaires des dessins. Tobias dirige son focus sur les abris et les fortifications de la Grande Guerre en état de dégradation de même que sur les arbres marqués par des difformités. Les images de Tobias sont empreintes d'un réalisme froid. Il refuse les découpages des gros plans et autres techniques. Son sujet est le retour de la nature. C'est elle qui recouvre de mousses, lichens, etc. les constructions en béton et autres vestiges.

Jean Klinkert, président du comité du Monument national du Hartmannswillerkopf, accompagné par le général Jacques Neuville, vice-président, a accueilli à l'Historial Stefanie Bürkle, Landrätin des Landkreises Sigmaringen, le député Raphaël Schellenberger, le maire d'Uffholtz Jean-Paul Welterlen, le sous-Préfet de Thann-Guebwiller, Daniel Merignargues. François Scherr, colonel de la réserve citoyenne, Gerd Krumeich scientifique allemand, Martin Lunitz responsable du VDK et Nicolas Vignos directeur de l'Abri-Mémoire d'Uffholtz étaient aussi présents autour des deux artistes.
Retour sur l'histoiredu lieu

Jean Klinkert a rappelé l'historique de la construction de l'Historial. Retraçant les diverses phases des travaux passés, il a évoqué l'événement de la pose de la première pierre et l'inauguration de l'établissement avec les présidents français et allemands successifs venus sur le site. Comme d'autres personnalités, il a précisé qu'après la première année de l'édifice, consacré au centenaire de la guerre 14-18, cette année sera centrée autour de l'Europe.

Toutes les personnalités, françaises et allemandes, élues et non élues, ont pris la parole pour évoquer le moment présent mais aussi l'histoire. Il y a eu des moments très forts dans leurs interventions, parfois émouvantes, qui soulignaient le danger de la montée de l'intolérance et des mouvements populistes en Europe.
Dominique PY Y ALLER L'Historial franco-allemand du Hartmannswillerkopf est ouvert tous les jours jusqu'au 13 novembre. Du lundi au samedi de 9 h 30 à 17 h, dimanche et jours fériés de 10 h à 18 h. Tarifs : 5 EUR. Site internet : www.memorial-hwk.eu

 

 
 

 

hk - Des travaux en vue pour la croix sommitale

Publié dans le panorama le Dimanche 07 avril 2019 à 07:46:45

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hk - Des travaux en vue pour la croix sommitale
 

 
La croix sommitale du Vieil Armand, haute de 20 mètres, n'a pas été épargnée par la foudre depuis 1936.

Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin

Alors que le site du Hartmannswillerkopf a rouvert ses portes le 30 mars, le Comité du monument national du Hartmannswillerkopf prévoit des travaux à la fois de réhabilitation et de réaménagement. « La croix sommitale est en très mauvais état, des morceaux de béton sont partis... », constate le général Jacques Neuville, vice-président délégué du comité. « Il faut absolument la remettre en état et la repeindre. »

Cinq mois après sa remise en lumière, pour un budget d'un peu plus de 43 000 EUR ( L'Alsace du 6 novembre 2018), la croix va donc être embellie. « Il ne reste plus qu'à trouver des fonds », relève-t-il. Les travaux sont estimés à environ 30 000 EUR.
« La croix brille de trop ! »

 

La société Clemessy, en charge depuis 1936 du chantier, va également faire « deux réglages » sur la croix. « Elle brille trop ! », assure Jacques Neuville. « On va la régler pour que la brillance soit suffisante et qu'on puisse voir, de loin, une croix ! ».

Ce réglage permettra également à l'édifice de s'éteindre à minuit, comme prévu, au lieu d'une heure du matin, comme c'est le cas actuellement. La croix s'illuminera toujours à la tombée du jour.
Sécuritédes piétons

D'autres travaux seront réalisés cette année mais cette fois sur la route. Le conseil départemental du Haut-Rhin et les communes de Soultz et de Wattwiller vont aménager la voirie et le parking devant l'Historial. Le but étant, précise Jean Klinkert, le président du CMNHWK, de « sécuriser le passage des piétons. » Les travaux débuteront à l'automne, juste après la saison estivale.
Morgane SCHERTZINGER

 

 
 

 

Écomusée : retour aux fondamentaux

Publié dans le panorama le Dimanche 07 avril 2019 à 07:43:45

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Écomusée : retour aux fondamentaux
 

 
Denis Leroy a notamment travaillé à Strasbourg et à Mayotte. Depuis son arrivée à l'Écomusée, il se pose en « garant du patrimoine alsacien ». Photos L'Alsace/Vincent Voegtlin
La fréquentation de l'Écomusée s'est érodée depuis quelques années. « Entre - 12 et - 15 %, ce qui nous fait passer sous la barre des 200 000 visiteurs, annonce le président de l'association Jacques Rumpler, en nuançant la gravité de son propos. L'Écomusée continue à autofinancer son fonctionnement à hauteur de 80 % par ses recettes de billetterie. Nous maîtrisons toujours les leviers de notre autonomie. » Une déclaration qui prend tout son sens, en ce début de saison, alors que le parc voisin, celui du Petit Prince, gère désormais l'hôtellerie Les Loges après avoir financé sa complète rénovation, les deux restaurants de l'Écomusée et sa boulangerie (lire ci-dessous).

Le nouveau directeur Denis Leroy arrive dans ce contexte délicat. D'autant plus qu'il reprend un poste qui était resté inoccupé depuis juillet 2018. Jacques Rumpler assume le temps long de cette vacance : « Le recrutement a été long et complexe, à la croisée des enjeux qui se posent pour l'Écomusée. Nous sommes une entreprise associative, une PME de 55 personnes en haute saison. Nous avons une responsabilité envers les salariés, mais aussi envers les 250 bénévoles actifs, nos financeurs et nos partenaires commerciaux comme le parc du Petit Prince. »

Le parcours de Denis Leroy a été déterminant pour déclencher son recrutement. Le nouveau directeur a une expérience des collectivités, après avoir travaillé notamment pour la Communauté urbaine de Strasbourg. Il a fait un passage par Mayotte pour y mettre en place la départementalisation. Son dernier poste a été celui de directeur de la Fédération des aveugles d'Alsace-Lorraine.
« Ici, on respire l'Alsace »

Son caractère le pousse à privilégier l'écoute et la médiation. Il a par exemple consacré ces dernières semaines, avant même sa prise de fonctions officielle, à « la découverte de la machine » de l'intérieur. Il a même rencontré Marc Grodwohl, le père fondateur de l'Écomusée, pour s'imprégner de l'histoire complexe de ce musée vivant. Et son enthousiasme est communicatif : « Ici on respire l'Alsace. L'Écomusée est un magnifique lieu où venir se ressourcer. » Il fait cette promesse : « Je serai le garant du patrimoine alsacien. »

En effet, sa mission sera de faire retrouver à l'Écomusée sa mission originelle, le rayonnement du patrimoine alsacien. Il n'était pas uniquement un rassemblement de vieilles maisons, mais un village en phase avec son environnement.

À ce propos, deux réalisations exceptionnelles vont surprendre le visiteur dès son arrivée : une nouvelle voie d'accès, financée par les collectivités locales et une ombrière photovoltaïque réalisée en partenariat avec Tryba Energy et le Symbio, le syndicat mixte du Bioscope. Cette installation permettra aux visiteurs de stationner leurs voitures à l'abri et à l'ombre. Quant à la production de la centrale, elle va subvenir aux besoins électriques de 1 012 foyers proches de l'Écomusée, et permettra d'éviter le rejet de plus de 164 tonnes de CO2 annuellement.
Textes : Françoise ZIMMERMANN VOIR Nos vidéo et diaporamasur lalsace.fr

 

 
 

 

Castroville à la croisée des mondes

Publié dans le panorama le Dimanche 07 avril 2019 à 07:42:46

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Castroville à la croisée des mondes
 

 
À Castroville, la boulangerie Haby au bord de la highway vend kougelhopfs et bredele.

Photo L'Alsace/Michel Allemann

Là-haut, sur cette rareté texane de colline surplombant la bourgade, il y avait un hôtel Alsace. Quand ses propriétaires y ont injecté deux millions de dollars en rénovation, il est devenu le Hillside Boutique Hotel. Un signe des temps autant qu'un acte commercial. Presque simultanément, l'association pour la promotion des colonies fondée au XIXe siècle par Henri Castro créait son musée dans la maison historique d'un colon alsacien. Mémoire transatlantique d'un côté, actualité américaine de l'autre, Castroville est aujourd'hui à la croisée des chemins.

Trois mille habitants au coeur d'un comté rural et un voisin direct, San Antonio, qui voit s'installer une centaine de résidents supplémentaires... tous les jours, voilà pour la géographie. Depuis une dizaine d'années déjà, le centre de gravité de la ville bascule lentement mais sûrement. Politiquement, les descendants d'Alsaciens ont perdu le pouvoir. Le conseil municipal ne compte plus de membre dialectophone depuis 2012.
De plus en plus d'hispaniques

Socialement, l'arrivée de nombreux habitants d'origine hispanique - désormais plus du tiers de la population totale -- réduit l'importance de ceux aux racines alsaciennes, dont l'âge moyen augmente, ce que l'avocat Mark Haby, avocat aux ancêtres alsaciens, appelle toutefois « un joli mélange de cultures dont le Texas doit être fier ». Le centre de Castroville a été classé district historique, avec une petite centaine de bâtisses à l'architecture européenne traditionnelle et quelques-unes construites par les émigrés-pionniers eux-mêmes. Mais ses alentours ressemblent déjà plus à la banlieue occidentale de San Antonio qui approche ses tentacules. Preuve ultime : ce supermarché Walmart sorti de terre il y a peu et ouvert de 6 h à 23 h toute l'année. Les énormes villages de marque et parcs à thèmes de la métropole, voire la frontière mexicaine à deux heures de route au Sud, semblent plus tangibles que le souvenir, tout sanguin qu'il soit, des émigrés d'Alsace. Mais la démographie et l'économie ne sont pas tout.
Une histoire de Fremde

Un peu comme des irréductibles devant l'envahisseur, un groupe d'une dizaine de familles aux patronymes souvent bien de chez nous, remue ciel et terre pour que l'identité originelle de Castroville, la leur, soit préservée et même transmise. « Nous sommes une communauté en pleine expansion, mais déterminée à ce que les liens avec la terre d'origine de ses fondateurs survivent à cette croissance », estime John Wernette, jeune quadra fier comme tout de son aïeul parti un jour de Wittelsheim. Il y a le musée de l'héritage alsacien, donc, la relance de la troupe des danseurs alsaciens du Texas et plus largement des échanges réguliers avec l'Alsace, ainsi qu'une batterie d'initiatives ultra-locales qui témoignent de la force du mouvement et de ses chances d'aboutir à une sauvegarde vivante. Si le dialecte vit probablement ces dernières années au Texas, le sentiment d'appartenance à une culture et une histoire rhénanes n'a peut-être jamais été, et heureusement, aussi prégnant qu'à l'heure où la mondialisation et l'urbain frappent à la porte de Castroville.

San Antonio à portée de pickup ou pas, la boulangerie Haby au bord de la highway vend plus que jamais kougelhopfs et bredele. Knacks et bratwurst côtoient sauces barbecue et piments sur les barbecues. Mais plus que dans les assiettes, c'est dans les têtes que la lointaine identité alsacienne perdure, et pas toujours de la meilleure des façons. L'un des termes les plus à la mode à Castroville est Fremde, l'étranger en allemand. Les descendants d'émigrés haut-rhinois en affublent à l'envi ces nouveaux Castrovilliens venus de partout, mais pas d'Alsace.

Sans surprise, la ville est massivement conservatrice tendance protectionniste, votant républicain d'élection en élection, quel que soit le profil du candidat. Comme ses prédécesseurs malgré tout, le maire actuel Tim Kelley, originaire du Vermont, a le droit au surnom plus ethnique qu'amical. Pas bouleversé pour un sou, celui qui est le patron du Castroville Café a ouvert à côté une pizzeria. Son nom : Fremdes Pizza, pardi. Pourquoi s'en offusquer, d'ailleurs ? Business is business et, surtout, Castroville penche de plus en plus du côté de ces « étrangers » américains. Pour se convaincre définitivement, rien de mieux que de retourner en haut de la colline. Depuis la terrasse de l'hôtel de charme, la plus haute construction de San Antonio apparaît nettement. C'est la Tour des Amériques, qui semble dire à Castroville de la regarder sans crainte.
Textes et photos : Michel ALLEMANN

 

 
 

 

nautilia - Le plein et l'appoint

Publié dans le panorama le Dimanche 07 avril 2019 à 07:47:32

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nautilia - Le plein et l'appoint
 

 
Ils étaient tous là ou presque pour rappeler leur attachement à ce « magnifique complexe » (dixit Marc Jung), à ce « projet de territoire » porté par la communauté de communes de la région de Guebwiller (CCRG). Dans le désordre : la présidente du Département, Brigitte Klinkert, le sous-préfet Daniel Mérignargues - s'excusant presque que l'État n'ait pas contribué directement à l'effort collectif - ou encore le président de la région Grand Est, Jean Rottner. Ce dernier confirma qu'il n'était peut-être pas Roxana Maracineanu (la ministre des Sports était un temps espérée) mais qu'il avait plaisir à être présent, répondant ainsi avec humour à un écho paru dans ces colonnes le mois dernier.

Bref, inauguration en grande pompe (à chaleur ?) qui a permis à Marc Jung, président de la CCRG, de rappeler l'historique du projet et d'évoquer son accouchement difficile, doux euphémisme : « Que n'avons-nous entendu ? Projet pharaonique, piscine à débordement, ou lubie du président... »

Dernier règlement de compte politique : « Un grand merci à toutes celles et ceux qui nous ont soutenus, mais également à ceux qui ne connaissaient pas réellement le dossier et qui par leurs attaques et leurs prises de position, parfois à l'emporte-pièce, nous ont obligés à une remise en cause constante et qui aujourd'hui se disent tous satisfaits de la réalisation ». Et bim !

L'histoire ne dit pas si du haut du pentagliss de Nautilia on aperçoit la mairie de Guebwiller, mais tous les observateurs du microcosme politique local auront compris le message.

Et l'histoire n'est peut-être pas terminée puisqu'à la facture de 19,5 M EUR (quand on oublie de préciser, c'est qu'on parle en hors taxes, N.D.L.R.) il convient d'ajouter 135 300 EUR d'aménagements (oui, oui, en HT...) pour l'exercice 2019, cela n'aura pas échappé aux auditeurs attentifs.

La piscine est bel et bien ouverte mais le débat n'est peut-être pas encore terminé...
Mathieu PFEFFER PLUS WEB Nos photos et la vidéo en « timelapse » du chantier sur lalsace.fr

 

 
 

 

gubwiller - nautilia - Après six mois, 111 000 entrées

Publié dans le panorama le Dimanche 07 avril 2019 à 07:53:43

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gubwiller - nautilia - Après six mois, 111 000 entrées
 

 
L'espace remise en forme, très prisé des dames : 6 462 entrées en six mois.
« La fréquentation est très prometteuse », s'est félicité Fernand Doll, vice-président de la CCRG en charge des équipements sportifs et président du conseil d'administration de Nautilia. Les chiffres - arrêtés - à six mois d'exercice sont les suivants :

? 65 720 entrées à l'espace aquatique

? 9 228 entrées aux activités aquatiques

? 6 462 entrées à l'espace remise en forme

? 6 679 entrées à l'espace Bien-Être

? 16 227 entrées scolaires

? 6 762 entrées associations

Soit un total de 111078 entrées.
Le financement

Le coût du projet s'élève à 19,5 M EUR HT. Les subventions : Département (1,02 M EUR), Région (0,87 M EUR), Ademe (0,26 M EUR), FNADT Massif des Vosges (0,15M EUR). Subventions totales : 2,3 M EUR.
Associations

M. Doll a rappelé qu'un partenariat fort avait été acté entre Nautilia et les quatre clubs de natation du secteur (Cercle des Nageurs du Florival, Florival Athlétic Sport Triathlon, Association des plongeurs du Florival et École de plongée sous-marine) qui regroupe 800 membres. La CCRG leur verse une subvention de 146 442 EUR pour leurs créneaux d'entraînement.
Scolaires

Seize écoles primaires du territoire intercommunal mais également les écoles primaires d'Osenbach et de Rouffach, les trois lycées de Guebwiller (Deck, Kastler et Storck), les trois collèges du territoire (Grunewald, Beltz et Hugstein), l'Institut Champagnat, le collège Daniel et l'IME Saint-Joseph fréquentent Nautilia.

La CCRG finance 90 000 EUR de créneaux de natation pour les scolaires.
Aménagements

En 2019, quelques aménagements sont prévus :

? Réaménagement de la zone de déchaussage du public (68 000 EUR HT).

? Installation d'un déchloraminateur dans le bassin d'apprentissage (20 000 EUR HT).

? Mise en place d'un système de ventilation dans le local Espace d'attente sécurisé (4 300 EUR HT).

? Mise en place de casier à chaussures dans la zone de déchaussage des groupes (10 000 EUR HT).

? Création d'un terrain de beach-volley et d'un terrain de football dans le parc (10 000 EUR HT).

? Remplacement de la clôture mitoyenne avec le camping (23 000 EUR HT).
Budget 2019

M. Doll a annoncé que le budget 2019 de Nautilia serait de 2,06 M EUR dont 1,86 M EUR en exploitation et 0,2 M EUR en investissement. 26 agents travaillent dans la régie, dont le directeur est Sébastien Vichard.

 

 
 

 

guebwiller - Elle lègue plus d'1 million d'euros pour rénover deux églises

Publié dans le panorama le Dimanche 07 avril 2019 à 07:44:35

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guebwiller - Elle lègue plus d'1 million d'euros pour rénover deux églises
 

 
La collégiale Saint-Michel de Lautenbach et ses fameux tilleuls.

Archives DNA/B.FZ.

Pour un peu, la nouvelle serait passée inaperçue. Et puis, il y eut ces deux petites lignes dans le bulletin paroissial guebwillerois de ce début d'année : « Avec l'accord des autorités de tutelle, le conseil de fabrique a accepté un legs d'un montant de 720 000 EUR. Selon la volonté du défunt, ce budget sera entièrement consacré à la rénovation de l'église Notre-Dame ».
Une longue procédure

En fait, le legs remonte à plusieurs années déjà. Cette Guebwilleroise d'adoption, qui a souhaité rester anonyme, fréquentait la paroisse. Elle n'avait pas d'enfant mais un patrimoine évalué à plus de 4 M EUR. Sur son testament, elle a couché les noms de trois associations caritatives et de deux conseils de fabrique. Le testament a été contesté par une parente éloignée. S'en est suivie une longue procédure judiciaire de « trois à quatre ans » qui se termine enfin. « Nous avons perdu en première instance puis gagné en appel », raconte Jean-Marie Golly, président du conseil guebwillerois.

Le montant qui devrait être touché par la paroisse de Lautenbach n'a pas été divulgué. « Il est conséquent, mais je ne donne pas de chiffres car nous n'avons pas encore tout reçu, dit Philippe Syren, président du conseil local. C'est une succession éminemment complexe où certains points restent à régler. »

Les dons tombent à point nommé : la ville de Guebwiller vient de lancer un grand chantier de rénovation de Notre-Dame, évalué à 12 M EUR; la collégiale de Lautenbach doit, pour sa part, faire face à la chute d'une partie du plafond et à la rénovation attendue de son orgue Toussaint.
M.PF.

 

 
 

 

Muntzenheim Association des donneurs de sang La fidélité récompensée

Publié dans le panorama le Dimanche 07 avril 2019 à 07:48:45

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Muntzenheim  Association des donneurs de sang
La fidélité récompensée
L'assemblée générale des donneurs de sang de Muntzenheim a été ouverte vendredi 5 avril par la présidente Irmgarde Laurent, qui salua les personnes présentes, dont le maire Marc Bouché et la déléguée Gabrielle Preisemann.
 

 
Les donneurs médaillés et les membres du comité des donneurs de sang avec la président Irmgard Laurent et le maire Marc Bouché
Après une minute de silence en mémoire de Jean-Louis Haumesser, membre fondateur de l'amicale, la secrétaire Doris Oberlin a lu le rapport de l'année écoulée, tandis que le trésorier Christian Stinner présenta un bilan financier sain, confirmé par les réviseurs aux comptes Marcel Dhermand et Marguerite Bohn. Pour l'exercice 2019, Marcel Dhermand est remplacé par Jean-Claude Schreiber.
Cinq premiers dons en mars

Daniel Nock présenta le rapport d'activité : les trois collectes en 2018 ont permis 136 dons de sang, alors qu'au Centre de Transfusion de Colmar, 115 dons de plasma ont été enregistrés. Il n'y aura plus de prélèvement de plaquettes à Colmar.

La collecte du mois de mars a été satisfaisante avec 50 pochettes dont cinq premiers dons, soit 10 %, ce qui est très encourageant pour les prochaines collectes afin de remplacer les anciens donneurs.

La cotisation de l'amicale reste fixée à 3,50 EUR.

Comme tous les ans, des dons ont été reconduits : 200 EUR pour le Téléthon et 600 EUR pour le cancer. L'amicale participera à la fête du village en 2019 par la réalisation des chars et à l'encadrement du déroulement du cortège, ainsi qu'au loto et au marché aux puces. La soirée privée se déroulera le 2 novembre 2019.

Pour l'élection du tiers sortant, Doris Oberlin et Irmgarde Laurent sont reconduites dans leur fonction.

Malgré la baisse de dons, la présidente félicita et remercia tous les anciens et nouveaux donneurs du village et tous ceux donneurs des villages voisins. Elle remercia les collègues du comité, leurs conjoints et amis qui tout au long de l'année contribuent bénévolement à l'organisation et à la réussite des différentes manifestations.
Des nouveautés

Gabrielle Preisemann précisa les nouveautés : lors des saignées, le sang ne sera plus jeté comme auparavant, et il pourra être transfusé à un malade.

L'abaissement à 17 ans de l'âge pour un 1er don est à l'étude avec, bien sûr, l'accord des parents. En 2018 les statistiques indiquent une baisse de dons de 1,7 %.

En octobre, trois incidents ont été déplorés, lors d'un prélèvement en plasma: après étude, il s'avère qu'il s'agit de protéines de sang congelé (et non de particules de joints de la machine). Depuis février, de nouvelles machines (plus rassurantes) ont été mises en place de avec formation des infirmières.
Remise de diplômes

Marc Bouché félicita les amicalistes pour leur travail de bénévolat, et les assura du soutien de la commune.

Avant de clore l'assemblée générale et d'inviter au verre de l'amitié, la présidente procéda à la remise de diplômes avec médailles :

- 1er niveau bronze : Michel Azidrou, Gillian Bareth, Louise Beyer, Léa Bronner, Joanne Dorsch, Jérémy Hauss, Jérôme Hibon, Nina Heurtaux, Shirley Joneth, Stéphane Pock, Emma Rosenzwey, Pierre Schmitt, Fanny Schoenenberger, Natacha Straumann.

- 2e niveau bronze (dix dons) : Marc Deplanque, Corinne Martz, Sophie Mercier, Pauline Ortiz, Lise Rebert, Jean-Louis Schmidt, Virginie Schmidt, Philippe Wittig.

- 3e niveau bronze (25 dons) : Laetitia Boehrer, Heidi Cornolti, Joëlle Guillot, Mylène Jennesson, David Kling, Jacky Misbach, Elsa Schreiber, Mathilde Kobler.

- 4e niveau argent 45 dons femme et 75 homme : Anita Chouteau et Yves Sommer.

 

 
 

 

Inauguration du refuge du Club vosgien aux Hautes Huttes

Publié dans le panorama le Dimanche 07 avril 2019 à 07:52:03

© L'alsace, Dimanche le 07 Avril 2019
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Inauguration du refuge du Club vosgien aux Hautes Huttes
 

 
Voilà bientôt deux années que les travaux de rénovation ont débuté au refuge du Club vosgien d'Orbey dans la chapelle-école des Hautes Huttes. Située au milieu du hameau la chapelle-école comporte trois parties, la chapelle avec sa petite cloche qui ne rythme plus la journée, mais est toujours là pour honorer le départ d'un habitant et la fête de la Sainte-Barbe.
Une salle accueillante et une nouvelle cuisine

C'était une volonté de la municipalité de maintenir ce patrimoine. Les travaux ont d'abord permis de redonner des couleurs à la petite chapelle et de rénover et moderniser complètement la partie occupée par le Club vosgien. À l'entrée, la petite remise qui servait de débarras et de toilettes aux élèves est devenue un vaste préau, la salle de classe est transformée en grande salle à manger où trône un poêle à bois nouvelle génération alors que le petit réduit escalier/débarras/coin lavabo a laissé place à une cuisine spacieuse et équipée.

Jean-Luc Claudepierre, l'adjoint chargé des travaux a passé beaucoup de temps sur le projet pour assécher les murs, isoler le bâtiment, prévoir les conduites, et les rénovations électriques. Aujourd'hui, 160 000 EUR plus tard, le Club vosgien dispose d'un local confortable et accueillant qui laisse envisager de belle soirée « djalay » et choucroute... Pour fêter cette réussite la journée du 30 mars avait été retenue pour l'inauguration du local.

Anne-Catherine Barlier, la présidente du Club vosgien d'Orbey avait invité tous les acteurs, entreprises et partenaires qui ont contribué à cette réussite. Tous se sont retrouvés sous un soleil radieux, accueillis par le maire Guy Jacquey et quelques membres de son conseil municipal. Principal instigateur de ce travail il a accueilli la sénatrice Patricia Schillinger qui a contribué via la réserve parlementaire à renflouer le budget (15 000 EUR), Emilie Helderlé représentant le conseil départemental (16 000 EUR), venue en voisine. L'État a également contribué à hauteur de 34 000 EUR par le Fonds de Soutien à l'Investissement Public Local (FSIPL). Pour le reste ce sont la commune et le Club vosgien local (équipements) qui ont mis la main au portefeuille.

Pour marquer le coup c'est Flora Chanier, la maire junior également habitante des Hautes Huttes, qui a coupé la cordelette ouvrant officiellement les portes de ce nouvel espace communal mis à la disposition d'une association très active qui s'occupe de l'entretien et du balisage des sentiers et propose de multiples activités sportives été comme hiver.
Jean-Charles ANCEL S'INFORMER Renseignements sur www.clubvosgienorbey.fr et page Facebook.