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Le Sénat rétablit le nom de Collectivité européenne d'Alsace

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 05:43:08

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Le Sénat rétablit le nom de Collectivité européenne d'Alsace
 

 
Entamé mardi soir au Sénat, le débat sur le projet de loi relatif à la Collectivité européenne d'Alsace s'est poursuivi jusque dans la nuit de jeudi à vendredi.

Alors que la commission des lois avait remplacé le terme Collectivité européenne d'Alsace par celui de Département Alsace, les sénateurs présents ont finalement approuvé le retour à la dénomination initiale, ce qui était demandé par les amendements identiques portés par les sénateurs Patricia Schillinger (LaREM) et René Danesi (LR).

C'est l'intervention de Philippe Bas (LR), président de la commission des lois, qui a fait basculer l'hémicycle. « Quelle que soit la dénomination, vous ne changerez pas la chose », a-t-il expliqué. « Cette collectivité est déjà hybride, c'est comme la recette du pâté aux alouettes [...] Ce département a été créé par un décret, il n'a nul besoin de loi. Si le gouvernement a décidé de passer par la loi, c'est pour créer justement un petit plus par rapport à un département. »
F. BY

 

 
 

 

Conseil départemental du Bas-Rhin CEA : « Chaque jour est un combat »

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 05:41:15

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Conseil départemental du Bas-Rhin
Conseil départemental du Bas-Rhin CEA : « Chaque jour est un combat »
Le projet de collectivité européenne d'Alsace (CEA) a une nouvelle fois animé hier matin les échanges entre élus bas-rhinois, au détour d'une délibération destinée à favoriser l'apprentissage de la langue régionale.

 
Parmi les points abordés hier matin en séance plénière du conseil départemental du Bas-Rhin, une convention de partenariat en faveur de l'Office pour la langue et les cultures d'Alsace et de Moselle (Olca). Une première mouture de cette convention a certes été adoptée le 22 octobre dernier, mais c'était pile une semaine avant la mise sur les rails officielle du projet de Collectivité européenne d'Alsace (CEA)...
Ajustements techniques et réglementaires

Autant dire que la délibération de ce jeudi relève d'ajustements techniques et réglementaires, sans rien modifier sur le fond : il s'agit toujours de favoriser l'apprentissage de la langue régionale dès le plus jeune âge, en soutenant l'Olca à hauteur de 66 500 euros pour l'exercice 2019.

« Ce rapport ne pose pas de difficulté quant à sa finalité, l'Olca mérite d'être soutenu », concède d'emblée l'élu d'opposition David Elkouby (PS), cependant ravi de l'aubaine : cette délibération, c'est d'abord pour lui une énième occasion de fustiger le projet de CEA. Tourné vers Frédéric Bierry, l'élu socialiste se veut cinglant : « Vous vous arc-boutez sur ce nom, "collectivité européenne d'Alsace", mais la juxtaposition de deux départements restera toujours un département. Vous pensez qu'il s'agit pour moi de "faire le buzz", mais vous vous trompez, nous sommes nombreux à penser la même chose. Il faut respecter les Alsaciens et le dire ! »
« La politique à l'ancienne »

À ces mots, l'agacement commence à poindre sur les autres bancs. « Si, tu cherches à faire le buzz, et même, tu te trompes de combat », lance Étienne Burger, sous les applaudissements (entre autres) de Françoise Pfersdorff (LaREM), qui enfonce le clou : « Éric Elkouby, que j'apprécie beaucoup sur le plan humain, incarne ici la politique à l'ancienne. »

Frédéric Bierry préfère couper court aux échanges : « Oui Éric, il faut respecter les Alsaciens - et tous les sondages disent la même chose : une majorité d'entre eux n'accepte pas le Grand Est. Sur un coin de table, l'ancien président de la République a fait disparaître l'Alsace institutionnelle. Bien sûr, je ne suis qu'imparfaitement satisfait par ce qui est proposé. Les accords de Matignon [d'où est issu le projet de CEA, NDLR] ne sont pas la panacée, mais ils constituent une avancée importante. Chaque jour est un combat, chaque jour, on "crante". » Sur ces mots, on passe au vote. Sans surprise, la nouvelle mouture de la convention avec l'Olca est approuvée à l'unanimité. Pour ce qui est de la CEA, en revanche...
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Collectivité européenne d'Alsace : « Chaque jour est un combat »

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:07:56

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Collectivité européenne d'Alsace : « Chaque jour est un combat »
 

 
Autre rapport notable, adopté hier matin en séance plénière du conseil départemental du Bas-Rhin : une convention de partenariat en faveur de l'Office pour la langue et les cultures d'Alsace et de Moselle (Olca). Une première mouture de cette convention a certes été adoptée le 22 octobre dernier, mais c'était pile une semaine avant la mise sur les rails officiels du projet de collectivité européenne d'Alsace (CEA)... Autant dire que la délibération de ce jeudi relève d'ajustements techniques et réglementaires, sans rien modifier sur le fond : il s'agit toujours de favoriser l'apprentissage de la langue régionale dès le plus jeune âge, en soutenant l'Olca à hauteur de 66 500 EUR pour l'exercice 2019.

« Ce rapport ne pose pas de difficulté quant à sa finalité, l'Olca mérite d'être soutenue », concède d'emblée l'élu d'opposition Éric Elkouby (PS), cependant ravi de l'aubaine : cette délibération, c'est d'abord pour lui une énième occasion de fustiger le projet de CEA. Tourné vers Frédéric Bierry, l'élu socialiste se veut cinglant : « Vous vous arc-boutez sur ce nom, "collectivité européenne d'Alsace", mais la juxtaposition de deux départements restera toujours un département. Vous pensez qu'il s'agit pour moi de "faire le buzz", mais vous vous trompez, nous sommes nombreux à penser la même chose. Il faut respecter les Alsaciens et le dire ! »
Une question de respect

À ces mots, l'agacement commence à poindre sur les autres bancs. « Si, tu cherches à faire le buzz, et même, tu te trompes de combat », lance Étienne Burger, sous les applaudissements (entre autres) de Françoise Pfersdorff (LaRem), qui enfonce le clou : « Éric Elkouby, que j'apprécie beaucoup sur le plan humain, incarne ici la politique à l'ancienne. »

Frédéric Bierry préfère couper court aux échanges : « Oui Éric, il faut respecter les Alsaciens - et tous les sondages disent la même chose : une majorité d'entre eux n'accepte pas le Grand Est. Sur un coin de table, l'ancien président de la République a fait disparaître l'Alsace institutionnelle. Bien sûr, je ne suis imparfaitement satisfait par ce qui est proposé. Les accords de Matignon [d'où est issu le projet de CEA] ne sont pas la panacée, mais ils constituent une avancée importante. Chaque jour est un combat, chaque jour, on "crante". »

Sur ces mots, on passe au vote. Sans surprise, la nouvelle mouture de la convention avec l'Olca est approuvée à l'unanimité. Pour ce qui est de la CEA, en revanche...
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

Ligne Colmar-Fribourg : objectif 2026-2027

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 05:37:46

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Transports
Ligne Colmar-Fribourg : objectif 2026-2027
L'étude technique sur le rétablissement de la liaison ferroviaire Colmar-Fribourg a été rendue début mars. Pour Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, la « volonté politique » permettra de surmonter les obstacles.
 

 
La liaison Colmar-Fribourg pourrait permettre de relier à terme par le train la Vallée de Munster et le lac de Constance, au niveau de Donaueschingen.
Le potentiel voyageur
Ce que dit l'étude : L'hypothèse la moins optimiste évoque un potentiel de 3 490 passagers par jour (aller-retour), la plus favorable mentionne 5 880 voyageurs. Ce trafic serait aux deux tiers franco-français, un tiers transfrontalier. Économiquement, la ligne serait intéressante, avec un ratio entre recettes et coût d'exploitation compris entre 40 et 60 % : la moyenne des lignes TER n'est que de 26 % (chiffres 2015) en France. Le fort potentiel touristique permettrait de soutenir le trafic les jours chômés.

L'avis de Brigitte Klinkert : « Une fois que l'offre est là, la demande augmente, c'est ce qui s'est passé côté allemand. À condition de prévoir des parkings, des liaisons cyclistes, à proximité des trois ou quatre arrêts du parcours. Ça marchera si c'est pratique, rapide. La part de transport collectif dans cette zone est de 1 %, elle passerait à 20 %, avec une baisse du nombre de véhicules [empruntant la RN415] de 16 000 à 11 000 véhicules/jour. Il y a un enjeu environnemental indéniable. »
Les options

Ce que dit l'étude : Les décideurs devront trancher entre une liaison directe Colmar-Fribourg, une rupture de charge (changement) à Breisach, ou encore un tram-train, avec là encore correspondance à Breisach. Ces deux dernières hypothèses peuvent être transitoires (phasage du projet). La différence en temps est faible : 57 minutes, soit 4 de plus que le train direct.

L'avis de Brigitte Klinkert : « Il faut un train direct ! On sait que les ruptures de charge ont un effet psychologique très négatif sur les passagers. Ils renoncent alors à prendre le train. »
La technologie

Ce que dit l'étude : Train thermique (diesel) côté français, électrique côté allemand (la liaison Breisach-Fribourg est en cours d'électrification), tout-électrique, hydrogène, toutes les options ont été étudiées. Le tout-électrique pose la question de la tension, différente dans les deux pays.

L'avis de Brigitte Klinkert : « Je ne suis pas technicienne, mais l'hydrogène est une solution intéressante. On a des entreprises qui en produisent et il n'est pas utilisé. Dans le cadre de l'après-Fessenheim, je défends l'idée d'un pôle hydrogène. Un train à hydrogène peut circuler sur une ligne électrique. »
Les difficultés techniques

Ce que dit l'étude : Elles sont de trois ordres. La première concerne le fret. Pour faire circuler des trains de marchandises de part et d'autre du Rhin, la pente ne doit pas excéder un peu plus de 1 %. Elle est de 3 % côté français pour franchir le Rhin. La mettre à niveau renchérirait le projet (de 0,5 à 1 %). Autre souci, la suppression des passages à niveau. La réglementation française assimile la réouverture de la ligne au trafic des voyageurs à une création, ce qui oblige à fermer tous les passages à niveau. Il y en a 28, dont un, à Neuf-Brisach, peut difficilement être supprimé sans couper la circulation automobile.

L'avis de Brigitte Klinkert : « Ce n'est pas une ligne nouvelle, donc il n'est pas nécessaire de supprimer tous les passages à niveau ! La moitié pourrait suffire. Par ailleurs, le traité d'Aix-la-Chapelle ouvre des souplesses juridiques, un droit d'option, dans un bassin transfrontalier comme le nôtre. »
Le coût

Ce que dit l'étude : Selon les options retenues, il faudra compter entre 230 et 275 MEUR pour remettre la ligne à niveau et réaliser tous les aménagements nécessaires. Le choix d'électrifier ou non la ligne impacte le coût à hauteur de 25 à 40 MEUR, selon la technologie retenue. À ces montants, il faut ajouter le matériel, de 6 MEUR pour le tram-train jusqu'à 14-15 M pour un train à hydrogène.

L'avis de Brigitte Klinkert : « Avant de lancer l'étude, tous les montants étaient avancés, j'ai entendu que ça coûterait 500 MEUR. Si l'ensemble des partenaires sont motivés - et ils le sont - cette ligne transformera complètement le territoire, aura pour effet de le désenclaver. C'est une ligne stratégique, qui réglera une partie du problème d'entrée et sortie de ville à Colmar. La ligne s'inscrit dans le post-Fessenheim, figure dans le traité d'Aix-la-Chapelle, fait partie des 19 lignes répertoriées comme prioritaires par l'Union européenne. »
Le calendrier

Ce que dit l'étude : Des études préliminaires, jusqu'à la fin 2020 aux essais, en 2029 le calendrier prévoit dix années avant la mise en service de la liaison. Les travaux débuteraient en 2027.

L'avis de Brigitte Klinkert : « L'objectif c'est de terminer en 2026-2027. Il faut être ambitieux ! C'est la volonté politique qui fait avancer les projets. Le comité de pilotage doit lancer les études préliminaires en juin, c'est la prochaine étape. »
Cyril TROMSON

 

 
 

 

Ligne Colmar-Fribourg : « Objectif 2026-2027 »

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:06:12

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Ligne Colmar-Fribourg : « Objectif 2026-2027 »
 

 
La liaison Colmar-Fribourg pourrait permettre de relier à terme par le train la vallée de Munster et le lac de Constance, au niveau de Donaueschingen. Archives DNA/Nicolas Pinot
? Le potentiel voyageur. Selon l'étude technique sur le rétablissement de la liaison ferroviaire entre Colmar et Fribourg, l 'hypothèse la moins optimiste évoque un potentiel de 3 490 passagers par jour (aller-retour), la plus favorable mentionne 5 880 voyageurs. Ce trafic serait aux deux tiers franco-français, un tiers transfrontalier. Économiquement, la ligne serait intéressante, avec un ratio entre recettes et coût d'exploitation compris entre 40 et 60 % : la moyenne des lignes TER n'est que de 26 % (chiffres 2015) en France. Le fort potentiel touristique permettrait de soutenir le trafic les jours chômés.

« Une fois que l'offre est là, la demande augmente, c'est ce qui s'est passé côté allemand, commente Brigitte Klinkert. À condition de prévoir parkings et liaisons cyclistes à proximité des trois ou quatre arrêts du parcours. Ça marchera si c'est pratique, rapide. La part de transport collectif dans cette zone est de 1 %, elle passerait à 20 %, avec une baisse du nombre de véhicules/jour [empruntant la RN415] de 16 000 à 11 000. Il y a un enjeu environnemental indéniable. »

? Les options. Les décideurs devront trancher entre une liaison directe Colmar-Fribourg, une rupture de charge (changement) à Breisach, ou encore un tram-train, avec là encore correspondance à Breisach. Ces deux dernières hypothèses peuvent être transitoires (phasage du projet). La différence en temps est faible : 57 minutes, soit 4 de plus que le train direct. « Il faut un train direct, note Brigitte Klinkert. On sait que les ruptures de charge ont un effet psychologique très négatif sur les passagers. Ils renoncent alors à prendre le train... »

? La technologie. Train thermique (diesel) côté français, électrique côté allemand - la liaison Breisach-Fribourg est en cours d'électrification -, tout électrique, hydrogène, toutes les options ont été étudiées. Le tout électrique pose la question de la tension, différente dans les deux pays. « Je ne suis pas technicienne, mais l'hydrogène est une solution intéressante. On a des entreprises qui en produisent et il n'est pas utilisé. Dans le cadre de l'après-Fessenheim, je défends l'idée d'un pôle hydrogène. Un train à hydrogène peut circuler sur une ligne électrique. »

? Les difficultés techniques. Elles sont de trois ordres. La première concerne le fret. Pour faire circuler des trains de marchandises de part et d'autre du Rhin, la pente ne doit pas excéder un peu plus de 1 %. Or elle est de 3 % côté français pour franchir le Rhin. La mettre à niveau renchérirait le projet (de 0,5 à 1 %). Autre souci, la suppression des passages à niveau. La réglementation française assimile la réouverture de la ligne au trafic des voyageurs à une création, ce qui oblige à fermer tous les passages à niveau. Et il y en a 28, dont l'un, à Neuf-Brisach, peut difficilement être supprimé sans couper la circulation automobile... « Ce n'est pas une ligne nouvelle, donc il n'est pas nécessaire de supprimer tous les passages à niveau, estime Brigitte Klinkert. La moitié pourrait suffire. Par ailleurs, le traité d'Aix-la-Chapelle ouvre des sou-plesses juridiques, un droit d'option, dans un bassin transfrontalier comme le nôtre. »

? Le coût. Selon les options retenues, il faudra compter entre 230 et 275 MEUR (millions d'euros) pour remettre la ligne à niveau et réaliser les aménagements nécessaires. Le choix d'électrifier ou non la ligne impacte le coût à hauteur de 25 à 40 MEUR, selon la technologie retenue. À ces montants, il faut ajouter le matériel : 6 MEUR pour le tram-train et jusqu'à 15 MEUR pour un train à hydrogène. « Avant de lancer l'étude, tous les montants étaient avancés, j'ai entendu que ça coûterait 500 MEUR, dit Brigitte Klinkert. Si l'ensemble des partenaires sont motivés - et ils le sont - cette ligne transformera le territoire et aura pour effet de le désenclaver. C'est une ligne stratégique, qui réglera une partie du problème d'entrée et sortie de ville à Colmar. La ligne s'inscrit dans le post-Fessenheim, figure dans le traité d'Aix-la-Chapelle, fait partie des 19 lignes répertoriées comme prioritaires par l'Union européenne... »

? Le calendrier . Des études préliminaires, jusqu'à la fin 2020, aux essais, en 2029, le calendrier prévoit dix années avant la mise en service de la liaison. Les travaux débuteraient en 2027. « L'objectif c'est de terminer en 2026-2027, conclut Brigitte Klinkert. Il faut être ambitieux ! La volonté politique fait avancer les projets. Le comité de pilotage doit lancer les études préliminaires en juin, c'est la prochaine étape. » Cyril TROMSON

 

 
 

Européennes :un débat cacophonique

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 05:46:10

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Élections L'Émission politique
Européennes :un débat cacophonique
«L'Émission politique» de France 2 organisait, ce jeudi, un premier débat entre douze têtes de liste pour les Européennes du 26 mai. Les échanges ont rapidement abouti à une confrontation stérile et souvent inaudible.
 

 
Douze têtes de liste, sur les quatorze actuellement en lice, étaient jeudi soir sur le plateau de France 2 pour le premier débat des Européennes.
Débattre à douze est impossible : c'est le premier enseignement du débat de jeudi soir sur France 2 où douze têtes de liste, candidates aux Européennes, se sont affrontées, parfois dans un brouhaha à peine audible.

Les débats télévisés lors de la présidentielle de 2017 ont fait bouger les lignes. Et c'est clairement ce qu'ont cherché à faire les personnalités politiques sur le plateau.

Nathalie Loiseau (La République en Marche - MoDem - Agir - MRSL) et le très pugnace Jordan Bardella (Rassemblement national) sont très largement en tête dans les intentions de vote et ont donc été au centre des critiques. Le tirage au sort les avait placés au centre du plateau et côte à côte. Mais au-delà de cette confrontation classique entre l'européiste et l'eurosceptique, il était intéressant de regarder qui attaquait qui durant les échanges.

Ainsi a-t-on vu Manon Aubry (La France insoumise) s'opposer régulièrement à Yannick Jadot (Europe Écologie - Les Verts) avec qui elle est au coude-à-coude dans les sondages.

Le duel à distance (ils étaient installés à l'opposé l'un de l'autre) entre Benoît Hamon (Génération.s) et Raphaël Glucksmann (Place Publique - Parti socialiste) aussi était intéressant, parfois arbitré par Ian Brossat, le candidat PCF qui a tenté à de nombreuses reprises d'être au plus proche des préoccupations des Français. Il a notamment parlé de la fermeture des maternités et a demandé que le salaire du président de la Commission européenne soit divisé par trois.

Est-ce que cela suffira pour dépasser le seuil de 5 % des suffrages exprimés et donc avoir des élus ? C'est le but des petites listes, y compris de celles qui sont au plus bas dans les sondages à savoir celles de François Asselineau (UPR) et de Florian Philippot (Les Patriotes, ex-bras droit de Marine Le Pen), les deux seuls à demander que la France sorte de l'Union européenne.

Brexit, immigration, lobbies, gouvernance de l'Europe avec l'appartenance aux futurs groupes de l'Europe : des thèmes essentiels ont été abordés, mais souvent de façon technique et dans le brouhaha de candidats qui ne se sont guère écoutés. Qu'ils soient des politiques aguerris - Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Benoît Hamon, Yannick Jadot, etc. - ou des novices - François-Xavier Bellamy (Les Républicains), Raphaël Glucksmann, Manon Aubry-.

Pas certain que cela serve l'Europe.

 

 
 

 

STRASBOURG POLITIQUE Sur fond d'élections européennes et de... municipales : L'exécutif en crise ouverte

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:45:41

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POLITIQUE Sur fond d'élections européennes et de... municipales
STRASBOURG POLITIQUE Sur fond d'élections européennes et de... municipales : L'exécutif en crise ouverte
Crise au sommet de la municipalité de Strasbourg : Philippe Bies (PS), président du groupe pivot du conseil municipal, demande au maire de décharger Alain Fontanel (LaREM) de ses fonctions de premier adjoint jusqu'à la fin du mandat.Son tort est de soutenir Fabienne Keller (Agir) aux européennes. Fin de non-recevoir de Roland Ries qui veut garder la main.

 
Pernelle Richardot, Alain Fontanel, Roland Ries et Philippe Bies à la rencontre des habitants en 2015. C'était au temps de la concorde.
Rien ne va plus entre Philippe Bies et Alain Fontanel. Jacques Bigot se disait il y a quelques jours « consterné » par le fait qu'Alain Fontanel soutienne une liste où figure « l'adversaire historique du maire de Strasbourg ».

Idem pour le président du groupe majoritaire « Énergies positives » au conseil municipal et candidat à la candidature PS aux municipales de 2020. Philippe Bies a réuni mardi soir ses troupes pour évoquer la situation. Ce qui a mis le feu aux poudres, selon Philippe Bies, c'est l'annonce le 26 mars dernier de la composition de la liste aux européennes LaREM-MoDem-Agir menée par l'ex-ministre Nathalie Loiseau, où la sénatrice Fabienne Keller (Agir) occupe la 7e place, largement devant l'adjointe au maire de Strasbourg, Nawel Rafik-Elmrini (LaREM), en 29e position. « Autant dire que Nawel Rafik-Elmrini n'est pas éligible », pointe Philippe Bies ce jeudi matin.

Élément aggravant, selon lui, « le soutien affiché par Alain Fontanel, le premier adjoint, à celle qui reste notre principale opposante locale ».

À l'unanimité, le groupe « Énergies positives » s'est fendu mercredi d'une lettre qu'il a envoyée à Roland Ries. « Nous estimons qu'il n'est pas possible d'assurer la coordination de la municipalité et de faire campagne en même temps pour et aux côtés de notre principale opposante. Les désaccords que nous avons avec Fabienne Keller engagent une vision de la ville que vous avez portée », signent 22 des 23 membres du groupe, Maria-Fernanda Gabriel-Hanning, la seule à ne pas signer, n'étant pas joignable au moment du vote. Et de conclure : « Vous comprendrez que dans ces conditions, nous considérons que le premier adjoint n'a plus la légitimité pour assurer ces fonctions de coordination. »
« Je ne suis partisanni du déguisement, ni du camouflage », affirme Bies

Ce qui signifie en clair que le groupe attend que « ces fonctions de coordination puissent être assurées, jusqu'à la fin du mandat, par un(e) représentant(e) du groupe majoritaire garant de notre unité ».

Interrogé jeudi matin, Philippe Bies souligne qu'une telle décision « relève quasiment du bon sens. Cette confusion quasiment entretenue finit par créer du désordre. » Et d'ajouter que si « l'on veut finir ce mandat dans les meilleures conditions possibles, il faut y mettre un peu d'ordre. »

« Je ne suis partisan ni du déguisement, ni du camouflage », conclut-il.
« Il n'en est pas question », répond Ries. Alain Fontanel se défend

La fin de non-recevoir est venue ce jeudi après-midi de Roland Ries, interrogé par les DNA. « Je n'ai pas l'intention de modifier l'ordre des adjoints élus en 2014 pour six ans. » (Lire ci-contre).

Mis en cause par Philippe Bies sur ses choix européens, Alain Fontanel (LaREM) répond qu'il soutient la liste de son mouvement, conduite par Nathalie Loiseau qui « rassemble des personnes issues de plusieurs formations politiques - dont la représentante d'Agir Fabienne Keller - et issues de la société civile. » Et de préciser qu'il continue d'« avoir des différends avec l'ancienne maire de Strasbourg sur les dossiers municipaux. »

L'élu conçoit que « certains aient encore des difficultés à prendre acte des changements intervenus dans la vie politique française depuis deux ans. L'ADN d'En Marche est pourtant de faire travailler des personnes en sachant dépasser les clivages. »

Quant à la demande de Philippe Bies, il y voit le résultat « d'une stratégie de déstabilisation au service de ses ambitions personnelles ». Et de conclure : « Depuis 2014, quoi que je fasse, Philippe Bies intervient pour me critiquer. C'est son choix, ce n'est pas ma démarche. »
Un courriel anonyme qui prête à caution

Pour accentuer la confusion, plusieurs membres se disant de la majorité municipale - et déclarant appartenir à tous les groupes - ont adressé ce jeudi une lettre ouverte au maire de Strasbourg intitulée « Mettons fin à la division de la majorité municipale ».

Philippe Bies s'étonne du caractère anonyme de cette lettre. Il explique que 16 membres de son groupe étaient présents mardi soir à la réunion d'« Energies Positives ». Il rappelle qu'il a pris la précaution d'appeler chacun des absents avant de livrer la position commune.

« Je n'agis pas en mon nom, mais au nom du groupe que je préside et qui a approuvé unanimement les termes du courrier adressé au maire », précise Philippe Bies. « Encore une fois, certains cherchent à entretenir la confusion. Cela doit cesser. »

Jean Werlen, co-président du groupe des écologistes, estime que « cette lettre ouverte sent la manipulation ». « Aucun de nos membres n'a signé ce document », explique l'élu qui s'apprête à réunir, avec Jeanne Barseghian, ce vendredi matin, son groupe pour débattre de cette question.

Paul Meyer, président de la Coopérative, va dans le même sens, tout comme Alain Fontanel (LaREM).

Une certitude : l'affaire laissera des traces au sein de la majorité de Roland Ries. Dès ce jeudi après-midi, la Coopérative demandait « solennellement à Robert Herrmann et à Philippe Bies de mettre de côté leur campagne électorale, et de cesser leurs tentatives de déstabilisation du maire de Strasbourg et de sa majorité municipale ». Ambiance... et patience... Il reste un peu plus de 11 mois avant le premier tour des élections municipales de mars.
Dominique DUWIG

 

 
 

 

« Je vais m'investir encore davantage »
- LA COORDINATION, C'EST LE MAIRE.- La modification du paysage politique national lors des élections présidentielle et législatives de 2017 a entraîné à Strasbourg une forme de recomposition, avec la création de deux nouveaux groupes politiques au sein du conseil municipal, le groupe « En marche » et le groupe « La coopérative... ». Le groupe socialiste et républicain est devenu, pour sa part, le groupe « Énergies positives ». La majorité municipale est ainsi passée de deux à quatre groupes.

Piqué au vif par la demande de Philippe Bies de décharger Alain Fontanel de ses fonctions de coordination, Roland Ries lui répond : « Depuis le tsunami du printemps 2017, j'assume personnellement cette compétence. C'est à moi d'assurer le bon fonctionnement du gouvernement de la Ville jusqu'en mars 2020. »

- QUE VA-T-IL SE PASSER MAINTENANT ?- « On va laisser retomber la tension... », répond le maire qui veut faire en sorte que « l'attelage municipal poursuive sa route jusqu'en 2020. » Et d'annoncer qu'il va « s'investir encore davantage ».

- LA QUESTION DE LA PRÉSENCE DE FABIENNE KELLER SUR LA LISTE LaREM.-

Roland Ries rappelle qu'il n'a pas d'atomes crochus avec Fabienne Keller qui « fut son opposante à trois reprises en 2001, 2008 et 2014. Je ne partage pas ses orientations en matière de gestion de la Ville. Mais je peux comprendre que les uns et les autres - au sein de la majorité municipale - puissent soutenir une liste différente pour les Européennes. »

Et le choix d'Alain Fontanel ? « Je regrette un peu qu'Alain Fontanel ait focalisé sur Mme Keller au sein de cette liste. » Et pan !
D.D.

 

Un Alsacien pour diriger le futur Parquet européen ?

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 05:50:55

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Justice
Un Alsacien pour diriger le futur Parquet européen ?
 

 
En 2018, Jean-François Bohnert (à droite) recevait l'ancien Garde des Sceaux Robert Badinter, à l'occasion des 50 ans de la cour d'appel de Reims.
Procureur général auprès de la cour d'appel de Reims depuis janvier 2016, Jean-François Bohnert, 58 ans, a été proposé par la France pour devenir le premier chef du futur Parquet européen, qui doit voir le jour fin 2020. La candidature de cet Alsacien d'origine, qui a notamment exercé comme substitut au tribunal de grande instance de Strasbourg (1986-1993), est soutenue par le Conseil de l'Europe. Autrement dit par les États. À l'inverse, le Parlement européen a fait valoir sa préférence pour la candidature de Laura Codruta Kovesi, magistrate roumaine symbole de la lutte anticorruption dans son pays et récemment écartée de ses responsabilités par le gouvernement de Bucarest.

Attendue pour mars, la nomination, qui doit se faire d'un commun accord entre le Conseil de l'Europe et le Parlement européen, n'est toujours pas intervenue. Signe, sans doute, de discussions compliquées entre les deux instances européennes.

Jean-François Bohnert, qui parle six langues, a une grande expérience en matière de justice internationale, d'Eurojust, unité coopération judiciaire basée à La Haye, jusqu'à la présidence de l'association de Juristes français et allemands. Des sérieux atouts donc, pour diriger un Parquet européen en cours de création entre 22 États membres de l'Union européenne. Basé à Luxembourg, ce Bureau du procureur général européen aura en effet pour rôle d'enquêter et de poursuivre les fraudes relatives au budget de l'Union, ainsi que celles à l'encontre de ses intérêts financiers.

 

 
 

 

CD67 : Ce schéma régional qui coince

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 05:42:37

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Conseil
CD67 : Ce schéma régional qui coince
Certaines dispositions et omissions du Schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (SRADDET) inquiètent les élus bas-rhinois. Ils demandent des évolutions du texte, notamment sur la consommation foncière et le transfrontalier.
 

 
Les élus bas-rhinois et strasbourgeois critiquent « l'uniformisation des règles » du SRADDET, notamment en matière de consommation foncière.
Le SRADDET. Derrière cet acronyme rêche se cache le Schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires. C'est un nouvel outil de planification à la française censé conformer le pays à la lutte contre le réchauffement climatique, notamment en matière d'urbanisme, de préservation de l'environnement et de mobilités.
Une délibération qui porte sur trois points précis

Arrêté en décembre dernier après une phase de « concertation », le SRADDET de la Région Grand Est - 400 pages au bas mot - est entré dans une phase de consultation. Le projet de schéma n'est pas soumis pour avis aux conseils départementaux mais ces derniers peuvent quand même faire part de leurs observations.

C'est ce qu'a choisi de faire le département du Bas-Rhin par l'intermédiaire d'une délibération qui porte sur trois points précis mais qui exprime des réserves largement partagées par les Schémas de cohérence territoriale d'Alsace (SCoT) et l'Eurométropole de Strasbourg. Pour faire court, les élus alsaciens dénoncent « l'uniformisation des règles » et la négligence des particularités internes à la région.
Évolution des règles

Le département du Bas-Rhin demande que « les spécificités d'aménagement et de développement européen et transfrontalier » de son territoire soit prises en compte. À savoir une évolution des règles sur le volet foncier naturel et forestier et le régime d'exception des grands projets d'infrastructures.

« L'avis négatif des SCoT n'a pas été pris pour tacler une collectivité, mais c'est la seule voie pour que la copie soit revue », indique Denis Hommel. Plusieurs élus de la majorité revendiquent des « modifications substantielles » du document.

La socialiste strasbourgeoise Suzanne Kempf précise que l'Eurométropole soulève les mêmes « sujets de controverse », dont la qualité de l'air et l'absence de prise en compte du Grenelle des mobilités.
La question transfrontalière

Rémi Bertrand « désespère » de ne pas voir figurer dans le schéma la question transfrontalière. « Si ce n'est inscrit dans le SRADDET, ce sera compliqué demain », prévient le vice-président en estimant, dans un autre domaine, que « l'égalité ne peut pas fonctionner sur le foncier ». « Il faut une équité entre les territoires », dit-il.

Frédéric Bierry épingle un « texte technocratique ». « Mesurons les conséquences : si les projets transfrontaliers ne figurent pas dans le SRADDET, ils ne pourront pas être financés. S'il est validé en l'état, c'est une catastrophe pour les dynamiques territoriales », avance le président qui parle d'un « danger ».
Franck BUCHY

 

 
 

 

CD67 Ce schéma régional d'aménagement qui coince

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:08:52

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CD67 Ce schéma régional d'aménagement qui coince
 

 
Les élus bas-rhinois et strasbourgeois critiquent « l'uniformisation des règles » du Sraddet, notamment en matière de consommation foncière. Photo DNA/Nicolas Pinot
Le Sraddet. Derrière cet acronyme rêche se cache le Schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires. C'est un nouvel outil de planification à la française censé conformer le pays à la lutte contre le réchauffement climatique, notamment en matière d'urbanisme, de préservation de l'environnement et de mobilités.

Arrêté en décembre dernier après une phase de « concertation », le Sraddet de la région Grand Est (400 pages au bas mot) est entré dans une phase de consultation. Le projet de schéma n'est pas soumis pour avis aux conseils départementaux mais ces derniers peuvent quand même faire part de leurs observations.

C'est ce qu'a choisi de faire le département du Bas-Rhin par l'intermédiaire d'une délibération qui porte sur trois points précis mais qui exprime des réserves largement partagées par les Schémas de cohérence territoriale d'Alsace (Scot) et l'eurométropole de Strasbourg. Pour faire court, les élus alsaciens dénoncent « l'uniformisation des règles » et la négligence des particularités internes à la région.

Le département du Bas-Rhin demande que « les spécificités d'aménagement et de développement européen et transfrontalier » de son territoire soit prises en compte. À savoir une évolution des règles sur le volet foncier naturel et forestier et le régime d'exception des grands projets d'infrastructures.
Quid des projets transfrontaliers ?

« L'avis négatif des Scot n'a pas été pris pour tacler une collectivité, mais c'est la seule voie pour que la copie soit revue », indique Denis Hommel. Plusieurs élus de la majorité revendiquent des « modifications substantielles » du document. La socialiste strasbourgeoise Suzanne Kempf précise que l'eurométropole soulève les mêmes « sujets de controverse », dont la qualité de l'air et l'absence de prise en compte du Grenelle des mobilités.

Rémi Bertrand « désespère » de ne pas voir figurer dans le schéma la question transfrontalière. « Si ce n'est inscrit dans le Sraddet, ce sera compliqué demain », prévient le vice-président en estimant, dans un autre domaine, que « l'égalité ne peut pas fonctionner sur le foncier ». « Il faut une équité entre les territoires », dit-il.

Frédéric Bierry épingle un « texte technocratique ». « Mesurons les conséquences : si les projets transfrontaliers ne figurent pas dans le Sraddet, ils ne pourront pas être financés. S'il est validé en l'état, c'est une catastrophe pour les dynamiques territoriales », avance le président qui parle d'un « danger ».
Franck BUCHY

 

 
 

Eurométropole Des détournements depuis des années

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:43:45

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Eurométropole Des détournements depuis des années
 

 
Les agents incriminés sont affectés au « parc véhicules et ateliers » au sein du centre technique de la Fédération, à Strasbourg. Photo DNA/Laurent Réa
Quelques semaines lui ont suffi pour mesurer l'ampleur du trafic. Recruté le 1er février dernier en qualité de chauffeur stagiaire par l'eurométropole de Strasbourg (EMS), Mehdi (*) a intégré le service PVA (parc véhicules et ateliers), basé rue de la Fédération à la Plaine-des-Bouchers. Il a atterri au sein d'une équipe d'une douzaine de personnes.

L'une des missions du PVA, qui dépend de la direction des ressources logistiques de l'EMS, consiste à convoyer de l'aide alimentaire. Un service que la collectivité assure gratuitement pour le compte de la Banque alimentaire du Bas-Rhin et des Restos du coeur (lire ci-dessous).

Très concrètement, les fonctionnaires se rendent plusieurs fois par semaine aux entrepôts des associations, situés respectivement à Ill-kirch-Graffenstaden et dans le quar-tier de la Meinau à Strasbourg. Là, ils chargent les marchandises qu'ils acheminent à bord des véhicules de l'eurométropole jusque dans les centres de distribution de l'agglomération. C'est durant ces trajets que les ponctions étaient effectuées.
Cartons remplisde boîtes de thon etde paquets de gâteaux

Dès ses premières tournées, Mehdi a pu observer le manège de ses collègues ripoux. Quand ils remplissaient le camion, ces derniers veillaient à toujours laisser un accès aux palettes par la porte latérale. Après avoir quitté le hangar, ils s'arrêtaient dans un lieu discret, qui pouvait être le parking de l'hypermarché Auchan d'Illkirch. Ils se servaient alors dans le stock de denrées et remplissaient deux ou trois cabas.

Lors des razzias de plus grande envergure, Mehdi explique que les agents pouvaient donner rendez-vous à un autre membre du PVA, qui venait avec un utilitaire de l'EMS. Les cagettes et les cartons remplis de boîtes de thon ou de paquets de gâteaux étaient transbordés d'un véhicule à l'autre. Le complice rentrait aux ateliers rue de la Fédération et déposait la part de chacun dans les véhicules personnels de ses collègues dont il avait la clé. Il jetait ensuite les cartons et les emballages dans un conteneur industriel sur le site.

Ces ponctions pouvaient représenter jusqu'à l'équivalent de deux palettes entières lorsque deux tournées avaient lieu simultanément. Pour Mehdi, on est loin de la petite combine opportuniste : « Tout était planifié, programmé. Et ça fait des années que ça dure... » Un système aux allures de petite mafia.
« Je ne trouverais pas juste d'êtremoi-même puni »

« J'ai juste fait mon devoir et appliqué les règles de déontologie. Je n'ai pas décidé de dénoncer les faits pour avoir une médaille mais, en même temps, je ne trouverais pas juste d'être moi-même puni, indique celui qui craint maintenant d'être placardisé, voire carrément évincé de l'EMS. Cette nourriture permet à des familles qui sont dans le besoin, des nécessiteux, d'avoir de quoi manger. »

Six agents du service PVA ont reconnu auprès de leur hiérarchie avoir détourné des denrées. Ils ont évoqué « une pratique qui s'était banalisée au fil du temps », précisant qu'il s'agissait de petites quantités prélevées pour leur seul usage personnel.

Ils ont argué qu'ils ne ponctionnaient que des marchandises périmées, ce qui semble peu probable vu que les dons alimentaires ne peuvent porter que sur des produits dont la date limite de consommation n'est pas dépassée. Les fonctionnaires, qui n'ont pas été mis à pied, ont aussi allégué que leur butin leur avait été délibérément cédé par les associations destinataires de l'aide alimentaire.

Nul doute qu'un long et minutieux travail d'enquête attend désormais les policiers de la sûreté départementale du Bas-Rhin. La ville et l'eurométropole ont déjà déposé plainte, les associations victimes pourraient suivre (lire ci-dessous). Antoine BONIN
(*) Le prénom a été modifié.

 

 
 

Le Grand Est, cible des investissements étrangers

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 05:53:20

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Attractivité Palmarès Business France
Le Grand Est, cible des investissements étrangers
Business France a publié son bilan 2018 des investissements internationaux en France. Porté principalement par les départements alsaciens et la Moselle, le Grand Est se révèle comme l'un des gagnants de ce palmarès, selon le directeur général de Business France Christophe Lecourtier.
 

 
Parmi les investissements allemands comptabilisés en 2018 : le transfert par Merck d'une ligne de production de cassettes de milieux de culture de Eppelheim à Molsheim.
« Il y a dans le Grand Est davantage d'investissements étrangers industriels qu'ailleurs », note Christophe Lecourtier, directeur général de Business France. C'est l'un des enseignements à tirer du bilan 2018 des investissements internationaux en France, publié cette semaine par Business France, l'agence nationale dédiée à l'internationalisation de l'économie française.
« Le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle se taillent la part du lion »

Le Grand Est se situe à la cinquième place des régions d'accueil de projets d'investissements étrangers avec 110 projets décidés en 2018 (dont 42 % en production), permettant la création ou le maintien de 2 480 emplois. Ce score est un peu en retrait par rapport aux 3 400 emplois de 2017. Mais « dans le Grand Est, les projets génèrent le plus grand nombre d'emplois nouveaux par rapport à l'emploi existant, détaille Christophe Lecourtier. Quand on a des projets industriels, cela génère davantage d'emplois. » Le ratio s'établit à 2,5 emplois créés ou maintenus pour 1 000 salariés de la région. C'est le meilleur ratio en France, plus de deux fois supérieur à la moyenne nationale de 1,1.

Alors que les États-Unis sont le premier investisseur dans la plupart des régions françaises, dans le Grand Est, l'Allemagne demeure premier investisseur, avec 23 % des projets d'investissement étrangers et 27 % des emplois créés ou maintenus, devant les États-Unis, le Japon et les Pays-Bas. « L'Allemagne a un problème de saturation du foncier et de la main-d'oeuvre. Elle regarde hors de ses frontières et trouve dans le Grand Est une proximité géographique, culturelle, et une tradition industrielle », analyse Christophe Lecourtier, qui précise que ce sont le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle qui « se taillent la part du lion ».
« La spécialisation de l'Eurométropole de Strasbourg porte ses fruits »

En témoigne, en Alsace, la contribution des entreprises sous contrôle étranger au chiffre d'affaires régional pour l'ensemble de l'économie : elle est de 35 %, le plus haut score français.

Il y a quatre ans, l'Île de France monopolisait 40 % des investissements étrangers. Aujourd'hui, la part est passé à 30 % alors même que les investissements étrangers augmentent. « Les métropoles régionales, avec leurs dominantes sectorielles, apparaissent comme des endroits où il fait bon vivre, alors même que la capitale apparaît de plus en plus chère et de plus en plus saturée », constate le directeur général de Business France pour lequel « la spécialisation biotech et medtech de l'Eurométropole de Strasbourg porte ses fruits ».

Porté par l'Eurométropole dans ce domaine, le Grand Est attire, en France, 16 % des projets dans le secteur des médicaments et des biotechnologies appliquées (et 23 % des emplois associés). Les machines et équipements mécaniques et les équipements électriques, électroniques et informatiques constituent les deux premiers secteurs d'activité investisseurs dans le Grand Est.
Hélène DAVID

 

 
 

 

Une panne à la Gare de l'Est a bloqué le trafic pendant plus de quatre heures

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:41:03

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Transports
Une panne à la Gare de l'Est a bloqué le trafic pendant plus de quatre heures
 

 
Une panne informatique a fortement perturbé la circulation des trains au départ et à l'arrivée de la Gare de l'Est à Paris, jeudi après-midi.

Vers 13 h 15, un « dysfonctionnement du système informatique qui contrôle la signalisation et permet les entrées et sorties des trains » a « contraint à interrompre l'ensemble des circulations au départ et à l'arrivée de Paris-Est », a indiqué la SNCF. Tous les TER et les TGV au départ de Paris ont été bloqués à la Gare de l'Est. Les trains à destination de la capitale ont été retenus dans les gares en amont.

Des TGV ont pu être été détournés vers la Gare du Nord et la Gare de Lyon. Les retards ont oscillé entre quarante-cinq minutes et trois heures. La circulation des trains a pu reprendre progressivement vers 17 h 30.

 

 
 

 

travaux publics Contournement autoroutier de Strasbourg : Cent CDI de chantier pour des demandeurs d'emploi

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 05:40:35

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travaux publics Contournement autoroutier de Strasbourg
travaux publics Contournement autoroutier de Strasbourg : Cent CDI de chantier pour des demandeurs d'emploi
D'ici l'été une centaine de demandeurs d'emploi doivent bénéficier de la clause d'insertion professionnelle prévue par le contrat de réalisation-concession du grand contournement ouest (GCO ou A 355) de Strasbourg.

 
Abderrazak, 39 ans, et Jérémy (à d.), 27 ans, figurent parmi les premiers demandeurs d'emploi recrutés pour le chantier de l'A355 par le biais de la clause d'insertion professionnelle.
Le contrat liant l'État à Arcos (Groupe Vinci), concessionnaire de l'autoroute de contournement de Strasbourg, dont le chantier a démarré en octobre dernier, prévoit une clause sociale d'insertion équivalente à 7,5 % du volume horaire total, soit 230 000 heures. « D'ici l'été cela va se traduire par le recrutement d'une centaine de personnes bénéficiaires du RSA, de chômeurs longue durée ou handicapés, pour un total de 800 collaborateurs lors du pic d'activité. Après dix semaines de formation aux métiers de conducteurs d'engin et de coffreur et la validation de leur qualification, elles signeront un CDI de chantier conclu pour la durée des travaux », explique Marc Bouron, président d'Arcos.
15 demandeurs d'emploi déjà recrutés

Une quinzaine de demandeurs d'emploi ont d'ores et déjà été recrutés par Vinci Construction Terrassement, l'une des sept entreprises du groupement Socos qui assure la construction de l'autoroute. C'est par exemple le cas de Jérémy, 27 ans, un mécanicien auto de la région d'Erstein, au chômage depuis un an : « Pôle emploi m'a proposé de rejoindre le dispositif. J'ai fait partie de la première promotion et depuis deux semaines je conduis des tombereaux », raconte-t-il.

Le Strasbourgeois Abderrazak, 39 ans, cariste sans emploi depuis deux ans, actuellement en formation à Duttlenheim se réjouit de le rejoindre dans six semaines. « Comme cariste j'ai de bonnes bases en matière de sécurité », sourit-il.

Mercredi, à l'issue d'une réunion du service public de l'emploi départemental, délocalisée dans le restaurant solidaire Les sept pains à Strasbourg, les dirigeants d'Arcos et de Socos ont signé avec le préfet de région, le président du conseil départemental du Bas-Rhin, la région Grand Est et la direction territoriale de Pôle emploi, une convention de partenariat relative à la mise en oeuvre de la clause concernée. Une signature hautement symbolique puisque Pôle emploi, qui cofinance les formations et les aides à la mobilité avec la Région, avait pris les devants l'an dernier pour mettre en place dans le bassin d'emploi de Strasbourg un dispositif de sélection des candidats dont les dossiers sont ensuite transmis à Socos.
Déclaration d'intentionau profit des entreprisesdu bâtiment

Jean-Luc Marx, préfet de région, a également profité de l'occasion pour signer avec Jean-Luc Wiedemann, président de la Fédération française du bâtiment (FFB) du Bas-Rhin, une déclaration d'intention pour favoriser l'accès aux entreprises du bâtiment de jeunes demandeurs d'emploi issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville. Cette déclaration, cosignée par Pôle emploi, la Région, le Département et l'Eurométropole de Strasbourg, s'inscrit dans le fil de l'opération « 15 000 bâtisseurs » lancée en juillet dernier par le président de la FFB Jacques Chanut et la ministre du Travail Muriel Pénicaud. « Dans le Bas-Rhin, le besoin en main d'oeuvre dans le secteur du bâtiment est à ce jour estimé à 1 800 », a précise M.Wiedemann.

Pour commencer, des comités de pilotage vont être mis en place associant l'ensemble des partenaires dans chaque bassin d'emploi. A terme, cela devra déboucher sur des contrats d'apprentissage ou de professionnalisation. « Nous avons besoin d'eux et eux ont besoin de nous ! Et ce qui compte avant tout c'est la motivation », a souligné M.Wiedemann.
X.T.

 

 
 

 

Politique Pour Le Maire, la question de l'âge de la retraite reste posée

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:48:51

Politique Pour Le Maire, la question de l'âge de la retraite reste posée

Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a indiqué jeudi qu'il était ouvert à une modification de l'âge de départ à la retraite, tout en récusant un conflit avec Jean-Paul Delevoye. « Il y a un débat qui doit rester ouvert sur l'allongement de la durée du travail », a déclaré M. Le Maire au micro de BFMTV.

Loi Blanquer : faible mobilisation malgré « un profond malaise »

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 05:50:11

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Éducation
Loi Blanquer : faible mobilisation malgré « un profond malaise »
Fortement mobilisés les 19 et 30 mars pour la défense du service public et contre la loi Blanquer, les enseignants n'ont pas répondu, hier, au nouvel appel à la grève nationale lancé par plusieurs syndicats. Mais ils ne désarment pas.
 

 
Le rassemblement placé Kléber a réuni 130 manifestants hier en fin d'après-midi. « Il va falloir frapper plus fort », prévient Catherine Le Duff du Snuipp-FSU 67.
Entre les mobilisations interprofessionnelles et les mouvements de lutte contre la loi Blanquer, certains enseignants totalisent deux, trois, voire quatre jours de grève depuis la rentrée de septembre. L'appel à la grève lancé hier par sept syndicats de la FSU, de l'Unsa, de FO, de la CGT, de SUD... était-il de trop ?

Seule certitude, dans l'académie de Strasbourg, le mouvement a été peu suivi avec des taux de grévistes de 4,18 % dans le premier degré, de 1,52 % en collège et de 1,51 % dans les lycées d'enseignement général et technologique, selon les relevés transmis par le rectorat de Strasbourg. Le rassemblement organisé hier à 17 h place Kléber était tout aussi faible avec la présence de 130 manifestants. La mobilisation était par contre beaucoup plus forte dans le reste de la France et notamment à Paris, font remarquer plusieurs syndicalistes alsaciens, bien décidés à « ne rien lâcher, comme les gilets jaunes », affirme Hervé Gourvitch secrétaire départemental 67 à FO. « Il faut continuer la mobilisation quand on risque de perdre l'école de la République. Quand il y a moins de services publics, tout le monde trinque », poursuit Catherine Le Duff, co-secrétaire départemental 67 du Snuipp-FSU. Cette syndicaliste est persuadée que le combat contre le projet de loi Blanquer « Pour l'école de la confiance » finira par payer. « Le malaise est profond. Quand ont fait des réunions d'information syndicale dans les écoles, on fait le plein. Les enseignants étaient très mobilisés les 19 et 30 mars, il faut continuer. Il va falloir frapper plus fort ».
Des enseignants à l'écoute

Les syndicats réclament l'abandon du projet de loi Blanquer qui selon eux « programme la disparition des directeurs d'école dans des regroupements avec les collèges », les Établissements publics des savoirs fondamentaux (EPSF). Qui « permet à des maîtres stagiaires d'être en responsabilité devant une classe sans formation ». Qui « prévoit de sanctionner les professeurs qui critiqueront le système »...

Dans le Haut-Rhin, où aucune manifestation n'était prévue hier, une formation sur le thème des mouvements d'enseignants, organisée par le SNUipp-FSU 68, va réunir « 400 enseignants sur plusieurs jours ». Un record assure Valérie Poyet. Les syndicats veulent encore croire à la grande mobilisation.
J.F.C. et C.C.

 

 
 

 

Lycée Bartholdi Contre la réforme des lycées : « Pratiquement un plan social »

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:07:47

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Lycée Bartholdi Contre la réforme des lycées
Lycée Bartholdi Contre la réforme des lycées : « Pratiquement un plan social »
Une vingtaine de professeurs a réalisé une action ce jeudi 4 avril à l'extérieur du lycée Bartholdi pour informer les élèves de leurs inquiétudes face à la nouvelle réforme des lycées.

 
Les professeurs du lycée Bartholdi étaient en grève hier contre la réforme du lycée.
Après une réunion préalable qui a rassemblé une vingtaine de professeurs du lycée Bartholdi, ces derniers ont réalisé une action ce jeudi 4 avril, à la sortie des cours lors de la pause méridienne, pour informer les élèves de leurs inquiétudes face à la nouvelle réforme des lycées qui veut notamment supprimer les filières au profit de spécialités. « Au lycée, on va perdre 33 heures par semaine sur la dotation horaire globale. À chaque réforme, le nombre d'heures diminue, c'est le seul objectif des réformes », estime César Trujillo, professeur de mathématiques qui s'inquiète par ailleurs de voir sa matière sortir du tronc commun et ainsi devenir une option à partir de la première. « Comme les élèves devront choisir entre trois options, les maths leur prendront souvent une possibilité sur les trois, sinon ça pourrait leur poser problème pour l'orientation post-bac », ajoute-t-il.

Pour son collègue, Jean-Claude Moebs, également professeur de mathématique, : « Cette réforme est pratiquement un plan social ». Ils sont particulièrement inquiets pour le japonais et la LV3 espagnol qui pourraient disparaître.

Les professeurs s'inquiètent aussi de voir des classes de plus en plus hétérogènes, « entraînant une difficulté accrue à emmener les élèves à un bon niveau ». Le lycée Bartholdi devrait proposer sept spécialités, ce qui offrirait 35 possibilités différentes.

Autre point de discorde, « le bac qui va devenir plus local, où les professeurs pourront choisir les exercices de l'examen. Je crains une fuite des élèves vers les lycées privés. C'est une privatisation de l'éducation qui ne dit pas son nom », complète César Trujillo.

Les professeurs déplorent également un manque d'information et de consultation de leur ministère et sentent également l'inquiétude des parents d'élèves. « On nous met devant le fait accompli. On ressent un certain mépris », estime Marlène Viaf, professeur de SES. Ensemble ils réfléchissent déjà à d'autres actions à mener pour mieux informer les élèves ainsi que leurs parents.
Christelle DIDIERJEAN

 

 
 

 

Macron à l'offensive face aux nationalistes en Corse

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 05:45:20

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Politique Grand débat
Macron à l'offensive face aux nationalistes en Corse
 

 
Avant le grand débat, Emmanuel Macron s'est arrêté dans une charcuterie corse.
« Les Corses méritent mieux que des guerres de tranchées », a affirmé jeudi Emmanuel Macron, en critiquant « les postures » des nationalistes qui ont boycotté ses échanges avec des élus insulaires, lors de son ultime déplacement dans le cadre du grand débat. Arrivé sur l'île de Beauté dans un climat tendu, le chef de l'État a terminé en Corse le tour de France du grand débat qu'il a lancé le 15 janvier face à la crise des gilets jaunes.

Sa visite a donné lieu à un mouvement de mécontentement intitulé « île morte », à l'appel de mouvements nationalistes et soutenu par des syndicats. Quelque 200 personnes ont manifesté à Ajaccio avant d'être dispersées par une forte pluie.

Et frustrés de ne pas obtenir d'avancées sur leur demande d'une autonomie plus large, les deux hommes forts de l'île, le président autonomiste du conseil exécutif Gilles Simeoni et celui, indépendantiste, de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni avaient refusé de venir à Cozzano.
« La fierté des Corses me rend fier aussi »

À Cozzano, un village de montagne à une heure d'Ajaccio, quelque 160 maires, sur les 360 de l'île, avaient répondu présent pour échanger avec Emmanuel Macron des sujets traditionnels du grand débat comme la place des services publics ou les retraites.

Mais très vite le débat a porté sur la Corse, ses singularités et ses relations historiquement conflictuelles avec l'État. « La fierté des Corses me rend fier aussi. J'aime cette histoire », a déclaré le président, en reconnaissant « qu'à chaque fois qu'on a voulu nier sa singularité, la violence a repris. »

 

 
 

 

Société Loi anticasseurs : censure de l'interdiction administrative de manifester

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:48:30

Société Loi anticasseurs : censure de l'interdiction administrative de manifester

Le Conseil constitutionnel a censuré jeudi l'article phare de la proposition de loi anticasseurs qui donnait notamment à l'autorité administrative le pouvoir d'interdire de manifestation toute personne présentant une « menace d'une particulière gravité pour l'ordre public ».

Justice Affaire Benalla : Trois collaborateurs de l'Élysée convoqués par la justice

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 05:44:30

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Justice Affaire Benalla
Justice Affaire Benalla : Trois collaborateurs de l'Élysée convoqués par la justice

 
De gauche à droite : Patrick Strzoda, Alexis Kohler et Francois-Xavier Lauch
Trois collaborateurs d'Emmanuel Macron à l'Élysée sont convoqués pour s'expliquer devant les juges chargés de l'affaire des passeports diplomatiques d'Alexandre Benalla. Alexis Kohler, secrétaire général de l'Élysée, et Patrick Strzoda, directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, sont convoqués en tant que témoin, François-Xavier Lauch, le chef de cabinet, l'est en tant que partie civile.

L'Élysée n'a pas confirmé la date de ces convocations, mais selon RTL, François-Xavier Lauch doit s'expliquer au palais de justice de Paris le 10 avril.
L'affaire des passeports diplomatiques

Ces convocations portent sur l'un des volets de l'affaire de « l'ex-chargé de mission » à l'Élysée Alexandre Benalla. En décembre La lettre du Continent, puis Le Monde , ont révélé un voyage d'affaires d'Alexandre Benalla au début du mois au Tchad où il a rencontré le président Idriss Deby, trois semaines avant une visite d'Emmanuel Macron à N'Djamena. Alexandre Benalla a reconnu avoir récupéré et utilisé ces passeports, après avoir affirmé en septembre devant le Sénat les avoir laissés dans son bureau à l'Élysée.

Le ministère français des Affaires étrangères dit avoir réclamé leur restitution à deux reprises depuis juillet. Alexandre Benalla a assuré au Journal du Dimanche qu'ils lui ont été rendus par un « membre de la présidence » (un « personnel salarié de l'Élysée », précisera-t-il au Sénat le 21 janvier) avec ses effets personnels, début octobre.

Devant la commission d'enquête du Sénat, Patrick Strzoda a révélé le 16 janvier qu'il avait utilisé « presque une vingtaine de fois » ses passeports diplomatiques après son licenciement. Il le soupçonne par ailleurs d'avoir obtenu un passeport de service en juin grâce à un faux. Le 18 janvier, Alexandre Benalla a été mis en examen pour l'usage abusif de ses passeports diplomatiques.

 

 
 

 

MULHOUSE Politique Michèle Lutz : L'après-grand débat

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:04:17

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Politique Michèle Lutz
MULHOUSE Politique Michèle Lutz : L'après-grand débat
Le rapport entre population et collectivités doit changer selon la maire de Mulhouse.

 
La maire de Mulhouse Michèle Lutz et son adjoint aux Solidarités et au logement Alain Couchot.
« On ne peut plus faire abstraction de ce que veut le citoyen. Il faut que la population soit à nos côtés pour réinventer la ville de demain ». Alors que le grand débat national touche à sa fin, en tout cas pour ce qui concerne la phase des réunions publiques, la maire de Mulhouse Michèle Lutz saisit la balle au bond et livre sa vision des futurs rapports que les citoyens entretiendront avec leurs représentants et avec les collectivités.

Si elle se dit en attente du retour que le Président de la République fera de la consultation de la population - Michèle Lutz indique au passage que, pour ce qui concerne la ville de Mulhouse, quatorze cahiers de « propositions » ont été transmis au sous-préfet chargé de les collecter - la maire estime qu'elle fait partie d'« un nouveau type de politiciens, de responsables politiques, qui travaillent dans la co-construction. D'ailleurs, à chaque fois que c'est possible, nous échangeons avec les habitants ». Ce qui est la moindre des choses... pourrait-on ajouter !

Elle appelle aussi de ses voeux une autonomie accrue des collectivités locales. « Bien sûr, l'État doit continuer à avoir la main sur ses missions régaliennes. Mais il faut nous laisser travailler sur nos territoires », indique-t-elle.
« Secret de polichinelle »

Il n'aura échappé à personne que les élections municipales auront lieu dans moins d'un an, en mars 2020. Dans ce contexte, Michèle Lutz considère que « Mulhouse partie des villes de référence en matière de participation citoyenne ». Et de citer les budgets participatifs et l'action de son adjointe à la démocratie participative Cécile Sornin. « Nous ne sommes pas en train d'inventer une usine à gaz, mais un nouveau rapport enter la collectivité et les habitants. »

Pour ce qui est de savoir si elle-même entend mener cette politique après le mois de mars prochain, en clair si elle sera candidate à sa succession, Michèle Lutz répond de manière tranchée : « Évidemment que je me représente en 2020, c'est un secret de polichinelle ! Mais je n'ai pas l'habitude de mettre la charrue avant les boeufs. La déclaration de candidature en bonne et due forme se fera en son temps. »
Édouard COUSIN

 

 
 

 

Mulhouse et illzach Nouvelles directrices dans les centres sociaux : Portraits de deux femmes passionnantes

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 05:39:30

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Mulhouse et illzach  Nouvelles directrices dans les centres sociaux
Mulhouse et illzach Nouvelles directrices dans les centres sociaux : Portraits de deux femmes passionnantes
Marie Goncalves arrivé à la tête du Centre socialDrouot Barbanègre. Frédérique Caillaut, à la tête du Fin d'Ariane à Illzach. Portraits de deux femmes passionnantes.

 
A la barre du BoAt, une capitaine que l'on ne demande qu'à suivre !
L'une arrive à la tête d'une structure toute nouvelle, non dénuée d'histoire, certes, et plutôt mouvementée. Entourée d'une toute petite équipe, dont elle veille au recrutement, elle aura la charge d'animer le Centre social et culturel Drouot Barbanègre et de répondre aux fortes attentes des habitants. L'autre prend ses fonctions dans l'unique centre socioculturel d'Illzach et ses 14 600 habitants, Le fil d'Ariane, où elle dirigera 38 salariés ! Sacré challenge, pour l'une comme pour l'autre, et étonnant parcours, qui les mena en Équateur ou en Chine, pour ces deux femmes passionnantes.
Marie Goncalves au centre social Drouot Barbanègre

Au BoAt (pour Bosco Atelier), à l'ombre de l'église catholique Saint-Jean Bosco, Marie détaille avec enthousiasme son parcours personnel et ses projets. Originaire du Grand Est, elle a effectué à Montpellier III un Master en Sciences sociales, puis pris le large vers l'Amérique latine. En Équateur, elle a oeuvré neuf années durant neuf au plus près des habitants, dirigeant les dernières années l' Unidad Patronato Municipal (le Pôle social) de la mairie de Quito, la capitale (2 millions 600 000) habitants, fort de 350 agents ! Retour en France en 2016, où elle prend, à Belfort, la direction de la Maison de quartier Glacis le Château puis de la maison de quartier Jean Jaurès.

Depuis septembre 2018, elle occupe les espaces colorés du BoAt, décoré par des artistes mulhousiens alors qu'il était destiné à être une « maison de projet du renouvellement urbain et de l'accompagnement vers l'emploi », inauguré en 2017 et rapidement obsolète. Aujourd'hui, le BoAt est plus simplement et plus clairement un centre social, avec les missions afférentes. Marie Goncalves en a en posé les bases, s'appuyant sur plusieurs audits et études préalables.

Le projet social qu'elle a concocté a été approuvé par la Caf et la Ville mi-mars, validant l'existence du 8ème centre social mulhousien. Il fonctionnera dans un premier temps sous la forme d'une régie municipale (cinq élus municipaux y siègent), un représentant de la Caf, et des représentants des associations le Cidff, le Rezo et Caritas.

Plusieurs embauches sont en cours, qui compléteront l'équipe actuelle (la directrice et deux animateurs). Marie Goncalves a du pain sur la planche. Elle s'appuiera pour fédérer les forces vives et les habitants du quartier sur les quatre axes dégagés par le projet social : la jeunesse, l'engagement citoyen, un « quartier valorisé, estimé et ouvert » et un centre social « pérenne ».
Un conseil avec les habitants

La culture lui paraît également un axe important et plusieurs spectacles ont été présentés au BoAt récemment, avec succès.

« En fin d'année, nous avons accueilli beaucoup de monde, les manalas du goûter ont été partagés en plusieurs morceaux ! » Le 24 avril une « Balade énigme » qui mobilisera les habitants, alors que le festival Scènes de rue fera étape à nouveau au Drouot cet été.

Du côté de la gouvernance, un « Conseil de centre des habitants » a été créé et le centre social sera actif auprès du Conseil participatif Barbanègre. Le rôle de ces différents partenaires sera essentiel dans le grand chantier lancé récemment : la démolition du Nouveau Drouot et le relogement qui l'accompagnera. Enfin, Marie Goncalves pourra compter sur sa voisine, Frédérique Caillaut, nouvellement arrivée elle aussi à Illzach au Fil d'Ariane pour des actions communes : le quartier des Jonquilles et le Drouot font partie du même périmètre « Quartiers prioritaires de la politique de la Ville » entré en vigueur le 1er janvier 2015 en remplacement des Zones Urbaines Sensibles (ZUS) et du Contrat Urbain de Cohésion Social (CUCS)
À Illzach, Véronique Caillaut

C'est de façon ludique que l'on découvre les magnifiques bâtiments du Fil d'Ariane à Illzach : un vrai jeu de piste ! La signalétique devrait être au programme de travail de Frédérique Caillaut, qui assure depuis quelques semaines la direction de la structure.

On s'y perd un peu dans la saga des bâtiments du centre social ! Il y a eu un premier bâtiment, dans le quartier Chêne-Hêtre et à l'heure actuelle deux autres « annexes » qui accueillent des activités, l'une dans le quartier des Jonquilles, l'autre rue de la Doller. Mais le siège est bien rue Victor Hugo, non loin d'un excellent restaurant et d'une compagnie de C.R.S. !

L'ancien couvent a fière allure, partageant ses beaux espaces entre l'association Réagir, l'antenne sociale du Conseil départemental et le centre médico-social. Frédérique Caillaut n'est pas bien ancienne ici, mais les beaux espaces intérieurs, plein de couleurs et de bonnes ondes du centre socioculturel n'ont déjà plus de secrets pour elle. Elle dirige ici, depuis peu, une équipe de 38 salariés, répartis en quatre secteurs : Famille et parentalité, Enfance et jeunesse, Quartier prioritaire Politique de la Ville (le quartier des Jonquilles, 5 000 habitants) et Secteur adultes.

Et des activités tous azimuts, traditionnelles pour un centre socioculturel ou plus originales, comme « Poussettes baskets », Café des parents, Café des aînés, ou encore une récente « Disco soupe » !

Le Fil d'Ariane porte également le Conseil citoyen du QPV. Il fédère, avec 366 adhésions, quelque 800 personnes et peut compter sur une centaine de bénévoles. Un Conseil d'administration de 11 membres présidé depuis 1996 par Paul Winnlen.

Voici les données, plutôt positives, avec lesquelles Frédérique Caillaut va pouvoir asseoir sa direction. Durant les mois précédant son arrivée, Virginie Mudry a oeuvré à lui préparer le terrain par une mission de management de transition. Et actionné plusieurs partenariats, avec l'Espace 110 par exemple.

« J'ai trouvé ici une équipe très motivée et créative. Ensemble nous devrons travailler à une meilleure visibilité pour le centre ». Frédérique Caillaut est intarissable sur les projets à mener. Étonnant parcours que le sien !
Une voie plus humaniste

Originaire de Mutzig, elle a étudié en école de commerce en Lorraine puis travaillé durant 20 ans à un poste important pour un équipementier automobile. À la faveur d'une reconversion professionnelle, elle négocie un virage radical vers une voie « résolument plus humaniste ». Un séjour de trois ans en Chine confirme son souhait : au retour elle retourne à la fac, à Mulhouse, pour un cursus en Économie Sociale et Solidaire. La voilà à la tête d'un centre socioculturel, bien loin des bagnoles ! À Illzach, elle donne un « sens nouveau » à sa vie professionnelle.

Marie et Frédérique, en faisant le choix de diriger un centre social, en connaissaient les difficultés et les enjeux. Elles les abordent avec enthousiasme. Bon vent à elles, les territoires et les habitants qu'elles vont servir peuvent se réjouir !
Claudine Studer-Carrot

 

 
 

 

Mulhouse Le FCM à la rencontre des jeunes

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:16:17

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Mulhouse Le FCM à la rencontre des jeunes
 

 
Les jeunes footballeurs du secteur de Saint-Amarin se sont entraînés avec les joueurs du FC Mulhouse, dans le cadre du Mercredi des sports organisé par le conseil départemental. Photo L'Alsace /Francois Froehly
La pluie et le froid n'ont pas découragé les 100 jeunes footballeurs du secteur de Saint-Amarin qui ont répondu à l'invitation du conseil départemental, à l'occasion du Mercredi des sports. Et pour cause : les jeunes footballeurs ont eu la grande joie de s'entraîner avec les footballeurs du FC Mulhouse, venus tout spécialement pour eux.

« Le but, c'est de faire rencontrer à nos jeunes des sportifs haut-rhinois du meilleur niveau », explique Béatrice Olry, représentant le Département. Les grands clubs sont sponsorisés par le conseil départemental et en retour, ils se prêtent volontiers à ce genre d'opérations destinées aux jeunes membres des « petits » clubs. Outre le football, le volley-ball, le handball et le basket-ball sont également concernés, pour ce qui est des sports collectifs.

Après les inévitables selfies et la photo de famille, et malgré une désagréable pluie, les jeunes sportifs se sont entraînés de bonne grâce avec les « pointures » du FC Mulhouse. Un moment privilégié dont certains se souviendront sans doute longtemps.
F.F.

 

 
 

Un nouveau CFA à Mulhouse en 2020

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 05:53:55

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métallurgie
Un nouveau CFA à Mulhouse en 2020
 

 
Vue du projet de nouveau CFA de l'industrie que LinkCity doit construire rue de la Fonderie à Mulhouse d'ici l'été 2020.
La Chambre syndicale alsacienne de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) a confié à LinkCity Nord Est, filiale de développement immobilier de Bouygues Construction, la réalisation d'un nouveau centre de formation d'apprentis de l'industrie (CFAI) à Mulhouse. Ce bâtiment de 5 000 m², dont l'investissement (10 millions d'euros) est cofinancé par la Région et l'agglomération de Mulhouse, doit être livré à l'été 2020. Situé rue de la Fonderie, à proximité immédiate de la cité numérique du Km Zéro, il remplacera l'actuel CFAI de la rue du 57e-Régiment-de-Transmissions.

« Ce centre sera notamment orienté sur les métiers estampillés Usine du futur à savoir les systèmes informatiques, les réseaux, les automatismes et les robots », explique Eric Daliguet, délégué général de l'UIMM Alsace. Dans l'intervalle l'organisation patronale présidée par Bruno Russo a également prévu de rénover en profondeur son CFAI de Reichshoffen, où il vient d'acquérir un ancien bâtiment Alstom, et d'agrandir celui de Colmar. « Le lycée Georges-Imbert de Sarre-Union va également ouvrir de nouvelles formations à la demande de plusieurs industriels de son secteur », annonce M. Russo qui estime sur ce point que la loi de septembre 2018 réformant la formation professionnelle « va dans le bon sens ».

Cet accent mis sur la formation et le développement des compétences doit permettre aux entreprises adhérentes de l'UIMM de faire face aux difficultés récurrentes de recrutement et au manque d'attractivité de la branche : « Cela montre par la même occasion notre foi dans l'avenir de l'industrie sur le bassin d'emploi alsacien », ajoute M. Russo qui note que 2018 a été « une bonne année » pour le secteur de la métallurgie.
8 000 visiteurs pendantla Semaine de l'industrie

Pour amener davantage de jeunes et de demandeurs d'emploi vers les métiers de la métallurgie, l'UIMM avait concocté pas moins de 80 manifestations et opérations lors de la 9e et récente Semaine de l'industrie (18 au 24 mars) : « Le programme était plus dense que par le passé. 51 entreprises adhérentes ont joué le jeu en ouvrant leurs portes aux collégiens, lycéens et structures d'emploi-formation, ou en participant au Showroom « Plongez au coeur de l'industrie » les 15 et 16 mars à Haguenau », se félicite M. Russo.

Au total, selon l'UIMM Alsace, l'ensemble des manifestations a accueilli près de 8 000 visiteurs. « Les contacts avec les familles et les jeunes souhaitant s'inscrire dans un cycle d'apprentissage ont été nombreux et plutôt de bonne qualité », a constaté M. Daliguet qui y voit un « signe encourageant » pour la rentrée à venir et, plus largement, le renouvellement des compétences dans l'industrie alsacienne.
X.T.

 

 
 

 

L'essor du microtravail

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 05:43:44

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Numérique Social
L'essor du microtravail
Travailler (beaucoup) plus pour gagner (beaucoup) moins ? Dernier avatar du capitalisme numérique, le microtravail remet à la mode le travail à la tâche mal payé et socialement désastreux.
 

 
Quand le microtravail est un mini-complément de revenu, voire presque un « passe-temps » à peine payé dans certains pays occidentaux, il est parfois l'unique activité rémunératrice d'un ménage dans les pays en développement. Dans tous les cas, il paie très peu, isole et ne protège pas.
Accepteriez-vous de cliquer sur 300 photos afin de dire si y figure ou non un chat, par exemple, en étant payé 0,01 EUR pièce ? Si oui, vous êtes prêt pour la nouvelle « économie du clic » - une sorte de retour des tâcherons.

À l'origine, le modèle économique lancé, il y a une dizaine d'années, par les VTC d'Uber et suivi par de nombreux autres. De plus en plus d'entreprises externalisent une partie, voire toute leur activité, pour en supporter le plus faible coût possible. Grâce à des « indépendants » - qui n'en ont souvent que le nom : les tarifs leur sont imposés, et leur liberté « d'entrepreneur » est toute relative (lire par ailleurs).
« Partenaires »très particuliers

Mais tous ces travailleurs - chauffeurs Uber, livreurs Deliveroo ou Amazon, chargeurs de trottinettes électriques Lime... - ne produisent pas qu'un service « visible » : chaque trajet, chaque livraison, chaque action produit son lot de données : trajet du client, lieu, date et heure de commande, etc. Des données qui valent de l'or.

Encore faut-il les traiter. Uber, Google, Amazon et consorts proposent donc à des millions de personnes « partenaires », éparpillées à travers le monde, de réaliser pour quelques centimes des microtâches sommaires et répétitives sur d'immenses listes, des monceaux de photographies, ou encore des enregistrements sonores.

« Les machines ont besoin de l'homme », rappelle Antonio Casilli, chercheur-enseignant à Télécom Paristech. Ne serait-ce que parce qu'elles ont besoin d'apprendre à "devenir" autonomes - « c'est le "machine learning" ». « Ces machines auront toujours besoin d'un travail humain... mais aussi de le cacher », ajoute-t-il. Le « cacher » ? Il y a pourtant quelque 300 000 microtravailleurs rien qu'en France - dix fois plus que de chauffeurs Uber. Et presque l'effectif de géants comme Carrefour ou Auchan.

Mais loin de la médiatisation des conflits sociaux chez Uber ou dans la distribution, les microtravailleurs « travaillent de chez eux, ne se rencontrent pas, et sont invisibles aux pouvoirs publics comme aux partenaires sociaux », détaille M. Casilli. Bien pratique : ils ne risquent pas de se mobiliser pour se plaindre de leur précarité...
Vous êtes sans douteun microtravailleur qui s'ignore

Ce n'est pas le pire : « Bien plus que leur relation avec leur « employeur », c'est leur rapport au client qui manque aux microtravailleurs. Ils exécutent des tâches, sans savoir pourquoi... Ni pour qui : sont-ils en train d'améliorer un robot de cuisine, un assistant personnel... Ou un drone militaire ? », demande Antonio Casilli. Il est presque toujours impossible de le savoir. « C'est un phénomène qu'il faut reconnaître avant que les conséquences sociales ne soient trop graves. » Et de rappeler qu'il y a un cheveu entre « travailler pour presque rien » et « travailler pour rien ».

D'ailleurs : avez-vous déjà, sur Internet, dû prouver que « vous n'êtes pas un robot » ? Si oui, vous êtes un « consommateur-producteur », et donc un microtravailleur gratuit, et qui s'ignore : ces suites de caractères à recopier ou ces images sur lesquelles vous devez cliquer permettent à Google d'améliorer ses outils « Maps », « Images », ou encore « Books »...
Joël CARASSIO « En attendant les robots », d'Antonio A. Casilli, éditions du Seuil, 24 EUR (16,99 EUR en numérique).

« En attendant les robots », d'Antonio A. Casilli, éditions du Seuil, 24 EUR (16,99 EUR en numérique).

 
 

 

SR Colmar : Nagor veut une croissance en accéléré

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:17:31

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SR Colmar : Nagor veut une croissance en accéléré
 

 
Désireux de dépassionner le débat autour de la présidence du SR Colmar, Marc Nagor entend parler de projets plutôt que d'hommes. Celui qui s'apprête à quitter l'ASC Biesheim souhaite accélérer la croissance du club colmarien en musclant notamment son budget. « Le travail qui a été fait jusqu'à aujourd'hui est bon. Il n'est pas non plus question de remettre en cause les résultats du sportif, explique le dirigeant. Ce qui doit être au coeur du débat, c'est l'avenir du club et la vision sur le long terme. »

L'agent d'assurance rappelle qu'il avait proposé dès 2016 d'entrer au comité du Stadium Racing Colmar, tout en gardant sa casquette à l'ASCB. En début d'année, il a encore essayé d'entrer en contact avec la direction colmarienne - sans succès - et a donc choisi une autre voie en se lançant à la conquête de la présidence du SRC. Depuis quelques semaines, il a rencontré le maire de Colmar, Gilbert Meyer, pour lui exposer sa vision du club, ainsi que de futurs partenaires qu'il essaie de regrouper au sein d'un « club affaires ». Et d'après lui, les retours sont positifs. « Aujourd'hui, le nerf de la guerre, c'est le budget. Moi, je le répète, je veux atteindre le National en cinq ans. Et je veux m'en donner les moyens. Du monde est prêt à me suivre. Le comité devra choisir entre deux projets. J'ai de l'ambition pour le club. Je veux l'aider à accélérer sa croissance. »

La « rencontre informelle » de ce soir entre Guy Meyer, l'actuel président non démissionnaire des Verts, et son challenger permettra peut-être d'y voir plus clair. À moins que cela ne soit le départ d'un long feuilleton.
J-T.W.

 

 
 

Colmar Marché de Pâques Les élus se mouillent

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:18:46

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Colmar Marché de Pâques Les élus se mouillent
 

 
Inauguration pluvieuse, manifestation heureuse ?

Photo L'Alsace/Christelle Didierjean

Trois degrés au thermomètre, une fine pluie qui laissait par moments la place à quelques flocons de neige, un vent froid qui balayait les rues et les places... Le premier jour de la grande manifestation censée annoncer les beaux jours n'avait absolument rien de printanier. Le maire, comme la cinquantaine de personnes - en majorité des élus et des représentants des autorités - qui l'ont accompagné de la place des Dominicains à celle du Koïfhus, avait ressorti la tenue d'hiver. Le cortège de parapluies tortillait entre les stands. Auparavant Gilbert Meyer a sectionné au sécateur un cep de vigne qui portait des oeufs de pâques multicolores, pour symboliser le couper de ruban. Des couleurs aussi dans les décors qui agrémentent différents endroits de la ville touristique mais, avec une telle météo, elles n'avaient pas d'éclat.

Le cheminement passait par la mini-ferme (voir ci-contre) pour gagner le Koïfhus à l'arrière duquel les exposants qui ont trouvé place dans la soixantaine de maisonnettes habillées de motifs piochés au musée du papier-peint de Rixheim, disposées aux deux endroits stratégiques, offraient un vin d'honneur.

L'occasion pour le président de l'office de tourisme Dominique Grunenawald de faire un trait d'esprit en prétendant que l'organisateur en chef Hubert Niess avait convoqué le soleil pour le lendemain. Et pour le premier magistrat de revenir en livrant quelques chiffres sur l'importance du tourisme en matière de retombées économiques pour Colmar et son agglomération. Un maillon indispensable dans le développement pour la ville qui, dans une enquête menée sur le Grand-Est, « est classée deuxième en termes d'investissements touristiques, devant Metz » s'est-il réjoui. À ce titre il a annoncé que les navettes électriques qui sillonneront différents axes de la cité entreront en fonction avant la fin du mois.
J-L.W. Y ALLER Du 4 au 22 avril, au centre-ville. Dimanche, ouverture des commerces. Programme des animations et des concerts sur le site www.printemps-colmar.com

 

 
 

COLMAR : Les élus se mouillent

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 05:48:46

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COLMAR : Les élus se mouillent
Inauguration au pas de charge, hier matin des marchés de Pâques et plus généralement de la neuvième édition de « Colmar fête le printemps ».
 

 
Inauguration pluvieuse, manifestation heureuse?
Trois degrés au thermomètre, une fine pluie qui laissait par moments la place à quelques flocons de neige, un vent froid qui balayait les rues et les places... le premier jour de la grande manifestation censée annoncer les beaux jours n'avait absolument rien de printanier. Le maire, comme la cinquantaine de personnes - en majorité des élus et des représentants des autorités - qui l'ont accompagné de la place des Dominicains à celle du Koïfhus, avait ressorti la tenue d'hiver. Le cortège de parapluies tortillait entre les stands. Auparavant Gilbert Meyer a sectionné au sécateur un cep de vigne qui portait des oeufs de Pâques multicolores, pour symboliser le couper de ruban. Des couleurs aussi dans les décors qui agrémentent différents endroits de la ville touristique mais, avec une telle météo, elles n'avaient pas d'éclat.

Le cheminement passait par la mini-ferme (voir ci-dessus) pour gagner le Koïfhus à l'arrière duquel les exposants qui ont trouvé place dans la soixantaine de maisonnettes habillées de motifs piochés au musée du papier-peint de Rixheim, disposées aux deux endroits stratégiques, offraient un vin d'honneur.

L'occasion pour le président de l'office de tourisme Dominique Grunenwald de faire un trait d'esprit en prétendant que l'organisateur en chef Hubert Niess avait convoqué le soleil pour le lendemain. Et pour le premier magistrat de revenir en livrant quelques chiffres sur l'importance du tourisme en matière de retombées économiques pour Colmar et son agglomération. Un maillon indispensable dans le développement pour la ville qui, dans une enquête menée sur le Grand-Est, « est classée deuxième en termes d'investissements touristiques, devant Metz » s'est-il réjoui. À ce titre il a annoncé que les navettes électriques qui sillonneront différents axes de la cité entreront en fonction avant la fin du mois.
J-L.W. Du 4 au 22 avril, au centre-ville. Dimanche, ouverture des commerces. Programme des animations et des concerts sur le site www.printemps-colmar.com

Du 4 au 22 avril, au centre-ville. Dimanche, ouverture des commerces. Programme des animations et des concerts sur le site www.printemps-colmar.com

 
 

 

Colmar Association de soins et d'aide à domicile : Construire un nouveau modèle de santé

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:53:37

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Colmar  Association de soins et d'aide à domicile
Colmar Association de soins et d'aide à domicile : Construire un nouveau modèle de santé
Mardi en soirée, l'Association de soins et d'aide à domicile de Colmar et alentours, a tenu dans sa salle d'activités rue du Ladhof, son assemblée générale ordinaire.

 
Des bouquets de fleurs pour les représentants des différents services de l'ASAD mis à l'honneur.
Le président de l'association Guy Zolger a remercié de leur présence, les administrateurs, les partenaires et de nombreux salariés. Il a particulièrement salué les différentes personnalités qui avaient répondu à l'invitation. Notamment l'adjointe Christiane Charluteau qui représentait le maire, Pierre Huin directeur adjoint du Diaconat, Marie-Hélène Raft directrice de l'HAD, ainsi que le maire de Neuf-Brisach Richard Alvarez. Dans son rapport moral de l'année 2018, le président a élargi ses propos à 2019 pour avoir comme il l'a souligné, une vision plus lointaine. En raison du regroupement avec le service médical Domicile de Ribeauvillé, des contraintes d'ajustements ont été anticipées, mais comme le soulignait le président entre le prévisible, le probable et l'incertain, c'est l'inattendu qui survient. L'arrivée de la directrice- adjointe Olivia Andria a permis en prenant le relais conséquent à l'absence de la directrice en juin 2018, d'éviter une année de stagnation. Concernant l'évolution du système de santé, il a cité une série de pistes d'action à instruire, dont certaines sont déjà à maturité et vont se déployer prochainement, comme le système d'information et le numérique, outil indispensable, la collaboration avec le Had Centre Alsace, l'Ehpad hors les murs et l'intégration du SSIAD de Neuf-Brisach en termes de perspective d'avenir. La hausse annuelle du nombre des personnes âgées en perte d'autonomie va doubler d'ici à 2030, passant 20 000 à 40 000. « Vos métiers, a-t-il rappelé, nécessitent des compétences professionnelles, mais aussi une adaptabilité aux situations et aux personnes, car chaque usager est unique ; il nous revient de construire un nouveau modèle de santé, avec des prises en charge de qualité, accessibles à tous et une valorisation de vos métiers ; il ne faut pas résoudre des problèmes nouveaux avec des solutions anciennes ». Le rapport des activités de l'année écoulée présenté en chiffres par la directrice adjointe de l'Asad, a précédé le rapport financier de la trésorière Anne Musslin, dont le bilan a été confirmé par le commissaire aux comptes. Au terme de l'assemblée les aides-soignantes, les auxiliaires de vie et les infirmières des différents métiers qui permettent aux personnes âgées de demeurer à domicile, ont été mises à l'honneur.

 

 
 

 

association Espoir Don de carrés potagers aux écoles : Jardins d'enfants

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:47:27

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association Espoir  Don de carrés potagers aux écoles
association Espoir Don de carrés potagers aux écoles : Jardins d'enfants
Pour la seconde fois, l'association Espoir distribue aux écoles élémentaires et maternelles, des carrés potagers sur pieds, pour permettre aux élèves et à leurs enseignants de cultiver un jardin miniature.

 
Les élèves de Maurice-Barrès ont reçu jeudi des carrés potagers pour cultiver leur pré carré.
Il y a deux ans, une première opération de ce type avait permis de distribuer près de 400 bacs à 51 établissements scolaires de Colmar et des environs. Devant le succès de l'opération et les demandes croissantes des écoles, l'initiative s'est étendue, soutenue par l'inspection académique, dans tout le département. « L'engouement a été tel, qu'on n'a pas pu fournir tout le monde » confesse Renée Umbdenstock, présidente de l'association Espoir. 136 institutions, dont 10 établissements médicaux sociaux, ont tout de même pu bénéficier d'un don de bacs à légumes.

Au départ, ce sont les entreprises Burger de Lièpvre, mécène de l'association qui ont fait don des carrés potagers à Espoir. Son statut ne l'autorise pas à revendre des marchandises neuves, ils ont l'idée d'en faire cadeau aux écoles pour en faire un outil pédagogique, écologique et solidaire. Les fleurs Lisch s'associent au projet et font don de terre et de plans pour l'utilisation des bacs.

Jeudi après-midi à l'école Maurice-Barrès de Colmar, des élèves de CM2 et une classe ULIS, s'apprêtent à planter leur potager, réparti dans une dizaine de carrés. Chasuble pour protéger les vêtements et gants de jardinier, les enfants commencent par remplir de terreau les carrés potagers, avant d'y planter des choux, des salades, des herbes aromatiques, des fraisiers et même des fleurs. L'opération jardinage, en raison de la pluie, est effectuée sous le préau, sous la direction de Yann Montembault des Fleurs Lisch, à la grande satisfaction de l'institutrice Morgane Pruneta. « C'est apaisant d'avoir les mains dans la terre. Les enfants travaillent ensemble, ils participent à un projet collectif. Ils suivent ensuite l'évolution des légumes ou des fruits à travers les cours de sciences, et finissent par manger ce qu'ils ont planté ». Des jardiniers en herbe, qui apprennent l'importance de la culture en cultivant la nature dans leur pré carré.
JO.K

 

 
 

 

Coup de froid sur le printemps

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 05:49:09

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Alsace
Coup de froid sur le printemps
 

 
Hier matin, les conditions météorologiques étaient hivernales.
Ça n'aura échappé à personne : en deux jours, les températures ont dégringolé de plus de 15 °C en Alsace... Deux semaines après le début du printemps, les arbres en fleurs ont même été saupoudrés de neige jusqu'en plaine ce jeudi, en particulier dans le Haut-Rhin. Si ce contraste peut être surprenant, il n'a rien d'exceptionnel, observe-t-on chez Meteonews. « Le printemps est une période où les masses d'air se suivent de très près et on peut passer du chaud au froid rapidement », observe Frédéric Decker, prévisionniste. S'il neige en moyenne un mois d'avril sur deux ou trois, il est beaucoup plus rare que les flocons tiennent au sol : durant les cinq dernières décennies, ce n'est arrivé que quatre fois. L'épisode neigeux le plus tardif observé dans le Haut-Rhin remonte quant à lui à 2013. Cette année-là, une giboulée de « neige roulée » avait été signalée... le 24 mai.

 

 
 

 

opération Haut-Rhin propre Liebenswiller : Tendance baissière

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 05:58:23

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Liebenswiller
opération Haut-Rhin propre Liebenswiller : Tendance baissière

 
Un beau geste civique.
À Liebenswiller, l'opération Haut-Rhin propre s'est déroulée samedi matin. Et si, vers la sortie côté Leymen, les bénévoles ont constaté une baisse du nombre de déchets le long de la route, ce n'était pas le cas pour les équipes qui nettoyaient vers la sortie opposée, côté forêt. Toujours les éternelles bouteilles en plastique jetées par la fenêtre des voitures et les mégots dont on oublie trop facilement qu'ils mettent de deux à cinq ans à se décomposer. Malgré tout, globalement, la tendance semble pencher vers une légère baisse. La balance penche du bon côté, c'est déjà ça.

 

 
 

 

Blotzheim : Les écoliers nettoient le village

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 05:57:29

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Blotzheim
Blotzheim : Les écoliers nettoient le village

 
Tous ensemble !
Dans le cadre de l'opération Haut-Rhin propre, trois classes de l'école élémentaire Jules Ferry, soit près de 90 enfants, ont participé au nettoyage de la nature. Il s'agissait de la classe de CP monolingue de Nesrin Schwaller, de la classe de CE1 monolingue de Camille Zielinski et de la classe de CE1-CE2 monolingue de Lætitia Sutter. Les élèves se sont déployés dans trois lieux : le skate parc, le Belvédère et le secteur de l'hôtel de ville et du Palais Beau Bourg. Les déchets ramassés étaient principalement des emballages, des bouteilles en verre, des cannettes, des déchets de chantiers et des mégots, entre autres. Des parents ont accompagné les enfants et rempli les sacs-poubelles lors de cette action solidaire qui s'insère parfaitement dans le cadre du parcours citoyen des élèves. De retour à l'école, tous les participants ont pris un goûter bien mérité.

 

 
 

 

HIRTZBACH Opération Haut-Rhin propre : Des bénévoles concernés

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:00:02

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Opération Haut-Rhin propre
HIRTZBACH Opération Haut-Rhin propre : Des bénévoles concernés
Depuis quelques décennies des bénévoles se mobilisent pour ramasser les déchets sur le ban communal

 
Les participants à l'opération.
C'est une tradition qui a rassemblé ce dernier samedi du mois de mars une vingtaine de personnes à Hirtzbach. Avec le concours de l'association Sundgau Quad, ils ont sillonné entre autres les abords de la piste cyclable, les chemins ruraux et forestiers et les routes départementales traversant le village.

 

 
 

 

Ruelisheim Haut-Rhin propre : Pour effacer la bêtise

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 05:59:04

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Ruelisheim  Haut-Rhin propre
Ruelisheim Haut-Rhin propre : Pour effacer la bêtise
Durant le week-end passé, à Ruelisheim comme ailleurs dans le département à l'occasion de l'opération « Haut-Rhin propre » l'heure était au grand nettoyage de printemps.

 
« Opération Osterputz » avec les agents municipaux, les retraités et les élus.
Michel Gasser responsable des ateliers municipaux avait mobilisé ses agents auxquels se sont jointes quelques bonnes volontés du village, cinq vaillants retraités étant eux aussi de la partie. Le 1er adjoint Jean-Michel Faivre encourageait les troupes, puis lui aussi mettait la main à la pâte. Trois camionnettes étaient affrétées et c'était parti, en route pour « l'Osterputz ». Le ban communal avec une attention toute particulière pour les entrées du village était passé au peigne fin : un invraisemblable ramassis de déchets (pneus, plastiques, bidons usagés, ferrailles, cartons...) était collecté, des branches gênantes étaient coupées, des herbes envahissantes étaient éradiquées... Au terme de la journée l'adjoint faisait un triste constat, il déplorait et condamnait l'incivilité dont font montre « des imbéciles » qui jettent leurs déchets n'importe où, qui prennent la nature pour une déchetterie sauvage. Puis retrouvait le sourire en félicitant les troupes : « Heureusement, la majorité des citoyens n'est pas comme ces tristes sires. Chapeau, grâce à vous, la bêtise de certains est effacée... » Ruelisheim avait fait peau neuve.
DW

 

 
 

 

Altkirch Programme de printemps : « Des êtres et des lettres » à la médiathèque

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:13:49

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Altkirch Programme de printemps
Altkirch Programme de printemps : « Des êtres et des lettres » à la médiathèque
La Médiathèque départementale du Sundgau, à Altkirch, propose diverses rencontres en ce début de printemps.

 
La médiathèque départementale va accueillir plusieurs événements au printemps.
La thématique développée par l'équipe de la Médiathèque sera celle « des êtres et des lettres » à travers trois animations phare.

L'exposition de peinture « Les toiles d'Eidesis », de l'artiste peintre Philippe Hillenweck, où 26 toiles représentant les 26 lettres de l'alphabet imageront, de façon plus ou moins abstraite, ce qui nous entoure, ce que la vie propose. Cette exposition, imprimée sur des toiles réalisées à partir de bouteilles en plastique recyclées, sera visible aux horaires d'ouverture de la médiathèque à compter d'aujourd'hui vendredi 5 avril et jusqu'au samedi 27 avril.

Dans la foulée, l'atelier participatif « Êtres de lettre », mené par Michel Forné, psychanalyste, Denis Grienenberger, romancier, Frédéric Henninger, plasticien, et Philippe Hillenweck, artiste peintre, ce vendredi 5 avril toujours de 20 h à 21 h 30, donnera l'occasion aux participants, à partir de 8 ans, de vivre une expérience originale, créative et ludique autour des 26 lettres de l'alphabet.

Dans un autre registre, l'opéra musical Polly, Jenny, Molly and the lads, interprété par des élèves du lycée Jean-Jacques Henner d'Altkirch, a pour objectif de valoriser les langues sous leur dimension culturelle. Au cours des deux représentations, qui se dérouleront les vendredis 3 mai à 20 h et samedi 4 mai à 15 h, des extraits de Baal, de l'Opéra de quatre sous, de Grandeur et décadence, de Mahagony et autres textes poétiques du célèbre tandem Brecht et Weill seront déclamés ou chantés en allemand, en anglais et en français.

A noter d'ores et déjà que l'entrée est gratuite sur inscription (hors exposition de peinture « Les toiles d'Eidesis »), dans la limite des places disponibles.
Pour les plus jeunes

Pour les plus jeunes, dès à présent débute le deuxième trimestre des animations dédiées aux enfants. En l'occurrence, il s'agit de « Numéri (k) ids », un atelier destiné aux 7-12 ans pour découvrir le numérique de manière ludique, chaque 1er mercredi du mois de 10 h 30 à 11 h 30.

« Spiel ou Face », le deuxième mercredi du mois de 15 h à 15 h 30 s'adresse quant à lui aux jeunes du même âge, mais a pour objectif d'apprendre l'allemand tout en s'amusant, à partir de jeux de société et lecture de contes.

« Les Bébés lecteurs », où les tout-petits (6 mois à 4 ans) et leurs parents (ou grands-parents) partagent un moment privilégié de plaisir et de découvertes en s'amusant et en échangeant autour de livres, se déroule pour sa part tous les troisièmes mercredis du mois de 10 h à 10 h 30 et de 11 h à 11 h 30.

Enfin, une nouvelle animation est mise en place le quatrième mercredi du mois. Il s'agit de « Musique ou Cinéma », une session d'éducation à l'image et aux sonorités pour les 5-12 ans de 10 h 30 à 11 h 30 ou de 15 h à 16 h 30 selon la thématique.

Par ailleurs, durant les vacances scolaires de printemps, du 6 au 22 avril, divers ateliers et spectacles seront proposés par la Médiathèque départementale.
Médiathèque départementale du Sundgau, 1 rue des Vallons à Altkirch, renseignements et inscriptions au 03 89 30 64 54. Programmation complète surwww.mediathequedusundgau.fr

Médiathèque départementale du Sundgau, 1 rue des Vallons à Altkirch, renseignements et inscriptions au 03 89 30 64 54.

 
 

 

Petit Prince Un nouvel envol

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:40:17

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Petit Prince Un nouvel envol
 

 
Le Petit Prince attend son public pour une nouvelle saison. Photos L'Alsace/Vincent Voegtlin
Entre Colmar et Mulhouse, le Parc du Petit Prince est la toute première interprétation de l'oeuvre d'Antoine de Saint-Exupéry par un parc d'attractions.

À la fois poétiques, éducatives et surtout très ludiques, les 34 attractions et animations du parc séduisent chaque année davantage de familles. Le cap des 200 000 visiteurs a été franchi en 2018.

En 2019, le Parc du Petit Prince fête ses cinq ans et prend un nouvel envol grâce à plusieurs grandes nouveautés.
Une nouvelle attractionà sensation

À bord d'un des cinq astéroïdes, les visiteurs vont vivre l'expérience d'un voyage chaotique dans l'espace avec « Pierre de Tonnerre ». Arriveront-ils à ne pas tomber dans le trou noir et à ne pas percuter l'énorme météorite ?

Le 7 novembre 1492, une météorite géante provenant d'un astéroïde s'écrase à l'emplacement actuel du parc et sera surnommée La Pierre de Tonnerre à la fois à cause de l'éclair et du bruit qu'elle a provoqué. Encore exposée à la mairie d'Ensisheim, à quelques kilomètres du parc, elle est mondialement connue car c'est la première fois dans l'histoire de l'occident que les hommes ont collecté et analysé un objet céleste. L'attraction embarquera les visiteurs (dès 3-4 ans) sur cinq astéroïdes (Roi, Vaniteux, Allumeur de Réverbère, Businessman, Géographe) pour un drôle de voyage dans l'espace. Happés par un trou noir, les astéroïdes perdent le contrôle de leur trajectoire avant de percuter la Pierre de Tonnerre. Attention au choc cosmique !
Des émotions avec les animaux

La rencontre avec les animaux est un thème central dans le livre du Petit Prince : le renard qu'il faut apprivoiser, les moutons qu'il faut dessiner, le serpent philosophe, les chenilles qui deviennent papillons, des oiseaux pour voyager...

Sur un site enchanteur d'un hectare, le nouvel espace « Apprivoise-nous » permet aux enfants de créer des liens avec leur animal préféré au travers d'expériences pour certaines courantes, pour d'autres, inédites : nourrir des moutons ou des pigeons, donner le biberon à des agneaux, assister au rassemblement du troupeau avec un chien de berger, caresser une chenille ou libérer un papillon, assister au repas d'un renard, se faire enlacer par un serpent, écouter un concert de pigeons ou les voir chuter à 200 km/h, câliner des lapins et des chèvres ou courir entre les poules et les paons etc.
Y ALLER Du 6 avril au 3 novembre. Ouvert tous les week-ends, jours fériés, ponts et périodes de vacances scolaires. Ouvert tous les jours en juillet et août. Tarifs : 21 EUR par adulte, 17 EUR par enfant, 69 EUR par famille (4 pers./2 adultes max.). Gratuit pour les moins d'un mètre.

 

 
 

Europa Park Plaidoyer pour l'Europe

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:41:31

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Europa Park Plaidoyer pour l'Europe
 

 
Le fondateur du « parc de l'Europe » encourage tout le monde à aller voter lors des élections des 25 et 26 mai prochains. « La construction européenne reste pour moi une bonne chose, synonyme de paix et de prospérité », argue Roland Mack, qui se désole des divisions de l'UE, en particulier du Brexit. « Quand on est une famille, on fait front ensemble, même quand il y a des divergences... C'est comme ça chez nous aussi ! » Le patron - qui souligne la nécessité, pour son entreprise, de rester « vigilante » face à une concurrence internationale croissante - insiste aussi sur l'indispensable unité de l'Europe face aux géants américain et chinois. « Nos employés viennent de toute l'Europe. Ça ne serait pas possible si les frontières n'étaient pas ouvertes, ajoute Roland Mack. Nous sommes des ambassadeurs de l'Europe ! »

 

 
 

Châtenois Contournement : Une nouvelle enquête publique

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 05:52:12

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Châtenois Contournement
Châtenois Contournement : Une nouvelle enquête publique

 
Une nouvelle enquête publique pour le contournement de Châtenois pour la RN 59 est prévue. Celle-ci est prescrite pour la demande d'autorisation environnementale présentée par la Dreal Grand Est en vue d'obtenir auprès du préfet du Bas-Rhin l'autorisation de réaliser des travaux nécessaires à l'aménagement.

L'enquête se déroulera du lundi 15 avril au vendredi 17 mai inclus, en mairie de Châtenois. La décision susceptible d'intervenir au terme de l'enquête est un arrêté préfectoral portant autorisation environnementale comprenant une dérogation à l'interdiction du code de l'environnement assortie du respect de prescriptions, ou portant refus d'autorisation environnementale. La présidente du tribunal administratif de Strasbourg a désigné la commission d'enquête.

 

 
 

 

Vallée de Saint-Amarin Communauté de communes : Vive la mutualisation...

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:01:51

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Vallée de Saint-Amarin  Communauté de communes
Vallée de Saint-Amarin Communauté de communes : Vive la mutualisation...
Le conseil communautaire de la comcom de la vallée de Saint-Amarin s'est réuni mercredi soir sous la présidence de François Tacquard. À l'issue d'un débat fort, les élus ont choisi d'aller vers un renforcement de la mutualisation des services entre communes plutôt que d'augmenter les impôts.

 
François Tacquard quittera la présidence après les municipales de 2020.
Les séances « budget » sont toujours redoutables pour et par leur longueur, leur avalanche de chiffres et l'incompréhension qu'entraîne la technicité imposée par les chiffres. Cyrille Ast, délégué escarcelle de la comcom, s'est appliqué avec brio à rendre le plus transparent possible les colonnes et lignes budgétaires. Le budget principal 2019 fut voté avec une voix contre et six abstentions.
Faire des économies plutôt que d'augmenter les impôts locaux

Dans ce contexte, le débat concernant la proposition d'une « démarche de mutualisation » a été le moment fort de la séance. Séance qui s'avéra entrer étrangement en résonance avec les interrogations posées actuellement à un autre niveau en France... Fiscalité, solidarité forment une rime délicate...

Le président Tacquard a soumis deux hypothèses à l'assemblée afin de couvrir l'insuffisance de financement pour 2019.

Hypothèse 1 : augmenter les taux d'imposition afin de permettre de continuer à constituer les provisions nécessaires pour le nouveau gymnase du collège Schuman et le déploiement de la fibre optique.

Hypothèse 2 qui a la préférence du président : limiter à environ 50 % l'insuffisance financière et prendre un engagement pour poursuivre une démarche de mutualisation afin de réaliser des économies.

Un intéressant et parfois vif débat a animé l'assemblée avec des remarques souvent marquantes. Le délégué de Geishouse a évoqué & les gilets jaunes pour lesquels le souci fondamental est la fiscalité.

À la solution - provocatrice - de faire des économies sur la médiathèque, Jeanne Stolz-Nawrot, maire d'Husseren-Wesserling, est sortie, telle une diablesse, de sa boîte : « Ne touchons pas à la Culture ! » a-t-elle lancé.

Les interpellations les plus virulentes sont venues de José Schruoffeneger, le toujours aussi théâtral maire de Moosch, et de son complice du soir, Charles Werhlen, maire de Saint-Amarin. Les termes d'engagement et de mutualisation gênaient quelque peu aux entournures. Rapporté au niveau national, le débat a ressemblé fort à l'opposition des grandes métropoles face aux communes rurales. Étonnamment, ce sont les communes les plus « aisées » qui rechignaient à mutualiser plus avant. Ce qui leur a valu un rappel du président : « Il faut penser comcom et non commune » et pré carré.
« Si on ne s'oblige pas, on ne le fera pas »

Car les taux sont différents entre les petites et les grandes communes pour qui, augmenter la fiscalité n'est plus possible. Mais le fait que mutualiser des services produise mécaniquement des économies est loin d'être une évidence, a souligné le maire de la cité du coq qui a cité le contrexemple de la grande région : « Le Grand Est n'est pas un exemple positif de la mutualisation ».

Face à ces hésitations, le président Tacquard a piqué une rouge colère : « Si on ne s'oblige pas à mutualiser, on ne le fera pas. »

Après une interruption de séance demandée par le maire de Moosch, les élus sont passés au vote. L'hypothèse 2 l'a emporté avec deux voix contre, une abstention et un non-vote. Ce choix vient consacrer l'engagement d'une démarche de « mutualisation choisie ». Choisie... et non contrainte, de la force des mots et l'importance de la sémantique en matière d'intercommunalité !

Le choix de la mutualisation vient aussi limiter la hausse des taux d'imposition locale. Les élus travailleront sur la mutualisation (1re réunion le 17 juin). Cela prendra du temps, du travail. Pour quel résultat et pour combien de temps ? À un moment donné, il paraît clair que la hausse des impôts locaux deviendra inévitable pour la comcom. Mais sans doute pas avant les élections municipales.

Les 28 points à l'ordre du jour ayant été abordés la séance, commencée à 18 h, s'est terminée à 22 h.
Jean-Marie ZIPPER

 

 
 

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Fin de règne
 

 
D'entrée et sans détour, les élus se sont mis dans la situation d'une fin de cycle, sinon d'une fin de règne. Le départ du président François Tacquard ayant été acté par lui-même pour les prochaines élections municipales, Les spéculations vont déjà bon train quant au nom de son ou de sa successeur(e). Raison pour laquelle Cyrille Ast a souligné l'importance pour l'assemblée de mettre en place un « héritage serein ». Passant par une politique budgétaire et fiscale clairement définie.

 

 
 

 

Kaysersberg Vignoble Basket : Une séance avec les pros

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 05:38:37

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Kaysersberg Vignoble  Basket
Kaysersberg Vignoble Basket : Une séance avec les pros
Dans le cadre des « mercredis sportifs » initiés par le Conseil départemental, les jeunes de la Fondation des apprentis d'Auteuil de Colmar ont eu droit à une séance d'initiation avec les joueurs du KBCA. Avec le plaisir de se donner à fond.

 
D'abord quelques consignes avant de passer aux entraînements.
Afin de sensibiliser les jeunes au monde du sport à aux associations qui le pratiquent, le Conseil départemental a créé les « Mercredis du sport » permettant à des scolaires de rencontrer les clubs hiérarchiquement les plus élevés dans leur discipline. « C'est donc un grand honneur pour nous d'avoir été sélectionnés » confie Fabien Drago, l'entraîneur du « Kaysersberg Ammerschwihr Basket Centre Alsace » aux côtés de son adjoint Quentin Pinvidic. C'est le Département également qui avait proposé à Sylvain Boehm, responsable des animations sportives de la Fondation des apprentis d'Auteuil de Colmar, de se rendre à Kaysersberg. Sur le terrain, face aux enfants impressionnés par leur taille, les joueurs se sont présentés : Elson Mendy, capitaine, Lorian Tarris, Amadou Diagne, Alioun Tew et Jermel Kennedy. Pendant une bonne heure, les basketteurs ont encadré les jeunes au sein d'ateliers portant sur des techniques du basket : passe, tir, maîtrise du ballon etc. Suite à cette première rencontre avec le sport, Fabien Drago a proposé un petit match pour ressentir les stratégies à mettre en oeuvre dans le jeu. Enfin, le club a servi un rafraîchissement réparateur et a offert à chaque participant un poster avec les autographes des joueurs présents. A la clé, peut-être l'envie de quelques-uns de rejoindre le club de leur quartier pour pratiquer ce sport qu'ils viennent de découvrir grâce aux joueurs du KABCA.

 

 
 

 

Thann Avenir de la maternité : Première réunion de concertation avec l'Agence régionale de santé ce vendredi

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:03:04

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Thann Avenir de la maternité
Thann Avenir de la maternité : Première réunion de concertation avec l'Agence régionale de santé ce vendredi
La première réunion de la phase de concertation engagée par l'Agence régionale de santé autour « de la construction du projet territorial de santé de la zone Thann-Masevau-Saint-Amarin » a lieu ce vendredi soir à l'hôpital Saint-Jacques. L'association REST appelle à un rassemblement.

 
Panneau posé par REST près de la RN66.
Nouvelle étape dans le dossier de la maternité thannoise, ce vendredi soir, élus, représentants du groupement hospitalier Mulhouse Sud Alsace, acteurs du secteur sanitaire, Agence régionale de santé se retrouveront à l'hôpital de Thann (et non à l'Embarcadère de Vieux-Thann comme prévu initialement) pour évoquer l'avenir du service public de santé sur le territoire.
REST invite à un rassemblement

Cette nouvelle phase de concertation fait suite à la levée de boucliers provoquée par l'annonce courant 2018 de la fermeture de la maternité de Thann. La mobilisation des élus et de la société civile a conduit l'ARS à temporiser et à lancer début mars, dans un climat de grogne marqué par le mouvement des gilets jaunes, une procédure de concertation « pour bâtir une offre de soins pérenne sur le territoire Sud Alsace et mobilisation des acteurs face aux situations nécessitant des réponses à court terme ».

Dans l'intervalle, l'autorisation de fonctionnement de la maternité a été prolongée pour l'année, après le 31 mars, date jusqu'à laquelle courait initialement l'agrément de la structure.

À noter que l'association REST, figure de proue de la société civile dans cette affaire, a finalement été invitée à participer à la réunion. L'association invite d'ailleurs les habitants qui le désirent à se rassembler vers 19 h - 19 h 30 devant l'hôpital de Thann, histoire de rappeler à l'ARS et au GHRMSA que la lutte pour le maintien de la maternité reste d'actualité.

« Le Collectif « Nous Voulons des Coquelicots » de la Vallée de la Thur (solidaire du mouvement national pour l'interdiction de tous les pesticides) a appelé hier ses membres à rejoindre le rassemblement thannois plutôt que de manifester comme il le fait depuis plusieurs mois devant la mairie de Saint-Amarin. Sur le front des pesticides, plusieurs conseils municipaux de la vallée de la Thur ont voté une motion de soutien au mouvement. Il s'agit de Goldbach-Altenbach, Husseren-Wesserling, Moosch, Ranspach, Saint-Amarin.
G.G.

 

 
 

 

Guebwiller Labo Jeunes #5 : Les jeunes expérimentent avec brio

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:09:49

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Guebwiller Labo Jeunes #5
Guebwiller Labo Jeunes #5 : Les jeunes expérimentent avec brio
Créatifs, culturels, sonores, visuels, les 18 ateliers du 5e labo jeunes ont enthousiasmé près de 800 élèves, collégiens et lycéens, qu'ils les aient animés ou découverts hier, aux Dominicains de Haute-Alsace.

 
Les élèves de 2e en sciences de l'ingénieur, du lycée Deck, ont présenté leurs projets de robotique dans la nef des Dominicains.
Pour un aperçu des 18 ateliers participatifs, le plus sûr est de suivre Luigi, Luc et Hector. Les trois pensionnaires de l'internat de réussite, respectivement collégien au Grünewald, lycéen au Deck, et étudiant en BTS ont joué le rôle de « Reporters de A à Z », tout au long de la journée. Ils nous entraînent sur les traces de leurs camarades, entre les ateliers Cartes postales sonores, Conversations volées et Escape game, animés par les lycées du Deck, dans le dédale pittoresque du site médiéval rendu à une vie toute juvénile.
« Nous allons vous faire découvrir les battements du coeur de Guebwiller »

Après une mise en jambes vitaminée dans la nef du complexe, chorégraphiée par l'artiste Vladimir Spoutnik, les reporters s'engouffrent avec une classe de 6e du collège Mathias-Grunewald dans le caveau. Les élèves s'installent dans des transats. « Nous allons vous faire découvrir les battements du coeur de Guebwiller », prévient un des élèves de la classe de 2eA du lycée Théodore-Deck, qui a réalisé ces Cartes postales sonores en partenariat avec le musicien Alexis Paul. « Bruit de pas, clocher qui sonne, gens qui discutent, café, bruits de cailloux », les sons d'une ville commune et inconnue se déploient sous les voûtes, dans une pénombre colorée. Mathilde, en 6e au Grunewald, a reconnu Guebwiller, mais elle a été surprise « par ce que les personnes disaient. C'est différent de ce que j'entends ». Anne-Laure Boeglin, la professeur de français qui a accompagné les élèves auteurs des Cartes postales sonores, se servira de ce travail pour « ouvrir une séquence sur la poésie, qui est aussi une autre façon de regarder le monde ».

Après ce bain de ville, nos reporters empruntent le cloître et poussent la porte de la chapelle. Sous les vitraux colorés, point de confessions, mais des Conversations volées imaginées par les élèves de 2eG du Deck, qui en dévoilent quelques thèmes : « Des personnages qui s'éclipsent et partent en cachette, qui pillent les caves du château, le prince qui engueule son jardinier: '' Que faites-vous là à lambiner ?'' ».

Léa livre quelques informations aux reporters : « Ce sont des conversations qui se déroulent à différentes époques. Nous avons fait des recherches sur le château du Neuenbourg [le thème à l'honneur, cette année, pour une manifestation largement insufflée par le Pays d'art et d'histoire de la région de Guebwiller, N.D.L.R.], que nous avons exploitées pour construire des histoires sonores. »

La découverte est aussi visuelle. Casque audio sur la tête, les participants plongent le regard dans des boîtes de carton où les scènes évoquées se détachent par un jeu de lumière. Trois étapes de réécriture ont été nécessaires, selon la professeur de français, Mme Perriol, que ses élèves remercient : « Nous avons appris à parler clairement », remarque Lubin. « J'avais des problèmes à l'oral, ça m'a aidé à progresser », confie Ahmed. L'enseignante a été surprise : « J'ai l'habitude de les voir. J'ai entendu leur voix et j'ai découvert des conteuses et des conteurs ».

Le parcours des reporters se poursuit par un Escape game. Le principe de ce jeu « tendance » consiste à répondre en groupe à une énigme, pour sortir de la pièce dans laquelle le groupe est enfermé. Les 2eE du Deck ont convoqué le passé de Guebwiller -grandes familles de l'histoire industrielle de la cité, armoiries des Murbach, Révolution française, etc.- pour concocter huit énigmes. « Elles sont toutes en lien avec le Neuenbourg », explique Nolwenn, occupée à encadrer des élèves d'une autre classe qui s'ébrouent bruyamment, d'un objet à l'autre, dans la sacristie. « Je ne pensais pas que tant de choses avaient eu lieu à Guebwiller, fait remarquer la lycéenne. Et que les traces soient encore autant visibles », ajoute sa camarade Alix, qui confie : « Ce groupe galère un peu... »

Parmi les faits d'histoire exploités pour la construction du jeu, une anecdote truculente qui a marqué Nolwenn. Elle raconte en souriant : «les révolutionnaires ont cessé de détruire le Neuenbourg après avoir pillé les caves, parce qu'ils avaient trop bu !» Les geôlières ne sont pas des monstres, le groupe d'élèves est finalement libéré, même s'il n'a pas démêlé l'écheveau. Mais Alix est intraitable : elle ne dévoilera ni les réponses intermédiaires, ni le mot de passe final.

De leur côté, Luigi, Luc et Hector poursuivent leur récolte de rushs vidéos et de captations sonores. Ils retrouveront leurs camarades de l'internat à tête reposée, les semaines à venir, pour monter les prises de sons et d'images. Le résultat de leur projet sera diffusé sur « I on r, internet squatte les ondes, la web radio hébergée par le site internet de l'internat », annonce Hector.
Romain GASCON REGARDER Notre diaporama et nos vidéos sur www.dna.fr

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Guebwiller Thann Matinée de l'apprentissage avec le CIO

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:45:46

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Guebwiller Thann Matinée de l'apprentissage avec le CIO
 

 
De nombreux CFA étaient présents à la cave dîmière de Guebwiller.  Photo L'Alsace /Gabrielle Schmitt-Hohenadel
Le CIO, Centre d'information et d'orientation de Guebwiller-Thann, a organisé, samedi dernier, l'édition 2019 de sa matinée de l'apprentissage.

Destinée aux jeunes à partir de 16 ans jusqu'à 29 ans révolus, la manifestation se déroulait à la cave dîmière, mais également dans les locaux du CIO, place du Marché à Guebwiller. Plusieurs structures tenaient un stand à la cave dîmière : les CFA (Centre de formation des apprentis) des lycées Storck de Guebwiller, Eiffel de Cernay, Roosevelt et de l'artisanat à Mulhouse, Pointet de Thann, Universitaire d'Alsace, les CFA régionaux des métiers du sport et de l'animation, des métiers du sanitaire et social et des métiers de la santé, ainsi que les Chambres de commerce et d'industrie, ainsi que les Compagnons du devoir.
Une filière allant du CAP au diplôme d'ingénieur

Le public a pu rencontrer les divers responsables pour se renseigner sur les filières d'apprentissage allant du CAP jusqu'au diplôme d'ingénieur.

De la documentation et des entretiens individuels à l'orientation étaient proposés dans les locaux du CIO, avec les psychologues de l'Éducation nationale et des conseillers d'orientation.
GabrielleSCHMITT-HOHENADEL

 

 
 

Cinq villages à l'école de Ferrette

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:34:01

© L'alsace, Vendredi le 05 Avril 2019
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Cinq villages à l'école de Ferrette
 

 
Brigitte Lichtenberger a fait le choix d'enseigner en français et en allemand dans le cycle bilingue de Ferrette. Photo L'Alsace/Darek Szuster
Situé sur les hauteurs arborées de Ferrette, le RPI scolarise dans les 200 élèves, de la maternelle au CM2, issus de la commune aussi bien que de Bendorf, Lucelle, Winkel et Ligsdorf, où se trouve encore l'une des neuf classes. S'y ajoute une UPE2A (unité pédagogique pour élèves allophones arrivants). Un regroupement progressif, qui s'est constitué « par absorption », au fur et à mesure des décisions des différents maires, notamment confrontés à la nécessité de mettre aux normes leurs bâtiments.
« Il y a eu uneréflexion commune »

Aujourd'hui, les enfants sont de 20 à 25 par classe - et même exceptionnellement 17 au CP -, répartis entre l'actuelle école du village, l'ancien tribunal voisin et une structure modulaire. Ils gagneront de l'espace, en principe à la rentrée 2021, en rejoignant un nouveau pôle scolaire dont la construction est prévue sur une ancienne friche militaire à Ferrette.

« Il y a eu une réflexion commune des élus pour proposer de bonnes conditions d'enseignements et d'accueil périscolaire. Les familles ont besoin d'un service global », souligne la directrice Delphine Fuetterer. Les enseignants ont été associés au projet, apprécie-t-elle. « Avec les parents aussi, il faut communiquer pour préparer le changement. C'est un avantage de disposer d'une vraie salle de sport, de cours différenciés, d'équipements numériques... »

La classe de Ligsdorf a été conservée sur place par les services de l'Éducation nationale du Haut-Rhin au vu de ce fort engagement et « pour l'accompagner », précise l'inspectrice de circonscription, Magali Berger-Saunier. « Le regroupement est une manière de gérer les baisses d'effectifs et de retrouver de bonnes conditions d'enseignement. »
Beaucoup de natureet moins de culture

En plus d'éviter « les classes à quatre ou cinq niveaux qui ne sont pas souhaitables, même s'ils savent faire », les enseignants peuvent privilégier le travail en équipe et par cycles, conformément aux nouvelles pratiques pédagogiques, développe-t-elle.

En outre, sur un pôle unique, l'organisation est plus facile en cas d'absence d'un enseignant, de blessure d'un enfant... « Sur plusieurs sites, on multiplie les exercices d'évacuation et les interlocuteurs. Et quand le bus tombe en panne, c'est compliqué », détaille Delphine Fuetterer. Celle-ci ne se verrait pas travailler ailleurs que dans ce bel environnement, même si elle y relève aussi des manques. Il y a certes une piscine pour les écoliers sur place, mais l'accès à la culture nécessite des déplacements. « Cela nous freine un peu », regrette-t-elle.

 

 
 

Patrimoine Ombres et lumières au Linge

Publié dans le panorama le Vendredi 05 avril 2019 à 06:37:13

Patrimoine Ombres et lumières au Linge

C’est un peu le soldat inconnu du Linge. On sait simplement qu’il fut combattant au 30e bataillon de chasseurs alpins. Son portrait est imprimé sur une immense affiche placardée depuis peu dans l’escalier principal. Elle accueille le visiteur qui découvrira cette année au Linge de profonds changements dans la muséographie.

Essentiellement consacré aux combats qui se déroulèrent en 1915 sur ce massif des Vosges, le musée-mémorial, qui jouxte le champ de bataille, sort, comme tous les sites de la Grande Guerre, d’une longue période dédiée au centenaire.

« Désormais, nous devons garder le cap, indique le général Muller, président de l’association de gestion. Nous n’avons aucune subvention, nous ne vivons que de nos propres ressources. C’est pour cela que notre objectif est de stabiliser notre fréquentation dans les cinq ans. » Ouvert d’avril à novembre, le Linge accueille entre 45 000 et 50 000 personnes.

« Il fallait redonner du volume et gagner en réalisme »

Pour ce faire, l’association veut mieux se faire connaître en densifiant sa communication, a noué des partenariats avec d’autres musées (du Fromage à Gunsbach, du Bois à Labaroche) et des restaurants, souhaite développer la venue d’autocaristes.

Et puis, sous l’œil vigilant du conservateur, Dominique Jardy, le musée se transforme d’année en année. Durant la période de fermeture, l’accent a été mis sur l’éclairage grâce à l’expertise de Fabrice Thomas, qui fut le metteur en scène des spectacles montés au Linge les étés précédents. « Il fallait redonner du volume, gagner en réalisme, rendre les scènes plus crédibles, humaniser les personnages » , résume ce dernier.

Plusieurs mannequins de dioramas ont ainsi été retouchés, la pose de fonds d’ambiance (paysage, photo de soldats en situation) permet de donner de la profondeur aux vitrines. Et puis les jeux d’ombres et de lumières mettent en valeur tel ou tel objet – ici, la cantine du lieutenant de Vernejoul ; là, la pipe d’un chasseur alpin – et valorisent les expressions des soldats. « L’idée, à terme, est de donner l’impression au visiteur qu’il entre dans un bunker, en adoucissant certains éclairages, en accentuant l’ambiance confinée du Linge » , souligne Dominique Jardy.

Le conservateur a, par ailleurs, pioché dans les réserves pour proposer au public quelques nouvelles vitrines. Comme celle consacrée à la présence américaine. « Des ambulanciers de l’American field service, étaient présents dès 1915 comme volontaires. Après l’entrée en guerre des États-Unis en 1917, des soldats de la 35e division d’infanterie US stationneront dans le massif des Vosges. » Parmi eux, un certain Truman, artilleur, futur président des États-Unis… Sa photo trône dans la vitrine.

Y ALLER Musée du Linge à Orbey, ouvert tous les jours de 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h. ✆ 03.89.77.29.97 ; site internet : http://linge1915.com

Redonner du relief aux reconstitutions, c’est l’un des objectifs du duo Jardy-Thomas.  Photo DNA/Julien Kauffmann