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Politique Collectivité alsacienne : Ouverture du débat ce soir au Sénat

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 05:42:24

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Politique Collectivité alsacienne
Politique Collectivité alsacienne : Ouverture du débat ce soir au Sénat
L'examen du projet de loi sur la Collectivité européenne d'Alsace débute ce soir au Sénat, pour trois jours. Les derniers amendements caractérisent le débat entre les partisans d'une expérimentation et les défenseurs de l'égalité républicaine.

 
La position du gouvernement sera très suivie durant le débat parlementaire au Sénat et à l'Assemblée nationale.
Les 120 amendements discutés la semaine dernière en commission des lois du Sénat n'étaient donc qu'une modeste mise en bouche. Près de 139 amendements et trois motions ont été déposés en vue du débat qui débute aujourd'hui à 16 h 15 en séance publique. Le texte sur la Collectivité européenne d'Alsace sera débattu nuitamment, jusqu'au 4 avril. Les dîners s'annoncent roboratifs.
« Les Alsaciens nous observent et nous attendent »

Les conclusions de la commission des lois ont crispé les relations entre le tandem Klinkert-Bierry et les parlementaires. « Nous n'arrivons plus à nous parler », glisse un de ces derniers. C'est ainsi que les sénateurs et députés alsaciens ont reçu ce week-end un courrier signé par les présidents des groupes majoritaires des conseils départementaux qui leur demande, en substance, de « prendre leur responsabilité ».

« La chance qui s'offre à l'Alsace, [...] nous ne devons pas et nous ne pouvons pas la laisser passer. Les Alsaciens nous observent et nous attendent », expliquent Philippe Meyer, Pascale Jurdant-Pfeiffer, Pierre Bihl et Nicolas Jander. « Le défi est de taille et, à l'instar de nos concitoyens, nous resterons attentifs au bon déroulement du débat parlementaire. »

« Chacun doit se bagarrer à son niveau, charge aux parlementaires de prendre position », indiquait hier Frédéric Bierry, qui n'a « pas été surpris » par les conclusions de la commission. « Nous payons aujourd'hui deux choses : si le gouvernement avait eu davantage de courage en amont, en acceptant une collectivité à statut particulier, le doute aurait été levé ; que les sénateurs qui affirment que ce n'est qu'un département renforcent ses compétences pour que le sujet ne se pose plus », dit-il, un brin agacé.

Certains amendements vont dans ce sens, d'autres dans la direction inverse.
Aussi la Moselle et la Haute-Savoie ?

Le groupe Communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE) s'oppose à la fusion des deux départements car il « refuse ce démembrement de la République indivisible au profit d'un processus de différenciation ». Le sénateur vosgien Daniel Gremillet (LR), conseiller régional dans la majorité de Jean Rottner, souhaite circonscrire les compétences de la future collectivité alsacienne aux seules compétences d'un département.

Ces amendements caractérisent le débat entre les partisans d'une expérimentation à droit constant et les défenseurs de l'égalité républicaine. Quand les premiers revendiquent des compétences particulières, les seconds s'y opposent ou demandent leur généralisation à l'échelle nationale ou de certains départements (Moselle et Haute-Savoie).

René Danesi (LR) et Patricia Schillinger (LaREM) demandent chacun le rétablissement de la dénomination de Collectivité européenne d'Alsace. Catherine Troendlé (LR) souhaite que son chef-lieu soit situé à Colmar.

Plusieurs sénateurs alsaciens proposent l'instauration d'« éventuelles contributions spécifiques, supportées par les usagers, pour permettre la régulation du trafic routier de marchandises » sur certains axes transférés à la future collectivité. André Reichardt parle d'une taxe poids lourds qui donnera lieu à une compensation sur la taxe foncière pour les transporteurs locaux. Reste à trouver le bon véhicule législatif.
Franck BUCHY

 

 
 

 

CEA Le débat s'ouvre ce mardi soir au Sénat

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:17:56

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CEA Le débat s'ouvre ce mardi soir au Sénat
 

 
La position du gouvernement sera très suivie durant le débat parlementaire au Sénat et à l'Assemblée nationale. Photo DNA/Franck Kobi
Les 120 amendements discutés la semaine dernière en commission des lois du Sénat n'étaient donc qu'une modeste mise en bouche... Près de 139 amendements et trois motions ont été déposés en vue du débat qui débute ce mardi à 16 h 15 en séance publique. Le texte sur la collectivité européenne d'Alsace sera débattu nuitamment, jusqu'au 4 avril. Les dîners s'annoncent roboratifs.

Les conclusions de la commission des lois ont crispé les relations entre le tandem Klinkert-Bierry et les parlementaires. « Nous n'arrivons plus à nous parler », glisse un de ces derniers. C'est ainsi que les sénateurs et députés alsaciens ont reçu ce week-end un courrier, signé par les présidents des groupes majoritaires des conseils départementaux, qui leur demande, en substance, de « prendre leurs responsabilités ».
« Les Alsaciens nous observentet nous attendent »

« La chance qui s'offre à l'Alsace, [...] nous ne devons pas et nous ne pouvons pas la laisser passer. Les Alsaciens nous observent et nous attendent, estiment Philippe Meyer, Pascale Jurdant-Pfeiffer, Pierre Bihl et Nicolas Jander. Le défi est de taille et, à l'instar de nos concitoyens, nous resterons attentifs au bon déroulement du débat parlementaire. »

« Chacun doit se bagarrer à son niveau, charge aux parlementaires de prendre position », indiquait ce mardi Frédéric Bierry, qui n'a « pas été surpris » par les conclusions de la commission. « Nous payons aujourd'hui deux choses : si le gouvernement avait eu davantage de courage en amont, en acceptant une collectivité à statut particulier, le doute aurait été levé. Que les sénateurs qui affirment que ce n'est qu'un département renforcent ses compétences pour que le sujet ne se pose plus ! », avance le président bas-rhinois, un brin agacé. Certains amendements vont dans ce sens, d'autres dans la direction inverse.

Le groupe Communiste, républicain, citoyen et écologiste s'oppose à la fusion des deux départements car il « refuse ce démembrement de la République indivisible au profit d'un processus de différenciation ». Le sénateur vosgien Daniel Gremillet (LR), conseiller régional dans la majorité de Jean Rottner, souhaite circonscrire les compétences de la future collectivité alsacienne aux seules compétences d'un département.
Aussi la Moselleet la Haute-Savoie ?

Ces amendements caractérisent le débat entre les partisans d'une expérimentation à droit constant et les défenseurs de l'égalité républicaine. Quand les premiers revendiquent des compétences particulières, les seconds s'y opposent ou demandent leur généralisation à l'échelle nationale ou de certains départements (Moselle et Haute-Savoie).

René Danesi (LR) et Patricia Schillinger (LaRem) demandent chacun le rétablissement de la dénomination de collectivité européenne d'Alsace. Catherine Troendlé (LR) souhaite que son chef-lieu soit situé à Colmar.

Plusieurs sénateurs alsaciens proposent l'instauration d'« éventuelles contributions spécifiques, supportées par les usagers, pour permettre la régulation du trafic routier de marchandises » sur certains axes transférés à la future collectivité. André Reichardt parle d'une taxe poids lourds qui donnera lieu à une compensation sur la taxe foncière pour les transporteurs locaux. Reste à trouver le bon véhicule législatif. Franck BUCHY

 

 
 

CD68 Reconnaissance du bénévolat

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:44:15

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CD68 Reconnaissance du bénévolat

Médaillé,et élus réunis pour la photo souvenir.  L'Alsace L'Alsace

 
 
C'est en présence des conseillers départementaux des cantons concernés que les bénévoles particulièrement actifs, pour certains oeuvrant depuis de longues années au bénéfice de clubs ou d'associations locales, ont été honorés jeudi 21 mars au Conseil départemental.

Dans son discours de réception, la présidente Brigitte Klinkert a dit que ces bénévoles sont « la fierté du Département, leurs mérites l'enorgueillissant ».
Des bénévoles désintéressés oeuvrant pour le bien commun

Puis, chaque conseiller départemental a cité le domaine d'activité, les faits marquants, les réalisations et surtout l'engagement de ces hommes et ces femmes désintéressés.

« Ils sont des relais forts pour mener à bien des actions touchant la vie sociale, sportive, culturelle... Cette médaille témoigne de la reconnaissance des conseillers départementaux envers ceux qui agissent tout au long de l'année, souvent dans la discrétion, au service de la qualité de vie et l'épanouissement des Haut-Rhinois » a encore déclaré Brigitte Klinkert.

Après avoir remis à chacun les médailles départementales de la vie associative ainsi que le diplôme associé, une séance de photo a suivi en compagnie de la présidente, du conseiller cantonal, de la famille, voire d'autres bénévoles d'associations, afin d'immortaliser ce grand moment. La rencontre s'est terminée sous la forme d'échanges informels, autour d'un sympathique buffet.
Jean-Louis LICHTENAUER

 

 
 

Encore tout le mois. L'opération « Haut-Rhin propre » s'est déroulée les 29, 30 et 31 mars

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:05:52

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 Encore tout le mois. L'opération « Haut-Rhin propre » s'est déroulée les 29, 30 et 31 mars, mais se poursuit durant le mois d'avril. Toutes les modalités d'organisation sont détaillées sur le site www.haut-rhin.fr ou sur demande auprès des services du département. La commande de matériel se fait auprès des communes. Pour tout renseignement, contacter le service énergie et recyclage du conseil départemental au ? 03.89.30.65.53.

? Nettoyage collectif. Ce 2 avril, la Dir-Est et le conseil départemental mènent des opérations communes de nettoyage au niveau des échangeurs autoroutiers de Sainte-Croix-en-Plaine et de la Semm. Le 3 avril, même chose dans le secteur stratégique de l'entrée de Mulhouse, à proximité du cinéma Kinepolis, où l'attente aux feux tricolores « incite » hélas certains usagers à se débarrasser de leurs déchets... Et enfin, au même moment, au croisement de la RN66 et RD33 à Vieux-Thann.

? 375 kg par km. En 2018, à titre d'exemple, 14 tonnes de déchets ont été recueillies uniquement sur les voies rapides de Burnhaupt à Colmar (RD83) et de Mulhouse à Guebwiller (RD430), ainsi que 16 autres tonnes depuis les poubelles des aires de repos de ce même réseau routier, ce qui équivaut à 375 kg par kilomètre.

 

 
 

Haut-Rhin propre Moins de déchets sauvages

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:07:24

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Haut-Rhin propre Moins de déchets sauvages
 

 
Au bout de la rue Dornig à Colmar, le 28 mars, derrière les terrains d'entraînement du SRC, un dépôt sauvage d'ordures. Photo L'Alsace/Christelle Didierjean
N'en déplaise aux esprits chagrins qui n'aiment rien tant que se plaindre de l'incivilité ou de la grossièreté de leurs contemporains, les Haut-Rhinois ne sont pas de « gros dégueulasses ». « Les chiffres parlent d'eux-mêmes », affirme Georges Walter, directeur de l'environnement et du cadre de vie du département du Haut-Rhin. « Il y a 40 ans, lorsque le département a lancé la 1re édition de l'opération "Haut-Rhin propre", il existait 350 décharges sauvages dans le Haut-Rhin. Aujourd'hui, il n'y en a plus. »

Dans l'intervalle, 65 déchetteries ont été créées sur le territoire. En 1998, le volume des déchets triés représentait 39 kg par habitant dans le département, tandis qu'il s'élève aujourd'hui à 126 kg, soit le triple. « À l'occasion de "Haut-Rhin propre", nous ramassons 11 tonnes de déchets, soit une diminution de 40 % en l'espace de dix ans. Il y a 40 ans, en cas de crue, les arbres se transformaient en sapins de Noël, les abords des cours d'eau étaient vraiment très sales... Les gens ont un peu tendance à l'oublier ! »
Des variations en fonction de l'évolution de la réglementation

Responsable du service environnement de la brigade verte du Haut-Rhin, Rémy Hava explique que « le phénomène des ordures ménagères qu'on retrouve dans la nature a toujours existé et c'est un sujet qui reste d'actualité. Il y a trente ans, lorsque la brigade verte a été créée, les déchetteries n'existaient quasiment pas. Le phénomène évolue par cycles. Lorsqu'on constate la recrudescence du phénomène, c'est en règle générale en lien avec l'évolution de la réglementation. »
Fast-foods et routes nationales :les endroits à risques

La brigade verte a par exemple retrouvé beaucoup de pneus, dans la nature dans les années qui ont suivi la mise en place d'une filière de recyclage en 2002, à partir du moment où il a été interdit de déposer des pneus dans les décharges... Un phénomène comparable a été observé lorsque la communauté de communes de la Région de Guebwiller a instauré la redevance incitative des ordures ménagères (Riom) en 2014 : « Un transfert des encombrants s'est opéré de la zone de Guebwiller vers Mulhouse Alsace agglomération (M2A). Les volumes apportés dans les déchetteries de la M2A ont doublé, voire triplé à cette époque ! Des contrôles ont alors été systématisés et la situation est revenue peu à peu à la normale. Le fait que chaque communauté de communes ait sa propre politique en matière de traitement des déchets ne simplifie pas les choses et explique en partie le problème. »

L'agent de la brigade verte a constaté que les zones les plus « à risques » sont les abords des parkings, les zones périphériques des villes, les alentours des établissements de restauration rapide, souvent équipés de drives, et les bords de route. « C'est dingue, le nombre de déchets qu'on peut y trouver !, s'exclame Georges Walter, en riant jaune. Les intérieurs des véhicules sont nickels, les voitures étincelantes, mais dehors, c'est la poubelle... »

Ancien maire de Kaysersberg Vignoble, Henri Stoll rapporte la même expérience : « Lorsque nous avons mis en place la levée embarquée en 2010 sur le territoire de la communauté de communes de la Vallée de Kaysersberg, pendant les deux premières années, nous avons retrouvé des déchets sur les aires d'arrêt des routes qui sont souvent équipés de poubelles, ainsi que sur les places de stationnement dans les communes. Nous avons supprimé ces poubelles, installé des panneaux en trois langues pour inciter les gens à ne pas déposer leurs ordures et, en deux ans, le phénomène s'est résorbé. On nous prédisait que nous allions retrouver des montagnes de déchets sauvages dans les forêts, il n'en a rien été. La DDE a ramassé 8 tonnes de déchets la première année, mais c'est insignifiant par rapport à ce que cette politique nous a permis de collecter et de valoriser en plus. »

L'ancien édile, qui participe à l'opération « Haut-Rhin propre » depuis ses débuts, constate pour sa part que, d'année en année, la quantité de déchets disséminés dans la nature diminue. « Les dépôts sauvages de grandes quantités sont devenus rares, il s'agit plutôt de petits déchets de type emballage. »
Des pièges photographiques ?

Les bouteilles en plastique remplies d'urine traînant le long des routes nationales et les paquets d'emballages dans un rayon de 4 à 5 km autour des fast-foods sont, selon lui, les deux seuls phénomènes en recrudescence. « On ne retrouve quasiment plus de pneus, ni de batteries. Après, il arrive toujours de temps en temps qu'un idiot balance des gravats de plâtre de démolition... »

Maire d'Ingersheim et vice-président de Colmar agglomération délégué à l'environnement, Mathieu Thomann a le sentiment inverse, indiquant que le phénomène est plutôt en hausse, et ce « malgré la mise en place d'infrastructures de plus en plus performantes, telles que les déchetteries, les conteneurs de tri... » Une perception probablement due à la situation géographique de sa commune, en périphérie de Colmar. « Nous sommes actuellement dans une période propice, celle de la taille des haies, dont on retrouve des résidus en bord des chemins communaux. Or il est beaucoup plus difficile de retrouver des indices permettant de remonter aux auteurs lorsqu'il s'agit de déchets végétaux par rapport aux ordures ménagères résiduelles. »

À l'instar de certaines collectivités françaises qui installent des pièges photographiques - boîtiers qui se déclenchent en cas de mouvement - dans des endroits stratégiques afin de démasquer les auteurs de dépôts sauvages, Mathieu Thomann envisage d'équiper de caméras les abords des conteneurs de tri. « Les gens déposent souvent n'importe quoi à proximité de ces points d'apports volontaires. » Le maire cite l'exemple d'une cuve contenant un fond de mazout récemment abandonnée devant les ateliers municipaux. « Je viens de prendre connaissance du devis pour enlèvement, qui s'élève à 400 EUR. » Un témoignage a permis de retrouver le contrevenant.

Démarré le 29 mars, « Haut-Rhin propre » se poursuivra durant un mois. « Chaque année, 20 000 bénévoles sont partie prenante, dont beaucoup de scolaires, et nous distribuons 100 000 sacs, précise Georges Walter. Nous sommes bien aidés par la tradition alsacienne de l'Osterputz [nettoyage de printemps] et par l'existence d'un tissu associatif très dense dans notre département. » Il a bon espoir de sensibiliser les derniers récalcitrants avec la technique douce du nudging, qui pousse, sous forme ludique, à adopter les bons gestes pour l'environnement. « Nous allons réfléchir à des trucs rigolos pour inciter chacun à jeter ses déchets au bon endroit, sans faire la morale. » Peut-être le moyen de venir à bout des ultimes « gros dégueulasses ».
Textes : Véronique BERKANI

 

 
 

Politique Remaniement ministériel : Sibeth Ndiaye,la voix du Président

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 05:45:50

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Politique Remaniement ministériel
Politique Remaniement ministériel : Sibeth Ndiaye,la voix du Président
De l'ombre à la lumière : Sibeth Ndiaye est la nouvelle porte-parole du gouvernement après avoir été en charge de la presse à l'Élysée. Portrait d'une personnalité atypique, plus cash que son prédécesseur, Benjamin Griveaux.

 
Sibeth Ndiaye, nouvelle secrétaire d'Etat, porte-parole du gouvernement, s'est pliée à son premier compte rendu du conseil des ministres exceptionnellement avancé à lundi.
« Vous informer et expliquer ce que fait le gouvernement pour votre quotidien : c'est mon nouveau job »... Avec ces quelques mots, Sibeth Ndiaye a confirmé sur son compte Twitter qu'elle devenait porte-parole du gouvernement en remplacement de Benjamin Griveaux.

À 39 ans, inconnue du grand public, Sibeth Ndiaye passe de l'ombre à la lumière. Les Français l'avaient repérée dans le documentaire « Les coulisses d'une victoire » diffusé sur TF1 le lendemain du second tour de la présidentielle.
Cash, voire abrupte

Cheville ouvrière de la campagne, en charge des relations avec la presse, elle n'était jamais loin du candidat, veillant à tous les détails. Depuis mai 2017, elle était cheffe du service de presse de l'Élysée, puis récemment directrice de la communication par intérim, après le départ de Sylvain Fort, qui exerçait cette fonction.

Cash, voire abrupte, Sibeth Ndiaye a son franc-parler et elle l'assume. Elle a confirmé à un journaliste la mort de Simone Veil avec un laconique « yes, la meuf est dead » par SMS. Même si elle dément ce message peu respectueux, il lui colle à la peau. De même que sa phrase : « J'assume parfaitement de mentir pour protéger Macron. » Des mots prononcés en privé à un journaliste, rendus publics, et qui font le miel des opposants du gouvernement depuis dimanche soir.
Nouvelle, mais pas novice

Lundi, elle était donc très attendue pour son premier point presse d'après conseil des ministres. Elle a demandé à être jugée sur les propos qu'elle tient et non pas sur ceux qui lui sont prêtés. Dont acte.

Française depuis 2016, cette Sénégalaise de naissance a voté pour la première fois en France à l'occasion du premier tour de la présidentielle 2017. Elle est pourtant engagée en politique depuis longtemps. Elle a en effet milité à l'Unef et au Parti socialiste en Seine-Saint-Denis et a travaillé notamment pour Claude Bartolone au conseil général de ce département qui concentre les difficultés sociales.
Jeunesse et diversité

Sa nomination est une surprise dans la mesure où jamais l'éventualité de son entrée au gouvernement n'avait été pronostiquée. Mais Sibeth Ndiaye est pour Emmanuel Macron une assurance tout risque : elle connaît parfaitement les réformes engagées depuis deux ans, elle est en contact avec tous ceux qui sont en charge de la communication dans les ministères et à Matignon. C'est donc le renouveau dans la continuité.Politiquement, elle incarne une nouvelle génération, la jeunesse et la diversité. Plus cash que Benjamin Griveaux avec un profil beaucoup moins techno, elle arrive à un moment charnière du quinquennat, un tournant même avec l'annonce attendue des mesures «post grand débat».

Contestée pour certains choix de communication (notamment la vidéo sur le « pognon de dingue »), Sibeth Ndiaye, que l'on disait partante de l'Élysée, trouve donc une sortie par le (très) haut. Un pari osé pour Emmanuel Macron qui aime surprendre.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Retraites On ne peut plus avoir confiance dans le gouvernement

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:16:15

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Retraites On ne peut plus avoir confiance dans le gouvernement
 

 
AFP Photo THOMAS SAMSON
Un an après le début de la concertation, en savez-vous plus sur la réforme ?
«Non... Mais la cible est connue : un système universel public, dont nous ne voulons pas. Nous avons pu exprimer notre opposition sur des sujets comme la suppression de la pension de réversion, ou sur l'âge légal : Delevoye nous dit qu'il reste à 62 ans, mais il envisage des coefficients majorants pour inciter les personnes à travailler plus longtemps. Et comme on veut réformer à enveloppe fermée, autour de 315 milliards d'euros, il faudra bien trouver l'argent quelque part, en minorant la pension de ceux qui partent plus tôt. C'est injuste, car dans le privé, vous avez la moitié des gens qui, au moment de liquider leur pension, ne sont plus sur le marché du travail : au chômage, en invalidité, en allocation spécifique de solidarité... Les plus fragiles, qui n'ont pas le choix de l'âge de départ, toucheront une pension minorée.»
Vous n'avez plus confiance en Jean-Paul Delevoye ?

«La personne de Delevoye n'est pas en cause, mais on se pose sérieusement des questions. Est-ce que ça vaut encore le coup de discuter ? Le gouvernement a clairement torpillé la méthode Delevoye, et d'une manière qui n'est pas franchement élégante. On ne peut plus avoir confiance dans le gouvernement, ni dans la méthode.»
On a beaucoup critiqué les syndicats... Pensez-vous pouvoir mobiliser ?

«Oui, on pourra mobiliser sur les retraites, c'est quand même très concret. Rappelez-vous comment la tension est vite montée quand on a envisagé une suppression des pensions de réversion des veufs et veuves. Nous allons écrire au Premier ministre en lui disant : vos déclarations montrent que vous avez déjà rédigé le projet de loi, alors montrez-le nous ! Et à partir de là, on se mettra en ordre de mobilisation.»
Recueilli par Francis BROCHET

 

 
 

Social Un projet de loi envisagé pour l'été Retraites : une réforme ?

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 05:44:32

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Social Un projet de loi envisagé pour l'été
Social Un projet de loi envisagé pour l'été Retraites : une réforme ?
À force de reporter toujours plus tard le moment d'abattre ses cartes, le gouvernement laisse se développer la plus grande confusion sur ses véritables intentions.

 
Le calendrier était clair : « Les orientations de la réforme des retraites seront présentées au Parlement au premier semestre 2018 », annonçait Emmanuel Macron peu après son entrée à l'Élysée...

Le premier semestre 2019 est aujourd'hui bien entamé. Un haut-commissaire à la Réforme des retraites a été nommé, Jean-Paul Delevoye. Il a organisé une multitude de rencontres de « concertation » - Philippe Pihet (FO) évalue à « une trentaine d'heures » le temps déjà passé avec le haut-commissaire.
Delevoye procrastine

Et pourtant, impossible de préciser à quoi ressemblera le nouveau système de retraite, au-delà des grands principes : un système universel à points. Et impossible de prévoir à quel moment on en saura davantage, le calendrier ne cessant de s'allonger. La présentation d'un projet de loi avant les européennes du 26 mai avait été envisagée ; on parle maintenant de l'été, sinon plus tard...

Jean-Paul Delevoye n'est pas étranger à cette procrastination. Il la justifie par un souci pédagogique de bien préparer la réforme avec les partenaires sociaux, mais aussi avec tous les Français. Par ailleurs, la crise des gilets jaunes n'a évidemment pas facilité les choses.
Boulevard pour l'opposition

Il n'empêche, le flou est en train de déboucher sur la confusion. Des déclarations contradictoires des ministres ont ainsi déclenché une polémique sur une hausse de l'âge de la retraite, légal ou effectif. Elle a fragilisé la confiance des partenaires sociaux dans la méthode du haut-commissaire (lire l'entretien avec Philippe Pihet) et ouvert un boulevard à l'opposition : « Il est temps de sortir de l'ambiguïté, tonne l'ancien ministre Xavier Bertrand dans Le Journal du Dimanche. Reculer l'âge de départ est la seule voie, dire autre chose, c'est mentir aux Français ».

La décision, en ce domaine encore plus qu'en d'autres, appartient au seul président de la République. Il doit à la fois démontrer que les gilets jaunes n'ont pas mis fin aux réformes et préserver une dimension « sociale » à son quinquennat. Ça mérite le temps de la réflexion.
Francis BROCHET

 

 
 

 

Drame Haute-Garonne : Intoxications mortelles dans une maison de retraite

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 05:56:17

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Drame Haute-Garonne
Drame Haute-Garonne : Intoxications mortelles dans une maison de retraite
Cinq résidents d'un Ehpad de Haute-Garonne sont décédés après le dîner de dimanche et une vingtaine d'autres restaient sous surveillance médicale lundi. La thèse de l'intoxication alimentaire est avancée.

 
L'Ehpad privé « La Chêneraie », à l'Herm, près de Toulouse.
Ils n'ont pas survécu au dîner de dimanche : une probable intoxication alimentaire dans un établissement pour personnes âgées du sud de Toulouse a provoqué le décès de cinq résidents, quatre femmes et un homme, âgés de 76 à 95 ans. Au total, 22 personnes âgées ont été affectées puisque d'autres résidents de ce même Ehpad, « La Chêneraie » à l'Herm, ont été hospitalisées dans la nuit. Le personnel de santé a également été pris en charge.
Repas livrés de l'extérieur ?

Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête pour « homicides involontaires et blessures involontaires ». Les investigations doivent notamment déterminer si les repas étaient préparés en interne ou apportés de l'extérieur. « L'établissement, qui fait partie du Groupe Oméga, repris par le groupe Korian le 18 février, produit les repas sur place avec ses propres équipes de cuisine », a indiqué le groupe, numéro un européen des maisons de retraite. « Le dernier contrôle réglementaire d'hygiène périodique, réalisé par un bureau d'étude externe, a eu lieu le 12 février 2019. Les résultats de ce contrôle étaient conformes », a assuré Korian.

Mais des témoignages indiquent que le repas de dimanche soir n'avait pas été préparé dans l'établissement. Alain Lapeyre, le fils d'une nonagénaire décédée, a affirmé que le dîner incriminé avait été livré de l'extérieur, précisant que l'information lui avait été donnée par le médecin traitant de l'établissement.

Une autre parente, Marie, dont le père de 78 ans n'a pas été intoxiqué, a confirmé avoir eu la même information.

Le problème est survenu « apparemment sur des repas spéciaux, des repas mixés pour personnes en fin de vie », a pour sa part affirmé Chantal, la fille d'un couple résident indemne. Alain Lapeyre, comme Marie, ont affirmé ne pas avoir été informés de ce changement. Il compte porter plainte.

Toujours recensée sur le site d'Omega, la Chêneraie y est présentée comme offrant des « prestations hôtelières haut de gamme » et une « cuisine régionale préparée sur place ».

« Ce n'était pas un Ehpad pointé comme plus en difficulté qu'un autre », a commenté le secrétaire régional de la CFDT-santé, Pierre-Louis Canavelli.

À l'intérieur, l'émotion régnait parmi les résidents indemnes, selon plusieurs parents. « Mon père était très choqué, il s'est écroulé quand il m'a vu, il pleurait », a raconté Marie, affirmant qu'il avait appris la nouvelle « par la télé, dans sa chambre ».

L'ARS a indiqué avoir entamé les premières investigations, qui doivent se poursuivre « sur la base d'un questionnaire alimentaire qui sera administré auprès des résidents ».

 

 
 

 

Frontaliers Chômage : vers une indemnisation par le dernier pays employeur

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:00:13

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Frontaliers
Frontaliers Chômage : vers une indemnisation par le dernier pays employeur
Le compromis trouvé au niveau européen doit être soumis au parlement de Strasbourg d'ici fin juin. L'UE pourrait négocier l'extension de cette réforme à la Suisse.

 
En juin dernier, les ministres du Travail de l'Union européenne avaient décidé une réforme de l'indemnisation des demandeurs d'emploi frontaliers, visant à la faire prendre en charge par le dernier pays employeur (à partir de douze mois travaillés), et non plus par le pays de résidence. Une nouvelle étape a été franchie la semaine dernière, avec l'arrêt d'un compromis sur cette réforme entre la commission de Bruxelles, le conseil des ministres et le parlement européen. Elle devrait être présentée devant l'assemblée de Strasbourg avant la fin de la législature actuelle, à savoir fin juin.
Le régime d'indemnisation suisse moins favorable

En cas d'adoption, ces nouvelles règles entreraient en vigueur à partir de 2021 dans les pays membres, hormis au Luxembourg, qui a obtenu un délai de cinq années supplémentaires pour mettre en place des structures administratives dimensionnées (45 % des actifs du pays sont des frontaliers).

Non-membre de l'UE, la Suisse n'est, pour le moment, pas concernée, mais il est probable que ses voisins - à commencer par la France, fer de lance de cette réforme - souhaiteront l'étendre. Selon le quotidien Les Échos, ce point pourrait dépendre « des négociations en cours avec Bruxelles ». Depuis cinq ans, la Suisse et l'UE discutent en effet d'un « accord-cadre » pour simplifier l'ensemble de leurs relations et remplacer la vingtaine de traités signés ces dernières décennies.

Mais des voix se sont élevées en Suisse dès l'an dernier contre une éventuelle indemnisation des frontaliers au chômage, avançant un coût de plusieurs centaines de millions de francs, voire jusqu'à un milliard par an, sans compter le transfert de charge de travail vers les administrations compétentes.

Les demandeurs d'emploi, pour leur part, seront soumis à un régime d'indemnisation parfois moins favorable qu'en France, et devront se conformer aux règles en vigueur dans le pays voisin. Dans le cas de la Suisse, on peut citer notamment l'obligation de se rendre régulièrement à l'office régional de placement dans le canton où a été exercé le dernier emploi ; l'obligation de prouver, chaque mois, huit à dix recherches d'emploi ; l'obligation éventuelle d'accepter un travail imposé par l'office, sans rémunération autre que l'indemnité chômage et avec jusqu'à quatre heures de déplacement quotidien...
Risque de radiations

Le président du Comité de défense des travailleurs frontaliers (CDTF), Jean-Luc Johaneck, souligne également les difficultés d'ordre linguistique : une mauvaise compréhension des documents à remplir pourrait amener à des radiations, « et les Suisses ne feront pas de cadeau ». D'autres effets pervers sont à attendre. « Cela risque de décourager certains Français d'aller travailler en Suisse », ce qui pèsera au final sur les finances publiques françaises, estime Jean-Luc Johaneck. Ce dernier met cependant en balance une autre incertitude : celle qui pèse sur l'assurance chômage française, dont l'évolution pourrait, à terme, rendre le régime suisse plus « attractif »...
O. Br.

 

 
 

 

Haute-Corse : climat explosif avant la visite du chef de l'État

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:50:27

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Haute-Corse : climat explosif avant la visite du chef de l'État
 

 

Sa visite s'annonçait déjà délicate... Alors qu'Emmanuel Macron est attendu jeudi en Corse, deux tentatives d'attentat ont touché l'Île de Beauté lundi.

Deux charges explosives, qui ne se sont pas déclenchées, ont été découvertes à quelques heures d'intervalle devant deux bâtiments des Finances publiques.

Lundi matin, c'est devant le centre des Finances publiques du Cap Corse, à Ville-di-Pietrabugno, en périphérie de Bastia, qu'un agent du Trésor public a découvert une charge composée d'une centaine de grammes de tolite, un explosif à usage militaire fabriqué à partir de TNT.

Alors que l'enquête débutait à peine, une autre charge a été trouvée en début d'après-midi devant la direction départementale des Finances publiques, dans le centre-ville de Bastia. Une cinquantaine de personnes ont été évacuées du bâtiment pendant que les démineurs intervenaient.

Dans la foulée, le parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme, tentative de destruction par engins explosifs, acquisition d'engins explosifs, transport et détention d'engins explosifs, des infractions commises en relation avec une entreprise terroriste. La sous-direction antiterroriste (SDAT) et la direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) d'Ajaccio ont été saisies conjointement des investigations.
Visite tendue

Ces événements, qui n'ont pas été revendiqués, surviennent alors que le président Emmanuel Macron doit effectuer la dernière étape du grand débat national. La visite s'annonçait tendue avant même la découverte de ces charges explosives.

Le président de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni et le président autonomiste du conseil exécutif corse Gilles Simeoni ont d'ores et déjà annoncé qu'ils ne participeraient pas à la rencontre prévue entre les maires et le président. La coalition nationaliste Pe a Corsica a appelé à une demi-journée « île morte ». À Paris, la toute nouvelle porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a assuré son attachement au dialogue avec les élus corses, disant espérer « qu'il pourra se poursuivre de manière sereine dans les jours et les semaines à venir ».

 

 
 

gilets jaunes colmar Humeur : Quand Christophe Kleitz compare les forces de l'ordre aux SS

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:14:27

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gilets jaunes colmar Humeur
gilets jaunes colmar Humeur : Quand Christophe Kleitz compare les forces de l'ordre aux SS

 
Christophe Kleitz aime provoquer. Notamment les forces de l'ordre. Dès qu'il peut en croiser, il dégaine son portable et les filme attendant sûrement un faux pas de leur part...

Dimanche dernier, l'habitant de Holtzwihr, l'un des porte-paroles des gilets jaunes de l'agglomération colmarienne, est allé encore plus loin dans la provocation en postant sur Facebook un montage : deux photos, de CRS et de soldats SS, avec une phrase de commentaire : « Nous n'avons fait qu'obéir aux ordres ». La publication a été « aimée » par plusieurs internautes, partagée et commentée par ses soutiens.
Une photo, pas un slogan

Christophe Kleitz apparente donc les gendarmes mobiles et les CRS à ceux qui furent la colonne vertébrale du régime nazi ; à ceux qui éliminèrent des millions de Juifs, de Slaves, de personnes handicapées, d'homosexuels ; à ceux qui tuèrent bon nombre de résistants, d'Alsaciens aussi, incorporés de force (plusieurs milliers l'étaient d'ailleurs dans les Waffen SS), et qui tentèrent d'échapper à l'oppression allemande.

On suppose que ledit Christophe Kleitz a tenté, de façon plus que maladroite, d'évoquer le slogan « CRS SS », né lors des manifestations de mineurs en 1948 et réprimées par le gouvernement de l'époque et notamment son ministre de l'Intérieur, Jules Moch, socialiste. Ce dernier n'hésita pas à demander aux policiers de tirer à balles réelles sur les manifestants et de traîner de force des mineurs d'Afrique du Nord jusqu'aux galeries. Le couvre-feu sera même décrété sur les corons.

Le slogan sera repris notamment après le massacre de Charonne, en 1962 et, évidemment en mai 1968.
Autocratie

L'apparentement photographique de Christophe Kleitz va au-delà du slogan. L'image en dit beaucoup plus et fait naître dans l'esprit de certains un parallèle qui n'a pas lieu d'être. Sauf à considérer que nous vivons dans un régime fasciste. Christophe Kleitz le pense peut-être. Dans ce cas, il devrait savoir que l'accès aux réseaux sociaux est interdit dans les autocraties de ce monde tout comme la liberté d'expression.
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Chasse aux oiseaux sauvages: plainte contre la France

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:52:18

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Chasse aux oiseaux sauvages: plainte contre la France
 

 
Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO. Photo ALAIN JULIEN/AFP
La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) a annoncé une plainte contre la France devant la Commission européenne pour diverses pratiques de chasse. Elle sera formellement déposée sur le site internet de la Commission ce mardi à l'occasion du 40e anniversaire de la directive européenne sur la protection des oiseaux sauvages (1).

La requête de la LPO concerne notamment les oies cendrées, pour lesquelles la date officielle de fin de chasse est le 31 janvier. Or, le gouvernement français a depuis plusieurs années tenté de prolonger l'interdiction par des décisions plusieurs fois annulées par le Conseil d'Etat.
Des procédures déjà existantes

Elle inclut également des plaintes déjà existantes, notamment celle déposée en janvier contre la chasse à la glu, chasse « traditionnelle » autorisée par dérogation dans cinq départements du sud et qui consiste à capturer des oiseaux à l'aide de tiges en bois enduites de glu posées sur des arbres ou buissons.

Récemment, la LPO a également saisi la Commission concernant des mesures de conservation qu'elle juge insuffisantes pour la tourterelle des bois et le courlis cendré.

Elle met de plus en cause dans la nouvelle requête la gestion de la chasse d'une vingtaine d'autres espèces « en mauvais état de conservation » comme la bécassine des marais, la gélinotte des bois, le grand tétras ou encore la barge à queue noire.

Interrogé sur cette plainte, le ministre de la Transition écologique François de Rugy souligne que l'oie cendrée « n'est pas en déclin, en Europe ».

Et d'argumenter : « On a mis en place une gestion adaptative des espèces, avec les scientifiques, les associations et les chasseurs : si une espèce voit son effectif augmenter elle peut être chassée », et inversement.

 

 
 

Wattwiller Historial du Hartmannswillerkopf : Regards croisés franco-allemands

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 05:41:03

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Wattwiller  Historial du Hartmannswillerkopf
Wattwiller Historial du Hartmannswillerkopf : Regards croisés franco-allemands
Deux photographes français et allemand, en résidence courant 2017-2018 à l'abri-mémoire d'Uffholtz, exposent leurs regards croisés sur le champ de bataille à l'Historial du HWK.

 
De g. à dr, le sous-préfet de Thann-Guebwiller Daniel mérignargues, Stéphanie B
« Lier la mémoire à l'enseignement et de faire de l'Histoire la matière vivante de notre présent ». .Jean Klinkert, président du Comité du Monument National du HWK, a avec cette citation une fois de plus relevé le défi qui incombe à l'Historial. Samedi, le site a accueilli deux poètes-photographes, Nathalie Savey et Tobias Kern, dont les images parlent mieux que des mots.

Nathalie Savey, de Strasbourg, et Tobias Kern, de Cologne (Allemagne) ont été chargés de documenter ce paysage de montagne modelé par la Grande Guerre qui y a laissé de profondes cicatrices.
En résidence à l'Abri-Mémoire

Tous deux avaient été en résidence courant 2017 2018 l'Abri-Mémoire d'Uffholtz. Depuis sa fondation, cette structure accompagne des projets artistiques afin d'apporter une méditation culturelle sur le Hartmannswillerkopf. Les artistes en résidence viennent s'imprégner, voire communier avec le haut lieu de mémoire q0u'est la « Mangeuse d'hommes ».

Imaginer pour essayer de vivre à travers les Hommes qui y ont souffert et laissé leur vie, et transcrire ce ressenti en images est ce Nathalie Savey et Tobis Kern ont souhaité partager avec le visiteur.
André SPETZ

 

 
 

 

Art et Culture Hartmannswillerkopf : Vernissage pour Regards croisés franco-allemands

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 05:41:31

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Art et Culture  Hartmannswillerkopf
Art et Culture Hartmannswillerkopf : Vernissage pour Regards croisés franco-allemands
Mutations//Wandlungen : les oeuvres de Nathalie Savey et Tobias Kern, deux poètes-photographes, sont exposées à l'Historial franco-allemand.

 
Jean Klinkert accueillant Nathalie Savey et Tobias Kern.
Chargés de documenter le paysage de montagne de la Mangeuse d'Homme, modelé par les cicatrices de la Grande Guerre, les deux artistes présentent des photographies qui évoquent le mystère et laissent libre court à l'imagination. Photos en noir et blanc, jouant avec les ombres, pureté et simplicité des compositions, les deux artistes emmènent leurs visiteurs dans un monde tantôt imaginaire, tantôt froid. Le vernissage de cette magnifique exposition ouverte au public du 30 mars au 23 juin a eu lieu samedi dernier en présence de nombreuses personnalités représentant les institutions françaises et allemandes, dont le sous-préfet de Thann-Guebwiller, Daniel Mérignarguès, Stéphanie Bürklé Landrätin du canton de Sigmaringen et Jean-Paul Welterlin, maire de Uffholtz.
A.S.

 

 
 

 

Économie sociale et solidaire : Strasbourg nouveau labo européen

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:01:32

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Économie sociale et solidaire
Économie sociale et solidaire : Strasbourg nouveau labo européen
La préfecture du Grand Est a hérité du titre de « Capitale européenne de l'ESS » pour 2019. Le lancement officiel du programme a lieu ce mardi en présence du haut-commissaire Christophe Itier.

 
« L'ESS crée du sens car elle réconcilie performance économique et intérêt général », estime Christophe Itier.
Ce mardi, la ville de Maribor (Slovénie), qui fut en 2018 la seconde capitale européenne de l'économie sociale et solidaire (ESS), passera officiellement le flambeau à l'Eurométropole de Strasbourg (EMS). La France, qui préside cette année le comité de suivi de la Déclaration de Luxembourg (*), lui a décerné le titre pour l'année en cours : « C'est une collectivité très dynamique en la matière qui est dotée d'un écosystème complet. Ce choix a aussi une valeur politique et symbolique car il vient rappeler que la ville abrite le siège du Parlement européen », rappelle Christophe Itier, haut-commissaire à l'ESS et à l'innovation sociale auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire.
« On aimerait que le programme élaboré à Strasbourg puisse servir de modèle. »

Dans l'après-midi, en guise de coup d'envoi officiel, celui qui fut jusqu'en 2017 le directeur général de La Sauvegarde du Nord, association médico-sociale accompagnant des personnes en difficulté, présidera un forum des projets qui réunira les acteurs locaux de l'ESS au centre administratif du parc de l'Étoile. Cette manifestation est la première d'une série d'actions et d'événements publics qui vont se succéder jusqu'à la fin de l'année pour mettre en valeur les nombreuses initiatives locales.

Début février, une matinée d'échange organisée à l'initiative de l'EMS avait notamment permis à une centaine d'acteurs de l'ESS et d'élus de faire émerger des propositions dans ce but. « On s'inspire du programme des capitales culturelles européennes mais cela reste encore quelque chose d'informel. Au final on aimerait que le programme élaboré à Strasbourg serve de modèle aux villes nommées dans le futur », précise Christophe Itier.

À l'issue du forum, ce dernier remettra le label « Territoire French Impact » à Roland Ries, maire de Strasbourg, et Robert Herrmann, président de l'EMS, une agglomération où près de 2000 entreprises, associations, fondations et coopératives relevant de l'ESS emploient près de 30 000 salariés. Cette marque inédite qui distingue les collectivités « ayant fait de l'innovation sociale un levier de transformation » a été attribuée fin février à un premier contingent de 20 territoires qui pourront bénéficier d'un plan d'accompagnement spécifique destiné à soutenir l'innovation sociale et à favoriser son essaimage.
Contextes légaux et politiques très variables

Christophe Itier et les élus strasbourgeois participeront également en matinée à une réunion du comité de suivi de la Déclaration de Luxembourg composé à ce jour de 14 États membres. « Les contextes légaux et politiques de l'économie sociale et solidaire restent encore très variables d'un pays à l'autre », indique le haut-commissaire qui relève que l'Allemagne n'y siège pas. « On aimerait réussir à embarquer les autres pays dans la dynamique.

À l'avenir la France propose aussi qu'un commissaire européen soit nommément désigné pour se charger de la politique européenne pour le développement de l'ESS », ajoute-t-il.
X.T. La Déclaration de Luxembourg est l'acte fondateur d'une politique de promotion de l'ESS au sein de l'Union européenne. Elle a été signée le 4 décembre 2015 par six États membres : Luxembourg, France, Italie, Espagne, Slovaquie et Slovénie. Huit autres les ont rejoints depuis.

La Déclaration de Luxembourg est l'acte fondateur d'une politique de promotion de l'ESS au sein de l'Union européenne. Elle a été signée le 4 décembre 2015 par six États membres : Luxembourg, France, Italie, Espagne, Slovaquie et Slovénie. Huit autres les ont rejoints depuis.

 
 

 

Voisins « Run for Europe » : Une fête franco-allemande

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:03:06

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Voisins « Run for Europe »
Voisins « Run for Europe » : Une fête franco-allemande
Le 19 mai prochain à Breisach se déroulera la 3e édition de l'événement sportif, festif et transfrontalier baptisé « Run For Europe » pour défendre l'idée européenne.

 
L'équipe de « Run for Europe » déjà dans les starting-blocks pour le départ de cette 3e édition de cette course entre voisins.
Heureux hasard du calendrier mais c'est une intelligente piqûre de rappel que l'organisation de cette 3e édition de la Run for Europe, une semaine avant les élections du parlement européen. Cet événement sportif, festif et transfrontalier est le fruit d'un collectif franco-allemand, basé à Mulhouse et Freiburg, « composé de simples citoyens portés par des valeurs humaines et européennes ».

Comme le soulignait Lionel Macor, président de l'association franco-allemande organisatrice, « nous voulons cette année encore sensibiliser le public de part et d'autre du Rhin à la grande question de l'Europe en proposant une course festive entre voisins. Notre objectif est de faire parler de l'Europe positivement et rappeler à tous pourquoi nous devons défendre cet espace d'échanges et de paix ».
Parcours transfrontalier et final en musique

L'événement gratuit, aura lieu le dimanche 19 mai avec un départ à 11 h sur la Maktplatz à Breisach am Rhein. Il s'agit d'un parcours transfrontalier de 7 km qui passera par le pont du Rhin à faire selon sa propre allure (il s'agit d'une course non compétitive pour joggeurs et marcheurs toutes générations confondues). La journée se prolongera en musique, avec des spécialités gourmandes franco-allemandes à découvrir en famille et entre amis.

Pour donner une petite touche politique à l'événement, plusieurs personnalités proeuropéennes ont été invitées lors d'un forum.
Touche politique

Ce sera l'occasion d'exprimer son attachement à l'Europe, en prévision des élections européennes la semaine suivante. La journée s'achèvera par un lâcher de colombes symboles de paix et d'unité. Pour Sophie Frantz membre de l'association, « cette course permet de mettre en avant l'Europe à travers l'un de ses plus beaux symboles : traverser ensemble des ponts construits entre nations, autrefois en guerre que l'on peut aujourd'hui franchir librement et en toute amitié. Notre objectif est de mobiliser les citoyens pour l'Europe et porter ensemble un message citoyen positif et rassembleur. À travers Run for Europe, nous souhaitons apporter notre soutien à la communauté européenne. » Alors pour l'Europe, prêts... partez.
Jean-Marie VALDER Renseignements : sur le site http://run-for-europe.eu

Renseignements : sur le site http://run-for-europe.eu

 
 

 

Agressions de profs : une préoccupante augmentation

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 05:47:55

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Éducation  Sécurité
Agressions de profs : une préoccupante augmentation
Insultes, incivilités, moqueries sur internet et parfois aussi violences physiques : les enseignants, très remontés contre les réformes de leur ministre et qui défileront jeudi, revendiquent aussi sur le front de leur sécurité.
 

 
Les dossiers de protection juridique traités par la fédération des autonomes de solidarité laïque, pour les personnels de l'Éducation nationale, étaient en hausse de 7 % sur l'année scolaire 2017-2018. La publication de ces chiffres intervient une semaine après l'agression, pour une raison inconnue, d'un professeur d'une école maternelle du sud de Toulouse par un parent d'élève et le dépôt de plusieurs plaintes d'enseignants pour cyberharcèlement en région parisienne et dans les Hauts-de-France.
Une colère de plus

En parallèle de la colère qui s'exprime contre les réformes de la loi « sur l'école de la confiance » portée par le ministre Jean-Michel Blanquer, l'inquiétude sur la hausse des violences contre les personnels de l'enseignement public et privé demeure. La fédération des autonomes de solidarité laïque (ASL), réseau d'associations qui compte 480 000 adhérents, alerte sur les mauvais chiffres de l'année 2018.

Elle constate ainsi une hausse de 7 % du nombre de dossiers (4 883) de protection juridique qu'elle a dû ouvrir au cours de l'année scolaire 2017-2018.
Le fait de parents

Deux tiers des dossiers concernent des agressions verbales, des menaces ou encore des faits de diffamation. Les agressions physiques représentent moins de 6 % des cas traités. À noter que les plaintes liées à des délits constatés sur Internet sont à un niveau stable. « Ce qui mine le moral des enseignants, ce sont les incivilités, les petites violences répétées », explique Vincent Bouba, secrétaire général de la fédération, qui dit recevoir 5.000 appels chaque année.

Les agresseurs sont le plus souvent les responsables légaux des enfants (55 %). Les élèves sont directement mis en cause dans 22 % des dossiers essentiellement à partir de la classe de troisième mais il s'agit dans 97 % des cas d'agressions verbales et surtout de nuisances sur internet. Un rapport de 2013 soulignait déjà l'amplificaiton du phénomène très au delà des établissements de zones urbaines sensibles.

« On a pensé que la violence à l'école était liée aux violences urbaines, que des bandes d'agresseurs faisaient intrusion dans l'enceinte de l'école pour agresser le corps enseignant. C'est faux.»

 

 
 

 

Vallée de Masevaux Ecoles : La communauté de communes remet des PC aux écoles

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:05:29

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Vallée de Masevaux Ecoles
Vallée de Masevaux Ecoles : La communauté de communes remet des PC aux écoles
Des ordinateurs ont été remis en état et offerts pour une seconde vie à la communauté des communes de Masevaux grâce à une collaboration entre Origin Info System et le Lion's Club de Thann Cernay.

 
Lors de la remise des ordinateurs à la comcom de la Doller et du Soultzbach ave le Lions'Club et Origin Info System.
Dans un souci d'économie des ressources naturelles, l'opération, qui dure depuis plus de an, s'était fixée pour objectif de récupérer des ordinateurs tours, afin de leur donner une seconde vie et leur permettre de réintégrer un circuit utile.
Une seconde vie bien utile

« Les entreprises et particuliers investissent pour une période bien précise et le système les oblige souvent par obsolescence à remplacer et réinvestir dans du nouveau matériel. Avec des systèmes annexes tels que Linux, une seconde vie peut être donnée à ces machines, elles sont tout aussi fonctionnelles et permettent d'intégrer les outils de base pour apprendre aux petits à utiliser le numérique et les outils de travail connectés dès le plus jeune âge », explique Thierry Fohrer, responsable des ateliers informatiques de la communauté des communes de Masevaux.

« C'est ici qu'on les prépare et grâce à cette association entre Nathalie Monnet présidente en titre du Lions Club Thann Cernay Masevaux et Sandro Gubiani, gérant de Origin Info Système, nous avons pu récupérer une quantité importante de matériel pour leur donner une seconde vie ».
« Une solution écologique et durable »

« Cette opération est très importante » précise Laurent Lerch président de la comcom ainsi que sa directrice Delphine Pernot. « Car nous avons plus de 150 élèves dans toute la vallée de Masevaux et nous avons pu grâce à ce partenariat trouver une solution écologique et durable qui s'inscrit dans nos valeurs actuelles ».

 

 
 

 

Enseignement catholique : Les profs aussi se font une religion

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 05:59:15

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Enseignement catholique
Enseignement catholique : Les profs aussi se font une religion
Les professeurs de religion catholiques se forment aux autres confessions. Après l'islam, le bouddhisme et l'orthodoxie les années précédentes, ils ont découvert le judaïsme à l'occasion d'une journée pratique à Strasbourg.

 
Le rabbin Claude Heymann à la grande synagogue vendredi.
Les préjugés, généralement, ne résistent pas à la confrontation, à la rencontre, à l'expérience. C'est l'idée défendue par Pierre-Michel Gambarelli, formateur de l'ESPE (ex-IUFM) de l'Académie : « Quand on est dans un temple zen, i n situ, on comprend autrement les choses. »
De la synagogue aux écoles juives

C'est un hasard si cette journée a eu lieu en même temps que le premier Forum des religions de Strasbourg. En tout cas cette action participe de la même volonté positive de parler des religions carte sur table.

Les professeurs de religion sont des passeurs et pas exclusivement de leur confession. Ils ont éprouvé leur connaissance du judaïsme de manière express - fait-on jamais le tour d'une tradition de plus de 3 000 ans, même quand on est rabbin?

Avec l'appui de Gabriel Attias, universitaire et enseignant d'hébreu à l'école Aquiba et conférencier du jour pour le groupe d'une trentaine de personnes, l'objectif était de mieux saisir la réalité du judaïsme dans ses lieux.

Une immersion dans la vie communautaire était donc au coeur du programme organisé par le service de formation des professeurs de religion catholiques des collèges et lycées.

Premier rendez-vous, dans ce que le rabbin Claude Heymann a présenté comme « le navire amiral du judaïsme bas-rhinois », soit la grande synagogue et le centre communautaire de l'avenue de la Paix.

Le rabbin a raconté l'histoire du judaïsme rhénan puis consistorial, la construction du centre communautaire inauguré en 1958, les différences entre ash-kénazes et séfarades.

La visite s'est poursuivie, à quelques minutes de là, dans l'école Aquiba.

Il y a dans les murs 655 élèves de la maternelle au lycée, 130 enseignants. Aux cours généraux s'ajoutent de longues heures d'étude du Talmud et de la Bible. Son directeur, David Uzan : « L'objectif est de former un citoyen français juif, compétent dans la citoyenneté et dans le judaïsme. »

L'école sous contrat, ouverte en 1948, prenait la suite du petit séminaire israélite de Limoges créé pendant la guerre par celui qui allait devenir le grand rabbin de Strasbourg, Abraham Deutsch. Gabriel Attias explique combien les vies de l'école et de la communauté sont imbriquées.

Également au programme, une découverte de l'école ORT, davantage axée sur l'enseignement supérieur, ainsi que du lycée Kléber, et une conférence sur la dimension familiale du judaïsme, par Gabriel Attias. Pour les professeurs, « élèves » d'un jour, ça a été l'occasion privilégiée de poser des questions concrètes.
M. A.-S.

 

 
 

 

Bréchaumont : Le conseil municipal réduit à sept élus...

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:04:23

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Bréchaumont
Bréchaumont : Le conseil municipal réduit à sept élus...

 
Voilà une démission qui ne passe pas forcément inaperçue à Bréchaumont, en pleine polémique autour d'un projet d'installation d'antenne relais de téléphonie mobile. Et pour cause : le conseiller municipal qui vient de rendre son tablier, Marc Blondé, n'est autre que le mari de l'une des instigatrices de la fronde anti-antenne menée par le collectif Bien vivre à Brech, qui avait organisé une manifestation le mois dernier avant une réunion du conseil.

Rappelons d'abord qu'aucune délibération n'a encore été adoptée sur le sujet, les élus ayant choisi d'attendre des mesures d'ondes qui seront effectuées près d'antennes existantes, en lien avec l'Agence nationale des fréquences (ANF). « Nous n'avons pas encore pris de décision », rappelait le maire Franck Guittard, hier, précisant que le conseil sera appelé à se prononcer avant l'été. Si Marc Blondé reconnaît que cette affaire d'antenne-relais n'est pas étrangère à sa décision, « c'est un peu un tout », expliquait l'ex-élu, hier.

Deux ans après le décès du 2e adjoint, Jean Bourquin, et les démissions de deux conseillers municipaux, Patrick Tschimbert et Jean-Louis Chaintrier, l'équipe municipale de Bréchaumont se retrouve en tout cas réduite à sa portion congrue, avec seulement sept élus, contre onze au départ.

Avec une incertitude à la clé, la loi prévoyant l'organisation d'un scrutin complémentaire lorsqu'un conseil a perdu au moins un tiers de ses membres... sauf dans l'année qui précède les élections municipales. Problème : la date à laquelle les électeurs seront rappelés aux urnes pour renouveler les conseils municipaux n'est pas encore fixée. Hier, le maire de Bréchaumont disait donc attendre des réponses précises des services préfectoraux sur ce point.
Montreux-Vieux : un nouvel adjoint

Vendredi dernier, le conseil municipal de Montreux-Vieux s'était réuni autour du maire, André Trabold. À l'ordre du jour figurait notamment l'élection d'un nouvel adjoint après la récente démission de Laurence Chan-Kam, qui s'apprête à quitter la région pour rejoindre son Sud-Ouest natal.

Entrée au conseil municipal voilà 15 ans, Laurence Chan-Kam avait été élue 3e adjointe au maire à l'issue des municipales de 2008. Depuis 2014, elle siégeait comme 2e adjointe et était notamment en charge des bâtiments communaux, de la communication, de la culture et du patrimoine.

Signalons que Laurence Chan-Kam occupait également le poste de poste de 2e assesseur au sein de la communauté de communes Sud Alsace-Largue (CCSAL). Elle était d'ailleurs la seule et unique femme élue au bureau de la collectivité.

Vendredi soir, le conseil municipal de Montreux-Vieux a désigné (à l'unanimité) David Gautheron pour lui succéder poste de 3e adjoint. Une élection qui s'est accompagnée d'une modification de l'ordre protocolaire, Joël Berchtold passant de 3e à 2e adjoint au maire.
V.M

 

 
 

 

running Les Mulhousiennes : Les inscriptions sont déjà en cours

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:08:33

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running Les Mulhousiennes
running Les Mulhousiennes : Les inscriptions sont déjà en cours
Ce lundi 1er avril, c'était l'ouverture des inscriptions pour la plus grande manifestation de l'année à Mulhouse. En 2019, les Mulhousiennes courront ou marcheront encore pour les autres, les 21 et 22 septembre.

 
Cette année encore on devrait retrouver la harpiste Sophie Mosser le long du parcours. Mais pour l'écouter jouer, il faut maintenant s'inscrire.
PRATIQUE.- La course se déroulera sur une boucle de 5,2 km autour du stade de l'Ill les 21 (pour les enfants) et 22 septembre (pour les femmes uniquement, coureuses et marcheuses, chronométrées ou pas).

INSCRIPTIONS.- L 'ouverture officielle s'est faite à partir de ce lundi 1er avril sur le site www.lesmulhousiennes.com et cette année le nombre de dossards disponibles reste bloqué à 8000 (10 EUR + 2 EUR pour les filles chronométrées). « L'année dernière, on a finalement vendu les derniers dossards quelques jours avant la course. Donc c'est la bonne jauge. Et on souhaite que la course reste fluide, conviviale » , explique Christelle Juville Di-Giuseppantonio, la présidente de l'association. Côté mômes, pour les filles et garçons de 4 à 15 ans, le nombre de dossards passe de 500 à 800 (5 EUR).

POUR QUI ?.- Courir et marcher, mais pour qui ? Forcément pour la Ligue contre le cancer du Haut-Rhin, soutenue depuis le début par les Mulhousiennes. Une partie de l'argent ira également au Groupement hospitalier régional Mulhouse Sud-Alsace autour d'un projet féminin, à l'Institut de recherche en hématologie et transplantation (IRHT) pour soutenir la recherche, à l'association Sourire ensemble qui aide les enfants malades à réaliser leurs rêves et enfin à Adaptavie, une association de parents d'enfants handicapés. « Cette année, le projet de la Ligue que l'on va soutenir portera sur l'aide aux femmes et le retour à l'emploi », poursuit Aline Winninger, chargée de la communication de l'épreuve. Reste juste une inconnue : combien d'argent sera reversé ? Ça, ce sont les concurrentes et les partenaires qui le décideront...

SE PRÉPARER.- La course c'est bien, mais il y a aussi la préparation dès maintenant, la remise en forme... Et là encore, pour ne pas rester seule dans son coin, les Mulhousiennes organisent des entraînements collectifs encadrés. Cette année il y en a huit de prévus et le premier se déroulera le 3 avril à 18 h 30 au Waldeck (à côté du club hippique). Inscription dès lundi, entraînement mercredi : les Mulhousiennes 2019, c'est déjà demain !
Laurent GENTILHOMME

 

 
 

 

Riedisheim Exposition : La photo sans filtre

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:07:27

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Riedisheim Exposition
Riedisheim Exposition : La photo sans filtre
Durant dix jours, Riedisheim offre plusieurs écrins au 32e Salon international de la photo. Cinq mille images et autant de raisons de s'émouvoir, réfléchir et se laisser interpeller.

 
Le parc Schaller invite à la promenade et à la contemplation.
Tous les goûts sont dans la photo et le 32e salon international de Riedisheim dédié au 8e art est bel bien décidé à le démontrer, jusqu'au 7 avril.

Depuis hier samedi, ce sont plus de 5000 images qui sont offertes à la vue du public, disséminées dans différents lieux de la commune. Le principal écrin étant la grande salle de l'Aronde, où les organisateurs - les photo-clubs de Riedisheim et de Peugeot - ont choisi des oeuvres choc, qui ne laissent personne indifférent.

Cela commence par les créations artistiques de Delphine Cencig. Son objectif immortalise des sujets sortis tout droit de son imagination. Ni réels ni virtuels, ses personnages féminins osent, provoquent, dérangent même parfois, à l'image de cette none qui donne le sein à son bébé, le regard porté vers le ciel. Irrévérencieuse, l'artiste se sert de son art pour interroger, interloquer ou séduire, au choix.

Dérangeante aussi, mais tellement humaniste, l'expo de Jérôme Deya, à l'étage, est réservée à un public averti.
Montrer la vie intime

On y voit les corps atrophiés de personnes handicapées et des âmes blessées par la maladie mentale qui vivent leur sexualité sans tabou ni complexe. La vie intime de ceux qu'on ne regarde parfois pas, mise en lumière pour prouver qu'ils existent et profitent d'une vie amoureuse, comme tout le monde.

Toujours à l'Aronde, Isolde Stein Leibiold, consacrée meilleure photographe d'Allemagne, propose une sélection de ses plus beaux clichés. Des corps décorés d'or, à la limite de la sculpture, sur papier glacé.

Les images du Salon international de la photo sont visibles à plusieurs endroits de la ville. Au Cité Hof, à la Maison jaune, à la Ruche, mais aussi à l'extérieur, baignées par le soleil.

Suspendues comme du linge au parc Schaller, en grand format devant l'Aronde ou caressées par les vents sur les berges de l'Ill, les photos interpellent le regard du promeneur qui s'accorde volontiers une pause de poésie, loin du stress du quotidien.

Ce dimanche matin, les chineurs ont rendez-vous pour la bourse au matériel. L'endroit idéal pour trouver la perle rare à prix d'ami. Dans l'après-midi, Delphine Cencig proposera une performance inédite qui promet bien des surprises. À admirer et photographier sans modération.

Le salon de la photo de Riedisheim, ce sont aussi des rencontres, des conférences, des ateliers et plusieurs stages. On ne devient pas le grand salon photo du Grand Est par hasard...
Francis MICODI Le programme complet du 32e Salon international de la photo de Riedisheim, qui se déroule jusqu'au 7 avril, est disponible sur www.spr-photo.fr Exposition de plus de 5000 photos réparties en quatre lieux à Riedisheim : l'Aronde (20, rue d'Alsace), le Cité Hof (6, rue du Maréchal-Foch), le parc Schaller (à l'angle des rues du Collège et de Habsheim) et les berges de l'Ill.

Le programme complet du 32e Salon international de la photo de Riedisheim, qui se déroule jusqu'au 7 avril, est disponible sur www.spr-photo.fr Exposition de plus de 5000 photos réparties en quatre lieux à Riedisheim : l'Aronde (20, rue d'Alsace), le Cité Hof (6, rue du Maréchal-Foch), le parc Schaller (à l'angle des rues du Collège et de Habsheim) et les berges de l'Ill.

 
 

 

Colmar Une joyeuse fête patronale

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:45:50

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Colmar Une joyeuse fête patronale

Une joyeuse fête patronale

 
 
Une joyeuse fête patronale
Dimanche 17 mars, sous un air printanier, le quartier Saint-Joseph de Colmar a fêté dans la salle du même nom, son saint patron, avec quelques jours d'avance sur le calendrier.

Après l'office religieux présidé par le curé François Martz, en l'honneur du patron des charpentiers et des menuisiers, un moment de partage a réuni autour du repas patronal 220 convives, invités par l'Association d'éducation populaire (AEP) de la paroisse. Cette rencontre, pour l'équipe de l'AEP, est toujours un moment important et privilégié ; une occasion de se retrouver, d'échanger et de communier.

Dans les prochaines semaines, le comité de l'AEP va travailler sur le montage du dossier de mise aux normes et de rénovation du centre de vacances Montjoie au Bonhomme. Il a été ajouté qu'après la vente du terrain Wenzler, le projet immobilier débutera fin avril. Après démolition du pavillon Wenzler, un nouveau bâtiment propre à l'AEP verra le jour dans les deux ans à venir.

 

 
 

Colmar SPA Toujours plus d'abandons

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:40:16

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Colmar SPA Toujours plus d'abandons
 

 
 
Au total, 1 679 animaux ont été recueillis l'année dernière par la société protectrice des animaux (SPA) de Colmar. « C'est une grosse augmentation », se désole son président Pierre Owczarski.

Parmi eux, des chiens, des chats mais aussi des « NAC » (nouveaux animaux de compagnie) dont le nombre explose. « Nous avons eu un bouc, un mouton, une truie, des rats... »

Le taux de récupération des animaux entrés en fourrière est quant à lui très variable : 62 % pour les chiens, 28 % pour les chats et 22 % pour les NAC.

« Les propriétaires de chiens sont manifestement plus sérieux », constate Nelly Trodoux, l'une des bénévoles de l'association.
Le taux de mortalité des chatons a baissé grâce aux familles d'accueil

Des chiffres peu glorieux. D'autant que la SPA est obligée d'identifier les animaux récupérés, ce qui implique des frais à la charge du propriétaire. « Les gens ne sont pas toujours d'accord, et certains rouspètent. Il y en a même qui ne veulent pas du tout entendre qu'il faut identifier les animaux », dit Pierre Owczarski.

Ainsi, Chewbaca, adorable chatte tricolore à poils longs âgée de vingt ans, a été abandonnée parce que ses propriétaires ne voulaient pas s'acquitter des frais d'identification après que la SPA ait recueilli l'animal perdu.

Eu égard au nombre d'animaux, et notamment de chats recueillis, la SPA colmarienne s'est retrouvée un peu à l'étroit. Il a donc été décidé lors de la dernière assemblée générale de réaménager un local en chatterie de 10 m². Des travaux qui coûteront environ 10 000 EUR. Entre 2017 et 2018, les animaux entrant au refuge ont augmenté de 20 %. Et depuis 2013, la quantité de pensionnaires de la SPA de Colmar a gonflé de... 110 %.

Seule bonne nouvelle, le taux de mortalité des chatons a considérablement baissé grâce aux familles d'accueil qui les prennent en charge durant leur période de sevrage et avant leur adoption.

Au total, 90 familles d'accueil ont recueilli 797 chatons en 2018. « Certains étaient très mal en point en arrivant. À la suite de leur passage en famille d'accueil, non seulement ils ont pratiquement tous survécu, mais ils ont aussi été tous adoptés. C'est vraiment un grand plus par rapport aux pratiques courantes. »

La SPA est cependant toujours à la recherche de familles d'accueil, qui doivent montrer patte blanche via un dossier à remplir. De même que des bénévoles au sens large, mais motivés et sérieux. « Ça n'est pas juste pour faire des câlins aux chats », rappelle Nelly Trodoux.
Nicolas PINOT Y ALLER SPA, 47 chemin de la Fecht à Colmar. Tél. 03.89.41.16.53 - Site internet : www.spa-colmar.fr

 

 
 

Rouffach Eguisheim Les visiteurs toujours plus nombreux

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:19:15

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Rouffach Eguisheim Les visiteurs toujours plus nombreux
 

 
L'office de tourisme du Pays d'Eguisheim et de Rouffach a tenu son assemblée générale.  Photo L'Alsace /Caroline Zimmermann
L'office de tourisme du Pays d'Eguisheim et de Rouffach, a tenu son assemblée générale annuelle à l'ancien hôtel de ville de Rouffach, mardi soir. L'occasion d'établir le bilan de la saison écoulée, de présenter les actualités, les animations et les nouveautés pour l'année en cours.

49 600 visiteurs ont franchi les portes des offices de tourisme de Rouffach et d'Eguisheim en 2018, soit une hausse de 37 %. La clientèle étrangère représente un tiers de la fréquentation pour Rouffach, qui comptabilise 5 700 personnes contre 43 900 à Eguisheim. 90 nationalités différentes ont été accueillies.
Internetet la fidélisationde la clientèle

En 2018, l'équipe a travaillé sur le nouveau site internet permettant de valoriser le territoire et ses partenaires, avec une recherche simplifiée pour l'internaute. C'est également l'année de l'investissement de l'office de tourisme dans le processus de Gestion Relation Client afin de fidéliser la clientèle et de permettre un conseil à distance.

« Les espaces boutiques de chaque point d'accueil fonctionnent bien. Nous répertorions près de 150 références et ce développement va se poursuivre cette année, accentué à Rouffach en raison de l'absence de magasin de souvenir en ville », précise Nathalie Bordmann, responsable du site de Rouffach.

L'activité de billetterie et de préventes pour les manifestations ou des sites touristiques prend également de l'ampleur. Douze actions de billetteries ont été menées pour l'Écomusée, le Château du Holandsbourg, le Pass Alsace, sans oublier le Train Gourmand du vignoble qui reprendra du service le 4 juin. 1627 personnes ont découvert la région grâce à ce mode de transport l'an passé, soit un taux de remplissage de 92 %.
Une saison bien animée

Les plans touristiques et historiques de Rouffach ont été complétés. Il est possible de découvrir de nouvelles balades ludiques. Le géocaching sera reconduit cette saison, tout comme l'accueil des estivaux et des blogueurs. Des nouvelles brochures dédiées aux vignerons et aux hébergements, au format A5, répondront aux attentes des visiteurs. Le partenariat avec les associations fonctionne très bien.

Plus de 400 manifestations ont été annoncées via l'office de tourisme. Liesel, le personnage emblématique et symbolique se charge de répondre aux questions des touristes via internet. Les ateliers numériques avec des prestataires extérieurs se dérouleront le 4 avril. Enfin, l'Alsace essentiel, qui regroupe six offices de tourisme, se réunit tous les mois pour travailler ensemble et valoriser le territoire alsacien.

« Le tourisme implique écoute, échange, conseil, disponibilité pour nos visiteurs. Notre office de tourisme est là pour promouvoir notre destination avec ses ressources touristiques, culturelles et patrimoniales. Il fédère les acteurs économiques, les associations et les socio-professionnels. Il organise les manifestations et les rencontres qui font vivre notre territoire intercommunal et ses onze communes avec efficacité et enthousiasme », a précisé Jean-Pierre Toucas, président de la Communauté de communes Parovic.
Caroline ZIMMERMANN

 

 
 

Tourisme À la « reconquête des cœurs »

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:28:27

Tourisme À la « reconquête des cœurs »

pdf non disponible

Distillée ce lundi lors des 2es  assises régionales de l’oenotourisme au château de Kientzheim, la petite remarque gentiment insidieuse de Jérôme Isnardi, créateur du site internet ruedesvignerons.com en dit long sur le potentiel du vignoble qui peinerait, selon lui, à « se bouger. Et pourtant, vous avez tout »  : une « fringante » route des Vins bientôt septuagénaire, des paysages variés et uniques, un accueil chaleureux et les « meil-leurs » vins blancs du monde. Les atouts sont surlignés par tous – et d’une solidité objective – mais, pour l’heure, seuls deux territoires ont décroché le label national Vignoble et découverte, lancé par le ministre Hervé Novelli en 2009 – le Pays de Colmar et Cœur Alsace, entre Rosenwiller et Orschwiller –, bientôt (peut-être) trois avec la candidature de… la route des Vins d’Alsace.

La « place morale et émotionnelle » des alsaces

Troisième région prisée par les oenotouristes, après les vignobles de Bordeaux et de Champagne, l’Alsace accueille, toutes motivations confon-dues, pas moins de 14 millions de visiteurs pour un chiffre d’affaires estimé à 2,5 milliards d’euros. C’est dire la manne que représente le portefeuille de ces visiteurs qui, s’ils achetaient chacun ne serait-ce qu’une demi-bouteille de vin d’Alsace, réglerait partiellement les soucis commerciaux de la filière…

La stratégie de « reconquête » orchestrée par le Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa) veut renverser la vapeur, expose en substance Philippe Bouvet, le Monsieur marketing du Civa, récemment recruté pour redonner à l’Alsace « sa place morale et émotionnelle dans l’esprit » des amateurs de vin.

« On peut assurément obtenir mieux comme pionnier [de l’oenotourisme]  » , estime Philippe Bouvet qui a bien compris qu’une partie de la restauration alsacienne représente le talon d’Achille des filières viticoles. Une seule preuve, s’il en est : le taux de présence des alsaces sur les cartes des vins de la restauration régionale, selon le Civa, se situe autour de 49 %… contre 95 % pour les bordeaux dans le Sud-Ouest !

Les restaurateurs sont clairement la cible du Civa qui « finalise » actuellement une campagne de communication à leur endroit. Parce qu’un « bon plat n’est rien sans un bon vin et vice-versa » , intervient la restauratrice de Blienschwiller, Sylvie Grucker, elle a placé sur la carte des vins de son établissement les 18 metteurs en marché du village (325 âmes), un fait malheureusement rare en Alsace. « Les viticulteurs et les restaurateurs ne doivent faire qu’un » , juge Sylvie Grucker, qui vend parfois des cartons entiers pour le compte des vignerons.

« Bien sûr qu’on tient à vendre vos vins ! »

« Évidemment, on tient à vendre vos vins mais on ne les connaît certainement pas aussi bien que l’on devrait » , admet Christian Weber, le patron du Groupement des hôteliers restaurateurs et débitants de boisson du Bas-Rhin. Il reconnaît avec honnêteté que les « grossistes » préfèrent placer « un côte-du-Rhône » blanc plutôt qu’un alsace, si la marge est plus attractive.

Devant une salle archicomble, Christian Weber a du coup fait la promesse de «   tout faire pour que les alsaces soient mieux portés  » par ses collègues restaurateurs.

Repères

● 10 millions  : le nombre d’oenotouristes en France (2016), dont 5,8 millions de Français. Ils sont 15 millions aux États-Unis.

● 17 % : en 2016, la part d’oenotouristes qui ont visité le vignoble alsacien (17,2 % en Champagne, 16,2 % en Bourgogne).

● 1256 € : la dépense moyenne pour un séjour oenotouristique en France dont 240 € de dépenses viniques.

● 5,2 milliards d’euros : l’estimation des retombées oenotouristiques en France.

● 4,9 nuitées : la moyenne des séjours oenotouristiques en Alsace, selon une enquête clientèles faite en 2017.

● 71 % : la part des Français parmi les oenotouristes en Alsace.

● 76 € : la dépense journalière d’un oenotouriste en Alsace.

Tourisme À la « reconquête des cœurs »

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:28:48

Tourisme À la « reconquête des cœurs »

pdf non disponible

Distillée ce lundi lors des 2es  assises régionales de l’oenotourisme au château de Kientzheim, la petite remarque gentiment insidieuse de Jérôme Isnardi, créateur du site internet ruedesvignerons.com en dit long sur le potentiel du vignoble qui peinerait, selon lui, à « se bouger. Et pourtant, vous avez tout »  : une « fringante » route des Vins bientôt septuagénaire, des paysages variés et uniques, un accueil chaleureux et les « meil-leurs » vins blancs du monde. Les atouts sont surlignés par tous – et d’une solidité objective – mais, pour l’heure, seuls deux territoires ont décroché le label national Vignoble et découverte, lancé par le ministre Hervé Novelli en 2009 – le Pays de Colmar et Cœur Alsace, entre Rosenwiller et Orschwiller –, bientôt (peut-être) trois avec la candidature de… la route des Vins d’Alsace.

La « place morale et émotionnelle » des alsaces

Troisième région prisée par les oenotouristes, après les vignobles de Bordeaux et de Champagne, l’Alsace accueille, toutes motivations confon-dues, pas moins de 14 millions de visiteurs pour un chiffre d’affaires estimé à 2,5 milliards d’euros. C’est dire la manne que représente le portefeuille de ces visiteurs qui, s’ils achetaient chacun ne serait-ce qu’une demi-bouteille de vin d’Alsace, réglerait partiellement les soucis commerciaux de la filière…

La stratégie de « reconquête » orchestrée par le Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa) veut renverser la vapeur, expose en substance Philippe Bouvet, le Monsieur marketing du Civa, récemment recruté pour redonner à l’Alsace « sa place morale et émotionnelle dans l’esprit » des amateurs de vin.

« On peut assurément obtenir mieux comme pionnier [de l’oenotourisme]  » , estime Philippe Bouvet qui a bien compris qu’une partie de la restauration alsacienne représente le talon d’Achille des filières viticoles. Une seule preuve, s’il en est : le taux de présence des alsaces sur les cartes des vins de la restauration régionale, selon le Civa, se situe autour de 49 %… contre 95 % pour les bordeaux dans le Sud-Ouest !

Les restaurateurs sont clairement la cible du Civa qui « finalise » actuellement une campagne de communication à leur endroit. Parce qu’un « bon plat n’est rien sans un bon vin et vice-versa » , intervient la restauratrice de Blienschwiller, Sylvie Grucker, elle a placé sur la carte des vins de son établissement les 18 metteurs en marché du village (325 âmes), un fait malheureusement rare en Alsace. « Les viticulteurs et les restaurateurs ne doivent faire qu’un » , juge Sylvie Grucker, qui vend parfois des cartons entiers pour le compte des vignerons.

« Bien sûr qu’on tient à vendre vos vins ! »

« Évidemment, on tient à vendre vos vins mais on ne les connaît certainement pas aussi bien que l’on devrait » , admet Christian Weber, le patron du Groupement des hôteliers restaurateurs et débitants de boisson du Bas-Rhin. Il reconnaît avec honnêteté que les « grossistes » préfèrent placer « un côte-du-Rhône » blanc plutôt qu’un alsace, si la marge est plus attractive.

Devant une salle archicomble, Christian Weber a du coup fait la promesse de «   tout faire pour que les alsaces soient mieux portés  » par ses collègues restaurateurs.

Repères

● 10 millions  : le nombre d’oenotouristes en France (2016), dont 5,8 millions de Français. Ils sont 15 millions aux États-Unis.

● 17 % : en 2016, la part d’oenotouristes qui ont visité le vignoble alsacien (17,2 % en Champagne, 16,2 % en Bourgogne).

● 1256 € : la dépense moyenne pour un séjour oenotouristique en France dont 240 € de dépenses viniques.

● 5,2 milliards d’euros : l’estimation des retombées oenotouristiques en France.

● 4,9 nuitées : la moyenne des séjours oenotouristiques en Alsace, selon une enquête clientèles faite en 2017.

● 71 % : la part des Français parmi les oenotouristes en Alsace.

● 76 € : la dépense journalière d’un oenotouriste en Alsace.

Horbourg-Wihr AS Wihr Basket : Le label « Elle et Sportive »

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 05:40:35

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Horbourg-Wihr AS Wihr Basket
Horbourg-Wihr AS Wihr Basket : Le label « Elle et Sportive »

 
Une distinction bien méritée
Samedi 16 mars les basketteuses recevaient l'US Wittenheim, leader de poule en Nationale 3 dans la salle Kastler. Juste avant le match lors d'une petite cérémonie officielle, Sandra Lamouche, présidente de l'AS Horbourg-Wihr Basket a eu le plaisir de voir son club recevoir le label « Elle et sportive ». Ce label a été institué suite à un projet initié par Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental et son équipe. Pour obtenir ce label, les clubs sportifs devaient déposer au conseil départemental un dossier de candidature. Ce dernier devait contenir un état des lieux de la présence des femmes dans l'association sur les deux dernières saisons sportives (2015/2016 et 2016/2017) et un projet de développement de la féminisation de l'association.

L'AS Horbourg-Wihr Basket est le premier club du canton à recevoir cette distinction.

Philippe Rogala s'est dit très heureux pour le club. Il a rappelé que la commune s'efforce d'apporter son soutien matériel aux clubs sportifs. Le changement de revêtement dans la salle Kastler en est un exemple.

Depuis octobre 2018, 28 associations sportives ont obtenu ce label. Brigitte Klinkert espère que le sport féminin continuera de se développer et incitera ainsi de plus en plus de jeunes filles à pratiquer un sport.

 

 
 

 

forêt du Neuland Secourisme : Chiens de confiance

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:15:19

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forêt du Neuland Secourisme
forêt du Neuland Secourisme : Chiens de confiance
À l'invitation de l'équipe cynotechnique de recherche et de sauvetage (ECRS) de Colmar, des membres de sept associations équivalentes, de toute la France, participaient samedi à un entraînement dans la forêt du Neuland, à Colmar.

 
Rechercher une victime dans une vaste zone boisée peut prendre quelques minutes à un chien très bien entraîné.
Legend a encore un peu de pain sur planche. « Quand elle trouve une victime, elle n'aboie pas ! », lâche Gilles Weick, président de l'équipe cynotechnique de recherche et de sauvetage (ECRS) de Colmar qui encadrait la rencontre, samedi matin. Legend, berger hollandais, sait effectuer une recherche de personne, mais pas encore comment la signaler à son maître. Tandis que Gibbs, malinois de huit ans rompu à l'exercice, aboie dès lors que son maître Alain lui demande d'aboyer.

Pour donner à Legend l'envie d'apprendre, Gilles manie un « boudin » mou en matière synthétique que le canidé adore mordiller. « C'est sa récompense, son chèque de fin de mois. C'est de la motivation, pas du mordant. Un chien de sauvetage doit aboyer à la demande. Quand on cherche une victime dans une zone boisée comme ici, le chien ne doit en aucun cas toucher la victime. Il doit juste aboyer pour signaler où elle se trouve ».
Il faudra deux à trois ans au chien pour être opérationnel

L'entraînement dispensé par Gilles à des membres d'associations équivalentes de la grande région, mais aussi de Savoie ou du Var, est spécifiquement axé sur le « questage », autrement dit le pistage. Il s'adresse à tous les types de chiens. Ce matin-là, au Neuland, les participants étaient accompagnés de bergers allemands, de bergers blancs suisses, d'un malinois, d'un golden retriever, d'un border collie et même d'un épagneul. « Tous les chiens peuvent travailler à partir du moment où ils sont sociables avec l'homme » explique-t-il. Et pour cause, « en forêt, tout ce qui est humain, ils le signalent ». Un apprentissage qui s'accommode parfaitement des canidés novices. « On peut très bien partir de zéro. Après, il faudra deux à trois ans au chien pour être opérationnel ». La validation des acquis est entre autres assurée par la gendarmerie, un corps « en première ligne en cas de disparitions de personnes ».

L'équipe cynotechnique de recherche et de sauvetage de Colmar a, quant à elle, été sollicitée quatorze fois par les autorités depuis sa création, il y a trois ans. « Ce sont des recherches dans l'intérêt des familles. On aide celles-ci à faire leur deuil. Ou dans certains autres cas, comme pour la disparition plus récente de Sophie Le Tan dans le Bas-Rhin, nous faisons de la levée de doute ». Des fouilles ont notamment eu lieu dans des grottes, auxquelles Gibbs, le malinois, a prêté sa truffe. En août dernier, c'est en renfort de la gendarmerie qu'il a procédé à la recherche d'une personne âgée en forêt. « Nous ne travaillons jamais sans l'accord de la gendarmerie ».
« On lui fait confiance et on le suit »

Au cours de l'entraînement, Gibbs a mis deux minutes à trouver une personne dans une zone de 300 m sur 300 m, au coeur de la forêt du Neuland, un secteur où l'association s'entraîne tous les mercredis soirs avec la bénédiction de la ville de Colmar. Un document de formation technique a même été édité. « Notre but est vraiment d'être représentés dans tous les départements de France afin d'être intégrés plus rapidement aux plans de recherche de personnes ». Une quête de reconnaissance pour cette « belle discipline qui permet au chien d'être libre. Une fois que le chien est formé, nous sommes entièrement dépendants de lui. On lui fait confiance et on le suit ».
Nicolas PINOT

https ://www.equipe-cyno.org

 

 
 

 

Thann : Le poisson d'avril (ou pas) de l'association REST

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 05:58:18

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Thann
Thann : Le poisson d'avril (ou pas) de l'association REST

 
Un faux panneau d'« Aire d'accouchement d'urgence » pour sensibiliser au sort de la maternité de Thann.
Dimanche matin, des membres de REST (l'association pour la RE-naissance des services hospitaliers thannois) ont installé plusieurs aires d'accouchement d'urgence à Thann, Sentheim, Cernay et Moosch. Un clin d'oeil à tous les acteurs du dossier traitant du sort de la maternité toujours menacée de fermeture.

« Ce poisson d'avril deviendra peut-être un jour une réalité pour les habitants des deux vallées. Il faut continuer à se battre pour que nos services de proximité perdurent. »

La maternité de Thann, qui réalise près de 360 accouchements par an doit fermer à la fin de l'année pour être transformée en un centre de périnatalité de proximité.

 

 
 

 

Sainte-Marie-aux-Mines Souvenir français : Corinne Ménétré après Richard Marchal

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 05:42:00

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Sainte-Marie-aux-Mines  Souvenir français
Sainte-Marie-aux-Mines Souvenir français : Corinne Ménétré après Richard Marchal
La cérémonie commémorant les 100 ans de la fin de la première guerre mondiale organisée par le comité du Souvenir Français du chef-lieu s'est déroulée dimanche à 11h à la nécropole nationale du col de Sainte-Marie-aux-Mines. Avec une nouvelle présidente.

 
De gauche à droite : Richard Marchal, Corinne Ménétré, Claude Abel, Roselyne Diaz et Jean Klinkert dans les salons de l'hôtel de Ville sainte-marien.
Une cérémonie émouvante par sa simplicité et l'émotion suscitée par ses alignements de croix et devant ce monument symbole d'une tombe collective pour 182 soldats inconnus, « morts pour la France ». Une nécropole nationale proche des vestiges de ce premier conflit mondial qui a laissé l'Europe et les pays belligérants exsangues de sa jeunesse.
« Le seul devoir c'est d'enseigner et de transmettre »

Dans le ciel de cette nécropole silencieuse, la vibrante Marseillaise interprétée par les musiciens de la Caecilia de Rombach-le-Franc et les différentes sonneries jouées par la clique des pompiers vétérans de Sainte-Croix-aux-Mines ont pris une dimension supplémentaire.Elles ont introduit par une intense émotion cette commémoration des 100 ans de la fin de la Première Guerre mondiale, décalée dans le temps pour des raisons de transition au comité local du Souvenir français.

Corinne Ménétré, nouvelle président du Souvenir Français de Sainte-Marie-aux-Mines a pris la parole devant le dispositif dirigé par le capitaine honoraire Marcel Herment et composé de porte-drapeaux et membres des sociétés patriotiques et d'anciens combattants de la vallée, des élus dont Claude Abel président de la communauté de communes du Val d'Argent, et maire de Sainte-Marie-aux-Mines, Pierrot Hestin maire de Lièpvre, les adjoints sainte-mariens Philippe Jaegi et Ariel Vaxelaire, Marie-Christine Salber adjointe de Sainte-Croix-aux-Mines, Jean Klinkert président départemental du Souvenir Francais, et des membres de cette association et de gendarmes.

« Non loin de là se trouve ntencore les stigmates des combats qui eurent lieu sur le champ de bataille de Sainte-Marie-aux-Mines et un sentier de mémoire y a été inauguré l'automne dernier par devoir de mémoire », a rappelé Mme Ménétré, « expression que n'aimait pas Simone Weil, préférant celle de : le seul devoir c'est d'enseigner et transmettre aux jeunes générations ».

Puis elle a lu la lettre numéro 37, intitulée « le temps d'après et le temps d'aujourd'hui » signée de Serge Barcellini président du Souvenir Français et contrôleur général des Armées. Tout en reprenant les paroles de Georges Clemenceau, « nous avons gagné la guerre Maintenant, il va falloir gagner la paix et ce sera peut-être encore plus difficile »...

L'auteur a évoqué différents faits et dates fortes de 1918 à 1923, 1938 à 1996 en concluant par ces mots date « Le Souvenir français est fier de rendre hommage à tous ceux, Juifs, catholiques, musulmans, protestants, animistes et laïcs qui ont été un jour capables de dépasser leur destin individuel pour le fondre dans le destin collectif de la nation.

A ceux qui aujourd'hui retrouvent les chemins de la barbarie et de la honte, notre association crie sa volonté de donner encore plus de force, à ce qui fait notre fierté d'être Français : notre histoire partagée... »

La cérémonie a été ponctuée par un dépôt de gerbe au couleurs de la France par Corinne Ménétré et Jean Klinkert.
Des décorations à la mairie

L'acte 2 de cette commémoration s'est déroulé à la mairie, en présence des participants. Jean Klinkert a retracé la genèse de l'association du Souvenir Français crée en 1887 par un professeur alsacien, François-Xavier Niessena, exilé en « France » pour maintenir le souvenir de la guerre de 1870 ainsi que les valeurs de la France et de la République.

Visiblement ému, le président haut-rhinois a remis la médaille de vermeil à Roselyne Diaz, trésorière de 1999 à 2018, suite au décès de Raymond Hestin alors président du comité de Sainte-Marie-aux-Mines ; ainsi qu'à Richard Marchal, président de l'association locale de 2004 à 2018. Puis Jean Klinkert a remercié Corinne Ménétré d'avoir repris le flambeau.
J.-L.K.

 

 
 

 

Deux agneaux tués par le loup à Bitschwiller-lès-Thann

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:14:31

© L'alsace, Mardi le 02 Avril 2019
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Deux agneaux tués par le loup à Bitschwiller-lès-Thann
 

 
Chien de protection de la ferme du Runtzenbach (Mollau), dans un pré de Storckensohn. Le petit troupeau attaqué dans la nuit de vendredi à samedi appartient à un particulier pratiquant l'élevage de loisir. Il n'était protégé que par un grillage d'un mètre de hauteur, dans un pré adossé à la forêt. Archives DNA/Grégoire Gauchet
Samedi matin, les agents de l'ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) sont venus constater les faits, suivis du réseau naturaliste de l'OCS (Observatoire des carnivores sauvages). L'attaque du loup s'est produite de nuit dans une prairie dérobée au regard, entre la forêt et une maison habitée distante d'environ 25 m.

Le troupeau avait été mené à Bitschwiller-lès-Thann par un habitant de Willer-sur-Thur qui pratique l'élevage de loisir. L'endroit est à la fois proche des activités humaines - à 200 m à vol d'oiseau d'un supermarché et d'une petite zone commerciale - et retiré : il se trouve de l'autre côté du talus de la voie ferrée qui longe la RN66, à proximité directe de la forêt.
« A priori, il y avaitdeux loups »

« Vendredi soir, j'ai été voir mes bêtes. Samedi matin j'avais deux agneaux tués », témoigne le propriétaire des ovins. Seul un grillage de 1 m de hauteur protégeait le troupeau. Les autres brebis ont été déplacées puis installées dans un enclos électrifié.

Pour les techniciens de l'ONCFS qui sont venus constater les faits, la responsabilité du loup est avérée. « Le mode de consommation est typé loup, confirme Alain Laurent, spécialiste des grands prédateurs européens et fondateur du réseau de l'OCS, également présent sur place samedi. Un agneau a été totalement consommé, il reste la tête, la colonne vertébrale et la peau. Le second a été tué. Ce sont des agneaux de 20 à 25 kg. A priori, il y avait deux loups. »

Le lieu de l'attaque est distant de quelque 600 m de Thann. C'est la première fois que le grand prédateur attaque un troupeau dans la partie aval de la vallée de la Thur. Pour les spécialistes, cela ne constitue pas une surprise. Un loup peut parcourir 50 km par jour, le territoire moyen d'une meute s'étendant sur une surface d'au moins 400 km².
La vallée déjà touchée

La petite population des Hautes Vosges, estimée à trois individus, et l'absence de populations lupines concurrentes font que leur territoire n'est en outre pas borné par celui d'autres meutes.

Revenu naturellement dans le massif des Vosges où il avait été éliminé dans le courant du XIXe siècle à partir d'individus en dispersion, le loup vosgien, de souche italienne, a pour la première fois fait parler de lui en avril 2011 avec l'attaque d'un troupeau de brebis au Ventron, sur l'autre versant de la crête qui domine la vallée de Saint-Amarin (haute vallée de la Thur) où plusieurs attaques ont déjà été recensées.

Côté alsacien, trois brebis ont été tuées au milieu d'un troupeau près du village de Geishouse, en mai 2017. Et une attaque a eu lieu, en août 2018 à Mollau, sur un troupeau dont une brebis a été mangée.

Le loup est une espèce protégée, quoique régulée dans les faits par l'État en raison des pressions qu'il exerce sur les élevages. La situation a incité quelques éleveurs de la Haute Thur à se regrouper pour créer un réseau d'alerte et d'entraide afin de s'adapter à la présence du grand prédateur (lire ci-contre).
Grégoire GAUCHET

 

 
 

Bitschwiller-lès-Thann Élevage et faune sauvage : Le loup descend dans la vallée : un troupeau attaqué

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 05:57:11

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Bitschwiller-lès-Thann Élevage et faune sauvage
Bitschwiller-lès-Thann Élevage et faune sauvage : Le loup descend dans la vallée : un troupeau attaqué
Deux agneaux appartenant à un petit troupeau de treize bêtes ont été tués par le loup dans la nuit de vendredi à samedi près de Bitschwiller-lès-Thann. C'est la première fois qu'une attaque se produit dans la partie aval de la vallée de la Thur.

 
Chien de protection de la ferme du Runtzenbach (Mollau), dans un pré de Storckensohn. Le petit troupeau attaqué dans la nuit de vendredi à samedi appartient à un particulier pratiquant l'élevage de loisir. Il n'était protégé que par un grillage d'un mètre de haut dans un pré adossé à la forêt.
Samedi matin, les agents de l'État (l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) sont venus constater les faits, suivis du réseau naturaliste de l'Observatoire des Carnivores Sauvages.

L'attaque, nocturne, a eu lieu dans une prairie dérobée aux regards, entre la forêt et une maison habitée distante d'environ vingt-cinq mètres.
Un pré peu protégé, adossé à la forêt

Le troupeau avait été mené à Bitschwiller-lès-Thann par un habitant de Willer-sur-Thur qui pratique l'élevage de loisir. L'endroit est à la fois proche des activités humaines - à deux cents mètres à vol d'oiseau d'un supermarché et d'une petite zone commerciale - et retiré : il se trouve de l'autre côté du talus de la voie ferrée qui longe la RN 66 à proximité directe de la forêt.

« Vendredi soir, j'ai été voir mes bêtes. Samedi matin j'avais deux agneaux tués », témoigne le propriétaire des ovins. Seul un grillage d'un mètre de haut protégeait le troupeau. Les autres brebis ont été déplacées puis installées dans un enclos électrifié.

Les techniciens de l'ONCFS sont venus constater les faits. La responsabilité du loup est avérée.

« Le mode de consommation est typé loup, confirme Alain Laurent, spécialiste des grands prédateurs européens et fondateur du réseau de l'OCS, également présent sur place samedi. Un agneau a été totalement consommé, il reste la tête, la colonne vertébrale et la peau. Le second a été tué. Ce sont des agneaux de 20 à 25 kilos. A priori il y avait deux loups. »
Pas une surprise pour les spécialistes

Le lieu de l'attaque est distant de quelque six cents mètres de Thann. C'est la première fois que le grand prédateur attaque un troupeau dans la partie aval de la vallée de la Thur. Pour les spécialistes, cela ne constitue pas une surprise. Un loup peut parcourir 50 km par jour, le territoire moyen d'une meute s'étend sur 400 km².

La petite population des Hautes Vosges, estimée à trois individus, l'absence de populations lupines concurrentes, font que leur territoire n'est en outre pas borné par celui d'autres meutes.

Eliminé du massif des Vosges dans le courant du XIXe siècle, puis revenu naturellement à partir d'individus dispersés, le loup vosgien, de souche italienne, a pour la première fois fait parler de lui en avril 2011 avec l'attaque d'un troupeau de brebis au Ventron, sur l'autre versant de la crête qui domine la vallée de Saint-Amarin (haute vallée de la Thur) où quelques attaques ont déjà été recensées (lire l'encadré).

Il s'agit d'une espèce protégée, quoique régulée dans les faits par l'État en raison de pressions qu'elle exerce sur les élevages.

La situation a incité quelques éleveurs de la Haute Thur à se regrouper pour créer un réseau d'alerte et d'entraide afin de s'adapter à la présence du grand prédateur (lire ci-dessous).
Grégoire GAUCHET

 

 
 

 

Soufflenheim Fourgon contre poids lourd : un mort

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 06:36:07

Soufflenheim Fourgon contre poids lourd : un mort

La fourgonnette a percuté le semi-remorque par l’arrière. Photo DNA/Anne Mellier

Un fourgon a percuté un poids lourd, ce lundi peu avant 14 h, sur l’autoroute A35 nord en direction de Lauterbourg, entre les deux échangeurs de Rountzenheim et Roppenheim, à hauteur de Soufflenheim. Son conducteur, âgé de 49 ans et originaire du pays Rhénan, est décédé avant l’arrivée des secours.

« Le fourgon a percuté à pleine vitesse, et apparemment sans freiner, un semi-remorque dont le plateau était vide alors qu’il circulait sur la voie de gauche, comme stipulé par la signalisation, en raison d’une zone de chantier avec neutralisation de la voie de droite, 300 m en amont » , a indiqué la Dir-Est (Direction des routes de l’Est) dans un communiqué. D’importants moyens de secours ont été mobilisés : l’escadron départemental de sécurité routière, le Smur de Haguenau et les pompiers de Bischwiller, Strasbourg et Soufflenheim. La circulation a été fortement perturbée pendant plus de deux heures : les véhicules roulant sur une seule voie, le temps de l’intervention.

En fin de journée, le conducteur du poids lourd, âgé de 56 ans, était toujours auditionné par les gendarmes. Le peloton autoroutier de Soufflenheim souhaite recueillir des informations sur les circonstances de l’accident. Les témoins peuvent se manifester au ✆ 03.88.86.70.92. Anne MELLIER

Adidas : cinq ans ferme requis contre Tapie

Publié dans le panorama le Mardi 02 avril 2019 à 05:46:59

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Justice Paris
Adidas : cinq ans ferme requis contre Tapie
Cet arbitrage, censé solder un vieux litige entre l'homme d'affaires et le Crédit Lyonnais, était « truqué », ont estimé les représentants du parquet.
 

 
Bernard Tapie, 76 ans, face à ses avocats.
Plus de dix ans après les faits et à la suite de trois semaines d'audience sans chamboule-tout, le procès à Paris de Bernard Tapie pour « escroquerie » dans l'affaire de l'arbitrage controversé de 2008 est entré lundi dans sa dernière ligne droite, avec le réquisitoire du ministère public.

Au cours de ce long réquisitoire à deux voix, l'accusation a notamment réclamé 5 ans de prison ferme ainsi que la confiscation de l'ensemble de ses biens à l'encontre de l'homme d'affaires, aujourd'hui âgé de 76 ans et qui souffre d'un double cancer.

Une peine lourde a par ailleurs été réclamée à l'encontre de Stéphane Richard, actuel PDG d'Orange, mais à l'époque directeur de cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde : le ministère public a requis contre lui 3 ans de prison, dont la moitié avec sursis, 100 000 EUR d'amende et 5 ans d'interdiction d'exercer toute fonction publique.

La charge a aussi été lourde contre le juge arbitre Pierre Estoup, à l'encontre duquel 3 ans de prison ferme ont été réclamés. Trois ans avec sursis ont enfin été requis à l'encontre de Maurice Lantourne, ancien avocat de Bernard Tapie.

Bernard Tapie est jugé depuis le 11 mars devant le tribunal correctionnel de Paris pour « escroquerie » et « détournement de fonds publics ». Il encourt 7 ans d'emprisonnement et 375 000 euros d'amende.
Arbitrage truqué ?

Il est reproché au sulfureux homme d'affaires et à son ancien avocat Maurice Lantourne d'avoir organisé un arbitrage « truqué », en concertation avec l'un des trois membres du tribunal arbitral, le haut magistrat Pierre Estoup.

Ce recours à un tribunal privé, validé par Bercy, avait été mis en place à l'automne 2007 pour solder le feuilleutonesque et tentaculaire contentieux entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais, lié la revente d'Adidas dans les années 1990.