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PAGE CHUCHOTEMENTS : L'Alsace navigue à vue

Publié dans le panorama le Lundi 01 avril 2019 à 05:34:27

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PAGE CHUCHOTEMENTS : L'Alsace navigue à vue
Collectivité européenne ou Département d'Alsace ? Le Parlement va commencer à examiner cette question sensible dès demain mardi en séance publique. (Dessin de Yannick Lefrançois)
 

 
 

 

 
 

 

L'après-Fessenheim : Un projet d'Atompark pour la centrale

Publié dans le panorama le Lundi 01 avril 2019 à 05:55:19

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L'après-Fessenheim : Un projet d'Atompark pour la centrale

 
À côté des attractions, qui n'ont pas encore été dévoilées, le projet des Mack souhaite conserver la mémoire de la filière nucléaire, à des fins historiques et pédagogiques. Archives L'Alsace/Jean-François Frey
« L'après-Fessenheim sera franco-allemand ou ne sera pas », répètent les élus alsaciens et les représentants du gouvernement depuis plusieurs mois. Après de longs atermoiements, cette contribution de nos voisins à la reconversion du territoire semble enfin pouvoir se traduire par du concret. Jeudi, lors de la conférence de presse de présentation de la saison estivale d'Europa-Park, ses propriétaires devraient en effet dévoiler un projet de parc de loisirs autour du thème de l'atome, sur le site de la centrale nucléaire alsacienne.
Un juste retour des choses

« La famille Mack doit une grande partie de son succès aux Alsaciens, clients et employés fidèles d'Europa-Park depuis son ouverture en 1975. Il lui semble logique, aujourd'hui, de rendre à l'Alsace un peu de ce qu'elle en a reçu, en investissant directement de l'autre côté de la frontière », explique un proche du dossier.

Les Mack s'engageraient à créer au moins autant d'emplois qu'en compte actuellement la centrale EDF, soit près de 1000 (rappelons qu'Europa-Park fait travailler plus de 4100 salariés). Certains prestataires actuels d'EDF pourraient être retenus au moins pour la phase de réaménagement du site.

La famille Mack serait déjà en pourparlers avec EDF, en vue d'acquérir la plus grande partie des terrains et des installations, dès 2021 (l'arrêt définitif de la production est prévu en 2020). L'énergéticien français - qui ne conserverait que la gestion des « piscines » dans lesquelles doit être conservé le combustible radioactif jusqu'en 2023 - serait prêt à laisser le tout pour 1 euro symbolique, dans la mesure où ce projet de parc lui ferait économiser le coût - colossal - du démantèlement. EDF a également compris que son propre projet de « technocentre » dédié au traitement des métaux radioactifs était mort-né. « Si les Allemands refusent de nous livrer les éléments issus de leurs centrales, nous n'avons pas de raison de localiser ce technocentre en Alsace », rappelle-t-on chez EDF.

Les autorités allemandes semblent avoir fait leur choix : elles préfèrent soutenir - politiquement et financièrement - le projet des Mack, plutôt que de voir s'implanter une usine de recyclage qui suscite déjà de fortes oppositions de la part des écologistes. À Berlin comme à Fribourg, on ne souhaite pas déclencher une nouvelle « guerre nucléaire » avec la France, alors que la bataille commencée à Fessenheim dans les années 70 est en passe d'être gagnée.

Pour les Mack, la centrale constitue aussi une belle opportunité de développement. L'acquisition des 46 hectares nécessaires au complexe aquatique Rulantica, qui ouvrira ses portes en novembre prochain, leur a rappelé les niveaux astronomiques atteints par les prix du foncier autour d'Europa-Park. Franchir le Rhin constituerait un effort nettement moins onéreux - surtout dans les conditions possibles à Fessenheim. Présenté avant tout comme le symbole de l'amitié franco-allemande, le projet de téléphérique transfrontalier des Mack, annoncé l'an dernier avant d'être suspendu pour au moins cinq ans, procédait sans doute, en réalité, d'une même volonté d'extension en Alsace.

Le raccordement à l'autoroute allemande A5, inscrit au catalogue des mesures du « projet d'avenir du territoire de Fessenheim », voire une liaison fluviale par le Grand Canal d'Alsace, faciliteraient les synergies avec Europa-Park, où affluent des visiteurs du monde entier. Des navettes et des billets communs permettraient de profiter de la clientèle qui séjourne à Rust.
« Atompark ? Ja danke ! »

Après l'échec cinglant du Bioscope, alors que l'essor de son successeur, le parc du Petit Prince, reste modeste, le Haut-Rhin aura-t-il bientôt le grand parc de loisirs dont il rêve depuis longtemps ? Les élus informés en avant-première ne cachent pas leur enthousiasme, en rappelant la faible consistance - c'est un euphémisme - des projets listés jusqu'à présent pour la reconversion du territoire. Comme le glisse un maire concerné au premier chef, « les Allemands ont défilé pendant 40 ans devant la centrale aux cris d'"Atomkraft - Nein danke". Aujourd'hui, nous leur disons "Atompark ? Ja danke !" »...
Textes : Olivier BRÉGEARD

 

 
 

 

Remaniement : jeunes, inconnus mais experts

Publié dans le panorama le Lundi 01 avril 2019 à 05:39:18

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Politique Gouvernement
Remaniement : jeunes, inconnus mais experts
Le président a choisi de jeunes secrétaires d'État de confiance pour succéder aux partants : Sibeth Ndiaye est nommée porte-parole, la députée LREM Amélie de Montchalin aux Affaires européennes et Cédric O prend en charge le Numérique.
 

 
Amélie de Montchalin, Sibeth N Diaye : deux jeunes femmes entrent dans le gouvernement. Fait également son entrée, Cédric O.
Les remaniements n'arrivent pas toujours quand on les attend. Quatre jours après avoir mis fin aux fonctions de sa ministre des Affaires européennes, de son porte-parole et de son secrétaire d'État au numérique, le président de la République les a remplacés ce dimanche par trois débutants, tous trentenaires. Ils participeront ce lundi matin à leur premier conseil des ministres
La fidèle Sibeth

Deux de ces trois nommés sont des piliers de la Macronie. La nouvelle porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, 39 ans, occupait la fonction de chef du service de presse de l'Elysée. Elle suit Emmanuel Macron depuis le ministère de l'Économie et des Finances (2014) où elle occupait la même fonction avant de devenir chef de presse de la campagne.

Sénégal, proche de l'ex-président Abdullaye Wade, elle a grandi en politique au Parti socialiste. Plus précisément dans le courant de Dominique Strauss-Kahn, où elle a côtoyé plusieurs piliers de la Macronie. Parmi eux, le patron actuel de LREM Stanislas Guerini et....son prédécesseur Benjamin Griveaux. En Seine-Saint-Denis, au cabinet de Claude Bartolone, elle a acquis une vraie connaissance des territoires.
Le discret Cédric O

Autre proche parmi les proches du président, le nouveau secrétaire d'État chargé du Numérique Cedric O, 37 ans, a été le trésorier de sa campagne en 2017 avant d'intégrer cette cellule de conseillers discrets partagés entre l'Élysée et Matignon.

Lui aussi vient du PS : il a oeuvré dans la campagne numérique de François Hollande puis au ministère de l'Economie avec Pierre Moscovici avant Emmanuel Macron. Pour s'occuper de la « start-up nation » qui lui tient à coeur, le président, choisit donc un homme de confiance doublé d'un bon connaisseur des dossiers du numérique et qui « a la réputation d'un gros travailleur », nous dit un député LREM qui travaille sur ces sujets. Reproche formulé à son prédécesseur Mounir Mahjoubi.
Une spécialiste à l'Europe

La jeune Amélie de Montchalin, 33 ans, députée de L'Essonne, qui succède à Nathalie Loiseau aux Affaires européennes, vient en revanche de la famille juppéiste. Toujours les fameux équilibres de profils venus de gauche et de droite... Elle a quitté LR en 2016 après la primaire de la droite, « parce que l'engagement européen d'Emmanuel Macron est vraiment sincère ». C'est une authentique spécialiste des questions européennes : cette titulaire d'un master en administration publique a été analyste à la Commission européenne et économiste junior chargée de l'Europe pendant la crise de la zone euro de 2009 à 2012 chez Exane. Catholique pratiquante, chargée de la « liaison » entre le groupe LREM et les ministres Gérald Darmanin (Comptes publics) et Bruno Le Maire (Economie), elle a souvent eu maille à partir avec l'aile gauche des marcheurs.

 

 
 

 

Hollande tacle sévèrement
L'ancien président François Hollande, qui publie une édition augmentée de son livre « Les leçons du pouvoir », tacle sèchement son successeur Emmanuel Macron dans une interview au Parisien. « Le résultat au bout de deux ans n'est bon ni pour la vitalité économique, ni pour la cohésion sociale. À vouloir tout bousculer, tout s'est arrêté. Un mandat dure cinq ans, évitons de porter des jugements définitifs. Tout président peut toujours opérer des corrections, moi-même, j'en ai fait. Pour ma part, si j'interviens, c'est pour alerter. » François Hollande alerte aussi sur « le danger de l'extrême droite » : « La menace vient de l'extrême droite. Je l'affirme, un jour elle arrivera au pouvoir en France. En 2022 ou plus tard si l'on ne fait rien... ».

 

EDITORIAL : Dévaluation

Publié dans le panorama le Lundi 01 avril 2019 à 05:39:46

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EDITORIAL : Dévaluation
 

 
La photo n'a pas encore deux ans, mais elle est déjà celle d'une autre époque. Prise dans le hall d'entrée de l'Élysée, elle date du 18 mai 2017 et réunit les membres du premier gouvernement d'Emmanuel Macron. Comme il se doit, le président de la République occupe le centre de l'image, son premier Premier ministre s'est logiquement positionné à sa droite.

Sur le cliché, on reconnaît aisément Gérard Collomb, Nicolas Hulot, Richard Ferrand, Laura Flessel, François Bayrou bien sûr. Françoise Nyssen, Nathalie Loiseau, Benjamin Griveaux et Mounir Mahjoubi sont encore là eux aussi. Il faut un oeil plus averti pour isoler Marielle de Sarnez, Stéphane Travert ou Sylvie Goulard. Tous ont depuis été démissionnés ou démissionnaires.

Si cette photo mérite qu'on s'y arrête, c'est qu'elle est un document. Elle « donne à voir » non pas un instantané politique, mais le film d'un quinquennat qui avait fait du mouvement et de la rupture ses leitmotivs et qui, sur ce plan-là en tout cas, tient toutes ses promesses. Les dépasse même allègrement.

En moins de deux ans, ce ne sont ainsi pas moins de 14 ministres ou secrétaires d'État qui ont quitté le navire. Aucun autre gouvernement n'a vécu, ni provoqué, ces dernières décennies, une telle et aussi rapide hémorragie. En fait, le pouvoir s'est concentré comme jamais entre les mains de la structure élyséenne et deux ou trois hommes forts qui mènent la barque. Le président, le Premier ministre, le ministre de l'Économie éventuellement, par intermittence.

C'est comme si la fonction ministérielle avait subitement jauni elle aussi. Le poste de ministre semble aujourd'hui réduit au rang de chef de service, avec moins de pouvoir peut-être. D'ailleurs, depuis hier, on ne parle plus de remaniement mais de « remplacement ». Et les promotions de conseillers spéciaux propulsés au gouvernement (Sibeth Ndiaye, Cédric O en l'occurrence) ce dimanche viennent encore accréditer la thèse de la dévaluation organisée de la fonction.

C'est ce qui explique sans doute pourquoi, de Gérard Collomb à Benjamin Griveaux ou Mounir Mahjoubi, certains d'entre eux préfèrent quitter le service de l'État. Et se lancer dans une aventure municipale.

 

 
 

 

EDITORIAL : Le système et ses limites...

Publié dans le panorama le Lundi 01 avril 2019 à 06:22:11

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EDITORIAL : Le système et ses limites...
 

 
Laurent Bodin

La démocratie a un coût. Cela peut déplaire, voire paraître déplacé aux populistes de tous bords qui, en d'autres circonstances, considèrent à tort que les élus sont des nantis à l'abri du besoin. Le coût de la démocratie est cependant un gage nécessaire, bien qu'insuffisant, à son bon fonctionnement. Il en va de la rémunération des élus comme du fonctionnement des partis politiques et, plus globalement, des institutions.

Si les cris d'orfraie de certains responsables politiques sur ce sujet ne sont pas dénués d'arrière-pensées, les difficultés rencontrées par plusieurs partis ont de quoi susciter l'inquiétude de tous ceux qui aspirent à des élections libres et ouvertes à tous comme le prévoit la Constitution. Sur un plan idéologique, nul ne peut contester que tous les courants d'opinion doivent pouvoir être représentés dans le débat et donc proposer des candidats à chaque échéance. La réalité est bien moins idyllique.

Outre le fait que rien ne les y oblige, plusieurs facteurs peuvent expliquer le refus des banques à financer des campagnes électorales de mouvements politiques. Le premier est la posture de ces partis qui se disent « anti-système » et accablent les établissements financiers de tous les maux. Ensuite, la frilosité des établissements bancaires à accorder des prêts ne se limite pas aux partis politiques lors des campagnes électorales mais concerne aussi les entreprises.

Le monde politique doit aussi s'interroger sur ses propres responsabilités. Les scandales financiers touchant des partis n'ont pas manqué au cours des dernières décennies. Nul n'ignore non plus que certaines candidatures aux élections ont parfois pour seul but d'atteindre le seuil au-dessus duquel l'État remboursera les frais de campagne ou assurera, pour la durée du mandat, le financement de partis, voire de micropartis.

Alors que perdure le mouvement des gilets jaunes, le sujet est aujourd'hui trop sensible pour être mis sur la place publique. Mais un jour prochain, il faudra bien que soit abordée la question du statut de l'élu et du fonctionnement de la démocratie. Les banques privées faisant défaut, imaginer une banque publique d'investissement sur la démocratie n'est pas farfelu. À condition que la législation soit adaptée pour éviter les abus. Vaste programme !

 

 
 

 

Européennes : casse-tête financier pour les partis

Publié dans le panorama le Lundi 01 avril 2019 à 05:40:27

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Elections Campagne
Européennes : casse-tête financier pour les partis
Presque tous les partis galèrent pour obtenir des prêts bancaires, à l'exception de La République En Marche et des Républicains. La banque de la démocratie, un temps envisagée, ne verra pas le jour.
 

 
Avant de siéger au Parlement européen, il faut être élu, donc faire campagne et trouver les moyens de mener la bataille.
C'est un classique : avant chaque scrutin électoral, Marine Le Pen alerte sur les difficultés de son parti à faire campagne. Le Rassemblement national (ex-FN) a eu longtemps du mal à obtenir les signatures d'élus pour avoir un candidat à la présidentielle.

Désormais, obtenir des prêts bancaires pour financer la campagne est un obstacle pour le parti d'extrême droite. Le chef des « Insoumis » Jean-Luc Mélenchon, à l'autre bout de l'échiquier politique, est dans le même cas : les banquiers rechignent. Et la banque de la démocratie promise par le candidat Macron ne verra pas le jour (lire ci-contre).
Difficile pour tous

À La France Insoumise, on surveille le courrier tous les jours. « On a fait des demandes de prêts bancaires et on attend des réponses », indique Manuel Bompard, numéro deux sur la liste LFI des Européennes. Le mouvement LFI table sur un budget d'environ 4 millions d'euros, soit environ la moitié des dépenses autorisées pour les Européennes et l'équivalent de leur dotation annuelle.

« On a l'avantage de pouvoir puiser dans la trésorerie pour commencer et les militants ont déjà donné 150 000 euros pour financer la campagne », ajoute Manuel Bompard. Même s'il est optimiste sur l'obtention d'un prêt, le candidat ne cache pas que cela influe sur la campagne : il y a une épée de Damoclès sur certains choix stratégiques.
Des appels aux dons

Faire appel aux électeurs est une obligation pour tous les partis qui ne sont pas financés par l'État : il s'agit de ceux qui n'ont pas eu suffisamment de voix aux législatives. C'est le cas du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) qui a l'habitude de solliciter amis, familles et sympathisants pour pouvoir vivre et avoir des candidats aux élections.

Mais même les mouvements qui bénéficient des aides de l'État, comme Debout la France, peinent à boucler leur budget. « On a écrit à dix banques et aucune ne veut nous financer alors même que je demande un crédit de 500 000 euros, que mon parti n'a aucune dette et que j'ai la garantie des 600 000 euros annuels de financement de l'État. C'est un scandale », tonne Nicolas Dupont-Aignan.
Plus de 3 % pour être remboursé

Pour financer sa campagne, chaque colistier donne ce qu'il peut et fait des emprunts personnels. Un « système D » comme le qualifie Nicolas Dupont-Aignan qui ne cours que peu de risques car les sondages le donnent au-delà de 3 %, limite à franchir pour bénéficier du remboursement de l'État à hauteur de 9,2 millions d'euros maximum.

Benoît Hamon, tête de liste de Génération-s, est convaincu de franchir cette barre mais tous les sondages ne lui donnent pas raison. Donc pour lui aussi, c'est galère pour trouver le million d'euros nécessaire.

« Nous avons 10 000 cotisants et les appels aux dons fonctionnent bien dans notre mouvement », rassure Benoît Hamon qui revendique 60 000 adhérents.

Le NPA de Philippe Poutou a dû renoncer. La campagne de souscription n'a pas permis de réunir le million nécessaire.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Quand Pôle emploi lève les freins

Publié dans le panorama le Lundi 01 avril 2019 à 05:42:00

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Social Chômage
Quand Pôle emploi lève les freins
Depuis 2014, un dispositif associe Pôle emploi et les conseils départementaux dans l'accompagnement de demandeurs d'emploi soumis à d'importantes difficultés sociales. Et cela fonctionne.
 

 
Dans le cadre de l'accompagnement global, les entretiens physiques avec les conseillers Pôle emploi ont lieu au moins une fois par mois et s'accompagnent si besoin de rendez-vous téléphoniques.
« Tout ce qui m'arrive, je le dois à Pôle emploi. » D'ordinaire, l'établissement public né de la fusion entre l'ANPE et les Assedic fait plutôt l'objet de critiques acerbes. Il est pourtant des dispositifs par lesquels Pôle emploi parvient à bouleverser, pour le meilleur, la vie de ses usagers. À l'image de Martin Tangah.

Originaire du Cameroun, cet homme de 54 ans a bénéficié en 2018 de l'accompagnement global proposé par l'agence Pôle emploi de la Meinau à laquelle il était rattaché.

Initié en 2014 dans des départements pilotes dont le Bas-Rhin et généralisé depuis, ce dispositif cofinancé par le Fonds social européen (FSE) consiste en un accompagnement intensif et simultané par un conseiller Pôle emploi et un travailleur social du Conseil départemental. Il est dédié à des demandeurs d'emploi confrontés à des difficultés sociales importantes qui entravent la recherche donc le retour à l'emploi.
« Le demandeur d'emploi doit être volontaire »

« C'est un accompagnement socioprofessionnel », résume Abdelkader Zennou, le responsable d'équipe en charge de ce dispositif à l'agence de la Meinau qui insiste sur un « élément clé » de la réussite de celui-ci : « le demandeur d'emploi doit être volontaire ».

Il s'agit, dès lors, de « lever les freins ». Des freins qui peuvent être liés tant au logement qu'à une situation familiale, financière, administrative, judiciaire, ou à des problématiques de mobilité ou de communication.

Dans le cas de M. Tangah, c'est la question du logement qui a immédiatement été identifiée comme une « difficulté périphérique ».

« Je dormais dans le salon d'une dame, ma valise était mon oreiller », se souvient le quinquagénaire aujourd'hui employé en CDI. Lorsque Nathalie N'Daka, sa conseillère, le rencontre, M. Tangah vient d'échouer au test de formation au métier d'agent de sécurité qu'il convoite.
La fréquence des rencontres, clé du succès

Des démarches administratives sont enclenchées, auprès de la Caf notamment, parallèlement à une préparation scrupuleuse du fameux test, qu'il réussit cette fois. L'accompagnement global prévoit qu'un rendez-vous soit fixé au minimum une fois par mois avec le conseiller Pôle emploi. C'est l'autre clé de la réussite de ce dispositif : la fréquence des rencontres. « C'est un service basé sur le contact direct », insiste Muriel Elles, directrice de l'agence de la Meinau, qui prône « l'action collective » pour permettre à un public difficile souvent en chômage de longue durée de retourner vers l'emploi.

Et les chiffres semblent lui donner raison : pour les personnes inscrites à ce dispositif, le taux de retour à l'emploi est de 60 % dans le Bas-Rhin et 58 % dans le Haut-Rhin.

« Le fait que ce suivi soit intensif permet de créer un lien, de la confiance. Les gens se livrent peu à peu », explique la conseillère Pôle emploi Dorane Moutai qui suit, comme ses collègues, 70 personnes dans cette situation.

Installée, cette confiance permet d'identifier les problématiques pour mieux répondre aux besoins et adapter les solutions. Comme dans le cas de ce jeune homme, qui semblait sur la réserve, et a fini par expliquer à sa conseillère qu'il portait un bracelet électronique suite à une condamnation.
« Un bond incroyable »

« Quand je suis arrivée ici, je me sentais complètement inutile », témoigne cette quinquagénaire confrontée à une « descente aux enfers », qui dit avoir fait « un bond incroyable » en quelques mois, grâce à cet accompagnement. Avec sa conseillère, Emilie Martin, à laquelle elle témoigne une immense reconnaissance, elle alterne rendez-vous physiques et téléphoniques pour avancer pas à pas vers son objectif : obtenir le Bafa, se former aux premiers secours et retrouver un emploi cet été après des années d'inactivité. « Quand des personnes n'ont pas travaillé pendant plusieurs années c'est qu'il y a une raison qu'il faut prendre en compte », appuie Emilie Martin, l'un des 35 conseillers dédiés en Alsace à l'accompagnement global. Parce que leur fonction de conseiller Pôle emploi flirte au quotidien avec celle de travailleur social, tous appartiennent à des groupes d'échanges de pratiques et d'analyses de situations animés par des psychologues du travail.
Hélène DAVID

 

 
 

 

Autisme : « Un forfait d'intervention précoce »

Publié dans le panorama le Lundi 01 avril 2019 à 05:37:17

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Interview Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des personnes handicapées
Autisme : « Un forfait d'intervention précoce »
À la veille de la journée mondiale de l'autisme, Sophie Cluzel dresse le bilan de la stratégie du gouvernement lancé l'an dernier.
 

 
En France, 100 000 enfants sont officiellement diagnostiqués avec un trouble du spectre de l'autisme sur un total de 700 000 personnes.
C : À la présentation du plan autisme l'an dernier, vous aviez promis un dépistage précoce plus systématique : où en est-on ?

J'ai une seule boussole : les recommandations de la Haute Autorité de Santé qui soulignent la nécessité d'un diagnostic et d'une intervention précoce. Il est possible alors de remettre l'enfant dans une situation d'interaction. Et de lui permettre de rentrer dans les apprentissages. Cette intervention précoce repose sur un parcours de soins coordonné entre tous les professionnels et une prise en charge pluridisciplinaire avec un forfait d'intervention précoce pris en charge par la sécurité sociale, avec zéro reste à charge pour les familles.
Concrètement, comment ça se passe ?

Nous avons posé les bases d'un maillage territorial de professionnels (médecins généralistes, pédiatres, responsables de structures de la petite enfance...), formés à alerter sur un signe de développement de l'enfant qui n'est pas dans la norme.

Les parents seront alors orientés vers des plateformes de coordination pour demander un diagnostic, entièrement pris en charge. D'ici fin 2019, les familles d'un enfant de 0 à 6 ans inclus n'auront rien à débourser pour ces bilans et interventions d'un psychomotricien, d'un ergothérapeute et d'un psychologue. L'idée est d'agir le plus tôt possible. Avant les parents étaient dans une errance diagnostique. C'est par cette politique de prévention du surhandicap et la scolarisation des enfants dès trois ans qu'on changera la donne.
Qu'avez-vous engagé pour la scolarisation des enfants autistes ?

À la rentrée 2019, nous aurons créé 30 unités supplémentaires d'enseignement en maternelle et 180 de plus en 2022, et 45 en école élémentaire. Parallèlement, nous formons les accompagnants qui travailleront aux côtés des enfants.
Vous avez annoncé une priorité sur la recherche. Quelles sont les pistes ?

Dans le cadre de la stratégie autisme, nous soutenons des projets susceptibles d'améliorer la qualité de vie des personnes. À Bordeaux, une équipe va mener des recherches sur l'expression et la perception de la douleur, en particulier chez les autistes non verbaux, afin de pouvoir les soigner. À Strasbourg, une équipe travaille sur les troubles du sommeil. À Nantes, les travaux se concentrent sur le soutien aux parents pour un meilleur suivi des prises en charge, via des applications sur smartphone. Nous remettons la science au centre pour tordre le cou aux idées reçues.
Quelles idées reçues combattez-vous ?

Il faut informer pour lutter contre les fausses informations. Les causes de l'autisme n'ont rien à voir avec le lien mère-enfant, avec les écrans, ni avec la vaccination !
Vous êtes montée au créneau sur l'emploi, à tort et à travers, du mot autisme. Pourquoi ?

Les mots stigmatisent et sont insultants. Au cours du grand débat, j'ai été marquée par la remarque d'un lycéen avec une déficience intellectuelle : « soit on est des fantômes invisibles, soit on nous insulte ». Les mots font mal. Comme le mot schizophrène. Il ne faut jamais oublier que ce sont des maladies ou des handicaps, et que derrière il y a des personnes en souffrance.
Recueilli par Élodie BÉCU

 

 
 

 

Comprendre le burn-out

Publié dans le panorama le Lundi 01 avril 2019 à 05:54:03

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Comprendre le burn-out
 

 
Le burn-out, à la différence de la dépression, s'inscrit dans un contexte spécifiquement lié à l'activité professionnelle.

Photo DNA/Jean-Christophe Dorn

« Employés, cadres ou dirigeants ; hommes, femmes ; personne n'est à l'abri. » C'est le constat livré par Armand Reboh, directeur d'Alsace Santé au Travail (AST 67), en préambule du livre blanc consacré au burn-out. L'objectif de celui-ci pourrait se résumer au célèbre dicton « mieux vaut prévenir que guérir ».

D'autant que, dans le cas du burn-out, la « guérison » nécessite le plus souvent plusieurs mois d'arrêt de travail, passe régulièrement par une réorientation professionnelle, et laisse, parfois, des séquelles.
Un effondrement lié au travail

Greg, Strasbourgeois de 42 ans, a gardé de son burn-out, survenu il y a sept ans, d'importantes douleurs au dos, « alors que j'étais quelqu'un en parfaite santé », signale-t-il. « On m'a mis sans réelle formation sur une mission qui ne correspondait pas à mon métier, mes outils, mes process, se souvient le quadragénaire, alors prestataire de services en CDI. Très rapidement, je suis arrivé à un niveau de saturation qui m'empêchait de manger, j'avais mal au ventre, à la tête, au dos, je n'arrivais plus à dormir. »

Tout le monde a aujourd'hui entendu parler de cette pathologie qui met sur le tapis collègues ou proches. AST 67 parle d'épidémie. Pourtant, le phénomène comme son ampleur sont difficiles à cerner et à chiffrer. Si la terminologie est de plus en plus utilisée, elle renvoie à un concept qui n'apparaît pas dans le référentiel des maladies mentales. « La difficulté, c'est qu'il n'y a pas de définition homogène, le sujet reste débattu et il est en conséquence difficile de mesurer l'ampleur du problème », explique Françoise Siegel, médecin coordinateur chez Alsace Santé au travail, qui a collaboré à l'écriture du livre blanc. Pour elle, la meilleure définition du burn-out est celle-ci : « Un état d'épuisement physique, émotionnel et mental, qui résulte d'un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel. »
Redonner du sens

On parle de burn-out lorsque le mal-être, puis l'effondrement à proprement parler, sont directement liés à une situation professionnelle. Il se caractérise par « un épuisement, accompagné d'un état d'anxiété et de stress dépassé, d'un sentiment de perte d'efficacité, d'une chute de la motivation et du développement de comportements dysfonctionnels au travail », énumère AST 67. Une crise de larmes incontrôlée sur son lieu de travail, une incapacité physique à sortir de son lit, un corps qui ne répond plus : souvent, c'est l'effondrement lui-même qui permet d'identifier a posteriori un empilement de symptômes et le processus qui y a conduit.

L'entreprise, naturellement, a sa part de responsabilité. AST 67 milite pour une prévention collective, notamment via la médecine du travail et des « espaces de discussion au travail » (EDD), destinés à prévenir l'épuisement, en faisant émerger des outils concrets de régulation de l'activité et, simplement, en redonnant du sens. Les entreprises se doivent aussi d'être vigilantes à « l'après burn-out » et la potentielle reprise des comportements à risque.

« Quand j'ai repris le travail, j'ai été convoqué par mon manager qui m'a dit : "Maintenant il va falloir délivrer", se souvient Greg. Je suis retourné au tapis au bout de deux semaines. » Dans son cas, ce double burn-out s'est soldé par une procédure de deux ans pour licenciement abusif, la reconnaissance de la responsabilité de l'employeur et une réorientation professionnelle.

« Et si le burn-out était reconnu comme maladie professionnelle ? », interroge AST 67, rappelant que la pathologie est aujourd'hui prise en charge par la Sécurité sociale. Le service de santé au travail suggère de « frapper au portefeuille les entreprises les plus pathogènes », via la branche accidents du travail-maladies professionnelle, financée par les cotisations des employeurs. Elles seraient ainsi « incitées à bouger et à opter pour une gestion des salariés plus humaine ». Hélène DAVID

 

 
 

 

EuroAirport : plus de 100 destinations pour l'été

Publié dans le panorama le Lundi 01 avril 2019 à 05:46:02

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Transport
EuroAirport : plus de 100 destinations pour l'été
Jusqu'au 26 octobre, l'aéroport de Bâle-Mulhouse propose plus de 630 vols hebdomadaires, vers une centaine de destinations, dont six nouvelles. Objectif : franchir le cap des 9 millions de passagers d'ici la fin de l'année.
 

 
25 compagnies aériennes proposent plus de 100 destinations en vols directs réguliers depuis Bâle-Mulhouse.
Comme de coutume, au changement d'heure, ce week-end, correspondait l'entrée en vigueur du nouveau programme saisonnier de l'EuroAirport. À partir de ce dimanche et jusqu'au 26 octobre, 25 compagnies aériennes proposeront plus de 100 destinations en vols directs réguliers depuis Bâle-Mulhouse. Soit plus de 630 départs par semaine.
Marseille, Monastir, Kutaïssi, Tirana...

Six nouveaux points apparaissent - ou réapparaissent - sur la carte des destinations régulières : Alghero, en Sardaigne (deux vols par semaine), et Berlin Tegel (22 vols par semaine) avec easyJet ; Kutaïssi, en Géorgie, avec Wizz Air (deux vols par semaine) ; Monastir, en Tunisie, avec Nouvelair Tunisie (un vol par semaine) ; Marseille, avec Twin Jet (cinq vols par semaine) ; en attendant, à partir de juin, Tirana, la capitale albanaise, avec Albawings (deux vols par semaine).

Après une longue absence, la compagnie TAP Air Portugal fait son retour, pour desservir Lisbonne et, de là, de nombreuses destinations au Brésil, en Amérique du Nord et en Afrique.

Par ailleurs, la fréquence des vols Air France/KLM vers Amsterdam passe de trois à quatre par jour. Vers le Canada, Air Transat passe à deux vols hebdomadaires, avec, désormais, un Airbus A321néo.
Un début d'année tonitruant

Concernant les vols charters, Catane, en Sicile, et Louxor, en Égypte, sont proposées pour la première fois. Dubaï continuera d'être desservie par FTI jusqu'en mai. Et comme l'été précédent, les vacanciers retrouveront chaque semaine des vols vers la Bulgarie (Burgas), la Grèce (Héraklion, Corfou, Kos, Rhodes), l'Italie (Olbia, Palerme), le Portugal (Funchal), l'Espagne (Fuerteventura, Grande Canarie, Mahon/Minorque, Palma de Majorque, Tenerife) et la Turquie (Antalya, Bodrum, Izmir).

« La bonne conjoncture économique de la région et la forte demande du marché continuent d'inciter les compagnies aériennes à étendre leur offre depuis l'EuroAirport et à ouvrir de nouvelles liaisons », constate la direction, qui s'attend à une reprise significative » des marchés turc, égyptien et tunisien.

Pour 2019, l'EuroAirport table sur une augmentation du nombre de passagers d'environ 4 %, pour franchir, pour la première fois, la barre des 9 millions. La hausse a déjà été de 9,5 % entre janvier et fin février, par rapport à la même période de 2018.
Olivier BREGEARD

 

 
 

 

Sierentz Une première ! La course aux déchets

Publié dans le panorama le Lundi 01 avril 2019 à 05:48:59

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Sierentz Une première !
Sierentz Une première ! La course aux déchets
Le premier plogging du secteur des Trois frontières avait lieu hier matin à Sierentz. Derrière ce nom anglais, se cache un concept suédois qui consiste à courir ou à marcher avec des gants et un sac plastique à la main afin de ramasser des déchets sur son parcours.

 
Sur les 35 participants au plogging, cinq ont choisi le parcours de course à pied, long de 7,5 km. De quoi remplir plus d'un sac de déchets...
Le plogging, un bon moyen d'allier l'utile à l'agréable. À condition d'aimer un minimum le sport puisqu'il s'agit de courir (on peut aussi marcher) tout en ramassant des déchets. Ce concept suédois gagne doucement du terrain en France. À Paris, les événements de ce type ne manquent pas, mais ils se font plus rares en province. Le premier plogging du secteur des Trois frontières (et peut-être même du Haut-Rhin) avait lieu hier matin à Sierentz, à l'initiative du coach sportif de L'Orange bleue, Antony Chevillard.
« Ne pas laisser un monde comme ça à mes enfants »

Adepte de la course, Antony a décidé de réagir l'an dernier, lassé de voir les nombreux déchets qui jonchent les routes et sentiers qu'il emprunte. « J'ai découvert le plogging et j'ai vu qu'il était possible de rentabiliser son temps en faisant une autre action pendant le sport. Je suis père de famille et j'ai une forte appétence pour tout ce qui touche à l'écologie. Je me dis que je ne pouvais pas laisser un monde comme ça à mes enfants. » La transmission, l'apprentissage du respect de la nature et des autres, c'est aussi ce qui a motivé la Sierentzoise Maryse, venue avec sa petite-fille Cleis, âgée de 6 ans : « On fait déjà du tri et du compost à la maison mais cette action permet de renforcer le message à faire passer. »

La Ludovicienne Céline, elle, participait avec ses amies Séverine et Ghislaine, d'Eschentzwiller, et le petit groupe était très motivé : « C'est bien de faire quelque chose pour la nature, même si on se réveille un peu tard en France. On participe déjà aux opérations Haut-Rhin propre, mais le plogging permet de s'engager autrement, avec l'aspect sportif et ludique en plus. » Ils étaient 35, au final, à avoir pris part à cette toute première édition.

Et même si Antony espérait attirer plus de monde, il se montrait satisfait : « L'objectif est atteint. Je voulais avant tout transmettre mes valeurs et les participants m'ont confirmé qu'ils prendront désormais un sac lorsqu'ils iront se promener ou faire du sport. Le pari est gagné ! »
Sébastien SPITALERI Voir notre vidéo du plogging de Sierentz sur www.dna.fr

Voir notre vidéo du plogging de Sierentz sur www.dna.fr

 
 

 

Budget : déchets, tourisme et économie au menu

Publié dans le panorama le Lundi 01 avril 2019 à 06:03:41

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Budget : déchets, tourisme et économie au menu
 

 
Ordre du jour conséquent, mercredi soir à Osenbach, où se tenait le conseil communautaire de la Communauté de communes Pays de Rouffach, vignobles et châteaux (Parovic). Pas moins de 21 points figuraient au programme des élus, dont le principal était consacré à l'examen du budget primitif principal 2019. Ce dernier s'équilibre à 2,845 millions d'euros en dépenses et recettes d'investissement, et 5,822 millions d'euros en dépenses et recettes de fonctionnement.

Dans le détail, on retiendra le 1,77 million d'euros consacrés à la gestion des déchets, « un domaine où notre territoire se distingue par ses bonnes performances au niveau des différentes filières de collecte et de traitement, sans qu'il soit nécessaire de passer à des modes de financement incitatifs », explique le président, Jean-Pierre Toucas. Autres volets importants, le tourisme, deuxième secteur économique du territoire, auquel 300 000 EUR sont consacrés, ou encore le développement des zones d'activité économique (ZAE). À ce sujet, 790 000 EUR sont consacrés aux travaux et études de l'extension de la ZAE de Rouffach Est, qui fait l'objet d'un budget annexe. « Il y a pas mal de demandes pour cette zone, qui est idéalement située entre l'autoroute et la RD83 », a souligné Jean-Pierre Toucas.
L'attractivité du territoire en jeu

Concernant l'enfance-jeunesse, 1,076 million d'euros est consacré au fonctionnement des structures du territoire, les sept périscolaires, le multi-accueil, la microcrèche, le relais d'assistantes maternelles et le service d'animation-jeunesse.

À noter également, 1,215 million d'euros est consacré aux travaux du nouvel accueil loisirs-jeunes, et 300 000 EUR au fonctionnement de la médiathèque et des animations culturelles.

« Ces réalisations ont un coût, mais c'est l'attractivité de nos communes qui est en jeu à travers le triptyque périscolaire-école-attractivité du village », a défendu le président, qui en a profité pour souligner l'impact de la baisse des dotations et du FPIC, dont le cumul, depuis 2013, devrait se chiffrer à la fin de l'année à environ 2,1 millions d'euros.
Les taux

Les taux de la fiscalité directe locale s'établissent à 4,35 % pour la taxe d'habitation, 1,75 % pour le foncier bâti, 8,91 % pour le foncier non bâti, 1,55 % pour la cotisation foncière entreprise (CFE), et 20,25 % pour la CFE de zone. Le taux de la Taxe d'enlèvement des ordures ménagères est fixé à 9,8 %.

Autre point voté, les subventions, qui se montent à 1,143 million d'euros, plus 323 833 EUR consacrés à la participation aux organismes extérieurs, et 87 045 EUR aux fonds de concours.
En bref

Les élus ont approuvé une demande de classement touristique des communes du territoire, qui va être déposée en Préfecture.

La convention de partenariat avec Musicalta 2019 été renouvelée.

Un nouveau conseiller communautaire, Jean-Pierre Freudenreich, de Voegtlinshoffen, a été installé à la suite de la démission de Fabrice Krieger pour raisons professionnelles.
Stéphane CARDIA

 

 
 

 

Prix régional des solidarités rurales : appel aux Alsaciens

Publié dans le panorama le Lundi 01 avril 2019 à 05:47:32

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Initiative
Prix régional des solidarités rurales : appel aux Alsaciens
Créé en Champagne-Ardenne, le prix régional des solidarités rurales concerne tout le Grand Est depuis 2017. Sous représentés, les Alsaciens sont invités à concourir.
 

 
Les membres du Céser en visite aux Jardins du Giessen, à Châtenois, en 2017, un des (rares) lauréats du prix régional des solidarités rurales.
Qui veut gagner des millions ? Ou au moins une bonne dizaine de milliers d'euros ? C'est la promesse du prix régional des solidarités rurales, dont la 27e édition a été lancée jeudi à Mulhouse. Le principe est simple et il figure en bonne place dans le dossier de présentation à destination des candidats : « Vous avez mené, depuis au moins un an, une action qui a contribué à l'amélioration des conditions de vie en milieu rural ? » « Gagnez 15 000 EUR, voire plus », pourrait ajouter le document.
« Il y a une vie dans la ruralité, ce n'est pas le désert »

Qui joue les généreux mécènes ? La région du Grand Est, ou plus exactement le Céser (Conseil économique, social et environnemental régional) du Grand Est. Au total, une enveloppe globale de 71 000 EUR sera distribuée entre une petite dizaine de projets sélectionnés.

« Une partie de la ruralité se sent délaissée - et je pense notamment au mouvement des gilets jaunes -, mais on constate aussi qu'il existe des zones où les gens se mobilisent et mettent en oeuvre des actions. Il y a une vie dans la ruralité, ce n'est pas le désert ! », insiste Valérie Klein, première vice-présidente du Céser du Grand Est, originaire elle-même de l'Alsace Bossue.

« La ruralité, ce n'est pas une fatalité ! La ruralité est moderne, elle est connectée, renchérit Andrée Buchmann, élue à Schiltigheim et dont les racines sont sundgauviennes. Beaucoup de personnes sont installées à la campagne par choix. Et elles développement des activités très innovantes. »

Le prix régional des solidarités rurales existe depuis 1993. Il a été créé en Champagne-Ardenne. Depuis 2017, ce prix s'est étendu à la Lorraine et à l'Alsace. Une déclinaison locale relativement récente qui a des conséquences.
Promouvoir les territoires attractifs

« Au total pas moins de 4 354 communes de la grande région sont éligibles. Mais nous n'avons encore reçu que très peu de dossiers des territoires alsaciens... », regrette Valérie Klein. Seule exception à la règle, les Jardins du Giessen, à Châtenois, qui ont postulé et été primés en 2017.

« L'objectif de ce prix est de promouvoir les territoires qui sont attractifs, inclusifs et/ou sont connectés, note la vice-présidente du Céser. En règle générale, la Région finance des projets. Nous, au Céser, nous récompensons des actions déjà réalisées afin de leur permettre de continuer à vivre et de se développer. »

À titre d'exemple, l'édition 2018 du prix a mis en avant un groupe de fermiers, près de Reims, qui a créé un magasin collectif permettant de vendre leurs produits en milieu urbain. Ou ce bar-magasin proposant aux habitants d'un village de 500 âmes, en Meurthe-et-Moselle, de trouver un endroit convivial. Ou encore cette association de l'Aube qui a recréé un potager historique dans l'enceinte d'un château. Ou enfin cette association du département de la Meuse qui vient en aide aux migrants...

Le premier prix s'élève à 15 000 EUR, le deuxième à 10 000 EUR, puis sept autres accessits sont gratifiés de la somme de 7 000 EUR. Ces sommes sont prises en charge par la Région ainsi que par les différents partenaires que sont la Banque des Territoires, EDF, le groupe La Poste, AG2R la Mondiale, la Caisse d'Épargne et la Foire de Châlons-en-Champagne. Un jury se réunira ensuite à quatre reprises avant la remise des prix au mois de novembre prochain.
Édouard COUSIN Les dossiers peuvent être déposés du 1er  avril au 30 juin, sur le site internet www.ceser-grandest.fr

Les dossiers peuvent être déposés du 1er  avril au 30 juin, sur le site internet www.ceser-grandest.fr

 
 

 

COLMAR Forains : la peur de disparaître

Publié dans le panorama le Lundi 01 avril 2019 à 05:58:10

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COLMAR Forains : la peur de disparaître
 

 
Dès 14 h ce samedi, les premiers clients ont profité des manèges de la Foire de printemps de Colmar, installée place Scheurer-Kestner. Photo L'Alsace/Christelle Didierjean
Avec leurs manèges culminant parfois à 60 mètres de hauteur, comme le Vmaxx, attraction vedette cette année à Colmar, les forains ont l'habitude de donner des sueurs froides à leurs visiteurs.

Mais samedi, premier jour de la Foire de printemps à Colmar, des frissons de crainte, et parfois de colère, parcouraient l'échine de certains professionnels. Dans leur viseur, une ordonnance européenne les concernant.

Il s'agit d'un texte de loi qui oblige les collectivités à mettre en concurrence les simples occupations du domaine public si une activité économique en est tirée. Forains, mais aussi restaurateurs, producteurs de halles et marchés, vendeurs en tous genres sont potentiellement concernés.
Une loi qui va « tout casser »

L'autoproclamé « roi des forains » Marcel Campion a même menacé au début du mois de bloquer le périphérique parisien pour protester contre une loi qui va « tout casser ».

À Colmar, pour la première fois cette année, « la mairie nous a expliqué qu'ils avaient dû faire un appel à candidatures pour la foire » , précise Jean-Paul Oliero, vendeur de confiserie à la foire de Colmar depuis 1997.

Pour l'instant, tout est resté en l'état et les forains habituels ont retrouvé leurs emplacements. Mais la crainte est vivace de se voir « éjecter » d'une place qui se transmet souvent de génération en génération. « Bien sûr, on fait une demande à la mairie chaque année, mais en général, si on n'a pas fait d'erreur, on est renouvelé » , décode Ringo Adolphe, 41 ans et forain depuis plusieurs générations.

Chaque forain a sa « tournée » de foires, fruit d'une régulation entre forains pour éviter la concurrence déloyale et surtout pour que les affaires restent bonnes. Surtout, chacun des forains est son propre patron et est propriétaire de son manège et des camions qui permettent de le transporter.

De gros investissements, qui nécessitent des crédits bancaires. « Or, la banque nous prête de l'argent sur la base de notre tournée. Si on ne peut plus leur assurer qu'on fera tant de dates par an, ils ne vont plus nous prêter de quoi investir » , s'alarme Ringo Adolphe.

Dans cette histoire, ce ne sont pas les démarches administratives d'un appel d'offres qui rebutent les forains. Mais plutôt la crainte de se faire « piquer notre marché » comme l'explique Ringo Adolphe. « Des gros groupes comme LVMH peuvent répondre à l'appel d'offres et reprendre toute une foire, ça s'est déjà fait à Paris. Que nous restera-t-il alors ? »

Rien n'est encore figé. Les représentants de la profession sont encore en discussion avec le ministère pour « cadrer » l'application de cette nouvelle ordonnance européenne.

Mais les forains alsaciens préfèrent prévenir : « Ce qui fait notre force, c'est qu'on est solidaires. Donc on défendra notre métier, même s'il faut aller soutenir des collègues à Paris ou ailleurs. Ça ne nous fait pas peur. »
Marie-Lise PERRIN Y ALLER La Foire de printemps se poursuit jusqu'au dimanche 14 avril, place Scheurer-Kestner à Colmar. Lu. 1er et ma. 2 avril de 14 h à 22 h ; me. 3  de 14 h à 23 h ; je. 4 de 16 h à 22 h ; ve. 5  de 16 h à minuit ; sa. 6 de 14 h à minuit ; di. 7 de 14 h à 22 h ; lu. 8 et ma. 9  de 16 h à 22 h ; me. 10 de 14 h à 23 h ; je. 11 de 16 h à 22 h ; ve. 12 de 15 h à 23 h ; sa. 13  de 14 h à 22 h ; di. 14 de 14 h à 20 h.Entrée libre, attractions payantes (tarif réduit les mercredis 3 et 10 avril). PLUS WEB Voir également notre vidéo et diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

 

Bernard Lamey, une vie au service de la musique

Publié dans le panorama le Lundi 01 avril 2019 à 05:59:54

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Bernard Lamey, une vie au service de la musique
 

 
La médaille de la jeunesse, des sports et de l'engagement associatif a été récemment remise à Bernard Lamey, osenbachois d'origine, en présence du député Jacques Cattin, du conseiller départemental Lucien Muller, du maire d'Osenbach Christian Michaud, des représentants de la FFMJSEA (Fédération des médaillés de la jeunesse des sports, et de l'engagement associatif) Antoine Martinken et Gilbert Vogel, ainsi que de la famille et amis du récipiendaire.
Une impressionnantecarte de visite !

Lors de l'accueil des invités, Bernard Lamey a eu l'honneur de diriger la fanfare de Sainte-Croix-en-Plaine et la batterie fanfare Saint-Wendelin d'Eberbach/Schirlenhof. Une tâche qu'il a assumée avec brio et émotion.

La musique, principalement la musique d'harmonie, aura constitué l'engagement de toute une vie pour lui : musicien et directeur de la musique d'Osenbach depuis 1950 (près de 70 ans de fidélité !), membre au niveau national du conseil français de la musique de 1980 à 2017, membre actif des sociétés de musique d'Osenbach, Sainte-Croix-en-Plaine, Herrlisheim et Wettolsheim, professeur de musique... sans oublier l'organisation (en alternance avec les pompiers et les footballeurs) de plusieurs fêtes de l'Escargot, une manifestation qu'il a soutenue jusqu'à sa fin contre vents et marées. Une impressionnante carte de visite !

« Un grand monsieur de la musique » (B. Vogel) ; « Une générosité inégalée, un promoteur de la musique d'harmonie » (A. Martinken) ; « Un parcours exceptionnel d'un passionné » (Ch. Michaud) ; « Quand il y a un problème dans une harmonie, on appelle Bernard » (L. Muller) ou encore, « Tu es tombé dans un tambour tout petit. On compte encore sur toi pour continuer de diriger, encadrer, conseiller nos jeunes musiciens » (J. Cattin) : les éloges, mérités, ont fusé de la part de chaque intervenant avant le verre de l'amitié offert par le nouveau médaillé.

 

 
 

 

Berrwiller : Un bel après-midi musical avec l'orchestre d'harmonie

Publié dans le panorama le Lundi 01 avril 2019 à 06:00:55

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Berrwiller : Un bel après-midi musical avec l'orchestre d'harmonie

 
Les musiciens ont proposé au public un programme varié, avec des pièces originales, des musiques de film, du jazz et un hommage à Charles Aznavour.  Photos L'Alsace/Bernard Biehler
L'orchestre d'harmonie du Centre musical de Berrwiller, l'Ensemble Instrumental de Thann et la Musique Municipale de Guebwiller étaient réunis dimanche 24 mars à la salle de sport de Berrwiller sous la direction de Anne-Catherine Welterlen et de Frédéric Arnold, pour leur traditionnel concert annuel qui a suivi par un nombreux public.
30 musicienssur scène

La première partie a débuté avec les deux ensembles juniors de Hartmannswiller et de Berrwiller réunis, sous la houlette de Régis Maerky et d'Anne-Catherine Welterlen. Ils ont interprété quatre pièces, qui allaient d'airs traditionnels au jazz, en passant par la musique de film. La batterie-fanfare des sapeurs-pompiers de Berrwiller et Hartmannswiller, sous la direction de Philippe Gullung, a ensuite pris place sur scène pour interpréter Sambre et Meuse et le Défilé des Bataillons. La fin de la première partie, ainsi que l'ensemble de la seconde, a été assurée par les trente musiciens de l'orchestre d'harmonie, qui ont proposé au public un programme des plus éclectiques, avec Hymnus Pastorale, Into the Storm, ou encore Camelot, des pièces originales pour musique d'harmonie. Les musiciens ont ensuite proposé un medley des musiques de film avec, notamment, Tennessee ou encore What's up at the Symphony, puis évoqué le jazz des Barbershop Song's à travers Mister Sandman, tube du début des années 50. Un hommage a également été rendu à Charles Aznavour à travers ses plus grands titres. Un programme très varié pour un bel après-midi musical très apprécié.
Deux musicienmis à l'honneur

À la fin de la première partie du concert, deux musiciens et membres du comité ont été mis à l'honneur pour leur investissement. Vincent Schmidt, président depuis le 22 août 1993, et Bertrand Buck, trésorier depuis le 20 août 1995, ont reçu la médaille associative départementale des conseillers départementaux Pierre Vogt et Marie France Vallat. Un petit présent a également été remis par la municipalité à leur épouse.

 

 
 

 

Ranspach Finale cantonale : Parcours sportif pour sapeurs-pompiers accomplis

Publié dans le panorama le Lundi 01 avril 2019 à 05:42:58

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Ranspach  Finale cantonale
Ranspach Finale cantonale : Parcours sportif pour sapeurs-pompiers accomplis
Haut-Lieu dédié aux concours des parcours sportifs des sapeurs pompiers, le plateau de Ranspach a accueilli dimanche matin sous un soleil rayonnant les finales cantonales du parcours sportif des sapeurs-pompiers d'une quinzaine de corps de la proche région.

 
Un bel effort pour les sapeurs pompiers sportifs.
Une large participation a été notée, de quelque cinquante-six pompiers juniors, seniors et vétérans, féminins et masculins, ainsi que de soixante et onze jeunes sapeurs pompiers, qui ont tous fait le déplacement vers le site de Ranspach. Quinze centres de secours des cantons de Saint-Amarin et Thann, plus le CP de Leimbach, ont pris part à ce premier regroupement de la saison. Douze chronométreurs officiels, un parcours athlétique avec course à pied, traction du dévidoir, franchissement d'obstacles en portant un tuyau ou un sac de sable, sans oublier le lancer de précision d'un rouleau de corde ou encore la progression dans une chicane en position basse, les participants ont dû puiser dans leurs réserves pour réaliser le meilleur temps possible.

Toutes ces performances ont été récompensées par de nombreux podiums, médailles, coupes et challenges remis par les personnalités présentes. Le challenge du nombre attribué en fonction des participants par rapport aux inscrits, est revenu au CP de Ranspach pour la 3ème année consécutive.

Le challenge, remis par la conseillère départementale Annick Lutenbacher, leur est attribué définitivement. Le challenge des JSP remis par le président de la com com de Saint-Amarin François Tacquard est venu récompenser le CP du Chauvelin. Ces finales cantonales ont constitué une mise en bouche avant les finales du parcours de la 4e compagnie dont font partie 33 corps de sapeurs-pompiers de la proche région. Ce concours se disputera samedi prochain 6 avril à Ranspach et sera qualificatif pour la finale départementale du 28 avril prochain à Colmar.
RUDLER PIERRE

 

 
 

 

Saint-Louis/Bâle Vaste opération de police transfrontalière : 2 935 véhicules stoppés, 4 239 personnes contrôlées

Publié dans le panorama le Lundi 01 avril 2019 à 05:45:39

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Saint-Louis/Bâle Vaste opération de police transfrontalière
Saint-Louis/Bâle Vaste opération de police transfrontalière : 2 935 véhicules stoppés, 4 239 personnes contrôlées
Une action d'inspection coordonnée entre police Suisse, Française et Allemande était organisée dans la nuit de jeudi à vendredi. Quatorze personnes ont été arrêtées et 111 devront répondre ultérieurement de poursuites.

 
Une opération de police franco-suisse s'est déroulée jeudi soir sur le secteur des trois frontières.
Il s'agissait au niveau des postes frontières de procéder à des ouvertures de coffre des voitures et à des contrôles classiques. Le bilan de cette nuit est positif. Quatorze personnes ont été arrêtées à Dreiland : douze côté Suisse et deux côté Français pour des violations de la loi sur les étrangers, une pour une suspicion de détournement de fonds et quatre personnes ont été arrêtées dans la zone d'opérations pour trafic de stupéfiants. 111 personnes contrôlées devront répondre ultérieurement de poursuites pour des violations des lois portant sur la consommation et le transport de stupéfiants, d'armes, ou de simples irrégularités concernant la circulation routière.
Un dispositif policier et gendarme exceptionnel

Cette opération qui a mobilisé côté français, notamment les effectifs du commissariat de Saint-Louis, les agents de douanes, de la sûreté départementale et de la section départementale d'intervention s'inscrit dans le cadre d'une action commune cantonale et transfrontalière initiée par la police cantonale bâloise et urbaine. L'action de lutte a été répartie sur plusieurs sites dans le Triple Pays et a duré environ quatre heures. Au total, 2 935 véhicules ont été stoppés et 4 239 conducteurs et passagers contrôlés.

La police cantonale de Bâle-Ville a mené l'opération de contrôle à Dreiland en collaboration avec la police de Bâle-Campagne, la police cantonale de Soleure, la police militaire de l'armée suisse, la police des transports, la police fédérale allemande et la police du Bade-Wurtemberg, la police nationale française, la gendarmerie nationale, l'administration fédérale des douanes, l'administration fédérale allemande des douanes et la police des frontières française.
Alain CHEVAL

 

 
 

 

Vaste opération de police transfrontalière

Publié dans le panorama le Lundi 01 avril 2019 à 05:56:17

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Vaste opération de police transfrontalière
 

 
L'opération a mobilisé d'importants effectifs des forces de l'ordre - françaises, suisses et allemandes - jeudi soir, durant près de quatre heures. Photo DNA/Guy Greder
Une vaste opération de police franco-suisse s'est déroulée jeudi soir au niveau de plusieurs postes frontières du secteur des Trois Frontières.

Durant environ quatre heures, elle a mobilisé notamment, côté français, les effectifs du commissariat de Saint-Louis, les agents des douanes, de la sûreté départementale et de la section départementale d'intervention, mais aussi, côté suisse, les polices cantonales de Bâle-Ville, Bâle-Campagne et Soleure, la police militaire, la police des transports, et côté allemand, la police fédérale, celle du Bade-Wurtemberg et l'administration fédérale des douanes. Au total, 2935 véhicules ont été stoppés, 4239 conducteurs et passagers contrôlés.

Quatorze personnes ont été arrêtées - douze côté suisse et deux côté français : une pour suspicion de détournement de fonds, quatre pour trafic de stupéfiants, les autres pour violation de la loi suisse sur les étrangers. 111 personnes contrôlées devront répondre ultérieurement de violations des lois portant sur la consommation et le transport de stupéfiants ou d'armes, ou de simples irrégularités concernant la circulation routière.
Alain CHEVAL