Back to top

Ehpad : il faudra recruter 80 000 personnes

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 06:42:21

© L'alsace, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Ehpad : il faudra recruter 80 000 personnes
 

 
Un effort massif pour accompagner les personnes âgées dépendantes. C'est ce qu'appelle de ses voeux le rapport de Dominique Libault, remis hier jeudi à Agnès Buzyn. La ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé une « grande loi » à l'automne pour donner suite à ses conclusions qui proposent des mesures ambitieuses en faveur du grand âge. Un défi de taille : à partir de 2030, la France comptera chaque année 40 000 personnes âgées dépendantes de plus, effet mécanique du baby-boom de l'après-guerre qui devient papy-boom.
Plus de personnels en Ehpad

Le rapport plaide pour renforcer la présence humaine (aides-soignants, animateurs...) aux côtés des personnes âgées, pour une meilleure qualité de soin. Il vise une hausse de 25 % du taux d'encadrement en Ehpad d'ici 2024 par rapport à 2015, soit 80 000 postes supplémentaires en proximité de la personne âgée, pour une dépense supplémentaire de 1,2 milliard d'euros.
Un coût abaissé pour les familles

Les familles peinent parfois à acquitter les frais - élevés - liés à la dépendance d'un proche. En EHPAD, le reste à charge pour les familles s'élève en moyenne à 1 850 euros par mois.

Le rapport propose une baisse du reste à charge mensuel de 300 EUR en établissement pour les personnes modestes gagnant entre 1 000 et 1 600 EUR par mois.

Cette baisse serait obtenue à travers la mise en place d'une nouvelle prestation, dégressive en fonction des ressources, pour les résidents en EHPAD.

Un « bouclier autonomie » serait par ailleurs activé dès lorsqu'une personne reste plus de quatre ans en EHPAD en situation de perte d'autonomie (15 % des résidents), ce qui représenterait un gain moyen de 740 euros par mois.
Des mesures pour les employés

Autre axe majeur : un plan pour les métiers du grand âge. Soumis à une forte pression, et mal payés, ils peinent à recruter alors que les besoins de personnels seront de plus en plus importants dans les années à venir. Ses contours restent encore à définir.

Le rapport propose également d'améliorer la situation des employés qui assurent l'accompagnement à domicile.

Au menu : instaurer un tarif plancher de 21 euros de l'heure, auquel s'ajouteraient 3 euros de subvention, et négocier des hausses de salaires et de qualité de service par le biais de contrats d'objectifs et de moyens.

Les directeurs d'EHPAD représentés par l'AD-PA ont salué les « déclarations ambitieuses de la ministre [...] qui devront se traduire par des créations de postes et des revalorisations salariales dès 2019 ».
« Pas d'impôt supplémentaire » mais travailler plus longtemps

Pour concrétiser ces mesures ambitieuses, le rapport estime qu'il faut augmenter de +35 % la part des dépenses liées à l'autonomie en France d'ici 2030.

La réforme de la dépendance fera l'objet d'un « financement public », mais sans créer « un impôt supplémentaire », a affirmé hier la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis). « Je ne vois pas comment nous pourrions proposer plus d'impôts », donc « nous devrons travailler un peu plus », a-t-elle ajouté, « sauf à réduire les dépenses sociales, mais je ne vois pas lesquelles ». La ministre n'a pas donné de précisions sur ce qu'elle entendait la nécessité de travailler plus longtemps.
Élodie BÉCU

 

 
 

Ehpad : il faudra recruter 80 000 personnes

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 05:40:05

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Société Dépendance
Ehpad : il faudra recruter 80 000 personnes
Agnès Buzyn ministre des Solidarités et de la Santé, va devoir concilier le double défi de concrétiser la promesse d'un effort important en faveur de nos aînés sans créer d'impôt supplémentaire.
 

 
Un effort massif pour accompagner les personnes âgées dépendantes. C'est ce qu'appelle de ses voeux le rapport de Dominique Libault, remis hier jeudi à Agnès Buzyn. La ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé une « grande loi » à l'automne pour donner suite à ses conclusions qui proposent des mesures ambitieuses en faveur du grand âge. Un défi de taille : à partir de 2030, la France comptera chaque année 40 000 personnes âgées dépendantes de plus, effet mécanique du baby-boom de l'après-guerre qui devient papy-boom.
Plus de personnels en Ehpad

Le rapport plaide pour renforcer la présence humaine (aides-soignants, animateurs...) aux côtés des personnes âgées, pour une meilleure qualité de soin. Il vise une hausse de 25 % du taux d'encadrement en Ehpad d'ici 2024 par rapport à 2015, soit 80 000 postes supplémentaires en proximité de la personne âgée, pour une dépense supplémentaire de 1,2 milliard d'euros.
Un coût abaissé pour les familles

Les familles peinent parfois à acquitter les frais - élevés - liés à la dépendance d'un proche. En EHPAD, le reste à charge pour les familles s'élève en moyenne à 1 850 euros par mois.

Le rapport propose une baisse du reste à charge mensuel de 300 EUR en établissement pour les personnes modestes gagnant entre 1 000 et 1 600 EUR par mois.

Cette baisse serait obtenue à travers la mise en place d'une nouvelle prestation, dégressive en fonction des ressources, pour les résidents en EHPAD.

Un « bouclier autonomie » serait par ailleurs activé dès lorsqu'une personne reste plus de quatre ans en EHPAD en situation de perte d'autonomie (15 % des résidents), ce qui représenterait un gain moyen de 740 euros par mois.
Des mesures pour les employés

Autre axe majeur : un plan pour les métiers du grand âge. Soumis à une forte pression, et mal payés, ils peinent à recruter alors que les besoins de personnels seront de plus en plus importants dans les années à venir. Ses contours restent encore à définir.

Le rapport propose également d'améliorer la situation des employés qui assurent l'accompagnement à domicile.

Au menu : instaurer un tarif plancher de 21 euros de l'heure, auquel s'ajouteraient 3 euros de subvention, et négocier des hausses de salaires et de qualité de service par le biais de contrats d'objectifs et de moyens.

Les directeurs d'EHPAD représentés par l'AD-PA ont salué les « déclarations ambitieuses de la ministre [...] qui devront se traduire par des créations de postes et des revalorisations salariales dès 2019 ».
« Pas d'impôt supplémentaire » mais travailler plus longtemps

Pour concrétiser ces mesures ambitieuses, le rapport estime qu'il faut augmenter de +35 % la part des dépenses liées à l'autonomie en France d'ici 2030.

La réforme de la dépendance fera l'objet d'un « financement public », mais sans créer « un impôt supplémentaire », a affirmé hier la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis). « Je ne vois pas comment nous pourrions proposer plus d'impôts », donc « nous devrons travailler un peu plus », a-t-elle ajouté, « sauf à réduire les dépenses sociales, mais je ne vois pas lesquelles ». La ministre n'a pas donné de précisions sur ce qu'elle entendait la nécessité de travailler plus longtemps.
Élodie BÉCU

 

 
 

 

Politique Européennes Dupont-Aignan : une liste avec un gilet jaune

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 05:40:52

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Politique Européennes
Politique Européennes Dupont-Aignan : une liste avec un gilet jaune

 
Nicolas Dupont-Aignan.
On attendait Jean-Frédéric Poisson, le président du Parti chrétien démocrate, sur la liste des « amoureux de la France » menée par Nicolas Dupont-Aignan pour les Européennes. Mais non : le président de Debout la France a placé ses très proches dans les premières places, celles qui seront éligibles si la liste dépasse les 5 % des voix. Après la lanceuse d'alerte Stéphanie Gibaud (elle a été moteur dans l'affaire UBS) Jean-Philippe Tanguy, le bras droit de Nicolas Dupont-Aignan occupera la troisième place. Marie-Jo Zimmermann, ancienne députée LR de Moselle, et très proche du sénateur Jean-Louis Masson, est quatrième.
Avec un gilet jaune

Le gilet jaune Benjamin Cauchy est neuvième et sera porte-parole. Dans un grand élan d'optimisme, Nicolas Dupont-Aignan s'est dit convaincu que son gilet jaune serait élu. Il faudrait que les intentions de vote remontent sérieusement : la liste des « Amoureux de la France » n'est en effet créditée que de 3 % (1) alors qu'il faut 5 % pour obtenir des élus. Le député de l'Essonne était à 8 % il y a quelques mois.

Le souverainiste ne pourra donc pas compter sur les voix « tradi » de Jean Frédéric Poisson, très en colère de ne pas être retenu. Le député européen ex-Front national Bernard Monot qui a rallié Debout la France n'est pas non plus retenu sur la liste.

Nicolas Dupont-Aignan se compare à Didier Deschamps comme étant à la tête d'une « équipe de France ». Sauf que contrairement à l'entraîneur de l'équipe de foot, il manque singulièrement d'individualités capables de gagner le match.
Nathalie MAURET (1) Sondage Elabe du 27 mars.

(1) Sondage Elabe du 27 mars.

 
 

 

PS : Richardot en « charnière »

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 06:17:32

© L'alsace, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
PS : Richardot en « charnière »
 

 
Pernelle Richardot serait en place « potentiellement éligible » sur la liste du PS.

Photo DNA/Michel Frison

Le bureau national du PS a défini mardi soir sa liste de candidates et de candidats qui représenteront le Parti socialiste lors des élections européennes sur la liste de rassemblement avec Place Publique, Nouvelle donne et les Radicaux de gauche, liste sur laquelle le PS aura la moitié des places.

Sur la liste de 20 femmes, proposée par le PS, Pernelle Richardot figure à la 3e place derrière l'eurodéputée sortante Sylvie Guillaume et la première secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, Nora Mebarek. Mais cette liste n'est pas définitive : elle est celle des candidates socialistes, entre lesquelles pourront s'intercaler des candidates des partis partenaires. Le processus est le même pour la liste des hommes sur laquelle figure en tête Raphaël Glucksmann, suivi de l'eurodéputé sortant Eric Andrieu. Celle-ci sera mélangée avec celle des femmes selon le principe « un homme-une femme » qui prévaut aux européennes.

En l'état actuel des négociations, Pernelle Richardot serait donc 8e de la liste, nous disait-elle mercredi soir, c'est-à-dire une place « potentiellement éligible », selon Mathieu Cahn, adjoint socialiste au maire de Strasbourg et membre de la commission électorale du PS.

Cette place, elle la doit, nous dit-elle, au fait de « cocher toute une série de cases : le renouvellement, l'ancrage territorial, la connaissance du Parlement européen [elle a été assistante parlementaire de Catherine Trautmann pendant six ans] et le fait d'être de Strasbourg », ville siège du Parlement européen... assiégée par les campagnes pour qu'il déménage à Bruxelles. Comme les Alsaciennes Anne Sander (8e de la liste LR) et Fabienne Keller (7e de la liste LaRem), Pernelle Richardot aura donc pour mission, si elle est élue, de mener le combat en défense du siège.

« Je ne veux pas qu'on défende Strasbourg uniquement au nom de l'histoire et des traités, explique-t-elle. Malgré toute sa valeur symbolique, l'argument de l'histoire est devenu inefficace et les traités, il faudra s'y attaquer pour réformer l'Europe. Je plaide pour un Parlement fort dans une Union plus démocratique, alors il ne peut pas être à Bruxelles. Il serait enfermé dans un tunnel technocratique et opaque, alors qu'on a besoin de l'exact inverse. »

En cas d'élection, elle aimerait siéger dans les commissions parlementaires des transports et de l'agriculture. Et elle renoncerait à l'un de ses mandats en cours, celui de conseillère régionale ou celui d'adjointe au maire de Strasbourg.

D'ailleurs, ironie de l'époque confuse que traverse la politique française, deux adjointes au maire de Strasbourg, issues de la même liste en 2014, Pernelle Richardot et Nawel Rafik-Elmrini (29e sur la liste LaRem, L'Alsace de mercredi) feront campagne l'une contre l'autre pour les européennes. On entend déjà des éclats de voix à la mairie. Franck BUCHY
et Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

Haro sur le lycée 4.0 et le «tout numérique»

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 05:50:51

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Éducation
Haro sur le lycée 4.0 et le «tout numérique»
Le SNES-FSU demande un moratoire sur le «tout numérique» dans les lycées du Grand Est et exprime des doutes sur la mise à disposition d'ordinateurs gratuits aux lycéens.
 

 
Le «tout numérique» pose «de nombreux problèmes et interrogations», selon le syndicat SNES-FSU.
Le SNES-FSU du Bas-Rhin vient d'adresser une lettre ouverte au président de la Région Grand Est, Jean Rottner, à propos de l'expérimentation du « lycée 4.0 ». Si le syndicat enseignant qualifie d'« avancée » l'équipement informatique gratuit des lycéens, il se demande toutefois si celle-ci sera « pérenne » et souligne que « de nombreux problèmes et interrogations » sont posés par « le tout numérique ».

Ainsi, l'expérimentation mise en place dans certains établissements n'a pas donné lieu à « un bilan sincère de la part de la Région » avant son extension aux autres lycées, déplore le syndicat. Le SNES-FSU indique avoir « alerté sur les problèmes techniques et pédagogiques liés à ce dispositif mais aussi sur les questions sanitaires et environnementales » et sur la « souffrance qu'il entraîne » pour des enseignants « privés de la liberté de choisir sur quel support ils souhaitent travailler ».
« Conséquences négatives » et « marche forcée du programme 4.0 »

Le comité hygiène et sécurité-conditions de travail (CHSCTD) du Haut-Rhin avait mené une enquête qui pointait « les conséquences négatives de l'introduction du manuel numérique » et le CESER Grand Est s'était inquiété « d'une marche forcée du programme 4.0 », réclamant un « moratoire », rappellent les syndicalistes. « Il serait regrettable que la voix des citoyens que sont les enseignants, les parents d'élèves, mais aussi bientôt les lycéens soit traitée avec mépris par des décideurs persuadés d'avoir raison contre tous », indique le SNES-FSU, réclamant que les équipes enseignantes puissent continuer de choisir « entre manuel numérique et manuel papier ».

Ces préoccupations sont également relayées par le SNES-FSU du Haut-Rhin, qui met l'accent sur l'enquête du CHSCTD, à laquelle 151 professeurs avaient répondu. « Cette enquête fait ressortir que la mise en oeuvre du dispositif lycée 4.0 se heurte à des défaillances techniques (problèmes de réseau, de débit, de qualité des documents numériques...), des manques de formation (pour les enseignants) et des déstabilisations pédagogiques (avec en particulier les élèves les plus fragiles qui n'arrivent pas à se concentrer ».

« Le rectorat laisse le politique aux manettes. [...] On nous impose dans nos classes un média dont nous n'avons pas forcément besoin [...] On ne veut pas du prêt-à-porter mais garder le libre du choix de notre pédagogie », écrivent les syndicalistes haut-rhinois.

Surtout, c'est la disparition des livres scolaires en papier qui inquiète. « Les élèves n'ont plus de livres. Et pour les parents qui n'ont pas de connexion internet à la maison, on fait comment ?, questionne Agnès Miegeville, du lycée Schweitzer. Face aux écrans, on cherche à rendre les élèves passifs. » Les représentants syndicaux constatent que dans la première vague des lycées connectés « le budget photocopies a explosé », et que des enseignants veulent déjà revenir en arrière (comme les professeurs de mathématique du lycée Bartholdi) et aux manuels papier à la prochaine rentrée.

C'est donc un moratoire que demandent les enseignants du SNES. Pas impossible que les fameux « portables Rottner » destinés à tous les élèves de seconde aient un peu de mal à être déballés des cartons en septembre prochain...
D.T. et L.G.

 

 
 

 

Ordinateurs gratuits Le Snes-FSU demande« un moratoire »

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 06:07:05

© L'alsace, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Ordinateurs gratuits Le Snes-FSU demande« un moratoire »
 

 
La FSU 68 est à l'initiative du seul bilan connu sur l'expérimentation « Lycée 4.0 » lancée dans le Haut-Rhin en 2017. Les conclusions sont sévères. Lors d'un point presse - et à l'heure de la distribution d'ordinateurs portables à tous les élèves de seconde à la prochaine rentrée - le Snes-FSU s'étonne de la méthode employée. « Cette généralisation de l'expérimentation 4.0 se fait à marche forcée, sans aucun bilan depuis 2017. C'est pourquoi le CHSCTD 68 [Comité hygiène et sécurité-conditions de travail départemental] a décidé cette consultation dans les lycées Louis-Armand et du Rebberg à Mulhouse, Jean-Jacques-Henner à Altkirch et Alfred-Kastler à Guebwiller », explique Marie Simeoni du Snes-FSU, membre du CHSCTD.

Au total, 151 professeurs ont répondu aux questions, pour « observer l'impact de l'introduction massive du numérique sur les conditions de travail et la santé des personnels concernés » et trois conclusions s'imposent : « Cette enquête fait ressortir que la mise en oeuvre du dispositif lycée 4.0 se heurte à des défaillances techniques [problèmes de réseau, de débit, de qualité des documents numériques...], des manques de formation [pour les enseignants] et des déstabilisations pédagogiques [avec en particulier les élèves les plus fragiles qui n'arrivent pas à se concentrer, qui ont des attitudes "buissonnières" face à l'ordinateur, lire ci-contre]. »

Au-delà du discours sur le lycée 4.0, il y a surtout la méthode qui scandalise les syndicats enseignants. « Le rectorat laisse le politique aux manettes. On nous impose dans nos classes un média dont nous n'avons pas forcément besoin. On ne veut pas du prêt-à-porter mais garder le libre du choix de notre pédagogie ! »
« On cherche à rendre les élèves passifs »

Surtout, les représentants du Snes-FSU s'élèvent contre la disparition des livres scolaires en papier. « Les élèves n'ont plus de livres. Et pour les parents qui n'ont pas de connexion internet à la maison, on fait comment ?, questionne Agnès Miegeville, du lycée Schweitzer. Face aux écrans, on cherche à rendre les élèves passifs... »

En vrac, les représentants syndicaux constatent que dans la première vague des lycées connectés « le budget photocopies a explosé » et que des enseignants veulent déjà revenir en arrière (comme les profs de maths du lycée Bartholdi) et aux manuels papier à la prochaine rentrée. « On dénonce des décisions uniquement politiques qui nous sont imposées », poursuit Élise Peter, secrétaire départementale du Snes-FSU. Elle demande, comme le CHSCTD 68 qui a voté dans ce sens le 7 février dernier, « un moratoire immédiat de l'expérimentation du lycée 4.0 ». Pas impossible que les fameux « portables Rottner » destinés à tous les élèves de seconde aient un peu de mal à être déballés des cartons en septembre prochain... Laurent GENTILHOMME

 

 
 

Fessenheim Forum transfrontalier : Des emplois en Allemagne

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 05:55:25

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Fessenheim Forum transfrontalier
Fessenheim Forum transfrontalier : Des emplois en Allemagne
Des entreprises allemandes qui recrutent seront présentes le jeudi 4 avril prochain, au 2e forum de l'emploi transfrontalier organisé dans les locaux de la pépinière d'entreprises « La Ruche » à Fessenheim. Une belle opportunité pour les demandeurs d'emplois côté français, qui souhaitent travailler Outre-Rhin. Près de 200 offres d'emplois seront proposées...

 
Le Forum de l'emploi transfrontalier est l'occasion d'un contact direct avec des entreprises allemandes et d'obtenir toutes les informations pour la recherche d'emploi Outre-Rhin.
Postuler pour décrocher un emploi de l'autre côté de la frontière ou tout simplement venir se renseigner sur le statut du frontalier et la recherche d'emploi en Allemagne, ce sera possible le jeudi 4 avril prochain, de 9 h à 12 h, dans les locaux de la pépinière d'entreprises «La Ruche» à Fessenheim. En effet, Pôle Emploi Haut-Rhin, l'Agentur für Arbeit de Freiburg, la Région Grand Est, Infobest Vogelgrun/Breisach et la communauté de communes du Pays Rhin-Brisach, par le biais de PETra (Plateforme pour l'emploi transfrontalier) proposent à nouveau dans un même lieu la possibilité de rencontrer des acteurs et intervenants du marché de l'emploi transfrontalier.
Neuf entreprises présenteset près de 200 offres

Des entreprises allemandes qui recrutent, avec parfois la possibilité de postuler directement à une offre d'emploi, comme chez Europa-Park, Lidl, Dachser ou Strohmaier seront présentes sur place tout comme Bubendorff pour son site en Allemagne. Elles seront neuf au total. Présent pour la première fois à ce forum, Europa-Park recrutera pour son nouveau parc aquatique - et son hôtel - qui ouvrira en fin d'année. Ici il ne sera pas question d'emploi saisonnier mais d'une centaine de postes à pourvoir à l'année, sans qualification particulière, mais avec un niveau de langue 2 (compréhension de la langue dans des situations quotidiennes élémentaires). Des compétences comme celles de serveur, sommelier ou surveillant de baignade font toutefois partie des profils recherchés.

Rencontrer les entreprises dans le cadre de ce forum peut donc s'avérer une opportunité de décrocher un emploi ou de changer d'orientation professionnelle si tel est le cas. Les postes à pourvoir, le seront aussi bien dans les métiers de l'industrie que dans la vente ou le transport de marchandises. Des missions d'intérim seront aussi disponibles.
Un contact directet réaliser un CV

Hormis le jobdating avec des entreprises allemandes de 9 h à 12 h, ce forum proposera aussi des ateliers communs de Infobest et SPT (Service de placement transfrontalier) sur le statut du frontalier et la recherche d'emploi en Allemagne à 9 h 30 et à 10 h 30.

Tout au long de la matinée, des conseillers pourront aussi répondre aux questions concernant la présentation d'un CV en allemand tout en donnant de précieux conseils. Un photographe professionnel allemand sera également présent pour réaliser gratuitement et dans le respect des standards de dossier de candidature une photo portrait à joindre au CV. Des tests de langue (en ligne) permettront aussi d'évaluer son niveau en allemand (durée 45 minutes).

Les organismes de formation Greta Colmar-Mulhouse, Filea Colmar et Kedi Mulhouse seront également présents pour informer sur les offres de possibilités de formation linguistiques ou transfrontalières.

Côté pratique, et pour ne rater aucunes opportunités, il faudra penser à se munir de plusieurs exemplaires de son CV.
Carine DOPPLER Forum de l'emploi transfrontalier, jeudi 4 avril de 9 h à 12 h, à la pépinière d'entreprises La Ruche, 1, rue de l'Europe à Fessenheim. ?03 89 33 53 00. 3,1 %

C'est le taux de chômage dans le Bade-Wurtemberg voisin (juillet 2018). Le taux de chômage le plus bas en Allemagne, juste derrière celui de la Bavière.

Un chiffre à mettre en rapport avec le taux de chômage dans le département du Haut-Rhin, qui était de 8,5% au troisième trimestre 2018.

Forum de l'emploi transfrontalier, jeudi 4 avril de 9 h à 12 h, à la pépinière d'entreprises La Ruche, 1, rue de l'Europe à Fessenheim. ?03 89 33 53 00.

 
 

 

Emploi Forum franco-allemand à Fessenheim

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 06:20:42

© L'alsace, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Emploi Forum franco-allemand à Fessenheim
 

 
Europa-Park, présent pour la première fois à ce forum, recrute pour le parc aquatique et l'hôtel de Rulantica, dont le chantier avait débuté en septembre 2017, et qui seront ouverts toute l'année à compter du 28 novembre. Archives DR
Postuler pour décrocher un emploi de l'autre côté de la frontière ou tout simplement venir se renseigner sur le statut du frontalier et la recherche d'emploi en Allemagne sera possible le jeudi 4 avril, de 9 h à 12 h, dans les locaux de la pépinière d'entreprises La Ruche à Fessenheim.

En effet, Pôle Emploi Haut-Rhin, l'Agentur für Arbeit de Freiburg, la Région Grand Est, l'Infobest Vogelgrun/Breisch et la Communauté de communes Pays Rhin-Brisach, par le biais de PETra (Plate-forme pour l'emploi transfrontalier) proposent pour la deuxième fois dans un même lieu la possibilité de rencontrer des acteurs et intervenants du marché de l'emploi transfrontalier.
Près de 200 postes à pourvoir

Seront présentes des entreprises allemandes qui recrutent ou des entreprises françaises qui recherchent des salariés pour leur site allemand, avec parfois la possibilité de postuler directement à une offre d'emploi, comme Europa-Park, Lidl, Dachser, Strohmaier ou Bubendorff. Elles seront neuf au total, proposant quelque 200 postes. Présent pour la première fois à ce forum, Europa-Park recrutera pour son nouveau parc aquatique - et son hôtel - qui ouvrira en fin d'année. Ici il ne sera pas question d'emploi saisonnier mais d'une centaine de postes à pourvoir à l'année, sans qualification particulière, mais avec un niveau de langue 2 (compréhension de la langue dans des situations quotidiennes élémentaires). Des compétences comme serveur, sommelier ou surveillant de baignade font toutefois partie des profils recherchés.

Rencontrer les entreprises dans le cadre de ce forum pourra donc s'avérer une opportunité de décrocher un emploi ou de changer d'orientation professionnelle. Des postes seront aussi à pourvoir aussi bien dans les métiers de l'industrie, dans la vente, le transport de marchandises, que pour des missions d'intérim.
Réaliser son CV en allemand

Hormis le job dating avec des entreprises allemandes de 9 h à 12 h, ce forum proposera aussi des ateliers communs Infobest et SPT (Service de placement transfrontalier) sur le statut du frontalier et la recherche d'emploi en Allemagne à 9 h 30 et à 10 h 30.

Tout au long de la matinée, des conseillers pourront répondre aux questions concernant le CV en allemand tout en donnant de précieux conseils. Un photographe professionnel allemand sera également présent pour réaliser gratuitement, et dans le respect des standards d'un dossier de candidature, une photo portrait à joindre au CV. Des tests de langue (en ligne) permettront aussi d'évaluer son niveau en allemand (durée : 45 minutes).

Les organismes de formation Greta Colmar-Mulhouse, Filea Colmar et Kedi Mulhouse seront également présents pour informer sur les possibilités de formation linguistiques ou transfrontalières.

Côté pratique, et pour ne rater aucune opportunité, il faudra penser à se munir de plusieurs exemplaires de son CV.
Carine DOPPLER Y ALLER Forum de l'emploi transfrontalier, jeudi 4 avril de 9 h à 12 h, à la pépinière d'entreprises La Ruche, 1, rue de l'Europe à Fessenheim. Tél. 03.89.33.53.00.

 

 
 

Grand débat : temps additionnel

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 05:41:27

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Social Gilets jaunes
Grand débat : temps additionnel
Alors que le président Macron continue ses consultations (ce jeudi avec des enfants à Angers), la restitution des contributions du grand débat aura finalement lieu le 8 avril.
 

 
Emmanuel Macron à Angers ce jeudi, entouré d'enfants.
La restitution des contributions du grand débat aura lieu le 8 avril a annoncé ce jeudi la secrétaire d'État Emmanuelle Wargon : « Presque 1,5 million de personnes se sont exprimées et cela prend du temps de tout analyser d'autant qu'on s'est engagé à la transparence et à l'exhaustivité ». Les députés débattront dans l'hémicycle le 2 avril de transition écologique, fiscalité et dépenses publiques, et le 3 avril de démocratie et citoyenneté sans disposer des conclusions. Une déclaration du gouvernement devant l'Assemblée nationale, sans vote, est prévue le 9 avril puis devant le Sénat le 10.
Avec les enfants à Angers

Cela signifie que le Président ne s'exprimera pas avant ces dates sur de premières mesures. « Il prendra le temps dont il aura besoin » prévient Emmanuelle Wargon, rappelant que les décisions prendront diverses formes et s'étaleront sur plusieurs mois.

Emmanuel Macron terminera d'ailleurs son tour de France des régions la semaine prochaine par la Bretagne et la Corse.

Hier, c'est en Pays-de-Loire, à Angers qu'il faisait étape. Comme d'habitude, un comité d'accueil de 500 gilets jaunes renforcés par des enseignants hostiles à leur ministre Jean-Michel Blanquer et des salariés de la papeterie Arjowiggins menacée de fermeture, lui a réservé des sifflets. Lors des rencontres plus apaisées avec des élus régionaux, il a dénoncé « le vandalisme anti-radars qui fait remonter la mortalité routière ». Avec les enfants, il a surtout parlé d'écologie en général et de déchets plastiques en particulier : « Il faut expliquer, changer nos habitudes, habituer les gens à une forme de civisme, produire moins de plastique mais progressivement car il y a des tas de gens qui travaillent pour en produire, il faut les accompagner pour qu'ils aient un autre travail ». À un enfant qui lui demande quand vont s'arrêter les samedis des gilets jaunes, le président répond : « Le plus tôt possible j'espère ».

Samedi en tout cas, les manifestations sont interdites dans plusieurs villes de France (lire ci contre).

 

 
 

 

Hausse des tués sur les routes : les anti-radars pointés du doigt

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 05:42:35

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Sécurité routière Le bilan de l'accidentologie en février est désastreux
Hausse des tués sur les routes : les anti-radars pointés du doigt
Une dramatique hausse de 17 % des morts sur les routes a été constatée le mois dernier en France. Le gouvernement fustige les dégradations de radars commises en masse dans le sillage des gilets jaunes. Mais pour 40 millions d'automobilistes, l'erreur vient toujours des 80 km/h.
 

 
Depuis le début de l'année, les statistiques sont mauvaises sur le front de la sécurité routière.
C'est un chiffre qui sonne comme un terrible recul. 253 personnes ont perdu la vie le mois dernier sur les routes de France, contre 216 en février 2018. Cela représente une hausse de 17,1 %, mais surtout 37 vies enlevées en plus. Avec 18 victimes, les cyclistes paient un lourd tribut dans ce triste bilan de février : la mortalité de cette catégorie est la plus forte relevée sur ce mois au cours des dix dernières années.

Le gouvernement pourra dire qu'il avait prévenu les automobilistes. En janvier dernier, lors de la présentation du bilan annuel de la sécurité routière, le délégué interministériel avait annoncé que « le nombre d'accidents et leur gravité » allaient augmenter. Emmanuel Barbe avait alors mis en cause, sans les nommer, les dégradations commises par le mouvement des gilets jaunes sur les radars fixes, en protestation contre l'abaissement de la vitesse à 80 k/h sur une partie du réseau secondaire. Une mesure qui avait largement nourri la contestation contre un gouvernement jugé trop éloigné du quotidien des Français, mais qui avait épargné en 2018, selon le Premier ministre, 116 vies.
Une multiplication par quatre des excès de vitesse

Dans le sillage d'Édouard Philippe, Emmanuel Barbe estimait alors que la fronde contre les radars, et leur détérioration, avait causé en novembre et décembre « 60 morts » supplémentaires.

Selon le ministère de l'Intérieur, les trois quarts de ces machines ont été « soit détruites, soit détériorées, soit attaquées, soit neutralisées » entre novembre et février. Résultat : un « relâchement » des automobilistes et une multiplication par quatre des excès de vitesse enregistrés par les radars qui, s'ils ne flashent pas, relèvent tout de même la vitesse. « 400 % d'augmentation, au bout du compte ça fait des morts », cingle Christophe Castaner. Le président de la République a abondé jeudi en dénonçant ces dégradations de matériel, qu'il qualifie de « comportements inadmissibles ».
Du mieux en outre-mer

Pour le délégué interministériel, c'est la note de ces agissements qui a été lourdement payée par les usagers de la route en février. Outre le nombre de tués qui augmente fortement, la hausse du nombre global d'accidents corporels de 22 % sur le mois. Et depuis le début de l'année, les statistiques sont globalement mauvaises : 10 % de tués en plus, 8 % pour les blessés.

La seule note positive de ce bilan vient de l'outre-mer, où le nombre de morts est en recul de 17 % depuis janvier, et de 41 % sur le seul mois de février.
Aurélien POIVRET

 

 
 

 

EDITORIAL : Limitation de stress

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 05:47:57

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

EDITORIAL : Limitation de stress
 

 
La hausse soudaine des victimes de la route provoque une autre inflation. Celle des déclamations. C'est à une éruption d'arguments antagonistes que l'on assiste sur la sécurité routière, dont les experts se comptent forcément par millions. Chacun a des cibles dans l'autre camp. Et, s'il le faut, l'actualité en fournit encore.

Côté gouvernemental, on fustige tout de go les dégradations massives de radars, qui auraient pour effet un relâchement criminel des moeurs routières. Sauf qu'aucune étude ne vient appuyer cette accusation, même s'il est acquis que détruire des matériels ayant amélioré la sécurité est inadmissible et bêtement attentatoire à l'idée que les règles collectives protègent chacun.

Du côté des lobbies automobiles, on s'empresse de pointer l'inefficacité brutalement révélée du plafonnement à 80 km/h. Avec cet argument à gain assez aléatoire : l'alcool et les inconscients étant au moins aussi délétères que la vitesse, autant retrouver les allures d'antan.

La bataille sur le bilan des deuils est regrettable lorsqu'elle emprunte, trop facilement, le versant politique. Les manoeuvres du Sénat pour donner aux élus locaux la faculté de revoir à la hausse les 80 km/h paraissent d'une noblesse toute relative. C'est une façon de reconquérir l'opinion, le sujet ayant aidé à réveiller les aigreurs et les gilets jaunes. C'est également un moyen de s'ériger en contre-pouvoir d'un gouvernement honni, avec ce prétexte de redonner du galon à des décideurs marginalisés.

Mais leur stress à eux risque aussi d'être sans limitation. Outre qu'il nuit à la lisibilité d'une mesure de prévention, certes polémique, le cadeau est empoisonné.

Les gestionnaires locaux des routes se retrouveront sous la pression directe de concitoyens dont on sait combien ils apprécient les 80 km/h. La décentralisation a bon dos. S'il s'agit d'infliger un camouflet au pouvoir, sans considération des dérives possibles, on s'expose en fait à de pénibles parties de défausse. Entre autres quand les familles dans la peine chercheront des responsables.

 

 
 

 

La réforme de la justice est-elle efficace contre la surpopulation carcérale ?

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 05:43:47

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Société Prisons
La réforme de la justice est-elle efficace contre la surpopulation carcérale ?
Un nombre record de détenus et toujours pas de politique de « désinflation » carcérale : la contrôleure générale des prisons dresse dans son rapport annuel publié mercredi le « constat d'échec » de la lutte contre la surpopulation.
 

 
La densité moyenne des maisons d'arrêt au 1er novembre 2018 était de 141 %, selon le rapport .
Avec plus de 71 000 détenus en novembre, la population carcérale dans les 188 établissements pénitentiaires français a atteint en 2018 un niveau inégalé. « En dépit des annonces, la densité moyenne des maisons d'arrêt au 1er novembre 2018 était de 141 %, et l'on comptait 1 472 matelas au sol », pointe le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) dans son rapport annuel.

Pour Adeline Hazan, la contrôleure générale des prisons, la loi de programmation et de réforme pour la justice, portée par la garde des Sceaux Nicole Belloubet et publiée dimanche au Journal officiel « ne permettra pas de modifier en profondeur la situation ».
La création des places de prison insuffisante

La contrôleure générale déplore la priorité donnée au carcéral avec la construction de 15 000 nouvelles places de prison, une « fuite en avant ». « Depuis 25 ans, près de 30 000 nouvelles places de prison qui ont été créées et pourtant la surpopulation carcérale n'a jamais été aussi importante », tacle Adeline Hazan.
Redéfinition de l'échelle des peines

Avec la réforme, les peines de prison de moins d'un mois seront interdites. Entre un et six mois, la peine pourra se faire hors de la prison « par principe ». Entre six mois et un an, le juge pourra trancher entre surveillance électronique ou enfermement. Au-delà d'un an, c'est là la nouveauté, les peines seront exécutées sans aménagement prévu dès le départ. Pour Adeline Hazan, la redéfinition de l'échelle des peines « risque d'avoir un effet contraire à l'objectif de réduction de la population carcérale ». La fin des très courtes peines d'emprisonnement ne concernera que « 200 personnes », tandis que « plusieurs milliers » n'auront plus la possibilité d'un aménagement de peine entre un et deux ans.
Comparution immédiate, la procédure inchangée

Le CGLPL regrette que la loi « ne comporte aucune modification de la procédure de comparution immédiate (à l'origine de la plupart des courtes peines d'emprisonnement), ni aucune disposition importante visant à limiter la détention provisoire », qui bat elle aussi des records.

Ces deux pistes de « régulation carcérale » avaient été formulées par l'autorité indépendante début 2018, juste après le plus grand conflit social depuis un quart de siècle dans les prisons françaises. Un an après ce mouvement, les « causes structurelles qui ont conduit au mécontentement demeurent », observe Adeline Hazan.
Comment éradiquer la surpopulation ?

Pour elle, seule la mise en oeuvre d'une « politique publique de désinflation carcérale efficace, qui mette un terme aux échecs des politiques antérieures, bridées par la crainte de l'opinion publique », permettra d'éradiquer le fléau de la surpopulation. Celle-ci a pour principale conséquence la « forte dégradation des conditions de vie en détention », dans un contexte de « durcissement général des règles de sécurité » et notamment « la banalisation de la pratique des fouilles intégrales ».

 

 
 

 

La réforme de la justice est-elle efficace contre la surpopulation carcérale ?

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 06:43:11

© L'alsace, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
La réforme de la justice est-elle efficace contre la surpopulation carcérale ?
 

 
La densité moyenne des maisons d'arrêt au 1er novembre 2018 était de 141 %, selon le rapport . Photo Francois NASCIM0BENI/AFP
Avec plus de 71 000 détenus en novembre, la population carcérale dans les 188 établissements pénitentiaires français a atteint en 2018 un niveau inégalé. « En dépit des annonces, la densité moyenne des maisons d'arrêt au 1er novembre 2018 était de 141 %, et l'on comptait 1 472 matelas au sol », pointe le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) dans son rapport annuel.

Pour Adeline Hazan, la contrôleure générale des prisons, la loi de programmation et de réforme pour la justice, portée par la garde des Sceaux Nicole Belloubet et publiée dimanche au Journal officiel « ne permettra pas de modifier en profondeur la situation ».
La création des places de prison insuffisante

La contrôleure générale déplore la priorité donnée au carcéral avec la construction de 15 000 nouvelles places de prison, une « fuite en avant ». « Depuis 25 ans, près de 30 000 nouvelles places de prison qui ont été créées et pourtant la surpopulation carcérale n'a jamais été aussi importante », tacle Adeline Hazan.
Redéfinition de l'échelle des peines

Avec la réforme, les peines de prison de moins d'un mois seront interdites. Entre un et six mois, la peine pourra se faire hors de la prison « par principe ». Entre six mois et un an, le juge pourra trancher entre surveillance électronique ou enfermement. Au-delà d'un an, c'est là la nouveauté, les peines seront exécutées sans aménagement prévu dès le départ. Pour Adeline Hazan, la redéfinition de l'échelle des peines « risque d'avoir un effet contraire à l'objectif de réduction de la population carcérale ». La fin des très courtes peines d'emprisonnement ne concernera que « 200 personnes », tandis que « plusieurs milliers » n'auront plus la possibilité d'un aménagement de peine entre un et deux ans.
Comparution immédiate, la procédure inchangée

Le CGLPL regrette que la loi « ne comporte aucune modification de la procédure de comparution immédiate (à l'origine de la plupart des courtes peines d'emprisonnement), ni aucune disposition importante visant à limiter la détention provisoire », qui bat elle aussi des records.

Ces deux pistes de « régulation carcérale » avaient été formulées par l'autorité indépendante début 2018, juste après le plus grand conflit social depuis un quart de siècle dans les prisons françaises. Un an après ce mouvement, les « causes structurelles qui ont conduit au mécontentement demeurent », observe Adeline Hazan.
Comment éradiquer la surpopulation ?

Pour elle, seule la mise en oeuvre d'une « politique publique de désinflation carcérale efficace, qui mette un terme aux échecs des politiques antérieures, bridées par la crainte de l'opinion publique », permettra d'éradiquer le fléau de la surpopulation. Celle-ci a pour principale conséquence la « forte dégradation des conditions de vie en détention », dans un contexte de « durcissement général des règles de sécurité » et notamment « la banalisation de la pratique des fouilles intégrales ».

 

 
 

Région Grand Est A partir du 1er janvier 2022 sur certaines lignes TER : La concurrence sur les rails

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 05:49:32

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Région Grand Est A partir du 1er janvier 2022 sur certaines lignes TER
Région Grand Est A partir du 1er janvier 2022 sur certaines lignes TER : La concurrence sur les rails
Le conseil régional a approuvé hier l'ouverture à la concurrence des services de transports ferroviaires sur deux premiers lots, dont l'un comprend les lignes Sélestat-Molsheim-Strasbourg et Epinal-Saint-Dié-des-Vosges-Strasbourg. Les socialistes et Les Patriotes ont voté contre ; le RN s'est abstenu ; la majorité, certains Progressistes et le groupe Alsace ont voté pour.

 
L'exploitation de la ligne Strasbourg-Molsheim-Selestat sera ouverte à la concurrence dès le 1er janvier 2022.
Cette fois ça y est. La Région Grand Est se lance dans l'ouverture à la concurrence ferroviaire. La majorité de droite et du centre entend profiter de la législation « pour augmenter l'offre pour le même prix », détaille David Valence, vice-président aux transports, qui parle d'« un acte de foi dans la justice territoriale » et « dans le refus du déclassement territorial ».

Un « acte de foi dans le train » aussi, mais un sujet hautement politique et idéologique où les nuances terminologiques ont leur importance.
« Un cahier des charges blindé »

Question sémantique, les socialistes et les Patriotes voient dans cette ouverture le spectre de la « privatisation ». Thomas Laval dénonce une « union européenne qui casse le service public du rail » et pointe le danger de « territoires entièrement dévitalisés ». L'hémicycle n'échappera pas à la référence à la privatisation très contrastée des chemins de fer anglais. Les collègues de Florian Philippot, qui avait rappelé plus tôt qu'un « service du rail accessible est vital », s'opposent au projet.

Brigitte Vaisse juge « le pari risqué ». L'élue du groupe socialiste propose de confier la gestion des lignes à « une régie publique régionale, voire transfrontalière, pour garder la main ». Et exige quand même que « le cahier des charges soit blindé ».

Son camarade Olivier Girardin demande carrément à la majorité de « retirer le dossier » en défendant « une innovation en matière publique des mobilités ». Son groupe votera contre après avoir suggéré « d'inverser la logique consistant à privatiser les bénéfices et à mutualiser les pertes ». Bertrand Masson (PS) se dit « inquiet de la dégradation de la qualité du service public dans notre région ».
« Une réponse pas magique »

Marie-Hélène de Lacoste-Lareymondie, dont le groupe Rassemblement national s'abstiendra au final, avance des « craintes légitimes ». Elle s'interroge notamment sur le « prix du ticket à venir » et sur la question de la sécurité, « des sujets pas du tout évoqués », estime-t-elle.

À titre personnel, Jean-Pierre Masseret (Les Progressistes) se dit favorable à la proposition de l'exécutif en estimant qu'il s'agit d'un « élément de réponse qui n'est pas magique » tout en rappelant que les « groupes ne sont pas des philanthropes » non plus. Il sera suivi par deux de ses colistiers, Paola Zanetti préférant s'opposer.

« L'ouverture à la concurrence, ce n'est pas une privatisation, ni même une remise en cause du modèle ferroviaire français », rectifie Jean Rottner. « C'est une opportunité de faire beaucoup mieux pour moins cher. Elle doit nous permettre de rouvrir des lignes ou de dégager des économies pour investir sur d'autres lignes. » Le président avance la nécessité d'« innover » dès lors que « l'argent public n'existe pas, il n'y a que l'argent des contribuables ».
« Les biens resteront publics »

C'est la ligne tenue par la majorité qui répète, comme Thibaut Duchêne, qu'« il ne s'agit pas d'une privatisation » mais d'une délégation de service public dans laquelle la Région garde la main.

David Valence cherche à rassurer autant qu'à convaincre. « Les biens comme le matériel ferroviaire et les rails resteront publics », explique le maire de Saint-Dié-des-Vosges en précisant que le Grand Est a inscrit dès 2016 dans la nouvelle convention TER sa volonté d'ouvrir à la concurrence au moins 10 % du marché.

Pour David Valence, la délibération est « réaliste, pragmatique et non dogmatique ». Il indique que seuls 5 % des circulations sont concernés par cette ouverture à la concurrence, soit 1,5 million de kilomètres.

« C'est un choix d'expérimentation raisonnable pour éviter de prendre des décisions qui risqueraient de déséquilibrer les circulations ferroviaires. Nous gardons la maîtrise de ce qui sera réalisé », argumente encore le vice-président en parlant d'un projet « décoiffant ». Décoiffé, comme après le passage d'un train, public ou privé.
Franck BUCHY

 

 
 

 

TER : la concurrence sur les rails

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 06:08:29

© L'alsace, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
TER : la concurrence sur les rails
 

 
L'exploitation de la ligne Strasbourg-Molsheim-Selestat sera ouverte à la concurrence dès le 1er janvier 2022. Archives DNA/Jean-Francois Badias
Cette fois ça y est. La région Grand Est se lance dans l'ouverture à la concurrence ferroviaire. La majorité de droite et du centre entend profiter de la législation « pour augmenter l'offre pour le même prix », détaille David Valence, vice-président aux transports, qui parle d'« un acte de foi dans la justice territoriale » et « dans le refus du déclassement territorial ».

Un « acte de foi dans le train » aussi, mais un sujet hautement politique et idéologique où les nuances terminologiques ont leur importance.

Question sémantique, les socialistes et les Patriotes voient dans cette ouverture le spectre de la « privatisation ». Thomas Laval dénonce une « Union européenne qui casse le service public du rail » et s'inquiète du danger de « territoires entièrement dévitalisés ». L'hémicycle n'échappera pas à la référence à la privatisation très contrastée des chemins de fer anglais. Les collègues de Florian Philippot, qui avait rappelé plus tôt qu'un « service du rail accessible est vital », s'opposent au projet.

Brigitte Vaisse juge « le pari risqué ». L'élue du groupe socialiste propose de confier la gestion des lignes à « une régie publique régionale, voire transfrontalière, pour garder la main ». Et exige quand même que « le cahier des charges soit blindé ».

Son camarade Olivier Girardin demande carrément à la majorité de « retirer le dossier », en défendant « une innovation en matière publique des mobilités ». Son groupe votera contre après avoir suggéré « d'inverser la logique consistant à priva-tiser les bénéfices et à mutualiser les pertes ». Bertrand Masson (PS) se dit « inquiet de la dégradation de la qualité du service public dans notre région ».
Une réponse « pas magique »

Marie-Hélène de Lacoste-Lareymondie, dont le groupe Rassemblement national s'abstiendra au final, avance des « craintes légitimes ». Elle s'interroge notamment sur le « prix du ticket à venir » et sur la question de la sécurité, « des sujets pas du tout évoqués », estime-t-elle.

À titre personnel, Jean-Pierre Masseret (Les Progressistes) se dit favorable à la proposition de l'exécutif en estimant qu'il s'agit d'un « élément de réponse qui n'est pas magique », tout en rappelant que les « groupes ne sont pas des philanthropes » non plus. Il sera suivi par deux de ses colistiers, Paola Zanetti préférant s'opposer.

« L'ouverture à la concurrence, ce n'est pas une privatisation, ni même une remise en cause du modèle ferroviaire français, rectifie Jean Rottner. C'est une opportunité de faire beaucoup mieux pour moins cher. Elle doit nous permettre de rouvrir des lignes ou de dégager des économies pour investir sur d'autres lignes. » Le président avance la nécessité d'« innover » dès lors que « l'argent public n'existe pas. Il n'y a que l'argent des contribuables. »

C'est la ligne tenue par la majorité qui répète, comme Thibaut Duchêne, qu'« il ne s'agit pas d'une privatisation » mais d'une délégation de service public dans laquelle la région garde la main.
« Les biensresteront publics »

David Valence cherche à rassurer autant qu'à convaincre. « Les biens comme le matériel ferroviaire et les rails resteront publics », explique le maire de Saint-Dié-des-Vosges en précisant que le Grand Est a inscrit dès 2016 dans la nouvelle convention TER sa volonté d'ouvrir à la concurrence au moins 10 % du marché.

Pour David Valence, la délibération est « réaliste, pragmatique et non dogmatique ». Il indique que seuls 5 % des circulations sont concernés par cette ouverture à la concurrence, soit 1,5 million de kilomètres.

« C'est un choix d'expérimentation raisonnable pour éviter de prendre des décisions qui risqueraient de déséquilibrer les circulations ferroviaires. Nous gardons la maîtrise de ce qui sera réalisé », argumente encore le vice-président en parlant d'un projet « décoiffant ». Décoiffé, comme après le passage d'un train, public ou privé. Franck BUCHY

 

 
 

Kingersheim Maurer Tempé : 30 licenciements

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 05:53:48

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Kingersheim
Kingersheim Maurer Tempé : 30 licenciements

 
Après avoir prononcé la liquidation de tous les magasins, la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse a validé hier le projet de reprise de l'usine de production de charcuterie industrielle Maurer Tempé à Kingersheim.

Portée par le directeur commercial Mathieu Rouillard, cette Société coopérative et participative Tempé Maurer Alsace compte 100 anciens salariés de l'usine qui ont accepté d'investir leurs indemnités de licenciement dans la nouvelle entreprise. Trente personnes seront licenciées. « Nous n'avons pas pu garder plus de 100 salariés, sachant que nous allons accueillir de nouveaux métiers. À plein, nous serons 119 », indique Mathieu Rouillard qui parle d'un « nouveau départ ». « C'est une reprise dynamique puisque nous allons investir 1,8 million d'euros dans l'outil industriel sur deux ans », ajoute le nouveau responsable de l'entreprise.

 

 
 

 

Vins d'Alsace Commercialisation : La positive attitude des vignerons indépendants

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 06:10:34

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Vins d'Alsace Commercialisation
Vins d'Alsace Commercialisation : La positive attitude des vignerons indépendants
Les vignerons indépendants ne se laissent pas abattre par le marasme des ventes de vins d'Alsace. Aiguillonnés par la jeune génération, ils accélèrent sur la promotion, les salons et la conquête de nouveaux marchés.

 
Mercredi à Colmar, les assises du Synvira, le syndicat des vignerons indépendants ont donné le ton. Ici, pas de débats houleux comme à l'assemblée de l'AVA (Association des Viticulteurs d'Alsace) qui s'était tenue la veille à l'abri des journalistes. Mais un constat réaliste de la situation du vignoble sans noircir le tableau, et une réflexion sur les moyens de renverser la vapeur.
« Le monde s'offre à nous »

La belle et généreuse récolte de 2018 (1 180 000 hl) cache en effet une réalité commerciale moins glorieuse : les ventes ont chuté de 50 000 hl sur un an. L'Alsace a commercialisé 960 000 hl en 2017, seulement 909 000 en 2018. La concurrence s'est durcie avec l'offensive des vins du nouveau monde et les vins sans indication géographique (VSIG). Le vignoble alsacien a dû lâcher des marchés premiers prix.

Mais le président du Synvira préfère voir le verre à moitié plein. « Historiquement, la commercialisation du vin d'Alsace se faisait sur un grand marché Nord-Est. Et aujourd'hui, le monde s'offre à nous. Nous avons besoin de produits ayant une image forte pour attaquer de nouveaux marchés » positive Pierre Bernhard, citant l'exemple de pays comme Chypre. Une vision partagée par ce jeune viticulteur pour qui « 3,70 euros la bouteille de vin d'Alsace à l'export », ce n'est guère motivant.

Florian Beck-Hartweg regrette que les choix régionaux faits ces derniers temps, « en termes de rendements notamment », soient contraires à cette vision d'avenir.

Pour la première fois, le Synvira a accompagné « huit vignerons primo-exportateurs » sur le stand collectif Alsace du salon Prowein de Düsseldorf, pour les aider à trouver nouveaux clients (ci-dessous et en vidéo le témoignage de Vincent Ackermann, un des exposants). « On va essayer de participer à d'autres salons professionnels et grand public, pourquoi pas avec nos collègues champenois », a lancé Pierre Bernhard. L'idée d'un mini-salon des vins d'Alsace au Danemark a été lancée. Le choix du lieu permettrait d'inviter les voisins suédois bons clients du vin d'Alsace « Mais il faut changer nos méthodes pour coller aux nouveaux modes de consommation, travailler les produits, les prix et le packaging ».

Les vignerons indépendants peuvent compter sur la relève. Le groupe des jeunes se démène pour véhiculer l'image des vins d'Alsace, avec des initiatives branchées tels que le partenariat avec les Étoiles d'Alsace à Val d'Isère ou les afterwork de Strasbourg et Colmar. Mardi, Denis Hebinger son président a passé le relais à Hélène Huttard, vigneronne à Zellenberg, qui affiche le même volontarisme.

Les vignerons indépendants ont un autre atout dans la manche avec l'oenotourisme. Catherine Schmitt en charge du dossier a annoncé l'extension de l'Apéro gourmand (soirée découverte accord mets-vins au domaine) d'un à quatre mois : mai, juin juillet, août, et un projet d'après-midi vin nouveau chez le vigneron fin septembre-début octobre.
I.N.

 

 
 

 

Rational prévoit de gros investissements à Wittenheim

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 06:19:00

© L'alsace, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Rational prévoit de gros investissements à Wittenheim
 

 
L'entreprise Rational, plus connue en Alsace sous le nom de Frima, produit des appareils de cuisson pour les professionnels. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin
L'entreprise Rational, plus connue en Alsace sous le nom de Frima, va investir « plusieurs millions d'euros » sur son site de Wittenheim. Le fabricant d'appareils de cuisson pour les professionnels de la restauration, qui emploie 200 personnes dans la zone d'activité du Pôle 430, prévoit de multiplier par cinq sa surface, passant de 20 000 m² à 100 000 m². Les terrains nécessaires à cette opération sont en cours d'acquisition. Le chantier devrait débuter en fin d'année pour s'achever en 2022.

Le site alsacien regroupe deux filiales de ce groupe international qui réalise 778 millions d'euros de chiffre d'affaires, et dont le siège est situé à Landsberg am Lech, près de Munich. Rational France regroupe, pour l'ensem-ble du groupe, les services adminis-tratifs et commerciaux, ainsi que le service après-vente et la recherche et développement. Rational Wittenheim est l'entité de production du Variocookingcenter©, un appareil de cuisson multifonctions. L'autre produit phare de Rational, le four multifonctions baptisé Selfcookingcenter©, est fabriqué au siège, en Alle-magne.

Pour atteindre un objectif annuel de croissance de 10 à 20 %, l'usine va donc bénéficier de plusieurs millions d'euros d'investissements. Et va recruter au-delà de la trentaine de salariés embauchés tous les ans sur l'ensemble des postes : recherche et développement, achat, production, marketing, ventes, SAV... « Nous avons besoin de nous agrandir pour conquérir de nouveaux marchés. C'est une question d'anticipation », explique Jean-Baptiste François, directeur marketing de Rational, qui ne souhaite pas détailler, pour l'instant, les objectifs de l'entreprise en termes d'emplois. Laurent BODIN

 

 
 

Müllheim Un cursus bilingue au collège dès la rentrée de septembre : Une alternative pour les élèves alsaciens

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 05:57:37

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Müllheim Un cursus bilingue au collège dès la rentrée de septembre
Müllheim Un cursus bilingue au collège dès la rentrée de septembre : Une alternative pour les élèves alsaciens
Depuis des années, la question se pose pour les parents d'enfants scolarisés en école bilingue, publique ou privée (ABCM), de l'orientation dans un collège bilingue : collège public (mais peu proposent un cursus bilingue à Mulhouse), établissement pri-vé, Lycée franco-allemand de Fribourg. Désormais une nouvelle possibilité s'ouvre à eux : une Realschule* bilingue à Müllheim.

 
La Freie Evangelische Schule est un des pendants allemands des collèges confessionnels sous contrat Éducation nationale, en France.
Une Realschule privée, protestante, sous contrat avec l'Éducation nationale, comme le sont les établissements privés catholiques français ou l'école associative ABCM, et bilingue donc, ou plus exactement proposant une section bilingue, en option, au sein des classes de l'établissement.

« Nous avons été sollicités par des parents qui habitent dans la région trinationale, pour qui les langues sont une question primordiale », explique Heidrun Luttringer, responsable du collège de la Freie Evangelische Schule de Müllheim, où elle est également professeur de français. « Pour l'instant, on part sur du français renforcé et une autre matière en français, poursuit-elle, avec un peu plus de matières en français au fil des années, dans la mesure du possible ». Selon Heidrun Luttringer, pour des familles binationales ou des élèves sortant d'un cursus bilingue en France, notamment ceux venant d'ABCM, l'intégration se fera sans problème.

Concernant la question pratique du transport, tout dépendra du nombre d'enfants inscrits : un covoiturage sera possible, voire la mise en place d'un transport en bus. Les horaires de la Realschule sont ceux qui ont cours en général en Allemagne. Ils sont calqués sur les horaires des transports en commun : de 7 h 45 à 12 h 45 du lundi au vendredi, plus un ou deux après-midi jusqu'à 14 h 45 pour les plus âgés, sachant aussi qu'en cas d'absence, les professeurs sont remplacés. Un périscolaire est possible jusqu'à 16 h, et s'il n'y a pas de cantine proposée, les enfants peuvent emmener leur repas.

Concernant les frais de scolarité, 80 % sont pris en charge par le Land (ou l'association, les trois premières années de la création d'un site) et 20 % sont à la charge des parents, sur la base de barèmes prenant en compte le nombre d'enfants et les revenus familiaux.

Les élèves français souhaitant intégrer la Realschule de Müllheim à la rentrée prochaine doivent se faire connaître dans les semaines qui viennent. Les classes comptent 25 à 26 élèves. Il reste pour l'instant quelques places bilingues en 5.Klasse et une dizaine de places bilingues en 6.Klasse.

Au fur et à mesure que les années passeront, la Freie Evangelische Schule prévoit d'ouvrir les classes suivantes, jusqu'à la 10.Klasse (2nde), puis à terme, même, un Berufliches Gymnasium, pour permettre aux élèves de réaliser les deux dernières classes de leur scolarité. Il s'agit d'un lycée professionnel permettant de passer un bac général avec des options techniques, ces passerelles étant possibles en Allemagne. L'association envisage d'ailleurs pour la rentrée 2023-2024 de déménager sur un site plus grand, à Müllheim, afin d'avoir suffisamment de place pour réaliser ses projets.
Michèle MARCHETTI Renseignements ? 0049 (0) 7631 748263 ou www.fes-muellheim.de

Renseignements ? 0049 (0) 7631 748263 ou www.fes-muellheim.de

 
 

 

Uffholtz Linguistique : Pérégrinations en alsacien

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 05:52:20

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Uffholtz Linguistique
Uffholtz Linguistique : Pérégrinations en alsacien
Doctorante à l'Université de Strasbourg, Carole Werner était en résidence de chercheur à l'Abri-Mémoire d'Uffholtz. Elle a pu y conforter sa thèse sur l'évolution de la langue écrite et parlée en Alsace entre 1681 et 1914.

 
Carole Werner n'est pas inquiète pour le dialecte alsacien.
« L'Abri-Mémoire accompagne ceux qui font de la recherche en histoire. Carole Werner reviendra tout au long de l'année pour étudier nos documents », indique le directeur, Nicolas Vignos. Ce que la jeune chercheuse a découvert à Uffholtz, ce sont des « écrits de tranchée ».

Des lettres de soldats alsaciens, incorporés dans les troupes allemandes, révèlent un panachage entre la langue allemande, langue officielle de la province depuis 1871, et le dialecte paysan alsacien. Sur des cartes postales du début du 20e siècle, on découvre sans surprise des emprunts au français, devenu « langue étrangère de proximité » après l'annexion.
L'Alsace, terre de passage

« L'alsacien est le langage de communication le plus utilisé en Alsace, depuis le peuplement par les Alamans au 5e siècle, jusqu'en 1914. L'Alsace est une terre de passage, fréquentée par les marchands et les voyageurs », note Carole Werner.

La date de départ de son étude, 1681, n'est pas anodine. C'est l'année du rattachement de Strasbourg à la couronne de France. Ruinée pendant la guerre de Trente Ans, l'Alsace accueille des immigrants venus de Suisse et d'Autriche. Au même moment, à la suite du Traité d'Utrecht de 1648, le français y devient langue administrative. « C'est surtout une langue de classe, utilisée par la bourgeoisie, les fonctionnaires, les élites », constate Carole Werner.
Trésors

Les pièces de théâtre, comme « D'r Herr Maire » de Gustave Stoskopf, les cartes postales, les poésies et les chansons, sont une mine de trouvailles pour elle. Les commérages des lavandières recueillis dans les journaux d'époque, et même les listes de courses, où les mots allemands alternent avec des expressions du français ou du dialecte sont autant de trésors linguistiques. « Comme les tracts électoraux, où les parlers dialectaux apparaissent comme des moyens d'émancipation », reconnaît la linguiste.

Sur l'avenir de l'alsacien, Carole Werner n'est pas vraiment inquiète. « On continue à l'apprendre, à l'étudier. Le dialecte, l'Elsasserditsch, connaît un regain d'intérêt », assure-t-elle. « L'ordre des mots alsaciens est aujourd'hui celui du français, plus celui de l'allemand. C'est inévitable dans un environnement linguistique dominé par le français. Mais l'alsacien reste une langue bien vivante », veut-elle croire.
Louis GRIFFANTI

 

 
 

 

Les internes alsaciens en gynécologie en grève

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 05:52:57

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Hôpital
Les internes alsaciens en gynécologie en grève
Les internes en gynécologie-obstétrique d'Alsace ont déposé un préavis de grève illimitée (service, gardes et astreintes) à partir du 1er avril prochain.
 

 
Le centre hospitalier de Mulhouse a obtenu deux postes d'internes en gynécologie-obstétrique.
Les internes alsaciens en gynécologie-obstétrique protestent contre l'absence de postes d'interne au CHU de Strasbourg, les six prochains mois. Ils ont déposé un préavis de grève illimitée à partir du lundi 1er  avril.

« Six postes ont été ouverts par l'ARS [Agence régionale de santé] du Grand Est, mais uniquement en périphérie, à Colmar, Mulhouse et Haguenau, constate Mathieu Werner, trésorier et vice-président communication au SAIHCS (Syndicat autonome des internes des hospices civils de Strasbourg). Et les six postes au CHU de Strasbourg ont été supprimés. » L'interne fait remarquer que deux postes ont été affectés à Mulhouse, « alors que le centre hospitalier n'est pas en manque d'internes en gynécologie »...

Dans un communiqué, les internes alsaciens déplorent aussi le manque de concertation avec l'ARS. « Les discussions engagées entre les internes référents, soutenus par l'ensemble des PU-PH [professeurs des universités-praticiens hospitaliers, NDLR] de la discipline, et l'ARS se sont soldées par un échec. »

Le SAIHCS s'étonne également que « l'avis des internes, de leurs représentants et des coordonnateurs de DES n'ait pas été pris en compte », et s'interroge : « Si le manque de gynécologues dans la région est si criant en périphérie, pourquoi n'avoir pas ouvert plus de postes d'internes ? » Les internes réclament qu'au moins un poste soit ouvert en mai et pour six mois au CHU de Strasbourg.

De son côté, l'ARS du Grand Est affirme que « des réunions de coordination se sont déroulées tout le mois de mars avec les représentants des internes et que s'il y a moins de postes d'internes au CHU, c'est parce qu'il y a moins d'internes en général. » L'ARS a néanmoins convoqué une réunion, ce vendredi 29 mars, avec les internes et/ou leurs représentants « pour leur expliquer la décision de supprimer les postes d'interne au CHU de Strasbourg ».
Geneviève DAUNE

 

 
 

 

Munster Samedi 30 mars : Opération Haut-Rhin Propre

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 05:37:00

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Munster Samedi 30 mars
Munster Samedi 30 mars : Opération Haut-Rhin Propre

 
Comme chaque année, la Ville de Munster s'associera à l'opération « Haut-Rhin Propre » à l'initiative du conseil départemental, avec le soutien de la communauté de communes de la Vallée de Munster.

Rendez-vous le samedi 30 mars à 8 h 30 (fin de l'opération vers 11 h), sur le parking du gymnase, 1 rue du Docteur-Heid à Munster.

Comme à l'accoutumée, la Ville de Munster mettra à disposition le matériel de base (sacs en plastique et gants) nécessaire au bon déroulement de l'opération.

Les déchets collectés dans les sacs marqués du sigle Haut-Rhin Propre seront à déposer aux points de collecte indiqués sur le plan qui sera remis à chaque participant.

En guise d'accueil, la Ville de Munster proposera une collation, afin de débuter l'opération dans les meilleures conditions possibles !

Inscription via le formulaire en ligne sur le site de la Ville : www.munster.alsace, ou directement à l'accueil de la mairie, 1 place du Marché à Munster.

 

 
 

 

Thur et Doller Happy culture : Au pays des Apis mellifera

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 06:02:46

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Thur et Doller Happy culture
Thur et Doller Happy culture : Au pays des Apis mellifera
La vie des abeilles domestiques ou apis mellifera est fascinante, complexe et mystérieuse. Pendant un an, mois après mois, nous suivrons leur actualité et celle des apiculteurs qui les accompagnent au rythme de la nature et de ses caprices. Nous rendrons également visite à quelques acteurs de la filière apicole. Bienvenue dans l'univers de l'happy culture !

 
Des butineuses récoltent du pollen et du nectar sur les chatons d'un saule Marsault.
Le rucher école de l'Enchenberg situé route de Cernay à Vieux-Thann sera notre laboratoire d'observation et lieu ressources. Robert Hummel, président du syndicat des apiculteurs de Thann et des environs, Maurice Feltin, et Daniel Bembenek apporteront leur éclairage de spécialistes à cette série.
Mars : la reprisedu trafic

Au mois de mars, la nature se réveille et ça commence à bouger du côté du trou de vol (lire encadré) : les abeilles d'hiver, qui ont passé la saison froide blotties en grappe autour de la reine, ont effectué leur vol de propreté. Elles ont quitté la ruche et vidangé leur ampoule rectale où s'étaient accumulés les déchets emmagasinés durant l'hiver. Elles mourront bientôt, remplacées par de jeunes abeilles dont les oeufs ont été pondus fin février/début mars. Ces abeilles, dites d'été, auront une vie laborieuse et courte, cinq à six semaines seulement.
Jusqu'à 60 000 locataires

Le nombre de locataires dans une ruche est fluctuant, il dépend de la saison, de la taille de la ruche, de la qualité de la ponte de la reine... Au plus fort de la saison, c'est-à-dire au solstice d'été, la colonie peut compter jusqu'à 60 000 abeilles. Autant dire qu'un peu d'organisation s'impose ! Pour faire simple : la reine pond, les faux-bourdons se la coulent douce et les abeilles ouvrières sont au boulot !
Étreintes aériennes

La reine des abeilles se reconnaît à son abdomen démesuré qui abrite deux ovaires, formidables machines à fabriquer des oeufs à grande échelle ; de 1500 à 2000 oeufs par jour. La jeune reine s'accouple lors d'un unique vol nuptial avec l'élite des faux-bourdons, les plus rapides et les plus habiles en matière d'étreintes aériennes. Ces galipettes leur coûteront la vie, mais l'abdomen de la dulcinée fécondée renfermera alors un trésor inestimable, une spermathèque de plusieurs millions de spermatozoïdes, avec le patrimoine génétique des vainqueurs.
Une vie à pondre

Pour que la ruche fonctionne à plein régime, il faut des bras ! Alors pour faire naître des ouvrières, la reine pond des oeufs fécondés par des spermatozoïdes issus de sa réserve personnelle. Pour les mâles, elle choisira des oeufs non fécondés. Afin de l'assister dans son entreprise de pondeuse à la chaîne, de jeunes abeilles l'entourent et la nourrissent en permanence de gelée royale. La reine communique avec ses ouvrières grâce à une substance chimique, la phéromone royale. Au mois de mars, elle accélère le rythme de la ponte entamée en février. Mais cette activité dépend du nombre d'abeilles présentes pour nourrir et réchauffer le couvain et de la nourriture disponible : réserve de miel dans la ruche, pollen frais et nectar offerts par la nature en ce début de printemps.
Les faux-bourdons,en père peinard

Ils sont quelques centaines voire quelques milliers (selon la saison et la taille de la colonie), dotés de très gros yeux, d'un abdomen trapu et programmés pour féconder la reine... Mais comme ça n'arrive pas tous les jours et qu'ils ne sont pas outillés pour travailler, les faux-bourdons passent leur temps à glandouiller. Ils se retrouvent en bande, guettent le passage d'une reine ou se baladent de ruche en ruche. Ils participent au réchauffement du couvain et à la cohésion du groupe grâce à des phéromones. Incapables de se nourrir, ils sont pris en charge par des ouvrières jusqu'au jour funeste où la pitance devient plus rare. Ces inoffensifs pépères, déclarés encombrants, seront alors chassés sans ménagement hors du foyer où ils étaient dorlotés et voués à une mort inéluctable. Les plus récalcitrants seront piqués sur-le-champ ! Fin août, on n'entendra plus parler d'eux ! Il y aura cependant quelques rescapés qui sauront se rendre utiles pour une fécondation tardive.
Les ouvrières,bonnes à tout faire

Elles forment l'essentiel de la colonie d'abeilles. Les ouvrières sont des bonnes à tout faire qui enchaînent les petits boulots durant leur courte vie : femme de ménage, nourrice, magasinière, ventileuse, bâtisseuse, gardienne, porteuse d'eau et enfin butineuse... Nous reviendrons dans le prochain épisode sur le fabuleux turbin de ces mouches à miel.
Textes : Fabienne RAPP

 

 
 

 

M2A Déchets Hôpital : Des composteurs pour alléger les poubelles

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 06:01:51

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Déchets Hôpital
M2A Déchets Hôpital : Des composteurs pour alléger les poubelles
Un système de compostage a été installé aux homes du GHRMSA de Mulhouse, en partenariat avec m2A, à l'initiative de résidents.

 
Un nouveau site de compostage partagé a été installé près des résidences du personnel mulhousien du GHRMSA.
Depuis le printemps 2018, les résidences du personnel mulhousien dju Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud- Alsace (ou homes du GHRMSA) sont équipés de composteurs et de bacs à broyats. Cette initiative est née de la volonté de résidents, dont l'un loge sur place.

L'inauguration de cet équipement s'est déroulée jeudi dans une des résidences dédiées aux professionnels et étudiants de la santé, rue du Dr -Mangeney à Mulhouse. Cette installation s'inscrit dans le cadre de l'opération Jeter moins de Mulhouse Alsace Agglomération (M2A).

En tous ce sont 40 foyers qui peuvent désormais utiliser ces composteurs installés dans le parc. Les bacs ont été mis en place par le Sivom de l'agglomération (Syndicat à vocation multiple), m2A et la Ville de Mulhouse.

Caroline Bigeard, secrétaire générale et directrice des affaires générales du GHRMSA, elle a dit se réjouir « d'une telle implication pour le développement durable ». À l'initiative de ce projet, deux jeunes internes du GHRMSA, Alistair Crucifix et David Servant (ce dernier a déménagé depuis). « Le composteur s'inscrit dans la préservation de l'environnement par la réduction des déchets », souligne Alistair. Désormais le tri des déchets organiques passe par trois grands bacs de récupération. « Il convient de remuer toutes les semaines le compost en amenant de la matière sèche. Une opération que nous organisons avec notre gardien. » La technique a été apprise à ces usagers par le maître composteur du Sivom, David Dusart.

Le compost ainsi élaboré sera répandu autour des arbres du parc des résidences. « Nous prévoyons pour ce printemps un potager organisé ensemble. Un lieu qui va encore favoriser le lien social. Et pourquoi pas un poulailler sans coq près du composteur ? L'enclos sera fourni par les internes et le GHRMSA. Il est important de sauver notre planète, terre d'accueil de nos enfants », complète le jeune interne.
S.H.

 

 
 

 

Cette nappe rhénane d'où coule la vie

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 06:22:50

© L'alsace, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Cette nappe rhénane d'où coule la vie
 

 
Au fond des rivières phréatiques vit notamment la discrète anguille, nocturne et rarement filmée. © Serge Dumont
À hauteur d'homme, on la devine plus qu'on ne la voit. Elle déborde quand il pleut beaucoup, se fond volontiers dans le lit de petites rivières limpides, alimente ces donnerlöcher [trous d'eau] que les anciens croyaient creusés par la foudre. On ne la voit guère et pourtant, elle est omniprésente : la nappe phréatique du Rhin, plus grande réserve d'eau souterraine d'Europe occidentale, coule paisiblement vers le Nord, sous nos pieds, entre les graviers. Elle nous désaltère, elle irrigue notre monde sans le dire, à pas feutrés.
Quatre ans de travail

Cette eau, venue des Alpes, des Vosges et de la Forêt Noire, c'est le fil d'Ariane de tout le travail de Serge Dumont. Le cinéaste et scientifique alsacien, enseignant chercheur à l'université de Strasbourg et chercheur au Laboratoire image ville environnement (Live), rêvait depuis longtemps de montrer à la pointe de sa caméra les interconnexions subtiles à l'oeuvre dans la nature alsacienne. Et ce lien, il l'a trouvé au fil de ce « fleuve invisible » dont il s'emploie aujourd'hui à décrire toute l'importance en un documentaire de 52 minutes, qui sera diffusé prochainement sur France 3 et Arte (lire encadré).

« Ça fait quatre ans que je travaille dessus, raconte le cinéaste. L'idée, c'est d'expliquer la nappe phréatique, de montrer ses relations avec les rivières, les gravières, les rieds, le Rhin et la vie qui s'y développe. » On ne parle pas que d'une succession de (très) belles images : outre les animations 3D réalisées par Inventive Studio et dévoilant habilement le fonctionnement souterrain de la nappe, l'enjeu tient à souligner combien cette eau invisible compte, à la surface, dans le fragile biotope alsacien.

Caméra à la main, en solitaire, pendant plus de deux ans, Serge Dumont a filmé sur terre et sous l'eau, inlassablement, pour montrer les merveilles dépendant étroitement de la nappe. Il dévoile des images rares d'un écosystème construit sur ces eaux fraîches et pures, filme des chasses et des fraies de brochets, immortalise le rare courlis cendré qui niche dans les prairies humides des rieds, s'attarde sur le glaïeul des marais. Il montre des pontes de libellules sous l'eau, à 2 m de profondeur, et des images incroyables du sauvetage de la femelle par ses prétendants, alors qu'elle est attaquée par des géris à son retour à la surface. Et que dire de ce cincle plongeur qui pêche du poisson pour ses petits, dans les torrents, en utilisant une larve comme appât ?

« C'est un comportement qu'on n'avait jamais observé et qui reste à confirmer, prévient, avec la rigueur du scientifique, celui qui fut lauréat d'une palme d'or au 34e Festival international de l'image sous-marine d'Antibes en 2007. Mais c'est fou d'imaginer que cet oiseau utilise quelque chose qui s'apparente à un outil pour pêcher ! »
150 à 170 plongéespar an

« Toutes ces images, c'est 150 à 170 plongées par an, souligne Serge Dumont. Il faut être infiniment patient, savoir attendre parfois pendant des heures... » Le résultat, magnifique, est empreint d'une poésie délicate, mais aussi d'une certaine mélancolie. Si Serge Dumont veut voir le positif dans l'action de l'homme, qui s'emploie notamment ces dernières années à reconnecter les bras morts du Rhin (les giessen) et ainsi redonner aux milieux l'opportunité de se régénérer, le cinéaste montre aussi ce qui fait mal, ces petits trésors détruits, parfois sans le savoir, par la pollution, l'agriculture intensive ou les excès de l'irrigation. Lui a vu les dégâts sous l'eau et ses plans sonnent comme un appel à la prise de conscience de tous les habitants de cette plaine meurtrie. Qui dépendent d'ailleurs de ce trésor ignoré, eux aussi...
Textes : Nicolas BLANCHARD

 

 
 

Haute-Alsace Dominicains Une alliance d'excellence

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 06:03:49

© L'alsace, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Haute-Alsace Dominicains Une alliance d'excellence
 

 
 
Pour Michel Arnold, proviseur du lycée hôtelier et Patrice Vérine, son adjoint, la collaboration avec les Dominicains de Haute-Alsace représentait un sacré challenge pour les étudiants de BTS cuisine/salle et les élèves du bac pro cuisine. Pour Philippe Dolfus, directeur des Dominicains et Elisa Beardmore, directrice de la communication, le but de l'expérience était de renforcer la mission d'acteur local du Centre culturel et de bâtir des liens forts et réels, in situ, avec les étudiants.

Deux mondes qui ne se croisent pas forcément se sont donc fondus en une seule synergie pour créer un événement exceptionnel qui allait mettre en évidence les qualités intrinsèques de chacun d'eux. La concrétisation de cette volonté allait être découverte par près de cent convives, dont Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, Christelle Creff, directrice de la Drac Grand Est, Daniel Mérignargues, sous-préfet, Alain Grappe, Karine Pagliarulo, conseillers départementaux, lors d'un banquet gastronomique composé par trois grands chefs étoilés et préparé par les « petites mains », étudiants et élèves du lycée !
Tournedos de pigeon au chou et aux truffes

Les hôtes ont été accueillis par Michel Arnold et Philippe Dolfus dans le hall du restaurant où, sous le regard attentif de leurs professeurs, Christophe Pham Van et Sandrine Jobard. Les étudiants ont proposé avec style crémant, cocktails et amuse-bouches. En cuisine, les élèves, guidés par Marie Girerd, Marie Dischinger et Jacques Hayme, étaient très affairés, dressant l'entrée (lotte pochée, crémeux de céleri au four, choucroute au caramel, cumin, racine de raifort). conçue par le chef étoilé Sébastien Buecher, de l'Auberge Frankenbourg à La-Vancelle. Pendant qu'était surveillée la cuisson des tournedos de pigeon au chou et truffes, recette de l'emblématique chef étoilé Marc Haeberlin, d'autres élèves fignolaient le dessert (ganache montée au chocolat Illanka, croustillant de fèves de cacao, parfait à la noisette) de Nicolas Multon, maître-pâtissier oeuvrant à la Villa René-Lalique de Jean-Georges Klein (2 macarons Michelin).
Charmeuse Corine

Corine, égérie des soirées glamour, était la vedette de la soirée de gala. Entourée de DJ Dorion et de deux époustouflants danseurs, elle a offert un trop court spectacle sur une scène disco montée par les techniciens des Dominicains.

Adulée par les jeunes (qui ont accouru de la cuisine), Corine a aussi séduit ceux qui l'étaient moins, en offrant une performance de pro. Souriante, mutine, elle a « chauffé la salle » avec ses chansons tout en « o » et en chocolat et sa chorégraphie gracile.

La soirée de gala, qui s'est bien prolongée, a été un grand moment pour tous les acteurs de l'événement qui a ouvert grand la porte vers une collaboration inédite, dynamique et constructive.
ziz

 

 
 

Colmar Le Rota Club prolonge l'histoire

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 06:27:42

© L'alsace, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Colmar Le Rota Club prolonge l'histoire
 

 
Le Rota Club a accueilli ses premiers visiteurs vendredi dernier. Photo DNA/Laurent Habersetzer
C'était écrit depuis de longs mois. Le Poisson rouge a coupé définitivement le son à Wintzenheim.

Les nostalgiques se consoleront rue Timken à Colmar. Où une grande partie de l'équipe est aujourd'hui aux manettes du Rota Club.

Entretien avec le gérant, Malik Kissa, avant le deuxième week-end de cette nouvelle ère.
Pourquoi l'avoir appelé le Rota Club ?

Malik Kissa : C'était pour garder un lien avec le Poisson Rouge et Wintzenheim. On a voulu faire un clin d'oeil aux anciens qui l'appelaient souvent « le Rota fish » [le Poisson rouge, en alsacien, ndr]. Ils disaient « Allez, hop, on va au Rota. » C'était une façon de prolonger l'histoire, symboliquement.
Il n'y a plus de caveau mais quatre espaces différents...

Exactement. Il y a la grande salle avec sa musique généraliste. Nous avons ensuite l'espace VIP avec une large gamme de produits. Il y a la rhumerie, tellement caractéristique, avec ses rhums et ses cocktails.

Et enfin une salle de repos où les clients peuvent se poser sans être trop agressés par la musique avec un flipper, un baby-foot... Elle peut aussi être privatisée pour un anniversaire ou d'autres événements.
« Comme dans une place de village à Cuba »

La rhumerie, ce sera l'une des attractions du lieu ?

C'est notre bébé, surtout celui de Messa Ostermann d'ailleurs. On a vraiment mis les moyens pour le créer, et les gens sont bluffés quand ils le découvrent. On a voulu créer une ambiance à part. Quand les gens y pénètrent, ils se retrouvent comme dans une place de village à Cuba. La décoration, l'ambiance latine, la superbe fresque d'Antoine Brellmann, valent le détour.
Les habitués du Poisson retrouveront des visages connus à Colmar...

Oui, il y a toute une partie de l'ancienne équipe qui continue rue Timken, avec aussi pas mal de nouveaux. La direction reste la même qu'au Poisson rouge, je suis le gérant et Messa Ostermann et Hocine sont associés.
La superficie est un peu moins importante qu'à Wintzenheim...

C'est un peu plus petit, c'est juste. On peut accueillir autour de 420 personnes contre 760 au Poisson. On s'est dit que ça suffisait largement.

Aujourd'hui, les discothèques ont plus de mal à remplir et les grands clubs ne marchent plus. Il vaut mieux faire quelque chose de plus petit, plus convivial, avec un meilleur service...
Les mêmes critères à l'entréequ'à Wintzenheim

Quels seront les sons en vogue au Rota ?

De la musique généraliste, actuelle, dans la grande salle. Mais on proposera aussi des thèmes de soirée tout au long de l'année avec des artistes...

On a aussi nos deux DJ's résidents, l'un qui s'occupe du light (les lumières), l'autre de la musique, à tour de rôle en cours de soirée.

On a aussi mis l'accent sur les vidéos sur l'écran géant. On a ramené du neuf sur les jeux de lumières, la sono...
Il y aura de l'événementiel, comme auparavant ?

Bien sûr, c'était l'une de nos marques de fabrique, il y aura des nouveautés au fur et à mesure.

À partir de la prochaine rentrée, on fera venir les artistes, enfin ceux qu'on peut selon nos moyens (il sourit). On est en négociations avec quelques-uns.
Quelle clientèle attendez-vous ?

La même qu'à Wintzenheim. Mais on aimerait toucher aussi des nouvelles personnes des alentours. Dans tous les cas, on aura les mêmes critères sélectifs qu'au Poisson Rouge.
Pour les infos pratiques, c'est toujours gratuit pour les filles ?

Oui, tous les vendredis soirs, et 5 euros pour les garçons. Et 5 euros pour tout le monde le samedi. Pour les horaires, c'est 23 h à 5 h 30/6 h les vendredis et samedis.

Il y aura aussi les soirées étudiantes les jeudis, les veilles de jours fériés, les afterworks qui fêteront leurs 10 ans à Colmar le 4 avril.
Celui qui les a lancés, Lionel Scherrer, est partie prenante...

Un grand bravo pour tout le boulot qu'il a fait. Il va gérer l'organisation des soirées, l'accueil VIP, les réservations, le site Internet...

On remercie aussi la Ville de Colmar et toutes les entreprises qui ont permis à ce chantier d'arriver à terme.
Propos recueillis par Philippe VIGNERON PLUS WEB Retrouvez une présentation des lieux, ainsi qu'un retour en photos et en vidéo sur www.lalsace.fr

 

 
 

Kunheim A la maison de retraite : 200 bénévoles se retroussent les manches

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 05:35:11

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Kunheim  A la maison de retraite
Kunheim A la maison de retraite : 200 bénévoles se retroussent les manches
Quelque 200 bénévoles, dont 36 nouveaux, participent depuis lundi et jusqu'à aujourd'hui à une semaine citoyenne à la maison de retraite La Roselière à Kunheim.

 
Un groupe travaille à l'aménagement paysager extérieur.
La maison de retraite a instauré cette semaine citoyenne en 2017. Depuis, elle organise chaque année un grand nettoyage de printemps où les bénévoles rénovent tout ce qui peut l'être.

C'est Muriel Jenny, responsable animation, qui orchestre cette semaine. Elle est efficacement secondée par Raoul, employé à la Roselière et Francis, retraité de la maison et bénévole. Ces deux derniers préparent tout le matériel nécessaire aux différents chantiers, qu'ils suivent tout au long de la semaine.

Le matin, les bénévoles sont accueillis autour d'un café par Robert Kohler, directeur de la structure, dont il leur présente le fonctionnement.
Des économies à réinjecter

Les résidents payent une partie de leur séjour, le reste est pris en charge par les subventions et autres aides, mais la dépendance est de plus en plus forte, les coûts augmentent et les moyens financiers ne suivent pas. En organisant cette semaine citoyenne, la maison fait des économies qu'elle peut réinjecter dans le financement des soignants.

Chaque année, cette action est soutenue par les élues. Ainsi Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, et Betty Muller, conseillère départementale, étaient présentes. Quelques Gilets jaunes de Horbourg-Wihr se sont investis cette année en proposant leurs services.

Certains bénévoles font la semaine entière, d'autres une journée ou juste une demi-journée.

Au programme, l'aide aux repas, le nettoyage des vitres, la réfection des peintures, la rénovation de sanitaires, l'aménagement intérieur ou paysager, le rangement et nettoyage de la réserve, le nettoyage et réparation des fauteuils roulants, des travaux de couture...

À midi, ceux qui le souhaitent, partagent le déjeuner, un agréable moment d'échange convivial et de franche rigolade.

C'est aussi pour certains l'occasion de découvrir le bénévolat à l'année à la Roselière et de s'engager pour la suite.

 

 
 

 

Andolsheim UNC section locale : 2018, l'année du double centenaire

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 05:35:46

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Andolsheim UNC section locale
Andolsheim UNC section locale : 2018, l'année du double centenaire
L'assemblée générale de la section UNC (Union nationale des combattants) d'Andolsheim s'est tenue vendredi 15 mars à la salle des fêtes.

 
Le député Eric Straumann félicité la section UNC d'Andolsheim pour son activité exemplaire, et la réussite du Centenaire de la commémoration du 11 novembre.
Parmi les 57 participants, le président Jean Lienhart salua Eric Straumann, député et conseiller départemental, le maire Christian Rebert et Pierre Perathoner, président du sous-groupe Colmar-Kaysersberg.

Puis il fit observer une minute de silence à la mémoire de deux membres décédés au courant de l'année : Yvette Lengauer et Roger Andrès.

Dans son rapport d'activité, le président mit en exergue un double centenaire, celui de la fondation de l'UNC, au lendemain de la Première Guerre mondiale, célébrée à Paris, où Gérard Sodano participa avec le drapeau de la section.

Le 10 juin 2018, le porte-drapeau Pierre Obrecht participa avec une délégation de la section à la rencontre interdépartementale à Colmar.

L'autre centenaire fut évidemment celui de l'Armistice du 11 novembre 1918, commémoration préparée avec la municipalité, la commission des jeunes, et les élèves de l'école élémentaire communale encadrés par l'équipe enseignante.

Le rapport financier présenté par le trésorier Maurice Georges, et l'ensemble des rapports ont été approuvés à l'unanimité.

Les membres du tiers sortant : Liliane Freiberger, Maurice Georges et Pierre Obrecht ont été reconduits.

Fabrice Geyer et Franck Quesnel ont été reçus comme nouveaux membres.

 

 
 

 

Wittenheim AG de l'OMSL : « Au coeur du lien social »

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 05:36:26

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Wittenheim AG de l'OMSL
Wittenheim AG de l'OMSL : « Au coeur du lien social »
Les délégués de l'Office municipal des sports et des loisirs (OMSL) ont tenu leur assemblée générale 2019 présidée par l'adjoint aux sports et à la culture Philippe Richert.

 
Les délégués de l'OMSL à la Maison des Associations.
Celui-ci rappelait la vocation de l'OMSL, qui est de fédérer la centaine d'associations de la Ville. Il s'adressait à l'assemblée : « A Wittenheim, le tissu associatif y est toujours plus dense et diversifié [...]. Merci à vous tous, vous êtes les acteurs de cette riche vie associative, favorisant ainsi le mieux vivre ensemble et traduisant l'engagement bénévole comme vecteur de lien social ». Après ces mots chaleureux, les vice-présidents Pierre Parra, pour les sports, Christian Runzer pour la culture et Sonia Zimmermann pour les loisirs intervenaient tour à tour afin de rendre compte des activités de leurs commissions, retraçant ainsi les multiples manifestations - « signe de la riche et foisonnante vie associative locale »- organisées par l'OMSL. Liste non exhaustive, la fête de la musique, Art's Expo, le carnaval, la fête de la République, les loisirs du mercredi, les animations été, les bourses et soutiens aux clubs sportifs, etc.

On passait aux finances, le trésorier Michel Collin présentait le budget prévisionnel 2019 qui devrait s'équilibrer à hauteur de 73 300 EUR (dépenses et recettes). Quant à la cotisation annuelle OMSL, elle reste inchangée, fixée à 20 EUR pour 2019.

Le maire Antoine Homé et la conseillère départementale Marie-France Vallat prenaient la parole. Tous deux saluaient et félicitaient : « Les associations sont au coeur du lien social... L'éducation, l'altruisme, la solidarité, le vivre ensemble, autant de vertus qui se retrouvent ici... Bravo à l'OMSL qui contribue tout au long de l'année à animer la Ville (et au-delà) et fait vivre des événements, culturels, festifs et sportifs appréciés de tous. ».
D.W.

 

 
 

 

Dessenheim Concours départemental des Maisons fleuries : Marie-Rose Grenacker obtient un premier prix

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 05:37:30

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Dessenheim  Concours départemental des Maisons fleuries
Dessenheim Concours départemental des Maisons fleuries : Marie-Rose Grenacker obtient un premier prix

 
Marie-Rose Grenacker a obtenu un premier prix départemental de fleurissement.
La remise officielle des prix départementaux de fleurissement octroyés par Alsace Destination Tourisme (ADT) se tenait lundi soir au siège du conseil départemental du Haut-Rhin.

Pour cette 59e édition du concours Maisons Fleuries du département 2018, l'ADT a réceptionné 403 candidatures, proposées par les communes ou des particuliers pour les différentes catégories permettant d'établir les classements annuels.

Marie-Rose Grenacker, de Dessenheim, vient à nouveau d'être récompensée par un premier prix départemental dans la catégorie des espaces privés extérieurs.

Marie-Rose Grenacker, veuve de François Grenacker, poursuit le fleurissement de leur maison et de l'espace extérieur, depuis le décès de son mari.

Cette passion pour l'harmonie des fleurs et des couleurs leur a permis d'être honorés par plusieurs prix et accessits pour la qualité de leurs fleurissements.

 

 
 

 

Wittelsheim Les 40 ans de Rencontre et Loisirs (RL) : Un anniversaire émouvant

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 05:38:27

© Dna, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Wittelsheim  Les 40 ans de Rencontre et Loisirs (RL)
Wittelsheim Les 40 ans de Rencontre et Loisirs (RL) : Un anniversaire émouvant
C'est une assistance nombreuse qui a répondu à l'invitation de Blandine Jenny, présidente de Rencontre et Loisirs, à l'occasion de la fête du 40e anniversaire de l'association.

 
Des membres de Rencontre et Loisirs, une association toujours très impliquée dans la vie associative après 40 ans, entourant l'arbre offert par les amis de Couy.
Elle a notamment salué Yves Goepfert, maire, Pierre Vogt et Marie-France Vallat, conseillers départementaux, René Arnold, maire honoraire, les membres du C.A., les représentants des associations locales et de l'OMSC. Elle a eu un salut plus particulier pour Philippe Policard, président de l'AEP de Couy, commune du Cher bien connue pour ses courses de chèvres, et amie fidèle depuis 1972.
Au commencement, des personnes engagées

L'association Rencontre et Loisirs a été créée le 17 mars 1979, sur une idée de plusieurs personnes, la plupart engagée dans le scoutisme, la vie paroissiale ou le syndicalisme, et on les a nommées « Les Bâtisseurs ». Certains ne sont plus là, d'autres sont encore présents, et toujours actifs. Le premier président fut René Hitter, qui a porté le projet avec ses amis mineurs, qui se retrouvaient après le poste sur le chantier de construction du foyer.

Après 18 000 heures de travail, ce dernier a été inauguré le 8 mai 1982, résultat d'une amitié qui a permis l'aboutissement de ce projet. « Mais 40 ans après, qu'en est-il vraiment de ces objectifs de départ ? La volonté d'être au service des autres est toujours là, tout en en proposant de nouvelles activités. » Les locaux ont été agrandis et mis aux normes, avec beaucoup d'heures de travail bénévole, afin de permettre un accueil dans de bonnes conditions.

C'est en 2012 que Blandine Jenny (fille d'un des fondateurs), reprend le flambeau, avec une équipe en partie renouvelée, désireuse de poursuivre le chemin engagé, tout en apportant de nouvelles idées, dont des manifestations. « RL est un lieu de vie qui vous permet de vous exercer à travers différentes activités. C'est également un lieu d'échange, de réflexion et de débats pour d'autres associations ». Et de préciser que RL compte plus de 320 adhérents et qu'elle gère plus de 800 réunions par an.

« Nous fêtons aujourd'hui les 40 ans de notre belle association, 40 ans d'une expérience sans cesse renouvelée. » La présidente a tenu à remercier toutes les personnes qui ont participé à cette aventure, ainsi que toutes les instances qui la soutiennent, avec une pensée particulière pour René Hitter et Paul Winkelmuller. Pour autant, elle a annoncé qu'elle ne renouvellera pas son mandat au sein du CA.

La parole est ensuite donnée aux invités. Ces derniers ont exprimé le plaisir d'être présents dans ce lieu historique de la cité Langenzug, et bien plus. Ils ont encouragé RL à continuer son implication dans la vie associative de Wittelsheim, tout en espérant que des jeunes la rejoignent. Philippe Policard a rappelé les liens d'amitié qui unissent RL et son village de Couy, qui compte 377 habitants et 240 adhérents à l'AEP. Le parcours de deux associations est similaire, et il espère que cela va encore perdurer longtemps. Pour sceller cette amitié, il a offert un arbre à planter, un Ginko Bilola, ainsi qu'une plaque commémorative.

La présidente devait terminer la partie officielle en invitant les participants au lunch, tout en les incitant à découvrir l'exposition photos sur l'histoire de RL.
J-P.H.

 

 
 

 

Mulhouse La Nuit des officiers

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 06:02:39

© L'alsace, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Mulhouse La Nuit des officiers
 

 
L'amiral Hervé Giraud et le lieutenant-colonel (R) Noël Millaire ont souhaité la bienvenue aux invités.  Photo L'Alsace/Christian Munch
Près de 300 convives ont répondu à l'invitation de l'Union des officiers de réserve de la région de Mulhouse (UORRM) au Palais Beau Bourg de Blotzheim. Une salle a été décorée cette année sur le thème de la 1re Division-Blindée, comme c'est l'année du 75e anniversaire de la libération de Mulhouse.

Parmi les invités d'honneur, plusieurs personnalités du monde civil haut-rhinois : Bruno Fuchs, député, Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, Michèle Lutz, maire de Mulhouse, accompagnée de l'adjoint Paul Quin chargé de la mémoire, ainsi que Jean-Paul Meyer, maire de Blotzheim.
Des représentants allemandset suisses

Les autorités militaires étaient représentées par le colonel Guillaume Leblond, commandant le groupement de gendarmerie du Haut-Rhin, le lieutenant-colonel Romain Castaing, commandant en second le bataillon de commandement et de soutien de la Brigade franco-allemande, et le lieutenant-colonel (R) Robert Morachini, représentant le délégué militaire départemental du Haut-Rhin. On notait également la présence du vice-amiral d'escadre (2S) Hervé Giraud, petit-fils du général Henri Giraud, du général (2S) Roland Gutekunst, dernier commandant d'armes de la place de Mulhouse, et des généraux (2S) Desvignes et Muller, anciens du 57e Régiment de transmissions.

Du côté associatif, le lieutenant-colonel Philippe Ribatto, président national de l'Unor, avait fait l'honneur de sa présence à la section locale et était accompagné du lieutenant-colonel Loïc Conquer, vice-président de l'AOR 78.

Les voisins allemands étaient emmenés par le président Orzschieg du Kreisgruppe Baden Süd West. Du côté suisse, on a noté une forte participation de la société des officiers de Bâle-Ville et Bâle-campagne, mais aussi de la Société jurassienne des officiers, emmenés par le général Aldo Schellenberg, chef Opérations de l'armée suisse. L'arrivée en salle des autorités s'est effectuée aux sons de l'hymne européen interprété par la Nouba du 1er Régiment de tirailleurs d'Épinal, tirailleurs qui ont apporté en 1944 une grande contribution à la libération de l'Alsace.

Après l'hymne national et les salutations du lieutenant-colonel (R) Noël Millaire, président de l'UORRM, à tous les convives, l'amiral Hervé Giraud a prononcé une courte allocution pour rappeler le riche passé de la 1re Armée et de la 1re Division blindée. Place fut ensuite laissée à quelques séquences d'animation de la Nouba du 1 er R.T. d'Épinal qui devait ravir tous les invités de la soirée. L'animation musicale était assurée par Collin's Orchestra qui a accompagné tous les convives jusqu'à une heure avancée de la nuit.
Chr.M.

 

 
 

Colmar La médaille d'or à Joseph Jacobowski

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 06:04:36

© L'alsace, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Colmar La médaille d'or à Joseph Jacobowski
 

 
 
Les bénévoles du carnaval de Colmar se sont retrouvés au siège de l'association, samedi 23 mars, à l'occasion du 85e anniversaire d'un de leurs plus anciens membres, Joseph Jacobowski. Accompagné de son fils et de sa fille, qui lui avaient fait croire qu'ils l'invitaient au restaurant, la surprise pour Joseph était totale quand il s'est trouvé face à une cinquantaine de personnes.

Il est vrai que son parcours associatif est impressionnant. Né en 1934, il participe à la construction des chars du carnaval de Colmar depuis 1961, soit 58 années de bénévolat. Le président Claude Sembach a souhaité un joyeux anniversaire à Joseph en lui remettant de nombreux cadeaux. Un buffet a même été dressé en son honneur offert par tous les bénévoles. C'est en présence de l'adjointe Cécile Siffert que le président de la Fédération des carnavals et festivités d'Alsace Edouard Bach, et le secrétaire général Maurice Uttard, lui ont remis la médaille d'or du bénévolat. Cette distinction complète l'obtention de la médaille de la vie associative qui lui a été remise en juin 2016 par Brigitte Klinkert, alors vice-présidente du conseil départemental.

 

 
 

Centre-Alsace 27 voitures vandalisées,plus de 100 pneus crevés

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 06:11:23

© L'alsace, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Centre-Alsace 27 voitures vandalisées,plus de 100 pneus crevés
 

 
Les premiers faits se sont produits le week-end dernier, rue du Vignoble : au matin, deux familles d'Eichhoffen ont retrouvé les pneus de leurs deux voitures crevés. Elles ont déposé plainte. Deux jours plus tard, rebelote, mais de plus grande ampleur : 25 véhicules ont subi les mêmes dégradations.

Les « serial creveurs » ont organisé leur raid à l'opposé du village : rue de la Gare, rue des Industries et route de Benfeld, ainsi qu'en entrée de lotissements, explique Évelyne Lavigne, maire de la commune. « Ils sont même allés jusqu'à entrer chez des habitants dont la cour est ouverte pour y crever les voitures ! », s'indigne l'élue. Au total, plus d'une centaine de pneus ont été crevés. Là encore, des plaintes ont été déposées.

Depuis 2013, le sud Bas-Rhin et le nord Haut-Rhin voient se multiplier les actes de ce type, entre pneus crevés et incendies de véhicules. Une première série noire avait eu lieu en Alsace Centrale entre 2014 et 2016 : la gendarmerie évoquait 17 bus incendiés, 45 voitures brûlées, 121 automobiles aux pneus crevés...

Mais depuis quelques mois, les dégradations sur véhicules semblent à nouveau s'intensifier. Ainsi, dans le Piémont des Vosges, début janvier à Obernai, une vingtaine de véhicules ont brûlé dans un garage auto : l'origine criminelle a été établie et l'enquête se poursuit pour retrouver les auteurs.

Dans la nuit du 8 au 9 février dernier, a-t-on appris ce jeudi seulement, ce sont 67 voitures parquées chez un concessionnaire de Barr qui voyaient à leur tour leurs pneus crevés. Une dizaine de jours à peine avant qu'à Châtenois, 65 voitures subissaient le même sort sur le parking d'un autre concessionnaire. La nuit suivante, à Kogenheim, douze véhicules partaient en fumée dans un garage automobile.

Si le mode opératoire présente dans plusieurs cas des similitudes, impossible à ce stade de faire le lien entre tous ces actes. Ni de savoir si d'autres du même genre ont été commis en Centre Alsace. Une information judiciaire est en cours et, pour préserver l'enquête, la gendarmerie refuse pour l'heure de communiquer. O. T.

 

 
 

Strasbourg Quatre collégiens avouent les dégradations à l'église

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 06:13:18

© L'alsace, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Strasbourg Quatre collégiens avouent les dégradations à l'église
 

 
Quatre des cinq adolescents placés en garde à vue mercredi ont reconnu avoir commis les actes de vandalisme dans l'église catholique Saint-Louis de la Robertsau, à Strasbourg, le 11 mars dernier. Âgés de 12 à 15 ans, les quatre jeunes suspects sont convoqués devant le délégué du procureur, le 10 mai, pour une mesure de réparation pénale. Lors des auditions, ils ont fini par admettre leurs torts, exposant avoir pris le lieu de culte pour « un terrain de jeu ». La cinquième personne initialement suspectée, une jeune fille de 15 ans, a été mise hors de cause.

Les investigations minutieuses menées depuis deux semaines par la sûreté départementale du Bas-Rhin ont permis aux enquêteurs d'identifier des collégiens scolarisés dans l'établissement Jules-Hoffmann, tout proche. Des éléments de police technique et scientifique découverts sur un extincteur, les nombreux témoignages de riverains recueillis pour identifier les jeunes fréquentant régulièrement le secteur et la concordance des emplois du temps ont permis aux policiers de confondre les auteurs présumés des faits.

Deux extincteurs avaient été vidés sur les bancs et les murs, une statue de saint Joseph et le cierge pascal avaient été renversés, de la cire répandue. Les linges de l'autel avaient été arrachés, la couronne du Christ détachée et la vasque jetée dans le confessionnal. Cél. L.

 

 
 

Sophie Le Tan Du sang sur une scie de Reiser

Publié dans le panorama le Vendredi 29 mars 2019 à 06:15:11

© L'alsace, Vendredi le 29 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Sophie Le Tan Du sang sur une scie de Reiser
 

 
L'interrogatoire de Jean-Marc Reiser par la juge d'instruction Eliette Roux aura duré près de huit heures et s'est soldé par 28 pages de procès-verbal. Il est 20 h 20, lorsque Pierre Giuriato descend les marches du tribunal de grande instance. « L'audition a été plus approfondie que celle du 5 octobre », constate l'avocat du quinquagénaire.
« Il a élaboréun scénario abracadabrantesque »

Au terme d'une étude complète de tous les points de l'instruction, à laquelle il s'est volontiers prêté, le principal suspect dans la disparition de Sophie Le Tan a maintenu sa version. Le 7 septembre 2018, « il a rencontré Sophie vers 9 h » en bas de son immeuble, rue Perle à Schiltigheim. La jeune fille présentait, selon ses dires, une blessure à la main qu'il lui aurait proposé de soigner à son domicile. « Ils sont montés chez lui, il lui a proposé des soins et Sophie est repartie », expose Me Giuriato.

Le conseil précise néanmoins que de nouveaux éléments sont apparus. « Ils ont été contestés par M. Reiser », signale-t-il, en précisant que son client avait « fait part de critiques par rapport à certains éléments », comme « des rapports d'expertise et de téléphonie, très techniques ». Le conseil confesse « quelques moments plus tendus » lorsque le suspect a été mis face à ces résultats.

Me Gérard Welzer, avocat des proches de l'étudiante, rapproche ces instants de tension avec « les contradictions » du principal suspect. Il rapporte, sans le nommer, qu'un « élément vient encore plus accabler M. Reiser » et « conforter sa culpabilité. Si on passait ce soir aux assises, il serait condamné sans aucun doute. » Le conseil des parties civiles observe à ce titre, qu'à chaque preuve accablante, « M. Reiser a répondu à côté. Il a élaboré un scénario abracadabrantesque. »
« Le rapport d'expertise n'est pas définitif »

Parmi la centaine d'objets saisis par les enquêteurs de la direction régionale de la police judiciaire (DRPJ), il semblerait qu'une scie découverte lors de la perquisition initiale dans la cave, dont un produit révélateur aurait mis en évidence des traces de sang, serait clairement à charge. « Il était question d'une scie, confirme Me Giuriato, mais le rapport d'expertise n'est pas définitif. » Concernant un pantalon taché de sang, l'avocat assure qu'il « n'y a pas de lien avec Sophie Le Tan ».

Le 7 septembre 2018, Sophie Le Tan avait rendez-vous pour visiter un appartement après une petite annonce passée par Jean-Marc Reiser. Jeudi soir au terme de la deuxième audition, Me Welzer est plus que jamais catégorique : « M. Reiser a tendu un piège à Sophie. »

Alors que la famille de la jeune étudiante débriefe avec son avocat, Me Pierre Giuriato confie qu'il compte examiner très prochainement les nouveaux aspects du dossier avec son client. « L'entretien a été long, nous allons les étudier de manière plus lucide, avec du recul. » Et d'ajouter : « Il reste des analyses biologiques à faire sur certains objets. Nous allons attendre ces résultats de police technique et scientifique. »

Pour la famille de Sophie Le Tan (lire également ci-contre), les nouveaux éléments apparus ce jeudi ne laissent définitivement plus de place au doute : « M. Reiser est le coupable, tranche Me Welzer. Il est le seul à savoir où est Sophie. »
Céline LIENHARD