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Politique Projet de loi Alsace au Sénat : De la précision de la langue face au désir d'Alsace

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 05:35:58

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Politique Projet de loi Alsace au Sénat
Politique Projet de loi Alsace au Sénat : De la précision de la langue face au désir d'Alsace
La commission des Lois du Sénat a balayé hier la dénomination de Collectivité européenne d'Alsace pour la remplacer par Département Alsace. Au-delà de la symbolique, cette décision souligne la fragilité du projet gouvernemental.

 
Retoquée, la dénomination de Collectivité européenne d'Alsace. La commission des Lois du Sénat en a décidé ainsi lors de l'examen du projet de loi relatif aux compétences de la future collectivité alsacienne. Soulignant une ambiguïté, les sénateurs l'ont remplacé par Département Alsace.

Cette décision fait suite au dépôt de plusieurs amendements allant dans ce sens, dont ceux du sénateur de Moselle, Jean-Louis Masson, et du groupe socialiste et républicain. Ce vote suit aussi l'avis du Conseil d'État qui avait demandé au gouvernement de changer la dénomination proposée, ce qu'il avait refusé.

C'est un coup dur pour les promoteurs du projet, à commencer par Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry, qui ont toujours refusé de parler de Département. Ils regrettaient hier que « les membres du groupe socialiste n'aient toujours pas pris la mesure de la réalité territoriale française, ni de l'innovation portée par notre projet ».

« Le dogmatisme dont ils font preuve est d'autant plus regrettable qu'ils n'ont formulé aucune proposition constructive sur le fond du projet », poursuivent-ils en pointant ceux qui ont « soutenu un redécoupage territorial sans fondement sous la mandature de François Hollande ».
« Le vote du Sénat ne rend pas service à l'Alsace »

Eric Elkouby, lui, se frotte les mains. « J'ai toujours dit que cette dénomination était incorrecte. Il s'agit d'une juxtaposition de deux départements. Ce n'est pas non plus une collectivité à statut particulier », martèle le conseiller départemental PS de Strasbourg. « Il est temps de dire la vérité aux Alsaciens », insiste l'élu en « espérant que la sagesse du Sénat rejoigne l'Assemblée nationale ».

« Le vote du Sénat ne rend pas service à l'Alsace », rétorque le député Olivier Becht, président délégué du groupe UDI-Agir et Indépendants à l'Assemblée nationale. « Le projet de Collectivité européenne d'Alsace n'est pas de construire un simple département, mais bien une collectivité nouvelle, singulière, avec des compétences différentes des départements », argumente-t-il en précisant que « l'Assemblée nationale, à qui appartient le dernier mot, corrigera cette erreur politique ».

« Les contradictions de la démarche apparaissent maintenant à nu », estime Robert Hertzog, secrétaire général du Mouvement pour l'Alsace (MPA). Il considère que la future collectivité ne pourra être « exemplaire des coopérations interrégionales et européennes de la France [...] que si l'Alsace est de nouveau dotée d'un statut de région à part entière ».
Projet hybride

Ce coup derrière l'oreille n'est une surprise pour personne. Au-delà de la symbolique, le choix des sénateurs souligne la fragilité d'un projet gouvernemental dont le caractère hybride n'a échappé ni aux législateurs, ni aux gardiens de la Constitution.

Construit sur une ligne de crête extrêmement étroite, entre le refus de la collectivité à statut particulier, le maintien des périmètres des grandes régions et une loi NOTRe insatisfaisante, ce petit texte préfigure les grands obstacles politiques et institutionnels que la collectivité alsacienne va encore croiser sur sa route. Comme en 2013, pour le Conseil d'Alsace ; comme en 2014, pour la réforme régionale. En matière de décentralisation, la France ne fait que hoqueter.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Le Sénat préfère « département »

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 06:09:19

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Le Sénat préfère « département »
 

 
Le projet de loi Alsace va être débattu en séance plénière au Sénat à partir du 2 avril. Photo DNA
Retoquée, la dénomination de collectivité européenne d'Alsace. La commission des lois du Sénat en a décidé ainsi lors de l'examen du projet de loi relatif aux compétences de la future collectivité alsacienne. Soulignant une ambiguïté, les sénateurs l'ont remplacé par Département Alsace. Cette décision fait suite au dépôt de plusieurs amendements allant dans ce sens, dont ceux du sénateur de Moselle, Jean-Louis Masson, et du groupe Socialiste et républicain. Ce vote suit aussi l'avis du Conseil d'État qui avait demandé au gouvernement de changer la dénomination proposée, ce qu'il avait refusé.

C'est un coup dur pour les promoteurs du projet, à commencer par Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry, qui ont toujours refusé de parler de Département. Ils regrettaient ce mercredi que « les membres du groupe socialiste n'aient toujours pas pris la mesure de la réalité territoriale française, ni de l'innovation portée par notre projet ». « Le dogmatisme dont ils font preuve est d'autant plus regrettable qu'ils n'ont formulé aucune proposition constructive sur le fond du projet », poursuivent-ils en pointant du doigt ceux qui ont « soutenu un redécoupage territorial sans fondement sous la mandature de François Hollande ».

Eric Elkouby, lui, se frotte les mains. « J'ai toujours dit que cette dénomination était incorrecte. Il s'agit d'une juxtaposition de deux départements. Ce n'est pas non plus une collectivité à statut particulier », martèle le conseiller départemental PS de Strasbourg. « Il est temps de dire la vérité aux Alsaciens », insiste l'élu en « espérant que la sagesse du Sénat rejoigne l'Assemblée nationale ».
« Erreur politique »

« Le vote du Sénat ne rend pas service à l'Alsace », rétorque le député Olivier Becht, président délégué du groupe UDI-Agir et Indépendants à l'Assemblée nationale. « Le projet de collectivité européenne d'Alsace n'est pas de construire un simple département mais bien une collectivité nouvelle, singulière avec des compétences différentes des départements », argumente-t-il en précisant que « l'Assemblée nationale, à qui appartient le dernier mot de la loi, corrigera cette erreur politique ».

« Les contradictions de la démarche apparaissent maintenant à nu », estime Robert Hertzog, secrétaire général du Mouvement pour l'Alsace (MPA). Il considère que la future collectivité ne pourra être « exemplaire des coopérations interrégionales et européennes de la France [...] que si l'Alsace est de nouveau dotée d'un statut de région à part entière ».

Ce coup derrière l'oreille n'est une surprise pour personne. Au-delà de la symbolique, le choix des sénateurs souligne la fragilité d'un projet gouvernemental dont le caractère hybride n'a échappé ni aux législateurs, ni aux gardiens de la Constitution.

Construit sur une ligne de crête extrêmement étroite, entre le refus de la collectivité à statut particulier, le maintien des périmètres des grandes régions et une loi NOTRe insatisfaisante, ce petit texte préfigure les grands obstacles politiques et institutionnels que la collectivité alsacienne va encore croiser sur sa route. Comme en 2013, pour le Conseil d'Alsace ; comme en 2014, pour la réforme régionale. En matière de décentralisation, la France ne fait que hoqueter.
Franck BUCHY

 

 
 

élections européennes Liste Place Publique-PS : Richardot en « charnière »

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 05:48:43

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élections européennes Liste Place Publique-PS
élections européennes Liste Place Publique-PS : Richardot en « charnière »
Troisième Strasbourgeoise à trouver une bonne place sur une liste aux européennes, Pernelle Richardot, conseillère régionale, adjointe au maire de Strasbourg, devrait être 8 e sur la liste d'ouverture, présentée par le PS avec Raphaël Glucksmann en tête.

 
Pernelle Richardot serait en place «potentiellement éligible» sur la liste Place Publique - PS.
Le bureau national du PS a défini mardi soir sa liste de candidates et de candidats qui représenteront le Parti socialiste lors des élections européennes sur la liste de rassemblement avec Place Publique, Nouvelle Donne et les radicaux de gauche, liste sur laquelle le PS aura la moitié des places.

Sur la liste de vingt femmes, proposée par le PS, Pernelle Richardot figure à la 3e place derrière l'eurodéputée sortante Sylvie Guillaume et la première secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, Nora Mebarek. Mais cette liste n'est pas définitive : elle est celle des candidates socialistes, entre lesquelles pourront s'intercaler des candidates des partis partenaires. Le processus est le même pour la liste des hommes sur laquelle figure en tête Raphaël Glucksmann, suivi de l'eurodéputé sortant Eric Andrieu. Celle-ci sera mélangée avec celle des femmes selon le principe « un homme - une femme » qui prévaut aux européennes.

En l'état actuel des négociations, Pernelle Richardot serait donc 8e de la liste, nous disait-elle hier soir, c'est-à-dire une place « potentiellement éligible », selon Mathieu Cahn, adjoint socialiste au maire de Strasbourg et membre de la commission électorale du PS.

Cette place, elle la doit, nous dit-elle, au fait de « cocher toute une série de cases : le renouvellement, l'ancrage territorial, la connaissance du Parlement européen (elle a été assistante parlementaire de Catherine Trautmann pendant 6 ans) et le fait d'être de Strasbourg », ville siège du Parlement européen... assiégée par les campagnes pour qu'il déménage à Bruxelles. Comme les Alsaciennes Anne Sander (8e de la liste LR) et Fabienne Keller (7e de la liste LREM), Pernelle Richardot aura donc pour mission, si elle est élue, de mener le combat en défense du siège.

« Je ne veux pas qu'on défende Strasbourg uniquement au nom de l'histoire et des traités, explique-t-elle. Malgré toute sa valeur symbolique, l'argument de l'histoire est devenu inefficace, et les traités il faudra s'y attaquer pour réformer l'Europe. Je plaide pour un Parlement fort dans une Union plus démocratique, alors il ne peut pas être à Bruxelles. Il serait enfermé dans un tunnel technocratique et opaque, alors qu'on a besoin de l'exact inverse. »

En cas d'élection, elle aimerait siéger dans les commissions parlementaires des Transports et de l'Agriculture. Et elle renoncerait à l'un de ses mandats en cours, celui de conseillère régionale ou celui d'adjointe au maire de Strasbourg.

D'ailleurs, ironie de l'époque confuse que traverse la politique française, deux adjointes au maire de Strasbourg, issues de la même liste en 2014, Pernelle Richardot et Nawel Rafik-Elmrini (29e sur la liste LREM, DNA d'hier) feront campagne l'une contre l'autre pour les européennes. On entend des éclats de voix à la mairie...
Franck BUCHY et Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

collège Victor-Hugo Semaine de lutte contre le racisme : Dialogue citoyenet intercultu (r) el

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 05:35:01

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collège Victor-Hugo Semaine de lutte contre le racisme
collège Victor-Hugo Semaine de lutte contre le racisme : Dialogue citoyenet intercultu (r) el
Dans le cadre de la semaine de lutte contre le racisme et l'antisémitisme,à l'initiative du conseil départemental du Haut-Rhin, les représentants des quatre cultes monothéistes ont dialogué avec les collégiens de Victor-Hugo à Colmar.

 
Le calendrier a visiblement intéressé les élèves et généré des questions.
L'enseignement des faits religieux figurant au programme des classes de 6e et de 5e, les collégiens des quatre classes de 4e mobilisés lundi dernier, disposaient déjà d'une bonne base de connaissances pour échanger. Face aux élèves, l'aumônier musulman Belbakra, le curé Bottais, le grand rabbin Fhima et le pasteur Fritsch.

Dans un premier temps, le grand rabbin Fhima a regretté la faible participation des collégiens des deux premières classes qui se sont présentées. « Il n'y avait que nous qui posions des questions. Mais nous connaissions les réponses. »

Après une heure d'intervention, ce sont deux autres classes qui ont suivi, des représentants du conseil départemental, la présidente Brigitte Klinkert et les conseillers municipaux Martine Dietrich et Yves Hemedinger se joignant à l'assemblée. La présidente a expliqué l'origine de cette initiative.
« Il faut apprendreà mieux se connaître, être tolérants »

« Nous avons voulu engager le dialogue avec les classes suite aux profanations de tombes juives et à l'attentat de Strasbourg. Il faut apprendre à mieux se connaître, être tolérants. » Et d'évoquer d'autres actions en cours ou à venir, telles des expositions réalisées dans d'autres établissements.

Le calendrier interreligieux de Colmar et environs « Vivre ensemble », créé sous l'égide de l'ASTI (Association de solidarité avec les travailleurs immigrés), tout d'abord dans les quartiers Ouest, avec la collaboration du curé Bottais, a été le déclencheur d'interrogations des élèves. Grâce au soutien du Département, il est désormais distribué à l'échelle communale et est consacré cette année aux « femmes d'exception ».

Répondant aux questions des jeunes, les représentants des cultes ont expliqué les diverses fêtes, le choix de la date du carnaval (avant le carême et le Mardi gras), mais aussi le ramadan.

Au grand étonnement des jeunes, le grand rabbin Fhima a expliqué que dans le judaïsme, il n'existe qu'un jour de jeûne, le Yom Kippour, jour où l'on se consacre à l'introspection. Une élève, après avoir feuilleté le calendrier, a constaté que certaines femmes apparaissent dans plusieurs religions, telle Myriam pour les musulmans et Marie chez les chrétiens. Répondant à un jeune qui demandait ce qu'étaient les camisards, le pasteur Fritsch a répondu qu'il s'agissait de paysans protestants cévenols qui se sont révoltés en 1702, suite à la révocation de l'édit de Nantes.

« J'ai appris beaucoup de choses depuis que je travaille avec les quatre cultes. L'idée de ce calendrier n'est pas de faire la promotion d'une religion, mais de contribuer à faire connaître les autres », détaillait Jasmine Kati, chargée de mission auprès de l'ASTI et pilote du projet.
J.-L. L.

 

 
 

 

Bartenheim Aménagement routier : L'échangeur de l'A35 inauguré

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 05:35:29

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Bartenheim Aménagement routier
Bartenheim Aménagement routier : L'échangeur de l'A35 inauguré
En service depuis plus de trois mois, le nouvel échangeur de l'A35 et de la RD66 a été inauguré, hier matin, à Bartenheim. Une réalisation qui confirme les efforts entrepris par le Département pour développer le secteur des Trois frontières.

 
Vue sur le giratoire situé du côté ouest. Au nord et au sud, les bretelles de sortie et d'entrée de l'A35, à l'ouest et à l'est, les accès à la RD66 vers Bartenheim d'un côté et Bartenheim-la-Chaussée de l'autre.
« Avec la sécurisation de cet échangeur à Bartenheim, le Département tient à marquer son intérêt au développement du territoire des Trois frontières. » Brigitte Klinkert, la présidente du conseil départemental ne pouvait pas être plus claire, hier matin, juste après avoir inauguré le nouvel échangeur de l'A35 et de la RD66 à Bartenheim. Elle a mis en exergue les grands chantiers déjà entrepris et auxquels le conseil départemental a participé sur le territoire de Saint-Louis agglomération comme celui du prolongement du tram 3 bâlois jusqu'à Saint-Louis ou la voie verte trinationale vers Bâle et Weil am Rhein, ainsi que ceux à venir, l'un des plus importants étant le projet d'aménagement de la RD105 entre Hésingue et Saint-Louis, « afin de sécuriser et de décongestionner le trafic sur cet axe mais aussi pour favoriser la réalisation de ce grand projet qu'est Euro3Lys ».
En un temps record

La sécurisation de l'échangeur de Bartenheim entre aussi pleinement dans les objectifs de développement que s'est fixé le Département dans le Sud Alsace. Pour rappel, ces travaux, d'un montant total de 4,3 millions d'euros (lire l'encadré ci-contre) concernaient la création de deux carrefours giratoires à quatre branches de part et d'autre du pont de l'échangeur et d'une voie verte cyclable protégée entre Bartenheim et Bartenheim-la-Chaussée. Le chantier avait débuté en mai 2018, pour se terminer à la mi-décembre. « Il a fallu moins de sept mois pour ouvrir cette nouvelle voie de circulation et concrétiser le rêve des habitants des deux parties de Bartenheim de voir leur commune reliée par une nouvelle route mais aussi par une piste cyclable accessible aux vélos et aux piétons », s'est réjoui le maire, Jacques Ginther. Bien que délicate, l'opération a été réalisée en un temps record par les services de l'état, du Département et l'entreprise Colas. Le tout, « dans le respect des délais et dans les conditions les moins préjudiciables pour les automobilistes », a rappelé Brigitte Klinkert.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

 

L'échangeur de Bartenheim inauguré

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 06:07:50

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L'échangeur de Bartenheim inauguré
 

 
Vue aérienne du giratoire est, avec les accès à Bartenheim et Bartenheim-la-Chaussée via la RD66 et les bretelles de sortie (à gauche) et d'entrée sur l'A35 dans le sens Bâle-Mulhouse. Photo L'Alsace/Eugène Groellin
Si les travaux sont terminés depuis la mi-décembre, l'inauguration du nouvel échangeur de l'A35 à Bartenheim a eu lieu ce mercredi, en fin de matinée. Les travaux, d'un montant de 4,3 millions d'euros et financés en quasi-totalité par le département et l'État, concernaient la sécurisation de cet échangeur où se croisent les usagers de l'A35 et de la RD66 qui la surplombe.La configuration précédente rendait l'accès à la RD66 dangereux à certains endroits pour les automobilistes qui quittaient l'A35. Deux giratoires ont été créés ainsi qu'une piste cyclable sécurisée. Cette inauguration a été l'occasion pour Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, de rappeler l'intérêt du Département pour le développement du territoire des Trois Frontières. « C'est ici, en très grande partie, que se joue l'avenir du Haut-Rhin et de l'Alsace », a-t-elle affirmé.

S. Sp.

 

 
 

80 km/h : le Sénat veut laisser le choix aux départements

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 05:41:13

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Sécurité routière Parlement
80 km/h : le Sénat veut laisser le choix aux départements
 

 
Le début de la fin pour la limitation à 80km/h ?
La limitation de vitesse à 80 km/h est de retour au coeur de l'actualité. Les sénateurs ont adopté mardi un amendement, porté par Michel Raison, sénateur LR de la Haute-Saône, qui permettrait aux conseils départementaux et aux préfets de revenir à l'ancienne limitation à 90 km/h sur certaines routes.

Ainsi, selon cet amendement au projet de loi d'orientation des mobilités, les présidents des conseils départementaux seraient rendus compétents pour fixer la limitation de vitesse sur les départementales. Tandis que les préfets pourraient, eux, définir la vitesse maximale sur les routes nationales.
Mortalité en baisse

Cet amendement, qui devra être confirmé par l'Assemblée nationale, intervient dans un contexte de baisse marquée de la mortalité routière, alors que la limitation de vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire n'a cessé d'être critiquée par plusieurs associations, dont « 40 millions d'automobilistes ».

« Depuis juillet, 116 vies ont été épargnées sur les routes secondaires abaissées à 80 km/h », avait défendu le Premier ministre Édouard Philippe, qui estime que « ce bilan aurait pu être meilleur sans les dégradations de radars qui se sont multipliées depuis le début du mouvement des gilets jaunes ». « Nous avons pris une décision que nous savions impopulaire. [...] Nous sommes fiers des résultats, de ces vies épargnées », avait-il déclaré en janvier, sans calmer pour autant les anti-80 km/h.

« Ce n'est que de la com' ! Comment peut-on parler de résultat historique alors qu'on est au même niveau que 2013 ? », lui avait alors répondu le délégué général de l'association « 40 millions d'automobilistes », Pierre Chasseray.

 

 
 

 

Loiseau, Griveaux et Mahjoubi quittent le gouvernement

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 05:45:14

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Politique Remaniement en vue
Loiseau, Griveaux et Mahjoubi quittent le gouvernement
 

 
Remaniement gouvernemental en vue... Nathalie Loiseau a officiellement remis son portefeuille des Affaires européennes mercredi à l'issue du conseil des ministres pour prendre la tête de la liste LaREM aux élections européennes du 26 mai. Dans la foulée, deux autres membres du gouvernement - Benjamin Griveaux et Mounir Mahjoubi - ont également annoncé leur départ, en vue des élections municipales de mars 2020 cette fois.

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, ne cachait plus ces dernières semaines son souhait de quitter l'exécutif en vue de se préparer pour les municipales à Paris sans attendre la validation de sa candidature. « Si je devais être candidat, je démissionnerais immédiatement », avait-il répété mercredi à l'issue du Conseil des ministres, quelques heures avant l'officialisation de cette annonce.

Avec lui, s'en va le secrétaire d'État au Numérique Mounir Mahjoubi, lui aussi candidat pressenti à la mairie de Paris. Les deux ministres sont à la lutte avec le député de l'Essonne Cédric Villani pour décrocher l'investiture LaREM et défier la maire PS sortante Anne Hidalgo. Le parti présidentiel tranchera d'ici au mois de juin.
Pas avant vendredi

Ces trois départs confirmés, l'exécutif devra procéder à un remaniement plus important que prévu même si le porte-parolat peut être ajouté au portefeuille d'un ministre en exercice. Le Premier ministre Edouard Philippe est en déplacement officiel au Qatar. La redistribution des portefeuilles et le nom des entrants éventuels ne devraient donc pas se concrétiser avant vendredi, au plus tôt, lundi plus sûrement.

 

 
 

 

Les agents remontés face à la réforme des fonctionnaires

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 05:44:22

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Social Projet de loi
Les agents remontés face à la réforme des fonctionnaires
 

 
Des rassemblements de fonctionnaires contre le projet de réforme étaient organisés mercredi partout en France.
Rendre la fonction publique « plus attractive et plus réactive » face aux « nouvelles attentes » des citoyens : c'est l'objectif affiché du gouvernement qui souhaite faire adopter sa réforme avant l'été pour une application au 1er janvier 2020.

Le projet de loi a été présenté mercredi en conseil des ministres. Le secrétaire d'État chargé de la fonction publique Olivier Dussopt a confirmé la volonté de supprimer 120 000 postes d'ici à 2022, sur 5,5 millions d'agents (État, fonctions publiques hospitalière et territoriale). Sont visées la fonction publique territoriale (70 000 suppressions) et la fonction publique d'État (50 000).

La réforme prévoit aussi une refonte, comme dans le privé, des instances de dialogue social, un recours accru aux contractuels et aux contrats, la possibilité de ruptures conventionnelles ainsi que des mesures pour « favoriser la mobilité » des agents qui instaurent « un détachement d'office » en cas d'externalisation de service.
Appel à la grève le 9 mai

Le texte est logiquement rejeté par les neuf syndicats (CGT, CFDT, FO, FSU, Solidaires, Unsa, FA-FP, CFE-CGC, CFTC), qui dénoncent son contenu et « un passage en force ».

Ils accusent en particulier le gouvernement de vouloir une fonction publique alignée sur les règles du secteur privé, au détriment du statut de fonctionnaire et de l'indépendance des agents à l'égard du pouvoir.

Des rassemblements étaient prévus mercredi partout en France, prélude à la journée nationale d'action et de grève du 9 mai (FO et la CFDT ne se sont pas encore ralliés). Les syndicats des finances publiques (Solidaires, CGT, FO, CFDT, CFTC) appellent, eux, à une nouvelle grève ce jeudi, après celle du 14 mars.

 

 
 

 

Les produits en plastique à usage unique bannis dès 2021

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 06:23:31

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Les produits en plastique à usage unique bannis dès 2021
 

 
Le texte a été approuvé par 560 voix pour, 35 contre et 28 abstentions. Photo FREDERICK FLORIN/AFP
Cotons-tiges, pailles, touillettes à café : le Parlement européen a entériné mercredi à une large majorité la fin dans l'Union européenne, à partir de 2021, de ces produits en plastique à usage unique qui polluent les océans.
La pollution aux plastiques coûte 22 milliards d'euros

Une dizaine de catégories de produits pour lesquels existent des alternatives, comme les couverts, les assiettes ou encore les bâtonnets pour ballons, seront interdits. Pour d'autres produits, notamment les emballages en plastique pour des aliments prêts à consommer, l'objectif est de réduire leur utilisation au niveau national et d'être plus exigeant sur leur conception et leur étiquetage.

« Le plastique empoisonne nos mers, il tue leurs habitants et il nous menace, nous, au bout de la chaîne. Il était urgent d'agir », a insisté mercredi la Belge Frédérique Ries (groupe Alde, libéraux), rapporteur du texte, approuvé par 560 voix pour, 35 contre et 28 abstentions.

La nouvelle législation « permettra de réduire la facture des dégâts environnementaux de 22 milliards d'euros, soit le coût de la pollution aux plastiques en Europe jusqu'en 2030 », a-t-elle ajouté.

Le texte de l'UE interdit également les plastiques dits oxodégradables (étiquetés biodégradables de façon abusive), comme certains sacs, et les récipients alimentaires et gobelets en polystyrène expansé, bien connus des habitués des repas à emporter. La législation, sur laquelle un accord avait été obtenu fin décembre avec les États membres, fixe par ailleurs un objectif de collecte de 90 % pour les bouteilles en plastique d'ici 2029. Ces bouteilles devront contenir 25 % de produit recyclé dans leur fabrication d'ici 2025, et 30 % d'ici 2030.
70 % des déchets marins

Le texte renforce aussi le principe du pollueur-payeur, en particulier pour l'industrie du tabac, qui devra couvrir à partir de 2023 les coûts de collecte et de recyclage des filtres à cigarettes, une plaie pour l'environnement, puisqu'il s'agit du deuxième produit en plastique à usage unique le plus jeté dans l'UE. « Un mégot jeté à l'océan pollue entre 500 et 1 000 litres d'eau », a souligné Frédérique Ries.

Les produits couverts par la législation représentent, selon la Commission, plus de 70 % des déchets marins, dont on retrouve des résidus dans de nombreuses espèces comme les tortues de mer, les phoques, les baleines ou les oiseaux, mais aussi les poissons et les mollusques destinés à l'alimentation humaine.

 

 
 

Dépendance : un rapport très attendu

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 05:43:35

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SOCIÉTÉ Dominique Libault remet aujourd'hui ses pistes pour le grand âge
Dépendance : un rapport très attendu
Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, s'appuiera sur ses conclusions pour construire la réforme visant à une meilleure prise en charge des personnes âgées.

 
Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, prépare une loi sur la dépendance.
Des mesures pour le grand âge. Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, reçoit ce jeudi matin les conclusions du rapport de Dominique Libault sur la dépendance. Elles serviront de base à une future loi pour refonder la prise en charge et l'accompagnement des personnes âgées dépendantes.

L'enjeu est de taille. En 2030, pour la première fois, les plus de 65 ans seront plus nombreux que les moins de 20 ans en France. Et notre pays comptera chaque année 40 000 personnes âgées en perte d'autonomie de plus.

Comment leur garantir une fin de vie digne ? Comment leur permettre de rester à domicile, comme le souhaite la majorité des Français, plutôt que de les orienter vers des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ?

Et, surtout, comment financer la prise en charge de cet accompagnement ?

Les gouvernements successifs se sont attaqués à la question. Avant de reculer devant l'obstacle financier. Au Congrès de la Mutualité, en juin dernier, Emmanuel Macron a promis des moyens pour la réforme. Le président de la République a assuré que « l'engagement financier » serait au rendez-vous : « Il nous faut investir sur ce sujet mais il nous faut construire un nouveau risque, répondre à une nouvelle vulnérabilité sociale. »

Sous quelle forme ? La manière de mobiliser les fonds publics va cristalliser les débats. Stanislas Guérini, délégué général de LaREM, a évoqué la création d'une « nouvelle journée de solidarité », sur le modèle du lundi de Pentecôte travaillé instauré par Jean-Pierre Raffarin après la canicule de 2003. Édouard Philippe, le Premier ministre, a lui hérissé les syndicats avec l'idée de lier la future réforme des retraites à l'enjeu de la dépendance.
E.B.

 

 
 

 

L'édito de l'Alsace Finir sa vie dignement

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 06:20:58

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L'édito de l'Alsace      Finir sa vie dignement
 

 
Laurent Bodin

Au bord de la crise de nerfs ! La situation des résidents et des personnels des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) n'est pas seulement catastrophique. Elle est indigne du pays développé qu'est la France. Faute de moyens budgétaires suffisants mais aussi par manque de personnels correctement formés, en plus de ne pas être rémunérés à hauteur de la pénibilité de leur travail, notre pays ferme les yeux sur des faits habituels et répétés de non-assistance à personnes en danger et de maltraitance. « C'est un échec collectif. Nous ne le résoudrons pas du jour au lendemain, mais [...] il nous faut penser une réorganisation collective », reconnaissait le président de la République, Emmanuel Macron, il y a quelques mois. L'état des lieux étant connu depuis longtemps, reste maintenant à passer des paroles aux actes.

Le traitement de la dépendance appelle une réponse aussi urgente qu'énergique. Pas sûr que le gouvernement en ait conscience. Une réforme est, certes, dans les cartons du gouvernement qui entend s'inspirer du rapport que remettra aujourd'hui Dominique Libault à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Comme si les maux n'étaient pas clairement identifiés. À moins que l'exécutif ne cherche à gagner du temps, hésitant sur les moyens de financer une réforme. Report de l'âge de la retraite, jour férié travaillé... Des moyens financiers dégagés dépendra l'ambition de la réforme.

Un replâtrage ne suffira pas au regard de la situation actuelle et de la hausse démographique qui s'annonce. C'est un traitement de choc qui s'impose. Il passe notamment par un changement de paradigme imposant de faire sortir des Ehpad toute notion de rentabilité au profit du bien-être des résidents. Les personnes âgées dépendantes ne sont pas des numéros, pas plus que des comptes en banque. Elles sont des personnes qui méritent, jusqu'au bout, de vivre dans la dignité. Aujourd'hui, nombreuses sont celles qui n'ont pas ce droit.

 

 
 

L'excision, un mal (aussi) français

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 06:38:52

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L'excision, un mal (aussi) français
 

 
La gynécologue-obstétricienne Ghada Hatem-Gantzer, fondatrice de la Maison des femmes en Seine-Saint-Denis : « Notre originalité tient au fait qu'on considère qu'il faut commencer par soigner une femme victime de violences. » DR
Dr Hatem-Gantzer, vous donnez une conférence à Colmar sur les mutilations sexuelles que vous rencontrez fréquemment dans votre service de gynécologie de Seine-Saint-Denis. Pourquoi Colmar ?
J'ai des liens particuliers avec l'Alsace car j'ai épousé un Alsacien et c'est une région où la petite immigrée libanaise que je suis se sent à l'aise... J'adore y revenir !

Dans le cas précis de cette conférence, j'ai été sollicitée par une collègue, qui anime un groupe de femmes. Et je pense que les femmes sont un très bon vecteur de diffusion de nos préoccupations et de nos combats.
Justement, la Maison des femmes que vous avez créée en 2016,est financée par des mécènes privés et peine à trouver des fonds publics. Comment expliquez-vousces difficultés ?

Le financement commence à venir grâce à notre incessant travail de lobbying. L'ARS [Agence régionale de santé], qui est un interlocuteur qu'on cherche à mobiliser depuis huit ans maintenant, a eu deux actions essentielles cette année. La première a été de financer à hauteur de 600 000 EUR notre extension, la seconde a été de nous doter d'un budget pérenne de 250 000 EUR, qui représente la moitié de nos besoins annuels. On espère que l'État viendra également petit à petit car c'est un modèle précieux.
Bordeaux a ouvert en février la Maison d'Ella, sur le modèlede votre Maison des femmes. D'autres villes, comme Strasbourg, sont intéressées. Qu'est ce qui fait que votre modèle inspire ?

Notre originalité tient au fait qu'on considère qu'il faut commencer par soigner une femme victime de violences. Le fait de la soigner lui permet de trouver les ressources pour aller au-delà : porter plainte, se faire aider, sortir de leur isolement, accepter de participer à des ateliers. Et comme on sait que c'est compliqué, on a tout mis dans la même maison.

La Maison des femmes est organisée autour de trois parcours. On a un parcours planning familial - pour la contraception, l'avortement, les MST [maladies sexuellement transmissibles], un parcours violences - conjugales et intrafamiliales - et un parcours mutilations sexuelles. Ce qui fait notre force, c'est d'abord qu'on est des professionnels de santé et non pas des assistantes sociales.
Quel est le rôle des médecinscomme vous dans la lutte contreles violences faites aux femmes ?

Notre combat est de faire reconnaître la médecine de la violence comme une médecine à part entière. Car lorsqu'on est victime de violences, cela affecte notre santé : une femme déclenche des maladies chroniques, des psychotraumatismes, parfois elle meurt, tout simplement... La dimension santé dans la prise en charge de la violence faite aux femmes est essentielle. Et c'est notre compétence à nous, soignants.
Comment la gynécologue quevous êtes a-t-elle été confrontéeà cette pratique mutilatoireen France ?

La première fois que j'ai été confrontée à l'excision, c'est quand j'étais jeune gynécologue. On n'était alors pas conscient qu'on était confronté à une tradition qui n'a rien à voir avec la coiffe des Alsaciennes !

Avant, non seulement nous n'étions pas formés à cette pratique, mais surtout, par esprit post-colonialiste sans doute, on se disait : « De quoi je me mêle, c'est leur culture... » Puis la société a pris conscience peu à peu que c'était une pratique extrêmement néfaste pour la santé des femmes, pour l'estime qu'elles ont d'elles-mêmes et pour leur psychologie car elles sont traumatisées.
L'excision ne représente qu'une infime partie de votre travail àla Maison des femmes. Pourquoi ?

En effet, les mutilations sexuelles ne représentent que deux ou trois des consultations parmi les 25 femmes que je reçois chaque semaine. À la Maison des femmes, on reçoit 30 à 50 femmes par jour, tous parcours confondus (ateliers, consultation, avocat) et pour tous les types de violences. Avant, je ne rencontrais l'exci-sion que de manière sporadique dans ma pratique. Mais lorsque je suis arrivée en Seine-Saint-Denis, avec 14 % de femmes excisée, on ne peut plus faire du sur-mesure, on est dans des proportions industrielles ! Cela fait tellement de patientes excisées qu'il faut proposer une prise en charge bien pensée. C'est là que j'ai créé le parcours « femmes excisées ». Mais dans le même temps, je voulais améliorer l'accueil du planning familial chez nous, notamment pour l'accueil des femmes victimes de violences. C'est donc par une conjonction de raisons que j'en suis arrivée à créer la Maison des femmes en 2016.
Recueilli par Marie-Lise PERRIN Y ALLER « De victimes à survivantes :mutilations sexuelles, un parcoursde sortie », conférence du Dr GhadaHatem-Gantzer, vendredi 29 marsà 20 h, dans l'auditorium du Pôle média-culture Edmond-Gerrerà Colmar. Inscriptions par courriel :osiris.colmar@gmail.com

 

 
 

Société Les trois ans d'une association pour les jeunes «émiettés» du sud Haut-Rhin : Le Lieu recrée du lien

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 05:38:53

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Société Les trois ans d'une association pour les jeunes «émiettés» du sud Haut-Rhin
Société Les trois ans d'une association pour les jeunes «émiettés» du sud Haut-Rhin : Le Lieu recrée du lien
Installé au fond d'une arrière-cour, place de la République à Mulhouse, le Lieu fête ses trois ans d'existence. Un Lieu qui se veut une «maison» pour les jeunes en errance, fugueurs, en souffrance ; dont l'objectif est de leur permettre de nouveaux possibles.Un Lieu qui fait son chemin, mais dont les travailleurs sociaux restent frustrés de ne pas pouvoir encore mieux faire.

 
Une partie de l'équipe du Lieu.
Un matin, comme les autres, 9 h. Le Lieu est vide, les murs blancs, comme entre chaque nouvelle aventure artistique. Puis peu à peu, seuls ou par paires, par grappes, ils arrivent et se retrouvent dans le coin salon ; et le groupe se forme. Les "éduc' spé", une stagiaire, l'un ou l'autre ado, ça dépend des jours.

Dans la cuisine, un bon café moulu a coulé, et sur la table basse, des brioches attendent les arrivants. Pour Sébastien Castells, un des fondateurs du Lieu, qui en est aujourd'hui directeur - il préfère "responsable" -, c'est indispensable : « quand on arrive au Lieu, on dit bonjour ». Pour retrouver un minimum de sociabilité.
Des parcours émiettés

Ce Lieu, il est né de la volonté de l'ancien salarié de l'ALSA (Association pour le Logement des Sans-Abri) avec d'autres, comme Manuella Ngnafeu (directrice générale adjointe chez Appuis) et Chantal Mazaeff (directrice générale de l'École supérieure de praxis sociale, anciennement ISSM). À l'origine, l'association était une troupe de théâtre, la compagnie Anna Scrupul'hom. Ils sont partis du constat qu'il y avait « de plus en plus de jeunes en errance, en fugue, en souffrance et au parcours "émietté", passés, entre 0 et 3 ans, 3 et 12 ans, 12 et 16 ans, par trois, quatre, dix formes d'accompagnement de l'aide sociale à l'enfance, sans qu'aucune n'ait véritablement fonctionné », regrette Sébastien Castells.

Et pourtant, celui-ci reconnaît que le Haut-Rhin est « une pépinière en termes de créativité » pour proposer des alternatives. Mais il manquait une solution pour ce qu'on appelle les placements non exécutés, « qui sont dans 90 % des cas, des jeunes filles victimes d'un système de michetonnage » (lire ci-dessous, la lutte contre les réseaux). « Et on voulait aussi ouvrir à davantage de jeunes présentant des troubles comportementaux », précise Sébastien Castells.
De la méfiance à la confiance

Sur une centaine de jeunes non placés, une trentaine avaient le profil du Lieu... Un Lieu que ses fondateurs pensaient comme une maison, « où les jeunes pourraient passer de la méfiance envers l'adulte, à la confiance ; qui leur offrirait de nouveaux possibles, feraient émerger des désirs, des projets ; leur permettrait de retrouver estime de soi et de restaurer l'image de l'adulte ».

En 2015, le Département lance un appel à projets, mais les finances manquent. En 2016, le Conseil départemental lance une expérimentation de six mois. Le Lieu voit le jour. Le groupe s'étoffe vite, avec des professionnels de l'aide à l'enfance, de l'Éducation nationale. Il se nourrit d'expériences venues d'ailleurs, du Sénégal, du Quebec, d'autres associations locales comme l'ALSA.

Le Lieu n'est pas un hébergement, c'est un espace d'activité de jour. En fait, grosso modo, « un tiers des jeunes accompagnés par le Lieu, le sont depuis chez eux ; un tiers a une solution d'hébergement de l'aide sociale à l'enfance ; un tiers squatte où c'est le mieux », résume Sébastien Castells. Du lundi au vendredi, ils peuvent passer au Lieu, pour un atelier théâtre, chant, écriture, se poser, discuter, boire un café ; et même le samedi ou en soirée, selon les projets.

Les fondateurs du Lieu voulaient inventer un nouveau dispositif pour accompagner des jeunes en errance, fugueurs, qu'il faut parfois aller chercher jusqu'à Paris où à Nice, par un travail d'approche qui peut durer plusieurs semaines. Les éducateurs sont beaucoup sur les réseaux sociaux, pour les retrouver et leur expliquent alors, que quand ils en ressentiront le besoin, ils pourront les appeler, tous les jours, 24 heures sur 24. Et souvent, ça marche. Les jeunes appellent.

Après, le travail du Lieu, c'est de les accrocher. « Ça peut venir de n'importe où. Pour une jeune fille, ce pourra être un rendez-vous chez le coiffeur ou l'esthéticienne, ou lors d'un repas, un séjour... Ils sont accompagnés pour six mois à un an renouvelable. Jusqu'à l'âge de leur majorité. Même si après, on ne leur fermera pas la porte », ajoute Marion Marck, éducatrice du Lieu dont l'esprit est une clause de non-abandon, un accompagnement inconditionnel et personnalisé pour réveiller le désir par des nouveautés, des rencontres, des voyages, du théâtre, du chant, du sport. En fait, tout est prétexte à des rencontres, à recréer du lien.
La présence dans l'absence

« On peut prendre plus de temps pour chaque jeune », explique Sébastien Castells, puisqu'en moyenne un éducateur spécialisé du Lieu est référent pour deux ou trois jeunes maximum, contre quatre ou cinq en institution ; et jusqu'à trente dossiers en milieu ouvert... Parti avec cinq jeunes, le Lieu en accompagne aujourd'hui une vingtaine ; et emploie dix salariés, dont huit travailleurs sociaux.

Un principe du lieu, c'est d'ailleurs cette disponibilité, ce qu'au Lieu on appelle aussi « la présence dans l'absence »... «Souvent, quand une association grandit, elle perd des moyens. Ici, le but c'est de continuer à offrir la même prestation. Quand on a trois jeunes de plus à accompagner, on embauche un éducateur », souligne-t-il. C'est ainsi, que tout récemment encore, Fabien et Bachir ont été recrutés, après leur stage. « C'est plus facile, car on est moins cher qu'un lieu d'hébergement. Et le Département est content, car une fois un jeune accompagné par le Lieu, le placement est dit exécuté... », poursuit Sébastien Castells.
Se réinventer

45 jeunes ont été accompagnés depuis la création du Lieu. Un Lieu qui ne veut pas faire l'erreur de croire que tout va bien. « Notre projet associatif est en cours de réécriture, avec le conseil d'administration qui est très engagé. On veut réinventer nos méthodes d'intervention, se demander toujours pourquoi certaines choses ne marchent pas. En tant qu'éducateur, on est forcément frustrés, parce que ces jeunes qu'on accompagne, à 18 ans, ils auront quoi ? Regrette Sébastien Castells. Il y aurait plein de choses à créer, comme des microstructures qui leur permettraient une insertion professionnelle. On a encore des choses à inventer. »
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

Production de la Smart : de la Moselle à la Chine

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 05:46:51

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Économie
Production de la Smart : de la Moselle à la Chine
Coup de tonnerre sur Smartville. Le PDG de Smart France a annoncé que Daimler va sceller une joint-venture à parts égales avec le chinois Geely. La nouvelle génération de Smart électrique sera développée en Chine. Ce qui signifie l'arrêt de la production à Hambach.
 

 
Ce plan présentant le process de fabrication de la smart sur le site de Hambach près de Sarreguemines depuis 1998 va disparaître du paysage en 2022.
En 1994, alors que 72 sites étaient en concurrence et se livraient une lutte impitoyable, c'est Hambach qui avait été choisie par la joint-venture Mercedes-Swatch pour accueillir l'usine de montage de la Smart. Une puce des villes à deux places, écologique et pionnière en matière de mobilité urbaine.

Vingt-cinq ans après, la coïncidence veut qu'une autre joint-venture vienne sceller la fin programmée de la production de la fortwo en Moselle-Est à l'horizon 2022-2024. Ce jeudi matin, Daimler et le chinois Geely annonceront officiellement à Stuttgart une coopération à parts égales (50-50) pour le développement et la production de la Smart... en Chine.

Le modèle thermique s'arrêtera comme prévu en juin prochain et la Smart de 4e génération en version électrique sera fabriquée dans la nouvelle usine de Hangzhou dès 2022. Serge Siebert, PDG de Smart France a annoncé à l'ensemble du personnel : « Nous ne produirons plus de Smart à Hambach. »

Une communication qui a fait l'effet d'une douche froide parmi les salariés et surtout parmi les syndicats des entreprises partenaires (lire ci-dessous), très inquiets pour leur avenir.
« Tous les emplois seront sécurisés [...] »

Daimler a indiqué que la mort programmée de la fortwo ne se traduirait par aucun licenciement sec sur Smartville. « Tous les emplois seront sécurisés. Nous poursuivrons le projet de transformation industrielle et sociale que nous avons annoncé (500 MEUR d'investissement) ». Un chantier titanesque est d'ailleurs en cours puisque 70 000 m² de nouveaux bâtiments doivent sortir de terre. Concrètement, une nouvelle ligne de production de la Smart EQ fortwo sera bien créée jusqu'en 2022 et en parallèle, l'actuelle unité de montage de la Smart accueillera dès 2020 l'assemblage du SUV EQ de la marque Mercedes. Un modèle avec certitude, deux autres probablement.

Durant cette phase de transition, la production de la fortwo passera à 35 000 unités/an, soit 150/jour contre 500 au plus fort de l'activité. Vincent Brochet, 50 ans, de Talange, est technicien logistique chez Smart France depuis 1998 : « Smart c'est Hambach et Hambach c'est Smart. La fin de la fortwo représente un changement plus affectif qu'effectif. Car depuis juin dernier, on est déjà à fond sur le projet de SUV Mercedes. »

Les représentants syndicaux des 800 salariés travaillant pour le compte des sous-traitants ne sont pas aussi sereins que lui. Smartville s'apprête à vivre des mois agités sur le front social.
Fabien SIEGWART

 

 
 

 

Mulhouse Maurer-Tempé : magasins liquidés, usine en délibéré

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 05:50:45

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Mulhouse
Mulhouse Maurer-Tempé : magasins liquidés, usine en délibéré

 
La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse s'est penchée, ce mercredi matin, sur le cas de l'entreprise Maurer-Tempé. Comme nous l'annoncions dans L'Alsace de samedi, le réseau SABC, qui regroupe treize enseignes, a été liquidé avec effet immédiat. Tous les magasins ont donc fermé leurs portes ce mercredi soir. En ce qui concerne l'usine de charcuterie industrielle de Kingersheim, la juridiction a mis sa décision en délibéré à ce matin.

Rappelons que la structure fait l'objet d'une unique offre de reprise dans le cadre d'une société coopérative et participative (Scop) avec 100 des 130 salariés.
A. W.

 

 
 

 

Maurer-Tempé : magasins liquidés, usine en délibéré

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 06:30:20

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Maurer-Tempé : magasins liquidés, usine en délibéré
 

 
La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse s'est penchée, ce mercredi matin, sur le cas de l'entreprise Maurer-Tempé. Comme nous l'annoncions dans L'Alsace de samedi, le réseau SABC, qui regroupe treize enseignes, a été liquidé avec effet immédiat. Tous les magasins ont donc fermé leurs portes ce mercredi soir. En ce qui concerne l'usine de charcuterie industrielle de Kingersheim, la juridiction a mis sa décision en délibéré à ce matin. Rappelons que la structure fait l'objet d'une unique offre de reprise dans le cadre d'une société coopérative et participative (Scop) avec 100 des 130 salariés. A. W.

 

 
 

Thann Avenir de l'hôpital Saint-Jacques : Maternités solidaires

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 05:53:54

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Thann Avenir de l'hôpital Saint-Jacques
Thann Avenir de l'hôpital Saint-Jacques : Maternités solidaires
Des défenseurs de la maternité de Thann se sont rendus le week-end dernier dans l'Indre, au Blanc, pour le deuxième rassemblement des maternités en colère.

 
Une délégation thannoise a participé à un rassemblement des maternités en colère.
Plusieurs défenseurs de la maternité de Thann se sont rendus dans l'Indre ce week-end, au Blanc, pour le deuxième rassemblement des maternités en colère. La maternité du Blanc est déjà fermée, pourtant le combat continue. Les états généraux des maternités en colère ont eu lieu ce week-end dans l'Indre et seize délégations des quatre coins de France ont répondu à l'appel du collectif local « Cpasdemainlaveille » et de la coordination nationale de défense des hôpitaux de proximité.
Plus le trajet dure longtemps...

La délégation de Thann a participé aux tables rondes et aux groupes de travail qui visent à « organiser la résistance pour faire plier la ministre et son bras armé : l'ARS ». De concert, les délégations estiment que « les mesures qui visent à éloigner les maternités des territoires mettent en danger les femmes et les enfants ».

Dans une étude, Évelyne Combier, pédiatre et chercheuse en santé publique, a analysé les temps d'accès aux maternités de Bourgogne entre 2000 et 2009. Elle a montré que, plus le trajet dure longtemps, plus le bébé est en danger : « Pour un temps supérieur à 45 minutes, le taux de mortalité passe de 0,46 % des grossesses à 0,86 %. C'est deux fois plus. »

L'exemple de la ville Die illustre malheureusement l'avenir des territoires en multipliant les risques. Pour symboliser cette « catastrophe sanitaire à venir », un monument aux morts a été érigé à l'entrée de l'hôpital du Blanc. « Pour Thann, c'est une fiction, mais pour combien de temps encore ? », interrogent les militants de la vallée.

 

 
 

 

Assistants maternels Une formation et un cadre

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 06:13:18

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Assistants maternels Une formation et un cadre
 

 
Pour exercer leur métier, les assistants maternels doivent être agréés par le conseil départemental. « Une formation de 80 heures est obligatoire avant d'accueillir son premier enfant », détaille Pauline Sandoz, responsable du relais d'assistants maternels de Dannemarie. Les professionnels doivent ensuite en effectuer 40 autres au cours des deux années suivantes. Les premières années, seules une ou deux places sont accordées. « Le métier étant très souvent choisi par des mères, la réglementation prévoit que leurs propres enfants, s'ils sont âgés de moins de 3 ans, occuperont une place parmi celles qui lui sont accordées », souligne Pauline Sandoz. Les services du conseil départemental vérifient sur place les conditions d'accueil des enfants. « La taille de l'habitation est déterminante dans l'attribution du nombre de places. Quatre enfants au maximum peuvent être accueillis en même temps. » Des visites inopinées sont par ailleurs effectuées notamment pour s'assurer que le matériel à destination des enfants, tels les jouets, est suffisant, ou que les conditions d'hygiène sont respectées.

 

 
 

Soultzmatt-Wintzfelden « A Frijohr fer unseri Sproch » : Le sentier des poètes

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 05:38:01

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Soultzmatt-Wintzfelden « A Frijohr fer unseri Sproch »
Soultzmatt-Wintzfelden « A Frijohr fer unseri Sproch » : Le sentier des poètes

 
Edgard Zeidler, Claude Diringer et André Schlegel ont accueilli le public devant la mairie.
Le printemps était bien au rendez-vous pour cette découverte annuelle du sentier des poètes, ce samedi sur les pentes du Zinnkoepfle dans le cadre de « A Frijohr fer unseri Sproch ».

Guidés par Claude Diringer, André Schlegel et Edgard Zeidler, trois passionnés de langue et culture régionales et également concepteurs de ce sentier, une trentaine d'amateurs de beaux textes dialectaux ont arpenté le « Dichterwag », niché dans son superbe écrin du plus haut vignoble d'Alsace, écoutant, quasi religieusement, les poèmes essentiellement en alsacien, parfois en allemand ou traduits en français pour les non dialectophones. La transition entre les différentes étapes était assurée par Bernard Krisa à la guitare. Parmi le public, Jean-Paul Gross, président du cercle Emile-Storck, Denis Schneider du théâtre alsacien de Guebwiller et son fils ou la conseillère départementale Monique Martin.

A l'issue de cette agréable promenade poétique, le public s'est retrouvé au caveau Feltz pour une dégustation appréciée des crus de la Vallée noble et des eaux locales.

 

 
 

 

Fortschwihr Au resto du collège : Des produits bio et locaux

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 05:40:26

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Fortschwihr Au resto du collège
Fortschwihr Au resto du collège : Des produits bio et locaux
Le collège de Fortschwihr propose chaque mois un repas 100  % bio aux 700 élèves demi-pensionnaires, aux professeurs, agents et membres du personnel administratif qui déjeunent au restaurant scolaire.

 
Les élèves, au self du restaurant scolaire, ont le choix entre de nombreux mets, salés et sucrés.
Le collège suit les recommandations des instances nationales, à savoir privilégier les produits locaux (les textes sont encore en discussion) ; ces recommandations sont en phase avec les préceptes du conseil départemental du Haut-Rhin, qui assure l'approvisionnement local. L'apport, dans les repas servis au restaurant scolaire, doit être de 20  % de produits bio et locaux.

Le collège est fourni en légumes par la ferme Horrenberger de Durrenentzen, les pâtes proviennent de la Cabane à Farine de Dessenheim et les produits laitiers de la ferme Michel de Lapoutroie.

A l'heure du repas, vendredi dernier, les trois producteurs et le gestionnaire Jérôme Petitgenet étaient présents au restaurant qui avait été décoré pour l'occasion. Dans les textes de la réglementation, il convient de réduire l'impact écologique, en réduisant la consommation de viande et en favorisant l'achat de produits bio et locaux. Parmi les autres fournisseurs locaux, la ferme Meyer de Holtzwihr pour les produits laitiers, la boucherie Michel Herrscher de Colmar pour la viande, et Lucien Doriath de Soultz-les-Bains pour la volaille.

La cheffe de cuisine, Francine Ghielmi, qui est secondée par Denise Rémy, Eric Laurent, Isabelle Degout et Fabienne Fuchs, a toujours privilégié les producteurs locaux et les produits bio, dans la mesure de ses possibilités, afin de préparer des repas équilibrés quatre jours par semaine, durant la période scolaire.

Au menu du vendredi 22 mars, le choix était ainsi vaste : rôti de porc, émincé de boeuf, cervelas de canard, paupiettes de veau, poissons, variétés végétales, poêlée de légumes, pommes grenaille, purée romanesco ; en dessert yaourt, faisselle fermière, crèmes et liégeois. De quoi contenter tous les goûts.

 

 
 

 

Thann Un Mercredi sportif sous le signe du basket

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 06:17:59

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Thann Un Mercredi sportif sous le signe du basket
 

 
 
Mercredi dernier, le conseil départemental a organisé des Mercredis sportifs à destination des jeunes afin de promouvoir la pratique de sports collectifs. C'était aussi l'occasion, pour les jeunes, de côtoyer des sportifs de haut niveau.

Au Cosec Fernand-Bourger de Thann, c'est le basket qui était à l'honneur, avec la venue de huit joueurs pros de la remarquable équipe nationale du Kaysersberg Ammerschwihr basket centre Alsace (Kabca). Son président Jean-Claude Gley s'est déplacé avec son équipe et le coach. Ils ont rencontré une quarantaine de jeunes joueurs de la CTC Thur-Doller basket (coopération territoriale de clubs, formée par les associations de Masevaux, Thann et Willer-sur-Thur). Ces derniers étaient encadrés par Isabelle Kornacker et Leda Natali, qui animent l'école de basket. Jérôme Berthon, responsable de l'école d'arbitrage de la CTC Thur-Doller et entraîneur de la section U9, participait également à l'opération, qui était ouverte aux licenciés des sections U9 et U15, garçons et filles.

Dans un premier temps, les joueurs du Kabca se sont présentés aux enfants, puis un échauffement a réuni l'ensemble des participants, avec des démonstrations d'exercices par les joueurs.
La technique mais aussi l'état d'esprit

L'entraînement technique des jeunes a débuté sous la direction des pros, au sein de quatre ateliers, grâce à différents exercices : « parcours en dribble », « slalom en dribble », « passes à deux », « passer au-dessus » ou « le relais passe et va », sans oublier les tirs au panier.

Les joueurs ont aussi insisté sur l'état d'esprit que doit avoir un joueur lors d'un match, son comportement dans le groupe et la nécessité de respecter l'arbitre.

Après ces exercices, réalisés très sérieusement, quelques matchs ont opposé les équipes de jeunes, coachés par les joueurs du Kabca. L'après-midi s'est terminé par un échange entre les jeunes du CTC Thur-Doller et les pros ainsi qu'une séance de dédicaces.

Un verre de l'amitié a conclu cet après-midi qui a enchanté les jeunes.
Dominique PY

 

 
 

Ribeauvillé Collège les Ménétriers : Échange linguistique hors du commun

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 06:10:18

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Ribeauvillé Collège les Ménétriers
Ribeauvillé Collège les Ménétriers : Échange linguistique hors du commun
Des élèves de 4 e bilingue du collège les Ménétriers de Ribeauvillé recevaient mardileurs correspondants allemands malentendants pour une journée d'échange linguistique.Le handicap n'a pas empêché les jeunes de communiquer, bien au contraire.

 
L'échange entre le collège les Ménétriers de Ribeauvillé et le BBZ Gymnasium de Stegen, qui accueille des malentendants, est né sous le signe du sport : « L'action facilite la communication, permet d'aller au-delà du langage », explique Esther Clerc, professeure d'allemand.
Un échange linguistique d'un genre un peu particulier s'est déroulé au collège les Ménétriers de Ribeauvillé.

Une quinzaine de jeunes Allemands malentendants ou sourds scolarisés dans un établissement public spécialisé situé à Stegen - BBZ Gymnasium -, à une dizaine de kilomètres du centre de Fribourg-en-Brisgau, dans le Bade-Wurtemberg, rendaient visite à leurs correspondants français, élèves de 4e bilingue. Pour cette journée en commun, la professeure d'EPS Cathy Meyer leur a proposé une activité d'escalade sur le mur du gymnase. « Cet échange est né sous le signe du sport », indique Esther Clerc, professeure d'allemand et responsable de l'échange à Ribeauvillé. « Katia Arnold, l'enseignante allemande qui a initié cet échange en 2012, était monitrice de voile. Notre première activité avec les élèves de Stegen s'est déroulée sur le lac de Schluch. L'action facilite la communication, elle permet d'aller au-delà du langage. »
Une approcheplus individuelleet intense

Mardi, les conversations se déroulaient davantage en allemand qu'en français. Consigne avait été donnée aux collégiens ribeauvillois, qui ont l'avantage d'être familiarisés avec la langue de Goethe depuis leur plus jeune âge, de se placer bien en face de leurs interlocuteurs, de parler fort, de forcer l'articulation et de ne pas hésiter à se répéter. Et si d'aventure la difficulté de compréhension venait à persister, les jeunes n'ont pas hésité à se saisir d'un papier et d'une feuille pour passer au langage écrit. « J'essaye aussi de ne pas utiliser des mots trop compliqués », précise Fanny Traber, 14 ans.

La plupart des jeunes handicapés sont équipés d'appareils auditifs et disposent, dans leur collège, de micros émetteurs-récepteurs leur servant d'amplificateurs, réglés individuellement en fonction de leur degré de handicap. La langue des signes est en revanche proscrite. « Cela relève d'un choix pédagogique, il s'agit de permettre aux élèves de s'intégrer plus facilement dans la société, de les préparer au "monde réel" », explique Alexander Beck, professeur de français à Stegen. Lui et sa consoeur Christiane Faßbender insistent sur la difficulté de l'apprentissage de la langue française pour les Allemands. « Le français est une langue particulièrement difficile, autant du fait de sa grammaire que de sa prononciation, notamment les voyelles nasales. Pour nous les Allemands, elle représente un vrai défi, c'est donc d'autant plus difficile pour les malentendants. »

Esther Clerc ne voit que des avantages à un tel échange. « Les collégiens s'ouvrent au monde du handicap, se rendent mieux compte de ce que cela peut engendrer au quotidien et sont obligés, pour communiquer, d'aller vers leur partenaire. Ils ne peuvent pas l'interpeller alors qu'il a le dos tourné, ils ne peuvent pas se contenter de discussions en groupes, l'approche est plus individuelle, et par conséquent plus intense, plus approfondie. Après, bien sûr, ils restent des ados comme les autres qui expriment à leur façon leurs préférences, leurs antipathies... »

Après des échanges épistolaires, il s'agissait de la première rencontre entre les jeunes Allemands et leurs homologues français.

Depuis le début de l'échange entre les deux établissements, deux élèves se sont découvert des vocations en lien avec le monde du handicap : l'une suit aujourd'hui des études d'ergothérapeute outre-Rhin, à Sarrebruck, l'autre se forme au métier d'aide-soignant auprès de personnes en situation de handicap.
Véronique BERKANI Voir notre diaporama sur dna.fr

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déchets M2A : J'adopte à nouveau des poules

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 05:55:22

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déchets M2A
déchets M2A : J'adopte à nouveau des poules
Les inscriptions pour l'opération « J'adopte des poules » sont désormais ouvertes sur mulhouse-alsace.fr.

 
Cette opération d'adoption pour les ménages volontaires de deux poules, s'inscrit dans la politique Déchets 2030 de Mulhouse Alsace Agglomération (m2A). Elle permettra aux citoyens de réduire leurs déchets organiques et de limiter le gaspillage alimentaire. Les habitants volontaires, répondant aux différents critères d'adoption demandés, peuvent s'inscrire en ligne sur mulhouse-alsace.fr pour préréserver deux poules d'Alsace.

Les critères pour les adoptants sont les suivants : ne pas être avoir bénéficié en 2018 de l'opération « J'adopte des poules », habiter dans une des communes de m2A, répondre aux critères pour l'accueil des poules mentionnés dans le règlement. Plus de 600 poules seront distribuées à 300 familles. Les inscriptions sont ouvertes jusqu'à l'adoption de toutes les poules. Les poules sont adoptables par deux, car ces animaux sont sociables et vivent mal en solitaire.

« Ce sont des animaux sensibles et attachants, vivant dans un espace vert extérieur clôturé avec un accès à un poulailler pour la nuit. Elles nécessitent de l'entretien quotidien et de l'attention. » Ces poules ne sont pas seulement des compagnons très sympathiques, elles sont également des alliées d'exception pour réduire les déchets organiques et les pertes alimentaires diverses. Avoir deux poules sur son terrain permet ainsi d'éviter la production d'environ 146 kg de déchets par an (200 gr/jour/par poule), tout en fournissant quotidiennement des oeufs frais.
Les poules seront distribuées aux familles le matin du samedi 18 mai, place de la Réunion à Mulhouse. Pour les inscriptions en ligne, rendez-vous sur le site mulhouse-alsace.fr.

Les poules seront distribuées aux familles le matin du samedi 18 mai, place de la Réunion à Mulhouse. Pour les inscriptions en ligne, rendez-vous sur le site mulhouse-alsace.fr.

 
 

 

Mulhouse On redistribue les écoles aux Coteaux

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 06:16:50

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Mulhouse On redistribue les écoles aux Coteaux
 

 
Les écoles des Coteaux (ici la maternelle Pergaud) rassemblent environ 1500 enfants. Elles sont vétustes. Le quartier a été construit dans les années 1960 et 1970. Photos DNA/K.D.
La destruction/reconstruction des écoles des Coteaux, réunies dans le pôle 9, n'est pas une surprise. Sans forcément avoir beaucoup d'informations, les directeurs se préparent à un grand chambardement. Ils l'attendent même. « Cela fait treize ans que je suis ici, indique une enseignante, cela fait treize ans que j'en entends parler. » Les écoles élémentaires Henri-Matisse, Louis-Pergaud, les maternelles Albert-Camus, Louis-Pergaud, Plein-Ciel et Jules-Verne affichent une bonne quarantaine d'années chacune, peut-être davantage. Les Coteaux ont été construits entre 1961 et 1975 dans le cadre d'une ZUP décrétée en 1958. On compte plus de 9000 habitants, dont environ 1500 écoliers.

En janvier 2017, le ministre de la Ville, Patrick Kanner, avait choisi l'élémentaire Louis-Pergaud pour annoncer ces démolitions qui toucheront aussi des immeubles. « On essaye de mettre de la rustine sur des bâtiments, mais dans les quartiers prioritaires, on doit offrir ce qu'il y a de meilleur », avait-il dit pour faire patienter les habitants du quartier.
Calendrierdes rénovationsavant l'été

Des parents d'élèves lui avaient parlé librement des problèmes d'insalubrité touchant les 450 élèves - autant à Matisse. Une pétition de 200 signatures avait réclamé une amélioration des locaux. Le lancement des opérations, dans le cadre du nouveau programme de renouvellement urbain (NPRU), pourrait se faire assez vite. « Le calendrier devrait être fixé avant l'été, après des discussions avec l'Anru », l'Agence nationale pour la rénovation urbaine, précise la maire de Mulhouse, Michèle Lutz.

« Le tempo pour constituer le tissu scolaire nécessaire est assez ramassé », relève Vincent Michelat, inspecteur de l'Éducation nationale Mulhouse 1, en charge des écoles des Coteaux.
Trois groupes scolaires

Vincent Michelat souligne l'expertise de la municipalité en matière de chantiers. « Depuis deux ans, les défis par rapport aux dédoublements de CP et de CE1 ont été relevés. Il y a un vrai savoir-faire, dans une ville où les écoles sont bien pleines avec 11 000 ou 12 000 élèves. »

Trois nouveaux groupes scolaires verront le jour, composés chacun d'une école maternelle et d'une école élémentaire. L'un pourrait être situé à proximité de Louis-Pergaud, rue Pierre-Loti ; le second sur le site d'Henri-Matisse ; et le troisième au niveau de l'ancien groupe scolaire Albert-Camus (dont il reste la maternelle), rue Jules-Verne.

Pour l'Éducation nationale, il n'y aura pas de déplacements supplémentaires pour les familles. « L'opération est assez transparente. » Le redécoupage des secteurs se fera plus tard lorsque l'agenda des travaux sera connu, après la consultation des instances que sont le comité technique spécial départemental et le conseil départemental de l'Éducation nationale.
Textes et photos : Karine DAUTEL

 

 
 

Ensisheim Conseil communautaire : Un budget de 61 M d'euros

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 06:13:42

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Ensisheim Conseil communautaire
Ensisheim Conseil communautaire : Un budget de 61 M d'euros
Il n'aura fallu que trois quarts d'heures aux délégués des neuf communes de la communauté de communes Centre Haut-Rhin pour discuter et adopter les dix-huit points de l'ordre du jour.

 
Le coût des fouilles archéologiques de la troisième tranche de la zone d'activités de la Plaine d'Alsace entre Ensisheim et Réguisheim s'élève à 2 700 000 EUR.
Certes, le terrain avait été bien déblayé lors de la séance du 19 février consacrée au débat d'orientation budgétaire, débat qui n'avait donné lieu à aucune remarque. Il en a été de même mardi pour l'adoption des budgets qui constituaient l'essentiel du menu d'une séance qui aurait pu créer une indigestion de chiffres.

Il y a en effet d'abord eu la présentation des comptes administratifs, reflets des dépenses engagées au cours de l'année et votées au budget 2018 ou lors de décisions modificatives. Le budget principal dégage un excédent global final de 3 422 248 EUR, le budget enfance et jeunesse un excédent de 49 585 EUR, le budget ordures ménagères un excédent de 108 441 EUR, le budget ZAID Ensisheim-Réguisheim (Aire de la plaine d'Alsace), un déficit de 2 126 666 EUR et celui de la ZA9 un excédent de 2 668 081 EUR, ce qui fait un excédent total de 4 121 691 EUR pour les cinq budgets.
Les taxes inchangées

Ces cinq comptes administratifs ont été adoptés à l'unanimité, tout comme les comptes de gestion non sans que José San Juan ne s'offusque des 2 700 000 EUR du coût des fouilles archéologiques. « Et encore, ont spécifié Michel Habig et Gilbert Vonau, nous avons pu négocier. Sinon, cela aurait été 4 000 000 ».

Avant de passer à l'examen des projets de budgets, les conseillers ont décidé, sur proposition du président Michel Habig, de maintenir inchangés les taux des taxes intercommunales qui devraient produire, en l'état, un total de 3 775 943 EUR. Ces taux n'ont pas augmenté depuis 2011. Le montant du fonds de concours annuel est augmenté de 50 000 à 250 000 EUR. Ce fonds a été instauré en 2015 pour soutenir la réalisation ou le fonctionnement d'un équipement participant à l'amélioration du cadre de vie des habitants.
Fibre optique et nouvelles entreprises

La section de fonctionnement du budget principal augmente de 1,2 % à 6 309 000 EUR contre 6 234 000 EUR en 2018. Ce budget prévoit notamment une subvention d'équilibre de 1 000 000 EUR pour le financement du budget annexe enfance-jeunesse et un virement de 3 699 000 EUR de la section de fonctionnement vers la section d'investissement. Les recettes proviennent de l'excédent 2018 reporté (3 422 249 EUR) et des impôts et taxes (4 859 000 EUR) en augmentation de 14 % (598 000 EUR), en raison de la sortie d'exonération de Scapalsace et de l'installation des premières nouvelles entreprises sur les zones d'activité.

Les investissements concernent la poursuite de l'élaboration du plan local d'urbanisme intercommunal, la prise en charge du déploiement de la fibre optique (607 000 EUR en 2019), des aménagements routiers (2 260 000 EUR).

Pour le budget enfance et jeunesse, le retour aux quatre jours d'école entraîne une augmentation de 70 000 EUR par rapport à 2018.

Le budget ordures ménagères verra l'achèvement, avant l'été, de la rénovation et de l'extension de la déchetterie d'Oberhergheim.

Le budget de la ZAID Ensisheim-Réguisheim prévoit notamment les crédits (2 100 000 EUR) pour l'acquisition de 19,5936 ha au sud de l'aire. Les dépenses seront financées par la vente de terrains pour 6 800 000 EUR, dont 6 000 000 en provenance d'Eurovia15.

Le budget ZA9 - développement économique prévoit la réalisation des zones d'activité d'Oberhergheim, de Niederhergheim et de Niederentzen, financés par la vente de terrains à Meyenheim et Niederhergheim.

L'ensemble des budgets s'élève à 61 540 000 EUR dont 34 012 000 en fonctionnement et 27 528 000 EUR en investissements, soit 19 791 000 EUR pour le budget principal, 1 527 000 EUR pour le budget annexe enfance et jeunesse, 2 971 000 EUR pour le budget annexe ordures ménagères, 23 009 000 EUR pour la ZAID Ensisheim-Réguisheim et 14 242 000 EUR pour la ZA9.

Les cinq budgets ont été adoptés à l'unanimité.
J-M.S.

 

 
 

 

Et aussi...
? Deux dossiers d'aide à l'amélioration de l'habitat d'un montant de 500 EUR ont reçu une réponse favorable.

? Le conseil a approuvé la délégation de maîtrise d'ouvrage, avec transferts de contrats de maîtrise d'oeuvre, pour l'aménagement de la RD 201 à Réguisheim avec la création d'un carrefour giratoire au croisement de la RD 201 et de la Grand-rue et celle d'un carrefour avec des feux tricolores au croisement de la RD 201 et de la rue du Pont et pour l'aménagement de l'entrée sud de la RD 8.1 à Oberhergheim, avec notamment un carrefour giratoire.

? La communauté de communes fera l'acquisition de 118,44 a pour l'extension de la zone d'activité de Meyenheim, au prix de 94 752 EUR HT. Elle renouvelle pour une durée de trois ans la convention de partenariat avec l'ADIRA, l'Agence de développement d'Alsace.

? Dans le cadre de la gestion des ordures ménagères, la communauté de communes mettra en oeuvre un PLPDMA (Plan local de prévention des déchets ménagers et assimilés) et renouvelle la convention avec Eco-DDS afin de reprendre la collecte séparée des déchets diffus spécifique des ménages.

?Le conseil a émis un avis défavorable sur certaines règles du STRADDET Grand Est (Schéma régional d'aménagement et de développement durable) les jugeant irréalistes ou inadaptables. Il a en revanche adopté la modification statutaire du syndicat mixte de l'Ill et de celui de la Thur aval, et renoncé à leur transformation concomitante en établissement public d'aménagement et de gestion de l'eau (EPAGE).

? Enfin, le conseil a décidé la vente de deux parcelles d'une superficie totale de 18,515 ha à la société E-Project Alsace, qui se substitue à la société Eurovia 15 Project GmbH 1 Co. KG, pour un prix de 5 992 394 EUR HT.

? Avant de clore la séance, Michel Habig a rappelé la réunion publique sur le PLUi de ce vendredi 29 mars à 19 h à Réguisheim et annoncé que la prochaine réunion du conseil de communauté aura lieu le 9 mai prochain à Réguisheim.
J.M. Sch.

 

Sud Alsace Largue Communauté de communes : L'accueil se refait une beauté

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 05:52:30

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Sud Alsace Largue Communauté de communes
Sud Alsace Largue Communauté de communes : L'accueil se refait une beauté
L'espace d'accueil du siège de la communauté de communes Sud Alsace-Largue (CCSAL), à Dannemarie, fait l'objet depuis janvier d'un chantier de modernisation et de mise aux normes. Les travaux doivent s'achever courant avril.

 
Le futur espace d'accueil du rez-de-chaussée, au siège de la communauté de communes Sud Alsace-Largue (CCSAL), à Dannemarie.
« Améliorer l'accueil des usagers, des habitants et des touristes de passage », c'est l'objectif des services de la communauté de communes Sud Alsace-Largue (CCSAL), qui ont lancé en début d'année un important chantier de modernisation au rez-de-chaussée de leur siège administratif, situé rue de Bâle à Dannemarie, dans le bâtiment qui abritait le siège de l'ex-com.com de la Porte d'Alsace.

D'ici la mi-avril, l'ensemble du hall d'accueil aura fait peau neuve, offrant notamment un hall de réception de 110 m2, entièrement reprofilé et mis aux normes d'accessibilité. L'occasion aussi de mettre l'espace d'accueil du public aux couleurs du nouveau logo de la CCSAL, née en janvier 2017 de la fusion des anciennes communautés de communes de la Porte d'Alsace et de la vallée de la Largue.
« Mobilier local et éco-conçu »

Mise aux normes des équipements électriques, peinture, revêtement de sol, nouveau mobilier « fabriqué sur le territoire dans les règles d'écoconception », etc. Le futur hall d'accueil de la com.com se veut « à l'image d'une collectivité accueillante, ouverte sur l'extérieur et inscrite dans une démarche de développement durable ». Un chantier à plus de 40 000 EUR (HT) qui a été confié à des entreprises et artisans du secteur, « avec la volonté affirmée de valoriser le savoir-faire local, la durabilité des matériaux et contribuer à maintenir et à développer l'emploi dans les communes alentour, tout en minimisant l'empreinte et le coût écologique du projet », précisent les services de la CCSAL.

Outre le nouveau comptoir d'accueil du public, le hall « new-look » sera doté d'un petit salon d'attente pour les visiteurs et usagers, agrémenté d'un écran mural sur lequel défileront diverses vidéos ou informations utiles sur le territoire ou les différents services de la collectivité.

Les nouveaux aménagements du rez-de-chaussée ont aussi été conçus pour faciliter l'accueil en toute confidentialité et le travail des agents de la CCSAL, avec deux bureaux en retrait de l'accueil pour le standard et les services administratifs.

Entamé le 21 janvier, le chantier est suivi de près par le vice-président de la CCSAL en charge des équipements communautaires, Jean-Marie Schnoebelen. La maîtrise d'oeuvre a, elle, été confiée au cabinet Cybrat Ingénierie, basé à Dannemarie. La fin des travaux est prévue pour la première quinzaine d'avril. D'ici là, l'accueil du public se fait dans un bureau spécialement aménagé au second étage du bâtiment.

Si les horaires d'ouverture de l'accueil sont restés inchangés pendant le chantier, la CCSAL a incité les usagers à favoriser les contacts par mail et par téléphone. Rappelons également que le service « produits résiduels ménagers » se trouve, lui, au centre technique intercommunal situé dans la zone d'activités des Tuiliers à Retzwiller. Après la réfection de l'accueil de Dannemarie, la com.com Sud Alsace - Largue prévoit de compléter son « maillage du territoire » avec l'ouverture d'une antenne à Seppois-le-Bas « où l'ensemble des services seront présents avec des permanences au plus près des besoins du public ».
V.M. Communauté de communes Sud Alsace - Largue (CCSAL), 7, rue de Bâle à Dannemarie. Tél. 03 89 07 24 24 ; courriel : info@sudalsace-largue.frwww.sudalsace-largue.fr

Communauté de communes Sud Alsace - Largue (CCSAL), 7, rue de Bâle à Dannemarie. Tél. 03 89 07 24 24 ; courriel : info@sudalsace-largue.frwww.sudalsace-largue.fr

 
 

 

Borne

À terme, l'accueil de la com.com Sud Alsace Largue devrait être doté d'une borne interactive permettant d'effectuer certaines démarches en ligne.

 

Petite Camargue : un nouveau sentier sur l'île du Rhin

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 05:47:50

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Saint-Louis
Petite Camargue : un nouveau sentier sur l'île du Rhin
 

 
Le sentier sera officiellement inauguré le 28 juin en présence des partenaires du projet.
Un circuit de 3,5 km a été réalisé sur l'île du Rhin par l'association de la Petite Camargue alsacienne, dans le secteur des Trois Frontières. Il s'agit du neuvième du genre dans ce secteur. Le sentier « Du petit Rhin au vieux Rhin » est déjà prêt à accueillir les visiteurs, même si l'inauguration officielle n'a lieu que le 28 juin.

L'équipe de la PCA s'attelle cette semaine à la pose des huit panneaux d'informations bilingues qui jalonneront le parcours. Ce mobilier permettra de découvrir et comprendre le projet de restauration des milieux réalisé dans la réserve naturelle de la Petite Camargue, au niveau de l'île du Rhin, sur les bans communaux de Village-Neuf et Rosenau. « Nous avons notamment procédé à la renaturation de 120 hectares de culture de maïs », explique Philippe Knibiely, directeur de la structure.

Pour évaluer la fréquentation des lieux, deux éco-compteurs ont été installés sur le trajet. Deux observatoires en bois ont également pris leurs quartiers. Ils sont le fruit de centaines d'heures de travail, réalisées par des bénévoles.

L'ensemble des travaux a nécessité un budget de 30 500 euros, financé grâce à la mobilisation de fonds européens, d'EDF, de Saint-Louis Agglomération et de divers dons. Rappelons que ce projet s'inscrit dans le cadre du programme Interreg « Expérience nature sans frontières », mené en partenariat avec le Truz de Weil am Rhein.
C.A. Retrouvez notre diaporama sur www.dna.fr

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Les initiatives citoyennes à la médiathèque

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 06:13:57

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Les initiatives citoyennes à la médiathèque
 

 
La Médiathèque départementale du Haut-Rhin organise, chaque année, une manifestation intitulée Bibliothèques à la une.

À l'occasion de l'édition 2019, qui se déroule jusqu'au 30 mars, le conseil départemental et les bibliothèques haut-rhinoises, en partenariat avec de nombreux acteurs locaux, ont choisi de mettre en lumière les initiatives citoyennes qui contribuent à la solidarité à travers la thématique « Une société plus solidaire ».

La médiathèque de Cernay participe régulièrement à cette manifestation et propose, vendredi 29 mars à 18 h, une causerie réunissant quelques acteurs locaux qui permettra de s'interroger sur le thème suivant : « Partage et initiatives locales : comment passer à l'action ? », à travers des expériences et des thématiques variées.

Les structures présentes seront le SM4 (collectivité locale) représenté par Isabelle Delhon, chargée de mission pour la prévention des déchets, l'association Acces (Actions citoyennes pour une consommation écologique et solidaire), l'association Une pluie d'étoiles qui regroupe une quinzaine de créateurs alsaciens ayant décidé d'ouvrir une boutique collaborative au centre de Thann et enfin La nature en ville, association représentée par deux éco-jardinières.

Ils présenteront chacun leur raison d'être, partageront leur expérience et répondront aux questions du public : ce qui a motivé leur engagement, les difficultés rencontrées, leurs valeurs et bien sûr leurs réussites...
Y ALLER Vendredi 29 mars à 18 h, à la médiathèque de Cernay : « Partage et initiatives locales : comment passer à l'action solidaire ? ». Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

 

 
 

Landser Société d'histoire : L'annuaire 2019 est arrivé

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 05:36:40

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Landser Société d'histoire
Landser Société d'histoire : L'annuaire 2019 est arrivé
C'est à Landser qu'a été officiellement présentée la nouvelle publication de la Société d'histoire du Sundgau, l'annuaire millésimé 2019.

 
Des auteurs d'horizons différents pour une publication record de plus de 400 pages !
Daniel Adrian, conseiller départemental et maire de Landser, s'adressant à la présidente Gabrielle Claerr-Stamm et aux auteurs présents, a estimé que « ce temps d'échanges, autour de tous ces grands noms de la recherche historique, des érudits, des professeurs, des universitaires, est un réel privilège. Cette publication de la Société d'histoire du Sundgau, qui a peu d'égales en Alsace, reste la référence incontestable et incontestée pour mener à bien toutes recherches ».
Archéologie et architecture

Architectures et techniques de construction remarquables sur le site celtique du Britzgyberg à Illfurth sont présentées par Anne-Marie Adam, professeure émérite à l'université de Strasbourg. Depuis le début de ses fouilles, l'archéologue confie régulièrement ses compte-rendus à la Société d'histoire.

Les origines médiévales d'un noeud routier : la construction du « Pont d'Aspach » (1434) est contée par Georges Bischoff, lui aussi professeur émérite de l'université de Strasbourg. Le sujet est totalement inédit et surprenant. Lorsqu'on emprunte cet enchevêtrement de routes et de carrefours, l'automobiliste en route pour Belfort ou Masevaux est loin d'imaginer l'ancienneté de cet axe de circulation et son importance dans le passé.

Qui était vraiment Jean III de Montreux ? Daniel Lougnot dresse sa biographie liée à celle de Pierre de Hagenbach, une nouvelle page d'histoire de l'ouest du Sundgau.

Une peinture exceptionnelle a été mise à jour cet été sur le mur extérieur de l'église Saint-Martin des champs. Jean-Luc Isner, architecte du patrimoine, nous donne la primeur de cette découverte et tente d'analyse ce curieux dessin d'architecture digne d'une représentation de la Jérusalem céleste. Tout aussi émouvant, quelques dessins très haut sur le clocher comme cette fillette au cerf-volant.

« Encore une courte note sur Lamartelière », François Labbé fait partager ses recherches sur l'écrivain né à Ferrette et s'intéresse à son influence auprès des auteurs parisiens.

Jean Claude Gérard (1732-1809) aura été le dernier bailli de la ville et la seigneurie de Ferrette, comme le rappelle Roland Vogel dans la biographie consacrée à celui qui fut également un des premiers maires de Belfort.
Le fils du désert et l'orpheline alsacienne...

Out of Africa : le fils du désert et l'orpheline alsacienne ou la rencontre d'Égyptien, soldat d'Empire et d'une fille originaire de Bourgfelden, a inspiré Patrick Madenspacher. Son titre très évocateur mais aussi énigmatique, attirera sûrement le lecteur.

« Wolschwiller, un village du haut Leimental », signé par le Bâlois Kaspar Egli, a été traduit de l'allemand par Nicolas Claerr pour en faciliter la lecture.

Geneviève Deneux, Philippe Lacourt et Fernand Blind, avec la collaboration de Francine Stierlin, Michel Hatsch et Liliane Vagneux, ont posé un regard historique sur le passé minier de Winkel, contemporain de la Révolution industrielle. Les combats dans le bois de Hirtzbach au début du mois de décembre 1914 sont rapportés par Christian Hubschwerlen. « C'est ainsi que les écoliers voyaient le monde » : qui mieux que Marc Glotz, ancien directeur d'école à Flaxlanden, pour tourner les plus belles pages du journal scolaire de la localité dans les années 1960, alors que l'école était dirigée par son prédécesseur, M. Valentin.

Au chapitre des études religieuses, Gabrielle Claerr-Stamm poursuit ses pérégrinations autour à la découverte des abbayes-filles de Lucelle.

Un autre établissement religieux se révèle à la lecture d'une correspondance entre Lochwiller (Bas-Rhin) et l'abbaye d'Oelenberg, de 1925 à 1974, retranscrite par Dominique Lerch.
Au temps de l'annexion...

Claude Muller, directeur de l'Institut d'Alsace de l'université de Strasbourg, signe une contribution autour de la formation continue des prêtres : les conférences ecclésiastiques dans le Sundgau au temps de l'annexion allemande, en 1876.

Après l'enquête diocésaine de 1883 pour le doyenné de Huningue dans l'annuaire 2018, Paul-Bernard Munch s'est de son côté penché sur celle du doyenné de Landser (Sierentz), Enfin, les Éphémérides 2018 sont retracées par Gabrielle Claerr-Stamm.
On peut se procurer l'annuaire auprès de la présidente, Gabrielle Claerr-Stamm, BP 27, 68 400 Riedisheim, au prix de 25 EUR, auquel il convient d'ajouter 7 EUR de frais d'envoi (le chèque est à libeller au nom de la Société d'histoire du Sundgau), au guichet de L'Alsace à Altkirch, ou à l'office de tourisme à Altkirch et Ferrette, 1A, rue de la 1re- Armée. L'annuaire sera également proposé au Forum du livre à Saint-Louis, du 10 au 12 mai ouwww.sundgau-histoire.asso.fr

On peut se procurer l'annuaire auprès de la présidente, Gabrielle Claerr-Stamm, BP 27, 68 400 Riedisheim, au prix de 25 EUR, auquel il convient d'ajouter 7 EUR de frais d'envoi (le chèque est à libeller au nom de la Société d'histoire du Sundgau), au guichet de L'Alsace à Altkirch, ou à l'office de tourisme à Altkirch et Ferrette, 1A, rue de la 1re- Armée. L'annuaire sera également proposé au Forum du livre à Saint-Louis, du 10 au 12 mai ouwww.sundgau-histoire.asso.fr

 
 

 

MULHOUSe : Avec le Département et les interventions artistiques

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 05:39:46

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MULHOUSe : Avec le Département et les interventions artistiques
 

 
L'affiche de Créature Émotionnelle qui sera rejoué en juin.
C'est le Conseil départemental qui finance le Lieu à 80 % ; le reste du financement provient des interventions artistiques, une dizaine chaque année, proposées dans différents lieux partenaires (comme les Papillons blancs, l'Éducation nationale, la Ville), sur la base des ateliers proposés aux jeunes, avec des travailleurs sociaux, aux formes plus ou moins abouties (théâtre, vidéo, photo...), mais toujours avec du matériel pro, acquis par l'association, pour mettre véritablement en valeur le travail et ces jeunes.

Dernière intervention artistique en date, Créature Emotionnel le a été jouée à Avignon, dans le cadre du festival de théâtre C'est pas du Luxe, de la Fondation Abbé-Pierre.

Il y a aussi les « projets-bulles » entre sept structures partenaires (le Lieu, Appuis, le Foyer Marie-Pascale Péan, La Ferme, la Maison Saint-Joseph, l'Ermitage, et la toute récente structure Open Dog), qui permettent tous les quinze jours, des rencontres entre deux ou trois jeunes de chaque structure et leur éducateur, qui aboutissent à un séjour, un projet commun, comme une poche de respiration pour chacun, l'apprentissage de l'autre.

 

 
 

 

Unterlinden Sous les vernis, la couleur

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 06:36:42

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Unterlinden Sous les vernis, la couleur
 

 
Une restauratrice en train d'appliquer un gel pour éliminer une partie des différentes couches de vernis accumulées avec le temps sur le panneau de « La Nativité » du retable d'Issenheim, au musée Unterlinden. L'effet « avant-après » est particulièrement visible sur le corps de l'enfant Jésus. Photo L'Alsace
L'équipe de restauratrices d'Anthony Pontabry est à l'oeuvre, depuis le 11 mars dernier, dans la chapelle du musée Unterlinden à Colmar. Sa mission consiste, dans un premier temps, à enlever une fine couche de vernis oxydé sur les onze panneaux peints du retable d'Issenheim - ce vernis qui recouvrait l'ensemble d'une couleur jaunâtre.

Avec un coton imbibé d'un mélange de deux solvants, ces dix personnes travaillent sur des carrés de 10 à 15 cm². Les gestes sont doux, circulaires, pour créer « une homogénéité de résultat. Ce n'est pas l'appui, mais le solvant qui agit », précise Anthony Pontabry, responsable de l'opération. En général, trois passages sont nécessaires pour arriver au résultat souhaité. « Après on passe une serviette type Sopalin® pour sécher la surface... »

La campagne de restauration se déroulera en plusieurs étapes. Fin de l'année dernière a été choisi le solvant le plus adéquat. « On a opté pour un mélange d'éthanol et d'iso-octane, assez léger pour obtenir le même résultat, quelle que soit la pression sur le panneau, poursuit le responsable. On est dix restaurateurs et on arrive tous au même degré de nettoyage. » Ce mélange a également été retenu car « il ne touche pas à la patine ». Impossible de dire précisément quelle épaisseur est retirée, Anthony Pontabry déclare néanmoins : « On avait analysé la couche de L'Agression de saint Antoine, après l'amincissement des vernis réalisé en 2011, il restait 8 microns [la couche est en moyenne de 25 microns sur les panneaux]. Comme on utilise exactement le même mélange qu'à l'époque, on pense arriver à la même épaisseur. »
Jusqu'au 4 avril

L'équipe a jusqu'au 4 avril pour nettoyer quatre panneaux : L'Agression de saint Antoine, La Rencontre de saint Antoine et de saint Paul, Le Concert des anges et La Nativité. Du 3 juin au 10 juillet, ces panneaux seront couchés sur des tréteaux pour que les restaurateurs en encadrement refixent et nettoient les cadres, pendant que d'autres consolideront les supports en tilleul.

En novembre, les sept panneaux restants seront nettoyés et en mars-avril 2020, leurs encadrements et supports seront traités. Restera à poser un nouveau vernis, puis à effectuer les retouches. Sur un total de 680 000 EUR, la restauration des panneaux a été estimée à 416 000 EUR hors taxes.

Le travail se fait sous les yeux des visiteurs, parfois fascinés. Les plus patients pourront ainsi voir apparaître, sous le vernis, le bleu du ciel, une peau plus rose, un ange, les régimes de dattes d'un palmier. Et parfois le contraste, ou l'effet « avant-après », s'avère impressionnant. Même la conservatrice Pantxika De Paepe, grande spécialiste du retable, confie découvrir des éléments de la composition : un petit ange bleu-vert, des différences de vert qui créent une profondeur, les bases toutes différentes des colonnes dans Le Concert des anges, notamment. Annick WOEHL
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Osenbach Bernard Lamey à l'honneur : L'engagement de toute une vie

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 05:37:14

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Osenbach Bernard Lamey à l'honneur
Osenbach Bernard Lamey à l'honneur : L'engagement de toute une vie
C'est un pilier du monde associatif qui a été mis à l'honneur, ce samedi après-midi, dans sa salle fétiche de la société de musique.

 
Bernard Lamey, entouré du député, du conseiller départemental, du maire d'Osenbach et des membres de la FFMJSEA.
La médaille de la jeunesse, des sports et de l'engagement associatif a été remise à Bernard Lamey, osenbachois d'origine, en présence du député Jacques Cattin, du conseiller départemental Lucien Muller, du maire d'Osenbach Christian Michaud, des représentants de la FFMJSEA (Fédération des médaillés de la jeunesse des sports, et de l'engagement associatif) Antoine Martinken et Gilbert Vogel, ainsi que de la famille et amis du récipiendaire.
Une impressionnantecarte de visite !

Lors de l'accueil des invités, Bernard a eu l'honneur de diriger la fanfare de Sainte-Croix-en-Plaine et la batterie fanfare Saint-Wendelin d'Eberbach/Schirlenhof. Une tâche qu'il a assumée avec brio et émotion.

La musique, principalement la musique d'harmonie, aura constitué l'engagement de toute une vie pour Bernard Lamey : musicien et directeur de la musique d'Osenbach depuis 1950 (près de 70 ans de fidélité !), membre au niveau national du conseil français de la musique de 1980 à 2017, membre actif des sociétés de musique d'Osenbach, Sainte-Croix-en-Plaine, Herrlisheim et Wettolsheim, professeur de musique... sans oublier l'organisation (en alternance avec les pompiers et les footballeurs) de plusieurs fêtes de l'escargot, une manifestation qu'il a soutenue jusqu'à sa fin contre vents et marées. Une impressionnante carte de visite !

« Un grand monsieur de la musique » (B. Vogel) ; « Une générosité inégalée, un promoteur de la musique d'harmonie (A.Martinken) ; « Un parcours exceptionnel d'un passionné » (Ch. Michaud) ; « Quand il y a un problème dans une harmonie, on appelle Bernard » (L. Muller). « Tu es tombé dans un tambour tout petit. On compte encore sur toi pour continuer de diriger, encadrer, conseiller nos jeunes musiciens » (J. Cattin)... : les éloges, mérités, ont fusé de la part de chaque intervenant avant le verre de l'amitié offert par le nouveau médaillé.

 

 
 

 

COLMAR : distinction Fédération des carnavals d'Alsace La médaille d'or à Joseph Jacobowski

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 05:34:28

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distinction Fédération des carnavals d'Alsace
COLMAR : distinction Fédération des carnavals d'Alsace La médaille d'or à Joseph Jacobowski
Les bénévoles du carnaval de Colmar se sont retrouvés au siège de l'association, ce samedi à midi, à l'occasion du 85 e anniversaire d'un de leurs plus anciens membres, Joseph Jacobowski.

 
De gauche à droite : Cécile Siffert, Claude Sembach, Joseph Jacobowski, Edouard Bach et Maurice Uttard.
Accompagné de son fils et de sa fille, qui lui avaient fait croire qu'ils l'invitaient au restaurant, la surprise pour Joseph était totale quand il s'est trouvé devant une cinquantaine de personnes qui l'attendaient.

Il est vrai que son parcours associatif est impressionnant, né en 1934 il participe à la construction des chars du carnaval de Colmar depuis 1961, soit 58 années de bénévolat. Le président Claude Sembach, qui s'est fait l'interprète de l'ensemble des membres, a souhaité un joyeux anniversaire à Joseph, en lui remettant de nombreux cadeaux et en l'invitant au verre de l'amitié. Un buffet a même été dressé en son honneur offert par tous les bénévoles. C'est en présence de l'adjointe Cécile Siffert qui représentait le maire, que le président de la Fédération des carnavals et festivités d'Alsace Edouard Bach et le secrétaire général Maurice Uttard, ont remis au récipiendaire la médaille d'or du bénévolat. Cette distinction en reconnaissance de son engagement complète l'obtention de la médaille de la vie associative qui lui avait été remise en juin 2016 par Brigitte Klinkert, vice-présidente du conseil départemental à l'époque.

 

 
 

 

M2A Harmonie transfrontalière

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 06:25:52

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M2A Harmonie transfrontalière
 

 
Devant la Stadthaus (mairie) de Neuenbourg, lieu du concert, Joachim Schuster, maire de la cité, et Martine Laemlin, maire de Chalampé et conseillère communautaire M2A, entourent les deux chefs d'orchestre, Valérie Seiler et Wolfgang Wetzel . Photo L'Alsace/B.S.
« La musique nous réunit », titre l'affiche annonçant le concert de ce dimanche 31 mars dans la ville allemande de Neuenbourg. Toutes les personnes impliquées dans ce projet en témoignent. Ainsi, selon Joachim Schuster, maire de Neuenbourg, « l'Europe connaît des temps difficiles. Certes, elle divise quelquefois mais elle rassemble très souvent. Des personnes s'engagent pour tisser des liens. Ce qui est parfois compliqué à réaliser au niveau politique est plus simple dans le domaine culturel ».
Un concert analogue en 2020

Cette expérience musicale franco-allemande est le fruit d'un travail mené entre sa ville et M2A (Mulhouse Alsace agglomération). « Une première action concrète de travail en commun entre ces deux structures qui en appellera certainement d'autres », se réjouit Martine Laemlin, maire de Chalampé et conseillère communautaire M2A déléguée à la coopération transfrontalière. Et d'annoncer d'ores et déjà un concert analogue en 2020 de ce côté-ci du Rhin.

Valérie Seiler, directrice de l'école de musique de Wittenheim, et Wolfgang Wetzel de la Musikschule Markgräflerland (école de musique qui réunit des enfants de douze villages badois) sont fortement investis dans ce projet. « Lors de notre premier contact, nous avons constaté que l'enseignement de la musique et l'appréciation des niveaux ne sont pas les mêmes dans nos deux régions. Il a donc fallu composer. Nous avons sélectionné des partitions d'orchestre d'harmonie aisément interprétables par nos élèves, avec une priorité, qu'ils jouent ce qu'ils aiment avant tout », expliquent-ils.

Après les répétitions en solo, en petite formation, place à la mise en commun. Samedi, toute la journée, ainsi que dimanche matin, tous se retrouveront. « La musique est un langage universel mais là, on devra passer nos instructions en français et en allemand », précisent, amusés, les deux chefs.

En avant-première du concert de dimanche, se produira un ensemble de cuivres en costume traditionnel badois suivi de la prestation d'un orchestre de l'école publique de Neuenbourg.

Puis Valérie Seiler dirigera un orchestre de 80 jeunes musiciens âgés de 9 à 14 ans. La quarantaine de Français de cet ensemble provient des écoles de musique de Bantzenheim, de Wittenheim et du conservatoire de Mulhouse essentiellement.

En deuxième partie, Wolfgang Wetzel prendra le relais avec un groupe d'une trentaine d'adolescents. L'hymne européen, chanté dans les deux langues, va clore cette rencontre musicale.
Bernard STICH Y ALLER Dimanche 31 mars à 14 h au Stadthaus (Marktplatz 2) de Neuenbourg (deux parkings gratuits à proximité). Entrée libre.

 

 
 

Colmar Servir et témoigner, l'ADN de l'association

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 06:11:25

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Colmar Servir et témoigner, l'ADN de l'association
 

 
Le défilé des porte-drapeaux s'est déroulé du Koïfhus à la place des Martyrs. Photo DNA
Dans son mot d'accueil, le président de l'Omspac Jean-Paul Lerdung a souhaité la bienvenue en son nom et en celui du conseil d'administration aux présidents et porte-drapeaux des quarante associations présentes.

Il a notamment salué les élus, dont le député Eric Straumann, le maire Gilbert Meyer, l'adjointe Cécile Siffert et le conseiller départemental Yves Hemedinger. S'adressant à l'assemblée : « La France connaît actuellement des temps troublés, défigurée par le racisme et l'antisémitisme, mais également par l'islamisme radical toujours aussi présent dans nos quartiers, sans oublier les extrémistes de gauche et de droite confondus ; le saccage au cours des violences perpétrées à l'Arc-de-Triomphe de Paris, monument dédié à d'illustres anciens ne passe pas ».

Le procès-verbal de la dernière assemblée, avant d'être adopté à l'unanimité, a été lu par le président qui a poursuivi ses propos avec le rapport moral : « Je me contenterai de parler de ce qui est l'ADN de nos associations patriotiques, à savoir, servir et témoigner pour l'avenir ; les autorités civiles et militaires sont unanimes à reconnaître et apprécier notre présence aux différentes cérémonies patriotiques ».

Le président a conclu par le constat affligeant de l'absence chronique du public aux diverses manifestations, dont la libération de Colmar le 2 février en est le triste exemple. Le rapport financier a été présenté par le trésorier Lionel Bastien, confirmé par les réviseurs aux comptes Guy Demmat et Clément Lamey (remplacé par Antoine Schlegel), qui ont demandé à l'assemblée d'approuver et donner quitus au trésorier.
Plus d'éclat pourla prochaine cérémonie de la libération de Colmar

De même le budget prévisionnel 2019 a été approuvé. Au renouvellement du tiers sortant du CA, trois des candidats qui se sont représentés ont été reconduits au cours d'un vote à main levée, ainsi que Clément Lamey, président des anciens coloniaux en remplacement de Jean-Pierre Loechleiter.

Dans son discours, le maire a confirmé son projet de donner plus d'éclat, ainsi qu'une plus belle image pour la prochaine cérémonie de la libération de Colmar. Notamment en l'organisant un jour de semaine pour favoriser la présence d'écoliers, collégiens et lycéens.

Le vin d'honneur offert par la municipalité a précédé la cérémonie de dépôt d'une gerbe par les autorités, place des Martyrs-de-la-Résistance, rehaussée par les sonneries du clairon Florent Heilmann. Le salut aux emblèmes par les autorités a été suivi d'un repas de cohésion dans un restaurant de la place.

 

 
 

Volgelsheim Des tags avant la démolition

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 06:15:47

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Segpa Volgelsheim Des tags avant la démolition

Construit en 1989, le bâtiment accueillant les classes de la Segpa et Ulis à Volgelsheim est actuellement l'objet de travaux, dans le cadre de la restructuration de l'établissement assurée par le Conseil départemental. Après trente ans de services, il nécessitait une modernisation pour assurer les meilleures conditions de travail aux équipes pédagogiques et aux collégiens. Après avoir vidé les ateliers, les classes et salles de réunion, les professeurs ont eu l'idée d'en transformer les murs en une immense oeuvre collective et éphémère, inspirée du Street Art, dont certains artistes ont investi le Mausa à Neuf-Brisach. Armés de marqueurs noirs, élèves et enseignants ont recouvert tous les murs des classes, des couloirs, les portes des placards, de dessins, mots, phrases, poèmes, selon leur inspiration. Tout était permis dans la limite du respect et de la bienséance. Vendredi 16 mars, à la veille du début des travaux, un certain air de nostalgie flottait entre ces murs témoins de trente ans de vie scolaire. En fin de la journée, il ne restait que peu d'espace libre : chacun avait, à sa manière, laissé une trace et fait ses adieux au bâtiment

 

 
 

Distinctions Le Mérite agricole dans le Haut-Rhin

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 06:29:29

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Distinctions Le Mérite agricole dans le Haut-Rhin

Voici la liste des Haut-Rhinois nommés ou promus dans l'ordre du Mérite agricole (arrêté du 31 janvier) : ? Officiers : Marie -Christiane Ehrsam, ancienne secrétaire de direction d'une chambre d'agriculture (Niederhergheim) ; Véronique Mas, cheffe de bureau dans une direction départementale des territoires (Orbey) ; Jean-Daniel Steib, exploitant agricole (Horbourg-Wihr). ? Chevaliers : Christophe Bertsch, viticulteur (Ammerschwihr) ; Georges Grunenwald, horticulteur (Reiningue) ; Mireille Klein, viticultrice (Soultzmatt) ; Philippe Meinrad, exploitant agricole (Illhaeusern) ; René Ritzenthaler, exploitant agricole (Jebsheim) ; Sophie Schwendenmann, directrice d'une revue agricole (Bollwiller) ; Hélène Siegler, exploitante agricole (Mittelwihr).

 

 
 

Disparition de Sophie Le Tan : nouvelle audition du suspect

Publié dans le panorama le Jeudi 28 mars 2019 à 06:33:27

Disparition de Sophie Le Tan : nouvelle audition du suspect

Jean-Marc Reiser, soupçonné du meurtre de Sophie Le Tan, l'étudiante de 20 ans qui a disparu le 7 septembre 2018 dans la banlieue de Strasbourg, doit être entendu ce jeudi par la juge d'instruction.

Mis en examen pour enlèvement, séquestration et assassinat et écroué, l'homme de 58 ans au lourd passé judiciaire continue de nier malgré de nombreux éléments à charge.